PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 le site INCENDO, beaucoup de genre, un manque de classe : un coup de la sorcière ?

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MessageSujet: le site INCENDO, beaucoup de genre, un manque de classe : un coup de la sorcière ?   Mar 5 Mai - 13:50


comment parler du genre en neutralisant les rapports de classe et de "race"


Lecture du Werther de Goethe de Wilhelm Amberg 1874

le site INDENDO Genre&Classe a beaucoup évolué*, depuis le temps où il diffusait Capitalisme, genres et communisme L’insurrection généralisée qui détruira les hommes et les femmes en 2012, texte qui avait fait l'objet d' une critique d’ « INCENDO » par Théorie Communiste TC diversement appréciée   No

* on peut s'en faire une idée en lisant Incendo, Le journal qui brûle d'en découdre n°1 en PDF 2007 Incendo n°2 2008

pour ma part, je ne crois pas qu'il s'agisse de « détruire les hommes et les hommes », en ce qu'ils sont génétiquement et sexuellement différents, mais simplement d'abolir la distinction sociale de genre, autrement dit la domination masculine et l'assignation à deux genres seulement. Je ne crois pas non plus qu'il suffira pour y parvenir d'un « insurrection généralisée ». Toujours est-il qu'INCENDO a changé de programme, si l'on en croit sa Revue de presse plus féminine-LGTB que féministe... Chacun.e peut y mesurer le poids de la classe et celui du genre

peut-être n'ont-illes pas apprécié la présentation que je fais de leur site dans liens 'féminisme' dans une perspective révolutionnaire
- Incendo plus de genre que de classes, mais recension d'articles pouvant servir de base à des commentaires et critiques bounce

toujours est-il qu'a disparu sur Incendo mon commentaire critique au texte d'Antoine Artous À propos du livre de Silvia Federici : “Caliban et la Sorcière”

un coup de la sorcière ? Peut-être. Un manque de classe ? Sûrement  Twisted Evil

plus grave serait une autre explication à la suppression de mon commentaire. Incendo n'en finit pas de régler ses comptes à propos de la réception de son texte brûlot. Incendo Genre sans classe préfère in fine la critique d'Artous, pour ce qu'elle dénie un caractère marxiste au livre de Federici. Hé hé, deux marxistes qui tapent sur Federici publié par Senonevero, c'est toujours autant d'envoyé à TC... En effet, Gilles Dauvé conseille aussi de ne pas lire Federici, mais Marx, sur son blog DDT21 où Incendo est en lien. Jamais deux sans trois... coups bas : exit Patlotch !

mon petit doigt me dit que certaines 'camaraderies' sont plus petites bourges que communistes. Dans ce cas, sauf "paternalisme lubrique d'hommes hétérosexuels plutôt sexagénaires », elles peuvent s'accommoder de la différence de genre  scratch

voici cette critique, du 14 novembre 2014
Federici e ben mal capito : une lecture "marxiste" sous influence À propos du livre de Silvia Federici : "Caliban et la Sorcière" Antoine Artous Contretemps
Patlotch a écrit:
lecture serrée et intéressante, mais pour moi pas au premier degré, plutôt quant à ce qu'en pense le « marxiste critique » qu'est Antoine Artous dans la mouvance théorique de la LCR et du NPA. À mon sens, Artous passe complètement à côté de l'articulation entre critique féministe (ou du genre) et critique de l'économie politique qu'initie Silvia Federici parallèlement aux tentatives des théoriciens de la communisation, tel que Roland Simon avec Théorie Communiste

Antoine artous a écrit:
Tout d’abord, l’auteure décrit un procès historique très linéaire d’enfermement des femmes dans la production de la force de travail, qui commencerait au XVIè siècle et, sans scansion ni rupture, déboucherait à la fin du XIXè siècle. Or, historiquement, la famille moderne ( « capitaliste ») ne commence à émerger qu’au XVIIIè siècle pour se construire seulement à la fin du siècle suivant dans la classe ouvrière. Ensuite, l’auteure gomme la dimension contradictoire du procès historique. Si la « privatisation » de la famille introduite par le capitalisme se traduit parfois par un recul de leur statut social, la famille moderne permet aussi une individualisation des relations homme/femme. Et si le salariat moderne est le cadre à travers lequel fonctionne l’exploitation capitaliste, ses contradictions dessinent une problématique d’émancipation possible qui, pour la première fois dans l’histoire, fait référence à l’égalité homme/femme sans hiérarchisation en fonction de statuts différenciés.

Artous peut alors bien pointer ici ou là les erreurs historiques de Federici, ou lui reprocher de « [projeter] directement les problèmes actuels sur le passé » - ce que Roland Simon a relevé à propos des Commons dans Au sujet de « Caliban et la sorcière » -, la faiblesse de sa critique tient à ce qu'il ne dispose d'aucune construction du genre articulée à celle du capital, et  retombe inévitablement dans un point de vue 'marxiste' néo-classique, post-programmatiste et radicalement démocratique (l'égalité hommes-femmes, etc.)

de ce point de vue cette critique de Federici s'inscrit dans la continuité des autres ouvrages d'Artous concernant le travail, la valeur... (Travail et émancipation sociale, Éditions Syllepse, 2003), et alimentant en théorie les rapprochements de la LCR avec la posture individualisante anarcho-trotzkiste (Nouveaux défis pour la gauche radicale, Émancipation et individualisation, avec Olivier Besancenot et Philippe Corcuff, Le Bord de l'Eau, 2004), pour sombrer in fine dans l'idéologie alternative (Citoyenneté, démocratie, émancipation. Marx, Lefort, Balibar, Rancière, Rosanvallon…, Éditions Syllepse, février 2010)

au total, la portée du livre est minimisée, et réduit son intérêt à un débat interne à l'idéologie alternative sous couvert de marxisme



Dernière édition par Admin le Jeu 10 Déc - 3:35, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: le site INCENDO, beaucoup de genre, un manque de classe : un coup de la sorcière ?   Sam 17 Oct - 21:28

le site Incendo Genre & Classe a choisi son camp, suite à la diffusion par Yves Coleman de ce texte, dans le contexte et contre contre l'Appel à la Marche de la dignité du 31 octobre
10.14.2015

Contre les racialisateurs Marc-Antoine Mathieu, 1959 (3)
Nouvelle brochure et nouveau blog contre les racialisateurs:

Citation :
A propos du texte « Pour une approche matérialiste de la question raciale », du dossier sur la « race » publié par la revue Vacarme et, au-delà, de la sale racialisation que certains s’échinent à faire advenir.

Remarque préalable de vocabulaire : on appellera dans ce texte « racialisation » toute analyse contribuant à développer et à diffuser une théorie de la race. C’est le seul terme qu’on a choisi de conserver pour nommer ceux-là même qui, de « racisé » à « indigénisation » en passant par « blanchité », veulent en imposer toute une palanquée. Si un nouveau mot a paru nécessaire, c’est parce que l’existence publique d’une théorie de la race est elle-même, et sous cette forme, relativement nouvelle. Le racialisateur partage le monde en différentes races et nous assigne à tous une place dans ce partage. Parfois le partage est grossier : on est « blancs » ou « non blancs », parfois il est plus détaillé mais perd alors en cohérence. Si on ne trouve pas le moyen de refuser d’obéir à ces assignations qui se font passer pour des constats, on risque fort de se condamner à devenir ce dont ils nous prédiquent. Aujourd’hui, et sous nos latitudes, contrairement à ce qu’a pu être l’Amérique ségrégationniste par exemple, dont on importe les théories, le modèle et le vocabulaire, ce n’est pas l’État qui racialise. La diffusion actuelle de la théorie de la race est l’œuvre d’un courant situé à gauche, voire à l’extrême gauche, qui, tout en cultivant ses polémiques et contradictions internes, travaille à constituer ce qu’on peut appeler une « aire racialisatrice ». C’est pour contribuer à contrer ce mouvement que ce texte a été écrit.

Depuis quelques temps, il est de bon ton, il tendrait presque à devenir normal, dans différents milieux, plus précisément dans une couche de la gauche et jusque dans ses extrêmes, d’employer à tour de bras le terme « race » et ses dérivés aussi récents qu’approximatifs : « racisé, racialisés, racisations, racialisations ». Lors d’un meeting récent, on a pu entendre une intervenante de la tribune affirmer qu’elle pouvait désigner du doigt les « blancs » dans l’assemblée, « blancs » dotés de « privilèges », les opposer aux « non blancs », et, pour défendre la validité de la notion « d’intersectionnalité », défendre « l’obligation » de prendre en compte « la race » à laquelle « elle appartient », face à un public quelques fois critique, mais plus généralement atone, voire enthousiaste — « c’est vraiment chouette, ce qui se passe pour l’instant » entend-on commenter une « féministe matérialiste ». On peut donc affirmer, entre autres choses, qu’il y a des « blancs » et des « non blancs », que c’est ainsi que se partage le monde, et c’est chouette.

SOURCE : Racialisateurs go home !


d'un transclassisme à un autre





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MessageSujet: Re: le site INCENDO, beaucoup de genre, un manque de classe : un coup de la sorcière ?   Jeu 10 Déc - 3:26

conseillé par Incendo Genre sans classe



Des niqabs dans le djihad  Le Vif/l'express 30/11/15

Daech n'est pas seulement une affaire d'hommes. Enseignantes, soignantes ou policières parfois, recruteuses zélées souvent, les épouses et les mères y jouent un rôle clé. Certaines se voient déjà en combattantes ou en martyres



Kalachnikov en bandoulière, les femmes de la brigade Al-Khansa,
chargée de la police des mœurs, veillent à l'application de la charia.
© Capture d'écran Youtube


Citation :
L'une est britannique ; l'autre, française. Ces deux femmes partagent un sinistre privilège : celui de figurer sur la liste noire des terroristes dressée par les Etats-Unis. La première s'appelle Sally Jones, alias "Oum Hussain al-Britani". Cette jeune grand-mère de 46 ans originaire du Kent, ancienne guitariste dans un groupe de rock, a rejoint l'Etat islamique (EI) en 2013. L'été dernier, elle s'illustre en expliquant, sur Internet, comment fabriquer des bombes dans sa cuisine. La seconde, Emilie König, 31 ans, fille de gendarme et benjamine d'une fratrie de quatre enfants, a grandi en Bretagne avant de se radicaliser au contact du groupuscule français Forsane Alizza. Après l'interdiction de ce dernier au printemps 2012, Emilie, devenue Samra, quitte la France et ses deux fils pour rallier la Syrie. Cette pasionaria du djihad, stakhanoviste du recrutement via Internet, alarme les services de renseignement en incitant ses contacts à fomenter des attaques contre des institutions françaises ou des femmes de soldats français déployés au Sahel. Elle aurait également exprimé sa volonté de commettre un attentat-suicide.

Hasna Ait Boulahcen, 26 ans, voulait, elle aussi, se mettre au service de Daech. "Jver biento aller en syrie inchallah biento depart pour la turkie (sic)", écrivait cette native de Clichy-la-Garenne (Hauts-de-Seine, à l'ouest de Paris) sur les réseaux sociaux, en juin 2015. Elle n'en a pas eu le temps : le 18 novembre, elle est morte lors de l'assaut donné par le Raid contre l'appartement de Saint-Denis où elle était retranchée avec son cousin Abdelhamid Abaaoud, le cerveau présumé des attentats qui ont ensanglanté Paris cinq jours plus tôt. Celle qui avait récemment troqué son tee-shirt moulant contre un sombre niqab est la première Française tuée dans une opération policière contre le terrorisme islamiste. Quel rôle a-t-elle joué ? Etait-elle armée ? L'enquête précisera son degré d'implication dans la préparation des attaques.

Le "califat" n'interdit pas le combat aux épouses et aux mères. Le manifeste intitulé "Les femmes au sein de l'Etat islamique", diffusé au début de l'année par la brigade 100 % féminine Al-Khansa, chargée depuis 2014 de la police des moeurs, indique qu'"elles peuvent sortir (de leur maison) pour servir la communauté dans un certain nombre de situations", dont le djihad, "si l'ennemi attaque le pays, si les hommes ne sont pas assez nombreux pour le défendre et si les imams émettent une directive dans ce sens".

"Mettre au monde la prochaine génération de djihadistes"

Selon l'islamologue Mathieu Guidère, professeur à l'université de Toulouse II, la récente irruption des Russes sur le champ de bataille syrien aurait justement suscité l'édiction d'une fatwa autorisant Daech à se doter d'une brigade de guerrières et d'une autre, réservée aux futures kamikazes. "En intégrant des "soeurs" dans des opérations martyres, l'EI franchit une nouvelle étape stratégique, comme l'ont fait auparavant le Hamas palestinien ou les islamistes tchétchènes", analyse la sociologue Carole André-Dessornes, auteur du livre Les Femmes martyres dans le monde arabe. Liban, Palestine et Irak (L'Harmattan).

Pour autant, la guerre sainte n'est pas la première tâche assignée aux filles. Ainsi que le souligne le document cité plus haut, "le but de leur existence est le devoir divin de la maternité". "Une mission essentielle leur incombe : mettre au monde et élever la prochaine génération de djihadistes, appelée à être encore plus radicale que la précédente", explique Géraldine Casutt, doctorante en science des religions à l'université de Fribourg (Suisse), qui consacre sa thèse au rôle des femmes dans le djihad. Celles qui souhaitent exercer une activité peuvent être médecins, infirmières ou enseignantes. Pas plus de trois jours par semaine et à la condition d'être en mesure de se libérer "en cas de maladie d'un enfant ou de voyage du mari (sic)". Le congé maternité doit être de deux ans "au moins". Les plus fanatiques ont la possibilité de s'enrôler dans la fameuse milice Al-Khansa, créée après que des soldats des Forces syriennes libres déguisés en femmes se sont introduits à Raqqa. "La mise sur pied d'une brigade entièrement féminine a permis la fouille des femmes aux checkpoints ou dans la rue - impossible avant, les hommes n'étant pas autorisés à y procéder, raconte la journaliste Coralie Muller, auteur de l'essai Enquête sur l'Etat islamique (éd. du Moment), à paraître le 10 décembre. La deuxième fonction de la brigade, de loin celle que ses membres prennent le plus à cœur, est de veiller à l'application de la charia. Recouvertes de leur niqab et armes à la main, elles patrouillent pour vérifier la tenue vestimentaire des habitantes, notamment s'assurer que leur niqab est parfaitement ajusté." Depuis peu, elles contrôlent également la couleur des chaussures que portent les "sœurs" : elles doivent être noires, car "la couleur excite le désir".


image ajoutée. En savoir plus

Les rigueurs du quotidien sous la férule du "califat" ne découragent pas les volontaires. Près de 50 Belges et de 200 Françaises y sont aujourd'hui installées. Parmi elles, beaucoup de converties issues des classes moyennes et au moins une cinquantaine de mineures. Léa avait 16 ans quand elle est partie avec son mari, un musulman radical dont elle a fait la connaissance sur un site de rencontres. C'était en novembre 2013. "L'inconcevable est arrivé", soupire sa mère, Valérie de Boisrolin, qui livre un récit poignant de la métamorphose de Léa dans Embrigadée (Presses de la Cité). "Trois profils de jeunes femmes coexistent, observe la sociologue Carole André-Dessornes. Les romantiques, attirées par l'idéal du combattant viril ; les idéalistes, en quête d'action humanitaire ; les radicalisées, souvent un peu plus âgées." Telle Hayat Boumeddiene, 27 ans, la veuve du tueur de l'Hyper Cacher, Amedy Coulibaly, réfugiée en Syrie depuis janvier 2015.

Côté fanatisme, les "soeurs" n'ont rien à envier à leurs compagnons, comme le montre une enquête sur les recrues occidentales de l'EI (1) publiée en janvier 2015 par le laboratoire d'idées britannique Institute for Strategic Dialogue. D'après les auteurs, qui ont passé au crible les échanges sur les réseaux sociaux, ces volontaires risquent fort d'"inciter d'autres personnes, hommes ou femmes, à aller en Syrie ou en Irak ou à commettre des attentats en Occident". "Non seulement, elles célèbrent les actes de violence, mais elles expriment le désir de les infliger elles-mêmes", pointent-ils. Ainsi, une certaine Oum Oubayda, interrogée sur l'exécution du journaliste américano-israélien Steven Sotloff à l'automne 2014 : "J'aurais aimé le faire moi-même", répond-elle. Et de s'interroger : "Peut-être le temps viendra-t-il bientôt pour les femmes de participer (à la guerre)."

(1) "Becoming Mulan ? Female western migrants to Isis".

Par Anne Vidalie, avec Vincent Hugeux




« Malheureusement, dans la vie des pantins, il y a toujours un mais qui gâche tout. »
Les aventures de Pinocchio, Carlo Collodi

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MessageSujet: Re: le site INCENDO, beaucoup de genre, un manque de classe : un coup de la sorcière ?   Mer 3 Fév - 12:54




Citation :
Pour des raisons indépendantes de notre volonté, le blog est mis à l’arrêt (aux arrêts ?) pour une période indéterminée…

il ne me manquera pas plus que leur importait de mettre de la classe dans le genre et de voir la race agiter les deux



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