PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde

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Patlotch



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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Mar 19 Sep - 21:16


tirer, se tirer vers le haut, sans se tirer ni se barrer, ou alors, comme on dit, pour se taper des barres



c pas toujours drôle

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Patlotch



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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Mer 20 Sep - 22:44


extime estime sans intimité

le forum s'est ragaillardi, et pour le coup je suis sorti de ma déprime printanière et macroneuse. L'idée d'une révolution qui viendra peut-être est meilleure que la certitude qu'elle ne viendra pas où qu'il va falloir l'attendre sans faim

j'imagine assez bien danser ma lectorate, mais la goujate ne me cause plus : malgré notre estime, nos extimes ne sont pas nos intimes. J'ai pas dit qu'elle me fait la gougueule, mais va savoir

et puis d'autres amis il faut se protéger, les protéger, c'est comme ça, extime estime sans adérance ni intimité

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Patlotch



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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Mer 20 Sep - 23:42


autour de minuit

c'est une chose de parler avec soi-même ou avec d'autres, quand ils n'entendent qu'eux. Ainsi « Je est un autre » à peu de frais auto-suffisant

comme Bill Evans dans ses Conversations with Myself, je me suis essayé, pour le meilleur et le pire, au re-recording, le problème étant de s'écouter comme un autre, un orchestre, ce qui ne vaut jamais l'improvisation collective en temps réel. Même Bill Evans n'a jamais été aussi raide que dans ces disques with lui-même,
et pourtant...




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Patlotch



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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Ven 22 Sep - 18:16


conflit de générations ?

je me moque des lutteurs de cortèges*, mais à leur âge, car je préfère les supposer très jeunes,
en 68, je n'écrivais pas, pas de tracts
et va savoir quelles conneries j'y aurais mis


* voir, à propos d'un texte de analyse et réflexion" chez Paris-Lutte.Info, l'érection qui vient (de la tête) ou la convergence des luths

j'étais assez con pour être amoureux d'une fille de CRS (bon c'était pas écrit dessus),
et en pleine révolution sexuelle, privé de la voir pendant l'occupation de mon lycée technique : double peine !
je l'ai échappée belle, car les CRS n'interviennent pas sur leur lieux d'habitation, sans quoi l'on aurait pu jouer Le Cid à l'envers
mais comme je lui écrivais des lettres enflammées (c'était le moment), mon père les interceptait avant de me foutre une raclée

naturellement, ça ne m'a pas calmé, ni en amour, ni en communisme, enfin, une fois passé l'erreur de ma vie : entrer au PCF


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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Dim 24 Sep - 18:08


la toile et moi en araignée

World Wide Web (WWW) signifie littéralement la « toile (d'araignée) mondiale ». Pour l'inventer, Tim Berners-Lee a l'idée, en 1989 année révolutionnaire, d'associer le principe de l’hypertexte à l'utilisation d'Internet


j'ai eu moi l'idée plus modeste de rendre compte des contradictions du monde contemporain, du moment actuel du capitalisme et des luttes en son sein, par ce forum ou tout est relié, par la structure du plan et les liens entres les sujets, ou à d'autres sources en ligne, par des liens hypertextes

c'est indéniablement pour moi une supériorité du livre numérique, avec accès direct aux références citées, sur le livre papier, même si celui-ci reste irremplaçable pour une lecture avec prise de notes (encore que je m'en passe; le faisant à l'écran), ou une lecture de plaisir (romans, poésie, livres d'art... là je ne m'en passe ni ne m'en lasse)

je regrette, dans le nettoyage pour écrire mon livre du capitalisme à la communauté humaine, UNE CLASSE pour LA RÉVOLUTION, d'avoir supprimé ou pas ajouter ces liens internes ou externes. C'est une perte qu'il aurait suffit d'admettre pour la version traitement de texte ou PDF, et encore...

quoi qu'il en soit, patiemment, je continue à tisser ma toile théorique, dont mon fantasme (de théoricien) est qu'elle soit aussi solide que celle d'une araignée : même si Le fil d'araignée n'est plus le matériau le plus solide du monde animal, il reste plus solide que l’acier dont le vieux communisme était dit-on trempé (Et l'acier fut trempé, Nikolaï Ostrovski, 1932)

voici un résumé métaphorique de la question, vu de ma terrasse














la petite bête, photos Patlotch 2014

mon destin est d'Icare, pas appelé à régner,
mais qui brûlera un livre s'il n'est pas de papier ?


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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Lun 25 Sep - 15:27


pouvoir rester absolument autodidacte

plus j'avance, ou du moins j'évolue, dans une tentative de théoriser "la totalité", plus chaque dimension me semble devoir faire l'objet d'une étude pour elle-même, ou plutôt de son point de vue sur le tout

il faudrait tout pouvoir reconsidérer par soi-même

c'est vrai quand on prend les choses de la réalité comme données objectives, par l'information, les livres, les films..., mais c'est vrai aussi pour les pensées élaborées, les philosophies et les théories d'hier ou d'aujourd'hui, qu'il faudrait pouvoir lire dans le texte, et non de deuxième ou énièmes mains critiques, qui sont le plus souvent entachées de déformations

alors on apprend, ou réapprend à apprendre, et l'on ne cesse d'avoir des surprises

en un mot, il faudrait rester absolument autodidacte

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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Mar 26 Sep - 15:49


pouvoir rester absolument indépendant

en écoutant Louis Guilloux - l'émission Le métier d'écrire -, je retiens qu'il ne voulait « dépendre de personne et, en particulier d'aucun d'imbécile. »


2010

Citation :
Comment Louis Guilloux, fils de cordonnier, pauvre et sans diplôme, devient-il l’auteur du Sang noir, œuvre reconnue comme exceptionnelle dès sa publication en 1935 ? S’appuyant sur les documents inédits du fonds d’archives de l’écrivain, Sylvie Golvet analyse les difficultés du parcours : exigences éditoriales, participation indispensable à des réseaux d’amis, apprentissage des techniques d’écriture, nécessité de s’exprimer dans les débats, danger d’être enfermé dans une image de romancier du peuple. La lecture des œuvres de Guilloux gagne à être éclairée par la connaissance croisée des contraintes du métier et des enjeux littéraires et idéologiques de l’entre-deux-guerres.

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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Mer 27 Sep - 11:31


Marx, émois, et moi ?

vous me direz que je ne sais pas ce que je veux, je parle de ce film, Le jeune Karl Marx, comme d'un événement à ne pas rater, que j'aurais presque attendu, et n'étant que je suis privé de sortir par quelque maladie, j'y serais allé aujourd'hui

au fond, j'ai très peur, non d'être déçu, mais de garder en tête ces images au point de ne plus pouvoir trouver mon Marx à moi, comme de ces films adaptant des romans dont ils vous imposent à jamais les images

comme toujours, c'est le cul qui passe le plus mal, viol d'une intimité à laquelle aucun "artiste" n'a le droit de toucher



les échanges de lettres entre Marx, Jenny et Engels, auquel ce film de Raoul Peck emprunte autant qu'aux textes les citations mises dans la bouche des acteurs, ces lettres sont introuvables en traduction française comme les volumes de la Correspondance Marx-Engels (éditions Sociales) sont à peu près épuisés. Personnellement, les textes, je les connais, les lettres, c'est de les lire que je me ferais mon cinéma, mon Marx à moi

mais j'irai quand même le voir, avec ma compagne, car depuis 25 ans je la bassine avec Marx dont je ne crois pas qu'elle ait jamais lu une ligne, ou peut-être dans quelque essai ou roman japonais. Va savoir



Hajime Kawakami
traducteur du Capital en japonais
1928 Marukusushugi keizaigaku (Marxist Political Economy)




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Patlotch



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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Jeu 28 Sep - 11:19


ce que je crois ?

si je devais faire une lecture symptômale des théories communistes diverses et variées que je découvre et redécouvre sans cesse en les comprenant mieux, je discernerais deux grandes tendances :

- une à surestimer la théorie, c'est-à-dire à la croire en avance sur les luttes, par conséquent à considérer que les luttes doivent apprendre d'elle

- une autre à surestimer les luttes, en pensant qu'elles contiennent de façon inhérente une substance révolutionnaire que la théorie devrait déceler et mettre en évidence

l'astuce suprême fut trouvée par Théorie Communiste prétendant ne faire que mettre en forme de « théorie au sens restreint » ce que nous lui apprennent les « luttes théoriciennes »

mais ce qui me frappe, c'est combien ces théories sont toutes adéquates à la situation actuelle, y compris les plus saugrenues (cf Renouer avec l’Histoire. À propos de quelques propositions pour « aller au-delà du cortège de tête » et du regard porté sur nos actions, sans crainte de ridicule avec un grand H à une Histoire fort mal renouée), dans le sens où elles sont quand même toutes plus paumées qu'elle ne veulent bien le dire

que ces théories se surestiment ou qu'elles surestiment les luttes, elles me paraissent toutes plus optimistes que la mienne, qui ne voit rien venir y compris de ce qu'elle imagine seulement possible comme émergence d'une voie révolutionnaire * : optimistes dans un modèle entre déterminisme, structuralisme et romantisme révolutionnaire, ou optimistes dans la compréhension de ce que les luttes contiendraient en germe ou annonceraient d'un tel modèle, comme si l'on ne pouvait faire de la théorie communiste sans y croire

* en vérité, je n'ai pas encore vraiment cherché sur les critères renouvelés depuis mes "enquêtes" des années 2014-2016

avouer que je crois assez peu à ce que je fais, c'est certes déconcertant. Il faut croire que faire de la théorie communiste relève d'une foi sinon d'une croyance. Dans mon étude 1. COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI, et RÉVOLUTION, j'aurais sans doute dû insister davantage sur la différence : une foi peut s'appuyer sur des vérités de la réalité, une croyance pas nécessairement. Quand la foi communiste ne s'appuie plus que sur une croyance, comment parler encore de théorie ?

pas moins de 32 auteur.e.s ont écrit, chez Grasset, leur "Ce que je crois", qui sont loin d'être tous des croyants au sens religieux du terme. Il y manque au demeurant au moins celui de Jacques Duclos en 1975, donc sûrement d'autres, à quoi il faudrait ajouter tous les "What I Believe", de Tolstoï en 1885, Emma Goldman en 1908, Bertrand Russell en 1925, etc.

ce que je crois ? Va savoir... Si je le savais, je ne le chercherais pas

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Patlotch



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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Mar 3 Oct - 18:21


complété du 1er octobre

mariages consanguins et réseaux (a-)sociaux

je ne sais pas bien comment le formuler : enfermement ? sectarisme ? dogmatisme ?

j'ai maintes fois reprocher aux militants de l'ultragauche leur sectarisme, leurs habitudes d'être collés ensemble, de ne se référer qu'aux écrits de leurs "camarades", etc. Mais il s'agit en vérité d'une maladie générale. La plupart qui ont la certitude d'être dans le vrai, avec des idées arrêtées (sic), ne sont pas curieux de celles des autres, qu'ils écartent et classifient avant même de les connaître

un excellent test est tweeter, avec les listes d'abonnés et d'abonnements. Cela fonctionne par chapelles, coteries, en bandes, qui se retweetent entre elles, si bien qu'être abonné à l'un suffit pour tout recevoir des autres. Aucun milieu n'y échappe : marxistes, anarchistes, décoloniaux, féministes... de telle obédience. Règle générale qui a bien sûr ses exceptions

c'est pourquoi j'ai si peu d'abonnements (63),- je les fais tourner -, et par suite sans doute très peu d'abonnés (70), malgré l'amplitude de mes centres d'intérêts et de mes propres tweets, assez rares

je pense que beaucoup n'aiment pas cette ouverture, qu'ils la trouvent suspecte, ou ne permettant pas de te cerner, de te ranger dans un de leurs tiroirs, retour à la case départ, loin de la case rebelle*. Quoi qu'il en soit, au delà d'un certain nombre d'abonnements, on est inondé et il est humainement impossible de lire tous ceux qu'on suit. Quant à renvoyer l'ascenseur quand tu commentes ou apprécies un tweet, les femmes sont généralement plus généreuses que les hommes

* cf @CasesRebelles et l'excellent blog Cases Rebelles, pas si afrocentré que dit dans sa présentation, mines de documents historiques, textes théoriques ou littéraires...

les plus ouvert.e.s sont peut-être les écrivain.e.s, du moins quand ils ne sont pas eux-mêmes enfermé.e.s dans la "littérature", et par suite, même militants, ceux qui écrivent pour penser avec les autres, au besoin contre

je l'ai vérifié sur facebook également, où je suis inscrit en observateur discret  Rolling Eyes  et muet  Shocked , les 'réseaux sociaux' amplifient le caractère communautaire, voire communautariste, de tous les militantismes. Cela n'a pas beaucoup changé depuis les ordres de moines et autres sectes missionnaires, avec bien sûr plus ou moins des succès qui fondent et font les vrais églises, de la Papauté au Komintern

je me suis certes enfermé de la sorte plus d'une fois, à mes débuts au PCF dans les années 70, à mes débuts en 2005 dans le courant de la "communisation". Dès qu'on sort de la stricte ligne générale, on est marqué, on n'est pas un "bon camarade". Au demeurant, j'ai subi au début de mes relations avec Meeting une sorte de "procès stalinien" ultragauchiste, parce qu'un nouveau voulait bien en être, à condition que j'en sois exclu, étant soupçonné d'allégeance au "démocratisme radical". J'ai surpris, lors d'un Summermeeting, un éminent théoricien en train d'écouter ma conversation au téléphone (son image en reflet dans la fenêtre de ma chambrée). L'esprit flic, tout simplement, le soupçon... Rien à envier au PCF, mais en pire, parce que dans ce parti (encore) de masse, il y avait, surtout après 68 en pleine décomposition politique, une vraie diversité sociale et au fond, à la base, assez peu de camarades suffisamment dans la ligne pour être aussi sectaires que dans les groupuscules

jamais je n'aurais pu vivre comme ça, et je me suis toujours demandé comment on pouvait, en toute sincérité, vouloir et proclamer la liberté, ou l'émancipation, des individus, et être soi-même aussi rangé, cocopiné et clopinant boiteux de sa personne, avec la béquille du groupisme



1930s UK The New Coterie Magazine Cover

bref, je ne dirais pas avec Jacques Camatte que « je n'ai pas d'ennemis », mais que « l'enfermement s'abolit », oui

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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Mar 3 Oct - 19:39


les amis des amis... de couleur
dans la ligne* sans la dépasser


Blanc vous m'appelez,
et bien oui, blanc je suis.

N'allez pas le répétez
mais le Blanc vous emmerde !

je peux maintenant l'affirmer comme une vérité générale parce que vérifiée généralement à de rares exceptions près, les milieux décoloniaux en France, que ce soit les leaders politiques et universitaires ou les militants notamment sur les réseaux sociaux, ont une attitude racialiste consistant à refuser le débat avec des Blancs dès lors qu'ils leur apportent la moindre critique ou ne leur servent pas de marche-pied, bien que du "champ politique blanc", comme la nébuleuse trotskiste, les municipalités de gauche accueillantes ou les camarades syndicalistes utiles aussi pour fournir le matos (un peu comme à Nuit Debout) : opportunisme en réciprocité loin des cités

de même sont systématiquement privilégié.e.s des figures historiques ou théorien.ne.s non-blanc.he.s, pas seulement pour les faire légitimement connaître (merci), mais comme si les Blancs avaient dans leurs gènes d'être par nature racistes ou sans intérêt pour leur cause, qui prend ainsi sa couleur communautariste et politicienne. Comme dit un ami, « ils se comportent en miroir de l'idéologie française »

j'ai soutenu de toute mon énergie la Marche de la dignité en octobre 2015, je n'ai pas critiqué au contraire, car je le trouve légitime, le caractère non-mixte du camp décolonial et d'autres initiatives, mais je serais inconséquent de ne pas le faire concernant un comportement politique aussi méprisable et dangereux que celui de certains "camarades color-blind"

autant dire que leur "déconstruction" n'est pas allée jusqu'à remettre en cause le double piège de l'identité dans lequel ils semblent s'enfermer plutôt que se battre pour la dépasser

je n'en fais pas une question personnelle, mais théorique et stratégique. C'est évidemment déplorable et quelque part tragique, parce que le message pluriversel de la pensée décoloniale est complètement dévoyé. Voir le nouveau sujet pour un UNIVERSALISME PLURIVERSEL, le communisme universel !

Patlotch = zéro division, dans les deux sens du terme : personne à convaincre de s'embarquer avec eux, et une cohérence à gagner, la mienne, en théorie et sur parole

autrement dit, ce n'est pas comme ça que je vais me faire des amis, ni intimes ni au sens desdits réseaux sociaux, mais bon, hein, choisir, c'est renoncer


* cf La ligne de couleur : COLOR LINE, W.E.B Dubois


LA RACE

tu as la classe
rien de vulgaire
fais pas la guerre
des classes

n'insulte personne
et me soupçonne
j't'aimais naguère

mais je t'embrasse
comme on dit « merde ! »
j'suis un voyou
une racaille

j'ai la mitraille
dans le caillou
fuck you !


Fosobo 3 octobre 2017, 19:51
version modifiée de LA CLASSE


sonnet 408


8. poèmes et contes pour en causer


Selma et CLR James

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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Mer 4 Oct - 16:01


dilettantisme

j'ai parfois le sentiment de n'agir (écrire) qu'en dilettante, de m'occuper, c'est-à-dire me désennuyer, pour mon seul plaisir; parfois de n'écrire qu'une sorte de roman, le récit d'un communisme improbable mais non impossible, et somme toute pas moins réaliste que certaines utopies théoriques

je le fais à distance de tout milieu où d'autres, philosophes, théoricien.ne.s, militant.e.s, se rencontrent et se parlent directement, ce qui ne m'empêche pas de débattre avec eux sans les dé-ranger (chacun son rang, son ordre extérieur), et sans qu'ils ne me dérangent plus qu'en prises de tête toutes personnelles (chacun son désordre intérieur) : avec ou sans estime, voilà l'extime

de ce que je fais ne pourrait se tirer aucune idéologie, et peut-être est-ce au fond en quoi cela ne peut produire que peu d'effets, ou seulement sur quelques esprits aussi peu militants que moi, dans le sens où, s'ils (en) font quelque chose qui ne laisse pas froid, peu leur chaut de convaincre




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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Jeu 5 Oct - 14:31


une belle tranche de vie et d'extimité

Explosons les codes sexuels ! Une ancienne du FHAR parle

Lola Miesseroff avec Gilles Dauvé, DDT21, septembre 2017

j'aime assez cette façon décoincée de faire la vie et la théorie, qui me semble plutôt éloignée de ce qu'est devenu le milieu théorique radical, pour autant qu'à l'époque ait été très répandue cette authentique liberté de ton et d'action, et non seulement de mode post-68tarde obligée (partouzes, etc.). Tout cela me paraît fort sain et témoigner qu'il y avait alors une forme de critique par rapport à laquelle, aujourd'hui, une certaine pudibonderie, un esprit de sérieux et un manque patent d'humour me paraissent plutôt régressifs pour ne pas dire 'réacs', et « leur musique à chier »

la révolution sera sexuelle ou ne sera pas


1961

mais bon, de chacun selon sa vie, à chacun selon ses envies

ajout 5 octobre

je ne résiste pas à l'ajout de ces bonnes lignes de Lola en juillet 2008, extraites de Voilà pourquoi je ne participe pas au Meeting Camp :

Citation :
Cette rencontre doit se dérouler sur les bases et les auspices de : Meeting, TC, Senonevero, New Cycle, Riff Raff. On est là dans un ’créneau’ pour le moins étroit, bien loin du projet initial de Meeting, et cela va sans doute de pair avec la disparition du septième paragraphe de la plateforme, où il était notamment question de faire travailler les textes de la revue à travers la confrontation et la reconnaissance mutuelle, projet forcément peu fécond, voire intenable, dans un tel ’entrenouïsme’.

La position s’affirme ici raide, arqueboutée notamment sur le concept de communisation, dont le bien-fondé serait comme indiscutable. Or, plus le temps passe, plus il me semble que ce concept, même s’il n’est pas sans pertinence, est flou et sans grande valeur d’usage ; il vise à nommer quelque chose que personne ne peut décrire autrement que comme l’immédiateté de la révolution, ce qui est tout de même une sorte de plus petit commun dénominateur du ’milieu’ et ne devrait guère (si l’on est de bonne foi) ne soulever, finalement, que des objections de type ’technique’ : comment saura-t-on reconnaître le moment où la communisation va démarrer ? Comment le prolétariat va-t-il pouvoir s’abolir en abolissant les classes ? Devra-t-on ou non mettre tout de suite en œuvre une façon communiste de produire les pommes de terre ?
[...]
La liste des acteurs de la base de discussion est un leurre manifeste et, de fait, il s’agit, comme toujours, de discuter sur les bases de TC, avec les concepts et les méthodes de TC, toute contradiction ou déviation devant rester soigneusement encadrées, avec l’appauvrissement qui ne peut qu’en résulter. Finalement on peut se demander comment la théorie communiste agissant en tant que théorie communisatrice peut abolir les théories concurrentes sans s’abolir elle-même.

Or, j’ai tendance à penser que le ’système TC’ est enfermé dans sa propre spirale, avec une grille d’analyse en forme de moulinette multi-fonctions (d’autres disent : boulevard circulaire) et qui ne marche que sur la base de concepts élaborés au fur et à mesure des nécessités tant théoriques (les plus pertinents, comme L’Implication Réciproque entre les deux classes du capital, par exemple) que polémiques (les plus faibles, selon moi, tel L’Écart ou comment décrire la facette potentiellement révolutionnaire de toutes les luttes ’intéressantes’ qui se présentent et tenter de gérer théoriquement, pour le coup le ’grand écart’ entre la nécessité de l’auto-organisation comme premier acte de la révolution et la critique de l’autonomie).

En outre, TC bute, à mon avis, sur les limites même de sa démarche théorique : l’étude et la critique restent centrés, logiquement, sur le rapport d’exploitation et ce n’est que dans la communisation mettant fin à ce rapport que la vie quotidienne et les rapports inter-individuels seront à réinventer.
[...]
Ce qui me sépare aussi de TC (et cela depuis toujours), c’est la théorie comme activité séparée de la vie quotidienne et de sa propre activité dans les luttes (même si, dans les deux cas, on entend bien ne pas se séparer de ’ses bagages’ théoriques), activité spécialisée (même si la théorie dite ’sérieuse’ demande un travail de spécialiste acharné) destinée à des spécialistes munis du bon décodeur. Je persiste à penser que, aussi complexe que soit un raisonnement, il est toujours possible de le rendre clair et compréhensible à un grand nombre de lecteurs, pourvu qu’ils en aient suffisamment envie et/ou qu’on ait su leur en donner envie.
[...]
Mais, comme il n’y a à l’heure actuelle que TC sur le terrain de la théorie cohérente, TC conserve mon adhésion pour ainsi dire par défaut et ce que j’ai envie à présent de développer, ce n’est pas une critique de TC pas plus qu’un retour vers l’IS, mais une vision du monde (et de la révolution) et des pratiques permettant :

- une critique globale du capital qui intègre notamment celle de la vie quotidienne, de la marchandise et de son fétichisme, de l’idéologie et des représentations spectaculaires qui la véhiculent, de la démocratie sous toutes ses variantes (représentative, alternativiste, radicale ou non, directe)… quitte à y utiliser les outils de TC lorsqu’ils sont adéquats de redonner à la théorie le caractère d’un outil de combat qui sache être drôle, poétique et passionné et, pour cela justement, subversif de dire et faire savoir, autant que faire se peut par des moyens non orthodoxes (dans leur forme, leur ton, leur contenu)

Parce qu’enfin, à quoi sert de comprendre le pourquoi et le comment de la question irakienne ou de la multiplication des concentrations et licenciements, les lutte des cheminots ou des enseignants ici et ailleurs si ce n’est pour en avoir un usage dans notre vie et notre pratique de tous les jours et se contenter d’en parler ex cathedra ? A quoi cela sert de critiquer les démocrates si ce n’est pour pouvoir les combattre là où on les rencontre ?

A quoi ça sert de ne croire ni à dieu ni à diable si ce n’est pour affronter les différentes variétés de curaillons (des vrais aux
propagateurs du besoin de ’spiritualité’) ?

A quoi ça sert de proclamer la possible communisation de ce monde, si l’on n’est pas fichu, par delà la critique indispensable du rapport d’exploitation dans le travail, d’au moins faire aussi la critique de ses rapports de pouvoir, de couple, de groupes amicaux et/ou tribaux, des formes de domination réelle de la pensée et de la vie quotidiennes ?

Autrement dit, ce que je cherche aujourd’hui, c’est à rompre la coupure épistémologique entre les/mes/nos ’années IS’ et les ’années TC’. Il ne s’agit d’arriver ni à une synthèse ni à un syncrétisme, mais à un dépassement ouvrant sur un nouveau champ de réflexion et de lutte.

Alors, je vous le demande, qu’irais-je faire au Meeting Camp ? Une telle ’blaguette’ y serait de mauvais goût et ma présence plus qu’importune…

j'étais à ce Meeting Camp, n'ayant alors pas l'expérience de Lola... J'ai vu ce fonctionnement où TC évitait avec soin la controverse sur les points mettant en péril l'existence même de la revue (ce notamment avec Endnotes, 5 ans avant la rupture dans Sic), j'ai vu la manipulation, et reconnu, en très petit, les manières qualifiées ailleurs de "staliniennes". J'ai failli en partir la deuxième nuit, que j'ai finalement passée à la belle étoile. À la suivante invitation, j'ai répondu - non merci, je ne suis pas le boy scout de Théorie communiste

j'ai trouvé tout ça et ce milieu en général ni drôle, ni poétique, ni passionné que par lui-même, plus orthodoxe que subversif, constipé, repoussoir, repousseur, et poussiéreux


Rolling Eyes

PS : petite question annexe en rapport avec l'entretien de Lola à propos de la signature par Roland Simon, en 1971, du tract de rupture avec le FAHR, Et voilà pourquoi votre fille est muette : comment RS a-t-il pu, après avoir eu la chance de vivre ça,- de l'avoir vécu avec Lola -, refouler 35 ans durant, et n'accepter qu'en 2007 la domination masculine (dite "contradiction de genre") comme un problème théorique majeur pour la théorie communiste ?

ma réponse est que, suite à j'ignore quel traumatisme, il le refoulait et d'autres aspects de la question, notamment d'assumer comme nécessaire l'expression théorique à titre personnel, qu'il juge chez moi "comble du narcissisme" tout en me piquant des idées qu'il signe de son nom, par cette fausse modestie masquant le problème des individus pour le communisme, et ça au nom du prolétariat universel auquel n'appartiennent pas, sans aucun doute aucun, les "partisans de la communisation" qui chargent le prolétariat d'une mission que, s'il la comprenait comme en disait Dostoïevski, il n'aurait sûrement pas envie de mener dans leurs termes : à l'échec


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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Ven 6 Oct - 15:08


offrir à penser, rire, pleurer...

si faire de la théorie communiste est une activité sérieuse et passionnée, parce qu'elle porte sur le drame tragique de la vie sous le capital et veut le dépasser pour commencer par la pensée, l'imaginaire, elle n'est pas une passion triste (Spinoza)


Citation :
Q : L'humour est-il un élément essentiel de l'univers Solalien ? Je pense à "A non".
R : Ce n'est pas uniquement musical, je ne conçois pas la vie sans dérision, sans humour. Les choses qui ont de l'humour me paraissent aussi importantes que les choses très sérieuses. Cela tient aussi lorsque je joue : la citation a un côté évidemment humoristique. A une certaine époque j'en abusais même. Maintenant cela m'intéresse moins qu'avant, mais je ne refuse pas une idée quand elle arrive; j'en joue trois notes et je dévie le plus vite possible de façon à ce que cela reste du domaine du clin d'œil.

On ne peut pas vraiment se prendre au sérieux, mais on peut prendre évidemment son travail très au sérieux, parce que lorsqu'on travaille, on oublie toutes les contingences de la vie, on oublie le temps qui passe, la fatigue... Il ne faut pas avoir peur de se critiquer soi-même, de se tourner en dérision pour arriver à avoir une vue plus juste de la réalité, mais quand on travaille, quand on est en concert, on ne pense pas à toutes choses-là.

Q : Quels sont les sentiments, les images, que vous cherchez à faire passer ?

R : Mon rêve serait de faire physiquement pleurer toute une salle, et tout de suite après, la faire rire aux larmes. Les grands comiques comme Chaplin ou Bourvil sont des gens qui savaient vous faire rire et pleurer. Les très grands font passer toute la gamme des sentiments.



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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Ven 6 Oct - 18:59


l'envie de théorie
à l'envers du jargon

Lola a écrit:
Je persiste à penser que, aussi complexe que soit un raisonnement, il est toujours possible de le rendre clair et compréhensible à un grand nombre de lecteurs, pourvu qu’ils en aient suffisamment envie et/ou qu’on ait su leur en donner envie.

moi aussi, mais on ne peut pas écrire pour tout le monde de la même façon, au même niveau de connaissances exigées, dans le même registre de langage. Pourtant il faudrait pouvoir offrir à tout le monde de quoi nourrir sa propre exigence de penser, et féconder en retour des échanges : comment serait-ce possible avec qui n'a en tête que te discréditer, t'éliminer du marché de la concurrence théorique ?

Marx savait écrire « clair et compréhensible », exemple dans Salaire, prix et profit, texte propédeutique qui, bien sûr, ne permet pas la discussion au niveau de certaines pages du Capital, mais qui peut « donner envie » de les lire

du côté des adeptes de la communisation, et même de ses théoriciens quand ils se mettent à simplifier leur théorie, on n'a bien vite plus que le pauvre résultat binaire, répété à l'envie, la leur, comme une mantra par les perroquets du milieu : une catastrophe !

je me souviens aussi de Lola disant que comprendre les textes théoriques exigeait tout un bagage, et dieu sait que même ne partant pas de rien, j'ai dû m'y coller avant d'être à hauteur d'interventions pertinentes, et pas à côté de la plaque comme au début

et puis l'on est en retour récompensé, car comme disait Brel, « l'inspiration, c'est l'envie »

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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Lun 9 Oct - 15:27


de la diversité des langages pour dire les choses :
théorie, poésie, et langages, communs et différences,
et du langage courant quotidien

j'ai parlé plus haut de la nécessaire diversité des langages selon ce qu'on à à dire, à qui et pourquoi, pour quoi... et souvent joué dans des rapports entre théorie, poésie et humour, un peu partout et dernièrement dans poèmes et contes pour en causer; un temps j'ai cherché un langage unique, qui serait le mien, et je me suis aperçu que personne ne le saisirait plus. Ainsi en va-t-il des œuvres auto-référentielles, que ce soit en philosophie (prenez Derrida, quelle que soit sa pertinence à "déconstruire"...), ou en poésie (la poésie philosophante et savante de la seconde moitié du 20e siècle...)

à force de mettre sur le métier, les métiers, de la théorie et de la poésie, je pense avoir cerné ce que leurs langages ont en commun et ce qu'ils ont de spécifiques, quand ils partent des mêmes objets, des mêmes choses à dire avec des mots. J'ai longuement abordé ces questions dans mes notes poétiques depuis une quinzaine d'années. J'y reviens ici le plus simplement et clairement possible. Je n'en parle pas en savant linguiste, mais d'après mon expérience

que le besoin de la théorie pour la poésie est réciproque, l'ont montré Meschonnic, Bonnefoy et avant eux dans et par leurs poèmes Rimbaud, Mallarmé, Aragon... J'en parle pour qui sait lire et n'en juge pas par-dessus la iambe, des poèmes qui restent poétiques, pas de Paul Valéry, ce brillant besogneux assassin de la poésie, comme l'a bien vu Cioran, ainsi que d'autres qui brillent assassinent la théorie en énarques de la séparation élitaire, par le langage

1) la théorie et la poésie cherchent  à dire les choses avec justesse par des mots. La théorie avec une précision quasi univoque, la poésie dans l'ambivalence autour de l'objet. C'est comparable à la mise au point en photographie, avec plus ou moins de netteté ou de flou, mais toujours assez pour qu'on y reconnaisse la chose. Voyez de même en peinture, entre le classicisme et les impressionnistes, Raphaël et Monet, Velasquez et Picasso, les aplats au Moyen-Âge et ceux de Matisse, etc.

2) en art, l'œil, le regard, c'est-à-dire le corps-cerveau, reconstruit l'objet à travers ce que l'œuvre, comme sujet, lui montre. C'est un sentir/saisir plus qu'un saisir/comprendre. Comme me le faisait remarquer Francis Bailly, physicien des solides et philosophe, à propos de mes collages, nous sommes tous gestaltistes, c'est-à-dire que nous prenons la forme (la silhouette, l'apparence) pour le contenu, la chose, tel un enfant qui s'effraie la nuit de voir des monstres dans les arbres

3) en théorie, comme en philosophie, le cerveau est convoqué à comprendre intellectuellement, rationnellement, par l'esprit plutôt que le corps,

4) et l'on perçoit donc le besoin réciproque que théorie et poétique ont l'une de l'autre. Ce que certes disent Deleuze et Guattari dans Qu'est-ce que la philosophie ? (1991), concernant les relations entre arts, sciences et philosophie, relativement aux percepts, affects et concepts, mais en subsumant le tout sous la philosophie (titre du livre), et à mon sens par là en reviennent-ils en-deçà du Marx des Thèses sur Feuerbach. Normal, ils n'ont jamais tenu un pinceau ni même une caméra, écrit une "ritournelle" de musique, des poèmes peut-être, alors bon, je veux bien, la philo comme "pratique théorique" et la "clinique psychiatrique" comme pratique du monde intérieur-extérieur, mais la praxis a une exigence : faire par soi-même

5) à ces différences et points communs correspondent des états d'esprit différents

- en commun, la concentration, être à ce qu'on fait, et pas la tête ailleurs

- différence d'état d'esprit, la théorie relève de la raison, la poésie de la sensibilité (qui est autre chose que la subjectivité et plus encore le subjectivisme, confusion que font les matérialistes vulgaires, un certain ponte de la communisation inclus)

6) cette différence d'états d'esprit et de fonctionnement du/des langage/s (voir les points 1, 2, et 3) induit des pratiques, autrement dit des fabriques, des techniques, différentes relativement à la syntaxe, au rythme, au son et au sens des mots matériaux du langage

- dans la théorie, on s'efforce d'utiliser les mots dans un sens précis et unique (point 1.), par une syntaxe claire et limpide, autrement dit une construction de phrases point trop alambiquées (voir le progrès chez TC il y a 20 ans et depuis après critiques de toutes parts. BL a encore un problème avec la respiration et les virgules, trace de son empressement accéléré, pour une révolution en 2020)

- dans la poésie, les mots sont utilisés dans leur polysémie, leur ambivalence augmentée (Aragon parle aussi d'équivoque) dans les rapports entre les mots, de l'un à l'autre, de vers à vers, de long en large et de bas en haut, etc. C'est pourquoi lire un poème court peut exiger de prendre son temps comme devant un tableau, pourquoi in fine un poème court peut condenser, comme un croquis ou un dessin au trait, autant de choses non dites mais suggérées. Cela ne se lit pas de façon linéaire comme un raisonnement philosophique enchaîne une logique démonstrative. La poésie montre, elle ne démontre rien. Elle donne à voir ou à entendre, et tant pis pour les sourds et aveugles. C'est comme en musique, selon le mot de Nietzsche, avoir une double paire d'oreille, d'où mon sujet JAZZ, BLUES, R'n'B, SOUL, RAP... pour "double paire d'oreilles"

il est certain qu'à l'heure des tweets de seulement 140 caractères et espaces, on ne prend pas le temps de les lire comme nos anciens un seul vers de Racine ('140 caractères' autorise jusqu'à 3 ou 4 alexandrins, et plus aisément des haïkus). Après ça, va savoir pourquoi "les gens" ne savent plus ni s'entendre, ni se parler... Si l'on pouvait se tuer sur les réseaux sociaux, la population mondiale diminuerait

7) dans le langage courant, celui de la rue, de l'atelier et du bureau, de la famille ou des journaux, selon tel milieu...

là, forcément, autant de différences par le lieu, les origines et les situations sociales, raciales, sexuelles et autres aléas de la vie de chacun.e., et donc démultipliées dans leurs rapports sociaux entre individus, communautés réelles ou idéologiques : "identités" vécues et/ou assignées


intermezzo

il nous faut, en poésie comme en théorie, traverser tout cela. Et comme dit l'autre (Lautréamont), la théorie comme la poésie doit être faite non par un. La question n'est pas celle que pose Pepe@dndf dans son Dazibao : « L’artiste, le créateur, le génie… n’est que le précipité usurpé, détourné, de la créativité collective diffuse, incarné et privatisé sur une seule tête. Il va plus vite seul quand nous irions plus loin, ensemble », de même qu'il avait isolé une phrase de son gourou RS : « les auteur(e)s ne sont que des accidents de la pensée », gourou qui me reprochait d'être « le comble du narcissisme », comme si parler de façon impersonnelle prouvait une quelconque objectivité au-delà de qui l'exprime au singulier

je lui ai indirectement répondu par ce poème


BAIN DE JOUVENCE

« Tout seul, on va plus vite. Ensemble, on va plus loin. »
proverbe africain


Le communisme fait de la poésie langage quotidien
et son poème va moins seul que d'autres vite ensemble,
il va plus loin par tous et non par uns
tous différents qu'un nous assemble

Un grain de sel dans l'univers
et nous voilà précipité hétérogène
vers une source ouverte
ou bleue, où le rouge oxygène,

où l'humain plonge une main-monde
et mille doigts amis miraculeux
dans l'onde claire comme une femme

heureuse, fille de joie pleine et sans larme
tenant encore en sang l'épée
qui me perçait hier le cœur

Fosobo, 5 octobre 2017 04:57

à ce compte-là, de dndf, on se demande ce que signifie émanciper l'individu par le communisme d'autre qu'un communautarisme et une dépendance des autres qui n'a rien de la proclamée « immédiateté sociale entre individus »

tout artiste génial qui nous a offert son œuvre depuis Lascaux : un « précipité usurpé, détourné, de la créativité collective diffuse, incarné et privatisé sur une seule tête » ? Pareille connerie je n'ai de ma vie jamais lue sous la plume d'un seul historien ou critique d'art. Éclairons Pepe le bouffon : si Marx était mort de quelque honteuse maladie avant d'écrire Le Capital , un autre « accident de la pensée » aurait-il surgi, par la nécessité historique et du fait que toute l'histoire n'est que celle de la lutte des classes ? Aurions-nous dû attendre « l'accident de la pensée » du non génie de Roland Simon son maître (à ne pas penser ?), désincarné et non privatisé du fait du "groupe TC" porteur de « la créativité collective » ? On baigne en plein idéalisme : les individus n'exprimeraient pas leur pensée « partant d'eux-mêmes » (Marx IA) depuis leurs propres rapports sociaux individuels, mais humant l'air du temps, l'Idée qui descend du ciel et de Hegel, réelle et rationnelle parce que rangée en ami ou ennemi du prolétariat universel sujet révolutionnaire

par conséquent, quand j'imagine, héritant de Marx et contre Debord, l'abolition de la posture artiste (PATLOTCH : UN CADAVRE ! Mise à mort de "l'artiste" par lui même) ce n'est pas abolir l'individu, et dénier « la créativité collective », ni celle de chacun.e serait-il l'ultra-modeste Roland Simon, ou du gentil Pepe qui n'en peut de refourguer, comme dirait Lola, sa « musique à chier », son Maxime Le Forestier, son anar individualiste Michel Audiard et ses textes artistiques portant le bon discours théorique. Il n'a même pas l'air de comprendre qu'il fait là du sous-Jdanov, théoricien stalinien du « réalisme socialiste » !

c'est le sens de Lautréamont, au moins perçu par les surréalistes et théorisé par Aragon dans Les collages (1965, compilation de textes depuis les années 1920) :


la théorie/poésie doit être faite par tous non par un(s) !


'Monsieur s'ombre' (ou Père Ubu),
Patlotch, 29 septembre 1993, d'après Paul Klee
pigments et transfert typo sur toile 30 x 30 cm

quand on constate que l'on doit mener contre ces gens-là, qui se considèrent comme l'avant-garde du communisme théorique, le même combat que, dans les conditions du programmatisme prolétarien, nos anciens contre le stalinisme, ya du boulot pour tous, plus que pour un

Rolling Eyes

mais je me suis écarté de ce point 7. le langage courant, celui de la rue, de l'atelier et du bureau, de la famille ou des journaux, selon tel milieu. J'y reviens

il doit être clair que la théorie communiste, supposant de lourdes connaissances, un "bagage théorique", ne peut dans sa formulation rigoureuse parler au grand nombre. Si l'on considère le milieu radical qui s'y intéresse, tous courants concurrents confondus, on doit en France compter moins de 500 personnes ayant mis le nez sérieusement dans les textes, et 5000 ayant entendu parler des concepts qu'ils utilisent, soit de 1 à 10% des voix du NPA et LO réunis à la présidentielle (614.000), 1/1.000 à 1/10.000 des votants et moins encore de la population adulte

si Alain de Benoist a raison d'affirmer, concernant la théorie européiste identitaire d'extrême-droite, qu'« il n’y a de perspective révolutionnaire que lorsqu’une reconstruction idéologique radicale rencontre un mouvement social réel », et qu'on (le FN et environs) « en est encore loin » (Breizh-info.com 27 mars 2015), il va sans dire que le fossé est encore plus large entre la théorie communiste d'une constitution en classe révolutionnaire et les activités de sujets susceptibles de la produire par leurs luttes

ce désespérant constat ne doit pourtant pas conduire à se satisfaire d'une formulation inaccessible et aboutissant le plus souvent à l'incompréhension, aux déformations et à la confusion que l'on peut observer dans l'usage des concepts en question (cortèges de tête, réseaux sociaux...), ni au retrait dans une tour d'ivoire aussi élitaire ou plus que celle des milieux universitaires traitant de ces sujets, avec eux un souci didactique portant l'idéologie que l'on sait (colloque "penser l'émancipation"...) chez les militants rabattant vers les urnes "anticapitalistes" susvisées

quand la théorie écrite par le théoricien est déformée et rendue confuse par les membres même de son groupe et le premier cercle des sympathisants, c'est qu'ils ont de sérieux problèmes entre eux, et font porter par d'autres leur propre confusionnisme

pas de recette donc, mais un effort pour s'exprimer  simplement, sinon dans les textes de fond, dans ceux qui ont pour objet la nécessaire portée à connaissance de la théorie. La répétition à l'envie de formules mal digérées par ses adeptes et partisans a les mêmes effets désastreux que toutes incantations religieuses

quant au langage poétique, les chemins d'accès en sont encore plus escarpés dans un monde qui place la rationnalité au-dessus de la sensibilité, et quoi qu'il en soit sa fonction n'est pas de remplacer l'expression théorique

désolé, rien d'original, un minimum vital, et l'exigence de la controverse pour faire vivre la théorie dans les luttes. Ce n'est pas parce que celles-ci s'expriment dans leur langage propre que le détournement de "nos" concepts ne doit pas être l'objet de mise au point, comme Dauvé l'a fait en 2012 (mise au point sur la communisation) : si, « dès lors qu’une théorie ou un concept correspond à une époque, confusion et « récupération » sont inévitables, à nous de savoir nous en garder. » La théorie n'appartient pas aux théoriciens, mais qu'ils ne soient pas les gardiens de leur temple leur confère des responsabilités dans le devenir idéologique de leurs conceptions


Lola Miesseroff a écrit:
Ce qui me sépare aussi de TC (et cela depuis toujours), c’est la théorie comme activité séparée de la vie quotidienne et de sa propre activité dans les luttes (même si, dans les deux cas, on entend bien ne pas se séparer de ’ses bagages’ théoriques), activité spécialisée (même si la théorie dite ’sérieuse’ demande un travail de spécialiste acharné) destinée à des spécialistes munis du bon décodeur. Je persiste à penser que, aussi complexe que soit un raisonnement, il est toujours possible de le rendre clair et compréhensible à un grand nombre de lecteurs, pourvu qu’ils en aient suffisamment envie et/ou qu’on ait su leur en donner envie.

Voilà pourquoi je ne participe pas au Meeting Camp, 2008

Shocked

je conseille, en complément, le texte On Intellectuals de Deirdre O’Neill and Mike Wayne, Historical Materialism, 8th Oct, 2017, et notamment sa conclusion


Citation :
Considérant la classe : la théorie, la culture et les médias au XXIe siècle offrent au lecteur des perspectives internationales et interdisciplinaires sur l'importance de l'analyse des classes au XXIe siècle. Les économistes politiques, les sociologues, les éducateurs, les ethnographes, les analystes culturels et médiatiques se combinent pour fournir un compte-rendu multidimensionnel de la dynamique de classe actuelle. La crise consiste précisément dans l'écart entre d'une part la réalité objective, et d'autre part l'efficacité des forces de classe formant la politique internationale, avec la rareté relative de la conscience de classe à un niveau populaire et l'appréciation de classe comme une optique explicative au niveau théorique. Ce livre important montre pourquoi le processus de reconstruction de la conscience de classe doit également avoir lieu sur le terrain de la formation culturelle et subjective où les valeurs quotidiennes, les habitudes et les pratiques médiatiques sont en jeu.

je ne le formulerais pas dans ces termes vieillis d'« un processus de reconstruction de la conscience de classe »*, et j'en retiendrais l'esprit plus que la lettre

* cf UNE CLASSE POUR LE COMMUNISME, sujet révolutionnaire, composition vs constitution

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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Mer 11 Oct - 22:37


amer ? oui, parfois

arrive un temps où l'on pédale dans la choucroute, faute de gras. J'ai poussé au bout d'un souhaitable débat ce qui s'induisait de mon livre, dans 9. l'apparition plurielle d'une nouvelle théorie communiste ? questions parentes, sans échos, qu'ici ou là une précaution dans tel texte de gens rusés et avisés, le genre à ne jamais renvoyer l'ascenseur, puisque la théorie est impersonnelle, sans parler de "communisateurs" qui cumulent les "amis" sur facebook, où pue l'air de la coterie et du groupisme

certes, constater qu'on a un rien d'influence est plutôt encourageant, mais piquer une idée n'est pas en débattre, c'est le degré zéro de la critique positive : peut mieux faire

le "gratuit" prend, avant de devenir le sort souhaité de tout échange, le sens qu'il a aujourd'hui d'acte gratuit, à condition qu'il vous rapporte et que vous n'ayez rien à donner, tout échange étant par avance aboli

cette petitesse, cette veulerie, cette lâcheté intellectuelle chez qui n'a que "révolution" dans la bouche, tout cela est si affligeant, si démoralisant, que faire ? En attendant mieux, de la sous-poésie de pacotille en humant l'air du temps, pourri, chiens écrasés ou perdus sans collier... "mon-ex" jetée du huitième étage, poing dans la gueule de "ma-femme" pour des nuggets...

Barbey d'Aurevilly, qui n'est pas ma tasse de curé, disait : « La poésie pour moi n'existe qu'au fin fond de la réalité et la réalité parle patois »

mon idéal de communication serait parler tous les patois du monde


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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Jeu 12 Oct - 23:01


« Le meilleur ciment d'un peuple est la bêtise de ceux qui en font partie.»
Louis Scutenaire

on le vérifie avec le populisme, mais pas seulement, avec le militantisme aussi. C'est pourquoi il est difficile de reprocher aux leaders de parier sur la bêtise de leurs ouailles. Puissance de la démagogie, ils gagneront toujours. Si l'intelligence était l'antidote de la bêtise, cela se saurait. La fuite, peut-être...

dans mes "pensées", ceci :

Tristan Vacances : - Que craigniez-vous le plus ?
Patlotch : - la bêtise, la méchanceté, l'alcool, la drogue, et Dieu
Tristan Vacances : - Pourquoi Dieu ?
Patlotch : - quand une idée s'empare des masses, elle devient une connerie


je le confirme, parce que la bêtise est un dieu et que la foi transporte les montagnes, alors que l'intelligence accouche d'une souris

le même Louis Scutenaire dit que « Le péché originel, c’est la foi. »

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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Ven 13 Oct - 13:32


de la, de ma, violence

je bien sûr, comme tout le monde ?, capable de violence. Je parle de violence physique, pas celle, symbolique, dont témoignent mes écrits. Je ne suis pas sûr qu'elle ne soit qu'une "violence de classe". Je ne suis pas sûr, dans certaines circonstances de "luttes", de ne choisir mon camp que sur le seul critère "camarade", mais bien plutôt spontanément, en fonction de ce que je verrais

je reste persuadé que certains, au demeurant plutôt des hommes que des femmes, virilité oblige, aiment la violence pour la violence, et dès lors que cette logique s'embraye, on ne me fera pas croire que le critère de classe prend le dessus avec discernement

dans certains violences provoquées, je ne vois aucun des objectifs prétendus anticapitalistes rechercher et obtenir un résultat prouvant la justesse, stratégique, politique, de ces gestes. Confondre ces situations de pseudos-émeutes avec une insurrection révolutionnaire relève de la supercherie, car si celle-ci a bien une dimension "militaire", c'est celle d'un rapport de force pour détruire l'adversaire dans sa puissance militaire, et non cette puissance en soi

ce qui n'empêche, pour reprendre Elsa Dorlin, que se défendre contre la violence contre la violence est légitime. Quant à l'initier en termes révolutionnaire conséquents, c'est-à-dire pour gagner, je ne pense même pas que le problème se pose un jour, parce que la violence est inhérente au capital et à l'État, et que la leur est déjà là

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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Ven 13 Oct - 21:57


une ambition de dépassement

mon ambition, si j'en ai une, est de souffler un vent d'air frais sur la théorie communiste, tout en donnant les moyens de le faire par soi-même, même si l'on n'aboutit pas aux mêmes conclusions questions. Ce questionnement porte sur des points que je considère tabous dans la théorie, particulièrement la plus radicale : l'État comme structure à seulement abolir, la démocratie, le travail, le décolonial, les identités de luttes et leur dépassement , etc. tous concepts qu'il s'agit de rouvrir au débat parce qu'enfermé dans le mot, on réagit en chien de Pavlov du langage


et je fais le pari que ce faisant, il est possible de voir plus large, de creuser plus profond, et de voir plus loin des problèmes impensés qui condamnent la théorie communiste à ne pas être à la hauteur de la révolution universelle qu'elle appelle de ses vœux

camarades, libérez-vous de vous mêmes,
bottez vous le culte, nom d'un chien !

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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Ven 13 Oct - 23:12


si « l'humour est la politesse du désespoir », alors l'ironie en est l'impolitesse et l'auto-dérision le tragique impuissant

plus on se sent d'autorité sans pouvoir ni posture, plus on est libre de dire les choses simplement. Louis Scutenaire (cf hier plus haut) dit encore que « la seule liberté concevable est la liberté envers soi-même. »

je ne me sens pas libre dans ce monde, mais libre face à moi-même, et c'est déjà beaucoup, que je souhaite à toussétoutes de gagner, quoi qu'il leur en coûte : de ruptures

le reste est à mes yeux faiblesse, lâcheté, ou pire, condescendance, et ce qui s'en suit de compromission, démagogie, manipulation... Last but not the liste

ceux à qui je dois beaucoup, les deux TC, Théorie communiste et Temps critiques, ou les décoloniaux français, je plains beaucoup de ne m'en être pas reconnaissants (envieux ?) au point de refuser le débat, et de ne pas s'interroger sur leurs croyances limitées par cela même qu'elles sont des croyances : COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI, et RÉVOLUTION (étude)

autant en importe le vent

toutes les erreurs de la théorie communiste en tant qu'abstraite, se ramènent à des erreurs de logique et de méthode : DIALECTIQUE COMPLEXE et MÉTHODOLOGIE : DÉPASSEMENTS À PRODUIRE, en sus d'un manque d'âme et de corps




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Patlotch



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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Ven 13 Oct - 23:36


réalité du capital marchand

une amie de 20 ans, japonaise, employée depuis 19 ans chez Agnès B. comme secrétaire au siège à Paris, rentrant de vacances au Japon, a reçu une lettre de licenciement, pour fautes professionnelles qui ne lui avaient jamais été signifiées auparavant, par le DRH qui l'a convoquée (pas un jeune loup, un vieux con qui l'avait dans le nez)

Prudhommes ? en individuel la galère, long, éprouvant, et sans garantie de résultat, donc avocat privé, et grappiller un plus sur les indemnités de licenciement, 640 heures sup' qu'on te compte 400, etc.

il y dix ans, ça marchait d'enfer, "Agnès" en personne félicitait mon amie qui ne tarissait pas d'éloge sur cette patronne pas comme les autres. Son fils mauvais au lycée français, posait au Japon en vedette 'Gaijin'



et puis boum ba da boum, la boîte plonge dans la crise

étonnons-nous qu'en pareille circonstance, certains mettent le feu à leur DRH, et pas seulement au Bois de Boulogne à leurs bagnoles symboliques

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Patlotch



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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Dim 15 Oct - 16:20


la poésie au poing
le feu aux fesses des bourgeois !

une poésie de combat, une écriture en lutte, ce serait ce ne serait pas une "poésie révolutionnaire", mais la poésie continuée, en toutes ses formes « contre toutes les poétisations... poème seulement si une forme de vie transforme une forme de langage et si réciproquement une forme de langage transforme une forme de vie » (Meschonnic, ici)

il n'y a pas de raison pour que la poésie soit imbitable, non plus que la théorie, le tout est-il encore de trouver les mots pour le dire, de poète ou théoricien à commun des mortels en son langage quotidien

il y a longtemps que je rêve d'écrire des poèmes qui, pour être à la portée de tous, n'auraient de complaisance avec aucun langage, ni quotidien ni savant,

sans parler de l'édition française, que je conchie dans sa totalité, comme Aragon l'armée (Traité du style, 1928). J'y parviendrai. Des exceptions ? Vous me prenez pour qui ? Un producteur de plus-value pour éditeur en faillite idéologique ? Il est un sens de radical qui se perd, à distinguer entre les marchandises les bonnes et les mauvaises

Coupat chez Hazan, le trotskisme aplati chez Syllepse, la Découverte aux yeux de nos Christophe Colomb du dernier jour, l'Entremonde entre-deux, Libertalia pas libéré...

le même Aragon soutient, dans Aurélien en 1944 : « Qui a le goût de l’absolu renonce par là même à tout bonheur. » (Patlotch pour lycéens)

c'est vrai, mais tant pis

avis en surplus à la population : il n'est pas plus de raisons révolutionnaires de mettre le feux aux flics qu'aux écoles, ou aux maisons d'édition. Dites-moi qui, au nom de la pure révolution, s'aviserait de penser le contraire ?

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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Dim 15 Oct - 20:37


du sens de l'humour, de l'ironie...
et du wifi


“Humour, c’est amour; ironie, c’est mépris.”
Dominique Noguez
L’arc-en-ciel des humours, 2000

si l'humour a un sens, même par non-sens (Pierre Dac...), ce n'est pas celui d'avoir le sens de l'humour ou non

quand nous disons de quelqu'un qu'il n'a pas le sens de l'humour, cela peut être parce qu'il ne rit pas du nôtre, forcément irrésistible. S'il ne rit pas quand il est l'objet d'une pique ironique, ne cherchez pas : c'est qu'il ne comprend pas le "second degré" !



Ah ce cher irremplaçable second degré, tellement supérieur au premier depuis que le cynisme a envahi les mœurs, second degré preuve d'intelligence dans tous rapports, sexuels compris, et qui permet de dire et faire une chose et son contraire en société, sans se mouiller : Second degré cherche sexisme et/ou racisme pour affinités électives

revenons à l'humour, qui ne s'oppose pas au sérieux, mais au fait de se prendre au sérieux : on ne plaisante pas avec ça ! Ça quoi ? Tout ce que vous voudrez : la religion, la race, la classe, le prolétariat, les migrants, la théorie, la poésie, les femmes fatales, les hommes battus...



contrairement à l'ironie, l'humour est bon :

Citation :
Tandis que l'humour est humble car il a pour cible soi-même, l'ironie au contraire est une arme pointée sur autrui (les hommes, les femmes, les gais, les noirs, les juifs, les vieux, les FM:., les blondes et j'en passe et des meilleures). L'ironie s'inspire d'une inquiétude ou d'une insécurité mal assumée qu'il veut travestir en puissance. D'où les -ismes (sexisme, racisme, ethnocentrisme, etc...). L'ironie abaisse, blesse, accuse, condamne, méprise. C'est vrai qu'on se moque peu des riches et des puissants. L'ironie c'est rire contre.

L'humour c'est rire avec. L'humour est donc fondamentalement fraternel. Il implique une sorte d'égalité et permet de rire de soi. J'irai même jusqu'à dire que l'humour est une forme d'amour. En tous cas il n’est pas possible sans une certaine forme de sympathie. D'ailleurs les deux mots ne riment-ils par merveilleusement bien l'un avec l'autre ? Fraternité, simplicité, éclairage, mais me direz vous, c’est très maçonnique tout ça ! Eh bien oui, je crois que, entre autres, les FF\ de tous les pays cultivent l’humour (et en tous cas doivent le faire), l'humour vrai, celui qui consiste à ne pas se prendre trop au sérieux, celui qui colore la vie et illumine les visages et les cœurs.

Humour et Tolérance

l'humour est drôle quand il touche juste, ni simple jeu de mots formel, ni calembour de pure sonnaille. L'humour injuste, au double sens du terme, fait rire les complaisants, les lâches et les cons, comme les vers de mirliton, rimant mais à rien, passent pour poétiques. En ceci l'humour est comme la poésie, c'est pourquoi ils font bon ménage, à deux :

Aragon a écrit:
« Demandez-vous quelle est l'attitude de l'humour face à cette dégelée de solutions que, bien que nous répugnions en général aux comparaisons militaires, nous avons, j'ose le dire, passées en revue. La réponse ne se fait pas attendre. L'humour est d'avis qu'où solution pas d'humour. Et j'ajouterai, car il est modeste, donc pas de poésie. Ainsi les formules très employées par les dénigreurs de poésie : solution poétique ou solution humoristique qui s'équivalent par l'emploi qu'on en fait, sont des non-sens pas drôles, des galipettes d'individus médiocres, des contradictions dans les termes. Et les partisans de l'évasion, etc., qui ont repris à leur actif d'une façon qu'ils croient lyrique cette vulgaire connerie, pèchent par un vocabulaire emprunté aux professeurs de troisième. [...]

Que l'humour est la condition négative de la poésie, ce qui prête à l'équivoque mais signifie que pour qu'il y ait poésie il faut que l'humour fasse d'abord abstraction de l'anti-poésie, et soudain une bobine de fil prend la vie de l'humour, du coup si vous êtes poète vous en faites une jolie femme ou le murmure des flots dans le corail chanteur, que l'humour est une condition de la poésie, voilà ce que je dis sous une forme détournée. Quel humour chez tous les grands poètes ! Sans nommer Lauréamont. »
p. 137-139

Traité du style, 1928, éditions Gallimard L'imaginaire 1980



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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   Lun 16 Oct - 18:21


Patlotch en harceleur

ma lectorate retient son souffle, voici venir le moment de véritables confessions

- ai-je harcelé des femmes ?

sexuellement non, sentimentalement oui

- ai-je dragué des femmes ?

heureusement oui, malheureusement oui aussi, comprenne qui pourra

- ai-je été dragué par des femmes ?

heureusement oui, malheureusement oui aussi, comprenne qui pourra

- ai-je été harcelé par des femmes ?

sollicité physiquement oui, que je n'ai pas pris pour un harcèlement, mais selon, c'était plus ou moins désagréable. Rien de plus chiant que d'être sollicité par quelqu'un qui ne vous attire pas, que ce soit une femme ou un homme :

- ai-je été harcelé par des hommes ?

oui, qui ont été contraints de ne pas insister

et puis gamin violé, par un curé pédophile dans un camp scout, ça ne m'a pas traumatisé

Twisted Evil

dans tout cela, le problème est que le désir est partagé, ou pas, qu'on peut toujours dire non, et assumer les conséquences. Cela dit, pour les femmes, particulièrement les jeunes et celles en situation de domination au travail, les conséquences sont lourdes

concernant  la campagne « Balance ton porc » sur Tweeter, j'ai hier réagi en y voyant un tournant, et aujourd'hui à un commentaire sur dndf, dont je discute l'argumentation théorique, mais pas la conclusion : « il faut souffler sur l’étincelle qui semble vouloir mettre le feu a la plaine de l’omerta de la domination des femmes. Bon vent !! »

voir la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...


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MessageSujet: Re: EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde   

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EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde
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