PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
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 MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL

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Patlotch



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Mer 29 Nov - 16:46


documents dont je conseille le visionnage et la lecture à distance des interprétations clefs en main de la presse et des politiques quels qu'ils soient. Discours long, mais passionnant car millimétré : tout y est...


ne pas se tromper d'époque et d'analyse

un certain décolonialisme soluble dans le capitalisme français, européen... et africain



Intégralité du discours de Ouagadougou (texte), Le Monde Afrique


un discours important qui permet de mieux cerner le macronisme, c'est-à-dire l'adéquation de Macron aux besoins actuel du capitalisme français et européen, mais aussi à la perspective d'un capitalisme africain sorti du néo-colonialisme

avec des lunettes anciennes, celles de l'antiimpérialisme et de l'anticolonialisme, le fait même de ce discours et sa tonalité ou le vrai sonne parfois faux, il ne faut pas s'y tromper, et c'est pourquoi je ne partage pas certaines réactions 'décoloniales' au ras des pâquerettes, ni le titre de L'Huma :



il y a bien sûr des intérêts économiques donc militaires sur lesquels Macron est discret (la lutte antiterroriste a bon dos, comme s'il n'y a avait pas de minerais dans les régions concernées...), mais pour l'essentiel il tient un discours de dirigeant capitaliste français et mondial qui a compris que les temps ont changé, et qui le prends en compte, d'autant que la France a pris beaucoup de retard. Il est par exemple frappant que, sans complexes, tous les domaines abordés dans le discours sont déterminés par la perspective économique, et c'est assez flagrant concernant la culture et la 'francophonie'. Il est donc normal que devant cette assistance de futures élites ou couches moyennes, certes triées sur le volet puisque dehors d'autres protestent, il ait pu obtenir un vrai succès


Des manifestants dénoncent "l'impérialisme" de la France en Afrique
28 novembre 2017 à Ouagadougou, lors de la visite d'Emmanuel Macron

une autre perception



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Patlotch



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Lun 11 Déc - 21:52


"tous font du Macron", suite

un grand moment du macronisme tout à fait dans sa ligne générale, avec le flair politique et le cynisme caractérisant notre Président et les sien.ne.s. Feuilleton :


dans le même ordre d'idée, la recomposition macroniste du paysage politique français, on pourra apprécier : la réunion du parti radical de gauche et valoisien (plus vieux parti français depuis 1901, séparé par le Programme commun de la gauche en 1973), l'élection de Wauquiez chez les Républicains, les élections régionales en Corse... Désolé, je n'ai pas eu le temps

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Patlotch



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Lun 8 Jan - 10:34


un cheval, une alouette ?

Macron va offrir au président chinois un cheval de la Garde républicaine
N.Sa 20minutes / AFP 08/01/18

au-delà des symboles diplomatiques, les objectifs économiques de ce déplacement en Chine de Macron, qui compte y aller chaque année, n'échappent à personne

Citation :
Une moisson de contrats

Le premier objectif de ce voyage est économique. Emmanuel Macron a pris l'avion avec une cinquantaine de chefs d'entreprise, dont ceux d'AccordHotels, LVMH, Airbus, Areva, Safran, BNP Paribas, Dassault, Auchan, Sodexo ou Safran.

L'Elysée espère décrocher à Pékin une cinquantaine d'accords et de contrats, "dans l'aéronautique, le nucléaire civil, le numérique, l'économie du vieillissement". Paris pourrait conclure des ventes d'Airbus et de moteurs Safran, d'une usine de retraitement de déchets radioactifs ou encore de maisons de retraite avec le groupe Orpea.

Des accords devraient aussi être conclus dans le domaine culturel, avec le projet d'un Centre Pompidou provisoire à Shanghai, dans l'intelligence artificielle et les villes durables.

Rééquilibrer les relations commerciales

"Paris a une volonté de rééquilibrage et d'accès au marché, par exemple dans les services financiers", explique l'Elysée, qui plaidera pour un rééquilibrage des relations commerciales, la Chine étant le plus fort déficit commercial de la France (30 milliards d'euros).

"Il convient d'établir un partenariat fondé sur la réciprocité en matière d'ouverture des marchés. (...) Nos interlocuteurs chinois préfèrent le mot "gagnant-gagnant". Pourquoi pas, à condition que ce ne soit pas le même qui soit deux fois gagnant", a averti le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

Pour un co-leadership mondial sur le climat

Parmi les autres sujets abordés : l'environnement. La Chine, premier pollueur mondial, est aussi le premier investisseur dans les énergies propres, et entend jouer un rôle important dans la lutte contre le réchauffement climatique, notamment depuis la décision américaine de quitter l'accord de Paris.

Les deux chefs d'Etat devraient également parler de la lutte contre le financement du antiterroriste, de la crise avec Corée du Nord dans laquelle la Chine a une position de médiatrice, ou encore de la Syrie.

à quel rythme la France patronale pourra-t-elle rééquilibrer ses échanges ?


C'est avec la Chine que la France réalise son plus important déficit commercial (30 milliards d'euros en 2016). Les investissements français en Chine sont deux fois moins importants que les allemands.

au-delà de ce cas spécifique, on relève une activité débordante d'Emmanuel Macron sur le plan international, déplacements à l'étranger et réceptions de chefs d'États se succèdent à une rythme impressionnant, tous azimuts. Conférences sur ceci ou cela s'organisent à son initiative... Le "populaire" Jean-Yves Le Drian est néanmoins très éclipsé à son poste de ministre des affaires étrangères...

cet aspect du macronisme en situe les enjeux pour le capitalisme français et participe au renouvellement en profondeur de la donne géo-économique. Il est trop tôt pour en connaître les effets durables, mais il est certain que cela contribue, sur fond d'inexistence d'un front social intérieur, à un changement de paysage économique et politique, donc idéologique

en Chine, la dernière année du cheval était en 2014 ; la prochaine débutera en 2026




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Patlotch



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Ven 19 Jan - 16:17


NDDL : abandon de l'aéroport et tournant pour la ZAD
un événement macroniste par excellence

une fois de plus le Président Macron montre son intelligence politique à la fois pour se sortir des épines du pieds et pour engager sa propre vision de l'avenir, celle du patronat français compatible avec le capitalisme vert. J'ironisais mercredi après les annonces gouvernementales et premières réactions à chaud

Citation :

la ZAD fait bien les choses :
tout le monde a gagné et perdu, mais quoi ?

victoire des zadistes avec de Villiers et Hulot, donc Macron : l'État du capital a trouvé mieux, green again



ZAD et rétro Satanas !

finalement, c'était une lutte revendicative, avec ses syndicats d'agriculteurs, son Bové et son WWF, et ça n'ira pas plus loin, pour le reste, que des gesticulations allant faire la fête... à Belleville

une fois de plus, pour ou contre, ceux-ci piégés comme pendant la campagne électorale, tous font du Macron

les réactions des occupants zadistes frisent parfois le ridicule par leurs chants de victoire, du moins chez ceux qui n'ont pas vocation à rester là, ni aux yeux du pouvoir, ni à ceux des "légitimes", avec lesquels se construira le compromis sur le dos des premiers



Sur la Zad, récit d’une journée de victoire historique
Nicolas de La Casinière Reporterre 18 janvier 2018
Citation :
« Ce soir, on fait la fête mais dès demain, on a une AG dès 10 h du mat pour parler des usages, des enjeux immédiats, comment on pense ensemble ce que deviennent les terres cédées par le projet. On est prêt à entrer en négociation, à discuter des projets dans le cadre officiel ou hors cadre, des lieux occupés qui sont ainsi reconnus comme légitimes, puisque le gouvernement a acté que la résistance a été légitime en contribuant à l’abandon du projet... »

Mercredi soir, en tout cas, foin des discussions : on a fait la fête !

la feuille de (dé)route est écrite autant par Macron, Hulot, que José Bové


Citation :


Invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, le militant écologiste a indiqué que "Les choses vont se régler d'elles-mêmes d'ici le 30 mars" dans la ZAD de Notre-Dame-des-Landes.

Il se présente lui-même comme un "paléozadiste". José Bové était l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur RMC, jeudi matin, après l'annonce par le gouvernement de l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. Le militant écologiste a expliqué que tout sera fait, désormais, pour que cette zone redevienne "agricole".

"Ce combat dure depuis 50 ans. Les paysans, hier soir, au téléphone, pleuraient. J'ai connu les paysans de Notre-Dame des Landes en 1973 sur le Larzac quand ils sont venus nous soutenir. Ce territoire, qui est resté pendant 50 ans un bocage, devient une zone extraordinaire. Ce territoire est l'un des plus beaux bocages de France, il n'a pas été détruit ni remembré. Grâce à ce gel, on a un territoire sauvé pour la biodiversité".

"Les choses vont se régler d'elles-mêmes d'ici le 30 mars"

Sur les militants, José Bové s'est voulu rassurant: "Les choses vont se régler d'elles-mêmes d'ici le 30 mars. Les routes vont entièrement être nettoyées par les habitants dès cette semaine". Le mouvement anti-aéroport avait ainsi affirmé mercredi, s'engager à rouvrir les accès à la Zad, tout en disant son "refus de toute expulsion" de ceux qui se sont installés illégalement sur place. "La présence ou l'intervention policières ne feraient donc qu'envenimer la situation", préviennent-ils.  Selon José Bové, certains sont d'ailleurs "déjà partis" :

"Il y a des personnes qui étaient là dans le seul but de résister, pour empêcher le projet. Heureusement qu'ils étaient là, mais il y en beaucoup qui sont déjà partis car ils n'ont pas de vocation à vivre sur ce territoire. Les autres partiront d'eux-mêmes. Je pense que la décision et la façon dont le Premier ministre s'est exprimé est claire. C'est l'intelligence qui a prévalu. Les choses vont se faire calmement"

José Bové, enfin, a salué à plusieurs reprises la décision du gouvernement:  

"Le Président et le Premier ministre ont compris qu'il fallait sortir de ce projet fou. Ce qui est incroyable c'est que l'intérêt général a prévalu sur l'intérêt à court terme, l'intérêt économique".

"l'intérêt général" est généralement celui de la classe dominante de même que "l'intérêt économique" de la classe verte du capital : c'est un caractère du macronisme, anti-énergies fossiles, anti-Trump, etc. C'est ce capitalisme-là qui a gagné à Notre-Dame-des-Landes

dès le 5 janvier, notre Astérix n'avait pas de potion magique, mais "un plan"


Le plan de José Bové pour Notre-Dame-des-Landes
Marie Astier, Entretien avec José Bové Reporterre 5 janvier 2018, extrait
Citation :
Comment avez-vous formalisé vos propositions ?
Ces propositions se fondent sur des discussions que j’ai eues à Notre-Dame-des-Landes, depuis plusieurs années, avec les associations, les élus locaux, des juristes, sur les solutions si le projet d’aéroport est abandonné. J’ai formalisé cela dans un courrier de plusieurs pages envoyé aux médiateurs. On en discute également depuis longtemps avec Nicolas Hulot, avant même qu’il n’entre au gouvernement. Et on en rediscutera.

Avez-vous une chance d’être entendu ?

Pour l’instant, je ne sais rien de la décision qui sera prise par le président de la République. Mais si l’abandon est décidé, il est important de montrer que, derrière, il y a une alternative crédible, une solution juridique et foncière.

quant aux zadistes, l'heure de la division est venue, et des capitulations en rase campagne :


Citation :
Nous ne voulons pas croire qu’à ce moment clé, que certain.es appellent « victoire » et d’autres « abandon de l’aéroport », notre mouvement se déliterait et que l’on bataillerait chacun.e pour sa part du gâteau, dont la cerise serait l’accord bienveillant de l’État. Nous souhaitons au contraire signifier à l’État, ainsi qu’à celleux que notre mouvement effraie, qu’ensemble nous ne sommes pas seulement des obstacles à leurs projets, mais des entraves à leur logique, avec ou sans aéroport.

Que par le biais des négociations, l’État ait une prise sur ce qu’il se passera ici, c’est un fait. Mais ça ne signifie pas pour autant que nous lui ouvrons grand les portes de ce que nous avons construit, ensemble et sans lui. Il est et restera, pour nous, un adversaire politique, et nous continuerons à construire nos réalités. [...]

ce que cette lutte et cette issue, même provisoire, ont révélé, c'est le caractère massivement revendicatif de ce combat, dont l'essence est la négociation, et c'est bien ainsi, qu'ils veuillent (se) l'avouer ou non, qu'elle était programmée de part et d'autre au-delà du bras-de-fer et sous le plancher capitaliste vert de la propriété foncière. N'en déplaise aux forts en gueule...
ComitéAEC a écrit:
A #NDDL tout commence maintenant, puisqu'il est patent que la victoire contre l'aéroport n'est qu'un moment particulier de la lutte générale contre l'Empire-marchand. L'occupation et les formes de vies poétiques qu'elle a suscitées doivent continuer. Non à l'expulsion !

... c'est une lutte dans "l'Empire-marchand"

un ami a écrit:
C'est dingue tout ce foin sur Twitter pour NDDL. On croit rêver que la révolution est en route.

Emmanuel Macron à ses ministres :
« Je ne veux plus voir ce genre de ZAD en France »

il en verra encore, de toutes les couleurs aussi, mais en attendant :


sans oublier l'essentiel du macronisme dans la restructuration mondiale du capitalisme :


Citation :
Les dirigeants de 140 des plus grandes entreprises mondiales rencontreront Emmanuel Macron et le gouvernement français lundi au château de Versailles pour discuter de dizaines de projets d'investissements, a-t-on appris vendredi auprès de l'Elysée.

Nombre de ces dirigeants, quasiment tous des numéros un, feront étape en France avant de se rendre au Forum économique mondial de Davos (Suisse), où le président français prononcera mercredi un discours d'environ 45 minutes.

"Lundi, dans le monde économique mondial, c'est en France qu'il faudra être", a-t-on déclaré à l'Elysée.

"L'enjeu n'est pas de parler à des CEO (...), l'enjeu, au-delà de l'explication, c'est d'avoir ces projets et de les faire investir en France", a-t-on précisé.

Quatre ou cinq projets seront annoncés, d'ampleur "significative et emblématique", notamment une grande annonce dans une industrie traditionnelle, avec des emplois à la clé, et probablement deux annonces dans les secteurs du numérique, de l'innovation et de l'intelligence artificielle.

Une petite dizaine d'autres projets de moindre ampleur sont prêts, a-t-on ajouté, et d'autres sont encore discutés.

Emmanuel Macron se rendra lundi en début d'après-midi en province sur le site concerné par une de ces grandes annonces.

Les groupes industriels seront nettement majoritaires mais les dirigeants de quatre ou cinq banques seront là, dont ceux de JPMorgan (Jamie Dimon), Goldman Sachs (Lloyd Blankfein), HSBC (Stuart Gulliver) et Bank of America.

Parmi les groupes présents : Rolls Royce, SAP, UPS, Bosch, GlaxoSmithKline, Novo Nordisk, Novartis, Cisco, Google, Facebook, Alibaba ou JD.com.

Les dirigeants présents représentent pour la moitié d'entre eux des entreprises européennes, pour 25% des entreprises américaines et pour 25% des groupes d'Afrique, du Moyen Orient et d'Asie.

Ils déjeuneront avec le Premier ministre, Edouard Philippe, puis auront des rencontres avec la quinzaine de ministres présents et des institutions - Agence des participations de l'Etat (APE), Bpifrance et Business France notamment.

Emmanuel Macron les rejoindra en fin de journée, aura quelques entretiens liés aux engagements annoncés lundi et prononcera un discours à huis clos.

(Jean-Baptiste Vey, édité par Yves Clarisse)

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Patlotch



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Sam 3 Fév - 10:49


Immanuel Wallerstein interprète le macronisme

Who is President Macron of France?
Immanuel Wallerstein, February 1, 2018

Citation :
[...]

The bottom line for me is that France now has the shrewdest, most efficacious Right politician in power in modern history. One can think of others who wanted to offer a similar package of policies but they were not able to put together the coalition that permitted it. Macron was helped by the chaotic state of the world-system, no doubt. But his own role should be recognized. He has very effectively implemented conservative objectives.

Pour moi, la ligne de fond est que la France a maintenant le plus habile, le politicien de droite le plus efficace au pouvoir dans l'histoire moderne. On peut penser à d'autres qui voulaient offrir un ensemble similaire de politiques, mais ils n'ont pas été en mesure de mettre en place la coalition qui le permettant. Sans doute Macron a-t-il été aidé par l'état chaotique du système-monde. Mais son propre rôle devrait être reconnu. Il a très efficacement mis en œuvre des objectifs conservateurs.

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Patlotch



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Dim 11 Fév - 12:38


le macronisme est un populisme...

une idée déjà rencontrée dans la campagne présidentielle


Citation :
Sur la montée du populisme, Alain Minc précise dans son ouvrage que celui-ci ne concerne plus l’extrême-droite mais se rapproche d’un populisme de refus du système. « C’est l’effet de la crise. Au fond, le mécanisme de bonheur social sur lequel on a fonctionné (…) a été cassé ces vingt dernières années », estime l’essayiste. « L’immense classe moyenne s’est émiettée, le train s’est allongé », déclare-t-il faisant référence aux premiers et aux derniers de cordée. « On ne vit que les conséquences politiques d’un immense phénomène sociologique et économique ».

Dans son essai Une humble cavalcade dans le monde de demain, Alain Minc propose un « populisme mainstream ». « C’est ce que nous avons vécu en France », explique l’économiste qui ajoute que « ce n’est pas le phénomène Macron ». « Ce sont des mouvements, En marche en est aussi l’expression, qui reprennent les techniques du populisme (…) tout en étant au service d’idées mainstream », continue-t-il. Ces partis sont, selon lui, « très pro-européens, très économie sociale de marché, très défenseurs de notre modèle ». « C’est un populisme de centre-droit », ajoute Alain Minc. « Ils sont plus modernisateurs que des populismes classiques. Le populisme mainstream ouvre une perspective politique compatible avec le monde tel qu’il est », estime l’écrivain.

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Lun 12 Mar - 19:23


du 9 mars, un ajout


le Macron d'Inde
exercice de style

les zinfos

la poignée d'hier à deux mains


extraits, source La Tribune
Citation :
Des prospects commerciaux d'envergure
"Il y aura des annonces" de partenariats et de contrats, a pour autant indiqué l'Élysée, sans les dévoiler. Ce ne sera donc pas dans la défense selon des sources concordantes mais plutôt dans l'énergie. La France a pourtant dans les tuyaux plusieurs prospects commerciaux d'envergure dans le domaine de la défense. Outre le Rafale (entre 100 et 200 de plus), les industriels de l'armement français espéraient des commandes pour des hélicoptères Panther d'Airbus (111 appareils) dans le cadre du programme NUH et de très nombreuses pièces d'artillerie (Nexter), ainsi qu'un nouveau contrat pour trois sous-marins Scorpène. Safran a également l'ambition de motoriser avec le  M88 (moteur du Rafale), l'avion de combat léger indien, le Tejas.

Nexter, dont le PDG ne sera pas en Inde, est notamment présent dans deux appels d'offres gigantesques en Inde. Le premier, qui pourrait être le contrat du siècle en matière d'artillerie porterait sur une commande de 1.400 canons de 155 millimètres tractés, pour lequel le groupe français propose le Trajan. Ce contrat s'élèverait à 1 milliard d'euros, soit un montant jamais atteint dans le domaine de l'artillerie. Le groupe français fait partie des deux derniers candidats avant la décision finale. Le Trajan est actuellement en train d'effectuer une nouvelle campagne de tests en Inde, a expliqué le PDG de Nexter. La deuxième compétition porte sur 800 canons montés sur camion, pour lequel le groupe propose le Caesar.

Des échanges commerciaux limités
D'une façon générale, les échanges franco-indien restent limités. L'Inde est le 18e client de la France et son 20e fournisseur. Ils sont équilibrés, avec un léger déficit pour Paris. Mais la tendance est à la hausse, avec un bond de 30% des exportations françaises en 2017, selon l'Elysée. Les échanges commerciaux entre l'Inde et la France se sont élevés à 10,95 milliards de dollars pour la période avril 2016-mars 2017, selon New Delhi. Paris est le 9e investisseur en Inde, où sont implantées un millier d'entreprises françaises, tandis que 120 sociétés indiennes sont présentes en France où elle emploient 7.000 personnes.


L'Alliance solaire internationale remplace l'Internationale Socialiste et l'Internationale Située sous le soleil : c'est un détournement de fondre, une dérive des incontinents, une privatisation du bronzage public, et j'en passe

sunny



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PEUTÊTRE



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Sam 14 Avr - 18:15

10 avril

lundi, Macron drague la calotte



voir la presse
Macron devant les évêques de France

et jeudi la France d'en-bas
le JT a un public "plutôt âgé, populaire et rural" et forte audience
sans oublier le milieu centre-gauche, et les couches moyennes : Médiapart
bien joué !

13 avril


Jupiter seigneur des anneaux

notre diagnostic du 11 avril, d'une grève sociale d'ampleur en perspective, nous paraît aujourd'hui optimiste

nous n'avons pas suivi l'intégralité de l'entretien du Président Macron hier à 13 heures mais, alors que les lutteurs tous azimuts parlent beaucoup de "rapport de force", il nous semble que lui, autrement dit l'État et la grande bourgeoisie française, en ont une perception des plus justes, à savoir que leur politique n'est pas mise en danger par les conflits actuels, car la sauce de la convergence n'est pas près de prendre, et qu'elle n'offre aucune perspective crédible

il est certes difficile de se prononcer sur la grève des cheminots alors que nous n'en sommes qu'à la troisième sur 18 des séquences de 2 jours jusqu'à fin juin, et qu'on perçoit dans "l'opinion publique" un mélange de soutien à distance, de lassitude et d'autre chose à faire

le cas des étudiants est encore plus mitigé : 10 universités seraient bloquées dont 4 complètement, sur 75 en France (à Roanne où j'étais ces derniers jours, la presse locale a dénombré 35 soutiens aux zadistes, et je n'ai vu ni tags ni affiches dans les lieux étudiants). Le mouvement semble se durcir sans s'étendre, et l'évacuation policière menace au moindre débordement ; l'expérience de la Zad NDDL montre que le pouvoir joue habilement du bâton et de la carotte, ayant bien saisi les failles dans lesquelles il peut enfoncer le coin d'une division qui est déjà dans l'œuf des intérêts contradictoires au sein d'un même secteur en lutte (c'est patent dans les facs parking repoussant le chômage d'une jeunesse sans avenir)

c'est pourquoi Macron s'est contenté de déminer, désamorcer, en s'adressant de façon diversifiée à ses différents auditoires, avec la centralité du mérite au travail et par les études, en attendant une retraite imméritée : « Merci ! »



il faudra encore suivre son intervention dimanche "face à" Plenel et Bourdin, dans lequel il aura l'occasion de prouver qu'il reste maître des horloges avec une finesse machiavélienne que ne pourrait démentir que de mauvaises nouvelles économiques, grève ou pas grève le "social" n'étant pas à son agenda

dans le cours idéologique des choses, mai 2018 ne saurait être qu'un moment de la restructuration sans fin du capital, et plus encore qu'en mai 68 les acteurs les plus radicaux n'y joueront qu'un rôle spectaculaire, amplifié par la médiatisation en temps réel et le surjeu sur les réseaux sociaux des acteurs de tous bords

pour l'heure, le macronisme suit son cours

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PEUTÊTRE



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Mar 19 Juin - 10:53


un tournant historique confirmé
la fin de l'exception politique française


Contrairement aux apparences, Emmanuel Macron est un contre-populiste !
Alain de Benoist, Entretien réalisé par Nicolas Gauthier Boulevard Voltaire 17 juin 2018

Citation :
Voilà un an qu’Emmanuel Macron, le Président que personne n’avait vu venir, est à l’Élysée. Que sait-on, maintenant, sur lui ? Peut-on dresser un premier bilan de son action ?

Macron a eu beaucoup de chance. Mais il faut reconnaître qu’il a su forcer la chance. Il a parfaitement mesuré l’envie de « dégagisme », de renouvellement, mais aussi de « verticalité », qui montait dans l’opinion depuis des années. Instruit par l’expérience de ses prédécesseurs, dont il ne veut pas répéter les fautes, il a parfaitement compris que les vieux partis institutionnels ont fait leur temps et que le clivage droite-gauche ne veut plus dire grand-chose dès lors qu’il ne renvoie plus qu’à une « alternance unique ». C’est ce qui lui a permis de réussir là où Giscard et Rocard avaient échoué : regrouper au « centre » les libéraux de gauche et de droite acquis à la mondialisation.

Sur le plan de la personnalité, Macron est un libéral autoritaire, absolument pas un moraliste « humaniste » (il est aussi dénué de scrupules que Sarkozy, et s’il a fait appel à Jean-Michel Blanquer, c’est avant tout pour adapter l’école aux exigences de l’entreprise). « Agnostique » sur les problèmes de société, c’est un homme qui n’a pas d’amis mais seulement des conseillers techniques, qui a réussi à faire de ses ministres des employés et de sa majorité parlementaire une armée de zombies, simple reflet de son électorat. Le « macronisme », c’est Macron et rien d’autre.

Sa façon de gouverner est typique du style managérial : apparaître sympathique, ouvert et détendu, aller « au contact », favoriser par principe le « dialogue » et la « délibération », mais sans jamais dévier d’un pouce de ce qu’il a décidé par avance. En d’autres termes, parler avec tout le monde mais n’écouter personne. Main de fer et sourire commercial. C’est ainsi qu’il est arrivé à faire passer sa loi de « moralisation de la vie politique », puis la réforme du Code du travail, puis celle de la SNCF, en attendant celles de l’audiovisuel public, des retraites et de la fiscalité.

À sa manière, n’est-il pas, lui aussi, un populiste ?

Je le définirais plutôt comme un contre-populiste. Il a opéré pour la classe dominante le regroupement que les populistes tentent de réaliser à la base. Dans son vocabulaire, le clivage principal est désormais celui qui oppose les « progressistes » aux « conservateurs ». Les premiers sont tout simplement les libéraux, les seconds ceux qui restent attachés à des valeurs ou des principes que l’individualisme moderne n’a pas encore liquidés.

L’objectif qu’il s’est fixé est simple : réformer la France pour l’adapter aux exigences de la modernité libérale. Et pour ce faire, parier sur les ambitions et les initiatives individuelles des « premiers de cordée » plutôt que sur les énergies et les passions collectives. Cette volonté d’être en phase avec l’idéologie dominante est le cœur même de sa doctrine. « L’article un du macronisme, c’est l’européisme », constatait récemment Marcel Gauchet. L’idée sous-jacente est celle énoncée jadis par Margaret Thatcher : « Il n’y a pas d’alternative. »

Comme l’a écrit Paul Thibaud, « Macron considère la France de l’extérieur, à partir de l’universalisme direct où il s’est établi. » Il reconnaît, certes, à l’appartenance nationale une valeur sentimentale, mais la réduit à sa capacité d’adaptation au milieu ambiant. La France n’est pas, pour lui, le support d’une identité commune, mais une quasi-entreprise (une « start-up ») qui doit avant tout se tourner vers l’avenir et à laquelle il faut donner toutes ses chances de réussir, fût-ce au détriment des perdants, étant entendu que sa capacité à réussir implique son alignement sur les critères de Maastricht, ce qui ne peut qu’aboutir à toujours plus de précarité, de dévaluation salariale, de difficulté à vivre pour cette partie grandissante de la population qui n’appartient pas aux secteurs compétitifs insérés dans la mondialisation. D’où sa réputation justifiée de « Président des riches » – mais sans doute faudrait-il plutôt dire de « Président des gagnants ». Les nouvelles fractures politico-sociales ne peuvent donc que s’aggraver.

Quelles sont les chances de l’opposition ?

Déjà assuré d’une majorité aux ordres, Macron n’a de surcroît aucune opposition crédible face à lui, ce qui est à peu près inédit dans notre histoire. Il gouverne de manière d’autant plus autoritaire qu’il manœuvre dans un champ de ruines. À gauche, le Parti socialiste ne parvient toujours pas à se relever, tandis que La France insoumise se divise de plus en plus entre les lignes d’Alexis Corbière et de Clémentine Autain ; c’est-à-dire entre partisans d’une forme de populisme inspirée de Podemos, qui veulent « fédérer le peuple », et ceux qui veulent surtout ne pas se couper des « forces de gauche ». Mélenchon fait partie des premiers, mais il ne peut aller jusqu’au bout de sa démarche, car cela l’obligerait à un changement de cap radical à propos de l’immigration.

À droite, la concurrence des appareils de partis ruine toute tentative d’union. Certes, la porosité est plus grande à la base, mais cela reste limité au plan local. À l’échelon national, il manque une figure charismatique nouvelle, susceptible de rallier aussi bien les classes moyennes que les classes populaires, rôle que ne peuvent tenir, pour des raisons différentes, ni Marine Le Pen ni Nicolas Dupont-Aignan ni Laurent Wauquiez. Sans une telle figure, tous les efforts de la « droite hors les murs » resteront vains. Il manque aussi, et peut-être surtout, l’aggiornamento doctrinal qui permettrait à cette droite de congédier une fois pour toutes la tentation libérale qui, de pair avec l’opportunisme, pousse tant de Républicains à rejoindre les rangs macroniens au motif qu’après tout, Macron réalise ce qu’ils voulaient faire eux-mêmes depuis longtemps.

Certains espèrent que, lorsque le macronisme aura commencé à décliner, le vieux paysage politique bipolaire va renaître de ses cendres après lui. Je ne le crois pas un instant. L’élection de Macron a engagé un processus de recomposition générale sur lequel on n’est pas près de revenir. C’est en cela que réside son caractère historique.

au-delà de l'appréciation Macron populiste ou pas (il l'est quand même un peu, sur la base d'une autre clientèle électorale) nous partageons, avec Alain de Benoist, le « caractère historique » du tournant que représente l'arrivée de Macron au pouvoir. C'est même ce que tente de cerner ce sujet depuis la campagne des présidentielles. Et nous croyons à son irréversibilité pour ce qui concerne le clivage droite-gauche

il apparaît que les luttes de ce printemps, notamment celle des cheminots et de leurs soutiens politiques et citoyens autour de la défense du service public, et qui sont sur cette ligne un échec syndical et politique sans précédent, confirment ce tournant, qui marque la fin de  l'exception française dans le capitalisme européen et occidental, ce qui explique que les politiques fondées sur cette exception pédalent dans la choucroute

la défaite n'est pas seulement de n'avoir pu empêcher la réforme, mais d'avoir perdu le soutien de la majorité de la population sur la base de cette défense du service public. C'est un tournant idéologique dont Macron a été l'accélérateur politique

concernant les virgules de la vie politique que sont les leaders, Macron n'a pas de rival crédible. Il va falloir attendre 2022, Marion Maréchal... et François Ruffin ?

enfin, quant à une relève de la lutte des classes dépassant ce butoir de la démocratie politique, tant que la crise n'a pas jeté à la rue une majorité des prolétaires et une bonne partie des couches moyennes, faut pas rêver

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PEUTÊTRE



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Lun 16 Juil - 15:27


le spectacle était presque parfait

« Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés. »

sous la déferlante fatboulhystérique, on hésite entre parler et se taire, laisser passer la vague avant que ne revienne "le réel" des rapports sociaux conflictuels. Mais en attendant le réel, c'est ça, « une idée qui s'empare des masses et devient force matérielle »... Tout a été dit du phénomène spectaculaire sportif de compétition dans le capitalisme, et concernant le football en particulier, de sa fonction de « cohésion et d'unité nationales », c'est-à-dire de transclassisme autour de l'État-nation, alias de fait la collaboration de classe


alors quoi de neuf, avec Macron ? Parlant du plus haut en France, anticipant là où ses prédécesseurs ne faisaient que suivre, il libère toutes les institutions, plus encore qu'en 1998, des tweets victorieux de la Gendarmerie nationale aux stations de métro renommés par la RATP, et dans son sillage toute la classe politique se vautre dans cette boue idéologique, qu'au demeurant, ministres ou leaders d'opposition, on aime ou pas le football : ils y sont obligés, au point que ce serait pour nous une invitation à détester la politique plus que le football et ses "héros" réels, ces demi-dieux maintenant que « Dieu est mort », remplacé par un ballon rond né en même temps* que Nietzsche en faisait l'annonce (en 1882 dans Le gai savoir)

* En 1885, le professionnalisme est autorisé en Grande-Bretagne, tandis que les premiers clubs sont créés à travers le monde, particulièrement en Europe et en Amérique du Sud. La Fédération internationale de football association (FIFA) est fondée en 1904 à Paris par des représentants de sept pays européens. Encouragée par le succès populaire rencontré par les tournois de football aux Jeux olympiques, la FIFA organise en 1930 la première édition de la Coupe du monde, qui devient un des principaux événements sportifs planétaires.

parmi les articles de commentaires, nous avons choisi celui-ci, qui tente d'analyser le rôle d'Emmanuel Macron dans tout ça. Sous l'angle de ses apparitions multiples à l'occasion d'événements populaires (cf JOHNNY HALLYDAY, ROCK FRANÇAIS et IDÉOLOGIE POLITIQUE du MACRO N' POPULISME) se dessine le portrait d'un président français tout-à-fait adéquat à la situation. Comme acteur au théâtre, il serait vraisemblablement mauvais, mais dans son rôle et sa fonction, il est parfait, trempé comme dans la potion magique de la vulgarité des temps (il n'est qu'à constater, parallèlement, sa nullité relativement aux arts de la musique, de la peinture, de la littérature, hors le vernis culturel propre aux technocrates bourgeois)



Pour Arnaud Benedetti, Emmanuel Macron a su profiter de la lumière de la victoire finale de l'Equipe de France pour nourrir son propre storytelling.

Arnaud Benedetti est professeur associé à l'Université Paris-Sorbonne. Il vient de publier Le coup de com' permanent (éd. du Cerf, 2017) dans lequel il détaille les stratégies de communication d'Emmanuel Macron.


Citation :
Une photo de profil, un buste en mouvement de trois-quart, un poing lancé au-dessus du stade: c'est un Macron romain qui saisit l'instant du triomphe de ses gladiateurs pour dire son bonheur. Du haut de la tribune il est le président qui salue cette extase collective qui vient et qui s'apprête à déborder de partou t! Force de ce jeune homme que de susciter l'image à vif, d'accrocher la lumière de l'instant. Macron est celui qui grave son récit dans le flux de l'immédiat. Il a la prescience de la viralité. Il l'exploite à la vitesse du buzz qu'il sait instantané. Son exultation footballistique n'a d'égal que son aptitude à électriser le moment. Avec le sport, le foot singulièrement, il exploite là une arme de communication massive dont il sait, par passion et par raison, qu'elle le rechargera en humanité, en spontanéité, en vitalité communicante... La question n'est pas tant de savoir s'il surjoue à cet effet (encore une fois la caractéristique de ce président est de ne jamais oublier qu'il est sur une scène où le rideau ne s'abaisse jamais) que de comprendre ce que porte ce message du Prince-supporter.

Macron use d'abord de la ressource photographique pour décliner la grammaire de sa personnalité. Il se veut naturel, forçant ce dernier, sans filtre, produisant des postures comportementales qui racontent sa présence aux événements. Il bouge son corps comme pour mieux s'inscrire dans la dynamique de l'événement. Il pose pour une postérité. Sa volonté iconique, ici, est de parler plus à la légende encore qu'à la seule actualité. Ce Macron est tout projeté dans la trace qu'il entend conférer de son rapport intuitif à la dimension exceptionnelle de ce qui se joue alors. Il se représente, se statufie, se construit sa représentation ultérieure. Ce «bonapartisme communicant» conjugue à travers un cliché la rage de la victoire et l'émotion de l'homme. Il profite dans tous les cas de l'intensité du moment pour intensifier à son tour le volume de sa présence. Dans les vestiaires, à la rencontre des joueurs, Macron produit sa scène où il magnifie la victoire, redit sa prophétie d'avant-Coupe du monde, réactive cette idée de l'homme qui ne se trompe pas, qui «miraculise» le destin...


L'opportunisme consiste ici à user jusqu'à la moelle de la force communicante de l'événement
pour s'envelopper du drap des vainqueurs.

C'est de bonne guerre mais c'est bien fait et ce n'est pas tout: l'opportunisme consiste ici à user jusqu'à la moelle de la force communicante de l'événement, de son hybris émotionnelle, pour s'envelopper du drap des vainqueurs - celui des joueurs en l'occurrence - et de se saisir de la sorte d'une part du butin d'enthousiasme suscité par ce deuxième titre de champion du monde. Mais Macron le fait avec une démonstration de passion telle qu'il est crédible: il aime en effet le football comme un supporter lambda, ne dissimulant en rien son appétit de bonheur devant un spectacle qui nourrit les grandes fièvres collectives des sociétés où l'on ne dit plus son attachement à la terre-nation par le sacrifice de sa vie mais par le rassemblement autour d'une certaine idée ludique du pays... Macron est posttragique en ce sens qu'il est toujours plus dans le récit que dans le vécu. Vu sous cet angle il pourrait bien être le premier président entièrement produit par la culture du divertissement, déployant à sa manière cette sincérité des enfants de l'entertainment qui substitue à l'écorce de l'histoire la douceur irénique de la fiction. Sans doute ceux qui voient dans le Macron supporter de l'équipe de France un récupérateur de l'exploit des bleus se trompent-ils. Car pour récupérer un objet, faut-il encore introduire une distance entre soi et l'objet. Or Macron est tout entier dans l'événement, dans le ressenti, sans écart, sans affectation ; il en épouse le parti pris parce qu'il est lui-même le produit de cette histoire où la civilisation du loisir de l'hédonisme, du plaisir irrigue jusque dans nos épidermes sa douce légèreté. Macron est plus dans la feinte lorsqu'il prétend incarner la gravité que dans ce moment où se cristallise à l'unisson des supporters d'un jour sa passion du football. Un Président a aussi le droit d'être heureux ...

Macron est plus dans la feinte lorsqu'il prétend incarner la gravité que dans ce moment
où se cristallise à l'unisson des supporters d'un jour sa passion du football.

Le cliché détermine le récit à venir, il dit l'intime du souverain, il signifie aussi la rencontre prédestinée parce que prédéterminée d'un homme avec sa génération. Même communion, même volonté de «s'éclater ensemble» à l'intérieur d'une parenthèse dionysiaque, d'un temps suspendu au-dessus du précipice des inquiétudes... La communication retrouve sa voie originelle, celle qui consiste selon son dérivé latin à «communicare», autrement dit «à mettre en commun». Reste à savoir ce que l'on partage: la joie de la victoire, l'euphorie de la réussite ...mais aussi la diversité des destinées. En invitant avec lui le soldat blessé Cabrita, en le présentant aux joueurs, le chef de l'État a voulu ramener sans doute un peu de ce «vieux monde» dans les vestiaires de la gloire, rappelant à juste titre que l'histoire n'est pas un jeu, qu'elle ne se cicatrise pas à coups d'acmé festive, et que derrière le pouvoir d'être heureux il existe aussi la nécessité de rappeler la vraie nature de l'héroïsme. Mettre en commun, en quelque sorte et en même temps, la représentation de la joie collective et de la douleur lancinante, du spectacle et du sacrifice, comme pour conjurer toutes les interprétations unilatérales, en équilibrant les symboles, en ajustant les figures sur la grande scène des vivats et des émotions, le temps éphémère d'une liesse...


en même temps, pas chauvin...

il faut bien reconnaître que, de la part d'un Président pour qui le nationalisme est « la lèpre qui monte un peu partout en Europe » (21 juin 2018), se montrer en Führer de ces foules en drapeaux tricolores ne manque pas de sel, et c'est bien du côté de l'identité nationale française qu'il a marqué un point, y compris contre le populisme de droite (et de gauche), y compris en s'assurant les participations des "indigènes" intégrés... par le football : "« Ce sont les joueurs et eux seuls qui racontent l’histoire qu’ils ont envie de raconter. Et ce sont eux et eux seuls qui ont décidé de faire rimer universalité du football et universalité de la République», martèle le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit." (Libération 16 juillet 2018 à 21:16)

il faut dire aussi le côté désespérant de dizaines de milliers de "j'aime" sur autant de tweets exprimant la « joie pure » par de la pure connerie

une pensée compatissante pour tous ceux (et celles...) qui auraient préféré fêté le cinquantenaire de 68, dont beaucoup souhaitaient la convergence des luttes, et n'auront obtenu - y compris de leurs leaders - que celle de la politique vers la convergence des buts




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PEUTÊTRE



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Ven 20 Juil - 21:51


l'Élysée et la barbouzeraie

les affaires ne sont que les affaires

dans l'affaire Benalla et environs, le plus surprenant n'est pas que ça existe, car ce n'est pas nouveau. Pour s'en tenir aux débuts de la Cinquième République, cf de Gaulle, Jacques Foccart, Charles Pasqua et le SAC, qui paraissaient pourtant plus discrets à l'époque, sans doute en l'absence de vidéo-portables et de réseaux sociaux

le plus surprenant est le manque de prudence de Macron, pourtant vu comme un Machiavel, dans le choix de ce(s) barbouze(s) de proximité. Surprenant qu'un collaborateur aussi proche, - physiquement à en juger par les photos de la sécurité rapprochée en toutes circonstances -, et officiellement à un tel niveau de visibilité (adjoint au Chef de Cabinet de l'Élysée, proposé comme Sous-Préfet hors cadre...), éprouve le besoin de se dégourdir sur le terrain des manifestations, sans qu'on sache vraiment s'il y était en service commandé et par qui, car si sa hiérarchie directe ne l'y a autorisé qu'en "observateur", il a pu user de son rang à l'Élysée contre l'avis de hauts gradés de la gendarmerie, en shuntant le ministère de l'Intérieur : c'est donc qu'il aurait été piloté quasi directement par Emmanuel Macron, qui savait tout et a donc couvert tous les autres (y compris Gérard Collomb qui s'est tu sous ordres)

la vidéo du 1er mai a circulé dès les premiers jours (nous l'avions vue), et il aurait fallu deux mois et demi pour qu'on reconnaisse l'agresseur ? Enquête du Monde ou "fuite" depuis le sommet de l'État, où l'on sait tout depuis le début (Collomb le 2 mai, qui informe l'Élysée mais pas la Justice) ? Pourquoi ont-ils attendu si longtemps pour faire sauter le bouc émissaire protégé de Jupiter ?



ça sent quand même un peu l'amateurisme, à ce niveau de l'État, et renvoie donc au sentiment de toute puissance du Président, qui s'autorise pas mal d'écarts dans l'exercice de la fonction présidentielle, ce sur quoi appuient les oppositions politiques de tous bords : ce qui choque la droite et la police est que ce ne soit pas un vrai flic ! Mais ce n'est pas nous qui demanderons la démocratisation du fonctionnement de la monarchie présidentielle et de l'État toujours réellement policier

quel enjeu ? Cela peut devenir une affaire politique d'État, car l'homme en cause, Alexandre Benalla, d'une part n'en est pas à sa première "bavure", d'autre part entretiendrait des relations interlopes avec des vendeurs d'armes et par ailleurs avec des proches de milieux au bord du terrorisme. Ci-dessous, une commande d'armes pour "En Marche" pendant la campagne présidentielle, où Benalla assurait la sécurité de Macron, commande certes refusée...



à ce jour, nous ne disposons pas de plus d'informations, mais après la gesticulation autour de la victoire de la France en coupe du monde de football, ça fait un peu désordre. Ça marquera sans doute les péripéties politiques à venir (à commencer par une fronde et une scission probable au sein de LREM), et restera comme un accroc dans le quinquennat de Macron. Une affaire comme une autre...

Allez les Bleus !



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Patlotch



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Ven 27 Juil - 18:02

notes de loin

hors la révélation de faits corroborant notre analyse, il convient de replacer toute ''l'affaire Benalla'' dans celle que nous avons faite du Macronisme d'État à partir de juin 2017 :

- reprise en main de la haute administration et à défaut court-circuitage, phénomène non nouveau mais accentué par la jeunesse du parti dominant et le style start-up de la gouvernance Macron

- cet aspect se révèle ici avec le Ministère de l'intérieur, mais les concerne tous potentiellement. L'aspect ''copinage malsain'' entre fonctionnaires d'un même service ou d'administrations différentes à toujours existé, et se trouve amplifié par les circonstances

- nous assistons par conséquent à une résistance de hauts fonctionnaires à cette mainmise, soit par ''sens de l'État de droit'' avec ''séparation des pouvoirs'', soit du fait de leurs convictions politiques quelles qu'elles soient

d'une façon générale, toutes les critiques politiques et médiatiques sont faites du point de vue de la démocratie politique dans un esprit républicain, critère qui n'est pas le nôtre. C'est pourquoi elles se rejoignent de la gauche radicale à l'extrême-droite dans une surenchère de vertus démocratiques qu'aucun ne serait en mesure de mettre en oeuvre au pouvoir, quelles que soient les mesures institutionnelles prises, car le fonctionnement RÉEL de tout État peut s'en exempter

néanmoins, le suivi des commissions d'enquêtes est très instructif concernant le fonctionnement de l'État français, à travers ce qui est dit comme de ce qui ne peut l'être mais transparait à divers signes

nous ne doutons pas que Macron saura reprendre la main sur le plan politique et qu'en tout état de cause la suite se jouera sur le terrain économique et social, et dépendra du niveau des luttes contre tout ce fatras de la démocratie politique
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PEUTÊTRE



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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   Jeu 9 Aoû - 16:11


confit d'intérêts
ou l'arrière-cuisine des grosses légumes



nous avons déjà épinglé la bonne blague des « conflits d'intérêts » entre les responsables politiques et l'économie, cad entre l'État et le Capital. Il n'y en a fondamentalement pas pour qui est convaincu que l'État est toujours celui du Capital. C'est avec ces lunettes que nous lisons l'interview ci-dessous. Bien sûr il y a ce qui est visible de l'iceberg (pas vu pas pris...), et donc éthiquement condamnable au nom des « valeurs républicaines » et de la « transparence », mais il n'est pas besoin de telles relations explicites, ni qu'il s'agisse de relations familiales, pour que la politique soit au service d'intérêts économiques. Même chose concernant les fonctionnaires au service d'une politique, et au besoin, il suffit de court-circuiter les niveaux hiérarchiques idoines pour s'assurer de cette emprise

s'il y a en la matière une spécificité du macronisme, c'est dans l'accélération d'un processus de main-mise sur la haute-administration, dans les conditions où nous l'avons décrite



L'historien Jean Garrigues estime que le mélange des genres est assez courant sous la Ve République qu'il faut continuer de réformer pour plus de transparence.

Citation :
Depuis mercredi 8 août, Alexis Kohler est visé par une deuxième plainte de l'association Anticor. Le secrétaire général de l'Élysée s'est prononcé en faveur de contrats accordés à l'armateur MSC, appartenant à sa famille en 2010 et 2011, et alors qu'il représentait l'État au conseil d'administration des chantiers navals de Saint-Nazaire ainsi qu'au conseil de surveillance du grand port maritime du Havre (GPMH), sans révéler ses liens familiaux.

Une affaire qui, si elle est prouvée, "est plus grave que l'affaire Benalla", estime jeudi 9 août sur franceinfo Jean Garrigues, historien, et professeur d'histoire contemporaine à l'Université d'Orléans et à Sciences Po.

franceinfo : Ces liens familiaux entre Alexis Kohler et MSC, est-ce un mélange des genres qui vous étonne ?

Jean Garrigues : Pas vraiment, c'est un mélange des genres assez courant sous la Ve République. Le pantouflage de ces hommes qui sont issus des mêmes écoles, l'ENA, l'Inspection des finances, et qui transitent en permanence entre des responsabilités dans les cabinets ministériels, en l'occurrence à l'Élysée, et dans le monde du management public ou privé est quelque chose d'assez fréquent mais cela ne veut pas dire qu'il faut excuser le conflit d'intérêts.

Pourtant on a mis en place une Haute Autorité de la vie publique. Comment explique-t-on alors que cette situation perdure ?

Depuis quelques années, depuis 2013, et plus récemment avec les lois votées sous Emmanuel Macron, la vigilance s'est accrue sur les conflits d'intérêts. On sait que cela a beaucoup existé au Parlement, des lobbys notamment pharmaceutique, du bâtiment, de la distribution de l'eau, ont été très influents par le truchement de parlementaires qui leur étaient plus ou moins liés, ou qui avaient eu des liens par le passé avec ces sociétés.

Mais le filet n'est peut-être pas assez dense et quelque fois on passe entre les mailles du filet. En l'occurrence, il faut reconnaître que les faits qui sont reprochés à Alexis Kohler sont des faits antérieurs à ses responsabilités à l'Élysée. Mais c'est quand même un symptôme d’un système qui n'est pas encore totalement transparent.

On l'a vu récemment avec l'affaire Benalla, où l'on découvre que certains collaborateurs ne sont pas forcés de déclarer tout ce qui devrait l'être ?

À mon sens, si les faits sont avérés pour Alexis Kohler je pense que sur le plan politique, l'affaire est plus grave que celle d'Alexandre Benalla. Simplement ce que cela révèle, à la fois pour Benalla et pour Kohler, c'est que cet entourage d’Emmanuel Macron, qui a fait ses preuves dans une sorte de commando pour gagner la présidentielle de 2017, s'est constitué au fur et à mesure autour d'hommes de confiance et on n’a pas toujours vérifié de manière assez claire l'origine et le parcours de ces personnages. [...] Mais d'un point de vue historique on va de plus en plus vers l'éthique, la transparence, et je ne pense pas que l'on puisse faire un procès d'intention à Emmanuel Macron de vouloir préserver un État opaque, et une citadelle assiégée. Mais je pense qu'il faut continuer à rénover et à réformer.

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MessageSujet: Re: MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL   

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