PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 LA FRANCE AIME LES "ARABES", d'ailleurs, et riches : l'émir lave plus blanc

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MessageSujet: LA FRANCE AIME LES "ARABES", d'ailleurs, et riches : l'émir lave plus blanc   Mar 5 Mai - 9:55

Golfe: Hollande invité d'un sommet dominé par le Yémen et l'Iran Le Point 5 mai 2015

AFP / Le Point a écrit:
Les dirigeants des monarchies du Golfe se réunissent mardi à Ryad, en présence pour la première fois d'un chef d'Etat occidental, le Français François Hollande, alors qu'ils sont confrontés à de graves crises, à commencer par la guerre au Yémen voisin.

Cinq des six Etats du Conseil de coopération du Golfe (CCG) qui participent au sommet en Arabie saoudite, se sont alliés fin mars à quatre autres nations arabes pour faire reculer des rebelles chiites au Yémen et enrayer ce qu'ils perçoivent comme une tentative de mainmise de l'Iran sur ce pays de la péninsule arabique.

Le programme nucléaire de Téhéran et l'accord-cadre conclu début avril sous l'impulsion de Washington sont également à l'ordre du jour, tout comme la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique (EI) qui sévit principalement en Irak et en Syrie, selon des sources diplomatiques.

Le sommet de Ryad, qui commence à la mi-journée, a lieu au moment où les monarchies sunnites du Golfe s'inquiètent d'un éventuel rapprochement entre l'Iran chiite et les Etats-Unis dont le secrétaire d'Etat John Kerry est attendu mercredi en Arabie saoudite.

Les pétromonarchies se sont senties trahies à au moins deux reprises quand, en 2011, les Américains ont soudainement lâché l'ex-président égyptien Hosni Moubarak et, en 2013, quand ils ont renoncé in extremis à intervenir contre le régime syrien de Bachar Al-Assad.

La fermeté française louée


M. Hollande est l'"hôte d'honneur" du sommet, une invitation sans précédent pour un chef d'Etat occidental depuis la création en 1981 du CCG (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar).

"Nous sommes maintenant un partenaire majeur de la région", a affirmé un haut responsable français, alors que, quelques heures plus tôt, le Qatar avait signé un contrat de 6,3 milliards d'euros pour l'acquisition de 24 avions de combat français Rafale.

Les monarchies du Golfe, à commencer par l'Arabie saoudite, ont loué la fermeté française dans les négociations avec Téhéran sur son programme nucléaire, soupçonné de dissimuler des fins militaires.

Dans une déclaration conjointe lundi soir après une rencontre entre M. Hollande et le roi Salmane, les deux parties "ont confirmé la nécessité de parvenir avant le 30 juin, à un accord robuste, durable, vérifiable, incontestable et contraignant pour l'Iran" qui doit "garantir" que ce pays n'ait pas la bombe atomique.

Sur le Yémen, le président français a donné un gage à son hôte saoudien en confirmant, dans le texte commun, "l'importance de la mise en oeuvre de la résolution 2216 du Conseil de sécurité" de l'ONU qui somme les rebelles chiites de se retirer de toutes les zones qu'ils ont conquises depuis le début de leur offensive en juillet 2014.

Le Yémen, nouvelle priorité

De même, M. Hollande partage le point de vue des pays du Golfe sur la nécessité d'organiser "à Ryad" une conférence de paix inter-yéménite, alors que les rebelles et l'Iran rejettent l'idée de négociations sous l'orbite saoudienne.

Selon une source proche du dossier, outre l'appui politique à la coalition sous commandement saoudien, les Français ont fourni des informations de nature militaire, sous la forme d'images satellitaires du Yémen.

De son côté, l'Arabie saoudite a fait un pas en direction de la communauté internationale. Alors que sa campagne de bombardements aériens marque le pas et qu'elle fait l'objet de critiques croissantes, elle a annoncé qu'elle envisageait des trêves ponctuelles dans certaines zones du Yémen pour permettre l'acheminement de secours.

L'ONU s'est inquiétée du nombre croissant de pertes civiles et a évoqué une "catastrophe humanitaire", alors que le pays fait face à de graves pénuries de carburant qui menacent le fonctionnement des hôpitaux et l'acheminement de vivres.

Cependant, des analystes estiment peu probable que la coalition sous commandement saoudien accepte un cessez-le-feu total. Lundi, le Sénégal, qui avait été sollicité début avril par le roi Salmane, a annoncé l'envoi de 2.100 militaires en Arabie saoudite pour contribuer à la coalition arabe.

Outre le Yémen et l'Iran, la guerre contre l'EI reste une autre source de préoccupation pour les pays du Golfe, dont certains participent à la coalition antijihadistes en Irak et en Syrie, sous commandement américain.

Le sommet de Ryad sera suivi par une rencontre à la mi-mai aux Etats-Unis des dirigeants du CCG avec le président américain Barack Obama qui tentera de les rassurer sur les négociations nucléaires avec l'Iran.

05/05/2015 09:44:10 - Ryad (AFP) - Par Hervé ASQUIN et Ian TIMBERLAKE - © 2015 AFP

l'émir lave plus blanc : Mir est une marque de lessive


Dernière édition par Admin le Sam 1 Aoû - 10:50, édité 2 fois
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MessageSujet: le Qatar fait bien les choses   Mar 5 Mai - 10:01

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MessageSujet: dans le Golfe, la France pas très claire ? si si...   Mar 5 Mai - 21:30

actualités la diplomatie du rafale, Hollande drague les monarques, « une performance remarquable »
Citation :
La France avance nettement ses pions économiques et diplomatiques dans le Golfe

Ryad - La France a spectaculairement resserré ses liens avec les monarchies du Golfe lors d'une visite de son président, François Hollande, marquée par la vente du Rafale au Qatar et la perspective de dizaines de milliards d'euros de contrats avec l'Arabie saoudite.

Le chef de l'Etat avait déjà salué lundi le good choice (bon choix) du Qatar pour l'achat de 24 avions de combat Rafale, un contrat estimé à 6,3 milliards d'euros.

Et le lendemain, en marge de sa visite à Ryad, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a annoncé que l'Arabie saoudite et la France discutaient de 20 projets économiques représentant plusieurs dizaines de milliards d'euros s'ils étaient menés intégralement à bien.

Ces projets, dont certains pourraient faire l'objet d'une conclusion rapide, concernent les investissements croisés, le secteur de l'armement où un certain nombre de projets vont être finalisés avec des conséquences dans les mois qui viennent ou encore l'énergie, surtout dans le domaine solaire, avec une perspective sur le nucléaire.

Laurent Fabius a également énuméré l'aéronautique civile, les infrastructures de transport, citant les grandes villes de La Mecque et Jeddah (ouest de l'Arabie saoudite), ainsi que la santé.

Ce sont des prospects extrêmement importants qui signifient que le partenariat passe à une nouvelle vitesse, avec des conséquences très concrètes, s'est-il félicité, parlant d'une volonté de la nouvelle direction saoudienne d'aller vite.

Au chapitre diplomatique, François Hollande était l'hôte d'honneur mardi après-midi d'un sommet du Conseil de coopération du Golfe (CCG), alors que la région est secouée par une série de crises, à commencer par la guerre au Yémen voisin.

Cette invitation est sans précédent pour un chef d'Etat occidental depuis la création en 1981 du CCG qui réunit l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar.

Cinq des six Etats se sont alliés fin mars à quatre autres nations arabes pour faire reculer des rebelles chiites au Yémen et contrer ce qu'ils perçoivent comme une tentative de mainmise de l'Iran sur ce pays pauvre de la péninsule arabique.

Le programme nucléaire de Téhéran et l'accord-cadre conclu début avril sous l'impulsion de Washington étaient également à l'ordre du jour du sommet, tout comme la lutte contre le groupe jihadiste Etat islamique en Irak et en Syrie.

Nous sommes maintenant un partenaire majeur de la région, s'est félicité un haut responsable français, assurant que la France venait d'abord parler politique aux Etats, avant de parler affaires.

Tout au long de sa visite, le président français lui-même n'a cessé de souligner la fiabilité et la constance de la relation de son pays avec les pays du Golfe.

- 'Pas de religion contre une autre' -

Paris profite manifestement du désamour des pétromonarchies sunnites à l'égard de Washington. Elles se sont senties trahies à au moins deux reprises quand, en 2011, les Américains ont soudainement lâché l'ex-président égyptien Hosni Moubarak puis quand ils ont renoncé in extremis à intervenir contre le régime syrien de Bachar Al-Assad en 2013.

Elles s'inquiètent aussi d'un éventuel rapprochement entre l'Iran chiite et les Etats-Unis alors qu'un accord final est âprement négocié avec Téhéran sur son programme nucléaire, soupçonné de dissimuler des fins militaires.

Dans une déclaration conjointe lundi soir après une rencontre entre M. Hollande et le roi Salmane d'Arabie saoudite, les deux parties ont de nouveau manifesté cette fermeté, insistant sur la nécessité de parvenir avant le 30 juin, à un accord robuste, durable, vérifiable, incontestable et contraignant pour l'Iran, qui doit garantir que ce pays n'ait pas la bombe atomique.

Pour autant, la France n'a pas fait le choix d'une religion contre une autre, des sunnites contre les chiites, a assuré Laurent Fabius. Ce n'est pas du tout notre critère, a-t-il martelé.

Sur le Yémen, le président français a donné un gage à son hôte saoudien en confirmant, dans le texte commun, l'importance de la mise en oeuvre de la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'ONU qui somme les rebelles chiites de se retirer de toutes les zones qu'ils ont conquises depuis le début de leur offensive en juillet 2014.

Selon une source proche du dossier, outre l'appui politique à la coalition sous commandement saoudien, les Français ont fourni des informations de nature militaire, sous la forme d'images satellitaires du Yémen.

En se rendant au sommet du CCG à Ryad, le président Hollande a quelque peu brûlé la politesse à la rencontre prévue à la mi-mai aux Etats-Unis des dirigeants du CCG avec le président Barack Obama, qui tentera de les rassurer sur les négociations nucléaires avec l'Iran.

ha/ras/jri/at/cj
DASSAULT AVIATION
(©AFP / 05 mai 2015 14h05)  

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MessageSujet: Hollande, l'ami normal des parrains du djihadisme   Mer 6 Mai - 20:09

"terrorisme" des pauvres ou terrorisme des riches : poser la question, c'est y répondre... par une autre : qui paye ? N'étant pas adepte de «théories du complot», mais pas couillon plus qu'un.e autre, je me dis : l'argent, c'est le nerf de la guerre

Hollande, l'ami normal des parrains du djihadisme
L'Obs a écrit:
Le président français est ce lundi soir à Ryad pour parler des enjeux du Moyen Orient, du Rafale... Mais pas des horreurs du régime saoudien.

François Hollande, lors de sa visite en Arabie Saoudite en janvier 2015 à l'occasion de la mort du roi Abdullah (YOAN VALAT / POOL / AFP)François Hollande, lors de sa visite en Arabie Saoudite en janvier 2015 à l'occasion de la mort du roi Abdullah (YOAN VALAT / POOL / AFP)

La monarchie saoudienne, qui est ce qu’il y a de plus proche du régime rêvé par les islamistes radicaux de tout poil, accueille ce lundi soir 4 mai son ami François Hollande, président normal.

Ce dernier sera reçu avec plus que les honneurs. Il aura notamment le privilège insigne de participer à une réunion avec les chefs d’Etat du Conseil de coopération du Golfe, dont le souverain saoudien est le leader : une première pour un dirigeant occidental. Il faut dire que les Saoudiens apprécient énormément la politique moyen-orientale de Hollande, déjà surnommé "François d'Arabie", qui s’est montré très ferme face à Damas ou à Téhéran. Il a clairement choisi son camp, celui des monarchies sunnites du Golfe, à la différence de Barack Obama qui suit une diplomatie plus brouillonne.

Danse des sept voiles pour le Rafale


Dans un contexte lourd d’enjeux, les sujets de discussions franco-saoudiennes ne manqueront pas : l'Etat islamique et autres groupes terroristes ; les ambitions de l’Iran, qui normalise peu à peu ses relations avec l’Occident ; le récent remaniement du pouvoir à Ryad ; les frappes aériennes menées par le royaume contre la rébellion houthiste au Yémen… Mais François Hollande et sa délégation entendent également se livrer à quelques danses des sept voiles pour vanter le Rafale, l'avion longtemps maudit et qui connaît enfin quelques succès à l’exportation, avec les récentes commandes du Qatar et de l’Inde.

Des deux côtés, on multipliera donc les amabilités et les paroles sucrées. Peu de chance de voir le président François Hollande évoquer la question des droits de l’homme.

Un des régimes les pires au monde


Et pourtant, le régime avec lequel il est le nouveau grand ami est un des pires au monde. Pour rappel :
•L'Arabie Saoudite inspire tous les mouvements islamistes radicaux. Le wahhabisme reste la forme la plus conservatrice, rigoriste et puritaine de l'islam. Le salafisme radical en est l'enfant. Selon les services de renseignement occidentaux, les donateurs saoudiens demeurent la principale source de financement des groupes terroristes sunnites du monde entier. A noter que 15 des 19 terroristes du 11 septembre étaient saoudiens.

•L’Arabie Saoudite est le seul pays au monde dans lequel les femmes n’ont pas le droit de conduire. L’asservissement de la femme (qui reste sous la tutelle de son père, de son mari, de son frère, de son fils…) est l’un des fondements du régime wahhabite. Autoriser celle-ci à conduire serait un symbole d’affranchissement insupportable aux yeux des autorités.
•La peine de mort se pratique couramment en Arabie Saoudite pour des crimes divers : meurtre, vol à main armée, trafic de drogue, apostasie, adultère, sorcellerie. Généralement au sabre. Parfois par lapidation -en cas d'adultère. Les décapitations s'accompagnent parfois d'une crucifixion sur la place publique, histoire de renforcer l'effet dissuasif de la peine. En cas de vol, les juges peuvent opter pour l'amputation de la main droite.
•L’Arabie Saoudite, comme dans un ce ces régimes qu’on croise dans les films de science-fiction, est dirigée par une caste de super-riches, la famille royale, 4.000 personnes environ. Elle vit dans un luxe étourdissant, grâce à l’argent jaillissant des sables. En face de cette caste, une population souvent pauvre,  avec un taux de chômage de 12% et du double chez les jeunes.
•La presse y est bridée, Internet sous surveillance serrée. Le royaume figure en 164e place sur une liste de 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2015. "Le royaume applique une censure implacable à ses propres médias et à Internet, multipliant les condamnations de netcitoyens", juge RSF dans son dernier rapport, exemples à l’appui. Ainsi, le blogueur Raef Badaoui, 30 ans, qui avait osé dénigrer la police religieuse, a été condamné pour blasphème à dix ans de prison et 1.000 coups de fouet.
•Le royaume n’accepte aucune liberté religieuse. Il condamne à mort ceux qui s’aventurent à lire la bonne aventure. Il fouette les chrétiens qui se laissent aller au prosélytisme.

François Hollande ferme les yeux sur ces petits détails : il considère visiblement que la clarté de sa politique étrangère (et commerciale) au Moyen-Orient est à ce prix : elle impose des alliances sans nuages.

Mais cette absence de nuages, de distance vis-à-vis de ces pétro-monarchies autoritaires, d’indignation face aux violations des droits de l’homme ne fait que nourrir une contradiction fondamentale. D’un côté, François Hollande est "en guerre"  contre le djihadisme, que ce soit au Mali ou sur le sol français. De l’autre, le même François Hollande s’oblige à faire des courbettes aux parrains et aux modèles de ces même djihadistes. En matière de clarté, on fait mieux.
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MessageSujet: Re: LA FRANCE AIME LES "ARABES", d'ailleurs, et riches : l'émir lave plus blanc   Ven 31 Juil - 0:45

les Iraniens ne sont pas arabes, certes... c'est où dites l'Iran ?


Citation :
La France se réconcilie avec l'Iran

Quelques semaines après l'accord sur le nucléaire, Laurent Fabius était en visite à Téhéran ce mercredi 29 juillet. Le ministre des Affaires étrangères a rencontré le président iranien Hassan Rohani, avec pour objectif de renouer le dialogue avec Téhéran.

Laurent Fabius était venu pour parler de l'accord sur le nucléaire iranien et de la lutte contre le terrorisme mais les discussions sont allées beaucoup plus loin puisque le domaine économique a également été abordé. Laurent Fabius a pu rencontrer des ministres pour faire le point sur les besoins de l'Iran. Avec la levée des sanctions, l'Iran redevient un marché prometteur pour les entreprises françaises.

Une délégation du Medef est d'ailleurs attendue en septembre à Téhéran. François Hollande a quant à lui lancé une invitation au président Rohani pour novembre prochain.

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MessageSujet: À Cannes, des commerçants aux anges devant la manne saoudienne   Sam 1 Aoû - 17:09



À Cannes, des commerçants aux anges devant la manne saoudienne AFP Libération 1 août 2015


L'hôtel Carlton de Cannes, le 3 août 2001

Citation :
Des palaces aux boutiques de luxe de la Croisette, à pied ou à bord de bolides rutilants, le millier de Saoudiens arrivé dans le sillage du roi d’Arabie saoudite ne passe pas inaperçu à Cannes, où commerçants et hôteliers se frottent les mains.

Si la venue du roi Salmane, en visite privée dans sa villa de la ville voisine de Vallauris Golfe-Juan, fait sur place nombre de mécontents privés de plage, il fait au contraire beaucoup d’heureux dans la cité des festivals.

Au matin, les Saoudiens arpentent déjà, par familles entières, la Croisette, papillonnant d’un palace à un autre en poussant au passage la porte qui de Chanel, qui de Prada, qui d’Hermès, quelques-unes des multiples griffes de luxe présentes sur la célèbre promenade cannoise. Le long des trottoirs, d’innombrables bolides rutilants aux plaques exotiques sont garés en attendant leurs propriétaires qui, en fin de journée, s’amusent à défiler sur la Croisette avant de tracer vers Saint-Tropez et ses boîtes de nuit…

«Nous avons énormément de chance que le roi d’Arabie saoudite, et avec lui une délégation de plus d’un millier de personnes, ait choisi la région pour ses vacances», se réjouit Michel Chevillon, président du syndicat des hôteliers cannois. «Notre mois de juillet va être exceptionnel, avec un chiffre d’affaires en augmentation de 15 à 20% par rapport à l’an dernier. En termes d’emploi, c’est aussi beaucoup de contrats supplémentaires car il s’agit d’une clientèle exigeante: il faut mettre du monde à son service».

Pour les hôteliers cannois, les vingt jours de présence des Saoudiens équivalent à 8 à 9 millions d’euros de chiffre d’affaires, uniquement en hébergement.

Tous les secteurs liés au tourisme en bénéficient. «Mon chiffre d’affaires va augmenter de moitié pendant la période estivale grâce aux Saoudiens, témoigne Sander Smids, un fleuriste néerlandais installé dans la cité des festivals. Tous les jours, le +palais+ nous commande des fleurs, et les palaces aussi. Ce qu’ils veulent, c’est que les compositions soient impressionnantes. Parfois, on a même du mal à les faire rentrer dans la voiture!»

- «Ce qu’elles veulent, c’est que ça se voie!» -

Dans un salon d’esthétique derrière la Croisette, Zoé, la gérante, confirme: «Oui, des Saoudiennes qui débarquent à l’improviste, on en a pas mal depuis une semaine. Elles prennent soin d’elles, et ce qu’elles veulent, c’est que ça se voie, pas du tout un maquillage naturel, il leur faut du sophistiqué. Elles sont exigeantes, elles veulent être prises tout de suite.»

La plupart sont vêtues à l’occidentale, le plus souvent avec un foulard cachant les cheveux.

Une collègue de Zoé a vu débarquer une princesse, chaperonnée par un garde du corps. «Je lui ai recourbé les cils, raconte-t-elle. C’est une clientèle intéressante car elle ne regarde pas à la dépense. À 200 euros, l’extension de cils, sans compter les produits achetés, le panier grimpe vite.»

Confirmation dans un magasin de prêt-à-porter qui ne vend que du haut de gamme. «Depuis quelques jours, on voit beaucoup de Saoudiens, et on espère en recevoir encore plus en août car c’est environ la moitié de notre chiffre d’affaires, indique la vendeuse. Heureusement qu’ils sont là car les Européens, cette année, n’achètent pas. Ce sont les Moyen-Orientaux qui nous font vivre!»

Son de cloche différent sous l’auvent du marché Forville. «Nous n’avons pas encore eu de grosses commandes, constate Nicole, qui vend sur un étal la pêche de son mari. Mais bon, il y a aussi des pêcheurs à Golfe-Juan, peut-être en profitent-ils plus que nous?»

Andrée, vendeuse de primeurs, n’a pas encore vu l’ombre d’un Saoudien dans les allées de ce marché provençal mais elle reconnaît l’impact sur sa propre activité, au travers des commandes effectuées par les restaurants étoilés de la Côte.

Dans ce contexte, les professionnels voient d’un mauvais œil les critiques sur la «privatisation» de la plage publique de la Mirandole, près de la villa royale. La chambre de commerce et d’industrie de Nice-Côte d’Azur a exhorté jeudi à «stopper la polémique», brandissant «le risque d’un séjour écourté de cette délégation et le risque d’hypothéquer des séjours futurs pendant plusieurs années».

Michel Chevillon reste confiant: «Un client satisfait revient toujours, note l’hôtelier, et tous les retours indiquent que la délégation saoudienne, globalement, est contente de son séjour.»
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MessageSujet: Re: LA FRANCE AIME LES "ARABES", d'ailleurs, et riches : l'émir lave plus blanc   Dim 9 Aoû - 0:26




Citation :
Le président égyptien, Abdel Fattah al Sissi, a officiellement inauguré jeudi l'extension du canal de Suez, dont il espère un nouvel élan économique pour son pays, et il a profité de l'occasion pour réaffirmer sa volonté d'éradiquer le "terrorisme".

L'ex-chef d'état-major des forces armées, élu président l'an dernier après avoir dirigé la prise du pouvoir par l'armée en 2013, a signé le décret ouvrant à la navigation la nouvelle portion du canal, aussitôt empruntée par un premier bateau, au cours d'une cérémonie à laquelle assistaient de nombreux dignitaires étrangers.

Le président français, François Hollande, était l'invité d'honneur de ces célébrations et le canal a été survolé par trois chasseurs Rafale de fabrication française, livrés le mois dernier au Caire dans le cadre du contrat portant sur 24 appareils signés par Le Caire et Paris.

Parmi les invités présents figuraient aussi le Premier ministre russe, Dmitri Medvedev, le chef de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, ou encore le Premier ministre grec, Alexis Tsipras.
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MessageSujet: Re: LA FRANCE AIME LES "ARABES", d'ailleurs, et riches : l'émir lave plus blanc   Mar 8 Sep - 14:14


il est bien sûr désolant que parler des "Arabes" ne puisse se faire, majoritairement, que sous l'angle de l'Islam. Cela fait partie de l'idéologie française, à démonter... Ce livre y participe





Citation :
Depuis des décennies, l’actualité offre l’image d’un monde arabe sombrant dans la violence et le fanatisme. Comme si une malédiction frappait ces peuples, de l’interminable conflit israélo-palestinien aux guerres d’Irak et de Syrie, en passant par l’essor du jihadisme international.

Jean-Pierre Filiu remonte à l’expédition de Bonaparte en Égypte, en 1798, pour nous offrir une autre histoire des Arabes. Une histoire intimement liée à la nôtre, celle de l’Occident, de l’Europe, de la France. Une histoire faite d’expéditions militaires et de colonisations brutales, de promesses trahies et de manœuvres diplomatiques, une histoire de soutien à des dictatures féroces ou à des régimes obscurantistes, mais tous riches en pétrole.

Cette « histoire commune » qui a fait le malheur des Arabes ne doit pas faire oublier une autre histoire, largement méconnue : une histoire d’émancipation intellectuelle, celle des « Lumières arabes » du XIXe siècle, mais aussi une histoire d’ébullition démocratique et de révoltes sociales, souvent écrasées dans le sang. Autant de tentatives pour se libérer du joug occidental et de l’oppression des despotes, afin de pouvoir, enfin, écrire sa propre histoire.

Sous la plume de Jean-Pierre Filiu, les convulsions du présent se prêtent alors à une autre lecture, remplie d’espoir : dans la tragédie, un nouveau monde arabe est en train de naître sous nos yeux.


Jean-Pierre Filiu : "Ce sont les peuples arabes qui pourront défaire Daesh"

Selon l'historien, le totalitarisme de Daesh finira par céder, car son modèle est intenable et conduit à une impasse sociale et économique. Explications Olivia Recasens Le Point.fr 27/08/2015


Jean-Pierre Filiu, professeur en histoire du Moyen-Orient à Sciences Po Paris, publie Les Arabes, leur destin et le nôtre (La Découverte, 250P., 14 euros). Ce fin connaisseur de l'islam contemporain y lève le voile sur une histoire du monde arabe largement méconnue, celle des contestations démocratiques et des révoltes sociales écrasées dans le sang, bien avant « les Printemps arabes ». Entretien.


Citation :
Le Point : Les sociétés arabes ont fait en quarante ans leur transition démographique, là où l'Europe occidentale avait mis deux siècles. Une mutation accélérée qui, selon vous, a des conséquences explosives ?

Jean-Pierre Filiu : En effet, durant les deux générations qui couvrent la période 1970-2010, le monde arabe a accompli en silence une transition démographique que l'Europe a mis deux longs siècles à réaliser. Cette émergence d'une jeunesse éduquée et critique, parlant la même langue arabe depuis le Maroc jusqu'au Golfe, a permis l'extraordinaire diffusion de la mobilisation démocratique au cours de l'hiver 2010-2011, avec une contagion militante d'un pays à l'autre. J'ai cependant souligné d'emblée qu'il n'y avait aucun « effet domino », mais une dynamique régionale de contestation où les jeunes adultes, de 20 à 35 ans, souvent mères ou pères de famille, tenaient la ligne de front face à une classe politico-militaire discréditée.

Comment expliquez-vous l'exception tunisienne qui résiste, malgré le travail de sape du terrorisme islamiste ?

Là aussi, je reviens au temps long de l'histoire. Le maître mot de l'évolution tunisienne depuis un siècle et demi est « Constitution », en arabe « Destour », le nom même du parti nationaliste mené par Habib Bourguiba. Durant les trois premières années de leur transition démocratique, les Tunisiens n'ont voté qu'une fois, pour élire une Constituante, en octobre 2011. Cette assemblée fondatrice de la Deuxième République tunisienne a adopté en janvier 2014 une nouvelle Constitution qui n'a, fort heureusement, jamais été soumise au référendum. En Égypte, au contraire, trois Constitutions ont été soumises par référendum entre 2011 et 2014, et chaque fois adoptées malgré leurs dispositions contradictoires. La Tunisie a refondé son pacte social, ce qui lui permet d'enraciner dans une légitimité populaire sa résistance à l'horreur djihadiste. L'Égypte, en revanche, est revenue à des niveaux de violence inconnus… depuis l'expédition de Bonaparte en 1798, tandis qu'un demi-million de militaires égyptiens se révèlent incapables de réduire un millier d'insurgés djihadistes.

Au XIXe siècle, la Tunisie et l'Égypte ont été le foyer d'une Renaissance, baptisée « les Lumières arabes ». Pourquoi cette flamme s'est-elle si vite éteinte ?

En Tunisie comme en Égypte, le XIXe siècle voit des dynasties modernisatrices, autonomes de fait envers l'Empire ottoman, mettre en œuvre un ambitieux programme de réformes administratives, éducatives, foncières ou industrielles. La Tunisie abolit l'esclavage deux ans avant la France (en 1846) et elle adopte la première Constitution du monde arabe en 1861. Mais le protectorat imposé par la France en 1881 puis l'occupation britannique de l'Égypte en 1882 brisent ces deux expériences de « modernisation par le haut ». Les « Lumières » poursuivent cependant dans une effervescence intellectuelle et politique qui conduira à la « Révolte arabe » de 1916. Les Arabes entrent alors en guerre contre les Turcs, aux côtés des Français et des Britanniques qui trahiront leurs promesses de « Royaume arabe » indépendant, une fois la défaite de l'Empire ottoman consommée.

Quant à la Syrie, la grande erreur de la France selon vous est d'avoir refusé de reconnaître le CNS, le Conseil national syrien, alors qu'il est « infiniment plus transparent et représentatif que le CNT Libyen » ?

Nicolas Sarkozy n'a effectivement rien compris à la lame de fond qui traverse le monde arabe au début de 2011. Il soutient le dictateur Ben Ali au-delà de la décence, puis, pour se « racheter » de ces errements, s'engage sans réserve aux côtés du Conseil national de transition (CNT) libyen. Mais il s'agit d'un calcul de politique intérieure, afin d'endosser les habits d'un chef de guerre victorieux. L'enlisement de la guerre en Libye et les violences qui accompagnent la chute de Kadhafi d'août à octobre 2011 amènent ce président trop pressé à se détourner des révolutions arabes. C'est d'autant plus regrettable qu'une reconnaissance accordée par la France au Conseil national syrien (CNS), sur le modèle de celle conférée au CNT, aurait assuré à l'opposition syrienne une représentativité alternative et lui aurait permis d'agréger les dissidents et de brider les militaires. Au lieu de cela, Sarkozy a maintenu formellement les relations diplomatiques avec le régime Assad et il a fallu l'élection de François Hollande, en mai 2012, plus d'un an après le début de la révolution syrienne, pour que les ambassades soient fermées entre les deux pays.

Fin juillet, vous étiez au camp de Zaatari en Jordanie, où vous avez enseigné l'histoire arabe à des réfugiés syriens. Que vous a appris cette expérience ?


J'étais très impressionné par la maturité de cette centaine de jeunes adultes, hommes et femmes, qui ont tout perdu dans leur Syrie d'origine et qui, malgré tout, privilégient le débat respectueux sur la polémique accusatrice. Ils participent de cette nouvelle génération qui ne cédera pas avant d'accéder à une émancipation authentique, trop longtemps déniée. Les terribles épreuves auxquels ces étudiants d'un été ont été soumis leur ont aussi ouvert les yeux sur les mythes d'un certain « nationalisme arabe », en fait oppresseur et rapace, qui trouve pourtant encore de nombreux défenseurs en Europe au nom d'un supposé « anti-impérialisme » ou d'une « laïcité » tout aussi factice.

Du conflit israélo-palestinien aux guerres d'Irak et de Syrie, en passant par la gangrène djihadiste, on a parfois le sentiment qu'une malédiction frappe les peuples arabes ?

Mon livre s'efforce justement de démontrer, en retrouvant le temps long de l'histoire, qu'il n'y a aucune « malédiction » dans cette trop longue souffrance des peuples arabes. C'est au contraire la persistance de la volonté de libération, la poursuite envers et contre tout des combats pour l'autodétermination qui est fascinante dans le monde arabe. Ce sont les despotes comme les djihadistes qui veulent rejeter définitivement les populations arabes dans les oubliettes de l'histoire, afin que nous nous détournions d'elles et de leurs luttes, en France et ailleurs.

Malgré tout, vous annoncez que « le totalitarisme de Daesh finira par céder ». D'où vient cet incroyable optimisme ?

Je suis historien, je n'ai donc à être ni optimiste ni pessimiste, mais je replace les évolutions en cours dans les tendances de longue durée. L'émergence de Daesh est directement liée à la dynamique contre-révolutionnaire de régimes prêts à tout, en Syrie, au Yémen ou en Égypte, pour refuser la moindre concession. Or ce processus contre-révolutionnaire aboutit partout à une effroyable impasse en termes humains et financiers, aggravée par la chute spectaculaire des cours du pétrole. Le modèle contre-révolutionnaire n'est pas tenable et Daesh entrera en crise avec lui. Comme tous les groupes totalitaires avant lui, Daesh aura en outre à gérer le choc de la réalité, que lui épargne pour l'heure l'invraisemblable aveuglement des États-Unis. Ce sont les peuples arabes, et eux seuls, qui pourront défaire Daesh. Il est grand temps de le comprendre dans les capitales occidentales et d'apporter le soutien indispensable à ces forces populaires, plutôt qu'à des dictatures condamnées à court ou moyen terme.


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MessageSujet: Re: LA FRANCE AIME LES "ARABES", d'ailleurs, et riches : l'émir lave plus blanc   Ven 25 Sep - 1:27


Hollande refourgue les 2 Mistral russes aux égyptiens

Citation :
la France a trouvé un accord avec l'Égypte pour l'acquisition de ces deux bâtiments militaires qui devaient initialement être livrés à la Russie, avant que la vente ne soit annulée.

Grâce à un prix d'achat d'environ 950 millions d'euros, pour une livraison prévue début mars, l'opération permettra à Paris "de ne rien perdre" financièrement, "tout en faisant en sorte de protéger l'Égypte", s'est félicité mercredi le président François Hollande.

C'est le 6 août, au lendemain de l'annonce d'un accord avec Moscou dénouant le noeud politico-militaire né de la décision de Paris de ne pas livrer ces deux navires BPC ultra-modernes à la Russie, que l'Égypte a fait le premier pas.

Le président Hollande rencontrait, à bord d'un navire égyptien sur le canal de Suez lors des cérémonies d'inauguration du tronçon élargi du canal, son homologue Abdel Fattah al-Sissi, quand ce dernier "a fait connaître son vif intérêt pour le rachat de ces bateaux. Ensuite, les choses ont été menées rapidement", a indiqué à la presse l'entourage du ministre de la Défense.


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MessageSujet: Re: LA FRANCE AIME LES "ARABES", d'ailleurs, et riches : l'émir lave plus blanc   Dim 11 Oct - 12:50

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Partenariat stratégique et économique au programme de Valls au Caire RFI Abdallah Dalsh Avec notre envoyée spéciale au Caire, Valérie Gas 10-10-2015


Le Premier ministre français Manuel Valls aux côtés du président égyptien Abdel Fattah al-Sissi
le 10 octobre 2015 au Caire. REUTERS/Amr

L'Egypte est la première étape de la tournée au Moyen-Orient de Manuel Valls. Le Premier ministre français, qui succède au Caire à Jean-Yves Le Drian et à François Hollande, veut développer la coopération, une mission classée prioritaire, même.

Citation :
C’est à l'Egypte que la France a réussi à vendre ses premiers avions de combat Rafale à l’étranger. Un contrat que Paris espérait depuis des années et qui a alimenté une coopération qualifiée d’exceptionnelle par l’entourage de Manuels Valls. Une coopération qui a permis aussi, tout récemment, de conclure un accord pour le rachat de deux Mistral, des navires destinés au départ à la Russie, que la France avait refusé de livrer en raison de l'implication de Moscou dans la crise ukrainienne.

Cette vente des deux navires de guerre a finalement été finalisée ce samedi 10 octobre au Caire à l'occasion de la visite de Manuel Valls. Après Jean-Yves Le Drian en juillet, puis François Hollande au début du mois d’août pour l’inauguration de l’agrandissement du canal de Suez, le Premier ministre s'est déplacé à son tour pour, explique-t-on à Matignon, essayer d’enraciner le partenariat économique avec l’Egypte. Une première étape dans une tournée qui l'emmènera ensuite en Jordanie et en Arabie saoudite.

M. Valls est accompagné dans cette visite d’une vingtaine de chefs d’entreprise. La délégation participe à un forum d’affaires franco-égyptien. Mais la relation franco-égyptienne concerne aussi le domaine diplomatique et stratégique. Jean-Yves Le Drian est donc aussi du déplacement. Lors de leurs entretiens avec leurs homologues égyptiens et le président al-Sissi, les officiels français ont évoqué le conflit en Syrie et l’intervention de la Russie, de laquelle l’Egypte s’est rapprochée.


L'Egypte peut faire le pont entre la Russie et les Occidentaux

Une question notamment : quelle transition politique en Syrie, et quel sort pour Bachar el-Assad ? En marge de son déplacement, le chef du gouvernement français a expliqué qu’il n’y avait pas de divergence de fond entre la France et l’Egypte sur ce point. A l'entendre, l’organisation Etat islamique est l'ennemi, et il faut une solution politique passant par une transition impliquant des éléments du régime syrien. Manuel Valls l'a redit au Caire : pour la France, Bachar el-Assad ne peut pas faire partie de la solution.

Du point de vue égyptien cependant, la priorité des priorités, c’est plutôt de lutter contre le groupe EI, ce qui peut placer la question du départ du dirigeant syrien au second plan. En tout état de cause, Manuel Valls estime cependant que les Egyptiens ont un rôle à jouer pour trouver une solution à la crise, en raison de leur position dans la région, mais aussi de leur proximité raffermie avec la Russie, qui mène désormais aussi des frappes en Syrie.

Pour la France, la cible des raids de Moscou est plutôt l’opposition au régime de Damas que l’organisation Etat islamique. Ce qui fait dire à Manuel Valls, en écho à son ministre de la Défense : « On s’interroge sur les objectifs des Russes. » Des interrogations auxquelles le président al-Sissi pourrait donc, peut-être, apporter des éléments de réponse. Un président dont la principale force est, selon le Premier ministre français, de redonner toute sa place à l’Egypte.


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MessageSujet: Re: LA FRANCE AIME LES "ARABES", d'ailleurs, et riches : l'émir lave plus blanc   Ven 16 Oct - 23:18

Mirage des « dix milliards », à Riyad Valls a vendu son honneur contre rien. Jacques-Marie Bourget http://www.mondafrique.info via Afrique.Asie.fr 14 octobre 2015  


Citation :
L’intérêt du voyage de la troïka française à Arabie saoudite, c’est qu’il nous permet de connaitre le prix des Droits de l’homme. Combien ça coûte ? Dix milliards. Dès mardi soir, après sa déshonorante visite à Riyad, Valls a claironné sur twitter le montant de son panier de la ménagère. Tout cela est honteux, mais qui plus est un gros mensonge. Pour faire passer la pilule, l’enterrement de ces droits humains qui sont, par ailleurs, le crédo du PS versus SFIO, il fallait bien mettre une grosse tare dans la balance, dire « d’accord la liberté et la justice, la démocratie sont des paillassons sur lesquels nous nous frottons les pieds, mais ça rapporte gros et ça permet de donner de l’emploi aux travailleurs ». Et c’est faux.

Ces milliards sont du vent, de la monnaie de singe, des jetons de casino. Ces chiffres inventés représentent, d’une part, les transactions déjà signées avec l’Arabie depuis de longs mois, et de l’autre tous les mirages de celles évoquées mardi dernier au souk de Riyad.


Détaillons un peu. Les saoudiens ont depuis belle lurette paraphé pour 2 milliards et 400 millions d’accords avec des PME française, dans différents types d’industrie. Puis, se développe déjà à l’ombre de La Mecque, une unité de biochimie évaluée à 800 millions. Voici 3 milliards et 200 millions qu’il s’agit de retirer du twitte de Manuel.

Passons aux mirages. Le reste ? Les 500 millions de patrouilleurs maritime pour le bon roi Salman ? C’est encore un bégaiement, une redite de l’histoire puisque le sublime Fabius a déjà annoncé cette nouvelle en juin et que rien n’est encore définitivement signé. Comme ces marchands à la sauvette qui vendent des presses légumes sur le trottoir, Valls fait de la magie. Ainsi, les « 4 milliards pour un marché de satellites », c’est juste pour jeter un œil sur un marché qui peut très bien filer ailleurs. Délivrer de l’électricité à Djedda ? C’est une affirmation aussi venteuse que les pales d’une éolienne. Rien de signé non plus. Et il en va de même pour le métro de Riyad.

Ainsi fonctionne la mystification : pour justifier l’injustifiable, la vente des Droits de l’Homme à une dictature monarchique, les fausses factures et leurs « dix milliards » s’imposent.


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MessageSujet: Re: LA FRANCE AIME LES "ARABES", d'ailleurs, et riches : l'émir lave plus blanc   Mer 18 Nov - 0:14





François Hollande en visite à Riyad, en décembre 2013
KENZO TRIBOUILLARD / AFP

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MessageSujet: Re: LA FRANCE AIME LES "ARABES", d'ailleurs, et riches : l'émir lave plus blanc   Sam 12 Mar - 11:23





La Légion d'honneur remise au prince héritier saoudien «à sa demande», selon Causette Lefigaro.fr avec AFP 11/03/2016

Citation :
La remise de la Légion d'honneur française au prince héritier d'Arabie saoudite la semaine dernière a été faite "à sa demande", affirme le mensuel Causette, qui publie ce qu'il présente comme un échange de courriels entre diplomates français ayant précédé cette décoration controversée. Interrogés, l'Elysée et le Quai d'Orsay n'ont ni démenti ni confirmé les éléments publiés par ce magazine féminin.

L'attribution en catimini vendredi 4 mars de la Légion d'honneur par le président socialiste François Hollande au prince Mohammed ben Nayef s'est faite à la demande de ce dernier, "à un moment où il souhaite renforcer sa stature internationale", selon les termes d'un de ces courriels publiés par le mensuel. "Je sais que certains s'interrogent sur l'opportunité de décorer maintenant le prince héritier (...) Certes, le royaume n'a pas bonne presse", selon ce texte, attribué à l'ambassadeur de France en Arabie Saoudite, et envoyé à des conseillers à l'Elysée et au Quai d'Orsay.

"Discret vis-à-vis des médias"

"Aucune raison de ne pas le faire: il faut que ce soit discret vis-à-vis des médias mais sans dissimulation", lui est-il répondu dans un courriel attribué au directeur Afrique du Nord/Moyen-Orient du Quai d'Orsay. La décision de décorer Mohammed ben Nayef est prise quelques heures plus tard après le feu vert du président Hollande, selon d'autres échanges de courriels avec son conseiller pour le Moyen-Orient. La remise de la Légion d'honneur au responsable saoudien, également ministre de l'Intérieur, s'est déroulée vendredi dernier au palais de l'Elysée mais la présidence française ne l'a rendue publique que dimanche. Entre-temps, l'agence de presse saoudienne SPA avait rendu compte de la visite du prince héritier, signalant qu'elle avait été l'occasion de cette décoration.


Cette décoration a suscité de nombreuses critiques en raison du bilan de l'Arabie saoudite en matière des droits de l'Homme, et alors que depuis le début de l'année le royaume a procédé à 71 exécutions capitales. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault a fait valoir une "tradition diplomatique". La France entretient des relations très suivies avec l'Arabie saoudite, allié important en Syrie dans la lutte contre le groupe Etat islamique (EI) et avec laquelle Paris a conclu d'importants contrats d'armement.


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