PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
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 LA PAROLE EST À LA DÉFONCE

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Patlotch



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MessageSujet: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Sam 2 Déc - 20:51


plutôt que faire leur critique, ou celle des "camarades" peu inspirés qu'ils aspirent, préférons l'original à la copie, et donnons la parole à ce qu'il faut bien appeler nos ennemis




« L’AUTRISME », CE MAL MORTEL QUI RONGE L’OCCIDENT…

Christian Vanneste, Ancien député UMP,
Président du Rassemblement pour la France, Président de La Droite Libre

La critique tournée vers soi, vers les idées ou préjugés dont on hérite, s’accompagne d’une naïveté, d’un aveuglement à l’égard des préjugés des autres.


en gras pour les plus pressés
Citation :
Un étrange phénomène se déroule en Occident, et particulièrement dans notre pays. Certaines formes de pensée paraissent de plus en plus inspirées par le désir de nier, voire de détruire le socle, les racines qui fondent ou nourrissent ce que nous sommes ou ce que nous pensons. [nous]

Cette autodestruction prend la forme d’une mécanique infernale dans laquelle des personnes qui ne sont pas absolument dénuées d’intelligence fonctionnent comme des automates de la pensée. On est tenté de chercher un terme pour désigner ce qui correspond à une sorte de pathologie de l’esprit.

Louis Pauwels avait évoqué le SIDA mental, et avait dû faire machine arrière devant le scandale provoqué par ce mot tabou.

Celui qui préfère systématiquement l’autre au même, l’étranger au compatriote, le déviant au normal pourrait se dénommer « l’autriste », ou encore « l’allophile ». Alain Finkielkraut avait utilisé, dans L’Identité malheureuse, un terme emprunté à l’anglais Roger Scruton, l’«  oikophobie », la haine de la maison natale, ce qui me paraît à la fois bien trouvé et insuffisant car l’habitat conditionne l’habitant mais ne lui confère pas cette identité à laquelle certains vouent une hostilité singulière et mortelle.

Le génie occidental a inventé l’esprit critique, le doute libérateur, la destruction créatrice
. Le problème est qu’aujourd’hui, la machine s’est emballée. Elle tourne à vide. Elle est devenue folle.

La critique tournée vers soi, vers les idées, voire les préjugés dont on hérite, s’accompagne d’une naïveté, d’un aveuglement à l’égard des préjugés des autres. Il serait coupable de les souligner. Ce serait la mauvaise action du dominant à l’encontre du dominé. Par exemple, la dénonciation du racisme blanc doit ignorer le racisme anti-blanc, le justifier socialement et moralement quand le premier est injustifiable.

L’esprit critique rationnel a été contaminé par Marx. Celui-ci pensait que l’idéologie dominante d’une société était celle de la classe qui la domine. Avec l’abolition de ce système et la fin de l’idéologie, le prolétariat universel devait atteindre à une pensée libérée et objective. L’ennui, c’est que la classe ouvrière tend à disparaître et, avec elle, l’hypothèse du Grand Soir. Alors, comme un canard sans tête, le schéma dominant/dominé continue à courir dans tous les sens.

Quelques exemples peuvent illustrer cette dérive. Récemment, madame Schiappa expliquait que dans certains territoires de la République, cette égalité était en recul, menacée dès le plus jeune âge. À aucun moment l’honorable ministre ne fait allusion au fait que ce ne sont pas les territoires qui sont en cause, mais la religion des intéressés, l’islam. Elle ne le peut pas, car ce serait mettre en cause le dominé, l’immigré musulman, par rapport au dominant, à l’indigène chrétien, ex-colonisateur : impensable ! Poussée néanmoins à révéler l’évidence, elle opère un acrobatique « rien à voir », en circonscrivant la difficulté aux « salafistes », tout en l’accompagnant d’un amalgame : les parents de « la Manif pour tous ou Mme Le Pen » seraient pareils, puisqu’ils ont des réserves sur l’IVG. Consternant !

Un pont plus loin dans la dérive, on a le travail d’une universitaire. Elsa Dorlin, dans Se Défendre, évoque la violence et la légitime défense en inversant systématiquement leur signification. La « violence légitime » de l’État de Max Weber ou la légitime défense de l’agressé, chez lui, la nuit et par effraction, pour être précis, ne l’intéressent pas. Ce sont les arguments du dominant. Au contraire, le droit de se défendre légitime celui qui se protège de la puissance publique. Du ghetto de Varsovie aux patrouilles « queer » pour les homosexuels, le combat est le même… comme si la réalité était identique. Nous en sommes arrivés à ce qu’une universitaire traduise en un livre « doctement professoral » le stupide slogan soixante-huitard « CRS = SS ». Le policier transformé en torche vivante suffit à rendre ce pensum odieux.

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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Sam 2 Déc - 21:00


déplacé, de la domination masculine...



la parole est à la défonce

Du féminisme radical au féminisme ridicule
Kenzi Adam Algérie patriotique 2 décembre 2017


Les luttes féministes ont-elles été dévoyées ? D. R.

Mesloub Khider a écrit:
Le féminisme est le dernier refuge de la femme prétendument émancipée, de la femme éplorée, estropiée, atrophiée, esseulée, isolée, désolée.

Une campagne médiatique effrénée a été déclenchée ces derniers temps pour dénoncer les agressions sexuelles dont seraient victimes les femmes. D’aucuns s’empressent de réclamer l’instauration d’une loi réprimant le harcèlement de rue, voulant transformer ainsi les artères en zones parsemées de zombies, en endroits de défiance, de méfiance, de silence. Gare à celui qui s’égare par un regard dénué d’égard. Attention à celui qui ose quelque prose en guise de roses à celle qui affiche une aguichante pose. La cause est entendue. Désormais, les relations sont tendues. Et les contre-attaques féministes rendues.

Ainsi, par la propagation de cette psychose «masculinophobe», la distillation de la suspicion à l’encontre de tout homme, la société capitaliste décadente tend à accentuer la division individualiste au sein de la société, marquée déjà par le chacun pour soi. Comme aux Etats-Unis et au Canada, le cloisonnement relationnel sexué marquera bientôt les rapports humains. Partout, dans ces deux pays, au sein des entreprises comme dans la rue, l’homme s’expose à des poursuites judiciaires pour un regard, un geste ou une parole jugés par trop ambigu, tendancieux, concupiscent. Au point où la mixité est devenue aujourd’hui problématique pour cause de potentielles accusations d’agression sexuelle proférées par la femme. Réduits à des automates, ces hommes et femmes doivent brider leurs sentiments, surveiller leurs gestes, mesurer leurs paroles.

En résumé, se défaire de toute familiarité chaleureuse, se départir de tout contact réellement humain, se délester de toute séduction.

Paradoxalement, cette mode intervient à une époque d’islamisation forcenée répandue partout dans le monde, marquée par le rejet et l’interdiction de la mixité. Cela interpelle. Dans les périodes réactionnaires, les pires miasmes remontent à la surface. Les petits et ignobles esprits se rencontrent.

Partie des Etats-Unis, au lendemain des accusations de viol portées contre le producteur américain Harvey Weinstein, cette campagne s’est étendue à de nombreux pays. Les féministes, toujours promptes à pousser des râles d’indignation, se sont engouffrées dans la brèche hollywoodienne pour monter leur mâle spectacle avec un vagissant plaisir. Dans leurs délires hystériques, elles invitent toutes les femmes à se muer en délatrices, en rédactrices virtuelles, pour dénoncer la prédatrice attitude de l’homme. L’homme, voilà le nouvel ennemi pour ces femmes en lutte contre le mâle qu’elles subissent, selon elles.

Rien ne les arrête dans leur entreprise de dévirilisation de la société. De castration de l’homme. D’émasculation des relations humaines. D’effémination des comportements humains. De transformations des genres. De mutations des rôles sexuels. D’apologie des homosexualités extensives et intensives. Des mariages homosexuels. De glorification de luttes des sexes, en lieu et place de la lutte des classes. Bienvenue à l’avènement du sociétal en instrument de combat, de débat, d’ébat. Adieu au social, à la question sociale, à la revendication sociale, au combat social.

Dans cette société du spectacle, chacun peut jouer la comédie pour mieux masquer la tragédie de sa vie. Le combat féministe est une lubie des petites bourgeoises désœuvrées. En effet, en quoi l’agression d’une femme, le viol d’une femme, concernerait-il uniquement les femmes ? Et devient ainsi prétexte à un combat stérile féministe. Ces agressions et ces viols ne relèvent-ils pas plutôt d’un problème de société qui concerne tous les citoyens ? Bien plus. Ces comportements criminels, barbares, ne dévoilent-ils pas l’incapacité de cette société capitaliste prétendument civilisée à protéger les femmes ? D’offrir une égalité réelle. Des rapports authentiquement humains. Ne révèlent-ils pas la nature encore archaïque de cette société marquée par la mentalité patriarcale, la prégnance de la misogynie, de la phallocratie ? Comme quoi, un siècle de luttes féministes dans le cadre du système capitaliste n’a en rien modifié les comportements des hommes. Dans les sociétés archaïques islamistes, la pénétration du capitalisme a, bien au contraire, ravivé le sexisme, l’oppression contre la femme. Preuve que le féminisme est un combat bourgeois d’arrière-garde.

Il n’est pas inutile de rappeler que durant la Commune de Paris comme pendant la Révolution russe, il n’y eut pas de mouvements féministes [hmmm...]. Car le combat total et radical à mener impliquait la participation égale des femmes et des hommes. Et les revendications n’étaient pas fragmentées, les luttes parcellisées. La question de la femme s’intégrait dans le combat de l’émancipation intégrale humaine. Elle s’inscrivait dans la lutte collective d’affranchissement de toutes les formes d’oppressions. Comme on le subit de nos jours. Force donc est de relever que le féminisme se répand surtout en période de paix sociale, de reflux de lutte du mouvement social.

Il n’y a jamais eu autant de mouvements revendicatifs dans l’histoire comme aujourd’hui. Le mouvement féministe. Le mouvement écologiste. Le mouvement antiraciste. Le mouvement homosexuel, transgenre. Le mouvement de la protection des enfants, des animaux, etc.

C’est l’ère de l’émiettement des luttes

Et parallèlement, il n’y a jamais eu une période de recul des acquis sociaux, de dégradation des conditions de vie, de la nature, de régression politique, de chômage massif, de misère, de famines, de guerres généralisées, d’exodes massifs, de pathologies psychiatriques, de délitements des liens sociaux, de déstructurations des familles, d’explosions des divorces, d’implosion des violences interpersonnelles comme aujourd’hui.

Pour revenir à nos petites bourgeoises féministes désœuvrées, il n’est pas inutile de rappeler qu’elles se sont ébranlées seulement au moment où des célébrités sont rentrées en scène pour dénoncer les agressions et viols dont elles ont été victimes de la part d’hommes haut placés. On ne les entend jamais quand des pauvres prolétaires sont agressées, violées.

Par leur empressement à s’indigner contre les agressions sexuelles commises contre ces grandes Dames du sérail médiatique, politique et culturel, ces féministes petites bourgeoises expriment ainsi leur solidarité de classe. Par ailleurs, les comportements prédateurs mis en lumière en ce moment sont l’œuvre d’hommes des classes opulentes dirigeantes. Détendeurs de pouvoirs dans différents secteurs économiques et politiques, ces hommes usent et abusent de leurs prérogatives pour assouvir leurs bas instincts. Ces pratiques de séduction forcée sont l’apanage de cette engeance placée dans les hautes sphères, dans les entreprises privées comme dans les administrations publiques. Les classes populaires sont plus respectueuses des femmes, de leurs collègues féminines.

N’importe quel petit chef se mue en prédateur sexuel. Il profite de son pouvoir pour exiger le droit de cuissage. Les féministes tentent de culpabiliser tous les hommes. De désigner à la vindicte tous les hommes. Encore une fois, les agressions et les viols sexuels sont majoritairement perpétrés par les détenteurs de pouvoirs.

Enfin, on focalise sur les violences commises contre les femmes. Notamment sur les quelques femmes mortes sous les coups de leur compagnon. Problème de société. Et non pas féministe.

Sans absolument cautionner ni encore minorer ce dramatique problème, je voudrais néanmoins dévoiler une autre violence encore plus dramatique et massive infligée à des millions de femmes et d’hommes de par le monde, sans qu’elle soulève ni indignation ni protestation. Au contraire, personne n’en parle. Et il n’existe aucune organisation qui combat ce génocide quotidien. Il s’agit de la violence subie dans les entreprises. Celle qui tue et handicape des centaines de personnes par jour.

Qui sait que les accidents du travail tuent un travailleur toutes les quinze secondes ? Soit 6 300 personnes par jour. Soit 2,3 millions par an. Sans compter les autres millions de travailleurs blessés, déclarés inaptes à vie. Véritable holocauste perpétré dans les entreprises dans l’indifférence générale. Le capitalisme porte en lui la mort comme les nuées l’orage. Le capitalisme pollue. Le capitalisme est raciste. Le capitalisme exploite et opprime hommes et femmes. Le capitalisme est impérialiste. Le capitalisme est toxique, nocive, pathogène. Par conséquent, la libération et l’émancipation de la femme ne se réalisera jamais dans le cadre de la société capitaliste.

Le combat de la femme est consubstantiellement lié à celui de l’homme. Leur ennemi est commun : le capitalisme, les traditions archaïques oppressives, les religions régressives, les comportements destructeurs, les attitudes agressives, les valeurs vénales. Leur principal adversaire, c’est la fragmentation de leur lutte radicale en revendications parcellaires.

Le féminisme est la voie royale du dévoiement de la lutte. De l’émiettement du combat. De la fragmentation de la conscience politique. De la stérilisation de l’affrontement de classe.

bref, comme dit Le Moine bleu, gardien du temple mâle et marxiste :
Citation :
28 novembre 2017 à 19:21

Le féminisme aussi, c'était mieux avant.

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Patlotch



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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Dim 3 Déc - 1:21


n'y perdez pas votre âme
montrez vos Cros, on ne touche pas à Monk !

celui-là, Le Moine Bleu, je ne vais pas le rater, dans sa copie schizosophiste de l'ennemi qui tant ressemble à l'original, avec sa référence à Wagner, L'art et la révolution : « Il est méchant. Il est teigneux. Il est beau. En 2017 après Jésus-Christ, adoptez un Wagner ! » Autant dire, dans sa lecture et son écoute, adoptez un malade de lui-même, nazi sous profil révolutionnaire marxiste qu'il est devenu lui-même, de haine revendiquée froidement, sans colère, contre tout amour révolutionnaire. Le racisme est pour lui, on l'aura compris, le racisme anti-blanc, anti-classe bourgeoise cultivée d'Occident d'où il s'exprime mâlement, en "marxiste" ? Aperçu :

Anonyme (moi) a écrit:
25 novembre 2017 à 19:04

Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

j'y disais qu'il était excellent de publier/supprimer un commentaire et d'y répondre

Le Moine bleu a écrit:
26 novembre 2017 à 18:53

Dégage, on t'a dit, sale raciste.

Anonyme (moi) a écrit:
28 novembre 2017 à 13:03

Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

Le Moine bleu a écrit:
28 novembre 2017 à 19:05

Content de voir que t'apprécies.

A.D a écrit:
27 novembre 2017 à 18:34

Que de forts arguments
Poor Mingus!


Le Moine Bleu a écrit:
2 décembre 2017 à 15:49

Des arguments ? Avec toi ? Tu veux pas qu'on se tienne la main aussi ? Pour ta gouverne, pauvre ignorant, "blue monk" ça vient pas de Mingus. Le jazz nous gonfle grave. T'as voulu faire le malin. Raté. Sale con de RACISTE.

bon d'accord, Adé s'est planté, Blue Monk est un blues de Thelonious Monk, pas de Charles Mingus

> MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton

mais peu importe, car 'Le Moine Bleu', pauvre ignorant, n'y connaît rien au jazz, qui le 'nous gongle grave', et qu'il exprime aigu. Il fait référence à la pièce éponyme de Charles Cros, poète et sic, inventeur du phonographe, rejouée en mai 1968 au Théâtre du kaléïdoscope à Paris. Ce moine était alors un bleu, comme disait Aragon de ces jeunes gauchistes qui font les vieux cons : il n'a jamais aimé les 'Nègres'. Retour à l'envoyeur : T'as voulu faire le malin. Raté. Sale con de RACISTE.



Citation :
The first song, "Jump, Monk" is a tribute to Thelonious Monk. Mingus tried to simulate with his bass play the dance like movements of the great musician. This composition is described by Mingus as "a profile of Monk", not a complete picture of the man but a side view or one aspect of a complex personality. Actually, it is a double profile because we can see an important aspect of the composer, Mingus. The eight-bar, many-voiced section that keeps alternating with the melody most certainly mirrors the emotional, earthy quality found in both subject and composer. If you listen carefully to the last chorus, you will hear Mingus shout during a couple of the sections, thus bearing out the identity.

Of importance, also, are the compositional techniques used in this piece. Along with given melodic figures, the composer created the form and mood by giving the musicians scales on which they could build their own figures. These figures then had to appear in certain places and also had to maintain the mood of the composition. Listen to the first and last choruses and notice that even though George and Eddie play different notes in comparable places, the mood and feeling are still the same.

traduction bing for +fun
La première chanson, "Jump, Monk" est un hommage au moine Thelonious. Mingus a essayé de simuler avec sa basse jouer la danse comme les mouvements du grand musicien. Cette composition est décrite par Mingus comme "un profil de moine" , pas une image complète de l'homme, mais une vue de côté ou un aspect d'une personnalité complexe. En fait, c'est un double profil parce que nous pouvons voir un aspect important du compositeur, Mingus. La section de huit-bar, de nombreuses voix qui continue à alterner avec la mélodie reflète très certainement la qualité émotionnelle et terrestre trouvée dans le sujet et le compositeur. Si vous écoutez attentivement le dernier refrain, vous entendrez Mingus crier au cours d'un couple des sections, ce qui porte l'identité.

D'importance, aussi, sont les techniques de composition utilisées dans cette pièce. Avec des figures mélodiques, le compositeur a créé la forme et l'ambiance en donnant aux musiciens des échelles sur lesquelles ils pouvaient construire leurs propres figures. Ces figures devaient alors apparaître à certains endroits et devaient aussi maintenir l'humeur de la composition. Écoutez le premier et le dernier refrain et remarquez que même si George et Eddie jouent des notes différentes dans des endroits comparables, l'humeur et le sentiment sont toujours les mêmes.

toucher au jazz, à Monk ou à Mingus, c'est comme toucher à Marx. Susceptible, je sors mes Cros

Charles Cros, by Patlotch 'la vie est un collage' 1988-89



*

ACCROCHE AU CIEL TITAN TON REFUS  
SANS FAUTE TON REFUS SANS FILET
TON GÉNIE SANS ÉCLAT THELONIOUS
MONK THELONIOUS MONK THELONIOUS MONK
THELONIOUS MONK THELONIOUS MONK THEL
ONIOUS MONK THELONIOUS MONK THELO
NIOUS MONK THELONIOUS MONK THELONIOUS


*

Viens faire un tour
dans mon nid fille
un tour de chant
dans mon hi-fi

Vient dans la ronde
autour du Monk
qui n'est pas rond
comme il est Sphere

Autour d'minuit
il met au monde
un son
Dieu de la terre
c'est lui

*

J'ai donc ce soir au menu :

Du pain. Du vin. Et du Monk.
Du pain de campagne. Du vin d'Aragon. Et du Monk.

Du pain de campagne de la ville.
Du vin d'Aragon non pas d'Aragon.
Et du Monk.

Du pain de campagne de la ville de Paris.
Du vin d'Aragon non pas d'Aragon Louis
il ne fait pas de vin d'Aragon lui.
Et du Monk

Résumons. J'ai au menu ce soir du faux pain de paysan de Paris
d'Aragon du vrai vin non pas d'Aragon
et du Monk réel qui ne tourne pas rond.

Résumons.
Monk qui n'avait pas un rond, ne faisait pas de pain.
Aragon qui en avait, n'était pas vain.
Je suis rond.
Je n'ai pu rin à ragonter.
Je Monk me toucher.
Dong.

(je suis le paysan de moi-même)


*

"I' sait mêm' pas jouer du piano" (Blue Monk)
Paroles de Patlotch sur la musique de Blue Monk, 12 blues (Thelonious Monk), juillet 1980

/ = barres de mesures. En italique : thèmes de Monk

T'as vu le Nègre / qu'est au piano / tu trouves pas / qu'il a l'air bizarre
Regarde son / drôle de chapeau / dans ses grosses lèvres  / un cigare Mais qu'est-ce qu'i /
Joue faux / i' sait mêm' pas jouer du pia/no... (bis)

Avec sa barbe / ses yeux hagards / on dirait vraiment / le portrait d'un ermite
Regard' ses mains / de vrais battoirs / les noirs sont des gens / insolites Mais qu'est-ce qu'i /
Joue faux / i' sait mêm' pas jouer du pia/no... (bis)

Thelonious Monk / quek' qu'cé qu'ce nom / Yen a même qui l'appellent / Sphere
Ecoute donc / ces demi-tons / j'y comprends rien à / c'qu'i veut faire Mais qu'est-ce qu'i /
Joue faux / i' sait mêm' pas jouer du pia/no... (bis)

'tap des accords / comm'un marteau / yen a qui dis' que cette musique / est géniale /
J'suis pas d'accord / j'trouv' pas ça beau / et j'y perds toujours / les pédales Mais qu'est-ce qu'i /
Joue faux / i' sait mêm' pas jouer du pia/no... (bis)

Comme l'oiseau compositeur / d'un' musique étrange / au goût venu d'Afrique
Mysterioso / Charlie Parker / c'est la honte de / l'Amérique Mais qu'est-ce qu'i /
Joue faux / i' sait mêm' pas jouer du pia/no... (bis)

A c'qui paraît / c'est du be bop / lui on dit qu'il est le pro/phète du jazz
Ptêt que c'est vrai / mais les syncopes / c'est vraiment fait pour / les sauvages Mais qu'est-ce qu'i /
Joue faux / i' sait mêm' pas jouer du pia/no... (bis)

Ces dissonnances / ce tintamarre / Autour de minuit sonne / l'heure de crime  
A l'évidence / 'cherch' la bagarre / avec sa musique / de déprime Mais qu'est-ce qu'i /
Joue faux / i' sait mêm' pas jouer du pia/no... (bis)

(ad lib) Moi j'vais t'dire / Jean-Marie / j'ai envie d'tirer sur ce pianiste /  
J'aim' pas le blues / j'aim' pas les Noirs / on a le droit d'être / raciste Mais qu'est-ce qu'i /
Joue faux / et moi je préfère le disco... (bis)





Patlotch 1990


Anonyme (moi) a écrit:
30 novembre 2017 à 21:20

ben non, vous baignez dans le fric, la culture occidentale, et le marxisme en version universitaire franco-française. C'est vrai, pas une question de race, mais de classe, la vôtre : petite bourgeoisie qui-sait-tout

Le Moine bleu a écrit:
2 décembre 2017 à 15:51

Elle vient d'où, ta "culture" à toi ?
Réfléchis deux secondes, crétin post-moderne.

ma culture, plutôt ma déculture, elle vient des autres, je suis comme dit plus haut Vanneste un "autriste", et moi aussi, j'ai mes repaires en 68


Patlotch a écrit:
à Le Moine Bleu

comme disait l'autre, je ne suis pas quelqu'un qu'on censure. Tu me liras, ou pas, je m'en fous, ici : http://civilisation-change.forumactif.org/t507-la-parole-est-a-la-defonce#14974

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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Dim 3 Déc - 19:33


ce sujet pourrait se lire comme suite de L'IDÉOLOGIE FRANÇAISE, et plus précisément à UN DISCOURS "DE CLASSE" (?) EUROPÉISTE et RACISTE ? L'idéologie française en versions anti-système ultra-gauche-droite. J'en rappelle la définition, du 21 mai 2017, qui'il serait bon de compléter par celle que j'ai donnée du MACRONISME : ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL


Patlotch a écrit:

notes pour une définition de l'idéologie française

depuis les attentats parisiens de janvier 2015, j'ai engagé un travail d'observation de ce qui est spécifique à la France dans les évolutions mondiales, et particulièrement occidentales. J'ai caractérisé cette spécificité par le concept d'idéologie française

ses caractéristiques sont multiples et croisent des dimensions historiques de longue durée, notamment depuis les Lumières et la Révolution française elles-mêmes enracinées dans la domination occidentale des siècles auparavant, d'autres plus récentes tenant à la singularité de la démocratie politique à la française (relativement à l'anglo-saxonne), c'est-à-dire aux formes particulières de son État-nation

entre les deux, depuis la Révolution française et passant par les révolutions ouvrières au 19ème siècle, le proudhonisme français, la Commune... Jaurès... le Front populaire et le croisement de La Marseillaise et de l'Internationale par un PCF annonçant les élans populistes d'un Mélenchon aujourd'hui

l'État-nation, c'est tout à la fois l'État du capital et le citoyennisme de la société civile en miroir l'un de l'autre; c'est l'essence de l'identité nationale, du "nous et les autres" qui donne, sur le fond aggravé des mouvements migratoires actuels, la "question de l'immigration" et la figure de l'immigré puis du migrant, de l'Arabe au Musulman et plus largement au non "français de souche", dans un racisme où la couleur de la peau devient un élément secondaire tendant à être remplacé par l'ethnie et la religion réelle ou supposée, le tout sous l'idéologie républicaine de la laïcité, avec ses variantes de l'extrême-droite catholique à l'extrême-gauche athée

dans cette longue durée ressort la permanence de l'universalisme chrétien, humaniste, ou prolétarien, ses "valeurs universelles" partagées sous un eurocentrisme toujours porté à éclairer le monde, entre les versions explicitement néo-coloniale et anarcho-marxiste, républicaines transclassistes et aujourd'hui populistes de droite ou de gauche

je me suis depuis attaché à saisir la permanence et la mise à jour incessante de cette idéologie, par exemple tout au long du mouvement Nuit Debout et des luttes contre la loi travail ou actuellement dans la campagne présidentielle comme portant, à froid, tous les ingrédients d'une recomposition politique dans la restructuration sans fin du capitalisme français et mondial

quelque chose s'est installé, a pris ses marques à gauche et à droite, et dans l'effacement macroniste de ce clivage. Du 1er décembre :

Citation :
Patlotch : - on observe un tournant dans la prise en compte des questions croisées de classe, de genre et de race, à la faveur des polémiques sur le racisme d'État et la non-mixité. Paris-Luttes témoigne que quelque chose a changé dans le milieu radical actif depuis le bras de fer "racialisateurs"-"antiracialisateurs", tel qu'il apparaissait sur les Indymédia et blogs tenus par des vieux de l'ultragauche, Yves Coleman, Vosstanie, non fides, Guillon... Par conséquent, ce que j'appelais en 2015 la nécessité d'un clivage pour en finir avec les dogmes universels eurocentrés s'est opéré sous nos yeux :

le fossé se creuse sur le plan théorique à partir de la prise en compte, ou non, de la race (cf Temps Critiques/Théorie Communiste et environs schizosophiques). Au demeurant les antiracialisateurs ne prennent même plus la peine de faire de la théorie, surfer sur la vague idéologique suffit à leur dérive nationaliste sans frontière ni complexe, ni complexité

Tristan Vacances : - Nationaliste est un peu fort...

Patlotch : - comparez les discours, les arguments, l'idéologie française est là, à un point tel qu'on se demande comment ils n'en sont pas conscients. Toujours est-il qu'ils n'ont pas l'air de se sentir concernés

plus important, ce débat s'est élargi et a changé de nature, il s'est emparé des médias au-delà de la seule controverse sur le décolonial vu comme "interdit aux Blancs", tel qu'il est compris en France. D'un autre côté, la tension s'accroît avec les fascistes, identitaires et populo-nationalistes de droite et gauche, et devient un enjeu pour l'État qui envoie des signaux contradictoires à travers lesquels tout se relie : Valls, Blanquer... Mélenchon-Obono... démocrates défendant le PIR... Macron en Afrique...

Tristan Vacances : - Quelle en est la signification ?

Patlotch : - ce n'est pas encore très clair, car cette opposition binaire, qui traverse les clivages politiques traditionnels, s'épargne une compréhension du moment présent du capitalisme, mais la question du fascisme devient une question théorique. Cf les émeutes en Belgique avec cette analyse Traitement gouvernemental de l’émeute : entre opportunisme politique et racisme d’état. Veille Antifa Liège 19 novembre 2017

dans le milieu théorique, on a peu interrogé ce rapport depuis le texte de 2012 La théorie de la communisation et la question du fascisme, sans doute en raison du credo "nous ne sommes pas antifascistes, nous ne sommes pas antiracistes..."

Tristan Vacances : - Quel rapport avec la nécessité d'un militantisme communiste ?

Patlotch : - on est en plein dedans, et l'on ne peut pas se contenter de compter les points entre des parties et des partis qui ne posent pas ces problèmes dans des termes susceptibles de les comprendre donc d'agir avec un minimum d'efficience. En sus d'être inaudible, je pense qu'on a un certain retard théorique à l'allumage, mais c'est un tel imbroglio, billard à quatre ou cinq bandes

dans le même genre, du 1er décembre


à la guerre comme à la guerre
14-17


on en finirait pas de recenser les ceusses (mon grand-père était inclusif sans le savoir) qui déplorent que la lutte des races se soit substituée à la lutte des classes, du moins à leurs yeux adaptant Marx à leurs strabismes pourtant supposés divergents, de l'extrême-gauche à l'extrême droite. Florilège


Obono : la lutte des races à la place de la lutte des classes !
Florence Labbé Riposte laïque 24 novembre 2017


Citation :
Le scandale suscité par le stage raciste de SUD Education n’est pas encore retombé que l’élue, Danièle Obono, députée de la France Insoumise, moins enthousiaste pour dire Vive la France que soutenir ceux qui la nik, justifie l’existence d’ateliers séparés pour les Blancs et les non-Blancs. [...]

L’université de Limoges semble aussi leur faire les yeux doux. Cette Université, celle-là même  dont le Président avait demandé à ses étudiants de ne pas voter Marine Le Pen, avait invité Houria Boutledja pour un séminaire d’études décoloniales, qu’elle a annulé sous la pression.

Deux questions se posent : Jean Luc Mélenchon va-t-il accepter au sein de son parti la France Insoumise, ceux qui veulent substituer la lutte des races à la lutte des classes ?



image ajoutée

L’Education Nationale, va-t-elle lutter contre l’entrisme de mouvements racistes et pro-islamiques ?

Vous avez aimé la lutte des classes, vous allez adorer la lutte des races !
"Exhibit B" : l’impossible rédemption de l’homme blanc Jean-Loup Amselle L'Obs 29 novembre 2014



Lutte des classes ou lutte des races ?
Ébauche d’articulation dialectique et pratique des questions sociale et identitaire
René Perriot Égalité et Réconciliation 20 décembre 2016

Remplacer la lutte des classes par la lutte des races
Michel Peyret > Patrick Granet, lecture de La fabrique du Musulman de Sidi Moussa 19 octobre 2017

parenthèse : un contrepoint prolétarien communisateur
RS a écrit:
dndf 23/11/2017 à 11:44 #7

On peut clamer qu’il faut l’unité de la classe, le « grand tous ensemble » et que les divisions ne sont que le fait de « malveillants entrepreneurs », mais voilà cette « unité » ce n’est jamais ce qu’il se passe et il faudrait comprendre pourquoi : dans la situation commune des prolétaires qui est leur rapport au capital il n’y a que leurs divisions, c’est pourquoi la révolution est l’abolition par les prolétaires de leur propre condition, vouloir la révolution comme abolition de toutes les classes et promouvoir l’unité préalable de la classe est un non-sens auquel la légende du mouvement ouvrier donne des allures de tradition respectable. Ce n’est, à l’intérieur de la lutte en tant que classe, que par des pratiques d’attaques par les prolétaires de ce qui les définit dans leur situation de prolétaires y compris toutes les formes de représentations, que la segmentation est posée comme problème, c’est-à-dire quand elle se confond avec l’appartenance de classe elle-même et non quand c’est cette appartenance de classe qui est supposée contenir l’unité et résoudre la question des divisions.

C’est un point théorique et pratique essentiel qui distingue les théories de la communisation d’un bricolage programmatique new look faisant de la communisation un nouveau programme sans que celui-ci soit relié aux transformations de la contradiction entre prolétariat et capital et aux formes de valorisation du capital. [...]

« Crier « La classe ! La classe ! » en sautant sur sa chaise comme un cabri n’est pas plus efficace dans une « perspective révolutionnaire » que de crier « La race ! La race ! ». Il ne s’agit pas de combiner les deux, comme dans une mauvaise compréhension de « l’intersectionnalité », les choses sont en fait assez simples : le prolétariat n’existe pas préalablement dans une sorte de pureté théorique avant de compter en son sein des Arabes, des Noirs, etc. Tout est donné simultanément mais conceptuellement tout n’est pas au même niveau. C’est à partir du mode de production capitaliste, de l’exploitation, des classes que nous déduisons les constructions raciales comme nécessaires et le cours des luttes de classe comme intégrant cette nécessité. La lutte des classes est bien le « moteur de l’Histoire » pour parler comme SM, mais la question raciale n’est pas « subordonnée à la lutte de classe » comme le dit SM à la suite de C.L.R.James, elle lui est interne.

« Même si « le slogan « Noirs et Blancs unissez-vous et luttez » est inattaquable en principe, mais souvent trompeur et parfois même dangereux au regard de la réalité »
(CLR James), en revanche le déni fut toujours nécessaire et vital pour le mouvement ouvrier et il l’a toujours pratiqué.

et pour boucler la boucle, ces grands savants à la pensée stérile :

shizosophistes et autres Moine bleu... blancs, rouges ?
 « Revolutionnary love»

à ce stade de la méditation, n'allons pas jusqu'à suggérer que ces points de vue seraient indigents au regard d'une vision mondiale de ce qui se passe dans le monde et dont la France déteint en se voilant dans son drapeau, et ses décoloniaux en miroir a-classiste, frères ennemis dans l'idéologie française

le problème qui nous attend, c'est que le marxisme le plus bête du monde est très loin de l'intelligence capitaliste d'un Macron en Afrique > ne pas se tromper d'époque et d'analyse : un certain décolonialisme soluble dans le capitalisme français, européen... et africain, à quoi les "antiimpérialistes" n'ont rien compris, comme le Parti des Indigènes, qui vient de retweeter Franc CFA : les propos de M. Macron sont « déshonorants pour les dirigeants africains » Le Monde 29 novembre

c'est plus compliqué que ça n'en a l'air ? Ben oui. En attendant, camarades francocochons, lisez donc les fachos et les racistes de chez nous, pour savoir en quoi vous leur ressemblez

ajout 1er décembre


un problème de race, donc de classe, et réciproquement

Schizosophie s'est réfugié chez Le Moine bleu, qui se sent « menac[é] physiquement, à mots couverts, par ses ennemis post-modernes, "communisateurs" et/ou néo-racistes.». Le même Moine bleu a fait aujourd'hui une trouvaille : Quand des communisateurs colmatent leur barque avec du racialisme, de Jacques Guigou sur le blog de Temps critiques

rappelons que Jacques Guigou, l'ultragauchiste de papier radicalement humaniste, est le rejeton universitaire d'une famille de notables du Gard. On l'entend ci-dessous célébrer son père maire de Vauvert à la Libération, et de loin son arrière grand-père qui avait proclamé le 5 septembre 1870 l'avènement de la 3ème République (il s'appelait aussi Émile, également médecin et propriétaire viticulteur, et fut maire de Vauvert en 1870-1871). Comment peut-il accorder sa soif d'universalité avec cette apologie de la libération étatico-nationale, en conchiant en théorie les libérations nationales des Colonies de la République française, et leurs héritiers (issus) de l'immigration en France ?




Papa Guigou (l'homme au chapeau) ex SFIO et membre de « Christianisme social », mais...


oui, je sais, j'ai des tendances racistes en matière d'origine de classe, mais tout dépend comment on les assume ou les critique sans compromission : Jacques Guigou fait aujourd'hui la police de la pensée critique communiste qui prend la question raciale au sérieux, alors que son père « fortement engagé dans la lutte anticolonialiste, soutient les insoumis à la guerre en Algérie...». Bref, papa Guigou, pour son fils, fut racialiste avant la lettre

suite de mes échanges avec Le Moine Bleu


Anonyme (moi) a écrit:
2 décembre 2017 à 17:34

vous pouvez m'insulter, ça glisse. Vous êtes comme les communisateurs et les décoloniaux, bref, comme tous les militants de leurs certitudes indisctutables : ce dont vous ne parlez pas n'existe pas. Allez, pour les ceusses ayant envie de se mettre quelque chose sous la dent http://civilisation-change.forumactif.org/

Le Moine bleu a écrit:
3 décembre 2017 à 17:10

OSEF, raciste.

moralité : Le Moine Bleu est un vieux con, et, comme la plupart de ces forts en thèmes de la petite-bourgeoisie ultragauchiste, un malhonnête homme et un lâche


Le Moine Bleu a trois ans 21 décembre 2014

on cherchera en vain, chez ces gens-là, une théorie de la révolution communiste, comme une critique du capitalisme contemporain, sous l'angle de l'économie politique ou tout autre aspect concret. Le brillant de la forme masque l'indigence du contenu. Les considérations acrimonieuses dont ils se gargarisent entre amis ne font que cacher le vide sous l'agressivité

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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Mar 5 Déc - 13:12


l'insoutenable légèreté des privilèges

la notion de privilèges est par définition très relative, puisqu'elle dépend des critères retenus pour les définir

parler de "privilèges blancs" sans parler d'inégalités sociales est d'autant plus discutable dans les écoles des quartiers populaires, selon la proportion de "racisés", de "petits blancs" et d'enfants des couches moyennes. Si l'on est "racisé" ultraminoritaire dans une école des beaux quartiers, il y a toute chance que l'on soit tiré vers le haut, autrement dit que l'on bénéficie d'un privilège social

à partir de là peuvent s'engouffrer des critiques encore plus discutables de cette approche, puisqu'elles fonctionnent dans le déni de la question raciale, au nom de la laïcité et de l'égalité républicaine de principe, que soutiennent l'État comme la plupart des enseignants. D'où s'ensuit la difficile position des enseignants "racisés", qui légitime qu'ils s'en préoccupent en tant que tels (Ateliers réservés de Sud-Éducation 93...), et les parents aussi


« Humiliés, stigmatisés », les parents des « quartiers populaires »
contre l’école des « Blancs »

Laurence David Causeur 4 décembre 2017


"Entre les murs" de Laurent Cantet, 2008

Citation :
« Parents noirs, arabes et musulmans, parents habitant les quartiers populaires, êtes-vous sereins quand vous confiez vos enfants à l’école le matin ? Êtes-vous rassurés à l’idée qu’ils y passent l’essentiel de leur vie ? Nous sommes, pour beaucoup d’entre nous, inquiets voire angoissés dès qu’on évoque l’école. Et pour cause ! […] Nos enfants fréquentent des établissements où ils sont stigmatisés et humiliés par certains enseignants, prêts à partir en croisade contre une jupe longue ou un début de barbe suspecte. […] Nos enfants apprennent à l’école à ne pas respecter les valeurs que nous essayons de leur transmettre […] Nos enfants assistent aux humiliations que nous y subissons, notamment lorsque nous sommes voilées et qu’on nous interdit de les accompagner en sortie. […] Nos enfants subissent des programmes scolaires où les peuples dont ils sont issus, sont infantilisés, diabolisés ou invisibilisés. »

L’école « maintient et transmet les privilèges des Blancs »

Ces mots sont extraits du texte publié en février 2017, sur le site Contre-attaque(s). Pour en finir avec l’islamophobie par Fatima Ouassak (politologue) et Diariatou Kebe (bloggeuse et auteur). Elles souhaitent ainsi « interroger les manières dont l’institution scolaire est utilisée par les Blancs pour maintenir et transmettre leurs privilèges », selon le site et « appellent les parents à se mobiliser et à les rejoindre au sein du Front de mères » dont le compte Facebook rassemble plus de 700 personnes. La semaine dernière, le même mouvement de « parents habitant les quartiers populaires » militait, sur Mediapart, pour « une alternative végétarienne à la cantine » dont on devine qu’elle est motivée par l’amour des animaux.

En plus des enseignants, encouragés par le syndicat Sud 93, c’est donc aussi aux parents d’élèves de bénéficier d’une lecture idéologique du fonctionnement de l’école. Nous sommes loin de « cet asile inviolable où les querelles des hommes ne doivent pénétrer » souhaité par Jean Zay. Nous sommes également loin des effets positifs de « l’intelligence collective des acteurs de terrain » en qui Jean-Michel Blanquer plaçait toute sa confiance dans ses premières interventions.

L’école Potemkine et Najat Vallaud-Titanic

Après des décennies de gestion Potemkine, où d’habiles mesures ont été prises pour masquer au crépi rustique les failles qui lézardaient le socle de l’école républicaine, la fracture est à vif. Nous récoltons aujourd’hui le fruit de deux stratégies toxiques : l’art du détournement d’attention, classique de la prestidigitation, savamment combiné avec l’injonction paradoxale, méthode de « management » pathogène.

Vincent Peillon a ainsi affiché à grand bruit la charte de la laïcité. Puis, l’institution a annoncé former les enseignants, en leur proposant des ressources uniquement en ligne, ce qui permettait d’éviter toute question ou confrontation  à la réalité concrète du terrain, source d’éventuel embarras  pour les cadres ou formateurs. Enfin, l’Education nationale a abandonné sa base, prise en tenaille entre deux injonctions paradoxales : appliquer fermement  la charte de la laïcité tout en n’ayant, en cas de contestation, pour seul outil que le dialogue bienveillant. On imagine aisément l’impasse de telles solutions face à des parents inspirés par les thématiques du Front de Mères.

L’effet dévastateur de ces méthodes a été amplifié par un flou générateur d’insécurité juridique sur la question des signes religieux à l’école comme le démontre Pierre Juston, doctorant en droit public, lors du colloque « La laïcité à l’œuvre et à l’épreuve » du 29 mars 2017. [vidéo dans l'original]

Il rappelle notamment comment Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, a enjoint aux chefs d’établissements de ne plus suivre la circulaire Châtel de 2012, sans pour autant l’abroger. Semblant confondre avec un avis ou un décret du Conseil d’Etat, dont la valeur juridique aurait été toute autre, la ministre s’est pour cela référée à ce qui n’était qu’une simple étude ayant pour objet de relater l’état du droit sans en demander aucunement sa modification. Le mal était fait, le doute semé dans les esprits. La méthode Houdini : affiche colorée et discours enflammés attirant l’attention, tour de passe d’une timide mise en œuvre et de discrets renoncements à l’abri des regards. Il n’en fallait pas plus pour encourager les tentatives de plier l’école aux exigences idéologiques de groupes de pression.

La falaise va s’effondrer

Si rien n’est fait pour poser un cadre clair, les dérives se poursuivront sous la pression de parents d’élèves portés par d’autres Fronts de mères et peut-être confortés par la complaisance d’enseignants sensibles à des degrés divers à leur approche idéologique : disparition de certaines pratiques sportives incompatibles avec les jupes longues, de la piscine nécessitant d’affronter les certificats de complaisances, des cours de sport en période de ramadan, de l’éducation sexuelle qui heurte la sensibilité… Il est désormais indispensable de réaffirmer le principe qu’être accueilli dans l’école de la République, c’est accepter de s’émanciper en entrant dans tous les savoirs et toutes les activités au programme et que cela ne saurait être négociable.

Jean-Michel Blanquer nous a montré sa capacité à répondre avec fermeté, conviction et clarté aux attaques de ceux qu’il identifie comme « des gens qui cherchent à créer des tensions ». Nul doute que des propos forts seront prochainement entendus en réponse à cette grave mise en cause par le Front de Mères puis, qu’il saura concevoir d’autres pratiques que celles qui consistent à n’offrir qu’un cadre réglementaire flou afin d’abandonner les acteurs de terrain à de discrets ajustements, qui telles les vagues au pied de la falaise, grignotent lentement mais sûrement notre socle républicain.

j'ai de la question une expérience personnelle, de l'autre côté du miroir. Mon fils, métis franco-japonais,
a fait toute sa scolarité de la maternelle à la terminale dans des classes où les "Blancs" étaient minoritaires jusqu'au Collège, puis la sélection opérant, majoritaires au lycée sauf dans les voies courtes professionnelles

ses copains étaient donc des "rebeux" et des "renois", ce qui faisait dire à certains profs (y compris non "Blancs") qu'il avait "de mauvaises fréquentations" et à l'un d'entre eux qu'il lui fallait "choisir son camp", ce qui signifiait sans ambiguïté celui des "privilégiés" qui feraient des études supérieures et obtiendraient (en principe) de meilleures places dans la société. Les "bonnes fréquentations" donnent accès à la classe de l'encadrement... des privilèges de classe et de race

Sidi Moussa : La Fabrique du Musulman Théorie Communiste, la soute septembre 2017

TC a écrit:
L’ouvrier blanc (« de souche ») ne jouit pas pour autant de « pri­vi­lèges » (le « pri­vi­lège blanc » des Indi­gènes). Un pri­vi­lège est un avan­tage dont on jouit contre le droit com­mun, contre la loi com­mune, il ne peut donc être que le fait d’une mino­rité. Ce sont les tra­vailleurs raci­sés qui sont exclus léga­le­ment ou non de la loi et des pra­tiques com­munes concer­nant l’embauche, le poste de tra­vail, le salaire, les pro­mo­tions, le loge­ment, l’éducation, etc. Et, pour l’ouvrier blanc, la loi et les pra­tiques com­munes sont loin d’être des « pri­vi­lèges ». Cepen­dant, sans par­ler de « pri­vi­lèges », en France, aux Etats-Unis ou ailleurs, il est vrai qu’il vaut mieux être un ouvrier blanc qu’Arabe ou Noir, sim­ple­ment pour être dans la loi et les pra­tiques com­munes ou en obte­nir l’application.

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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Ven 15 Déc - 15:24


mis à jour du 13 décembre


d'un ami ce soir


Citation :
il est vraiment malade, "le moine bleu", une vraie catastrophe

Patlotch a écrit:
mais non, c'est moi qui suis "retors, raciste, homophobe..."

sans déconner, lui est sa bande de petits bourges philosophes hors-sol (Schizosophie, Vilbidon...) sont détestables à tous points de vue. D'où ils prétendent parler, en "marxistes", pires que Francis Cousin et Alain de Benoist réunis, ce dernier ayant au moins l'intérêt d'une analyse pertinente de l'évolution politique pour la fachosphère eurocentriste

eux rien, rien en critique de l'économie politique, rien sur l'état des luttes sociales, rien sur la caractérisation du moment actuel du capital, pas un début de théorisation communiste des possibles. Pas un questionnement sérieux (ils ont les réponses : un jargon philosophico-pédant), pas un débat argumenté possible : des insultes, de l'ironie, des déformations, du dénigrement, des amalgames... agrémentés d'une litanie de textes imbitables pour le commun des non-érudits qu'ils écrasent de leur mépris de sachants

ajoutons-y le même discours que l'État raciste et les fachos sur les questions socio-raciales et féministes. Je mets au défi, les comparant au déluge des vrais racistes de Causeur à l'extrême-droite, de faire la différence sur cette question de la non-mixité et d'autres. Pire donc que les anti-racialisateurs anarcho-ultragauches, dont certains peuvent néanmoins être impressionnés (cf leurs accointances avec Temps Critiques contre Théorie Communiste)

mais OSEF, on s'en fout : ils sont lus par trois pelés deux perdus

Colorblind
Le Moine bleu 15 décembre


c'est cela même, qu'on ne lui fait pas dire : colorblind = aveugle au surplus de discriminations par la couleur et la racialisation capitaliste même, condamnant ceux et celles se battant sous ce joug ; sans un mot de critique du racisme d'État -> le comble de l'universalisme incolore prolétarien vu par un petit-bourgeois philosophe repu, vieux mâle blanc satisfait de lui-même, retraité de l'éducation française selon l'État français en ses mixtes lumières

alors pensez, le rouge et le noir au nom de l'anarchie ? Le Moine bleu est un curé sans blues




Pee Wee Russell - clarinette
Charlie Rouse - saxophone ténor
Thelonious Monk - piano
Butch Warren - basse
Frankie Dunlop - batterie

suite à propos de James Carr et le Black Panthers

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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Mer 10 Jan - 12:51


complété d'hier


Catherine, quoi de neuve ?

en manque, les vieilles bourgeoises réagissent

Des femmes, dont Catherine Deneuve, veulent laisser aux hommes
"la liberté d'importuner"

AFP Le Point 09/01/2018


©️ AFP/Archives / Valery HACHE

Un collectif de femmes, dont Catherine Deneuve, Brigitte Lahaie, ou Catherine Millet, publie mardi une tribune dans le Monde pour "défendre" la "liberté d'importuner" des hommes et s'opposer à la "campagne de délations" apparue après l'affaire Weinstein, à rebours des réactions suscitées par ce scandale mondial.


Citation :
"Le viol est un crime. Mais la drague insistante ou maladroite n'est pas un délit, ni la galanterie une agression machiste", écrivent dans le quotidien une centaine de comédiennes, écrivaines, chercheuses, ou journalistes, rejetant le "puritanisme" apparu depuis les premières accusations de harcèlement et agression sexuelle visant le puissant producteur américain.

Selon elles, si "une légitime prise de conscience des violences sexuelles exercées sur les femmes, notamment dans le cadre professionnel" a eu lieu après l'affaire, "cette libération de la parole se retourne aujourd'hui en son contraire: on nous intime de parler comme il faut, de taire ce qui fâche, et celles qui refusent de se plier à de telles injonctions sont regardées comme des traîtresses, des complices !"

"Campagne de délations", "justice expéditive" : des hommes ont été "sanctionnés dans l'exercice de leur métier, contraints à la démission, alors qu'ils n'ont eu pour seul tort que d'avoir touché un genou, tenté de voler un baiser, parlé de choses +intimes+ lors d'un dîner professionnel ou d'avoir envoyé des messages à connotation sexuelle à une femme chez qui l'attirance n'était pas réciproque", soutiennent-elles, évoquant une "vague purificatoire" née avec les mouvements #Balancetonporc et #Metoo.

Pour ce collectif, dont l'éditrice Joëlle Losfeld, l'actrice Ingrid Caven, la journaliste Elisabeth Lévy ou l'écrivaine Catherine Robbe-Grillet, "cette fièvre à envoyer les +porcs+ à l'abattoir, loin d'aider les femmes à s'autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle, des extrémistes religieux, des pires réactionnaires et de ceux qui estiment (...) que les femmes sont des êtres à part, des enfants à visage d'adulte, réclamant d'être protégées".

"En tant que femmes, nous ne nous reconnaissons pas dans ce féminisme qui, au-delà de la dénonciation des abus de pouvoir, prend le visage d'une haine des hommes et de la sexualité",
poursuivent les signataires de ce texte.

"Nous défendons une liberté d'importuner, indispensable à la liberté sexuelle. Nous sommes aujourd'hui suffisamment averties pour admettre que la pulsion sexuelle est par nature offensive et sauvage, mais nous sommes aussi suffisamment clairvoyantes pour ne pas confondre drague maladroite et agression sexuelle".

en contrepoint au sujet la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...

Robert Bibeau, souteneur marxiste
Les7duQuébec 10 janvier 2018

Citation :
« Balance Ton Porc » et « Pizzagate »

Venons-en à ce bataclan à propos de pédophilie et de chasse aux prédateurs sexuels dont la go-gauche féministe raffole tellement. Fadaise que cette campagne médiatique. [...]

Pour ce qui est des femmes, pensons que les ouvrières de Saint-Henri PQ, ont bien peu de chance d’être agressées par les « Porcs d’Hollywood ou de Washington » et leurs agresseurs de quartier bien peu de probabilité de se retrouver à la une des médias ou sous les verrous. Tout cela n’est que règlement de compte entre clans rivaux pour le contrôle de l’appareil étatique capitaliste. Après quelques coups fourrés du clan Démocrate voici que le clan Républicain réplique comme il fallait s’y attendre.

Il n’y a rien d’intéressant par-là pour la classe ouvrière révolutionnaire
.



ce "militant prolétaire depuis 40 années"
était prof d'économie et d'histoire
dans le secondaire...



@nadine__morano a écrit:
Je signe aussi !

« Je regrette beaucoup de ne pas avoir été violée
parce que je pourrais témoigner que du viol, on s’en sort »


Catherine Millet, le 5 décembre dernier sur France Culture


Dernière édition par Patlotch le Mer 10 Jan - 20:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Mer 10 Jan - 20:49


à propos de "décolonial" en VF

depuis quelques années, j'ai mis en évidence le fait que la pensée décoloniale, sous ses aspects théoriques comme en ce qui concernent les luttes qui en relèvent explicitement ou non, sont fort peu connues en France, et ceci chez la plupart de ses critiques, sur tout l'éventail politique de l'extrême-gauche à l'extrême droite, avec des spécificités françaises liées à l'universalisme des Lumières comme à l'antiracisme universel "colorblind" et à l'idéologie de la laïcité, ce qui m'a fait rattacher cette ignorance et ces critiques à l'idéologie française

les éléments sont dans le sujets de LUTTES et THÉORIES DÉCOLONIALES, féminismes et communismes. On y trouvera notamment les tribulations de Gilles Clavreuil, ex sous-ministre de Manuels Valls comme délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l'antisémitisme (Dilcra), et nommé, par Gérard Collomb le 9 octobre 2017, Préfet chargé d'une mission relative à la laïcité et au respect des règles de vie en société. Le même, à la journée « Toujours Charlie », côtoie la philosophe Elisabeth Badinter, Caroline Fourest et Raphaël Enthoven...

cet expert vient de se fendre d'une "étude" d'une relative qualité descriptive, on voit que l'énarque (promotion Averroès...) a bossé son sujet. Sur le plan politique il s'exprime pourtant bien du point de vue de l'État français (que cela vienne du PS est accessoire dans le macronisme), sans que soit posée en dehors de ses clous idéologiques la question du racisme en relation à la domination de genre et surtout à la contradiction de classe. Sous cette apparence de rigueur, la question ne sera pas posée des raisons du surgissement de ces idées et de ces luttes dans la double crise de l'Occident et du capital

à cet égard, relevons que les arguments de la plupart des marxistes et anarchistes français sont peu ou prou les mêmes que ceux de ce valet de l'État du capitalisme français, sauf pour ceux qui s'inscrivent en soutien des mouvements et personnes citées (je note qu'il ne cite pas l'UJFP, ça ne collerait pas avec les objectifs de son discours). L'idéologie française n'existant ni pour les uns ni pour les autres, leur point aveugle commun, le piège se referme ainsi sans que les véritables enjeux du décolonial ne soient, ni d'un côté ni de l'autre, posés comme un moment historique de dépassement dans le cours du capitalisme mondial



Trop méconnue du champ politique et intellectuel, la mouvance des « décoloniaux » bénéficie pourtant d’une médiatisation importante et régulière. Gilles Clavreul livre un première tentative de « radiographie » de cette mouvance ; d’autres notes avec une analyse différente suivront dans les prochains jours et viendront nourrir le débat. La prochaine sera celle de Pascal Blanchard et Nicolas Bancel.

Citation :
Prêter attention aux mouvements politiques radicaux ne va jamais de soi. Lorsqu’on n’est pas suspecté de complaisance ou de curiosité malsaine, on se heurte à l’incompréhension : pourquoi diable braquer les projecteurs vers les marges, sinon pour en exagérer l’importance, imaginer des périls hypothétiques, au risque de donner une notoriété indue à des mouvements par nature confidentiels et, croit-on, destinés à le rester ?

Ne pas faire de publicité à des mouvements dont certains peuvent être considérés comme radicaux ou même dangereux ; privilégier les forces politiques de premier plan parce qu’elles intéressent davantage les électeurs et qu’elles ont vocation à participer à l’exercice du pouvoir ; enfin, ne pas s’attarder sur des idées extravagantes, douteuses, irrationnelles ou bien folkloriques. Voilà trois solides arguments pour passer son chemin comme, au début des années 1980, certains se désintéressèrent de la renaissance de l’extrême droite nationaliste ou comme, plus récemment, d’autres conseillèrent de ne pas parler de Dieudonné de peur de donner un écho à des thèses jugées plus farfelues que néfastes.

Les « décoloniaux », cette mouvance composite qui va du Parti des Indigènes de la République (PIR) au Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) en passant par une kyrielle de microcollectifs, dont certains ne comptent pas cinq membres, n’échappent pas à ce traitement. Les politiques, les journalistes et les intellectuels en parlent de plus en plus souvent ; ils commentent les meetings qu’ils organisent, la plupart du temps pour les dénoncer ; des porte-parole font des apparitions sur des plateaux télévisés où il est question de racisme, de discrimination ou d’islam. Mais tout se passe le plus souvent à mots couverts, dans une langue codée, un jeu de rôles auquel les militants décoloniaux se prêtent eux-mêmes volontiers, préférant souvent apparaître comme « militant associatif », « entrepreneur » ou encore « citoyen » plutôt que d’afficher explicitement leur raison sociale. En somme, les décoloniaux paraissent dans le débat public comme à l’état spectral, présents mais insaisissables. Pourquoi ce traitement si particulier ?

L’une des raisons, peut-être la principale, semble tenir au fait que la mouvance décoloniale apparaît à beaucoup d’observateurs comme un nouvel avatar de la « colère des quartiers ». La dimension idéologique, elle, a été longtemps minorée. Y compris pour ceux qui regardent son éclosion avec une certaine sympathie, il faudrait d’abord voir la juste dénonciation des injustices sociales et des discriminations – elles sont indéniables et leur persistance est un problème que la République ne parvient pas à réduire – mais ne s’attarder ni sur la rhétorique, ni sur les provocations. Les mots, parce qu’excessifs, seraient insignifiants.

Nous pensons au contraire qu’il s’agit de tout autre chose, et qu’il faut prendre le corpus idéologique des décoloniaux au sérieux. D’abord parce que les exemples récents nous instruisent, ou devraient nous instruire, sur la capacité d’irruption sur le devant de la scène de mouvements ou de personnes qui semblaient condamnés, par leurs outrances, à la marginalité ; mais aussi parce qu’il faut bien se demander comment des groupuscules à l’auditoire aussi confidentiel, dont certains membres multiplient les provocations racistes, antisémites, homophobes et sexistes, parviennent à imposer leurs thèmes dans le débat public, à susciter des débats enfiévrés dans la presse nationale, et surtout à faire en sorte que leurs mots, leurs figures rhétoriques, leurs angles polémiques soient repris par des acteurs sociaux, des politiciens ou des journalistes, des responsables associatifs ou des blogueurs, gagnant ainsi, par capillarité, des auditoires plus larges. Quelque chose « fonctionne » dans le militantisme décolonial, malgré des limites qu’il faut aussi identifier et nommer. Tâchons donc d’en retracer brièvement la généalogie et d’en cerner les caractères les plus saillants.

Le trait principal de la mouvance décoloniale réside dans une tentative de synthèse entre l’expression d’une radicalité militante en germe dans les quartiers populaires des grandes métropoles françaises, principalement en région parisienne, et une théorisation assez poussée de la question identitaire, dans ses dimensions à la fois raciale et religieuse. Le but plus ou moins assumé est de supplanter la grille de lecture marxiste qui plaçait les infrastructures socioéconomiques au cœur des mécanismes de domination.

Par « mouvance », il faut entendre qu’il ne s’agit pas d’un ensemble stable et ordonné comme peut l’être un parti politique ou un syndicat. Il s’agit plutôt d’une constellation d’entités distinctes, avec un noyau dur formé d’individus et de collectifs qui revendiquent l’étiquette décoloniale, comme le PIR, le Camp d’été décolonial ou encore le collectif Mwasi. Des organisations agissent sur une thématique spécifique, comme Stop le contrôle au faciès (violences policières), le CCIF (islamophobie), la Brigade anti-négrophobie (BAN) ou La voix des Rroms, mais sont en pratique quasi systématiquement associées aux premiers cités dans les mobilisations.

S’ajoutent des universitaires, chercheurs militants ou intellectuels dont on retrouve la signature au bas des pétitions de soutien et qui participent aux initiatives décoloniales, ou les soutiennent. Enfin, un réseau plus lâche d’alliés, sans faire partie de la mouvance, reprend volontiers les thématiques des décoloniaux, affronte les mêmes adversaires (les « laïcistes », les « républicanistes », etc.). On trouve parmi eux des artistes et des chroniqueurs jadis fédérés autour de l’association Les Indivisibles de Rokhaya Diallo, des médias, certains apportant ouvertement leur soutien comme Politis, Mediapart ou le Bondy Blog, d’autres manifestant une certaine bienveillance, et enfin des sites d’information ou des blogs comme Orient XXI (Alain Gresh), Paroles d’honneur, Oumma.com, Al-Kanz…

I - UNE BRÈVE GÉNÉALOGIE DE LA MOUVANCE DÉCOLONIALE

Si la percée du qualificatif « décolonial » est assez récente, la mouvance qui se revendique de ce terme s’inscrit dans l’histoire d’une génération militante prétendant à la fois porter les revendications de la jeunesse des banlieues, rebaptisées « quartiers populaires », et contester la légitimité des partis de gauche et des associations antiracistes traditionnelles à la représenter. À l’« antiracisme moral » incarné par SOS Racisme, accusé de trahison et de récupération par le pouvoir, cette génération a progressivement opposé un « antiracisme politique » (ce pourrait être l’autre nom des décoloniaux, à moins que les décoloniaux ne soient que l’une des familles de l’antiracisme politique, on y reviendra). Ils prétendent ainsi construire, au-delà de l’indignation face aux idéologies et aux actes racistes, une critique systématique des structures de domination qui les produisent.

Après ce qui a été interprété comme l’échec de la Marche pour l’égalité et contre le racisme de 1983, également appelée « Marche des beurs », c’est plus largement le modèle républicain, sa capacité à produire du commun et à assurer l’égalité effective, qui est radicalement remis en cause. À cette critique de l’inefficacité de la République s’ajoute une revendication largement sans objet pour la génération précédente : faire droit à l’identité d’origine des jeunes Français issus de l’immigration. Identité culturelle, couleur de peau, mais aussi identité religieuse. La première fracture de la « famille antiraciste » remonte d’ailleurs sans doute à « l’affaire du foulard de Creil » en 1989, premier cas médiatisé d’exclusion de collégiennes de confession musulmane refusant d’ôter leur voile dans l’enceinte scolaire.

Les choses se précisent au début des années 2000 : au Proche-Orient, la seconde Intifada donne lieu à une intense mobilisation en France – et à l’apparition d’un nouvel antisémitisme marqué par la violence. La conférence « contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance » de Durban de septembre 2001 – quelques jours avant les attentats sur le sol américain –, qui tourne à la démonstration anti-israélienne, marque une nouvelle rupture au sein de la famille antiraciste. Deux ans plus tard, le CCIF naît en France. Son acronyme est conçu en écho à celui du CRIF, le Conseil représentatif des institutions juives de France, tout comme celui du CRAN, le Conseil représentatif des associations noires, fondé en novembre 2005. L’année 2005 peut être considérée comme décisive. La mémoire collective se souvient qu’elle s’achève par des scènes d’une rare violence : les trois semaines d’émeutes urbaines déclenchées par la mort de deux adolescents de Clichy-sous-Bois en région parisienne, Zyed Benna et Bouna Traoré, électrocutés dans un transformateur EDF après une course-poursuite avec la police le 27 octobre, mais surtout après que se fut répandue la rumeur selon laquelle, trois jours plus tard et toujours à Clichy, la police aurait tiré des grenades lacrymogènes dans l’enceinte de la mosquée Bilal. Il a fallu plusieurs jours et une enquête administrative pour établir qu’une grenade lacrymogène avait bien explosé, mais à l’extérieur de la mosquée, sans viser celle-ci. Trop tard : les émeutes, jusque-là cantonnées à Clichy et Montfermeil, ont embrasé le pays tout entier, entraînant le déclenchement de l’état d’urgence par le chef de l’État, une première depuis les accords d’Évian.

Plusieurs initiatives militantes et citoyennes sont nées de ces incidents, dont les plus notables sont AC le feu, collectif de militants associatifs de Clichy-Montfermeil, et surtout le Bondy Blog. Ce n’est pourtant pas l’acte de naissance de la mouvance décoloniale : celui-ci a en effet précédé – et non anticipé – les événements de plusieurs mois, puisque le manifeste « Nous sommes les Indigènes de la République », que l’on peut voir comme un geste fondateur, paraît le 16 janvier 2005. Signé par des responsables associatifs, des militants, des responsables politiques du PCF et de la LCR, des responsables syndicaux ainsi que par de nombreux universitaires, ce manifeste a donné naissance au Mouvement des Indigènes de la République, MIR, qui a ensuite pris le nom de « Parti des Indigènes de la République », PIR.

Comme le proclame le manifeste, « La France a été [et] reste un État colonial », si bien que « la décolonisation de la République reste à l’ordre du jour ». En effet, «  la République de l’Égalité est un mythe. L’État et la société doivent opérer un retour critique radical sur leur passé-présent colonial. Il est temps que la France interroge ses Lumières […]. » Les effets de ce passé colonial qui ne passe pas seraient nombreux : discriminations, contrôles au faciès, « parcage » des populations issues de l’immigration, relégation des « descendants d’esclaves » et fils et filles du Maghreb, d’Afrique subsaharienne et des collectivités d’outre-mer. La question de l’islam et du voile (la loi prononçant l’interdiction des signes religieux ostentatoires à l’école vient d’entrer en vigueur en 2004) y est abordée à plusieurs reprises, mettant en parallèle stigmatisation religieuse et discrimination fondée sur l’origine. Le soutien aux peuples opprimés, et notamment aux Palestiniens, occupe également une place de choix.

Une figure se détache de ce mouvement collectif : celle de Houria Bouteldja, porte-parole et figure de proue du mouvement. Ce n’est pas la seule personnalité qui en émerge, ni celle qui, à terme, connaît la plus forte notoriété. Mais, par son charisme indéniable, sa radicalité, ses provocations répétées mais aussi ses prétentions théoriques, c’est elle qui donne le la décolonial, elle qui oblige les autres acteurs à se positionner, que ce soit pour la défendre ou, au contraire, s’en démarquer. Franchement encombrante quand elle s’écrie « Merah, c’est moi ! » ou encense l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad, elle n’en demeure pas moins la figure transgressive auprès de qui, pour des universitaires issus du « système » tant honni, il fait bon s’encanailler. Et pour beaucoup d’autres, son mouvement apporte un substrat intellectuel qui dépasse de beaucoup, en quantité, voire en qualité, ce que le flux quotidien des ripostes sur Twitter permet de glaner pour le combat militant.

II - INFLUENCES PLURIELLES

Enchâsser les thèmes de mobilisation classiques de l’extrême gauche antiraciste – dénonciation des violences policières et du racisme d’État, lutte contre l’islamophobie, antisionisme – dans un système théorique cohérent : telle est l’ambition qui distingue la mouvance décoloniale.

Cette ambition procède pour une large part de l’appropriation des cultural studies en vogue depuis le mitan des années 1970 dans certaines universités américaines, dans un moment où l’étude des minorités de genre, de sexe et de race trouve une place nouvelle et importante dans le paysage intellectuel et militant américain. Autant les gender studies se sont frayé un chemin sans trop d’encombre dans l’université française, malgré des débats passionnés, autant la notion de « races », assez étrangère à la tradition des sciences humaines et sociales en France, a longtemps été regardée avec suspicion, comme une survivance du racisme biologique de la fin du XIXe siècle. Le mot « race » ne reprend droit de cité à l’université française que depuis peu, d’abord du fait d’universitaires se situant dans une approche « postcoloniale » et revisitant le passé non soldé de l’expérience coloniale française ; mais aussi du fait d’un attrait manifesté par une génération de jeunes Français issus de l’immigration, accédant aux études supérieures, désireux de connaître et de comprendre ce point de rencontre entre l’histoire de France et leur propre trajectoire familiale.

Ce désir, celui d’une génération, a rencontré une volonté politique : celle des États-Unis confrontés à l’après-11-Septembre, convaincus que, en contrepoint de l’intervention militaire au Proche-Orient, il était indispensable d’engager un travail de conviction auprès des minorités ethniques et religieuses présentes dans les pays occidentaux. C’est ainsi que l’ambassade américaine à Paris, mais aussi des fondations privées comme celle de George Soros, ont financé des bourses de voyage et d’études au profit de jeunes Françaises et Français issus des quartiers sensibles, dans le but plus ou moins explicité de les gagner aux valeurs du multiculturalisme américain. La grille de lecture était assez simple : les communautés traditionnelles, qu’elles soient ethniques ou religieuses, sont le meilleur point d’appui contre les dictatures militaristes et les dérives terroristes.

Assurément le modèle français, républicain et assimilateur, offrait des caractéristiques qui cadraient d’autant plus mal avec ce que les États-Unis entendaient alors promouvoir, que les émeutes de 2005 semblaient signer une forme d’échec de ce modèle français. Plusieurs décoloniaux sont passés par ces programmes de découverte. Ils se sont familiarisés avec des modes de résolution des conflits qui font largement appel aux intermédiaires communautaires, à la valorisation de la fonction intégratrice de la religion, mais aussi à une approche désinhibée de la notion de race, aussi communément admise aux États-Unis, notamment via la tenue de statistiques ethniques, qu’elle est regardée avec suspicion en France. Cette influence « américaine » ne forme cependant qu’une partie de l’inspiration et des thèmes de prédilection de la mouvance décoloniale. L’autre source d’influence est une critique bien plus radicale du fait colonial, dont les théoriciens sont plutôt à rechercher du côté de l’Amérique latine.

À lire le sociologue portoricain Ramón Grosfoguel, l’un des principaux inspirateurs du PIR, on comprend que le projet politique est à la fois plus vaste, plus systématique, et d’une nature différente. Dans un entretien qu’il accorde à la Revue d’études décoloniales en septembre 2016, ce professeur de l’université de Berkeley en Californie marque une nette opposition entre « colonialisme » et « colonialité ». Le premier est un phénomène historiquement et géographiquement situé, qui commence en 1492 avec Christophe Colomb (et, note-t-il de façon suggestive, avec la chute du sultanat de Grenade, marquant ainsi la contemporanéité entre le début de l’aventure coloniale occidentale et la fin de la présence musulmane sur le continent européen) et s’achève, pour l’essentiel, au début des années 1960. La seconde renvoie à une structure permanente, transhistorique. Celle-ci affecte toutes les dimensions de l’expérience humaine, individuelle et collective, acquiert d’emblée une dimension planétaire et, surtout, perdure et se renforce après la fin des empires coloniaux. « L’Occident » en tant que civilisation et système de domination maintient son emprise sur les anciennes colonies, à la fois à travers le pillage des richesses par les multinationales, par la force militaire le cas échéant, mais aussi par l’application consciencieuse que mettent les élites autochtones à opprimer leur peuple en reproduisant des modèles hérités de l’ère coloniale, comme l’exploitation capitaliste, la fabrication d’une identité nationale fictive ou encore la mise en place d’une répression d’État.

À l’intérieur des pays occidentaux, la colonialité s’exprime par l’infériorisation des populations des anciennes colonies ou des descendants d’esclaves : Noirs aux États-Unis, Maghrébins et Africains en France, etc. Il ne s’agirait donc en rien d’un dysfonctionnement ou d’un inaboutissement des idéaux démocratiques et égalitaires – car ceux-ci ne sont en définitive que l’ultime supercherie destinée à rendre acceptable la domination occidentale –, mais bien d’un système global qui ne peut être dénoncé que dans son ensemble, y compris en abandonnant – Ramón Grosfoguel le dit très clairement dans l’entretien – la critique « eurocentrée » d’intellectuels occidentaux comme Michel Foucault[1].

Ramón Grosfoguel n’est pas plus amène avec l’économicisme et s’éloigne nettement d’une approche marxiste pour privilégier la dimension civilisationnelle de la domination :


Citation :
C’est pour cela que dans mon travail, face à la gauche occidentalisée, j’insiste sur le fait que nous n’avons pas seulement affaire à un système économique ou bien politique mais à une civilisation. Si nous concevons le système-monde comme une économie, alors toutes ces hiérarchies de pouvoir peuvent être expliquées, en dernière instance, par les déterminants économiques. En revanche, si nous voulons décoloniser l’économie politique, il est indispensable de changer la géographie de la raison et de prêter l’oreille aux pensées critiques produites dans le sud global […]. Observons que les intellectuels critiques du Sud global […] s’accordent tous sur un point : ils nomment ce système global une civilisation, et certains l’appellent « civilisation occidentale ». Cela met en évidence que le système global n’est pas seulement un système économique mais quelque chose de plus grand, de plus complexe. Il s’agit d’une civilisation ayant produit un système économique et non pas d’un système économique ayant produit une civilisation[2].


Sans surestimer l’importance de cet auteur que sans doute peu de militants ont lu, quelques traits de sa pensée retiennent l’attention : le caractère à la fois structural et global du fait colonial ; le primat de la dimension idéelle, que l’auteur qualifie encore d’« épistémique », sur la dimension matérielle, ce qui explique, entre autres, que l’on trouve des partisans de l’oppression au bas de l’échelle sociale, mais également des représentants de l’élite capables d’être réceptifs au discours critique des Indigènes. D’où l’importance accordée au travail de conviction à accomplir auprès des intellectuels et du monde universitaire. Houria Bouteldja a nettement placé son ambition dans le sillage de Ramón Grosfoguel en donnant, avec d’autres militants comme Sadri Khiari et Saïd Bouamama, une armature théorique aux écrits du PIR. Son dernier essai, Les Blancs, les Juifs et nous[3], multiplie les références intellectuelles et se place sous les figures tutélaires de Césaire, Fanon, Genet ou encore Abdelkébir Khatibi, sociologue et romancier marocain.

Une autre source d’inspiration théorique est plus proprement française, même si elle puise aussi aux cultural studies américaines. C’est la critique des « races sociales » dont Didier et surtout Éric Fassin se sont faits les spécialistes, dans une volonté affichée de saisir la spécificité des émeutes qui ont agité les banlieues françaises en novembre 2005. Pour eux, il ne s’agit pas d’opposer la classe à la race, mais de les articuler : la race n’est pas un fait biologique, mais un construit social destiné à produire des effets dans la réalité, en racialisant les rapports de domination. Ainsi sont définies, essentialisées et stigmatisées des races infériorisées, les « Noirs », les « Musulmans » – que le CCIF qualifie en effet à la tribune des Nations unies en juillet 2016, suivant cette même inspiration, de « race sociale » –, les « Rroms », etc. La pensée se fait moins radicale que celle de Ramón Grosfoguel, puisque les discriminations y sont décrites comme une perversion ou un reniement des principes républicains, et non comme leur prolongement même. Elles se caractérisent par des formes relativement précises de domination – la loi de 2004 « sur le voile », les contrôles au faciès – contre lesquelles il est possible de résister, intellectuellement et par la pratique militante.

La mouvance décoloniale française est donc une composition, un hybride entre la radicalité difficilement dépassable du « tout colonial » incarnée par Ramón Grosfoguel, des influences américaines issues des cultural studies et la réintroduction de la race comme concept explicatif des discriminations contemporaines. Cette réintroduction est le fait de sociologues qui, par ailleurs, se sont intéressés à d’autres formes de discrimination, notamment celles de genre et d’identité sexuelle, et tentent d’articuler question sociale et question raciale. Telle est précisément l’ambition de l’ouvrage collectif paru sous la direction de Didier et Éric Fassin, De la question sociale à la question raciale ?[4], qui aborde le sujet sous divers points de vue et possède le mérite de présenter la question sous forme interrogative. Tout en assumant la réintroduction, toujours controversée, du concept de « races » en sciences sociales, il s’attache à en montrer la complexité, sinon le caractère intrinsèquement polémique.

Éric Fassin intitule d’ailleurs opportunément « Antiracisme politique : convergences et divergences » un article d’octobre 2016 publié sur son blog, dans lequel il invite les membres de la mouvance décoloniale à se retrouver pour un colloque à la Bourse du travail de Saint-Denis. Mais, là où le sociologue enregistre des désaccords sur la question du primat du racial sur le social, Houria Bouteldja, quant à elle, dans un article publié le 30 juin 2011 sur le site du PIR, avait systématisé et radicalisé la cohabitation problématique de son mouvement avec ce qu’elle appelait ironiquement « la frontière BBF », en référence aux universitaires Esther Benbassa, Pascal Blanchard et aux frères Fassin. Ces « intellectuels blancs » auraient certes à cœur de dénoncer la persistance de la domination coloniale, mais dans un cadre, celui de l’université, qui demeurerait fondamentalement celui de l’État colonial. Voici ce qu’écrit Houria Bouteldja :


Citation :
Cette frontière n’a pas été tracée par des ennemis. Objectivement, ces chercheurs et intellectuels militants font avancer et respecter la question raciale et postcoloniale dans les milieux de gauche, des universités et des médias […]. Ils poussent les frontières du débat et radicalisent la pensée de gauche, l’encanaillent parfois. La parole blanche étant plus audible et plus respectée que la nôtre, nous en prenons pragmatiquement notre parti. Je pense pour ma part qu’ils travaillent en partie pour nous, même s’ils prennent toutes les précautions pour se distinguer, ce qui, je vous l’avoue, nous amuse beaucoup. Ils commencent traditionnellement leur phrase par « Je ne suis pas d’accord avec les indigènes mais… », ou encore « Les indigènes ? Mais ils ne représentent que 0,0001 % de la masse militante et politique sur la question ! » Ce qui m’interpelle et ce qui est important à observer c’est la dynamique générale dans laquelle ils s’inscrivent. Car en fait, ils sont autre chose que les traducteurs blancs de la pensée et de la condition indigène. Ils sont avant tout et surtout les gardiens du temple. C’est eux désormais qui vont dire le licite et l’illicite, le hallal et le haram en matière postcoloniale[5].1


Cette « ligne BBF » n’a d’ailleurs rien d’une ligne droite. Si Éric Fassin fait toujours tribune commune avec Houria Bouteldja, Pascal Blanchard fait partie des tout premiers spécialistes de ces questions à s’être nettement démarqué de l’entreprise des Indigènes, et ce dès 2005.

Le rapport à l’État ne fait pas non plus consensus, du moins pas au-delà de la dénonciation des discriminations institutionnelles et des « politiques racistes » telles que celles résultant de l’état d’urgence. Pour certains, l’État est substantiellement raciste, en ce sens qu’il n’est que l’agent d’une domination raciale exercée depuis des siècles par la majorité blanche. D’autres sont plus enclins à dire qu’« il y a du racisme de la part de l’État », ce qui introduit plus qu’une nuance d’approche. Cela signifie que, si les politiques publiques produisent du racisme, celui-ci n’obéit ni à une fatalité ni à un processus entièrement volontaire, et il est possible, au moins en partie, d’y porter remède.

Une partie de la mouvance décoloniale adopte donc vis-à-vis des pouvoirs publics une posture non dénuée de pragmatisme, par exemple en répondant aux appels à candidatures pour assurer des formations dans le domaine de la lutte contre les discriminations. D’une certaine façon, la position institutionnelle des universitaires qui font partie de la mouvance décoloniale ou voisinent avec elle relève aussi de ce pragmatisme – certains diront de cette ambivalence – entre une critique sans concession du racisme produit par les institutions et le fait de faire partie, à titre professionnel, de ces mêmes institutions.

D’autres apports n’ont pas moins d’importance pour comprendre le caractère très diversifié, pour ne pas dire hétérogène, de la mouvance décoloniale. C’est le cas de l’importation – l’instrumentalisation, voire le détournement, pour certains auteurs – du concept d’intersectionnalité développé par la théoricienne américaine Kimberlé Crenshaw pour rendre compte du cumul de discriminations de genre et de race. Citons également le nouveau militantisme musulman d’inspiration frériste, dont le CCIF est désormais le principal représentant, mais qui s’est historiquement appuyé sur d’autres mouvements comme la Coordination contre le racisme et l’islamophobie (CRI) et le Collectif des musulmans de France (CMF) et qui jusque très récemment était porté médiatiquement par la personnalité charismatique du prédicateur suisse Tariq Ramadan, petit-fils du fondateur des Frères musulmans. Évoquons enfin l’émergence d’une « question noire » portée tant par des collectifs clairement intégrés à la mouvance décoloniale, comme la Brigade anti-négrophobie, que par le CRAN. Ce dernier, tout en utilisant des éléments théoriques communs, ne s’associe que rarement aux événements militants décoloniaux et se place dans une attitude plus coopérative avec les organisations antiracistes traditionnelles et les pouvoirs publics.

III - UN RAPPORT AMBIVALENT AU SYSTÈME POLITIQUE

L’hétérogénéité des combats, mais aussi des postures théoriques des membres de la mouvance décoloniale, explique pour une bonne part son ambivalence envers le système politique traditionnel. Commençons par ce qui fait consensus : la critique radicale du « racisme d’État » et de ses différentes déclinaisons (« islamophobie », « Rromophobie », « négrophobie »), encore qu’il existe plus qu’une nuance, comme on l’a dit, entre ceux qui estiment qu’« il y a du racisme d’État » et ceux qui considèrent que l’État est raciste par nature. Tous se retrouvent dans la dénonciation de l’antiracisme traditionnel, celui que sont censés incarner SOS Racisme et la Licra. Ces derniers sont suspects à la fois d’être aux mains du pouvoir et de partager avec lui un antiracisme adossé à des valeurs universalistes désincarnées reposant sur la seule indignation morale, d’être aveuglés par la croyance selon laquelle le racisme est d’abord affaire de responsabilité individuelle, et de ce fait incapables de saisir la dimension « systémique » ou « structurelle » de la domination raciale.

De ce fait, les différentes composantes de la mouvance décoloniale n’ont pas le même rapport aux institutions établies. Entre Rokhaya Diallo, qui a participé à plusieurs projets avec les pouvoirs publics, et le PIR, qui rejette toute forme de coopération avec « l’État colonial », il existe tout un dégradé d’attitudes. On trouve celles par construction mi-intellectuelles, mi-militantes d’universitaires engagées comme Françoise Vergès ou Nacira Guénif-Souilamas, qui fustigent l’institution tout en en faisant partie ; ou encore celles, ambivalentes, d’un collectif comme le CCIF, à la fois très dur dans sa rhétorique de dénonciation de « l’islamophobie d’État », et cependant désireux de reconnaissance institutionnelle, voire de labellisation officielle. En témoigne son activisme auprès d’institutions internationales (commissions spécialisées de l’ONU, Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, Commission européenne, Conseil de l’Europe), voire, à certains moments, auprès des pouvoirs publics français. Avec un bonheur inégal selon les cas, le CCIF utilise ces organismes à la fois comme tribunes et comme instances de légitimation. L’objectif est de démontrer que la France est isolée sur la scène internationale et/ou que les politiques conduites par ses dirigeants, tout particulièrement en matière de laïcité, sont largement désavouées par la société civile.

Les relations avec les partis politiques ne sont pas non plus dépourvues d’ambiguïtés, entre dénonciation de principe et quête de reconnaissance, voire d’alliances. La mouvance décoloniale se positionne d’elle-même à la gauche de la gauche, marquant sa condamnation sans appel de la gauche réformiste et gestionnaire, celle qui prétend endormir les minorités racisées, voire acheter leurs suffrages, par des promesses jamais tenues (le droit de vote des étrangers aux élections locales, le récépissé après des contrôles d’identité…) et plus encore par la perpétuation du mensonge universaliste et égalitaire.

Les liens avec les formations d’extrême gauche ou de gauche alternative ne sont pas simples pour autant. Parmi les formations trotskistes, la LCR, devenue NPA, a clairement opéré un virage communautariste et antisioniste, suivant les traces ouvertes par les trotskistes britanniques au milieu des années 1990, en accueillant les revendications des islamistes radicaux, tant par antisionisme que par volonté de prendre la main dans les quartiers populaires et dans les bastions syndicaux où le parti communiste était en perte de vitesse. Lutte ouvrière, en revanche, a toujours refusé catégoriquement d’entrer dans une quelconque forme de reconnaissance du fait religieux et a toujours fermement dénoncé les dérives antisémites de la mouvance décoloniale. Le parti communiste, quant à lui, en pleine décomposition mais davantage conscient des phénomènes d’entrisme et des risques de radicalisation, du fait de son ancrage dans les banlieues, a vu la majeure partie de ses élus et de ses militants camper sur une position universaliste assez prudente à l’égard des menées communautaristes. Chez les écologistes, certains comme la sénatrice Esther Benbassa manifestent une sensibilité bienveillante envers le mouvement sans le soutenir explicitement. D’autres, comme le nouveau président de l’Assemblée nationale François de Rugy, ont très tôt campé sur une ligne laïque, républicaine et universaliste. Des contacts ont pu être recherchés du côté du parti socialiste, notamment avec une aile gauche soucieuse du comportement de l’électorat des quartiers populaires. Le candidat socialiste Benoît Hamon, bien qu’ayant adopté une posture qui se voulait explicitement en rupture avec l’action et les positions du gouvernement de Manuel Valls sur l’immigration, l’intégration, la politique de la ville et la laïcité, n’en a pas vraiment tiré bénéfice dans les quartiers populaires, moins encore les candidats aux législatives se réclamant de lui, qui ont dans l’ensemble été devancés par ceux de La France insoumise (LFI).

L’avènement de LFI sur la scène politique lors des échéances électorales de 2017 a de fait ouvert une fenêtre d’opportunité pour les décoloniaux. Mais, là encore, rien n’a été simple. D’un côté, rompant sans l’avouer, mais rompant tout de même, avec une histoire politique très laïque et très républicaine, et donc peu sensible aux aspirations identitaires, encore moins religieuses, LFI a accueilli dans ses rangs, non seulement des visages de la « diversité » – ce que toutes les formations politiques, FN excepté, se sont efforcées de faire depuis quinze ans –, mais encore d’authentiques représentants du militantisme décolonial. La députée de Paris Danielle Obono en est la figure emblématique, comme a failli l’être Farida Amrani, candidate contre Manuel Valls dans la première circonscription de l’Essonne. Ce duel emblématique a été remporté d’extrême justesse – 139 voix d’écart – par l’ancien Premier ministre, au terme d’un scrutin particulièrement mouvementé, où concourait également Dieudonné, qui a appelé à voter pour Farida Amrani au second tour. Fait significatif, la candidate LFI était épaulée durant la campagne par un « twitto » particulièrement actif dans ce que certains appellent la « muslimosphère », et connu sous le pseudonyme de OneRadex.

Un débat-fleuve organisé par le web média Paroles d’honneur dans le cadre de l’émission « Le QG décolonial » le 26 mai 2017, soit après la présidentielle et avant les législatives, intitulée « Jean-Luc Mélenchon est-il notre pote ? », rend assez fidèlement compte des tensions et des contradictions au sein de la famille décoloniale. On y voit Danielle Obono, pas encore élue, défendre la nécessité du pragmatisme et des compromis, face à des revendications plus radicales, dont celles de Houria Bouteldja. Il est notamment question, dans les critiques qui sont adressées, via Danielle Obono, à Jean-Luc Mélenchon, de la défense du drapeau tricolore, de l’universalisme républicain et de la réticence à aborder le sujet de l’islamophobie.

L’ambivalence envers le jeu politique traditionnel – y aller ou pas ? chercher à nouer des alliances, au risque de se compromettre, etc. – est une donnée relativement classique pour les mouvements politiques d’extrême gauche. Ce qui l’est moins, en revanche, c’est qu’au sein de la mouvance décoloniale, le refus du jeu politique ait pu passer par des accointances, voire par des alliances tactiques plus hétérodoxes, que ce soit avec la droite classique, la droite identitaire ou même l’extrême droite.

D’abord, on ne peut ignorer les relations, complexes, entre le Parti des Indigènes et les deux figures médiatiques de l’extrême droite complotiste et antisémite, Alain Soral et Dieudonné. Il y a eu compagnonnage idéologique et amical et, malgré des brouilles qui semblent tenir autant d’incompatibilités ou de rivalités personnelles que de divergences idéologiques, certains thèmes, certains angles ont été et demeurent partagés – notamment quand il s’agit de dénoncer la « finance sioniste » ou la « censure d’État ».

Ensuite, des convergences sont apparues, par-delà les clivages politiques, sur les questions morales et culturelles. Ce fut le cas notamment lors de la présentation du projet de loi sur le mariage pour tous, puis à l’occasion de la polémique des « ABCD de l’égalité[6]. Ce mouvement a ainsi donné lieu, en janvier 2014 à une mobilisation dénommée « Journée de retrait de l’école » (JRE), durant laquelle des centaines de familles n’ont pas envoyé leur enfant à l’école en signe de protestation. Ce mouvement a été notamment porté par Farida Belghoul, ancienne de la « Marche des beurs » devenue proche d’Alain Soral, et par Nabil Ennasri, ancien président du cercle musulmans de France (CMF, proche des Frères musulmans), qui vient d’obtenir un doctorat de science politique pour une thèse sur Youssef Al-Qaradawi, considéré comme le principal prédicateur de la mouvance frériste. De façon générale, la mouvance décoloniale parvient difficilement à dissimuler qu’en matière de liberté sexuelle ou d’égalité femmes-hommes, elle est bien plus proche de la droite réactionnaire que de la gauche progressiste. Ainsi, Félix Boggio-Éwanjé-Épée [revue Période, Colloque Émancipations], ancien militant du NPA ayant rejoint le PIR, coordonnateur du recueil Nous sommes les Indigènes de la République, y affirme que l’homosexualité est largement étrangère aux populations racisées et dénonce la prétention d’un « impérialisme gay » à en faire une thématique universelle.

De même, l’histoire des luttes de libération de la femme est entièrement revisitée – disons plutôt réécrite – pour dénoncer un « féminisme blanc » fondé sur des valeurs universalistes abstraites, et donc laissant totalement de côté la libération des femmes « racisées ». Non seulement la solidarité de race doit toujours précéder le combat féministe – c’est ce qui fait dire à Houria Bouteldja qu’une femme « racisée » qui a été violée doit porter plainte si le violeur est blanc, mais qu’il est légitime qu’elle s’en abstienne s’il est noir. Mais le féminisme ne peut, ne doit s’inscrire que dans un cadre culturel déterminé : féminisme noir, féminisme islamique, etc. Ce qui se traduit soit par un silence pesant, soit, au mieux, par des explications alambiquées à propos de l’excision, des mariages forcés, des violences homophobes ou encore de la polygamie.

Enfin, c’est d’abord et avant tout le pragmatisme qui dicte les relations avec les formations politiques. Le CCIF a eu beau faire du parti socialiste sa cible politique prioritaire, il n’en a pas moins cherché une reconnaissance en venant à la rencontre, mi-2015, du premier secrétaire du PS et en accueillant la représentante de ce dernier lors de son gala annuel[7]. De la même façon, et même si, en principe, la droite est suspecte de « dérive identitaire » et d’« islamophobie », des accords fondés sur des intérêts bien compris ont pu être trouvés. Des activistes décoloniaux auraient ainsi participé, sous le couvert d’une agence de communication, Studio Praxis, à la campagne municipale du candidat de centre droit UDI, Stéphane de Paoli pour détrôner la majorité communiste historique de Bobigny en Seine-Saint-Denis. Ils auraient utilisé contre la municipalité sortante l’arme supposée fatale, auprès d’une partie de l’électorat, de « l’islamophobie ».

Sur un autre plan, les décoloniaux sont incertains quant à leurs rapports aux institutions. La dénonciation théorique et politique est une chose, la pratique, une fois encore, en est une tout autre. Nombre des figures de la mouvance décoloniale sont des fonctionnaires ou des agents publics, le plus souvent issus du monde enseignant et universitaire. Les rassemblements se tiennent généralement dans des enceintes publiques, entretenant parfois la confusion entre forum citoyen, rassemblement militant et formation à destination d’agents publics. Dans cette dernière catégorie figurent des colloques présentés comme des journées scientifiques ou des sessions de formation à destination des enseignants, mais qui tiennent tout autant, voire davantage, du rassemblement militant. Certains se déroulent dans des universités, d’autres dans les écoles supérieures du professorat et d’éducation (ESPE).

IV - INTERSECTIONNALITÉ OU CONVERGENCE DES LUTTES ?

Le concept décolonial agit comme élément fédérateur de mouvements et de revendications portant chacun leur agenda propre : lutte contre les violences policières, mouvements afro-féministes, LGBT+ « racisés », propalestiniens, défense des Rroms, associations de lutte contre l’islamophobie, féministes islamiques, etc. Au-delà de l’« intersectionnalité » revendiquée, y a-t-il réellement convergence des luttes et, si oui, pour tendre vers quel objectif ?

Ici, les choses se compliquent nettement. Il existe, on l’a vu, plus que des nuances entre ceux qui critiquent le passé colonial, mais le font au nom de principes qui demeurent universalistes, et qui parlent de race comme d’une abstraction réifiée qu’il s’agit de déconstruire ; et ceux qui font de la « colonialité » un invariant et de la race une réalité qui, de fait, structurent des oppositions indépassables entre les « Blancs » et les « Racisés ». Ce n’est pas qu’une différence de degré, mais bien une différence de nature. Là où Éric Fassin estime qu’il faut questionner la notion de race parce qu’elle opère dans les processus de domination sociale, les décoloniaux radicaux, ceux du PIR ou leurs inspirateurs comme Ramón Grosfoguel, considèrent à l’inverse que la race est première et que c’est elle qui organise les hiérarchies au sein de la société.

Au fond, le point de fragilité – ou le grand malentendu – dans le front commun que semble nous présenter la mouvance décoloniale, ce pourrait bien être le rapport au métissage. Désirable, désiré par les plus modérés et par les compagnons de route, au nom d’une société multiculturelle et ouverte, le métissage est parfois présenté par les « durs » du PIR, et par Houria Bouteldja au premier chef, comme le mode opératoire le plus sournois de la domination coloniale. Il est assez difficile, par quelque côté qu’on l’aborde, de ne pas qualifier de raciste un refus argumenté et froid du mélange des êtres humains, en ce sens précis que l’ordre préférable de la société y est celui qui voit les races se perpétuer distinctement les unes des autres.

Ce n’est pas tout. Le parti a été pris ici d’agréger à la mouvance décoloniale des les représentants de l’islam « politique », qualificatif d’ailleurs très imparfait pour appréhender une idéologie holiste, à la fois politique  culturelle, sociale, spirituelle, qui tend à considérer ensemble tous les aspects de la vie de l’individu et du groupe dans le rapport à Dieu. Ce choix repose sur le constat objectif de la présence régulière des décoloniaux aux côtés des militants de l’islam politique, et réciproquement. Ils participent aux mêmes réunions publiques, signent les mêmes tribunes, interviennent dans les mêmes colloques, se citent et se soutiennent mutuellement sur les réseaux sociaux.

Cela suffit-il pour faire des organes proches des Frères musulmans ou d’inspiration salafiste des décoloniaux ? Il est peu vraisemblable qu’eux-mêmes se considèrent ainsi : leur entrée est d’abord et avant tout religieuse. Il s’agit de défendre et de faire partager le plus possible une certaine vision de l’islam. La déconstruction décoloniale est certainement un moyen, sans doute aussi une cause envers laquelle ils éprouvent de la sympathie, mais certainement pas une fin, et pour cause : le passé colonial n’est pas l’exclusivité de l’Occident chrétien et la pratique de l’esclavage, encore moins. Plus en profondeur, le relativisme culturel des décoloniaux ne cadre pas avec la dimension universelle de l’islam : un « Blanc » converti à l’islam est pleinement musulman pour les uns ; devient-il vraiment un « racisé » pour les autres ? La rhétorique des décoloniaux a beau renvoyer systématiquement la condition de « racisé » à un construit social produit par le dominant « blanc », ce qui rend possible le fait qu’une « blanche » voilée devienne « racisée » parce qu’ayant embrassé la religion des dominés, on ne voit pas de converties tenir le devant de la scène dans les associations décoloniales alors qu’elles sont bien présentes dans les collectifs de femmes musulmanes.

On peut penser qu’il en va de même pour les militants « afro-descendants », que l’on voit et entend peu dans les différentes manifestations décoloniales. Pour dire les choses crûment, la mouvance décoloniale parle souvent des Noirs mais les Noirs y parlent peu. C’est un peu moins vrai depuis quelques mois à l’occasion de mobilisations contre les violences policières ou avec l’émergence de figures afro-féministes comme la réalisatrice Amandine Gay ou la militante Fania Noël. Il n’empêche que la mouvance décoloniale tire nettement du côté du Maghreb et de l’islam. Et cette sous-représentation des Noirs n’est rien comparée à la présence plus fantomatique que réelle d’associations représentant les Rroms, les Asiatiques ou d’autres minorités, rarement citées et jamais représentées. Sont tout aussi peu présentes les associations historiques de travailleurs africains ou encore, ce qui est très significatif pour un mouvement qui prétend représenter les descendants d’esclaves, les Français originaires des Antilles.

Non seulement il existe un déséquilibre historique entre les différentes identités représentées et portées par la mouvance décoloniale, mais il y a peut-être plus que cela : une concurrence sourde entre des revendications identitaires qui se sont heurtées et se heurtent encore les unes aux autres un peu partout dans le monde ; un rapport ambivalent au métissage et à la diversité, défendue par les uns autant qu’elle est attaquée par les autres, en particulier par Houria Bouteldja ; enfin, et surtout, une prédominance difficilement niable de la seule force identitaire qui opère à un niveau mondial et dispose de ressources, tant matérielles que symboliques, incomparablement supérieures à celles des autres : l’islam d’inspiration frériste et salafiste.

V - L’ACTIVISME MILITANT À L’HEURE DES MÉDIAS ENGAGÉS ET DES RÉSEAUX SOCIAUX

Les réseaux sociaux et les médias en ligne sont le terrain d’expression favori des décoloniaux. La maîtrise des codes de la communication digitale, l’audience significative atteinte par les leaders d’opinion qui comptent de 30 000 à 40 000 abonnés Twitter chacun, le caractère très travaillé des produits vidéo montrent à la fois un souci stratégique et une réelle aisance dans le domaine de la communication. Les antiracistes politiques, tout comme d’ailleurs les identitaires de la « fachosphère » à l’autre extrême du spectre politique, sont entrés de plain-pied dans l’ère digitale. Cela tient au fait que la porte des médias traditionnels a mis longtemps à s’ouvrir devant eux. Mais, plus prosaïquement, c’est également une question de génération. Les « cadres » de la mouvance décoloniale sont en général des trentenaires ou de jeunes quadras ; leur public électif est nettement plus jeune.

Cela étant, les décoloniaux ne sont pas restés longtemps confinés à l’activisme sur les réseaux sociaux. En effet, la forte résonance médiatique de la mouvance décoloniale n’est pas l’aspect le moins frappant de ces mouvements qui reconnaissent sans difficulté ne compter que quelques centaines de militants, toutes raisons sociales confondues. Seul le CCIF fait exception, avec quelque 14 000 adhérents revendiqués, mais la très grande majorité s’engagent en tant que musulmans, et non au titre d’un combat décolonial dont les termes et les enjeux ne sont généralement même pas connus d’eux.

Le fait est : d’une part, les décoloniaux intéressent les médias grand public, ce qui leur assure une certaine visibilité. Même si la couverture n’est pas toujours laudative, les leaders associatifs décoloniaux ont couramment accès à la presse quotidienne nationale, aux plateaux de télévision et de radio des émissions de débat de grande écoute, notamment ceux du service public. Ils disposent aussi de relais médiatiques plus clairement engagés. Deux médias seulement ont été autorisés à couvrir le Camp d’été décolonial 2016 : le Bondy Blog et Mediapart, dont les rédactions soutiennent activement la mouvance décoloniale, au point que plusieurs journalistes ou contributeurs occasionnels en font eux-mêmes partie à titre militant. Le Bondy Blog joue à cet égard un rôle militant de plus en plus clairement affirmé, ce qui n’était pas forcément le cas durant ses premières années d’existence – même si ce militantisme passe davantage par l’expression personnelle de ses journalistes sur les réseaux sociaux que par la ligne éditoriale du blog proprement dite. Le départ récent de son fondateur et directeur historique Nordine Nabili et l’arrivée aux commandes d’une génération de jeunes journalistes très engagés politiquement expliquent en grande partie ce tournant idéologique.

* * *

Il existe un « paradoxe décolonial » : comment un assemblage de micromouvements aux agendas politiques très différents sinon divergents, assez, voire très radicaux, rassemblant une poignée de militants et tenus, sauf exception, à distance raisonnable par les formations politiques traditionnelles, est-il parvenu à un niveau d’influence tel que, régulièrement, membres du gouvernement, partis politiques et éditorialistes vedettes prennent position ou commentent tel ou tel des événements qu’ils organisent ? Comment ses militants réussissent-ils à diffuser des idées et à imposer une terminologie sur la scène médiatique, voire à modeler les représentations sociales d’acteurs, par exemple au sein du monde associatif, qui pour certains ne connaissent que vaguement leur existence ?

Il n’y a pourtant pas tant de mystère à cela. Les décoloniaux, que cela plaise ou irrite, ont une vraie ambition intellectuelle. Ils ont bâti un corpus idéologique qui, pour n’être pas sans failles, raccourcis, approximations et impasses, n’en présente pas moins une certaine cohérence. Dans un paysage politique par ailleurs très désidéologisé, surtout à gauche, ils ont vu un espace à investir et un manque à combler. Cette prétention à théoriser la pratique politique leur assure un intérêt dans la sphère universitaire et parmi une jeune génération de journalistes souvent formés aux sciences sociales « critiques ».

Leur radicalité surjouée est un autre élément d’attraction, de même que leur maîtrise des codes de la communication digitale. Les décoloniaux savent occuper le terrain et capter l’attention, celle de la jeunesse contestataire mais aussi celle des leaders d’opinion. Parmi l’ancienne génération, issue de Mai 68, du militantisme révolutionnaire et des mouvements pour les droits des minorités, leur positionnement clivant provoque des débats passionnés entre ceux qui y voient, non sans tendresse nostalgique, une forme de continuité avec leurs engagements passés, et ceux qui perçoivent, sous la rhétorique « gauchiste », une pensée profondément anti-universaliste et réactionnaire.

En somme, les décoloniaux savent faire parler d’eux et témoignent d’une vitalité militante que sans doute bien des formations leur envient. Reste que, outre les divergences inéluctables dans ce type de mouvement, outre la prédominance, non reconnue comme telle mais assez tangible, des militants de l’islam fréro-salafiste, une hypothèque plus lourde semble peser sur la destinée du mouvement : quelle est son ambition politique ou, pour le dire mieux, a-t-il une ambition politique ?

Il est très difficile de répondre à cette question. En effet, si les décoloniaux se complaisent dans le chamboule-tout antisystème et la critique de la norme coloniale, on ne trouve pour ainsi dire aucune expression positive d’un projet politique dans leurs écrits. Prompts à dénoncer et à « déconstruire », jamais ils n’expriment clairement la société qui pourrait, qui devrait, selon eux, surgir des décombres de l’ancienne. Aucune source d’inspiration passée, aucun exemple étranger ne servent de référence, et encore moins de modèle. D’ailleurs, s’agit-il vraiment d’abattre toutes les institutions de la société actuelle ? Il est permis d’en douter, tant la sociologie de la mouvance décoloniale demeure, malgré qu’elle en ait, très française, en particulier en ceci qu’elle demeure très liée à la fonction ou aux subventions publiques, d’une part, et à un militantisme politique qui a toujours été bien accueilli et bien représenté dans la presse et dans les milieux universitaires.

Parangon de l’« antiracisme politique », la mouvance décoloniale est logiquement questionnée sur la sincérité de son antiracisme quand le PIR prend des positions délibérément antisémites ou quand la séparation des « races » est de plus en plus fréquemment invoquée, non seulement comme pratique militante destinée à échanger « entre victimes », mais aussi légitimée comme forme admissible, voire souhaitable, d’organisation de la société, sur la base de communautés supposées naturelles. Elle est par ailleurs critiquée sur l’homophobie, la participation aux campagnes contre la prétendue « théorie du genre » ou un « néoféminisme » qui promeut, à l’instar de mouvements islamistes du Maghreb et du Moyen-Orient, la « complémentarité » entre les hommes et les femmes de préférence à l’égalité.

L’antiracisme politique n’est que modérément antiraciste. Est-il seulement politique ? Il tire une bonne partie de son aura de son dégagisme tous azimuts, de son rejet des compromis avec les formations partisanes. Il ne prend pas le risque de définir un projet de société qui l’amènerait fatalement à sortir de certaines ambiguïtés, par exemple en matière de libertés publiques ou de respect de la diversité – pour ne rien dire des sujets sur lesquels les décoloniaux n’interviennent pratiquement jamais, notamment les questions économiques et sociales, totalement absentes de leur réflexion théorique.

Aller vers la politique impliquerait de dépasser le cadre, porteur mais réducteur, des questions identitaires. Peu s’y sont essayés, et il s’agit pour l’instant d’initiatives individuelles, comme celle de Danielle Obono, déjà mentionnée, ou comme la candidature de Samy Debah, ex-président et fondateur du CCIF, aux législatives dans le Val-d’Oise. Avec, dans un cas, une élection au titre d’une formation qui pèse politiquement à gauche ; et, dans l’autre, une présence au second tour dans la circonscription de Garges-Sarcelles et des scores excellents dans certains bureaux de vote – mais sur un agenda « citoyen » dépassant de beaucoup le registre habituel des décoloniaux, voire en tentant de le faire discrètement passer à l’arrière-plan.

Difficile de peser politiquement sans opérer une mue. Il est possible que certains, au sein de la mouvance décoloniale, ne le souhaiteront pas. Soit par pureté idéologique ; soit en vertu d’un calcul qui a sa logique propre. Mieux vaut l’influence culturelle, la pénétration des idées par le soft power que la conquête des responsabilités politiques, où il y a tant de compromis à passer, tant de coups à prendre et si peu de bénéfices à espérer. Il n’en demeure pas moins que, pour une gauche de plus en plus désarrimée des catégories populaires et en proie à un désarroi idéologique et programmatique évident, être ainsi flanquée de cette encombrante minorité, très active et très structurée, n’est pas un phénomène négligeable, mais un vrai problème à régler. Depuis l’affaire du « voile de Creil » en 1989, le fossé n’a cessé de se creuser, à gauche, non sur les choix économiques et sociaux, mais bel et bien sur les questions identitaires et culturelles. La prospérité de la mouvance décoloniale en est l’un des symptômes aujourd’hui.

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Patlotch



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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Mar 16 Jan - 14:21


benoistement réactionnaire et machiste

plutôt que relayer et m'en prendre à certains "camarades" qui semblent ne pas avoir saisi tous les enjeux des initiatives #Meetoo et #Balancetonporc, je donne la parole à un expert, Alain de Benoist, dans lesquels ne manqueront pas de se reconnaître de ces so called "marxistes". Jusque-là, c'était surtout sur la question raciale que l'on pouvait lire la continuité de l'idéologie française de l'extrême droite à l'extrême gauche. Ici comme ailleurs, les questions de genre et de race sont mêlées, et c'est au fond une approche de classe, en termes de pouvoir dans la société, qui le révèle


Paris Vox – Nous reproduisons ci-dessous la traduction française de l’entretien accordé par Alain de Benoist à nos confrères italiens du "Primato Nazionale". Crise en catalogne, autonomisme et indépendantisme, affaire Weinstein… le philosophe et essayiste revient sur les principaux dossiers qui ont marqué l’actualité de la fin d’année 2017.

extrait
Citation :
5) Dans un tout autre domaine, un autre sujet occupe l’actualité médiatique de ces dernières semaines, celui du « harcèlement sexuel », suite aux révélations de « l’affaire Weinstein ». Les dénonciations et les accusations pleuvent désormais quotidiennement, et un climat d’hystérie et de chasse aux sorcières semble s’installer. Quelle est votre analyse de cet « emballement médiatique » et en quoi peut-il être révélateur de certaines pathologies de notre époque ?

ADB : Cet emballement médiatique a surtout des aspects grotesques et ridicules. Ceux qui se félicitent que la « parole des femmes se libère » devraient plutôt se demandaient pourquoi elle ne se libérait pas quand il était risqué de s’en prendre à Weinstein et consorts, alors qu’on assiste maintenant à un véritable concours de dénonciations depuis qu’il est à terre. Toute cette mode (car il s’agit bien d’une mode) provient évidemment d’Amérique, où le néopuritanisme et la morale des quakers ont fait depuis des décennies un de leurs chevaux de bataille du « harcèlement » (harrassment) et des comportements sexuels « inappropriés » (sic). Vous remarquerez aussi qu’en la matière la présomption d’innocence a totalement disparu. Il suffit d’être accusé pour être présumé coupable : la dénonciation vaut condamnation. C’était déjà, dans les années 1950, la mécanique du maccarthysme

Les agressions sexuelles doivent bien entendu être sanctionnées, à condition qu’elles soient avérées et surtout définies. Il en va de même du « harcèlement », qui est devenu un mot-caoutchouc où l’on peut aujourd’hui faire entrer n’importe quoi. Or on est ici en présence d’un déchaînement hystérique qui relève de la pure subjectivité – c’est-à-dire du contraire des exigences de la loi pénale, qui exige une définition objective des crimes et des délits. Dès l’instant où la définition s’aligne sur le « ressenti », comme on dit aujourd’hui, c’est la porte ouverte à l’injustice. L’idée qui prévaut est qu’il y a harcèlement dès lors que l’on s’estime harcelé(e), ce qui ne veut strictement rien dire. Si l’on doit déjà interpréter comme du « harcèlement » le fait pour un homme de chercher à séduire une femme (ou l’inverse), si le moindre compliment relève du « machisme », le seul résultat sera la fin des rapports de séduction et la séparation des sexes. Pour certains ou certaines, c’est probablement l’objectif recherché.

Vous remarquerez à cet égard que ceux qui présentent tous les hommes comme des violeurs en puissance et les femmes comme de perpétuelles victimes dont la parole ne peut jamais être mise en doute, sont aussi ceux qui, par le biais notamment de l’« idéologie du genre », s’emploient à « déconstruire » la différence entre les sexes et à relativiser jusqu’à les faire disparaître les catégories de masculin et de féminin. Le paradoxe n’est qu’apparent. Les femmes ayant été présentées comme des « hommes comme les autres », il faut désormais que les hommes se comportent comme des « femmes comme les autres », moyennant quoi ils cesseront d’être des prédateurs. Subsidiairement, grâce aux véganes, ils deviendront herbivores. Ce délire relève de ce que j’ai appelé l’idéologie du Même, laquelle ne conçoit l’égalité que comme synonyme de la mêmeté.

6) Comment jugez-vous le discours et l’action des « féministes », omniprésentes pour défendre les starlettes d’Hollywood, totalement absentes lors des agressions sexuelles massives de Cologne ou sur la question du « harcèlement de rue » ? Pensez-vous que ce soit prioritairement « l’homme blanc hétérosexuel » qui soit la cible de toute cette agitation

ADB : Les agressions de Cologne, le harcèlement de rue et, plus largement, la question du statut de la femme dans la culture islamique représentent un véritable défi pour des néoféministes habituées à professer des sentiments « antiracistes ». On constate qu’à quelques exceptions près, leur féminisme s’évanouit instantanément dès lors qu’il est confronté à la prédication antiraciste. Les « minorités visibles » étant par principe excusées par leur statut « post-colonial », il faut alors faire croire que seuls les « hétérosexuels blancs » représentent une menace pour les femmes, ou tout au moins qu’ils représentent la menace principale, ce qui ne peut que faire hurler de rire (ou scandaliser) les femmes qui sont quotidiennement affrontées à la réalité.

7) A l’occasion d’une rétrospective à la Cinémathèque de Paris consacrée au réalisateur Roman Polanski, certaines féministes ont affirmé qu’un tel événement encourageait la « culture du viol » et ont demandé son annulation. Que pensez-vous de cette position et d’une telle requête ?

ADB : Elles sont typiques de l’outrance et de l’hystérie. A celles qui disent : ce n’est pas parce qu’on est un grand réalisateur qu’on a le droit de violer une femme, on pourrait répondre : ce n’est pas parce qu’on a commis un viol qu’on n’est pas un auteur de premier plan ! Faudrait-il cesser de jouer les pièces de Shakespeare s’il s’avérait qu’il a un jour violé sa petite sœur ? Il se trouve de surcroît qu’ayant eu accès aux pièces du procès de Polanski, j’ai pu constater que les choses ne se sont pas du tout passées dans la réalité de la façon qu’on a dit. Roman Polanski a aujourd’hui plus de 80 ans. Plutôt que d’en appeler au lynchage, mieux vaudrait aller revoir ses films, dont beaucoup sont excellents.

il va sans dire que le bras de fer entre pro et anti tribune du monde signée par 100 femmes dont les Catherine Millet et Deneuve n'a pas toujours éclairci le débat, puisqu'au fond, les "paroles libérées", que j'ai moi lues sur tweeter, sont en très faible proportion puritaines et même dénonciatrices en citant un nom

ce sont avant tout, et en masse, des témoignages, nombreux anonymes (sous pseudos), et l'on sent bien qu'il s'agit d'abord pour ces femmes de raconter leur histoire, et justement de la dire pour qu'elle fasse, aussi, sens commun et lutte collective. Des femmes dont la plupart n'ont aucun pouvoir d'expression médiatique, car elles ne sont ni journalistes, ni politiques, ni personnalités 'culturelles', et dont le problème n'est pas celui de starlettes en mal de carrière-canapé

il y a donc bel et bien un aspect de pouvoir, et il va sans dire que cette expression massive est de nature à faire que la peur change de camp, avec ou sans résolution juridique, ce qu'ont fait remarqué plusieurs sociologues ou féministes historiques

le principal résultat de la tribune du monde et de prises de positions d'en haut en pour ou contre, c'est de noyer le caractère collectif de masse, et anonyme, de ces initiatives qui élargissent et matérialisent la perspective du féminisme, avec ou sans son nom, contre la domination masculine structurelle et sociétale


les femmes d'en-bas peuvent-elles parler ?

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Patlotch



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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Jeu 1 Fév - 22:41


une double réaction (sic) à une mise au point que je donne en-dessous

Citation :
Le Moine bleu janvier 2018 à 13:22

Le Capital, grande tête molle que vous êtes, ne VIT que de ses crises perpétuelles - qui ne sont que des crises de croissance (jusqu'à la catastrophe écologique qui se profile, certes) et du bouleversement incessant de ses conditions de reproductions. "Qu'en sort-il" alors ?, suivant votre questionnement de pédagogue grossier inepte... Rien d'autre, en effet, possiblement, qu' "une domination asiatique" ou d'autres (mais pas "démographiquement " conditionnées o stupidité) : la domination asiatique dont vous parlez est précisément avant tout une domination de RICHES asiatiques sur des PROLÉTAIRES asiatiques, domination offrant accessoirement POUR LES PROLÉTAIRES non-asiatiques les données du problème et de sa solution. Le marxisme doit toujours être une doctrine simple et réaliste, accordons ça à Oulianov. N'importe qui ici comprend en deux secondes que les esclaves producteurs chinois ou polonais sont seulement moins bien payés que les esclaves français, et que c'est là le secret bien trivial d'une "productivité" accrue. Où est le mystère "culturel", là-dedans au juste ? IL N'EXISTE GUÈRE QUE POUR LES IDÉOLOGUES RACISTES, HEUREUX OU HONTEUX. On serait curieux de vous voir exposer la nature "concrète" (pas comme ces cons de marxistes de toutes obédiences, n'est-ce pas, fustigées par le génie de votre verbe divin) du "mode de production décolonial" constituant l'horizon de votre néo-paradigme foireux ? On ne fabrique pas une bagnole, un ordinateur ou des baskets à l'asiatique ou à l'africaine. En revanche, dans leurs nouvelles usines d'Éthiopie, les crapules staliniennes chinoises associent ces jours-ci à leurs méthodes goulaguesques (coucou Houria goulaguiste anti-sioniste !) les bonnes vieilles techniques "blanches" 19th century style d'extraction de plus-value. Et il n'y a pas de raison qu'un hypothétique MPC décolonial (pure foutaise) décide de changer jamais une méthode ayant à ce point fait ses preuves. Notre colorblindness est ainsi dialectique : les différences sont pour nous capitales, mais au sein d'une identité qui ne vit que dans la différenciation permanente. Seulement, vous êtes bien trop ignorant et fanatiquement "différencialiste" (comme tous les post-modernes FRANÇAIS, M. le critique de "l'idéologie française") pour apercevoir cette continuité dans l'apparence, cette désespérante poursuite du MÊME capitaliste dans la pseudo-"diversité" indigène-rokayadialliste. Ces gens-là sont des macroniens, bordel. Réveillez-vous. Pourquoi croyez-vous donc qu'ils soient "anti-impérialistes", qu'ils défendent matin, midi et soir comme modèles de société l'Algérie du FLN, le Viêt Minh et compagnie : autant de régimes les plus contre-révolutionnaires et bourgeois qui aient jamais été. Il ne s'agit donc pas de finasser avec eux, mais de les dénoncer radicalement pour ce qu'ils sont : à savoir la petite-bourgeoisie indigène diplômée attendant juste sa part du gâteau, en faisant monter les enchères sur la base de sa capacité de nuisance politique au sein du prolétariat d'origine immigrée (capacité, du reste, réellement fantasmée et inexistante, puisque ce ne sont que des sales bourges d'étudiants de troisième cycle). Or, en dépit de vos soi-disant critiques adressées au PIR, il n'y a qu'une misérable différence de degré entre vous et ces sinistres imbéciles racistes, différence de degré dans la confusion idéologique : car vous EXPLOSEZ littéralement tout ce qui, chez eux-elles, est déjà insupportable. Vous accentuez jusqu'au délire leurs PIR travers. Et (on vous accorde au moins ça), il est tout à fait exact qu'ils ne représentent que la fraction indigène du NPA, laquelle finira, comme toutes les autres, et comme vous-mêmes, aux poubelles de l'histoire.


schizosophie
[qui manifestement comprend tout de travers, et l'on se demande où il trouve ça chez moi] 31 janvier 2018 à 13:32

Trop super ! Substituer l'universalité des producteurs exploités en quête de leurs émancipations singulières par l'addition des particularités aliénées “empowermentés”. Qui plus est y adjoindre la thèse de la baisse tendancielle du taux de mélanine structurante, non sans laisser sourdre le péril jaune. On avait compris, patte-louche. Trop nul !

Il y en aura d'autres des Conseils. Il y en a même déjà d'embryonnaires. Encore faut-il ne pas les réduire à la réappropriation des moyens de production tels qu'ils sont, mais à leur transformation, dont les théories du détournement n'étaient qu'un commencement et une avancée par l'extension du domaine de la lutte à la vie quotidienne qu'elles induisaient destructivement et créativement, et pas aux "rôles sociaux sociétalisés" qui l'animent spectaculairement et chapeautés par toutes formes, plus ou moins assouplies, de “superstructures”, pour le comprendre.

Voilà où ça aura mené d'avoir réduit le prolétariat à sa supposée identité. À force on ne voit plus que ça : des identités. Et nous savons que vous n'êtes pas le seul héraut de cette réduction, forgé que vous fûtes par les bordigo-RSistes appareillés dont vous attendez la pénible jonction.

Déchirez donc votre site avec votre Opinel préféré. Un conseil...

ces deux réactionnaient à ça :

Patlotch a écrit:
31 janvier 2018 à 09:55
mais enfin, pourquoi vous obstiner à cet amalgame intellectuellement malhonnête ? Bien sûr le capital reste le capital, comme mode de production, mais il a une histoire, et celle-ci se croise avec en lui sa genèse occidentale et la crise aujourd'hui de cette suprématie dans le capitalisme global. Qu'en sortira-t-il ?

probablement pas une crise de reproduction ouvrant une fenêtre révolutionnaire communiste ; vraisemblablement une restructuration géo-économique, déjà engagée, peut-être une domination asiatique... Le facteur démographique sera déterminant

le "tournant décolonial" en un symptôme de cette double crise, et qui ne se réduit pas à ses apparitions françaises marginales, sur lesquelles vous vous focalisez. Le PIR n'est guère que la section indigène du NPA, comme il ressort non seulement des propos de Bouteldja, mais des positions théoriques de Sadri Khiari, Selim Nadi, Norman Ajari... Comme les marxistes commémorateurs des révolutions programmatistes, ils ne cessent de commémorer les luttes de libération nationales, l'anticolonialisme, ce qui ne correspond pas aux thèses décoloniales elles-mêmes critiques du post-colonialisme. Mbembe ne se dit pas "décolonial", il ne donne que les repères pour l'émergence d'un capitalisme africain. Mes thèses n'ont rien à voir avec ça, et quiconque s'y penche un tant soit peu sérieusement le sait

un de mes concepts centraux est le dépassement à produire d'identités de luttes, ce qui renouvelle la question de la dialectique des contradictions de classe

un autre le problème de la constitution en classe révolutionnaire de tout ce qui est susceptible d'affronter radicalement le capitalisme, là où la plupart des marxistes voient le prolétariat toujours constitué en classe, comme sous les yeux de Marx, et où les communisateurs attendent son retour comme le messie

ici et maintenant, sur le plan théorique, c'est la méthode de Marx qui nous est utile, plus que les résultats politiques qu'il tire dans Le Manifeste et plus tard en inventeur du programmatisme ouvrier, avec son parti, son Etat prolétarien, et la version conseilliste auto-gestionnaire jusqu'à l'IS. Tout cela est caduc, et ne correspond plus à rien de concret dans les affrontements actuels

tout cela s'est sclérosé en croyances qui, pour ne pas être religieuses, n'en sont pas moins idéalistes, en retrait sur la 11è Thèse/Feuerbach

après, on se montre au niveau de ce débat théorique, ou pas. Vous non, c'est votre problème

multicolorement...
Patlotch
http://civilisation-change.forumactif.org/

qui répondait à ceci :

Le Moine bleu a écrit:
Le Capital, qu'il soit suédois, françaoui ou eskimo, c'est toujours le Capital. Faudrait voir à dire ça à votre poto Mbembe, à Rokhaya Obama, Houria Hazan et autres ennemis de classe décoloniaux "zanti-blancs". Zêtes bien gentil, Patloques, de vouloir remettre les pendules à l'heure sur la france et pis dassault. Il se trouve que nous, on avait déjà rappelé ce genre de banalité de base, et voilà quelque temps déjà : http://lemoinebleu.blogspot.fr/2017/12/capitation.html

Colorblindly...

rien qu'au ton, aux MAJUSCULES pour me nommer RACISTE, pour les guillemets à "mode de production décolonial" dont je ne parle nulle part, la démographie qui ne compte pour rien, et parce que je suis une "grande tête molle", "ignorant et fanatiquement" "différencialiste" dans mon "néo-paradigme foireux", parce que ma thèse du dépassement d'identités de luttes ne serait que "l'addition des particularités aliénées “empowermentés”, j'Opinel blanc benêt, n'étant pas comme le Moine Bleu quelqu'un qui « comprend en deux secondes »,  je préfère la "poubelle de l'histoire" à leur déformation haineuse et leurs brillantes vociférations à côté des questions

un point théorique relève mon attention, Schizosophie : « Il y en aura d'autres des Conseils. Il y en a même déjà d'embryonnaires. Encore faut-il ne pas les réduire à la réappropriation des moyens de production tels qu'ils sont, mais à leur transformation... » Le conseillisme se réduit de lui-même à l'autonomie ouvrière, au programmatisme dont la page historique est tournée, sauf par les "embryons"

en me reprochant d'«accentuer jusqu'au délire leurs PIR travers », le Moine ne fait que confirmer qu'il ramène obsessionnellement à ce groupuscule français toute la critique décoloniale, autrement dit qu'au fond, il ne la connaît pas, ni dans sa diversité mondiale et théorique, ni dans ses origines et ses potentialités "marxistes" (cf MARXISME DÉCOLONIAL / des marxistes s'inspirent de la pensée décoloniale)

en ceci il s'affirme bien lui aussi "ignorant" que Claude Guillon, Yves Coleman, non-fides et Cie, dans le sillage du réellement "macroniste" Gilles Clavreuil (voir plus haut 10 janvier), en version anarcho-marxisante de l'idéologie française. Même Elsa Dorlin, avec Se défendre (une philosophie de la violence), qui ne se revendique pas de ce milieu théorique décolonial, a eu droit à son ex-communication, toujours aussi argumentée. Ne cherchez pas chez eux un.e Nègre digne d'intérêt, hormis quelque nihiliste ressorti in extremis

encore suis-je bien bon, ayant 10 fois plus de lecteures en l'instant, de faire de la pub à un blog revendiquant, en moyenne saisonnière, de 0 à 4 "visites hic et nunc". Car aux arguments pourris de Schizosophie j'eûssions pu répondre comme R.S. : « Amicalement, sans rancune, mais oubliâs moi.» (ici), la différence étant que R.S. rejette en bloc la critique décoloniale et que moi je la revendique, sous conditions

pour un peu, ce Moine et son Schizodouble non moins "nul" se voient déjà béatifiés par le Papolétariat, avec un sourire kabyle dessiné par mon Opinel




au Moine Bleu, masturbateur massturbé



« La philosophie est à l'étude du monde réel ce que l'onanisme est à l'amour sexuel.»

Marx, L'idéologie allemande

« (...) mais la théorie se change, elle aussi, en force matérielle, dès qu'elle pénètre les masses. »
Marx, Contribution à la critique de la Philosophie du droit de Hegel


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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Jeu 8 Fév - 16:13


quelle critique de quels marxistes
au nom de quelle théorie communiste ?

Tristan Vacances : - Cher Patlotch, je voudrais vous entretenir d'un problème qui me turlupine depuis un certain temps. Je veux parler de votre tendance à critiquer les marxistes. Quelle différence au fond avec cet article trouvé sur un site réactionnaire ?

La nouvelle théologie de la gauche radicale
Fabio Rafael Fiallo Contrepoints 8 février 2018

Malgré les démentis des faits, on peut faire confiance aux adeptes de la nouvelle théologie de la gauche radicale pour continuer à disséminer la bonne parole à propos de l’avènement tout proche du Grand Soir de leur Révolution.

Citation :
Fabio Rafael Fiallo est économiste et écrivain, ancien fonctionnaire est né en République dominicaine en 1945 et diplômé d’économie politique de l’université Johns Hopkins (Baltimore). Il fit carrière à la CNUCED jusqu’à sa retraite en 2005. Il est l’auteur de quatre livres ainsi que d’articles parus dans des journaux à circulation internationale (The Wall Street Journal, Le Monde, le Jérusalem Post et Le Temps de Genève). Son dernier ouvrage, Ternes Eclats - Dans les coulisses de la Genève internationale (L'Harmattan) présente une critique de la diplomatie multilatérale.

source Atlantico

Citation :
Tâche ingrate, cher lecteur, que celle de passer son temps à essayer de carrer le cercle, pariant que la réalité viendra corroborer nos plus chères convictions, pour constater à chaque fois que cette réalité s’obstine à les contredire. Et c’est justement dans cette situation inconfortable que se trouve la gauche dite « révolutionnaire », celle des admirateurs de Che Guevara, du castrochavisme et autres Mélenchon.

LA CRISE DU CAPITALISME SE FAIT ATTENDRE

Car cette gauche n’a cessé de soutenir, depuis déjà plus d’un siècle, que le capitalisme est entré dans sa crise finale ; que le socialisme est mieux à même de promouvoir la base matérielle et technologique (les « forces productives » dans le jargon marxiste) de la société ; que le socialisme enfantera un « homme nouveau » (comme le Che le nomma), délesté de motivations individualistes, pécuniaires, et engagé corps et âme à la promotion du « bien commun ».

À son grand regret, elle se voit obligée de reconnaître que le capitalisme parvient à surmonter chacune de ses crises ; que le socialisme s’est avéré être un fiasco partout où il s’est imposé ; que depuis Staline jusqu’à Maduro, en passant par Mengistu, Mao Tse-Tung et les frères Castro, les régimes socialistes ne gardent le pouvoir qu’au moyen d’une répression brutale ; que, au lieu de la recherche du bien commun par un prétendu homme nouveau, ce qui motive les gens subissant le socialisme, c’est le « sauve qui peut ».

COMMENT CONTINUER À S’ILLUSIONNER

Ce n’est pas pour autant que les « révolutionnaires » acceptent de remettre en question leurs croyances. Cela équivaudrait à renier le combat censé donner du sens à leur vie. Aussi préfèrent-ils partir à la recherche de subterfuges leur permettant de continuer à miser sur leurs idées flétries et leurs projets ratés.

Nombreux sont donc ceux qui répètent à l’envi : « peu importe si ce sacré capitalisme vient à bout de chacune de ses crises ; peu importe si les régimes socialistes ont jusqu’ici échoué ; peu importe si l’homme nouveau tarde à naître ; peu importe tout cela, car je demeure malgré tout persuadé du triomphe inéluctable de la Révolution ».

À partir de là, l’esprit critique disparaît, la lucidité vide les lieux, les croyances se transforment en dogmes de foi.

GEORGE W. BUSH ET L’OPIUM DE LA RÉVOLUTION

Ironie de l’histoire : nos révolutionnaires, ceux-là mêmes qui avaient reproché à George W. Bush, et non sans raison, le divorce entre la théorie et les faits à propos de la fausse existence d’armes de destruction massive en Irak, tournent, eux aussi, le dos à la réalité. Dans leur cas, ils persistent à croire, malgré les faits opiniâtres, à la mort supposée imminente du capitalisme et à la fausse supériorité du socialisme. Aveuglement idéologique, quand tu nous tiens.

Ironie de l’histoire, surtout : le marxisme, qui avait défini la religion comme « l’opium des peuples », s’accroche aujourd’hui à une foi quasi magique qui, à l’instar d’une drogue, sert à entretenir le mirage de la victoire prochaine d’une « révolution » qui ne réussit nulle part.

Dans ce recours à la foi comme ultime moyen de continuer à croire en la révolution socialiste, le palmarès revient à des prêtres autoqualifiés de « révolutionnaires », anciens porte-étendards ou sympathisants de la soi-disant « théologie de la libération », laquelle, prétendant allier marxisme et religion chrétienne, parvint à exercer une influence non négligeable sur les cercles de la gauche radicale de l’Amérique latine  au cours des années 70 et 80 du siècle dernier.

On dirait que, habitués à la spéculation théologique, il leur est facile, pour ne pas dire naturel, de s’accrocher à la foi pour tenter de sauver leurs convictions politiques en déperdition.

PEU IMPORTE LES FAITS

C’est ainsi que personne n’a assumé plus explicitement, et non sans une certaine fierté, son mépris de l’évidence empirique que le théologien révolutionnaire Juan José Tamayo.

Pour faire comprendre que les faits observés n’ont guère, ou n’ont pas, de prise sur ses idées, Tamayo a fait sienne, la citant à plus d’une occasion, la phrase du philosophe marxiste allemand du début du XXe siècle Ernst Bloch (reprise en fait de Hegel) : « si une théorie ne correspond pas aux faits, tant pis pour les faits ».

ET S’IL N’EN RESTE QU’UN, JE SERAIS CELUI-LÀ


Dans un même ordre d’idées, personne n’a montré ces temps-ci plus d’entrain que le célèbre représentant de la « théologie de la libération » Leonardo Boff pour affirmer que le capitalisme est entré dans sa crise finale.

En 2011, au moment de la Grande Récession qui frappait l’économie mondiale, Boff affirme que « la crise actuelle du capitalisme est plus que cyclique ou structurelle ; elle est terminale ». Il avoue être « conscient que peu de monde soutient cette thèse », mais une telle solitude intellectuelle semble plutôt le conforter.

Or, la Grande Récession est aujourd’hui derrière nous. Tous les indicateurs économiques montrent que la croissance est de retour au niveau mondial. Mais Leonardo Boff persiste et signe et proclame en 2015, et à nouveau en 2018, que l’ordre capitaliste est en train de s’effondrer – ajoutant toutefois qu’il s’agit de simples hypothèses.

LES DÉRÈGLEMENTS DE LA TERRE

Pour conserver intacte cette foi en « l’hypothèse » de la crise finale, Boff précise que « la crise est terminale parce que nous tous, mais tout particulièrement le capitalisme, avons dépassé les limites de la terre ».

L’argument selon lequel l’écroulement du capitalisme aura pour cause un dérèglement de la Terre produit par ce même capitalisme n’a rien de nouveau. On nous l’avait déjà servi dans les années 70 du siècle dernier, avec le Club de Rome et son fameux rapport Halte à la croissance, lequel prédisait l’épuisement de ressources naturelles (pétrole et autres), et donc l’arrêt de la croissance, à cause d’un capitalisme « prédateur » et « débridé ».

Et pourtant, grâce au progrès technologique (fruit du sacré capitalisme) menant à la découverte de nouveaux gisements et à l’invention de nouvelles techniques d’exploitation – entre autres l’exploitation du gaz de schiste –, la disponibilité de ressources naturelles, loin de s’épuiser, n’a cessé d’augmenter.

Aujourd’hui, la catastrophe écologique qu’on nous annonce est d’un autre type : cette fois-ci elle aurait trait, non pas à un hypothétique épuisement de ressources naturelles, mais au réchauffement de la Terre.

CAMARADES, AYEZ FOI EN LA CRISE FINALE, ATTENDEZ ENCORE UN PEU

Avec cet expédient, les anticapitalistes ont trouvé une mine inépuisable pour claironner à tout moment, et autant de fois qu’il faudra, l’arrivée de leur chère crise finale. Car la fameuse apocalypse écologique due au réchauffement planétaire n’est pas annoncée pour demain ; elle est censée prendre un temps mesuré en décennies (si tant est qu’elle ait vraiment lieu) – d’autant que des estimations scientifiques publiées récemment dans la prestigieuse revue Nature indiquent que le réchauffement climatique est moins prononcé, et donc moins rapide, qu’on nous avait dit.

En conséquence, si, comme depuis plus d’un siècle, leur chère crise finale du capitalisme peine à se concrétiser, les tenants de la nouvelle théologie de la révolution pourront toujours alléguer que la crise est là, mais qu’il faut donner du temps au temps.

Ajoutons à cela que le progrès technologique (rendu possible, encore une fois, par le capitalisme démoniaque) est en train de développer ce qu’on appelle la géoingénierie, c’est-à-dire des techniques visant à s’attaquer à des problèmes écologiques. Et n’en déplaise aux anticapitalistes et aux écolos, il est de plus en plus admis que la géoingénierie aura une place majeure dans la lutte contre le réchauffement climatique. Aussi, au lieu de signifier la mort du capitalisme, le réchauffement climatique aurait-il mené le capitalisme honni à occuper de nouvelles niches et à produire de nouvelles innovations technologiques.

N’IMPORTE : JE ME BATS ! JE ME BATS ! JE ME BATS !

Malgré toutes ces déconvenues, malgré tous les démentis portés par les faits opiniâtres, malgré toutes les percées technologiques accomplies par le capitalisme, on peut faire confiance aux adeptes de la nouvelle théologie de la gauche radicale pour continuer à disséminer la bonne parole à propos de l’avènement tout proche du Grand Soir de leur Révolution.

Patlotch : - il faut quand même regarder d'où écrivent les gens, ce qu'ils reprochent et à qui

il y a marxistes et marxistes, Marx disait ne pas l'être et Engels parlait des "so called marxistes", dont je pense on ne peut pas même affubler Chavez ou Mélenchon. Quant à Guevara et Castro, ils relèvent du passé d'une illusion, le programmatisme ouvrier jusqu'à son issue en socialisme d'État ou en guérilla pour la même chose. Concernant Staline, Mao, ou Mengistu, passons...

dans ce texte, on trouve néanmoins une très forte charge contre l'idéal révolutionnaire comme foi en "la révolution inéluctable". Je pense que nombre de marxistes prêtent particulièrement le flan à de telles critiques, parfois jusqu'au ridicule, et je ne m'en suis pas privé dans COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES...

on peut donc parler de "théologie" mais la critique de ce Fiallo, au demeurant pas très originale, ne pointe pas sous la foi communiste la même chose que moi, parce jamais elle ne se fait radicale, prenant les choses à la racine du capital. On ne trouve pas non plus cette radicalité dans "la gauche radicale" que fustige Fiallo. Je ne reproche pas aux "camarades" de croire, mais de croire en la magie de la lutte de classe prolétarienne pour sortir l'humanité du capitalisme à l'occasion de la crise inéluctable et démiurgique, et je le reproche sous toutes ses variantes, des fossiles du programme ouvrier à la théorie de la communisation

Tristan Vacances : - Mais alors, que reste-t-il chez vous d'une théorie de la révolution ?

Patlotch : - il reste un grand peut-être, une hypothèse de « la lutte de classe inéluctable », sous réserve d'activités et pratiques révolutionnaires effectivement constatées et non seulement souhaitées

« La révolution et le communisme sont inéluctables en tant que lutte de classes, donc en tant qu’activités, pratiques. La question du possibiliste sur la nécessité de son action n’a aucun sens ; mais la question de l’inéluctabilité sur la garantie de son action, sur ce qui la contraint, non plus. C’est la lutte des classes qui est inéluctable et cela nous suffit. » (TC 17, 2001, p. 131)

et la question à laquelle j'en suis logiquement venu, écartant ma propre foi communiste fondée sur rien de tangible, est celle de la constitution de cette classe révolutionnaire puisqu'elle n'existe pas encore. Cela n'écarte pas la possibilité que le prolétariat, au sens de son exploitation par le capital, et non de l'expulsion des "sans réserve" de l'exploitationnabilité (comme les manageurs disent employabilité), cela n'écarte pas qu'il en soit partie prenante, mais qu'il le devienne seul, et que l'histoire repasse les platitudes de son échec

le reste est ici, désolé, c'est lourd et complexe, et je vous accorde que cela ne constitue pas même "une nouvelle théorie communiste", mais les conditions théoriques de son émergence sur la base d'activités et pratiques révolutionnantes, quand on les constatera, au lieu de les prédire

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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Dim 18 Fév - 19:35


du marxisme mâle au machisme sourd
et de l'amalgame au déni

la domination masculine, ça n'existe pas


Du féminisme radical au féminisme ridicule
Robert Bibeau Les7duQuébec 18 février 2018
Mesloub Khider Educateur spécialisé, contributeur d'Algérie Patriotique 31.10.2017

Le féminisme est le dernier refuge de la femme prétendument émancipée, de la femme éplorée, estropiée, atrophiée, esseulée, isolée, désolée…


Citation :
Une campagne médiatique effrénée a été déclenchée ces derniers temps pour dénoncer les agressions sexuelles dont seraient victimes les femmes. D’aucuns s’empressent de réclamer l’instauration d’une loi réprimant le harcèlement de rue. Voulant transformer ainsi les artères en zones parsemées de zombies. En endroits de défiance, de méfiance, de silence.

Robert Bibeau a écrit:
Gare à celui qui s’égare par un regard dénué d’égard. Attention à celui qui manifeste quelque geste leste.

Gare à celui qui ose quelque prose en guise de roses à celle qui affiche une aguichante pose.

La cause est entendue. Désormais les relations sont tendues. Et les contre-attaques féministes rendues.

Ainsi, par la propagation de cette psychose « masculinophobe », la distillation de la suspicion à l’encontre de tout homme, la société capitaliste décadente tend à accentuer la division individualiste au sein de la société, marquée déjà par le chacun pour soi. Comme aux États-Unis et au Canada, le cloisonnement relationnel sexuel marquera bientôt les rapports humains. Partout, dans ces deux pays, au sein des entreprises comme dans la rue, l’homme s’expose à des poursuites judiciaires pour un regard, un geste ou une parole jugée par trop ambigu, tendancieuse, concupiscente. Au point où la mixité est devenue aujourd’hui impossible pour cause de potentielles accusations d’agressions sexuelles proférées par la femme. Réduits à des automates, ces hommes et femmes doivent brider leurs sentiments, surveiller leurs gestes, mesurer leurs paroles.

En résumé il faudrait se défaire de toute familiarité chaleureuse, se départir de tout contact réellement humain, se délester de toute séduction. Paradoxalement, cette mode intervient à une époque d’islamisation forcenée répandue partout dans le monde, marquée par le rejet et l’interdiction de la mixité. Cela interpelle. Dans les périodes réactionnaires, les pires miasmes remontent à la surface.

Les petits et ignobles esprits se rencontrent.

Partie des États-Unis, au lendemain des accusations de viol portées contre le producteur américain Harvey  Weinstein, cette campagne s’est étendue à de nombreux pays. Les féministes, toujours promptes à pousser des râles d’indignation, se sont engouffrées dans la brèche hollywoodienne pour monter leur mâle spectacle avec un vagissant plaisir. Dans leurs délires hystériques, elles invitent toutes les femmes à se muer en délatrices, en rédactrices virtuelles, pour dénoncer la prédatrice attitude de l’homme.

L’homme, voilà le nouvel ennemi, pour ces femmes en lutte contre le mâle qu’elles subissent, selon elles. Rien ne les arrête dans leur entreprise de dévirilisation de la société. De castration de l’homme. D’émasculation des relations humaines. D’effémination des comportements humains. De transformations des genres. De mutations des rôles sexuels. De glorification de luttes des sexes, en lieu et place de la lutte des classes.

Bienvenue à l’érection du sociétal en instrument de combat, de débat, d’ébat.

Adieu au social, à la question sociale, à la revendication sociale, au combat social.




Dans cette société du spectacle, chacun peut jouer la comédie, pour mieux masquer la tragédie de sa vie. Le combat féministe est une lubie des petites bourgeoises désœuvrées. En effet, en quoi l’agression d’une femme, le viol d’une femme, concernerait-il uniquement les femmes ? Et devient ainsi prétexte à un combat stérile féministe. Ces agressions et ces viols ne relèvent-ils pas plutôt d’un problème de société qui concerne tous les citoyens.

Bien plus. Ces comportements criminels, barbares, ne dévoilent-ils pas l’incapacité de cette société capitaliste prétendument civilisée à protéger les femmes. D’offrir une égalité réelle. Des rapports « authentiquement humains ». Ne révèlent-ils pas la nature encore archaïque de cette société marquée par la mentalité patriarcale, la prégnance de la misogynie, de la phallocratie. Comme quoi, un siècle de luttes féministes dans le cadre du système capitaliste n’a en rien modifié les comportements des hommes. Dans les sociétés archaïques islamistes, la pénétration du capitalisme a, bien au contraire, ravivé le sexisme, l’oppression contre la femme. Preuve que le féminisme est un combat bourgeois d’arrière-garde.

Il n’est pas inutile de rappeler que durant la Commune de Paris comme pendant la Révolution russe, il n’y eut pas de mouvements féministes. Car le combat total et radical à mener impliquait la participation égale des femmes et des hommes. Et les revendications n’étaient pas fragmentées, les luttes parcellisées. La question de la femme s’intégrait dans le combat de l’émancipation intégrale humaine. Elle s’inscrivait dans la lutte collective d’affranchissement de toutes les formes d’oppressions.

Comme on le subit de nos jours. Force est donc de relever que le féminisme se répand surtout en période de paix social, de reflux de lutte du mouvement social. Il n’y a jamais eu autant de mouvements revendicatifs dans l’histoire comme aujourd’hui. Le mouvement féministe. Le mouvement écologiste. Le mouvement antiraciste. Le mouvement homosexuel, transgenre.  Le mouvement de la protection des enfants, des animaux, etc. C’est l’ère de l’émiettement des luttes.

Et parallèlement, il n’y a jamais eu une période de recul des acquis sociaux, de dégradation des conditions de vie, de la nature, de régression politique, de chômage massif, de misère, de famines, de guerres généralisées, d’exodes massifs, de pathologies psychiatriques, de délitements des liens sociaux, de déstructurations des familles, d’explosions des divorces, d’implosion des violences interpersonnelles, comme aujourd’hui.

Pour revenir à nos petites bourgeoises féministes désœuvrées, il n’est pas inutile de rappeler qu’elles se sont ébranlées seulement au moment où des célébrités sont rentrées en scène pour dénoncer les agressions et viols dont elles ont été victimes de la part d’hommes hauts placés.  On ne les entend jamais quand des pauvres prolétaires sont agressées, violées. Par leur empressement à s’indigner contre les agressions sexuelles commises contre ces grandes Dames du sérail médiatique, politique et culturel, ces féministes petites  bourgeoises expriment ainsi leur solidarité de classe.

Par ailleurs, les comportements prédateurs mis en lumière en ce moment, sont l’œuvre d’hommes des classes opulentes dirigeantes. Détendeurs de pouvoirs dans différents secteurs économiques et politiques, ces hommes usent et abusent de leurs prérogatives pour assouvir leurs bas instincts. Ces pratiques de séduction forcée sont l’apanage de cette engeance placée dans les hautes sphères, dans les entreprises privées comme dans les administrations publiques.

Les classes populaires sont plus respectueuses des femmes, de leurs collègues féminines
.



N’importe quel petit chef se mue en prédateur sexuel. Il profite de son pouvoir pour exiger le droit de cuissage. Les féministes tentent de culpabiliser tous les hommes. De désigner à la vindicte tous les hommes. Encore une fois, les agressions et les viols sexuels sont majoritairement perpétrés par les détenteurs de pouvoirs. Enfin, on focalise sur les  violences commises contre les femmes. Notamment sur les quelques femmes mortes sous les coups de leur compagnon. Problème de société, et non pas problème féminin.

Sans absolument cautionner ni encore minorer ce dramatique problème, je voudrais néanmoins dévoiler une autre violence encore plus dramatique et massive infligée à des millions de femmes et d’hommes de par le monde, sans qu’elle soulève ni indignation, ni protestation. Au contraire, personne n’en parle. Et il n’existe aucune organisation qui combat ce génocide quotidien. Il s’agit de la violence subie dans les entreprises. Celle qui tue et handicape des centaines de personnes par jour.

Qui sait que les accidents du travail tuent un travailleur toutes les quinze secondes.
Soit 6300 personnes par jour. Soit 2,3 millions par an. Sans compter les autres millions de travailleurs blessés, déclarés inaptes à vie. Véritable holocauste perpétré dans les entreprises dans l’indifférence générale. Sans oublier toutes les autres formes de harcèlements infligés quotidiennement aux salariés dans les entreprises. Les brimades. Les suicides. L’aliénation. Le capitalisme porte en lui la mort comme les nuées l’orage. Le capitalisme pollue. Le capitalisme est raciste. Le capitalisme exploite et opprime hommes et femmes. Le capitalisme est impérialiste. Le capitalisme est toxique, nocif, pathogène.

Par conséquent, la libération et l’émancipation de la femme ne se réalisera jamais dans le cadre de la société capitaliste. Le combat de la femme est consubstantiellement lié à celui de l’homme. Leur ennemi est commun : le capitalisme, les traditions archaïques oppressives, les religions régressives, les comportements destructeurs, les attitudes agressives, les valeurs vénales. Leur principal adversaire, c’est la fragmentation de leur lutte radicale en revendications parcellaires.

Le féminisme est la voie royale du dévoiement de la lutte prolétarienne. De l’émiettement du combat. De la fragmentation de la conscience politique. De la stérilisation de l’affrontement de classe pour le renversement du capitalisme.

j'ai jugé inutile et préférable de n'apporter aucune contradiction à ce texte truffé de contre-vérités et radicalement répugnant

antidotes :

- 'FEMMES' & 'hommes'... Domination masculine -> machisme structurel et sociétal

- LA RÉVOLUTION COMMUNISTE SERA FÉMINISTE OU NE SERA PAS (féminisme et marxisme)

plus bas dans les commentaires

Robert Bibeau a écrit:
@ Camarades

Soyez patient dans quelques jours un article de ROSA LUXEMBOURG DÉNONÇANT le féminisme (:-))

La go-gauche petite bourgeoise va prendre un coup (:-))

il est vrai que pour Mesloub Khider, auteur de l'article :
Citation :
Il n’est pas inutile de rappeler que durant la Commune de Paris comme pendant la Révolution russe, il n’y eut pas de mouvements féministes.

des "mouvements" sans doute pas, mais des figures oui : Flora Tristan (avant la Commune) et Louise Michel pendant n'ont pas existé, ni durant la Révolution d'Octobre Alexandra Kollontaï, Inessa Armand, Concordia Samoïlova... L'anarchiste Emma Goldman était une bobote, et en 36 en Espagne, pas de Mujeres Libres...

dans le temps on appelait ça du révisionnisme historique

quant à Rosa Luxembourg et le féminisme, on trouve divers textes en ligne, où l'on comprend que Rosa Luxembourg fut parmi les premières à lier marxisme et émancipation des femmes, et si elle affirma n'avoir « rien à faire avec le mouvement des femmes », il s'agit de voir lequel, car elle n'était pas Catherine Deneuve ni Élisabeth Levy, dont le discours est proche des marxo-machos ci-dessus, elle n'écrivit pas moins en 1911 : « Imagine ! Je suis devenue féministe ! »

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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Sam 3 Mar - 14:49


d'hier 22:05. Le problème que pose cette critique des scientifiques est repris plus largement dans le nouveau sujet SCIENCES et PERSPECTIVE COMMUNISTE



Le Moine Bleu a écrit:
1er mars 2018


« Cependant une telle science, servante du mode de production et des apories de la pensée qu'il a produite, ne peut concevoir un véritable renversement du cours des choses. Elle ne sait pas penser stratégiquement, ce que d'ailleurs personne ne lui demande ; et elle ne détient pas davantage les moyens pratiques d'y intervenir. Elle peut donc discuter seulement de l'échéance, et des meilleurs palliatifs qui, s'ils étaient appliqués fermement, reculeraient cette échéance. Cette science montre ainsi, au degré le plus caricatural, l'inutilité de la connaissance sans emploi et le néant de la pensée non dialectique dans une époque emportée par le mouvement du temps historique. Ainsi le vieux slogan, "la révolution ou la mort", n'est plus l'expression lyrique de la conscience révoltée, c'est le dernier mot de la pensée scientifique de notre siècle. Mais ce mot ne peut être dit que par d'autres ; et non par cette vieille pensée scientifique de la marchandise, qui révèle les bases insuffisamment rationnelles de son développement au moment où toutes les applications s'en déploient dans la puissance de la pratique sociale pleinement irrationnelle.»  

Guy Debord, Thèses sur l'I.S. et son temps 1972

le texte complet publié le 13 novembre 2017 dans la revue BioScience

relevons d'abord que cette « irrationalité » française provient de 184 pays

notons ensuite que toute personne qui vend ou achète, entre autre sa force de travail, comme marchandise, et le remet en cause, serait "irrationnelle". Il n'y aurait pourtant de rationnel que d'abolir la marchandise, ce que Debord n'a pas fait davantage que ceux qu'ils critiquent ici. Mais sans doute le Moine Bleu, dans sa rationalité philosophique, a-t-il dépassé ce stade ?

rappelons enfin que Debord et les siens, au début du moins de l'Internationale situationniste, faisaient l'apologie des moyens techniques dits modernes et totalement confiance aux vertus de l'automatisation de la production pour libérer le travail ouvrier. Le Moine Bleu veut-il des robots sans la science, comme le capitalisme ne l'a pas attendu pour les mettre en œuvre contre le prolétariat productif ?

disons simplement que dans le capitalisme la science, comme toute activité de travail, lui est asservie, ce qui ne fait pas de la science en soi un propre de ce mode de production, et n'interdit pas qu'elle soit orientée différemment dans une perspective communiste. Rien ne dit que tous les signataires de ce texte en sont ignorants, et peut-être même certains l'ont-ils signé dans cet esprit

un esprit sain que n'a pas le Moine, ce qu'on nomme chez nous un gauchiste

notre avis est simple et rationnel : la révolution communiste ne pourra se passer de la science, et donc des scientifiques, que ne sont pas la masse du prolétaires supposés constituer le sujet révolutionnaire par excellence. Vrai que les scientifiques sont de la Classe moyenne salariée jugée contre-révolutionnaire par essence par Bruno Astarian et Hic Salta /communisation

elle pourra par contre fort bien se dispenser de l'avis des schizo- et philosophes, marxistes ou pas, pédants de sus

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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Sam 3 Mar - 19:58


"la politique environnementale prolétarienne"

Le mythe du consensus climatique s’effondre
Robert Bibeau Les7duQuébec 3 mars 2018

Citation :
Nous l’affirmons depuis quelques années déjà, l’arnaque climatique sponsorisée par l’industrie du « réchauffement climatique » et soutenue avec enthousiasme par la petite bourgeoisie écolo-socialiste, verte, altermondialiste et la go-gauche stipendiée, est en perte de vitesse depuis que Donald Trump au nom de sa faction a mis un frein à ces manigances qui mettent en péril les profits de son camp   http://www.les7duquebec.com/7-de-garde-2/cop21-laccord-de-paris-climat-2015-est-il-une-fraude/  profits empochés par la faction adverse aux Etats-Unis et dans le monde.  http://www.les7duquebec.com/7-au-front/trump-ne-se-trompe-pas-en-repudiant-lescroquerie-de-paris/ Voici que certains intellectuels ont reçu mission d’attaquer le préjugé écologiste et d’affronter l’industrie environnementale et des énergies vertes-renouvelables au nom de la faction adverse.  Le webmagazine les 7 du Québec après avoir proposé ce que devrait être la politique environnementale prolétarienne, vous présente aujourd’hui deux textes démasquant la fraude promue par l’un des camps.  Bonne lecture.  Robert Bibeau. http://www.les7duquebec.com

on le rassure, le ministre de l'Éducation nationale et mammouth du PS Claude Allègre n'était pas un écolo-socialiste... il n'a pas dégraissé depuis :


2010

à l'appui de son antithèse, le professeur d'économie marxiste Bibeau, déjà distingué plus haut pour son anti-féministe tous azimuts, refourgue deux articles de blogs parmi les plus droitiers et nationalistes de France

- Le mythe du consensus climatique s’effondre
Claude Brasseur Boulevard Voltaire 24.02.2018

- L’ESCROQUERIE DU RÉCHAUFFEMENT CLIMATIQUE (L’IMPRÉCATEUR)
Chrysippe Minurne Résistance 1.03.2018

allez, cela vaut bien une petite image


tant pis pour le Québec libre et bravo pour la science prolétarienne selon Donald Trump

qu'en pense son cher camarade Œil de faucon, alias Gérard Bad, ultragaucher d'Échanges ?

alors que nous souhaitons une meilleure prise en compte des sciences dans la perspective communiste, ce n'est pas ce zigoto qui va nous y aider. On trouve difficilement un économiste marxiste (concernant Bibeau ce n'est pas un oxymore) aussi borné et prétentieux quant à la scientificité de ses analyses et prédictions


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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Mar 13 Mar - 17:19


oasïs onaniste aristâte de nœud

« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières,
ce qui importe c'est de le transformer. »

Marx, Thèses sur Feuerbach, XI, 1845

exemple contemporain (du type qui m'a renvoyé à mon opinel et détruire ce forum)

Aristote de gauche, Aristote de droite (Bloch vs Gouguenheim) Le Moine Bleu 13 mars 2018
Shizosophie a écrit:
dans l’époque de grande confusion intellectuelle dans laquelle nous sommes” les différences explicatives sont niées au profit des différences conclusives. Celles que vous désignez sont littéralement confondues, anéanties, comme l'exprime l'expression de “race sociale” ou d'autres similaires sur le registre du “genre” (mot qui d'ailleurs en français, attribué à la “sexuation” efface la notion de fixation libidineuse et ses aventures subjectives ; et, attribué à la généalogie ou à l'histoire naturelle et humaine efface la notion d'espèce). C'est ce que manifeste le raccourci de la notion, évidemment constructiviste, de “construction sociale" (pourtant en vérité strictement idéologique puisque "sociale" s'y dit sans histoire, mais "sociétalement") qui fait réapparaître la “structure” comme schème explicatif de toute différenciation hiérarchique telle qu'elle se réaliserait en forgeant des identités préalables incontournables, dont il s'agirait de s'affranchir par le méthode Alinski, méthodologiquement nomme empowerment.

C'est ainsi que les “raisons (...) historiques” que, Moine [Bleu], vous privilégiez à raison, tombent sur, en semblant y coïncider magiquement, les différenciations apparentes vécues comme assignations dominantes.

J'y vois une résurgence de la brutalité pseudo-scientifique de l'école française de la rue d'Ulm, qui avait abandonné l'approche dialectique reposant sur la notion d'aliénation en coupant Marx en deux au prix d'une lecture imposée selon laquelle la scientificité dialectique devait éliminer l'idéologie “bourgeoise”, sans (vouloir) s'apercevoir que cette prétendue scientificité dialectique était elle-même léniniste, une idéologie donc, et même une idéologie d'État. Il s'agit de la structure comme superstructure, cet effet de retour marxien qu'Althusser avait enflé au détriment de celle fondamentale d'infrastructure qui en est pourtant la racine en tant que raison sociale-historique, justifiant la dialectique en termes de classes, c'est-à-dire de conditionnement social-historique. Le rôle de l'effet de retour y devient principal dès lors qu'il n'est plus compris comme tel, mais comme phénomène idéologique "structurant" a-historiquement les sociétés.

Ça s'est donc alors remis à “marcher sur la tête” et les Cultural studies en ont fragmenté l'explication en historicisant par catégories identitaires ce qui n'avait plus d'histoire.

C'est pourquoi une des voies de la critique de cette confusion consiste en la résurgence d'approches véritablement épistémologiques, une autre, complémentaire, en étant les approches authentiquement historiques. Car c'est d'une “fainéantise de la raison” (dirait Spinoza) dont notre époque souffre.

Il faut reconnaître que trop souvent les réflexes militants, tout à leur effort de rassembler malgré les différences, ou au-delà d'elles (tous les coups idéologiques étant permis), s'embarrassent assez peu de ces distinctions “philosophiques”. Comme on dit si fréquemment de nos jours entre militants, il s'agit et il suffit d'énoncer un discours “situé”. Ce qui “naturalise” la cause au nom d'une identité et efface les notions de point de vue et de perspectives, si fondamentales pour critiquer les représentations.

Encore tellement d'efforts pour...

on ne lui fait pas dire : encore un effort pour parler de ces choses (races, genre...) en les prenant concrètement en considération dans ce qu'elles font à ceux et celles qui en pâtissent et luttent conséquemment à leurs corps défendant



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MessageSujet: Re: LA PAROLE EST À LA DÉFONCE   Mar 10 Avr - 0:02

chez Causeur, dans une discussion à propos d'Higelin

Higelin, la vie en rose théâtral
Mort d'un voltigeur cabotin

Sébastien Bataille Causeur 9 avril 2018

Citation :
gattonero : - Je n'ai jamais rien trouvé d'intéressant musicalement chez Higelin, le peu que je l'ai écouté. C'est pas ma came.

José bobo : - Vous qui êtes un peu américain, ça pourrait vous plaire...



1981

gattonero : - Désolé mais c'est pas bon.

Ok, Higelin est sincère dans son truc au moins, c'est déjà ça. C'est fun, c'est gentil, rigolo mais c'est pas bon. C'est plus que beaucoup d'autres, mais dans ce style blues-jazz il est pas bon parce que c'est pas son style.

Ça me fait penser aux français qui jouent du Blues pur. C'est quasiment toujours nul. Le moindre cul terreux ricain se marre quand il écoute un français jouer du blues alors qu'il y a des jazzeux français de classe mondiale. Donc ça n'a rien à voir avec la qualité technique qui est aussi bonne en France qu'ailleurs mais tout à voir avec l'arrogance française.

Pour résumer, en France,certains styles de musiques sont considérés comme inférieurs et sont donc méprisés et donc on encourage activement ou passivement les élèves à faire du jazz (Allez au CIM, vous allez voir) qui est LA musique "intelligente", croit-on, ou donc évidemment du classique et à ne pas faire du Blues ou du Rock.... Pfff. Trop facile ! Qui veut souvent dire : "je sais pas le faire". Alors que faire un bon blues, c'est comme faire un bon Reggae, ça a l'air simple techniquement mais tout est dans l'"âme", la "soul" et là ça devient beaucoup plus dur.

Donc, en France, on déborde de "jazzeux" techniquement très bons mais qui font de mauvais musiciens.

Les magasins d'instruments de musique parisiens sont archis pleins, ils débordent de musiciens sans talent méprisants et techniquement incollables. J'ai des anecdotes.

Résultat; Pas de blues en France parce que de toute façon si un musicien dit qu'il fait du blues il est condamné au mieux à faire des caf'conc' de 30 pélos toute sa vie, et du rock pourri sauf miracle avec Noir Désir à l'époque pour la plupart, parce que la France est dans une telle mentalité de dénigrement d'elle même qu'elle déteste la qualité de sa propre musique, et donc par conséquent pas de public qui s'y connait et donc pas d'élèves ensuite. Et comme il n'y a pas de public pour le blues ou le rock, les grands des styles ne viennent pas en France. C'est un cercle vicieux.

Donc, pour revenir à ce style de jazz vaguement Honky Tonk, Higelin s'éclate et tant mieux pour lui mais il n'est pas bon.

D'aussi loin que je me souvienne, le seul groupe qui a fait un vrai Blues français et qui avait la classe,c'est celui là qui parlait de la mort de Bon Scott d'AC/DC.



José bobo : - Je suis d'accord avec une bonne partie de votre commentaire mais je qualifierais plutôt de "swing" le morceau que je vous ai posté. Pour ce qui est du rock, Higelin en a fait, sans prétention aucune et plutôt mieux que les autres Français. Mais il n'était évidemment pas au niveau des grands anglo-saxons du rock, du blues et de la pop, c'était un Français...

j'écoutais pas Higelin, sauf par obligation quand on me l'imposait. Depuis Internet et Youtube, je l'ai fait par curiosité, il m'est tombé des oreilles et des yeux, pour son côté « Gouailleur, cabotin, grandiloquent, il l’était aussi sur les plateaux télé, parfois jusqu’au grotesque », et pour les raisons musicales que dit gattonero, qui ajoute : « Ok, tu aimes Higelin, je ne l'aime pas et j'ai dit pourquoi, vaguement, je l'avoue, je vais pas faire une thèse non plus !... »

mais c'est pas avec lui que j'aurais pu écrire le sujet JOHNNY HALLYDAY, ROCK FRANÇAIS et IDÉOLOGIE POLITIQUE du MACRO N' POPULISME

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