PATLOTCH / le COMMUNISME, un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
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 5. LA CONSTITUTION EN CLASSE POUR LE COMMUNISME : quel sujet révolutionnaire ?

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Patlotch



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MessageSujet: Re: 5. LA CONSTITUTION EN CLASSE POUR LE COMMUNISME : quel sujet révolutionnaire ?   Jeu 28 Déc - 16:47


pas de processus révolutionnaire sans classe révolutionnaire constituée

quand des 'communisateurs' ne comprennent pas leur propre théorie...

quelques remarques sur la prolongation d'un débat chez dndf qui, s'il ne porte pas explicitement sur ma théorisation, s'y réfère implicitement et indirectement à travers les commentaires de Adé, dont dit-il les positions « doivent beaucoup à Patlotch », ainsi que les réponses qui lui sont opposées par les membres ou proches de Théorie Communiste, Pepe et Stive, dont il serait hasardeux de considérer qu'ils expriment la position de son théoricien, RS

Stive a écrit:
@Adé #38

ta ‘’« classe » révolutionnaire’’ est en réalité un parti politique avec ce qu’une cela implique de délimitation programmatique. On croit innover, on fait du neuf avec du vieux. En mettant en exergue tes trois piliers tu évacues l’exploitation qui reste le fondement de la lutte des classes et de classe.

les critiques de Stive n'ont guère d'intérêt puisqu'il ne comprend tout simplement pas de quoi il s'agit. Il est évident que dans ma proposition théorique, ni le rapport d'exploitation ni le prolétariat (en tant que classe productrice de plus-value) ne sont évacués, qu'ils y tiennent même une place structurelle mais que l'implication réciproque, l'antagonisme avec le capital, ne se réduit pas à cette seule contradiction, ce que même TC a commencé à théoriser avec le genre. Quant à moi, j'ai parlé d'implication réciproque complexe dès 2006 dans Communisation troisième courant. La critique de cette conception comme voulant construire un parti politique de façon programmatique est sans fondement

1) constitution en classe révolutionnaire et programmatisme
sont des processus historico-politiques découplés

la constitution en classe révolutionnaire n'est pas en elle-même programmatique : quand la bourgeoisie se constitue en classe pour asseoir le capitalisme comme mode de production, son "programme" intervient dans le processus révolutionnaire politique, en France à partir de 1789. La montée en puissance de la classe ouvrière, classe en soi sous les yeux de Marx, dans le processus d'exploitation au sein de la grande usine qui crée les conditions de cette constitution par la lutte de classe, n'est pas programmatique. Ce n'est qu'ensuite que le prolétariat se constitue en classe révolutionnaire, donc en parti (Le Manifeste), et c'est le début du programmatisme marxiste, dont nous avons connu l'effondrement historique il y a quarante ans

ce qui importe là, ce ne sont pas tant les classes comme "catégories sociales" (Stive) que la dynamique de leurs rapports conflictuels qui présupposent leur constitution en classes (pour soi, donc en luttes conscientes). Il est évident qu'aujourd'hui seuls les capitalistes sont véritablement constitués en classe de lutte, sous tous les aspects économiques, politiques, idéologiques et culturels (sociétaux), et c'est pourquoi se pose la constitution d'un sujet en classe révolutionnaire, problème incontournable du dépassement des contradictions que n'évacue d'ailleurs pas la théorie de la communisation


2) la théorie de la communisation pose la question de la constitution en classe du prolétariat
sur la base de son auto-négation dans le processus communisateur

cette question est commune à la théorie de la communisation et à la mienne

rappelons à Pepe et Stive que dans la théorie de la communisation dont ils se réclament avec TC, le prolétariat, s'il n'a pas de "nature révolutionnaire" (ce qui est discutable dans certaines formulations de TC), le prolétariat se constitue néanmoins en classe dans le processus de communisation, et TC ne fait bien à ce stade que l'imaginer (abstraction théorique de même que ma vision de la constitution en classe révolutionnaire en est une également). Pour la théorie de la communisation, le prolétariat se (re)constitue en classe sur une base différente du programmatisme poursuivant son pouvoir économique et politique : cette théorie ne fait bien qu'imaginer sa constitution pour son auto-abolition dans le processus de communisation

c'est donc à juste titre que Adé (#37) affirme que « Le point essentiel est celui de la constitution d’une classe révolutionnaire dans/contre le MPC [mode de production capitaliste]», alors que Pepe en vient à affirmer (#39) : « Pas de classe révolutionnaire à constituer, renforcer, imaginer. Une classe du rapport n’est en rien révolutionnaire en elle même et ne le sera jamais. C’est le rapport entre les deux qui se reproduit et peut (pourrait) exploser. »

de deux choses l'une : soit le sujet révolutionnaire ne pré-existe pas et il s'agit qu'il se constitue comme classe, soit il est de nature révolutionnaire, essentialisme prolétarien et déterminisme idéaliste : Pepe navigue entre sa position et celle de son propre groupe, Théorie Communiste...

ce point essentiel, partagé avec les théoriciens de la communisation, est donc bel et bien la constitution en classe d'un sujet révolutionnaire, qui pour eux reste le prolétariat, ce qui précisément « fait du neuf avec du vieux » (Stive #38), puisqu'il a été dé-constitué comme classe (pour soi) dans la faillite du programmatisme prolétarien et la perte de l'identité ouvrière (de classe)


3) l'implication réciproque entre classes antagoniques est un rapport entre sujets,
l'un révolutionnaire, l'autre contre-révolutionnaire

quand Pepe affirme « Il me semble que la notion même d’implication réciproque exclue toute nature révolutionnaire du prolétariat. Seul le rapport entre les deux classes peut devenir révolutionnaire...», il joue sur les mots en évacuant le sujet révolutionnaire pour conférer ce caractère au "rapport" lui-même, ce qui n'est pas très loin d'un automatisme sans sujet : l'implication réciproque signifie plutôt qu'il s'agit d'un rapport entre deux sujets, l'un révolutionnaire, l'autre contre-révolutionnaire

mauvaise polémique au demeurant puisque Adé parle de « constitution d’une classe révolutionnaire dans/contre le MPC », donc nullement en dehors du rapport. Simplement, il ne voit pas de dynamique au sein de l'implication réciproque prolétariat-capital, et c'est ici que sa formulation est critiquable, puisque dans ma vision (et je le suppose pour Adé aussi) cette dimension prolétarienne de l'implication réciproque, ou cette implication réciproque partielle via l'exploitation, participe de la problématique du dépassement comme chez Théorie Communiste mais pour qui elle englobe tout (genre et sexe, 'race', et rapports à la nature dont il n'est pas question, tout devant faire l'objet d'un « achèvement de la prolétarisation » par le prolétariat communisateur...)

le problème à résoudre, auquel s'est pourtant attaqué Théorie Communiste avec le genre, puis récemment avec la question raciale, le "prolétariat kaléidoscopique", c'est bien celui du dépassement à produire des limites d'une lutte de classe non révolutionnaire, et c'est par conséquent un problème de classe à constituer, et d'en imaginer la résolution tant qu'il n'apparaît pas explicitement pris en charge par la lutte de classe réelle et concrète, et demeure donc à l'état de prospective théorique

inutile donc d'imaginer des désaccords qui n'en sont pas par une rhétorique paranoïde pour sauver la théorie de la communisation dont on se réclame de façon sectaire, et c'est un comble en la contredisant dans le seul but de dénigrer un point de vue sans même l'avoir compris... Ce débat pourrait au contraire devenir intéressant en prenant en compte sérieusement, rigoureusement et honnêtement ce qui fait problème, accords et désaccords. On en est loin...

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Patlotch



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MessageSujet: Re: 5. LA CONSTITUTION EN CLASSE POUR LE COMMUNISME : quel sujet révolutionnaire ?   Jeu 28 Déc - 21:51


retour sur la 'conscience de classe'... conscience du capital...
conscience d'un nécessaire dépassement pluri-universel du 'pour-soi'

à constater ce qui précède, je me perds en conjectures et désespère devant l'improbabilité de débats qui en vaudraient la peine, c'est-à-dire qui confronteraient des points de vue théoriques maîtrisés par ceux qui y participent, à commencer par ceux dont ils se réclament et font la promotion, de sorte qu'ils pourraient alors exprimer des désaccords réels et argumentés. Reste donc à reformuler avec espoir et confiance que l'incompréhension ne tienne pas seulement à la mauvaise volonté, ni à une indécrottable "crétinerie" sectaire (cf LE GRAND PEUT-ÊTRE)

concernant cette question de la constitution en classe révolutionnaire, je me demande si les notions de classe en soi, classe pour soi, conscience de classe sont bien comprises, puisque les commentaires des 'communisateurs' n'y font pas référence. Il est vrai qu'elles appartiennent au vocabulaire du programmatisme ouvrier, que les théoriciens de la communisation ne les utilisent qu'en référence à cette période, et non comme notions ou concepts pour leur gouverne. Pour TC par exemple, la conscience, c'est la théorie dont les luttes sont porteuses, ce qui ne me dérange pas. C'est pourquoi l'on trouve ces notions sclérosées par les formulations dogmatiques des fossiles du marxisme ancien, qui rabâchent la même chose depuis la nuit des temps

il est vrai aussi que plus l'on voit la révolution comme un processus quasi-automatique sans sujet (ici, bien que sans nier le "moteur de la lutte des classes", Pepe s'approche du capital-automate de Postone et de la Wertkritik, et je ne suis pas le premier à pointer cette proximité entre le déterminisme de cette théorie et celle de TC), moins l'on se préoccupe de conscience de classe, d'intelligence collective des actes d'une classe, de sa subjectivité et de sa subjectivation comme celle d'individus qui la constituent par leurs activités collectives, puisqu'elle n'aurait qu'à réaliser son être, et que tout ce qui est subjectivité relève pour TC de l'humanisme théorique (critique portée par TC à Troploin, Gilles Dauvé/Karl Nesic)

ces notions, je les ai explicitées dans l'exposé principal de mon livre
:
Citation :
1. LES CLASSES SOCIALES, COMPOSITION et CONSTITUTION d'HIER à AUJOURD'HUI
1.1. les classes pour Marx, constitution historique, classe au sens générique et au sens spécifique
1.2. la bourgeoisie et sa constitution en classe capitaliste
1.3. le prolétariat, la classe ouvrière et sa constitution, classe en soi, classe pour soi

et je prends soin de les convoquer si nécessaire pour les béotiens qui prendraient le train théorique en marche. Il s'agit encore de discerner ce qu'il en reste de valide

- quand on parle en marxiste de conscience de classe, c'est lié à la classe pour soi, consciente de la nécessité de son unité comme classe des prolétaires ("Prolétaires de tous les pays, unissez-vous"), et non sauf pour les militants subjectivistes à la conscience qu'un prolétaire a d'appartenir à la classe ouvrière. En effet, peu de prolétaires ne sont pas conscients d'être exploités, donc point besoin de théorie communiste pour qu'ils le sachent, ce qu'expliquait déjà Althusser dans une introduction à la lecture du Capital

c'est pourquoi l'idée que la conscience de classe doit être en ce sens transmise par une avant-garde intellectuelle* éclairée, parti ou autre, n'a pas d'intérêt dans le contexte de notre (la communisation et la mienne) conception du communisme, opposée à la nécessité d'un parti ou d'une théorie d'avant-garde (comme la communisation en version Don Quichotte de Léon de Mattis, en guerre à mort à la démocratie quand les prolos, d'eux-mêmes, ne l'ont pas attendu pour déserter les urnes)

* voir une critique à mi-mots de la "classe moyenne contre-révolutionnaire" de Hic Salta (Le ménage à trois...), AC/Carbure, Sortir du capitalisme... Portrait du travailleur intellectuel en « capitaliste du savoir » Lola Miesseroff DDT21 décembre 2017

- la conscience de classe révolutionnaire du prolétariat aujourd'hui, comme dit Endnotes, ce serait la conscience du capital, cad du fait que le prolétariat n'existe qu'en tant qu'objet du capital, et donc qu'envisager l'abolition du capital implique d'envisager celle du prolétariat (c'est une implication réciproque, dans une reformulation propre à Endnotes de la théorie de la communisation. Voir 9. l'apparition plurielle d'une nouvelle théorie communiste ? questions parentes)

- la conscience de classe selon ma théorisation, c'est la conscience des dépassements concomitants à produire, c'est-à-dire pas seulement pour soi comme individus ou classe, mais comme dépassement de leur perspective partielle, autrement dit faussement universelle

c'est en somme à quoi s'arrêtent ceux qui ont une vision essentialiste des identités de luttes, qu'elles soient de genre, de 'race', de nation, ou même de classe prolétarienne universelle promise à tout régler, questions de classes, de genre et de sexe, de rapports à la nature, etc.

et c'est ce avec quoi la théorie de la communisation a un problème qu'elle ne sait pas résoudre du fait de son ancrage dans l'universalisme prolétarien, et qu'elle croit le résoudre par la dialectique conceptuelle ou la rhétorique de l'exposition du même : la conception prolétarienne de la communisation bute sur son impossibilité intrinsèque à résoudre la question d'une révolution universelle-plurielle. Au mieux, Théorie Communiste noiera tant et si bien le poisson du "prolétariat kaléidoscopique" qu'il finira par théoriser quelque chose approchant ma propre conception, sans le dire... RS a déjà commencé, laissons à ses adeptes le temps de le comprendre

sur ces aspects, voir le sujet 10. pour un UNIVERSALISME PLURIEL : le communisme et les particularités


d'où venons-nous, où allons-nous...

pourquoi ce débat ultra-limité à quelques personnes est-il néanmoins intéressant et fécond ? Parce que toute vision marxiste du prolétariat universel révolutionnaire trouvera un jour sa limite dans la théorie de la communisation au-delà des thèses autonomistes d'ultra-gauche, et que sa critique englobe celle de toutes ses variantes, y compris (néo-)trotskistes, bordiguistes, anarcho-marxistes et néo-opérationnistes (Negri, Viewpoint...), 7québécquiennes et CCI-Jean-Louis-Rochistes etc. Parce qu'en ferraillant avec des "partisans de la communisation" non-théoriciens mais adeptes à la remorque, nous prenons le pouls de l'état d'un débat à son acmé, dans sa plus grande tension théorique

où l'on voit qu'il s'agit à proprement parler d'un problème d'auto-subjectivation révolutionnaire par la lutte, c'est-à-dire de constitution en classe d'un sujet révolutionnaire nouveau, à la hauteur des enjeux de civilisation de la crise du capitalisme contemporain

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Patlotch



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MessageSujet: Re: 5. LA CONSTITUTION EN CLASSE POUR LE COMMUNISME : quel sujet révolutionnaire ?   Mar 16 Jan - 15:27


petite relance marxienne de la problématique

“Les individus ne CONSTITUENT UNE CLASSE
que pour autant qu’ils ont à soutenir une lutte commune contre une autre classe ;
pour le reste, ils s’affrontent en ennemis dans la concurrence”


Karl Marx L'Idéologie allemande 1845-1846

c'était à l'époque où Marx avait bien vu la constitution en classe de la bourgeoisie notamment dans la Révolution française, mais pas encore défini, comme dans le Manifeste en 1847, le prolétariat comme cette classe en voie de constitution révolutionnaire, classe depuis dé-constituée dans l'effondrement du programmatisme ouvrier et la restructuration globale du capitalisme depuis les années 1970

c'est au début de cette genèse théorique que je suis remonté pour asseoir l'hypothèse de la question que pose ce sujet et plus largement mon livre

chemin faisant, je critique les marxistes partisans du seul prolétariat universel révolutionnaire, car ils n'ont plus de base dans le cours quotidien du capitalisme pour soutenir leur position, et ne font plus qu'alimenter en boucle leur croyance

à vrai dire, il y a déjà chez Marx (citation à retrouver), l'idée qu'au fond de la misère, les individus se révoltent et font les révolutions. C'est l'idée du prolétariat comme catégorie des "sans réserve", qui n'est pas celle de la classe ouvrière productrice de plus-value, ni celle du prolétariat des salariés ou chômeurs n'incluant pas les sous-prolétaires, le nouveau lumpenprolétariat des expulsés

il ne fait pas un doute que les individus dans la misère, sauf rares exceptions, cherchent à en sortir, à survivre, mais les révoltes qu'ils fomentent dans ce but ont-elles un contenu propre à abolir le capitalisme ? Rien ne l'a démontré dans le passé, et pour moi il n'est pas crédible de fonder pour l'avenir une révolution sur un si mince espoir, quel que soit l'habillage théorique que l'on enfile à cette idée

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MessageSujet: Re: 5. LA CONSTITUTION EN CLASSE POUR LE COMMUNISME : quel sujet révolutionnaire ?   

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