PATLOTCH / COMMUNISME et CIVILISATIONS

CONTRE LE CAPITAL, LES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
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 LA SOMME ET LE RESTE

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Patlotch



Messages : 1645
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MessageSujet: LA SOMME ET LE RESTE   Dim 2 Sep - 17:00


tout bien pesé

j'emprunte à Henri Lefebvre le titre de son livre de 1959 La somme et le reste. Ce sera une sorte de bilan (d'étape) puisque, comme en témoignent mes considérations depuis quelques temps, une page s'est tournée, dans un long arrachement que j'aurais souhaité plus rapide, mais que le poids du passé aura prolongé plus que je ne l'ai souhaité

héritage

Tous mes pères sont morts
je suis fils de personne
et la liberté sonne
à la porte où je dors

L'un s'est tu en été
I'll don't have anymore
l'être où avoir été

L'autre je l'ai tué
en moi son nom mué
erre comme un fantôme

Je soupèse la somme
et le reste hérité
remords et vérité
pour devenir un homme

Fosobo, 2 septembre 2018, 13:12

sonnet 443


s'il (me) faut quitter un monde (Jacques Camatte 1974) c'est d'abord celui de la volonté de maîtrise, par la pensée, par la raison, de toutes choses à dire. J'ai de longtemps croisé l'approche "théorique" (philosophique) et l'approche "poétique" (l'art) en considérant, comme Yves Bonnefoy, qu'elles étaient nécessaires l'une à l'autre pour tenter d'approcher le réel. Une volonté de maîtrise qu'au demeurant Camatte n'a pas quittée

on pourrait trouver chez les grands artistes - écrivains, poètes, peintres, musiciens... - les exemples qui montrent que la grandeur de leur œuvre n'y tient pas essentiellement à ce qu'ils ont voulu maîtriser, mais dans ce qu'ils ont fait inconsciemment et surtout en lâchant prise, déprise plus que maîtrise, au-delà de la technique évidemment. Aujourd'hui rétrospectivement, il n'est pas difficile de vérifier que les grands artistes du 19ème siècle et du 20ème siècle ont mieux saisi leur temps que les penseurs révolutionnaires, sauf quand ils ont ficelé leur œuvre par allégeance

un problème fondamental des philosophes et théoriciens est qu'ils veulent tout maîtriser, et quand cela se porte à rendre compte de la totalité, pire du monde en devenir, c'est une maladie d'autant plus grave que leur vision est étriquée par idéologie. Pessoa nous en avait déjà prévenus

dans une émission de France Culture, Franck Venaille, le poète cheval, décédé ce 23 août, dit en substance que pour lui, la fiction est seule aujourd'hui à pouvoir rendre compte du réel (le mentir-vrai d'Aragon), et cette idée revient chez Yves Bichet parlant de son livre Trois enfants du tumulte (France Culture, 1er septembre, les romans d'apprentissage), sur lequel après l'avoir lu, je reviendrai dans le sujet sur 1968

ainsi il y a quelques semaines, dans le plan du forum, avais-je remonté la rubrique POÉTIQUE en haut des ENTRÉES THÉMATIQUES, renversant l'importance que j'accordais à ce que j'ai produit dans ce cadre sur sa détermination par ma vision pensée des choses. C'était affirmer que si « les auteurs ne sont que les accidents de la pensée » (Pepe@dndf), c'est sans doute vrai pour les auteurs qui se contentent de la pensée, mais certainement pas pour les artistes qui, par définition, œuvrent au-delà, ou en deçà de penser

je crois être meilleur pour l'intuition que pour l'élaboration théorique, du moins dans la forme strictement maîtrisée que l'on attend d'elle, et somme toute ai-je trop tardé à en tirer les conséquences : c'est par mon plus mauvais penchant, à la maîtrise de la vie par la pensée, que je me suis laissé prendre aux théories de la communisation



j'ai hérité de cette balance romaine qui appartenait à mon grand-père, et avec laquelle il me pesait quand j'étais petit, en me suspendant par la ceinture. La précision est de 100g jusqu'à 6kg, de 500g au-delà jusqu'à 25kg

Wikipédia a écrit:
La balance romaine est un instrument pour peser, parfois encore en usage sur les marchés... comme son nom de l'indique pas, elle pourrait soit avoir été inventée par les Grecs entre le ve siècle av. J.-C. et iiie siècle av. J.-C. soit par les Chinois au xe siècle av. J.-C.
[...]
Sur les modèles portables, il y a deux anneaux. On peut tourner la balance et choisir l'anneau en fonction de la masse à peser : celui qui est très près du crochet convient pour les masses lourdes.

« La balance romaine à fléau à la main et poussant son cri saisonnier de vendeuse de légumes. » Blaise Cendrars, Bourlinguer, 1948

je suppose qu'il s'agit d'un des plus vieux objets entré dans la "famille", mais pas avant la Révolution française, puisque c'est à cette époque que furent inventés grammes et kilogrammes : « C’est par une loi du 18 germinal an III (7 avril 1795) que le gramme est imposé. » Son inventeur, Lavoisier, fut guillotiné le 8 mai 1794, en tant que fermier général (aristocrate qui percevait en fermage les impôts pour le compte du roi)

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Patlotch



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MessageSujet: Re: LA SOMME ET LE RESTE   Jeu 6 Sep - 14:51


vide ange

du bide encore fécond
d'où l'on survit et qu'on
veut faire l'ange et fait le diable

on attend le démiurge
on raconte sa fable
on est marchand de sable

et plus dure est la purge

Fosobo, 5 septembre 2018, 12:40
« La révolution est une purge. »
Hemingway, Paradis perdu, 1949

ce dont il s'agit de se libérer pour faire surgir le fond de sa pensée, y compris de ce qui la détermine d'inconscient, c'est de s'exprimer "dans le regard des autres" comme disent les psys : que vont-ils en penser ? Il faut se dire que tant qu'on en reste là, c'est parce que "ce qu'ils vont en penser", nous le pensons encore un peu, et que ce que nous disons en reste dépendant

* c'est assez typique chez Christian Charrier qui, en 2007, dans l'impasse de sa critique de Théorie Communiste sur la base de cette théorie, n'a pas pu dépasser ce stade du regard des autres (« si je leur dis ce que je pense vraiment... »), et abandonné la théorie communiste. Il est vrai qu'il avait avec eux des relations étroites de plusieurs décennies, et qu'il était plus lié à leur regard que je ne le fut en quelques années de compagnonnage problématique, mais ces aspects personnels voire intimes n'empêchent qu'il était coincé théoriquement

c'est ainsi par exemple que j'analyse le pourquoi je ne me suis pas posé plus tôt les questions évoquées dans LE CONCEPT DE RÉVOLUTION en questions, comme par honte de m'avouer à moi-même qu'au fond c'est la perspective communiste en tant que révolution que j'avais mise en cause depuis longtemps

en d'autres termes, se libérer des autres, c'est se libérer des autres en soi, non pas que l'on s'en foute, mais parce que ça ne nous influence plus, qu'on s'en est détaché sans avoir à forcer la rupture. Il n'y a aucun raccourci pour trouver la vérité de ce qu'on pense, ou pensera après cette vidange

se libérer des autres, cela ne signifie pas rompre le dialogue intérieur que l'on a avec eux, ni abandonner l'idée de penser avec les autres, d'autres encore à chaque rupture devenue effective, et il faut admettre qu'aucune pensée, même la plus élaborée, voire la plus originale ou novatrice, n'est jamais strictement celle d'un individu, mais de son rapport au monde et aux autres

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MessageSujet: Re: LA SOMME ET LE RESTE   Mar 11 Sep - 17:41


contre le dogmatisme et le scepticisme

dans le basculement que vit actuellement notre vision du monde, avec les sujets LE CONCEPT DE RÉVOLUTION en questions et PETITS CHANGEMENTS DEVIENDRONT GRANDS ?, si nous voulons garder le fil rouge d'une perspective communiste de changement de civilisation (il faudrait voir pourquoi*), il nous faut éviter d'ériger notre critique de tout dogme et de toute croyance devenue foi révolutionnaire, en non-croyance, credo sceptique devenant nouveau dogme, sans quoi nous n'aurions plus qu'à cesser toute recherche sous le label de communisme

* se poser la question la renvoie aux motivations de tous ceux et celles qui ont voulu participer comme penseurs à sauver l'humanité, à commencer par Marx, en continuant avec tous ses héritiers ou sur d'autres pistes prétendant embrasser la totalité, conceptions mixtes de marxisme, d'anarchisme, de féminisme et d'écologie. Le paradis n'étant pas moins que l'enfer pavé de bonnes intentions, nous sommes tenus de les considérer bien intentionnées, foncièrement honnêtes et sincères, pour ne pas dire désintéressées

car c'est bien de cette critique que nous sommes partis (IDÉOLOGIES et CROYANCES : RÉEL, IDÉEL, IMAGINAIRE, SYMBOLIQUE... (avec Maurice Godelier)) en juin 2017 pour déboucher fin juillet 2017 sur l'étude COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, qui allait devenir le point de départ de l'écriture du livre LUTTE d'une CLASSE pour une RÉVOLUTION COMMUNISTE

d'une part nous voyons que notre focale de refondement théorique était alors trop courte, d'autre part classer la foi révolutionnaire comme un des OPIUMS du PROLÉTARIAT sur la base de la fin de la théorie du prolétariat révolutionnaire relevait d'un oxymore. Il aurait mieux valu parler d'opium des théories de la révolution ou d'opium conceptuel des théoriciens de la révolution

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MessageSujet: Re: LA SOMME ET LE RESTE   Sam 15 Sep - 12:15


tout fout l'camp chez Patlotch ?

ma lectorate pourrait à raison percevoir un flottement dans mes idées, auxquelles le mot de théorie est de moins en moins adéquat, et tant mieux. La somme se présente comme une accumulation successive d'états entrés en décomposition-recomposition, et le reste, purgé des certitudes, se réduit en questions sans réponses. J'ai pour moi la satisfaction narcissique de les penser meilleures, meilleures qu'avant et meilleures que celles des autres : avec le temps, va tout s'en va, et des théories révolutionnaires que j'ai partagées me paraissent de plus en plus fumeuses

une bonne image de mon cheminement de pensée serait celle du compost ou de la permaculture, d'une permanence toujours changeante, dans l'invariance du primat de la praxis et de la poïétique, ou celle d'une culture en lasagnes dans laquelle à chaque saison la couche du dessus apporte son lot de surprises, des plantes inconnues issues d'improbables mutations

du livre de l'été dernier si l'on se tenait au titre, LUTTE d'une CLASSE pour une RÉVOLUTION COMMUNISTE, il ne resterait presque rien. Envisager la constitution d'une nouvelle classe révolutionnaire avait une fonction didactique, me faire comprendre dans la continuité d'une conception de l'histoire des sociétés comme celle de la lutte des classes (Le Manifeste) et du changement d'une société à l'autre passant par une révolution. Mais penser avec le concept d'une telle classe relève de schémas anciens et, mystique de la structure, n'apporte qu'une réassurance intellectuelle et le vain sentiment d'une fidélité. La réduction de toute perspective révolutionnaire à celle du moment de la révolution est un verrou sur la pensée critique, son devenir croyance (LE CONCEPT DE RÉVOLUTION en questions)

pour taquiner les mots au pied de la lettre, tout cela valait pour les sociétés et civilisations n'envisageant pas la communauté humaine (Gemeinwesen), autrement dit la civilisation communiste, qui n'étant pas une société, ne saurait même d'un point de vue marxien être le produit d'une révolution

on peut néanmoins le retenir comme étape et pourquoi pas s'arrêter à ce questionnement-là, la couche du dessus de l'année dernière. Ce qui est dessous est bon pour les taupes, et je ne suis qu'un vers de terre rêvant d'être un oiseau

je me sens de plus en plus dégagé de ce que je fais même, dégagé du regard des autres, de rendre des comptes. Pour un peu, je ne le ferais plus que pour moi, et parce que si j'arrêtais, ça me manquerait. La perspective de l'ennui me terrorise. Heureusement qu'il y a la cuisine, et quelques-un.e.s pour goûter mes plats

il est certain que si j'avais chez moi la place, un bureau, une pièce ou un sous-sol, un vrai jardin, je me consacrerais à quelque activité manuelle de création, la peinture, la photo, la sculpture, la fabrique d'objets utiles ou inutiles dans le genre de mes instablations. Si je n'avais la crainte de déranger les voisins, je ressortirais mes instruments de musique, je composerais des chansons plutôt que des poèmes. Comme quoi la vie tient aux contraintes matérielles

en attendant la fin, la mienne, je continue par habitude dans une double insatisfaction, celle de le faire et le fait de n'en être pas satisfait



1995

Guitar – Pat Metheny
Bass – Charlie Haden
Drums – Victor Lewis

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