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 "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME

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MessageSujet: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mar 5 Mai - 12:51

un article prétexte pour ouvrir le sujet

La grande imposture de la lutte antiterroriste Capitaine Martin, Résistance 2 mai 2015

en relation « TERRORISME » : UNE GUERRE À L’ÉCHELLE DU MONDE ? Henri Simon, Échanges, 23 mars 2015

Capitaine Martin a écrit:
« La vérité est que le risque pour un Américain d’être tué par un terroriste est presque égal à zéro ; pour être plus précis, il est estimé à un pour vingt millions ». Cette phrase, que les medias dominants qualifieraient d’iconoclaste, a été prononcée par John Chuckman, ancien employé d’une grande entreprise pétrolière canadienne et auteur du livre : « The Decline of the American Empire and the Rise of China as a Global Power »  (Magpie Book).

Si d’aucuns s’inscrivent en faux par rapport à cette analyse, admettons qu’un peu de pensée critique ne fait pas de mal. « En 2001, avant le 11-Septembre, la police américaine avait tué plus du double au moins de citoyens qui sont morts dans cette tragédie », explique-t-il. « Chaque année, entre 30 à 40.000  Américains meurent dans un accident de la route, 15.000 sont assassinés (ils étaient 25.000 à l’avoir été il n’y a pas si longtemps que ça). Chaque année, ce sont près de 100.000 Américains qui décèdent des suites d’erreurs médicales et un peu plus de 40.000 mettent fin à leur jour. En replaçant ces chiffres sur une période de quatorze ans, on peut dire que 420.000 personnes ont perdu la vie sur la route, 210.000 ont été tuées au cours de faits divers, 1,4 millions ont été victimes d’erreurs médicales fatales et 560.000 ont décidé pour une raison ou une autre d’arrêter de vivre ». En ne prenant en compte que ces derniers chiffres, on obtient un total de 2,6 millions de personnes… soit 867 fois  le nombre de victimes causées par les attentats du World Trade Center.

« Pourquoi devons-nous donc dépenser des fortunes contre le terrorisme dans la mesure où ce danger est pour ainsi dire insignifiant ? », se demande Chuckman avec ce qui pourrait ressembler de prime abord à de la provocation. Depuis le 11-Septembre, les États-Unis ont en effet dépensé au bas mot quelque 1.600 milliards de dollars (1.300 milliards d’euros !) dans la lutte contre le terrorisme au Proche-Orient, en Amérique du Nord et aussi en Afrique, a révélé un rapport du Congrès. Malgré l’ampleur de l’estimation, plusieurs universitaires considèrent encore ces chiffres comme sous-évalués. Le prix Nobel d’économie, Joseph Stiglitz et la professeure Linda Milmes avancent dans un livre désormais célèbre « The three trillion dollar war » le chiffre de 3.000 milliards de dollars. Et derrière le coût financier, d’autres rappellent l’impossibilité d’évaluer le coût humain. « Une comptabilité exhaustive des coûts de la guerre ne pourrait tenir dans un livre de compte. Des civils blessés ou déplacés par la violence aux soldats tués ou blessés, en passant par les enfants qui jouent sur des routes et des champs parsemés de dispositifs explosifs improvisés et de bombes à sous-munitions, aucune série de chiffres ne peut retranscrire le bilan humain des guerres en Irak et en Afghanistan, ni comment elles se sont étendues aux États voisins et sont revenues aux États-Unis », estime Neta Crawford, enseignante en sciences politiques à l’université de Boston.

S’il y a bien fort peu de risques de tomber dans un attentat en Europe, la guerre contre le terrorisme n’a quant à elle pas fait dans la dentelle ailleurs. Le mois dernier, Physicians for  Social Responsability (PSR), une ONG basée à Washington, a publié une étude clef démontrant que le bilan humain de plus d’une décennie de guerre contre le terrorisme depuis les attaques du 11-Septembre s’élève à au moins 1,3 millions de morts et pourrait même atteindre les deux millions. Cette étude a été presque totalement ignorée par les medias anglophones bien que constituant la première tentative de produire un calcul scientifiquement crédible du nombre de personnes tuées dans cette guerre qu’ont menée les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne.

Puisque la guerre est déclarée, il faut bien entendu avoir une communication à la hauteur. Dès le début du XXème siècle, Henry Louis Mencken, journaliste, écrivain, célèbre critique de la culture américaine, considérait que « le but de la politique est de garder la population inquiète et donc en demande d’être mise en sécurité en la menaçant d’une série ininterrompue de monstres, tous imaginaires ». Il faut croire que la population a entendu cinq sur cinq le message du gouvernement si on en juge les sondages qui donnent deux tiers des Français favorables à une restriction de leurs libertés individuelles pour lutter contre le terrorisme. La dernière loi sur le renseignement ratisse très large avec des formulations très floues puisqu’il s’agit de « prévenir des violences collectives de nature à porter gravement atteinte à la paix publique ». On passe insensiblement de la présomption d’innocence à la présomption de dangerosité. Mais la palme de l’extension infinie de la surveillance revient au ministre de l’intérieur qui estime que la vie privée n’est pas une liberté.

L’autoritarisme politique et la négation de l’esprit critique sont devenus la norme de gouvernements ayant perdu toute crédibilité économique et sociale et foulant au pied les valeurs qu’ils prétendent défendre. Victime collatérale de la guerre contre le terrorisme, la liberté d’expression vit ses derniers moments.




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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Sam 1 Aoû - 18:03



Chronique : Secret de polichinelle Chérif Abdedaïm 31 juillet 2015


CHÉRIF ABDEDAÏM a écrit:
En 2009, un câble diplomatique du Département d’Etat américain donna un des premiers aperçus d’une alliance montante entre Israël et les pays arabes du Conseil de Coopération du Golfe (le CCG). Le câble citait Yacov Hadas, un officiel du Ministère des Affaires étrangères israélien: « les Arabes du Golfe croient dans le rôle d’Israël à cause de la perception qu’ils ont des relations étroites entre Israël et les Etats-Unis. » Et ajoutait que les pays du CCG « pensaient qu’Israël pouvait faire des miracles. »

Israël et les pays du Golfe avaient aussi un intérêt commun, celui de contrer ce qu’ils considéraient comme l’influence croissante de l’Iran au Moyen-Orient. Ainsi, alors que les deux parties croisaient le fer en public- l’opération militaire israélienne « Plomb Durci », qui venait juste de faire plus de 1 400 victimes dans la Bande de Gaza, était condamnée par les termes de « violente agression » par l’Arabie saoudite dans une lettre adressée à l’ONU – les deux pays entretenaient » d’excellentes relations » derrière des portes closes. Hadas aurait ajouté que les Arabes du Golfe n’étaient pas encore « prêts à faire en public ce qu’ils disaient en privé. »

Six ans plus tard, il semblerait que les pays du CCG soient prêts à rendre public leur rapprochement avec Israël. Lors d’une réunion cette semaine à Washington, au Conseil des Relations étrangères, commentée sur Bloomberg TV par Eli Lake, d’anciens officiels de haut rang saoudiens et israéliens ont non seulement partagé la scène mais ils ont révélé que les deux pays avaient eu toute une série de rencontres de haut niveau pour discuter de stratégies communes, concernant surtout la prédominance de l’Iran sur la région. L’ancien général saoudien Anwar Eshki a ouvertement appelé à un changement de régime en Iran. De son côté, DoreGOLD , ancien ambassadeur israélien à l’ONU, qui fut en son temps un farouche opposant à l’Arabie saoudite, a parlé de sa sensibilisation à ce pays au cours des dernières années et des possibilités d’aplanir les divergences résiduelles entre les deux pays. Il a déclaré: » Le fait que nous soyons ensemble ici sur cette scène aujourd’hui ne signifie pas que nous avons résolu tout ce qui nous sépare depuis tant d’années mais nous espérons fermement y parvenir tout à fait dans les années à venir. »

Cela fait longtemps que les relations avec Israël sont un troisième rail pour les pays arabes. Suite à la création de l’état d’Israël en 1948 et la fuite de centaines de milliers de réfugiés palestiniens, d’autres pays du Moyen-Orient ont maintenu une position d’hostilité déclarée envers Israël, en accord avec leurs opinions publiques. Certains pays tels que l’Egypte, sous une dictature militaire, ont conclu des traités de paix officiels avec Israël au mépris de leur opinion publique, mais les pays du Golfe, pour la plupart, sont restés à l’écart.

Cependant, ces dernières années, le double phénomène des printemps arabes et de l’influence montante de l’Iran a rapproché d’Israël les dirigeants des pays du CCG.

L’an dernier, le prince saoudien Turki bin Faiçal s’est offert le luxe, fait sans précédent, d’écrire un éditorial dans un grand journal israélien, appelant à la paix entre Israël et les pays du CCG et à la résolution du conflit israélo-palestinien. Comme l’administration d’Obama a poursuivi ces dernières années une politique de détente avec l’Iran, des rapports ont dévoilé une coopération secrète sur la sécurité entre Israël et les pays du CCG. Le site d’investigations Middle East Eye a dernièrement montré l’existence de vols secrets réguliers entre Abu Dhabi et Tel Aviv en dépit de la soi-disant interdiction faite aux citoyens israéliens d’entrer aux Emirats Arabes Unis.

Dans son livre publié en 2012, After the Sheikhs: The Coming Collapse of the Gulf Monarchies, Chris Davidson, professeur à l’université de Durham, écrit que les pays du Golfe continueront à rechercher le soutien d’Israël à cause des pressions extérieures grandissantes qui se font sentir suite aux soulèvements régionaux. Même s’il dit que les pays du CCG sont constitués de « populations nationales pour la plupart anti-israéliennes et pro-palestiniennes hyper sensibles sur les sujets du Sionisme et d’Israël », le livre montre bien une coordination clandestine croissante sur les plans économique et politique entre les dirigeants des pays du CCG et leurs homologues israéliens au cours de ces dernières années.

Il y a cependant des signes indiquant que même les sentiments populaires anti-israéliens dans ces pays sont en train de changer. Un récent sondage de l’opinion saoudienne réalisé par des étudiants du Centre Interdisciplinaire d’Herzliya, université israélienne, a montré qu’une minorité de Saoudiens considérait Israël comme une menace pour leur pays. Ils disaient plutôt que l’Iran ou l’Etat islamique naissant étaient leur principal objet d’inquiétude. Alex Mintz qui a supervisé le sondage d’opinion a déclaré: « La façon dont nous voyons les Saoudiens, ici en Israël, ne correspond pas exactement à ce qu’ils sont. Nous croyons savoir ce que pensent les gens en Iran, à Ghaza et en Arabie saoudite, mais aucune des personnes à qui j’ai parlé ne pensait que les Saoudiens diraient qu’ils avaient bien plus peur de l’Iran que d’Israël. Personne n’avait prévu ça. »

Avec l’administration d’Obama qui cherche à conclure cet accord nucléaire crucial avec l’Iran le mois prochain, il semble probable que les pays du Golfe et Israël, alliés traditionnels des Américains mais unis dans leur refus de cet accord, continueront à construire leur coordination stratégique. Que d’anciens officiels de haut rang représentant à la fois les intérêts du Golfe et ceux d’Israël aient décidé de rendre publique leur coopération est le signe que cette alliance se renforce. Comme cette relation s’épanouit dans le contexte de la crise israélo-palestinienne et de la prédominance en Israël de partis politiques d’extrême droite, il semble clair que les dirigeants des pays du CCG ont décidé, suite aux printemps arabes, de placer leurs petits intérêts personnels au-dessus des principes annoncés haut et fort concernant la stabilité dans la région.

Par ailleurs, et sur un autre front, Israël a activement aidé Al-Qaïda en Syrie, alias Jabhat Al-Nusra, par des frappes d’artillerie contre l’Armée arabe syrienne. Les observateurs des Nations-Unies se trouvant sur le plateau du Golan ont documenté des contacts entre l’armée israélienne et les terroristes d’Al-Qaïda.

Israël fournit du matériel à Al-Qaïda et soigne au grand jour des combattants d’al Qaeda blessés.

La CIA fournit aussi une aide sérieuse à Al-Qaïda en parrainant des «rebelles modérés» en Syrie et en leur fournissant des armes pour une valeur d’un milliard de dollars par an. Ces armes ainsi que les combattants formés pas la CIA finissent inévitablement chez les djihadistes.

La raison principale du soutien israélien à Al-Qaïda est de nuire à l’Etat syrien autant que possible. Non seulement un état Syrie en miettes ne peut pas menacer Israël, mais sa destruction permettrait à Israël de réclamer plus d’aide militaire à ses alliés en raison du «chaos» qui régnerait alors à ses frontières. L’autre objectif poursuivi par Israël en aidant Al-Qaïda est de voler purement et simplement davantage de terre à la Syrie. Israël a déjà pris le sud-ouest du plateau du Golan ainsi que des positions de première importance sur le plateau. Il s’apprête maintenant à s’approprier le nord-est du plateau et les précieuses ressources en eau qu’il recèle.

L’excuse mise en avant pour ce faire est le chaos qu’il a lui-même créé en soutenant Al-Qaïda contre l’armée syrienne, et la menace qu’Al-Qaïda fait maintenant peser sur la population locale du côté syrien du plateau :

Le site Web israélien Walla News annonce, dimanche après-midi, qu’Israël projette de créer une zone tampon spéciale en territoire syrien pour fournir protection et aide humanitaire aux réfugiés druzes syriens dont la vie est de plus en plus menacée par les militants de l’Etat islamique et d’autres groupes djihadistes comme le Front al-Nusra et Al-Qaïda en Syrie.

La « zone tampon » sera rapidement occupée par Israël avant d’être annexée pour y construire des colonies juives.

Une erreur de jugement a conduit les Druzes de Syrie à adopter une position de neutralité dans la guerre contre la Syrie et à ne pas défendre l’Etat syrien. Environ 27 000 d’entre eux se sont soustrait à la conscription obligatoire de l’armée syrienne. Il y a quelques jours, les combattants d’Al-Qaïda ont tué quelque 20 personnes dans un village druze. L’armée syrienne, dont les ressources sont limitées ne peut plus défendre les enclaves druzes, et les Druzes ont maintenant le choix entre se retrouver sous le contrôle des djihadistes et être contraints de se convertir à l’islam wahhabite, ou se retrouver soumis à la brutale occupation israélienne.

D’autres minorités et communautés syriennes qui n’ont pas soutenu ou ne soutiennent pas l’Etat syrien vont sans doute se retrouver tôt ou tard devant ce choix dramatique.




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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mar 4 Aoû - 19:58

les tropkistes que j'ai connus, ou ceux que je lis parfois, sont tout sauf des marrant.e.s. Mais là, l'histoire est tellement drôle que le camarade de la Quatrième Internationale pourrait manquer totalement d'humour qu'il n'empêcherait personne de se marrer

pour le coup, exception, parce que j'ai vraiment horreur de ce Smiley-là
lol!

Washington sidéré par l’attaque menée contre des mercenaires américains en Syrie, Bill Van Auken WSWS 4 août 2015

Bill Van Auken a écrit:
Une attaque menée par la milice islamiste syrienne affiliée à al Qaïda contre une petite armée de mercenaires entraînés et envoyés dans le pays par les Etats-Unis a sidéré le gouvernement Obama et mis en évidence les énormes contradictions et la totale duplicité de sa politique dans la région.

L’attaque eut lieu le 30 juillet contre une milice syrienne connue comme la Division 30 et qui est l’axe d’un programme de $500 millions mis sur pied par le gouvernement Obama et administré par le Pentagone. Le but de ce programme est d’armer et d’entraîner une force par procuration contrôlée par les Etats-Unis, ostensiblement pour combattre en Syrie l’Etat islamique (EI).

L’attaque est due au Front al-Nosra, la branche syrienne d’al Qaïda et la plus puissante des milices islamistes engagées dans la guerre soutenue par l’Occident, l’Arabie Saoudite, la Turquie et le Qatar en vue d’un changement de régime visant le président syrien Bachar al-Assad.

Elle est survenue après que le Front al-Nosra a capturé le chef de la Division 30, le colonel Nadim al-Hassan, un déserteur de l’armée syrienne et un autre officier connu sous le nom d’Abou Hadi qui dirigeaient la petite bande de combattants formés par les Etats-Unis et acheminée en Syrie depuis la Turquie. Six autres combattants ont également été faits prisonniers.

Le Pentagone a tout d’abord publié des communiqués prudemment formulés affirmant qu’aucun des combattants entraînés par les Etats-Unis n’avait été capturé. Ces affirmations furent démolies samedi lorsque le front al-Nosra a diffusé une vidéo montrant les combattants capturés. L’un d’entre eux a expliqué devant la caméra comment au bout d’un mois et demi d’entraînement en Turquie les formateurs américains lui avaient fourni, ainsi qu’à d’autres, des fusils d’assaut M-16, de l’argent et les avaient envoyés en Syrie.

Les combattants formés par les Etats-Unis ne sont guère une force formidable. Selon les dires du Pentagone, à peine 60 hommes ont été sélectionnés et entraînés depuis que le programme a été proposé pour la première fois il y a près d’un an dans le but proclamé de rassembler une armée de 15.000 mercenaires appuyée par les Etats-Unis.

Les difficultés que rencontre ce programme découlent à la fois de l’incapacité du Pentagone de passer au crible les combattants syriens qui, à une très grande majorité, sont recrutés à partir de groupes islamistes extrémistes tels le Front Nosra et le refus de ces mêmes combattants d’être identifiés comme mercenaires à la solde des Etats-Unis.

L’intervention d’avions de chasse américains pour bombarder des positions d’al Nosra aurait été la seule chose à avoir empêché l’écrasement total de la Division 30.

L’effet le plus frappant de cet événement est la consternation et la surprise non dissimulées, tant de la milice appuyée par les Etats-Unis que de Washington, d’avoir été attaqués par le Front Nosra.

Après la capture de son commandant et d’autres combattants, la Division 30 a publié un communiqué demandant à « nos frères » du « Front de soutien » au sein d’al Nosra de « libérer le colonel et ses compagnons aussi vite que possible en vue d’éviter toute effusion de sang de musulmans et par enthousiasme pour le maintien d’un front uni. »

Un communiqué on ne peut plus clair. La force entraînée par l’armée américaine tente de fonctionner comme partie intégrante d’un « front uni » avec la branche syrienne d’al Qaïda au sujet de laquelle on explique depuis près de 14 ans à la population américaine qu’elle représente la menace la plus sérieuse pour les Etats-Unis.

Cette même vérité fondamentale a été révélée par la réaction des responsables américains à l’attaque d’al Nosra.

« A Washington, plusieurs hauts fonctionnaires gouvernementaux, présents et anciens, ont admis que l’attaque et les enlèvements par le Front Nosra avaient pris au dépourvu les responsables américains et représentaient un grave échec du renseignement, » a rapporté samedi le New York Times.

Le Times écrit que des responsables ont dit « s’attendre à ce que le Front Nosra accueille la Division 30 comme une alliée. » Il cite un ancien haut responsable américain disant avoir suivi de près jusqu’à récemment les questions syriennes et qui remarque que « Ce n’était pas censé se passer ainsi. »

Expliquant le désarroi des hautes sphères de Washington quant à la tournure prise par les événements, le Times ajoute : « Les dirigeants de la Division 30 s’attendaient à ce qu’ils jouent un rôle dans un ambitieux et nouvel effort conjoint des Etats-Unis et de la Turquie pour aider des groupes d’insurgés syriens moins radicaux à saisir des territoires aux combattants fondamentalistes de l’Etat islamique, également appelé EI… »

On fait référence ici à la récente annonce d’un accord entre Washington et Ankara pour mettre en œuvre l’objectif de longue date de la Turquie de s’emparer d’une bande de territoire syrien le long de la frontière turque et de la transformer en « zone de sécurité » ou, comme l’ont défini les responsables américains, en « zone débarrassée de l’EI. »

Les objectifs poursuivis par la Turquie sont doubles : intensifier une guerre de changement de régime en Syrie qui dure depuis quatre ans et anéantir les efforts entrepris par des groupes kurdes de découper leur propre zone autonome dans cette région frontalière. Depuis l’annonce qu’elle allait rejoindre la lutte contre l’EI et permettre à l’aviation américaine d’utiliser les bases turques pour ses frappes contre l’EI, la Turquie concentre ses propres bombardements non pas sur la milice islamiste mais sur les Kurdes qui se battent contre elle.

Lorsque le Times parle avec délicatesse de dirigeants de la Division 30 qui espèrent que « des groupes d’insurgés syriens moins radicaux » prennent le contrôle de la zone tampon, il parle du Front Nosra, l’affilié d’al Qaïda et de ses alliés les plus proches. Ces forces ont déjà réussi, grâce aux armes et aux fonds injectés par les principaux alliés régionaux de Washington, Turquie, Arabie saoudite et Qatar, à accaparer une part substantielle de ce territoire.

L’objectif apparent de Washington est de se fier au Front Nosra pour agir comme principale force intermédiaire tout en utilisant les mercenaires formés par les Etats-Unis de la Division 30 pour influencer cette milice liée à al Qaïda. Les combats qui eurent lieu à la fin de la semaine passée on malmené cette stratégie.

Ceci n’est que le dernier en date des fiascos dû à l’intervention américaine dans la région. A la fin de l’an dernier, deux des derniers groupes restants de « rebelles modérés » appuyés et armés par Washington s’étaient effondrés face au Front Nosra. Ces groupes s’étaient volontairement dissous, cédant la totalité de leurs armes fournies par les Etats-Unis à cette branche d’al Qaïda et laissant leurs membres rejoindre ses rangs. Parmi les armes américaines sophistiquées remises au Front Nosra figuraient des missiles anti-char TOW et des roquettes Grad.

Au milieu de la récente débâcle de la Division 30 et un an après que le gouvernement Obama a débuté sa campagne de bombardement contre l’EI en Syrie et en Irak, des responsables des forces armées et des services de renseignement américains ont dit à l’Associated Press que tant la CIA que l’Agence du renseignement de la Défense ont conclu que cette stratégie n’a entraîné « aucune dégradation significative » du nombre de combattants déployés par l’EI. Le renseignement américain évalue ce chiffre à 20 ou 30.000. On n’a pas non plus enregistré de gains probants dans la reconquête du territoire irakien tombé entre les mains de l’EI.

Cela ne veut pas dire que rien n’a changé. L’escalade de l’intervention criminelle et prédatrice de Washington dans la région a fait des milliers de morts et de mutilés supplémentaires et en a forcé bien plus encore à quitter leurs foyers. Pour diviser et conquérir à la fois la Syrie et l’Irak, elle a attisé les divisions sectaires.

Le gouvernement Obama a réussi à révéler les mensonges utilisés pour promouvoir cette intervention. Ce qui a été vendu à la population américaine comme une guerre contre le terrorisme est en réalité mené dans une alliance de fait avec al Qaïda. Le véritable objectif est l’éviction du gouvernement syrien allié à la Russie et à l’Iran pour imposer un régime fantoche américain dans le cadre d’une stratégie d’hégémonie américaine sur tout le Moyen-Orient et de préparation d’une guerre mondiale.

Du fait des échecs successifs des tentatives américaines de déployer des forces par procuration dans ce combat, il est de plus en plus probable que l’armée américaine sera directement précipitée dans un nouveau bain de sang à grande échelle.

(Article original paru le 3 août 2015)


encore un complot américain ?!



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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Dim 30 Aoû - 19:27



Les atrocités de l’Etat islamique et les guerres impérialistes sociocidaires
WSWS Bill Van Auken 27 août 2015


Bill Van Auken a écrit:
Les images affichées mardi sur les réseaux sociaux confirment la destruction par l’Etat islamique (EI) du temple de Baalshamin vieux de 2000 ans dans la ville syrienne de Palmyre. Les photographies montrent des combattants de l’EI qui truffent la structure d’explosifs et la font sauter, réduisant le temple en poussière.

La démolition délibérée de ce site, l’un des plus importants centres culturels du monde antique et l’une ruines gréco-romaines les mieux préservées au monde, a succédé au meurtre une semaine plus tôt du professeur Khaled Assad. L’archéologue syrien, âgé de 82 ans, avait participé à l’excavation et à la restauration des ruines de Palmyre. Il était demeuré sur place pendant près d’un demi-siècle. Il a été décapité pour avoir refusé d’aider l’EI à piller le site.

L’UNESCO, l’agence de l'ONU spécialisée dans le domaine de la culture et de l’éducation, a dénoncé à juste titre ces atrocités comme étant des « crimes de guerre », ajoutant que « leurs auteurs devaient être tenus responsables de leurs actes. »

Ceux qui sont responsables de ces actes et d’atrocités bien plus sanglantes contre le peuple syrien sont des criminels et doivent être tenus responsables. L’obstacle principal qui empêche que les principaux responsables soient traduits en justice est le fait que ce sont d'anciens et d'actuels hauts responsables de la Maison Blanche, du Pentagone, de la CIA, et dans les capitales européennes.

Ce sont eux qui ont dévasté un pays du Moyen-Orient après l’autre, tout en se servant des forces islamistes telles que l’EI pour mener des guerres par procuration pour renverser divers gouvernements arabes.

La destruction du patrimoine culturel mondial perpétrée par l’EI a un précédent historique dans les crimes commis entre 1975 et 1979 par le régime de Pol Pot et des Khmer rouges au Cambodge. Ce régime s’était employé à éradiquer le patrimoine culturel du pays, tout en imposant un règne de terreur et de meurtre de masse à la population.

Les similitudes entre l’EI et les Khmer rouges ne se limitent pas à leurs attaques à l’encontre de la culture humaine. Dans les deux cas, les conditions préalables de ces atrocités avaient été créées par la destruction de sociétés entières par l’impérialisme américain.

Le bombardement américain du Cambodge avait largué en quatre ans 532.000 tonnes d’explosifs sur le pays, plus du triple du nombre de tonnes lâchées sur le Japon durant la Seconde Guerre mondiale. Ceci a fait jusqu'à 600.000 morts, rendu sans abri deux millions de personnes sur une population de 7 million, et anéanti la vie économique du pays.

L’EI et l’actuelle effusion de sang en Syrie et en Irak sont les conséquences directes d’actes sociocidaires commis par l’impérialisme américain et européen. En Irak, l’invasion illégale de 2003, l’occupation et la destruction systématique d'une des sociétés les plus avancées du monde arabe a coûté la vie à plus d’un million d’Irakiens et a transformé 5 millions d’autres en réfugiés. En tentant de diviser pour mieux régner, le Pentagone a attisé une guerre civile et manipulé délibérément les tensions entre les populations chiite et sunnite en Irak.

Les répercussions de plus en plus catastrophiques de cette politique, visant à asseoir l'hégémonie des puissances impérialistes sur les régions pétrolières du Moyen-Orient et d’Asie centrale, se propagent au-delà des frontières de l'Irak et de la Syrie.

Les puissances de l'OTAN sont impliqués depuis plus de 35 ans dans des guerres, à commencer par celle orchestrée par la CIA afin de renverser le gouvernement prosoviétique en Afghanistan, où la CIA s’était alliée aux forces islamistes d'Oussama ben Laden et d’autres fondateurs d’al Qaïda.

Neuf mois avant le retrait des dernières troupes américaines de l’Irak en décembre 2011, Paris, Londres, et Washington ont lancé une nouvelle guerre pour renverser Mouammar Kadhafi en Libye et imposer un régime fantoche à ce pays riche en pétrole. La destruction de l’Etat libyen et l’assassinat de Kadhafi ont précipité le pays dans un chaos et un carnage qui dure toujours. Les milices islamistes, qui ont servi de mandataires aux Etats-Unis dans la guerre libyenne furent par la suite engagées – avec l’aide de la CIA – dans la guerre civile en Syrie, renforçant l’EI et lui permettant ainsi d'envahir plus d’un tiers de l’Irak.

Au nom de l’interminable « guerre contre le terrorisme », les puissances de l'OTAN s'allient au gouvernement à dominante chiite de Bagdad pour faire la guerre contre l'EI dans les régions sunnites d'Irak, tout en intensifiant leurs opérations militaires conjointes avec la Turquie, l'Arabie saoudite et d'autres monarchies sunnites du Golfe pour faire tomber le gouvernement à dominante chiite de Bachar al Assad.

Le New York Times a publié mardi un article faisant écho aux débats au sein du gouvernement Obama sur l'éventuelle fourniture d'un soutien direct à Ahrar al-Sham, une milice islamiste sunnite liée à al Qaïda. Ce groupe bénéficie d’ores et déjà d’une aide extensive de la part d’alliés clé des Etats-Unis, la Turquie et le Qatar.

Les conséquences terribles, sur des décennies, de ces guerres américaines s’étendent à l’Europe, avec la fuite de centaines de milliers de réfugiés qui quittent des pays transformés en charniers par les interventions impérialistes.

Politiquement et moralement, le gouvernement américain et ses hauts responsables, à commencer par Bush et Obama, ainsi que les dirigeants européens, y compris Sarkozy et Hollande, sont responsables des atrocités qui découlent des guerres qu’ils ont lancées.

Aucun d’entre eux n’a été tenu responsable de ses actes. Sous le système politique actuel, ces représentants d’une oligarchie financière composée de milliardaires n'ont aucun compte à rendre aux masses, dont ils défient régulièrement l’opposition à la guerre.

La tâche de traduire en justice ces criminels de guerre et stopper la succession de guerres et la menace grandissante d’une nouvelle guerre mondiale incombe à la classe ouvrière. Elle doit mobiliser sa force indépendante dans un mouvement antiguerre international armé d’un programme révolutionnaire visant à renverser le capitalisme.

(Article original paru le 26 août 2015)


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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Jeu 3 Sep - 22:37



Citation :
Dans ce livre, Noam Chomsky s’entretient avec le réalisateur et journaliste d’enquête Andre Vltchek sur la puissance de l’Occident et son appareil de propagande. Le terrorisme occidental constitue une excellente introduction à la pensée politique de Chomsky et une lecture éclairante sur le véritable rôle de l’Occident dans le monde. S’ouvrant sur l’histoire du kiosque à journaux de New York où le jeune Chomsky a commencé à faire son éducation politique, leur discussion s’élargit progressivement sur des sujets tels que le colonialisme et le contrôle impérialiste, la propagande et les médias, la puissance et le déclin des États-Unis.

Les auteurs critiquent de façon magistrale l’héritage du colonialisme et l’exploitation des ressources naturelles par l’Occident en effectuant un retour sur les grands événements qui ont jalonné le XXe siècle. L’éventail des sujets abordés va des bombes nucléaires larguées sur Hiroshima et Nagasaki, la Guerre froide et l’équilibre par la terreur, les guerres en Indochine et en Corée, les aventures américaines en Amérique latine (Salvador, Nicaragua, Guatemala, Chili, Cuba) à la montée et chute du dictateur Marcos aux Philippines, le combat antisoviétique au Mozambique, la guerre Iran-Irak et l’invasion militaire de l’Irak, l’intervention aérienne en ex-Yougoslavie, en passant par les attentats du 11 septembre 2001 et la présumée menace terroriste d’Al-Qaïda, la prison de Guantanamo, le Printemps arabe, le fiasco de la Lybie et de la Syrie, ainsi que la guerre des drones.

Ce livre d’entretiens est une bouffée d’air frais pour tous ceux et celles qui refusent de se laisser gagner par le cynisme et la déception devant l’état du monde actuel.

Prenez l’invasion de l’Irak : il n’y a rien là qui puisse être considéré comme criminel. Oubliez Nuremberg et le reste du droit international contemporain. Il en est ainsi pour une raison d’ordre juridique peu connue : les États-Unis se sont immunisés contre toute poursuite. En 1946, ils ont adhéré à la Cour internationale de justice en imposant une condition : celle de ne jamais y être poursuivis en vertu d’un traité international, qu’il s’agisse de la Charte des Nations Unies, de la Charte de l’Organisation des États américains (OEA) ou des Conventions de Genève. Ils se sont donc mis à l’abri de tout procès relatif à ces questions, ce que la Cour a accepté.

Ainsi, lorsque le Nicaragua a intenté une poursuite contre les États-Unis devant la Cour internationale de justice en raison des attentats terroristes que ceux-ci lui avaient fait subir, sa requête a été rejetée pour l’essentiel, car elle invoquait la Charte de l’OEA, qui interdit formellement les interventions, mais à laquelle Washington n’était pas assujetti ― ce que la Cour a confirmé.  


ne l'ayant pas lu, je n'ai rien à en dire plus que le titre, qui ne me dérange pas plus que ça... je n'aime pas trop Chomsky, ni comme linguiste, ni comme anar d'État aux sorties médiatico-faciles, mais bon, ni l'Occident, ni le Capital n'en sont pour autant innocents, et ce coup de gueule, qui sera peut-être plus entendu que le travail profond de Plumelle-Uribe il y a quinze ans, me paraît salutaire

Citation :
Qu’ont fait au monde le colonialisme et l’impérialisme ? Noam Chomsky dialogue avec le reporteur André Vltchek et démonte quelques idées reçues

«George Orwell disait des humains vivant hors d’Europe, de l’Amérique du Nord et de quelques pays privilégiés d’Asie qu’ils étaient des non-personnes », écrit André Vltchek dans l’avant-propos. Tel est le fil conducteur de ce livre, où l’on évoque des millions de morts par lesquels la conscience occidentale n’a pas été marquée: «non-personnes» des colonies, puis du tiers-monde, victimes de la poursuite occidentale du pouvoir, des ressources et du profit, tuées et rendues insignifiantes.

Après quinze ans d’échanges épistolaires sur ce sujet, deux hommes décident de se rencontrer pour dialoguer, pendant deux jours, en enregistrant leur conversation en vue d’un film (actuellement en production) et d’un livre, publié en anglais en 2013 et aujourd’hui en français. L’un des deux est Noam Chomsky, figure majeure de la linguistique et intellectuel militant, attelé au dévoilement du système de propagande qui forge l’opinion dans les pays démocratiques et à la déconstruction de l’impérialisme américain. Son interlocuteur, André Vltchek, est Soviétique de naissance, New-Yorkais d’adoption, philosophe, romancier, cinéaste, reporter, poète, dramaturge et photographe, selon l’ordre qu’il retient lui-même pour énumérer ses activités.

«Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le colonialisme et le néocolonialisme occidentaux ont causé la mort de 50 à 55 millions de personnes», attaque Vltchek. A celles-ci, «mortes en conséquence directe de guerres déclenchées par l’Occident, de coups d’Etat militaires pro-occidentaux et d’autres conflits du même acabit», s’ajoutent «des centaines de millions de victimes indirectes qui ont péri de la misère, en silence».

Colonialisme, d’abord: histoires oubliées. «Les premiers camps de concentration n’ont pas été construits par l’Allemagne nazie, mais par l’Empire britannique, en Afrique du Sud» : c’était pendant la seconde guerre des Boers, à l’aube du XXe siècle. Quant à l’Allemagne, avant l’extermination des Juifs (et des Roms), elle avait été «impliquée dans de terribles massacres en Amérique du Sud et, en fait, un peu partout dans le monde» – mais qui connaît la décimation, par ses soins, des Héréros de Namibie, des Mapuches de Valdivia, d’Osorno et de Llanquihue (Chili), des natifs des Samoa allemandes? «A propos des connaissances des Européens sur le colonialisme, je répondrais qu’ils n’en savent presque rien.»

Néocolonialisme, ensuite. «Des atrocités parmi les plus abominables ont été commises ces dernières années dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). De trois à cinq millions de personnes y auraient perdu la vie. Qui doit-on montrer du doigt? Les milices. Mais derrière les milices se trouvent les multinationales et les gouvernements», affirme Chomsky. L’enjeu? «Avoir accès au coltan (utilisé par les Occidentaux dans leurs téléphones portables) et à d’autres minéraux précieux.»

Impérialisme, enfin. De l’histoire du Cambodge, on connaît essentiellement les atrocités commises entre 1975 et 1979 par le régime communiste des Khmers rouges. «En ce qui concerne les quelques années qui l’ont précédé, on nage dans l’ignorance.» Mais au début des années 1970, avant le règne de Pol Pot, la terreur venait du bombardement des zones rurales ordonné par le secrétaire d’Etat américain Henry Kissinger: un «véritable appel au génocide». Comme au Laos, où «des millions de personnes ont ainsi été impitoyablement assassinées», l’objectif de l’opération était de «dissuader ces pays de se joindre au Vietnam dans sa lutte de libération». Massacre préventif, donc. Guerre secrète, en principe. «Eh bien, il a fallu une seule phrase du New York Times relatant la nouvelle pour que la campagne prenne fin.»

On s’étonnera peut-être, plus loin, dans le chapitre consacré au «bloc soviétique», de l’indulgence relative avec laquelle Vltchek considère les anciens pays de l’Est de l’après-Staline. L’existence d’un double standard de jugement en la matière semble pourtant peu contestable. La répression du Printemps de Prague par Moscou, en 1968, a marqué durablement les esprits de l’Occident comme une tragédie terrible : elle a fait 70 à 90 morts. Trois ans plus tôt, le «coup d’Etat commandé par Washington» contre l’Indonésie de Soekarno, pays coupable d’avoir attrapé «le virus du développement autonome», a été suivi de massacres faisant, selon les estimations, entre un demi-million et trois millions de victimes. On s’en souvient moins.

Et ce n’est pas tout. «L’URSS subventionnait ses satellites européens à un point tel que ceux-ci ont fini par devenir plus riches que leur puissance tutélaire. Dans l’histoire, le bloc soviétique représente le seul cas d’un empire dont la métropole était plus pauvre que ses colonies», ajoute Chomsky. Les Soviétiques «n’ont pas siphonné toutes les ressources du pays comme le font les Etats-Unis ailleurs».

L’étonnement continue lorsque les deux hommes parlent de la Chine: «La télévision et les journaux chinois sont beaucoup plus critiques du système économique et politique de leur pays que nos chaînes le sont du nôtre», relève Vltchek. «Pour avoir vécu sur tous les continents, je peux affirmer que les «Occidentaux» forment le groupe le plus endoctriné, le moins bien informé et le moins critique de la Terre, à quelques exceptions près, bien sûr, comme l’Arabie saoudite» – financière de l’islamisme radical et alliée de l’Occident.

Chomsky et Vltchek s’accordent sur le principal pôle d’espoir: «Presque toute l’Amérique est désormais libre. Même certains pays d’Amérique centrale sont enfin en train de conquérir leur indépendance», par rapport à la domination états-unienne. Les deux hommes divergent çà et là (c’est d’une conversation qu’il s’agit, avec ses flottements et ses quelques approximations), notamment sur l’avenir: le premier est plus optimiste que le second quant à la possibilité de «mettre fin au règne de la terreur» instauré par l’Occident pour faire régner, au mépris des vies humaines, le «fondamentalisme du marché».

Source : Nic Ulmi, pour Le Temps.ch, le 13 juin 2015.



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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Jeu 3 Sep - 22:52

signalé par un ami, pas pris le temps de traduire...



West Point Professor Calls for Military Strikes on Journalists Critical of War on Terror Cassius Methyl September 2, 2015

ANTIMEDIA a écrit:
West Point, NY — An assistant professor from the U.S. Military Academy at West Point recently declared that professionals critical of the “War on Terror” constitute a “treasonous” opposition that should be subject to military force.

He believes the U.S. should have the right to attack people who are critical of U.S. military operations — specifically, professionals, legal scholars, journalists, and other people effectively spreading ideas that oppose war.
 
Professor William C. Bradford went as far as to publish a long academic paper in the National Security Law Journal that aggressively promotes suppressing dissent about military force, civilian casualties, and expanding military operations in the Middle East.

Using the excuse that victims would be “lawful targets,” Bradford argues that “law school facilities, scholars’ home offices and media outlets where they give interviews” should be targeted with military force to suppress dissent. He asserted that the war on terror should be expanded, “even if it means great destruction, innumerable enemy casualties, and civilian collateral damage.”

He further suggested that the U.S. should wage “total war” on “Islamism,” using “conventional and nuclear force and [psychological operations]” to “leave them prepared to coexist with the West or be utterly eradicated.”

He said that “Threatening Islamic holy sites might create deterrence, discredit Islamism, and falsify the assumption that decadence renders Western restraint inevitable.”

Despite his self-description as an “associate professor of law, national security and strategy,” a representative of the National Defense University has tried to distance the school from Bradford by saying he wasn’t part of the staff, but rather a contracted professor.

Sporting a long history of exaggeration and pro-military extremism, “He resigned from Indiana University’s law school in 2005 after his military record showed he had exaggerated his service,” according to The Guardian.

Though the man seems to be held in high esteem by the military, he spoke with such disregard for human rights that the National Security Law Journal had to apologize.

The NSLJ released a statement on the front page of its website, saying it

“…made a mistake in publishing [the] highly controversial article…”

“The substance of Mr. Bradford’s article cannot fairly be considered apart from the egregious breach of professional decorum that it exhibits,” it admitted.  “We cannot ‘unpublish’ it, of course, but we can and do acknowledge that the article was not presentable for publication when we published it, and that we therefore repudiate it with sincere apologies to our readers.”

Ironically, Bradford has a Master of Laws (LL.M.) degree from Harvard University with a focus in Human Rights Law.

This is a man who is apparently incorporating his violent philosophy into his teaching at West Point. He started on August 1st 2015 — after he published his article.

This is only the tip of the iceberg in forming a complete understanding of the ideological fabric held by many of the war hawks in U.S. Military.

This article (West Point Professor Calls for Military Strikes on Journalists Critical of War on Terror) is free and open source. You have permission to republish this article under a Creative Commons license with attribution to Cassius Methyl and theAntiMedia.org. Anti-Media Radio airs weeknights at 11pm Eastern/8pm Pacific. If you spot a typo, email edits@theantimedia.org.

Cassius Methyl joined Anti-Media as an independent journalist in March of 2014. His topics of interest include thinking, creating a future, deep spirituality, and astrology. He resides in Sacramento, California. Learn more about Methyl here!




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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mar 8 Sep - 1:21


La République française redevient une machine à tuer


"Franchement, nous n'avions pas vu cela depuis la guerre d'Algérie"
confie un haut gradé dans le secrets des opérations

Les Tueurs de la République, de Vincent Nouzille Par Anthony Torres WSWS 7 septembre 2015


Anthony Torres a écrit:
La sortie cette année du livre Les Tueurs de la République, du journaliste indépendant Vincent Nouzille, lève le rideau sur le programme criminel d'assassinats mené par l'Etat français. Ce livre, bien qu'écrit dans un style journalistique, constitue un avertissement pour la classe ouvrière. Sous l'actuel président François Hollande, le renseignement français mène une campagne de meurtre d'une ampleur sans précédent depuis la guerre d'Algérie sous le premier ministre social-démocrate Guy Mollet.

En se fondant sur d'abondantes entrevues avec des responsables politiques, militaires, et du renseignement, ainsi qu'avec d'anciens barbouzes et tueurs, Nouzille révèle que depuis la fin de la guerre d'Algérie, c'est le président Hollande qui mène le plus d'assassinats ciblés. A cette fin, il maintient une liste de cibles, qui contiendrait des terroristes présumés, dont Hollande et les services de sécurité ont décidé l'élimination sans aucune forme de procès.

Selon Nouzille, « La liste est ultra-secrète. François Hollande la garde précieusement non loin de lui, dans son bureau du palais de l'Elysée. Elle contient les noms des personnes dont l'élimination a été secrètement approuvée. Selon les circonstances, il peut s'agir d'assassinats ciblés confiés à des soldats, des agents des services secrets français ou de pays amis. Le Service Action (SA) et la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE) et les commandos des forces spéciales des armées n'ont, aux dires des connaisseurs, jamais été autant sollicités ».

Hollande établit cette liste de meurtres à commettre derrière le dos de la population, grâce au silence complice des médias et des forces de la « gauche radicale » petite-bourgeoise, dont le Front de gauche et le Nouveau parti anticapitaliste, qui soutiennent le Parti socialiste (PS) au pouvoir.

Nouzille poursuit, « François Hollande décide seul de ces opérations exceptionnelles. De fait le président ne partage sa liste de cibles qu'avec une poignée de proches qui le conseillent et savent se taire, trois personnes principalement : son chef d'état-major particulier, le général Benoît Puga ; son ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian ; et le directeur de la DGSE, le diplomate Bernard Bajolet ».

Ces révélations témoignent de la dégénérescence avancée de la démocratie bourgeoise en France. La constitution française interdit la peine de mort, et personne n'a élu Puga, Le Drian, ou Bajolet pour discuter avec Hollande comment décider arbitrairement de la vie et de la mort de personnes qui n'ont subi aucune procédure judiciaire. Hollande donne ainsi un blanc-seing au forces les plus réactionnaires de l'Etat, c'est-à-dire les forces armées et les services de renseignement, qui espionnent massivement la population française et mondiale.

Nouzille évoque des opérations menées en Afghanistan, en Somalie et au Mali pour éliminer des personnes ciblées ou des organisations entières. Il rapporte les propos d'Ange Mancini, coordinateur national du renseignement à l'Elysée : « il est bon que ceux qui, partout dans le monde, pourraient être concernés sachent que la France réagira toujours à une agression contre l'Etat ou ses ressortissants ».

Alors que la France et l'OTAN envahissent de larges portions de l'ancien empire colonial français et de sa périphérie géographique (Libye, Côte d'Ivoire, Syrie, Mali, République Centrafricaine), le renseignement français mène en parallèle une série d'opérations « homo » (pour homicide) à un rythme inégalé depuis la guerre d'Algérie pour assassiner des opposants de ces interventions. Ces opérations Homo sont censées « venger » la France d'attentats terroristes ou de kidnappings de ses ressortissants. En fait, elles contribuent à terroriser des populations entières.

Le livre de Nouzille passe en revue la longue histoire des opérations « Homo » menées depuis la guerre d'Algérie et l'établissement de la Cinquième République après un putsch mené par des unités de l'armée française contre le gouvernement Mollet en 1958.

Nouzille raconte comment Mollet puis De Gaulle, porté au pouvoir par les putschistes en 1958, ont fait appel à des tueurs issus des forces réactionnaires et d'extrême-droite de l'Algérie française pour assassiner des centaines d'opposants algériens. Cependant, cette guerre, qui avait joui du soutien non seulement de la droite mais du Parti communiste français stalinien sous les sociaux-démocrates de Mollet, a discrédité l'ensemble de la classe politique auprès de la population. L'Etat français a dû prendre ses distances pendant un temps de l'usage machinal et régulier du meurtre.

Nouzille revient toutefois longuement sur l'hostilité de l'impérialisme français à l'encontre du régime libyen de Kadhafi, qui menaçait ses intérêts en Afrique. Il y a eu sous Giscard et Mitterrand de nombreuses tentatives de renverser le régime libyen en tenter d'organiser des insurrections, notamment dans la ville de Benghazi. Ceci souligne les intérêts impérialistes de longue date qui ont poussé Sarkozy à mener avec l'OTAN une guerre pour renverser Kadhafi en 2011.

Le nombre d'opérations « homo » a commencé à remonter sous Mitterrand, un ancien fonctionnaire sous Vichy et membre du gouvernement Mollet qui était devenu le premier président élu du Parti socialiste (PS). Il a sollicité plus que ces prédécesseurs de droite le Service Action et les forces spéciales pour liquider des cibles en Afrique et au moyen Orient. Il a aussi modernisé le Service Action en créant la cellule Alpha, plus discrète dans les opérations « Homo », après le scandale du Raimbow Warrior. Cette cellule est toujours chargée des assassinats ciblés.

Nouzille raconte comment, pour ces opérations secrètes, Mitterrand fait appel à des forces d'extrême droite, tels Olivier D., surnommé « Naf-Naf », ex-militant du GUD (Groupe union défense) néofasciste qui avait combattu pour les phalanges chrétiennes au Liban. Celui-ci mobilisait des cadres sortis de l'Algérie française, « dont d'anciens paras et légionnaires, d'ex-membres d'OAS [Organisation Armée Secrète, antigaulliste] ».

La reprise des opérations Homo sous Mitterrand aux années 80 correspond au début du tournant de la rigueur du gouvernement PS avec le soutien du PCF qui discrédita le PS et le PCF aux yeux de la classe ouvrière. Le processus de perte de base dans la classe ouvrière s'accéléra au PCF. Le PS et le PCF ont mené des décennies de politique d'austérité et de guerre tout en essayant d'obtenir un soutien sur des bases politiques droitière voire d'extrême-droite ce qui aboutit au soutien du FN dans les opérations secrètes de Mitterrand et lors de la victoire de ce derniers en 1988.

C'est dans ce contexte politique-ci, marqué par le discrédit de leur politique intérieure, que les milieux dirigeants ont à nouveau fait appel au meurtre comme stratégie. Cependant, Hollande a visiblement fait monter bien plus que ses prédécesseurs le nombre de meurtres.

Ayant relié encore plus directement les interventions de l'impérialisme français à celles de Washington en Afrique et au Moyen-Orient – suite à la décision de Sarkozy de réintégrer la France au commandement de l'OTAN – Hollande poursuit des politiques d'espionnage massif et d'assassinat à l'échelle mondiale, modelées sur celles de l'impérialisme américain.

Selon Nouzille, « Visiblement, François Hollande n'a pas d'état d'âmes concernant cette liste et les opérations qu'elle implique, rappelant ainsi un certain Guy Mollet ... D'ailleurs, la détermination de François Hollande ravive bien des souvenirs dans les milieux militaires et du renseignement. 'Franchement, nous n'avions pas vu cela depuis la guerre d'Algérie. Un président qui assume des opérations comme cela, c'est rare...' confie un haut gradé dans le secrets des opérations. ».

Selon Nouzille, « Outre les 600 à 1000 combattants djihadistes tués pendant l'opération Serval, les têtes commencent à tomber parmi les HVT (ciblé à haute valeurs) avec plus d'une quinzaine de HVT ont été éliminées au Mali sous ordre de l'Elysée. ». Il ajoute que la liste des personnes à tuer s'allonge régulièrement.

Le fait que des connaisseurs des opérations clandestines fassent le parallèle entre la période actuelle et celle de la guerre d'Algérie, quand l'Etat assassinait des opposants politiques, dont des Français, souligne la faillite politique du capitalisme européen.

Comme l'affirme un des membres de l'entourage du président Hollande à Nouzille, « A défaut de popularité et de résultats au plan intérieur, Hollande veut au moins se construire une image de vrai chef de guerre. Il est surtout sous l'influence de quelques diplomates néoconservateurs et de généraux va-t-en guerre » affirme des membres de l'entourage du président Français. ».

Conscient de mener une politique intérieure haïe, Hollande, président le plus impopulaire de la Vème République se réfugie dans la criminalité, les guerres agressives, et une campagne anticonstitutionnelle de meurtre. Les différentes lois sur le renseignement, de programmation militaire, etc. sont un moyen pour lui de couvrir les crimes commis par les services de renseignements et l'armée à l'étranger et de développer une machine à tuer à l'intérieur de l'Etat contre les opposants aux intérêts de la bourgeoisie française.

Ces lois ne servent pas seulement les intérêts de la France à l'étranger mais aussi à surveiller toute opposition à la politique de Hollande. Ce livre est un avertissement pour la classe ouvrière : les crimes commis en France pendant la guerre d'Algérie par le SA ne sont pas du passé mais bien de nouveau envisageable par l'Etat. L'opposition de la classe ouvrière à la guerre et à l'austérité pousseront les éléments les plus réactionnaires de l'Etat vers une politique de répression sanglante contre l'opposition sociale de la classe ouvrière.


4ème de couverture

Citation :
C'est l'un des secrets les mieux gardés de la République : en son nom et sur ordre des plus hautes autorités, des tueurs sont disponibles à tout moment pour éliminer des personnes jugées dangereuses pour la sécurité nationale ou conduire des guerres secrètes contre des ennemis présumés.

Oui, la France tue parfois pour régler des comptes. Oui, la France mène clandestinement depuis des décennies, au nom de la protection de ses intérêts, du Moyen-Orient à la Françafrique, des actions meurtrières inavouables : vengeances d'État, assassinats en série, attentats commandités par l'Élysée, guérillas sanglantes, éradication de chefs terroristes, emploi de mercenaires sulfureux ou de services secrets alliés peu regardants...

Pour ce faire, la DGSE dispose de son Service Action et, en marge de celui-ci, d'une cellule clandestine dont ce livre retrace l'histoire. Ses agents et des commandos des forces spéciales sont entraînés pour mener à bien ces exécutions ciblées, appelées "opération Homo" (pour homicide), ainsi que des opérations plus vastes de "neutralisation", souvent en marge des conflits déclarés. Les présidents successifs de la Ve République, de De Gaulle à Hollande, ont, chacun à leur manière, recouru à ce type d'actions, même s'ils s'en sont défendus.
Au cours d'une enquête de plusieurs années, Vincent Nouzille a recueilli des témoignages exclusifs et des documents inédits. Des acteurs clés qui ont donné ou obtenu ce "permis de tuer" éclairent ici cette face sombre du pouvoir.




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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Jeu 10 Sep - 14:58


Vigipirate et le fantôme de la guerre d’Algérie Franck Johannès Blog Le Monde 07 septembre 2015



Franck Johannès a écrit:
Mission-Vigipirate-SIRPA-Terre-CCH-J-BLe plan Vigipirate reste mystérieux - et pas seulement parce qu’on se demande ce qui a bien pu passer dans la tête du gouvernement pour choisir un nom aussi ridicule et le conserver, depuis près de vingt ans d’application ininterrompue. Le dispositif Vigipirate, d’exceptionnel est devenu permanent bien que tous les professionnels de la sécurité en soient d’accord : il n’est d’aucune efficacité contre le terrorisme. Il n’a permis aucune arrestation, n’a aucun effet dissuasif - tous les auteurs d’attentats sont nés alors qu’il s’appliquait déjà - et il coûte un million d’euros par jour, selon la propre estimation du ministre de la défense Jean-Yves Le Drian.

Si le plan Vigipirate n’a pas de fonction opérationnelle, il en a nécessairement d’autres : une fonction politique assurément, mais qui s’émousse au bout de vingt ans, et une fonction sociale, plus subtile, mais plus dangereuse : entretenir, par le quadrillage militaire, une confusion entre la guerre et la paix. Et ancrer en passant ce non-sens aujourd’hui largement partagé qui veut que « la sécurité soit la première des libertés ».


Classé secret-défense

La naissance même du plan reste mystérieuse. Il a été créé en 1978 d’une instruction non publiée du secrétariat général de la défense nationale (SGDN) et son statut juridique reste obscur. Il n’est régi que depuis sa publication, en 2007, par le code de la défense, et reste classé secret défense, comme l’a rappelé la CADA, la commission d’accès aux documents administratifs, le 23 mai 1991. Lancé discrètement après la vague d’attentats de 1985-1986, il est réactivé avec la guerre du Golfe de 1991 et installé de manière permanente au lendemain de l’attentat contre une école juive de Villeurbanne, le 7 septembre 1995.

Sa fonction politique consiste évidemment à rassurer les populations : le mot Vigipirate, a calculé Julien Fragnon, auteur d’une thèse en 2009 à Lyon-II sur « le discours antiterroriste », intervient dans 27 % des discours politiques dans la première semaine qui suit un attentat, souvent suivi d’une longue énumération des forces de police. « L’emploi des chiffres renforce la précision du message en tentant de se conformer à la loi d’exhaustivité du discours par l’accumulation d’informations, note le doctorant. Elle correspond à une stratégie argumentative fondée sur l’objectivité et l’administration de la preuve. » Le message passe : le mot Vigipirate apparaît en moyenne sept fois par jour et par journal dans les trois jours qui suivent un attentat, et à 82 % dans les titres ou le premier paragraphe des articles.

L’effet rhétorique ne pèse plus guère

Le plan Vigipirate renvoie ainsi « à un ordonnancement structuré d’actions publiques et suggère une maîtrise de la protection du territoire et de la population », résume Julien Fragon. L’effet rhétorique, vingt ans et des dizaines d’attentats plus tard, ne pèse plus guère. « Ce n’est qu’une grotesque opération de communication qui n’a pas l’ombre d’une efficacité, indique Jean-Pierre Dubois, professeur de droit et président d’honneur de la Ligue des droits de l’homme. Il est frappant de se rendre dans d’autres capitales européennes, autrement plus touchées que Paris, où il n’y a pas un militaire dans les rues. Vigipirate, c’est une méthode de communication propre au champ politique français, dominé par la pensée sécuritaire ».

La présence de patrouille de militaires a, plus discrètement, un autre effet : celui de brouiller la distinction entre la guerre et la paix. « Si la lutte contre le terrorisme c’est la guerre, c’est une guerre sans fin, observe le professeur Dubois, et une guerre sans fin n’est pas une guerre ». Faire « la guerre au terrorisme », c’est aussi donner un statut politique aux terroristes, qui ne seraient plus des criminels de droit commun souvent antisémites, mais des « ennemis combattants ». « L’état de guerre, ça sert surtout à mettre le droit entre parenthèses, George Bush avait bien compris cela », conclut Jean-Pierre Dubois.

Culture du maintien de l’ordre colonial

C’est tout l’intérêt de Vigipirate : le plan trouve sa source dans l’ordonnance du 7 janvier 1959 qui organise la défense nationale, en pleine guerre d’Algérie, et ses présupposés restent imprégnés de culture du maintien de l’ordre colonial. La pensée militaire, après le déclin de la menace soviétique, se construit sur l’idée que la population est à la fois le corps à protéger et « le milieu de prolifération de la subversion » : il n’est plus possible de distinguer l’ennemi extérieur de l’ennemi intérieur, qui se cache à l’intérieur même du corps social, comme le fellagha de la guerre d’Algérie.

« La logique de cette pensée institue une forme de mise en état de guerre permanent, autorisant l’intervention du militaire dans la société, une fusion du contrôle policier de la population et des techniques militaires de l’encadrement et du commandement en territoire et en période d’exception », écrit le sociologue Mathieu Rigouste, dans la revue Cultures & Conflits (automne 2007). Cette doctrine militaire se diffuse au début des années 80 dans la pensée gouvernementale, et va insensiblement piocher dans le répertoire colonial pour faire face à une menace intérieure, incarnée par une « cinquième colonne » - les Français de la seconde génération, les musulmans et convertis.

La doctrine militaire est toujours sur cette ligne. La formation des patrouilles Vigipirate, indique le général Bruno Dary en 2007, consiste à apprendre aux soldats « à réagir, parfois en situation de stress, souvent vite et loin leurs chefs, toujours isolés dans un environnement hostile » : le milieu civil, la rue, la gare, est pour l’armée un espace hostile. La comparaison avec la guerre d’Algérie a évidemment ses limites ; l’armée mime à Paris le maintien de l’ordre d’Alger, sans terreur ni torture, mais rappelle à l’ordre ce qu’elle perçoit de la menace et sa légitimité pour le combattre. Le fantôme de la guerre d’Algérie reste d’ailleurs assez présent pour que Dominique de Villepin, alors premier ministre, décrète en 2005 l’état d’urgence lors de la flambée de violence en banlieue - comme en 1961 après le putsch des généraux.




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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Jeu 29 Oct - 5:36

Angela Davis parlait des policiers américains formés par des soldats israéliens, tenus pour les meilleurs du monde, vu leur expérience face aux Palestiniens



Des soldats allemands s’entraînent à la guerre urbaine en Israël


Il s’agit du plus grand exercice militaire conjoint de l’histoire commune des deux pays

Citation :
L’armée allemande et l’armée israélienne ont effectué un exercice conjoint de combat en milieu urbain, rapporte le journal israélien Haaretz. Long de trois semaines et se terminant vendredi, il s’agit du plus grand exercice qui ait eu lieu entre les deux nations.

Plus d’une centaine de soldats allemands sont arrivés en Israël, à la base militaire de Tzeelim dans le sud du pays. L’Allemagne a envoyé des soldats d’infanterie, des soldats du corps de logistique ainsi que 5 véhicules militaires.

La ministre allemand de la Défense, Ursula Von Der Leyen, avait annoncé durant sa visite en mai en Israël que les liens sécuritaires les plus proches de son pays étaient avec Israël. Berlin a vendu 5 sous-marins à Israël et le sixième est déjà en route.

Les 110 soldats allemands de la 1ère division Panzer ont été accompagnés du vice-commandant de division, le général de brigade Ernst-Peter Horn. Lors de sa visite au musée Yad Vashem, il a indiqué avoir ressenti une obligation de visiter ce musée de la Shoah pour sa première visite dans le pays.

L’exercice militaire avait pour but de partager les expériences des deux infanteries. “Nous avons engrangé de l’expérience au cours des dix dernières années, en Afghanistan et au Kosovo”, a déclaré Horn. “L’armée israélienne a aussi de l’expérience.”

Les militaires ont pu découvrir les méthodes opérationnelles de leurs homologues. “Cela ne veut pas dire que nous allons modifier nos méthodes mais c’est toujours bien d’évaluer les choses et voir des choses différentes”, explique Horn.

Les Allemands étaient impressionnés par les troupes israéliennes estimant que les deux armées ont le même niveau de professionnalisme.

Cette visite intervient sur fond de tensions en Israël et en Cisjordanie suite à la vague d’attentats terroristes. L’exercice, prévue de longue date, n’a toutefois pas été annulé.

Les soldats ont visité la capitale israélienne et ont également été invités chez les familles des soldats israéliens pour le repas de shabbat (dîner traditionnel du vendredi soir). “Je ne savais pas à quoi m’attendre mais finalement, ce n’était pas tellement différent que dans ma famille”, témoigne un des soldats allemands.

Cet exercice a eu lieu 50 après la normalisation des relations entre les deux pays.




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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mer 4 Nov - 0:54


Pas de nouvelles de Syrie en Occident ? tant mieux pour eux 03 novembre 2015 |  Par Pascal EYCHART


Pascal EYCHART a écrit:
Très beau discours posé et surtout posant des questions appelant réponses (et pas des silences); démontrant la complicité des occidentaux, de la Turquie et des monarchies pétrolières, qui quand elle n'est pas active avec des armes, argents et autres types de soutien prend la forme d'un soutien jusqu'à dans les dénominations et les formulations.

Afin de mieux accuser les russes, syriens et iraniens d'attaquer d'autres groupes que EI et daech, Ban Ki Moon nomme dans son rapport "groupes armés non étatiques" nombre de factions qui ont prété allégeance à Daech quand elles n'en sont pas des émanations directes (ou des branche de Al nosra, filliale d'Al Qaida en Syrie) :

Extrait du discours :

Ban Ki Moon a écrit:

"On ne peut parler de mettre fin aux souffrances des Syriens, et donc à la crise humanitaire en Syrie, en gardant le silence sur les agissements de la Turquie et de la Jordanie qui continuent à faire de leurs territoires des lieux de résidence et de passage pour mercenaires terroristes étrangers.

On ne peut parler de mettre fin aux souffrances des Syriens en affichant sa préférence pour des régimes tels ceux de l’Arabie saoudite, du Qatar et d’autres, qui soutiennent ouvertement et très généreusement ces mêmes terroristes, au lieu de renforcer les fonds du « Plan de réponse humanitaire ». Un plan qui n’a été financé qu’à hauteur de 35 % en dépit de tous les congrès spectaculaires tenus ici ou là dans ce but, tandis que les États-Unis déclarent avoir dépensé un demi-milliard de dollars sur le « Programme d’entrainement de l’opposition syrienne modérée », dont seuls cinq éléments seraient restés à leur disposition, les autres étant passés dans le camp des terroristes d’Al-Nosra, qui a confisqué les armes et équipements qu’ils leur avaient gracieusement fournis. Un demi-milliard de dollars qui aurait suffi à combler une large part du déficit de financement de l’assistance humanitaire prévue."

http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-eychart/031115/syrie-le-scandale-des-groupes-armes-non-etatiques-de-m-ban-ki-moon

Malgré le manque d'information en france, on peut remarquer les premiers effets de l'intervention russe en Syrie : défections et fuites, les informations  sont maintenant officielles :

Défection chez l'ASL, une journaliste balance la réalité : nombre de zones en théorie sous controle de l'ASL sont en réalité controlées par des groupes terroristes. L'ASL a  des QG pour la forme mais ne controle pas les zones en réalité : Ils sont soumis aux tribunaux des djhihadistes, doivent appliqué le code vestimentaire imposé par Daech et servent uniquement d'intermedaire pour la fourniture d'armes dans de nombreuses régions entre la CIA et Daech :

http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-eychart/311015/avec-les-desertions-vont-les-revelations

Les médias occidentaux savaient ce qu'il en était de la réalité depuis quelques temps (que les USA sont à l'origine de la création de EI) mais n'ont rien dit :
http://blogs.mediapart.fr/blog/pascal-eychart/021115/suite-l-industrie-des-medias-censure-le-rapport-du-pentagone-qui-revele-le-role-des-etats

Les Etats étaient au courant du rapport de force dans l'opposition syrienne depuis au moins 2012 et on a continué à les soutenir et même à les armer (il y a moins de 2 mois encore, sans parler qu'ils ont aidé à la constitution de EI)
Rapport de la DIA de 2012 :
http://www.judicialwatch.org/wp-content/uploads/2015/05/Pg.-291-Pgs.-287-293-JW-v-DOD-and-State-14-812-DOD-Release-2015-04-10-final-version11.pdf

Nos média occidentaux ont décidé de boycotter toutes les informations en provenance de Syrie depuis 1 mois (alors que jusqu'à présent les articles étaient réguliers), mais comme dirait certains : "pas de nouvelles, bonnes nouvelles" (si l'armée syrienne se faisait enfoncer, on le verrait dans tout les journaux).
Donc bon, à défaut de bonnes nouvelles, au moins ca fait un petit moment qu'on n'a plus trop de nouvelles comme celles là :
http://blogs.mediapart.fr/blog/khaled-youssef/261015/fadi-assassine-deux-fois

Où l'on voit un soldat capturé passer à un nouveau supplice ingénieux (mais couteux en essences) : la mort par écrasement sous un tank (attention les images sont choquantes)

Les armes transitaient en grande partie par la Turquie qui rachetait aussi du pétrol, ca va être de plus en plus dur avec la frontière qui n'a plus la même porosité (depuis 2012 on sait que les djihadistes faisaient tranquillement les aller-retour Turquie-Syrie pour se ravitailler, y compris en gaz)
Et si  les américains font comme d'hab, ils vont entrainer les kurdes et les fournir en armes pour qu'ils se battent contre Daech qui aura été armé par ?




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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Ven 6 Nov - 3:27


La France mobilise le «Charles-de-Gaulle» contre l'Etat islamique 05 novembre 2015 |  Par La rédaction de Mediapart


La France a annoncé jeudi 5 novembre la mobilisation du porte-avions Charles-de-Gaulle dans la lutte contre l'organisation de l'Etat islamique (EI) et les groupes djihadistes associés.

Géraldine Delacroix a écrit:
« Le déploiement du groupe aéronaval constitué autour du porte-avions Charles-de-Gaulle a été décidé pour participer aux opérations contre Daech et ses groupes affiliés », a annoncé la présidence française à l'issue d'un conseil de défense consacré à la situation en Syrie et en Irak.

Ce groupe aéronaval (GAN) est en principe constitué, en plus du porte-avions, d'une frégate de lutte anti-sous-marine, d'une frégate anti-aérienne, d'un sous-marin nucléaire d'attaque, d'un pétrolier ravitailleur et d'un avion de patrouille.

Lors de sa précédente mobilisation contre l'EI, dans le cadre de l'opération Chammal entre le 23 février et le 18 avril 2015, 12 Rafale, 9 Super-Étendard et un Hawkeye embarqués sur le Charles-de-Gaulle ont effectué plus de 200 missions.

Après avoir cantonné ses frappes aériennes contre les bases de l'EI à l'Irak, la France a étendu ces opérations à la Syrie fin septembre.

Selon l'Elysée, François Hollande a souligné « l'importance de soutenir le processus de Vienne pour progresser vers une transition politique » en Syrie, notamment par la poursuite de la lutte contre l'EI.

Le conseil a également examiné l'état de la menace terroriste dirigée contre la France et la mise en œuvre des mesures nécessaires à la protection des Français.

Il a aussi étudié les conséquences de la destruction du vol civil russe le 31 octobre dans le désert du Sinaï, qui a fait 224 morts et a été revendiqué par une branche de l'EI.

« Toutes les mesures ont été prises à titre préventif pour assurer la sécurité des ressortissants français », déclare l'Elysée dans son communiqué, tout en précisant qu'il n'y a aucun vol direct entre Charm El-Cheikh et la France.


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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Dim 8 Nov - 14:39


Champ pétrolier contrôlé par Daesh 8 novembre 2015 par actualites des 7 (R.Bibeau)


(Cet article produit par les médias à la solde est très intéressant en ce qu’il démontre les véritables intérêts en jeux dans cette guerre civile au Proche-Orient. Derrière les pipelines s’agite une faune d’actionnaires qui manipulent leurs polichinelles politiques à qui ils font dire n’importe quoi et son contraire. Vous devez retenir une leçon de ce texte sans complaisance c’est que les capitalistes qui gouvernent ces pays en guerre se cherchent un nouveau mentor hégémonique et qu’ils laissent tomber doucement leurs anciens sergents américano-européens. Robert Bibeau. Directeur. Les7duQuébec.com).



**********

Titre original : Syrie: un champ pétrolier contrôlé par Daesh détruit par des opérations de la coalition menées par les USA Elisabeth Studer

Citation :
Alors que nous indiquions dans un récent article que le pétrole permettait de financer nombre d’opérations de l’Etat Islamique (EI ou Daesh) et que l’or noir était au cœur de son organisation économique, un porte-parole américain a indiqué jeudi que des raids de la coalition menée par les Etats-Unis avaient détruit un champ pétrolier contrôlé par le groupe islamique dans l’est de la Syrie.

Ceux qui voudraient se réjouir trop vite d’un tel résultat devront tout de même garder quelques vigilances, tout dossier pétrolier étant loin d’être simple, les héros d’un jour pouvant être les loups de demain, et ce, d’autant plus quand la Syrie est mêlée à l’affaire.

La production de brut selon la méthode low-cost pratiquée par l’Etat islamique pourrait quelque part faire concurrence aux majors pétrolières US, en « détournant leur clientèle » dirons-nous poliment. N’oublions pas ainsi, qu’en septembre 2009, Jana Hybaskova, ambassadrice de l’Union européenne en Irak avait affirmé lors du Comité des Affaires étrangères du Parlement européen que certains pays européens avaient acheté du pétrole à « l’Etat islamique » .

Les lobbies pétroliers US pourraient également avoir intérêt à faire baisser le cours du brut pour affaiblir des multinationales « adverses » et tenter de réduire les parts de marché de pays comme l’Arabie saoudite, en les incitant à baisser leur niveau de production pour maintenir les prix. Or, l’offre supplémentaire de pétrole mise ainsi sur le marché par Daesh est également de nature à faire baisser le cours du baril.

En tout état de cause, le responsable américain des opérations, le Major Michael Filanowski, a déclaré à la presse que les frappes de la nuit dernière avaient visé les raffineries contrôlées par Daesh et leurs centres de commande et de contrôle dans le champ pétrolier d’Al-Omar, situé près de la ville de Deir Ezzor.

« Nous avions 26 cibles et elles ont toutes été touchées », a-t-il déclaré. Ajoutant que cela allait « perturber leur capacité stratégique à se financer. » Selon ses estimations, le montant total généré par l’EI grâce à l’exploitation du champ pétrolier d’Al-Omar était compris entre 1,7 et 5,1 millions de dollars par mois (1,5 et 4,6 millions d’euros).

L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH) (sic) a indiqué pour sa part que les raids de la coalition sur Al-Omar avaient détruit des gazoducs et des installations pétrolières. Le directeur de l’OSDH Rami Abdel Rahmane a également ajouté qu’un civil avait été tué et que plusieurs civils et combattants de l’EI avaient été blessés au cours de ces raids.

S’agissant de l’impact géopolitique et économique d’une telle attaque pour la Syrie, rappelons que le pays a signé en juillet 2011 avec l’Irak et l’Iran un « mémorandum d’entente » pour la construction d’un gazoduc qui, d’ici 2016, devait relier le gisement iranien de South Pars, le plus grand du monde, à la Syrie et à la Méditerranée. Plusieurs sociétés européennes devaient être associées à l’exploitation de ce « gazoduc islamique”.

Au final, la Syrie où a été découvert notamment un important gisement près de Homs, pourrait ainsi devenir un noeud de transit de couloirs énergétiques, offrant une alternative aux réseaux de gazoducs qui traversent …. la Turquie et à d’autres réseaux de pipelines …. contrôlés par les majors pétrolières US et européennes.

Le projet Iranien de gazoduc “gaz islamique” ou “Islamic Gas Pipeline ” d’un coût estimé à 10 milliards de dollars devrait ainsi traverser l’Irak et la Syrie afin de proposer des livraisons de gaz liquéfié en Europe via les ports méditerranéens de Syrie. D’une longueur de 5.600 km, ses capacités pourraient permettre le transport de 35 Milliards de m³ de gaz par an.

A terme, le Liban, l’Irak, la Jordanie et la Syrie pourront se raccorder à ce gazoduc. Chose qui déplaît fortement aux Etats-Unis et à leurs alliés occidentaux, qui veulent garder la main-mise sur ce gaz, leur “défaite” sur le projet parallèle du gazoduc Nabucco leur restant encore en travers de la gorge. La Turquie ayant quant à elle tout à perdre de ce nouveau pipeline contournant son territoire.

En juillet 2011, les analystes indiquaient d’ores et déjà que la signature de l’accord sur le « gazoduc islamiste » pouvait être vue comme un échec de la stratégie américaine d’isolement de la Syrie, et comme un geste d’indépendance du gouvernement irakien de Nouri al-Maliki, en place depuis décembre 2010, à quelques mois du retrait des dernières troupes américaines.


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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Sam 14 Nov - 4:57

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ATTENTATS À PARIS, VENDREDI 13 NOVEMBRE 2015
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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mar 17 Nov - 2:42



Attentats de Paris. Le temps des représailles


Dessin de Stephff. Stephff.

Sans surprise, le président français François Hollande a choisi de rétorquer vite et fort après les attentats de Paris, note la presse étrangère


Citation :
Jusqu’à présent, la France menait des frappes aériennes contre l’Etat islamique en Irak, n’agissant en Syrie que de façon épisodique, soucieuse de ne pas renforcer Bachar El-Assad en tuant ses ennemis. Mais, après les attaques du 13 novembre qui ont brisé un vendredi soir festif et pacifique à Paris, la France veut envoyer un message clair sur sa détermination à lutter contre l’Etat islamique et sa capacité à mener des attaques en dehors du territoire qu’il contrôle”, annonce The New York Times au lendemain des frappes françaises sur Raqqa.  

Pression

Joints sur place, des militants de l’opposition ont parlé d’une trentaine de bombes qui ont touché entre autres un stade, un musée et des installations médicales. Les frappes auraient privé d’électricité la ville, qui compte près de 200 000 habitants”, rapporte The Washington Post. Et il souligne que la décision de François Hollande “va accentuer la pression sur l’administration américaine et la pousser à prendre elle aussi des mesures supplémentaires pour s’assurer que l’Etat islamique ne puisse pas attaquer directement les Etats-Unis”.
 
. . .

A Milan, le Corriere della Sera titre sur la réponse de “Hollande avec des bombes”. “Après les massacres, la douleur et les larmes, la France réagit aux attentats qui ont ensanglanté Paris : bombardement massif sur Raqqa, la ‘capitale’ de l’EI en Syrie. Des centres de commandement et d’entraînement ont été frappés”, indique le quotidien italien.
...
Le journal de Milan note que “cette action militaire a été communiquée par le président Hollande peu après que son prédécesseur à l’Elysée, Nicolas Sarkozy, soit intervenu au journal de 20 heures pour expliquer aux Français ses propositions contre l’Etat islamique” et y ait plaidé pour des “mesures drastiques”.




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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mar 17 Nov - 16:10

Morts tous pour le petrole ? Un monde immensemment riche en ressources engendre des actes immondes..

Les estimations datées (vers 2003) des multinationales petrolieres indiquent que le territoire controlé par EI- Daesh en Syrie et en Irak represente plus de 2000 milliards $ en reserves petroliéres,sans compter les gisements fracturables non chiffrés...
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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mar 17 Nov - 16:57

salut vlad2, heureux de te revoir

j'ai cru que t'en avais marre de te faire engueuler par Patlotch, ce teigneux atrabilaire, que je ne parviens pas à administrer

ou que t'étais malade

ou les deux

ou rien

mais, t'es là, vlad 2, tant mieux, Está bien, mejor !
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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mar 17 Nov - 22:48


Après les attentats de Paris, Hollande prépare un État policier en France Alex Lantier et Stéphane Hugues WSWS 17 novembre 2015


Dans son discours au parlement réuni en Congrès au Château de Versailles, François Hollande a annoncé son intention de réagir aux attentats terroristes commis vendredi à Paris par l'État islamique (EI) en jetant les bases légales de ce qui serait un État autoritaire en France

Citation :
Personne ne doit se méprendre sur le contenu politique des mesures évoquées par Hollande. Elles accorderaient au président le droit d'exercer un pouvoir arbitraire, de transférer l'autorité publique des institutions civiles aux forces militaires, et de suspendre des droits démocratiques essentiels. La République française, même si elle n'était pas dissoute formellement, serait visiblement contraire aux principes élémentaires de la démocratie.

Hollande a déjà imposé l'état d'urgence dans tout le pays ce week-end. A présent, il propose un profond remaniement de la Constitution, afin de modifier les différents régimes juridiques d'exception qui existent dans la législation française, et de préparer un régime d'exception durable à imposer d'ici trois mois.

Hollande a dit : « nous allons prolonger, vous allez prolonger, l'état d'urgence au-delà des 12 jours pour 3 mois. Mais après l'état d'urgence, nous devons être pleinement dans un état de droit pour lutter contre le terrorisme. Et puisque la menace va durablement peser, et que la lutte contre Daech va nous mobiliser encore longtemps, sur le front extérieur comme sur le terrain intérieur, j'ai également décidé de renforcer substantiellement les moyens dont disposent la justice et les forces de sécurité ».

Il a ordonné au parlement de travailler avec le premier ministre, Manuel Valls, afin de modifier la Constitution en conséquence: « J'estime en conscience que nous devons faire évoluer notre Constitution pour permettre aux pouvoirs publics d'agir conformément à l'état de droit aux actes de guerre. Aujourd'hui notre texte comporte deux régimes particuliers qui ne sont pas adaptés ».

Selon Hollande, l'article 16, qui régit l'attribution des pleins pouvoirs au président, et l'article 36, qui régit l'état de siège, ne sont « pas adaptés à la situation que nous rencontrons ». Ils devraient céder la place à « un outil approprié pour fonder la prise de mesures exceptionnelles pour une certaine durée sans recourir à l'état d'urgence et sans compromettre l'exercice des libertés publiques ».

Cette dernière déclaration, selon laquelle le Parti socialiste ne compte pas porter atteinte aux libertés publiques, est une fraude politique.

Si Hollande estime qu'il est nécessaire de remanier les différents régimes d'exception en France, c'est manifestement que le gouvernement compte en utiliser les dispositions, et ce pour une durée qui serait indéterminée. Ceci ouvre carrément le chemin à l'imposition d'une dictature en France, car les dispositions de ces états d'exception sont incompatibles avec l'exercice des libertés publiques.

*L'état d'urgence, encadré par la loi de 1955, permet à l'État d'imposer des couvre-feu, de prendre « toute mesure pour assurer le contrôle de la presse et de la radio », de mener arbitrairement des perquisitions à domicile, d'interdire des réunions, et d'organiser des tribunaux militaires.

Dans un discours belliqueux prononcé hier, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a insisté pour dire que les moyens fournis par l'état d'urgence seraient « entièrement et pleinement utilisés ». Il a indiqué qu'une première application serait « la dissolution des mosquées dans lesquelles des acteurs appellent ou profèrent la haine ».

*L'article 16 accorde au président français le droit de s'accorder les pleins pouvoirs « Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate, et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu ... ».

Cependant, les députés et sénateurs peuvent saisir le Conseil constitutionnel afin de contester la déclaration du président que les conditions pour l'exercice des pleins pouvoirs sont réunies. En effet, il serait dérisoire de déclarer que l'EI par lui-même menace l'ensemble des institutions de la République ou l'indépendance et l'intégrité territoriale de la France.

*L'état de siège, selon un « exposé général » publié par le Sénat, « se caractérise par :

- la substitution de l'autorité militaire à l'autorité civile dans l'exercice du pouvoir de police;
- l'extension des pouvoirs de police puisque l'autorité militaire a le droit de perquisitionner de jour et de nuit, d'éloigner les repris de justice et les non domiciliés dans les lieux soumis à l'état de siège, d'ordonner la remise des armes et des munitions et d'interdire les publications et les réunions susceptibles d'entretenir le désordre;
- la compétence des tribunaux militaires pour les civils inculpés de crimes et délits contre la sécurité de l'Etat, les institutions ou l'ordre public ».

Toutefois, dans l'état actuel de la législation française, l'état de siège ne peut s'appliquer qu'à une partie du territoire national, en réponse à une insurrection armée ou à une guerre. Ces conditions ne s'appliquent manifestement pas à une lutte contre un groupement terroriste clandestin comme l'État islamique, qui ne dispose que de quelques centaines de membres en France.

Les discussions officielles de recours à de pareilles mesures soulignent que le régime capitaliste en France et en Europe sombre dans une crise profonde. La démocratie bourgeoise s'effondre.

En menant une guerre pour renverser le régime syrien Paris et ses alliés ont financé des milices islamistes terroristes, dont est issu l'EI, et créé les conditions pour que cette guerre se répande en Europe et à travers le monde. A présent, loin d'abandonner cette guerre réactionnaire qui nourrit l'EI, ils exploitent la tragédie de Paris pour préparer un assaut en règle contre les droits de la population française.

La dernière application de tous les moyens de l'état d'urgence à l'ensemble du territoire national date de la guerre d'Algérie, quand l'impérialisme français les a invoqués pour tenter d'écraser le peuple algérien lors de sa guerre d'indépendance de 1954 à 1962.

Plusieurs mesures ont toutefois été imposées lorsque l'état d'urgence fut décrété contre les émeutes de masse dans les banlieues en 2005, après la mort de deux jeunes poursuivis par la police, Zyed Benna et Bouna Traoré.

Les pleins pouvoirs n'ont été accordés à un chef d'État français que deux fois au siècle dernier, au maréchal Pétain pour fonder la dictature fasciste de Vichy en 1940, et au général Charles de Gaulle lors du « putsch des généraux » partisans de l'Algérie française contre de Gaulle, en 1961.

L'imposition de politiques ayant de pareils antécédents souligne que les tensions de classe en France et à travers l'Europe atteignent un niveau explosif. Minés par l'austérité et l'explosion des inégalités sociales, entraînés dans des guerres de plus en plus vastes, de l'Ukraine au Moyen Orient et au Mali, les régimes européens n'ont plus rien à offrir à des populations appauvries et mécontentes.

Si pour l’instant les mesures prises par l’Etat français visent ostensiblement l’EI, l’établissement permanent d’un régime autoritaire tel qu’il est annoncé par Hollande aura pour objectif de réprimer la classe ouvrière, la grande majorité de la population.

Les avertissements les plus sévères à la classe ouvrière sont nécessaires. La réaction favorable des médias au discours de Hollande et les commentaires belliqueux de l'opposition soulignent le large consensus qui existe dans les milieux dirigeants sur la nécessité de mesures antidémocratiques. La seule vraie base sociale qui existe pour la démocratie est la classe ouvrière, mobilisée indépendamment en lutte, sur un programme socialiste, pour la défense de ses droits.

L'ex-Président Sarkozy a déjà proposé de mettre 11.500 personnes fichées par les services de renseignement sous « résidence surveillée avec un bracelet électronique le temps d’évaluer leur dangerosité ».

Un de ses bras droits, Laurent Wauquiez a quant à lui, déjà évoqué la nécessité de construire des « centres d'internement ». Cette possibilité n'est pas prévue par la loi de 1955 sur l'état d'urgence. Rédigée peu après l'Occupation nazie, elle interdit la construction de camps d'internement, qui aurait rappelé à l'époque les camps de concentration et d’extermination des nazis.


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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mer 18 Nov - 0:15





François Hollande en visite à Riyad, en décembre 2013
KENZO TRIBOUILLARD / AFP

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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mer 18 Nov - 8:08



Attentats à Paris: La population de Raqqa, le «fief de Daesh», vit dans l’attente des bombardements
M.C. 17.11.2015

SYRIE Les civils redoutent de payer le prix des attentats revendiqués par les djihadistes...



Des habitants de Raqqa le 24 décembre 2014

STR / RMC / AFP


Citation :
Depuis vendredi soir, ils vivent dans l'attente des bombardements. La population civile de Raqqa, le «fief de Daesh en Syrie», savait que la réponse française ne tarderait pas après les attentats perpétrés à Paris, qui ont fait au moins 129 morts. Dès dimanche soir, dix chasseurs-bombardiers ont en effet largué 20 bombes sur la région de Raqqa, un raid renouvelé dans la nuit de lundi à mardi.  

Avant le raid de dimanche, Daesh avait évacué une grande partie de la ville en prévision des frappes, et les habitants, qui vivent sous l’autorité du groupe, se préparaient aux bombardements, selon un membre du groupe d'activistes anti-Daesh «Raqqa est massacré en silence». « Après les attentats de Paris, la plupart des civils s’attendaient à une action militaire [de la France], ils savaient que quelque chose allait se passer », confie-t-il à Vice News. Il ajoute que les habitants « craignent qu’il n’y ait des morts ».

«Optimisme prudent»

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), «il y a eu au moins 36 explosions » dimanche à Raqqa, certaines causées par des frappes aériennes, d'autres par des explosifs», qui n’ont pas fait de victimes civiles. Ce que confirme à l’Agence France-Presse Abou Mohamed, un autre membre de «Raqqa est massacré en silence», qui est la principale source d’informations dans cette région étroitement contrôlée par les djihadistes. Ces activistes rapportent que l’une des frappes françaises a visé le lieu où était détenue l’otage américaine Kayla Mueller, tuée en février.

Alors que le bilan humain des nouvelles frappes françaises de mardi n’est pas encore connu, Tim Ramadan, également membre du groupe anti-Daesh, évoquait lundi un « optimisme prudent » au sein de la population. « Les familles parlent des raids aériens et sont maintenant persuadées que la réponse française sera contre Daesh, et non contre les habitants de Raqqa », déclare-t-il à Vice News.

« Les frappes de la coalition sont beaucoup plus précises que les frappes russes, qui sont comme celles du régime, indiscriminées »,
juge un habitant de Raqqa contacté par l’agence Reuters. Alors que de nouvelles frappes sont encore attendues, les « 30 à 40% » de la population qui n’ont pas fui la ville, selon un autre résident, continuent à redouter le pire.


les frappes françaises à Raqqa autres infos






Attentats à Paris: Raqqa, «la vitrine» de Daesh où les habitants vivent dans la terreur

SYRIE La ville syrienne, «vitrine» de Daesh, subit non seulement la loi et la violence du groupe terroriste, mais aussi les bombardements de l'armée syrienne et de la coalition internationale...
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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mer 18 Nov - 14:38

Les médias allemands réclament la guerre et la dictature suite aux attentats de Paris Johannes Stern WSWS 18 novembre 2015

Quiconque lit les tribunes des deux grands journaux du dimanche en Allemagne aurait bien du mal à ne pas conclure que les élites allemandes considèrent les terribles attentats de Paris comme l’occasion de promouvoir leur programme droitier.


Citation :
Dans des articles portant des titres comme « En pleine guerre mondiale », « Ce n’est plus du terrorisme, c’est la guerre » et « Nous ne devons pas nous soumettre, nous devons lutter, » Berthold Kohler dans le Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung, Stefan Aust et Mathias Döpfner dans Die Welt am Sonntag appellent à la guerre et à la dictature avec une agressivité qu’on n’avait enregistrée précédemment que dans les milieux d’extrême-droite.

Kohler, Aust et Döpfner ne sont pas n’importe qui. Ils font partie des soi-disant « journalistes alpha », ceux qui entretiennent les liens les plus étroits avec le gouvernement et les milieux sécuritaires et qui se sont servis de la crise ukrainienne pour faire une propagande de guerre contre la Russie et pour le retour du militarisme allemand.

Köhler est, depuis 1999, l’un des quatre rédacteurs du Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ) et il participe régulièrement à la Conférence de Munich sur la sécurité. Döpfner, le PDG du groupe de presse Axel Springer SE, l’une des plus grandes sociétés médiatique d’Allemagne, est aussi membre du Global Board of Advisors du groupe de réflexion américain Council on Foreign Relations et figure sur la liste des participants aux réunions notoires du Bilderberg. Aust fut rédacteur en chef de Der Spiegel de 1994 à 2014 et il est depuis 1994 rédacteur en chef du journal conservateur de Springer, Die Welt.

Dans leurs articles, tous trois établissent un parallèle direct avec le 11 septembre. Cette comparaison à elle seule en dit long sur le programme politique réactionnaire de ces journalistes. Les attentats terroristes du 11 septembre 2001, dont les circonstances exactes n’ont jamais été élucidées, servirent de prétexte aux gouvernements Bush et Obama pour mener des guerres illégales, imposer un réarmement militaire massif à l’extérieur et accroître les pouvoirs de l’Etat à l’intérieur du pays.

Les Etats-Unis ont, au nom de la « guerre contre le terrorisme », envahi l’Afghanistan (2001) et l’Irak (2003). La guerre de l’OTAN contre la Libye (2011) et la guerre civile qu’elle a attisée en Syrie ont dévasté toute la région, tuant des millions de gens et faisant plus de réfugiés encore. Les Etats-Unis pratiquent dans le monde entier la torture et l’assassinat d’adversaires réels ou présumés de leur politique belliciste, ils espionnent l’humanité entière et mettent en place un Etat policier en Amérique.

Des cercles politiques conservateurs et les médias allemands sont en train d’exploiter le choc des terribles attentats de Paris pour atteindre des objectifs similaires, qu’ils n’ont jusque-là pu imposer que de façon limitée. Ils ont deux objectifs principaux: d’une part, ils veulent promouvoir le retour à une politique étrangère et de guerre plus agressive, annoncée par le président Gauck et le gouvernement fédéral. D’autre part, ils prônent ouvertement l’établissement d’un régime autoritaire dans le but de briser une résistance populaire largement répandue au militarisme; cela en armant l’appareil d’Etat en vue des luttes de classe à venir.

Pour faire progresser leur programme politique réactionnaire et « préparer » l’opinion publique à accepter la guerre et la dictature, les auteurs caractérisent les attentats de Paris comme un acte de guerre dont les « ondes de choc dépassent celles de jadis, » une référence au 11 septembre. Ils concluent que la prétendue « guerre globale » (Aust)[/i] ou « guerre mondiale » (Kohler) requiert des contre-mesures extrêmes.

Kohler écrit que les événements survenus à Paris pourraient « avoir de lourdes conséquences – pour la France, pour l’OTAN et donc aussi pour l’allié le plus important, l’Allemagne. » Le rédacteur du FAZ réclame une intervention militaire plus agressive de l’Allemagne au Moyen-Orient. « La maxime de Merkel, qu’il faut combattre les causes du flot de réfugiés en Syrie, pourrait subitement connaître pour elle un changement de signification non désiré, » a-t-il dit.

Kohler associe directement son appel à la guerre à un plaidoyer pour un régime autoritaire. « Plus que jamais c’est maintenant une affaire d’unité de l’occident. Et par conséquent qu’il montre sa volonté et son habilité à protéger ses valeurs, » a-t-il écrit ajoutant, « Compte tenu de l’ampleur de la menace et de l’asymétrie du conflit, ceci ne sera pas tout à fait possible sans l’imposition de restrictions des libertés qui sont à défendre, au besoin, par nos propres troupes en Syrie. Il ne sera pas possible de gagner cette bataille historique sans faire de sacrifices. »

Il a conclu sa tribune apocalyptique par une attaque à peine dissimulée contre la chancelière Angela Merkel qui, malgré la répression qu’elle fait subir aux réfugiés, est considérée depuis longtemps dans les milieux de droite comme trop « molle. » Avant les attentats de Paris, les Allemands ne trouvaient « rien à redire à un visage aimable à la tête de leur gouvernement, » a déclaré Kohler, mais, à une époque comme celle-ci, « ils veulent et ils ont besoin d’en avoir un autre : un dur. »

Aust s’en prend lui aussi violemment à Merkel et condamne « l’humanité exprimée dans la culture de bienvenue [de l’Allemagne] » comme étant « dangereusement naïve. » Il a non seulement la nostalgie d’un gouvernement « dur » mais jette une suspicion générale sur des centaines de milliers de réfugiés cherchant refuge en Allemagne pour fuir les conséquences de la politique belliciste occidentale. « L’appareil de sécurité, en veilleuse pendant des années, » a été « totalement dépassé », et l’ouverture des frontières a « permis l’exportation de la guerre. » Personne ne peut estimer « lesquels dans la foule des jeunes gens sont des réfugiés sans ressources ou lesquels sont… de violents islamistes. »

Döpfner va encore plus loin dans ses diatribes contre les réfugiés. Il nomme d’un trait la « crise de réfugiés » et « la vague de terrorisme à Paris » les qualifiant tous deux « d’accélérateurs de combustion dans une culture de la guerre qui a longtemps couvé. » Sa nostalgie d’un régime autoritaire qui dirige une « culture de guerre » ne pourrait être plus apparente. « Les régimes non démocratiques du monde sont souvent virils et dirigés plus résolument, les sociétés démocratiques sont souvent faibles, indécises et hésitantes, » se lamente-t-il.

Alors que « les Russes, les Chinois et la plupart des pays islamiques, » savent « ce qu’ils veulent, » et concrétisent leurs objectifs, « la plupart des démocraties… [recherchent] le dialogue, le compromis et surtout les acclamations de leur propre peuple. » La conséquence de cette politique est « l’inaction en Syrie. L’hésitation en Iran. Regarder ailleurs dans les régions radicalisées d’Afrique. »

Le message de Döfner est clair: faire la guerre dans d’autres endroits du Moyen-Orient et agir brutalement contre les réfugiés suppose des déportations et des expulsions immédiates – qui à leur tour requièrent un régime autoritaire. Le patron de Springer exige notamment que soit mise en vigueur une « politique de la force » grâce à « une radicalisation du centre sociétal. »

En Allemagne, le contenu politique et les conséquences historiques de telles expressions sont bien connus. La dernière fois que l’élite allemande a emprunté une politique de la « radicalisation du centre sociétal » dans le but de poursuivre une « politique de la force, » cela avait abouti à la terreur nazie, à la Seconde Guerre mondiale et aux pires crimes de l’histoire de l’humanité.

Döpfner, Kohler, Aust et les cercles conservateurs dont ils sont les porte-parole ne disposent d’aucun soutien significatif dans la population mais leurs commentaires sont un clair avertissement. En réaction à la plus profonde crise du capitalisme européen et mondial depuis les années 1930, des sections de l’élite allemande sont de nouveau prêtes à envisager la guerre, la dictature et le racisme pour défendre les intérêts du capitalisme et de l’impérialisme allemands.

(Article original paru le 17 novembre 2015)


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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mer 18 Nov - 23:39

je trouve le titre très "journalistique", mais quelques éléments sont intéressants, en termes de géo-politique classique de la guerre entre États, dans les conditions d'un pilotage à courte vue, ce qu'on appelle au mauvais sens du terme une improvisation, dans laquelle la France ne conduit plus rien, mais gonfle le torse en se mettant an avant : Daesh aurait-il les moyens d'un second 11 septembre : 2977 victimes à New-York

aucun mots des intérêts et de la concurrence économique en toile de fond : ils vont tous là-bas pour les valeurs humaines


La France opère un revirement complet sur la Syrie 18 novembre 2015 | Par Thomas Cantaloube


François Hollande a décidé d'un virage à 180 degrés en matière de politique étrangère. Il rencontrera Poutine le 26 novembre pour bâtir une alliance contre l'État islamique. Mais, au-delà des frappes aériennes, il n'y a guère de stratégie pour ramener la paix en Syrie et construire une solution politique.

Citation :
Peu de changements en matière de politique étrangère ont été aussi visibles que le virage à 180 degrés effectué par François Hollande sur la Syrie au lendemain des attentats du 13 novembre 2015. Alors que le président de la République française et son ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, défendaient depuis des mois une ligne « Ni Bachar, ni Daech », il semble bel et bien que la nouvelle position hexagonale soit devenue « Tous contre Daech et on verra pour Bachar après ».

Bien entendu, ce n’est pas ainsi que l’Élysée le formule, mais toutes les actions militaires entreprises et toutes les annonces diplomatiques formulées depuis le 15 novembre indiquent que la France a changé de pied sur la Syrie. Alors que les avions français n’avaient procédé qu’à trois bombardements sur la Syrie depuis septembre 2015, ils en ont effectué trois en trois nuits les 15, 16 et 17 novembre. Alors que l’implication de la Russie dans le conflit syrien était constamment dénoncée, François Hollande a désormais rendez-vous à Moscou avec Vladimir Poutine le 26 novembre (il verra au préalable Barack Obama à Washington le 24).

Et, d’après ce qui se dessine, il ne s’agira pas d’établir les bases d’une coalition américano-russo-française, mais plutôt pour la France (et les États-Unis qui ont déjà entamé le mouvement depuis plusieurs semaines) de se rallier à la Russie. Le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, l’a indiqué très clairement mercredi 18 novembre en déclarant que les Occidentaux devaient abandonner leurs exigences d’une sortie de Bachar al-Assad « s’ils veulent véritablement former une coalition internationale contre les militants de l’État islamique ». « Il est simplement inacceptable de poser des pré-conditions pour s’allier dans la bataille contre les terroristes du soi-disant État islamique », a-t-il ajouté.

« Il est évident que les Russes ne vont pas changer de position alors que tout le monde se tourne désormais vers eux », analyse un diplomate français en poste en Europe de l’Est. « Tout au plus peut-on espérer que les Russes cesseront de bombarder les autres opposants à Bachar al-Assad pour se concentrer sur les forces de Daech. » Car, en effet, depuis que Moscou s’est lancé dans le ciel syrien à la fin de l’été 2015, ses missiles ont bien plus frappé les différentes factions de l’Armée syrienne libre ou les groupes de combattants islamistes « modérés » que les bases de l’État islamique.


Les soldats américains à Bagdad en 2006. L'exemple à ne pas suivre.
© Thomas Cantaloube

Pour les États-Unis, une alliance Washington-Moscou-Paris ne serait pas un renversement complet de stratégie. Obama avait finalement abandonné l’idée de bombarder Damas après que la « ligne rouge » sur l’emploi d’armes chimiques a été franchie à l’été 2013. Un accord avait ensuite été passé entre le secrétaire d’État John Kerry et Sergueï Lavrov pour un désarmement chimique du régime syrien. Cela fait désormais des mois que les deux diplomates ne cessent de se parler pour tenter d’avancer dans ce conflit et les récentes discussions à Vienne vont dans ce sens. Par ailleurs, depuis que les chasseurs et les missiles de croisière russes volent dans les cieux syriens, une coordination militaire existe avec les Américains afin d’écarter tout risque de collision ou d'incident aérien. Enfin, alors que les deux présidents ne s’apprécient guère, Obama a cru bon de déclarer mercredi 18 novembre que Poutine est « un partenaire constructif » dans la crise syrienne.

Pour la France, le revirement est plutôt spectaculaire. Paris avait, il y a tout juste un mois et demi, rejeté la proposition russe d’une coalition « anti-État islamique » formulée par Vladimir Poutine à l’Assemblée générale des Nations unies. Et, lors des discussions de Vienne, Paris continuait de faire du départ de Bachar al-Assad un préalable.

« Ce n’est jamais facile de manger son chapeau, mais c’est ce que nous venons de faire », explique encore le diplomate français en Europe de l’Est. « Le calcul de l’Élysée a été purement pragmatique. Primo : entre deux ennemis, on choisit le moins menaçant. Secundo : sachant que les Américains et les Russes se rapprochaient, Paris n’a pas voulu se retrouver hors jeu. » Et ce d’autant plus que, sans Washington, la France ne peut pas faire grand-chose en Syrie. Même les frappes menées depuis le 15 novembre, qui sont indubitablement des actions de représailles aux attentats, ont bénéficié de l’appui des informations et de la logistique des États-Unis.

Cependant, même si une coalition anti-Daech menée par les Russes, les Américains et les Français émerge dans les semaines qui viennent, que va-t-elle pouvoir faire ? Comme l’a répété l’historien et spécialiste de la Syrie Jean-Pierre Filiu sur Mediapart, « il n’existe plus de bonnes solutions aujourd’hui ». Tout affaiblissement de Daech renforcera inévitablement Bachar al-Assad, alors même qu’il porte la responsabilité de la guerre civile qui déchire son pays depuis quatre ans.

Les bombardements aériens provoqueront forcément des « dégâts collatéraux » et la mort de nombreux civils, contribuant à une mécanique bien rodée, observée notamment en Afghanistan et en Irak, de radicalisation accrue des populations. L’envoi de troupes occidentales (ou russes) au sol est exclu par tous, mais qui sera capable de déloger les soldats de Daech de leurs territoires : les Kurdes ? les Irakiens ? L’armée syrienne ? Chacune de ces trois hypothèses soulève autant de problèmes qu’elle n’en résout…


Dans une interview 3 au Monde, Nicolas Sarkozy plaide de manière surréaliste pour faire la même chose qu’en Libye : « Je suis pour une intervention avec des troupes au sol provenant des pays arabes de la région, mais certainement pas occidentales. C'est ce que l'on a fait en Libye et cela a parfaitement fonctionné. » C’est au contraire, assurent tous les experts de la Libye qui ont vu ce pays se disloquer et la région être déstabilisée après la guerre de 2011, ce qu’il ne faut pas faire. « Il faut accompagner toute action militaire d’une action politique, qui permette de trouver une sortie de la guerre civile syrienne, au-delà de la simple équation Bachar ou Daech », affirme William MacCants, expert du djihadisme au Center for Middle east policy. « Or c’est là que les choses se compliquent. Détruire Daech, cela peut se faire. Ramener la paix en Syrie cela paraît bien plus compliqué. »

Quelle motivation Bachar al-Assad pourra-t-il bien avoir pour négocier son départ ou son effacement, alors que son allié russe est le maître du jeu ? Pourquoi les autres groupes rebelles syriens voudraient-ils déposer les armes puisqu’ils auront, une fois de plus, le sentiment d’avoir été trahis (et bombardés) par les Occidentaux ? Myriam Benraad, chercheuse spécialisée sur l’Irak, le rappelait sur Mediapart : « Il y a une impasse militaire évidente, (…) mais il faut aussi réaliser que le politique est mort. Les Syriens sont aujourd’hui préoccupés par leur survie avant toute chose. »

Le revirement français sur la Syrie permettra peut-être de faire reculer Daech, ou en tout cas de déstabiliser suffisamment l’organisation pour qu’elle ne soit plus en capacité d’exporter son djihadisme meurtrier, comme l’invasion de l’Afghanistan a affaibli Al-Qaïda. Mais on peut craindre que, comme lors des guerres récentes en Irak ou en Libye, la victoire militaire contre l’État islamique ne fasse jaillir de nouveaux problèmes, de nouvelles menaces.


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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Mer 18 Nov - 23:51

France – 13 et 14 novembre 2015 – La dictature sioniste française commandite une attaque terroriste à Paris do les7duQuébec 18 novembre 2015


Il y a des élections en France dans moins de trois semaines. Il y a peu de temps, le dictateur turc Erdogan a commandité un attentat pile trois semaines avant des élections qu’il a ainsi gagnées ; alors que, sinon, sans ces attentats qui l’ont fait passer pour un héros antiterroriste, il allait les perdre.



Citation :
L’ÉTAT D’URGENCE EST UN COUP D’ÉTAT

Préliminaire : ils voient des complotistes partout !

La théorie du complotisme est un vaccin inventé par le pouvoir pour neutraliser par avance toute dénonciation de ses manipulations, lui permettant ainsi à loisir de continuer, malgré les dénonciations, à commanditer divers attentats terroristes et à mettre en scène la « lutte contre le terrorisme », pour justifier des lois dictatoriales lui autorisant d’espionner et de contrôler totalement la population, et ainsi d’empêcher la révolution.


Les kamikazes étaient tous équipés de ceintures ou gilets explosifs, qu’ils ont actionnés pour commettre leur attentat ou au moment d’être tués par la police : une première en France ! Comme fabriquer un tel gilet explosif n’est pas à la portée du premier bricoleur venu connecté sur internet, il faut se demander qui les leur a procurés en France.

Bien sûr, si les terroristes étaient sous la protection des services secrets français, ils n’avaient aucun problème pour obtenir de leur part des gilets explosifs, ni pour rentrer au Bataclan avec lesdits gilets et avec des kalachs.

Et aussi, comme c’est curieux, Hollande était présent dans l’un des lieux (le stade de foot) où s’est déroulé l’un des attentats. Quel courage ! Cependant, les terroristes venus là, s’ils étaient venus avec leurs ceintures d’explosifs, avaient « oublié » leurs armes à feu ; ainsi, ils n’ont pas pu viser de loin expressément Hollande, qui a donc pu s’en sortir sans dégât aucun. Quel heureux hasard ! Ou bien s’agissait-il de terroristes bien contrôlés par des services secrets français ne voulant courir aucun risque ?

Il faut de plus noter qu’il y a peu de temps, le dictateur turc Erdogan a commandité un terrible attentat pile trois semaines avant des élections qu’il a ainsi gagnées ; alors que, sinon, sans ces attentats qui l’ont fait passer pour un héros antiterroriste, il allait les perdre.

En France, il va y avoir des élections — à l’origine fort peu favorable au parti au pouvoir — trois semaines après les terribles attentats qui viennent d’avoir lieu à Paris ! curieux, non ? Le succès de la tactique d’Erdogan serait-il source d’inspiration à Paris ?

La direction de DAECH appartient aux services secrets occidentaux (*). Donc, quand DAECH commet du terrorisme, ce ne peut qu’être à leur demande.

(*) La direction de DAECH appartient aux services secrets occidentaux qui s’en servent pour faire la guerre contre le régime antisioniste syrien, dont Bachar el-Assad n’est que le plus haut représentant. On a essayé de nous faire croire que DAECH n’était pas soutenu, mais combattu par l’Occident, mais c’est faux. C’est un mensonge ! Quand l’Amérique a fait la guerre contre la Yougoslavie de Milosevic, elle a détruit son armée en quelques semaines alors que son succès est nul au bout d’un an contre DAECH ! Pourtant, l’armée yougoslave était infiniment plus puissante que DAECH ! L’Amérique est derrière DAECH. Par contre les Russes, eux, ont de nombreux succès contre DAECH, bien que ce soit difficile puisque DAECH est très bien armé par l’Occident !


Article complet : http://mai68.org/spip/spip.php?article8947

Spectacle de terrorisme à Paris des 13 et 14 novembre 2015. Quelques éléments de réflexion
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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Jeu 19 Nov - 15:07



Après les attentats de Paris, bientôt des soldats allemands et irlandais au Mali ? Trésor Kibangula 18 novembre 2015

Au lendemain des attentats terroristes du 13 novembre à Paris, la France a demandé une assistance militaire aux autres États membres de l’UE. Dans ce cadre, un déploiement des troupes européennes – allemandes et irlandaises a priori - en Afrique de l’Ouest paraît désormais plus que probable. Décryptage


Citation :
C’est une grande première dans l’histoire de l’Union européenne (UE). Le 17 novembre, lors d’une réunion des ministres européens de la Défense à Bruxelles, le Français Jean-Yves Le Drian a invoqué la « clause de défense mutuelle » consacrée dans l’article 42.7 du traité de Lisbonne. La disposition était déjà citée la veille par le président français, François Hollande, lors de son discours devant les deux chambres du Parlement français réunis en Congrès à Versailles.

En quoi consiste la « clause de défense mutuelle » ?

La clause invoquée veut qu’« au cas où un État membre serait l’objet d’une agression armée sur son territoire, les autres États membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir (… ) ».


La France a été attaquée, l’Europe entière a été attaquée.

Dans la foulée de l’invocation historique de cette disposition à Bruxelles, Federica Mogherini, la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, également vice-présidente de la Commission, et Jean-Yves Le Drian ont tenu un « petit point de presse » pour tenter d’expliquer sa portée.

« La France a été attaquée, l’Europe entière a été attaquée », a déclaré d’entrée la chef de la diplomatie européenne, faisant allusion aux attentats terroristes simultanés qui ont plus de 120 morts, le 13 novembre, à Paris. « Ce n’est pas seulement une attaque contre la civilisation européenne, mais aussi [contre] les racines communes de nos civilisations : [une attaque] contre la civilisation », a-t-elle ajouté.

« Aujourd’hui, la France demande l’aide et l’assistance de toute l’Europe et aujourd’hui toute l’Europe unie répond ‘oui' », a indiqué Federica Mogherini.


En quoi va consister l’assistance militaire de l’UE ?

Jamais mis en oeuvre depuis l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne fin 2009, l’article 42.7 paraît pour beaucoup comme une disposition aux contours flous. Comment l’appliquer ? Des réunions bilatérales entre la France et les 27 autres États membres de l’UE sont prévus – « dans les heures qui viennent », selon Jean-Yves Le Drian – pour définir les modalités d’assistance de chacun. D’autant que, pour le ministre, cette contribution « pourra prendre des formes différentes : que ce soit sur le théâtre du Moyen-Orient ou [sur] d’autres théâtres » d’opérations.


La France ne peut plus tout faire, a martelé Le Drian

« La France ne peut plus tout faire : être à la fois dans le Sahel, en République centrafricaine, au Liban, dans les interventions de riposte sur le Levant et ensuite assurer, par ses propres forces, la sécurité du territoire nationale », a martelé le ministre français de la Défense.

Pour lui, l’assistance militaire attendue de l’UE devra ainsi se traduire « soit par une collaboration capacitaire sur les interventions françaises en Syrie et en Irak, soit par un allègement ou un soutien de la France dans d’autres opérations ».


Quelles troupes européennes au Mali ?

Si beaucoup d’États membres de l’UE ne comptent pas, pour l’instant, participer directement aux opérations en cours contre le groupe terroriste État islamique en Syrie et en Irak, certains sont plus disposés à venir épauler l’armée française engagée sur plusieurs fronts en Afrique.

L’Allemagne a annoncé que ses troupes pourraient bien être déployées au Mali pour permettre à celles de la France, engagée dans le Sahel à travers l’opération Barkhane (3 000 militaires, une vingtaine d’hélicoptères, 200 véhicules de logistique, 200 blindés, 6 avions de chasse, 3 drones et une dizaine d’avions de transport), de se redéployer sur les autres terrains de conflits, voire de revenir sur le territoire national qui fait face aux attaques terroristes.

Opération Barkhane : présence de l’armée française dans le Sahel


« Nous allons renforcer notre engagement là-bas. Et pour la France, cela représente un soulagement très important pour son armée en Afrique de l’Ouest », a fait savoir Ursula von der Leyen, ministre allemande de la Défense.

Même son de cloche du côté de l’Irlande. Son gouvernement se dit également prêt à envoyer un contingent important dans le cadre de la Minusma. Il n’est pas exclu que d’autres États membres emboîtent le pas.

Pourquoi la France n’a pas activé le dispositif similaire de l’OTAN ?

C’est à l’Otan d’attaquer Daesh.

Pour la France, invoquer l’article 42.7 du traité de Lisbonne fut un « acte politique de grande ampleur », s’est félicité Le Drian. D’autant que sa demande a obtenu le « soutien unanime » de tous les 27 autres États membres de l’UE.

Mais aux yeux de James Stavridis, ancien commandant suprême des forces de l’Alliance Atlantique, « après les attentats du 13 novembre [à Paris], c’est à l’Otan d’attaquer Daesh ». Dans une tribune publiée mardi sur Slate, celui-ci rappelle le « principe fondateur entériné dans l’article 5 (…) du Traité de l’Atlantique nord », qui dispose : « Les parties conviennent qu’une attaque armée contre l’une ou plusieurs d’entre elles survenant en Europe ou en Amérique du Nord sera considérée comme une attaque dirigée contre toutes les parties (…). En conséquence elles conviennent que, si une telle attaque se produit, chacune d’elles, dans l’exercice du droit de légitime défense, individuelle ou collective, reconnu par l’article 51 de la Charte des Nations unies, assistera la partie ou les parties ainsi attaquées », ajoute le texte.

Est-ce pour contourner les multiples « petites étapes préliminaires » de ce dispositif – approbation du Conseil de sécurité avant toute intervention militaire de l’Otan entre autres – que la France a choisi d’invoquer l’article 42.7 des traités européens en lieu et place de son équivalent contenu dans l’article 5 du traité de l’Atlantique nord ? François Hollande « a bien fait d’invoquer [l’article 42.7] pour la première fois », s’est contenté de répondre Jean-Yves Le Drian.




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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Ven 20 Nov - 14:40

Les politiciens américains profitent des attentats à Paris pour attiser la xénophobie Andre Damon WSWS 20 novembre 2015

Aux États-Unis, le pays qui porte la plus grande responsabilité de l’actuelle crise des réfugiés pour avoir attisé la guerre civile en Syrie, les politiciens se sont bousculés ces derniers jours pour réclamer davantage de restrictions concernant l’admission de personnes fuyant la catastrophe qui affecte le Moyen-Orient.

Le but de cette intense campagne médiatique orchestrée par un groupe de candidats présidentiels républicains semi-fascistes, comme Donald Trump ou Ted Cruz, est de pervertir l’opinion publique et d’attiser un climat de peur et de xénophobie dans le but de faciliter un plus grand virage vers la droite de la politique gouvernementale


Citation :
Les gouverneurs de 26 États américains ont déclaré cette semaine ne pas vouloir laisser entrer dans leurs États les réfugiés venant de Syrie. En attendant, les républicains de la Chambre des représentants projettent de présenter aujourd’hui un projet de loi qui interdirait effectivement au gouvernement d’accepter des réfugiés syriens.

Dans le même temps, les politiciens américains ont fait des déclarations fascisantes dans les médias nationaux en réclamant la fermeture des mosquées, l’exclusion des réfugiés sur la base de la religion et même le recours à des camps de concentration pour garder les migrants.

Donald Trump, le magnat milliardaire de l’immobilier et candidat républicain à la présidence a déclaré lundi dans un entretien, « Je n’aimerais pas le faire [fermer les mosquées], mais c’est quelque chose qu’il faudra sérieusement envisager parce ce que certaines de ces idées et une partie de la haine – la haine absolue – viennent de ce voisinage. »

Ce même jour, le gouverneur de New Jersey et lui aussi candidat républicain à la présidentielle, avec de bonnes chances d’être désigné, Chris Christie, avait dit lors d’un entretien radiophonique vouloir interdire à n’importe quel réfugié d’entrer dans le pays, y compris « les orphelins de moins de 5 ans ».

Le sénateur texan Ted Cruz, un autre aspirant à la désignation comme candidat républicain à la présidentielle, a dit lundi vouloir chercher à interdire l’entrée des États-Unis aux musulmans syriens tout en acceptant les chrétiens. « Il n’y a pas de gros risque que des chrétiens commettent des actes de terrorisme », a dit Cruz lors d’une conférence de presse au lycée de Myrtle Beach en Caroline du sud.

Mardi, le gouverneur de la Louisiane, Bobby Jindal a dit avoir promulgué un décret recommandant à la police de dépister les réfugiés syriens. « J’ai publié un décret disant aux agences de tout mettre en œuvre… J’ai ordonné à la police de détecter ceux qui se trouvent déjà en Louisiane », a-t-il déclaré.

David A. Bowers, le maire de Roanoke en Virginie, fut peut-être le plus provocateur en invoquant d’un air approbateur l’histoire honteuse de l’Amérique relative à l’internement des Japonais américains dans des camps de concentration durant la Seconde Guerre mondiale. « On se rappellera que le président Franklin D. Roosevelt fut contraint d’emprisonner des ressortissants étrangers japonais après le bombardement de Pearl Harbor et il semblerait que la menace émanant de l’EI de nuire à l’Amérique est actuellement tout aussi réelle et sérieuse que l’était celle de nos ennemis d’antan », a écrit Bowers dans une lettre citée par le Roanoke Times.

Tout indique que ces déclarations ont déjà incité à la violence et à des menaces à l’encontre des communautés musulmanes. Le Conseil des relations américano-islamiques (Council on American Islamic Relations, CAIR) a dit lundi avoir reçu ces derniers jours une documentation relative au « vandalisme et à des menaces ciblant des mosquées au Texas, au Kentucky, en Virginie, au Nebraska, en Tennessee, en Ohio, à New York et dans d’autre États. » Il a ajouté, « Ces incidents répondent à un type de crimes haineux et à des incidents motivés par des préjugés dans tout le pays et qui ciblent des personnes et des propriétés associées ou considérées comme associées à l’islam et à la communauté musulmane américaine. »

En réaction aux déclarations faites par les républicains, le gouvernement Obama qui a déporté plus d’immigrants que n’importe quelle autre présidence de l’histoire américaine, et qui a claqué la porte à la grande majorité des personnes qui ont fui la Syrie, adopte une posture de bienveillance envers les réfugiés.

S’exprimant mardi depuis la Turquie, Obama a fait référence à certaines des propositions faites par les candidats républicains en déclarant, « Ce n’est pas américain, ce n’est pas qui nous sommes. Nous n’avons pas d’examens religieux pour notre compassion. » Les responsables de la Maison blanche ont dit par la suite que les gouverneurs n’avaient pas le pouvoir d’influencer la politique fédérale de l’immigration en ajoutant qu’Obama opposerait son veto à la loi des républicains restreignant l’admission des réfugiés.

En réalité, le gouvernement Obama a fait l’objet de critiques soutenues sur le plan international pour sa politique très restrictive à l’égard des réfugiés syriens. 200.000 personnes au moins ont été tuées des suites de la guerre civile en Syrie, tandis que 4,2 millions de personnes sont devenues des réfugiés et 7,8 millions d’autres ont été déplacées à l’intérieur de la Syrie. Les États-Unis cependant n’ont accepté que 1500 réfugiés syriens par an en projetant de relever ce chiffre à un niveau dérisoire de 10 000.

Parallèlement, le gouvernement Obama, de concert avec le gouvernement Hollande en France, se sert des attentats à Paris comme d’une occasion d’intensifier sa campagne de bombardement en Syrie et d’accroître ses efforts de contrôler par la force militaire la région toute entière.

(Article original paru le 19 novembre 2015)


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MessageSujet: Re: "GUERRE AU TERRORISME" : la grande imposture / CALIFAT et CAPITALISME   Ven 20 Nov - 16:32



EN DIRECT. Bamako: des forces spéciales françaises et américaines déployées

extraits

[b]Une prise d'otages est en cours depuis ce vendredi matin à l'hôtel Radisson de Bamako, au Mali. Au total, 170 personnes, ont été retenus par les assaillants[/b].

Citation :
Au moins 8 nationalités présentes dans l'hôtel

Outre les Maliens, huit nationalités étaient représentées dans l'hôtel. Voici certains des ressortissants étrangers résidant dans l'hôtel au moment de l'attaque:

Algérie: Sept Algériens, dont six membres d'une délégation officielle algérienne et un cadre d'un entreprise française, ont été exfiltrés de l'hôtel, selon les autorités algériennes.

Allemagne: Deux Allemands ont réussi à sortir de l'hôtel, a indiqué le ministère des Affaires étrangères, sans préciser si d'autres ressortissants séjournaient dans l'établissement.

Belgique: Quatre Belges étaient présents au moment de la prise d'otages, selon les autorités belges, qui n'ont pas indiqué s'ils faisaient partie des otages.

Chine: Au moins sept ressortissants chinois séjournaient au Radisson Blu, selon l'agence Chine Nouvelle.

Etats-Unis: Au moins six citoyens américains ont été évacués de l'hôtel, selon le commandement militaire américain pour l'Afrique.

France: Douze employés d'Air France résidaient dans l'établissement. Ils sont désormais "en lieu sûr", a indiqué la compagnie aérienne qui a annulé tous ses vols à partir et à destination de Bamako.

Inde: Vingt ressortissants indiens présents dans l'hôtel ont été évacués sains et saufs, selon l'ambassadeur indien au Mali.

Turquie: Sept membres d'équipage de Turkish Airlines étaient dans l'hôtel, dont cinq ont été libérés : le chef de station, deux pilotes et deux personnels navigants. Deux autres personnels navigants étaient toujours à l'intérieur, selon la compagnie


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