PATLOTCH / CHANGER DE CIVILISATION / LUTTES, THÉORIE, SEXE et POÉTIQUE

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 LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...

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MessageSujet: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Mar 5 Mai - 17:38

sujet inspiré par vlad2, "invité", dont je déplace le message (ci-dessous), posté dans Qui visite le forum (qui visite le forum est certes un peu anti-social...

l'exemple chinois qu'il donne des Diaosi ou "Poils de bite" se retrouve au Japon à ma connaissance, ailleurs je ne sais pas... Difficile à cerner en terme d'appartenance de classe :

Citation :
Dans sa nouvelle version, le « poil de bite » n’est plus seulement un loser célibataire obsédé par l’informatique et les jeux vidéo. Il n’est même plus nécessairement jeune ou pauvre. La minorité méprisée est une foule immense, disparate, sans profil fixe...


1968
Jean Dubuffet a écrit:
« Les professeurs sont des écoliers prolongés, des écoliers qui, terminé leur temps de collège, sont sortis de l'école par une porte pour y rentrer par l'autre, comme les militaires qui rengagent. Ce sont des écoliers ceux qui, au lieu d'aspirer à une activité d'adulte, c'est-à-dire créative, se sont cramponnés à la position d'écolier, c'est-à-dire passivement réceptrice en figure d'éponge. L'humeur créatrice est aussi opposée que possible à a position de professeur. Il y a plus de parenté entre la création (dans les plus communs domaines, de commerce, d'artisanat ou de n'importe quel travail manuel ou autre) qu'il n'y en a de la création à l'attitude purement homologatrice du professeur, lequel est par définition celui qui n'est animé d'aucun goût créatif et doit donner sa louange indifféremment à tout ce qui, dans les longs développements du passé, a prévalu. Le professeur est le répertorieur, l'homologueur et le confirmeur du prévaloir, où et en quel temps que ce prévaloir ait eu lieu

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Dernière édition par Admin le Ven 21 Aoû - 3:20, édité 4 fois
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vlad2
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MessageSujet: les Diaosi ou la subversion ordinaire des « poils de bite »   Mar 5 Mai - 17:40

Merci pour votre forum et de votre tenacité a ouvrir les placards et a interroger les silences

Une piste parmi d’autres

Diaosi ou la subversion ordinaire des « poils de bite »

Des millions de Chinois revendiquent fièrement leur condition de loosers. Devenu le nouveau cool, ce phénomène inquiète le PCC et alimente la société de consommation naissante. Histoire d’une subversion ordinaire.

Poils de bite ». Comprendre losers, branleurs : diaosi (?丝). C’est le surnom peu gratifiant que revendique désormais une partie des Chinois. Apparue en 2010 dans les méandres de l’Internet chinois, l’expression désignait des jeunes hommes socialement isolés, accros aux jeux vidéo et sans la moindre perspective de réussite sociale. Concrètement, ils n’avaient ni petite amie à épouser, ni gros salaire, ni voiture ou même maison. Et les trois derniers sont indispensables à qui souhaite se marier. Et le coupable est tout trouvé : les jeunes déplorent les traditions. Dès lors, ils ont transformé l’insulte en fierté, et la loose devient hype.

Toujours plus de Chinois se reconnaissent dans la version extrême-orientale de cet antihéros houellebecquien, fui par la réussite et interdit des privilèges des puissants. D’après une étude commandée par la société de jeux vidéo chinoise Giant Interactive en 2013, 529 millions de diaosi revendiqués peupleraient la Chine
Dans sa nouvelle version, le « poil de bite » n’est plus seulement un loser célibataire obsédé par l’informatique et les jeux vidéo. Il n’est même plus nécessairement jeune ou pauvre. La minorité méprisée est une foule immense, disparate, sans profil fixe, révèle une étude infographique de la société internet chinoise Sohu.

https://ijsbergmagazine.com/mode-vie/article/24010-diaosi-ou- alien
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U.235 .
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MessageSujet: les "nerds" et les "otakus   Mar 5 Mai - 17:45

Bonjour,

Ce dernier article me fait penser aux "nerds" et aux "otakus. Avant que ces termes soient récupérés à leur tour par les industries culturelles, ils correspondent à des modes de vie assez proches des "poils de bites" chinois.
Force est de constater que ce phénomène de désertion de la réussite sociale est assez international. Il est plus ou moins conscient et constitue peut-être une sous-culture à la fois prolétarienne et internationale, sans pour autant constituer une nouvelle identité de classe. Quand il n'y a pas un rejet explicite du travail, il y a une véritable indifférence au monde du travail, à sa valorisation et à ses codes.

Pour ma part, je suis en train de découvrir le mouvement de la communisation. De nombreux points théoriques me permettent de confirmer, d'approfondir et de synthétiser certaines intuitions.
L'accès de la théorie est parfois assez ardue dans les textes que j'ai lus. Pour cette raison, je me demande si un travail de vulgarisation ne serait pas possible et souhaitable, à moins qu'il n'existe déjà.
Cordialement
U.235

[admin : U.235 est inscrit, mais pour déplacer le message, il m'a fallu le recréer en 'invité'...]
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MessageSujet: Re: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Mar 5 Mai - 18:13

voici donc l'article évoqué par vlad2

Diaosi ou la subversion ordinaire des « poils de bite »
Citation :

Des millions de Chinois revendiquent fièrement leur condition de loosers. Devenu le nouveau cool, ce phénomène inquiète le PCC et alimente la société de consommation naissante. Histoire d’une subversion ordinaire.

« Poils de bite ». Comprendre losers, branleurs : diaosi (屌丝). C’est le surnom peu gratifiant que revendique désormais une partie des Chinois. Apparue en 2010 dans les méandres de l’Internet chinois, l’expression désignait des jeunes hommes socialement isolés, accros aux jeux vidéo et sans la moindre perspective de réussite sociale. Concrètement, ils n’avaient ni petite amie à épouser, ni gros salaire, ni voiture ou même maison. Et les trois derniers sont indispensables à qui souhaite se marier. Et le coupable est tout trouvé : les jeunes déplorent les traditions. Dès lors, ils ont transformé l’insulte en fierté, et la loose devient hype.

Toujours plus de Chinois se reconnaissent dans la version extrême-orientale de cet antihéros houellebecquien, fui par la réussite et interdit des privilèges des puissants. D’après une étude commandée par la société de jeux vidéo chinoise Giant Interactive en 2013, 529 millions de diaosi revendiqués peupleraient la Chine

Dans sa nouvelle version, le « poil de bite » n’est plus seulement un loser célibataire obsédé par l’informatique et les jeux vidéo. Il n’est même plus nécessairement jeune ou pauvre. La minorité méprisée est une foule immense, disparate, sans profil fixe, révèle une étude infographique de la société internet chinoise Sohu.

« Dans ma génération, presque tout le monde se dirait diaosi »

Le « diaosi NextGen » est polymorphe. Si 97 % des programmeurs se considèrent diaosi, c’est aussi le cas de plus de 60 % des interrogés travaillant dans l’immobilier, la logistique et la finance. De même, plus de 80 % des 30-39 ans interrogés s’identifient comme tels, contre 65 % des 20-29 ans. Plus encore qu’à son apparition, le mot diaosi n’a pas de visage. Il les a tous. Pas de leader, pas d’organisation, pas de regroupement ou de slogan. Juste le sentiment de la condition partagée.

« Mon salaire fixe est de 5 000 yuans, en ajoutant les commissions, je gagne 100 000 yuans par an, pourtant, je me sens toujours un diaosi », écrit un internaute cité par le site d’informations chinois ChinaSmack. Confronté au salaire moyen annuel de près de 29 000 yuans, d’après le Bureau National des Statistiques, beaucoup estiment qu’être diaosi n’est pas une question d’argent. Josselin, 27 ans, expatrié français marié à une Chinoise confirme :  « Dans ma génération, presque tout le monde se dirait diaosi ».

Tandis que le passage à l’âge adulte de la génération 1980-1990, l’avènement de la société numérique et la mode des grosses lunettes de vue ont consacré nos geeks, la fin de « la Chine où tout est possible » a accouché des diaosi.

Coup de canif dans le roman national

Être un diaosi, c’est avant tout revendiquer son incapacité, voire son refus, à satisfaire les attentes de la société chinoise et, par extension, celles du cercle familial. Cela choque d’autant plus que le cercle familial, composé de parents ou grands-parents a bénéficié de l’explosion économique du pays ou a vieilli en y assistant. En filigrane, peut-être faut-il donc lire dans la revendication diaosi un peu d’amertume. En somme, les diaosi diraient : « vous avez pris tout ce qu’il y avait à prendre, tout dévoré. Pour nous, il ne reste pas assez pour en faire autant. »

Le célèbre « Enrichissez-vous ! », lancé au peuple chinois par Deng Xiaoping en 1992, résonne alors étrangement. Les diaosi témoignent de l’ascenseur social qui ralentit, freiné par la rigidité des conventions sociales. L’ampleur prise par l’identité diaosi redéfinit à grande échelle ce qui fait le succès.

Avec son incroyable pragmatisme et beaucoup d’ironie, la Chine se moque donc d’elle-même. La plaisanterie n’est toutefois pas du goût du Parti communiste chinois, pour lequel ce qui sépare l’autodérision de l’autodépréciation a déjà été franchi. Et il l’a fait savoir. En décembre dernier, le « Quotidien du Peuple », organe médiatique du PCC, s’est en pris à la « mode » des diaosi, s’inquiétant de son ampleur et de sa négativité.

Le remplacement de « la Chine qui gagne » par la « Chine des branleurs » ne s’insère pas vraiment dans le roman national chinois.

Diaosi VS Tuhao VS Gao Fu Shuai

« Allez mec ! Tu nous invites, t’es un tuhao ! » « Non, non, je ne paie pas, je suis un diaosi moi ! » Cette plaisanterie est devenue banale dans les dîners entre amis. Les tuhao (土豪, en chinois) sont les « super vilains » des diaosi, leurs frères ennemis. Ce mot très ancien désignant un petit seigneur local a été remis au goût du jour par l’Internet chinois. Encore lui. Le mot désigne désormais un nouveau riche, inculte, flambeur, parfois un héritier, faisant autant que possible la démonstration de son argent, dans la vie et sur les réseaux sociaux. Voitures dorées, adolescents entourés de liasses de billets, sacs de shopping de grandes marques, derniers achats high-tech : tout y passe.

Un être quasi mystique, mi-fantasme mi-cliché, bien loin de la réalité des jeunes Chinois.

Les réseaux sociaux ont une place fondamentale dans la société chinoise. L’image y est travaillée avec soin, ouvragée finement pour refléter la vie voulue par l’utilisateur. La frontière entre la vie réelle et la vie en ligne est nettement plus marquée en Chine qu’en Occident. Les débats concernant les « fausses vies géniales » n’ont pas cours en République populaire. Personne ne s’offusque de la fabrication d’une image online, cela fait partie du jeu de l’internet chinois. Commentant, échangeant, remplissant comme des danaïdes 2.0 l’espace infini du web, une importante part de leur vie sociale s’y déroule. C’est là que naissent les grandes tendances sociales de la Chine moderne. Là aussi qu’on étale et qu’on se moque.

Enfin, dans la cosmologie du web chinois, vient le Gao Fu Shuai (高富帅). Lui n’est ni looser ni « beauf » nouveau riche. C’est le vrai winner, personnage récurrent des productions audiovisuelles asiatiques, dont le nom signifie littéralement grand-beau-riche. Il est celui que rêvent ou croient être les tuhao, celui que les diaosi ne seront pas. Un être quasi mystique, mi-fantasme mi-cliché, bien loin de la réalité des jeunes Chinois. Et de celle des centaines de millions de diaosi revendiqués.

Engouffrement marketing

Par leur nombre, les diaosi et leur pouvoir d’achat ont rapidement attiré l’attention des publicitaires. Même quand ils n’étaient que de jeunes étudiants désargentés, ils étaient déjà les « clients de demain ». Cette partie-là reste le cœur de cible de la plupart des marques. Textile, high-tech, et cinéma ont déjà largement attaqué le segment. C’est le cas du film chinois 101th marriage proposals dont la campagne titrait : « Why can’t diaosi find a girlfriend ? »

Certaines marques, comme Dell, vont jusqu’à jouer ouvertement le jeu de la confrontation diaosi/tuhao. Dans une publicité pour ses tablettes, le petit alien vert d’Android botte le train du « golden tuhao ». Un message plus subtil se cache dans cette campagne : « Apple est une marque de tuhao, nous sommes une marque pour diaosi », décrypte Jérôme, publicitaire spécialiste du digital dans une agence shanghaienne. Pourquoi Apple ? Car en 2013, la marque à la pomme lance une version couleur champagne de l’iPhone 5S qui devient un must-have absolu pour les « nouveaux riches » chinois.

Vendu presque deux fois plus cher dans l’Empire du Milieu qu’aux États-Unis, il acquiert le surnom peu flatteur du « Tuhao Jin » : l’or des nouveaux riches. Malgré un certain succès commercial, il est de fait rejeté par une large tranche des consommateurs potentiels, écornant au passage l’image de la marque.

Sur le plan professionnel, les grandes entreprises n’ont d’ailleurs pas vraiment la cote auprès des diaosi.

Mais le paradoxe va plus loin. Certains consommateurs de produits de luxe se tourneraient vers des produits moins haut de gamme pour éviter d’être assimilés aux tuhao. La grande loi du cool a parlé.

« Toutefois, certaines entreprises étrangères peu au fait des tendances chinoises ont dû mal à comprendre l’enjeu représenté par l’opposition diaosi/tuhao », souligne Jérôme. C’est le cas d’un grand groupe automobile américain auquel il a expliqué que la grosse bagnole conduite par un bellâtre n’était plus d’actualité, que c’était une pub pour tuhao. « J’ai bien failli me faire jeter dehors du bureau », raconte-t-il en riant.

Sur le plan professionnel, les grandes entreprises n’ont d’ailleurs pas vraiment la cote auprès des diaosi. Nombre d’entre eux les fuient pour ouvrir de petites entreprises, souvent des « coffee shop hipsters » proches de ce qui pousse partout en Occident. De Pékin à Kunming, ils champignonnent dans les rues de Chine. Leur mobilier de bois sombre et leurs tarifs prohibitifs contrastent avec les cantines où l’on avale un bol de nouilles et des brioches à la viande pour quelques yuans. Refuser d’être un rouage pour servir des cafés latte devient dissidence. « Ou ce qui s’en rapproche le plus », conclut Jérôme avec mesure.

Ainsi, dans ce pays que l’Occident se complait volontiers à voir comme peuplé de moutons, la rupture n’est pas forcément où on le croit. Et les artistes labellisés « dissidents » au-delà des frontières chinoises ne sont pas forcément ceux qui font bouger les choses.

*Les prénoms ont été changés
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MessageSujet: Re: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Mar 5 Mai - 18:19

Il me semble qu'il y a bien une partie de la population des pays industrialisés qui se considère comme des "loosers", mais je ne sais pas si cela recoupe le vieux thème anarchiste, plus volontariste, de "refus de parvenir"
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MessageSujet: un rapport avec « le thème anarchiste, plus volontariste, de "refus de parvenir" » ?   Mar 5 Mai - 18:37

U.235 a écrit:
Il me semble qu'il y a bien une partie de la population des pays industrialisés qui se considère comme des "loosers", mais je ne sais pas si cela recoupe le vieux thème anarchiste, plus volontariste, de "refus de parvenir"
je ne suis pas très au parfum de ces phénomènes, sauf des "otakus" plus ancien, lu et entendu pas mal de choses à le sujet... À priori il y a un décalage générationnel avec les anarchistes, et pas vraiment de subversion anti-étatique, plutôt anti-sociétale, non ? Sans doute aussi, selon les moyens et milieux sociaux, une "récupération" mode et marketing ou non...

dans le contexte chinois, ça me semble un phénomène de contre-culture adapté aux marges qu'ils ont pour s'exprimer... donc davantage un symptôme qu'un danger pour l'Etat chinois, même si le pouvoir n'aime pas qu'un truc se répande, qu'il ne peut pas contrôler. Ils font ça depuis des siècles pour les sectes bouddhistes non officielles
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MessageSujet: Re: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Mar 5 Mai - 19:16

C'est vrai qu'il y a une dimension plus anti-sociétale qu'anti-étatique, un refus marginal de s'intégrer socialement selon les normes dominantes pour les pays industrialisés depuis plus longtemps que la Chine.
Pour cette raison, je parlerais plutôt de sous-culture pour les occidentaux et les japonais plus que de contre-culture, mais je me demande depuis pas mal de temps si le destin des contre-cultures depuis la fin des années 60 n'est pas d'être transformé en sous-cultures exploitables par des secteurs minoritaires de l'industrie culturelle.
Cette réflexion m'a d'ailleurs amené à m'intéresser au thème de la disparition de l'identité de classe (et non à celui, me semble t-il, fumeux, de la disparition des classes elles-mêmes) du mouvement communisateur.
Est-ce que la disparition de cette identité n'a t-elle pas conduit à une pluralité de sous-cultures sous la forme d'une atomisation de la culture prolétarienne à partir des années 70 ?
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MessageSujet: Re: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Mar 5 Mai - 19:57

U.235 a écrit:

Cette réflexion m'a d'ailleurs amené à m'intéresser au thème de la disparition de l'identité  de classe // du mouvement communisateur.
Est-ce que la disparition de cette identité n'a t-elle pas conduit à une pluralité de sous-cultures sous la forme d'une atomisation de la culture prolétarienne à partir des années 70 ?

tout ça est assez juste, et beaucoup a été écrit là-dessus, parfois pour regretter «  le destin des contre-cultures depuis la fin des années 60 n'est pas d'être transformé en sous-cultures exploitables par des secteurs minoritaires de l'industrie culturelle ». Mais cette nostalgie n'empêche que tous ces mouvements n'ont jamais été à même de produire une révolution, si l'on considère que dans 68, ils ne sont qu'un enrobage comportemental, mode de vie... de ce qui fut essentiel comme lutte de classe à la fin de keynésianisme

la « pluralité de sous-cultures sous la forme d'une atomisation de la culture prolétarienne à partir des années 70 », débouchant sous des formes identitaires multiples de combats sur des particularismes de minorités dominées, c'est le grand dada de Temps Critiques, qui de toutes façon a évacué la possibilité même d'une lutte de classes

mais c'est aussi le blocage des marxistes, y compris de la théorie de la communisation, qui reste sur ce point il vrai plutôt "marxiste orthodoxe", la révolution prolétarienne, la contradiction principale... le reste étant dominations sur lesquelles surfe le "démocratisme radical" dans sa recherche de convergences politiques 'alternatives', ou les "révisos" de la communisation que sont pour TC les ex-compagnons de Sic de Endnotes (cf controverses « Endnotes#3 » : y revenir est incontournable pour faire vivre le concept de communisation)

pour avancer, en théorie comme pour une activité à définir des communistes dans les luttes, j'ai forgé le concept, si l'on veut, d'identités de luttes... voir la rubrique ad'hoc http://civilisation-change.forumactif.org/f5-classes-et-identites-races-religions-nations-partis-comment-depasser-les-divisions, qui précise une des problématiques du dépassement à produire cf l'Intervention : un pas en avant, deux pas en arrière ? l'importance du "dépassement à produire'

tout ça est à poser en articulations de façon assez complexe, mais sans perdre en route la structure à dominante de classe... genre... race, les trois se posant dans leurs spécificités, naturellement afro
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MessageSujet: Re: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Jeu 20 Aoû - 22:02

Detroit enterre son anarchiste et artiste psychédélique, Gary Grimshaw 20/02/2014


"MC5, Charles Moore, The Spikedrivers, The See, 1967" par Gary Grimshaw

Ultragauche, rock, LSD. Un demi-siècle de contre-culture disparaît à Detroit avec Gary Grimshaw. Un artiste lié aux MC5 et à leurs expérimentations politiques ultra.


Les Inrocks a écrit:
Des générations d’ados du Michigan ont punaisé ses posters dans leur chambre, ils se transmettent de père en fils. Iggy Pop, Beck, The Dirt Bombs, The White Stripes remplissaient son carnet de commandes mais, dans une interview de 2006, Gary Grimshaw s’avouait trop fauché pour récupérer ses sérigraphies originales, aujourd’hui objets de collection. Il meurt le 13 janvier 2014 à midi ; au même instant, à l’autre bout de Detroit, le maire coupait le ruban du Salon international de l’automobile. Autant dire qu’à Motor City, sa disparition ne fait pas les gros titres.

L’art total, à la vie à la mort


Le samedi soir suivant, une vieille garde de gauchistes, galeristes, fumeurs de pétards, voisins, bikers, se rassemble devant le musée d’art contemporain de Detroit (MOCAD) pour un dernier hommage, organisé par sa veuve Laura. Quatre roues d’une Lincoln noire patinent dans de la bouillie de neige. Le corbillard se gare, on en sort le cercueil de Gary, transporté à l’intérieur et posé sur une estrade en plein musée : l’art total, à la vie à la mort, et toujours une certaine idée de la subversion. Le corps nage dans un costard sur mesure – le seul qui lui allait encore. Les mains sont pudiquement recouvertes d’une casquette de baseball ornée d’un logo “MC5″ de sa composition. Le lendemain ses cendres paraderont dans les rues glacées de Detroit au rythme d’un brass band, pour, explique Laura, “transformer le deuil en célébration de vie.”

Gary Grimshaw fut l’ingé lumière des Motor City 5, le groupe culte et enragé des sixties. Pendant les shows, Grimshaw projetait de l’alcool, de l’huile et des pigments en spray au-dessus des projecteurs. Mais c’est son art graphique qui a marqué la ville. Grimshaw dessinait les affiches de l’immense salle de concerts du Grande Ballroom où se réunissait la jeunesse de l’époque.

“Elles étaient psychédéliques, décrit Michael Jackman, éditorialiste à Metro News, avec des couleurs vives formant un texte coulant. Les fans défoncés à l’acide se perdaient dans cette imagerie, tout comme Grimshaw se perdait lui-même dans son travail, les nuits de charrette précédant un show.”

Son travail jouit encore d’une aura subversive dans le Michigan, notamment parce qu’on y trouve des feuilles de chanvre partout. Rencontrée au comptoir du Old Miami, Paige Ciacelli, 26 ans, raconte avoir été exclue de son lycée de Monroe pour avoir porté un débardeur reproduisant un de ses posters.

Grimshaw, importateur de l’art psychédélique

La guerre du Vietnam a fortement marqué Grimshaw, il en tirera à la fois une haine farouche des autorités et une forte empathie pour les soldats (les honneurs militaires lui seront rendus dimanche 18 janvier au Veteran Hospital de Detroit). Engagé volontaire dans l’US Navy pour ne pas rejoindre les troupes d’infanterie, Grimshaw fait la guerre à bord de l’USS Cole, un porte-avions stationné en mer de Chine duquel décollent des tonnes de bombes. En permission dans la baie de San Francisco, il découvre l’art psychédélique. Une fois son service militaire terminé en 1966, il l’importe à Detroit en ajoutant sa propre patte : imageries d’aigles, drapeaux américains, panthères blanches, oeil maçonnique… comme Detroit s’appropriera le rock ‘n’ roll. Un rock coupé à l’acide de batterie ; une soupape en réaction aux productions groove de la Motown ; un précurseur du punk.


Formations locales et gros calibres (Cream, The Who…) se produiront sur les planches du Grande Ballroom jusqu’à la fermeture de la salle fin 1972. Elle est désormais abandonnée, ouverte aux quatre vents. Elle reste un lieu de pèlerinage pour les visiteurs adeptes du “ruin porn”  (le tourisme des ruines) qui bat son plein à Detroit et exaspère les habitants.


“Ministre des Arts”

Historiquement les années MC5 (1964-1972) sont un pivot dans l’histoire de Detroit, sur fond de ségrégation raciale et de basculement démographique. Dès les années cinquante, la population blanche emprunte des autoroutes fraîchement goudronnées et déplace le rêve américain en banlieue. Beaucoup de quartiers noirs furent rasés pour construire ces six-voies. Les “aménagements” entraînent une crise immobilière chez les Afro-Américains en passe de devenir majoritaires dans la ville tout en restant des citoyens de seconde zone.

Dans cette poudrière se crée un groupe d’ultragauche, les White Panthers, militant pour l’égalité entre Blancs et Noirs y compris par l’action violente. A la tête du mouvement : le poète John Sinclair, les MC5 et Gary Grimshaw, nommé “Ministre des Arts”. Leur programme : “adhérer en tous points au programme des Black Panthers”, “rock ‘n’ roll, dope, sexe en public”, “lutter pour une planète propre”, et “abolition du capitalisme”. La justice lie le groupuscule à au moins une action violente : l’explosion à la dynamite du centre de recrutement de la CIA de Ann Harbor, ville-campus de l’université du Michigan et gros foyer de contestation.


Les troubles culminent à Detroit avec les émeutes raciales de l’été 1967, quand une énième rafle dans un bar de Clairmount avenue entraîne une semaine d’anarchie. Detroit est en feu. 43 morts, des milliers d’arrestations. Après le déploiement du 82e bataillon aéroporté et de tanks sur Woodward avenue, le calme revient mais la ville ne s’en remettra jamais. Fuite accélérée des Blancs et de leurs capitaux, délocalisations, corruption précipitent son déclin.


Son plus gros coup : réunir John Lennon, Stevie Wonder et Archie Shepp sur scène


Durant ces années de plomb, Grimshaw signera son plus gros coup. Le leader des White Panthers, John Sinclair, est condamné à dix ans de prison pour avoir acheté deux joints d’herbe à un agent du FBI sous couverture. Un concert pour sa libération réunit sur la même scène John Lennon, Stevie Wonder, Archie Shepp. Quelques jours plus tard, John Sinclair ressort libre. C’est le pinacle de l’éphémère mouvement des White Panthers de Detroit. En coulisses, pour l’organisation du show et bien sûr la création des affiches : Gary Grimshaw.

Plus de quarante ans après les événements, son cercueil gît sur l’estrade au fond du musée. En fond sonore, du jazz, couvert par les conversations feutrées et le ronron d’un rétroprojecteur diffusant ses meilleures affiches. Une amie s’agenouille puis se signe devant ses yeux clos. Voilà Grimshaw prêt à mettre les gaz direction le paradis : un paradis qu’il rendra sûrement, selon les mots d’un proche, “plus psychédélique”.




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MessageSujet: Re: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Mer 4 Nov - 9:57



Les adolescents américains passent 6H40 par jour devant un écran 03 Nov. 2015


Gaming fans play Tomorrow Children from Playstation at E3 - the Electronic Entertainment Expo - an annual video game conference and show at the Los Angeles Convention Center on June 16, 2015 in Los Angeles, California. AFP PHOTO / FREDERIC J. BROWN (AFP/Frederic J. Brown)


Citation :
Les adolescents américains de 13 à 18 ans passent, en moyenne, 6H40 par jour devant un écran, et les 8-12 ans 4H36, selon une étude de l'organisation Common Sense Media publiée mardi.
Selon l'étude, un adolescent passe, en moyenne, 2H38 par jour à regarder la télévision, un DVD ou une vidéo sur un autre support.

Seuls 58% des adolescents disent regarder la télévision en direct sur un poste de télévision.
Les deux autres postes importants sont les jeux vidéo sur tout support, avec 1H21 quotidienne, ainsi que les réseaux sociaux, avec 1H11.
Quant aux 8-12 ans, ils consacrent, en moyenne, 2H26 à la télévision, aux DVD ou aux vidéos, 1H19 aux jeux vidéo et 51 minutes aux réseaux sociaux.
Les auteurs de l'enquête précisent qu'un enfant peut passer du temps devant un écran tout en faisant autre chose, du rangement ou du sport, par exemple.
Ils peuvent aussi utiliser plusieurs médias à la fois, soulignent aussi les rédacteurs de l'étude, qui expliquent avoir additionné le temps passé sur chacun sans déduire la durée des usages multiples.
Les moyennes cachent un tableau contrasté, pas tant pour la télévision et les vidéos que pour les jeux vidéo et les réseaux sociaux.
Ainsi, parmi les 56% d'adolescents qui jouent aux jeux vidéo, la durée moyenne d'utilisation grimpe à 2H25.
Pour les 58% qui se rendent sur les réseaux sociaux, le temps moyen passé est de 2H04. Quant aux 8-12, seuls 15% y sont présents.
Parmi les médias recensés figurent également les livres. Quelque 79% des adolescents affirment ne pas en lire, en dehors de ce qui leur est demandé en classe.
Ils ne sont que 3% à lire le journal et 5% un magazine.
L'enquête a été réalisée en février et mars auprès de 2.658 enfants de 8 à 18 ans, un échantillon représentatif de la population américaine de cette tranche d'âge.


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MessageSujet: Re: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Mer 4 Nov - 13:43

Santé : la France surconsommatrice de tabac, d'alcool et d'antibiotiques Les Echos 04/11


La consommation d'alcool en France demeure parmi les plus élevées avec une moyenne de 11,1 litres d'alcool.
(L’abus d’alccol nuit à la santé. A consommer avec modération)
- Shutterstock


Citation :
Selon le rapport annuel de santé de l'OCDE, les Français jouissent d'une espérance de vie "relativement longue". Malgré une consommation de tabac et d'alcool au-dessus de la moyenne.

Les Français ont la chance de vivre relativement plus longtemps que les habitants des autres pays de l'OCDE : en moyenne 80,5 ans, ce qui classe la France en 5e position sur 34 pays. Mais ce n'est certainement pas grâce à leurs habitudes en termes de consommation de tabac et d'alcool, pointe le rapport annuel sur la santé de l'OCDE, paru mercredi.

Le système de santé français se distingue par un accès aux soins jugé "très bon", commente l'OCDE. La France se classe au 6e rang pour les dépenses de santé en pourcentage de PIB. En 2013, ces dépenses représentent 10,9% du PIB contre 8,9% pour la moyenne des pays de l'OCDE.

6,4 fois par an chez le médecin

La part allouée par les patients français aux dépenses médicales représente 1,4% de la consommation totale des ménages, un niveau deux fois moins élevé que la moyenne des pays de l'OCDE (2,8%). La Sécurité sociale et les mutuelles permettent de couvrir une large part des dépenses : en 2013, les dépenses de santé restant à la charge des patients représentent environ 7% des dépenses totales de santé contre 20% en moyenne dans les pays de l'OCDE.

Mais des inégalités persistent. Quelque 23% des Français qui ont des revenus en dessous de la moyenne déclarent avoir des besoins de santé non satisfaits en raison du coût. Par rapport aux autres pays de l'OCDE, les Français consultent peu leurs médecins : en moyenne 6,4 fois par an. Contre 14,6 fois par an en Corée, et 12,9 fois par an au Japon.

11,1 litres d'alcool pur par habitant

La consommation d'alcool en France demeure parmi les plus élevées avec une moyenne de 11,1 litres d'alcool pur par habitant contre une moyenne de 8,8 litres dans les autres pays. Elle occupe la 7e place derrière la Hongrie (6e), la Russie, la République Tchèque, l'Estonie, l'Autriche alors que la Lituanie arrive en tête des plus gros consommateurs avec plus de 14 litres.

Concernant la consommation de tabac, les Français ont également des progrès à faire. Le pourcentage de la population qui fume quotidiennement en France est de 24% en 2013, un niveau bien supérieur à la moyenne des pays de l'OCDE (20%). La France se classe ainsi à la 9e position des pays les plus consommateurs de tabac.

12e position pour les antidépresseurs

Les Français consomment beaucoup de médicaments, mais ils ne sont pas si déprimés qu'on le dit. La France se situe à la 3e position des pays les plus consommateurs d'antibiotiques, mais contrairement elle occupe seulement le 12e rang pour les antidépresseurs. Si la part des médicaments génériques a progressé, il reste cependant faible par rapport à la plupart des pays de l'OCDE. En 2013, ils représentent 30% du marché pharmaceutique alors que la moyenne est de 48%.

En revanche, les Français gardent la ligne. Le nombre d'adultes en surpoids ou obèse est plus faible que dans la plupart des autres pays. Attention cependant : il augmente de façon régulière. En 2012, un adulte sur sept était obèse contre un sur 9 en 2000.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/industrie-services/pharmacie-sante/021453426627-sante-la-france-surconsommatrice-de-tabac-dalcool-et-dantibiotiques-1172185.php?hydgmc9d3QPepg1p.99


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MessageSujet: Re: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Jeu 7 Jan - 9:27



Dans les lycées, la consommation de drogue ne cesse d'augmenter  LEXPRESS.fr avec AFP  07/01/2016


Un jeune sur deux dit avoir déjà expérimenté le cannabis
afp.com/GEORGES GOBET

Le nombre d'incidents graves dans les collèges et lycées publics a été stable pendant l'année scolaire 2014/15, mais la consommation de stupéfiants, notamment de cannabis, ne cesse d'augmenter chez les lycéens


Citation :
La consommation de stupéfiants ne cesse d'augmenter chez les lycéens. Cette tendance se confirme sur l'année scolaire 2014/15, d'après l'étude annuelle de la direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (Depp), qui dépend du ministère de l'Education.  

Selon les données récoltées auprès des chefs de 3300 établissements, le nombre d'incidents graves dans les collèges et lycées publics a été stable, avec 12,4 incidents graves pour 1000 élèves, sensiblement comme l'année précédente. Ces incidents comprennent violences verbales et physiques, vols, dommages aux locaux ou matériel, consommation de stupéfiants, etc.  

Les violences verbales et physique arrivent en tête (42% et 30% des incidents). Mais la part des incidents liés à la consommation de drogue a significativement augmenté sur l'année scolaire écoulée. Ils atteignent 3,8% du total des incidents, contre 1,5% en 2010/2011, collèges et lycées confondus. Pour les seuls lycées généraux ou polyvalents, ils représentent désormais 10% du nombre total des incidents, contre 4% trois ans auparavant.

Vigilance redoublée face au décrochage et à l'absentéisme

Une vive progression mais qui partait d'un niveau très bas, nuance Michel Richard, principal d'un collège à Versailles et secrétaire général adjoint du principal syndicat des chefs d'établissement, le SNPDEN. Face à cette hausse de la consommation des stupéfiants -et notamment du cannabis- chez les adolescents, les équipes pédagogiques ont accru leur vigilance, assure-t-il. "Nous sommes attentifs aux changements de comportements, comme par exemple un décrochage au niveau des notes, ou l'absentéisme."

Car la consommation de cannabis, si elle n'a pas lieu le plus souvent au sein des établissements, peut avoir des répercussions sur l'avenir scolaire de l'enfant. Les adolescents de moins de 17 ans qui fument du cannabis tous les jours ont un risque accru de 60% de ne pas terminer leurs études secondaires et de ne pas réussir l'examen final, par rapport à ceux qui n'en consomment pas, révélait une étude australienne parue en 2014 dans la revue médicale The Lancet Psychiatry.

Le cannabis, "dans tous les milieux"

En France, les chiffres collectés auprès des jeunes de 17 ans lors de la journée de l'appel de préparation à la défense montrent que la consommation de cannabis est repartie à la hausse. Un jeune sur deux dit l'avoir déjà expérimenté, selon l'enquête de 2014, et près d'un sur dix en consomme régulièrement. Lors de l'enquête précédente, en 2011, ils étaient 41,5% à déclarer l'avoir expérimenté et 6,5% à en consommer régulièrement.

Ces chiffres mettaient fin à onze ans de baisse depuis 2003. L'Observatoire français des drogues et des toxicomanies expliquait cette remontée par une recrudescence de la consommation féminine. Michel Richard, du SNPDEN, rappelle par ailleurs que l'usage de drogues, et de cannabis notamment, se "retrouve dans tous les milieux", et pas seulement dans les quartiers défavorisés.  


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MessageSujet: Re: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Dim 14 Fév - 14:54


United colors of BenEIton


un article concernant "l'État islamique Daesh" que je place ici plutôt que dans la rubrique sur la "Guerre au terrorisme" ou sur "l'Islam, cet ennemi idéal", en raison du caractère anti-sociétal et de contre-culture que me emble revêtir (sic) pour certain.e.s l'engagement auprès de Desh, le départ pour la Syrie, et peut-être de plus en plus pour la Libye (l'alibi ?)

en effet, ne nage-t-on pas ici en plein dans un "Islam" opium des peuples * qui ne sont pas moins occidentaux qu'arabo-musulmans de culture ? C'est d'autant plus intéressant pour comprendre "Daesh" comme un phénomène typiquement actuel et dont l'idéologie ne tient pas moins de celle du capitalisme occidental en crise (et donc se présentant comme un rejet "interne") que des "traditions" islamiques revisitées et adaptées aux besoins de cette "nouvelle économie de la concurrence", si j'ose dire

* voir le sujet OPIUMS DU PEUPLE : RELIGIONS, ATHÉISMES, LAÏCITÉ, NATIONALITÉS... IDÉOLOGIES et RÉALITÉS

cet opium contient aussi l'obsession anti-Islam qui fait l'idéologie française occidentaliste, et leur besoin de s'opposer comme "guerre des civilisations". À cet égard, ne sont-ils point charmants, ces visages occidentaux déguisés de costumes orientaux, avec un portable du dernier cri dans la poche, et parfois un porte-feuille bien garni par papa et maman ?

des deux côtés du leurre, de l'argent et du beur faux comme moment du vrai, voilà le folklore tragi-comique de la crise des valeurs universelles occidentales




Dans la bourgade syrienne qui concentre les combattants étrangers, l'anglais et l'allemand deviennent langues courantes Traduction publiée le 13 Février 2016


Des combattants étrangers de Daech (Etat islamique) après les prières de l'Aïd Al Adha à Alep
Source: @Terror_Monitor

Citation :
Manbij est une des principales villes de la province d'Alep, située dans la campagne au nord de cette ville, dans la Syrie du nord, son territoire est contrôlé par l'Etat islamique (Daech en arabe) depuis mars 2014. Manbij est peuplée de tant de combattants étrangers que l'anglais et l'allemand sont des langues couramment parlées dans cette bourgade.

Manbij, surnommée Little London par les djihadistes, est à une heure de route de la frontière turque, et la première étape des combattants étrangers qui se rendent en Syrie pour rejoindre l'EI. Selon un reportage récent du journal britannique Telegraph, la bourgade compte le plus d'Européens de toutes les autres villes de Syrie. Les Britanniques sont en haut de la liste, suivis par les Allemands puis les Français.

Inutile de dire que cette invasion de djhadistes étrangers n'est guère appréciée par les habitants. En novembre 2014, Goha's Nail révélait sur son blog la place de ces derniers dans la gouvernance de l'EI :

Citation :
L'EI paraît répugner à intégrer trop étroitement des membres potentiellement moins dévoués. S'il y a des administrateurs d'EI syriens, beaucoup sont étrangers. Les habitants de Manbij quant à eux préfèrent tenir le groupe à distance ; ils apprécient certains aspects de la gouvernance d'EI, mais ne veulent pas s'en approcher de trop. Ils subodorent cependant que l'insistance d'EI sur l'éducation et l'endoctrinement des enfants fait partie d'un plan à long-terme pour lier plus étroitement le groupe aux populations qu'il gouverne.


Citation :
L'EI a publié des vidéos montrant des enfants, dont certains sont britanniques, entraînés et endoctrinés dans la ville de Manbij.

Le nombre estimé de combattants étrangers étrangers dans les rangs de l'EI en Syrie et en Irak frisait les 12.000 en juin 2014. Mais, selon un rapport de décembre 2015 du Soufan Group (une firme de consultant en stratégie internationale), le chiffre a presque triplé pour atteindre à présent les 31.000, composés de ressortissants de pays arabes, comme les Tunisiens et les Saoudiens, et au moins 5.000 recrues de pays de l'Union Européenne. La France à elle seule contribuerait avec 1.800 combattants, et le Royaume-Uni en aurait fourni 760.


Une évaluation du flux de combattants étrangers en Syrie et Irak

Ce sont au moins 86 pays qui sont représentés dans les territoires sous contrôle de l'EI, avec un triplement des nouvelles recrues en provenance de Russie et d'Asie Centrale. Le Soufan Group affirme qu'environ 150 et 130 personnes sont venues respectivement des Etats-Unis et du Canada, sans vrai changement comparé à la tendance passée, malgré la campagne plus active de recrutement lancée par L'EI en Amérique du Nord en exploitant à fond les réseaux sociaux. Le Soufan Group dit que les pays occidentaux restent confrontés à la menace du retour de combattants entraînés.

Citation :
La grande inquiétude est que 20 à 30 % selon les estimations de ces combattants retournent dans leurs pays occidentaux d'origine, des pays qui vont donc tous faire face à des arrivées de combattants désormais aguerris dotés de contacts internationaux.

Dans un billet de blog, British Mujāhidīn in Syria (pietervanostaeyen) écrit :

Citation :
Je n'ai aucune idée de ce qui a causé la ruée sur les combattants étrangers britanniques en Syrie, mais soudain la chasse à “l'Européen barbu” a été rouverte. Tout a commencé avec une vidéo de Vice, montrant une interview de deux Anglais qui combattent actuellement en Syrie. L'interview est très intéressante en elle-même car ces types expliques ce qui leur a fait quitter leurs villes natales en Grande-Bretagne pour le Djihad dans la Syrie ravagée par la guerre.

Au bout de deux années sous Daech, les habitants de Manbij ne sont pas plus heureux de la férule islamique et ont manifesté, selon la page Facebook de Syria Post, qui a publié la vidéo ci-dessous accompagnée du commentaire : “Voyez les héros de Manbij, qui malgré la sécurité maximale dans la ville, sont descendus dans la rue demander au groupe extrémiste de quitter la ville.”

Et certes, les citoyens vivant sous e contrôle de l'EI souffrent grandement, ne serait-ce que des frappes aériennes de la coalition internationale sous direction des Etats-Unis, qui forcent les gens à fuir la zone pour garder la vie sauve. Al-Souria Net rapportait en octobre 2015 sur sa page Facebook en arabe que de nombreuses personnes mendient dans la rue pour joindre les deux bouts :

Citation :
Il y a plus de gens qui mendient dans les zones sous contrôle de l'EI dans le nord d'Alep

Du fait des mesures de sécurité de grande envergure des autorités, l'accès à l'aide humanitaire se rétrécit, d'où la mendicité généralisée, en particulier des femmes, enfants et personnes déplacées :

Citation :
[…] Dans la ville de Manbij, des familles démunies commencent à apparaître, qui se mettent à mendier pour avoir de quoi nourrir leurs proches chez eux—des familles qui ont été déplacées de Raqqa et Deir al-Zour, en particulier. […]

Et beaucoup disent que la prospérité promise par l'Etat islamique n'est qu'un leurre :

Citation :
Tout ce que nous entendions de la prospérité de l'Etat d'al-Baghdadi est une illusion, tous les biens ne sont distribués qu'à leurs membres, et en particulier aux immigrants.

Citation :
D'après un activiste appelé Ahmed, parlant pour Abou Jassim (un habitant de Manbij) : “Avec les taxes imposées par les forces de sécurité aux habitants des zones de Manbij et Bab al Jarables, tout papier officiel dont on a besoin nécessite un visa de la sécurité comme si on était dans l'Etat d'Assad.”


Creative Commons License
Photo de Rami Alhames
Ecrit par Rami Alhames
Traduit par Global Voices en français

quelques autres photos glanées sur le net















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MessageSujet: Re: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Dim 14 Fév - 17:20


djihadisme français, classes sociales... et religions !

dans le même esprit que le commentaire précédent

Le profil inattendu des djihadistes français  Eugénie Bastié 18/11/2014

Issus de classes moyennes, de familles athées, souffrant de dépression, le portrait robot que dresse le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam dans un rapport tranche avec les idées reçues

Citation :
Un rapport publié par le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l'islam renverse tous les préjugés sur les candidats au djihad en Syrie et en Irak. Le CPDSI est un organisme privé fondé par la chercheuse et anthropologue Dounia Bouzar qui a pour objectif de lutter contre la radicalisation islamique en France. Le centre a été contacté par plus de 160 familles, dont les témoignages constituent la base de ce rapport long de 90 pages. Dans cette étude, les auteurs (Dounia Bouzar, Christophe Caupenne, Sulayman Valsan) s'interrogent sur le « prêt à croire » du religieux mondialisé, sa cible, et son vecteur privilégié de propagation: internet. Ils mettent en évidence un élargissement des cibles du discours radical

Classes moyennes. Parmi ces jeunes candidats au djihad issus des familles interrogées les classes moyennes sont majoritaires (67%,) les milieux populaires (16%) à égalité avec les catégories socioprofessionnelles supérieures (17%). Le rapport souligne une forte représentation des milieux enseignants et éducatifs. Selon les auteurs, cette catégorie de parents seraient plus attentifs à leur enfant, ce qui expliquerait qu'ils contactent plus facilement le CPDSI qui, pour l'instant, peine à toucher les catégories populaires moins impactées par la sensibilisation.

15-21 ans. C'est la tranche la plus touchée : 63% des candidats au djihad recensés dans ces familles. Parmi eux, seuls 5% ont commis des actes de petite délinquance. En revanche, 40% d'entre eux ont connu la dépression, ce qui conduit les auteurs du rapport à formuler « l'hypothèse que l'endoctrinement fonctionne plus facilement sur des jeunes hyper sensibles, qui se posent des questions sur le sens de leur vie ».

Familles athées. Contrairement à une idée reçue, les recrues de l'islam radical ne se trouvent pas en majorité dans des familles musulmanes très pratiquantes : 80%, des familles ayant affaire au CDPSI se déclarent athées, et seules 10% comportent un grand-parent immigré.



Une «radicalisation en chambre», par internet

Internet est le mode de recrutement privilégié, pour ne pas dire essentiel, des djihadistes, dans près de 91% des cas. Le rapport donne un aperçu instructif et détaillé des moyens mis en œuvre par les recruteurs pour créer un « espace virtuel sacré » où le jeune embrigadé rentre dans un chemin initiatique qui le conduira peut être jusqu'à la frontière turco-syrienne. « Les nouveaux discours terroristes ont affiné leurs techniques d'embrigadement en maîtrisant l'outil internet, à tel point qu'ils arrivent à proposer une individualisation de l'offre qui peut parler à des jeunes tout à fait différents », s'inquiètent les auteurs.

D'après ces derniers, les recruteurs du djihad, notamment pour Daech, ont mis au point « 5 mythes » pour enrôler leurs proies: le modèle du « chevalier héroïque » qui fonctionne auprès des garçons, le départ au nom d'« une cause humanitaire » prisé par les jeunes filles mineures, le «porteur d'eau» désignant ceux qui cherchent un leader, la référence au jeu vidéo de guerre « Call of duty » pour les jeunes gens qui souhaitent combattre, ou encore la quête de toute puissance attirant des personnes « sans limites ». Le rapport pointe du doigt l'utilisation par les radicaux de l'univers des jeux vidéo. La violence virtuelle d'un jeu comme « Assassin's Creed », pratiqué par un jeune sensible, peut favoriser « le départ pour une confrontation réelle », estiment les auteurs.

Ils insistent sur l'impact de vidéos utilisant des images subliminales, postées en particulier par un recruteur comme Omar Omsen lié au front al-Nosra, la branche syrienne d'al-Qaida. Ce dernier utilise notamment des visuels et des vidéos relevant de la théorie du complot, pour fanatiser des jeunes isolés et fragiles, qui regardent pendant des heures des vidéos sur YouTube dans ce qu'on appelle une « radicalisation en chambre ».

Le passage par la mosquée plus automatique

Sur Facebook, sur Twitter, les recruteurs de ce type diffusent en masse des vidéos montrant que le logo «Coca Cola» vu à l'envers dans un miroir, représente l'inscription «No Mecque» en arabe…ou que le billet du dollar américain comprend toutes les symboliques des francs maçons. Diverses thèses complotistes circulent: que les Illuminati ont commandité le 11 septembre, que les sionistes, désignés par le 666 de l'apocalypse, dirigent le monde, que les «satanistes» sont à l'œuvre partout. L'objectif est de «terroriser» le jeune et de le persuader que le Mal l'entoure.

Les nouveaux convertis affichent sans complexes leur radicalisation sur leurs pages Facebook, pour que leur témoignage serve d'exemple.

Un exemple de radicalisation affiché sur Facebook entre le premier profil (1ère image) d'une jeune mineure et son deuxième profil (le reste des images) où son endoctrinement apparaît au grand jour. (Extrait du rapport)

Alors qu'Internet devient le principal mode de radicalisation, le passage par la mosquée n'est plus automatique. « L'islam radical peut faire basculer des jeunes sans qu'ils n'aient participé à aucune prière. Certains sont partis ou voulaient partir en Syrie sans qu'aucune pratique religieuse ne soit décelée la veille » indique le rapport.

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MessageSujet: Re: LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...   Dim 14 Fév - 18:21


d'engagements antisociétaux, contre-culturels et anti-système
comme structure of feeling dans la structure à dominante
du capitalisme occidental en crise


en reprenant une lecture de la double crise de l'Occident et du capital dans es aspects psycho-sociaux et culturels, particulièrement dans la jeunesse de toutes origine sociales, mais massivement issues des couches moyennes, je propose une hypothèse tendant à unifier du phénomène sous divers engagements paraissant à priori opposés

sans le formuler de façon structuraliste, nous aurions là une apparition de l'idéologie du capitalisme contemporain cernant la structure à dominante* du capital, transversale à toutes les catégories sociales, hormis la classe capitaliste de la grande bourgeoisie. En d'autres termes d'une structure of feeling* dont parlait Raymond Williams
comme pionnier (anglais) des Culturel Studies, culturel au double sens de culture et société

* voir CONCEPTS : Structure à dominante, Idéologie et Structure of Feeling...


des deux côtés du miroir aux alouettes*

sous le voile de Daesh et la casquette de Gavroche :

les mêmes profils psycho-sociaux ?

* un cheval d'idéologie capitaliste occidentale, une alouette de rébellion

l'hypothèse apparaîtra osée et sera repoussée d'autant par nos islamo-gauchistes, gaucho-bouffe-religion et anarcho-ultragauchistes de la pureté révolutionnaire qu'ils s'imaginent les derniers sous emprise d'un opium

en reprenant l'idée du commentaire précédent*, nous pourrions tenter de penser la radicalisation à visage islamiste de "chez nous" comme une composante de la décomposition sociétale dans la double crise de l'Occident et du capital. La forte proportion de jeunes de couches moyennes, prolétarisée ou non, n'est pas sans rappeler l'engagement dans la nébuleuse anti-système, qu'il prenne un visage ultragauchiste ou extrême-droitier, mais dans ces deux cas identitaire européen (cette mouvance même anarcho-ultragauche porte l'universalisme prolétarien ou humanisme qui caractérise l'idéologie eurocentriste)

* voir LA "SOCIÉTÉ CAPITALISTE" : crise et réactions antisociétales, contre-culture...


il n'est pas jusqu'aux visages de ces jeunes blancs européens, barbus et chevelus, ou crânes rasés au demeurant, pour se ressembler physiquement et psychologiquement. Il conviendrait de comparer, via des enquêtes, ces divers profils socio-psychologiques...

si cette hypothèse était vérifiée, elle serait une confirmation de plus de la pertinence, sur tous les fronts, d'une critique radicale communiste et décoloniale

autant pour qui a pris Patlotch pour un islamo-gauchiste

Evil or Very Mad



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