PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 8. poèmes, fables et contes pour en causer

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Patlotch



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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Sam 7 Oct - 23:01


ÉBRANLER ! (2)

Rien de moins que je cherche,
si c'est raté tant pis.
Quand je te tends la perche
ça ne fait pas un pli :

si tu sens rien, vas-t-en !
si tu dis rien, dommage,
à chacun son ramage,
parler viendra à temps

ou pas. En attendant sans faim,
on crève d'adipose
en adoptant la pose

des parfaits assis
que l'inaction assèche.
Poil au derche !

Fosobo, 7 octobre 2017 00:16

sonnet 412



RENCONTRE AVEC UN HOMME REMARQUABLE

- je vous ai reconnu
- Ah ça ! et comment ?
- vous avez coupé votre barbe
- C'est vrai, mais ça n'explique pas
- la vérité se cache sous l'apparence trompeuse des choses
- C'est de moi
- ce n'est pas ce que vous avez écrit de mieux
- J'étais en crise, la bourgeoisie se souviendra longtemps de mes furoncles
- comment va Jenny, et les enfants ?
- Ma femme est malade, la petite est malade. Je ne peux appeler le médecin, faute d’argent pour les médicaments
- et la sécurité sociale ?
- C'est un truc français, on n'a pas ça en Angleterre
- par Internet, c'est moins cher
- C'est vrai, le General Intellect est plus grand que le Général de Gaulle
- c'est dans quel tome du Capital ?
- Le prochain
- il sort quand ?
- Va savoir
- c'est de moi
- Ce n'est pas ce que vous avez écrit de mieux
- va savoir

Fosobo, 7 octobre 2017 12:49



LE BOUCHER ET LA VIE CHAIR

(de l'art ou du cochon ?)

Ils vendaient de la viande
Ensemble
Ils eurent beaucoup d'enfants

Il tranchait dans le beef
Elle comptait les biftons
Et les lardons obèses
Mangeaient du steak à chier

« Nous dormirons ensemble »
S'étaient-ils cons promis
Est-ce ainsi que les hommes baisent
Entre deux tranches de veau mis ?

Le temps passant l'amour aussi,
La grande enfuie végétariennne,
Le petit roulant des merguez,
Ils dormaient en touchant à rien

Est-ce ainsi que les femmes vibrent
L'art de vivre ou bien de survivre
Entre les beaufs et les cochons ?

La Plaine Saint-Denis, 30 août 2007, 13h25

PRINCIPES DE RÉALITÉ
 



LÂCHÉ

Le Français aime la génisse,
sans souci qu'elle gémisse
à l'écorcherie,
et le porc de l'angoisse

à la porcherie.
Il aime le son du corps,
le soir, en son déboire

heureux et relâché, l'hâché,
la viande faite chère
le soir au fond des plats.

Défaite de la chair
animale élevée,
et le veau à la charolaise
arrête son char, olé !

Fosobo, 7 octobre 2017 15:19/17:08

sonnet 413

inspiré par
Il y avait les 1000 vaches. Voici la ferme-usine des 4000 veaux
au cœur du Charolais
Marie Astier Reporterre 6 octobre 2017



L'ABATTOIR

Le cœur soulevé sous le ventre
la bile et le foie en sang
feus les os dans la cendre
l'habile scie peu tendre

Les vices en rations
font aimer l'éviscération
et pis que pendre
par quelque membre

du haut et bas clergé
dans un rouge et clair jet
de cruor et de cruauté

Aurait-on même tout ôté
resterait encore, du corps,
tapissé le décor

Fosobo, 7 octobre 2017 17:53

sonnet 414



16 techniques de torture


SENSIBLE ?

Par le cœur soulevé
l'âme ainsi éprouvée
est aussi prouvée.
L'effroi est bravé

l'émoi sous le vent
les moi plus vivants
c'est plus captivant
et bien mieux qu'avant

quand on savait pas
même en fin savant
au visage pâle

supplicié du pal
exsangue et lavé
c'est le principal

Fosobo, 7 octobre 2017 18:34

sonnet 415



empalement
du livre De Cruce de Juste Lipse, 1670




LE MARCHÉ AUX PLEURS

Pour Myriam, Mohammed, pour Toulouse et Gaza...

Reviendras-tu de tout, jamais de cette mort
en léger différé, et qui vient par coups trop ?
Offre à ton cœur petit, et qui s'en serre encore,
des larmes à crédit, vendues à prix de gros

Sur le marché aux pleurs, c'est l'embarras du choix
pour les deuils de bon ton. Il n'est possible accueil,
hein, à toutes les douleurs du monde... Arme-toi,
pour trier, ordonner tes chagrins, de conseils.

Quels tueurs à quels yeux sont-ils bons, aux dépens
des victimes, dont le mérite est relatif,
parfois d'être décédées même ? Ça dépend,
qui préside, ou à quoi, de ce qu'on est natif...

Tu vois ce triste exemple. Un enfant c'est pas comme
un militaire, un Français comme un Sarrasin,
déplorer une, ou de nombreuses pertes... en somme,
bien d'chez nous vaut souvent plus que mille voisins.

Ainsi donc, la valeur est créée par l'usage,
l'échange un contre mille semble équilibré
si cet un est ton frère, et si mille, un mirage.
De loin, peut pas savoir. La presse a vu de près.

Elle a le cœur gros comme la République et
nos armées réunies. On peut compter sur elles.
Tous ensemble, pleurons ! La France est attaquée !
Notre si beau pays... Sa démocratie belle...

Nos divisions président mal de l'avenir.
Notre peuple est en pleurs
. Il a peur de son om
bre il sait qu'ils viennent jusque dans nos bras punir
nos fils, nos compagnes
. Nom d'un petit bonhomme !

Ailleurs, 22 mars 2012



RENCONTRE AVEC UNE FEMME REMARQUABLE

- Je vous ai reconnu
- ah ça ! et comment ?
- Vous n'avez pas de barbe
- c'est vrai, mais ça n'explique pas
- La barbe ne fait pas l’homme
- C'est de vous ?
- Non, un proverbe
- vous êtes la femme à barbe ?
- Comment m'avez-vous reconnue ?
- vous êtes rasée
- C'est vrai, mais ça n'explique pas
- la vérité se cache sous l'apparence trompeuse des choses
- C'est de vous ?
- non, d'un homme remarquable
- À sa barbe ?
- oui et non, ce n'est pas capital
- Il est rasant ?
- ça dépend
- C'est de vous ?
- va savoir
- You are an enigmatic character

Fosobo, 7 octobre 2017 22:57


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Patlotch



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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Dim 8 Oct - 19:08


la poésie et la théorie peuvent-elles faire ménage à deux ? Voire, c'est un challenge à haut risque de gauchisme esthétique, considérant qu'un "contenu juste" qualifierait une "poésie révolutionnaire". Risque de faire d'un poème un tract, d'une pierre deux coups en traînant le double boulet d'une mauvaise poésie et bien peu de théorie


les mots pour le faire

« Les philosophes n'ont fait qu'interpréter le monde de différentes manières,
ce qui importe c'est de le transformer.»
Karl Marx 11ème des Thèses sur Feuerbach

« Ses filles l'appelaient non pas "Père", mais "Maure", un surnom qu'on lui avait donné à cause de son teint foncé,
de sa barbe et de ses cheveux d'un noir d'ébène »
Paul Lafargue, Souvenirs personnels sur Karl Marx, 1890


Tu n'en reviendras pas… Aragon / Léo Ferré Le roman inachevé, 1956
pour le rythme, la diction la chanson, comme Léo Ferré


POUR CEUX QUI LA ONZIÈME TAISENT

à Karl Marx, dit Maure

Tu n'en reviendras pas toi qui disais les mots
n'ont été jusqu'ici qu'un récit sans refaire
le monde

Nous qu'avons-nous appris, nous qu'avons-nous compris
d'un sort qui s'est jeté en travers de la route
comme un chien sous les roues de l'histoire en déroute
immonde ?

Voilà l'horreur qui vient à grands pas de raisons
qui marche sur nos rêves
et nous d'aller hagards comme prendre à la gare

le premier train pour nous rendre ensemble en prison
qui emmène plus vite à la fosse où l'on crève
avec une assurance sur la mort plus sûre
qu'un contrat de travail à durée terminée

Terminus tout le monde descend en enfer
place couchée, mais sans toucher, en classe affaire,
à la blonde, à la brune qu'on pouvait tirer
comme une bière fraîche au temps de nos richesses

sans compter sur nos sous
pour un devenir saoul
sans penser avenir
en avant la jeunesse

vivre avec tout le temps des ennuis pour mourir
l'éternité, la mer, le soleil et les fesses
hâlées de la femme au copain d'avant la guerre

la guerre était finie chez nous depuis longtemps
on la faisait là-bas à la télévision
en soirée avec un pétard mouillant les yeux
à la scène barbare et le cœur indigné
par cet autre inhumain couleur non alignée


Marx à Alger, 1882

Tu n'en reviendrais pas toi qui étais barbu
si tu voyais de quoi sont capables les Maures    
depuis qu'on est parti que nos soldats sont morts
pour qu'ils vivent enfin avec des mœurs, un but
civilisés, et des envies communes de
supermarché

Tu n'en revenais pas de la Commune de
Paris, les insurgés te donnaient des envies
de révolution, où l'on perdrait deux vies
plutôt qu'en gagner une à travailler encore,
bosser à y laisser la peau les os le corps
entier, l'esprit avait déjà pris du ciel
le parti

Dieu seul savait comment et la bourse aussi elle
était un paradis, quand t'en avais, pardi !
à planter, pas des choux, à manger, des radis
par la racine radicalement dessous
qui creuse l'estomac, comme la vieille taupe,
la terre du cercueil de ton bel idéal

Tu n'en reviendrais pas toi mon cher ami Karl
des foutaises qu'on fit, confite onzième thèse


FoSoBo 29 avril 2015 04:30



je me trouve bien sérieux pour un dimanche. Qu'en est-il du rapport entre humour et poésie ?

34 Du dimanche
Maboul hait le dimanche, veille du lundi. Je dirais même plus, Isidore hait le dimanche travaillé, fausse veille de vraie semaine de travail. Isidore Maboul président insterrorisera la semaine des sept lundis-comment-ça-va-? Ben... comme un lundi, ça suit son cours...  Si bien qu'au bout de quelques semaines, le pèple prendra la mesure qui simplose : la semaine des sept dimanches-ah-ça ira-ça ira... Un projet sans lendemain.
MABOUL ISIDORE, roman-feuilleton février 2012


C'est aujourd'hui dimanche, un si triste moment
voici ma page blanche, que je déteste tant

du non-sens et du coq à l'âne, et du louffoque



Aragon a écrit:
« Demandez-vous quelle est l'attitude de l'humour face à cette dégelée de solutions que, bien que nous répugnions en général aux comparaisons militaires, nous avons, j'ose le dire, passées en revue. La réponse ne se fait pas attendre. L'humour est d'avis qu'où solution pas d'humour. Et j'ajouterai, car il est modeste, donc pas de poésie. Ainsi les formules très employées par les dénigreurs de poésie : solution poétique ou solution humoristique qui s'équivalent par l'emploi qu'on en fait, sont des non-sens pas drôles, des galipettes d'individus médiocres, des contradictions dans les termes. Et les partisans de l'évasion, etc., qui ont repris à leur actif d'une façon qu'ils croient lyrique cette vulgaire connerie, pèchent par un vocabulaire emprunté aux professeurs de troisième. [...]

Que l'humour est la condition négative de la poésie, ce qui prête à l'équivoque mais signifie que pour qu'il y ait poésie il faut que l'humour fasse d'abord abstraction de l'anti-poésie, et soudain une bobine de fil prend la vie de l'humour, du coup si vous êtes poète vous en faites une jolie femme ou le murmure des flots dans le corail chanteur, que l'humour est une condition de la poésie, voilà ce que je dis sous une forme détournée. Quel humour chez tous les grands poètes ! Sans nommer Lauréamont. »
p. 137-139

« Parler pour ne rien dire, du diable si c'est le propre des poètes. Car il faut opposer à ce rien le quelque chose de ceux qui ne sont pas poètes. La prétention de substance en impose pour la substance. Il y a entre la véritable expression poétique, je ne dis aucunement le poème, et les autres expressions la distance de la pensée aux bavardages. » p. 231-232

Traité du style, 1928, éditions Gallimard L'imaginaire 1980

bien entendu, Aragon exagère, et sait ici qu'il exagère, mais je préfère laisser trouver en quoi. Quant à moi, c'est en parlant pour ne rien dire en poète que je trouve parfois quoi dire en théorie. Bref, comme Picasso, je ne cherche pas, je trouve

Ma femme est du dimanche, et m'affame en semaine sans me ménager, moi, l'homme de ménage d'un ménage à deux ! C'est pourquoi je hais le dimanche. Je dirais même plus, j'ai le dimanche en horreur autant que la messe, sauf le vin. Quand je serai Président, on mangera du camembert tous les dimanches, si bien qu'au bout de quelques semaines, le pèple prendra la mesure qui simplose : la semaine sans dimanche, remis au lendemain, et point besoin d'en faire un fromage


Fosobo 8 octobre 2017 18:07

c'est ici bien sûr un autre qui parle, car moi je ne dis jamais « ma femme », refusant d'en faire ma propriété, mais « ma compagne » qui dit un rapport, comme dans mon environnement, pas comme dans mon chien


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Patlotch



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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Lun 9 Oct - 20:07


MILITANTISTHME

Entré en religion
s'adressant à ses saints
dieu renaîtra des siens

Le militant diffuse
infuse à confusion
fuse sa conclusion

Je réfute et refuse,
je proteste et conteste
ce moine ce malsain
cette nonne indigeste

leurs dieux, crédos et maîtres,
prêtres et piètre nombre
courant derrière son ombre
sans soleil où renaître

Fosobo, 9 octobre 2017 16:36

sonnet 416

en relation : de la diversité des langages pour dire les choses : théorie communiste, poésie, communs et différences...


RIME INTÉRIEURE

le cas piteux
et qu'a pris cieux
d'un capital

c'est délit cas
à l'eau mis tard

c'est l'orbital
de ces messieurs

Fosobo, 9 octobre 2017 17:35

sonku n° ?



COQ À L'ÂME

parole de poule

Qui a fait l'œuf et qui le coq ?
Là pou' le coup
poule en colloque
est au quatre sans cou :

- occupe-toi de tes oignons,
fais bouillir la marmite,
cognac et champignons.

Le coq en patte
et sans ovaires
mets dans le vin.

Sers-le au verre,
s'il est divin,
dans ce cas rote
ou pète un coup.


Fosobo, 9 octobre 2017 17:52

sonnet 417


inspiré par Coq au vin maison marmiton.org


L'HOMME QUI NE DISAIT JAMAIS BONJOUR

- bonjour
-  silent
- bonjour
-  silent
au bout d'années d'assez de croiser ce grand type qui, de son haut, regarde par-dessus ma tête, je lui sors :
- jamais bonjour, donc rien après, c'est arrangeant, entre voisins
-  silent
et depuis de guerre lasse, je ne le salue plus. Ainsi vont, petit très con et patapon, les bonnes relations

dans une vie antérieure m'occupant de formation professionnelle, j'eus a subir la mode de l'analyse transactionnelle, dont un ponte avait fait un livre : Que dites-vous après avoir dit Bonjour ? Eric Berne 1989. On en sortait berné, mais somme toute interrogé quelque part, et pourquoi pas dans la rue, près de chez soi



L'ART BALLUCHON

"Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées..."

Tranchons :
il en est que l'on encourage
d'autres qu'on décourage,
foin du cocon cocochon

rentré dans l'art,
ce cornichon,
d'être fêtard
tête de lard

prenant blocage
pour un mirage
en son cortège.

Par contre et compassion
parlons avec avant l'échec
prise de bec

Fosobo, 9 octobre 2017 20:50

sonnet 418


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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Mar 10 Oct - 20:32


CONVERSATION AVEC MON VOISIN FLIC

Ton fils il a de mauvaises fréquentations ! -
ah bon !? -
Il jette des boîtes de bière sur ma pelouse ! -
il ne boit pas de bière -
On l'a vu, et des mégots aussi ! -
il ne fume pas -
Oui, mais ses copains... -
ne sont pas clairs, je sais, ses profs me le disaient déjà -
On l'a à l'œil, mon gendre il est chef de la BAC -
mon fils n'a pas son bac, il vend des chaussures -
Pourquoi qu'il entre pas dans la police ? -
il n'a pas la pointure -
Les bottes sont fournies -
le pas de l'oie avec ? -
 scratch
bon j'y vais mon poulet va brûler ! -

Fosobo 10 octobre 01:06

TROUBLE À L'ORDRE PRIVÉ

grève dans la Fonction publique La presse

« Le gouvernement ne laissera pas les Français être pris en otages à l’occasion des fêtes de Noël [...]
Des milliers de passagers bloqués, c’est un trouble à l’ordre public, cela pose un vrai problème de sécurité.»

Libération, 22 décembre 2011


Des mots qui parlent d'or. Dans le temps et l'espace, quelle plus totale prise en otages que le capitalisme ? Quel plus nécessaire trouble à l'ordre public que la révolution ? J'aimerais qu'un poème soit chambard, désordre, trouble à l'ordre privé. Un poème n'est forme-sujet que d'un individu à un autre. Mais contrairement à ce qu'est devenue massivement La Poésie, pourquoi ne concernerait-elle que l'intime, le creusement intérieur de ce qui ne serait que vie privée (l'amour, la relation à la nature, une philosophie des sentiments, le langage du corps blablabla...) ? Il est nécessaire que le désordre public trouble l'ordre privé du poème, le regard intérieur du poète (autrement dit, de tout un chacun à devenir poète*). Ne laissons pas La Poésie prendre en otage le poème.

* Qui lisant un poème en est touché se fait poète, ni plus ni moins que l'auteur, l'œuvrier, puisqu'il a resaisi le poème. Non compréhension. Subjectivation. Voilà qui fait de la poésie une tâche éminemment sociale. Il faut en finir avec les vieilleries de la poésie comme magie, génie, sur-réalisme, sacré... et l'idée que son langage serait différent du commun de son temps. Tout ce qui sort du donné social est suspect d'artifice.

22-23 décembre 2011
CRISE EN VERS


L'ESCARGOTE

l'abolition du genre

le chat est le mâle de la chatte
le rat de la ratte
le pi de la pie

la chienne femelle du chien
la corbeille du corbeau
la femme de l'être humain

mais l'escargot ?

Fosobo 10 octobre 2017 20:23




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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Jeu 12 Oct - 16:06



SELFIE

Un cerveau lent dans le vent blanc s'envole et voile
un instant le soleil quand passe dans la rue
une lycéenne de classe terminale
proposant des selfies aux harceleurs en rut

Le monde pause sans repos sur cette toile
où le temps perdu coule où la foule se rue
au virtuel se voue là qui me sert de toit l'
ou de litière pour poète disparu

Un cri me sort du rêve où planquait mon ennui
entre deux pages de bavardage atrabile,
la fille du lycée me regarde et s'enfuie

Sa jupe vole elle a tout l'air d'un cerf-volant
aux yeux de biche soudain une automobile...
Le soleil revient, des astres le plus débile

une étudiante se prend en selfie avec les hommes qui la harcèlent dans la rue

FoSoBo 11 octobre 06:19

sonnet 419



JAZZ

à Grady Tate

si je pouvais danser
la vie belle où s'emballe
un son pur de cymbale
et de silence aussi
à trois temps sans souci
alors j'irais valser
sur ta pierre tombale


FoSoBo 11 octobre 15:10


BISTOURISQUE

à la patiente

que l'enfant vienne
avec bonheur
de césarienne
en ambulance

accouche sans douleur
ave César ou bien
aux urgences
en chaleur


une femme grièvement brûlée lors d'une césarienne

FoSoBo 11 octobre 16:54


PARTICULE

à l'air libre

il ne manque pas d'air

ce nom à particule
fine passé au travers
de la zone où circule
sous un trou d'ozone
son monde et son azote

il pue et il tue


La pollution de l'air tue plus de 500 000 personnes par an en Europe

FoSoBo 11 octobre 19:51


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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Jeu 12 Oct - 17:23


JOIE

dans jolie
je lis joie
et j'en joue

sur sa joue
je rajoute
un bisou

un bijou




Nemurare Bijo (眠れる美女) est le titre japonais du roman de Kawabata Les Belles Endormies
bijo (る美女) : belle femme


FoSoBo 11 octobre 17:17

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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Ven 13 Oct - 21:00


MÂLE

dans mâle
je lis mal
je lis bien

par sa barbe
bavarde
je tiens

le comédien




Fuck Cantat !

FoSoBo 13 octobre 12:49


DIALECTIQUES

La beauté s'est mariée, elle
avec la laideur :
lune de miel

L'une intérieure
l'autre extérieure
mais laquelle ?

Le poète a parié, lui
sur la beauté
s'il ne l'a fuie
en Abyssinie

La laideur contre elle
rebelle
se fait belle :
sabotée


Un soir, j'ai assis la Beauté sur mes genoux.
− Et je l'ai trouvée amère. − Et je l'ai injuriée.

Rimbaud, Une saison en enfer, 1873

Le laid peut être beau, le joli, jamais.
Paul Gauguin


FoSoBo 13 octobre 20:59

sonnet 420


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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Sam 14 Oct - 16:01


SUFFISANCE

en suffisant je vois méprisant,
morgue orgueilleuse et triste solitude
en sa plus haute tour,
d'un singe montrant le doigt
en oubliant la lune,
ne voyant rien venir
que l'autre qui merdoie

- Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ?
- Je ne vois rien que le soleil qui poudroie, et l’herbe qui verdoie.


Charles Perrault, La Barbe bleue, 1697

Je me suis dit : laisse,
Et qu'on ne te voie :
Et sans la promesse
De plus hautes joies.
Que rien ne t'arrête,
Auguste retraite.


Arthur Rimbaud, Chanson de la plus haute tour, 1872




FoSoBo 14 octobre 15:46

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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Dim 15 Oct - 21:31


TRAVAIL

Travail que vaille
ensommeillé
baille à trouvaille

Bête de somme
payée à l'œil
quand au soleil
se dore un bail

Fosobo, 15 octobre 2017 11:23


en relation : LA MARCHANDISE EN SA FABRIQUE, avec ou sans FÉTICHISME, au TRAVAIL LIBÉRÉ par le COMMUNISME


à (ré-)écouter Ariadna Efron (1912-1975), dans les labyrinthes de l’Histoire France Culture 14 octobre 2017
Citation :
Si l’œuvre de Marina Tsvetaeva est aujourd’hui reconnue, on le doit au destin et au tempérament exceptionnels de sa fille, Ariadna Efron, seule survivante d’une famille broyée par l’Histoire. Elle sera la première éditrice des poèmes de sa mère.

"Le thème de la Révolution  
est une commande du temps  
Le thème de la glorification de la Révolution  
est une commande du Parti."
 
Marina Tsvetaeva, Le poète et le temps, 1932



ENFANT

écrire pour l'enfant
ré-enfantant le monde

sans feinte être fécond
inventer dans la ronde

rendre fan olifant
joli faon à maman

bambi valant


bambiture

Fosobo, 15 octobre 2017 14:47



FRONTS

sous le front effronté
affronter tous les fronts

les nouvelles du froid
le gendarme en gnafron

aux cognes se frotter
aux cons donner l'effroi

et rendre à qui le f'ront

Fosobo, 15 octobre 2017 15:10



Retour sur l'affaire de la voiture de police incendiée


LES CONS

chacun les siens
aux cons des autres :
à la bonne vôtre !

mais la folie des miens
quand elle tue les nôtres,
je suis sceptique et stoïcien :

stop aux chiens !



Fosobo, 15 octobre 2017 15:37



FACILE ?

Critique aisée
art difficile
bel indocile
sans biaiser

Rien d'apaisé
ni d'imbécile
concis concile
est à viser

Si ruser
infantile
est pubère

Amuser
galerie
c'est galère

Fosobo, 15 octobre 2017 18:07

sonnet 421



HÂCHTAG

tout était bon
dans le cochon
sur la balance

et mieux avant
quand chaud devant
pas vu pas pris
était sans prix

#balancetonporc

Fosobo, 15 octobre 2017 21:31


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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Lun 16 Oct - 20:12


NOIR C'EST NOIR

Il n'y a plus d'espoir
que blanches poires
du noircissisme
militantisthme

Que de déboires
et de n'y voir
que diable par la queue
pour des dieux belliqueux

Des papous dans la tête
et des poux pense-bête
Ah là est grand

On est bien peu de choses
en ivrogne qu'arrose
le vain d'ici sans au-delà

Fosobo, 16 octobre 2017 15:46

sonnet 422





AILLEURS

Si j'y suis ?
oui et non
on le dit

- C'est moi, t'es où ?
- partout et non pas un
- tu m'as tout l'air zinzin
- je vois tout en voisin

d'un côté théorique
- À côté de la plaque !
- c'est plus pratique

- Et ta vie est ailleurs ?
- où mon thé lors est riche
- t'a-t-il ôté ta toux ?
- tout le monde s'en fiche

Fosobo, 16 octobre 2017 18:16

sonnet 423

VOUS AVEZ DIT "SURRÉALISTE" ?

Conversation with @smohandesi Viewpoint via Tweeter


Salar Mohandesi‏ : - Why do the numbers 50 and 100 have such magical powers, leading people to all of a sudden care about the past?
Patlotch - Excellent question. I would answer it at 17:13
Salar Mohandesi : - Our historical awareness is enslaved to the base ten number system
- It's true. I personally operate in base 12 and 7

(après je parle tout seul, comme d'hab', tout partenaire en causerie me prenant pour un dingue,
ce qu'il serait inutile de démentir. Voir AILLEURS ci-dessus)


- I think the ideology "by century" certainly has an influence on the history : "The whole story is the history of the struggle of centuries"
- Naturally with the law of large numbers*, so that it becomes neutral
* loi des grands nombres en calcul des probabilités

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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Mar 17 Oct - 17:13


EXCLUSIF

la loupe est l'avenir du louv
la porsche du cochon
que nous cachons

histoire de love
sous la lune
entre le chien le loup
garé qui fait la Une

et la chienne de vie
dévidant d'infortune
un jour pâle et ravi
qu'on s'avise sans thune

à combler de la plume
inclusive d'un plein
assassin de la rimE

Montreuil, 17 octobre 2017 15:57

sonnet 424

écriture inclusive

exercices de style inclusif :

1) récrire au féminin La disparition, roman de Georges Perec en 1969, qui ne comporte pas une seule fois la lettre e

2) récrire la poésie française en style inclusif, en préservant la rime




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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Mer 18 Oct - 22:46


LE FEU

maintenant, le feu
à l'internet
comme les femmes
au mec

pas net
Baldwin meilleure
major connection
contre cochons

bigre pig
balance ton porc
d'alarme

ne pleure pas, petite,
que l'arme vienne
dont on s'éprenne

Fosobo 18 octobre 2017 22:39

sonnet 425




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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Jeu 19 Oct - 17:57


BRASSE COULÉE

blasé des livres
et las des rives
des incontinents
je nage où je me noie

entre deux eaux usé
d'un autre oubli troublé
englouti dans le trou

intello sans truelle
dans le vrai true du faux
viré des vérités
délivré des virilités

cervelle en rut
le cerveau lent
un ange passe

Fosobo 19 octobre 2017 11:59

sonnet 426

j'ai ajouté fables au titre. Nombre de ce qui se présente ici comme poème, parce qu'en vers rimés, ne relève pas de l'invention poétique, mais davantage de fables telles qu'en écrivait La Fontaine inspiré par Ésope, avec une moralité. Il n'est pas impossible que je sois à ma manière parfois un moraliste, ce qui est encore autre chose que de faire d'une morale l'alpha et l'oméga de l'éthique

concernant la poésie, je la conçois aussi bien en prose qu'en vers, rimés ou non, mais j'ai une préférence pour ce genre. Je pense que la poésie est allergique à la morale autant qu'à la raison. Il est des périodes où il m'est difficile d'en écrire, faute de concentration dans ce langage, parce que j'ai trop la tête à la critique théorique

Brasse coulée
ci-dessus, Selphie le 11 octobre, sont des poèmes. Entre les deux, aucun vraiment. Lunettes, du 26 septembre, est un conte poétique en prose

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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Ven 20 Oct - 15:21


trouvailles de travers de trouvères

aucune poésie ne fonctionne sans trouvailles. Voir Chantal Grimm, Trouvailles :
Citation :
La "trouvaille" en poésie ou en littérature orale - cette association de mots, ce petit bout de phrase qui fait que l'on sourit, que l'on s'attarde, que l'on ponctue malgré soi par un" mmmh !" - surtout si le jeu de mots n'est pas purement gratuit, si derrière la boutade esthétique se cache un brin de philosophie... Bref, la "perle" au coin du vers ou du verre, peut-elle s'analyser ? [...] parfois ça s'analyse et le processus peut même se reconstituer, et parfois la magie reste indéchiffrable.[...]

elle cite Prévert : « J'en perds les pétales, dit la fleur »

Michel Houellebecq écrit en 1992 dans le numéro 22 des Lettres françaises, que  Jacques Prévert est un con. Il explique qu'« Avec les intellectuels, Prévert a eu moins de chance. Ses poèmes regorgent pourtant de ces jeux de mots stupides qui plaisent tellement chez Bobby Lapointe ; mais il est vrai que la chanson est comme on dit un genre mineur, et que l’intellectuel, lui aussi, doit se détendre. »

j'adore Bobby Lapointe parce que chez lui « le jeu de mots n'est pas purement gratuit, [...] derrière la boutade esthétique se cache un brin de philosophie...» (Chantal Grimm), et manifestement Houellebecq n'a pas l'oreille à ça (ni d'ailleurs à la musique)

parfois ça s'analyse car cela relève toujours d'une figure de rhétorique, dont Wikipédia, à "jeu de mots", dresse cette impressionnante liste, portant sur la structure logique du jeu lui-même ou la forme du poème :

Citation :
acronyme récursif, acrostiche, allographe, ambigramme, anacyclique, anagramme, antonomase, auto-traduction, bigramme, boutade, cacographie, cadavre exquis, calembour, charade, cratylisme, contrepèterie, duomots, dingbat, faux proverbe, homéotéleute, homophonie, lipogramme, mot-valise, néologisme, palindrome, pangramme, paronymie, pendu, poème holorime, polysémie, rébus, rétroacronyme, shiritori, trompe-oreilles, Toc toc toc !, virelangue

Bobby Lapointe était lui-même plus qu'un amateur de logique mathématique, inventeur du système bibi-binaire :
Citation :
Le système Bibi-binaire (en abrégé : « système Bibi ») inventé par Robert Lapointe, alias Boby Lapointe (1922-1972), chanteur et chercheur, a été breveté en 1968. À l’époque, ce système avait notamment retenu l’attention du Professeur André Lichnerowicz, lequel l’avait mis en étude au Centre Universitaire de Lyon, et vu fleurir les applications les plus inattendues : poésie stochastique, graphisme stochastique, codification des couleurs, musique aléatoire, symbolisme architectural, etc.

Parce que seize peut s'écrire « 2 exposant 2, exposant 2 ». Il s'agit également probablement d'un calembour (le mot bibi, signifiant « moi ») : les jeux de mots sont en effet au centre de son œuvre artistique.

Comme on parle de binaire pour la base 2, Boby Lapointe estimait qu'on pourrait parler de « Bi-Binaire » pour la base 4, et de « BiBi-Binaire » pour la base 16, terme qu'il abrège en « bibi ».



Note : chaque chiffre Bibi est formé à partir des bits à 1 dans la répartition en carré de sa représentation binaire ; le tracé part du centre si un seul bit est à 1 et se termine alors à ce bit, sinon il relie dans l'ordre les positions des bits à 1, en prenant soin de passer par le centre si exactement deux bits sont à 1 ; les formes sont ensuite allongées si nécessaire pour remplir la hauteur ; les formes sont courbes s'il y a moins de 3 bits à 1, et en lignes brisées pour 3 ou 4 bits positionnés à 1.

jouer au deuxième degré de la trouvaille, c'est en somme ce que j'ai fait dans

TRAVAIL

Travail que vaille
ensommeillé
baille à trouvaille

Bête de somme
payée à l'œil
quand au soleil
se dore un bail

Fosobo, 15 octobre 2017 11:23

Chantal Grimm dit encore que « parfois la magie reste indéchiffrable », et je dois avouer que souvent je ne sais pas selon quelle logique elle fonctionne, et s'il y en a une. Deux choses sont sûres :
1) c'est toujours affaire de rapport dialectique entre forme (son, rythme...) et contenu (sens)
2) soit la perception et l'appréciation sont immédiates, et ça fonctionne, soit il faut analyser, expliquer, et ça s'effondre, tout le charme s'enfuit : « Ah bon, c'était donc ça ? C'est pas drôle ! »

il ne faut pas s'étonner que certains "grands intellectuels" y soient peu sensibles, et tant pis pour Houellebecq, bon poète qui a d'ailleurs bien de l'humour, mais autrement


study

TROUVAIL

de son trou veille
à poésir
entre vers et travers
le trouvère

un outre ouvert
où trouver
le plaisir

Fosobo, 20 octobre 2017 15:19


poésir : Christian Fumeron l'utilise dans

Le vent gouverne, 2004

sommes au fait
des genèses inquiètes

poésir ! poésir !

parlons langue
des puissances phréatiques

poésir ! poésir !


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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Sam 21 Oct - 19:45


DANS L'ÂME

TRISTESSE et IN-FINI

j'ai fait cette nuit des cauchemars et rêves proprement hallucinants qui me donnent à penser que parfois, les poètes et écrivains n'ont pas à se fouler, mais seulement à prendre des notes et mettre en forme, tout leur "génie" se résumant à ce talent finement exploité

Dans le jardin d'enfants, un cochon se #balance en tripotant le fils illégitime de Jeanne d'Arc
Un chœur de femmes en grève occupe l'église baroque et tricote le corps d'un don à la science matérialiste
Sur ma contrebasse éclatée, un gnome marxien tape des mélodies accordées sans cordes

la tristesse vient aussi du fait qu'avant, j'étais d'événements de la vie capable de produire ce qui est pour moi de la vraie poésie, et qu'aujourd'hui je me sens pataud. Gauche mais pas gauchiste, dernière déchéance : plutôt crever !



DE CONTRE BASSE EN MARE ET CAGES

Tel quel un parapluie indigne de confiance
où se brise l'amer sur sa lame de fond

La vérité se désaccorde
un hiver et ça fond

Encore elle à voix basse éperdue dans mes cordes
comme tombe et résonne en l'âme un balafon

L'entièreté se désarçonne
à grands principes canassons

Dévidant du bidet lavant culte sa norme
évidence abondée contre révolution

Tout lâche à l'ennemi l'informe est uniforme
un faux ami se cache ainsi sa trahison

Nous n'irons plus abois nous en multiple formes
ainsi gardant d'amour l'avenir polysons

FoSoBo 30 janvier 2015 13:48


Patlotch, poèmes 2014-2017

j'étais rentré un soir et j'avais trouvé ma compagne et notre fils éperdus de pardons au pied de ma contrebasse qu'il avait fait tomber et qui s'était brisée à l'endroit le plus fragile, et irréparable, du moins au prix de ce qui n'était qu'un instrument d'étude. Je ne me suis pas mis en colère, car je n'en jouais plus qu'à l'occasion, pour vérifier que si je n'avais rien perdu en musique, je n'avais plus les doigts que bons à prendre des ampoules. Mais j'étais infiniment triste, et personne n'aurait pu m'en consoler. Je n'étais pas un bon musicien, mais je reste musicien dans l'âme

Citation :
Dans un instrument à cordes, l'âme est une pièce d'épicéa placée à l'intérieur de la caisse de résonance, maintenue verticalement entre le fond et la table. Ce maintien a lieu sans collage, par la pression qu'exerce la table, elle-même due à la tension des cordes. L'âme est située à quelques millimètres du pied droit du chevalet, entre celui-ci et le cordier. Elle n'est pas exactement cylindrique, mais légèrement conique.

On trouve une âme dans tous les instruments de la famille du violon (violon, alto, violoncelle, contrebasse) ; dans certaines violes ; dans des guitares Archtop ; dans les cithares à cordes frappées, dans les vielles à roue...

L'âme a deux fonctions qui s'appuient sur sa proximité avec le chevalet :

- transmettre les vibrations des cordes (qui sont passées dans le chevalet) au fond de l'instrument ;
- permettre à la table de résister à l'importante pression exercée par les cordes par l'intermédiaire du chevalet ; l'âme est d'ailleurs le seul point de soutien de la table au milieu de l'instrument.

mon rêve avait donc ceci d'extraordinaire que la contrebasse produisait des mélodies bien qu'ayant perdu ses cordes, mais pas son âme, dont on se demande comment elle tenait sans la pression des cordes...

maintenant, bien sûr, j'aimerais jouer encore de la contrebasse, mais je me contente d'avoir toujours sous la main, à côté de l'ordinateur, ma paire de congas, des instruments bien suffisants pour produire tous les rythmes et leurs harmonies mélodiques, plus loin que mes limites à l'infini

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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Lun 23 Oct - 14:54


RAGE

rage dedans
jetée au sort
de soi dehors
sans dents

en descendant
on sort
l'arme à ressort
de l'Occident

aveugle
éhonté
qu'on dégueule

de bonté
sur la beauté
du monde

FoSoBo, 23 octobre 2017 12:13

sonnet 427



L'APPEL DE LA MEUTE

De haut ça jacte
et nous tombe dessus
Faudrait qu'on acte
et qu'on s'assoit dessus

Plus haut assis
que sur leur culte
Ils nous veulent incultes
ils sont veules rassis

Mais ça les presse
People
assez con pour le "peuple"

Juste bon pour la messe
à l'appel de la meute
Offrons-leur notre émeute

Fontenay Verdun, 23 octobre 2017 14:20

sonnet 428


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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Mar 31 Oct - 12:54


BADINE AUBADE

Fallut-ce,
déréliction
sans érection,
l'abandon du phallus

au prix du pénis mou
pour ascétisme
dur et purisme
d'amour ?

Le procès dure
la femme attend
son avenir longtemps

Retour courtois
du trou badin
sexe trop court

Fosobo, 31 octobre 2017 12:49



« J’aime assez l’idée de Claude : « débarrasser le pénis du phallus » »
Lisbeth Salander
sachant que le phallus désigne le pénis en érection,
revoici l'idée (communiste ? féministe ?) que toute pénétration est un viol

sonnet 429

badin : De l’occitan badin (« nigaud »), dérivé de badar (« bayer ») avec le suffixe -in ; voir badaud. Le changement de sens s’explique par le fait que badin a été employé pour désigner le bouffon dans les comédies au XVIIe siècle.

Citation :
L’amour courtois désigne l’amour profond, respectueux et véritable d'un homme envers une femme, et vice versa. De manière intemporelle, on le reconnaît de la sorte : l'homme doit être au service de sa dame, à l'affût de ses désirs, et lui rester inébranlable de fidélité. C'est un amour hors mariage, hors dogmes, prude sinon chaste et totalement désintéressé, mais non platonique et ancré dans les sens et le corps autant que l'esprit et l'âme.

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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Ven 3 Nov - 17:58



une forme du cœur dessine sur la mer
comme un amer sans amertume
et tu te dis que l'éphémère
vaut mieux que la coutume



«Ocean of Love», photo Stéphane Scotto


Un amer est un point de repère fixe et identifiable sans ambiguïté utilisé pour la navigation maritime.

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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Mer 8 Nov - 16:40


OCTOBRE 17

Paris s'ennuie Commune aimée
Russie ne vit d'octobre attendre

Avant mai la France dormait
Le monde est saoul il est novembre

C'est la danse à cent ans
au bal con de vieux siècles

J'oublie le temps
sérieux j'en ai dix-sept

Au vent d'autan mauvais
poète

Fosobo, 8 novembre 2017 16:18


mai 1871 - octobre 1917 : un demi-siècle
octobre 17 - mai 68 : un demi-siècle
mai 1968 - novembre 2017 : un demi-siècle

et alors ? Zorro-Prolétariat va arriver ?

bof...

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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Jeu 9 Nov - 2:15


COMMÉMORATION

Comme une commère
on commémore
Commune morte

On nous ressort et sans remords
la momie et les compromis
pour cons promis
à la défaite

On feront la fête
on déchanteront
d'un temps sans cerises

On a la pêche
on nous les brise
tout ça n'empêche
qu'on est chocolat

Fosobo, 9 novembre 2017 02:14

sonnet 430




Tout ça n'empêche pas Nicolas
Qu' la Commune n'est pas morte




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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Dim 12 Nov - 11:41


AU CLAIR DE RIEN

Comme il est difficile d'écrire un poème
par temps mauvais, partout maudits, partant des mots
pour le dire importés des choses des maux mêmes,
et qu'on les aime ou pas repassés au plumeau

sur la poussière d'un siècle où l'on prête sa plume
à la lune, à la voisine morte, à la Une
de journaux qu'on n'aura pas glissés sous la porte

Fosobo, 12 novembre 2017 11:41

demi-sonnet




HOMMAGE AUX RÉSEAUX DITS SOCIAUX

j'enverrai ma merde dans les tuyaux
tu enverras ta merde dans les tuyaux
il enverra sa merde dans les tuyaux
nous enverrons notre merde dans les tuyaux
vous enverrez votre merde dans les tuyaux

ils se verront en merde sortir des tuyaux

Fosobo, 12 novembre 2017 18:25

point sonnet


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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Mar 14 Nov - 22:39


LENT VOL

l'envol sans zèle trop
sans ailes d'albatros
d'un battement de cœur
fait le merle moqueur

il marche beau dans l'air
et salue Baudelaire
en pensant à Rimbaud
dans le bec un corbeau

il est un afro-mage
n'en fait pas un fromage
il va son petit trot

dada sur son bide et
s'il se fait vider
c'est encore en vainqueur

Fosobo, 14 novembre 2017 08:26

sonnet 431

à propos d'être à mon goût exagérément censuré, je témoignais sur tweeter en citant ceux qui m'ont "bloqué" : Joshua Cleaver, Morgane Merteuil (revue Période...), João Gabriell (FUIQP, MLA...), le milieu communisateur, les Indymédias dont on appréciera La censure augmente en France - Entretien de Autistici avec Indymedia Nantes et Indymedia Grenoble et ce commentaire :
Greg a écrit:
8 novembre 2017
la censure augmente aussi à indymédia et d'autres sites dits "libertaires".
fait pas bon poser des questions et réfléchir sur le capitalisme qui est en nous, en fait. C'est peut-être dû à internet aussi, on se cache derrière un ordi.
alors l'État censure... ouai, c'est la faute des autres

à propos donc un ami m'écrit
Citation :
J'ai vu sur twitter que tu es personna non grata chez pas mal de monde. C'est pas facile la solitude ou ça va quand même ?
ma réponse
Patlotch a écrit:
ensemble, "ça fait sens" : dommage du vice à la vertu, ma solitude n'existe pas

leur fin justifie leurs moyens, ma faim justifie les miens


DÉCLIN

je cherche vainement
quelqu'un qui me décline
il n'y a pas de rime en cline
et c'est pourquoi tout ment

tout est vain et dément
et même d'œil un clin
quand à sourd on incline

Fosobo, 14 novembre 2017 22:39

demi-sonnet


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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Jeu 16 Nov - 15:10


01:06

N'EST-CE PAS ?

dédié à mon professeur de maths du lycée, qui se frottait le nez et ponctuait ses propos de « n'est-ce pas » qui lui valaient le surnom de "Ness". Des générations de lycéens l'ont appelé "Le Ness". C'est un rêve que j'ai fait hier durant ma sieste

c'est la rentrée. Le professeur de mathématiques me désigne pour passer au tableau, et faire la démonstration par la géométrie qu'une droite n'est pas un cercle

j'y vais en me frottant le nez, et je commence à exposer que ça dépend, n'est-ce pas, du système de coordonnées, et je donne l'exemple d'une corde tendue tout autour de la terre, qui par segments paraîtra une droite, bien qu'autour de la sphère terrestre, elle forme une cercle. Mais je voyais bien là que ce n'était pas de la géométrie, ni une démonstration du tout, n'est-ce pas ?

alors m'est venue l'idée qu'en tirant deux perpendiculaire à une droite, elles sont des parallèles qui, comme on sait, se rejoignent à l'infini, donc pour ainsi dire jamais. Mais ce n'était toujours pas une démonstration, n'est-ce pas ?

l'idée me vint de démontrer l'inverse, qu'un cercle n'est pas une droite, car si un cercle n'est pas une droite, une droite n'est pas un cercle, n'est-ce pas ? Tirant deux perpendiculaire à deux tangentes au cercle, elles se coupent en son centre, alors que, exemple précédent, partant d'une droite, elles ne se rencontrent pas, ou seulement à l'infini, qui, comme chacun sait, est trop loin

vous voudriez bien connaître la fin de mon rêve, n'est-ce pas ? Moi aussi, mais je me suis réveillé à cet instant, sur les mots trop loin. Il va falloir attendre que je reprenne ce rêve, et comme j'en suis impatient, je vais me coucher

je ne manquerai pas de vous tenir au courant, n'est-ce pas

06:28

mon rêve n'a repris que par bribes

une voix me disait qu'il ne fallait pas confondre l'abstraction mathématique et la physique concrète, comme dans mon histoire de corde autour de la terre, n'est-ce pas, et cela m'évoquait vaguement le problème de la philosophie spéculative quand elle s'éloigne de toute praxis

dans mes rêves, n'est-ce pas, il n'est pas vraiment question de théorie, encore que, comme je couche avec, me soit venues quelques intuitions en phase de sommeil paradoxal. Il n'est pas question ici de psychanalyse freudienne, n'est-ce pas, mais bel et bien de l'inconscient qui continue à travailler, ce qui ne saurait s'abolir, n'est-ce pas ?

06:46

j'ai néanmoins trouvé un problème de ce genre en ligne : Podcast Science - 01.03.2013

Citation :
Jorj_McKie : - Une droite n’est pas un cercle, encore une question d’approximation. Tiens, un laser ne fait pas une “ligne droite” indépendament de la courbure de la terre
NicoTupe : - on ne parle pas des mêmes droites, la droite du laser est une droite dans l’espace 3D, le grand cercle est une droite sur la sphère
Jorj_McKie : - Avec quelle incertitude ?
NicoTupe : - aucune, c'est des maths

il me faudra revenir sur le rapport entre poésie et mathématiques, mais une autre fois, n'est-ce pas

puisque je suis n'est-ce pas dans ma période Diderot (voir 14 novembre Diderot, Marx, et qui vous voudrez), on pourra lire en attendant Le rêve de d'Alembert

Wikipédia a écrit:
Diderot est ici au sommet du développement de ses théories matérialistes. Il expose sa théorie sur la vie et la nature. Il y indique que la matière n’est pas figée, et qu’au contraire, elle évolue : chaque espèce existante se transforme et donne naissance à une nouvelle espèce.

Le Rêve de D'Alembert présente une discussion entre le docteur Bordeu et Mademoiselle Julie de Lespinasse sur les notions de réalité, d'illusion, de mythe et de rêve. D'Alembert n'apparaît que dans les dernières pages. Le matérialisme de Diderot entend démontrer que l'impossible est, par négligence, trop rapidement relégué hors de la réalité, et que seule l'étude méthodique d'un fait, dans le cadre d'une expérience, permet d'appréhender ce qui est et ce qui n'est pas. Chaque nouvelle expérience peut toutefois remettre en cause les conclusions d'une précédente, car l'homme est faillible et la méthode peut en être entachée. Lorsque D'Alembert vient insinuer que les abstractions existent au-delà de l'opposition entre le matérialisme et le rêve, Bordeu lui oppose que toute abstraction est fondée sur des signes du langage qui ne sont rien de moins qu'une réalité.

13:30

au sortir d'une sieste sans rêve, je poursuis mes investigations mathématiques, et je mets le nez là dessus :

Droite = cercle de rayon infini ?


Citation :
Question : Après avoir étudié mon cours sur l'inversion, j'ai l'impression bizarre que les cercles et les droites se traitent de la même façon. Y a t'il une raison mathématique à cela ? Quelqu'un a t'il déjà fait une théorie la dessus ?

Effectivement, il est possible de rendre rigoureuse l'idée vague que tu exprimes en disant que "une droite est un cercle de rayon infini"

L'idée consiste à compléter le plan avec un autre point appelé "point à l'infini". En quelque sorte, toutes les droites vont passer par ce point. Ce que l'on obtient se comportera comme une sphère. Pour visualiser cette construction, je te conseille de regarder "projection stéréographique"



Pour continuer l'analogie, sur cette sphère il y a 2 types de cercles : ceux qui passent par le pôle de la projection stéréographique et ceux qui ne passent pas par ce point. Les premiers correspondent aux droites, les seconds correspondent aux cercles.

si l'on pousse l'enquête en se reportant, n'est-ce pas, à la définition d'une droite en mathématiques, on apprend qu'en géométrie elliptique
Citation :
sur une sphère, le plus court chemin pour aller d'un point à un autre est une partie d'un grand cercle. Une droite est alors définie comme un grand cercle. [...] De plus on peut aussi définir une droite comme un cercle de rayon infini. Cette définition est incompatible avec celle issue de l'algèbre linéaire.

ainsi donc, n'est-ce pas, le problème était dans la question de Ness, mon professeur, et mon rêve tenait d'emblée la bonne démonstration par la géométrie, une géométrie qu'en toute conscience j'ignorais

nous verrons ultérieurement les implications pour la pensée et la théorie, relativement aux certitudes acquises... comme scientifiques, ce que peut révéler à l'intuition un simple rêve, n'est-ce pas ? Bien malheureux qui ne rêve pas, disait en substance Lénine. Il me faudra expliquer en quoi cela rejoint un aspect peu commun de ma méthode de recherche, incluant la poétique du réel

et puis il faudra bien, de tout ça, écrire un poème, n'est-ce pas, pour ne pas être hors-sujet



CAUSE À EFFET

- tu causes, tu causes, mais quelle est ta pratique ?
- elle se veut de causer
oser et proposer
- prose aristocratique !

- poseur bureaucratique !
baliseur sclérosé !
loser ankylosé !
- rêveur mathématique !

et de cause à effet
se poursuivait parfait
leur débat théorique

en rimes de raisons
péroraison sans trêve
et chacun dans ses rêves

FoSoBo 16 novembre 2017 15:10

sonnet 432


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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Sam 18 Nov - 6:12



MÂLADRESSE

Les caresses
des cadres
aux cadresses
les cabrent

Quand un mot nique
de Monique
à carreau laisse
de Haas lasse

Chez les Ruffin
on n'est pas fin
et l'on s'en moque

On fait colloque
en aigrefin :
Changez d'adresse !

Fosobo 18 novembre 05:55

Sonnet 433

@Fakir_ a écrit:
02:26 - 16 nov. 2017

@LeMonde_correct : « On dit toujours “les travailleurs”, moi, j'aimerais bien qu'on dise à chaque fois “les travailleurs et les travailleuses”. Parce que je crois que chez Lip, il y a peu près 800 femmes, 400 hommes et 100 cadres — je les compte à part. » Monique, Lip, 1973.

Et les cadresses ?

@CarolinedeHaas a écrit:
Cher @Fakir_, ridiculiser le féminisme, c’est comme ridiculiser les luttes sociales, c’est de la merde.
Bien cordialement.

et s'en suivit un long palabre sur Tweeter

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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   Mar 21 Nov - 15:20



CLASSES REMIX

en douze vers français

je m'interdit aux Blancs
de causer comme aux Noirs

comme faire semblant,
circuler, rien à voir

des lignes de couleurs
des signes de colère

contre le clair pouvoir
qui les a mis au ban

lieu de mixtes misères
et de mise à l'encan

la descente en enfer
du bigre french cancan

Fontenay Verdun 21 novembre 13:57




Un stage syndical interdit aux blancs déclenche la colère du Ministre de l'Éducation nationale

la parole à la défonce

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MessageSujet: Re: 8. poèmes, fables et contes pour en causer   

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8. poèmes, fables et contes pour en causer
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