PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
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 au-delà du vrai et du faux, tragique comédie

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MessageSujet: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 9 Fév - 7:45

petite chronique aléatoire, comme ça vient

il est des moments où l'on est peu "créatif". Le fond de l'air est frais. Je déteste les périodes électorales, et celle-ci me paraît plus sinistre encore. Pourtant depuis longtemps je n'en attends rien, rien de bien, rien de mieux, on sait ici pour qui pourquoi

il y a quelque chose de paradoxal dans cette "affaire Fillon". Je ne dirais pas qu'il est le plus honnête, du point de vue de sa dépendance à l'argent, à la bourgeoisie, mais il est un point où il ne fait pas de promesses enthousiasmantes pour ceux d'en-bas. Autrement dit il annonce ce qu'il ferait, ou tenterait de faire avec de bonnes chances d'y parvenir

dans ce contexte, tombe le rapport de la Cour des comptes : « la France va devoir se serrer (gravement) la ceinture »


Citation :
AUSTERITE : Le prochain gouvernement devra réaliser « des efforts d’une ampleur inédite sur les dépenses », affirme la Cour des comptes…

Après la rigueur, place à l’austérité ? Si l’on en croit la Cour des comptes, le prochain exécutif ne pourra plus se contenter de freiner la hausse des dépenses publiques : il va devoir la stopper entièrement voire réaliser des coupes franches. [...]

la France doit réduire son déficit public, (nettement) réduire ses dépenses publiques...

Que devra faire le prochain exécutif ?


Ne pas se « contenter » de stabiliser la dépense, « mais la faire baisser de 0,3 % en 2020 », affirme la Cour de comptes. Ce qui obligera le prochain gouvernement à « réexaminer les missions assurées par les administrations publiques » et à « faire des choix ». Comprenez, faire des coupes. Certaines « politiques d’intervention » devront être mieux ciblées, estime la Cour de comptes, notamment dans le domaine « du logement, de la formation professionnelle ou de la santé ». Rappelons que les dépenses publiques représentaient 57 % du PIB de la France en 2015, contre moins de 47 % pour les autres pays de la zone euro.


hé bien, voilà le vrai programme commun de tous les candidats à la présidentielle, n'est-il pas ?



Dernière édition par Admin le Mar 28 Fév - 6:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Mar 28 Fév - 6:16


SON D'ÂGE

25,56 % de la ménagère de plus de 60 ans, divorcée sans enfants, vivant en ville ou à la campagne, considère qu'Emmanuel Macron est le gendre idéal de sa voisine. Elle met en avant son sourire à la Jacques Dutronc, « qui a l'air de se foutre de la gueule du monde », dixit




1968/1969

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Sam 4 Mar - 12:21


« Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.»
Le 18 brumaire de L. Bonaparte, Karl Marx

j'ai beau me creuser la mémoire, non, l'événement François Fillon ne répète rien. Il a tout l'allure d'une farce pure, et n'est une tragédie que pour lui et les siens. Tout au plus y verrait-on le stade actuel, épiphénoménal, de la crise politique qui s'approfondit

alors j'en déduis, par l'absurde, que ce n'est pas un "grand événement historique", ni Fillon un "grand personnage historique", ce qu'on savait déjà... comme quoi, en parler même est pour ne rien dire

cela dit avec toutes mes excuses à ma lectorate

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Sam 9 Sep - 18:46


théorie du genre


photomontage Patlotch
Montreuil Parc des Beaumonts
2014


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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Lun 18 Sep - 20:35


Le Manifeste en « catéchisme communiste » ?

on l'a échappé belle !

Citation :
... dans une lettre du 24 novembre 1847, Engels annonce à Marx la composition en brouillon du Manifeste Communiste, et se prononce entre autres contre la forme de catéchisme précédemment projetée, dont Moses Hess avait écrit le projet en juin 1847 : « Réfléchis donc un peu à la profession de foi [quand même, les mots sont importants], je crois qu'il est préférable d'abandonner la forme du catéchisme et d'intituler cette brochure "Manifeste communiste" »

Citation :
The writing of the Communist Manifesto isn't too far off this. After being tasked with writing it, Marx procrastinated, dragged his feet, and even worked on other stuff as the deadline approached. In his personal life, Marx was known for chain smoking, heavy drinking, and generally not a very healthy lifestyle. He would do things like go on pub crawls, where he drank one beer at each pub on a certain street, and then threw rocks at the lamp posts at the end of the street. I guess there were like 15 pubs, so yeah, he was a bit of a drinker. The final draft of the manifesto was written entirely by Marx, despite Engels being given a coauthor credit. By Engel's own admission, pretty much all of the ideas came from Marx as well, so it isn't super clear what he did aside from buy the drinks. "A Frightful Hobgoblin" was the original English translation of "A Spectre" of the iconic opening line (A spectre is haunting Europe - the spectre of communism). So Marx didn't actually write that in German (he used the German word Gespenst, which is closer to Spectre or Ghost).

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 5 Oct - 5:36


acharnement d'États

je ne savais pas où mettre cette info, pour Battisti il faudrait un sujet entier, mais cela en vaut-il la peine ? Le vrai du faux, je n'en jurerais pas, jugerais pas, l'État le fait si bien qu'on ne saura jamais

L’ancien militant d’extrême gauche Cesare Battisti interpellé à la frontière brésilo-bolivienne

Jérôme Gautheret (Rome, correspondant) et Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)
Le Monde 05.10.2017

Condamné par contumace en 1993 en Italie, à la perpétuité pour quatre homicides, Cesare Battisti a été placé en détention. Ses avocats exigent sa libération immédiate.


2015

Citation :
Il a d’abord prétendu qu’il partait pêcher. Mais lorsque les forces de l’ordre brésiliennes, qui le suivaient discrètement, l’ont interpellé dans la ville de Corumba (au Sud Ouest du Brésil), mercredi 4 octobre, alors qu’il tentait de franchir la frontière bolivienne, lesté de quelques milliers de dollars et d’euros, Cesare Battisti n’a pu nier longtemps sa fuite. Aujourd’hui âgé de 62 ans, l’ancien membre des Prolétaires armés pour le communisme (PAC, extrême gauche), condamné par contumace en 1993 en Italie à la perpétuité pour quatre homicides commis durant les « années de plomb », a été aussitôt placé en détention.

Ses avocats ont exigé sa libération immédiate, redoutant que le gouvernement brésilien ne profite de cette détention pour donner droit à une nouvelle demande d’extradition de l’Italie. Une inquiétude qui n’avait cessé, ces derniers jours, de prendre de l’importance parmi les défenseurs de l’ancien militant d’extrême gauche. Le 28 septembre, pour parer à toute éventualité, les avocats de M. Battisti avaient ainsi déposé une demande d’Habeas Corpus (procédure qui énonce la liberté fondamentale de ne pas être emprisonné sans jugement), auprès de la Cour suprême brésilienne.

L’épisode signe un nouveau rebondissement du feuilleton Battisti, devenu le symbole parfait des plaies des années de plomb italiennes. Réfugié au Brésil depuis 2004, l’ancien activiste des PAC, en cavale depuis 1981 et son évasion de la prison de Frosinone, avait d’abord élu domicile au Mexique avant d’arriver à Paris au début des années 1990, se croyant protégé par la « doctrine Mitterrand », dans laquelle la France avait assuré, en 1985, qu’elle renonçait à extrader vers l’Italie d’anciens militants d’extrême gauche ayant renoncé à la violence, pour peu qu’ils n’aient pas commis de crimes de sang.

A Paris, il avait obtenu une carte de séjour et un emploi de gardien d’immeuble, en même temps qu’il écrivait plusieurs romans policiers, sur lesquels plane l’ombre des « années de plomb ». Il ne cessait de clamer son innocence, mais avait refusé de se présenter devant la justice italienne, qui l’avait condamné définitivement en 1993 pour assassinats et complicité d’assassinats.

La présidence de Temer signe le retour des tourments de l’Italien

Mais la protection de la France s’avère plus fragile que prévu. Début 2004, il est arrêté par la direction de l’antiterrorisme, en réponse à une nouvelle demande d’extradition italienne. Il est bientôt remis en liberté, sans que la menace s’éloigne. Ayant épuisé tous les recours, en dépit d’une mobilisation de nombreuses figures de la gauche (Bertrand Delanoë, François Hollande) ou des milieux culturels (Fred Vargas, Bernard-Henri Lévy), il rejoint la clandestinité et ne doit son salut qu’à une fuite vers le Brésil, que le gouvernement français est accusé de n’avoir pas cherché à empêcher.

Ses années brésiliennes ne seront pas non plus de tout repos. Débarqué clandestinement dans le pays, il est arrêté en mars 2007, à la demande de l’Italie, et libéré quatre mois plus tard, suite à l’intervention in extremis du président Luiz Inacio Lula da Silva. Au dernier jour de son mandat, le 31 décembre 2010, Lula avait rejeté la demande d’extradition formulée en 2009 par Rome. Les juges brésiliens avaient in fine estimé, en juin 2011, que Rome ne pouvait contester cette décision « souveraine » de l’ancien chef d’Etat. Cesare Battisti disposait depuis d’un visa de résident permanent.

Selon le quotidien O Globo, celui que son entourage surnommait « le petit fou » en raison de ses longues promenades solitaires, vivait dans la ville de Rio Preto, dans l’Etat de Sao Paulo, où il aurait récemment suivi un traitement contre l’hépatite C.

La prise de pouvoir de Michel Temer, en 2016, suite à la destitution polémique de l’héritière de Lula, Dilma Rousseff, signera le retour des tourments de l’Italien. La demande d’extradition qu’aurait réitérée récemment l’Italie aurait déjà reçu le feu vert de deux ministres : celui de la justice et des relations extérieures, rapporte la presse brésilienne. Le gouvernement Temer, impopulaire, verrait dans cette acceptation un « geste diplomatique important » envers l’Italie, qui n’a de cesse d’exiger que Cesare Battisti ne lui soit remis, afin qu’il purge sa peine.

Rattrapé par son passé

A en croire les avocats de Cesare Battisti, une telle démarche serait juridiquement irrecevable, un éventuel recours à la décision prise par Lula en 2010 étant, selon eux, prescrit. « Cela ne fait aucun sens, à moins de déformer le système juridique brésilien. Ce qui semble être actuellement le sport favori à Brasília », se lamente Igor Tamasauskas, l’un des avocats de M. Battisti, cité par O Globo. Une référence aux batailles entre le Sénat et de la Cour suprême qui semblent avoir une interprétation différente des textes et variable selon le profil des intéressés.

S’érigeant en simple « rouage de l’une des innombrables organisations d’extrême gauche alors en guerre contre l’Etat », Cesare Battisti est donc à nouveau rattrapé par son passé. « Ce que je veux ? Une réconciliation avec le peuple italien. Il faut une amnistie, d’autres pays ont bien réussi », plaidait l’Italien en décembre 2011 lors d’un entretien accordé au Monde. « M. Battisti doit seulement se présenter dans notre pays pour expier, selon les normes pénitentiaires italiennes, les peines auxquelles il a été condamné en conclusion de procès déroulé selon les normes du droit », lui avait répondu sèchement le président brésilien, Giorgio Napolitano, peu de temps après.

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Ven 13 Oct - 0:24


Manifeste du tueur de masse ?

comme je n'aime pas André Breton, car rien d'André Breton, je peux en rajouter une couche. Je lis, dans un texte publié sur IndymédiaNantes, et en attente chez Paris-Luttes.Info, Récit et réflexions autour de la manif sauvage du mercredi 11 octobre 2017 en solidarité avec les condamné-e-s de l'affaire de la voiture brûlée du quai de Valmy, cette citation du Pape du surréalisme :

« L'acte surréaliste le plus simple consiste, révolvers aux poings, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu'on peut, dans la foule. Qui n'a pas eu, au moins une fois, envie d'en finir de la sorte avec le petit système d'avilissement et de crétinisation en vigueur a sa place toute marquée dans cette foule, ventre à hauteur de canon.» André Breton, Second Manifeste du surréalisme, 1930

cela ferait aujourd'hui un excellent Manifeste du tueur de masse, non ? C'est, au-delà du vrai et du faux, par excellence sur-réaliste dans tous les sens du terme

bon, allez, je vais quand même citer la chute du même texte :


Citation :
Alors on n'est pas si loin du Bataclan et on est complètement dans les rues qui ont été attaquées par les illuminés de Daech le 13 novembre 2015... Dans le coin c'est les seuls à avoir mis en pratique l'idée "surréaliste" d'André Breton, donc c'est bien entendu de mauvais goût de citer le pape du surréalisme dans ce contexte. Pourtant, il y a quelque chose à creuser du côté de la critique de l'aliénation par le divertissement et de la marchandisation de la sociabilité.

Dans tous les cas, ne vous inquiétez pas, si un jour je pète un câble au point de me procurer des armes, je me trouverai des cibles précises. Et je suis sûr que vous avez déjà deviné lesquelles...

j'ai bien ma petite idée, mais je n'aime pas les devinettes, et avec ce genre de gugusse, va savoir

quelle mouche l'a piqué ? Voici :


Citation :
Je suis reparti en traversant à nouveau une partie du 11e arrondissement, et... peut-être parce que la rage et la tristesse continuaient de m'occuper l'esprit après la mauvaise nouvelle du résultat du procès, je me suis mis à bad-triper sur les terrasses des bars hypes et sur tou-te-s ces gens assis-es qui semblaient respirer la tranquillité, l'insouciance et la bonne humeur.

Je me suis rappelé que ce 11e arrondissement était un quartier populaire il y a encore quelques décennies, qu'il a été progressivement gentrifié au moins depuis une vingtaine d'années avec l'accumulation de bars branchés et de magasins pour jeunes bourges, notamment sur la rue Oberkampf.

Je me suis souvenu de cette phrase d'André Breton en traversant le détachement apolitique qui semblait émaner des terrasses des bars et des restos avec tou-te-s ces plus ou moins jeunes plus ou moins cools qui dépensent leurs plus ou moins bons salaires en buvant des coups et en fumant des clopes (tout en jetant quelques coups d'œil au smartphone de temps en temps -- finalement c'est pas les doudous qui manquent quand on est adulte).

quand il m'arrive, de plus en plus rarement, de retourner dans ce quartier près duquel j'habitais il y a une vingtaine d'années, je ne suis pas loin de ressentir le même écœurement, mais jamais la moindre velléité de m'en prendre à eux, ni oralement, ni en pensant à Breton (je ne pense jamais à Breton). Je suis si dégoûté que j'évite d'y mettre les pieds, sauf pour des courses dans les épiceries chinoises

j'avoue faire difficilement la différence entre la faune en terrasse et certains des collèges de têtes qui ont leur QG dans des bars du même quartier, et appartiennent au même milieu social. Qu'ils s'entretuent, donc...

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Ven 13 Oct - 14:54


partout, la vengeance d'État

Battisti. « On va me livrer à la mort » en cas d’extradition

Reuters 12/10/2017


« On va me livrer à la mort », craint Battisti en cas d'extradition

Citation :
Condamné en 1993 par contumace par la justice italienne à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970, Cesare Battisti risque l’extradition vers l’Italie qui aimerait le voir comparaître devant la justice. « On va me livrer à la mort » estime Battisti.

L’ex-militant d’extrême gauche italien Cesare Battisti, dont Rome réclame l’extradition et qui avait été placé un temps en détention provisoire au Brésil, a assuré jeudi que l’envoyer en Italie reviendrait à le « livrer à la mort ».« Je ne sais pas si le Brésil va vouloir se salir, en sachant que le gouvernement et les médias ont créé ce monstre en Italie », a-t-il déclaré à propos de lui-même dans un entretien au quotidien Estado de Sao Paulo publié jeudi.

L’ancien militant de 62 ans, qui a vécu près de 15 ans en France avant de rejoindre le Brésil en 2004 face à la menace d’une extradition, nie les crimes qu’on lui attribue : « je n’ai tué personne ». Il assure qu’il ne voulait pas fuir le Brésil lorsqu’il a été arrêté à la frontière bolivienne.

« Si je voulais quitter le pays, je n’irais pas en Bolivie. J’ai plus de relations en Uruguay. Je serais allé en Uruguay. C’est un pays un peu plus fiable », a-t-il déclaré.

Interpellé à la frontière

Cette opération de police aurait été planifiée, selon lui. « On m’attendait. Cela fait longtemps que cette opération est planifiée avec l’ambassade d’Italie. C’est évident », a estimé Battisti, interviewé dans l’appartement d’un ami à Cananeia, dans l’Etat de Sao Paulo, décoré avec des affiches de Karl Marx et de Guernica, le célèbre tableau de Pablo Picasso.

Condamné en 1993 par contumace par la justice italienne à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970, Battisti avait été placé en détention provisoire la semaine dernière après un contrôle policier de routine alors qu’il s’apprêtait à quitter le Brésil à bord d’un taxi bolivien.Il transportait 6.000 dollars et 1 300 €, une somme supérieure au montant autorisé sans déclaration préalable (2 700 €).

Le juge brésilien qui a ordonné sa détention le soupçonne d’avoir tenté de fuir le pays pour éviter son extradition, ce que l’Italien nie. Il dit avoir eu l’intention de faire des achats.

Un autre juge a ordonné vendredi sa remise en liberté. Rome a multiplié ces dernières années les demandes d’extradition à son encontre, la dernière remontant au 25 septembre.

La Cour suprême du Brésil avait en 2009 autorisé l’extradition de l’Italien, un des symboles des « années de plomb » en Italie, mais l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva s’y était opposé. L’actuel gouvernement brésilien a dit vendredi étudier cette possibilité.

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 19 Oct - 14:02


En moins de 48 heures, plus de 160 000 femmes (j'en suis) ont témoigné de harcèlement et d'agressions sexuelles dont elles ont été victimes. Ainsi le hashtag #BalanceTonPorc est devenu en moins de deux jours, un mouvement. Celui d'une libération de la parole de toutes celles qui, parfois depuis plusieurs années, voire décennies, gardaient sur le coeur ou bien réservaient aux conversations chuchotées dans l'intimité craintive de représailles, la vérité sur les violences dont elles ont fait l'objet.


Citation :
Et l'on découvrit ce que le déni renvoyait lâchement à des cas isolés, des rencontres malheureuses, des quiproquos (de mon c...) : on découvrit — ou fit semblant de découvrir — un fait social massif. Le harcèlement sexuel touche un nombre incalculable de femmes. Celles qui l'ont directement subi, indiscutablement très très très nombreuses ; celles qui ont intériorisé le risque que ça leur arrive et vivent avec ce sentiment d'insécurité, adaptent leur comportement en fonction, espérant y échapper en évitant de "provoquer" (culture du viol, quand tu nous tiens). A savoir, à l'arrivée, presque toutes les femmes.

Une foule de représentantes de la moitié de la population parle pour dire le traumatisme vécu, mais aussi la défiance permanente dans laquelle le fait social massif de harcèlement lié à leur genre les tient, au travail, dans la rue, dans l'espace public comme dans l'intimité conviviale ou familiale. Et les hommes influents n'ont rien de mieux à leur retourner que du mansplaining. En français : de la mecsplication. C'est à dire des petites leçons condescendantes sur la façon dont on s'y prend (mal) et dont on devrait plutôt s'y prendre.

Petite leçon n°1 : initiation aux grands principes du droit



Raphaël Enthoven mecsplique ainsi que "les femmes doivent porter plainte". Mais c'est bien sûr! On n'y avait pas pensé, tas de gourdasses que nous sommes.

Alors, Raphie chéri, je vais te femspliquer : quand tu te fais agresser, par exemple sur ton lieu de travail, aussi étrange que cela puisse te paraître, tu ne dis pas à ton manager (qui plus est si c'est ton agresseur) "Scuse, j'ai une course à faire, j'en ai pour deux ou trois heures, peut-être quatre, je reviens". Parce que ça va te surprendre, mais aller porter plainte, c'est une tannée en général, et un cauchemar en particulier quand c'est pour déposer au sujet d'une agression sexuelle.

Tu as entendu parler du fait qu'on nous demande systématiquement de détailler les raisons qui ont fait qu'on s'est retrouvée dans cette situation, à ce moment-là, dans cette tenue ; qu'on nous interroge sur le comportement qu'on a bien pu avoir pour que les choses en arrivent là?

Et pendant que je suis au commissariat à me justifier sur mon attitude (inappropriée, forcément inappropriée) et mes réactions (inappropriées, forcément inappropriées), tu peux me dire qui fait mon boulot en retard, qui va chercher mes gosses à l'école, qui remplit le fridge parce qu'il n'y a plus de lait pour le petit-déj de demain matin?

Tu vas rire (jaune, j'espère), mais en fait, en plus d'être découragées de porter plainte par l'entourage qui ne voit pas "mort d'homme" (indeed... Y a massacre de femme) et recommande de "vite passer à autre chose — c'est pour toi que je dis ça", par la police qui tergiverse sur la qualification du fait, par la justice encombrée qui classe sans suite, par le risque avéré de perdre notre job (comme 95% des femmes qui ont porté plainte pour harcèlement sexuel au travail), par la menace d'une contre-plainte en diffamation (le petit plaisir à pas cher des avocats des agresseurs), on n'a pas le temps d'aller porter plainte. C'est futile, hein?! Mais ce que ça dit aussi du harcèlement sexuel, c'est que ça nous bouffe du temps et de l'énergie en plus de nous ronger la tête et le bide. C'est en ça aussi que c'est une entrave à notre liberté qui dépasse largement le moment et le cadre de "l'incident".

Alors oui, on sait que "Twitter n'est pas un tribunal", comme l'a dit la Secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les Hommes Marlène Schiappa. Oui, on est au courant de l'Etat de droit. Oui, on a entendu parler de la présomption d'innocence (même si ça nous fait un peu mal au derche qu'elle se retourne en "présomption de mensonge" entachant systématiquement notre prise de parole). Oui, on rêve que les grands principes du droit soient appliqués, à commencer par celui qui nous vient de Hobbes et Rousseau : le droit de chacun.e à être en sécurité. Nous, femmes, n'avons pas le sentiment d'être en sécurité dans l'espace public. Et contre ça, on ne veut pas des caméras vidéo pour nous surveiller (et quelques petit.es délinquant.es avec — deux en un, c'est bien, comme pour le shampooing) ni des flics pour nous chaperonner, on veut des rapports femmes/hommes débarrassés d'agressivité patriarcale.

Petite leçon n°2 : cours d'histoire de la Seconde guerre mondiale



Zemmour mecsplique, lui, que #BalanceTonPorc, c'est de la délation comparable à la livraison des Juifs aux nazis pendant la Seconde guerre mondiale. Sorry? Là, j'y perds mon yiddish. Car à moins que Zemmour veuille nous dire que les victimes de la Shoah étaient en fait des salopard.es qui maltraitaient leur prochain.e à l'équivalent de ces salauds de harceleurs et agresseurs de femmes, je ne vois pas comment cette mise en miroir est possible. Et puis la suite, c'est quoi? Il va nous expliquer qu'en fait, sur le fond, les déporté.es n'étaient pas innocent.es mais que c'est pas beau de dénoncer et que la punition a été disproportionnée?

Oh! Oh! Oh! On revient à la réalité, là!!! Et puis à la décence, aussi, tant qu'on y est. Le point Godwin n'a pas lieu d'être atteint : parce que nous, les femmes qui dénonçons les agressions sexuelles, on n'a pas traité nos violenteurs de nazis, car on a suivi les cours d'histoire à l'école et qu'on ne fait pas dire n'importe quoi au passé d'une part et car on a du respect d'autre part pour les mort.es et les rescapé.es des camps qu'on ne convoque pas à tout de champ.

Mais si vraiment il faut aller chercher des échos dans l'histoire, alors faudrait quand même voir à ne pas se tromper sur qui sont les collabos. Nous femmes victimes de harcèlement et d'agressions sexuelles, on en a croisé plus d'un.e, de ces lâches qui ont su, qui ont vu ce qui nous est arrivé, qui n'ignorent pas qui nous l'a fait, et qui se taisent, pour ne pas avoir d'emmerdes... Quand ils/elles ne volent pas au secours de l'agresseur dénoncé, parce que, même s'il y a zone de tangage, on est quand même plus confort au sec dans le bateau du dominant dominateur qu'à l'eau, avec celles qui se noient dans leur chagrin et dont on enfonce volontiers la tête pour les couler d'un "arrête de faire ta victime victimaire".

Petite leçon n°3 : formation à l'empathie


Woody Allen et Harvey Weinstein à Los Angeles, en 2008. — Chris Pizzello/AP/SIPA

Woody Allen mecsplique que cette "chasse aux sorcières" le fait flipper (tu m'étonnes, Léonne) et qu'il a beaucoup de "peine" pour son ami "triste et malade" Harvey Weinstein. Un peu d'empathie, mesdames, que diable! Ces hommes qu'on dénonce souffrent terriblement de l'opprobre publique (Warning : Male Tears!).

C'est drôle pour personne, on est d'accord, de se faire lyncher sur les réseaux sociaux. Perso, chaque fois que ça m'est arrivé, non parce que j'avais violé quiconque, mais parce que j'avais eu le tort d'écrire des articles féministes qui me valurent pour commentaires de douces promesses d'être "boukakée", "coincée dans un coin pour calmer la mal-baisée" ou tabassée de "bonnes baffes pour lui remettre les idées en place", j'en ai méchamment souffert, je reconnais. Je n'ai d'ailleurs pas rencontré beaucoup d'empathie dans ces moments-là. On m'a en revanche dit que je l'avais "cherché" en balançant mes trucs provocs sur le web. Ah oui, et aussi, on m'a dit que je devais être contente de "faire le buzz" (coucou le monsieur de l'IEP de Bordeaux) avec mes petits papiers de blog et que pour bénéficier de cette visibilité, il y avait bien "un prix à payer".

Je ne suis pas très branchée loi du talion, je ne souhaite donc pas spécialement faire subir à autrui ce qui m'a fait souffrir. Mais je ne tends pas l'autre joue, non plus. L'empathie, ce n'est pas pardonner, ce n'est pas trouver des excuses, ce n'est pas retourner la charge de la preuve, ce n'est pas le syndrome de Stockholm. L'empathie, c'est se mettre à la place de l'autre pour envisager la façon dont on réagirait dans sa situation. Ben, quand je mets à la place des agresseurs de femmes aujourd'hui dénoncés, je me dis que si j'étais eux, je n'aurais rien envie de faire d'autre que d'aller me cacher. J'aurais honte, en fait. Et sans doute que j'essaierais de demander pardon, en comprenant toutefois que mes victimes ne soient pas prêtes immédiatement à me l'accorder.

Petite leçon n°4 : philosophie de la condition animale



Aymeric Caron mecsplique, de son côté, que le hashag #BalanceTonPorc n'est pas sympa pour les cochons. Tu vas rire, Aymeric, mais avec mes copines, dès dimanche, on s'est fait la remarque qu'on préfère largement les cochons aux hommes qui nous agressent. Et c'est pas juste pour le bon mot. Parce qu'en fait, pour ta culture générale, je vais te femspliquer patiemment que l'antispécisme (qui consiste à ne pas considérer l'humain comme une espèce supérieure aux autres animaux) est très répandu, et pas seulement depuis la dernière pluie, dans le féminisme.

Je ne sais pas si tu as lu les ouvrages de Carol J. Adams, par exemple. Depuis les années 1970, cette intellectuelle américaine instruit les liaisons dangereuses (pour l'écologie, pour les animaux et pour les humaines) entre spécisme et sexisme. Son ouvrage The Sexual Politics of Meat, paru en 1990, met en évidence les relations croisées entre volonté de dominer l'animal et système patriarcal, quand le principe destructeur de la conquête telle que la virilité primaire le valorise met la viande et la femme dans le même sac des consommables vivants méprisables et périssables.

Le prends pas mal, Riric, mais quand la végétarienne que je suis (comme beaucoup de mes ami.es féministes) veut faire découvrir l'antispécisme à des non-initié.es, ce n'est pas ton gentil ouvrage de 2016 que je recommande. C'est ceux de Carol Adams ou de Marti Kheel. Juste parce qu'elles étaient là avant. Et parce que ce qu'elles ont écrit est plus intelligent et plus documenté.

Petite leçon n°5 : éducation physique et sportive



On mecsplique encore qu'il faudrait voir à arrêter de jouer les victimes et commencer à envisager de se défendre. Youpi, toutes au gymnase entre midi et deux pour l'atelier "self defense".  Ceux qui nous disent qu'on aurait "dû" riposter plutôt que de venir pleurnicher après, s'étonnent, pour ne pas dire trouvent suspect, qu'une grande gueule dans mon genre n'ait pas été foutue de remettre le harceleur à sa place et de retourner une paire de baffe au patron qui m'a coincée dans l'armoire à papeterie pour m'y embrasser de force.

Alors, mes petits chats, faut qu'on se parle : je vais vous femspliquer la sidération. C'est un étrange réflexe neuropsychique qui paralyse une personne subissant un choc émotionnel important, l'empêchant notamment d'avoir les bonnes réactions (de fuite, de riposte...) alors même qu'elle est normalement armée pour les avoir. Voilà, t'es une fille indépendante, intelligente, forte, en bonne santé, dynamique et vigoureuse, mais quand on te chope par derrière, qu'on te prend fermement les épaules et qu'on t'embrasse dans le cou alors que t'étais juste venue chercher un stylo dans le cagibi, t'es pas en meilleur état qu'une huître ouverte au couteau qui prend un coup de fourchette : tu as la chair à l'air, le cerveau et les tripes dans les talons et au mieux une petite contraction pour te replier sur toi-même.

Et vous voulez que je vous dise, c'est double peine, parce que quand le mec t'a lâchée la grappe, le cou et/ou le sein, non seulement t'es traumatisée par ce qui vient de t'arriver, mais de surcroît, tu t'en veux à mort d'avoir été si nulle, complètement incapable de te défendre, alors même que dans la vie, normalement, t'es tout sauf une victime (ce qui, au passage, n'est pas une insulte, mais seulement la situation d'une personne qui a subi une violence).

Petite leçon n°6 : vous reprendrez bien un peu de positive attitude ?



Allez, une petite dernière. Là, c'est Laurent Bouvet qui mecsplique qu'au lieu de balancer mon porc à grands renforts de scabreux détails sur ce qu'il m'a imposé, ce serait vachement plus joyeux pour tout le monde de balancer son "mec super cool". Ah! Bravo, champion, des femmes parlent d'elles (et ça ne leur est pas si simple) et un homme les invite à plutôt parler d'eux.

J'entends que pour Laulau, le sujet soit plus intéressant et plus "positive attitude", mais j'ai quand même envie de demander : c'est quoi, un mec super cool? C'est un mec qui ne cherche pas à m'intimider? C'est un mec qui ne me regarde pas comme un objet de consommation ou de possession, à l'équivalent de quelque bon vin, belle montre ou grosse bagnole? C'est un mec qui lave ses chaussettes tout seul? C'est un mec qui s'occupe de ses gosses? Perso, j'appelle pas ça un mec super cool, j'appelle ça un mec normal. Le minimum exigible.

Ou alors, un "mec super cool", c'est un mec qui au lieu de mecspliquer la vie en général et comment je dois réagir en particulier quand un mec pas cool m'agresse, se tait et m'écoute quand je parle. Mais ça aussi, j'estime que c'est juste normal.

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 26 Oct - 18:48


moi Coupat, moi maximo Coupat

le leader de Maintenant à la Révolution
dans la gazette des cortèges


RETOUR DU « RETOUR DE L’ULTRAGAUCHE »
Julien Coupat répond aux inquiétudes du Parisien
lundimatin#119, 23 octobre 2017



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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Ven 3 Nov - 20:22


mais s'il va en prison, fera-ce de lui un nouveau Mandela ? Va savoir

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Dim 5 Nov - 13:14


pour préserver notre identité nationale menacée
et pour l'indépendance de notre pays
le sperme français est nationalisé


Campagne pour le don de sperme :
"Notre objectif c'est d'arriver à une auto-suffisance nationale"




Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté, Liberté chérie !
Combats avec tes défenseurs {2x}.
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirant
Voient ton triomphe et notre gloire !


la maladie infertile de l'Occident

Fertilité : la concentration du sperme a baissé de 52 % en Occident

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Mer 8 Nov - 17:21


Citation :
Deux passants qui remontaient les escaliers au moment où le véhicule est tombé et un passant ont été légèrement blessés. Il n’y avait en revanche personne au volant au moment où le véhicule s’est engouffré par l’avant dans la bouche du métro. « Il ne s’agit a priori pas d’une action nuisible mais d’un simple accident. Le véhicule était garé dans une pente et a par hasard terminé sa course dans le métro », précise-t-on à la BSPP. [...]

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Mar 14 Nov - 6:31


Battisti japonais ?

Un révolutionnaire japonais rattrapé après plus de 45 ans de cavale

Luc Vinogradov Le Monde 08.06.2017

Masaaki Osaka est accusé d’avoir participé au meurtre d’un policier lors des grandes manifestations étudiantes des années 1970.


STR/AFP

Citation :
C’était la cavale la plus longue jamais recensée dans les archives de l’Agence nationale de police (NPA : sic !) japonaise. Plus de 45 ans. Masaaki Osaka, un activiste d’extrême gauche accusé du meurtre d’un policier alors lorsqu’il était étudiant, a été arrêté en deux temps au cours des derniers mois. Les autorités japonaises le considéraient comme un des plus importants fugitifs du pays.

La police a confirmé, mercredi 7 juin, l’identité de l’homme sur lequel elle était tombée, par hasard, le 18 mai, lors de la fouille de l’appartement d’un autre activiste, à Hiroshima. Officiellement arrêté pour obstruction, selon la presse locale, l’inconnu a été soumis à des tests ADN, à des analyses faciales et photographiques qui ont révélé sa véritable identité.

Pendant presque un demi-siècle, la seule image de Masaaki Osaka était celle de son avis de recherche, un jeune homme un peu ténébreux en noir et blanc, avec la somme de 3 millions de yens pour toute information, un placard qui faisait partie du décor dans les commissariats et les gares de l’Archipel.




Masaaki Osaka était passé à la clandestinité en 1972, quelques mois après les faits qui lui sont reprochés. Ils se sont déroulés le 14 novembre 1971, lors d’une manifestation dans le quartier de Shibuya, à Tokyo. Des rassemblements similaires avaient lieu dans tout le pays ce jour-là, pour protester contre l’accord bilatéral permettant une présence militaire des Etats-Unis dans la préfecture d’Okinawa.

A Shibuya, la manifestation avait viré à l’émeute quand des étudiants, membres de groupes d’extrême gauche, et les forces de l’ordre avaient commencé à s’affronter. Lors de ces échauffourées, un des policiers, Tsuneo Nakamura, 21 ans, est assommé à coups de tuyau puis brûlé avec des cocktails Molotov par un groupe d’étudiants casqués. Masaaki Osaka en faisait partie. Il était alors un des dirigeants de la Ligue communiste révolutionnaire du Japon, aussi connu sous le nom de Chukaku-ha ou « Middle Core Faction ».



Tokyo 1968


Ce groupe révolutionnaire formé dans les années 1950 allait se faire connaître par toute une série d’actions violentes, surtout dans les années 1970. Le Chukaku-ha est encore politiquement actif, même si ces dernières actions remontent au début des années 2000.

L’homme à qui appartenait l’appartement dans lequel Masaaki Osaka a été arrêté à Hiroshima était lui aussi un activiste âgé d’extrême gauche, ce qui fait penser à la police que le fugitif a bénéficié de multiples et solides soutiens dans ce milieu pendant sa cavale.

« Perp walk »

Depuis son arrestation, Masaaki Osaka, aujourd’hui âgé de 67 ans, est resté silencieux. Le délai de prescription pour un meurtre au Japon était de quinze ans jusqu’en 2010, date à laquelle il a été aboli. Six membres de la Middle Core Faction ont été arrêtés depuis 1971 dans le cadre de l’enquête sur la mort du policier. Ils ont tous été condamnés à des peines de prison. Masaaki Osaka sera également jugé lors d’un procès qui s’annonce aussi médiatique que son apparition organisée devant la presse à son arrivée à l’aéroport de Tokyo.

« Il a été exhibé devant les caméras », résume William Andrews, spécialiste des mouvements extrémistes japonais. « C’est sans doute la “perp walk” [la marche de l’individu soupçonné d’avoir perpétré le crime] la plus étonnante pour un prisonnier politique depuis que Fusako Shigenobu est sortie d’un train en 2000 ».

Fusako Shigenobu était la fondatrice de l’Armée rouge japonaise, un autre groupe armé d’extrême gauche apparu à la même époque. Elle avait été arrêtée et ramenée au Japon après une cavale de près de trente ans au Proche-Orient.




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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Lun 20 Nov - 15:59


pour le coup en-deçà du vrai


cinéma du réel et réalité du cinéma

Buzin fait le buzz

Citation :
La ministre de la Santé Agnès Buzin a affirmé que le gouvernement français travaillait à un projet de réduction du tabagisme en s'intéressant au "marketing social" du tabac, notamment dans le cinéma national.

fumer mais pas filmer


Rex/Shutterstock

La cigarette bientôt interdite dans les films français ?

Corentin Palanchini AlloCiné 18 nov. 2017

Citation :
La ministre de la Santé Agnès Buzin a affirmé que le gouvernement français travaillait à un projet de réduction du tabagisme en s'intéressant au "marketing social" du tabac, notamment dans le cinéma national.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a été interpelée par une sénatrice sur la question du tabagisme :

"Il faut aller au-delà du porte-monnaie (...), en s’intéressant notamment aux incitations culturelles à fumer. Je pense par exemple au cinéma qui valorise la pratique. La Ligue contre le cancer démontre dans une étude que 70 % des nouveaux films français mettent à l’image au moins une fois une personne en train de fumer. [Cela] participe peu ou prou à banaliser l’usage, si ce n’est à le promouvoir, auprès des enfants et des adolescents".

En réponse, la ministre de la Santé a promis "une action ferme" présente dans le prochain projet contre le tabagisme, et déclaré ne pas comprendre "l’importance de la cigarette dans le cinéma français". Selon les propos rapportés par Public Sénat, l'idée est de s'intéresser à la représentation du tabagisme dans le "marketing social, sur les réseaux sociaux, à la dénormalisation de l’image du tabac dans la société, notamment vis-à-vis des jeunes".

En 2012 déjà, à l'occasion de la Journée mondiale sans tabac, La Lighe contre le cancer avait publié une enquête dans laquelle elle pointait du doigt 180 films français présentant, voire valorisant, le tabagisme.

Aux Etats-Unis, plusieurs studios ont cédé au comité de censure américain en 2007. En conséquence, Universal, Disney, Miramax ou Touchstone ont déjà limité l'usage de la cigarette à l'écran.

fini les Tontons flingueurs !





et les fumeuses Tatas...







Dernière édition par Patlotch le Dim 3 Déc - 15:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Mar 21 Nov - 15:46


changez de tête !

ne vous est-il pas arrivé, le matin face à votre miroir, de vous dire : « Ah, si je pouvais changer de tête ! » ?
Eh bien voilà, c'est possible, enfin, presque...



mais attention, choisissez bien !



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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 30 Nov - 14:12


Tintin fut-il bête au Tibet ?

Analyses ADN : le Yéti était probablement un ours
Jean-Luc Nothias Le Figaro 30/11/2017

Le Yéti ne serait donc pas un grand singe ou un descendant d'hominidés anciens ou de l'homme de Néandertal


Riko Best - stock.adobe.com


non, le Yéti n'était pas Trotsky, ni Tintin Ramón Mercader


et l'article de conclure
Citation :
La légende du Yéti est-elle morte ? Charlotte Linqvist [professeur de biologie et de génétique à l'université de l'État de New York à Buffalo à l'origine de ces travaux] ne le pense pas: « Les gens adorent trop les mystères ». Alors longue vie au Yéti.

du Congo au Tibet, Tintin a-t-il pris un coup de chaud, un coup de froid, ou un coup de vieux ?

on apprend par ailleurs que Les femmes préhistoriques avaient des bras extrêmement puissants, d'où cette autre question :


le Yéti était-il mâle ou femelle ?

va savoir

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Dim 3 Déc - 15:15


noirs désirs d'un vendredi saint

Causeur est un lieu de rendez-vous de qui n'est pas d'accord, on y trouve donc un peu de tout, enfin, dans les bons coins



Black Friday : réduction (exceptionnelle) du domaine de l’humanité
Maurice Merchier Causeur 2 décembre 2017

« pour trouver une analogie à ce phénomène, il faut la chercher dans la région nuageuse du monde religieux ».
Karl Marx



Le Black Friday 2017 au Brésil, novembre 2017. SIPA

Citation :
Comme l’affirme un vieux proverbe, « tous les chemins mènent à Rome ». Devant la diversité des expériences dites du « socialisme réel », le camp marxiste a dû aussi admettre, comme Gomulka l’affirma à Varsovie le 24 octobre 1956, sous la menace d’une intervention soviétique, qu’il y avait différentes voies d’accès au communisme. Il faut convenir aujourd’hui que de la même façon il y a plusieurs chemins menant à la destruction de l’humanité, telle qu’on la conçoit encore aujourd’hui.

La nouvelle mise en garde de 15 000 scientifiques, lundi 13 novembre, nous rappelle que la « destruction rapide du monde naturel » est la voie la plus évidente vers la catastrophe. Si on peut déplorer que ce danger est encore loin d’avoir la place qu’il faudrait dans les débats, notamment politiques, il en a tout de même plus que celui que constitue l’humanité augmentée, c’est-à-dire en vérité l’humanité diminuée de toutes les facultés abandonnées aux prothèses numériques, aux cyber organes, et autres implants bioniques. Cet abandon – impliquant fatalement la sclérose des régions corticales concernées devenant obsolètes – est déjà effectif par rapport aux tablettes communicatives, aux objets connectés, provisoirement encore extérieurs aux corps. La baisse observée dans plusieurs pays du QI en est le signe, que l’on cherche à voiler en l’imputant exclusivement aux perturbateurs endocriniens.

Promotion désastre

Mais il est une troisième voie encore plus sûre vers le cataclysme, qui, non seulement n’est pas discutée, mais est au contraire valorisée, célébrée, glorifiée : celle du consumérisme fanatique dont le « Black Friday », cette journée de soldes importée des Etats-Unis, offre une excellente illustration. Il faut se réaliser que les manifestations mercantiles dont on nous offre l’affligeant spectacle ne sont que le fer de lance d’un mouvement profond résultant d’un faisceau de forces culturelles, sociales, et politiques aboutissant à la marchandisation complète de nos existences. La totalité des actions humaines est en passe d’être englobée dans une logique de marché. C’est la forme privilégiée dans laquelle s’exprime aujourd’hui l’idée même de progrès : il suffit – à propos justement du Black Friday – d’entendre la jubilation des responsables commerciaux des enseignes concernées, mais aussi l’accompagnement bienveillant de la plus grande partie des responsables politiques, notamment du gouvernement, et de notre président, dont la volonté d’ouverture des magasins les dimanches et jours de fêtes est la meilleure illustration. Plus que de progrès encore, c’est quasiment de salut dont il est question, implicitement, comme si cette frénésie de consommation était une façon de sortir nos sociétés de l’anomie latente dans laquelle elles s’enlisent.

Pourtant Marx, assez présent dans l’actualité du fait du centenaire de la révolution d’octobre, déjà nous alertait sur le risque d’aliénation inhérent au capitalisme, et plus précisément encore, sur le pouvoir de fascination de la marchandise. Dans un passage du Capital, « le caractère fétiche de la marchandise et son secret », il parle ainsi d’une table : « à la fois saisissable et insaisissable, il ne lui suffit pas de poser ses pieds sur le sol; elle se dresse, pour ainsi dire, sur sa tête de bois en face des autres marchandises et se livre à des caprices plus bizarres que si elle se mettait à danser ». Si un objet aussi trivial peut engendrer de tels sortilèges, que dire des joujoux technologiques sophistiqués que l’on nous propose aujourd’hui ? Marx affirmait juste après que « pour trouver une analogie à ce phénomène, il faut la chercher dans la région nuageuse du monde religieux ». Plus encore aujourd’hui, c’est dans la sphère des croyances les plus irrationnelles que s’engendrent les comportements consuméristes dont on voudrait nous convaincre qu’il faut s’en féliciter.

Pour ce qui est du Black Friday, ce qu’on peut en voir, par exemple sur YouTube, montre sans équivoque la violence extrême qui s’associe à de tels emportements, la dépossession de tous les codes de civilité, la régression vers des formes de barbarie antérieures à la civilisation.



Émeutes et bagarre: C'est le Black Friday 2016

Il est irresponsable de s’en amuser. Il faut comprendre au contraire que cela illustre le fait incontournable que l’univers marchand ne produit aucune forme de sociabilité, et que, au contraire, comme l’a montré Polanyi dans La grande transformation, l’encastrement de la société dans le marché ne peut qu’aboutir à de la régression sociale. Une humanité totalement soumise à la logique marchande ne peut être qu’une société violente, sans ciment social, d’hypertrophie de l’égotisme, de faillite de toute forme de solidarité, de crispation identitaire, avec pour corollaire une dimension orwellienne la conduisant vers la défiance et la délation, ce dont on constate les premiers signes.

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 7 Déc - 16:44


Hallyday aimait le prolétariat, et réciproquement

et alors ?

Tristan Vacances : - Je vous trouve dur avec ceux qui ont aimé Johnny Hallyday, à la limite du mépris parce qu'il serait un "beauf vulgaire", qu'il n'est pas bon musicien selon vos critères élitistes autour du jazz qui n'est en définitive apprécié que de petits-bourgeois...

Patlotch : - quand je dis "jazz..." cela inclue toute la musique noire, le blues, le R'n'B, le rap, etc., qui n'ont rien de musiques élitistes pour petits-bourgeois, noirs ou blancs. Si ça peut vous rassurer je n'aimais pas davantage le rock bobo de Noir Désir. et Bertrand Cantat. Pourquoi pas, pendant que vous y êtes, un "mépris de classe" comme l'écrit Arnaud Sagnard dans l'Obs : Comment j'ai négligé Johnny par mépris de classe avant de devenir fan

Citation :
Pendant très longtemps, à force de K7, de CD et de vinyles, il ne s’agissait pas pour les fans de musique d’ajouter de nouveaux artistes à leur collection comme on peut le faire en empilant les MP3 mais plutôt de soustraire des pans entiers de la musique et d’en être fier. Ni Beatles ni Stones, plutôt la soul à creuser ad vitam æternam. Contre Johnny, il y avait toujours impératif plus urgent, Suprême NTM, Public Enemy, Daft Punk, Dr Dre, Alan Vega, Louie Vega, Justice, la découverte des premiers albums de Brigitte Fontaine, peu importe… Et si par malheur, vous tombiez – ce qui fut mon cas – dans le jazz, vous en preniez pour au moins quinze ans, persuadé avec vos potes DJ de laisser aux beaufs le blond chevelu. [...]

Voilà comment, persuadé d’avoir raison contre la majorité, j’ai moi aussi par mépris de classe musicale négligé Johnny pour le découvrir après tout le monde.

j'avais cette attitude avec le rock, en particulier le rock blanc, mais ceci dès le milieu des années 60, parce que je jouais de la clarinette, que j'étais tombé sur Sidney Bechet, le blues, puis le jazz classique, Charlie Parker, John Coltrane... Ce que j'ai "découvert après tout le monde", c'est la Soul et le R'n'B vers 1968, et surtout Jimi Hendrix à la fin de sa vie. Mais dès que j'écoutais un groupe de rock blanc, désolé, ça me tombait des oreilles par manque de swing, des voix moins belles sauf exception, et des guitaristes qui avaient tout piqué à ceux qui étaient mes "héros". Quand Muddy Waters fait la première partie des Stones qui ont choisi comme nom le titre d'un de ses morceaux, il se fait siffler !


1960

que le rock blanc soit la musique des prolétaires blancs, c'est indéniable, et alors, il faut avoir les goûts des prolétaires pour être communiste ? C'est aussi stupide que de considérer aujourd'hui qu'ils ont raison d'être populistes

Karl Marx a écrit:
« Ces militants farouches, dans leur mépris de la bonne éducation et de "l'humanité" bourgeoise, sont pris d'amoureuses palpitations pour "l'humanité" de l'ouvrier, sa "virilité" simple, son caractère "concret" et son "authenticité". Selon eux, les ouvriers sont les "vrais hommes".  [Or], "si les auteurs socialistes attribuent au prolétariat ce rôle de signification historico-mondiale, ce n'est pas du tout parce qu'ils considèrent les ouvriers comme des dieux. C'est plutôt l'inverse. Dans le prolétariat pleinement développé se trouve pratiquement achevée l'abstraction de toute humanité, même de l'apparence d'humanité (...). Dans le prolétariat, l'homme s'est en effet perdu lui-même, mais il a acquis en même temps la conscience historique de cette perte ; de plus, la misère qui s'impose à lui inéluctablement (...) le contraint à se révolter contre pareille inhumanité " (La Sainte Famille). »

(Extrait du Cantique des cantiques ou l'ouvriérisme, in Écrits complets de la Section italienne de l'Internationale Situationniste. Traduction : Joël Gayraud et Luc Mercier)

cité par Le Moine Bleu In bed with Proletariat

or justement, Hallyday et ce qu'on en fait politiquement parce qu'il était apprécié du "peuple", c'est du populisme à tous les étages des hommages. Voir ici

hier il fallait aimer le rock à l'époque où la grande industrie, après la découverte du 456t et du LP33T, s'empare de ce marché et l'étend à ceux qui n'avaient pas auparavant les moyens de l'écouter (c'est l'ère en France du Teppaz)

après 70, même scénario avec le "jazz-rock" et les "chaînes hi-fi", ceux des génies du jazz qui l'adoptent deviennent des vedettes de stades (Miles Davis...). Les classes moyennes gauchistes adorent tout ce psychédélisme mâtiné de hippisme, c'est la musique de la drogue, autre marché, et du sexe "libéré" en prime

aujourd'hui on doit être "Johnny" comme on était "Charlie" après les attentats de 2015. Ce qu'ils aiment du "prolétariat", c'est ce qu'il fait de plus mauvais, 'culturellement' comme politiquement, parce que cela préserve leur pouvoir économique et politique. Ce qu'ils veulent, c'est que le prolétariat reste ce qu'il est



je n'ai jamais été "Charlie", et ne serai jamais "Johnny", et j'emmerde ceux qui disent que cela relève d'un mépris de classe. Ou alors si, mais pas celui des prolos qui n'ont jamais que les goûts "culturels" dont on les a gavés, mais le mépris de ceux qui pensent se faire une idée du prolétariat à travers ses goûts : une idée populiste, de Macron au PCF en passant par Juppé, Le Pen, et les autres

Tristan Vacances : - Les vedettes de la Soul et du R'n'B ne sont pas moins vulgaires, sexistes, et machistes...



1971

Patlotch : - possible pour certains, notamment connu Ike Tirner, mais il ne faisait pas semblant de jouer de la guitare, ni James Brown de l'orgue, entre autres

Tristan Vacances : - La chanson en général, ce n'est pas la musique seulement, il y a les paroles...

Patlotch : - j'en conviens, et il est très difficile d'écrire une chanson simple et qui touche. Cela dit, longtemps la chanson populaire a été accompagnée par des musiques et des musiciens qui tenaient la route de la qualité. Chevalier, Piaf, Trenet, Aznavour, Brel, Ferré... sont de vrais musiciens

mais bon, cette discussion n'a pas de sens, ce qui compte aujourd'hui, c'est le show, la foule dans les stades, la foule sur les Champs Élysées, la foule aux urnes !

et puis si vous préférez ça à Ray Charles, je ne peux rien pour vous. En plus il "chante" faux ! (il s'améliorera par la suite, pour la diction aussi...)



1963


1958

même idée, ma première réaction hier matin


Hey Johnny


Citation :
En août 1966, Johnny Hallyday est à Londres pour l'enregistrement d'un nouvel album. C'est là, qu'un soir il fait la connaissance de Noel Redding et Jimi Hendrix alors quasi inconnu et sans maison de disque. Il les engage pour sa tournée de rentrée à l'automne et c'est ainsi que le Jimi Hendrix Experience fait sa première prestation officielle le 13 octobre 1966 à Évreux en première partie du chanteur ; trois autres dates vont suivre, dont l'ultime, le 18 à l'Olympia de Paris, à l'occasion d'un musicorama consacré à Johnny Hallyday.

En cette fin d'année, Jimi Hendrix triomphe avec Hey Joe et Johnny Hallyday est de retour à Londres pour de nouveaux enregistrements. Hendrix le convint d'enregistrer une version française du titre et le parolier Gilles Thibaut* est chargé de l'adaptation.

Les paroles françaises diffèrent totalement de la version originale : il n'est plus question de la cavale d'un homme vers le Mexique, mais du dépit amoureux de celui qui harangue son rival et vainqueur, nommé Joe, de toute sa hargne, sa haine...

Le super 45 tours sort le 15 mars 1967. La version d'Hallyday, plus acoustique, est un succès en France, elle atteint la 2e place des hits parades, reste classée 10 semaines dans le top 10 et 21 dans le top 100

* Gilles Thibaut, cousin par alliance de l'auteur-compositeur-interprète Colette Magny. Dans les années cinquante, il est trompettiste et collabore notamment avec Sidney Bechet au club du Vieux Colombier, l'un des derniers clubs parisiens de jazz de la période « Saint-Germain-des-Prés ». Il dirige également son propre orchestre de jazz.

À partir de 1965, il écrit régulièrement pour Johnny Hallyday
[...]




Tristan Vacances : - Bref, parce qu'ils sont Noirs, ils jouent mieux...

Patlotch : - ils jouent mieux leur musique que ceux qui la copient et l'édulcorent en Américains imaginaires, parce qu'elle vient d'eux, mais elle ne leur appartient pas racialement. Cf repris du 1er octobre. Un blond aux yeux bleus...


le petit Blanc de Caroline
ou le Blues du Delta






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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Dim 17 Déc - 10:54


tout est relatif : ils étaient quatorze sous le dernier gouvernement Valls

on compte en France environ 2 millions de millionnaires, et 40 à 70 milliardaires selon les estimations,

mais Macron en veut plus




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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Lun 18 Déc - 12:35


le vain tiré, il faut le boire

Aragon a écrit:
On sait que le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d'années plus tard. Il serait injuste de lui en tenir rigueur. Mais il est intéressant de lui en tenir compte. Ces idées ont pris peu à peu une forme axiomatique, ou thématique, assez différente de leur expression première. Elles deviennent conneries. La mode s'en empare. Tyranniquement. Il est instructif, j'écris ce mot pour la première fois de ma vie, de noter le genre de réussite partielle de certains esprits, d'établir entre la part de leur pensée qui sombre dans l'indifférence et celle qui connaît les grand feux de la mécanisation proverbiale une relation forcément humoristique et féconde, de regarder s'épanouir la fleur d'imbécillité dont les racines plongent avant dans le tuf inspiré des cervelles de premier choix.

Traité du style, 1928

je pourrais dresser une liste d'exemples illustrant ce propos. Je me contenterai de quatre : le marxisme, le décolonialisme, le féminisme, et l'écologie. Ainsi, sur toutes lignes qui nous occupent et préoccupent, en tire raton que

l'ennemi principal est la bêtise

Twisted Evil

soyons toujours joyeux

Tristan Vacances : - Bientôt Noël, la fin d'année ne fait pas de cadeaux...

Patlotch : - c'est vrai, pour ne citer que l'anecdotique : l'interview péripatéticienne de Macron par un journaliste debout assis, ses 40 ans à Chambord, les 81 ans d'un Pape appelant à être «toujours joyeux», Jérusalem multi-capitale, le retour de la vignette automobile, la non-mixité collaborant avec le racisme d'État... Ah, oui, j'oubliais la France Hallyday, mais pas de pétrole

Tristan Vacances : - Dans tout ça, comment se porte votre théorie ?

Patlotch : - aussi bien et mal que toute théorie communiste, avec un avantage, elle est irréfutable, c'est-à-dire non scientifique

Tristan Vacances : - Comment ça ?

Patlotch : - Popper fait de la réfutabilité un critère de la scientificité :

Citation :
Si ce sont des confirmations que l'on recherche, il n'est pas difficile de trouver, pour la grande majorité des théories, des confirmations ou des vérifications [et donc] une théorie qui n'est réfutable par aucun événement qui se puisse concevoir est dépourvue de caractère scientifique.

Tristan Vacances : - Cela n'est-il pas gênant ?

Patlotch : - non, au contraire, cela prouve qu'il y a une grande marge de possibilités à l'intervention humaine, et qu'elles dépendent de la subjectivité plus que de l'objectivité des choses

Tristan Vacances :  - Vous voulez dire que c'est la foi qui conduit le monde ?

Patlotch : - en quelque sorte oui, l'histoire de l'humanité le vérifie, et peu importe que cette foi repose sur une réalité, elle devient la réalité

Tristan Vacances : - Mais, le communisme...

Patlotch : - c'est pareil, aujourd'hui il n'est pas une vision du communisme qui ne repose sur une foi

Tristan Vacances : - Sauf la vôtre ?

Patlotch : - sauf la mienne, ce qui fait son improbabilité radicale

Tristan Vacances : - Vous n'y croyez pas vous-même ?

Patlotch : - j'ai posé ce qui me semble nécessaire à une révolution communiste pour réussir, parce que je voyais toutes les autres programmer leur échec. Cette vision me convient intellectuellement parce qu'elle répond à mes questions et posent celles qui sont incontournables. Mais les conditions pratiques en sont à la limite de l'irréalisable

Tristan Vacances : - Vous ne démontrez pas la possibilité du communisme, mais son impossibilité

Patlotch : - ma théorie est paradoxale : y croire relève d'un optimisme impénitent, alors qu'elle ne peut être portée par une foi

Tristan Vacances : - Mais, les luttes, l'utopie concrète...

Patlotch : - aucune aujourd'hui ne porte une dynamique des dépassements multiples à produire, ce qui renvoie ma conception dialectique à une pure éventualité, un modèle de papier, mais paradoxalement le plus réaliste des modèles

Tristan Vacances : - Il vous faut toujours systématiquement détruire ce que vous avez construit

Patlotch : - destruction créatrice, la condition poétique suprême. Demain est un autre jour. Joyeuses, faites !

Tristan Vacances : - Comment voulez-vous qu'on vous prenne au sérieux ?

Patlotch : - « On sait que le propre du génie est de fournir des idées aux crétins une vingtaine d'années plus tard. »

Tristan Vacances : - Vous vous prenez pour un génie ?

Patlotch : - ma vie propre n'est qu'un jeu, mon luxe et ma luxure. Soyez toujours joyeux, Tristan

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Ven 22 Déc - 19:18


le Père Noël est une ordure !

Anémone raccroche




« J'en ai marre, je n'aime plus ce monde »

Citation :
Dans une interview très sombre accordée au Parisien, la comédienne de 67 ans annonce mettre un terme à sa carrière le 31 décembre, en attendant la «fin du monde». L'héroïne du Père Noël est une ordure s'avoue «désillusionnée» et règle quelques comptes avec le monde du show-biz.

« Je raccroche, pour avoir le droit à la retraite, après 50 ans de carrière et avoir commencé à 17 ans. Parce que j'en ai marre.

Les comédiens ne valent pas plus que des paquets de lessive ballottés par la grande industrie de la promo. Le star-système, ça me rase !

Tout ça me gonfle sérieusement. Il n'y en a pas pour longtemps. D'après les experts, le maximum qu'on puisse tirer c'est 2030. Mais si ça se trouve ça va péter avant.

Je trouve tout ça trop con. J'aimerais pas être jeune aujourd'hui.

Johnny Hallyday, il a fait quoi ? À part se déguiser et mentir ? Voter à droite et fuir le fisc ? Il n'a fait que se marier, divorcer, se marier. C'était un pantin médiatique.


Balance ton porc ?

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Lun 1 Jan - 21:50


make America green again

Trump Forest


les États-Unis en voie de reforestation ?


A chaque bêtise dite par Donald Trump, ils veulent planter un arbre
SudInfo.be 31 Décembre 2017

Deux scientifiques (un Britannique et un Américain) et un entrepreneur néo-Zélandais ont eu une idée à la fois sympa et provocatrice : planter un arbre chaque fois que Donald Trump dirait une bêtise. Ils ont appelé leur initiative 'Forest Trump'. Et ils en ont déjà planté pas mal.


Citation :
Dan Price, Jeff Willis et Adrien Taylor revendiquent avoir permis, en moins d’un an, de planter 959 282 arbres au nom de la «stupidité monumentale de Trump».

Comment le simple fait de planter un arbre pourrait-il compenser les décisions catastrophiques pour le climat prises par Trump ? Bien sûr, le geste est symbolique. Mais c’est aussi un fait que les arbres ont une grande capacité d’absorber du CO2. Des scientifiques du Woods Hole Research Center ont établi récemment qu’en arrêtant la déforestation et en permettant aux arbres de repousser, le «puits» forestier permettrait de capturer 100 milliards de tonnes de CO2 de plus d’ici à 2100, peut-on lire dans Libération.

L’initiative « Trump Forest » n’est pas une organisation caritative et elle ne reçoit pas d’argent. Elle encourage plutôt les volontaires énervés contre la politique de Donald Trump à financer la plantation d’arbres via des organisations spécialisées, comme l’Eden Reforestation Projects, ou même à planter eux-mêmes des arbres en leur envoyant le reçu.

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Lun 1 Jan - 22:20


autant en emporte le vent...

... il était une fois dans l'Ouest


Tempête Carmen : une éolienne de 250 tonnes arrachée en Vendée



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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Dim 7 Jan - 15:45


Que viva Carmen !

vers la fin des meurtres de femmes... dans les fictions

auteurs de polars féministes, pensez-y


Contre les violences faites aux femmes,
un metteur en scène revisite la fin de « Carmen »



Citation :
Et à la fin, c’est Carmen qui tue Don José… Le metteur en scène Leo Muscato présente, à Florence, une version insolite du célèbre opéra de Bizet dont il a réécrit le final « parce qu’on ne peut pas applaudir le meurtre d’une femme ».

« L’idée m’a été suggérée par le directeur du théâtre qui voulait que je trouve un moyen pour ne pas faire mourir Carmen », a expliqué à l’AFP Leo Muscato. « Il estime qu’à notre époque, marquée par le fléau des violences faites aux femmes, il est inconcevable qu’on applaudisse le meurtre de l’une d’elles », a ajouté le metteur en scène qui présente, dans la capitale toscane, une version contemporaine de Carmen.

Leo Muscato admet avoir d’abord été « déconcerté » par la demande parce que le destin de mort de Carmen, constitue le moteur du chef-d’œuvre de Georges Bizet.



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au-delà du vrai et du faux, tragique comédie
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