PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
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 DÉCOLONIALITÉ : introduction, définitions, textes... et la lutte de classe ?

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MessageSujet: Re: DÉCOLONIALITÉ : introduction, définitions, textes... et la lutte de classe ?   Jeu 29 Déc 2016 - 11:38

petit texte synthétique de présentation de la pensée décoloniale


Décoloniser les savoirs

Irène Pereira, Le Courrier, Suisse, 23 décembre 2016

Encore peu connue en Europe, la pensée décoloniale est un vaste mouvement intellectuel en Amérique latine qui touche différents domaines, dont l’éducation.

Citation :
Une réception médiatique, plutôt qu’intellectuelle... La difficulté de la réception en France de la pensée décoloniale, c’est qu’elle y a été d’abord connue comme un phénomène médiatique avant d’être un courant de pensée intellectuel.

En effet, durant l’été 2016, la tenue d’un «camp d’été décolonial» réunissant les victimes du racisme d’Etat et interdit aux «blancs» a suscité l’émoi dans la classe politique française. Cet événement a donné l’occasion à nombre d’hommes politiques d’étaler leur ignorance sur l’histoire des mouvements sociaux. [point que j'ai maintes fois souligné, et que l'on constate également chez les "anti-racialisateurs" qui surfent en ceci sur le pire de l'idéologie française]

Ceux-ci semblaient ignorer que le principe d’autonomie des mouvements sociaux, avec une méfiance relativement à la classe bourgeoise, a d’abord été posé par le mouvement ouvrier, avec Proudhon, puis avec le syndicalisme révolutionnaire au XIXe siècle et au début du XXe siècle en France. Dans les années 1970, cette idée se trouve également à la base du Mouvement de libération des femmes (MLF) qui est un mouvement non mixte. L’interdiction de l’adhésion au Black Panthers Party des militants blancs a été également posée comme une garantie d’autonomie durant le mouvement pour les droits civils aux Etats-Unis.

La critique de la colonialité du pouvoir
. C’est en 1998 que se constitue le Groupe modernité/colonialité. Il réunit un ensemble d’intellectuels d’origine latino-américaine parmi lesquels Anibal Quijano, Ramon Grosfoguel, Walter Mignolo, Enrique Dussel…. La réflexion initiée au sein de ce cercle va rapidement s’imposer comme une approche d’équivalente importance à celle sur la post-colonialité dans l’aire anglo-saxonne.

La colonialité du pouvoir désigne l’émergence avec la modernité d’un ensemble systémique de rapports sociaux qui touche aussi bien le pouvoir politique, économique, la mise en place d’une structuration raciste de l’humanité ou d’une épistémologie moderne europeanocentrée.

A la critique de la colonialité du pouvoir répond donc une décolonisation des savoirs et une reconnaissance des «épistémologies du Sud» (pour reprendre cette fois une expression du philosophe portugais Boaventura de Sousa). Cette décolonisation de la pensée implique une critique de la modernité occidentale et de sa forme de rationalité hégémonique.

Il ne s’agit pas pour autant de promouvoir une énième version de la post-modernité. Les penseurs décoloniaux aspirent à dépasser l’opposition entre modernité et postmodernité, dans une transmodernité. Il ne s’agit pas en effet de délaisser, comme l’avait proposé Lyotard, les idéaux émancipateurs des Lumières. Mais il s’agit de trouver des voies alternatives au modèle de développement imposé par l’Occident sous la forme du capitalisme et de la mondialisation néolibérale. C’est pourquoi, à l’universel, les penseurs décoloniaux opposent l’affirmation d’un pluriversalisme.

La décolonisation des savoirs. Pour cela, les penseurs latino-américains entendent puiser le ressourcement de leur réflexion dans les cosmogonies indiennes. De fait, au tournant des années 2010, on peut observer une convergence entre la pensée décoloniale et des options politiques en Amérique latine: l’Equateur adopte la notion de buen vivir (le Sumak kawsay du peuple Quechua) et la Bolivie une déclaration des droits de la Terre-Mère (la Pachamama).

Pour des auteurs comme, par exemple, Jérôme Baschet, dans Adieux au Capitalisme, le mouvement d’autonomie zapatiste au Chiapas constitue une illustration du pluriversalisme. Les indiens du Chiapas initient depuis 1994 un mouvement original d’émancipation qui effectue une synthèse entre marxisme et tradition indigène. Les écoles au Chiapas proposent des programmes scolaires qui sont au plus proche de la réalité sociale et culturelle des peuples indigènes, contrairement aux programmes imposés par l’Etat central.

Décoloniser l’école. Ce mouvement de décolonisation de la pensée touche également la réflexion sur l’éducation, et l’école en particulier, avec Catherine Walsh, qui prône une interculturalité critique. Sa réflexion constitue une synthèse entre la pédagogie interculturelle, la pédagogie critique de Paulo Freire et la pensée décoloniale.

La pédagogie décoloniale effectue une critique épistémologique de la manière dont les curricula scolaires légitiment et imposent comme une évidence la colonialité du pouvoir. Cela passe par la manière dont les programmes scolaires imposent une vision européanocentrée de l’histoire moderne. Mais cela implique également de décoloniser notre pensée par rapport à la manière dont sont perçues les périodes historiques pré-modernes ou les peuples non-européens. La décolonisation des savoirs implique par exemple une réhabilitation de la valeur des savoirs qui ne s’inscrive pas dans l’épistémè moderne.

L’écopédagogie, issue des recherches du penseur costaricain Francisco Guiterrez offre, par exemple, des formes d’hybridation originale entre la cosmogonie indienne de la Pachamama et l’hypothèse Gaia du chercheur contemporain James Lovelock.


* Enseignante en philosophie et chercheuse en sociologie, Présidente de l’IRESMO, Paris, iresmo.jimdo.com/; Publications récentes: Le Pragmatisme critiqueAction collective et rapports sociaux et Travailler et lutter – Essais d’auto-ethnobiographie, 2016, L’Harmattan, coll. Logiques sociales.

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MessageSujet: Re: DÉCOLONIALITÉ : introduction, définitions, textes... et la lutte de classe ?   Sam 14 Avr 2018 - 13:54


lu dans un extrait chez Contretemps de :





Citation :
ENCART 1- Décolonial

Communisme, féminisme, pluriversalisme décoloniaux

J’utilise le qualificatif “décolonial” sans nécessairement adhérer à tous les usages qui en sont faits. Il est utile pour intégrer pleinement dans l’analyse des rapports d’exploitation et d’oppression croisées, tout d’abord l’exigence d’une analyse concrète et contextualisée de l’héritage de la colonisation à la fois dans les pays dominants et ceux qui sont ou furent dominés.

Je m’inscris aussi, ce faisant, dans les approches de K.B. Anderson (cf. Note 5) qui soulignent l’évolution de la pensée et des analyses de Marx, se décentrant par rapport à des approches initiales très “occidentalo-centrées”. Les thèses de L. Trotski sur le “développement inégal et combiné” des formations sociales de la (semi)périphérie capitaliste, appuient le même rejet marxiste d’une approche “linéaire” des résistances et révolutions anti-capitalistes qui voudrait que tous les pays suivent le scénario d’industrialisation qu’ont connu les premières puissances capitalistes.

Plus largement, l’intégration d’un point de vie “décolonial” dans l’analyse et le rejet des rapports de domination (entre pays ou catégories sociales) s’impose en critique des visions “civilisatrices” ou néo-coloniales de l’émancipation des peuples, classes, femmes, en mettant l’accent sur l’auto-organisation des communautés opprimées comme condition essentielle de rapports égalitaires. Cela n’implique nullement d’adhérer à un éclectisme “relativiste” ou à des approches “ethnicisées” des luttes, ni à leur subordination à une hiérarchie figée sélectionnant un “ennemi principal”.

Au-delà de l’exigence de contextualisation des analyses et conditions de luttes, il s’agit d’affirmer une conviction “stratégique” : contre l’auto-proclamation d’un pseudo-universalisme qui cache des rapports de domination, il s’agit de la recherche et construction d’une universalisme concret parce pluriel (pluriversalisme), résultat à la fois de l’autonomie des cheminements et résistances et de leurs “intersections” et impact réciproque dans de possibles convergences “politiques”.

définition intéressante mais nous considérons pour notre part :

1) que l'utilisation de "communisme décolonial" relativement à la période de la révolution d'octobre et la suite des luttes anticolonialistes (à l'époque des colonies) revient à en déshistoriser le sens actuel

2) que notre propre utilisation de ce terme jetait de la confusion sur ce que nous entendions par là : le moment décolonial dans celui le communisme comme mouvement des luttes de classes antagonistes. La valeur que nous accordons au terme décolonial est de caractériser un aspect de la période actuelle dans la double crise du capital et de l'Occident, à savoir la perte de suprématie du capitalisme occidental dans la mondialisation/globalisation. C'est de là que nous partons et situons la théorie et les luttes dites décoloniales dans ce contexte actuel. Il en résulte que le problème n'est plus pour nous une approche intersectionnelle classe-genre-race, mais celui de la constitution en classe dans ce mouvement historique

il est donc regrettable que ce terme définisse le forum de façon réductrice dans l'affichage Google, mais nous n'avons pu le changer

signalons que Michèle Sibony interviendra le 5 mai sur le thème Vers une figure juive décoloniale lors de la Conférence Bandung du Nord du 4 au 6 mai à Saint-Denis


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