PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
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 COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites

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Patlotch



Messages : 1565
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites   Mer 26 Juil - 19:31


mis à jour le 29 juillet

une étude en relation avec la rubrique OPIUMS DU PROLÉTARIAT, à lire ici :
COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI, et RÉVOLUTION

jusqu'où le communisme peut-il devenir une religion, le Parti une Église, la théorie un dogme, et les trois des opiums du prolétariat ou des militants ? La subjectivation révolutionnaire de classe, massive, n'est-elle pas pour autant une foi communiste ? Chemin faisant, on balaye, du point de vue théorique comme dans l'histoire et le vécu, tout le spectre des rapports entre communisme et subjectivité, dans leurs relations conceptuelles ou historiques à la foi, à la religiosité, aux religions, à l'idéologie.... Ce travail, qui est aussi un travail sur soi auto-analytique, est un miroir tendu à qui est confronté à ces questions, d'un côté, de l'autre, ou des deux, avec ou sans dieu. Gage qu'après lecture, quelle que soit sa position sur ces questions, on ne les verra plus du même œil


synthèse sainte thèse ?

25 juillet

Tristan Vacances : - si je comprends bien, on peut discerner et distinguer :

1) une rupture marxienne du communisme contre la religion et la philosophie,

2) une critique marxienne des communismes religieux, utopies socialistes, eschatologies révolutionnaires...

3) une lutte anti-religieuse, de communistes ou d'anarchistes, contre les Églises, les prêtres, les croyants,

4) et malgré tout cela une foi communiste, ou anarchiste, athée ou non, dont finalement Marx ne parle pas, et qu'il ne condamne pas au niveau politique, ce qui laisse pour lui la possibilité à des prolétaires croyants d'être communistes, d'avoir la double foi

c'est bien cela, cher Patlotch ?


Patlotch : - ma foi, si vous le dites... Mais est-il si aisé de les séparer ? Il faudrait surtout y ajouter une critique marxienne de la religion du capital, de l'argent et de la marchandise, de la religion de l'État, bref, de ces fétichismes d'aliénation, critique théorique accompagnant tout combat communiste-anarchiste digne de ce nom contre l'exploitation et les dominations

notre sujet 25 juillet

jusqu'où le communisme peut-il devenir une religion, le Parti une Église, la théorie un dogme, et les trois des opiums du prolétariat ou des militants ? La subjectivation révolutionnaire de classe, massive, n'est-elle pas pour autant une foi communiste ? Chemin faisant, on balaye, du point de vue théorique comme dans l'histoire et le vécu des individus, tout le spectre des rapports entre communisme et subjectivité, dans leurs relations conceptuelles ou historiques à la foi, à la religiosité, aux religions, à l'idéologie.... Ce travail, qui est aussi un travail sur soi auto-analytique, est un miroir tendu à qui est confronté à ces questions, d'un côté, de l'autre, ou des deux, avec ou sans dieu. Gage qu'après lecture, quelle que soit sa position sur ces questions, on ne les verra plus du même œil


quelques remarques

morale, éthique...

c'est sans doute un défaut de n'avoir pas souligné ce qui, dans le passage des religions aux communismes religieux puis au communisme matérialiste, tient à la morale ou à l'éthique des religions. Les témoignages montrent que la foi communiste retient souvent cette dimension morale, éthique, ce qui est proprement humain et n'a rien pour nous étonner : « C'est l'homme qui fait la religion et non la religion qui fait l'homme » (Marx contre Hegel, 1844). J'avais consacré en 2016 un petit texte à cette vaste question IX.5. l'éthique communiste : et la morale ? Contre le moralisme, l'immoralisme, et l'amoralisme

on peut donc parler d'une morale ou d'une éthique communiste, qui caractérise la foi communiste, sans que le combat communiste soit essentiellement moral, c'est-à-dire un combat d'idées

discerner l'anticommunisme

on l'aura remarqué, une ligne sépare ceux qui voient dans le communisme une religion d'un point de vue anticommuniste, pour faire court, et ceux qui ont un rapport de religiosité à leurs convictions communistes, une foi communiste qui n'est pas critiquable en tant que telle (Marx ne l'a pas fait) mais équivalente à une (auto)subjectivation révolutionnaire. Le problème est que la plupart du temps, les militants n'interrogent pas ce rapport, voire le refoulent en croyant dur comme fer que cela est sans conséquences dans leur perception de la lutte de classes et leur façon d'y participer par la lutte théorico-idéologique, leur pratique théorique, ou leurs activités dans les luttes. C'est aussi cet objectivisme et ce subjectivisme que j'ai voulu cerner dans ce sujet

il me fallait documenter tout l'éventail des positions relativement à ces rapports complexes, tant il est clair qu'on apprend autant et parfois plus en écoutant ses adversaires que ses amis. Au long de mon parcours communiste, avec ses virages, c'est quand j'ai commencé à le faire que je suis devenu plus lucide, et plus incisif dans ma critique aussi bien du capitalisme que du communisme des autres, si j'ose dire. Cela n'a jamais fait de moi un anticommuniste

à propos de communisme réel

communisme réel peut s'entendre de plusieurs façons : 1) considérer que les pays du socialisme réel, l'URSS... ont réalisé le communisme, ce qu'aucun communiste théoricien ou militant ne pense plus, mais qui est la base d'une majorité de critiques anticommunistes du concept même de communisme 2) considérer comme réel le communisme comme lutte de classe révolutionnaire historisée, donc rapportée à ses contenus, théories et combats, notamment le programmatisme ayant pour objectif le pouvoir du prolétariat, État ou autogestion, et non son auto-négation dans celle des classes 3) il y a la définition de Marx et Engels dans L'Idéologie allemande en 1845 : « Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu’elles existent actuellement. »

la lutte de classe révolutionnaire a bel et bien été un communisme réel au sens d'un mouvement réel bouleversant l'état des choses, le cours de l'histoire, mais pas au point d'abolir le capitalisme

quand Zinoviev parle de "communisme réel", par exemple dans Le Communisme comme réalité en 1980, sa critique est antistalinienne, antibrejnevienne, et plus tard antigorbatchevienne, mais pas anticommuniste. Elle mêle celle de la réalité sociale soviétique, du "socialisme réel", et les débats sur le marxisme, l'idéologie et la science, la politique, la culture, etc.

enfin et surtout, je rappelle qu'à l'allumage de ce sujet, il y a, avec Maurice Godelier, IDÉOLOGIES et CROYANCES : RÉEL, IDÉEL, IMAGINAIRE, SYMBOLIQUE..., ses travaux sur le rapport entre L'idéel et le matériel, "les réalités idéelles, la part idéelle d'un rapport social"

c'est ainsi qu'il faut comprendre communisme réel comme tenant de l'idéel, # de l'idéal, et des réalités, et que par conséquent je revendique une foi matérialiste


communisme de situation, communisme par solidarité

en résumé, on pourrait amender et élargir la distinction d'Althusser, entre intellectuels et ouvriers quant à leurs lectures du Capital et dire qu'il y a deux grandes façons de devenir communiste, à partir de soi, de sa situation d'exploité pour le prolétariat ou la classe ouvrière, ou à partir des autres par "solidarité", et cette approche porte à considérer le communisme comme idée. Naturellement, les deux peuvent se recouper, particulièrement dans les couches moyennes non intellectuelles. Je dirais que ce fut mon cas


glossaire, index, sommaire

glossaire

j'y serre mes gloses
Michel Leiris

petit lexique des termes spécifiques au sujet, à retrouver dans leurs contextes...

abstrait, activité(s), aliénation, annonce, anticipation, athéisme, besoin(s), catéchisme, certitude, communauté, concept, conception, concret, conscience, conversion, conviction, credo, critique, croisade, croyance(s), désir(s), déterminisme, dieu(x), divin, doctrine, dogme, doute, Église, endoctrinement, engagement, eschatologie, espérance, espoir, essence, éthique, événement, expérience, fanatisme, fantasme, fatalité, faux, fétichisme, fin, finalité, foi, folie, histoire/historiser/historicisme, humain, humanisme théorique, antihumanisme, idéal, idéalisme, idée, idéel, identité, idéologie, idole, ignorance, illusion(s), imaginaire, inconscient, interprétation, laïc/laïcité/laïque, marxisme, matériel/matérialisme, mensonge, militantisme, mirage, morale, mythe, naïveté, névrose, nihilisme, norme, objectivité, objectivisme, opinion, paradis, pari, pensée, persuasion, philosophie, possible, potentialité, pratique, préfiguration, prévision, projection, promesse, propagande, prophétie, prophétisme, raison/rationalisme, réalisation, réalité(s), réel, réification, religion, religiosité, représentation, récit, révélation, rêve, sacré, salut, savoir, science, séculier, séculariser, sens, scepticisme, spéculation, spiritualité, structure, structuralisme, subjectivité, subjectivation, sujet, superstition, symbolique, syncrétisme, téléologie, théologie, théorie, transcendance, validité, vérité, virtuel, volonté, vrai, utopie

on aura donc, selon les auteurs, des assemblages plus ou moins conceptuels, certains semblant paradoxaux voire oxymoriques, tels que :

activité révolutionnaire (Marx Th/F), activité pratique-critique (Marx, id), aliénation pratique/théorique (Glosier), besoin d'illusions (Marx), conscience abstraite/conscience théorique (Astarian), désir de révolution, foi communiste (Koestler, Löwy...), foi marxiste (Goldmann), foi matérialiste, imaginaire collectif, paradis terrestre, pari communautaire / pari dialectique (Goldmann), pratique révolutionnaire (Marx), pratique symbolique (Godelier), principe espérance (Bloch), réalités idéelles (Godelier), religion sans dieu, religion séculière (Aron, Gaucher...), spiritualité profane (Rosier), subjectivation révolutionnaire, superstructure idéologique (Marx IE), volonté subjective (Dauvé/Nesic), utopie concrète (Dinerstein)...

liste non exhaustive mais subjectivante, bref, de quoi faire travailler l'imagination...



index des noms cités

Svetlana Alexievitch, Althusser, Hannah Arendt, Raymond Aron, Bruno Astarian, Alain Badiou, Bakounine, Balzac, Daniel Bensaïd, Auguste Blanqui, Ernst Bloch, Étienne Cabet, Denis Collin, Confucius, Gilles Dauvé, Jean-Toussaint Desanti, Ana C. Dinerstein, Enrique Dussel, Buenaventura Durruti, Engels, Ludwig Feuerbach, Mirsaid Sultan Galiev, Marcel Gauchet, Maurice Godelier, Lucien Goldmann, Che Guevara, Hegel, Michel Houellebecq, Arthur Koestler, Arlette Laguillier, Pierre Legendre, Lénine, Michael Löwy, Bernard Lubat, Rosa Luxembourg, Mao Zedong, Marx, Louise Michel, Edgar Morin, Karl Nesic, Serge Netchaïev, Anton Pannekoek, Blaise Pascal, Picasso, Wilhelm Reich, Jean-Maurice Rosier, Roland Simon, Trotsky, Jacques Wajnsztejn, Alexandre Zinoviev, Slavoj Zizek

et quelques illustres camarades et compagnons anonymes



les commentaires faisant l'objet de modifications ou de compléments, le sommaire est adapté en conséquence


glossaire, index, sommaire

glossaire

j'y serre mes gloses
Michel Leiris

petit lexique des termes spécifiques au sujet, à retrouver dans leurs contextes...

abstrait, activité(s), aliénation, annonce, anticipation, athéisme, besoin(s), catéchisme, certitude, communauté, concept, conception, concret, conscience, conversion, conviction, credo, critique, croisade, croyance(s), désir(s), déterminisme, dieu(x), divin, doctrine, dogme, doute, Église, endoctrinement, engagement, eschatologie, espérance, espoir, essence, éthique, événement, expérience, fanatisme, fantasme, fatalité, faux, fétichisme, fin, finalité, foi, folie, histoire/historiser/historicisme, humain, humanisme théorique, antihumanisme, idéal, idéalisme, idée, idéel, identité, idéologie, idole, ignorance, illusion(s), imaginaire, inconscient, interprétation, laïc/laïcité/laïque, marxisme, matériel/matérialisme, mensonge, militantisme, mirage, morale, mythe, naïveté, névrose, nihilisme, norme, objectivité, objectivisme, opinion, paradis, pari, pensée, persuasion, philosophie, possible, potentialité, pratique, préfiguration, prévision, projection, promesse, propagande, prophétie, prophétisme, raison/rationalisme, réalisation, réalité(s), réel, réification, religion, religiosité, représentation, récit, révélation, rêve, sacré, salut, savoir, science, séculier, séculariser, sens, scepticisme, spéculation, spiritualité, structure, structuralisme, subjectivité, subjectivation, sujet, superstition, symbolique, syncrétisme, téléologie, théologie, théorie, transcendance, validité, vérité, virtuel, volonté, vrai, utopie

on aura donc, selon les auteurs, des assemblages plus ou moins conceptuels, certains semblant paradoxaux voire oxymoriques, tels que :

activité révolutionnaire (Marx Th/F), activité pratique-critique (Marx, id), aliénation pratique/théorique (Glosier), besoin d'illusions (Marx), conscience abstraite/conscience théorique (Astarian), désir de révolution, foi communiste (Koestler, Löwy...), foi marxiste (Goldmann), foi matérialiste, imaginaire collectif, paradis terrestre, pari communautaire / pari dialectique (Goldmann), pratique révolutionnaire (Marx), pratique symbolique (Godelier), principe espérance (Bloch), réalités idéelles (Godelier), religion sans dieu, religion séculière (Aron, Gaucher...), spiritualité profane (Rosier), subjectivation révolutionnaire, superstructure idéologique (Marx IE), volonté subjective (Dauvé/Nesic), utopie concrète (Dinerstein)...

liste non exhaustive mais subjectivante, bref, de quoi faire travailler l'imagination...



index des noms cités

Svetlana Alexievitch, Althusser, Hannah Arendt, Raymond Aron, Bruno Astarian, Alain Badiou, Bakounine, Balzac, Daniel Bensaïd, Auguste Blanqui, Ernst Bloch, Étienne Cabet, Denis Collin, Confucius, Gilles Dauvé, Jean-Toussaint Desanti, Ana C. Dinerstein, Enrique Dussel, Buenaventura Durruti, Engels, Ludwig Feuerbach, Mirsaid Sultan Galiev, Marcel Gauchet, Maurice Godelier, Lucien Goldmann, Che Guevara, Hegel, Michel Houellebecq, Arthur Koestler, Arlette Laguillier, Pierre Legendre, Lénine, Michael Löwy, Bernard Lubat, Rosa Luxembourg, Mao Zedong, Marx, Louise Michel, Edgar Morin, Karl Nesic, Serge Netchaïev, Anton Pannekoek, Blaise Pascal, Picasso, Wilhelm Reich, Jean-Maurice Rosier, Roland Simon, Trotsky, Jacques Wajnsztejn, Alexandre Zinoviev, Slavoj Zizek

et quelques illustres camarades et compagnons anonymes



sommaire

- 30 juin au 16 juillet, suite aux lectures de Maurice Godelier (IDÉOLOGIES et CROYANCES : RÉEL, IDÉEL, IMAGINAIRE, SYMBOLIQUE...)
. une dimension politico-religieuse inhérente au communisme ? / de la religion au communisme
. Michel Houellebecq : "Je ne suis plus athée"

- 17 juillet
. sur la croyance avec Jean-Toussaint Dessanti / foi ou croyance ?

- 18 juillet
. Lucien Goldmann, marxiste pascalien (Michael Löwy) / Le pari mélancolique de Daniel Bensaïd, Edgar Morin...

- 19 juillet
. où va Patlotch ? / un "nous" communiste, kesako ? l'esprit de parti au-delà du parti
. activité humaine pratique... quand on ne transforme rien, on ne comprend rien, on croit (ad Feuerbach)
. Marx : « La religion est l'opium du peuple », Balzac : « La loterie est l'opium de la misère »

- 20 juillet
. la 'foi communiste', c'est la subjectivité révolutionnaire de classe
. la communisation comme eschatologie (Bruno Astarian / Théorie Communiste))
. subjectivation révolutionnaire : "volonté subjective" (troploin) ? imaginaire et révolution / désir ?
. et l'aliénation, dans tout ça ?

- 21 juillet
. vous avez dit athée ? L'athéisme de Marx, vidéo avec Jean-Maurice Rosier
. Marx, la religion, et l'athéisme avec Enrique Dussel

- 22 juillet
. où en est Patlotch ? Résumé d'étape
. conversations divagations / destruction créatrice du communisme

- 23 juillet
. une religion de la destruction destructrice : 'Le catéchisme du révolutionnaire' de Netchaïev, 1868

- 24 juillet
. communisme, idéologie et religion, science... la double foi. Avec Denis Collin contre Badiou, Alexandre Zinoviev, Étienne Cabet et les socialisme religieux & utopiques pré-marxistes,... et Arlette Laguillier

- 25 juillet
. pourquoi êtes-vous communiste / anarchiste ? Enquête : « Je suis communiste, parce que...»
. conversation avec un ami
. "La fin de l'homme rouge" Où il est question d'une autre bible et d'autres croyants, témoignage d'un vieux bolchévique


- 26 juillet
. et les religions non chrétiennes ?
. Mao, maoïsme et religions en Chine théorie et pratiques
. et l'Islam dans tout ça ? Islam et communisme
. "religiosité ouvrière", "religiosité communiste", "foi révolutionnaire"...
. l'ultragauche conseilliste et la religion : Anton Pannekoek
. annexe 1 : le capital qu'on vit et Le Capital qu'on lit, avec Althusser

- 27 juillet
. conversation avec un ami
. synthèse sainte thèse ?, présentation de l'étude
et remarques : éthique communiste, anticommunisme / "communisme réel" avec Zinoviev  et retour à Godelier, Idéel et matériel / communisme de situation, communisme par solidarité à partir d'Althusser (29 juillet) /

. Glossaire du sujet
. Index des noms cités
. sommaire

merci à Tristan Vacances pour la mise en scène, à mon ami Stanislas Brown pour sa relecture, son soutien et ses questions avisées, ainsi qu'à ma lectorate pour sa fidélité sans faille


compléments

- dans Islam et communisme (26 juillet) : La théologie de la libération de Ali Shariati, Mohamed Tahar Bensaada Oumma 13 août 2017

- retour aux sources chrétiennes du communisme ? Femmes, communisme, psychanalyse... le pape François se confie dans un livre : « Les communistes, ce sont les chrétiens [...] On m'a dit une fois : 'Mais vous êtes communiste !'. Non, les communistes, ce sont les chrétiens. C'est les autres qui ont volé notre bannière ! » En matière de communisme, mieux vaut ne se confier ni à dieu ni à ses saints !

- J'ai perdu tout espoir, un beau texte anonyme de 2016, scandé par le verbe 'croire'

- Falk Van Gaver : « Le christianisme est incompatible avec le capitalisme et le système-argent ». Il a pourtant démontré le contraire, mais tant qu'on le croit...

- deux livres de Falk Van Gaver, Anarchrist : une histoire de l’anarchisme chrétien, 2015, et Christianisme contre capitalisme ? 2017
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MessageSujet: Re: COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites   Sam 11 Nov - 20:14


la foi, le charbonnier, et le charbon

ne souhaitant pas passer le sujet de l'étude à deux pages, je prolonge ici. Il s'agissait de faire un tour d'horizon entre la religion, la foi, la croyance, et le communisme

tenter, pour sa gouverne, de discerner croyance et foi, idéologie et engagement subjectif, c'est d'abord accepter le constat que le plus souvent, les militants athées fonctionnent comme des croyants. À partir de là, face à ce miroir, il s'agit d'en tirer quelques enseignements dans la pratique théorique ou militante du communisme


lecture
lettre de Nietzsche à sa sœur Élisabeth, 11 juin 1865



2008, page 53

Citation :
Bonn,
le dimanche après la Pentecôte

[...]

Quand il s'agit de se former sur Dieu, le monde et le salut, la conception dans laquelle on se sente à l'aise, pour le chercheur le résultat n'est-il pas justement quelque chose d'indifférent ? Cherchons-nous, en effet, en notre quête, repos, paix, bonheur ? Non point, exclusivement la vérité, fût-elle au plus haut point effrayante et abominable.

Encore une dernière question : si nous avions cru depuis notre jeune âge que tout salut de l'âme procédait d'un autre que de Jésus, par exemple Mahomet, n'est-il pas certain que nous eussions eu part aux mêmes bénédictions ? Certes seule la foi sanctifie, non la réalité objective qui est derrière. Cela, je ne te l'écris, chère Lisbeth, que pour aller au-devant des arguments habituels de ceux des croyants qui se réfèrent à leurs expériences intimes et concluent de là au caractère non trompeur de leur croyance. Aussi bien, il n'est vraie foi qui soit trompeuse, elle fournit au croyant ce qu'il espère y trouver, mais sans offrir le moindre point d'appui pour fonder une vérité objective.

C'est là que se séparent les voies que suivent les humains ; veux-tu de l'âme et le bonheur, alors crois : veux-tu être au service de la vérité, alors cherche.

Dans l'entre-deux, il est une foule de positions intermédiaires : ce qui compte, c'est la fin principale.

Pardonne-moi cette explication ennuyeuse et plutôt simpliste. Voilà des choses qu'assurément tu te seras dites déjà bien des fois, et toujours mieux et de plus belle façon.

Sur cette austère fondation je veux à présent construire un édifice qui n'en sera que plus gai. Je puis cette fois te conter de merveilleuses journées.

[...]


la distinction entre foi et croyance n'est pas exactement la même que j'ai proposée dans l'étude, puisque j'y laisse entendre la possibilité d'une foi communiste, ou d'une subjectivation révolutionnaire, qui ne soit pas fondée sur une croyance religieuse ou non, mais dans l'activité, la lutte ; alors que j'ai plutôt renvoyé la croyance à l'idéologie

comme dit Nietzsche, pardonne-moi, chère lectorate, cette « explication simpliste », car « dans l'entre-deux, il est une foule de positions intermédiaires : ce qui compte, c'est la fin principale. » La fin principale c'est d'avoir constamment en tête ces deux pôles, pour ne point tomber dans la croyance idéologique (en ses propres certitudes jamais interrogées), ni faire de la foi, c'est-à-dire de la subjectivité ou des idées seraient-elles justes, le moteur de l'action révolutionnaire

et nous voyons alors combien passer des certitudes de la plupart des marxistes, par exemple sur ce qu'est une classe révolutionnaire dans l'histoire, ou la conviction que c'est de façon invariante contre le capital le prolétariat universel réduit à la classe ouvrière ("et ses alliés" disions-nous autrefois), combien cette certitude rend difficile une lecture sereine et objective des propositions théoriques que j'ai faites dans mon livre




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Patlotch



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MessageSujet: Re: COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites   Ven 17 Nov - 11:52


une série d'émissions de 58mn sur la croyance


Que croyez-vous ?
France Culture

1/4 13/11/2017
La religion peut-elle se passer de la foi ?

2/4 14/11/2017
Croire au XXIe siècle

3/4 15/11/2017
Les raisons de croire

4/4 16/11/2017
Comment lutter contre la superstition avec Spinoza

La superstition selon Spinoza, ou le destin malheureux de notre besoin de croire : comment échapper à nos croyances irrationnelles, si elles font de nous des êtres aisément manipulables ?



Baruch Spinoza

Comment briser les chaînes de notre servitude, dès lors que l'alliance du théologique et du politique fait fond sur nos propres convictions pour installer sa domination ? Ariel Suhamy restitue cette difficile position de la raison, qui doit à la fois dénoncer la superstition et en montrer la nécessité étant donné ce qu'est la nature humaine.

Le texte du jour
Citation :
Si les hommes pouvaient régler toutes leurs affaires suivant un avis arrêté, ou encore si la fortune leur était toujours favorable, ils ne seraient jamais en proie à aucune superstition ; mais ils en sont souvent réduis à une telle extrémité qu’ils ne peuvent s’arrêter à un avis et que, la plupart du temps, du fait des biens incertains de la fortune, qu’ils désirent sans mesure, ils flottent misérablement entre l’espoir et la crainte ; c’est pourquoi ils ont l’âme si encline à croire n’importe quoi : lorsqu’elle est dans le doute la moindre impulsion la fait pencher facilement d’un côté ou de l’autre ; et cela arrive bien plus facilement encore lorsqu’elle se trouve en suspens par l’espoir et la crainte qui l’agitent – alors qu’à d’autres moments elle est gonflée d’orgueil et de vantardise.

Cela, j’estime que nul ne l’ignore, bien que la plupart, à ce que je crois, s’ignorent eux-mêmes. Personne en effet n’a vécu parmi les hommes sans remarquer que la plupart, si grande soit leur inexpérience, regorgent tellement de sagesse aux jours de prospérité que ce serait leur faire injure que de leur donner un avis ; dans l’adversité en revanche ils ne savent où se tourner, ils sollicitent un avis de chacun, et ils n’en trouvent aucun trop stupide, absurde ou vain pour être suivi. Enfin, les plus légers motifs leur redonnent des espérances ou les font retomber dans la peur. Car si, lorsqu’ils sont en proie à la crainte, ils voient arriver quelque chose qui leur rappelle un bien ou un mal passés, il pensent y trouver l’annonce d’une issue heureuse ou malheureuse et, pour cette raison, bien que déçus cent fois, ils le nomment présage favorable ou funeste. Si, en outre, ils voient avec grand étonnement quelque chose d’insolite, ils croient qu’il s’agit d’un prodige qui manifeste la colère des dieux ou de la divinité suprême ; ne pas l’apaiser par des sacrifices et des prières paraît une impiété à des hommes en proie à la superstition et éloignés de la religion. Ils forgent de cette façon d’infinies inventions et ils interprètent la nature de façon étonnante comme si toute entière elle délirait avec eux.

Spinoza, Préface au Traité théologico-politique (1670), §1-2, trad Lagrée-Moreau p57-58 ed Epiméthée (1999)

Lectures              
Spinoza, Préface au Traité théologico-politique (1670), §1-2, trad Lagrée-Moreau p57-58 ed Epiméthée (1999)

Spinoza, Ethique (rédaction 1661-1665, publication 1677), I, Appendice, Bibliothèque de la Pléiade, 1954, pp.348-349

Spinoza, Appendice à l'Ethique IV (« De la servitude de l'homme »), chapitres XXI-XXII, trad Charles Appuhn p301 ed.GF (1965) ; texte conseillé par l'invité

Extraits
Le démon (Emission « Rétro » du 20/08/2011, Archive radiophonique de 1991. Intervenant : Michel Deguelle de Rode, dramaturge)

Reportage sur Mystère-tv, « L’incroyable histoire d’Apollo 13 »

Références musicales
John Frizzell, "Le vaisseau de l'angoisse : The discovery" (musique de film, 2002)

"Angoisse : Carrie (For the last time we'll pay)" The Big Screen Orchestra          

Stevie Wonder  « Superstition » (Talking Book, 1972)



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Patlotch



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MessageSujet: Re: COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites   Dim 7 Jan - 8:03


pour info



Citation :
Vous republiez aussi Ce que fut le communisme – auparavant intitulé De la nature de l’URSS, en 1983. Pourquoi ?

Je trouvais à l’époque qu’il n’y avait eu aucun diagnostic complet de ce que fut le communisme, de ce que fut le nazisme non plus d’ailleurs. Ce qui m’intéressait, c’est que ce que je croyais fondé sur la rationalité était en fait une croyance religieuse masquée par cette apparente rationalité.

Le communisme, comme toute grande religion, a suscité des saints, des héros, des bourreaux, des martyrs, de la ferveur, de la foi, sous sa version stalinienne, maoïste ou même guévariste.

Vous dites qu’un régime communiste, « c’est deux dictatures, intérieure et extérieure ».

C’était une religion de salut terrestre qui promettait une société harmonieuse, réconciliée !


réédition octobre 2017

pas très « déviant » pour le coup, avec ce changement de titre, Morin ne fait pas dans la dentelle : le communisme, c'est ce que fut l'URSS. Quant à l'aspect de « croyance religieuse masquée par cette apparente rationalité », il faut bien constater que c'est une tendance lourde chez les communistes. Peut-il en être autrement ? Tant qu'aucune lutte ne vient prouver le contraire, c'est un grand peut-être

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Patlotch



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MessageSujet: Re: COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites   Mer 17 Jan - 9:22


à l'occasion de la mort de Jean Salem, philosophe, marxiste et "spécialiste du matérialisme de l'Antiquité à Marx", j'ai cherché d'éventuels textes relatifs à ce sujet. Je n'ai pour l'heure trouvé qu'une référence directe ici, en anglais :

- « About Marxism, Epicurism and Religion. Did Epicureans fight against illusions that were henceforth outdated ? », dans : SHUANGLI (Z.) éd., Religion, Politics and Marxism in the Secular World, Actes du Colloque de Shangaï (9-11 oct. 2009), tenu à Fudan University, dans : Contemporary Philosophy – Xiandai Waiguo Zhexue, 現代外國哲學 (2) (2011.12), p. 118-135.

également cette vidéo, que je n'ai pas encore visionnée, et dont la présentation, bien qu'assez classique, est plutôt alléchante



Citation :
- Sensualisme, utilitarisme, nominalisme : la tradition matérialiste.
— Idéalisme et matérialisme selon Marx et Engels.
— Marx et le matérialisme antique.
— Marx, critique de la religion.
— Hegel : métamorphose du monde matériel en un monde d’idées, de pensées, de concepts.
— Contre la croyance en la toute-puissance des idées, antiutopisme et antithéoricisme chez Marx.
— Le texte de La Sainte Famille intitulé « Bataille critique contre le matérialisme français ».
— Qu’est-ce qu’être matérialiste en histoire ?
— La production de la vie matérielle comme base de la production des idées : infrastructure économique et superstructure juridique, politique, idéologique.
— Matérialisme et liberté selon Marx.

j'y reviendrai...

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites   Sam 7 Avr - 16:52


Anarchisme et religion
Atelier de création libertaire


Alexandre Christoyannopoulos, né à Bruxelles en 1979, est un écrivain et essayiste chrétien libertaire franco-grec.
Enseignant-chercheur, spécialiste de l'anarchisme chrétien Jeune universitaire,
il s'est spécialisé dans un champ de recherche particulièrement original et fort peu défriché jusqu'alors :
l'anarchisme religieux, et en particulier l'anarchisme chrétien.





Jacques Ellul : « Anarchistes et chrétiens de tous les pays, unissez-vous ! »
Le Comptoir 12 mars 2018


Citation :
QUEL peut être mon objectif en écrivant ces pages ? Je crois qu'il est très important de bien situer le projet pour éviter tout malentendu ! Tout d'abord, qu'il soit bien clair que je n'ai aucune intention prosélytique ! Je ne cherche nullement à « convertir » des anarchistes à la foi chrétienne ! Ceci n'est pas une simple attitude d'honnêteté, mais se trouve également fondé bibliquement... Réciproquement, je ne cherche nullement à dire aux chrétiens qu'ils DOIVENT devenir anarchistes ! Mais seulement que, parmi les options « politiques », s'ils tiennent à s'engager dans une voie politique, ils ne doivent pas écarter d'avance l'anarchisme, mais que, bien au contraire, à mes yeux celui-ci me parait la conviction la plus proche, dans son domaine, de la pensée biblique.

Elliot Serin a écrit:
Jacques Ellul trouvait certains des arguments de sa vigoureuse critique de la technique dans sa foi protestante. Sa pensée libertaire prenait aussi sa source dans la Bible. Dans « Anarchie et christianisme », publié pour la première fois en 1988, il s’applique à démontrer qu’il y a « une orientation générale qui est commune et parfaitement claire » entre les anarchistes et les chrétiens. Loin de lui l’idée de convaincre les uns de se convertir ou les autres de se radicaliser, Ellul souhaite cependant présenter ce qui lui semble être le moyen imparable de « mise en question et de prise de conscience, [qui est le] premier pas de l’action » sur des sujets de société que devraient logiquement s’approprier les chrétiens au même titre que les anarchistes – entre autres « la croissance de l’État, de la bureaucratie, de la propagande (déguisée tantôt sous le nom de publicité, tantôt d’information), de la conformisation des individus, de la volonté explicite de les transformer en producteurs/consommateurs, etc. »

La position d’Ellul s’appuie tout d’abord sur un refus total du recours à la violence, à la différence des nihilistes russes puis des anarchistes occidentaux du XIXe siècle (de Mikhaïl Bakounine à Louise Michel, en passant par Errico Malatesta ou bien Émile Pouget) pour qui le terrorisme était conforme à leur conception de propagande par le fait. Le primat pacifique du libertaire gascon s’inscrit dans une conception chrétienne de l’insoumission au pouvoir terrestre, le fidèle devant être avant tout au service d’une application de l’amour, et opposé à tout rapport de violence. La réflexion de l’auteur prend appui sur la distinction fondamentale entre un anarchisme utopique, celui pour qui la participation « au jeu politique […] ne peut rien changer d’important dans notre société », et un anarchisme réalisable dans l’objection de conscience, orienté vers la lutte contre « tout ce qui constitue notre société capitaliste […] et impérialiste », y compris l’administration et la police.

« La foi doit naître comme un acte libre, non contraint, sans quoi elle n’a aucun sens. »

« J’estime que le combat anarchiste, que la lutte en direction d’une société anarchiste sont essentiels, mais la réalisation de cette société est impossible. » Pour Ellul, il est illusoire de penser que l’homme soit naturellement bon. Il s’appuie par exemple sur René Girard pour avancer que, une fois libre de choisir ses actes, l’homme rentre inévitablement dans la convoitise, et la société dans laquelle il vit, dans le désordre généralisé. Il n’en est pas moins que la société occidentale moderne nous corrompt autrement que par le seul intermédiaire des autorités et d’autres institutions auxquelles les anarchistes s’opposent déjà : la société moderne avilie également l’homme au moyen de « la publicité qui [nous] pousse dans la consommation […], de la pornographie déchaînée, du spectacle et de la violence dans les médias. » Or, il apparaît tout à fait valable et juste de se dresser au nom du Christ contre ces éléments de la modernité.

Anarchie contre christianisme

Dans les critiques anarchistes adressées au christianisme, Ellul distingue celles d’ordre historique puis celles d’ordre métaphysique (« Ni Dieu, ni maitre »). Les premières s’expliquent par la très légitime accusation des liens étroits qui unissent la religion et la guerre, que ce soit dans les textes bibliques sur le herem, en passant par Charlemagne, les Croisades ou plus tard les guerres de religion entre catholiques et protestants. Dans de tels contextes, la finalité consiste ni plus ni moins à éradiquer l’ennemi en tant que représentant de ce qui n’est pas la Vérité, de ce qui lui est contraire. Sur ce point pourtant, Ellul nuance avec habileté : il en va de même (une guerre inexpiable) pour les « religions nouvelles [telles] la Religion de la Patrie, la Religion du Communisme, la Religion de l’Argent, par exemple. » Il reste impardonnable, pour le penseur sincère et le chrétien critique qu’est Jacques Ellul, qu’une religion reposant sur l’amour du prochain ait pu se servir du salut des âmes comme un prétexte aux armes et au sang.

« L’Église a été royaliste sous les rois, elle est devenue impérialiste sous Napoléon pour devenir républicaine sous la République. Le mieux, c’est qu’elle est devenue marxiste dans les pays communistes ! »

Sur le plan historique, une deuxième critique que peuvent formuler les anarchistes à l’encontre du christianisme est sa collusion avec l’État. Ce qu’on appelle « l’alliance du trône et de l’autel » est en effet établie dès le IVe siècle avec l’empereur Constantin. Malgré les tentatives de dissocier le pouvoir en deux domaines, l’un spirituel et l’autre temporel, il s’avère en réalité que « le pape était l’évêque de l’intérieur et l’empereur, l’évêque de l’extérieur » et que les deux pouvoirs étaient complémentaires. Telle était la doctrine de l’Église officielle : obéir ou désobéir au roi équivalait à obéir ou désobéir à Dieu. Ellul rappelle néanmoins que cette alliance pour le moins contre-nature provenait exclusivement du haut clergé et de la direction des Églises, qu’elles soit orthodoxes ou même luthériennes. D’ailleurs, les représentants du petit clergé ont souvent choisi de se ranger du côté de leurs fidèles lors des révoltes populaires et paysannes du XIVe au XVIe siècles (on pense par exemple à Thomas Müntzer pendant la Réforme ou à Jacques Roux pendant la Révolution française). Le propos d’Ellul vient donc appuyer et justifier les critiques des anarchistes sur l’histoire et la morale de l’Église.

Quant à l’aspect métaphysique de la critique anarchiste contre les religions, il peut se résumer à dire que Dieu en tant que Seigneur ou maître suprême muni d’une toute-puissance par les théologiens fortement imprégnés de monarchie, n’a pour les anarchistes pas plus de légitimité que les hommes de pouvoir, les autres maîtres. Ellul propose une autre lecture de la Bible, où « Dieu crée parce que, étant amour, il est nécessaire qu’il y ait qui à aimer, autre que lui ! […] Dieu ne se déchaîne pas en puissance, mais s’exprime uniquement par la parole, ce qui implique dès le début qu’il est un Dieu pour la communication […] et le rôle premier de l’homme, c’est d’être le répondant à l’amour de Dieu. » La parole est d’ailleurs ce qui caractérise la création de l’homme.

« Il y a une opposition radicale entre la Majesté de Dieu et toutes les puissances et pouvoirs de la terre (d’où l’erreur considérable de ceux qui disent qu’il y a une continuité entre le pouvoir divin et les pouvoirs terrestres…). »

La Bible, source d’anarchie

Du point de vue d’Ellul, de nombreux extraits bibliques pointeraient vers l’anarchie au sens d’an-arkhé, c’est à dire l’absence d’autorité, et non au sens courant d’une absence d’ordre. Ce propos se fonde aussi bien sur l’Ancien Testament que sur le Nouveau. Dans la Bible hébraïque, l’importance des prophètes en tant qu’opposants au pouvoir politique et à la parole royale coïncide avec l’idée selon laquelle la spiritualité entretient d’étroits liens avec l’insoumission. À travers la lecture de l’Ecclésiaste, on peut d’ailleurs imaginer que ces prophètes, en tant que porteurs et défenseurs d’une “parole de Dieu”, aient voulu exprimer un constat sur la parole disant « tout est vanité et poursuite du vent » que s’avérait représenter, pour eux, l’autorité politique. Sur ce point, on peut lire dans l’Évangile de Luc (6.7) que Jésus oppose à la « puissance et la gloire [des] royaumes » terrestres – qui ne sont que facteurs de division (diabolos) entre les êtres – le « royaume des choses invisibles » pour reprendre les mots de Nicolas Berdiaev, c’est à dire un royaume céleste, d’amour et de liberté.

L’espoir qu’entretient le peuple israélite et particulièrement les Juifs pieux durant la dynastie hérodienne, entachée de guerre civile, de débauche et de corruption, n’est pas différent : ils souhaitent la venue d’un personnage providentiel qui « rendrait une vraie liberté au peuple juif en même temps qu’il établirait un pouvoir spirituel, et non pas temporel et militaire ». Car, si Ellul prend le soin de rectifier les théories d’un “Jésus guérillero” ou d’un Jésus dont le peuple attendait qu’il chasse les Romains, il rappelle que ce dernier n’a jamais préconisé la violence dans son refus d’accorder une quelconque légitimité au pouvoir. « Dans les textes qui se rapportent à Jésus face aux autorités politiques et religieuses, nous trouvons donc de l’ironie, du mépris, de la non-coopération, de l’indifférence et parfois de l’accusation ! Il n’est pas un guérillero, il est un contestataire “essentiel” ! »

Le propos du sociologue français est d’autant plus riche qu’il humanise à plusieurs égards le rapport que l’on peut avoir, croyant ou non, au christianisme et à Dieu. Les motifs de contestation du pouvoir terrestre s’entremêlent avec ceux d’une inféodation unique à Dieu ; un rapport sur lequel les convictions personnelles des premières communautés chrétiennes semblent s’être fondées et qui marque l’abysse qui les sépare de l’histoire de l’Église officielle. Ainsi, il apparaît manifeste qu’une “orientation commune” peut s’établir entre les exigences chrétiennes initiales de liberté et de justice et la contestation non-violente de tous les pouvoirs propre à l’anarchisme : voilà quelles sont les clés offertes par Jacques Ellul pour penser une convergence des luttes résolument pertinente, que l’Histoire attend et qu’elle et a jusqu’ici trop ignorée.

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites   Sam 14 Avr - 18:07


Marx, Engels and Theology: Roland Boer
historical matérialism  

The Marxism and religion debate has returned with renewed vigour of late. We need to remind ourselves that by ‘religion’, Marx and Engels usually meant the dominant form of religion in Europe: Christianity, although they also discuss Judaism. On this question, the full range of texts by Marx and Engels on theology are rarely discussed. The reason is that early in the debate a few texts were chosen as a ‘canon within the canon’, leaving many other texts out in the cold.[1] In order to bring attention to those writings, I offer this annotated bibliography, organised according to the main religious themes discussed by Marx and Engels. The following collection begins with Marx, drawing occasionally on joint works with Engels, before focusing in the last two sections on Engels’s life-long interest in religion.

Citation :
1. Preliminary

The first item shows that Marx had, like most gymnasium students, studied religion and the history of the church:

1835,    Certificate of Maturity for Pupil of the Gymnasium in Trier 1835, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 643-4.

But he also had to sit a final examination, in which one of the six essays required him to write a piece of biblical interpretation:

Marx, Karl. 1835, ‘The Union of Believers with Christ According to John 15:1-14, Showing Its Basis and Essence, Its Absolute Necessity, and Its Effects’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 636-9.

By the time Marx began working as editor of the Rheinsche Zeitung in the early 1840s, he found that he needed to response to the overwhelmingly theological nature of public debate, writing a piece in which many of the later elements of his thoughts on religion were first expressed – church and state, fetishism, philosophy and theology.

Marx, Karl. 1842, ‘The Leading Article in No. 179 of the Kölnische Zeitung’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 184-202.

He had also come into contact with a very Christian communism espoused by Weitling, Cabet and others:

Marx, Karl. 1844, ‘Letters from the Deutsch-Französische Jahrbücher’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 142-3.

2. Bruno Bauer

Marx had a complex relationship with the Young Hegelians (followers who sought to develop Hegel’s insights in different directions). Marx forged his arguments in response to theirs, especially in light of the overwhelmingly theological nature of public debate in the 1830s and 1840s. The longest and most significant relationship was with Bruno Bauer (1809-1882), the biblical critic and radical political writer, who first taught Marx the biblical book of Isaiah at the Friedrich Wilhelm University in Berlin.

1841, Leaving Certificate from Berlin University 1841, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 703-4.

Marx’s PhD thesis on Epicurus shows the strong influence of Bauer, but it also marks an effort to outflank theological debate by going back well before theology itself emerged. Who better than Epicurus (342-270 BC)?

Mark, Karl. 1839, Notebooks on Epicurean Philosophy in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 423-5, 442–58, 487–8, 493–506 – from the 2nd, 3rd, 5th and 6th notebooks.

Marx, Karl. 1840–1, Difference Between the Democritean and Epicurean Philosophy of Nature with an Appendix in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 33-8, 73, 102-5.

Bauer and Marx planned a number of projects together, such as a journal of atheism, and a two volume work on Hegel and theology. At this time, Marx publically defended his collaborator.

Marx, Karl. 1842, ‘Yet Another Word on Bruno Bauer and the Akademische Lehrfreiheit by Dr. O.F. Gruppe, Berlin, 1842’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 211-14.

Part of this collaborative project involved what is now a lost, extensive but incomplete manuscript called ‘On Christian Art’. Marx’s inability to complete the manuscript led to Bauer publishing his part of the first book on his own (Die Posaune des jungsten Gerichts über Hegel den Atheisten und Antichristen: Ein Ultimatum, Leipzig: Otto Wigand, 1841). Marx sought another publisher, Arnold Ruge, to whom he wrote on a number of occasions concerning the ever-growing manuscript on Christian art.

Marx, Karl. 1842, ‘To Arnold Ruge in Dresden, March 5, 1842’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 382-3.

Marx, Karl. 1842, ‘To Arnold Ruge in Dresden, March 20, 1842’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 383-6.

Marx, Karl. 1842, ‘To Arnold Ruge in Dresden, April 27, 1842’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 387-8.

Marx, Karl. 1843, ‘To Arnold Ruge in Dresden, March 13, 1843’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 398-400.

The friendship was becoming estranged, until at last the break became public with Marx’s polemical response to Bauer’s On the Jewish Question [Zur Judenfrage] (1843) and follow-up article, ‘The Ability of Today’s Jews and Christians to Become Free [Die Fähigkeit der heutigen Juden und Christen, frei zu warden]’ (1843). Marx found Bauer’s argument, that the basis of freedom is a thoroughly secular state and the release from the false universal of religion, a reinforcement of the deeper logic of the ‘Christian state’.

Marx, Karl. 1844, On the Jewish Question in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 146-74. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/On%20The%20Jewish%20Question.pdf.

The polemic against Bauer continued, in letters and in sections of longer pieces.

Marx, Karl. 1844, ‘To Ludwig Feuerbach in Bruckberg, Paris, August 11, 1844’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 354-7.

Marx, Karl. 1844, Economic and Philosophic Manuscripts of 1844 in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 326-7. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Economic-Philosophic-Manuscripts-1844.pdf.

Marx, Karl. 1857, ‘Marx to Engels in Manchester, London, 10 January 1857’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 40, Moscow: Progress Publishers, 1983, pp. 89-91.

It came to head once again in the most sustained argument against Bauer in the first joint work with Engels. Marx argues that for all his espousal of atheism and of radical politics through biblical criticism, Bauer remains a theologian.

Marx, Karl and Friedrich Engels 1845, The Holy Family, or Critique of Critical Criticism in Marx and Engels Collected Works, Volume 4, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 78-143. Available at www.marxists.org/archive/marx/works/download/Marx_The_Holy_Family.pdf.

By contrast, in the next joint work, Bauer receives far less attention, for the key arguments against Bauer had already been made.

Marx, Karl and Friedrich Engels. 1845–6, The German Ideology: Critique of Modern German Philosophy According to Its Representatives Feuerbach, B. Bauer and Stirner, and of German Socialism According to Its various Prophets in Marx and Engels Collected Works, Volume 5, Moscow: Progress Publishers, 1976, pp. 94-116. Available at www.marxists.org/archive/marx/works/download/Marx_The_German_Ideology.pdf.

Yet this fierce polemic was by no means the end of the relationship, for Marx and Engels continued to keep up with Bauer’s prolific writing, and Bauer visited Marx when in London.

Marx, Karl. 1855, ‘Marx to Engels in Manchester, London, 14 December 1855’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 39, Moscow: Progress Publishers, p. 466.

Marx, Karl. 1856, ‘Marx to Engels in Manchester, London, 18 January 1856’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 40, Moscow: Progress Publishers, 1983, p. 4.

Marx, Karl. 1856, ‘Marx to Engels in Manchester, London, 12 February 1856’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 40, Moscow: Progress Publishers, 1983, p. 11.

3. Max Stirner

Like Bauer, the engagement with Max Stirner (1806-1856), a pseudonym for Johann Kaspar Schmidt, was deeply polemical. Unlike Bauer, it was relatively brief and intense. Yet the neglected and endless pages on Stirner in The German Ideology are vital for understanding the genesis of historical materialism. Stirner sought to recast the history of the world by means of the individual ego, which thereby becomes the lever of history (using the human Jesus as a key example). Marx and Engels are drawn to respond on one topic after another – money, labour, class and so on – so that they begin to formulate the first rough outline of historical materialism. In the second draft of The German Ideology, the more substantial sections were moved to the opening part of the book on Feuerbach.

Stirner, Max. 2005 [1845], The Ego and His Own: The Case of the Individual Against Authority, translated by Steven T. Byington, Mineola, New York: Dover Publications. Available at http://flag.blackened.net/daver/anarchism/stirner/theego0.html.

Marx, Karl and Friedrich Engels Marx. 1845–6, The German Ideology: Critique of Modern German Philosophy According to Its Representatives Feuerbach, B. Bauer and Stirner, and of German Socialism According to Its various Prophets in Marx and Engels Collected Works, Volume 5, Moscow: Progress Publishers, 1976, pp. 117-452. Available at www.marxists.org/archive/marx/works/download/Marx_The_German_Ideology.pdf.

4. Ludwig Feuerbach

In contrast to the polemic directed Bauer and Stirner, the approach to Feuerbach (1804-1872) was far more positive. In his early letters to Feuerbach, Marx cannot find enough praise for Feuerbach.

Marx, Karl 1843, ‘To Ludwig Feuerbach in Bruckberg, Kreuznach, October 3, 1843’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 349-51.

Marx, Karl. 1844, ‘To Ludwig Feuerbach in Bruckberg, Paris, August 11, 1844’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 354-7.

Feuerbach’s famous inversion, concerning the projection of the gods by human beings, becomes the moment when the criticism of religion is complete – although Marx does not miss the dialectical point that the criticism of religion is the premise of all criticism.

Marx, Karl. 1844, ‘Contribution to the Critique of Hegel’s Philosophy of Law: Introduction’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 175-87. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/1843/critique-hpr/index.htm.

But Marx would soon make his crucial move beyond Feuerbach, arguing that Feuerbach had gone only halfway, focusing on religious alienation. The real task remained, namely to deal with alienation here on earth, with its material conditions.

Marx, Karl. 1844, Economic and Philosophic Manuscripts of 1844 in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 297. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Economic-Philosophic-Manuscripts-1844.pdf.

Marx, Karl. 1845, Theses on Feuerbach, Volume 5, Moscow: Progress Publishers, 1976, pp. 3-8. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/1845/theses/theses.htm.

Marx, Karl and Friedrich Engels 1845–6, The German Ideology: Critique of Modern German Philosophy According to Its Representatives Feuerbach, B. Bauer and Stirner, and of German Socialism According to Its various Prophets in Marx and Engels Collected Works, Volume 5, Moscow: Progress Publishers, 1976, pp. 23-30, 35-7, 38-41. Available at www.marxists.org/archive/marx/works/download/Marx_The_German_Ideology.pdf.

Marx, Karl. 1867, Capital: A Critique of Political Economy, Volume I in Marx and Engels Collected Works, Volume 35, Moscow: Progress Publishers, 1996, p. 375, n. 2. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/1867-c1/index.htm.

Marx was, however, not averse to referring to slightly odd arguments, mentioning the work of a certain Daumer, who argued that early Christians did indeed – as the Romans alleged – slaughter human beings and eat them during the Eucharist.

Marx, Karl. 1847, ‘Minutes of Marx’s report to the London German Workers’ Educational Society on November 30, 1847’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 6, Moscow: Progress Publishers, 1976, pp. 630-1.

Engels too would follow a similar path concerning Feuerbach, moving from the assumption that Feuerbach had said the last word on religion, providing thereby the philosophical basis of communism …

Engels, Friedrich 1844, ‘The Condition of England: Past and Present by Thomas Carlyle, London, 1843’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 461-6.

Engels, Friedrich. 1844–5, ‘Rapid Progress of Communism in Germany’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 4, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 235-6.

Engels, Friedrich. 1845, ‘Feuerbach’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 5, Moscow: Progress Publishers, 1976, pp. 11-14.

… to finding Feuerbach’s contribution important but limited.

Engels, Friedrich. 1886, Ludwig Feuerbach and the End of Classical German Philosophy in Marx and Engels Collected Works, Volume 26, Moscow: Progress Publishers, 1990, pp. 353-98. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/Marx_Ludwig_Feurbach_and_the_End_of_German_Classical_Philosop.pdf.

a. On Opium

Perhaps the most well-known slogan of Marx is that religion is ‘the opium of the people’. Yet, the image is quite ambivalent, for opium was perceived as both a common medicine and source of poetic inspiration, and, especially towards the end of the nineteenth century, as a social curse. It was both vital economically for the British Empire and yet it led to some of the worst elements of colonialism. Marx himself used opium as a medicine for his many ailments, as Jenny points in a letter to Engels.

Marx, Jenny (senior) 1857, ‘Jenny Marx to Engels in Manchester, London, about 12 April 1857’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 40, Moscow: Progress Publishers, 1983, p. 563.

For an excellent study of the ambivalence of the opium metaphor and the implications for Marx’s statements on religion, see:

McKinnon, Andrew M. 2006, ‘Opium as Dialectics of Religion: Metaphor, Expression and Protest’ in Marx, Critical Theory, and Religion: A Critique of Rational Choice, edited by Warren S. Goldstein, Leiden: Brill, pp. 11-30.

b. Marx and Luther

A rarely acknowledged feature of Marx’s engagements with religion is his almost uniformly positive appreciation of Luther, the monk who inaugurated the German revolution, albeit inadequately.

Marx, Karl. 1844, ‘Contribution to the Critique of Hegel’s Philosophy of Law: Introduction’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 182-3. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/1843/critique-hpr/index.htm.

Marx’s frequent citations, whether in jest or in serious economic analysis, are always appreciative, for Marx found Luther’s economic criticisms very pertinent.

Marx, Karl.1856, ‘Marx to Engels in Manchester, London, 5 March 1856’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 40, Moscow: Progress Publishers, 1983, p. 21.

Marx, Karl.1859, A Contribution to the Critique of Political Economy in Marx and Engels Collected Works, Volume 29, Moscow: Progress Publishers, 1987, pp. 364, 448–9. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/Marx_Contribution_to_the_Critique_of_Political_Economy.pdf.

Marx, Karl. 1861–3, Economic Manuscript of 1861-63 (Continuation): A Contribution to the Critique of Political Economy in Marx and Engels Collected Works, Volume 32, Moscow: Progress Publishers, 1989, pp. 531–41.

Marx, Karl. 1866, ‘Marx to François Lafargue in Bordeaux, London, 12 November 1866’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 42, Moscow: Progress Publishers, 1987, p. 334.

Marx, Karl. 1867, Capital: A Critique of Political Economy, Volume I in Marx and Engels Collected Works, Volume 35, Moscow: Progress Publishers, 1996, pp. 146, 203, 314, 588–9, 741. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/1867-c1/index.htm.

Marx, Karl. 1869, ‘Marx to Eleanor Marx in Paris, London, 26 April 1869’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 43, Moscow: Progress Publishers, 1988, pp. 270-1.

Marx, Karl. 1894, Capital: A Critique of Political Economy, Volume III in Marx and Engels Collected Works, Volume 37, Moscow: Progress Publishers, 1998, pp. 329, 345, 391–2, 594, 605–6, 889. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Capital-Volume-III.pdf.

5. Marx, Hegel and the State

Marx’s detailed notes on Hegel indicate the depth of both the influence of Hegel and the need for Marx to step beyond him. Here Marx argues that Hegel’s theory of the state suffers a similar problem to theology, indeed that Hegel’s argument is itself deeply theological: Hegel begins with theology and thereby projects from sensuous human beings a world spirit or abstract thought which becomes a great over-riding force of history with its own existence and power. Marx suggests that Hegel’s dialectic begins with the estranged and abstracted infinite thought, its negation becomes the negation of the infinite and the positing of real, sensuous existence, and the negation of the negation is nothing less than the reassertion of the absolute and the banishment of sensuous existence

Marx, Karl. 1843, Contribution to the Critique of Hegel’s Philosophy of Law in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 3-129, especially pages 24, 26, 28-31, 33, 39, 46-8, 79, 83, 86, 88-91, 101-3. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/1843/critique-hpr/index.htm.

Greater clarity of Marx’s argument may be found in both a note from the Kreuznach notebooks and, a little later, the section on Hegel in the Economic and Philosophic Manuscripts.

Marx, Karl. 1843, ‘A Passage from the Kreuznach Notebooks of 1843’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 130.

Marx, Karl. 1844, Economic and Philosophic Manuscripts of 1844 in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 326-46. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Economic-Philosophic-Manuscripts-1844.pdf.

At the same time, Marx was writing on the question of the ‘Christian state’ promoted by Friedrich Wilhelm IV, arguing at first that theology, as an other-worldly concern, should have nothing to do with the worldly concerns of the state.

Marx, Karl. 1843, ‘Comments on the Latest Prussian Censorship Instruction’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 109-31, especially pp. 116-22.

Soon, however, he would make a far more interesting dialectical argument: the secular state is in fact an attempt to resolve the contradictions of the ‘Christian state’, so much so that the secular state embodies those contradictions and is therefore the ultimate expression of the ‘Christian state’.

Marx, Karl. 1844, On the Jewish Question in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 156-8. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/On%20The%20Jewish%20Question.pdf.

Engels makes a very similar argument in a delightful piece on Friedrich Wilhelm IV, outlining the impossible contradictions of a ‘Christian state’.

Engels, Friedrich. 1843, ‘Frederick William IV, King of Prussia’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 360-7.

Or indeed the English constitution:

Engels, Friedrich. 1844, ‘The Condition of England II: The English Constitution’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 499-504.

We find a similar line in the later Communist Manifesto: in the bourgeois revolution of the eighteenth century, Christian values became those of liberty and freedom of conscience.

Marx, Karl and Friedrich Engels. 1848, The Manifesto of the Communist Party in Marx and Engels Collected Works, Volume 6, Moscow: Progress Publishers, pp. 503-4. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Manifesto.pdf.

Similar issues continue to appear in works through to the early 1990s.

Marx, Karl. 1844, ‘Critical Marginal Notes on the Article “The King of Prussia and Social Reform. By A Prussian”’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 189-206.

Marx, Karl. 1865, ‘Marx to Hermann Jung in London, London, 20 November 1865’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 42, Moscow: Progress Publishers, 1987, p. 200.

Marx, Karl. 1866, ‘Instructions for the Delegates of the Provisional General Council. The Different Questions’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 20, Moscow: Progress Publishers, 1985, p. 194.

Marx, Karl, and Engels, Friedrich. 1848, ‘Demands of the Communist Party in Germany’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 7, Moscow: Progress Publishers, 1977, p. 4.

Engels, Friedrich. 1891, ‘A Critique of the Draft Social-Democratic Programme of 1891’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 27, Moscow: Progress Publishers, 1990, p. 229.

a. On grace


A thread in these discussions concerns grace (Gnade), which may be read as the theological form of revolution, as the basis for the ‘social principles of Christianity’, or as the justification for the pure arbitrariness of the Prussian king, who is appointed ‘by the grace of God’ (a phrase found on Marx’s passport).

Marx, Karl. 1847, ‘The Communism of the Rheinischer Beobachter’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 6, Moscow: Progress Publishers, 1976, pp. 220-34, especially p. 231.

Marx, Karl. 1861, ‘Marx’s Passport, 1861’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 41, Moscow: Progress Publishers, 1985, between pp. 330-1.

Marx, Karl. 1843, Contribution to the Critique of Hegel’s Philosophy of Law in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 24–6, 35–6, 51–2. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1843/critique-hpr/index.htm.

And then, many instances of polemical emphasis on the Prussian king’s favourite phrase, ‘by the grace of God’:

Marx, Karl. 1848, ‘Reply of the King of Prussia to the Delegation of the National Assembly’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 7, Moscow: Progress Publishers, 1977, p. 474.

Marx, Karl. 1848, ‘Reply of Frederick William IV to the Delegation of the Civic Militia’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 7, Moscow: Progress Publishers, 1977, pp. 476-7.

Marx, Karl. 1848, ‘Counter-Revolution in Berlin’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 8, Moscow: Progress Publishers, 1977, p. 16.

Marx, Karl. 1848, ‘Second Stage of the Counter-Revolution’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 8, Moscow: Progress Publishers, 1977, p. 134.

Marx, Karl. 1849, ‘Montesquieu LVI’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 8, Moscow: Progress Publishers, 1977, pp. 262-7.

Marx, Karl. 1849, ‘The Trial of the Rhenish District Committee of Democrats’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 8, Moscow: Progress Publishers, 1977, pp. 323-39.

Marx, Karl. 1849, ‘Three New Bills’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 9, Moscow: Progress Publishers, 1977, pp. 50 and 54.

Marx, Karl. 1849, ‘The New Prussian Constitution’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 9, Moscow: Progress Publishers, 1977, p. 430.

Marx, Karl. 1849, ‘The Summary Suppression of the Neue Rheinische Zeitung’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 9, Moscow: Progress Publishers, 1977, pp. 451-4.

Marx, Karl. 1856, ‘The Right Divine of the Hohenzollerns’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 15, Moscow: Progress Publishers, 1986, p. 157.

Marx, Karl. 1858, ‘Affairs in Prussia (2)’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 16, Moscow: Progress Publishers, 1980, p. 126.

Marx, Karl. 1858, ‘The King of Prussia’s Insanity (2)’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 16, Moscow: Progress Publishers, 1980, p. 66.

Marx, Karl, and Engels, Friedrich. 1848, ‘German Professorial Baseness’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 8, Moscow: Progress Publishers, 1977, pp. 106-7.

Marx, Karl, and Engels, Friedrich. 1849, ‘Vienna and Frankfurt’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 9, Moscow: Progress Publishers, 1977, pp. 48-9.

Engels, Friedrich, 1873, ‘The Republic in Spain’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 23, Moscow: Progress Publishers, 1988, p. 419.

Engels, Friedrich. 1849, ‘The Comedy with the Imperial Crown’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 9, Moscow: Progress Publishers, 1977, p. 194.

Engels, Friedrich. 1849, ‘The Revolutionary Uprising in the Palatinate and Baden’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 9, Moscow: Progress Publishers, 1977, p. 475.

So much so that God’s love even diverted a bullet intended for his breast:

Marx, Karl. 1844, ‘Illustrations of the Latest Exercise in Cabinet Style of Frederick William IV’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 209-10.

6. Fetishism

Perhaps the most interesting and complex engagement with a religious idea in Marx’s work is that of fetishism. He first encountered the term while reading, in its German translation, Charles de Brosses’s Du culte des dieux fétiches ou Parallèle de l’ancienne religion de l’Égypte (1760). De Brosses deployed a term that had arisen from Portuguese encounters on the African west coast in order to produce a wide-ranging theory of religion, using that material in order to reconstruct the religion of ancient Egypt.

Marx, Karl. 1842, ‘Exzerpte aus Charles de Brosses: Ueber den Dienst der Fetischengötter’, in Marx Engels Gesamtausgabe, Volume 4:1, Berlin: Dietz, 1976.

For very useful background, see also:

Pietz, William 1985, ‘The Problem of the Fetish I’, Res: Anthopology and Aesthetics 9: 5-17.

a. Idols and Fetishes

Significantly, de Brosses made heavy use of biblical material as ‘evidence’ of ancient Egyptian religion, especially the biblical texts on idolatry, which were now subsumed under the new category of fetishism. Marx’s most extensive religious usage of fetishism seems to have taken place in the lost manuscript On Christian Art. However, we can find various elements of his approach to fetishism in a number of other publications at the time.

Marx, Karl. 1842, ‘The Leading Article in No. 179 of the Kölnische Zeitung’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 189.

Marx, Karl. 1842, ‘Proceedings of the Sixth Rhine Province Assembly. First Article: Debates on Freedom of the Press and Publication of the Proceedings of the Assembly of the Estates’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 169.

Marx, Karl. 1842, ‘Proceedings of the Sixth Rhine Province Assembly. Third Article: Debates on the Law on Thefts of Wood’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 262-3.

Marx, Karl. 1842, ‘To Arnold Ruge in Dresden, March 20, 1842’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 1, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 384.

Marx, Karl. 1844, Economic and Philosophic Manuscripts of 1844 in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 312. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Economic-Philosophic-Manuscripts-1844.pdf.

Marx continued to make use of the specifically religious dimension of fetishism throughout his writings, most notably in the notes on John Lubbock, made in the early 1880s.

Marx, Karl. 1853, ‘The Future Results of British Rule in India’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 12, Moscow: Progress Publishers, 1979, p. 222.

Marx, Karl. 1859, ‘A Historic Parallel’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 16, Moscow: Progress Publishers, 1980, p. 273.

Marx, Karl. 1894, Capital: A Critique of Political Economy, Volume III in Marx and Engels Collected Works, Volume 37, Moscow: Progress Publishers, 1998, p. 817. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Capital-Volume-III.pdf.

Marx, Karl. 1880–2, The Ethnological Notebooks of Karl Marx, edited by Lawrence Krader, Assen: Van Gorcum, 1974, pp. 335-51.

b. On Moloch

The Ethnological Notebooks also show that Marx never forgot the insight he acquired from de Brosses, namely, that the category of idolatry may be subsumed under and thereby be transformed by the category of fetishism. In that light, both he and Engels deploy a favoured biblical motif, the god Moloch, known for demanding child sacrifice – an apt image of the myriad modes of exploitation.

Marx, Karl. 1845, ‘Draft of an Article on Friedrich List’s Book Das Nationale System der Politischen Oekonomie’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 4, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 266.

Marx, Karl. 1855, ‘Agitation Against Prussia. – A Day of Fasting’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 14, Moscow: Progress Publishers, 1980, p. 95.

Marx, Karl. 1859, A Contribution to the Critique of Political Economy in Marx and Engels Collected Works, Volume 29, Moscow: Progress Publishers, 1987, p. 294. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/download/Marx_Contribution_to_the_Critique_of_Political_Economy.pdf.

Marx, Karl. 1864, ‘Inaugural Address of the Working Men’s International Association’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 20, Moscow: Progress Publishers, 1985, pp. 10-11.

Marx, Karl. 1882, ‘Marx to Engels in London, Algiers, 8 April (Saturday) 1882’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 46, Moscow: Progress Publishers, 1992, p. 234.

Marx, Karl, Engels, Friedrich. 1845, The Holy Family, or Critique of Critical Criticism in Marx and Engels Collected Works, Volume 4, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 21. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/download/Marx_The_Holy_Family.pdf.

Marx, Karl, Engels, Friedrich. 1848, ‘The Civic Militia Bill’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 7, Moscow: Progress Publishers, 1977, p. 264.

Engels, Friedrich. 1846, The Condition of the Working-Class in England in Marx and Engels Collected Works, Volume 4, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 474. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/condition-working-class-england.pdf.

Engels, Friedrich. 1893, ‘Engels to Natalie Liebknecht in Berlin, London, 1 December 1893’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 50, Moscow: Progress Publishers, 2004, p. 234.

c. Economics

Yet Marx did not rest content with religious fetishism, seeking to expand and reshape the term in an economic direction. So we find it used in order to explain the alienation of labour:

Marx, Karl. 1844, Economic and Philosophic Manuscripts of 1844 in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 272-9, 304-6, 325-6. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Economic-Philosophic-Manuscripts-1844.pdf.

Marx, Karl. 1857–8, Outlines of the Critique of Political Economy (Rough Draft of 1857-58) [Second Instalment] in Marx and Engels Collected Works, Volume 29, Moscow: Progress Publishers, 1987, pp. 209-10. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/grundrisse.pdf.

Or the mediatory role of money:

Marx, Karl. 1844, ‘Comments on James Mill, Élémens d’économie politique’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 211-13.

Marx, Karl. 1857–8, Economic Manuscripts of 1857-58 (First Version of Capital) [Grundrisse] in Marx and Engels Collected Works, Volume 28, Moscow: Progress Publishers, 1986, pp. 154-64, 257. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/grundrisse.pdf.

Or as the key to the commodity-form:

Marx, Karl. 1867, Capital: A Critique of Political Economy, Volume I in Marx and Engels Collected Works, Volume 35, Moscow: Progress Publishers, 1996, pp. 81-94, 142-3, 639. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1867-c1/ch01.htm#S4; http://www.marxists.org/archive/marx/works/1867-c1/ch03.htm; http://www.marxists.org/archive/marx/works/1867-c1/ch25.htm.

Finally, in the extraordinary Economic Manuscripts of 1861-63 as well as the third volume of Capital, Marx expands this economic sense of fetishism to include all the abstractions from the real, social process of labour, such as the capitalist as a personification of capital, the productive powers of capital, use value and exchange value, the application of forces of nature and science, the products of labour in form of machinery, wealth and so on. They confront the worker as alien, objective presences in advance that rule over him. In short, capital itself becomes a power before which the worker is powerless: all these items ‘stand on their hind legs vis-à-vis the worker and confront him as capital’. Indeed, just like the commodity-form, capital ‘becomes a very mysterious being’. It is not for nothing that Marx writes of the ‘religion of everyday life’.

Marx, Karl. 1861–3, Economic Manuscript of 1861-63 (Continuation): A Contribution to the Critique of Political Economy in Marx and Engels Collected Works, Volume 32, Moscow: Progress Publishers, 1989, p. 492-4.

Marx, Karl. 1861–3, Economic Manuscripts of 1861-63 (Conclusion): A Contribution to the Critique of Political Economy in Marx and Engels Collected Works, Volume 34, Moscow: Progress Publishers, 1994, pp. 121-5; 455-61.

Marx, Karl. 1894, Capital: A Critique of Political Economy, Volume III in Marx and Engels Collected Works, Volume 37, Moscow: Progress Publishers, 1998, pp. 801-18. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Capital-Volume-III.pdf.

And then, in the twenty-fourth chapter of the third volume of Capital, Marx locates the fetish at the centre of capital. In the pure fetish formula, M-M’, in which money simply produces money (the financialised market), Marx coins a new term, Kapital-Fetische. Now the fetish is distilled as the essence of capitalism itself.

Marx, Karl. 1894, Capital: A Critique of Political Economy, Volume III in Marx and Engels Collected Works, Volume 37, Moscow: Progress Publishers, 1998, pp. 388-90. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Capital-Volume-III.pdf.

d. Roman Catholicism and Protestantism

A minor note that anticipates Weber in some respects is Marx’s repeated observation that whereas the external forms of Roman-Catholicism are appropriate for a monetary system, Protestantism is the appropriate reflex of the internalised world of credit and commodities. As with some of his key ideas, Marx picked this suggestion up from Engels’s early comment that Adam Smith was the ‘economic Luther’.

Engels, Friedrich. 1844, ‘Outlines of a Critique of Political Economy’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 422.

Marx, Karl. 1844, Economic and Philosophic Manuscripts of 1844 in Marx and Engels Collected Works, Volume 3, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 290-1. Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Economic-Philosophic-Manuscripts-1844.pdf.

Marx, Karl. 1867, Capital: A Critique of Political Economy, Volume I in Marx and Engels Collected Works, Volume 35, Moscow: Progress Publishers, 1996, p. 90. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1867-c1/ch01.htm.

Marx, Karl. 1894, Capital: A Critique of Political Economy, Volume III in Marx and Engels Collected Works, Volume 37, Moscow: Progress Publishers, 1998, p. 587. Available at Available at https://www.marxists.org/archive/marx/works/download/pdf/Capital-Volume-III.pdf.

Engels, Friedrich. 1868, ‘Synopsis of, Volume One of Capital by Karl Marx’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 20, Moscow: Progress Publishers, 1985, p. 267.

7. Engels’s Biblical Temptations

In contrast to Marx, who never seems to have had a religious commitment, Engels’s was a devout and sincere Reformed (Calvinist) Christian. With must angst and struggle, he gradually turned away from his faith, although he maintained a lively interest in Christianity, eventually coming to terms with close to the end of his life with a thoroughly intriguing argument.

a. Reformed Faith

Engels was born and baptised into a sincere and devout Reformed (Calvinist) family.

Birth Certificate of Friedrich Engels, Barmen, December 5, 1820: Extract from the Barmen Register of Births, Deaths and Marriages 1820, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 577.

Baptism Certificate of Friedrich Engels: Extract from the Baptism Register of the Elberfeld Reformed Evangelical Parish 1821, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 580.

He shared the same faith as his parents, not without devotion, as a poem written when he was 16 suggests.

Engels, Friedrich. 1837, ‘Poem, Probably Written Early in 1837’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 555-6.

And the church was so much a part of their lives that it would appear in the lively letters between Engels, while he was in Bremen, and his sister, Marie.

Engels, Friedrich. 1838, ‘To Marie Engels in Barmen, end of December 1838’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 403-4.

Yet he was not without his questions, contrary views, strength of opinion, so much so that his parents worry about him, while at the same time opening a small window into a pious and rowdy home (five children).

Engels, Friedrich (senior). 1835, ‘Friedrich Engels Senior to His Wife Elise in Hamm, Barmen, August 27, 1835’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 581-3.

Engels, Friedrich (senior). 1842, ‘Friedrich Engels Senior to Karl Snethlage in Berlin, Barmen, October 5, 1842’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 586-7.

This critical edge shows up the youthful writings of his late teens and early twenties. Published in magazines and newspapers under pseudonyms (at least initially), they lambast the pietism of his home town, Elberfeld (Wuppertal, when Barmen is included as a twin town), and manifestations of conservative Christianity wider afield.

Engels, Friedrich. 1839, ‘Letters from Wuppertal’, in Marx and Engels Collected Works Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 7-25. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1839/03/telegraph.htm.

Engels, Friedrich. 1839, ‘From Elberfeld’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 30-1. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1839/11/elberfeld.htm.

Engels, Friedrich. 1840, ‘Joel Jacoby’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 63-5. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1840/04/jacoby.htm.

Engels, Friedrich. 1840, ‘Landscapes’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 95-101. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1840/07/landscapes.htm.

Engels, Friedrich. 1840, ‘Siegfried’s Native Town’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 132-6. http://www.marxists.org/archive/marx/works/1840/12/siegfried.htm.

Engels, Friedrich. 1842, ‘Polemic Against Leo’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 281-3.

Later, after the 1848 revolutions and the issuing of a warrant for Engels’s arrest, his mother wrote to him, attempting to call him back to the fold of the faithful.

Engels, Elisabeth 1848, ‘Elisabeth Engels to Frederick Engels in Brussels, Barmen after 4 October 1848’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 38, Moscow: Progress Publishers, 1982, pp. 540-1.

Engels, Elisabeth. 1848, ‘Elisabeth Engels to Frederick Engels in Berne, Barmen, 5 December 1848’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 38, Moscow: Progress Publishers, 1982, pp. 543-6.

As Engels was to put to Conrad Schmidt many years later: he had to come to terms with his own ‘pious ultra-reactionary family’.

Engels, Friedrich. 1892, ‘Engels to Conrad Schmidt in Zurich, London, 12 September 1892’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 49, Moscow: Progress Publishers, 2001, pp. 525-8, especially p. 527.

See also:

Engels, Friedrich. 1844–5, ‘Rapid Progress of Communism in Germany’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 4, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 231. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1844/11/09.htm.

b. Krummacher

A crucial figure who influenced Engels deeply was Friedrich Wilhelm Krummacher (1796-1868), head minister of the Reformed parish in Elberfeld and thereby the youthful Engels’s own minister. Krummacher was to become one of the most famous preachers in Germany. Engels finds Krummacher simultaneously unbearable and fascinating, an affront to reason and yet persuasive, an apparent reactionary who partially conceals a potentially more radical streak. These contradictions in Engels’s response to Krummacher were to characterise his approach to Christianity.

Engels, Friedrich. 1839, ‘From Elberfeld’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 30-1. Available from http://www.marxists.org/archive/marx/works/1839/11/elberfeld.htm.

Engels, Friedrich. 1839, ‘F.W. Krummacher’s Sermon on Joshua’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 28-9. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1839/05/telegraph.htm.

Engels, Friedrich. 1839, ‘To Wilhelm Graeber in Berlin, Bremen, about April 28-30, 1839’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 442-7. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1839/letters/39_04_30.htm.

Engels, Friedrich. 1840, ‘Two Sermons by F.W. Krummacher’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 121-2. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1840/09/sermons.htm.

Engels, Friedrich. 1840, ‘Reports from Bremen: Rationalism and Pietism’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 126-30. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1840/10/bremen.htm#249.

Engels, Friedrich. 1840, ‘Reports from Bremen: Theatre. Publishing Festival’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 102-6. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1840/07/bremen.htm#181.

Engels, Friedrich. 1840, ‘Reports from Bremen: Ecclesiastical Controversy’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 155-60. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1841/01/bremen.htm#14.

c. Biblical Debates

Contradictions also become a vital issue in what was the most crucial territory for the young Engels, the Bible. Reading the latest biblical criticism – David Strauss, Bruno Bauer – as well as the work of other Young Hegelians, Engels found his Reformed assumptions challenged and reshaped. All of which revealed in the extensive correspondence with his close friends and ministers in the church, the Graeber brothers.

Engels, Friedrich. 1839, ‘To Friedrich Graeber, Bremen, February 19, 1839’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 414-17. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1839/letters/39_02_19.htm.

Engels, Friedrich. 1839, ‘To Friedrich Graeber, Bremen, April 8, 1839’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 420-3. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1839/letters/39_04_08.htm.

Engels, Friedrich. 1839, ‘To Friedrich Graeber in Berlin, Bremen, about April 23-May 1, 1839’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 425-37. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1839/letters/39_04_23.htm.

Engels, Friedrich. 1839, ‘To Wilhelm Graeber in Berlin, Bremen, about April 28-30, 1839’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 442-7. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1839/letters/39_04_30.htm.

Engels, Friedrich. 1839, ‘To Friedrich Graeber in Berlin, Bremen, June 15, 1839’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. pp. 453-6.

Engels, Friedrich. 1839, To Friedrich Graeber in Berlin, Bremen, July 12-27, 1839’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 457-63.

Engels, Friedrich. 1839, ‘To Wilhelm Graeber in Berlin, Bremen, July 30, 1839’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, p. 464-9.

Engels, Friedrich. 1839, ‘To Wilhelm Graeber in Berlin, Bremen, October 8, 1839’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 471-4.

Engels, Friedrich. 1839, ‘To Friedrich Graeber, Bremen, October 29, 1839’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 476-81.

Engels, Friedrich. 1839, ‘To Wilhelm Graeber in Berlin, Bremen, November 13-20, 1839’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 481-7.

Engels, Friedrich. 1839–40, ‘To Friedrich Graeber in Berlin, Bremen, December 9, 1839 - February 5, 1840’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 487-93.

Engels, Friedrich. 1840, ‘To Wilhelm Graeber in Barmen, Bremen, November 20, 1840’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 513-16.

Engels, Friedrich. 1841, ‘To Friedrich Graeber, February 22, 1841’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 525-8.

The Bible was never far from his mind, with other texts from the time reflecting his intense interest in matters biblical. One is a commentary on Karl Gutzkow’s play, König Saul, and the other a rather good poem which illustrates the closely interwoven nature of biblical, theological and political debates in the German states.

Engels, Friedrich. 1840, ‘Modern Literary Life’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 73-80. Available at http://www.marxists.org/archive/marx/works/1840/03/literary.htm.

Engels, Friedrich. 1842, The Insolently Threatened Yet Miraculously Rescued Bible or: The Triumph of Faith, To Wit, the Terrible, Yet True and Salutary History of the Erstwhile Licentiate Bruno Bauer; How the Same, Seduced by the Devil, Fallen from the True Faith, Became Chief Devil, and Was Well and Truly Ousted in the End: A Christian Epic in Four Cantos in Marx and Engels Collected Works, Volume 2, Moscow: Progress Publishers, 1975, pp. 313-51.

Over the following years, Engels would maintain his interest in the Bible, commenting to Marx from time to time on debates, new developments, the latest book he had read – such Ernst Renan’s The Antichrist or Rev. Charles Foster’s The Historical Geography of Arabia and the relationship between Hebrews and Arabs.

Engels, Friedrich. 1844, ‘Engels to Marx in Paris, Barmen, 19 November 1844’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 38, Moscow: Progress Publishers, 1982, pp. 9-14.

Engels, Friedrich. 1845, ‘Engels to Marx in Brussels, Barmen, 17 March 1845’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 38, Moscow: Progress Publishers, 1982, pp. 26-30.

Engels, Friedrich. 1873, ‘Note on a review of E. Renan’s l’Antéchrist’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 23, Moscow: Progress Publishers, 1988, p. 452.

And the discussion over ancient Hebrews, Arabs and Persians:

Engels, Friedrich. 1853, ‘Engels to Marx in London, Manchester, before 28 May 1853’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 39, Moscow: Progress Publishers, 1983, pp. 325-8.

Marx, Karl. 1853, ‘Marx to Engels in Manchester, London, 2 June 1853’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 39, Moscow: Progress Publishers, 1983, pp. 332-4.

Engels, Friedrich, 1853, ‘Engels to Marx in London, Manchester, 6 June 1853, evening’, in Marx and Engels Collected Works, Volume 39, Moscow: Progress Publishers, 1983, pp. 339-42.

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MessageSujet: Re: COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites   Dim 29 Avr - 9:55


lu quelque part. La foi n'a pas besoin d'un dieu, mais de la croyance, quel que soit son objet, serait-il le plus matérialiste. L'idéalisme se loge dans l'athéisme aussi bien que dans la religion. Et que ce texte se trouve dans Humain trop humain renvoie aussi à l'Humanisme (théorique). Nietzsche  n'est au fond pas très loin de Marx



La foi sauve et damne
Friedrich Nietzsche Humain, trop humain 1878

Citation :
La foi sauve et damne. — Un chrétien qui s’égare dans des raisonnements interdits pourrait bien se demander une fois : est-il donc bien nécessaire qu’il y ait réellement un Dieu, et aussi un Agneau qui porte les péchés des hommes, si la foi en l’existence de pareils êtres suffit déjà pour produire le même effet ? Ne sont-ce pas là des êtres superflus pour le cas où ils existeraient vraiment ?

Car tout ce que la religion chrétienne donne à l’âme humaine de bienfaisant, qui console et rend meilleur, comme tout ce qui assombrit et écrase, provient de cette croyance et non point de l’objet de cette croyance. Il n’en est pas autrement ici que de ce cas célèbre : On peut affirmer qu’il n’y a jamais eu de sorcières, mais les terribles résultats de la croyance en la sorcellerie ont été les mêmes que s’il y avait vraiment eu des sorcières.

Pour toutes les occasions où le chrétien attend l’intervention d’un Dieu, mais l’attend vainement — parce qu’il n’y a point de Dieu —, sa religion est assez inventive à trouver des subterfuges et des raisons de tranquillité ; en cela c’est certainement une religion pleine d’esprit. — À vrai dire, la foi n’a pas encore réussi à déplacer de vraies montagnes, quoique cela ait été affirmé par je ne sais plus qui ; mais elle sait placer des montagnes où il n’y en a point.



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MessageSujet: Re: COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites   Sam 16 Juin - 18:01


à écouter les premières minutes, cela me semble un approche un peu scientiste de la connaissance, et certes c'est le cadre de 'émission qui l'impose, comme le thème de prédilection de l'invité (cf son livre). La pente serait de penser qu'il n'y a de connaissance que la connaissance scientifique, voire que la connaissance intellectuelle, auxquels cas le nombre de complets ignorants serait inquiétant. Nous savons pourtant que des savants ignorent ce que des incultes savent, d'expérience...

nous le retenons néanmoins ne serait-ce que pour l'intérêt dans ce sujet de la question


« Qu’est-ce qui distingue les connaissances des croyances ? »

Que deviennent les normes du vrai ?
France Culture 16/06/2018

La ligne de démarcation entre le faux et le vrai ne semble n'avoir jamais été aussi poreuse. Qu’est-ce qui distingue les connaissances des croyances ? Et en quoi consiste l’ignorance ? Éléments de réponse avec le philosophe Mathias Girel, auteur de « Science et territoires de l’ignorance » (Quae)


Grâce au site chinois "faketrumptweet.com", on peut écrire de faux tweets signés Donald Trump.
Photo d'un faux tweet daté du 27 octobre 2017• Crédits : Jaap Arriens / NurPhoto - AFP

Citation :
Le doute et la certitude sont engagés dans une altercation séculaire. Ils forment un vieux couple, turbulent mais inséparable : le partage entre ce que l’on sait et ce que l’on croit demeure l’une des grandes affaires des philosophes, et, de Socrate à Wittgenstein en passant par Pyrrhon et Descartes, les critères du vrai n’ont jamais cessé d’être auscultés et discutés. Ce qui est certain, est-ce ce qui a résisté à tous les doutes ? Ou bien est-ce ce dont on ne peut pas imaginer de douter ? La vérité plane-t-elle au-dessus du monde ou est-elle déposée dans les choses et dans les faits ? Peut-on faire confiance à la science pour aller l’y chercher ?

Il semble qu’aujourd’hui, nous imaginons de plus en plus que la ligne de démarcation entre le faux et le vrai pourrait être poreuse. Il y a comme un « amollissement » des notions de vérité et d’objectivité : les théories tenues pour « vraies » ou « fausses » ne le seraient pas en raison de leur adéquation ou inadéquation avec des faits ou des données expérimentales, mais seulement en vertu d’intérêts partisans ou purement sociologiques, de sorte qu’il faudrait gommer l’idée qu’elles pourraient avoir le moindre lien avec la réalité.

Voulant rendre compte de cette situation, le philosophe Bernard Williams a défendu l’idée que notre société se trouve parcourue par deux courants de pensée, à la fois contradictoires et associés, ainsi qu’il l’explique dans son livre Vérité et véracité (Gallimard, 2006). D’une part, il existe un attachement intense à la _véracit_é et à la transparence, un souci de ne pas se laisser tromper. Cette situation conduit à une attitude de défiance généralisée, à une détermination à crever les apparences pour détecter d’éventuelles motivations cachées. Mais, d’autre part, à côté de ce désir de véracité, de ce refus d’être dupe, il existe une défiance tout aussi grande à l’égard de la vérité elle-même : la vérité existe-t-elle, se demande-t-on ? Si oui, peut-elle être autrement que relative, subjective, culturelle, contextuelle ? La chose étonnante est que ces deux attitudes, l’attachement à la véracité et la suspicion à l’égard de la vérité, qui devraient s’exclure mutuellement, se révèlent en pratique parfaitement compatibles. Elles sont même mécaniquement liées, puisque le désir de véracité suffit à enclencher un processus critique qui vient ensuite fragiliser l’assurance qu’il y aurait des vérités sûres.

Dans ce contexte, que deviennent les normes du vrai ? Qu’est-ce qui distingue les connaissances des croyances ? Et en quoi consiste l’ignorance ?

Avec Mathias Girel, philosophe, Maître de conférences à l’Ecole Normale Supérieure- Paris Sciences Lettres. Il vient de faire paraître « Science et territoires de l’ignorance » (éd. Quae, 2018).



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MessageSujet: Re: COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites   

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COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI et CROYANCES, renvoi à l'étude et suites
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