PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
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 DES RIENS DU TOUT

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MessageSujet: DES RIENS DU TOUT   Mer 21 Fév - 22:14


ce sera un journal plus ou moins quotidien, à propos de ce qui viendra sans thème particulier, dans l'esprit de l'anti-journal 2004-2012 le site LIVREDEL repris dans le CANARD des CHAÎNÉ·E·S anti-journal 1988-2014 du site patlotch.com


Patlotch a écrit:
EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde]EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde Sam 17 Fév 2018 - 17:31

destruction créatrice ?

Citation :
Patlotch : - ce que je ressens c'est un immense gâchis. Je suis perdu, Tristan. Totalement, inexorablement perdu

- Tristan Vacances : - Furieux, désemparé, oui, perdu, je ne crois pas. Il se peut que l'essentiel vous échappe..

Patlotch : - s'il n'y avait que ça

Tristan Vacances : - Quoi d'autre ? Vous vous embarrassez de trop de considérations. Le problème n'est pas de commettre des erreurs. Cela nous arrive à tous. Le secret c'est d'être vous. Demandez-vous ce qui est essentiel pour vous et oubliez le reste. Et si cela doit vous perdre, au moins vous ne vous serez pas trahi.

librement adapté de Les âmes troubles Olivier Taveau, Éditions du Masque, 2015, p. 323

je n'ai pas vraiment aimé ce "thriller" entre polar et science-fiction, moi les "mondes parallèles" me laissent froid, mais...

mais sans être perdu je sens que je me perds en vaines controverses théoriques (pour le mieux, vu le niveau des "marxistes" et des autres) et qui, au fond, sont pour moi réglées. Si donc j'y perds mon temps c'est par un besoin qui devient addictif, opium du Patlotch. Il s'agit de m'en désintoxiquer, donc de rompre

ici, rompre est davantage avec moi-même, ce que je suis comme j'ai été, qu'avec d'autres, vu qu'avec la plupart des autres j'ai déjà rompu

la question est du besoin "vital" qui serait derrière mon addiction, et qui renvoie à l'équilibre psychique précaire dont je me tiens debout dans la solitude, dont j'ai parlé dans CIRCONSTANCES de la CRÉATIVITÉ ou la folle banalité du "génie"

tout se passe comme si je ne dépendais que de ce qui se passe, sans véritable initiative, et comme il ne se passe pas grand chose, je suis tenté d'en abandonner le suivi que j'ai choisi par ce forum, et qu'il me (re)prend tout bonnement l'envie de détruire, pour aller voir ailleurs si j'y suis

et donc, j'ai peur de ne pas survivre à cette destruction alors même que je sens nécessaire à la création de franchir ce pas de rompre, une fois encore, avec moi-même

Tristan Vacances : - Mais enfin, vous n'êtes pas obligé de détruire ce que vous avez fait pour faire autre chose. Vous pouvez, brutalement ou progressivement, le laisser en jachère...

Patlotch : - vous connaissez des gens qui passent vraiment à autre chose sans radicalement abandonner leur passé, ce qu'on appelle "couper les ponts" ? Si oui, c'est que vous n'avez pas idée de ce qu'exige une révolution, ne serait-elle qu'individuelle. Quand les autres ont fini de vous retenir de créer, l'ennemi, c'est vous-même comme l'autre que vous n'êtes plus

Tristan Vacances : - Et...?

Patlotch : - et cela vous met au bord de la folie, comme Rimbaud abandonnant la poésie pour rentrer dans le rang de l'échange économique, fût-ce en contrées colonisées, ce qu'il explique assez bien, quand plein de lucidité au bout de son "dérèglement de tous les sens", il sent qu'« affolé, il finirait par perdre l'intelligence, et ses visions... »

Tristan Vacances : - Et...?

Patlotch : - à l'inverse j'entrerais bien radicalement en poésie, si je ne savais trop que j'en deviendrais fou

Patlotch a écrit:
Admin a écrit:

reçu de Patlotch, 21 février

SUICIDE MOT D'EMPLOI

Épitaphe de Patlotch, 2001-2018

On n'est pas sérieux quand on a dix-sept ans
d'écrire sans emploi pour un autre que soi

On ne tue pas le pair quand il est mort de soif
de vivre n'attend pas le nombre des aînés

Pendu de vaineté sur le gouffre du temps
à la langue perdante au goût frais gangrené

Par l'attente trahie d'un présent jamais là
l'escarre de la chair et dans l'écart du verbe

Le silence assassin de vérités en herbe
aconites vertus d'un trouble tralala

Qu'il nous faut bien finir pour tout recommencer
peut-être va savoir et personne qui sait

Personne qui n'entend ni personne qui parle
nul écho tout raisonne où rien n'est résonné

Patlotch, Ailleurs, 21 février 2018 0:07


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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Ven 23 Fév - 16:42


22 février 2018

- je n'ai rien vu au Kurdistan

les spéculations vont bon train sur l'issue du conflit (des conflits) en Syrie dans le secteur d'Afrin. Hésitant entre silence et solidarité minimale, des "camarades" peinent à user de leur science dialectique de l'histoire comme celle de la lutte des classes. Alors en attendant certains font, à l'instar de Tristan Leoni de DDT21 (ici), de la géopolitique, car comme l'écrit Immanuel Wallerstein le 15 février Twenty-First-Century Geopolitics: Fluidity Everywhere


Citation :
Or take the even more knotty situation in the so-called Islamic world going from the Maghreb to Indonesia, and particularly in Syria. Each major power in the region (or dealing with the region) has a different prime “enemy” (or enemies). For Saudi Arabia and Israel, it is at the moment Iran. For Iran it is the United States. For Egypt it is the Muslim Brotherhood. For Turkey it is the Kurds. For the Iraqi regime, it is the Sunnis. For Italy, it is Al Qaeda, which is making it impossible to control the flow of migrants. And so on.

Prenons la situation encore plus épineuse dans le soi-disant monde islamique allant du Maghreb à l'Indonésie, et particulièrement en Syrie. Chaque puissance majeure dans la région (ou traitant de la région) a un premier «ennemi» (ou ennemis) différent. Pour l'Arabie saoudite et Israël, c'est à l'heure actuelle l'Iran. Pour l'Iran, ce sont les États-Unis. Pour l'Egypte, ce sont les frères musulmans. Pour la Turquie, ce sont les Kurdes. Pour le régime irakien, ce sont les sunnites. Pour l'Italie, c'est Al-Qaïda, qui rend impossible le contrôle des flux migratoires. Et ainsi de suite.

que "les Kurdes" soient depuis toujours dans la région les dindons de la farce internationale, nul n'en doute, mais que tireraient-ils d'avoir un État bien à eux, qui ne saurait être fondé sur les préceptes anarcho-écolos-féministes qui succèdent (en proportion variable) aux principes du parti "stalinien". Autant que les Palestiniens, autrement dit pas plus, et certainement pas plus de paix, ni d'avancée dans la guerre de classe au capital. Faut pas rêver


voir aussi les témoignages dans :

23 février

- il n'a rien vu à Bure...



... peut-être

- petits riens revisités



- satisfait de riens


Faute que personne proposât rien qui répondît à la situation
de Gaulle, Mémoires de guerre, 1954

Il ne s'agit de rien de moins que de se faire un regard sur toutes choses
Valéry, Variété V, 1938

J'étais à l'aise en tout, il est vrai, mais en même temps satisfait de rien
Camus, La chute, 1956

Un grand poème né de rien, un grand poème fait de rien

Saint-John Perse, Exil, 1942

Un illustre auteur prépare un Traité de Rienologie
où les particularités du Rentier seront très amplement décrites

Balzac, Œuvres div., t. 3, 1840

source CNRTL rien

Patlotch a écrit:
18 Le traité du tout est rien

Maboul Isidore a trouvé sur internet - ce lieu de toutes mes connaissances, dit-il - un ouvrage au titre alléchant, Le traité du tout est rien. Survolant les premiers chapitres, à son goût trop spéculatifs, il s'est rendu directement aux pages concernant l'action, pour en retenir ces lignes, la substantifique moelle pratique : « Un rien qui vous occupe est tout. Tout n'est rien dont on s'occupe. Rien n'existe si l'on s'en n'occupe. L'humanité se scinde en deux catégories, ceux que tout préoccupe s'occupant de rien, ceux occupés d'un rien occultant le tout. Suffit d'un rien, d'eux tout s'occupe. Tout est rien. »

Il y a des jours comme ça, on tombe sur des phrases lumineuses. D'emblée, Isidore se sent appartenir à la première catégorie, Maboul à la seconde. Désormais, rien ne sera plus comme avant. D'exaltantes perspectives d'actions et d'inactions s'offrent à leur détermination objectivement une et indivisible. Avec devise d'évidence : pour rien au monde renoncer à tout.

MABOUL ISIDORE, roman-feuilleton février 2012

- marmite des petits riens

« Ainsi, la Revue positive de Paris me reproche à la fois d'avoir fait de l'économie politique,
métaphysique et - devinez quoi ? - de m'être borné à une simple analyse critique des éléments donnés,
au lieu de formuler des recettes pour les
marmites de l'avenir. »
Karl Marx, Le Capital, Postface de la seconde édition allemande, 1875

cuisine à méninger

mettre des petits riens dans un très grand faitout
puis à bouillir jusqu'à l'avenir
[...]
dormir
[...]
faire revenir  
en mieux partout
et non pas rien

ailleurs, 23 février 2018 14:29


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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Lun 26 Fév - 8:03


- un film symptôme du tournant décolonial comme réalité et idéologie



je ne suis pas cinéphile et moins encore attiré par les super-héros et le genre blockbuster. Je n'ai pas vu et n'irai donc pas voir Black Panther, comme je suis condamné à ignorer Star Wars, mais...

mais l'événement de son foudroyant succès d'audience ne peut manquer d'avoir un sens compte tenu de son contenu parfois présenté comme étant "décolonial". Voir Black Panther Review: An Insight Into An Invincible Decolonial Utopia, Nolina Minj, Feminism In India.com, Black Panther : un tournant dans la représentation des noirs à l'écran, Le Figaro 14 février, et le fait que les Afroféministes de Mwasi en ont fait leur affaire en avant-première (cf "le cinéma interdit aux Blancs" de Benoît Rayski et "le communautarisme raciste anti-Blancs" selon la LICRA)

voir surtout Black Panther, le film qui redonne leurs lettres de noblesse aux femmes noires, Afrofeminista 22 février


Citation :
En conclusion, Black Panther est un film avec une portée politique et culturelle très forte. Il véhicule un message puissant au niveau de la représentation notamment pour les petites filles noires. Shuri, Ramonda, Nakia et Okoye sont des héroïnes qui permettront à ces filles de se penser et de se définir autrement, en dehors des carcans sociétaux. Elles leur permettront surtout de grandir et d’évoluer en étant fières de ce qu’elles sont et en ne s’excusant pas d’être ce qu’elles sont. C’est très important car dans le monde actuel l’amour de soi d’une femme noire est un acte politique car il s’agit d’aller à l’encontre des préjugés sexistes et racistes tant dans la société occidentale que dans nos propres communautés. Nous avons été tant ostracisées, marginalisées et dévalorisées à travers les siècles. Nous avons tant voulu ressembler à d’autres, effacer ou transformer ce qui faisait notre beauté. Surtout, nous avons oublié notre passé. Ce passé glorieux où nos aïeules, vaillantes et puissantes, ne ressemblaient en rien à l’image de la femme noire qui nous est imposée aujourd’hui  pour tenter de nous oppresser. Ces femmes font partie de notre histoire, elles font partie de nous. Nous devons puiser en elles, dans notre héritage culturel si riche, les outils de notre libération. Nous n’avons pas besoin de chercher ailleurs des modèles pour mener nos luttes. Nous n’avons pas besoin de leçon de féminisme venue d’Occident. Nous nous suffisons à nous-mêmes. Nous avons notre histoire et notre héritage culturel sur lesquels nous appuyer pour nous élever. Nous devons nous les réapproprier et en être fières.

Shuri, Ramonda, Nakia et Okoye ne sont pas simplement des héroïnes fictives. Elles représentent des générations de femmes africaines qui n’ont jamais courbé l’échine devant l’adversité et qui ont tracé le chemin pour nous. Un chemin qui  mène à notre liberté.

l'Afroféminisme, je dirais comme son nom l'indique, ne saurait par sa dimension communautaire recouvrir tout le décolonial, et nous sommes bien ici confrontés au problème soulevé dans le sujet LE TOURNANT DÉCOLONIAL CONTRE l'essentialisme de LA NÉGRITUDE

le plus intéressant pour nous est le phénomène en soi, ce que traduit le succès record de ce film au-delà de son genre cinématographique. Et ce pourrait bien être la confirmation, à grande échelle, que nous sommes en plein dans le tournant décolonial comme dimension incontournable de la double crise du capital et de la suprématie blanche occidentale en son sein, c'est-à-dire comme réalité et idéologie

avec ce film comme production spectaculaire, le décolonial a conquis ses lettres de noblesse... capitalistes, puisque si y sont posées les questions de "race" et de "genre", les contradictions de classes, non

mais cela fait partie du jeu contradictoire de la Structure of Feeling (Raymond Williams), autrement dit des contradictions sociétales du capitalisme dans la 'culture'




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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Ven 2 Mar - 12:15


1er mars

- Internationalisme prolétarien

« La concurrence entre les capitalistes produit de la concurrence entre les ouvriers
et ce phénomène est absolument inévitable. »

Marx divers textes


Castorama : les salariés incités à former leurs remplaçants polonais
Le figaro.fr AFP  01/03/2018

Le groupe Kingfisher a confirmé hier la suppression de 446 postes administratifs chez Castorama et Brico Dépôt et souhaite que les futurs salariés polonais soient formés en France. Un véritable casus belli pour l'intersyndicale.


image La Voix du Nord

Citation :
Dès qu'ils l'ont appris, les salariés ont jugé la demande «inconcevable». Le comité central d'entreprise qui s'est réuni hier pour les enseignes Castorama et Brico Dépôt a été la scène d'une initiative pour le moins particulière: en plus de la délocalisation en Pologne des activités de comptabilité et de gestion, déjà connue des syndicats, la direction y a annoncé de but en blanc qu'elle souhaitait que les futurs salariés polonais soient formés en France à leurs différents métiers. Et pour cela, les employés français licenciés seraient mis à contribution, le tout «assurant la continuité du dossier», comme le rapporte Jean-Paul Gathier, délégué Force Ouvrière chez Castorama interrogé par Le Figaro.

446 emplois supprimés

«One Kingfisher», le «plan de transformation» du groupe qui possède Castorama et Brico Dépôt, n'était jusque-là qu'une très classique délocalisation à l'intérieur de l'Union Européenne. Kingfisher a annoncé en septembre dernier un recul de 8,1% de son bénéfice net au premier semestre, à 295 millions de livres (332 millions d'euros), et souhaite réduire ses coûts pour améliorer ses prix face à la concurrence. Le plan de transformation, annoncé le 8 novembre dernier par la directrice générale Véronique Laury, se présentait initialement comme un programme d'«investissements informatiques» permettant «la mise en place d'une centrale d'achat unique, des évolutions des métiers du marketing et du commerce, ainsi que la création d'un centre de services partagés en Pologne pour gérer ses activités de transactions financières et comptables», selon les termes de Kingfisher. La première déception pour les salariés des magasins de bricolage était venue lorsque des licenciements ont été annoncés. «La mise en œuvre de ce projet entraînerait en France la suppression de 409 postes [ensuite revu à 446], la création de 102 postes et le transfert de 164 postes - à conditions d'emplois équivalentes», indiquait ainsi la direction, les suppressions d'emplois se partageant entre «321 chez Castorama et 88 chez Brico Dépôt», dans un groupe fort de 21.000 employés en France.

«Cynisme extrême»

Quant à cette seconde annonce, elle ne passe pas du tout. «C'est le capitalisme poussé à son cynisme extrême», s'est Jean-Paul Gathier ce matin sur France Info, révélant que la direction disait compter sur les futurs licenciés pour «être professionnels jusqu'au bout». Les salariés concernés ont immédiatement rejeté l'hypothèse. Chez Castorama, la mobilisation des salariés va donc commencer, surtout au siège où 63 emplois sont supprimés. Les autres licenciements sont répartis dans les magasins. L'initiative de Kingfisher n'est cependant pas une première: des employés de la marque Tupperware, qui ferme ses portes en France, ont également reçu des propositions de mission pour aller former leurs homologues Portugais ou Grecs cette semaine.

- avant : 10 €, maintenant 11,90 €, fumer tue et la mort me coûte 20% de plus (le paquet de 30g me fait vivre 10 jours)

 

2 mars
- Macron chute dans les sondages mais :

- 69% des Français pour la fin du statut de cheminot

- Pour 58% des Français, une grève à la SNCF serait "injustifiée"
- 63 % estiment qu'il y a trop d'immigrés dans le pays
- 60% des Français favorables à l'instauration d'un service national obligatoire de 3 à 6 mois

etc.

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Sam 3 Mar - 18:45

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Jeu 8 Mar - 18:07


8 mars

- journée des femmes, fait d'hiver

Roanne : un an de prison ferme pour avoir giflé la maîtresse de sa fille
de la communauté Rom... cinq enfants dont un d'un an qu'elle allaitait toujours...

un fait divers comme un autre, mais cela s'est passé à Mably, à l'école des Tuileries, tout près de mon bled : j'habitais à deux pas dans ma jeunesse. De tuileries, il n'y a plus


à droite, l'ancienne RN7




photo Patlotch 14 avril 2015

quant à l'école primaire, bien sûr en ZEP (Zone d'éducation, de dépression et répression prioritaires)




Roanne-Mably, la Rue de Palestine


de mon temps, la RN7

population 2014 : 7600 hbts
étrangers : 400 hbts
immigrés : 565 hbts
source
mais forte population "issue de..." et ce depuis 1916, construction de l'arsenal de Roanne (nombreux Kabyles d'Algérie), et d'«Indochinois » pendant la 'Seconde guerre mondiale' et après

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Ven 9 Mar - 13:07


9 mars

- une vraie journée de femmes en luttes, pas une commémoration

- la grève féministe d'hier en Espagne pour « arrêter le monde » m'a semblé un événement d'ampleur digne d'intérêt, mais aussi de questions, que je ne saurais poser encore. Adé m'envoie deux articles du journal Kaosenlared :

- 8 de Marzo histórico: Una marea feminista inunda las principales ciudades del estado contra la opresión patriarcal



- Represión contra la #HuelgaFeminista8M




Argentine : des centaines de milliers de femmes manifestent contre la politique de Mauricio Macri

les petits rien font les grands touts


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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Sam 10 Mar - 19:19


10 mars

- qu'en termes délicats ces choses-là sont dites


Jean-Dominique Senard et Nicole Notat détaillent pour 'La Croix' les propositions de leur rapport remis vendredi 9 mars au gouvernement. Ils proposent des pistes pour améliorer la façon dont les entreprises sont perçues par les Français.


Citation :
La Croix : Jean-Dominique Senard, vous êtes président d’un grand groupe industriel français, Michelin, et Nicole Notat, vous avez longtemps dirigé la CFDT. Faut-il voir dans votre collaboration un signe que la lutte des classes, en France, c’est terminé ?

Jean-Dominique Senard : La culture française a longtemps été imprégnée par cette notion. Mais je crois que nous sommes peut-être à un moment où nous pouvons envisager de tourner la page… Entre nous, l’entente a été très bonne.

Nicole Notat : Je vous le confirme. Nous avons très rapidement convergé vers les analyses et recommandations qui sont dans le rapport.

– Votre mission s’appelait « Entreprise et intérêt général ». Pourquoi fallait-il, aujourd’hui, travailler sur ce sujet ?

N. N. : L’entreprise est actuellement questionnée par nos concitoyens, la mondialisation aussi. Nous avons auditionné 200 personnes et beaucoup de dirigeants de société nous ont dit qu’ils souhaitent que l’entreprise soit aussi porteuse des sujets sociaux et environnementaux. Ils sont convaincus qu’en intégrant positivement ces contraintes, ils peuvent en tirent profit pour créer de la performance. Les dirigeants d’entreprises cotées nous aussi ont affirmé qu’ils se retrouvent sous la pression d’actionnaires, qui ont souvent une vision très court-termiste.

Ces messages nous ont convaincus que le moment était mûr pour avancer.

L’une des propositions les plus fortes de votre rapport consiste à réécrire les articles du Code civil portant sur la définition de l’entreprise. Pourquoi ?

J. D.-S. : Le Code civil, c’est le socle juridique de notre vie à tous. C’est donc un symbole fort que d’y toucher, on ne le fait pas tous les jours. Mais en même temps, le droit ne doit pas être trop décalé par rapport à la réalité vécue. C’est pourquoi notre main n’a pas tremblé.

Nous souhaitons ajouter dans l’article qui définit les conditions dans lesquelles se constitue une société (art. 1833) qu’elle « doit être gérée dans son intérêt propre, en considérant les enjeux sociaux et environnementaux de son activité "

Nous faisons là intervenir deux nouveaux concepts : celui d’« intérêt propre », qui traduit le fait que l’entreprise est un collectif ; et celui « d’enjeux sociaux et environnementaux », qui est novateur dans le droit et revient à dire que l’entreprise doit analyser les conséquences des décisions qu’elle prend. C’est un constat de bon sens.

Nous proposons également de modifier l’article qui précise ce que sont les statuts d’une société (art. 1835) pour dire que "l’objet social peut préciser la raison d’être de l’entreprise constituée ». Ce faisant, nous faisons rentrer dans le Code civil deux autres notions, celle d’« entreprise », qui n’y figurait pas, ce qui est tout de même un comble ! Et la notion de « raison d’être », à laquelle nous tenons beaucoup.

La raison d’être, c’est l’ADN d’une entreprise, sans laquelle elle ne peut donner de sens à son existence. C’est ce qui fait l’engagement des salariés, qui est un grand vecteur de compétitivité. Chaque entreprise devra formuler sa raison d’être. Elle pourra même décider de l’inscrire dans ses statuts. Et cela pourra alors faire d’elle une " entreprise à mission ».

– Ces modifications ne vont-elles pas aboutir, comme le craignent certains chefs d’entreprise, à une multitude de procès ?

JDS : Nous avons bien sûr pris en compte ce problème et chaque mot de ces nouveaux articles est pesé. Nous avons consulté beaucoup d’experts et les plus hautes autorités judiciaires françaises. Cela nous amène à considérer que ce risque est négligeable.

– Quelles seront les implications concrètes ?


NN : Ce changement peut paraître symbolique, mais il est réel. D’ailleurs, nous avons complété cette proposition par un amendement du Code du commerce, à l’article qui définit les responsabilités des conseils d’administration et de surveillance. Nous y ajoutons que le Conseil d’administration doit dire comment il traduit l’obligation de considérer les enjeux sociaux et environnementaux dans son activité. Comme vous le voyez, nous n’imposons rien. Mais on fait en sorte que les entreprises s’approprient ces changements en disant elles-mêmes ce qu’elles feront. Tout cela induit une transformation tangible.

– Le monde de l’économie sociale et solidaire (ESS) s’est inquiété de la création des entreprises à mission. L’avez-vous rassuré ?

N. N. : Oui car rien ne change pour l’ESS. Les entreprises à mission ne bénéficieront d’aucun des avantages ni fiscaux, ni financiers des entreprises de l’ESS. Elles ne pourront pas capter, par exemple, les fonds de la finance solidaire. Pourtant, ce nouveau label intéresse. Une cinquantaine de dirigeants nous ont déjà indiqué leur souhait de devenir des entreprises à mission : ils sont convaincus que cela leur ouvrira de nouvelles opportunités de développement.

– Vous souhaitez aussi renforcer la place des salariés au conseil d’administration et de surveillance. Pourquoi ?

N. N. : Depuis une loi de 2015, les entreprises de plus de 1 000 personnes doivent nommer des salariés dans les conseils d’administration. Nous ne touchons pas à ce seuil, mais nous proposons d’en nommer davantage, en fonction du nombre total d’administrateurs non-salariés. Cette diversité des avis dans les organes de décision est très utile pour la bonne gouvernance des entreprises. Car les administrateurs salariés connaissent la société de l’intérieur, ils en comprennent l’histoire et sont les premiers attachés à sa pérennité. Leur dialogue avec les représentants des actionnaires ne peut qu’être fructueux.

– Est-ce une façon de faire réconcilier capital et travail ?


J.-D. S. : oui, j’en suis convaincu.

– Et de pousser la France vers un modèle de cogestion à l’allemande ?

J.-D. S. : Non, ce n’est pas le sujet. Non pas que le système allemand ne nous intéresse pas, au contraire, mais notre contexte français est culturellement différent.

– Pourquoi, selon vous, l’image des entreprises s’est-elle dégradée à ce point ?

J.-D. S. : Je parlerais d’un manque de confiance – et on peut le comprendre. Un certain court-termisme règne sur le mode de gestion des entreprises. La financiarisation de l’économie, la crise, l’existence d’actionnaires qui le sont parfois pour dix secondes à peine… Tout ceci donne l’image d’un capitalisme métallique et froid qui ne ressemble pas à l’idée que nous nous en faisons, tous les deux. C’est contre ce doute et cette méfiance que nous voulons lutter.

N. N. : C’est pourquoi notre mission vise aussi à apporter une pierre à la construction d’un capitalisme à l’européenne, différent du capitalisme anglo-saxon et du capitalisme d’État qui se développe dans les pays émergents. Dès sa création, l’Europe, notamment avec Jacques Delors, s’était préoccupée de ce sujet et mettait en avant une autre conception de l’économie de marché.

Recueilli par Alain Guillemoles et Séverin Husson

quoi qu'il nous en coûtât nous nous sommes retenus de toute remarque antinotatiste primaire, mais pas d'offrir à notre lectorate un mot avec deux accents circonflexes

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Lun 12 Mar - 12:15


12 mars

- dialectique ?

- face 1 : je voudrais être un Noir



Après les manifestations qui ont troublé la Nuit des Noirs au Kursaal de Dunkerque ce samedi soir, vous êtes très nombreux à prendre leur défense sur nos réseaux sociaux.


Photo Marc Demeure

Citation :
« - vous du racisme là où il y en a... Ce n’est pas le cas au carnaval ! » « Il ne faut pas tout mélanger, c’est un carnaval, pas une manifestation contre les noirs  » Sur Twitter et Facebook, vous êtes plus de cinq cents ce matin à prendre la plume pour défendre les noirs et « l’esprit du carnaval » et dénoncer ce que vous jugez être une « fausse polémique ».

Vous dénoncez la mécompréhension d’une tradition qui n’a jamais posé de problème jusqu’alors : « du jour au lendemain, une tradition est considérée comme raciste. En allant dans ce sens, chaque parole, chaque comportement peut être considéré comme raciste ».

Pour plusieurs d’entre vous, ces manifestations dénotent aussi une méconnaissance de l’esprit du carnaval «  Le carnaval c’est justement la réunion de personnes de toutes origines et milieux sociaux sans jugement. Tout l’inverse de cette polémique ridicule. En vous attaquant à nos Noirs, c’est l’esprit de Dunkerque que vous piétinez » , écrit un lecteur tandis qu’un autre s’interroge  : « à ce rythme-là, ce sont les hommes qui n’auront bientôt plus droit de se déguiser en femmes au carnaval !  »[...]



explication (Ouest-France)
Citation :
Le tribunal administratif de Lille a rejeté vendredi le recours déposé par deux associations pour annuler l’événement. Le Conseil représentatif des associations noires (CRAN) et l’Alliance noire citoyenne (ANC), qui accusent ce bal de promouvoir des pratiques racistes, n’ont pas obtenu gain de cause.

Cité par La Voix du Nord, le juge des référés abonde dans le sens des associations sur le fond : « L’organisation de la soirée baptisée La Nuit de Noirs, au cours de laquelle les participants se griment en noir et revêtent les tenues traditionnelles des tribus africaines, est de nature à choquer. » Mais le fait que ni le maire de la ville ni le sous-préfet ni le ministre de l’Intérieur n’aient usé de leurs pouvoirs de police pour empêcher la manifestation rend le recours irrecevable.

La Nuit des Noirs fait partie des traditions du carnaval de Dunkerque, l’un des plus connus de France. La polémique avait surgi à propos de la pratique de la "black face", qui consiste pour des personnes à la peau blanche à se peindre le visage en noir.

- face 2 : je voudrais être une Blanche

Crèmes dépigmentantes : claire à tout prix !
Guillaume Paret, Florise Vaubien Le Point.fr 20/02/2018

À Paris, on estime qu'environ 20 % des femmes d'origine africaine utilisent des produits contenant de l'hydroquinone, dangereuse pour leur santé.


image ajoutée

Citation :
Les Sénégalaises appellent cela le « xessal », les Camerounaises le « maquillage » et les Maliennes parlent de « tcha-tcho ». Les médecins, quant à eux, déplorent une « dépigmentation volontaire ». La Mairie de Paris estime qu'environ 20 % des femmes d'origine africaine habitant la capitale appliquent crèmes et sérums blanchissants à base d'hydroquinone. Un vrai problème de santé publique : ce composant interdit à la vente libre en France conduit, en application cutanée, au vieillissement prématuré de la peau et à de multiples complications irréversibles. En inhibant la production de la mélanine, il fait perdre à la peau sa protection naturelle contre les rayons du soleil et la rend plus sujette à certains types de cancers. Ce produit dangereux peut aussi amincir la peau, laissant apparaître des taches foncées ou des vergetures définitives. D'autres effets secondaires sont à noter, notamment l'ochronose, une pigmentation bleuâtre ou noirâtre.

Selon le dermatologue Pierre-Patrice Cabotin, « le problème de l'hydroquinone, c'est que ça entraîne un éclaircissement en inhibant les cellules pigmentaires (les mélanocytes), mais ça a également un effet destructeur. À la longue, on peut avoir des dépôts en profondeur, du fait de la dégradation de l'hydroquinone et de divers produits de la mélanine qui donnent des peaux noirâtres – l'ochronose – et qui sont définitives. » Et de préciser : « On peut utiliser de l'hydroquinone, sur des durées limitées, à des concentrations définies, et sous surveillance médicale. »

Un marché international en pleine expansion
Malgré les risques, la tendance ne cesse d'enfler et touche tous les continents. En 2024, le marché mondial de la dépigmentation représentera plus de 31,2 milliards de dollars, selon Global Industry Analysts. Un business colossal qui doit son succès à une découverte accidentelle. Dans les années 60, les ouvriers américains dans l'industrie du caoutchouc utilisent des produits à base d'hydroquinone. Ils constatent rapidement l'effet blanchissant du composant sur les mains des ouvriers noirs. De quoi inspirer l'industrie cosmétique, qui vendra à travers le monde « la beauté blanche », surfant sur un vieux complexe hérité de l'ère coloniale.

Si la ruée sur les crèmes dépigmentantes est un phénomène essentiellement asiatique et africain, la France et ses six millions de femmes noires ou métisses n'y échappent pas. À Château-Rouge, le quartier afro de Paris, les magasins de cosmétiques proposent un choix abondant de crèmes. Les commerçants vendent parfois un produit blanchissant sans savoir qu'il contient de l'hydroquinone. D'autres ignorent que ce composant est interdit à la vente libre en France depuis le 1er janvier 2001, quel qu'en soit le dosage. En effet, la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) a établi une liste des produits éclaircissants non conformes et dangereux pour la santé. Saisis et retirés du marché entre janvier 2015 et avril 2016, ces produits transitent pourtant tous les mois depuis l'Afrique. Caro Light, Caro White ou encore Clear Essence, des dizaines de crèmes au nom évocateur, fleurissent inlassablement sur le marché.

L'hydroquinone, un poison en tube
En France, l'hydroquinone n'a qu'un seul usage autorisé dans les cosmétiques pour la préparation pour ongles artificiels et à une faible teneur (0,02 %). Or, dans les produits blanchissants, la DGCCRF a identifié des dosages de l'ordre de 4 % pour les crèmes (pots), laits (flacons), et dans les huiles à des teneurs plus fortes (8 à 10 %).

Aissata Lany (dont le nom a été modifié), ancienne utilisatrice de crèmes éclaircissantes, a confié au Point son expérience. Elle se souvient que pour « rester dans le mouv' » et éviter les remarques douloureuses, elle a dû sacrifier son teint ébène. Pendant près de dix ans, elle a appliqué des crèmes à base d'hydroquinone, importées d'Afrique ou achetées dans les magasins parisiens, y consacrant un budget de quelque 200 euros par mois. La jeune femme reconnaît même avoir fait des réserves de crèmes, de peur de les voir disparaître des rayons. Malgré les dangers pour sa santé et le poids financier de cette « addiction », qu'importe les sacrifices, il fallait être blanche à tout prix.



image ajoutée




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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Mar 13 Mar - 10:36


à la question « êtes-vous innocents », ils n'ont pas non-répondu comme Coupat que ce n'est pas leur problème mais celui de la police, que la justice est injuste en citant Foucault. Ils ne parlent pas de « fiasco policier » d'« enlisement judiciaire », mais de justice de classe. Ils sont, bien que syndicalistes, au sens le plus strict, des prolétaires salariés

c'est peut-être pourquoi l'on en parle moins ou pas du tout, de la grande presse à Lundi matin et aux comptes sociaux des gauchistes en réseaux. Va savoir...

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Mer 14 Mar - 2:09


prise de bec et tête de nœud


cortegedetete a écrit:
@cortegedetete

Vous avez été bloqué, vous ne pouvez ni suivre @cortegedetete,
ni voir les Tweets de @cortegedetete


ne pouvoir suivre... tout un programme de tête
j'avions écrit

Patlotch a écrit:
@patlotch il y a 7 heures

#Coupat/#Tarnac. Pour en finir avec cette arnaque depuis le début :
1) qu'il n'aille pas en tôle et jouisse sans entrave de sa retraite à la campagne
2) que sa réputation de théoricien de la révolution s'effondre
3) que les luttes concrètes s'occupent des choses de "la vraie vie"

TARNAC

(ma B.A. du jour)

Il t'arnaque tu renacles...
Qui c'est il ? C'est l'État
scélérat, tu le tacles !

Et c'est qui le coupable ?
c'est Coupat ? Errata !
société du Spectacle...

Et cætera et cætera

ailleurs, 12 mars 2018 16:54

avis à la peupolution : la police de la révolution est toujours déjà là

chaque fois qu'on me vire je me sens libéré

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Jeu 15 Mar - 20:02

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Ven 16 Mar - 7:50


.../...

Syrie. Afrin meurt dans le silence du monde
Pierre Barbancey L'Humanité 15 mars 2018

Les bombardements turcs ont touché des zones proches de l’hôpital hier après-midi. La population craint l’entrée des djihadistes dans la ville, synonyme de viols et d’égorgements. Des habitants témoignent pour l’Humanité.



Citation :
Les habitants du canton d’Afrin et les forces de défense résistent depuis maintenant cinquante-cinq jours à l’invasion de l’armée turque épaulée de ses supplétifs djihadistes. Cinquante-cinq jours de bombardements massifs, de destructions, de morts et d’exactions perpétrées par les anciens membres de Daech, du Front al-Nosra (al-Qaida) ou de brigades islamistes qui sévissaient à Alep-est, reconvertis au sein de l’Armée syrienne libre (ASL). Hier, en milieu d’après-midi, le pilonnage a été intense. Les zones autour de l’hôpital ont été touchées. Des dizaines d’obus et de roquettes se sont abattues, faisant plusieurs morts et de nombreux blessés. « Depuis une semaine, la situation est particulièrement critique, explique Nergiz Afrin (un pseudonyme pour éviter toutes représailles turques) du centre d’information Résistance Afrin. L’État turc a complètement bloqué l’alimentation en eau de la ville. Le barrage de Meydanki, principal réservoir d’eau d’Afrin, a été bombardé, tout comme le réservoir de Metina. De plus, les antennes de téléphonie mobile sont systématiquement détruites, isolant totalement de nombreuses familles. »

Une situation sanitaire qui s’aggrave
200 000 personnes ont fui cette avancée, laissant tout derrière elles, n’emportant que les simples vêtements qu’elles portaient. Beaucoup ont trouvé refuge dans la ville d’Afrin et sont maintenant prises au piège, comme le montrent les témoignages que nous publions (lire ci-contre). Elles seraient actuellement près d’un million.

Le conseil social de la ville tente de faire face malgré les bombardements incessants. Les écoles servent maintenant de dortoirs. L’eau, rationnée, est distribuée, de même que de la nourriture. Seules quelques épiceries sont ouvertes, plus rien ne fonctionne. La situation sanitaire s’aggrave. Il n’y a pas assez de personnels pour soigner les blessés et plus assez de médicaments. La solidarité s’organise néanmoins et des familles en accueillent d’autres. Elles sont trois, cinq, voire dix à tenter de survivre dans la même maison. Malgré cela, ils sont très nombreux à dormir, avec leurs enfants, dans les ruines, dans le froid et les dangers de la nuit. 250 civils ont été tués depuis le début de l’offensive turque, le 20 janvier. Mardi, un enfant de 14 ans a péri lors d’un bombardement sur le district d’Eshrefiye. « Les bombardements et la proximité des islamistes inquiètent particulièrement la population, note Nergiz Afrin. Les gens connaissent très bien les pratiques de ces djihadistes. Les habitants sont sûrs que s’ils entrent dans la ville ils seront massacrés, violés et égorgés. Cette peur qui ne cesse de monter parmi les civils est terrible. »

Depuis hier, le danger est encore plus pressant. Il est aux portes. Mercredi matin, le président turc, Recep Erdogan, lançait, matamore : « J’espère, si Dieu le veut, qu’Afrin sera complètement tombée d’ici ce soir. » La résistance populaire l’a forcé à revenir sur ses propos, parlant, par la suite d’Afrin « totalement encerclée ». Redur Khalil, un porte-parole des YPG (unités combattantes kurdes), avait immédiatement réagi après la première déclaration du chef de l’État turc : « Il semble que le président (…) Erdogan rêve éveillé en parlant d’une chute d’Afrin ce (mercredi) soir. » La seule route encore ouverte est néanmoins sous le feu turc et tout convoi, civil ou militaire, qui tente de l’emprunter devient une cible.

Des convois de solidarité sont parvenus jusqu’à Afrin ces derniers jours, emmenant des centaines de personnes de Cizre (Turquie) ou de Kobané, plus à l’est. Une délégation de représentants politiques et religieux est arrivée du Kurdistan d’Irak. Pourtant, les habitants se sentent trahis, lâchés par une communauté internationale qui avait pourtant applaudi devant leur courage et leur victoire face à Daech, en janvier 2015, à Kobané. La France parle un peu mais n’agit toujours pas. Alors que les massacres se poursuivent à Afrin, l’Union européenne annonce une deuxième enveloppe financière de 3 milliards d’euros pour aider la Turquie à accueillir les réfugiés syriens sur son sol ! Quant au ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavusoglu, il plastronne une fois avec les représentants de la Russie, une fois avec ceux des États-Unis, certain de son impunité. Pis, mardi, il a annoncé que les chefs de la diplomatie turque et américaine allaient se rencontrer le 19 mars, à Washington, pour étudier l’évacuation des combattants kurdes de Manbij – où stationnent les troupes américaines. Pour les Kurdes, la trahison est totale, dans le silence fracassant du monde, trop occupé par la Ghouta orientale.


Des civils fuient Afrin, le 15 mars. KHALIL ASHAWI / REUTERS

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Dim 18 Mar - 8:17


“L'urgent, c'est le pressant avenir immédiat, le futur en train de se faire au présent.”
Vladimir Jankélévitch, Le Monde  10 Décembre 1971


Série noire à l'hôpital : les urgences à l'agonie
Sciences et Avenir AFP 17.03.2018

Une récente série de décès dans plusieurs hôpitaux jette une lumière crue sur la saturation des urgences et ses conséquences parfois dramatiques, alors que certains services sont menacés de fermeture en raison d'une pénurie de médecins. AFP/ARCHIVES - BORIS HORVAT

Citation :
Mourir sur un brancard, dans un couloir d'hôpital, sans avoir été examiné par un médecin. Ce cauchemar, une femme de 73 ans l'a subi la semaine dernière à Reims. Transférée de sa maison de retraite aux urgences de Maison Blanche, elle y a succombé d'un arrêt cardiaque, après plus de deux heures et demi d'attente.

L'histoire, médiatisée, a conduit le procureur à ouvrir une enquête. Pour sa défense, la direction de l'établissement a mis en avant "l'intensité de l'activité" le jour du drame et précisé que quatre patients en situation d'urgence vitale avaient été soignés en priorité.

Comme un écho macabre, les mêmes faits se sont déroulés à Rennes lundi: une femme de 60 ans, admise aux urgences de l'hôpital Pontchaillou pour des douleurs au ventre, a fait un arrêt cardiaque sur le brancard où elle attendait d'être auscultée.

Là encore, après quelques articles de presse, le parquet a ouvert une enquête. Et le directeur des soins de l'hôpital a expliqué à l'AFP que l'événement s'était produit "dans une période de tension très forte", avec "près de 100 patients présents sur le plateau des urgences et 27 à l'accueil, en attente de prise en charge".

Une situation devenue presque banale dans ce service qui enregistre "10% d'augmentation d'activité continue depuis septembre et de plus en plus de pics d'activité" impossibles à prévoir, ajoute-t-il.

Surmenés, les urgentistes passent parfois à côté d'un diagnostic. Une jeune femme de 19 ans en a fait les frais en février à l'hôpital Édouard-Herriot de Lyon. Par deux fois, son otite avait été jugée bénigne. Dix jours plus tard un abcès cérébral entraînait son décès.

Ironie du sort, les personnels de ce service étaient alors en grève pour protester contre leurs conditions de travail et le manque de moyens.

- "Mal de partout" -

A Paris, Olivier, 52 ans, a eu plus de chance. Admis en novembre à l'hôpital Lariboisière pour des douleurs à la poitrine, il a survécu sans séquelle à un infarctus malgré ses cinq heures d'attente au milieu d'une trentaine d'autres patients alités.

"Les brancards étaient imbriqués avec des ordres de priorité. C'était un véritable Tetris, il fallait parfois en déplacer dix pour aller chercher celui qui était rangé au fond", raconte-t-il à l'AFP.

Selon l'association Samu-Urgences de France, "plus de 15.000 patients ont passé la nuit sur un brancard des urgences" depuis le début de l'année "faute de lit pour les hospitaliser dans un service".

Le ministère de la Santé reconnaît que 97 établissements sur 650 - publics ou privés - sont actuellement en "dispositif +hôpital sous tension+", c'est-à-dire font face à "une situation critique de prise en charge des urgences hospitalières sans pour autant être amenés à déclencher le plan blanc" réservé aux situations d'afflux exceptionnel de patients.

"Ça va mal de partout"
, résume Christophe Prudhomme, porte-parole de l'association des médecins urgentistes de France (Amuf), qui réclame "plus de personnels et plus de lits" car le nombre de passages aux urgences ne cesse d'augmenter: plus de 20 millions en 2016, contre 18 millions en 2011 et 14 millions en 2002.

Pourtant, dans certains hôpitaux, l'ouverture des urgences 24 heures sur 24 est remise en cause, comme à Clamecy (Nièvre), Avallon ou Tonnerre (Yonne). Cette politique de fermeture "aggrave la situation", déplore M. Prudhomme.

Les soignants eux-mêmes paient les conséquences de cette ambiance délétère. A Besançon, une médecin a tenté de se suicider début mars aux urgences de l'hôpital Jean Minjoz. Et d'après le porte-parole de l'Amuf, "ce n'est pas le premier cas".

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Jeu 22 Mar - 15:32


cette «civilisation» sociale n'est-elle pas le capitalisme même ?

scratch

Contre la destruction d’une «civilisation» sociale
Libération 20 mars 2018

L’offensive contre l’Etat social s’intensifie. Sous les couleurs hier de la vraie droite de Sarkozy, de la fausse gauche de Hollande, elle remet en cause, aujourd’hui avec Macron, les droits conquis au travail, à la santé, à la retraite, dénoncés comme autant de «privilèges».

Citation :
En décembre 1995, Pierre Bourdieu était venu à la gare de Lyon apporter son soutien à ceux qui luttaient - les cheminots déjà - contre «la destruction d’une civilisation». C’était vingt ans après la contre-offensive menée par Valéry Giscard d’Estaing et Raymond Barre contre l’insubordination ouvrière des années 68. Prenant appui sur un air du temps antiétatique, elle arguait de la crise pétrolière pour restaurer la croyance dans le laisser-faire, les bienfaits de la concurrence et le mythe du marché autorégulateur.

Deux décennies plus tard, l’entreprise de démolition s’accélère sur tous les fronts avec Emmanuel Macron. Sous les couleurs hier de la vraie droite de Nicolas Sarkozy, de la fausse gauche de François Hollande, elle est portée aujourd’hui par une noblesse d’Etat qui, navigant entre cabinets ministériels et conseils d’administration, s’appuie dans le champ politique sur une «grande coalition» à la française. L’inspiration est la même : réaction au keynésianisme institutionnalisé, elle navigue à vue entre ordolibéralisme allemand et néolibéralisme américain, entre normalisation disciplinaire et apprentissage forcé de la logique managériale. La stratégie est identique : prendre prétexte d’un côté des nécessités qu’impose la construction européenne et, de l’autre, nourrir toujours plus avant la mondialisation. La rhétorique de légitimation est la même : science économique libérale à l’appui, teintée d’un zeste de philosophie (Ricœur), elle revendique la rationalité et le sens de l’histoire : «There is no alternative»…

Offensive néolibérale
Cette contre-offensive de longue durée apparaît d’abord comme «un grand bond en arrière» ou une «révolution conservatrice». Elle défait, progressivement mais inexorablement, l’Etat social mis en place (pour l’essentiel) au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Elle détruit les services publics présentés à la fois comme ruineux et inefficaces : hier, France Télécom, demain, la SNCF. Elle remet en cause les «droits acquis» (conquis) au travail, à la santé, à la retraite, dénoncés comme des «privilèges». Elle se déploie contre une «main gauche de l’Etat» décrite comme pléthorique, dispendieuse et génératrice d’«effets pervers». L’inemployabilité et/ou l’indolence du chômeur est désormais la cause du chômage, et la guerre aux chômeurs devient la solution du problème. De la loi Macron (2015) aux ordonnances de 2017, en passant par la loi El Khomri, elle poursuit obstinément le démantèlement du code du travail. Dénonçant l’hérésie d’un système de santé mis en place par un ministre communiste, elle s’emploie à le transformer en marché en prenant prétexte du «trou de la Sécu» (comme elle use aujourd’hui du déficit de la SNCF). Elle creuse les inégalités d’un système scolaire et universitaire structurellement inégalitaire en renforçant la ségrégation et en favorisant une privatisation rampante, redoublant ainsi la sélection par l’héritage culturel d’une sélection par l’héritage économique. Pour justifier une privatisation exhaustive des services publics, elle désigne à la vindicte des salariés du «privé», les «privilèges» des fonctionnaires, cette armée pléthorique de bureaucrates parasites, etc.

Mais cette offensive néolibérale est aussi un projet de «révolution culturelle» : détruisant une civilisation, elle en esquisse une autre. Elle s’efforce d’implanter dans la tête de chacun un «nouveau» modèle de conduite, d’inculquer, dans le cadre d’un système scolaire rénové (où le MBA - Master of Business Administration - est la mesure de toute grandeur) soutenu par une propagande intensive, les dispositions de l’homo œconomicus moderne. «L’homme nouveau», produit du macronisme avancé, est un «entrepreneur de lui-même» qui optimise le rendement de ses compétences, qui développe, valorise, gère au mieux de ses intérêts son «capital humain», rêve, comme l’y invite Macron, de devenir milliardaire, et se réalise pleinement dans la concurrence libre et non faussée. On peut y voir une projection ethnocentrique de la noblesse d’Etat contemporaine, produite en série par les écoles du pouvoir, mais il s’agit aussi d’une tentative, peut-être naïve et plus vraisemblablement cynique, de mise en pratique d’une utopie convertie en programme politique.

Mobiliser sur tous les fronts
Pour faire obstacle à cet avenir radieux de la concurrence de tous contre tous, aux inégalités obscènes qu’elle engendre, au «darwinisme social» dont elle se réclame ouvertement, la lutte contre l’idéologie du marché généralisé doit mobiliser, par tous les moyens, sur tous les fronts, toutes les forces disponibles, à l’intérieur et à l’extérieur de l’Etat, les salariés du public et celles et ceux du privé, les salariés stables et les précarisés, les actifs, actives et les retraités, rassemblant tous ceux qui ne rêvent pas de devenir milliardaires, mais n’aspirent qu’à un travail décent dans des conditions décentes pour un salaire décent, celles et ceux dont le travail est indissociable d’une forme de désintéressement, du sens de l’intérêt général, d’une forme de dévouement militant, celles et ceux qui se sentent solidaires des plus démunis et qu’indignent l’arrogance, le mépris, la cupidité des puissants.

Rendez-vous le 22 mars mais surtout ensuite, longtemps, réunis contre la destruction de la civilisation sociale. Ensemble, nous y travaillerons.

Signataires : Patrick Chamoiseau écrivain,
Jacques Bidet philosophe,
Laurence De Cock historienne, Fondation Copernic,
Annie Ernaux écrivaine,
Bernard Lahire sociologue,
Mathilde Larrère historienne,
Gérard Mauger sociologue,
Gérard Noiriel historien,
Willy Pelletier sociologue, Fondation Copernic,
Monique et Michel Pinçon-Charlot sociologues,
Robert Guédiguian cinéaste
et Frédéric Lordon économiste.

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Ven 23 Mar - 13:54


de 1968 à 2018

le dortoir étant ouvert, étudions sans entraves


« Le mécontentement est général comme en 68.
Et en 68, c’est parti des facs et des lycées, alors on va jouer notre rôle !
»

une lycéenne de première, hier à Paris





Nanterre 22 mars 1968, les étudiants réclament un droit de visite dans les dortoirs des filles de la résidence universitaire.

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Sam 24 Mar - 14:55


l'air de rien

Premier vol direct sans escale entre l'Australie et l'Europe
Le Figaro.fr avec AFP  24/03/2018

Le premier vol passagers direct sans escale reliant l'Australie à la Grande-Bretagne a quitté samedi Perth pour Londres, raccourcissant à 17 heures et 20 minutes la fameuse "Route Kangourou", a annoncé la compagnie aérienne australienne Qantas. Ce vol "historique" est assuré par un Boeing 787 Dreamliner transportant plus de 200 passagers ainsi que 16 membres d'équipage et pour commandante de bord Lisa Norman.


Citation :
Il s'agit du premier vol régulier à relier directement les deux continents, selon Qantas, l'une des plus anciennes compagnies aériennes: au lancement de sa "Route Kangourou" en 1947, il fallait quatre jours et neuf escales entre Sydney et Londres.

Avec 14.498 km, la nouvelle liaison se classe actuellement troisième en distance parcourue pour un vol commercial. C'est également le plus long vol effectué à ce jour par un Dreamliner. Cette nouvelle liaison s'inscrit dans un ambitieux projet de Qantas d'ajouter à ses programmes des vols très longs courriers, y compris à terme entre la côte est de l'Australie et l'Europe, intitulé "Project Sunrise".

Le directeur général de Qantas, Alan Joyce, a estimé l'an dernier que de tels vols constituaient "la dernière frontière pour l'aviation mondiale". Les responsables du tourisme australien espèrent que la réduction du temps de voyage attirera davantage de visiteurs vers la côte ouest du pays, moins peuplée.

L'une des préoccupations de la compagnie a été d'assurer le confort des passagers pour un voyage aussi long. Certains passagers seront dotés d'appareils spéciaux pour permettre aux chercheurs de l'Université de Sydney de récolter des données sur leur sommeil, leur activité cérébrale, leurs manières de s'asseoir et leurs occupations aussi bien que leur degré d'hydratation durant et après le vol, a rapporté le quotidien Daily Telegraph de Sydney.

Qantas a déjà effectué des liaisons directes entre l'Australie et l'Europe: en 2015 pour emmener des Australiens depuis Perth jusqu'à Istanbul à l'occasion du centenaire de la sanglante bataille de Gallipoli durant la Première guerre mondiale, ou en 1989 pour un vol passgers avec un Boeing 747 entre Londres et Sydney.

Parmi les vols commerciaux très longs courriers actuels, le record est détenu par la liaison Doha-Auckland de Qatar Airways (14.535 km en 17h et 40 minutes), suivie des liaisons Dubai-Auckland d'Emirates (14.200 km en 17h et 20 minutes), Los Angeles-Singapour d'United Airlines (14.100 km en 17 heures et 20 minutes) et Sydney-Dallas de Qantas (13.800 km).

Singapore Airlines a assuré de 2004 à 2013 avec des Airbus A340 une liaison de plus de 15.000 km entre Singapour et New York, arrêtée pour des questions de coût mais que la compagnie envisage de reprendre avec la nouvelle version de l'Airbus A350.

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Mar 27 Mar - 14:58


La volonté d'attirer les investisseurs en faisant la promotion des réformes.


Plus de 150 industriels appelés à investir, embaucher et se relocaliser en France.
Crédits : Yoan Valat - AFP

Citation :
Emmanuel Macron a déroulé le tapis rouge devant un parterre de dirigeants industriels, invités hier à l’Elysée. Une nouvelle opération de séduction à l’heure du lancement de la semaine de l’industrie, et la volonté de faire de Paris un pôle d’attractivité avec le salon "Global Industrie".  

C’est le dernier lieu d’attractivité industrielle à Paris-Nord Villepinte… A peine a-t-on tourné la page de l’opération « Choose France » : l’appel aux investisseurs de toute la planète, en prélude au rendez-vous de Davos …Opération qui avait déplacé la lumière sur Versailles, à la veille de la manifestation en Suisse. Et aujourd'hui Emmanuel Macron fait remonter sur scène les grands noms du paysage industriel. De Michelin à Mitsubishi  en passant par  Siemens, St Gobain, et Huawei.…Il n’aura pas fallu plus de deux mois entre ces deux manifestations qui jouent sur la fibre économique nationale afin de  redorer un tissu industriel qui s’était quelque peu défraichi ces dernières décennies… Qu’on se souvienne, le sommet organisé par François Hollande à la sortie de l’hiver 2016 : il invite une cinquantaine de patrons…C’est déjà symbolique d’une démarche de renouveau industriel…Aujourd’hui, Ils sont trois  fois plus nombreux à avoir arpenté hier la cour de l’Elysée.

Une opération conçue pour passer à une nouvelle étape économique, pour accélérer la cadence ?
"Rattraper le retard" si on a bien entendu. Hier, un chef d’Etat qui veut démontrer qu’il est prêt à accueillir la fine fleur patronale, mais sous les feux d’une attractivité encore flageollente. Aujourd’hui, la volonté de cristalliser une attractivité non seulement  par le discours mais par la force de l’image, et de l’amplifier en transformant une manifestation, la semaine de l’industrie, un peu conventionnelle,  en grand rendez-vous de la planète industrielle… Et  sous quelle forme ? Eh bien en réunissant quatre salons spécialisés de la sous traitance aux grands équipements,  pour n’en faire qu’un : "Global industrie".

Une opération de séduction sur fond de réformes fiscales et sociales.
Et c’est aussi l’une des grandes différences avec son prédécesseur, lequel s’abritait derrière le pacte de responsabilité comme pour justifier le virage de sa politique économique afin d’essayer d’attirer des investisseurs un peu hésitants,  assurer que la France était économiquement plus fréquentable. Cette  séquence est aujourd’hui dépassée : l’opération consiste maintenant  à battre sans complexe le rappel auprès de la galaxie patronale : pas que les grandes pointures industrielles d’ailleurs,  beaucoup de PME et d’ETI aussi, ces entreprises intermédiaires qui sont considérées comme les meilleurs vecteurs de l’innovation et de la création d’emplois.

Mais de là à faire de ce salon un grand rendez-vous industriel reconnu dans le monde, c’est encore à démontrer.
Vous avez entendu ceux qui rêvent d’en faire un Hanovre à la Française, une réplique en somme du salon international qui se tient en avril outre-Rhin…. De cela, on en est encore bien  loin. Hanovre accueille 225 000 visiteurs…C’est le plus important au monde.  Il n'empêche,  en focalisant l’attention sur l’usine du futur, en aménageant des espaces centrés sur les réalisations d’équipements connectés, il se donne en  vitrine pour  faire loupe : la loupe de l’attractivité qui permet de mettre en lumière les réformes engagées, dont celle de la formation qui est en cours.

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Ven 30 Mar - 10:37


tout le monde soutient les Kurdes !

Macron assure les Kurdes syriens du « soutien » de la France lors d’une rencontre à l’Elysée

Tribune en soutien au Rojava dans la revue Ballast CNT

Citation :
Salah Amokrane, militant associatif, Isabelle Attard, ex-députée écologiste, Clémentine Autain, directrice de publication de Regards et députée France insoumise, Miguel Benasayag, philosophe et psychanalyste, Farid Bennaï, militant antiraciste et pour l’égalité des droits, Éric Beynel, porte-parole de Solidaires, Olivier Besancenot, facteur et membre du Nouveau parti anticapitaliste (NPA), Janet Biehl, écrivaine et chercheuse indépendante, Alain Bihr, sociologue, Martine Billard, secrétaire nationale à l’écologie du Parti de Gauche, Yves Bonnardel, essayiste et cofondateur des Cahiers antispécistes, Bernie Bonvoisin, chanteur de Trust, Farid Boudjellal, auteur de bandes dessinées, Breyten Breytenbach, poète, Carmen Castillo, réalisatrice, Manuel Cervera-Marzal, sociologue, Laurence Cohen, sénatrice Parti communiste français (PCF), Patrick Chamoiseau, écrivain, Noam Chomsky, linguiste, Laurence de Cock, professeure et chercheuse en histoire et sciences de l’éducation, Philippe Corcuff, sociologue et membre de la Fédération anarchiste, Éric Coquerel, député France insoumise, Alain Damasio, écrivain, Christine Delphy, sociologue et cofondatrice de Nouvelles Questions féministes, Chris Den Hond, journaliste, Stéphane Enjalran, secrétaire national de Solidaires, David Graeber, anthropologue, Robert Guédiguian, réalisateur, Noredine Iznani, militant et cofondateur du Mouvement de l’immigration et des banlieues (MIB), Aki Kaurismaki, réalisateur, Bastien Lachaud, député France insoumise, Aude Lancelin, journaliste, Mathilde Larrère, historienne, Pierre Laurent, sénateur et secrétaire national du PCF, Jean-Paul Lecoq, député PCF (membre de la commission des affaires étrangères), Mike Leigh, réalisateur, Ken Loach, réalisateur, Frédéric Lordon, philosophe et économiste, Michael Löwy, sociologue et philosophe, Xavier Mathieu, comédien et ancien délégué syndical CGT de l’usine Continental AG, Daniel Mermet, journaliste et cofondateur d’Attac, Miossec, auteur-compositeur-interprète, Mouss & Hakim, Zebda-Motivés, Thurston Moore, ex-chanteur de Sonic Youth, Corinne Morel Darleux, conseillère régionale et membre du bureau de la Fondation Copernic, Rosa Moussaoui, grand reporter à L’Humanité, Marc Nammour, rappeur du groupe La Canaille, Danièle Obono, députée France insoumise, Mathilde Panot, députée France insoumise, Bruno Poncet, cheminot syndicaliste Sud-Rail, Philippe Poutou, ouvrier à l’usine Ford de Blanquefort et membre du NPA, Christine Prunaud, sénatrice CRCE-PCF (membre de la commission des affaires étrangères), Adrien Quatennens, député France insoumise, Tancrède Ramonet, réalisateur de documentaires, Mathieu Rigouste, chercheur indépendant, Rocé, rappeur, Nedjib Sidi Moussa, essayiste, Danielle Simonnet, élue et coordinatrice nationale du Parti de Gauche, Dominique Vidal, historien et journaliste, Roger Waters, musicien et membre fondateur de Pink Floyd, Bénédicte Taurine, députée France insoumise, Eric Toussaint, militant internationaliste et membre fondateur du Comité pour l’Abolition des dettes illégitimes (CADTM), Miguel Urbán Crespo, eurodéputé Podemos, Marie-Pierre Vieu, députée européenne GUE-PCF-FDG, Michel Warschawski, président du Centre d’information alternative de Jérusalem

Alternative libertaire (AL)
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Confédération nationale du travail (CNT)
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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Sam 31 Mar - 10:10


Antoine Griezmann, c'est le gendre idéal en France. Tout le monde l'adore, encore plus depuis l'Euro 2016 où il a brillé à pratiquement chaque match (sauf pendant la finale, sorry les Français). Mais en décembre dernier, il était victime d'une "shitstorm" sur Twitter quand il est apparu "déguisé" avec une blackface sur une photo. Quatre mois plus tard, il est nommé comme ambassadeur de la lutte contre le racisme et cela ne plait pas à tout le monde.




Citation :
Tous les Français aiment Antoine Griezmann: il est beau, il est fort, il marque des buts à profusion et il ne fait pas de vague. À part en décembre dernier quand il a posté une photo de lui sur Twitter "déguisé" avec une blackface. Il s'était en effet mis dans la peau d'un basketteur des Harlem Globetrotters. Et ça n'avait absolument pas plu à une bonne partie de la population.

En quatre mois, on avait un peu oublié cette histoire jusqu'à ce jeudi. En effet, Griezmann a été nommé ambassadeur de la lutte contre le racisme par le ministère français des Sports. Et ceux qui n'ont pas oublié son histoire de blackface sont furieux.

Tout d'abord, on te rappelle à quoi ressemblait Griezmann en Harlem Globetrotters


@paul_denton a écrit:
5:54 PM - Mar 29, 2018

Quand le ministère des Sports décide de choisir Antoine Griezmann comme ambassadeur pour incarner la lutte contre le racisme dans le foot pour sa campagne #Exaequo contre les discriminations dans le sport. Polémique en vue...

@_callmerya a écrit:
3:28 PM - Mar 25, 2018

Avec l’histoire du blackface de griezmann la j’ai complètement next une pote d’enfance qui considérait que les noirs « en faisait trop », qu’on « se victimisait tout le temps » et que « le racisme anti blanc existe mais vs faites semblant ». Mdr. Et en plus elle était noire.

@Sht_dono a écrit:
12:31 PM - Mar 29, 2018

Griezmann nommé ambassadeur de la lutte contre les discriminations.

La FFF et le ministère des sports se foutent ouvertement de la gueule du Monde, c'est merveilleux.


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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Dim 1 Avr - 3:03


poison d'avril

Fin de la trêve hivernale

Les expulsions locatives, interdites pendant l'hiver, reprennent à partir du 1er avril



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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Mar 3 Avr - 7:20


Mélenchon-BHL, match nul, la balle au centre



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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Mer 4 Avr - 22:14


touriste ? crève salope !

Qu’il soit « éthique » ou de masse, le tourisme épuise le monde
Jean-Pierre Tuquoi Reporterre 27 mars 2018


Le secteur touristique mondial vole de record en record. Mais, derrière les injonctions à « faire » tel ou tel pays pour être moderne, le tourisme épuise le monde « impitoyablement », comme l’explique Rodolphe Christin dans son « Manuel de l’antitourisme ».


août 2017

Citation :
L’auteur est sans illusion. Même réédité après un premier tirage honorable, son essai, Manuel de l’antitourisme, « n’a pas encore infléchi le mouvement du monde » pas plus qu’il n’est entré « au panthéon de la pensée critique. Il faut s’y faire, il n’aura pas le destin des Manifeste du Parti communiste et autre Discours de la servitude volontaire », écrit-il avec une pointe d’ironie.

Le débat qu’il rouvre ne manque pourtant pas d’intérêt. Il concerne le tourisme, son poids économique, l’empreinte qu’il exerce sur l’environnement et les sociétés, son devenir entre tourisme de masse et tourisme durable… Dans ce court essai foisonnant, écrit d’une plume alerte, il est question d’économie, d’anthropologie, de la mondialisation… Le géographe Élisée Reclus est cité comme témoin. L’écrivain Jean-Marie Le Clezio est appelé en renfort tout comme Ivan Illich ou l’ethnologue Marc Augé.

Si l’on s’en tient au volet économique, le tourisme est un marqueur du monde contemporain né avec les congés payés. Il s’est fait une place au même titre que le numérique ou les sports. Même les mots portent témoignage de son succès. Il ne suffit plus d’« être en vacances » ; il faut « partir en vacances », « faire le Japon ou le Costa Rica » pour être moderne. C’est une injonction !

Le tourisme est un « parasite mondophage »
En un demi-siècle, le développement du tourisme a été spectaculaire. Il « pèse » plus que tout autre activé humaine, touche près de deux milliards de personnes et procure du travail à des centaines de millions d’autres. Son marché ne cesse de s’élargir. Il est loin le temps où les Occidentaux, les inventeurs du tourisme actuel, fournissaient l’essentiel des cohortes de touristes visitant la tour Eiffel, les pyramides égyptiennes ou le Taj Mahal en Inde. Aujourd’hui, les Chinois viennent s’y ajouter. Ils sillonnent la planète tandis que leur pays est la quatrième destination au monde.



Le musée du Louvre

Côté face, une autre réalité émerge, que Rodolphe Christin s’emploie à étaler sous nos yeux avec la précision et le sérieux d’un huissier de justice. Elle est autrement plus sombre. Le tourisme, écrit-il, est un « parasite mondophage », et le touriste un être paradoxal, qui « déclare son amour à cette planète qu’il visite dans ses moindres recoins et, ce faisant, qu’il contribue à épuiser impitoyablement ».

Ce n’est pas qu’une question de CO2 et de gaz à effet de serre, insiste l’auteur — touriste un peu honteux de l’être encore à l’occasion. « Le tourisme, écrit-il, est par essence destructeur, et le touriste un insatisfait perpétuel qui surfe, zappe, naviguant au gré de ses envies géographiques […] mu par le désir vague de renouveler ses sensations grâce au mouvement dans l’espace à condition que [la nouveauté] soit inoffensive ».

Participer à la mise à mort d’un fragment de civilisation
L’affaire est entendue avec le tourisme de masse et la standardisation qu’il implique. Que le pourtour de la mer Méditerranée, par exemple, lieu de rendez-vous plébiscité par les touristes de la terre entière, agonise lentement, que sa muséification soit presque achevée, que Venise soit à l’article de la mort, que Barcelone cherche à réduire les bataillons de touristes, tout ceci est une évidence sur laquelle Christin ne s’attarde pas.

Sa cible principale est ailleurs. Les pages les plus stimulantes et les plus incisives de l’essai concernent le « tourisme durable, équitable » qui, à l’inverse du tourisme de masse, se veut respectueux des lieux et des hommes. Illusion, clame Christin. Aller admirer un monument chargé d’histoire, partir à la rencontre d’un peuple premier, se fondre dans une caravane de chameaux n’est pas moins critiquable qu’aller passer une semaine à Marrakech ou à Bali. C’est, dans tous les cas, participer à la mise à mort d’un fragment de civilisation ou, pire, se retrouver face à un fantôme.

On l’aura compris : Rodolphe Christin dresse un bilan négatif du tourisme tel que l’Occident l’a inventé au XIXe siècle. « Il n’a pas fait progresser la paix entre les peuples, il n’a pas résolu les problèmes du monde. A-t-il seulement contribué à une meilleure compréhension interculturelle ? Pas sûr », constate-t-il. D’où son éloge, non pas du touriste mais de son contraire, le voyageur, et plus précisément du voyageur adepte de la lenteur et des moyens de transport doux, décidé à privilégier le chemin à la destination, à ne laisser aucune trace de son passage… Un voyageur philosophe en quelque sorte.

en « plus purs combattants » pantouflards, nous n'aurons pas épuisé grand monde. Dieu témoignera que notre compost a retardé la disparition des insectes en banlieue parisienne et nourri notre merle chanteur de l'aube au crépuscule


Un homme aide un oiseau à trouver des vers de terre

« Les voyages autour du monde, une fois qu'on les regarde de plus près,
ne valent pas beaucoup plus qu'une promenade au Prater.»

Thomas Bernhadt Les Mange-pas-cher
[Nota : À Vienne, le Prater est une sorte de parc d'attractions]


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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Ven 6 Avr - 23:44


Les choses ne sont plus ce qu'elles étaient

RIP

Cecil Taylor

Isaho Takahata

le 16 mars disparaissait le contrebassiste Buell Neidlinger, anticipant de quelques jours la disparition de son compagnon Cecil Taylor

Jacques Denis a écrit:
Inventeur parmi les plus radicaux du free jazz, le pianiste Cecil Taylor était perçu par certains comme pourvoyeur d'un boucan assourdissant. Les autres, moins sourds, y auront trouvé comme une extension d'un nom de domaine, le jazz, dont cet iconoclaste aura contribué à renouveler la grammaire. Il vient de disparaître, à l'âge de 89 ans.


1961
Things Ain't What They Used to Be (Duke Ellington)

Clark Terry (trumpet), Roswell Rudd (trombone), Steve Lacy (soprano sax), Archie Shepp (tenor sax),
Charles Davis (baritone sax), Cecil Taylor (piano), Buell Neidlinger (bass), Denis Charles (drums)

de cet bande de génies en leurs genres mélangés ne nous reste qu'Archie Shepp, qui souffle encore, "chez nous", ne le ratez pas

Cecil tel or

My Taylor is Cecil
tel or, tel trésor
tel désordre indicible
du tempo déport

balance ton swing
ceci l'est, un signe :
Cecil t'es pas mort

Patlotch, Fosobo Verdun, 6 avril 2018 13:39

PS : Jacques Higelin est mort, ça fera beaucoup plus de bruit français : >100 articles pour 1 à Cecil Taylor à midi. Perso, je serais infoutu de citer un seul de ses titres ; je n'aime pas le voir et à peine l'entendre et j'aime pas le champagne. Les textes, vrai, un vrai poète. Bref, moi je ne l'ai pas perdu, c'est juste le temps qui passe, et des vedettes dont je n'eus rien à faire dans ma vie, le spectacle des autres, qui continue


May 19, 1966

Cecil Taylor (piano, bells); Ken McIntyre (alto saxophone, bass clarinet, oboe); Jimmy Lyons (alto saxophone);
Eddie Gale Stevens Jr. (trumpet); Alan Silva, Henry Grimes (bass); Andrew Cyrille (drums)



Terrific Cecil Taylor pic with Manning Marable's Malcolm X bio, 2011
via tweeter @avantgardejazz



1960

Cecil Taylor, piano
Archie Shepp, tenor saxophone
Buell Neidlinger, bass
Dennis Charles, drums



Isao Takahata







nous avons parlé du studio Ghibli et de son autre fondateur Hayao Miyazaki
dans le sujet
LA MARCHANDISE EN SA FABRIQUE, avec ou sans FÉTICHISME

j'avais lu La Tombe des lucioles, nouvelle semi-autobiographique écrite en 1967 par Akiyuki Nosaka avant de voir son adaptation par Takahata (1988) en version japonaise sans sous-titres, une vidéo de mes nièces à Ôsaka (mon beau-père mangeait des semelles de chaussures pendant la guerre). Voici une version intégrale sous-titrée... en vietnamien


et des vrais lucioles, j'en ai vu pour la première fois en Alpes de Haute-Provence dans les années 90...



L'animation et le réel
Entretien avec Isao Takahata
Propos recueillis par Gilles Ciment à Annecy le 4 juin 1995
et publiés dans Positif n°425-426, juillet-août 1996

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MessageSujet: Re: DES RIENS DU TOUT   Lun 9 Avr - 23:19


des manières sans nom

on peut suivre presque à la minute l'évacuation et la résistance sur tweeter Zone À Défendre @ZAD_NDDL. Nous avons choisi cet événement et le reportage de France Info en raison de son côté tangent entre 'légitimement expulsables' ("radicaux"...) ou non ("fermiers déclarés"...)

Citation :
Une polémique à signaler
L’expulsion de la ferme chèvrerie des 100 noms, en début d’après-midi, a suscité l'incompréhension et la colère des militants de l'Acipa, la principale association anti-aéroport, qui jusque-là soutenait à peine les zadistes. Résolument pacifiques, les occupants de cette ferme défendent un projet d’élevage depuis plusieurs années. « Je n’ai pas reçu le moindre projet. Ils ne l’ont pas fait connaître », rétorque la préfète de Loire-Atlantique.

Que faut-il retenir de la première journée d'expulsion sur la ZAD? 20minutes 20h53



Les opposants sur le site des 100 Noms face aux gendarmes mobiles / ©️ LOIC VENANCE / AFP

Les Fosses Noires, le Lama Fâché... Les expulsions se sont succédé ce lundi sur le site de la Zad. En fin de matinée, huissiers et gendarmes sont arrivés au lieu-dit les "100 Noms" pour en expulser ses occupants.


Citation :
Sur le site des "100 Noms", huit personnes, cinq hommes et trois femmes, qui vivent sur place depuis 2013 et mènent des projets qu'ils n'ont pas déclaré à la Mutualité sociale agricole (MSA). Ils cultivent un potager et ont développé une bergerie accueillant un troupeau de 80 moutons et quelques ânes.

A 11h30, les gendarmes mobiles arrivent accompagné d'un huissier. Selon notre journaliste sur place, ce dernier refuse de produire l’ordonnance sur requête. Les habitants lui signifient qu’ils vivent là depuis 5 ans, que le courrier passe, et qu’ils n’ont rien reçu.

Rapidement, les opposants de la Zad affluent sur site pour empêcher les expulsions des "100 Noms". Le bras de fer entre Zadistes et forces de l'ordre commence.

"Stop violence", "Patience et raison" ou encore "Place au dialogue", peut-on lire sur les panneaux des opposants venus prêter main forte.  La tension monte. Les opposants sont finalement repoussés dans un champ voisin.




Evacuation sur le site des 100 Noms à Notre-Dame-des-Landes
©️ Eléonore Duplay - France 3 Pays de la Loire

Guillaume, qui vit sur place, oscille entre émotion et colère: "Ils disent défendre l'état de droit mais on n'a même pas vu l'ordonnance d'expulsion de l'huissier". "On s'est déclarés il y a cinq ans, on est identifiés, on a une boîte aux lettres, le facteur passe, on avait un troupeau qui grossissait, on avait juste besoin de temps pour développer l'infrastructure", déplore le jeune homme, qui compte "venir pour reconstruire".

Même incompréhension de la part de l'Acipa, l'association citoyenne qui estime que les habitants des "100 Noms" "portaient pourtant un vrai projet agricole qui tenait la route !". Estimant que l'Etat ne respecte "pas sa propre parole", l'association appelle "tous ceux qui le peuvent à venir demain à NDDL !".

"Des projets agricoles sont aujourd'hui la cible de destruction", écrit COPAIN 44 ,dans un communiqué. "Cela nous laisse entrevoir un risque de fort durcissement des positions alors que la situation aurait pu se régler de manière plus apaisée", s'inquiète le Collectif des organisations professionnelles agricoles indignées par le projet d'aéroport, qui poursuit "une  intervention des forces de l’ordre sur les lieux de vie nous semble dangereuse et inappropriée à ce stade et risque de compromettre les discussions en cours sans apporter de réelles solutions."


Défendre Habiter la zad @defendrehabiter il y a 57 minutes
17h35 la maison des #100Noms a été détruite. Elle ressemblait à ça
photo @ValKphotos

Citation :
20h15 - Un dernier récit de la soirée. Un soutien nous raconte : « Je suis allé aux Cent Noms pour tenter d’aider les habitants à sauver des choses dans les décombres où l’on voit des pots de confiture, des sachets de pâtes explosés. Là, une jeune fille en pleurs dont la petite cabane, à côté, a miraculeusement échappé à la pelleteuse me demande de l’aider à mettre ses affaires à l’abri. Hébétée, elle m’explique que son copain est l’un de ceux qui produit les graines pour la Zad, qu’elles séchaient dans les Cent Noms. Alors on va tenter de les chercher dans les ruines de la maison. »

La Zad de Notre-Dame-des-Landes sous le choc de l’évacuation
Camille Martin Reporterre 9 avril 2018

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