PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

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 JAZZ ONLY : "petits maîtres"

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Patlotch



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MessageSujet: JAZZ ONLY : "petits maîtres"   Jeu 5 Avr - 12:16


les sujets musicaux avec nombreuses vidéos étant trop longs à charger, celui-ci ne donnera que du texte et des liens pour l'écoute

je le consacrerai à ces "petits maîtres" et [?] "petites maîtresses" qui font les grands moments


Arrow

une sacrée Collettion !

pour commencer un multi-instrumentistes cher à mon cœur et mes oreilles, Buddy Collette, à l'occasion de rééditions Jazz au Trésor : Buddy Collette - Swinging Sheperds


Bass: Red Mitchell / Drums: Earl Palmer  except for "Smile" on which Shelly Manne plays / Flute: Paul Horn / Flute [Alto, Bass]: Harry Klee / Flute [C-flute], Flute [Alto]: Buddy Collette / Flute [E-flute]: Bud Shank / Guitar: Jim Hall / Piano: Bill Miller on "Colonel Bogey" and "The Trolley Song" / Piano:  John Williams on "The Shrike" and "Invitation."

Buddy Collette, qui jouait des saxophones alto et ténor, de la clarinette et de la flûte, avait commencé par le piano, à dix ans. Il joue avec son ami d'enfance Mingus dès 1933. Il participa dans les années 50, avec Charles Mingus Chico Hamilton à des formules orchestrales ouvrant la voix à un autre grand "passeur" : Eric Dolphy, qui fut son élève

parmi mes disques préférés :



1955 Full Album
Chico Hamilton - drums, Buddy Collette - tenor saxophone, alto saxophone, flute, clarinet, Fred Katz - cello, Jim Hall - guitar, Carson Smith - bass


Chico Hamilton "Ellington Suite" 1959 Full Album
Drums – Chico Hamilton / Alto Saxophone, Flute – Paul Horn / Bass – Carson Smith / Cello – Fred Katz / Guitar – Jim Hall / Tenor Saxophone, Alto Saxophone – Buddy Collette

il avait été le premier musicien afro-américain à se produire à la télévision, dans l'émission de Groucho Marx, You Bet Your Life




il ne sera pas dit qu'on trouve chez nous un sujet sans Marx

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Patlotch



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MessageSujet: Re: JAZZ ONLY : "petits maîtres"   Ven 6 Avr - 14:18


Les choses ne sont plus ce qu'elles étaient

RIP Cecil Taylor

le 16 mars disparaissait le contrebassiste Buell Neidlinger, anticipant de quelques jours la disparition de son compagnon Cecil Taylor

Jacques Denis a écrit:
Inventeur parmi les plus radicaux du free jazz, le pianiste Cecil Taylor était perçu par certains comme pourvoyeur d'un boucan assourdissant. Les autres, moins sourds, y auront trouvé comme une extension d'un nom de domaine, le jazz, dont cet iconoclaste aura contribué à renouveler la grammaire. Il vient de disparaître, à l'âge de 89 ans.


1961
Things Ain't What They Used to Be (Duke Ellington)

Clark Terry (trumpet), Roswell Rudd (trombone), Steve Lacy (soprano sax), Archie Shepp (tenor sax),
Charles Davis (baritone sax), Cecil Taylor (piano), Buell Neidlinger (bass), Denis Charles (drums)

de cet bande de génies en leurs genres mélangés ne nous reste qu'Archie Shepp, qui souffle encore, "chez nous", ne le ratez pas !

Cecil tel or

My Taylor is Cecil
tel or, tel trésor
tel désordre indicible
du tempo déport

balance ton swing
ceci l'est, un signe :
Cecil t'es pas mort

Fosobo Verdun, 6 avril 2018 13:39


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Patlotch



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MessageSujet: Re: JAZZ ONLY : "petits maîtres"   Lun 9 Avr - 18:18


suite des "petits maîtres"


un Jazz part de Belgique

Jazz au Trésor : Bobby Jaspar
France Musique 09 avril 2018

Bobby Jaspar sur youtube

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli. Cette semaine, la publication chez Frémeaux, dans la fameuse série « The Quintessence » d’une anthologie consacrée au saxophoniste et flûtiste belge Bobby Jaspar.

Citation :
« À l’instar de Django Reinhardt, Bobby Jaspar a été un des premiers musiciens de jazz qui, venu d’un background complètement européen, créa un langage propre, au bouquet bien spécifique ». Cette déclaration de David Amram situe bien la place occupée par le saxophoniste et flûtiste belge sur l’échiquier du jazz dans années 50 et 60 : un parfum d’émancipation, une évolution de l’intérieur, là où d’autres (Miles, Coltrane, Ornette) mettraient un grand coup de pied dans les conventions. Sous l’égide d’Alain Tercinet et Alain Gerber, le label Frémeaux lui consacre un triple CD, « The Quintessence», qui le met parfaitement en lumière.

Bobby Jaspar (1926-1963), natif de Liège, se destinait à une carrière de chimiste quand il eut la révélation du jazz en écoutant Boplicity de Charlie Parker. Et à 23 ans, on le retrouve en 1949 sur la scène du Festival International de Jazz de Paris au même programme que son idole ! D’abord clarinettiste, il s’était vite tourné vers le saxophone ténor, puis la flûte… Dans les notes de pochette de cette anthologie, Alain Tercinet rappelle : « Bobby Jaspar deviendra le porte-étendard, le catalyseur, le propagateur de ce style baptisé « cool » faute de mieux. À l’occasion de tournées diverses, nombre de musiciens viendront consacrer sa légitimité : Jimmy Raney, Nat Peck tromboniste et arrangeur, le corniste David Amram, Lee Konitz, Lars Gullin, Chet Baker… ».

David Amram encore : « Pratiquement chaque saxophoniste ténor était alors influencé par Prez (Lester Young). Mais, au point de vue mélodique, Bobby sut se dégager de cette allégeance. Ses points de référence étaient clairement européens, Français ou belges. ». Lors de son installation à Paris, Bobby Jaspar allait disséquer les enregistrements de Stan Getz et comme lui adopter la guitare plutôt que le piano comme instrument harmonique à ses côtés. On le retrouve aussi marqué par le pas de côté de Miles Davis et son nonette inventant « Birth of the Cool » et poursuivre l’expérience avec le Jazz Groupe de Paris d’André Hodeir.

Marié en 1954 à la pianiste et chanteuse Blossom Dearie, qui résidait alors à Paris, Bobby Jaspar serait tenté par une carrière américaine et il s’installa à New York en 1956. Il y joua et enregistra avec J.J. Johnson, Kenny Burrell, Miles Davis, John Coltrane ou Kenny Burrell, avant de choisir de revenir en Europe, pour monter un quintet avec son ami le guitariste René Thomas. Une attaque cardiaque allait le terrasser à New York le 28 février 1963. Il avait 37 ans.

Nory’s Nick
Bobby Jaspar (sax ténor)
Sacha Distel (guitare)
Guy Pedersen (contrebasse)
André Baptiste « Mac Kac » Reilles (batterie)
Enregistré à Paris, le 20 avril 1955

The Nearness of You
David Amram (cor)
Raymond Lefebvre (flûte)
Claude Foray (hautbois)
Émile Debru (basson)
Jean-Louis Chautemps (clarinette)
Bobby Jaspar (sax ténor)
Benoit Quersin (contrebasse)
Jacques David (batterie)
Enregistré à Paris, le 6 juin 1955

There Will Be Another You
Bobby Jaspar (flûte)
Blossom Dearie (piano)
Benoit Quersin (contrebasse)
Christian Garros (batterie)
Enregistré à Paris, le 16 janvier 1956

Clarinescapade Bobby Jaspar (clarinette)
Tommy Flanagan (piano)
Nabil Totah (contrebasse)
Elvin Jones (batterie)
Enregistré à New York, le 12 novembre 1956

Everything Happens To Me Bobby Jaspar (sax ténor)
René Urtreger (piano)
Sacha Distel (guitare)
Paul Rovère (contrebasse)
Al Levitt (batterie)
Enregistré à Paris, le 11 septembre 1957

Spontaneous Combustion
Hank Jones p, Bobby Jaspar fl, Paul Chambers b & Kenny Clarke dms
1956

There will never be another you
Bobby Jaspar fl, Sacha Distel g, Martial Solal p, Pierre Michelot b, Kenny Clarke dms
1957

avec John Coltrane
1957

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MessageSujet: Re: JAZZ ONLY : "petits maîtres"   Mar 10 Avr - 15:54


tel quel, info twitter par Jacques Denis. Nathan Davis, un "petit maître", saxophoniste et flûtiste comme les précédents


NATHAN DAVIS, MORT D'UN PETIT GÉANT DU JAZZ
Jacques Denis Libération 10 avril 2018 à 15:28

Né en 1937, ce saxophoniste auteur d'une poignée de classiques avait joué avec tout le monde, ou presque : Donald Byrd, Art Blakey, Mal Waldron… Il est décédé d’un arrêt cardiaque lundi, à l'âge de 81 ans.


Nathan Davis, en concert au Chat qui pêche, à Paris, le 27 novembre 1964.
Photo Jean-Pierre Leloir. Gamma. Rapho  

Citation :
Drôle de coïncidence : Nathan Davis meurt quelques jours après les célébrations en hommage à Martin Luther King, auquel il avait rendu hommage en 1976 dans un superbe album en forme de suite [i believe in him].


La même année, le saxophoniste allait publier If, un totémique Graal pour tout amateur d’un jazz résolument ouvert : modal, funk, spirituel.
Stick Buddy 1976
Abraham Laboriel est à la basse, et le groove lui doit beaucoup

Né à Kansas City en 1937, Davis aura su adapter sans pervertir, bien au contraire, son art consommé de composer. Elevé aux sons du bop, c’est en atterrissant en Europe que sa carrière va décoller début 1960. Après avoir fait son service militaire en Allemagne, il débarque à Paris où, en quelques années, il va jouer avec tout le monde, ou presque. Donald Byrd, un ami, Art Blakey, au sein des Jazz Messengers, Mal Waldron pour un épique concert au Centre américain… Et surtout le flûtiste Eric Dolphy auquel il rendra hommage. «Lui-même avait un son de flûte très fin, sensible. Malheureusement, il n’en jouait pas suffisamment», se souvient Fred Thomas, dont le label Sam Records œuvre à la publication d’un inédit, un double concert parisien de 1966, après avoir réédité Peace Treaty. «Nathan Davis fait partie de ces musiciens américains qui auront permis l’éclosion d’une génération de Français, après le bop.»

Rules of Freedom 1967
Nathan Davis, Hampton Hawes, Jimmy Garrison, Art Taylor

Lui-même s’émancipa au son de Coltrane, comme le suggère un Blues For Trane paru sur le superbe Rules Of Freedom, entouré d’une équipe de cracks : le batteur Art Taylor, le pianiste Hampton Hawes et le contrebassiste Jimmy Garrison. Des disques magnifiques, il en fit d’autres à son retour aux Etats-Unis, à commencer par Makatuka en 1971. Pourtant, sa notoriété restera confinée chez les plus férus, comme beaucoup de jazzmen de sa génération, ces petits maîtres qui furent des géants, pas forcément les meilleurs en termes de gestion de carrière.

Et comme la plupart, c’est vers l’enseignement que ce diplômé d’ethnomusicologie trouva le moyen de vivre. A l’université de Pittsburg, il va même fonder le département de jazz, tout en continuant d’enregistrer à compte d’auteur, initiant même au mitan des années 80 un Paris Reunion Band, avec quelques autres légendes (encore) vivantes dont Joe Henderson, Woody Shaw, Nat Adderley et Idris Muhammad, puis l’ensemble Roots, qui fit chavirer de plaisir le New Morning voici vingt-cinq ans. Depuis 2013, en bon retraité américain, il passait le plus clair de son temps en Floride, là même où il est décédé d’un arrêt cardiaque, le 9 avril.

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MessageSujet: Re: JAZZ ONLY : "petits maîtres"   Mar 17 Avr - 9:34


jusqu'ici, seulement des saxophonistes. Pour changer :


Barry Harris, pianiste


Citation :
Barry Harris (né le 15 décembre 1929) est un pianiste et enseignant de jazz américain de style bebop.

Né à Détroit dans le Michigan, Barry Harris a été influencé par Art Tatum, Coleman Hawkins, Bud Powell, Charlie Parker et Thelonious Monk. Harris a quitté Detroit pour New York en 1960.

Harris a joué avec Cannonball Adderley, Illinois Jacquet, Coleman Hawkins, Dexter Gordon et Max Roach. Il a enregistré plus de 14 albums sous son nom.

Harris apparaît dans le documentaire de 1989 Thelonious Monk: Straight, No Chaser (produit par Clint Eastwood) où il joue des duos avec Tommy Flanagan. Pendant les années 1970 Harris a vécu avec Monk et sa famille dans la maison du New Jersey de Baroness Pannonica de Koenigswarter.

Son approche du jazz est novatrice et théorise des matériaux utilisés par Bud Powell, Joseph Schillinger, George Gershwin, Glenn Miller et même Frédéric Chopin.

En 2000, il a été le sujet du film Barry Harris - Spirit of Bebop.


en relation, Patlotch 2013 : le trio piano contrebasse batterie dans le jazz 'moderne'

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MessageSujet: Re: JAZZ ONLY : "petits maîtres"   Mer 2 Mai - 11:13


Manne inclusif exclusif !

Jazz au Trésor : Shelly Manne - 2 3 4
Alex Dutilh France Musique 30 avril 2018

La séquence des perles et des inédits ressortis de l’oubli. Cette semaine, un petit bijou de l’histoire du jazz, l’album « 2,3,4 », chez Impulse, où Shelly Manne s’amuse à faire apparaître et disparaître les membres de son quartet.



Shelly Manne, ©️ Getty / Bernie Walters - Treecastle Images

Citation :
L’un des albums les plus singuliers produits par Bob Thiele pour le label Impulse… Comme son titre le laisse deviner, « 2,3,4 » propose conjointement des duos, trios et quartets. Pour être précis, un duo, deux trios et trois quartets ! Mais comme le nom du batteur Shelly Manne, associé à la West Coast, ne le suggère pas, le casting est étonnamment ouvert, à la fois en terme de générations et d’esthétiques. Pour un résultat frais, aventureux et enthousiasmant.

Quelques mois auparavant, Shelly Manne (1920-1984) avait enregistré pour Contemporary un album entier en duo avec le guitariste Jack Marshall (« Sounds Unheard Of ! »). Si les duos allaient proliférer dans les années 70 et au-delà, en 1961-62, ils relevaient encore de la curiosité. C’est le plus moderne des classiques, Coleman Hawkins, au sax ténor, qui se retrouve ici invité à dialoguer avec la batterie de Shelly Manne. Ils avaient déjà collaboré neuf ans plus tôt, en 1943, au sein du quartet du saxophoniste et à nouveau en 1946. Ils allaient aussi se retrouver dans les fameuses sessions Jazz at the Philharmonic produites par Norman Granz. Pour parachever le côté insolite de la rencontre, Coleman Hawkins est assis au piano sur la première partie de Me and Some Drums, avant de prendre son ténor !

C’est avec le vibraphoniste et pianiste Eddie Costa (qui allait disparaitre six mois plus tard, à 31 ans dans un accident de voiture) et le contrebassiste George Duvivier que Shelly Manne choisit le format du trio, notamment pour un The Sicks of Us qui fait la part belle à l’improvisation libre.

En quartet, avec Hawkins, Duvivier et le piano de Hank Jones, Shelly Manne s’amuse à jouer par instants deux tempos simultanés (sur Take the A Train et Cherokee), histoire de montrer que l’avant-garde (notamment dans la même maison Impulse) ne leur est pas totalement étrangère. On se souvient que Hawkins ne dédaignait pas jouer avec Max Roach ou Eric Dolphy au même moment…

Me and Some Drums
Coleman Hawkins (sax ténor, piano)
Shelly Manne (batterie)
Enregistré à New York, le 5 février 1962

The Sicks of Us
Eddie Costa (vibraphone)
George Duvivier (contrebasse)
Shelly Manne (batterie)
Enregistré à New York, le 8 février 1962

Slowly
Coleman Hawkins (sax ténor)
Hank Jones (piano)
George Duvivier (contrebasse)
Shelly Manne (batterie)
Enregistré à New York, le 5 février 1962

Cherokee
Coleman Hawkins (sax ténor)
Hank Jones (piano)
George Duvivier (contrebasse)
Shelly Manne (batterie)
Enregistré à New York, le 5 février 1962

Take the A Train
Coleman Hawkins (sax ténor)
Hank Jones (piano)
George Duvivier (contrebasse)
Shelly Manne (batterie)
Enregistré à New York, le 5 février 1962

sans bouder mon plaisir avec Hawkins, ma préférence va à ce disque de 1957 en trio, avec Manne, Rollins, et Ray Brown à la contrebasse


Dave Levine a écrit:
Shelly Manne was one of the first drummers to realize the full potential of the drums as instruments capable of making a complete musical, not merely rhythmic, contribution to a group. Through experimentation and his diverse influences, he developed a more relaxed, though still intense, style of drumming. He consciously turned away from a technical approach, relying instead on the physical control of the instrument only as a means of expressing the emotions of music.

Shelly Manne a été l'un des premiers batteurs à réaliser le plein potentiel de la batterie en tant qu'instrument capable d'une contribution musicale complète, et non simplement rythmique, à un groupe. Par l'expérimentation et ses diverses influences, il développa un style plus décontracté, quoique encore intense. Il se détourna consciemment d'une approche purement technique, s'appuyant plutôt sur le contrôle physique de l'instrument comme moyen d'exprimer les émotions de la musique.

Interview Modern Drummer octobre 1981




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Patlotch



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MessageSujet: Re: JAZZ ONLY : "petits maîtres"   Mar 8 Mai - 20:54



Maurane 1960-2018

je le mets là, parce que les autres autres sujets sont trop lents avec les vidéos, et qu'après tout, elle aurait pu devenir en Europe une des meilleures chanteuses de jazz. Je ne l'ai vu qu'en club, au début des années 80. Je n'ai pas trouvé trace en ligne de cette époque. La suite je ne sais pas, sauf l'album de 2009 en hommage à Nougaro

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