PATLOTCH / CHANGER DE CIVILISATION / LUTTES, THÉORIE, SEXE et POÉTIQUE

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 AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste

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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Mar 21 Fév - 15:21

une autre enquête générale


Un adultère, ça trompe énormément ?

Agnès Giard Libération Les 400 culs 8 juillet

Depuis le 4 juillet 2011, les kiosques à journaux sont ornés d’affiches pour un site internet spécialisé dans l’adultère. Il s’agit d’un site de rencontres réservé aux personnes mariées ou en couple, invitant les conjoints à tromper leur… ennui.


Citation :
«C’est parfois en restant fidèle qu’on se trompe le plus». «Par principe, nous ne proposons pas de carte de fidélité». «Tout le monde peut se tromper, surtout maintenant»

… Les slogans affichés en 120 par 174 cm sur les kiosques «des arrondissements à fort pouvoir d’achat» de Paris et des grandes villes françaises abordent le thème de l’adultère avec une franchise presque paradoxale. Il s’agit, comme l’expliquent les quatre responsables de l’agence de publicité Melville, de mettre cartes sur table: oui, l’adultère existe. Non, ce n’est pas forcément mauvais pour le couple. Ce qui est condamnable en revanche, c’est de ne pas assumer.




«Les frères Truchot, fondateurs du site, sont partis d’un constat très simple: sur les sites de rencontres classiques, 1/3 des membres avancent masqués. En effet, ils (majoritairement des hommes on imagine) sont mariés et se font passer pour célibataires dans le but inavouable de ne consommer que du sexe. Alors qu’en face, le ou la célibataire cherche toujours le Grand Amour. C’est dégueulasse et en plus c’est vrai (étude commandée par Meetic et relayée dans l’émission «L’objet du scandale» sur France 2 le 14/10/2009)».




Sur le portail de rencontres extra-conjugales Gleeden, il s’agit de limiter la trahison. Mentir à son épouse (époux), soit. Mais pas à sa maîtresse (amant)! «Au moins, sur le site Gleeden, on sait pourquoi on vient et on est entre personnes ne cherchant à priori qu’une «récréation» en toute discrétion, explique l’agence Melville. Car c’est ça le «bénéfice conso» de Gleeden. On pratique l’adultère en toute discrétion et c’est quand même moins dangereux pour le couple. En poussant le bouchon un peu plus loin, on pourrait dire que Gleeden ne génère pas plus d’adultère mais qu’il «l’encadre» pour le bien de tous! Et puis au-delà de cette mission sociale qui prête à discussion, Gleeden a surtout senti le potentiel de ce marché: en effet, 40 % des Français auraient déjà pratiqué l’adultère». (Sondage récent du site de rencontres Firstaffair.fr)

Le fait que 40% des Français aient trompé (certains diraient “trahi”) leur compagnon/compagne justifie-t-il qu’on encourage les 60% restants à faire de même? Non. L’adultère n’est certainement pas un signe d’épanouissement. C’est un compromis, symptômatique d’une société encore ligotée par de vieux tabous monothéistes, et qui rêve de liberté sans vraiment parvenir à s’en donner les moyens. Pour autant, le site Gleeden est-il coupable de vouloir dédramatiser l’adultère? Non. Il vaut toujours mieux limiter la casse. Partant du principe que la monogamie absolue (passer sa vie entière en n’ayant qu’un seul partenaire sexuel) ne soit pas quelque chose de très courant chez l’humain, Gleeden offre aux personnes qui veulent connaître d’autres corps et goûter à d’autres plaisirs la possibilité de “jouir sans entraves”.

«L‘infidélité sexuelle n’empêche pas la fidélité amoureuse, avance l’agence Melville, qui se réclame du slogan soixante-huitard «Restons fidèles à nos désirs». On peut tromper une personne sans pour autant cesser de l’aimer. «L’infidélité a sauvé mon couple», déclarent beaucoup de libertins dans des interviews qui ont l’air très sincères. D’ailleurs, les scientifiques sont les premiers à expliquer que la monogamie est une construction sociale qui contrarie nos instincts les plus primaires…».

L’idéal libertaire voudrait bien sûr que l’on ne mente, ni qu’on blesse personne en allant voir ailleurs. Pour les adeptes de la transparence, l’adultère est une mesquinerie minable à peine digne des drames bourgeois. Partant du principe que l’amour et le sexe peuvent facilement être dissociés, beaucoup de couples organisent des parties de cul et partagent en couple leurs partenaires sexuels. L’échangisme, pour eux, relève du préliminaire: une façon très excitante de rester unis, à l’aide de sextoys humains qu’ils s’offrent l’un à l’autre. «Est-elle bonne, mon chéri ?». «T’a-t-il bien fait jouir, amour?».

Il y a aussi ces couples que les aventures extra-conjugales fouettent délicieusement: jouant sur la corde sensible d’une jalousie plus ou moins contrôlée, ils rejouent le scénario élaboré par Tanizaki dans La Clef (“la confession impudique”: l’histoire d’un mari qui lit en cachette le journal intime que sa femme laisse sciemment trainer…).

D’autres encore, suivant un contrat parfois tacite, s’autorisent l’un l’autre à aller voir ailleurs. Ils synchronisent leurs agendas. «Mardi soir, tu as rendez-vous à quelle heure chouchou ? Je peux faire venir Brigitte (Bruno)?». Ils partent en vacances parfois séparément, accompagnés de leur “petit(e) ami(e)” respectif(ve) et veillent soigneusement à ce que chacun s’amuse de son côté, afin que nul ne se sente lésé…

Il existe même, comble du comble, des couples qui s’aiment d’amour fou, liés l’un à l’autre par une totale complicité, et qui ne font jamais l’amour ensemble, mais toujours en dehors. Suivant une sorte de logique étrange qui échappe à toutes les tentatives de compréhension, leur vie sexuelle est très riche, mais strictement extra-conjugale.

Ces personnes-là, qui ne trompent personne, restent cependant une minorité: il faut probablement être très adulte et/ou très sûr(e) de soi pour vivre à deux tous les fantasmes qui vous passent par la tête. Les autres, ceux et celles qui n’ont pas les moyens d’être francs du collier sont en nombre bien supérieur. Pour toutes sortes de raison difficiles à résumer, ils/elles préfèrent donc assouvir leurs besoins en douce, entre quatre et six, dans une chambre d’hôtel et dans le dos de leur conjoint(e), pour le plus grand bonheur des agences de rencontre en ligne qui, comme Gleeden, poussent gentiment au “vice”…

«La cible de Gleeden ce sont les CSP ++: les banquiers, traders et avocats d’affaires (hommes et femmes) seraient les principaux consommateurs de ces services de rencontre extra-conjugale», raconte l’agence Melville qui revendique la même franchise que le site Gleeden, sur lequel on peut lire: «Nous vous invitons à être honnête sur votre statut marital. L’intégrité est à la base de notre travail, nous respectons nos membres en ne présentant que de vrais profils, femmes et hommes mariés ou en couple, et même célibataires». Quelle que soit votre situation, si vous allez sur Gleeden, vous voilà donc tenu de respecter au moins une règle: si vous n’êtes là que pour le sexe, dites-le. Et faites-le.

QUESTIONS A L’AGENCE MELVILLE  

Avant, Gleeden axait sa publicité sur des mots comme “tentation” ou “plaisir”, en restant volontairement flou sur le contenu réel de son site. L’adultère revendiqué est une meilleure stratégie publicitaire ?

C’est la manière la plus simple d’émerger vis-à-vis de la concurrence, histoire d’être confondu ni avec les sites de rencontres classiques, ni avec les sites ou autres numéros surtaxés de charme/cul (genre «Pour un plan cul sur Paris, tape le 8033 sur ton mobile»).

Gleeden doit se positionner avec une offre claire : «La rencontre de qualité entre personnes mariées cherchant un moment d’évasion.»

En terme de communication, pensez-vous que le fait de dire «je trompe ma femme/mon époux et j’assume» passe mieux que «je suis adultère mais je me soigne» ?

«Je suis adultère mais je me soigne» impliquerait une forme de culpabilité et de repentance qui n’a pas sa place dans le discours d’un tel site. Au fond, notre mission est plutôt d’envoyer des clins d’œil du genre : «Hey, une petite incartade de temps en temps, c’est pas si grave non ?»

Une femme en couple a-t-elle intérêt à tromper son mari avec le voisin marié ? Et celui-ci avec l’épouse d’un autre ?

L’avantage avec une personne mariée, c’est qu’elle aura moins tendance à vous demander de quitter votre mari ou votre femme. Il y a là une sorte de consentement tacite préalable à la rencontre. Est-il tenu ensuite sur l’oreiller ? Difficile à dire…

Vous prônez la franchise. Pourquoi ne pas promouvoir les sites de rencontre échangistes plutôt que les sites d’adultère ?

L’échangisme se développe plus dans les articles de presse pour faire frissonner la lectrice (ou le lecteur) que dans la vraie vie. Evidemment, la pratique et les clubs existent mais la démarche est beaucoup plus rare que celle qui consiste à tromper son conjoint.

Le site Gleeden compte combien de membres ?

830 000 membres aujourd’hui. Majorité (2/3) d’hommes et ça tombe bien parce que c’est seulement pour eux que c’est payant. Ils s’achètent des crédits par paquet de 50, 500 ou 1000 pour les accrocs. Puis ils les dépensent pour entrer en contact avec les membres du sexe opposé. 2 ou 5 crédits pour envoyer un mail. 10 (je crois, à vérifier sur leur site) pour une session de chat. 150 (de mémoire d’un reportage TV sur M6) pour envoyer un bouquet de fleur virtuel qui fait ressortir la demande du mâle parmi celles des autres « membres » avec lesquels il entre forcément en concurrence. Et comme dans la vraie vie, plus on a d’argent, plus c’est facile de se faire remarquer. Je sais, c’est moche…

Pour les femmes, c’est donc gratuit (à l’ancienne quoi…).

Ça rapporte combien par abonnement ?

Pour les montants précis, il faudrait voir avec Gleeden. Nous ne sommes pas membres! L’agence Melville est composée de quatre hommes parfaitement fidèles. Est-ce paradoxal ?

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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Ven 24 Fév - 6:43


quelques conclusions

j'avoue ne pas pouvoir tirer à ce stade de conclusions spécifiques de cette plongée dans le marché inter-individuel du sexe, dans lequel l'achat-vente de plaisirs sexuels se fait au profit d'un tiers, une sorte de proxénète légal proposant un cheptel de femmes comme payées (gratuité de leur inscription) par les hommes rémunérant l'entreprise maquerelle

comme le sujet  SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, celui-ci ne saurait se lire indépendamment de la rubrique générale 'FEMMES' & 'hommes'... Domination masculine -> machisme structurel et sociétal, tous les aspects qui sont ici d'emblée écartés, sans quoi le leurre ne fonctionne pas : il vaut mieux ne pas savoir comment les relations auxquelles aboutissent les rencontres se passent réellement et ce qu'elles produisent de souffrances diverses dont il n'est nulle part question

les inscrits n'ont à cocher que leurs qualités. Voici ces choix :


Ma personnalité
Citation :
Actif(ve) Ambitieux(se) / Bavard(e) / Calme / Cultivé(e) / Drôle / Décontracté(e) / Emotif(ve) / Entreprenant(e) / Fiable / Généreux(se)/ Honnête / Indépendant(e) / Joyeux(se)/ Mature / Modeste / Ouvert(e) d'esprit / Plein(e) d'imagination / Sensible / Sociable / Sophistiqué(e) / Spirituel(le) / Sûr(e) de soi / Timide

paradoxalement, ce qui frappe davantage n'est pas le versant sexuel de la chose, mais son caractère de classe, le pouvoir de l'argent dans l'accès au sexe, les moins dotés fonctionnant sur le modèle de la catégorie des "riches", ramassant les miettes ou se transformant en esclaves sexuel.le.s consentant.e.s (d'où l'importance du choix "dominer" ou "être dominé", d'un sado-masochisme plus ou moins soft)

Mes préférences sexuelles
Citation :
C'est privé, je ne dirai rien / Dominer / Déguisements / Etre dominé(e) / Etre vu(e) ou filmé(e) / Jeux de rôles / Jeux à plusieurs / Les yeux bandés / Lire des textes érotiques / Prêt(e) à expérimenter / Prêt(e) à tout / Regarder des films érotiques / Sexe conventionnel / Sexe dans des lieux inhabituels / Sexe romantique / Utiliser des sex toys

troublant, la "domination masculine" semble ne pas jouer dans les échanges entre les mieux dotés, en argent ou en appâts sexuels. Le gentilhomme libéré doit ne pas apparaître comme machiste. Côte féminin règne la "bourgeoise" ou petite bourgeoise, « La rencontre extra-conjugale pensée par des femmes », et, compte tenu du déséquilibre quantitatif de l'offre et de la demande (1 femme pour 2 à 3 hommes), c'est trivialement "l'homme qui propose le plus souvent, mais la femme qui dispose", du moins au premier stade d'acceptation du pacte

cela étant, la domination masculine me paraît évidente dans la façon dont les hommes se présentent et font leur marché, sans parler des approches dont Afrodite fut l'objet. Jusqu'aux formes les plus finement "respectueuses", c'est l'analyse lexicale qui décrypte le retour du refoulé proprement phallocratique. Avis aux amateurs : lire leurs propos c'est accepter de se tendre à soi-même un miroir dans un authentique travail d'auto-analyse vers une prise de conscience du ressenti des femmes comme objets sexuels, leur acceptation valant déculpabilisation. Le doute peut longtemps planer sur la symétrie, l'égalité homme-femme, de ce rapport

en ressort également, en creux, une critique du mariage, du couple hétérosexuel et de la famille, routine quotidienne entérinée comme indépassable, la vie réelle dont on s'échappe dans la bulle de l'adultère. Mais cela ne va pas plus loin qu'un symptôme de la crise des rapports sexuels dans le capitalisme assumant ici son immoralisme. Pour peu, serait revendiquée une critique du mariage bourgeois, comme si ce contrat familial n'était plus que cela. Symptôme donc, ici de la crise de la famille sous le capitalisme pourrissant, en même temps que réponse sexuelle au malaise dans la civilisation, un "paradis artificiel" comme fuite en avant au même titre que la drogue ou d'autres addictions...

enfin, bien que la "rencontre" avec une "universitaire anarchiste queer foucaldienne" ne puisse permettre de généraliser, il me semble que la pensée queer n'est pas ici dans un paradoxe, mais dans une logique où l’identité des hommes et des femmes serait une simple norme sociale à déconstruire, via une pratique sexuelle individuelle et égocentrique de libération par la transgression des normes, qui sont en même temps entérinées dans ce marché du sexe. Cette personne revendiquait sa présence comme pratique de sa théorie, peut-être consciente de ses limites et bottant en touche par un déluge d'insultes ad hominem. On est alors dans le comble du cynisme qu'autorise cette théorie "révolutionnaire", véritable négation des rapports de genre dans le capitalisme, puisque possibilité il y aurait de les abolir par des choix et pratiques sexuelles individuelles


Dernière édition par Admin le Lun 15 Mai - 6:13, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Ven 24 Fév - 6:44


entre fiction et réalité

remarque adjacente

du point de vue de la création "romanesque", je me suis attaché au personnage d'Afrodite plus qu'à aucun créé dans certains de mes textes antérieurs, puisque je l'ai plongée directement dans le bain du virtuel/réel et confrontée à des êtres, certes dupés, mais entrant en relation avec elle comme aussi réelle que toute vraie femme, noire ou pas

cette duperie l'est-elle davantage que de mettre en avant ce qu'on est en infime partie de sa vie, quand une grande proportion n'obtiennent jamais de rencontres réelles ? Dans la "bulle d'évasion" rêvée ou réalisée, chacun est auteur d'un roman plus ou moins réussi, et nul doute qu'il y aurait matière à en écrire

j'avoue avoir ciblé principalement des personnes de la catégorie sociale supérieure, n'ayant pas trop le cœur d'en rajouter aux tourments de plus modestes ou de personnes en quête sincère de "l'âme sœur". Plaisir certes dérisoire que se payer la tête d'un patron...

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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Ven 24 Fév - 8:00


les constats de ce sujet renvoient à certains des textes d'analyse de SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME

voici un article plus spécifique qui recoupe de très près mes constats empiriques et mes commentaires


Sites de rencontres et misère sexuelle

Zones subversives 8 Juillet 2013

Stéphane Rose évoque les sites de rencontres qui reflètent la société moderne, avec la destruction des relations amoureuses et sexuelles.


Citation :



Les sites de rencontres ne sont plus réservés aux loosers incapables de séduire dans le monde réel. Avec l’essor des réseaux sociaux, la drague on-line devient même un phénomène chic et branché. Stéphane Rose http://stephanerose.com/  s’attache à déconstruire le mythe d’une libération amoureuse et sexuelle à travers internet. Son dernier livre est publié aux éditions La Musardine http://www.lamusardine.com/P13557-misere-sexuelle.com-rose-stephane.html qui diffusent des textes érotiques. Cette démarche introduit l’idée selon laquelle la société serait plus libérée sexuellement avec des femmes qui se masturbent sans honte et des individus qui peuvent expérimenter un plaisir érotique et ludique. Mais pour une fois, c’est la misère sexuelle http://zones-subversives.over-blog.com/article-controle-des-corps-et-misere-sexuelle-106655848.html qui devient le sujet du livre.

Désert existentiel et misère sexuelle

Stéphane Rose observe le développement considérable des sites de rencontres en quelques années. Comme pour facebook http://zones-subversives.over-blog.com/facebook-et-l-ali%C3%A9nation-technologique , le nombre d’utilisateurs ne cesse d’augmenter.

Mais le marketing des sites de rencontres contribue également à renforcer cette idée. Dans la réalité, seul 1 % des couples se forment à travers internet. La rencontre virtuelle n’est pas très démocratique. D’une part, les sites demeurent payants. D’autre part, les règles de la séduction http://zones-subversives.over-blog.com/article-les-liaisons-dangereuses-et-l-amour-libertin-116121423.html sont similaires et aussi exigeantes que dans la « vraie vie ». « Nombreux sont les gens qui ne trouvent pas de partenaires malgré des heures et des euros dépensés sur le net ; on les repère facilement à l’aigreur et l’agressivité qui transparaissent dans leurs petites annonces ou les propos qu’ils tiennent lorsqu’on discute avec eux », observe Stéphane Rose.

Ensuite, ceux qui rencontrent une personne restent abonnés. Ses sites introduisent un rapport addictif, compulsif et consumériste à la rencontre numérique. Les sites de rencontres contribuent à façonner et à illustrer l’amour moderne http://zones-subversives.over-blog.com/article-l-amour-dans-la-modernite-marchande-116823585.html . Selon Stéphane Rose, « les rencontres virtuelles corroborent tout en les accélérant certaines mutations inquiétantes du couple contemporain (infidélité, parano, flicage, dépendance à l’amour ou au sexe, liberté individuelle placée avant l’intérêt du couple) ».

La réflexion sur les sites de rencontres renvoie à une expérience humaine et éclairent les difficultés de l’amour moderne. « Les sites de rencontres nous parlent d’amour et de sexe, c’est-à-dire de libido, de narcissisme et de névroses, bref de choses très intimes et profondément humaines », souligne Stéphane Rose. L’auteur s’appuie donc sur son expérience personnelle et sur de nombreux témoignages.

Malgré un marketing tapageur, les sites de rencontres ne permettent pas toujours de trouver l’amour. De nombreuses personnes désespérées et qui ne maîtrisent pas les règles de la séduction pensent trouver la solution dans le monde numérique. « On y trouve pêle-mêle et dans les deux sexes des moches, des gros, des ternes, des analphabètes, des crétins, des méchants, des gens sans imagination, sans humour, sans univers personnel, parfois tout ça en même temps », décrit Stéphane Rose. Les rencontres ne sont pas plus faciles dans les réseaux sociaux. Le marché de la séduction semble tout aussi codifié et inégalitaire. Seuls les bons produits, beaux et performants, peuvent trouver un débouché amoureux. « Lorsqu’on ne séduit pas dans le réel, on ne séduit pas non plus dans le virtuel », précise Stéphane Rose.




Marché de l’amour et séduction

Dans une société capitaliste, l’amour demeure inégalitaire. Les rencontres restent endogames et chacun reste assigné à son milieu social. Les possibilités de rencontres ne sont pas plus ouvertes sur internet. « Derrière l’utopie amoureuse qu’essaye de nous vendre les sites de rencontres se cache une intéressante métaphore du système capitaliste qui profite à une poignée de privilégiés (les mieux côtés sur le marché de la séduction) qui se rencontrent facilement et rapidement pendant que les autres, bien moins côtés, gaspillent du temps et de l’énergie pour des rencontres aléatoires et fastidieuses », résume Stéphane Rose. Et les plus exclus ne parviennent même pas à se payer un abonnement au prix élevé de 30 euros par mois.

Les témoignages recueillis révèlent le désespoir et toute l’ampleur de la misère affective et sexuelle présente sur les sites de rencontres. Le monde de l’amour numérique reflète également toute la médiocrité humaine.

Une égalité entre hommes et femmes s’observe également. La jolie femme peut, sans payer, rencontrer de nombreux hommes et sera assaillie de sollicitations. Sur les sites de rencontres comme dans le monde réel, l’homme propose et la femme dispose. « Je constate juste un schéma global de demande masculine soumise à l’offre féminine », décrit Stéphane Rose.

La création d’un profil féminin déclenche de nombreuses convoitises, contrairement aux profils masculins. Stéphane Rose n’hésite pas à évoquer « tous ses gens pas beaux, pas intelligents, pas drôles qu’on aime tant railler ou détester selon l’humeur dans laquelle on se trouve, tous ses gens dont on supprime les messages sans les avoir lus, en une fraction de seconde, pour privilégier le mail du beau-mec-sexy-et-un-peu-philosophe ou de la nana-trop canon-qui-bosse-dans-la-mode ». L’amour se réduit à un marché exigeant.

En plus de l’inégalité entre hommes et femmes, assumées par le site Adopte un mec, les rencontres virtuelles reflètent les inégalités sociales. Le site Attractive World est spécialement réservé aux jeunes cadres branchés et dynamiques. Même si ce site reflète la même médiocrité humaine que ses concurrents. Mais le client doit remplir une fiche, avec ses goûts et ses loisirs, pour ensuite être sélectionné par les utilisateurs du site. Meetic répond en créant un nouveau site : Meetic VIP, « nouvel espace de rencontres, sélect et privé, dédié aux célibataires exigeants et modernes » selon l‘annonce du site. Le Meetic standard reste donc réservé aux ringards peu exigeants. Les sites de rencontres adoptent un double discours. D’un côté l’amour est accessible à tous et, de l’autre, des espaces élitistes exclus ceux qui ne sont pas conformes au modèle du cadre moyen.

Surtout, sur Attractive World, le critère de l’exigence demeure financier. Le charme, l’humour, la culture, la sensibilité ne rentrent pas dans les critères de l’exigence sans des revenus financiers importants. « Exigeant semble vouloir dire ici friqué, beau, looké et mince… Mort aux faibles… », résume une correspondante de l’auteur. Chaque profil se conforme à la norme insipide et sans personnalité de l’existence moderne. Stéphane Rose se demande même « où se cache la foldingue       excentrique, la pin-up délurée, la fashionista rock’ n’roll, la littéraire libertaire, la féministe pro-sexe, bref les filles que j’aime ? ».




Conformisme social et amour standardisé

Face à l’exclusion amoureuse et à la misère sexuelle, le mensonge devient le seul recours. Les utilisateurs des sites de rencontres n’hésitent pas à mentir sur leur âge, diffusent des photos retouchées sur photoshop. Ils peuvent aussi mentir sur leur poids et même sur leur couleur de peau. Le métier fait également l’objet de dissimulations.

Certains utilisateurs peuvent mentir sur leur situation familiale. Des individus qui vivent en couple n’hésitent pas à se présenter comme célibataires sur internet.

Des personnes s’inscrivent également pour se rassurer sur leur potentiel de séduction, mais sans envisager la moindre relation amoureuse ou sexuelle. Dans une démarche narcissique, ses utilisateurs tentent de se rassurer sur leur capacité à plaire et à susciter encore du désir. Ses différents mensonges débouchent vers une perte de temps considérable.

Pour ceux les personnes qui ne sont pas dévalués sur le marché de la séduction, les sites de rencontres réservent la même misère affective et sexuelle.

Ses sites sont conçus comme des vastes supermarchés avec des consommateurs qui recherchent des produits humains selon des critères précis. Le site Sugar Daddy incarne ce cynisme marchand. « Vous êtes un homme à l’aise dans la vie ? Vous êtes quelque un d’occupé et aimez les jeunes femmes attirantes et ambitieuses ? Vous êtes une jeune femme qui veut se faire dorloter ? Vous cherchez un partenaire mûr et élégant qui vous gâte », présente la page d’accueil de Sugar Daddy.

Les autres sites de rencontres ne se limitent pas à un seul critère. Mais les utilisateurs recherchent d’autres personnes, comme des produits formatés qui se conforment à plusieurs critères. Cette conception de la rencontre supprime toute forme de surprise, de spontanéité et d‘ouverture à l’imprévu [remarque faite à propos du QCM des profils]. Sur les sites, les individus deviennent interchangeables. « Résultat : on rencontre comme on consomme. Tout doit être facile, immédiat, confortable », résume Stéphane Rose. La satisfaction du client prime sur l’inconnu de la rencontre. Des individus ne seront pas sélectionnés car ils ne correspondent pas à des critères précis et aux caprices des consommateurs. Toute la dimension humaine et émotionnelle de la rencontre amoureuse, avec ses doutes et ses incertitudes, est évacuée. Le zapping prime sur la construction des véritables relations humaines. La rencontre devient programmée, planifiée, calibrée rationalisée. « Quant au client, il préfère confier son futur coup de foudre à une bande de startuppers opportunistes en lunettes Wayfarer qu’à la magie du hasard et de l’alchimie amoureuse », ironise Stéphane Rose.

Les clients recherchent des amoureuses et des princes charmants sur mesure. « On compose ses partenaires comme on compose une pizza : en privilégiant tel ingrédient et en bannissant tel autre », observe Stéphane Rose. Age, couleur, de cheveux, profession, revenus, musique : tous les critères sont épluchés [ajoutons que ces critères sont comme les cases du profil, calculés sur mesure]. Les goûts et les opinions sont passés au crible. Le client recherche une personne qui lui ressemble plutôt que de s’ouvrir à de nouveaux horizons. [effectivement, il s'agit de voir quelles sont les cases communes, comme si une relation réussie fonctionnait sur la ressemblance...]



Narcissisme et communautarisme

Des sites de rencontres proposent même des recherchent par « affinités ». Des questionnaires sont envoyés, et donner les bonnes réponses évidentes permet de multiplier les rencontres. Les critères se multiplient, mais en plus deviennent évalués et quantifiés.

Les sites communautaires renforcent cette même tendance. Des sites de rencontres se limitent à une religion, une couleur de peau, un courant politique et autres critères précis de loisirs et de consommation. Il existe même des sites aussi improbables que Amours bio ou Gay Droite rencontre.

Sur le site Points Communs, chacun énumère ses goûts en matière de cinéma, de littérature, de musique… Cette sélection de loisirs limite les rencontres au milieu social de la petite bourgeoisie intellectuelle. Giulio Minghini http://www.editions-allia.com/fr/livre/383/fake , dans son livre Fake, décrit le conformisme de ses intellos de gauche avec sa subversion sur mesure et sa rébellion branchée. Les individus se conforment à se petit milieu standardisé et uniformisé. Les utilisateurs de sites de rencontres recherchent des calques d’eux-mêmes. « Ivres de leurs valeurs et de leurs goûts brandis comme des étendards, ils en viennent à oublier que la notion d’altérité est pourtant inhérente à celle de rencontre », résume Stéphane Rose.

Les sites de rencontres abritent également toutes les névroses et les déceptions amoureuses. Ce monde virtuel est utilisé pour combler un vide affectif et la vacuité d’une existence. Des individus s’inscrivent sur internet pour faire face à une période de dépression et d’échec amoureux. Mais les sites de rencontres ne peuvent pas répondre à tous les souffrances. « Ils cristallisent au contraire nos névroses, élargissent nos failles, décuplent nos distorsions narcissiques », constate Stéphane Rose.

L’aliénation numérique favorise une addiction à internet. Même si les sites de rencontres ne permettent pas de résoudre la misère affective et sexuelle, certains utilisateurs restent inscrits et souvent connectés.





Libération amoureuse et sexuelle

Les sites de rencontres alimentent le cynisme blasé, mais aussi le fantasme. Des correspondances passionnées s’échangent pendant plusieurs mois pour découvrir ensuite qu’aucune alchimie ne se crée dans la rencontre réelle. Tous les espoirs et les fantasmes élaborés disparaissent brutalement. « Les sites de rencontres nous font croire au prince charmant avant de nous ramener sournoisement à la réalité de nos misères affectives mutuelles », décrit Stéphane Rose.

En revanche, il est plus difficile de suivre l’auteur lorsqu’il se montre pudibond et dénonce une supposée « addiction au sexe ». Si la misère affective demeure un problème, le plaisir sexuel ne peut pas être considéré comme une affreuse maladie. [c'est la critique du puritanisme que j'ai faite dans le sujet parallèle] Stéphane Rose révèle un visage de conservateur coincé lorsqu’il évoque les dérives néfastes de la jouissance. Mais ce phénomène, sur lequel il insiste, est malheureusement marginal.

En revanche, internet favorise la tendance au flicage, déjà présente dans le couple. Les individus se surveillent mutuellement. Mais l’inscription sur un site peut favoriser de nouvelles rencontres. La possessivité, la jalousie, la prédation du couple sont alors attisées. Les sites de rencontres sont donc loin de favoriser une libération amoureuse http://zones-subversives.over-blog.com/article-reinventer-l-amour-pour-passionner-la-vie-117218833.html.

Les sites de rencontres révèlent surtout la destruction des relations humaines et amoureuses, mais aussi l’ampleur de la misère affective et sexuelle. Le site homme pansement, créé pour les femmes dépressives, illustre ce phénomène.

Le livre de Stéphane Rose, au-delà des sites de rencontres, révèle l’importance de la misère affective et sexuelle. La société moderne se caractérise par l’atomisation et la séparation. Cette destruction des relations humaines détruit toute forme de rencontre spontanée. [j'ai relevé que la rencontre sexuelle programmée shunte de fait les étapes de la séduction, c'est-à-dire de la construction de désirs réciproques]

Surtout, la logique marchande semble coloniser tous les aspects de la vie quotidienne. L’amour n’échappe pas à la norme capitaliste. La séduction devient un vaste marché pour produire une uniformisation et une standardisation des sentiments et des affects. Pour séduire, il faut désormais se conformer au modèle du cadre branché aux goûts insipides et à la vie routinière.

Mais les mouvements révolutionnaires délaissent ses questions. Pourtant le capitalisme ne se limite pas à la sphère de la production mais englobe aussi les affects et les désirs. Seul un mouvement de rupture avec le capitalisme peut permettre de sortir de cette froide rationalité marchande. Mais il semble également indispensable de s’appuyer sur une insurrection des désirs pour une révolution érotique et orgastique.

Source : Stéphane Rose, misere-sexuelle.com, le livre noir des sites de rencontres http://www.lamusardine.com/P13557-misere-sexuelle.com-rose-stephane.html, La Musardine, 2013

Articles liés :
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Réinventer l’amour pour passionner la vie
http://zones-subversives.over-blog.com/article-reinventer-l-amour-pour-passionner-la-vie-117218833.html
Contrôle des corps et misère sexuelle
Les Liaisons dangereuses et l’amour libertin
Wilhelm Reich et la révolution sexuelle


Pour aller plus loin :

http://www.gqmagazine.fr/sexactu/articles/misere-sexuelle-com-le-livre-noir-qui-fait-quand-meme-beaucoup-rire/18594

http://www.spikeseduction.com/livres-films-seduction/13205_misere-sexuelle-stephane-rose.html

http://www.blogbang.com/articles/5278088-misere-sexuelle-com-livre-noir-des-sites-de-rencontres-stephane-rose.html

http://www.loveconfident.com/site-de-rencontre/misere-sexuellecom

http://www.lemouv.fr/diffusion-love-is-all

http://quebec.huffingtonpost.ca/camille-emmanuelle/test-site-rencontres_b_3342371.html

http://www.lesoir.be/258037/article/styles/air-du-temps/2013-06-07/sites-rencontre-au-dela-du-plan-cul

http://www.lavoixdunord.fr/femmes/sites-de-rencontres-le-mirage-de-l-amour-ia394b0n1256457

http://www.laprovence.com/article/elles-co/2387411/sites-de-rencontres-les-12-erreurs-a-eviter.html

http://www.metronews.fr/blog/ovidie/2013/04/23/le-livre-noir-de-la-misere-sexuelle-sur-internet/

http://www.elle.fr/Love-Sexe/News/Misere-sexuelle-com-le-livre-qui-degomme-la-drague-2-0-2440812

http://www.huffingtonpost.fr/nadia-agsous/stephane-rose-misere-sexuelle_b_3476963.html

http://madame.lefigaro.fr/societe/sexe-devient-nouvelle-lutte-sociale-020513-381164

http://next.liberation.fr/sexe/2013/04/29/les-sites-ont-tendance-a-decupler-nos-nevroses_899910



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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Ven 24 Fév - 8:49


à propos du même livre, d'un auteur qui a plongé dix ans... sans doute pour joindre l'utile à l'agréable, ou non. Afrodite en a perçu presque autant en une semaine...


« LES SITES ONT TENDANCE À DÉCUPLER NOS NÉVROSES »

Anne-Claire Genthialon Libération 29 avril 2013

Rendez-vous. On ne séduit pas davantage dans le virtuel, mais on y prend plus de râteaux… Dans «Misère-sexuelle.com, le livre noir des sites de rencontres», Stéphane Rose se penche sur l’envers des clics amoureux.


Page d'accueil du site Meetic. Photo Loic Venance. AFP
 
Citation :
Il les a tous testés. Des plus connus aux plus confidentiels. S’est inscrit, a papoté, rencontré. A vécu deux histoires d’amour. Et pas mal d’expériences foireuses…

Pendant dix ans, Stéphane Rose, grand gaillard barbu de 40 ans, auteur de Pourvu qu’elle soit rousse (1) et membre du jury des potaches Gérard du cinéma, a fréquenté assidûment les sites de rencontres. Du mastodonte Meetic au rock’n’roll Adopte un mec, en passant par les plus discrets Amoureux.com ou le libertin Netechangisme.

De ces années de batifolage en ligne, il s’est constitué un petit «trésor de guerre». Des copiés-collés de conversations ou d’annonces. Des profils de blasé(e)s qu’il a croisés et qui restent sur la touche du grand amour virtuel. Il a interrogé aussi une centaine d’utilisateurs qui lui ont raconté les histoires, en grande majorité négatives, qu’ils ont vécues sur les sites de dating.

Toutes ces expériences, il les raconte et les analyse dans Misère-sexuelle.com, le livre noir des sites de rencontres (2). Un ouvrage qui décrit pour la première fois les vices cachés, ce que les publicités dégoulinantes de bonheur et promettant amour ou plan cul omettent de montrer.

Et le revers de la souris n’est pas chouette. De la solitude, beaucoup de mensonges, un brin de parano et, au final, pas mal de déceptions derrière la vitrine rose bonbon.

Mais si le livre est noir, il fait rire. Les anecdotes et le bêtisier des annonces donnent l’occasion de s’en payer une bonne tranche. Un guide bien utile pour les novices qui n’ont jamais cliqué pour trouver l’amour ou un bon défouloir pour les déçus. Stéphane Rose, lui, a débranché - «trop de lose, trop de mytho, trop de temps perdu» - et drague maintenant sur Facebook.

Internet semble avoir révolutionné la rencontre amoureuse, permettant aux timides ou aux esseulés de trouver l’amour en quelques clics. Ce n’est pas le cas ?

Si, je pense sincèrement que ça peut marcher. On peut rencontrer l’amour de sa vie ou mener une vie libertine très satisfaisante grâce à ces sites de rencontre. Beaucoup d’utilisateurs en ont une approche très saine. Ils s’inscrivent, dialoguent, voient ce que ça peut leur apporter : un plan cul, une histoire d’amour ou un pote. Mais ces aventures heureuses ne reflètent pas la majorité des expériences.

Les sites offrent certes la possibilité de parler à beaucoup de gens. Mais tout le monde n’y a pas sa chance. D’abord parce qu’il faut payer pour y accéder. Les abonnements coûtent au minimum 30 euros par mois. Ensuite, et c’est la grande utopie amoureuse des sites, si on ne séduit pas dans la vraie vie, on ne séduira pas davantage dans le virtuel. On ne sortira pas non plus de sa classe sociale, de son milieu culturel.

C’est un peu comme un système capitaliste où une poignée de privilégiés, ceux qui ont de l’argent, sont séduisants, ont une belle plume, se rencontrent facilement et rapidement, pendant que les autres, moins bien cotés, vont gaspiller du temps et de l’énergie pour quelques rares rendez-vous. Quand on est moche, qu’on ne sait pas écrire et qu’on n’a que son célibat à offrir, on fait peu de rencontres.

Se faire remballer, ça fait partie du jeu non ?

La multiplication des contacts permet la multiplication des râteaux. Et, à la longue, ça peut faire très mal. Ceux qui en souffrent principalement sont les hommes. L’offre masculine est démesurée par rapport à la demande féminine. Les femmes sont tellement assaillies qu’elles ne répondent pas aux messages, «blacklistent» en un clic leurs interlocuteurs trop pressants.

Beaucoup d’utilisateurs, aussi bien des hommes que des femmes, repartent bredouilles ou désabusés. Certains sont tellement obstinés qu’on les croise sur plusieurs sites et pendant plusieurs années. Dans le livre, un de mes témoins compare ces acharnés au chocolat au fond de la boîte dont personne ne veut. C’est exactement ça.

Est-ce que c’est pour ça que le mensonge est si répandu sur les sites de rencontres ?

Sans doute. Les profils de présentation sont des calques idéalisés de nous-mêmes pour susciter l’envie. Une des utilisatrices interrogée est tombée un jour sur un homme noir qui avait mis sur son profil une photo de blanc pour faire plus de rencontres… Vous imaginez la détresse et la solitude de ce mec ?

Mentir devient vite un sport. A titre personnel, j’ai presque toujours rencontré des femmes qui mentaient sur leur âge, leur poids, leur métier ou leur ville. Leur photo du profil avait été prise il y a dix ans ou sous un angle avantageux.

Mais le mensonge le plus commun, c’est de faire croire que l’on est libre. Beaucoup de gens vendent des débuts d’histoires d’amour et une fois qu’ils ont tiré leur coup, disparaissent. Sur Meetic d’ailleurs, une annonce sur deux se finit par «plan cul passez votre chemin».

Du côté de ceux qui arrivent à draguer, trouver chaussure à son pied s’avère aussi difficile…

A force de critères de sélection, de tests de personnalité réducteurs, on se met en quête d’un personnage idéal qui n’existe pas. On est hypersélectif, les annonces en deviennent comiques du genre : «Cherche mec ni trop beau ni trop moche (préférence pour les bruns) bossant de préférence dans le secteur culturel et surtout QUI VOTE À GAUCHE. Et s’il a une moto, c’est un plus.» On a tellement de choix qu’on n’a plus ce réflexe de laisser sa chance à l’autre, d’être indulgent, patient. Une fille m’a raconté qu’elle s’est fait jeter par un mec parce qu’elle aimait le hip-hop.

Les sites de rencontres perturbent aussi la relation amoureuse…

Quand on se case, rien n’oblige à se désinscrire du site sur lequel on s’est rencontrés. A la longue, il y a de quoi développer un sentiment d’insécurité. Et ce n’est pas étonnant de voir certains membres qui se créent des faux profils pour espionner ou piéger leur copain ou leur copine.

Quand je me suis désinscrit de Meetic, il fallait à l’époque téléphoner à un opérateur pour rompre l’abonnement. A la fin de la procédure, il m’a demandé la raison de mon départ. J’ai eu beau lui expliquer que c’était parce que j’avais trouvé quelqu’un, il m’a proposé un mois d’abonnement gratuit ! C’est un modèle dans lequel on peut rencontrer une personne différente tous les soirs. S’arracher à cette tentation peut être difficile.

Certains en deviennent même accros…

Les sites ont tendance à décupler nos névroses. Il suffit qu’on soit un peu addict, on peut devenir accro aux rencontres, aux femmes qu’on rencontre, au sexe… On devient même addict au support lui-même. Au fait d’engager la discussion, à la fenêtre de tchat qui clignote parce qu’on a un nouveau message, à l’idée que quelqu’un nous réclame. De nombreux utilisateurs sont connectés 24 heures sur 24. Encore une fois, on peut faire de belles rencontres mais, si on y reste trop longtemps, on devient aigri et on perd toute capacité d’émerveillement.

Les sites de rencontre ont-ils encore de l’avenir ?

Après avoir longtemps été une poule aux œufs d’or, je pense qu’ils vont lentement disparaître. D’abord, parce que sur la centaine de sites, seulement une poignée marche réellement.

Mais aussi parce que, malgré le grand nombre d’utilisateurs, dire qu’on a rencontré son amoureux sur un site de rencontres reste honteux. C’est fun de dire qu’on chope des plans cul en ligne mais, pour l’amour, c’est comme si c’était trop noble pour être trouvé via Internet. Des sites comme Meetic et consorts ont d’ailleurs conscience de cette gêne. Depuis peu, ces sites organisent des «soirées spéciales où l’on peut rencontrer pour de vrai des célibataires», dans un bar. Pour faire plus réel.



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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Ven 24 Fév - 9:08


interview de l'auteur

Les sites de rencontres ou l'antre de la misère sexuelle

Dorothée Duchemin Citazine 19 juill. 2013

Les sites de rencontres, Stéphane Rose les a pratiqués durant des années. Pour lui, ils incarnent la misère sexuelle. Alors, l'homme des Gérard de la télé, journaliste et déjà auteur d'un vibrant plaidoyer pour la présence des poils sur les sexes des femmes, "Défense du poil" (La Musardine, 2010), a voulu en faire un livre, "Misère-sexuelle.com, le livre noir des sites de rencontres". Une enquête sur les dessous de ces vendeurs de rêve, qui suscitent le plus souvent la frustration. Une enquête qui décriptent les nombreux pièges tendus par les sites de rencontres à leurs clients en quête d'amour et qui s'appuie sur une multitude de témoignages et sur la propre et solide expérience de l'auteur. C'est sérieux et informé. Surtout, on aime cette plume caustique et ce verbe goguenard. Sa verve en bandoulière, Stéphane Rose nous embarque avec lui dans l'univers cruel et pourtant si attirant des sites de rencontres. Nous lui avons passé un premier coup de fil. Pas de chance, en vacances, il nous avait oubliés ! Le deuxième appel était le bon.

Quand je vous ai appelé et que vous n’avez pas répondu, vous surfiez sur un site de rencontres ?

Citation :
Non, je me baignais dans l’océan. Je ne pratique plus les sites de rencontres depuis plusieurs années. Je me suis réinscrit pour les besoins du livre, au frais de mon éditeur, je précise. Je ne pratique plus parce que ça m‘a saoulé et aussi parce que je ne suis ni un polyamoureux ni un libertin et que j’ai quelqu’un.

C’est l’un de principaux conseils que vous donnez dans le bouquin : quand on trouve un ou une partenaire, il faut se désinscrire.

Oui, à moins d’être dans une volonté de ne pas s’engager. Dans ce cas là, il faut le dire à l’autre. Si on ne part pas sur les postulats d’une relation traditionnelle avec à priori une fidélité tacite, il faut le dire sinon c’est pour moi le pire moyen de commencer une histoire.

Pourquoi avez-vous voulu écrire ce livre ? Les années passées à les pratiquer vous ont blasé, frustré ?

C’est une vieille histoire. En pratiquant ces sites, je tombais sur des pépites de petites annonces ahurissantes que je copiais-collais, en pensant qu’il faudrait faire un truc un jour. Au fil du temps, les sites se sont démocratisés, et tous mes amis qui pratiquaient s’amusaient à faire des mails avec ces pépites. J’ai donc compris que tout le monde était sur les sites de rencontres et que tout le monde se foutait de leur gueule avec une sorte d’attirance-dégoût. C'est pour ça que j'ai voulu écrire ce livre. Tout le monde a le même regard, mais on en parle d’une manière un peu angélique dans les médias.

J’aimerais qu’on dresse les portraits-robots des quatre catégories d’utilisateurs que vous décrivez dans le livre. Qui sont les exclus ?

L’exclu, c’est celui qui ne séduit pas dans la vraie vie et tombe dans le piège des sites de rencontres pensant qu’enfin, il pourra choper. Mais si on ne séduit pas dans la vraie vie, on ne séduit pas sur les sites de rencontre. Il y a 1000 et une façon de définir les critères de séduction : la beauté, l’humour, l’intelligence, un métier cool, du fric... Mais l’exclu n’a rien de tout ça. Et il se prend encore plus de râteaux que dans la vie. Parce que dans la vie, il va brancher une nana, une fois par semaine mais sur un site, on peut parler à 200 personnes et se prendre 200 râteaux ! On a l’impression que l’exclusion est décuplée tellement on se mange de râteaux. Et on les repère sur un site à l’aigreur qui transparait soit dans leurs annonces soit dans leur propos. « Les filles arrêtez de me snober, venez me parler. » Ou des gens qui partent défaitistes dès le début de la conversation. Ils ont conscience d’être exclus et entretiennent tous les jours cette situation.

C’est d’une violence extrême cette succession de râteaux !

Oui, c’est tout le problème des sites de rencontres. Même pour les gens qui séduisent dans la vie. Quand on est sur un site de rencontres, dans une grande ville comme Paris, on peut vraiment parler à 50 personnes. Mais parler à 50 personnes est forcément voué à l’échec, on ne peut pas plaire à 50 personnes ni séduire 50 personnes. Ce serait comme rentrer dans une rame de métro pour un mec et penser qu’il peut séduire toutes les nanas qui sont là. Une peut-être, mais c’est tout. Et c’est pareil pour un site de rencontres. Mais puisqu’on est sur un site réservé à ça, on oublie que la séduction n’est pas universelle et on interprète mal les râteaux. On finit par s’auto-dévaloriser, beaucoup plus qu’il ne faudrait et ça fait des petits ravages psychologiques. C’est aussi ce qui crée l’addiction. Parce que si on n’arrive pas à séduire, on veut dépasser ça, on est dessus de plus en plus et on devient addict sans s’en rendre compte.

Ça va finir par de devenir un problème de santé publique cette addiction croissante aux sites de rencontres !

Oui, c’est un problème de santé mental public qui caractérise les nouvelles relations amoureuses. Les sites génèrent des distorsions comportementales. Quand on arrive à s’en détacher, il faut une phase de réadaptation à la relation amoureuse.

Pourtant, pour une personne incapable d’aborder quelqu’un dans la rue ou dans une soirée, les sites de rencontres peuvent lui réapprendre ou lui apprendre à séduire.

Oui, bien sûr et ça peut marcher d’ailleurs. Un truc vraiment bien avec les sites de rencontre, c’est qu’ils redorent le blason de la correspondance et de l’échange intellectuel. La séduction ne se fait pas uniquement sur une simple impression visuelle. Sur un site de rencontre, on peut revendiquer un univers, un vocabulaire, de l’humour. Mais dans la pratique, on s’aperçoit que les gens choisissent leur partenaire sur les photos et que les fenêtres de chat sont d’une vacuité absolue. Mais ça peut marcher ! Des timides peuvent parler à d'autres timides et se rencontrent, ça peut marcher !

Maintenant, parlez-moi du névrosé.

Le névrosé… Déjà, on est tous névrosé. Mais le site de rencontres accélère les névroses. Quand on a des prédispositions, par exemple l’addiction, on a beau s’être mis des barrières dans la vraie vie, les barrières volent en éclat sur un site. Il y a tellement de monde, c’est tellement simple ! On rentre dans une logique de zapping relationnel qui va déclencher cette névrose. Comme la paranoïa, quand on a des penchants paranoïaques, on est tenté de fliquer et soupçonner une personne qu’on rencontre sur un site, pour vérifier si elle parle à d’autres personnes, alors qu’on devrait être un peu foufou et dans l’euphorie des débuts ! Dès le début, les non-dits façonnent la relation. Les sites sont un terrain privilégié pour les névrosés ou ceux qui vont le devenir.

Et les consommateurs, qui sont-ils ?

Les consommateurs, ce sont tous ceux qui prennent au pied de la lettre ce que proposent les sites de rencontres. [et il y en a, dont les annonces sont de quasi copiés-collés de la pub]. C’est à dire des catalogues où les humains qui y sont inscrits se résument à des fiches produits : quelques photos et une liste de caractéristiques. Et puisqu’on est sur un site de rencontres on va consommer la rencontre exactement comme on consomme un paquet de nouilles. Donc, on compare, on trouve toujours quelqu’un de mieux. On essaie, on rencontre, on tire un coup éventuellement et si ça ne marche pas on jette l’autre, sans lui expliquer quoi que ce soit ou essayer de le ménager. On ne s’encombre pas de ça. Surtout qu’on l’a déjà subi, on le fait à son tour.

En fait, il n’existe plus aucune frontière entre l’individu, potentiel partenaire, et le produit qu’on trouve en magasin.

Oui, c’est ça. Une rencontre amoureuse réussie est une rencontre qui nous surprend, qui génère, sans qu’on s’en rende compte, des sentiments étonnants qui nous donnent envie de tenter quelque chose. Mais quand on s’inscrit on veut d’abord répondre à un besoin. On veut combler un manque, on n’est alors pas apte à se laisser surprendre. On cherche à combler ce besoin, on cherche un partenaire censé nous correspondre et d’emblée, on l’aborde en terme de critères et pas en terme de magie amoureuse. Quand on tombe là-dedans, on adopte forcément des comportements consuméristes.

Et la dernière catégorie d’utilisateurs : les mythos.

Tout le monde ment plus ou moins sur les sites de rencontre. Et ceux qui ne mentent pas finissent toujours par le faire avec de nombreux degrés de mensonges. Le premier est d’enjoliver son profil : mettre une photo d’il y a 2/3 ans, celle où on a des kilos en moins, dire qu’on a 40 ans au lieu de 50, dire qu’on est mince alors qu’on est gros, dire qu’on est photographe alors qu’on est informaticien ou agent à la RATP mais qu’on pratique un peu la photo. Certains cumulent tellement les mensonges qu’ils se créent une version fantasmée d’eux-mêmes. Jeune, beau, super métier. Quand on les rencontre, rien ne correspond, les mensonges sont révélés et reviennent comme un boomerang dans la tronche de celui qui les a proférés.

Et existe-t-il un portrait-type de ceux pour qui ça marche ?

Oui, même si tout le monde ne vient pas pour trouver l’amour. Certains veulent clairement du sexe. Moi j’ai trois conseils : ne surtout pas mentir, quand la mayonnaise prend, proposer à cette personne très vite d’aller boire un verre. Ainsi, on évite de fantasmer. Si on se lance dans des grandes correspondances enflammées pendant plusieurs mois, on crée une image déformée de  l’autre, nourrie par l’imagination romantique. Et quand la rencontre se fait, l’image de l’autre n’est pas l’image qu’on s’en est fait. Une fois qu’on s’est rencontré, il faut dire à l’autre comment on fonctionne : est-ce qu’on part sur un postulat de fidélité ou est-ce qu’on est un couple libre. Ça paraît anodin, mais non. Sur les sites de rencontres, les mentalités sont beaucoup plus libertines. On peut s’exposer à des gens qui vous répondent qu’ils ne vous ont rien promis, qu’ils rencontrent plein de monde. Cette une bonne précaution, en plus ça évite le fliquage au début d’une rencontre.

Et vous, à quelle catégorie apparteniez-vous quand vous étiez utilisateur ?

Névrosé je dirais. J’ai eu une petit période addict aussi. Mais je l’ai ressentie comme une expérience psychanalytique. Ça m’a permis de mieux me connaître et de régler certains comptes. Pour moi les sites de rencontres peuvent avoir l’effet d’une analyse bien menée. L’analyste est quelqu’un qui nous écoute mais qui a une telle neutralité de discours qu’il finit par se transformer en page blanche sur laquelle on écrit ce qu’on est et on le lit à travers l’autre. Les sites c’est pareil. Ça peut vraiment être une expérience enrichissante et c’est pour ça que je recommande vraiment d’aller y faire son expérience. C’est quelque chose de nouveau, auquel on est mal initié. On doit se faire sa propre expérience pour ne pas tomber dans leurs nombreux pièges.

Les sites de rencontres cartonnent. Qu’est-ce qui vous surprend le plus dans ce succès qui ne se dément pas ?

Ce qui me surprend c’est qu’une grande majorité des gens inscrits en dit du mal mais continue malgré tout à y aller. Il y a une forme de plaisir masochiste  à surfer sur les sites de rencontres. Personne ne me dit : « oui, c’est super, je fais des super rencontres, je m’amuse ». Au début de ce livre, j’ai fait un grand appel à témoin et la question était : « quelle est l’anecdote la plus significative de votre expérience ? » J’ai eu 99% d’anecdotes glauques ! Pour moi c’est du masochisme.

Quel est selon vous le site le plus cynique et malhonnête ?

On pourrait croire que c’est Adopte Un Mec qui a adopté tous les codes des sites marchands avec le caddy, l’homme produit. Mais le plus cynique est Meetic. Ils ont essayé d’évoluer mais c’est trop tard : le site mensonger, basé sur les rencontres amoureuses, avec des systèmes de modérations hyper élaborés où on se fait censurer dès qu’on a une annonce un peu cynique ou qui ne va pas dans le sens de : « je suis là pour trouver l’amour. » Alors que la réalité, c’est aussi des mecs qui cherchent des histoires d’un soir et que la majorité des nanas ne veut pas de ça. Alors une annonce sur deux des nanas terminent par : « plan cul s’abstenir », « pervers passez votre chemin », « histoire d’un soir non intéressée ». C’est totalement cynique et hypocrite. La force d’Adopte un mec et c’est pour ça qu’ils ont cartonné, c’est d’avoir fait zéro censure sur les annonces. On pouvait écrire ce qu’on voulait, être pervers et misanthrope. Tous les gens frustrés par Meetic y sont allés et ça a créé des dialogues beaucoup plus sincères parce que pas basées sur des stratégies de simulation où on est obligé de faire croire qu’on est romantique pour rencontrer une nana. Adopte est beaucoup plus honnête et transparent malgré ses codes cyniques que tous ces sites guimauve traditionnels. D’ailleurs Meetic est moins à fond sur la modération, sur l’amour pour la vie et essaie de changer son image, mais c’est trop tard.

Meetic : les quadras sur le marché de l’occasion

Oui, aujourd’hui, si on n’est un peu cool, on ne traîne pas sur Meetic !

Maintenant tous les jeunes sont partis sur Adopte. Avant sur Meetic, il y a avait un vrai brassage des générations. Aujourd’hui, ce sont tous les quadras sur le marché de l’occasion et de la séduction, les vieux romantiques qui ne sont plus capables de séduire, c’est assez pathétique.

Quels sont les sites les plus communautaristes ?

Ce sont les sites de rencontres entre Musulmans, comme Mektoube. Eux marchent fort. Les sites communautaristes, il en existe plein. Beaucoup créent le site de rencontre pour agriculteur, peur ceux qui mangent bio, pour ceux qui votent à droite. Mais ça ne marche pas du tout. Alors que les sites musulmans cartonnent vraiment. Ça en dit déjà long sur le communautarisme religieux qui existe dans notre pays.

Quels sont les sites les plus glauques et fangeux ?

Tous les sites orientés rencontres libertines. C’est horrible, ce ne sont que des faux profils féminins, ça se voit à 10 kilomètres. Ils mettent des photos de bombasses achetées sur des banques d’images érotiques. On demande à des mecs de payer pour chatter avec des femmes qui sont en réalité des employés dans un centre call à Madagascar. On a un vieux moustachu qui gère dix profils de bombasses en même temps. Et qui est payé pour les faire rester sur le site mais les types ne rencontrent jamais personne. Ca c’est vraiment la misère sexuelle.

Une chose que vous n’avez pas dit dans cette interview et qui vous semble important ?

Tomber amoureux, c’est s’émerveiller et se laisser surprendre et sur les sites de rencontres, ça ne fonctionne pas. C’est très laconique mais c’est ça. Ils sont organisés de telle façon qu’on renonce à nos capacités d’émerveillement jusqu’à ce qu’on devienne un consommateur fidèle du site. On tombe souvent amoureux après sa désinscription d’ailleurs.  

Mais c’est très dur de se désinscrire…

C’est facile les sites ! On est planqué derrière son écran et en plus ça marche, on fait beaucoup de rencontres faciles. On vérifie en permanence qu’on peut séduire, on règle ses failles narcissiques comme ça. C’est plus facile d’envoyer un mail que d’aborder une personne dans la rue. On réalise que si on veut rencontrer quelqu’un ou baiser un soir il va falloir déployer beaucoup plus d’énergie dans la vraie vie !

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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Lun 6 Mar - 23:15


un Collector


l'autonomie dans la crise de la critique "marxiste"

Soirée prologue à Penser l'émancipation 2017, «l'Autonomie s'organise». Avec Toni Negri, Valerio Starita (AFA PB), Morgane Merteuil & Jean-Marc Rouillan, Discussion Bourse Du Travail De St Denis 93

l'escort-girl de semi-luxe, l'assassin d'un patron qui reconnaît son "courage" dans les terroristes islamistes, et le philosophe de la multitude du pouvoir constituant, réunis et promus par la revue "marxiste" Période...

https://www.google.fr/#q=Toni+Negri+Morgane+Merteuil+Jean+Rouillan+revue+p%C3%A9riode&*


j'ai le plus grand respect pour les "putes" de base, mais pas pour celles du système

quel rapport ici ? Inscrivez-vous sur n'importe quel site de rencontre, et mesurez aux images et textes des femmes dans la vitrine ce qu'on appelle la "domination masculine", versant idéologie de la femme libérée

moralité : en ces lieux "toutes des putes sauf ma mère et ma sœur" ? je n'en jurerais pas, car s'il est un aboutissement de la femme-individue, de toutes classes dans le capital, c'est sa transformation en prostituée de son corps, ni plus ni moins qu'un prolétaire avec sa force de travail

dans ce genre de site, c'est ce que la plupart revendiquent, au nom de leur libération "sans prise de tête". Morgane Morteuil, de la revue Période, leur fournit la théorie "marxiste" de leur pratique...


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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Mer 26 Avr - 14:38


Afrodite prend la parole

Afrodite : - Je suis retournée sur ce site, où j'ai eu de nombreux échanges, avec des hommes, des femmes

le plus scotchant, c'est la morgue machiste des cadres sup/entrepreneurs et autres "de bon niveau socio-culturel", une morgue le plus souvent dupe d'elle-même. Beaucoup protestent de leurs meilleurs intentions, pas macho pour deux euros, à les entendre.

Ce manque de distanciation et de lucidité sur soi-même peut se comprendre comme l'idéologie dominante, celle de la société patriarcale, du "machisme sociétal" autant que de la "domination masculine" proprement dite au niveau individuel, puisque beaucoup de femmes répondent favorablement à ce schéma ("être soumise").

Cette plongée est réellement pleine d'enseignements sur le rapport des hommes au sexe, qui transpire toujours peu ou prou la domination. Comme dit plus haut, le terme est assumé cyniquement, prétendument pour "celui qui guide", mais enfin, le choix du mot, programmé par une case à cocher du site ("dominer" / "être dominé.e") n'est tout de même pas anodin...


Afrodite : - L'homme cultivé n'est jamais cultivé qu'idéologiquement, l'homme supérieurement cultivé est supérieurement soumis à l'idéologie.

Rien ne distingue plus les individus que leur classe et leur sexe, et souvent leur 'race', dans leurs relations quotidiennes.
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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Mer 3 Mai - 17:07


l'empire de la "domination" de classe et de genre
et son idéologie sexuelle

Afrodite : - les femmes prennent généralement moins l'initiative d'un message ou d'un 'chat'. Nul besoin de solliciter les hommes, il suffit d'attendre de l'être, ou d'ouvrir les "profils" de ses visiteurs, centaine par jour, pour se faire une idée

comme dit plus haut, une forte proportion de "dirigeants/cadres sup" et "entrepreneurs" alignant souvent les 5 zéros de leurs revenus, et redoublant cette domination économique du souhait de "dominer" ou "être dominé.e", entre jeu de rôles bien compris et SM, on ne sait jamais trop...

venant d'un homme, le souhait de "dominer" ne saurait s'interpréter comme d'une femme ayant coché cette case, sans parler de celles qui souhaitent "être dominées", par un homme, ou une femme  

comme si les mots n'étaient pas importants, celui de domination est revendiqué, pas toujours cyniquement, ou avec ce cynisme entré dans les mœurs libérés après 1968, l'objectif d'une véritable "libération sexuelle" rhabillé des oripeaux des échanges marchands et des relations dominant/dominé modélisés par les rapports de travail (tutoyer son supérieur hiérarchique, piège de la collaboration managériale...)

il ne suffit pas de signifier poliment un désintérêt pour ces profils ou un rejet par principe de ce type de relations intimes. La plupart de ces messieurs insistent, on ne les a pas bien compris, on n'est pas assez ouverte, on n'a pas le sens de leur humour, puisque c'est du second degré... Quelques rares ont néanmoins cru judicieux de retirer ces mentions après nos échanges...

il apparaît que les contradictions sociales, l'appartenance à des milieux que leurs intérêts opposent dans la société, ne sont pas effacées dans le domaine des rapports sexuels entre sexes différents, et c'est pourtant ce que voudraient faire oublier ceux de la même catégorie, dirigeants/cadres, mettant en avant leur humanisme, la recherche de sexe mais pas seulement, de culture, élégance, sensualité, humour, complicité... et les "qualités féminines" par excellence 'naturelles'

leur expliquer ne sert à rien. Chez les mâles (petits) bourgeois le point aveugle idéologique se résume à cette négation des rapports contradictoires de classe et de genre, quand ce n'est pas de 'race' puisque, la main sur le cœur, ils ne sont pas racistes, ils ont d'ailleurs des ami.e.s noir.e.s, bla bla, bla bla...

nombre de femmes ne font que renvoyer en miroir la même idéologie, si bien qu'il est difficile de s'en tenir à l'idée d'une "domination masculine" (la femme cadre est prompte à dominer aussi). Cela porte à privilégier le concept de 'machisme structurel, sociétal', comme englobant l'idéologie portée par les hommes, et une grande majorité de femmes, du moins dans ce qui ressort de cette plongée

les lesbiennes, ou homosexuelles, sont généralement plus sensibles, et plus rebelles. Le féminisme est quasi inhérent à leurs goûts sexuels. Quant aux bisexuelles, les hommes ont semble-t-il quelques difficultés à les dompter, sauf si, naturellement, elles cherchent explicitement un homme à qui se soumettre, dans "une parenthèse hors du temps et de la routine du couple", serait-il lesbien

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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Mer 3 Mai - 17:29


le dominant volontairement dominé

Afrodite : - je reviens sur un aspect singulier de la domination chez les "dirigeants-cadres sup" dont une proportion ne veut pas "dominer" ou l'être en alternance, mais "être dominés". Certains pseudonymes sont significatifs, commençant pas "soum..." ou "obéissant"

on sait qu'ils sont nombreux, dans ces catégories sociales - c'est le cas chez les dirigeants politiques aussi - adeptes du SM, côté maso, à aller se faire fouetter, attacher ou autre par une escort-girl spécialiste de la domination, après une journée à dominer, voire exploiter, les autres

comment l'interpréter ? J'ai tendance à penser que, selon la morale judéo-chrétienne, ils ont au fond quelque chose à se reprocher, et vont à flagellation comme on va à confesse, afin de pouvoir communier (sic). À l'occasion de discussions, j'ai pu vérifier qu'effectivement, ils sont chrétiens ou humanistes, très portés à faire la morale, quitte à considérer qu'en ces lieux de damnation, ils "pèchent", puisqu'ils sont là pour "tromper" leur légitime

alors que de la part d'une femme, se soumettre aux désirs d'un homme relève d'un machisme dominant, pour un homme ayant une position sociale dominante, se faire baiser par soumission est faute avouée, à moitié pardonnée...

ils trouvent sûrement leur partenaire, puisque les "dominatrices" ne sont pas rares ici
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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Mer 3 Mai - 20:02


Afrodite personnage d'un mentir-vrai

Patlotch : - parler à la place d'une femme, dans la peau d'une lesbienne noire, cela semble à certains scandaleux de tromperie, mais ils ne disent ça qu'une fois qu'on leur a dévoilé, ôté le masque

à mon avis, ils sont plus blessés de s'y être laissés prendre que réellement choqués du procédé, dès lors qu'ils admettent que c'est nécessaire à l'enquête, ou travail courant chez les romanciers, que d'habiter et faire parler leurs personnages : Afrodite est un de mes personnages, comme j'en eus dès Livredel poème-roman en 1990-91, et ici avec mes "marionnettes", AliBlabla, Florage, Cassandre et Tristan Vacances

on dira que le faire dans 'la vraie vie' tient de la tromperie, mais enfin, c'est méconnaître ce qu'ont fait de tous temps les romanciers (ex Truman Capote avec "De sang froid", cette "Fiction non fiction" selon le concept qu'il disait avoir inventé, cf France Culture, hier), et font plus encore les tenants de l'«autofiction», qui frise bien davantage le cynisme dans l'irrespect des proches (Christine Angot & Cie)

Afrodite : - perso, je m'en tape, je vis ma vie. Avec tout le respect que je te dois, cher Patlotch, tu ne me soumettras pas !

Patlotch : - je reconnais que tu n'es pas, chère Afrodite, une marionnette comme les autres
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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Mer 3 Mai - 20:45


la servitude volontaire du marché sexuel

Afrodite : - la pire "domination" c'est ici la reproduction sans distance par les "membres" de la publicité même de ce club de rencontre extra-conjugales, soit par les cases cochées sans trop y réfléchir, car comment imaginer celles qui manquent pour se définir soi-même ? Soit par l'annonce, qui y pallie parfois, contredisant les cases cochées. Certains prétendent les remplir toutes pour "neutraliser". En effet, certains choix sont a priori incompatibles, mais pour les hommes vu la concurrence, il s'agit surtout de ratisser large, relation "courte" ou "longue", "romantique" et "pleine d'amour" ou "purement sexuelle", etc. Qui peut le plus peut le moins

le plus triste, le plus touchant aussi car traduisant la misère sexuelle et affective, mais aussi intellectuelle au sens de critique - penser par soi-même -, ce sont les présentations rédigées en reprenant systématiquement les termes mêmes de la pub du club

la boucle est alors bouclée, sur le terrain de l'individu adéquat au marché capitaliste, dans son intimité-même, sa sexualité et son affectivité, qu'il entend pourtant par ici libérer, d'où la quête d'une "bulle hors du quotidien routinier", comme si derrière l'apparente naïveté restait un rien de lucidité : reconnaître qu'on cherche à fuir la réalité, c'est encore considérer qu'elle existe malgré tout, contre ses rêves-mêmes

l'horreur économique sexuelle n'est alors qu'une facette de l'horreur de l'économie politique démocratique, quand "le peuple" commence à en prendre conscience, et certains de l'impasse...


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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Mer 3 Mai - 21:15


l'érotisme virtuel est performatif

Afrodite : - ma compensation, disons morale, au fait de tromper ceux qui espèrent en moi trouver leur bulle sexuelle et/ou affective, c'est de les faire jouir, littéralement par les mots, sans photo ni cam

le pire, ou le meilleur, est que ça marche dans les deux sens (cf ce jour le virtuel est réel
)

autrement dit, la conversation érotique peut être performative... comme la poésie

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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Mer 3 Mai - 22:14


le langage des mots appauvri dans l'effacement idéologique du rapport de classes

Afrodite : - en même temps, le caractère provocateur, exigeant, de ne s'exprimer que par les mots, sans photos ni cam', rebute, et ma présentation est un repoussoir plus qu'un filtre, que ne traversent que quelques rares

le langage des mots, écrits ou parlés, n'est pas plus pauvre chez les riches que chez les pauvres; il est différent, relevant de codes sociaux-affectifs différents

je vérifie ici que les petits bourgeois, de la "classe moyenne supérieure", ne savent pas d'où ils parlent, à la différence des classes antagonistes de la bourgeoisie et du prolétariat, quels que soient leurs errements idéologiques

dans ce mouvement, nostalgie de la démocratie bourgeoise et populisme prolétarien de gauche ou de droite ne s'expriment plus que par un langage appauvri édulcorant les rapports de classes, sexes et genre, et 'races', la question la plus délicate : c'est le règne de l'interclassisme par tous les bouts de l'individu et du "collectif", comme on le voit émerger tel quel dans les comportements électoraux (cf Idéologie française - spécial ÉLECTIONS 2015-2017


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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Mer 3 Mai - 22:58


Patlotch : - toute ma lectorate va comprendre que je n'ai créé Afrodite que pour l'aimer, plus que moi-même, au point d'en devenir jaloux

Afrodite : - tous les mêmes !

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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Ven 5 Mai - 5:13


l'idéologie dominante est idéologie de la domination

Afrodite : - il peut sembler saugrenu d'aller chercher sur un site de rencontres extra-conjugales, donc de relations privées, intimes, entre individus, les traces d'une idéologie qui serait sociétale, liée au mode de production capitaliste

pourtant, et bien au-delà des rapports sexuels, tout ici apparaît comme le miroir des rapports sociaux, et particulièrement de la relation marchande, qui s'étend jusque dans les rapports entre être humains, marchands d'eux-mêmes marchandises

pour séduire l'autre, il s'agit de se vendre pour qu'il vous achète, au prix de ses charmes, ou trivialement avec son porte-feuille

tout cela passe par le langage, les mots proposés par le site, copiés-collés à l'envie même dans ce qui semblerait plus personnel, les annonces, les discussions... Cela évoque les vêtements avec marque, qui transforment les individus en publicitaires payants

le propre d'une idéologie, c'est d'être un point aveugle, ce que l'on ne sait pas qu'on dit. A priori cela ne relève pas d'un cynisme conscient, mais de rapports intrinsèquement cyniques dans la société des échanges marchands, cynisme sociétal entré dans les mœurs sur la base même des idéaux de 68, dont la "libération sexuelle" (voir le sujet SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique...

preuve en est que lorsque je mets en avant quelques éléments critiques proposés dans ce sujet, certain.e.s en conviennent et les trouvent plutôt pertinents : ils disent ne pas y avoir pensé... y compris en cochant les cases "dominer/être dominé.e". Certes, les plus nombreux résistent, puisque c'est ce qu'il ne leur faut pas voir, ou mettre de côté, sans quoi, pas de "parenthèse" possible bien vécue, "sans prise de tête"... L'amant ou l'amante ne doit pas être aussi chiant.e que l'époux, l'épouse, le ou la concubin.e, il faut "partager les bons moments", pas les mauvais...

j'ai souligné qu'il était nécessaire de ne pas mettre en doute la sincérité de la plupart dans leur demande sexuelle et plus ou moins affective, sans quoi on ne peut pas les comprendre, ni piéger l'idéologie sous les mots. L'idéologie de la domination est du même coup soumission à l'idéologie, servitude involontaire, sans quoi ça ne marche pas, car il faut y croire, dur comme fer, « sûr(e) de soi » comme propose une case à cocher


du sujet à l'objet, du corps au sextoy et au sexbot

le caractère marchand de ces échanges n'est pas nécessairement lié à l'argent, car dans le capitalisme avancé, les rapports marchands sont devenus paradigmatiques de tous les échanges humains, même quand on est payé, ou paye, en plaisir, en satisfactions sexuelles ou psychologiques

d'autres aspects émergent encore, propres à l'évolution de cette société, telles que les limites franchies de ce qu'est un être humain que n'est pas un robot, par exemple. Les cases à cocher, toujours, par les "préférences sexuelles" proposées, montrent assez qu'il s'agit d'une sexualité masturbatoire à deux ou plus, ou l'autre n'est ni plus ni moins qu'un sextoy un peu perfectionné. Le sexbot représente le basculement par lequel l'autre n'est plus du tout un sujet, et l'on comprend qu'il trouve un succès grandissant (cf au Japon, par exemple). Le sextoy n'est plus tout-à-fait le vibro-masseur ou le god(michet) prolongeant l'activité proprement corporelle (sexes, mains, doigts, langues, mouvements corporels...), c'est-à-dire un prolongement des rapports sans autre chose que des corps; le sextoy s'empare du sujet, pour en faire un objet, une marchandise pour l'échange

l'individu du capital est alors à son comble dans son intimité même, les rapports sexuels dominants dévoilent l'idéologie de la domination marchande dans les rapports sociaux, l'idéologie dominante s'est emparée de l'intimité

les "marxistes" ont peut-être tort de sous-estimer la spécificité des rapports dominants-dominés, parce que même abolies les classes, voire le "genre", les différences entre individus sont toujours menacées de devenir des hiérarchies
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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Ven 5 Mai - 6:56


classe et genre / classe et sexe

Patlotch : - il y a dans ce qui précède de quoi donner raison à Théorie Communiste dans son approche de la double contradiction de classe et de genre, bien qu'elle ait peu posé les questions proprement sexuelles comme le font les sujets de cette catégorie, et comme en démontre la nécessité la plongée d'Afrodite en milieu phallocrate

car toute la société est phallocratique, il s'agit, répétons-le, d'un machisme sociétal structurel, que ne recouvre pas le concept de "domination masculine", porté qu'il est par une majorité de femmes, soit se comportant comme des hommes (dirigeants, petites cheffes...) soit se soumettant à leurs fantasmes, soit ayant poussé les réflexes défensifs (construction historique et sociale) jusqu'à un comportement pervers, à quoi Afrodite tendant ses filés n'échappe évidemment pas : les hommes proposent, les femmes disposent, et dans ces sites de rencontres, ceux qui payent se ramassent le plus souvent des râteaux, petit plaisir plus ou moins sadique de certaines de ces dames, et disons de bonne guerre... des sexes

que le sexe (#genre), les rapports sociaux sexuels, puissent être le lieu d'une analyse de tous les rapports sociaux, c'est un des principaux résultats théoriques de ce sujet, tout à fait dans la démarche de dialectique complexe, avec une vision hologrammatique du tout par le particulier


Afrodite : - mon cher maître, veuillez noter que j'ai complété ma présentation, déjà bien sélective, d'un PS : si l'on recherche une « parenthèse sans prise de tête", hors du temps, et loin de la routine quotidienne », il sera préférable de ne pas me solliciter. Merci

je reçois depuis moitié moins de sollicitations, bien que beaucoup passent outre

je réponds à tous les "cadres sup dirigeants" que je ne veux pas de cette catégorie sociale dans ma vie. Hé bien je me ramasse des morceaux d'anthologie idéologique macho-capitaliste. Exemple cette nuit :


Afrodite a écrit:
merci de votre intérêt, mais sachez que je ne veux pas de "cadre dirigeant" dans ma vie. Bonne continuation, mais sans moi

Citation :
Vous savez peut être que le mot Hystérique est de la meme racine que "utérus"
Cela semble s'appliquer à votre cas....

Riiires!!

Afrodite a écrit:
à mauvais perdant rire jaune

est-il bien nécessaire de m'insulter, bêtement, pour me montrer que vous n'avez pas compris ?

PS : on n'achète pas tout, même avec cinq zéros, quand on est nul en certains points, c'est ce que ne comprennent pas généralement ceux de votre classe sociale

quant à la qualification d'hystérique, vous savez peut-être qu'elle a été repérée depuis plus d'un siècle, par les psychologues, comme caractéristique du machisme idéologique ?

Citation :
Votre pensée semble réglée par les Notion de classe sociale, cadre dirigEant, cinq zéro.
Ce sont des discours d'un autre temps, du temps du Parti communiste ....

Pour ma part , je suis fils d'ouvrier et mon aisance actuelle n'est pas une honte ni une tare.... elle est simplement liée au fait que chaque jour, je me retrousse les manches!!!!

Je suis donc bien loin de vouloir catégoriser, valoriser ou juger les gens sur des apparences.
Les gens qui ont un don, quel qu'il soit, réussissent et l'argent peut en être la conséquence sans être une fin en soi.


[...]

Afrodite a écrit:
libre à vous d'adopter l'idéologie de votre classe sociale actuelle, d'où que vous veniez, et même si vous n'êtes pas Serge Dassaut

laissez-moi donc penser de ce monde ce que j'y vois sans vouloir m'imposer VOS critères

je ne veux pas de cadres dirigeants dans ma vie, c'est mon choix, point barre.

Citation :
Je ne cherche pas à vous imposer mes critères.
Je vous incite juste à vous ouvrir à l'autre sans pour autant le juger a priori
Cela se nomme "ouverture d'esprit", "curiosité"
Notre monde est hélas déjà tres violent. Alors inutile de rajouter cette violence gratuite...
A "bonne entendeuse "!
Salut

Ps je suis piiiiire que cadre dirigeant....
Je suis patron!!!!
Beeeurk!
Riiiires

Afrodite a écrit:
parce que je ne suis pas d'accord, je manque nécessairement d'ouverture d'esprit, voilà qui montre la vôtre

la violence de ce monde est d'abord celle de VOTRE classe sociale, même quand elle n'est, comme ici avec vous, que symbolique. Assumez-là au lieu de refourguer pour votre bonne conscience cet humanisme de pacotille[...]

Citation :
Je vous incite juste à vous méfier des raisonnements binaires et manichéens [...]

cela s'est un peu poursuivi avec le discours transclassiste propre à cette classe sociale, et puis cela s'est achevé

Afrodite a écrit:
je suis un homme blanc, de 66 ans, et je t'emmerde

Patlotch : - ah non, Afrodite, ça, c'est moi. Et je me demande comment tu n'as pas encore été virée de ce site, à croire que tu es bien plus forte que moi. Quand je disais que je suis jaloux...
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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Ven 5 Mai - 20:11


Afrodite prépare sa sortie

- Afrodite ayant accumulé suffisamment de matériaux pour ce que je comptais en faire (voir les commentaires précédents), je n'ai plus de raison de poursuivre mon enquête sur ce site de rencontres. J'ai complété en conséquence ma présentation, de sorte à être de moins en moins sollicitée, puisque je me suis toujours tenue à répondre, ce qui relève de l'exception chez les femmes (en fait c'est un peu comme avec les mecs qui draguent dans la rue, que les femmes ignorent ostensiblement...)[/i]

Afrodite a écrit:
« les lois de nos désirs sont des dés sans loisirs » Robert Desnos

ma quête est hors normes. Je ne cherche pas, je trouve. Et cela passe par les mots, messages ou chat. Poète, donc la vérité d'abord, la mienne, la vôtre, la nôtre. Le reste est littérature pour ce marché du sexe parallèle

ce sera un ou une amie, un.e amant.e, une muse... Qui sait ?

je ne confonds pas érotisme et gymnastique, je ne refuse pas mes fantasmes et réponds à ceux des autres s'ils se complètent, pour des plaisirs partagés virtuels ou réels

cela passe pour moi par les mots

à vous lire....

PS 1 : si l'on recherche une « parenthèse sans prise de tête", hors du temps, et loin de la routine quotidienne », il sera préférable de ne pas me solliciter. Merci

PS 2 : tout ce qui est "dominer" ou "être dominée" est aux antipodes de ma quête initiatique

PS 3 : je ne veux pas de cadres sup/dirigeants... dans ma vie

AliBlabla : - Tu veux dire, Patlotch, que t'as assez joué au con ?

Cassandre : - putain de profil, avec ça rencontrer qui ?

Tristan Vacances : - Patlotch soi-même en personne, c'est le comble du narcissisme !

Patlotch : - ce qui est méprisable mérite des soupirs

AliBlabla : - Le soupirant désespéré

Florage : - Le désespoir fait vivre


Afrodite : - quelle détestable habitude ont les personnages de parler à la place de l'auteur
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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Ven 5 Mai - 22:10


Afrodite poète ?

poète, donc la vérité d'abord, la mienne, la vôtre, la nôtre
le reste est littérature pour ce marché du sexe parallèle

ni plus ni moins que Patlotch, Afrodite est poète. Son annonce dit que la poésie, cette activité, est au cœur de notre vie commune. Pourtant, parmi les centaines d'hommes et de femmes qui l'ont sollicité, moins de douze ont abordé d'eux-mêmes la question, et sept se sont moqués de cette prétention, se nommer soi-même poète (ce que je m'étais refusé jusqu'à récemment, puis prenant acte qu'écrire intensément des poèmes décennies durant, c'est être poète...)

certain.e.s demandant à lire de ses poèmes, elle leur communique le lien, ce qui supposait mon coming-out d'homme blanc de 66 ans, et qui passa plus ou moins bien...

mettre la poésie, comme activité vivante et vitale, au cœur d'une annonce sur un site de rencontres extra-conjugales, n'est pas commun. Parler de poétique comme d'expression des affects (les sentiments, le cœur...), encore moins

le lier à une conception de l'amour (n'ayons pas peur du mot, qui fait rigoler une majorité de "membres"), "Body and Soul", quand la plupart vous parle de corps et d'intellect (être "cultivé.e), c'est se tirer une balle dans le cul, en l'occurrence dans le con, puisque Patlotch a "joué au con", comme le dit bien AliBlaBla

la poétique détruit l'idéologie de la bulle parenthèse pour les bons moments sans les mauvais ni la routine. La poésie crie que ce n'est qu'une rustine sur la vie crevée

depuis mes trois "PS", la sollicitation a chuté de deux tiers, et les rares qui s'y risquent obtiennent d'emblée notre vérité, Afrodite = Patlotch, plus qu'un personnage de roman, ou alors un roman réel, puisque le virtuel est réel, ce qui pourrait passer pour venant d'Hegel, l'idéaliste qui affirmait « Ce qui est réel est rationnel ». Le sexe n'est-il pas réel ? Le sexe est-il rationnel ? Comment baisait Hegel ? A-t-il enculé Spinoza ? Etc. etc.

un monsieur ce soir m'a demandé les liens vers ma poésie. Que demande le peuple ?


POÈTE

je n'irai plus chanter hors ces murs
dans le monde trop grand hors quartier
parmi les non-voyants les murmures

aucun poème pour pacifier
la guerre venue sous mille armures
contre nous avec ses mots rentiers

notre chantier sera chant entier

FoSoBo 3 mai 2017 11:05
sonku 233



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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Sam 6 Mai - 15:03


le gros mensonge de Patlotch

Tristan Vacances : - Il y a cependant, chère Afrodite/Patlotch, à lire ta présentation, deux hics entre ta théorie et ta pratique.

Le premier consiste à poser la poétique comme vérité alors que ton profil de femme noire bisexuelle est d'abord un mensonge.

Le second à affirmer « pour des plaisirs partagés virtuels ou réels » alors qu'il est exclu que tu rencontres quiconque te sollicitant sur Gleeden.

Tu proposes rien moins qu'une arnaque à des personnes souvent sincères, même si elles sont idéologiquement les dupes d'elles-mêmes. Rien d'autre qu'un "faux-profil" parmi ceux des hommes se faisant passer pour des femmes, parce qu'ils ont ainsi plus de chance et que la participation est gratuite. Tu réponds même à des femmes qui ont averti dans leur annonce : pas de faux-profils, photo exigée, contact téléphonique pour vérifier...

Afrodite/Patlotch : - Arguments formellement convaincants. Mais qui, ici ? La démarche comporte certes ses contradictions, mais en quoi les profils affichés sont moins mensongers, en profondeur ?

après tout ce n'est qu'un exercice de transsexualité virtuelle, tel qu'en fait tout écrivain homme mettant en scène des personnages féminins, les faisant parler, dialoguer, coucher... comme au théâtre. Quel écrivain ne rentre pas dans la peau de ses personnages jusqu'à parfois s'y perdre ?

sur ce détail : à quelqu'un qui veut voir ma photo, je réponds tranquillement que je n'en donne pas, et ne demande pas l'ouverture des "books privés". C'est cohérent avec l'affirmation répétée deux fois : « Tout passe avec moi par les mots », et l'autre dispose. Certaines sont curieuses d'« expérimenter » la jouissance par le virtuel, les mots pour le dire

la différence, je l'ai dit, est d'une forme entre roman et réalité, qui est aussi, pour moi, une réflexion concrète au-delà du concept de "mentir-vrai" théorisé par Aragon. Une forme qui se rapprocherait de la fiction non-fiction" (Non-fiction novel) de Truman Capote, puisque ses "romans" reposent sur son propre embarquement dans la vraie vie, autrement subtil que l'actuelle vague de l'auto-fiction (Christine Angot...)

Patlotch s'est mis "dans la peau" d'Afrodite, avec au départ suffisamment de connaissances de ce que sont ces femmes (bisexuelles, noires... Cf les sujets relatifs à ces thèmes) pour construire les bases d'un personnage réaliste, jusqu'à son caractère pas facile et explicitement militant, puisqu'Afrodite ne cache pas ses convictions communistes, féministes, et décoloniales. Elle a rencontré sur cette base plus d'un écho positif parmi ses "sœurs"

ce sont précisément les échanges avec de ces femmes, et aussi des hommes, dans une entreprise de séduction de leur part, qui lui permet d'apprendre, de l'intérieur, ce qu'il serait impossible de faire sans ce masque, et ce jusque dans les mots et par les mots les gestes du sexe, jusqu'aux plaisirs partagés que propose la présentation : où serait ici l'arnaque, puisque le mensonge du virtuel est implicitement accepté de part et d'autre ?

ensuite, un vrai profil tel qu'Afrodite ne vient pas sur ce site avec les mêmes intentions, car même si l'on croise quelques doctorant.e.s ou journalistes qui viennent enquêter là, la plupart viennent au premier degré, quel que soit le second, pour baiser. Afrodite ne baise pas, Patlotch fait l'amour, mais c'est une autre histoire, intime, qui ne regarde personne que ses partenaires

enfin, comme je l'ai découvert chemin faisant et esquissé ici ou là, il y a matière à des interrogations puissantes sur le rapport entre réel et virtuel, qui ne sont pas sans intérêt relativement à la théorisation communiste du difficile problème de la subjectivation révolutionnaire : comment une idée devient force matérielle, quand elle s'empare des corps ?
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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Sam 6 Mai - 17:37


la boucle est bouclée

Afrodite : - dernière phase de ma présence sur le site de rencontres, dès la sollicitation par chat ou message, je réponds par l'adresse de ce sujet AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, Roman sans repentir

mon "profil" est ainsi complété :

Afrodite a écrit:
6 mai : suite et fin car pour moi la boucle est bouclée
AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, Roman sans repentir (en ligne)
avec mes remerciements à toussétoutes qui ont participé à cet œuvrage Ô combien tourmentant, et surtout, bonnes chances,
ne vous faites pas mal !

Patlotch : - quelle chance ont tes victimes et autres matériaux humains trop humains, quand on pense qu'Emma Bovary n'a pas lu le bouquin de Flaubert, et surtout que lui n'a jamais écrit, comme on l'a prétendu : « Madame Bovary, c'est moi. »...

qu'en pense ma lectorate ?



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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Sam 6 Mai - 19:53


regret sans repentir

après-dire

une chose qui me différencie, comme auteur, du personnage d'Afrodite, est qu'elle devait jouer son rôle essentiellement dans le face à face réel avec des personnes réelles dont les sentiments et la pensée ne correspondent pas toujours à ce qu'ils en disent, soit qu'ils ne sachent pas l'écrire donc le communiquer par des mots, soit qu'ils en soient parfaitement dupes, en-deçà de toute auto-analyse et plus encore d'une prise de distance, pris dans l'addiction, la compulsion

le regret porte donc sur l'impossibilité pratique qu'avait Afrodite de faire preuve explicite de compassion envers des individus jouets de leurs passions, ou se servant des autres comme tels, littéralement sextoys. Sans quoi elle serait sortie de sa "mission", provoquer l'expression de ce qui doit rester caché, non-dit, refoulé, pour que ça marche sans trop de cynisme


Afrodite : - tu m'as envoyée au front en restant planqué, c'est pas typiquement macho, ça ? Non seulement je devais passée pour froide et dure, mais en plus encaisser des réactions parfois justifiées sans en paraître ébranlée, jusqu'à rajouter une couche (culotte) à TES délires !

t'es ébranlée ? Pauvre chatte ! Ma lectorate s'en branle, de tes états d'âme, reste à ta place, dans le roman

je poursuis : car au fond, la quête présentée comme sexuelle, parce que ce site y est orienté à outrance, est bien souvent tout autant voire plus affective que ne le donnent à penser les annonces et l'absence de cases à cocher pour le traduire : quand rencontre sexuelle il y a, l'affectif n'est pas toujours à la hauteur des attentes, et quand il l'est, bonjour les dégâts adultérins si la bulle éclate

chez les hommes l'exercice est plus difficile, pudeur oblige quant à leurs sentiments et plus encore chez les cadres dirigeants (ne pas montrer ses faiblesses fait partie de leur obligations professionnelles, c'est parfois une première, ou une seconde nature). Afrodite a pu constater, vivre, une complicité réelle avec certaines femmes

de ce point de vue, le ton des échanges est d'une façon générale et d'emblée différent avec les femmes bisexuelles ou homosexuelles, qui se vivent un peu comme une communauté virtuelle solidaire. Sauf chez celles qui recherchent une relation "purement sexuelle" (case), dont on se demande ce qu'elle peut bien être, la recherche est à ne pas douter d'amour, aussi désuet et décalé semble le terme dans ce contexte. Qui dit que chez beaucoup d'hommes, ce n'est pas le cas aussi ?

certes on trouve la case "sexe romantique"... Mais le romantisme, n'est-ce pas davantage la passion que l'amour ? On tourne en rond depuis l'amour courtois, les écrits de Stendhal, L'amour en Occident de Denis de Rougemont... jusqu'à Lacan : « Aimer, c'est offrir quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas. »

quant à ce qu'est positivement l'amour, pour autant qu'on ne pense pas comme un certain théoricien communiste qu'il n'est qu'un moyen de la domination masculine, vaste question : l'amour, qu'est-ce que c'est ?

pour ne pas y répondre, je renverserais le peintre Bram Van Velde dans ses entretiens avec Charles Juliet


l'amour, c'est ce dont on manque le plus

où l'on voit que l'amour, c'est un peu comme le communisme, cela donne une raison de vivre, d'espérer et d'agir, surtout quand il n'est pas au rendez-vous...
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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Sam 6 Mai - 20:11


une appréciation, sur le chat du site


Citation :
Bonjour votre Roman m'a amusé sans repentir, ainsi est le male en rut ou qui tend à l'être devant l'ecran de ses fantasmes, par contre je doute que cela ne caracterise que la classe sociale qui vous horripile

Patlotch a écrit:
merci. C'est vrai, mais elle a ses spécificités dans le cadre de ce qui est l'idéologie de sa domination sociale, à laquelle les autres n'échappent pas, aussi démunis seraient-ils

je regarderai si cela est clair ou pas. Je pense que oui, mais dans le cadre général de mes travaux. Je n'ai aucune admiration pour le prolétariat, surtout quand il ne fait rien pour ne plus l'être

comme des travaux féministes le suggèrent, il est plus pertinent de parler de "machisme structurel sociétal" que de "domination masculine", sans quoi les femmes ne seraient que des victimes soumises. Or ici... Je dirais même que la question du sexe (le cul) dans les rapports sociaux dépasse celle du genre, sexe social

les controverses dans le milieu théorique ont porté sur l'articulation entre capitalisme et patriarcat. J'ai voulu y voir de plus près, par ce biais

Citation :
Ne culpabilisons pas le proletariat qui de plus pourrait tout à fait chercher à echapper à sa condition en reproduisant fantasmatiquement les comportements de ceux qui le dominent. Mais vraiment je chercherais davantage du coté de la representation, du regard, que du coté des classes sociales

Patlotch a écrit:
les "représentations" sont une forme de l'idéologie, il n'y a pas à proprement parler d'infrastructure et de superstructure, comme dans la vulgate des marxistes, mais je pense qu'il y a une double structure de classes, et de "genre", pour le dire vite

suite

Citation :
Lui : - De genre surement
je pense quil serait assez amusant de decrire la plasticité des comportements, une adaptation très rapide de l'offre à la demande supposée ou fantasmée


Moi : - c'est patent, "ça glisse" en permanence, on joue au chat et à la souris, au con et à la chatte
le déni est permanent dès que vous mettez le doigt sur un point refoulé par l'interlocuteur. Avec les plus intelligents, ça passe, avec les autres, ça casse. Afrodite est fatiguée
- ici, ok c'est plus affaire de caractère que de classe. Je parle d'intelligence du cœur en quelque sorte, pas de "culture". C'est la difficulté d'en parler entre individus, ad hominem, parce que ça tend à caricaturer, à déduire d'une situation sociale des comportements intimes

Lui : - L'intelligence commence peut etre par accepter de prendre le risque d'etre soi meme

Moi : - c'est très vrai. Enfin, moi, je ne sais pas, mais je suis le même partout. Je n'ai rien dit des "jeux de rôles", mais j'en suis incapable. Afrodite était dans un jeu de rôle...

Lui : - Oui evidemment pour Afrodite, il faudrait donc renoncer à seduire...

Moi : - sans être un "mâle alpha", je crois avoir été dans ma vie un grand séducteur, mais sans le savoir. Séduire pour aimer, ou parce qu'on aime, ne se limite pas à séduire pour baiser. Je suis partout "moi-même", c'est bien le problème, parce l'assumer radicalement est devenu impossible, même chez les "révolutionnaires"

Moi : - ma critique de "la bulle" est valable bien au-delà de l'adultère, pour les rôles sociaux. Vaneigem l'a déjà faite en 1967. Au fond, "les gens" cherchent peut-être aussi à échapper à leurs rôles sociaux qui les enferment, et c'est sans doute aussi le cas des "cadres sup"... Mais ils ont bien du mal à ne pas les reproduire dans la relation 'amanturière'


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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Sam 6 Mai - 23:25


succès : mérité ?

et ça continue, "favoris", "coups de cœurs", à se demander s'ils ont lu le 'profil' d'Afrodite jusqu'au bout, ou s'ils apprécient le "roman"

ainsi, message privé, profil sans "photo publique", ingénieur, l'air d'un bon bougre


Citation :
lui : - échangeons nos books ?

moi - mais enfin, avez-vous lu jusqu'au bout mon profil. Je n'ai pas de book. Ne seriez-vous qu'un bouc ?

lui : - je l'ai lu, mais votre visage me manque...

moi : - mon visage est celui d'un homme blanc de 66 ans, comme il est écrit. Ma photo, on peut la trouver sur internet à partir des liens que j'ai donné. Vous, "ingénieur", vous savez lire ?

'mon dieu', au secours ! Confirmation, c'est terrifiant, les fantasmes sont plus forts que toute réalité dans l'esprit et le corps en manque, de sexe, d'amour, de reconnaissance, de communisme, et même de capitalisme idéal... On s'invente un présent et un avenir à la mesure de ses "rêves", qu'aucune real-politique ne peut détruire. Il faut absolument croire à ce qu'on veut voir. L'amour, comme le communisme, tient de la religion, du pari pascalien

en attendant l'amour et le communisme, le capitalisme règne, souverain pour les ci-devants citoyens, et son compère, le so called patriarcat


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MessageSujet: Re: AFRODITE CHEZ LES PHALLOCRATES, antiroman sans repentir, suivi de BLACK WOMEN, Love, Sex, Song, Dance... et théorie communiste   Dim 7 Mai - 1:18


lieux : communs ?

les lieux communs du manque de sexe et d'amour, déversés à longueur de "profils", sont une des plus fortes images que je retiendrai de la crise de ce monde. Des hommes, des femmes, de toutes catégories sociales, déchirés de solitude seule ou à deux, en quête éperdue, bras tendus maladroits vers on ne sait quelle promesse de bonheur hors du temps, par le sexe : comment, homme ou femme, pourrait-on être plus phallocratique ?

il leur faut, à défaut de le transformer, fuir ce monde

c'est bien triste, le Français moyen fait du Camatte sans le savoir (en fait c'est le contraire, Camatte n'a pas compris qu'il était un Français moyen)



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