PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 'RACES' et rapports de CLASSES, racisme structurel ou systémique, racisme d'État... (Black Lives Matter...)

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Patlotch



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MessageSujet: Re: 'RACES' et rapports de CLASSES, racisme structurel ou systémique, racisme d'État... (Black Lives Matter...)   Ven 1 Sep - 14:41


Citation :
Les trois notes de lec­ture ci des­sous s’inscrivent dans le tra­vail en cours pour un texte por­tant sur la seg­men­ta­tion du pro­lé­ta­riat et la méca­nique des assi­gna­tions raciales dans le mode de pro­duc­tion capi­ta­liste en géné­ral et dans son his­toire récente en par­ti­cu­lier. Texte qui consti­tuera l’essentiel du pro­chain n° de Théo­rie Communiste.







notes de lectures plus qu'intéressantes, et par définition sans doute marginales dans le contenu du prochain numéro de la revue. J'espère en effet que Théorie Communiste ne se contentera pas de critiquer les maillons les plus faibles de la théorisation actuelle de la race et de la critique du racisme, et passera au niveau supérieur de celle de la pensée décoloniale, de la crise de l'Occident dans celle du capitalisme, et donc de l'eurocentrisme, ce qui supposerait de sa part il est vrai une autocritique de son universalisme prolétarien

c'est en effet sur ce terrain qu'il convient maintenant de porter la critique radicale, ou prendre le risque d'un retard à l'allumage et d'un décalage malencontreux pour des débats vraiment actuels à l'échelle mondiale. Mais il est que dans le cadre des controverses de l'idéologie française, il ne semble pas y avoir d'urgence marseillaise, tant qu'on ne trouve en face que les adversaires qu'on se choisit non sans quelque facilité

ajout, dans la lecture du troisième livre, à propos d'islamophobie et de son usage par le PIR (Bouteldja), on lit :


Citation :
Mal­gré leurs cri­tiques, les « Indi­gènes » ne peuvent aban­don­ner « l’islamophobie » : c’est pre­miè­re­ment une notion actuel­le­ment effi­cace pour sou­der la « com­mu­nauté » qu’il leur faut construire pour en être les repré­sen­tants et, deuxiè­me­ment, les « Indi­gènes » appar­tiennent eux-mêmes à cette frac­tion de la popu­la­tion racia­li­sée pour laquelle l’ascension sociale est légi­time et les obs­tacles arbi­traires (nous lais­sons ici de côté tout le fatras idéologico-historique issu des théo­ries déco­lo­niales comme le « déclin de l’identité euro­péenne blanche », il ne s’agit pas d’un déclin mais d’une confi­gu­ra­tion de la mon­dia­li­sa­tion et de la « déna­tio­na­li­sa­tion de l’Etat » qui affecte très dif­fé­rem­ment les indi­vi­dus selon leur posi­tion de classes et qui enve­loppe les contra­dic­tions de classes d’un dis­cours sur l’identité nationale).

je n'ai pas de gros problèmes avec la critique que fait Théorie Communiste du "concept" d'islamophobie, cf le long sujet ISLAM, un ennemi idéal : « EUX » et « NOUS »... l'«ISLAMOPHOBIE» en questions. Je suis d'accord avec TC pour considérer que cette qualification arrange tout le monde. Je ne sais pas où Bouteldja est allée cherchée, dans la pensée décoloniale, cette idée de « déclin de l’identité euro­péenne blanche » (1). J'ai déjà dit que leur décolonialisme est assez singulier, et qu'il doit beaucoup à Grosfoguel, ce qui ne va pas sans problème, mais je n'ai pas trouvé chez lui ou d'autres théoriciens décoloniaux ce déclin de l'identité blanche. J'en vois plutôt l'affirmation dans ce qui n'est pas déclin de l'Occident mais crise de sa suprématie dans le capitalisme, par peur "chez nous" des "autres", par racisme à l'ancienne sur une base de couleur, marqueur de situations sociales sur-dominées, alors que le problème racial dépasse de nos jours la couleur (Mbembe) : il s'emplit de plus en plus de son fondement social

1. chez elle, dans ce texte :
L’islamophobie, quand les Blancs perdent leur triple A 1er décembre 2012
Bouteldja a écrit:
Pour comprendre cette montée de l’islamophobie, il faut analyser la situation actuelle. Nous sommes aujourd’hui dans un contexte de crise économique globale, de crise de déclin de l’identité européenne face aux pays émergents, la Chine, l’Inde, etc.

L’identité européenne blanche qui a dominé le monde pendant 500 ans est en phase de déclin. Et ce qu’expriment les voix - souvent hystériques - qui s’élèvent dans les médias contre l’Islam, c’est au fond la peur de ce déclin [de leur situation pas de leur identité, le discours d'État]. Qu’est-ce-qui explique cette peur irrationnelle ? Les Blancs perdent leur centralité historique, leur triple A, en quelque sorte [ils ont peut-être, Blancs ou pas, nationaux, peur de perdre leur boulot... il y a peu de convergence d'intérêt entre "issus de l'immigration" et nouveaux migrants], et ils voient tous les non Blancs, abusivement associés, à l’Islam comme une menace pour leur identité [franchement qui voit tous les non-blancs comme musulmans ?]. Après avoir dominé pendant des siècles, ils se rendent compte que les autres veulent, comme eux, vivre et s’affirmer, transformer l’ordre établi par le racisme et le colonialisme ce qui de fait signifie une perte de pouvoir et des privilèges afférents. Ceux qui contestent cet ordre, à juste titre, pour réclamer leur droit et leur place pleine et entière, qui contestent les discriminations sont ainsi perçus comme des envahisseurs.

une question qui vaut la peine d'être posée c'est est-ce que oui ou non, les "racisé.e.s" sont légitimes à s'organiser sur une base communautaire, identité de lutte particulière ?, la question de leur auto-organisation étant posée au-delà des "rackets" politiques de qui entend, comme parti ou organisation politique, les représenter : la critique est ici politique, ou si l'on préfère théorique

comme je n'ai trouvé que de rares occurrences de "décolonial" dans ces notes de lecture, j'imagine que cette charge de TC n'est pas anodine, comme s'il s'agissait, à la manière subtile de Roland Simon, d'invalider en bloc toute une pensée non univoque (2), sur la base de vagues évocations, ici entre parenthèses, excusez du peu, « le fatras idéologico-historique issu des théo­ries déco­lo­niales » sans plus d'arguments; encore une marque de sérieux et d'honnêteté intellectuelle !

et puis hein, surtout, pour paraphraser Panaït Istrati parlant des officiels du PCF en voyage en URSS dans les années 20, « descendant de voitures officielles pour s'asseoir à des tables officielles », quand on veut connaître la situation des "racisé.e.s" on ne la cherche pas dans les bibliothèques, mais en vivant avec eux, ou du moins en essayant de connaître leur vie par quelque moyen que ce soit

2. DÉCOLONIALITÉ : introduction, définitions, textes... et la lutte de classe ? et vers un MARXISME DÉCOLONIAL / des marxistes s'inspirent de la pensée décoloniale

quant à Grosfoguel, autant le lire lui-même : Entretien avec Ramón Grosfoguel Claude Rougier – Réseau d'Études Décoloniales 2 Septembre 2016


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MessageSujet: Re: 'RACES' et rapports de CLASSES, racisme structurel ou systémique, racisme d'État... (Black Lives Matter...)   Lun 11 Sep - 1:14


race et classe... et "islamophobie"

dans les notes de lectures de la soute de Théorie Communiste, en préparation de TC26, une critique de La Fabrique du Musulman de Sidi Moussa 2016, page 2

très intéressant, ça bouge chez TC, en attendant l'Amérique noire, ils ont même découvert C.L.R. James...



extraits
Citation :
Plu­sieurs fois dans ces notes de lec­ture, nous avons exposé les rai­sons qui à un cer­tain moment, dans cer­taines condi­tions font que l’islam devient le mar­queur de la seg­men­ta­tion et de l’assignation raciale ; mais cela n’explique pas pour­quoi le groupe ainsi dési­gné et consti­tué reprend à son compte l’appellation pour se dési­gner lui-même. Pas tous bien sûr, mais c’est mas­sif et la ques­tion est incontournable. [...]

Le pro­cès de consti­tu­tion des assi­gna­tions raciales est un pro­ces­sus objec­tif dans lequel le racia­lisé n’a pas le choix de son appel­la­tion et même de sa lutte contre elle. [...]

[de la race, comme outil théorique] En par­ler, l’analyser, lui faire toute sa place, ce n’est ni l’exalter, ni en faire l’alpha et l’oméga de tous les faits sociaux. Crier « La classe ! La classe ! » en sau­tant sur sa chaise comme un cabri n’est pas plus effi­cace dans une « pers­pec­tive révo­lu­tion­naire » que de crier « La race ! La race ! ». Il ne s’agit pas de com­bi­ner les deux, comme dans une mau­vaise com­pré­hen­sion de « l’intersectionnalité », les choses sont en fait assez simples : le pro­lé­ta­riat n’existe pas préa­la­ble­ment dans une sorte de pureté théo­rique avant de comp­ter en son sein des Arabes, des Noirs, etc. Tout est donné simul­ta­né­ment mais concep­tuel­le­ment tout n’est pas au même niveau. C’est à par­tir du mode de pro­duc­tion capi­ta­liste, de l’exploitation, des classes que nous dédui­sons les construc­tions raciales comme néces­saires et le cours des luttes de classe comme inté­grant cette néces­sité.[...]

A force de se foca­li­ser sur les « for­ce­nés de l’identité » ℠ et de réduire la seg­men­ta­tion raciale à leurs acti­vi­tés, SM en arrive à dire n’importe quoi au nom de la pré­ser­va­tion de la pureté pro­lé­ta­rienne s’exprimant dans le mou­ve­ment ouvrier « allié à la petite bour­geoi­sie intel­lec­tuelle » qui, au prix d’une petite entorse intel­lec­tuelle à la « non mixité de classe », trouve tout de même sa place. [...]

On ne peut sor­tir de ces dif­fi­cul­tés que par une com­pré­hen­sion de l’« isla­mo­pho­bie » qui para­doxa­le­ment ne fait pas de l’islam le début et la fin de l’affaire (voir notes sur Haj­jat). Les mesures « isla­mo­phobes » sont des mesures racistes dont l’islam est la forme conjonc­tu­relle. Il importe alors de mon­trer et de mettre l’accent sur les rai­sons de cette conjonc­ture qui implique l’ensemble des rap­ports de classes (voir divers pas­sages dans les notes sur Guillau­min et sur Haj­jat).

En sor­tant l’islamophobie de sa vision comme rele­vant d’un « choc cultu­rel » on l’historicise comme une construc­tion raciale par­ti­cu­lière mais rele­vant des méca­nismes géné­raux des construc­tions raciales dans le MPC, on demeure de plain pied dans les méca­nismes de repro­duc­tion du capi­tal. On montre qu’être musul­man n’est pas une qua­lité inhé­rente à une somme d’individus mais une assi­gna­tion construi­sant le groupe comme tel, tra­versé lui-même de conflits entre hommes et femmes et selon les classes sociales, conflits par­fois propres mais le plus sou­vent iden­tiques au reste de la popu­la­tion dans la même situa­tion sociale. On défait l’homogénéisation induite par « l’islamophobie ».

On s’opposera aux défen­seurs de l’islam qui ont besoin d’en faire le début et la fin de « l’islamophobie » non pas au nom de la cri­tique anti­clé­ri­cale mais parce qu’on aura démonté la construc­tion de l’islamophobie, ce n’est que ce fai­sant que l’on peut alors poser, en situa­tion, si néces­saire, la cri­tique de la reli­gion parce que les adver­saires auront été autre­ment défi­nis.

On cri­tique des mesures racistes en expli­quant pour­quoi elles ont acquis cette « forme », et si on ne défend pas l’islam, on ne défend pas non plus la laï­cité. La laï­cité parle de Liberté, mais der­rière la Liberté, c’est l’Etat qui se pro­file, et avec l’Etat, le pou­voir et l’Ordre qui assigne à cha­cun, au nom de la laï­cité, sa place dans la hié­rar­chie de la civi­li­sa­tion jus­ti­fiant sa pro­mo­tion ou sa relé­ga­tion, le trai­te­ment qui lui est réservé, sa place dans la société.

le livre ayant fait un tabac chez les antiracialisateurs*, du haut d'un point de vue prolétarien singulièrement absent chez eux, ça ne va pas arranger les relations entre TC et certains de ses anciens adeptes, mais néo-trotskistes et libertaires y trouveront de quoi méditer leurs dogmes pieux

* cf les débats organisés par Mille Babords à Marseille, Publico à Paris, Le Rémouleur à Bagnolet, le SCUM de Montpellier; la présentation sans critique du NPA, du blog Zones subversives,Paris-Luttes info le trouvant « particulièrement intéressant », les compliments de Ross Wolf de The Charnel House...

DDT 21 (Gilles Dauvé) a parlé « du très bon ouvrage de Nedjib Sidi Moussa, La Fabrique du Musulman », dans « Par un tour de passe-passe ». Entretien sur l’islamophobie février 2017

avec la palme à l'ineffable Glaude Guillon dès le 17 janvier :

Citation :
Des livres qui tombent à point, comme le mot qu’on avait sur le bout de la langue, comme l’idée qu’on voulait mettre en phrases, comme l’arme que la main tâtonnante trouve au bon moment dans la bagarre.

Il y a des livres salubres, rafraîchissants, comme un courant d’air frais ou un verre d’eau dans la touffeur de l’été. Ils offrent la satisfaction de se sentir reprendre possession de son corps et de son esprit dans un temps d’orages oppressants.

Il y a des livres nécessaires, qui pour cette raison même seront combattus, souvent sans avoir été lus.

Il faut pour les écrire et les publier des auteurs et des éditeurs courageux, qui ne cèdent ni aux modes intellectuelles — niaises et abêtissantes — ni aux facilités militantes — honteuses et contreproductives —.

À l’heure où l’on trouve des «anarchistes» pour affirmer que le slogan «Ni dieu ni maître» peut être considéré comme «raciste», c’est un livre utile, salubre, et nécessaire.

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MessageSujet: Re: 'RACES' et rapports de CLASSES, racisme structurel ou systémique, racisme d'État... (Black Lives Matter...)   Jeu 14 Sep - 21:08


bingo Patlotch, Théorie communiste a des ennuis avec ses anciens adeptes devenus "anti-racialisateurs"


Des nouvelles de « Théorie Communiste, la soute »suite

B. a écrit:
14/09/2017 à 11:09 | #2
Bon, sur les limites politiques du bouquin, oui, on peut dire que SM [Sidi Moussa] n’est pas communisateur. Jusqu’ici tout va bien. Mais derrière cette note de lecture se manifeste surtout le nouvel appareil théorique de TC qui visiblement n’a pas du côtoyer assez de luttes ces derniers temps et a été contraint de piocher du côté de l’université et ses périphéries. Le premier texte « Classes / segmentation / racisation » relevait d’un coup de force où on pouvait lire des inepties du genre « Une reprise des luttes en France, dans un rap­port de forces favo­rable est en grande par­tie sus­pen­due actuel­le­ment à la lutte par­ti­cu­lière et auto­nome des pro­lé­taires raci­sés contre leur raci­sa­tion, cela ne peut se faire en niant la raci­sa­tion comme nulle et non ave­nue. » ou encore « Quelle bles­sure nar­cis­sique que de ne plus pou­voir s’identifier aux « las­cars de banlieue » ! ».

En gros, TC a un nouveau jouet, la race
. Je ne comprends pas la confusion qu’ils entretiennent entre d’une part une segmentation bien réelle, de type historique liée au développement particulier du MPC [mode de production capitaliste], et d’autre part l’utilisation du concept de race pour définir cette segmentation. Je trouve que ça ne tombe absolument pas sous le sens. C’est à dire que quand on me parle de « division raciale » qui est un état absolu, je trouve qu’on se fait juste embarquer dans la discussion du moment et qu’on apporte rien à l’analyse de ce qui fait du prolétariat sa propre limite, dans son atomisation en abyme. Parce que la question de la racialisation (c’est à dire d’un processus partant d’un pôle émetteur vers un pôle récepteur qui vise à différencier donc discriminer des catégories de la population grâce à l’idéologie de la race) n’est pas le seul exemple de division qui marche avec la baisse du coût du travail pour faire très simple (c’est bien des fois). J’ai en tête le système huku en Chine, ce fameux passeport intérieur mais on peut prendre les différents contrats de taf également.

Si on ne prend pas un peu de distance, on finit par créer des blocs superstructurels dans l’analyse, à l’image du commentaire d’au dessus sur « le privilège blanc », bientôt on verra apparaître la CMSB (classe moyenne salariée blanche) différente de la CMSR. Je trouve ça complètement ahurissant d’essayer de faire passer la pilule en appelant tous ceux qui ne sont pas « blancs » des « racisés » et faire zarma « non non on essentialise personne, c’est un processus du MPC » alors que vous ne vous donnez même plus la peine d’énoncer l’émetteur de ce processus de « racialisation », son côté labile, intermittent etc. Vous en faîtes quasiment des sujets politiques centripètes. Dites non-blancs et acceptez d’être tombés dans le panneau des entrepreneurs en race ça sera plus simple.

Derrière la sophistication de l’appareil théorique de TC, on retrouve la surface, le particulier et surtout les nouvelles lubies universitaires. La surdétermination nous perd parfois.

la « surdétermination » des « lubies universitaires » ne descend certes pas dans les quartiers, mais on voit que B. en a pris plus qu'« un peu de distance », à moins qu'il n'y ait jamais mis les pieds. Il va nous expliquer cette « segmentation bien réelle, de type historique liée au développement particulier du MPC » autrement que par « l’utilisation du concept de race. » Personnellement je me réjouis que TC ait enfin pris en main cet « outil théorique »

le label "racisé" est discutable et même discuté chez les décoloniaux, tout comme l'idée de qualifier de « priviliège blanc » le résultat d'une plus grande exploitation ou disqualification face à l'emploi, au logement, à la police... Mais enfin, en France, mieux vaut être blanc que noir ou beur, c'est comme ça, et l'on en trouve des deux côtés de la ligne de couleur (WEB Dubois) pour le vivre comme un privilège. C'est un aspect tout-à-fait secondaire dans l'analyse qui quoi qu'il en soit doit commencer par écouter celles et ceux qui sont concerné.e.s. Voilà très certainement un gros handicap pour la théorie communiste que de ne pouvoir mener ses propres enquêtes, et d'avoir recours aux livres. Une chose est de le déplorer, une autre de le dépasser

PS : et franchement, opposer à nos "racisés" les hukus des Chinois, c'est malin, et surtout avoir bien compris, comme dit Achille Mbembe, que « Le sous-prolétaire chinois est un nouveau nègre », c'est-à-dire que « la condition nègre ne renvoie plus nécessairement à une affaire de couleur. Le nègre est devenu post-racial, il s’identifie à une nouvelle catégorie de gens qui ne sont même plus exploitables et qui sont, par conséquent, laissés à l’abandon. » cf du LUMPENPROLETARIAT à la POPULATION en SURPLUS : une classe ? pour ou contre la révolution ? 9. un "lumpenprolétariat" de la mondialisation ?

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MessageSujet: Re: 'RACES' et rapports de CLASSES, racisme structurel ou systémique, racisme d'État... (Black Lives Matter...)   Jeu 21 Sep - 20:01


TC : un dépassement théorique auto-produit ?

relevé dans les notes de lecture de Théorie communiste sur L’idéologie raciste, 31 août 2017


R.S. a écrit:
du piège à son dépas­se­ment : Le refus de l’intégration est pris dans le même piège que celui que défi­nit l’intégration ou même la reven­di­ca­tion de l’égalité qui se réfère à la norme domi­nante (les contra­dic­tions et l’impasse des Marches). Lutte néces­saire, mais si la révolte et la lutte du mino­ri­taire est iné­luc­table et néces­saire, elle est un nœud de contra­dic­tions et une impasse tant qu’elle se déli­mite et s’effectue sur l’identité défi­nie et recon­nue socia­le­ment construite par le groupe majo­ri­taire. C’est cepen­dant dans ces contra­dic­tions que peut sur­gir la remise en cause même des iden­ti­tés par l’insatisfaction vis-à-vis de soi. Du fait que cette iden­tité est celle que vous vou­lez que je sois*]

RS cite James Bald­win, « je ne suis pas votre nègre » et Cas­sius Clay, « Je n’ai pas à être ce que vous vou­lez que je sois…»

il est patent que TC n'aurait pu écrire cela avant de plonger plus sérieusement dans le rapport classe/race. Sans le dire, il utilise ici mon concept d'identité de lutte avec le problème de son dépassement (du stade de la Négritude, du Black is Beautiful et du Black Power... cf abolir les classes / dépasser les identités de 'genre', 'race'... de militants et d'individus 18 juin 2014). Si le dépassement surgit des contradictions de l'identité, c'est que celle-ci n'est pas vouée à n'être que cela, comme le voient Temps Critiques et tous les "anti-racialisateurs" réduisant ces luttes à un « communautarisme identitaire » (ce qu'il arrive bien sûr à des militants décoloniaux de faire eux-mêmes jusqu'à l'inconséquence sectaire, particulièrement quand ils sont encartés dans des partis ou groupes peu présents dans les "quartiers" qu'ils prétendent représenter. C'est le double-piège dont il est question à propos d'intégration et de luttes identitaires contre elle)

cela dit, tant mieux si des concepts sérieux conduisent à des théorisations sérieuses... et dialectiques

si l'on considère la « lutte néces­saire » pour « le refus de l’intégration [...] ou même la reven­di­ca­tion de l’égalité », alors les communistes n'ont pas à lutter contre elle mais à favoriser la production de son dépassement face au capital et à l'État

si l'on considère la « lutte néces­saire » pour « le refus de l’intégration [...] ou même la reven­di­ca­tion de l’égalité », alors les communistes n'ont pas à lutter contre elle mais à favoriser la production de son dépassement face au capital et à l'État, « redoutable problème », m'écrivait RS en 2015

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MessageSujet: Re: 'RACES' et rapports de CLASSES, racisme structurel ou systémique, racisme d'État... (Black Lives Matter...)   Ven 22 Sep - 10:54



Jared Ware ShadowProof 20 jun 2017

In the infancy of the Trump presidency, a new community defense network is espousing anti-racist and anti-capitalist politics to build coalitions in cities, small towns, and rural areas across America.

Redneck Revolt recruits predominantly poor and working class white people away from reactionary politics. The organization advances an analysis of their class condition and white supremacy’s role in upholding the wealth and privilege of a small, white elite.


Cover of Redneck Revolt zine
Source: https://www.redneckrevolt.org/printable-resources

Citation :
Redneck Revolt inserts themselves into overwhelmingly white spaces—NASCAR races, gun shows, flea markets in rural communities, and country music concerts—to offer a meaningful alternative to the white supremacist groups who often also recruit in those spaces.

The organization’s growing membership comes as media pundits, the Democratic Party, and the United States’ relatively small socialist parties all grapple with how to address the plight of working class white Americans in the wake of Donald Trump’s election.

“Economic anxiety,” a term presented by the media to defend Trump’s ascension, has become an internet meme for acts of racial terror. Hillbilly Elegy author JD Vance has been paraded around to defend and mythologize the travails of working class white Republican voters.

Establishment liberals debate whether these people, particularly in red states, are worth reaching out to at all. They find the ease with which they embrace nativism, social conservatism, and racism might threaten a liberal voting coalition that includes people of color, immigrants, and the LGBTQ community.

Yet the American historical context that animates the Republican Party-working class white alliance is often absent. The historical failure of neoliberalism to present sustainable pathways out of poverty or a meaningful safety net for American workers is scarcely contemplated.

It is unfair to let poor white people off the hook for their lack of solidarity with the rest of the working class. But it is only through engagement, recognition of the failures of both political parties, and organizing for a more radically unified working class politic that these issues can be overcome.

Historically small socialist organizations like Democratic Socialists of America have gained some traction promoting socialist, or more progressive liberal, politics in the wake of Senator Bernie Sanders’ 2016 presidential bid, but Redneck Revolt is not  prescriptive in regards to how to confront the inequities of the capitalist state.

“We don’t have some grand plan for how we want to remake the world. We’re tackling a specific problem, which is white supremacy, which we find to be built into capitalism,”
said Pittsburgh Redneck Revolt organizer Shaun who, along with Mitch, spoke with Shadowproof about their organizing with Redneck Revolt.

Shaun and Mitch of spoke to Shadowproof about their work with Redneck Revolt. Their last names are being withheld because other members of Redneck Revolt have faced doxxing and harassment by militia members and white supremacists. They don’t want to put their families at greater risk.

“Our gripe with capitalism is it has utterly failed to make the vast majority of people free, because it was never really designed to,” Shaun continued.

“It concentrates wealth in the hands of a small portion of the population, it concentrates power and access to resources in the hands of a small portion of the population, and it leaves the rest of us in a state of variable abjection. It doesn’t work for anybody except the people who are exploiting the rest of us.”

Despite their lack of a prescriptive political ideology, they do have a fairly broad set of principles posted on their website. They include a rejection of capitalism, and “wars of the rich,” standing against “the nation-state and its forces which protect the bosses and the rich” and standing in “organized defense of our communities.” They declare their belief in the “need for revolution.”

Redneck Revolt’s anti-racist, anti-capitalist message seems to be taking hold in communities across the United States. The organization had just 13 chapters in January but has nearly tripled its chapters nationally in the last 6 months. The group now has 34 different branches, 26 of which are in states that voted for Trump. Multiple chapters have over fifty members.

Shaun notes the Pittsburgh chapter is representative of a wide variety of political ideologies, including “anarchists, libertarians, socialists, and even a couple of hold-out Republicans.”

Despite their diverse ideologies and backgrounds, Shaun explains that members are united by their rejection of white supremacy are drawn toward the group’s emphasis on community defense and survival programs.



Phoenix John Brown Gun Club at a MAGA rally in Arizona.
Source: https://www.redneckrevolt.org/single-post/2017/03/28/PHOENIX-MAGA-MARCH-REPORTBACK


Anti-Fascism

Redneck Revolt’s community defense strategy extends to showing up to white power rallies, where hate groups broadcast their ideology into the public sphere.

On April 29, members of Redneck Revolt traveled to Pikeville, Kentucky to counter the Traditionalist Worker’s Party (TWP) and the National Socialist Movement.

Nestled within Appalachia, Pikeville has a population of less than 7,000 and a median household income of $22,026. Ninety-five percent of people living there are white and 80 percent voted for Donald Trump.

“I’ve been to events countering the TWP before. They’re a particularly virulent new pan-white power organization,” Shaun said, reflecting on his trip to Pikeville. “They’re doing a lot of work trying to consolidate different white power movements under one umbrella, which is obviously very dangerous.”

“They’ve been very specifically, targeting Appalachia in a lot of their propaganda and organizing in the last couple of years, and as a native Appalachian, I take that very personally.”


“It was really high stress,” Shaun said, because the TWP and their allies were specific about “wanting to come armed and use Kentucky’s stand your ground laws as a threat and a bludgeon,” against those who would oppose them. “They definitely showed up in force and armed to the teeth,” he said.

George Ciccariello-Maher is an Associate Professor of Politics and Global Studies at Drexel University, where his work often focuses on left-wing political movements. He said the “result of debating and discussing with fascists and white supremacists is that you’re legitimizing their ideas. And you’re also misunderstanding how it is that those ideas function.”

“The rational idea would be to come together as poor people to fight against the system and yet that systematically doesn’t happen,” Ciccariello-Maher said. “So when you realize white supremacy functions on an irrational level, that it is a system, a structured system of institutionalized irrationality, then you begin to realize that you can’t argue your way out of it. Then you start to realize that the only thing you can do is to fight.”

“We didn’t argue your way into white supremacy and slavery, we’re not going to argue our way out of white supremacy,” Ciccariello-Maher said.

With that in mind, Redneck Revolt emphasizes the importance of teaching armed self-defense to its members and more marginalized communities.

“People need to be able to defend themselves. [We] live in a country in the world where people of color and LGBTQ people are routinely victimized and systematically victimized by the people who claim to be there for their defense,” Shaun said.

“We provide free basic firearms training to pretty much everyone who needs it. We focus on trying to provide [self-defense training] when asked for [by] communities of color and LGBTQ folks.
” Their John Brown Solidarity Fund helps community defense initiatives “get off the ground and get training.”


Redneck Revolt PGH @PghRevolt
Raising funds for Black and NBPOC revolutionaries is such an important part of our work, shout out to our comrades in Kansas
12:48 AM - May 13, 2017

Despite facing heavily armed white supremacists, anti-fascists descended from the region to protest TWP and the National Socialist Movement. The people of Pikeville stood along side them in opposition to the hate.

These confrontations have not turned violent. There weren’t brawls or property damage like has been seen in Berkeley and Portland. Violence did not break out at Pikeville, or at the proposed KKK rally in Asheboro, NC a week later, or at a MAGA rally in Phoenix, Arizona in March.

Some have speculated that Pikeville remained relatively peaceful because both sides were armed in a state with stand your ground laws, where a fight would inevitably lead to the discharging of firearms, a chilling deterrent.

The KKK never even bothered to show up in Asheboro, but the local Silver Valley Redneck Revolt managed to put together a counter-rally of approximately 100 people. Another community group organized similar numbers to march as well.

Shaun applauded the Pikeville community’s resistance. “There was a complete refusal to let that fear stop them from showing up to do everything they could to keep it from being some sort of a walk of victory,” Shaun said. “And that was intensely inspiring, because people were scared and people were afraid and they showed up anyway. And they showed up organized and in force.”

Regardless of their political affiliation, Pikeville residents “came out and took a stand, a very vocal stand against white power movements trying to move into their territory and consolidate power. In fact some of the locals were some of the loudest, most strident anti-fascist voices there.”

Survival Pending Revolution

“There’s a narrative that a lot of the media misses about rural areas,”
said Mitch, a member of Redneck Revolt’s Silver Valley chapter.

“The perception is that Appalachia and the deep south is just inundated with racist white supremacists. It’s no secret that there’s certainly a higher concentration in those areas,” Mitch said, “but there’s also swaths of disaffected people who want nothing to do with politics, who don’t think that they can be represented by politicians, and are tired of being jerked around by both parties.”

“They don’t like liberals and they don’t like conservatives. They want to take care of their needs and they’re kind of at the behest of all these other parties that are just jerking them around and they’re just tired of it. That’s part of the demographic that we have a lot of messaging to.”


Mitch described the lack of infrastructure, services, and meaningful political representation in his community in rural North Carolina as the setting where reactionary politics can easily take hold and where presidential elections generally represent a choice between two politicians with nothing meaningful to offer.

“Scattered throughout Silver Valley are some pretty low income places and very much rural ghettos in the form of trailer parks and just really low income housing that nobody bats an eye at, or tries to meet their needs, or organize with them. They’re really forgotten communities,” he said.

Redneck Revolt provides survival assistance tailored to the needs of their local community. This includes food programs, community gardens, clothing programs, and needle exchanges in addition to their armed self-defense programs.

Mitch has a garden on his property, on about ⅓ acre of land, where members try to connect with nearby low income and rural communities to provide free fresh food.

“We get people invested — time and energy wise — into working with us and finding ways to empower those communities to grow their own food, so that it doesn’t have to come just through charity. It’s not just us giving away food, it’s the community itself finding ways to come together to feed their own,” Mitch said.

In the future, Silver Valley members want to assist with distributing Meloxin and other medical supplies, and provide free clinics. “You’ve got to root yourself in the community first and see what their needs are and move to organize in that manner from there,” he said.

Considering Redneck Revolt’s vision, their embrace of the term ‘redneck,’ their belief in building solidarity with working and poor communities, their recruitment within rural white communities, and their embrace of late ‘60’s-style survival programs, it is hard not to draw parallels to the original Rainbow Coalition, and specifically to the Young Patriots (YPO).

The Rainbow Coalition was an attempt—initially lead by Fred Hampton and the Chicago chapter of the Black Panther Party in the late 1960s—to unify the Black Power movement led by the Black Panther Party, the Puerto Rican Nationalist movement led by the Young Lords, and a white working class movement led by the YPO in Chicago.

Shaun confirms that members recognize parallels with the YPO internally.

“The YPO is a huge inspiration for us, specifically because it’s one of the most visible instances of that sort of rupturing racial lines when folks from different demographics were able to step back and realize that their interests allied with one another not with a politician or a company,”
he said.

“There was a real tangible understanding that their liberation was bound up with one another’s liberation. So we draw a lot of really explicit inspiration from the YPO and the work that they did with the Chicago Panthers and the Young Lords.”

Professor Ciccariello-Maher believes that while the Young Lords should be an aspiration, organizers must be prepared for the challenges of coalitions.

“The danger of a Rainbow Coalition is that you can run into a left wing politics that, for example, asks Black Americans to stand-down with their complaints to embrace a broader coalition,” he said.

Ciccariello-Maher cited the Communist Party USA’s organizing as an example.

“I like to think of this in terms of an opposition that comes out of the old Communist Party strategy of what was called ‘unite and fight.’ The U.S. communist party, over a certain period, had a really incredible history of contributing to struggles against white supremacy in the U.S.”

“It was really the main organization accomplishing these aims, but also had its limitations—in particular, when it retreated from those struggles, it argued essentially that workers should unite and fight, meaning a kind of lowest common denominator of what Black and white workers could agree on. The result of this was really to erase the centrality of white supremacy in the workplace and in US history.”


In a modern context, Ciccariello-Maher suggests it’s “Not just how can we get together, you know can Black, white, and brown agree to fight for 15 — the question is what helps us to overcome the very real divisions of the poor and working classes and sometimes that means fighting against white workers, over racial privileges.”

“We need to see these things in motion, we need to understand the ways in which we could build a Rainbow Coalition, but one that understands the historic weight of anti-Blackness or one that understands the historical weight of Indigenous Genocide or of U.S. Imperialism in Latin America.”


Ciccariello-Maher believes W.E.B.s Du Bois’ Black Reconstruction In America provides valuable historical lessons, supporting Redneck Revolt’s principles of standing against white supremacy, capitalism, and the wars of the rich. For Du Bois, the story of the white working class is a tragedy.

“It’s the betrayal of a shared class condition,”
Cicariello-Maher said. “Du Bois is so struck by the fact that poor whites and slaves had so much in common and had so much potential for solidarity, and yet ultimately poor whites sided with the slaveowners and sided with what Du Bois called ‘the petty wages of whiteness.’ Psychological wages that make you feel better than someone else, but also material wages in the sense that you can work as a slave catcher and that’s better than not having any job at all.”

Shaun from Pittsburgh’s chapter of Redneck Revolt discussed the conditions of these “psychological wages.”

Shaun likes to tell potential members, “white supremacy is essentially a fight to be the best treated dog in the kennel.”

“All poor and working class folks suffer at the hands of the rich. We all have trouble — bordering to the point of impossibility — making house rent, paying medical bills especially these days, covering food, making sure that our children and families are cared for and it doesn’t have to be that way,”
he said.

“It’s that way because a vastly small percentage of the population hordes access to resources and they’re able to do this because they’ve managed to get one half of the working class to turn against the other half in exchange for basically preferential treatment.”

“It’s in everyone’s best interests that we as quickly and aggressively as possible dismantle that system so that poor and working folks essentially have something resembling a fair shake at a decent life.”

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MessageSujet: Re: 'RACES' et rapports de CLASSES, racisme structurel ou systémique, racisme d'État... (Black Lives Matter...)   Mar 3 Oct - 6:19


Citation :
Les nouvelles populations rencontrées en Afrique et en Amérique suite aux premières découvertes à l’époque moderne, captèrent l’intérêt des naturalistes européens qui cherchèrent à catégoriser l’espèce humaine en différents sous-groupes raciaux ayant des traits biologiques et moraux communs. De cette classification émergea l’idée de supériorité « naturelle » d’un groupe par rapports aux autres, celui de l’élite blanche européenne. Ainsi, les taxonomies raciales qui se développèrent aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles en Grande-Bretagne et en Amérique étaient et continuent d’être inséparables des questions de classe et de hiérarchisation sociale.

Argumentaire

Les nouvelles populations rencontrées en Afrique et en Amérique suite aux premières découvertes à l’époque moderne, captèrent l’intérêt des naturalistes européens qui cherchèrent à catégoriser l’espèce humaine en différents sous-groupes raciaux ayant des traits biologiques et moraux communs. De cette classification émergea l’idée de supériorité « naturelle » d’un groupe par rapports aux autres, celui de l’élite blanche européenne. Ainsi, les taxonomies raciales qui se développèrent aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles en Grande-Bretagne et en Amérique étaient et continuent d’être inséparables des questions de classe et de hiérarchisation sociale.

L’objet de ce colloque sera donc de chercher à comprendre comment ce nouveau discours racial est venu structurer l’ensemble des sociétés britannique et américaine entre le XVIIe et le XIXe siècle. Il sera ainsi intéressant d’étudier la circulation des discours de race et de classe, comment le langage racial est venu alimenter la représentation des différentes strates sociales composant ces deux sociétés. Quelle importance revêtait le corps physique dans la distinction des différentes classes sociales ? Comment les corps et les esprits des élites et des nobles étaient-ils distingués de ceux du reste de la société ? Comment l’idée de race est-elle venue justifier les notions de « sang pur » et d’hérédité ? De quelles façons certains groupes se trouvaient « naturellement » privilégiés ou « naturellement » exclus ? Les minorités sociales comme les indigents ou les femmes étaient-ils marginalisés et stigmatisés de la même manière que les Africains ou les Amérindiens ?

Une approche comparative entre les sociétés de part et d’autre de l’Atlantique ou les études diachroniques seront appréciées.

Les pistes suivantes pourront être explorées:

La généalogie et la hiérarchie familiale
La variété des espèces humaines en philosophie et chez les naturalistes
L’évolution des savoirs médicaux, de la notion d’hérédité et la hiérarchisation des populations humaines
L’évolution des discours sur la race du XVIIe au XIXe siècle
Les justifications biologiques de l’esclavage
L’hérédité et la transmission génétique de l’aristocratie
Le corps humain et ses représentations
Les représentations artistiques et littéraires de la race et la classe
La représentation de l’Africain ou de l’Amérindien en Europe
La solidarité de classe et de race
Les représentations racialisées de l’indigent, de l’aristocrate, de l’Irlandais, de la femme
La perception de l’idéal physique et du métissage
Race et nation: la supériorité ethnique/raciale anglo-saxonne
La race et l’environnement : la dégénérescence des colons américains ou à contrario la supériorité de la « race américaine »
Race et femmes,  féminité, le fait « d’être femme », ou « d’être efféminé » en rapport
Ce colloque accueillera des chercheurs débutants et confirmés de toute branche disciplinaire.

Les communications pourront être faites en français ou en anglais.

Certaines communications pourront être publiées dans des actes de colloque.

Modalités de soumission
Les propositions d’environ 300 mots et une courte biographie sont à envoyer à Anne-Claire Faucquez anneclaire.merlin-faucquez@univ-paris8.fr, Tim Mc Inerney tim.mc-inerney@univ-paris8.fr et Michaël Roy michael.roy@u-paris10.fr

avant le 30 septembre 2017.

Comité d’organisation
Anne-Claire Faucquez, Université Paris VIII, Vincennes-St Denis, TransCrits.
Tim Mc Inerney, Université Paris VIII, Vincennes-St Denis, TransCrits.
Michaël Roy, Université Paris Nanterre, CREA.
Bibliographie sélective
Balibar, Étienne and Immanuel Wallerstein. Race, nation, classe: Les identités ambiguës. Paris: La Découverte, 1988.

Brown, Kathleen M. Good Wives, Nasty Wenches, and Anxious Patriarchs: Gender, Race, and Power in Colonial Virginia. Chapel Hill: University of North Carolina Press, 1996.

Chaplin, Joyce E. Subject Matter: Technology, the Body, and Science on the Anglo-American Frontier, 1500–1676. Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 2001.

Curran, Andrew. Anatomy of Blackness: Science and Slavery in an Age of Enlightenment. Baltimore: Johns Hopkins University Press, 2013.

Dain, Bruce. A Hideous Monster of the Mind: American Race Theory in the Early Republic. Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 2002.

Davis, David Brion, Alden T. Vaughan, Virginia Mason Vaughan, Emily C. Bartels, Robin Blackburn, Benjamin Braude, James H. Sweet, Jennifer L. Morgan, Karen Ordahl Kupperman, and Joyce E. Chaplin. “Constructing Race: Differentiating Peoples in the Early Modern World.” William and Mary Quarterly, 3rd ser. 54.1 (January 1997): 7–252.

Harvey, Sean P. Native Tongues: Colonialism and Race from Encounter to the Reservation. Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 2015.

Horsman, Reginald. Race and Manifest Destiny: The Origins of American Racial Anglo-Saxonism. Cambridge, Mass.: Harvard University Press, 1980.

Nussbaum, Felicity A. The Limits of the Human: Fictions of Anomaly, Race and Gender in the Long Eighteenth Century. Cambridge: Cambridge UP, 2003.

Shoemaker, Nancy. A Strange Likeness: Becoming Red and White in Eighteenth-Century North America. New York: Oxford University Press, 2004.

Sidbury, James. Becoming African in America: Race and Nation in the Early Black Atlantic. New York: Oxford University Press, 2007.

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MessageSujet: Re: 'RACES' et rapports de CLASSES, racisme structurel ou systémique, racisme d'État... (Black Lives Matter...)   Dim 8 Oct - 19:27


classe et race au sens de classement

Citation :
Ludwig Gumplowitz parle de luttes des races. Il définit les races comme tout groupe humain ayant suffisamment d'homogénéité pour avoir un intérêt commun. C'est dans ce sens qu'il parle de race ouvrière ou de race patronale.  source

il n'est pas le seul : on trouve sinon le terme l'idée de race ouvrière sous la plume de Marx, Vallès, Zola...
Marx a écrit:
La force de travail d'un homme ne consiste que dans son individualité vivante. Pour pouvoir se développer et entretenir sa vie, il faut qu'il consomme une quantité déterminée de moyens de subsistance. Mais l'individu, comme la machine, s'use, et il faut le remplacer par un autre. Outre la quantité d'objets de nécessité courante dont il a besoin pour sa propre subsistance, il lui faut une autre quantité de ces mêmes denrées de première nécessité pour élever un certain nombre d'enfants qui puissent le remplacer sur le marché du travail et y perpétuer la race des travailleurs.
Salaire, prix et profit 1865

Zola a écrit:
La vérité était que Félicité avait des pieds et des mains de marquise, et qui semblaient ne pas devoir appartenir à la race des travailleurs dont elle descendait.
La fortune des Rougon 1871

quant à la race des patrons...

Marco Valdo a écrit:
Moi, si vous voulez le savoir, je ne suis pas de la race des patrons. Et je ne suis pas non plus de la race des serviteurs… Je suis un travailleur libre et indépendant.
Le ramasseur d'olives

Pierre Bayle a écrit:
En même temps, le même Louis Gallois est un prototype de la nouvelle race des patrons européens, ayant en six ans réussi à faire oublier les rivalités et dissensions franco-allemandes – alimentées il est vrai par des rivalités franco-françaises – pour situer le groupe à des années-lumière, très en avant dans le multinational et le multiculturel.
EADS : Passage de témoin
2011

Citation :
Homme d’affaires prospères, et acteur politique influent, il symbolise d’abord la race des hommes d’affaires Sénégalais capables de vendre le label national.

Le digne héritier de son père est de la race des patrons de la génération émergente. Jeune et instruit, il incarne aussi le savoir vivre et le raffinement.

Allo Dakar
9 décembre 2015

Citation :
Plongée dans la jungle économique, la race patronale se doit d'être un corps d'élite versé aux exercices de survie.
Comment devient-on patron ?

comme vu ci-dessus, une classe et une race peuvent nommer la même chose. Exemples : chez Marx avec « la race des travailleurs » pour « la classe ouvrière »; « la race des hommes d’affaires Sénégalais », la « race des patrons » pour « la classe des capitalistes ». On pourrait considérer qu'il s'agit plus d'un usage métaphorique concernant "race", mais à bien y regarder, il s'agit d'abord d'une manière de ranger des objets, de faire un classement :

Wikipédia a écrit:
En mathématiques, la notion de classe généralise celle d'ensemble. Les deux termes sont parfois employés comme synonymes, mais la théorie des ensembles distingue ces deux notions. Un ensemble peut être vu comme une collection d'objets, mais aussi comme un objet mathématique, qui en particulier peut lui-même appartenir à un autre ensemble. Ce n'est pas forcément le cas d'une classe, qui est une collection d'objets que l'on peut définir, dont on peut donc parler, mais qui ne forme pas nécessairement un ensemble. Quand une classe n'est pas un ensemble, elle est appelée classe propre. Elle ne peut alors être élément d'une classe (ni, a fortiori, d'un ensemble)

Marx-Engels a écrit:
Dans leur adresse dix-neuf professeurs de Halle s'expriment de même, mais ils poussent le comique jusqu'à parler en passant du « sérieux de leur profession ». Le fond de l'histoire [2], dans les deux adresses, c'est une incroyable fureur soulevée par le refus des impôts. Très compréhensible ! Plus d'impôts - et le savoir privilégié fait faillite. Il suffit que le porte-monnaie de cette race de professeurs cupides soit menacé, même de très loin, pour que toute la science jette feu et flammes. Leur monopole a ses racines dans la royauté de « droit divin ». Ils lui écrivent des adresses de dévouement, c'est-à-dire qu'ils sont dévoués jusqu'à la mort à leur propre monopole. Si le peuple obtient la victoire finale, ces messieurs sauront vite, malgré tout le « sérieux de leur profession scientifique », se mettre du côté de cette souveraineté populaire qu'ils maudissent tant aujourd'hui. Mais le peuple leur criera alors : « Trop tard ! » et se préparera à mettre un terme rapide à toute la misère de ce savoir privilégié.
La Nouvelle Gazette Rhénane n° 156, 30 novembre 1848
Des professeurs allemands donnent la mesure de leur bassesse

on peut vérifier qu'à l'origine, le mot race valait pour classer, sans connotation raciale de couleur. Je ne donne ici que les expressions le montrant :
CNRTL a écrit:
1. Vieilli, littér. [En parlant le plus souvent d'une grande famille] Ensemble des personnes appartenant à une même lignée, à une même famille. Synon. ascendance, descendance. La race des Atrides, vieille race.
Chacune des différentes lignées des rois de France. « Commença, en la personne de Hugues Capet, la troisième race de nos rois » (Barante, Hist. ducs Bourg., t. 1, 1821-24, p. 93).
− P. ext. Race humaine. Espèce humaine, l'humanité. C'est surtout dans la race humaine que l'infini de la variété se manifeste d'une manière effrayante (Baudelaire, Salon, 1846, p. 148). Tout enfant de la race humaine (Jaurès, Ét. soc., 1901, p. 199).
Race(s) future(s). Génération(s) future(s). Je n'ai pas dédié « Mes enfances » à la postérité, ni supposé un moment que la race future pût s'intéresser à ces bagatelles (A. France, Vie fleur, 1922, p. 560).
Noble, noblesse de race. Noble, noblesse par l'ascendance. Il n'y a pas en France une seule famille noble, mais je dis noble de race et d'antique origine, qui ne doive sa fortune aux femmes (Courier, Pamphlets pol., Procès, 1821, p. 120)
P. méton. Comportement attendu d'un(e) aristocrate; en partic., élégance, distinction, assurance naturelle dans l'affirmation d'une personnalité marquée. Avoir de la race; homme, femme de race. Je la trouve jolie, fine, et infiniment distinguée (...) elle a surtout de la race (Gyp, Pas jalouse, 1893, p. 96).
− P. anal., rare. Catégorie de choses ayant certaines particularités en commun. La nouvelle race des récepteurs couleur modulaires 51 cm (...) vous permet de profiter de la cou-leur pour un moindre coût d'achat (Le Point, 11 oct. 1976, p. 160).
A. − ANTHROPOLOGIE
1. Groupement naturel d'êtres humains, actuels ou fossiles, qui présentent un ensemble de caractères physiques communs héréditaires, indépendamment de leurs langues et nationalités. Race blanche, jaune, noire; race pure, métissée; races primitives, vivantes; croisement entre races;
etc.

ce n'est donc qu'en anthropologie au 19e siècle, puis en biologie au 20e, qu'apparaît le sens racial de couleur du mot race, et par conséquent même son usage raciste auparavant relevait d'un classement, d'une classe au sens de rangement (cf en mathématiques)

c'est au demeurant ce qui ressort, selon Maurice Godelier, de l'usage des divers usages du mot "classe" chez Marx, tel que je l'ai relevé le 30 août dans le sujet UNE CLASSE POUR LE COMMUNISME, sujet révolutionnaire, composition vs constitution : Ordres, classes, Etat chez Marx, Actes du colloque de Rome (18-31 mars 1990)

partant de là, comme j'en avais discuté ailleurs, il n'y a pas à mettre en cause la pertinence de « race sociale » par le PIR ou autre décoloniaux (le meilleur texte : Qu’est-ce que la lutte des races sociales ? Selim Nadi, 22 septembre 2017)


Selim Nadi a écrit:
Ainsi, contrairement à la lutte des classes qui, dans sa forme primaire, œuvre au niveau du lieu d’exploitation (autour des rapports ouvriers/patron, des conditions d’exploitation des  ouvriers, etc.), la lutte des races, sous sa forme élémentaire, se dirige, elle, directement contre l’État (ex. : révoltes indigènes de 2005, Marches silencieuses suite à des crimes policiers, etc.). Elle comporte donc dès le début, un aspect politique, même si celui-ci ne s’exprime pas en tant que tel – ici nous séparons artificiellement les rapports raciaux des rapports de classe par souci de simplicité, mais il est évident que ceux-ci sont co-constitutifs et profondément imbriqués.

le problème n'est donc pas dans l'usage de cette terminologie, qu'on trouve donc fréquent au 19e siècle, mais dans son retournement de signification, la race est ici raciale (presque mais pas que) au sens de la couleur de peau, alors qu'elle est chez Marx une race comme classe dans le rapport d'exploitation capitaliste. RS de Théorie communiste, dans sa lecture de La fabrique du Musulman de Sidi Moussa :

RS/TC a écrit:
Le pro­blème de SM c’est qu’ayant réduit la seg­men­ta­tion raciale de la classe ouvrière à ces « entre­prises » et ayant sous­crit à la légende du mou­ve­ment ouvrier, il ne peut plus voir que la classe ouvrière ne fut jamais une, que la seg­men­ta­tion raciale la tra­verse consti­tu­ti­ve­ment dans son exis­tence de classe de ce mode de pro­duc­tion. Classe et race ne sont pas dans un rap­port d’exclusion réci­proque : soit l’un soit l’autre.

La seg­men­ta­tion et la posi­tion com­mune, race et classe, ne sont pas des contraires exclu­sifs et seule­ment sub­sti­tuables.

En défi­ni­tive, la prin­ci­pale ques­tion ne porte pas sur les iden­ti­tés ou les races, mais sur le pro­lé­ta­riat lui-même qui n’est pas une sub­stance pos­sé­dant en elle sa mis­sion his­to­rique. On pour­rait sim­ple­ment répondre à SM que races et iden­ti­tés nous servent à com­prendre ce qu’il se passe et que ce n’est que dans ce qu’il se passe que se forge la « pers­pec­tive révo­lu­tion­naire ».

La lutte des classes est bien le « moteur de l’Histoire » pour par­ler comme SM, mais la ques­tion raciale n’est pas « subor­don­née à la lutte de classe » comme le dit SM à la suite de C.L.R. James, elle lui est interne

autrement dit, à sa définition près dans le strict prolétariat universel, je suis d'accord, le problème de l'articulation entre classe sociale et race sociale (Selim Nadi parle d'imbrication) est un problème de constitution en classe, et ce davantage que de composition de classe assignant les individus à une appartenance exclusive selon une de leurs autres identités sociales

recension du mot race dans La nouvelle gazette rhénane

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