PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
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 LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)

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Patlotch



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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Lun 15 Jan - 20:36


Poutine n'est ni chrétien, ni communiste
(il n'est donc pas en concurrence avec le pape François
ni avec les trotskistes ou les communisateurs)




« L'idéologie communiste est très similaire au christianisme...
Lénine dans un mausolée. En quoi cela diffère-t-il des reliques des saints orthodoxes,
et même des saints chrétiens, tout simplement ? »



dans le même temps l'on apprend que Trump n'est pas raciste, c'est-à-dire qu'il ne l'est pas davantage que...

que de bonnes nouvelles, dans La Nouvelle Gazette des Vannes (Franzoseur Zeitung)

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Patlotch



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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Dim 28 Jan - 5:35

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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Lun 29 Jan - 0:07


misère du subjectivisme militant
(et du populisme racoleur)


la nullité même, par ses célibataires PCFixes



Sondage. Pour 32 % des jeunes, le communisme est d’actualité
Julia Hamlaoui L'Humanité 24 janvier 2018


Citation :
Une enquête Viavoice pour la Fondation Gabriel-Péri montre de forts clivages générationnels et sociaux quant à la perception du marxisme et du communisme.

À l’heure de la « start-up nation », le rêve d’une fin de l’histoire consacrant le libéralisme serait-il devenu réalité ? Pas si sûr, à en croire une étude Viavoice pour la Fondation Gabriel-Péri rendue publique hier soir. Interrogés sur la pertinence des idées communistes « dans le monde actuel », 41 % des sondés répondent certes qu’elles « n’en ont plus aucune » mais tout de même 35 % jugent à l’inverse qu’elles « demeurent pertinentes ou devraient être adaptées », une proportion qui grimpe à 65 % parmi les sympathisants de gauche. Le dernier chapitre pour les Français n’aurait ainsi peut-être pas été écrit. « Sur l’ensemble de la population, les bonnes images du communisme et du marxisme restent minoritaires. Mais avec autour de 20 % (voir infographie), on est bien au-delà des scores électoraux des partis qui s’en revendiquent clairement », relève Aurélien Preud’homme, le directeur des études politiques chez Viavoice. Capitalisme et libéralisme n’ont d’ailleurs pas bonne presse auprès des sondés, avec respectivement 56 % et 47 % d’opinions négatives.

Pour 56 % des sondés, la lutte des classes est toujours d’actualité

Alors que les militants du PCF s’interrogent, en vue de leur congrès en novembre, sur la perception du communisme, 62 % des sondés estiment que c’est « un fait ancien, dépassé ». À ranger donc dans la catégorie « vieux monde » ? Pas tant que cela, en réalité, aux yeux des nouvelles générations : 72 % des 65 ans et plus estiment ainsi que le communisme est « dépassé », contre 50 % parmi les 18-24 ans (32 % ne partagent pas cette idée et 18 % ne se prononcent pas). Et seulement 28 % de cette catégorie d’âge estime que « les idées communistes n’ont plus aucune pertinence », contre 57 % chez leurs aînés de 65 ans et plus. « On pourrait penser qu’on est face à un déclin, mais ce clivage générationnel laisse à croire qu’on est au contraire face à un retour de ces idées », analyse Aurélien Preud’homme. « En dépit de l’acharnement, soit à dire pis que pendre du communisme, soit à l’effacer de l’horizon, il est frappant de voir que dans la jeune génération cela ne prend pas », observe Guillaume Roubaud-Quashie, en charge de la coordination de la réflexion du PCF sur « le sens du combat communiste ». « Il semble que l’assimilation entre communisme et régimes totalitaires s’estompe », constate également le président de la Fondation Gabriel-Péri, Alain Obadia (lire ci-contre). Parmi les interrogés, une majorité relative (44 %) partage plutôt l’idée que « les régimes totalitaires qui (l’)ont revendiquée n’ont rien à voir avec la pensée communiste ou marxiste initiale ».

Un « clivage social » est aussi au cœur de cette étude. « Alors que 70 % des catégories aisées considèrent que le communisme fait “ancien” et “dépassé”, cette opinion n’est partagée que par 52 % des catégories populaires », assure le sondage. Quant au capitalisme, 31 % des « chefs d’entreprise, cadres et professions intermédiaires » le jugent positivement, contre 15 % des « employés et ouvriers ». « Depuis la crise financière de 2008, on mesure une remise en cause du consensus selon lequel le capitalisme et le libéralisme allaient amener la démocratie et réduire les inégalités. Un fait accentué par des scandales comme les Panama Papers », explique Aurélien Preud’homme.

Si seulement 17 % des sondés ont une opinion positive de la pensée de Karl Marx (26 % chez les jeunes), l’un de ses concepts centraux n’apparaît pourtant pas désuet à une majorité de Français : pour 56 % des sondés, la lutte des classes est toujours d’actualité. Et 76 % estiment que les classes sociales existent encore.

La notion de « biens communs » est bien identifiée par une large majorité

Les idées communistes et marxistes sont cependant davantage perçues comme utiles pour dénoncer les excès du capitalisme (36 % des sondés, 62 % parmi les sympathisants de gauche) et comprendre le monde (35 %, 53 % à gauche) que comme « alternative crédible au système économique actuel » (18 %, 32 % à gauche). « Il existe parfois le sentiment que la bataille idéologique est perdue, en réalité la situation est plus complexe avec des points d’appui, malgré des décennies pendant lesquelles l’idée d’absence d’alternative au libéralisme a été martelée. Certaines des questions sur lesquelles nous nous mobilisons ont un écho très important », souligne Guillaume Roubaud-Quashie, dont le parti recueille 13 % d’opinions positives. L’emploi (61 %), le pouvoir d’achat (47 %) et le système de santé (39 %) forment le trio de tête des enjeux prioritaires, selon le sondage, tandis que « valoriser davantage les filières industrielles françaises » et « lutter davantage contre l’évasion fiscale » sont deux mesures qui recueillent près de 90 % d’approbation. Quant à la notion de « biens communs », qui figure parmi « les mots rattachés spontanément au communisme », elle serait plutôt bien identifiée, notamment en termes de patrimoine culturel, de ressources ou d’espaces naturels mais aussi de services publics (éducation 72 %, transport 65 %, système de santé 64 %). « Pour une large majorité, l’ensemble des “biens communs” doit être accessible à tous au minimum, mais aussi être la propriété exclusive de la collectivité, et enfin être exploité ou géré par des entreprises publiques », souligne également l’étude. « La question qui est posée au PCF, souligne Guillaume Roubaud-Quashie, c’est comment, à partir de ces idées, passer d’une force potentielle importante à une force réelle à la hauteur de ces défis et aspirations. »

vu la définition du communisme par le PCF, et la typologie des questions, ce sondage ne veut pratiquement rien dire, que le constat banal qu'un autre monde est possible, avec le PCF... Le titre même est une arnaque statistique dans les termes des résultats (12% positifs pour "marxisme" et "communisme") : au vu du tableau, d'où sortent ces « 32 % des jeunes » pour qui « le communisme est d’actualité » ? Mystère et boule de vote, 2% pour le PCF avec une moitié de prolos qui s'abstiennent

cela fait décennies (depuis qu'existent les sondages), que le PCF en manipule les résultats pour leur faire dire ce qui ne se vérifie jamais dans la réalité. Mon sondage : combien de crétins pour y croire encore ?




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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Lun 29 Jan - 12:01


le révolutionnaire qui vient...
de sortir


« LE RÉVOLUTIONNAIRE A TOUJOURS ÉTÉ UN ITINÉRANT »
PAR MARCELLO TARÌ
À propos de Fragmenter le monde de Josep Rafanell i Orra
lundimatin#131, 29 janvier 2018

florilège

Citation :
la principale activité du révolutionnaire est d’errer dans les fragments : c’est le mouvement même de sa mystérieuse praxis.

Le révolutionnaire erre parce qu’il doit parcourir de nombreuses routes, la plupart inconnues, mais aussi parce qu’il est une créature qui assume le risque de se tromper, de faillir, car il sait que c’est dans cette possibilité, contenue dans la double signification d’errer, que consiste la vraie liberté ; la sienne et celle de son monde.

C’est une des raisons pour lesquelles les révolutionnaires sont toujours une minorité de la minorité.

L’inclinaison à se transformer, la capacité de métamorphose du révolutionnaire, vient du fait que pour être tel qu’il est, et pas seulement un aventurier prêt aux défaites, il doit adopter une dimension stratégique. Son plus grand talent, effectivement, est de faire en sorte que dans son errance il n’y ait pas deux mêmes défaites : chacune sera singulière et achevée. Mais c’est justement en cela que réside sa force : la conscience de la puissance demeure exactement là où il n’est pas question de volonté, d’honneur ou de gloire, mais où nous expérimentons notre faiblesse, notre finitude et même notre comédie. Seul celui qui y est disposé réussit à passer à travers les obstacles sans que sa puissance en soit affaiblie : au contraire, elle s’en trouve à chaque fois grandie. La vertu du révolutionnaire repose dans sa persévérance.

Les révolutionnaires sont des infatigables expérimentateurs de formes. Mais s’agissant de formes sans telos extérieur, il sera toujours question d’une disponibilité à un voyage intérieur, que la distance parcourue soit brève ou longue, ou que le voyage ait lieu dans l’immobilité.

Si ce qui existe ce sont seulement les formes de communisation, ou le mouvement qui destitue l’état des choses présent, alors au lieu d’une Révolution une - qui est l’un des principes à destituer- nous devons penser à la multiplicité sauvage des mondes-fragments qui entrent dans un devenir révolutionnaire et partagent notre inquiétude dans l’errance sans fin.

à la fraction (non révolutionnaire) de ma lectorate ébaubie, je conseille d'errer sans fin car « En cela réside le mystère des révolutionnaires. »


le livre a toutefois l'air plus intéressant et plus sérieux que « sa brillante recension par Marcello Tari » dans lundimatin

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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Mar 30 Jan - 19:05


la fabrique trotskiste du marxisme officiel ?

La fabrique de la théorie. Retour sur les années 1997-2017
Sebastian Budgen et Stathis Kouvélakis Contretemps 30 janvier 2018


Citation :
Dans cet entretien, Sebastian Budgen et Stathis Kouvélakis proposent une vue d’ensemble des développements de la théorie marxiste et du radicalisme intellectuel au cours des deux dernières décennies saisis à travers le prisme des transferts culturels entre la France et l’aire anglophone. La focale de la discussion ne porte pas tant sur le contenu conceptuel des théories que sur les conditions matérielles, économiques et institutionnelles de leur production et de leur diffusion.

sauf erreur pas une allusion aux productions anarcho-communistes et d'ultragauche. Une seule à la théorie de la communisation, pas même nommée

Sebastian Budgen a écrit:
Par ailleurs, on relève quelques bizarreries comme le fait que la revue Théorie communiste – complètement obscure en France – est, grâce à des  publications dans le milieu ultra-gauche anglophone comme Endnotes, beaucoup mieux connue que, par exemple, l’œuvre d’André Tosel ou d’Isabelle Garo, pour prendre deux exemples de générations différentes ! [12]
[12] Voir https://sites.google.com/site/theoriecommuniste/home et endnotes.org.uk/.

vous avez dit bizarreries ?
comme c'est bizarre

j'ai reçu l'info par Selim Nadi, du PIR, via facebook. Je l'ai gentiment informé de ma réprobation

Henry Lassagne a écrit:
mon commentaire ici : "la fabrique trotskiste du marxisme officiel" > http://civilisation-change.forumactif.org/t498p50-la..., Franchement, Selim Nadi, autant j'apprécie certains de vos textes, autant ce tour d'horizon est problématique, sur le plan théorique, même si ce n'est pas le sujet, et si perso, je ne me satisfais pas de la théorie de la communisation (pas même nommée, ni aucune branche anarcho-communiste issue de l'ultragauche !). En un mot, la théorie communiste mérite beaucoup mieux, y compris sur le versant décolonial, que ce qu'on en trouve dans votre parti : le PIR Section indigène du NPA ? Oui, je sais, ça fait beaucoup et c'est lourd. J'espère que vous prendrez votre temps. Dans la tourmente, tout ceci amicalement dit, signé Patlotch

Twisted Evil

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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Sam 3 Fév - 11:13


Marx vu du couvent

Face aux marxistes, qui n’ont pas désarmé
Fabien Laurent, Médias-Presse-Info dans Culture 2 février 2018


Les Dominicains du Couvent de la Haye-aux-Bonshommes

Citation :
Cent millions de morts n’ont pas suffi ! Le centenaire de la Révolution russe est, pour les médias français, l’occasion de vanter Marx et Lénine : numéros hors-série très complaisants du Monde et de L’Express ; propagande communiste inlassable sur les différentes chaînes de Radio-France (en partenariat avec Le 1 hebdo, qui publie en kiosque un numéro significatif : « Marx et ça repart »).

La classe médiatique française a largement choisi le camp des bourreaux.

En face, le numéro 103 du Sel de la terre propose le contrepoison. Montrant notamment :

- que le matérialisme en général est une absurdité,
- que les principes d’économie marxiste mènent à la famine dès qu’ils sont sérieusement appliqués,
- que le communisme implique nécessairement la guerre civile permanente et la terreur,
- que le fond du problème est religieux.

Le matérialisme ? Absurde !

Tout notre univers est soumis à un ordre qui n’est pas de la matière. Ce simple constat – qui suffit à démolir le matérialisme – est la base d’une démonstration méthodique de l’existence de Dieu, accompagnée d’un examen des objections courantes des athées (Hawking, Monod, Dawkins, etc.) dans une étude intitulée : « L’ordre suffit-il à prouver Dieu ? ». En annexe, une Petite histoire du darwinisme nous apprend, au passage, que Karl Marx voulait dédier Das Kapital à Charles Darwin, et que les séances de rééducation imposées par Mao aux villages chinois commençaient par un éloge dudit Darwin.

Chronique d’une famine annoncée


En écho à Marx (pour qui la philosophie ne devait plus se préoccuper de connaître le réel, mais de le changer), Stroumiline, l’économiste de Lénine, déclarait : « Notre tâche ne consiste pas à étudier l’économie, mais à la changer ». L’expérience coûta la vie à plus de cinq millions de personnes, tout simplement mortes de faim en 1921-1922. Mais ce n’était qu’un début. Poursuivant sa lutte acharnée contre le réel, l’idéologie révolutionnaire recommença inlassablement les mêmes expériences dans le monde entier, produisant partout les mêmes famines annoncées : Chine (Grand bond en avant de 1959 : plus de 35 millions de morts), Yougoslavie (1948), Mozambique (1975), Corée du Nord, etc.

Hugues Bousquet retrace les faits, appuyé sur les travaux des meilleurs historiens (Conquest, Werth, Margolin), mais il remonte aussi à la cause : les principes matérialistes qui réduisent l’homme à l’état de chose. « Au Dieu spirituel, pur amour, qu’adorent les chrétiens, Marx a voulu opposer l’adoration d’une matière qui s’auto-crée, s’auto-organise et s’auto-divinise dans la lutte et la contradiction ».

Un système de guerre civile permanente

Dans cette logique du matérialisme dialectique, la Terreur n’est pas un accident, mais une nécessité. En décrivant la guerre civile permanente, la dictature policière et le système concentrationnaire, l’article suivant renvoie aux travaux magistraux de Thierry Wolton (occultés en France par les médias dominants), mais aussi de Jean de Viguerie et de Xavier Martin, quand il recherche les sources de cette inhumanité. Il n’a pas de mal à les retrouver dans l’héritage des prétendues « Lumières » du 18e siècle. « Les Lumières, comme le communisme, réussissent la prouesse de faire cohabiter deux conceptions du monde diamétralement opposées : le sous-homme et le surhomme. » Là encore, le fond du problème est religieux. Le communisme est une « parodie de la rédemption ».

Le remède venu du Ciel

On ne s’étonnera donc pas que le dossier s’achève sur les secours venus du Ciel à Fatima, en 1917, mais aussi à l’île-Bouchard où la sainte Vierge apparut, en 1947, pour sauver la France du communisme. Si l’on rappelle les études déjà publiées dans le numéro précédent du Sel de la terre (notamment « La ploutocratie et le communisme » où Christian Lagrave démontre la ténébreuse alliance du communisme et du capitalisme libéral international), on a finalement tout pour répondre à la propagande marxiste, et, surtout, pour proposer une solution viable à ceux que le monde moderne pousse au désespoir.

Le Sel de la terre (revue des dominicains d’Avrillé) Couvent de la Haye-aux-Bonhommes, 49240 Avrillé — Ce numéro : 15 €. — Abonnement annuel (4 numéros) : 48 €. — http ://www.dominicainsavrille.fr/le-sel-de-la-terre-n103/


Le Sel de la terre n°103

vous l'avez raté ?
pensez-y l'été prochain



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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Lun 5 Fév - 22:13


l'or dur don de Lordon

Lordon m'insupporte à l'écrit comme à l'oral. Pour notre noble et marxienne Franzoseuse Gazette, je ne reproduis pas le texte entier du chantre de Nuit Debout, mais n'en donne qu'un florilège



Sortir les parasols
« Tout le monde déteste le travail »
lundimatin#132
, le 5 février 2018

Citation :
C’est qu’il y a fallu des réunions, du jus de crâne, des heures de graphisme, et puis aussi des preneurs d’image qui se démultiplient aujourd’hui, du tractage, de la logistique, enfin tout ce qu’il y a là, qui fait que nous sommes là, et sans quoi nous ne pourrions pas être là.

Mais rendre hommage à tout ce travail, c’est immédiatement poser la question préjudicielle qui nous conduit au cœur du sujet de notre journée : s’agissait-il à proprement parler de travail ? Je ne crois pas briser quelque secret d’organisation en révélant que certains n’étaient pas d’accord pour que le titre en soit « Tout le monde déteste le travail ». C’était à l’évidence que nous n’avions pas tous la même idée de ce qu’il faut entendre par « travail ».

- Le travail est une affaire d’affects.
- Le travail est une affaire de politique.
- Le travail est une affaire de morale – ou plus exactement, en sortir, c’est cesser d’en faire une affaire de morale… mais alors sans manquer à voir que ça devient du coup une affaire anthropologique de désir, ou plus précisément une affaire de régime de désir.

Que le travail soit une affaire d’affects, c’est ce qui a été longtemps méconnu du marxisme – il est vrai que désirs et affects sont l’angle mort de l’anthropologie marxiste, pour autant d’ailleurs qu’il en existe une autrement qu’à l’état lacunaire.

...

Car il y a, c’est évident, une charge morale du discours sur le travail, si pénétrante d’ailleurs qu’elle imprègne jusqu’aux plus critiques de ces discours, comme celui de la théorie marxiste par exemple.

Cela, je crois, et je voudrais ici lui rendre particulièrement hommage, nul ne nous l’a mieux fait voir, en tout cas, parlant pour mon propre compte, nul ne me l’a mieux fait connaître, que Bernard Friot [pour un salaire à vie révolutionnaire...], sur les travaux duquel je vais maintenant m’appuyer, de sorte que l’essentiel de ce que je vais dire maintenant peu ou prou lui appartient.

[...]

et ainsi de suite, ad nauseam. Ça suffit pour mon lundiaprèm

PS : comme on dit qu'une Église est un secte qui a réussi, Lordon est un Corcuff qui a réussi, dans l'orientation :


parmi les commentaires



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Patlotch



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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Ven 16 Fév - 17:04

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Patlotch



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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Sam 17 Fév - 19:11


stop option


la lutte des classes n'est pas plus une option que la révolution n'est une solution

on peut ou non y participer, mais pour que la lutte de classe devienne révolutionnaire, encore faut-il que les classes soit constituées dans un antagonisme de combat effectif sur toutes les lignes de front. Le capital l'est, la classe de son abolition, non. Le prolétariat comme classe de l'abolition est dé-constitué et ne sera jamais à la hauteur de toutes les abolitions, ou mieux dit de toutes les émancipations : les so called marxistes purs et durs, ces crétins de leurs croyances, sont des castrateurs de la pensée critique révolutionnaire

source : sur Facebook la nouvelle photo de couverture d'Alain Chancogne, PCFixe et alentours, mais cela vaut pour d'autres, qui ne s'y reconnaîtront pas. Tant pis

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Sam 24 Fév - 12:24


manifestement capital

La VÉRITÉ sur l'homme KARL MARX !
(Alcoolique, infidèle, parasite, boulet et faux prophète)




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PEUTÊTRE



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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Ven 2 Mar - 5:51


camarades, la jeune taupe est française !



« En direct des espèces » : silence, elle creuse !
Une nouvelle espèce de taupe découverte en France

The Conversation 1 mars 2018  


Distribution géographique de trois espèces de taupes. V. Colin, CC BY

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PEUTÊTRE



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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Jeu 8 Mar - 5:48


l'écriture du dé-lire

La langue française
du coup d’État de l’Académie française à la révolution de l’écriture inclusive

Sortir du capitalisme
UNE CRITIQUE ÉMANCIPATRICE DU CAPITALISME ET SON DÉPASSEMENT LIBERTAIRE

Citation :
L’Académie française a accusé l’écriture inclusive de « prétendre s’imposer comme norme » et, contre celle-ci, s’est posée en « garante de l’avenir ». C’est pourtant cette même Académie française, institution du pouvoir absolutiste et du patriarcat des lettrés créée au XVIIème siècle, qui a érigé comme norme des règles grammaticales profondément sexistes et a opéré une transformation masculiniste de la langue française.

Et c’est au contraire l’écriture inclusive qui permettra, entres autres, de permettre un avenir non-sexiste – avec L., militante féministe, (ex)collaboratrice de Sortir du capitalisme, autour de Non, le masculin ne l’emporte pas sur le féminin ! Petite histoire des résistances de la langue française (iXe, 2014) de l’historienne Eliane Viennot.

Avec une histoire de la langue française du XVème siècle à nos jours, des transformations masculinistes, artificielles et absolutistes qu’à introduites l’Académie française, du contexte historique et des motifs patriarcaux de ces transformations, et enfin des résistances à celles-ci [1ère partie, 50 minutes].

Avec une présentation de l’écriture inclusive, de ses avantages et de ses variantes, au-delà d’un retour à une langue française davantage égalitaire mais toujours bi-genrée [2ème partie, 20 minutes].


d'un nécessaire ménage dans la langue française écrite aux saugrenuités de l'écriture inclusive, il n'y avaient qu'un pas, 'illes' l'ont franchi

ce qui ne nous amène pas à suivre les




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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Ven 9 Mar - 19:45


rien de nouveau derrière la vitre

Il lato buono di una cosa dipende dal punto di vista
Le bon côté d'une chose dépend du point de vue

dndf publie la suite de la traduction du texte de Il Latto Cattivo (le mauvais côté), groupe italiéno-parisien

Photos à travers la vitre
Il Lato Cattivo 2017

que la vitre soit sale ou la focale mal réglée, bien des choses échappent aux camarades italiens, qui se répandent en généralités et répétitions autour du prolétariat sujet révolutionnaire universel, rôle de la théorie, sans garantie mais avec une certitude : « Tout ce qui existe mérite de périr », parole forte qui flaire bon son gauchisme dépassant même « Du passé faisons table rase »

très en retrait donc y compris sur les récentes questions abordées par les théoriciens de la communisation, dont ils se disent proches. L'analyse renvoyant au Marx critique de l'économie politique est d'un classicisme invariant, la classe révolutionnaire ne peut être que celle du « travail salarié productif de plus-value », la dialectique la plus binaire va casser la structure du capital grâce à la foi réaffirmée en « la capacité révolutionnaire du prolétariat comme perspective »

cherchez la femme
, vous ne la trouverez pas

une nouveauté quand même : classisme, pour dire lutte de classe, histoire d'apparaître branché

le problème, pour la théorie, sera toujours d'être « derrière la vitre », même propre, ou de se concevoir comme photographie

bref, une vanne, d'où sa place ici, et pas dans les sujets de théorie communiste

PS : à part ça, essayez d'envoyer un commentaire, s'il ne plaît pas à Pepe@dndf, futur Ministre de l'Intérieur et de la Communication de la Communisation', tant pis...  Ce qu'il ne publie pas n'existe pas

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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Jeu 15 Mar - 12:35


le Conseil de rédaction autonome de la Gazette des vannes a unanimement apprécié cette fiche de police, grâce à laquelle nous en savons beaucoup plus sur Karl Marx que sur Julien Coupat



Qui est Karl Marx ?
fiche de renseignement de la police prussienne sur son exil en Angleterre

Il s’agit d’une traduction de Omar Montilla, d’un texte en italien qui a été extrait à partir du portail Gabriella Giudici. Il n’y a aucune source citée

Citation :
Le rapport a été élaboré entre 1852-1853 par un policier prussien sur Karl Marx, sa famille et de l’environnement dans lequel ils vivaient. Ce que ne dit pas l’article est que le ministre de la police de l’époque est le frère de jenny.

Le chef de ce parti (les communistes) est Karl Marx ; les autres dirigeants les plus proches  sont Friedrich Engels, qui vit à Manchester et Freiligrath et Wolff (a) « Lupus » à Londres, Heine à Paris,  Weydemeyer et cluss aux États-Unis ; Burgers et Daniels sont à Cologne (Köln) et Weerth, à Hambourg. Mais l’esprit actif et créatif, l’âme véritable du parti est  Marx ; Je tiens donc à vous parler de sa personnalité

Marx est de taille  moyenne, il  a 34 ans ; Mais malgré son âge, ses cheveux sont déjà gris [gris] ; il a une corpulence vigoureuse ; les traits du visage rappellent beaucoup ceux de Szemere [Bertalan] [1] ; Il a une couleur de peau foncée [2] et ses cheveux et sa barbe sont très noirs ; il porte la barbe ; ses yeux sont grands, fougueux et pénétrant, il a quelque chose de sinistre, de démoniaque. Cependant, il montre, à première vue, le regard d’un homme de génie et d’énergie. Sa supériorité intellectuelle exerce une influence irrésistible sur ceux qui l’entourent.



Bertalan Szemere ✆ Sándor Kozina
Marx, selon le rapport, avait avec lui
un ressemblance physique notable  

Dans sa vie privée il est extrêmement sale et cynique ; Il est un mauvais gestionnaire et mène réellement une vie de Tziganes. Se laver, se peigner, changer son linge de corps sont  pour lui  des choses très étranges, avec beaucoup de  joie, il lève le  coude [3]. Souvent, il passe toute la journée ne rien faire, mais s’il a quelque chose à faire, il travaille jour et nuit avec une résistance sans limite ; le sommeil et l’éveil ne sont pas dans sa vie distribués  de façon régulière ; souvent il reste éveillé toute la nuit, mais alors, vers midi, il se jette  sur le canapé et dort jusque dans la nuit, sans se soucier de ceux qui l’entourent , dans cette maison on entre et on sort comme on veut.

Sa femme [4], la soeur du ministre prussien de Westphalen, est une femme cultivée et agréable, qui, pour l’amour de son mari, s’est adapté  à une vie de gitane et maintenant se sent parfaitement bien dans leur environnement, dans cette misère. Il a deux filles et un garçon, tous très mignon et les mêmes yeux intelligents du père.



Karl Marx et Friedrich Engels, Londres ✆ A.d.

En tant qu’époux et  père Marx, malgré son caractère agité et violent, est le plus tendre et le plus doux des homme qui soit du monde. Marx vit dans un des pires quartiers de Londres et par conséquent l’un des moins onéreux. Son domicile est constitué  de deux pièces , celle face à la rue et le Hall et l’autre qui est à l’arrière et sert de  chambre pour dormir. dans toute la maison il n’y a pas un seule meuble  propre et en bon état. Tout est en ruine, ébréché, usé,  revêtu d’une couche de poussière de l’épaisseur d’un doigt ; partout règne le plus grand désordre. Au milieu de la pièce trône  une relique, une grande table, recouverte d’une couche de cire qui n’a jamais été poncée. Ici s’entassent manuscrits, livres et journaux de Marx, jouets pour enfants, pièces pour l’usage des femme, tasses de thé aux bords fissurés, sales, des cuillères, des couteaux, des fourchettes, des chandeliers, des  encriers,, des pipes de porcelaine hollandaise, de la cendre de tabac : tout entassé, empilé sur cette unique  table.

Quand on entre dans la maison de Marx, le charbon et la fumée de tabac est tellement dense que dans un premier temps vous devez aller à tâtons comme dans une caverne ; puis progressivement la vue s’habitue à la fumée et commence à apercevoir quelque chose, comme dans un  brouillard. Tout est sale et couverte de poussière, s’asseoir  est vraiment une entreprise dangereuse. Ici, une chaise qui tient seulement trois jambes, au-delà les enfants jouent sur une autre chaise, En train de cuisiner par hasard ensemble. Naturellement  toute la collation est offerte au visiteur, mais les enfants traînent au milieu des  déchets de cuisine, et vous  sentez que vous risquez de détruire vos pantalons en les posant sur la dite chaise. Mais tout cela ne cause pas à Marx et àson épouse la moindre gêne. L’hôte est le plus sympathique du monde ; Pipe,  tabac et tout ce qui peut être trouvée dans la maison est offert avec la plus grande cordialité. Une conversation intelligente et agréable permet de surmonter les lacunes domestiques, rendre tolérable ce qui dans  un premier contact était juste désagréable. Puis, enfin au bout du compte vous trouvez  l’atmosphère intéressante et originale.

C’est le portrait fidèle de la vie familiale de Karl Marx, le chef des communistes.


Notes de l’éditeur

1 Bertalan Szemere, poète et nationaliste hongroise, qui était le troisième premier ministre de Hongrie pendant la courte période de la révolution de 1848, lorsque le pays est devenu indépendant de l’Empire austro-hongrois

2. D’où son surnom de « El Moro », qui était connu parmi ses amis et les parents les plus proches. Au Venezuela, on l’avait appelé le « Carlos Moreno »

3. au Venezuela, on pourrait dire: s’enivre.

4. Johanna Bertha Julie Freiin von Westphalen (familièrement appelé « Jenny »), est né le 12 février 1814 à Salzwedel, Allemagne, fille de Johann Ludwig von Westphalen, le Baron von Westphalen, aristocrate et Jenny Wishart, noblesse écossaise. il se sont connus dès l’enfance de Karl Marx et, depuis le 18 juin 1843, son épouse. Elle a  partagé les exils deMarx,  elle-même arrêtée et expulsée, a du affronter les années difficiles. Les Marx s’entraidaient et à de nombreuses reprises, elle a rédigé ses articles et leur  transcription, étant donné que la calligraphie de Karl a été terrible et détestés par leurs éditeurs. Il meurt d’un cancer du foie à Londres en 1881 à l’âge de 67 ans.


Daniel Radcliffe, alias Harry Potter
Julien Coupat, selon le rapport de police, aurait avec lui
une ressemblance physique notable


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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Ven 16 Mar - 7:03


la gazette sent le gaz, coco



"T'as le look coco", extrait de l'album "Marx Attack"




Soviet Suprem « Soviet Suprem Party » 2014



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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Mar 20 Mar - 11:31


Sarton de Provence, bis

Les élections russes étaient arrangées !?…
les7du Québec

SARTON Bernard, communiste d'Aubagne (PRCF) 19 mars 2018 :
Citation :
Je crois que les russes ont eu raison de reconduire Poutine et son équipe au pouvoir car le capitalisme monopoliste d’Etat (NEP de Boukharine-Lénine) est nécessaire pour construire un pays en voie de développement. Dans la société humaine on ne peut griller les étapes historiques (esclavage-féodalité-capitalisme-socialisme-communisme) sans violence et régression sauf exception qui confirme la règle. L’Utopie précède toujours la réalité de demain. Les russes ont subi des siècles de massacre, ce qui explique leur faible démographie sur un territoire immense (9 habitants au km),la France(142). Ils doivent donc construire une économie forte avec un pouvoir stable. Poutine est un « communiste déguisé » et les responsables de Russie Unie sont tous issus de l’ancien PCUS, d’où cette démarche politico-économique basée sur le rôle primordial de l’Etat.

Les Communistes dit « officiels » avec Groudinine-Ziouganov complète le paysage puisque Ziouganov voit régulièrement Poutine et que Groudinine est un ancien de Russie Unie avec une expèrience collectiviste à succès avec son sovkhoze de Fraises. Les élections russes ne peuvent copier les élections bourgeoises occidentales dans un pays qui a toujours connu des pouvoirs autoritaires plus ou moins despotiques. Nous savons que Lénine, par sa mort peu après la révolution bolchévique, n’a pas eu le temps de faire perdurer cette démocratie des soviets pourtant très utile pour faire fonctionner l’économie d’un pays en voie de développement. Les Russes ont retrouvé une certaine fierté nationale avec Poutine et son équipe, ils ont compris que l’occident ne veut pas qu’ils s’en sortent par eux-même, ils vont donc développer une coopération forte et imaginative avec la Chine Populaire, ce qui leur assurera un avenir de progrès social et culturel favorable à la construction de la société socialiste-communiste, indispensable pour l’avenir de l’humanité toute entière pour les prochains siècles.

Soyons réalistes en applaudissant l’intelligence du peuple russe qui n’a pas à copier l’occident avec sa culture dégradante, son cortège de délinquants de tous ordres , ses élites médiocres et corrompues, son économie qui va à vau l’eau d’une manière tragique avec des dizaines de millions de chômeurs dont le cerveau est mis en jachères. Je connais un peu la Russie depuis longtemps et je suis optimiste pour eux alors que je doute de plus en plus sur la révolte du peuple français , mais je peux me tromper ….

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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Mer 21 Mar - 2:35



La ville natale de Karl Marx se dote de feux de circulation à son effigie
french.china.org.cn 21-03-2018

Citation :
En Allemagne, Trier, la ville natale de Karl Marx, a décidé d'installer des feux de circulation à l'effigie du philosophe communiste, afin de célébrer les 200 ans de sa naissance le 5 mai prochain.

Le premier feu de circulation a été dévoilé lundi sur la place Simeonstift de Trier, non loin de la maison de Karl Marx. C'est là également qu'une statue de Karl Marx sera bientôt érigée, selon un communiqué publié mardi sur le site officiel de la ville.

"C'est un beau symbole, qui permet à Trier de mettre Marx en valeur", a déclaré Wolfram Leibe, maire de Trier, qui a commandé ces feux de circulation.

"Sous sa nouvelle forme de feu de circulation, le célèbre philosophe brille maintenant non seulement du classique rouge révolutionnaire, mais aussi en vert",
ajoute le communiqué. [...]

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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Sam 31 Mar - 9:36


autoportrait d'un innocent en "révolutionnaire banal"

« Je suis la plume principale de "L'Insurrection qui vient"
et Julien Coupat n'y a participé d'aucune manière. »



lundimatin a écrit:
@lundimat1 30 mars 2018

La parole est désormais aux prévenus, pas de pause. C’est Mathieu qui commence. Il se lève et se met à parler sans venir à la barre : « Pour comprendre une situation complexe, parfois il faut partir d’un détail ».

Hier Mme la présidente vous m'avez dit " Je n'ai jamais rencontré des personnes plus mal élevées que Mathieu Burnel et Julien Coupat ", Quel drôle de monde dans lequel vous semblez vivre madame la présidente.

Ce qui vous a semblé pas banal c'est que nous ne sommes pas rentrés dans la salle les yeux baissés en faisant des courbettes. Ce qui nous a convaincu de venir c'est la curiosité. On connaissait la maison pas cette chambre.

Chacun y était dans son rôle, chacun avec sa grande autorité. Nous étions les seuls à ne pas jouer de rôles


Mathieu explique qu'ils n'ont pas adopté une position de rupture, qu'ils ont pris la parole quand ça leur semblait nécessaire, qu'ils ont ri quand le discours était trop grossier, et que c'est ça qui a perturbé.

« Ce qui est en jeu et ce que les journalistes ont pris pour de la puérilité, c'est que nous avons réussi à destituer le rituel de la justice. Tous se sont demandés : comment osent ils être aussi arrogants ? A nous 8 nous avons risqué plus de 100 ans de prisons.

Vous vous attendiez à voir le groupe Tarnac, une secte, un groupe violent etc. Vous vous êtes retrouvés face à nous et je crois qu'à la barre nous sommes apparus totalement banals. Vous avez compris que ce qui ce qu'il y a de singulier chez les révolutionnaires c'est ce qu'il y a de complètement commun.

Nous avons fait preuve d'un refus central et souverain de ne pas se laisser écraser, et pourtant nos ennemis étaient nombreux. Vous ne nous écraserez pas, nous et nos amis qui sont nombreux. »


banalité de base pour banalité de base, puisque Burnel en bon post-situ a lu Vaneigem sur les « rôles » (1967), ce procès montagneux qui accouche d'une souris pourrait se révéler à double tranchant pour les héros du Grand lundi matin. À trop vouloir prouver qu'ils sont d'inoffensifs baba-cools c'est ainsi qu'ils apparaîtront à bien des activistes du milieu appelliste

apprécions encore la modestie de cette tirade : « Pour l’accusation +le comité invisible+, c’est de la dissimulation. Pour nous, c’est un rejet d’une fiction selon laquelle une expression peut être individuelle. Nous ne sommes que des passeurs d’expériences. ». Elle nous en rappelle une autre, d'une théorie prétendue impersonnelle qui pose à la seule adéquate à l'époque

la plume principale dans le culte de la personnalité, sur les tréteaux du spectacle judiciaire, dans l'entre-soi littéraire et classieux des couches moyennes cultivées. À aucun moment n'aura été posé ce qu'est, dans leur monde, une justice de classe qui envoie chaque jour en prison des dizaines de miséreux réellement anonymes

le Comité invisible, depuis quelques années, fait profil bas dans une opération idéologique qui leur vaut les mamours de ces plumes secondaires que sont Frédéric Lordon, Eric Hazan, Yvan Segré, Serge Quadruppanni, Alain Damasio... Cela leur vaut de nombreux amis, dont nous ne sommes pas, ni leurs ennemis au demeurant : à quoi bon ?

résultat des courses le 12 avril pour Johnny Coupat, le 13 pour Julien Halliday

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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Lun 16 Avr - 13:54


"liens fraternels" des PC américain et chinois

Le chef du Parti communiste américain salue la vision "dynamique" et "philosophique" du marxisme
French.xinhuanet.com | 2018-04-15

CHICAGO, 15 avril (Xinhua) - Le président du Parti communiste des Etats-Unis (CPUSA), John Batchell, estime que le marxisme constitue une vision "dynamique" et "philosophique" qui permet de guider les combats d'aujourd'hui et de demain de sa formation.


Citation :
PERSPECTIVE DYNAMIQUE

Dans un récent entretien accordé à Xinhua, il voit en cette théorie "un guide pour agir", tant au niveau de la stratégie que de la tactique.

Pour M. Batchell, le marxisme "est toujours ouvert à de nouvelles expériences et, par conséquent, change sans cesse et se développe comme un corpus de théories et de pensées".

Cette ouverture à la nouveauté a inclus tout ce que les mouvements démocratiques ont produit aux Etats-Unis, dit-il, citant notamment le mouvement des droits civiques dans les années 1960. Selon lui, "ceci a vraiment eu une influence importante en matière de stratégie et de tactique" et "la résistance pacifique, non violente est une forme de lutte très importante".

Aussi, John Batchell préfère parvenir à un changement révolutionnaire par des moyens pacifiques et non pas armés. "C'est ce que j'appelle notre voie démocratique, celle qui passe par l'arène électorale, mais aussi par d'autres lieux démocratiques où nous ne cessons d'essayer d'étendre nos droits", explique-t-il.

En ce sens, le marxisme constitue "une vision et un outil essentiels" pour chaque parti révolutionnaire et chaque activiste de la classe ouvrière, indique le chef du CPUSA. Cette théorie, "nous entendons en faire la propriété de tous".

DE DIFFICILES LUTTES

Fondé en 1919, le CPUSA compte aujourd'hui quelque 5.000 membres dans le pays. Il a été actif dans une série de mouvements politiques et sociaux, allant des droits des travailleurs à la protection environnementale en passant par la paix, selon John Batchell.

Le dirigeant rappelle que le mouvement communiste a beaucoup souffert sous le maccarthysme dans les années 1950 aux Etats-Unis, étant interdit, et même depuis, devant se battre pour restaurer sa légalité et montrer la véritable image de lui-même.

En dépit des difficultés, le CPUSA "croît réellement en tant que force politique", se félicite M. Batchell. "Beaucoup de gens ont récemment rejoint le parti. Beaucoup d'entre eux viennent de petites villes de tout le pays. Nous espérons qu'ils deviennent plus actifs".

Par ailleurs, le chef du PC américain estime que la volonté du président Donald Trump de taxer les importations d'acier et d'aluminium sont une véritable "arnaque" et du "populisme bidon".

"Tout ce qu'ils font, c'est pour les intérêts des plus riches et, au final, des plus grosses entreprises", dénonce-t-il. "La question des droits de douane (...) est une mesure préjudiciable" qui donne de faux espoirs une toute petite fraction de la classe ouvrière, la montant contre les agriculteurs et les ouvriers d'autres pays".

LIENS FRATERNELS AVEC LE PCC

Pour John Batchell, le CPUSA et le Parti communiste chinois (PCC) ont noué des "liens fraternels".

"Nous essayons de trouver un moment pour nous voir et avoir des discussions bilatérales. Nous coopérons également au niveau théorique, mais ce n'est pas assez",
avoue-t-il en confiant que sa formation aimerait entretenir "des relations plus élevées et plus étroites" avec le PCC, avec notamment des visites mutuelles.

Ce qui l'impressionne le plus, c'est la capacité du PCC à s'être engagé sur une voie de développement dans des circonstances très difficiles, évoquant les efforts faits pour faire passer la Chine de "pays tout à fait sous-développé à pays moderne et les pas que la Chine a accomplis ces 15 dernières années pour devenir réellement une puissance mondiale".

"Je pense que la Chine va continuer d'influencer de plus en plus chaque aspect de la vie, pas seulement en raison de sa taille et de son influence énormes dans le système économique mondial, mais aussi en raison de l'attention qu'elle porte à l'amélioration du sort des travailleurs, à l'élimination de la pauvreté et à l'octroi d'un niveau de vie standard pour chacun",
pense M. Batchell.

En ce sens, ce que fait le PCC en matière de gouvernance et de leadership constitue à ses yeux le bon exemple de ce qu'il faut faire.

"Nous n'avons peut-être pas la même approche sur le modèle de socialisme à suivre, avec des réalités différentes, des circonstances matérielles différentes et une histoire différente, mais la Chine se développe. A l'évidence, c'est un exemple important et nous pouvons tirer des leçons de votre expérience", dit le chef du CPUSA.

"Je suis certain qu'il y aura à l'avenir de nombreuses opportunités de travailler ensemble, absolument", conclut-il.

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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Jeu 26 Avr - 10:46


25 avril, mis à jour


'à la chinoise'

« consolider la croyance marxiste »

Xi Jinping insiste sur l'importance de l'étude du Manifeste du Parti communiste
French.xinhuanet.com 24 avril 2018

Xi Jinping, secrétaire général du Comité central du Parti communiste chinois (PCC), a souligné l'importance d'étudier le Manifeste du Parti communiste.


Citation :
Le but de l'étude du Manifeste du Parti communiste est de comprendre et de saisir la puissance de la vérité du Marxisme et d'écrire un nouveau chapitre du socialisme à la chinoise de la nouvelle ère, a souligné M. Xi en présidant lundi une session d'études de groupe du Bureau politique du Comité central du PCC.

C'est aussi la volonté de consolider la croyance marxiste et de remonter jusqu'à la source de la théorie qui permet à un parti marxiste de maintenir sa nature avancée et sa pureté, a fait savoir M. Xi.

La capacité de l'ensemble du Parti à résoudre les problèmes pratiques de la Chine contemporaine grâce aux principes fondamentaux du Marxisme doit être renforcée.

Il est nécessaire d'"appliquer les principes scientifiques et l'esprit du Manifeste du Parti communiste à la planification globale des activités liées à la grande bataille, au grand projet, à la grande cause et au grand rêve", a-t-il souligné, qualifiant le Manifeste du Parti communiste d'oeuvre monumentale offrant une perspective scientifique sur le développement de la société humaine, bénéficiant au peuple et recherchant la libération de l'humanité.

« Le Parti communiste chinois est un héritier loyal de l'esprit du Manifeste du Parti communiste »
, a souligné M. Xi.

Il a appelé le Parti à renforcer la confiance dans la voie, la théorie, le système et la culture du socialisme à la chinoise, à adhérer aux idées et convictions des communistes, à n'avoir peur d'aucun risque et à ne jamais se laisser troubler par les ingérences.

Il a exhorté les membres du Parti à rester fidèle à l'engagement initial, à toujours placer le peuple au coeur de leurs préoccupations, à travailler dur pour les intérêts et le bonheur du peuple et à promouvoir le plein développement de l'homme et le progrès global de la société.

Il a appelé à s'engager pour sauvegarder et promouvoir les intérêts liés au développement de la Chine, ainsi qu'à s'ouvrir plus largement au monde extérieur.

Il a souligné que la Chine devrait pousser la communauté internationale à assumer conjointement la responsabilité de l'époque, et à coopérer pour répondre aux défis apportés par la mondialisation économique.

Danielle Bleitrach a écrit:
histoireetsociété 26 avril

« Le but de l’analyse du manifeste est de comprendre et de saisir le pouvoir de la vérité du marxisme et d’écrire un nouveau chapitre du socialisme à la chinoise dans la nouvelle ère, a ajoute lé président Xi » qui recommande aux membres du parti la lecture de Marx..La postérité de Marx aujourd’hui est aussi le socialisme à la chinoise, pour quelqu’un qui ,comme Marx tel que nous le voyons dans le précédent interview, lit les rapports de classe à l’intérieur de différentes civilisations, nul doute qu’il eut été passionné par cette réalité. Nous aussi.

avec sa signature du « Manifeste contre le nouvel antisémistisme », Danielle Bleitrach file un mauvais coton

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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Mar 1 Mai - 14:01


Yves Citton, de la revue multitudes de Yann Moulier-Boutang et des thuriféraires du « revenu garanti, ou revenu de citoyenneté, ou salaire social », a trouvé une nouvelle proposition paradoxale pour sortir du capitalisme


Peut-on utiliser la puissance de la finance contre le capitalisme ?



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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Jeu 3 Mai - 17:20


dans l'accumulation de prises de positions politiques anti-Black Blocs, un must, celle des (ex-)PCF de la revue Regards


journalisme en baillons

1er Mai : le lumpenmanifestant en burqa paramilitaire
Guillaume Liégeard Regards 2 mai 2018

Le défilé parisien de la Fête des travailleurs a été une nouvelle fois cannibalisé par des autonomes et des black blocs dont la violence nourrit le spectacle médiatique et nuit aux mouvements sociaux qu’elle parasite.


Citation :
Les images tournent en boucle : mobilier urbain saccagé, concessions automobiles détruites, McDonald’s en feu. Pourquoi se priver ? Ce genre de scènes fait le miel des chaînes d’information en continu. Au-delà de l’instrumentalisation politique bien réelle, les faits sont là et ne peuvent être éludés, ce 1er Mai à Paris a bien été confisqué par la mouvance autonome et autre black blocs.

Exit la mobilisation sociale, les revendications contre la politique de Macron, place au spectacle désolant et totalement contre-productif d’une pseudo guérilla urbaine à bon compte. Tout de noir vêtu, cagoulé, muni de l’indispensable sac à dos, il y a tout de la burqa paramilitaire dans le dresscode des "vedettes" du jour.

Nihilisme régressif
La police a-t-elle sous-estimé, en amont, l’afflux de ces black blocs qui, pourtant, avaient annoncé de longue date vouloir faire de ce jour un lieu de confrontation ? La question est légitime. A-t-elle été débordée ou s’est-elle laissée déborder ? Le débat n’est pas sans importance. Lorsque le secrétaire national de l’UNSA police, David Michaux, indique que « Les consignes, pour la plupart du temps, étaient d’intervenir rapidement dès lors qu’il y aurait des mouvements, précisant que là, le problème est que l’ordre n’est pas venu tout de suite », on ne peut que s’interroger.

Qu’un pouvoir politique cherche à utiliser à son profit de tels agissement, cela s’est déjà vu. Mais à moins de sombrer dans un complotisme absurde et faux, ce n’est pas Gérard Collomb qui est à l’origine des débordements, mais bien une mouvance habituellement qualifiée d’"ultra gauche". Comme tout parasite, cette dernière vient se greffer sur des mobilisations en cours auxquelles à vrai dire, elle n’accorde que peu d’intérêt.

Quel bilan tirer de la journée d’hier ? Poser la question, c’est déjà y répondre. Le gouvernement vacille ? Wall Street s’effondre ? Le Medef tremble ? À l’évidence non, au contraire. De plus en plus, certains hésiteront à se rendre à une manifestation en famille – avec quelques raisons. Vue de loin, cette violence nihiliste ne peut produire qu’une distanciation vis-à-vis de la mobilisation sociale et une aspiration à l’ordre, c’est à dire à de nouvelles régressions démocratiques. Quel succès !

Impasse stratégique

La violence envers l’État ne se manie pas impunément, elle doit être comprise, légitime. Rien de tout cela dans le cas présent, mais plutôt une fascination inquiétante pour la violence, voire une résurgence dégénérée de ce que fut le blanquisme en France au XIXe siècle : l’idée qu’un petit groupe déterminé, à lui seul, sans chercher à convaincre ni à rallier la masse de la population, pourrait obtenir des victoires décisives. Des narodniks russes à la fin du XIXe siècle, en passant par les Brigades rouges italiennes, on connaît de longue date l’impasse d’une telle stratégie.

Pourtant, il faut le reconnaître, celles et ceux qui accompagnent le "cortège de tête" étaient plus nombreux que d’habitude. Cela relève parfois d’une forme de voyeurisme, de curiosité malsaine, mais aussi pour une certaine frange de la jeunesse, d’une volonté d’accompagner ceux qui recherchent l’affrontement en ne partageant pas leurs méthodes, mais sans pour autant vouloir se dissocier d’eux. Ce constat est sans doute le résultat de trop longues années où les mobilisations traditionnelles ont été systématiquement défaites, faisant grandir tout à la fois un sentiment de rage et d’impuissance.

Au fond les black blocs ont la même fonction que les bandes qui détroussaient les lycéens – surtout de banlieue – il y a quelques années : celle de la destruction du mouvement social. Ceux qui, hier comme aujourd’hui, voient dans ces agissements une forme d’action, certes exagérée, mais qui serait le signe d’une radicalisation tout de même positive se trompent lourdement.

Après le lumpenprolétariat apparaît donc désormais un lumpenmanifestant, tout aussi nocif aux combats pour l’émancipation. Les mobilisations victorieuses ne pourront advenir à nouveau qu’en le combattant et le marginalisant politiquement.

franchement à vomir, sans même connaître les errements du marxisme autour du rôle du lumpenprolétariat (cf 5.2. du LUMPENPROLETARIAT à la POPULATION en SURPLUS : quelle classe ? le SOUS-PROLÉTARIAT pour ou contre la révolution ?)

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MessageSujet: Re: LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)   Lun 7 Mai - 7:01


le passif d'une désillusion

L'anniversaire qui aurait fait fuir Karl Marx
Le Temps 6 mai 2018

Samedi, la ville de Trèves célébrait les 200 ans de la naissance du philosophe allemand, qui y a passé les dix-sept premières années de sa vie. Il y avait foule, mais pas forcément celle que l’auteur du «Capital» aurait souhaité voir


Citation :
Au milieu de la place du Marché de Trèves, les maraîchers arrangent leurs fraises et leurs asperges comme si de rien n’était. Une posture peut-être un peu téméraire tant la scène qui se déroule autour d’eux semble surréaliste. Car ce 5 mai est un jour particulier dans cette bourgade bucolique et plutôt cossue de l’ouest de l’Allemagne, «un grand jour pour nous», explique un militant du Parti communiste allemand (DKP), drapeau à la main.




@dwnews a écrit:
It's the art of discord: A gift from China to Marx's German hometown of Trier, this monumental statue of the father of communism was finally unveiled today.

Trèves célèbre le 200e anniversaire de la naissance de Karl Marx. La kermesse géante, carnavalesque par moments, folklorique souvent, est sur le point de commencer. Cet homme d’un âge avancé est venu de Düsseldorf avec deux camarades, elles aussi vêtues de rouge pour rendre hommage au philosophe qui a passé les dix-sept premières années dans cette ville de Rhénanie-Palatinat.

Quelques centaines de leurs camarades stationnent au nord de la place. Après avoir crié des slogans par-dessus les discours officiels de la réouverture du musée de la maison de Karl Marx quelques minutes plus tôt, ils font le pied de grue avant de s’avancer vers la Simeonstiftplatz où les festivités vont se poursuivre.


Pas la foule attendue
On aurait pu comprendre le stoïcisme des maraîchers si les visiteurs s’étaient limités à ces militants pieds nus ou en Birkenstock, portant cheveux longs ou dreadlocks – on ne se refait pas –, ou simplement avec un t-shirt rouge à l’effigie du grand penseur. Mais, à l’anniversaire de Karl Marx, il y avait foule. Et pas nécessairement celle que l’auteur du Capital aurait choisie lui-même de convier.


@YeTibetXi a écrit:
Demos über Demos: Linke, Rechte, verfolgte Chinesen, junge Katholiken, Tierschützer und selbst Hebammen protestieren am Samstag in Trier für ihre Anliegen.


On ne parle pas forcément ici de l’internationale des policiers, convoqués en masse pour l’occasion. Non, plutôt de ceux, tout de jaune vêtus, trop heureux de mettre le grappin sur autant de Chinois possible sans devoir se déplacer jusque dans l’Empire du Milieu: le Falun Gong. Ayant installé leur QG du week-end au sud de la place, les nombreux disciples harponnent chaque passant avec une pile de tracts, dénonçant les pratiques du régime de Pékin, s’interrompant de temps en temps pour une séance de méditation géante. Ils sont venus à sa fête, mais ils ne cachent pas leur antipathie pour le personnage: « Ça m’attriste tous les morts, toutes les violences, perpétrés non pas par lui, mais par ceux qui ont appliqué sa pensée », soupire une Chinoise sur un ton effectivement peiné. Elle et son groupe tentent de faire signer une pétition aux touristes chinois venus célébrer Karl Marx. Avec succès ? « C’est difficile, la propagande du régime est épaisse », concède cette réfugiée.

Au son de sifflets

Si ces apparitions n’ont pas suffi à troubler la routine des maraîchers, la suite aurait pu. Tandis que le Falun Gong tente de propager la paix au son d’une petite musique censée inspirer la sérénité, que l’extrême gauche scande ses slogans habituels sur la solidarité internationale et que les deux groupes s’ignorent poliment: un troisième camp fait soudain irruption. Le plus petit en nombre, mais le plus bruyant et le plus bigarré: les anticommunistes, alliés à l’AfD – le mouvement d’extrême droite allemand – et aux militants du Tibet libre, tous venus faire entendre plus fort encore leurs croyances et revendications, accompagnés de sifflets incessants. Le dalaï-lama, trimbalé sur une immense pancarte, aurait peut-être préféré qu’on l’oublie pour cette journée.




Avant que l’idée n’effleure quiconque d’en venir aux mains, l’étrange cortège se remet en marche. La politique est une chose, mais personne n’aurait voulu rater l’apothéose de la journée: l’inauguration de la statue de la discorde. Caché sous un drap vermillon, un Karl Marx de bronze doit être présenté à la foule. Elle ne l’a pas encore vu, mais elle a déjà sa petite idée. Ce cadeau de la Chine ne passe pas très bien dans une ville qui, avant de réaliser le potentiel touristique du berceau de Karl Marx, avait beaucoup fait pour dissimuler cet héritage qu’elle jugeait bien encombrant, surtout pendant la guerre froide.

Pas de petits profits

C’est là qu’il faut s’armer de patience. Les organisateurs ne sont pas tous communistes, pourtant ils s’y connaissent en discours interminables qui rivaliseraient sans difficulté avec la tradition castriste. Pendant que les officiels allemands et chinois louent – et relouent, au point que ça en devient suspect – l’amitié des deux pays, le grand capital s’infiltre dans la foule. Comme on sait, le capitalisme s’embarrasse peu de scrupules et de principes: une rencontre de marxistes est une occasion comme une autre de faire de l’argent.




Le capitalisme est protéiforme : là, il prend l’apparence d’une dame circulant dans les rangs des spectateurs, un livre à la main, espérant vendre ses timbres à l’effigie de l’auteur du Manifeste du Parti communiste. Ici, il se matérialise par des produits dérivés à faire pâlir d’envie les blockbusters américains. Tirelires Karl Marx, billets de zéro euro en son honneur (vendus sans ciller à 3 euros l’unité et déjà épuisés), canards de bain barbus un livre à la main, aimants pour frigo avec bons mots du philosophe ou statuettes écarlates, l’office du tourisme ne s’est plus vu les mains devant cette opportunité de capitaliser sur l’événement. Enfin, on peut se sustenter en honorant le philosophe: petit-déjeuner du prolétaire – pour la modique somme de 4 euros –, vin – rouge ou rosé, d’un cru spécial Karl Marx – ou « nourriture de tous les pays qui nous unit », selon la pancarte d’un stand vendant exclusivement des Bratwurste.

Une fois découvert le monstre de bronze dans un genre très classique, la foule prend ses selfies et s’éparpille en quelques minutes. Ne reste qu’une poignée de curieux assistant à un concert de musique traditionnelle chinoise. Le Falun Gong retourne à ses méditations, l’extrême droite s’est évaporée, tandis que la gauche s’est installée dans une salle à l’écart de la ville pour une série de conférences sur «la pensée de Karl Marx aujourd’hui». Les maraîchers, eux, sont toujours là, imperturbables. Ils peuvent travailler leur flegme: plus de 600 événements, concerts, lectures, spectacles, expositions, doivent ponctuer cette année de jubilé.

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