PATLOTCH / COMMUNISME et CIVILISATIONS

CONTRE LE CAPITAL, LES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
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 1968 ANNÉE MUSICALE

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Patlotch



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MessageSujet: 1968 ANNÉE MUSICALE   Mar 2 Jan - 9:43


note du 13 janvier : je mets un terme à cette chronique, avec le prétexte que les pages sont lourdes à charger. En vérité, je la trouve de peu d'intérêt. Dit autrement, je m'y ennuie

c'est une série commencée fin 2014, à reprendre en ce cinquantenaire



sommaire
Citation :
1968 année blues Rn'B Soul Funk etc.
1968 année classique
1968 année moderne et au-delà
1968 année vocale
1968 année libre
1968 année afro-latine
1968 année africaine
1968 année européenne
1968 année d'ailleurs

2 janvier 1968









concert de Jimi Hendrix avec John Mayall et Al Sykes
Railway Hotel, West Hampstead, London



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Patlotch



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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Mer 3 Jan - 13:04


janvier 1968


Byron Janis plays Rachmaninov - Paganini Rhapsody
direction Louis Froment, 2 janvier ORTF



U.S. TV - NBC "The Kraft Music Hall"


P. I. Tchaikovsky: Violin Concerto in D major, Op.35
Orchestre Philharmonique de l'ORTF, Charles Bruck, conductor
Live performance, Paris, January 3, 1968



Cannonball Adderley (as), Nat Adderley (cornet), Joe Zawinul (p,key), Sam Jones (b), Roy McCurdy (ds)
The Half Note Club, New York City, December 1967/January 1968



Konserthuset, Stockholm, 22 January 1968


Procol Harum at Gala du Midem. 27 January 1968
Palais des Festivals, Cannes, France





Bob Dylan Dear Mrs Roosevelt
(Tribute to Woody Guthrie Concert at Carnegie Hall, January 1968)



Huey P. Newton Interviewed at Alameda County Jail, January 1968


31 janvier 1968



Dernière édition par Patlotch le Lun 8 Jan - 8:22, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Jeu 4 Jan - 10:26


4 janvier 1968










live in Berlin nov. 1967, MPS sorti en 1968
pero no se publicó en España, por problemas legales, hasta 1974

Pedro Iturralde: saxofón tenor
Erich Peter: bajo
Peer Wyboris: batería
Paco de Lucía: guitarra
Paul Grassl: piano
Tino Piana: trombón

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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Ven 5 Jan - 18:26





Purple Haze edit of the famous mono single. Released January 5, 1968
version live de 1967


recorde January 5, released November 1968


nous avons tous quelque chose d'iranien

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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Sam 6 Jan - 12:58












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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Dim 7 Jan - 7:45





Giacomo Meyerbeer, 1836


Dr. Shumay (inset and at patient’s left) performing the first adult U.S.
heart transplant with Edward Stinson, January 7, 1968

(une cœur de femme pour un homme)





Mission impossible









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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Dim 7 Jan - 20:37


Isabelle Gall
9 octobre 1947 - 7 janvier 2018

Née Isabelle Gall, la starlette des yéyés s'est vue attribuer un nom de scène avant de sortir son premier disque : France Gall, un pseudonyme imposé par le directeur artistique de sa maison de disques, Philips, passionné de rugby qui adorait regarder les matches France-Pays de Galles, souvent abrégé France-Galles...



« J'ai toujours été contre France, je trouvais que c'était trop dur.
Isabelle, ça me correspondait, ça me plaisait »

France Gall s'exportait bien plus que Johnny Hallyday. De l'Europe au Japon, en passant par l'Allemagne où elle fut aussi une star, elle a rayonné à l'international. "Poupée de cire, poupée de son" a régulièrement été reprise par les artistes anglo-saxons.




Citation :
Evidemment, sa victoire à l'Eurovision (1965) pour le compte du Luxembourg avec "Poupée de cire, poupée de son" lui ouvre les portes du marché européen. "Sacré Charlemagne" se taille également un joli succès en tête des hit-parades en Algérie, en Espagne, et encore plus surprenant en Turquie.

Carton en Allemagne après la rupture avec Claude François

Mais c'est en Allemagne qu'elle connaîtra une carrière "parallèle" à celle qu'elle vit en France, en cette fin des années 60, où son image liée aux "Sucettes" de Gainsbourg la poursuit. Et elle vient de rompre avec Claude François. De 1966 à 1972, elle enregistre une quinzaine de titres qui rencontrent un vrai succès comme "Love, l’amour und liebe", "Haifischbaby" (reprise de Bébé requin), "Die schönste Musik", "Hippie, hippie" (1968), "Der Computer Nr. 3" (1968), "Ich liebe dich, so wie du bist", "Ein bißchen Goethe, ein bißchen Bonaparte", "I Like Mozart" (1969)...

Outre-Rhin, ses chansons bénéficient de la production du célèbre compositeur Werner Müller, avec le concours de Georgio Moroder, qui sera l'un des papes de la disco quelques années plus tard, avec Donna Summer ("I feel love" 1977) et auquel rendra encore hommage le duo français Daft Punk avec "Random access memory" (2013). Le quotidien Der Spiegel rend hommage à la chanteuse dont le titre "Ella elle l'a" en 1988 a grimpé jusqu'au des sommets des charts. Bild, lui, rapporte que la France, après la décès de Johnny, a perdu une autre "Chanson-Ikone".

Le plus exporté de ses tubes reste "Poupée de cire, poupée de son" au crescendo pop entrainant voire très rock. De Tokyo à Montréal, des années 60 comme à plus récemment avec des reprises rock des Ecossais de Belle and Sébastian ou des Canado-Américains d'Arcade Fire, le titre a traversé les décennies et séduit plusieurs générations, des yé-yés aux rockeurs.

Dans les années 80, alors que les artistes s'engagent dans les combats humanitaires, notamment pour l'Afrique, France Gall craque pour le Sénégal. La chanteuse avait sorti un album intitulé Babacar en 1987 directement inspiré de son voyage humanitaire dans ce pays d'Afrique un an auparavant. Elle y possédait une maison sur l'île de Ngor et avait gardé un attachement profond pour ce pays. La presse de Dakar a rendu hommage hier à "la Française la plus Sénégalaise".



France Gall
chanteuse de jazz ?

« J'ai toujours considéré que c'était une chanteuse de jazz extraordinaire. Je m'étais toujours juré, si un jour j'avais l'occasion de faire quelque chose avec elle au niveau enregistrement, je le ferais. Donc cela s'est fait naturellement. J'ai entendu un jour 'Sacré Charlemagne', j'ai dit : 'mais c'est qui cette chanteuse de jazz ?' C'était une chanteuse de jazz. Elle avait un sens du rythme, de la mesure, de la mélodie. Vous lui donniez une ligne musicale, elle vous la répétait immédiatement. Vous la changiez tout de suite avec une rythmique différente, elle vous la reproduisait tout de suite. Elle était extraordinaire. Elle avait un style très particulier quand même, une façon de chanter formidable. Elle était aussi un peu à la disposition des compositeurs. Quand Gainsbourg ou quelqu'un d'autre lui composait une chanson, elle était immédiatement dans la forme musicale du compositeur. »
Bernard de Bosson, ancien président et fondateur de la maison de disques Warner







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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Lun 8 Jan - 8:52

Citation :

Le 8 janvier 1968 paraissait "Sittin' on the dock of the Bay" tandis qu’Otis Redding mourait dans un accident d’avion un mois plus tôt. Et si on l’entend siffler à la fin du morceau, c’est parce qu’il n’a pas eu le temps d’en écrire le dernier couplet.




Recorded In NYC, January 8, 1968

Guitar – Pat Martino
Piano – Eddie Green
Bass – Ben Tucker, Tyrone Brown
Drums – Lenny McBrowne


Joe Castagno (guitar), Ted Demos (guitar), Jeff Labes (organ/piano)
Dick Barnaby (bass), Jack Bruno (drums)




January 8, 1968

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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Mar 9 Jan - 13:05






Joni Mitchell  
bootleg Live at Club 47 January 10, 1968





January 10, 1968

Trumpet, Flugelhorn, Arranged By – Freddie Hubbard
Tenor Saxophone, Flute – Bennie Maupin
Alto Saxophone, Flute – James Spaulding
Trombone, Euphonium – Kiane Zawadi
Tuba – Howard Johnson
Piano – Kenny Barron
Bass – Herbie Lewis
Louis Hayes - drums

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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Mer 10 Jan - 9:07



Recorded at Domicile, Munich, January 11, 1968

Benny Bailey - trumpet, Nathan Davis - tenor sax, flute, Mal Waldron - piano,
Jimmy Woode - bass, Makuya Ntzhoko - drums, Charly Campbell - conga


January 12, 1968
Columbia Studio B, New York City, New York

Miles Davis (tpt); Wayne Shorter (ts); Bucky Pizzarelli (g);
Herbie Hancock (el-p); Ron Carter (b); Tony Williams (d)


Rudy Van Gelder Studio, Englewood Cliffs, New Jersey on January 12, 1968

Tenor Saxophone, Flute – Booker Ervin
Trumpet – Richard Williams
Piano – Bobby Few Jr.
Bass – Cevera Jeffries Jr.
Drums – Lenny McBrowne


From: Magical Mystery Tour Back To Basics
Recorded: 12 January 1968

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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Jeu 11 Jan - 11:09





At Folsom Prison, January 13, 1968

Full album May 1968




Citation :
Johnny Cash at Folsom Prison remains one of the greatest live albums ever made, and the man himself one of America's greatest troubadours and advocates for prison reform. "I didn't go into it thinking about it as a crusade," remembers Cash, "I just don't think prisons do any good...Nothing good ever came out of a prison." This film will expose a lesser known "Man in Black" through an exciting, visually compelling examination of this historic concert.



Arrow

en 1968 tournait sur les platines ce disque, suite de danses composée par Pierre Henry et Michel Colombier, sur commande de Maurice Béjart pour sa création chorégraphique, lors du festival d'Avignon de 1967, dans la cour d'honneur du palais des papes, avec le Ballet du xxe siècle




Pierre Henry est mort le 5 juillet 2017

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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Ven 12 Jan - 11:03



enregistré le 15 janvier 1968

Arranged By, Vibraphone – Gary McFarland
Vibraphone – Cal Tjader
Electric Piano, Harpsichord – Mike Abene
Organ – João Donato
Bass – Bobby Rodriguez, Chuck Rainey
Drums – Grady Tate
Percussion – Orestes Vilato, Ray Barretto





The #1 song in the US on January 15, 1968

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Patlotch



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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Sam 13 Jan - 14:41


je mets un terme à cette chronique, avec le prétexte que les pages sont lourdes à charger. En vérité, je la trouve de peu d'intérêt. Dit autrement, je m'y ennuie

pour conclure, je dirai que pour moi, 1968 fut l'année Miles Davis avec l'enregistrement de deux albums qui font la transition entre sa dernière période acoustique et la première électrique




00:00 - - - A1 — Stuff (M. Davis) . . . (16.58)
17:06 - - - A2 — Paraphernalia (W. Shorter) . . . (12.36)
29:45 - - - End Side a)
30:04 - - - B1 — Black Comedy (T. Williams) . . . (7.25)
37:37 - - - A2 — Country Son (M. Davis) . . . (13.49)
51:25 - - - End Side b)

January 16 and May 15-17, 1968

Miles Davis - Trumpet
Herbie Hancock - Piano and Electric Piano
Wayne Shorter - Tenor Saxophone
Ron Carter - Bass
Tony Williams - Drums

George Benson - Guitar on A2, “Paraphernalia”

Arrow

Pour deux morceaux Chick Corea remplace Herbie Hancock aux claviers et Dave Holland remplace Ron Carter à la basse; c'est la fin du deuxième quintet historique et le tournant qui va bientôt conduire au jazz-rock




cette formation sera encore modifiée en 1969, Jack Dejohnette remplaçant Tony Williams à la batterie. C'est le groupe que j'ai pu voir à Villeurbanne, sauf erreur en octobre 1969



Trumpet – Miles Davis
Bass, Electric Bass – Dave Holland
Drums – Jack DeJohnette
Electric Piano – Chick Corea
Tenor Saxophone, Soprano Saxophone – Wayne Shorter

le disque suivant marquera l'entrée dans le "jazz-rock"



01- Shhh / Peaceful
02- In a Silent Way / It's about That Time

Miles Davis – trumpet, composer
Wayne Shorter – soprano saxophone
John McLaughlin – electric guitar
Chick Corea – electric piano
Herbie Hancock – electric piano
Joe Zawinul – organ, composer
Dave Holland – double bass
Tony Williams – drums

Arrow

PS : concernant la chronique musicale, d'autres font ça mieux que moi :


Cette webradio créée par Rénato Campi a été lancée ce jeudi. L'objectif : reproduire tout l'univers musical et sonore de cette période avec comme slogan : "1968 Radio, des événements et des tubes".

Citation :
On n'imagine pas le nombre de tubes produits dans les années 67, 68 et 69. Il y a évidemment l'année érotique de Jane Birkin et Serge Gainsbourg, mais cette période de libération et de rébellion, forcément propice à la création, est très riche musicalement. C'est ce qui saute aux oreilles dès que l'on se connecte à 1968 webradio, lancée ce jeudi 4 janvier par Rénato Campi (ex-Sud Radio) sur la plate-forme de création gratuite de webradio Radionomy.

"Comme Mai 68, j'ai 50 ans cette année
, explique Rénato. Je me suis demandé "qu'entendait-on à la radio cette année-là ?" Réponse : des événements et des tubes."  

"Les Beatles et Jimi Hendrix croisent Johnny Hallyday, Léo Ferré ou Pierre Perret. La programmation se compose à 90% de musique et, pour le reste, de sons d'actualité d'époque, d'extraits de films ou de séries TV," conclut Rénato Campi.

Les jingles sont particulièrement bien travaillés et 1968 prouve que le média webradio offre plus que jamais de jolies pépites. A découvrir de toute urgence sur 1968radio.fr

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Mar 17 Avr - 11:06


Léo Ferré : publication d'un concert inédit enregistré en mai 68
Jean-Francois Lixon France Info @Culturebox 17/04/2018

Les Editions "La Mémoire et la Mer" avec Universal publient "Léo Ferré Mai 1968", un coffret de trois CD comprenant notamment l'enregistrement d'un concert inédit donné par l'artiste anarchiste le 10 mai 1968 à la Mutualité. Léo Ferré a été le seul artiste de sa génération à être reconnu comme l'un des siens par le mouvement contestataire. Sortie le 20 avril 2018.



Léo Ferré en 1978 ©️ ROBERT PICARD / Ina

Citation :
En mai 1968, Léo Ferré a 52 ans. Son passé de chanteur contestataire et anarchiste, ses chansons irrévérencieuses et toujours en rebellion contre la société établie rencontrent un large écho parmi la jeunesse révoltée de ce printemps-là. Malgré son âge, l'auteur de "Mon général" et de "Quartier Latin" est reconnu par les manifestants comme l'un des leurs.

Tous les ans ou presque, Léo Ferré est la tête d'affiche du concert (on dit alors gala) donné à la Mutualité en soutien au journal anarchiste "Le Monde Libertaire". En 1968, l'évènement tombe le 10 mai. Cette soirée allait rester dans l'histoire sous le nom de la nuit des barricades. C'est en effet à cette date que la rue Gay-Lussac et les rues environnantes allaient être le théâtre d'affrontements violents entre les étudiants et les forces de l'ordre avec voitures retournées et incendiées, mais aussi constitution de barricades rappelant celles de 1848.



Léo Ferré en 1969 ©️ CONDA/SIPA


Ferré avec nous


Dans sa remarquable biographie de Léo Ferré (Léo Ferré, Une vie d'artiste. Actes Sud 1996) Robert Belleret raconte : "Vers dix-huit heures trente, après avoir réglé la balance, et pour attendre le lever de rideau, Ferré s'est attablé dans un bistrot de la place Maubert (…) Viennent alors à passer des groupes d'étudiants, de lycéens et d'enseignants qui se rendent à la manifestation (…). Au passage, un étudiant reconnaît Léo, alerte ses copains, on fait cercle, on l'interpelle et, aux cris de "Ferré avec nous", on cherche à l'embarquer dans la manif... Ce n'est pas encore le grand soir mais il y a déjà des drapeaux et des banderoles déployés. Ferré est ému, il le dit, mais il doit répondre aussi quelque chose comme : "Je ne peux pas les gars, je voudrais bien mais je ne peux pas, je dois chanter pour les anars..." Boulot, projos, sono, ciao. Ce soir-là Ferré ne montera pas sur les barricades et ne participera pas à sa première manifestation. Mais jusqu'à la fin de ses jours, il évoquera avec émotion cette rencontre avec ceux qui (dé)faisaient l'Histoire."


Citation :
Ça m'a donné les larmes aux yeux, bien sûr. Quand ils m'ont demandé d'aller avec eux, je leur ai expliqué que je ne pouvais pas.... (…) C'est la première fois que je voyais le drapeau noir dans les rues. C'est fantastique ça... (entretien à France Culture rapporté par Robert Belleret)



Léo Ferré "Ni dieu ni maître"


Quartier latin

Le tour de chant du 10 mai 1968, il est désormais possible de l'écouter grâce à la publication de ce triple CD. La prise de son reste médiocre mais le document est là. Et l'actualité aussi. Celle de la France et celle de Léo. Il y évoque "les Beatniks", il chante "Ils ont voté", "Quartier latin", "La Marseillaise", "Les Anarchistes", tous dans l'air du temps. Mais il y interprète aussi "Pépée", une chanson qui évoque un drame personnel alors tout récent (la mort de sa chimpanzée, tuée sur ordre de Madeleine sa première femme, avec tous les animaux du couple en cours de séparation). Seize chansons plus une, "La révolution", enregistrée en janvier 1969 composent cet enregistrement de près d'une heure. Etrangement la photo intérieure du digipack ne date pas de ce soir bien particulier mais de 1971 et d'un concert avec le groupe Zoo !



Léo Ferré à l'Olympia en 1984 ©️ jean-François Lixon


Traces de l'espoir

Deux autres CD encadrent le concert. Le premier se compose des chansons contestataires qui ont précédé Mai 68. Et parfois précédé de loin, puisque la plus ancienne "Le temps des roses rouges" date de 1945 ! Dès 1947, Léo Ferré interpellait le général de Gaulle dans "Mon général", tout comme les manifestants allaient le faire dans les rues parisiennes au printemps 1968. Le second, réunit des chansons postérieures et, sans aucun doute, influencées par les évènements du mois de mai. Elles ne sont pas toutes teintées directement de politique, mais elles portent toutes la trace de l'espoir déçu et pourtant si prolifique de ces soirées de printemps aux odeurs de gaz lacrymogène.




Le coffret "Léo Ferré Mai 1968" ©️ Universal, "La Mémoire et la Mer"


Le drapeau noir

Un livret passionnant complète le triple CD. Et il est important car il permet de replacer chaque chanson non seulement dans l'oeuvre de Léo Ferré mais aussi dans son contexte historique. On se rend compte (mais est-ce une découverte ?) que Léo Ferré n'a pas pris en marche le train de la révolution avortée de mai. Ferré qui n'a jamais défilé sous aucune banderole et qui a toujours préféré le drapeau noir à n'importe quel autre.

Léo Ferré, qui a rendu son âme ni à Dieu ni à maître un 14 juillet d'il y aura bientôt vingt-cinq ans, nous rappelle que même avec le temps, "ils sont toujours debout, les anarchistes "...


LÉO FERRÉ MAI 68
Triple CD Universal Music et Editions "La mémoire et la Mer"
CD1 - Avec mes idées toujours les mêmes
CD2 - 68 ! Et des poussières
CD3 - Concert du 10 mai 1968 à la Mutualité
Sortie le 20 avril 2018


Liste des chansons :

CD1 "Avec mes idées toujours les mêmes"
Les chansons sont présentées dans l’ordre chronologique d'écriture des paroles
Le temps des roses rouges, Mon général, Le Flamenco de Paris, Monsieur tout blanc, Vitrines, L'homme, Graine d'ananar, La vie moderne, La mauvaise graine, L'âge d'or, Thank you Satan, Pacific blues, Y'en a marre, Sans façon Franco la muerte, Ni Dieu, ni maître, Ils ont voté, Quartier Latin, Salut Beatnik

CD2 68 "! Et des poussières... "
Comme une fille, Les anarchistes, L'été 68, C'est extra, Madame la misère, Paris je ne t'aime plus, Poète, vos papiers !, Le chien (poème), Le conditionnel de variété, Faites l'amour, La solitude, Les étrangers, L'oppression, Il n'y a plus rien

CD3 en public inédit à La Mutualité le 10 mai 1968
La mort, C'est un air, L'amour, Salut beatnik, Quartier latin, Les gares les ports, Le bonheur, Le lit, Ils ont voté, Madame la misère, La Marseillaise, La nuit, Le testament, Pépée, Spleen, Les anarchistes Bonus Bobino 69 La révolution

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Patlotch



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MessageSujet: Re: 1968 ANNÉE MUSICALE   Ven 17 Aoû - 13:35






1. I can't get no satisfaction (0:00)
2. Don't let me lose this dream (2:11)
3. Soul Serenade (4:36)
4. Night Life (7:59)
5. Baby, I love you (11:49)
6. Groovin' (14:33)
7. You make me feel like a natural woman (17:46)

Archive : Aretha Franklin, « force et grâce » à l’Olympia en 1968
Lucien Malson Le Monde 8 mai 1968 / 16 août 2018

Archives. La « reine de la soul » a tiré sa révérence jeudi 16 août, à l’âge de 76 ans. Le 8 mai 1968, notre chroniqueur musical Lucien Malson publiait dans « Le Monde » la critique enthousiaste d’un concert parisien.

Citation :
8 mai 1968. Que le jazz ait fécondé les variétés, qu’il ait eu avec elles des rejetons plus ou moins charmants, qu’il ait en tout cas modifié l’apparence de l’art populaire occidental, voilà ce dont on ne peut douter. D’autre part, ce grand séducteur voyage sous des noms nouveaux et, muni de faux papiers d’identité, va de New York à Londres et de Londres à Paris. Qu’est-ce donc que le « rhythm and blues » authentique, sinon une musique qui n’existe que pour le swing et ne vaut que par lui ?

En ce domaine, les Noirs des Etats-Unis nous ont toujours paru difficilement imitables, non par le fait de quelque génie racial – à supposer qu’il soit concevable, celui-ci se trouverait aujourd’hui fort dilué –, mais en raison des circonstances de leur vie. Ce n’est pas un hasard, par exemple, si les talents de la plupart des chanteuses de couleur, depuis la guerre, éclosent dans les églises avant de s’épanouir dans les salles de concert. Cette expérience du rythme extatique, dès l’enfance, a marqué Fontello Bass, Mitty Collier, Byrdie Green, Etta James, Gloria Jones, Kitty Lester et, bien sûr, Aretha Franklin, que nous avons applaudie hier soir aux galas d’Europe 1.

Comparée à Ray Charles

Aretha Franklin, fille d’un pasteur baptiste, née à Memphis en 1942, s’est consacrée d’abord au gospel song et, pendant sept ans, jusqu’à la saison dernière, à toutes les formes de l’art vocal de divertissement chez Columbia. Désormais, Atlantic la révèle telle qu’elle est au plus profond d’elle-même : musicienne de jazz dans l’âme, et que la critique, outre océan, compare déjà – un peu hâtivement – à Ray Charles.

La troupe d’Aretha Franklin, c’est vrai, s’apparente à celle de Charles. Elle apporte partout où elle passe un mélange réjouissant de chants et de danses, de musique et de spectacle. Pourtant, le groupement criard et assommant, qui assure la première partie, n’a rien à voir avec celui de son illustre confrère ni même avec l’ensemble de James Brown. Les douze musiciens jouent selon le vieux principe du « chacun pour soi et Dieu pour tous » et ne se rachètent qu’après l’entracte en accompagnant tout de même assez bien la chanteuse. Celle-ci a la voix puissante d’une Mahalia Jackson et un tempérament scénique remarquable. Sa très jeune sœur, Caroline Franklin, anime un aimable trio vocal qui tient ici le rôle des « Raelets ».

Tant de force et tant de grâce alliées font merveille. Le public parisien a beaucoup aimé une Aretha Franklin qui se promet de revenir et nous donne ainsi l’espoir d’assister plus souvent à ces « soirées de la 125e Rue », auxquelles nous restons très attachés.



1. Come back baby (0:00)
2. Dr. Feel Good (3:02)
3. Since you've been gone (7:11)
4.I never loved a man the way I loved you (9:45)
5. Chain of Fools (13:39)
6. Respect (16:31)

Russell Conway, Ron Jackson, Little John Wilson, trumpet; Donald Townes, trumpet, conductor;
Rene Pitts, trombone;
Miller Brisker, Donald "Buck" Walden, tenor sax;
David Squire, baritone sax; Gary Illingworth, piano;
Aretha Franklin, piano, vocals;
Jerry Weaver, guitar;
Rodderick Hicks, bass;
George Davidson, drums;
Carolyn Franklin, Wyline Ivy, Charnessa Jones, backing vocals.

à 2:53 dans Dr Feel Good, Aretha au piano, qu'elle avait appris seule, et l'influence perceptible de Ray Charles


Il y a cinquante ans, Aretha Franklin, surnommée "The Queen of Soul", entrait dans l'histoire de la musique américaine en reprenant "Respect", une chanson écrite et composée par un autre monstre sacré : Otis Redding (écouter ici). Son interprétation modifie le sens de l'oeuvre. La justification macho de Redding se mue en hymne féministe pour finir par éclipser la version originale. [...] Dans la version originale l'interprète, un homme qui réclame un peu de "respect" à sa femme, se pose en macho, le maître de la maison exigeant ce qu'il estime être son dû. Dans la voix et la version d'Aretha Franklin, dans le couplet qu'elle ajoute épelant le mot "R.E.S.P.E.C.T.", la rengaine justificatrice devient un hymne féministe tout a fait en phase avec l'époque. (source)

Paroles et traduction de «Respect»

(oo) What you want
(oo) Baby, I got
(oo) What you need
(oo) Do you know I got it?
(oo) All I'm askin'
(oo) Is for a little respect when you come home (just a little bit)
Hey baby (just a little bit) when you get home
(just a little bit) mister (just a little bit)

(Hoo) Ce que tu veux
(Hoo) Baby, je l'ai
(Hoo) Ce dont tu as besoin
(Hoo) Sais-tu que je l'ai ?
(Hoo) Tout ce que je demande
(Hoo) C'est un peu de respect quand tu rentres à la maison (juste un peu)
Hey baby juste un peu (juste un peu) quand tu rentres à la maison
(juste un peu) monsieur (juste un peu)

I ain't gonna do you wrong while you're gone
Ain't gonna do you wrong (oo) 'cause I don't wanna (oo)
All I'm askin' (oo)
Is for a little respect when you come home (just a little bit)
Baby (just a little bit) when you get home (just a little bit)
Yeah (just a little bit)

Je ne ferai rien de mal pendant que tu es parti
Je ne ferai rien de mal (oo) Car j'en n'ai pas envie (oo)
Tout ce que je demande (oo)
(Hoo) C'est un peu de respect quand tu rentres à la maison (juste un peu)
Hey baby (juste un peu) quand tu rentres à la maison (juste un peu)
Ouais (juste un peu)

I'm about to give you all of my money
And all I'm askin' in return, honey
Is to give me my profits
When you get home (just a, just a, just a, just a)
Yeah baby (just a, just a, just a, just a)
When you get home (just a little bit)
Yeah (just a little bit)

Je suis sur le point de te donner tout mon argent
Et tout ce que je te demande en retour, chéri
C'est de me rendre mes profits
Quand tu rentres à la maison (juste un, juste un, juste un, juste un)
Ouais baby (juste un, juste un, juste un, juste un)
Quand tu rentres à la maison (juste un peu)
Ouais (juste un peu)

(Pause Instrumentale)

Ooo, your kisses (oo)
Sweeter than honey (oo)
And guess what? (oo)
So is my money (oo)
All I want you to do (oo) for me
Is give it to me when you get home (re, re, re ,re)
Yeah baby (re, re, re ,re)
Whip it to me (respect, just a little bit)
When you get home, now (just a little bit)

Hoo, tes baisers (Hoo)
Plus doux que le miel (Hoo)
Et devine quoi ? (Hoo)
Mon argent l'est tout autant (Hoo)
Tout ce que j'attends de toi (Hoo) pour moi
C'est de me le donner quand tu rentres à la maison (re, re, re, re)
Ouais baby (re, re, re, re)
Fouette le moi (respect, juste un peu)
Quand tu rentres à la maison (juste un peu)

R-E-S-P-E-C-T
Find out what it means to me
R-E-S-P-E-C-T
Take care, TCB
R-E-S-P-E-C-T
Trouve ce que cela veut dire pour moi
R-E-S-P-E-C-T
Prends soin

Oh (sock it to me, sock it to me,
sock it to me, sock it to me)
A little respect (sock it to me, sock it to me,
sock it to me, sock it to me)
Whoa, babe (just a little bit)
A little respect (just a little bit)
I get tired (just a little bit)
Keep on tryin' (just a little bit)
You're runnin' out of foolin' (just a little bit)
And I ain't lyin' (just a little bit)
(re, re, re, re) 'spect
When you come home (re, re, re ,re)
Or you might walk in (respect, just a little bit)
And find out I'm gone (just a little bit)
I got to have (just a little bit)
A little respect (just a little bit)

Oh (flanque-moi un coup, flanque-moi un coup, flanque-moi un coup, flanque-moi un coup)
Un peu de respect (flanque-moi un coup, flanque-moi un coup
Flanque-moi un coup, flanque-moi un coup)
Whoa, bébé (juste un peu)
Un peu de respect (juste un peu)
Je suis fatiguée (juste un peu)
Continue d'essayer (juste un peu)
Tu commences à manquer d'imagination (juste un peu)
Et je ne mens pas (juste un peu)
(re, re, re, re) 'spect
Quand tu rentres à la maison (re, re, re, re)
Ou peut-être rentreras-tu (respect, juste un peu)
En t'Apercevant que je n'y suis plus (juste un peu)
Je dois avoir (juste un peu)
Un peu de respect (juste un peu)

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