PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 au-delà du vrai et du faux, tragique comédie

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MessageSujet: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 9 Fév - 7:45

petite chronique aléatoire, comme ça vient

il est des moments où l'on est peu "créatif". Le fond de l'air est frais. Je déteste les périodes électorales, et celle-ci me paraît plus sinistre encore. Pourtant depuis longtemps je n'en attends rien, rien de bien, rien de mieux, on sait ici pour qui pourquoi

il y a quelque chose de paradoxal dans cette "affaire Fillon". Je ne dirais pas qu'il est le plus honnête, du point de vue de sa dépendance à l'argent, à la bourgeoisie, mais il est un point où il ne fait pas de promesses enthousiasmantes pour ceux d'en-bas. Autrement dit il annonce ce qu'il ferait, ou tenterait de faire avec de bonnes chances d'y parvenir

dans ce contexte, tombe le rapport de la Cour des comptes : « la France va devoir se serrer (gravement) la ceinture »


Citation :
AUSTERITE : Le prochain gouvernement devra réaliser « des efforts d’une ampleur inédite sur les dépenses », affirme la Cour des comptes…

Après la rigueur, place à l’austérité ? Si l’on en croit la Cour des comptes, le prochain exécutif ne pourra plus se contenter de freiner la hausse des dépenses publiques : il va devoir la stopper entièrement voire réaliser des coupes franches. [...]

la France doit réduire son déficit public, (nettement) réduire ses dépenses publiques...

Que devra faire le prochain exécutif ?


Ne pas se « contenter » de stabiliser la dépense, « mais la faire baisser de 0,3 % en 2020 », affirme la Cour de comptes. Ce qui obligera le prochain gouvernement à « réexaminer les missions assurées par les administrations publiques » et à « faire des choix ». Comprenez, faire des coupes. Certaines « politiques d’intervention » devront être mieux ciblées, estime la Cour de comptes, notamment dans le domaine « du logement, de la formation professionnelle ou de la santé ». Rappelons que les dépenses publiques représentaient 57 % du PIB de la France en 2015, contre moins de 47 % pour les autres pays de la zone euro.


hé bien, voilà le vrai programme commun de tous les candidats à la présidentielle, n'est-il pas ?



Dernière édition par Admin le Mar 28 Fév - 6:11, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 9 Fév - 9:17


on dira que, revenu de tout, pas naïf pour deux ronds, sans attente ayant mis mes désirs en jachère, il m'est difficile de m'« insurger », et je n'ai pas envie de m'« indigner », mais... Mais je suis écœuré par ce qui se passe. C'est peut-être la seule chose que je partage avec une majorité de français, et je me dis que cette faculté d'écœurement a quelque chose de paradoxalement heureux

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Mar 28 Fév - 6:16


SON D'ÂGE

25,56 % de la ménagère de plus de 60 ans, divorcée sans enfants, vivant en ville ou à la campagne, considère qu'Emmanuel Macron est le gendre idéal de sa voisine. Elle met en avant son sourire à la Jacques Dutronc, « qui a l'air de se foutre de la gueule du monde », dixit




1968/1969

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Sam 4 Mar - 12:21


« Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce.»
Le 18 brumaire de L. Bonaparte, Karl Marx

j'ai beau me creuser la mémoire, non, l'événement François Fillon ne répète rien. Il a tout l'allure d'une farce pure, et n'est une tragédie que pour lui et les siens. Tout au plus y verrait-on le stade actuel, épiphénoménal, de la crise politique qui s'approfondit

alors j'en déduis, par l'absurde, que ce n'est pas un "grand événement historique", ni Fillon un "grand personnage historique", ce qu'on savait déjà... comme quoi, en parler même est pour ne rien dire

cela dit avec toutes mes excuses à ma lectorate

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Sam 9 Sep - 18:46


théorie du genre


photomontage Patlotch
Montreuil Parc des Beaumonts
2014


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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Lun 18 Sep - 20:35


Le Manifeste en « catéchisme communiste » ?

on l'a échappé belle !

Citation :
... dans une lettre du 24 novembre 1847, Engels annonce à Marx la composition en brouillon du Manifeste Communiste, et se prononce entre autres contre la forme de catéchisme précédemment projetée, dont Moses Hess avait écrit le projet en juin 1847 : « Réfléchis donc un peu à la profession de foi [quand même, les mots sont importants], je crois qu'il est préférable d'abandonner la forme du catéchisme et d'intituler cette brochure "Manifeste communiste" »

Citation :
The writing of the Communist Manifesto isn't too far off this. After being tasked with writing it, Marx procrastinated, dragged his feet, and even worked on other stuff as the deadline approached. In his personal life, Marx was known for chain smoking, heavy drinking, and generally not a very healthy lifestyle. He would do things like go on pub crawls, where he drank one beer at each pub on a certain street, and then threw rocks at the lamp posts at the end of the street. I guess there were like 15 pubs, so yeah, he was a bit of a drinker. The final draft of the manifesto was written entirely by Marx, despite Engels being given a coauthor credit. By Engel's own admission, pretty much all of the ideas came from Marx as well, so it isn't super clear what he did aside from buy the drinks. "A Frightful Hobgoblin" was the original English translation of "A Spectre" of the iconic opening line (A spectre is haunting Europe - the spectre of communism). So Marx didn't actually write that in German (he used the German word Gespenst, which is closer to Spectre or Ghost).

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 5 Oct - 5:36


acharnement d'États

je ne savais pas où mettre cette info, pour Battisti il faudrait un sujet entier, mais cela en vaut-il la peine ? Le vrai du faux, je n'en jurerais pas, jugerais pas, l'État le fait si bien qu'on ne saura jamais

L’ancien militant d’extrême gauche Cesare Battisti interpellé à la frontière brésilo-bolivienne

Jérôme Gautheret (Rome, correspondant) et Claire Gatinois (Sao Paulo, correspondante)
Le Monde 05.10.2017

Condamné par contumace en 1993 en Italie, à la perpétuité pour quatre homicides, Cesare Battisti a été placé en détention. Ses avocats exigent sa libération immédiate.


2015

Citation :
Il a d’abord prétendu qu’il partait pêcher. Mais lorsque les forces de l’ordre brésiliennes, qui le suivaient discrètement, l’ont interpellé dans la ville de Corumba (au Sud Ouest du Brésil), mercredi 4 octobre, alors qu’il tentait de franchir la frontière bolivienne, lesté de quelques milliers de dollars et d’euros, Cesare Battisti n’a pu nier longtemps sa fuite. Aujourd’hui âgé de 62 ans, l’ancien membre des Prolétaires armés pour le communisme (PAC, extrême gauche), condamné par contumace en 1993 en Italie à la perpétuité pour quatre homicides commis durant les « années de plomb », a été aussitôt placé en détention.

Ses avocats ont exigé sa libération immédiate, redoutant que le gouvernement brésilien ne profite de cette détention pour donner droit à une nouvelle demande d’extradition de l’Italie. Une inquiétude qui n’avait cessé, ces derniers jours, de prendre de l’importance parmi les défenseurs de l’ancien militant d’extrême gauche. Le 28 septembre, pour parer à toute éventualité, les avocats de M. Battisti avaient ainsi déposé une demande d’Habeas Corpus (procédure qui énonce la liberté fondamentale de ne pas être emprisonné sans jugement), auprès de la Cour suprême brésilienne.

L’épisode signe un nouveau rebondissement du feuilleton Battisti, devenu le symbole parfait des plaies des années de plomb italiennes. Réfugié au Brésil depuis 2004, l’ancien activiste des PAC, en cavale depuis 1981 et son évasion de la prison de Frosinone, avait d’abord élu domicile au Mexique avant d’arriver à Paris au début des années 1990, se croyant protégé par la « doctrine Mitterrand », dans laquelle la France avait assuré, en 1985, qu’elle renonçait à extrader vers l’Italie d’anciens militants d’extrême gauche ayant renoncé à la violence, pour peu qu’ils n’aient pas commis de crimes de sang.

A Paris, il avait obtenu une carte de séjour et un emploi de gardien d’immeuble, en même temps qu’il écrivait plusieurs romans policiers, sur lesquels plane l’ombre des « années de plomb ». Il ne cessait de clamer son innocence, mais avait refusé de se présenter devant la justice italienne, qui l’avait condamné définitivement en 1993 pour assassinats et complicité d’assassinats.

La présidence de Temer signe le retour des tourments de l’Italien

Mais la protection de la France s’avère plus fragile que prévu. Début 2004, il est arrêté par la direction de l’antiterrorisme, en réponse à une nouvelle demande d’extradition italienne. Il est bientôt remis en liberté, sans que la menace s’éloigne. Ayant épuisé tous les recours, en dépit d’une mobilisation de nombreuses figures de la gauche (Bertrand Delanoë, François Hollande) ou des milieux culturels (Fred Vargas, Bernard-Henri Lévy), il rejoint la clandestinité et ne doit son salut qu’à une fuite vers le Brésil, que le gouvernement français est accusé de n’avoir pas cherché à empêcher.

Ses années brésiliennes ne seront pas non plus de tout repos. Débarqué clandestinement dans le pays, il est arrêté en mars 2007, à la demande de l’Italie, et libéré quatre mois plus tard, suite à l’intervention in extremis du président Luiz Inacio Lula da Silva. Au dernier jour de son mandat, le 31 décembre 2010, Lula avait rejeté la demande d’extradition formulée en 2009 par Rome. Les juges brésiliens avaient in fine estimé, en juin 2011, que Rome ne pouvait contester cette décision « souveraine » de l’ancien chef d’Etat. Cesare Battisti disposait depuis d’un visa de résident permanent.

Selon le quotidien O Globo, celui que son entourage surnommait « le petit fou » en raison de ses longues promenades solitaires, vivait dans la ville de Rio Preto, dans l’Etat de Sao Paulo, où il aurait récemment suivi un traitement contre l’hépatite C.

La prise de pouvoir de Michel Temer, en 2016, suite à la destitution polémique de l’héritière de Lula, Dilma Rousseff, signera le retour des tourments de l’Italien. La demande d’extradition qu’aurait réitérée récemment l’Italie aurait déjà reçu le feu vert de deux ministres : celui de la justice et des relations extérieures, rapporte la presse brésilienne. Le gouvernement Temer, impopulaire, verrait dans cette acceptation un « geste diplomatique important » envers l’Italie, qui n’a de cesse d’exiger que Cesare Battisti ne lui soit remis, afin qu’il purge sa peine.

Rattrapé par son passé

A en croire les avocats de Cesare Battisti, une telle démarche serait juridiquement irrecevable, un éventuel recours à la décision prise par Lula en 2010 étant, selon eux, prescrit. « Cela ne fait aucun sens, à moins de déformer le système juridique brésilien. Ce qui semble être actuellement le sport favori à Brasília », se lamente Igor Tamasauskas, l’un des avocats de M. Battisti, cité par O Globo. Une référence aux batailles entre le Sénat et de la Cour suprême qui semblent avoir une interprétation différente des textes et variable selon le profil des intéressés.

S’érigeant en simple « rouage de l’une des innombrables organisations d’extrême gauche alors en guerre contre l’Etat », Cesare Battisti est donc à nouveau rattrapé par son passé. « Ce que je veux ? Une réconciliation avec le peuple italien. Il faut une amnistie, d’autres pays ont bien réussi », plaidait l’Italien en décembre 2011 lors d’un entretien accordé au Monde. « M. Battisti doit seulement se présenter dans notre pays pour expier, selon les normes pénitentiaires italiennes, les peines auxquelles il a été condamné en conclusion de procès déroulé selon les normes du droit », lui avait répondu sèchement le président brésilien, Giorgio Napolitano, peu de temps après.

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Ven 13 Oct - 0:24


Manifeste du tueur de masse ?

comme je n'aime pas André Breton, car rien d'André Breton, je peux en rajouter une couche. Je lis, dans un texte publié sur IndymédiaNantes, et en attente chez Paris-Luttes.Info, Récit et réflexions autour de la manif sauvage du mercredi 11 octobre 2017 en solidarité avec les condamné-e-s de l'affaire de la voiture brûlée du quai de Valmy, cette citation du Pape du surréalisme :

« L'acte surréaliste le plus simple consiste, révolvers aux poings, à descendre dans la rue et à tirer au hasard, tant qu'on peut, dans la foule. Qui n'a pas eu, au moins une fois, envie d'en finir de la sorte avec le petit système d'avilissement et de crétinisation en vigueur a sa place toute marquée dans cette foule, ventre à hauteur de canon.» André Breton, Second Manifeste du surréalisme, 1930

cela ferait aujourd'hui un excellent Manifeste du tueur de masse, non ? C'est, au-delà du vrai et du faux, par excellence sur-réaliste dans tous les sens du terme

bon, allez, je vais quand même citer la chute du même texte :


Citation :
Alors on n'est pas si loin du Bataclan et on est complètement dans les rues qui ont été attaquées par les illuminés de Daech le 13 novembre 2015... Dans le coin c'est les seuls à avoir mis en pratique l'idée "surréaliste" d'André Breton, donc c'est bien entendu de mauvais goût de citer le pape du surréalisme dans ce contexte. Pourtant, il y a quelque chose à creuser du côté de la critique de l'aliénation par le divertissement et de la marchandisation de la sociabilité.

Dans tous les cas, ne vous inquiétez pas, si un jour je pète un câble au point de me procurer des armes, je me trouverai des cibles précises. Et je suis sûr que vous avez déjà deviné lesquelles...

j'ai bien ma petite idée, mais je n'aime pas les devinettes, et avec ce genre de gugusse, va savoir

quelle mouche l'a piqué ? Voici :


Citation :
Je suis reparti en traversant à nouveau une partie du 11e arrondissement, et... peut-être parce que la rage et la tristesse continuaient de m'occuper l'esprit après la mauvaise nouvelle du résultat du procès, je me suis mis à bad-triper sur les terrasses des bars hypes et sur tou-te-s ces gens assis-es qui semblaient respirer la tranquillité, l'insouciance et la bonne humeur.

Je me suis rappelé que ce 11e arrondissement était un quartier populaire il y a encore quelques décennies, qu'il a été progressivement gentrifié au moins depuis une vingtaine d'années avec l'accumulation de bars branchés et de magasins pour jeunes bourges, notamment sur la rue Oberkampf.

Je me suis souvenu de cette phrase d'André Breton en traversant le détachement apolitique qui semblait émaner des terrasses des bars et des restos avec tou-te-s ces plus ou moins jeunes plus ou moins cools qui dépensent leurs plus ou moins bons salaires en buvant des coups et en fumant des clopes (tout en jetant quelques coups d'œil au smartphone de temps en temps -- finalement c'est pas les doudous qui manquent quand on est adulte).

quand il m'arrive, de plus en plus rarement, de retourner dans ce quartier près duquel j'habitais il y a une vingtaine d'années, je ne suis pas loin de ressentir le même écœurement, mais jamais la moindre velléité de m'en prendre à eux, ni oralement, ni en pensant à Breton (je ne pense jamais à Breton). Je suis si dégoûté que j'évite d'y mettre les pieds, sauf pour des courses dans les épiceries chinoises

j'avoue faire difficilement la différence entre la faune en terrasse et certains des collèges de têtes qui ont leur QG dans des bars du même quartier, et appartiennent au même milieu social. Qu'ils s'entretuent, donc...

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Ven 13 Oct - 14:54


partout, la vengeance d'État

Battisti. « On va me livrer à la mort » en cas d’extradition

Reuters 12/10/2017


« On va me livrer à la mort », craint Battisti en cas d'extradition

Citation :
Condamné en 1993 par contumace par la justice italienne à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970, Cesare Battisti risque l’extradition vers l’Italie qui aimerait le voir comparaître devant la justice. « On va me livrer à la mort » estime Battisti.

L’ex-militant d’extrême gauche italien Cesare Battisti, dont Rome réclame l’extradition et qui avait été placé un temps en détention provisoire au Brésil, a assuré jeudi que l’envoyer en Italie reviendrait à le « livrer à la mort ».« Je ne sais pas si le Brésil va vouloir se salir, en sachant que le gouvernement et les médias ont créé ce monstre en Italie », a-t-il déclaré à propos de lui-même dans un entretien au quotidien Estado de Sao Paulo publié jeudi.

L’ancien militant de 62 ans, qui a vécu près de 15 ans en France avant de rejoindre le Brésil en 2004 face à la menace d’une extradition, nie les crimes qu’on lui attribue : « je n’ai tué personne ». Il assure qu’il ne voulait pas fuir le Brésil lorsqu’il a été arrêté à la frontière bolivienne.

« Si je voulais quitter le pays, je n’irais pas en Bolivie. J’ai plus de relations en Uruguay. Je serais allé en Uruguay. C’est un pays un peu plus fiable », a-t-il déclaré.

Interpellé à la frontière

Cette opération de police aurait été planifiée, selon lui. « On m’attendait. Cela fait longtemps que cette opération est planifiée avec l’ambassade d’Italie. C’est évident », a estimé Battisti, interviewé dans l’appartement d’un ami à Cananeia, dans l’Etat de Sao Paulo, décoré avec des affiches de Karl Marx et de Guernica, le célèbre tableau de Pablo Picasso.

Condamné en 1993 par contumace par la justice italienne à la réclusion à perpétuité pour quatre meurtres et complicité de meurtres à la fin des années 1970, Battisti avait été placé en détention provisoire la semaine dernière après un contrôle policier de routine alors qu’il s’apprêtait à quitter le Brésil à bord d’un taxi bolivien.Il transportait 6.000 dollars et 1 300 €, une somme supérieure au montant autorisé sans déclaration préalable (2 700 €).

Le juge brésilien qui a ordonné sa détention le soupçonne d’avoir tenté de fuir le pays pour éviter son extradition, ce que l’Italien nie. Il dit avoir eu l’intention de faire des achats.

Un autre juge a ordonné vendredi sa remise en liberté. Rome a multiplié ces dernières années les demandes d’extradition à son encontre, la dernière remontant au 25 septembre.

La Cour suprême du Brésil avait en 2009 autorisé l’extradition de l’Italien, un des symboles des « années de plomb » en Italie, mais l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva s’y était opposé. L’actuel gouvernement brésilien a dit vendredi étudier cette possibilité.

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 19 Oct - 14:02


En moins de 48 heures, plus de 160 000 femmes (j'en suis) ont témoigné de harcèlement et d'agressions sexuelles dont elles ont été victimes. Ainsi le hashtag #BalanceTonPorc est devenu en moins de deux jours, un mouvement. Celui d'une libération de la parole de toutes celles qui, parfois depuis plusieurs années, voire décennies, gardaient sur le coeur ou bien réservaient aux conversations chuchotées dans l'intimité craintive de représailles, la vérité sur les violences dont elles ont fait l'objet.


Citation :
Et l'on découvrit ce que le déni renvoyait lâchement à des cas isolés, des rencontres malheureuses, des quiproquos (de mon c...) : on découvrit — ou fit semblant de découvrir — un fait social massif. Le harcèlement sexuel touche un nombre incalculable de femmes. Celles qui l'ont directement subi, indiscutablement très très très nombreuses ; celles qui ont intériorisé le risque que ça leur arrive et vivent avec ce sentiment d'insécurité, adaptent leur comportement en fonction, espérant y échapper en évitant de "provoquer" (culture du viol, quand tu nous tiens). A savoir, à l'arrivée, presque toutes les femmes.

Une foule de représentantes de la moitié de la population parle pour dire le traumatisme vécu, mais aussi la défiance permanente dans laquelle le fait social massif de harcèlement lié à leur genre les tient, au travail, dans la rue, dans l'espace public comme dans l'intimité conviviale ou familiale. Et les hommes influents n'ont rien de mieux à leur retourner que du mansplaining. En français : de la mecsplication. C'est à dire des petites leçons condescendantes sur la façon dont on s'y prend (mal) et dont on devrait plutôt s'y prendre.

Petite leçon n°1 : initiation aux grands principes du droit



Raphaël Enthoven mecsplique ainsi que "les femmes doivent porter plainte". Mais c'est bien sûr! On n'y avait pas pensé, tas de gourdasses que nous sommes.

Alors, Raphie chéri, je vais te femspliquer : quand tu te fais agresser, par exemple sur ton lieu de travail, aussi étrange que cela puisse te paraître, tu ne dis pas à ton manager (qui plus est si c'est ton agresseur) "Scuse, j'ai une course à faire, j'en ai pour deux ou trois heures, peut-être quatre, je reviens". Parce que ça va te surprendre, mais aller porter plainte, c'est une tannée en général, et un cauchemar en particulier quand c'est pour déposer au sujet d'une agression sexuelle.

Tu as entendu parler du fait qu'on nous demande systématiquement de détailler les raisons qui ont fait qu'on s'est retrouvée dans cette situation, à ce moment-là, dans cette tenue ; qu'on nous interroge sur le comportement qu'on a bien pu avoir pour que les choses en arrivent là?

Et pendant que je suis au commissariat à me justifier sur mon attitude (inappropriée, forcément inappropriée) et mes réactions (inappropriées, forcément inappropriées), tu peux me dire qui fait mon boulot en retard, qui va chercher mes gosses à l'école, qui remplit le fridge parce qu'il n'y a plus de lait pour le petit-déj de demain matin?

Tu vas rire (jaune, j'espère), mais en fait, en plus d'être découragées de porter plainte par l'entourage qui ne voit pas "mort d'homme" (indeed... Y a massacre de femme) et recommande de "vite passer à autre chose — c'est pour toi que je dis ça", par la police qui tergiverse sur la qualification du fait, par la justice encombrée qui classe sans suite, par le risque avéré de perdre notre job (comme 95% des femmes qui ont porté plainte pour harcèlement sexuel au travail), par la menace d'une contre-plainte en diffamation (le petit plaisir à pas cher des avocats des agresseurs), on n'a pas le temps d'aller porter plainte. C'est futile, hein?! Mais ce que ça dit aussi du harcèlement sexuel, c'est que ça nous bouffe du temps et de l'énergie en plus de nous ronger la tête et le bide. C'est en ça aussi que c'est une entrave à notre liberté qui dépasse largement le moment et le cadre de "l'incident".

Alors oui, on sait que "Twitter n'est pas un tribunal", comme l'a dit la Secrétaire d'Etat à l'Egalité entre les femmes et les Hommes Marlène Schiappa. Oui, on est au courant de l'Etat de droit. Oui, on a entendu parler de la présomption d'innocence (même si ça nous fait un peu mal au derche qu'elle se retourne en "présomption de mensonge" entachant systématiquement notre prise de parole). Oui, on rêve que les grands principes du droit soient appliqués, à commencer par celui qui nous vient de Hobbes et Rousseau : le droit de chacun.e à être en sécurité. Nous, femmes, n'avons pas le sentiment d'être en sécurité dans l'espace public. Et contre ça, on ne veut pas des caméras vidéo pour nous surveiller (et quelques petit.es délinquant.es avec — deux en un, c'est bien, comme pour le shampooing) ni des flics pour nous chaperonner, on veut des rapports femmes/hommes débarrassés d'agressivité patriarcale.

Petite leçon n°2 : cours d'histoire de la Seconde guerre mondiale



Zemmour mecsplique, lui, que #BalanceTonPorc, c'est de la délation comparable à la livraison des Juifs aux nazis pendant la Seconde guerre mondiale. Sorry? Là, j'y perds mon yiddish. Car à moins que Zemmour veuille nous dire que les victimes de la Shoah étaient en fait des salopard.es qui maltraitaient leur prochain.e à l'équivalent de ces salauds de harceleurs et agresseurs de femmes, je ne vois pas comment cette mise en miroir est possible. Et puis la suite, c'est quoi? Il va nous expliquer qu'en fait, sur le fond, les déporté.es n'étaient pas innocent.es mais que c'est pas beau de dénoncer et que la punition a été disproportionnée?

Oh! Oh! Oh! On revient à la réalité, là!!! Et puis à la décence, aussi, tant qu'on y est. Le point Godwin n'a pas lieu d'être atteint : parce que nous, les femmes qui dénonçons les agressions sexuelles, on n'a pas traité nos violenteurs de nazis, car on a suivi les cours d'histoire à l'école et qu'on ne fait pas dire n'importe quoi au passé d'une part et car on a du respect d'autre part pour les mort.es et les rescapé.es des camps qu'on ne convoque pas à tout de champ.

Mais si vraiment il faut aller chercher des échos dans l'histoire, alors faudrait quand même voir à ne pas se tromper sur qui sont les collabos. Nous femmes victimes de harcèlement et d'agressions sexuelles, on en a croisé plus d'un.e, de ces lâches qui ont su, qui ont vu ce qui nous est arrivé, qui n'ignorent pas qui nous l'a fait, et qui se taisent, pour ne pas avoir d'emmerdes... Quand ils/elles ne volent pas au secours de l'agresseur dénoncé, parce que, même s'il y a zone de tangage, on est quand même plus confort au sec dans le bateau du dominant dominateur qu'à l'eau, avec celles qui se noient dans leur chagrin et dont on enfonce volontiers la tête pour les couler d'un "arrête de faire ta victime victimaire".

Petite leçon n°3 : formation à l'empathie


Woody Allen et Harvey Weinstein à Los Angeles, en 2008. — Chris Pizzello/AP/SIPA

Woody Allen mecsplique que cette "chasse aux sorcières" le fait flipper (tu m'étonnes, Léonne) et qu'il a beaucoup de "peine" pour son ami "triste et malade" Harvey Weinstein. Un peu d'empathie, mesdames, que diable! Ces hommes qu'on dénonce souffrent terriblement de l'opprobre publique (Warning : Male Tears!).

C'est drôle pour personne, on est d'accord, de se faire lyncher sur les réseaux sociaux. Perso, chaque fois que ça m'est arrivé, non parce que j'avais violé quiconque, mais parce que j'avais eu le tort d'écrire des articles féministes qui me valurent pour commentaires de douces promesses d'être "boukakée", "coincée dans un coin pour calmer la mal-baisée" ou tabassée de "bonnes baffes pour lui remettre les idées en place", j'en ai méchamment souffert, je reconnais. Je n'ai d'ailleurs pas rencontré beaucoup d'empathie dans ces moments-là. On m'a en revanche dit que je l'avais "cherché" en balançant mes trucs provocs sur le web. Ah oui, et aussi, on m'a dit que je devais être contente de "faire le buzz" (coucou le monsieur de l'IEP de Bordeaux) avec mes petits papiers de blog et que pour bénéficier de cette visibilité, il y avait bien "un prix à payer".

Je ne suis pas très branchée loi du talion, je ne souhaite donc pas spécialement faire subir à autrui ce qui m'a fait souffrir. Mais je ne tends pas l'autre joue, non plus. L'empathie, ce n'est pas pardonner, ce n'est pas trouver des excuses, ce n'est pas retourner la charge de la preuve, ce n'est pas le syndrome de Stockholm. L'empathie, c'est se mettre à la place de l'autre pour envisager la façon dont on réagirait dans sa situation. Ben, quand je mets à la place des agresseurs de femmes aujourd'hui dénoncés, je me dis que si j'étais eux, je n'aurais rien envie de faire d'autre que d'aller me cacher. J'aurais honte, en fait. Et sans doute que j'essaierais de demander pardon, en comprenant toutefois que mes victimes ne soient pas prêtes immédiatement à me l'accorder.

Petite leçon n°4 : philosophie de la condition animale



Aymeric Caron mecsplique, de son côté, que le hashag #BalanceTonPorc n'est pas sympa pour les cochons. Tu vas rire, Aymeric, mais avec mes copines, dès dimanche, on s'est fait la remarque qu'on préfère largement les cochons aux hommes qui nous agressent. Et c'est pas juste pour le bon mot. Parce qu'en fait, pour ta culture générale, je vais te femspliquer patiemment que l'antispécisme (qui consiste à ne pas considérer l'humain comme une espèce supérieure aux autres animaux) est très répandu, et pas seulement depuis la dernière pluie, dans le féminisme.

Je ne sais pas si tu as lu les ouvrages de Carol J. Adams, par exemple. Depuis les années 1970, cette intellectuelle américaine instruit les liaisons dangereuses (pour l'écologie, pour les animaux et pour les humaines) entre spécisme et sexisme. Son ouvrage The Sexual Politics of Meat, paru en 1990, met en évidence les relations croisées entre volonté de dominer l'animal et système patriarcal, quand le principe destructeur de la conquête telle que la virilité primaire le valorise met la viande et la femme dans le même sac des consommables vivants méprisables et périssables.

Le prends pas mal, Riric, mais quand la végétarienne que je suis (comme beaucoup de mes ami.es féministes) veut faire découvrir l'antispécisme à des non-initié.es, ce n'est pas ton gentil ouvrage de 2016 que je recommande. C'est ceux de Carol Adams ou de Marti Kheel. Juste parce qu'elles étaient là avant. Et parce que ce qu'elles ont écrit est plus intelligent et plus documenté.

Petite leçon n°5 : éducation physique et sportive



On mecsplique encore qu'il faudrait voir à arrêter de jouer les victimes et commencer à envisager de se défendre. Youpi, toutes au gymnase entre midi et deux pour l'atelier "self defense".  Ceux qui nous disent qu'on aurait "dû" riposter plutôt que de venir pleurnicher après, s'étonnent, pour ne pas dire trouvent suspect, qu'une grande gueule dans mon genre n'ait pas été foutue de remettre le harceleur à sa place et de retourner une paire de baffe au patron qui m'a coincée dans l'armoire à papeterie pour m'y embrasser de force.

Alors, mes petits chats, faut qu'on se parle : je vais vous femspliquer la sidération. C'est un étrange réflexe neuropsychique qui paralyse une personne subissant un choc émotionnel important, l'empêchant notamment d'avoir les bonnes réactions (de fuite, de riposte...) alors même qu'elle est normalement armée pour les avoir. Voilà, t'es une fille indépendante, intelligente, forte, en bonne santé, dynamique et vigoureuse, mais quand on te chope par derrière, qu'on te prend fermement les épaules et qu'on t'embrasse dans le cou alors que t'étais juste venue chercher un stylo dans le cagibi, t'es pas en meilleur état qu'une huître ouverte au couteau qui prend un coup de fourchette : tu as la chair à l'air, le cerveau et les tripes dans les talons et au mieux une petite contraction pour te replier sur toi-même.

Et vous voulez que je vous dise, c'est double peine, parce que quand le mec t'a lâchée la grappe, le cou et/ou le sein, non seulement t'es traumatisée par ce qui vient de t'arriver, mais de surcroît, tu t'en veux à mort d'avoir été si nulle, complètement incapable de te défendre, alors même que dans la vie, normalement, t'es tout sauf une victime (ce qui, au passage, n'est pas une insulte, mais seulement la situation d'une personne qui a subi une violence).

Petite leçon n°6 : vous reprendrez bien un peu de positive attitude ?



Allez, une petite dernière. Là, c'est Laurent Bouvet qui mecsplique qu'au lieu de balancer mon porc à grands renforts de scabreux détails sur ce qu'il m'a imposé, ce serait vachement plus joyeux pour tout le monde de balancer son "mec super cool". Ah! Bravo, champion, des femmes parlent d'elles (et ça ne leur est pas si simple) et un homme les invite à plutôt parler d'eux.

J'entends que pour Laulau, le sujet soit plus intéressant et plus "positive attitude", mais j'ai quand même envie de demander : c'est quoi, un mec super cool? C'est un mec qui ne cherche pas à m'intimider? C'est un mec qui ne me regarde pas comme un objet de consommation ou de possession, à l'équivalent de quelque bon vin, belle montre ou grosse bagnole? C'est un mec qui lave ses chaussettes tout seul? C'est un mec qui s'occupe de ses gosses? Perso, j'appelle pas ça un mec super cool, j'appelle ça un mec normal. Le minimum exigible.

Ou alors, un "mec super cool", c'est un mec qui au lieu de mecspliquer la vie en général et comment je dois réagir en particulier quand un mec pas cool m'agresse, se tait et m'écoute quand je parle. Mais ça aussi, j'estime que c'est juste normal.

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 26 Oct - 18:48


moi Coupat, moi maximo Coupat

le leader de Maintenant à la Révolution
dans la gazette des cortèges


RETOUR DU « RETOUR DE L’ULTRAGAUCHE »
Julien Coupat répond aux inquiétudes du Parisien
lundimatin#119, 23 octobre 2017



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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Ven 3 Nov - 20:22


mais s'il va en prison, fera-ce de lui un nouveau Mandela ? Va savoir

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Dim 5 Nov - 13:14


pour préserver notre identité nationale menacée
et pour l'indépendance de notre pays
le sperme français est nationalisé


Campagne pour le don de sperme :
"Notre objectif c'est d'arriver à une auto-suffisance nationale"




Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs !
Liberté, Liberté chérie !
Combats avec tes défenseurs {2x}.
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents,
Que tes ennemis expirant
Voient ton triomphe et notre gloire !


la maladie infertile de l'Occident

Fertilité : la concentration du sperme a baissé de 52 % en Occident

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Mer 8 Nov - 17:21


Citation :
Deux passants qui remontaient les escaliers au moment où le véhicule est tombé et un passant ont été légèrement blessés. Il n’y avait en revanche personne au volant au moment où le véhicule s’est engouffré par l’avant dans la bouche du métro. « Il ne s’agit a priori pas d’une action nuisible mais d’un simple accident. Le véhicule était garé dans une pente et a par hasard terminé sa course dans le métro », précise-t-on à la BSPP. [...]

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Mar 14 Nov - 6:31


Battisti japonais ?

Un révolutionnaire japonais rattrapé après plus de 45 ans de cavale

Luc Vinogradov Le Monde 08.06.2017

Masaaki Osaka est accusé d’avoir participé au meurtre d’un policier lors des grandes manifestations étudiantes des années 1970.


STR/AFP

Citation :
C’était la cavale la plus longue jamais recensée dans les archives de l’Agence nationale de police (NPA : sic !) japonaise. Plus de 45 ans. Masaaki Osaka, un activiste d’extrême gauche accusé du meurtre d’un policier alors lorsqu’il était étudiant, a été arrêté en deux temps au cours des derniers mois. Les autorités japonaises le considéraient comme un des plus importants fugitifs du pays.

La police a confirmé, mercredi 7 juin, l’identité de l’homme sur lequel elle était tombée, par hasard, le 18 mai, lors de la fouille de l’appartement d’un autre activiste, à Hiroshima. Officiellement arrêté pour obstruction, selon la presse locale, l’inconnu a été soumis à des tests ADN, à des analyses faciales et photographiques qui ont révélé sa véritable identité.

Pendant presque un demi-siècle, la seule image de Masaaki Osaka était celle de son avis de recherche, un jeune homme un peu ténébreux en noir et blanc, avec la somme de 3 millions de yens pour toute information, un placard qui faisait partie du décor dans les commissariats et les gares de l’Archipel.




Masaaki Osaka était passé à la clandestinité en 1972, quelques mois après les faits qui lui sont reprochés. Ils se sont déroulés le 14 novembre 1971, lors d’une manifestation dans le quartier de Shibuya, à Tokyo. Des rassemblements similaires avaient lieu dans tout le pays ce jour-là, pour protester contre l’accord bilatéral permettant une présence militaire des Etats-Unis dans la préfecture d’Okinawa.

A Shibuya, la manifestation avait viré à l’émeute quand des étudiants, membres de groupes d’extrême gauche, et les forces de l’ordre avaient commencé à s’affronter. Lors de ces échauffourées, un des policiers, Tsuneo Nakamura, 21 ans, est assommé à coups de tuyau puis brûlé avec des cocktails Molotov par un groupe d’étudiants casqués. Masaaki Osaka en faisait partie. Il était alors un des dirigeants de la Ligue communiste révolutionnaire du Japon, aussi connu sous le nom de Chukaku-ha ou « Middle Core Faction ».



Tokyo 1968


Ce groupe révolutionnaire formé dans les années 1950 allait se faire connaître par toute une série d’actions violentes, surtout dans les années 1970. Le Chukaku-ha est encore politiquement actif, même si ces dernières actions remontent au début des années 2000.

L’homme à qui appartenait l’appartement dans lequel Masaaki Osaka a été arrêté à Hiroshima était lui aussi un activiste âgé d’extrême gauche, ce qui fait penser à la police que le fugitif a bénéficié de multiples et solides soutiens dans ce milieu pendant sa cavale.

« Perp walk »

Depuis son arrestation, Masaaki Osaka, aujourd’hui âgé de 67 ans, est resté silencieux. Le délai de prescription pour un meurtre au Japon était de quinze ans jusqu’en 2010, date à laquelle il a été aboli. Six membres de la Middle Core Faction ont été arrêtés depuis 1971 dans le cadre de l’enquête sur la mort du policier. Ils ont tous été condamnés à des peines de prison. Masaaki Osaka sera également jugé lors d’un procès qui s’annonce aussi médiatique que son apparition organisée devant la presse à son arrivée à l’aéroport de Tokyo.

« Il a été exhibé devant les caméras », résume William Andrews, spécialiste des mouvements extrémistes japonais. « C’est sans doute la “perp walk” [la marche de l’individu soupçonné d’avoir perpétré le crime] la plus étonnante pour un prisonnier politique depuis que Fusako Shigenobu est sortie d’un train en 2000 ».

Fusako Shigenobu était la fondatrice de l’Armée rouge japonaise, un autre groupe armé d’extrême gauche apparu à la même époque. Elle avait été arrêtée et ramenée au Japon après une cavale de près de trente ans au Proche-Orient.




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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Lun 20 Nov - 15:59


pour le coup en-deçà du vrai


cinéma du réel et réalité du cinéma

Buzin fait le buzz

Citation :
La ministre de la Santé Agnès Buzin a affirmé que le gouvernement français travaillait à un projet de réduction du tabagisme en s'intéressant au "marketing social" du tabac, notamment dans le cinéma national.

fumer mais pas filmer


Rex/Shutterstock

La cigarette bientôt interdite dans les films français ?

Corentin Palanchini AlloCiné 18 nov. 2017

Citation :
La ministre de la Santé Agnès Buzin a affirmé que le gouvernement français travaillait à un projet de réduction du tabagisme en s'intéressant au "marketing social" du tabac, notamment dans le cinéma national.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn a été interpelée par une sénatrice sur la question du tabagisme :

"Il faut aller au-delà du porte-monnaie (...), en s’intéressant notamment aux incitations culturelles à fumer. Je pense par exemple au cinéma qui valorise la pratique. La Ligue contre le cancer démontre dans une étude que 70 % des nouveaux films français mettent à l’image au moins une fois une personne en train de fumer. [Cela] participe peu ou prou à banaliser l’usage, si ce n’est à le promouvoir, auprès des enfants et des adolescents".

En réponse, la ministre de la Santé a promis "une action ferme" présente dans le prochain projet contre le tabagisme, et déclaré ne pas comprendre "l’importance de la cigarette dans le cinéma français". Selon les propos rapportés par Public Sénat, l'idée est de s'intéresser à la représentation du tabagisme dans le "marketing social, sur les réseaux sociaux, à la dénormalisation de l’image du tabac dans la société, notamment vis-à-vis des jeunes".

En 2012 déjà, à l'occasion de la Journée mondiale sans tabac, La Lighe contre le cancer avait publié une enquête dans laquelle elle pointait du doigt 180 films français présentant, voire valorisant, le tabagisme.

Aux Etats-Unis, plusieurs studios ont cédé au comité de censure américain en 2007. En conséquence, Universal, Disney, Miramax ou Touchstone ont déjà limité l'usage de la cigarette à l'écran.

fini les Tontons flingueurs !





et les fumeuses Tatas...







Dernière édition par Patlotch le Dim 3 Déc - 15:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Mar 21 Nov - 15:46


changez de tête !

ne vous est-il pas arrivé, le matin face à votre miroir, de vous dire : « Ah, si je pouvais changer de tête ! » ?
Eh bien voilà, c'est possible, enfin, presque...



mais attention, choisissez bien !



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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 30 Nov - 14:12


Tintin fut-il bête au Tibet ?

Analyses ADN : le Yéti était probablement un ours
Jean-Luc Nothias Le Figaro 30/11/2017

Le Yéti ne serait donc pas un grand singe ou un descendant d'hominidés anciens ou de l'homme de Néandertal


Riko Best - stock.adobe.com


non, le Yéti n'était pas Trotsky, ni Tintin Ramón Mercader


et l'article de conclure
Citation :
La légende du Yéti est-elle morte ? Charlotte Linqvist [professeur de biologie et de génétique à l'université de l'État de New York à Buffalo à l'origine de ces travaux] ne le pense pas: « Les gens adorent trop les mystères ». Alors longue vie au Yéti.

du Congo au Tibet, Tintin a-t-il pris un coup de chaud, un coup de froid, ou un coup de vieux ?

on apprend par ailleurs que Les femmes préhistoriques avaient des bras extrêmement puissants, d'où cette autre question :


le Yéti était-il mâle ou femelle ?

va savoir

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Dim 3 Déc - 15:15


noirs désirs d'un vendredi saint

Causeur est un lieu de rendez-vous de qui n'est pas d'accord, on y trouve donc un peu de tout, enfin, dans les bons coins



Black Friday : réduction (exceptionnelle) du domaine de l’humanité
Maurice Merchier Causeur 2 décembre 2017

« pour trouver une analogie à ce phénomène, il faut la chercher dans la région nuageuse du monde religieux ».
Karl Marx



Le Black Friday 2017 au Brésil, novembre 2017. SIPA

Citation :
Comme l’affirme un vieux proverbe, « tous les chemins mènent à Rome ». Devant la diversité des expériences dites du « socialisme réel », le camp marxiste a dû aussi admettre, comme Gomulka l’affirma à Varsovie le 24 octobre 1956, sous la menace d’une intervention soviétique, qu’il y avait différentes voies d’accès au communisme. Il faut convenir aujourd’hui que de la même façon il y a plusieurs chemins menant à la destruction de l’humanité, telle qu’on la conçoit encore aujourd’hui.

La nouvelle mise en garde de 15 000 scientifiques, lundi 13 novembre, nous rappelle que la « destruction rapide du monde naturel » est la voie la plus évidente vers la catastrophe. Si on peut déplorer que ce danger est encore loin d’avoir la place qu’il faudrait dans les débats, notamment politiques, il en a tout de même plus que celui que constitue l’humanité augmentée, c’est-à-dire en vérité l’humanité diminuée de toutes les facultés abandonnées aux prothèses numériques, aux cyber organes, et autres implants bioniques. Cet abandon – impliquant fatalement la sclérose des régions corticales concernées devenant obsolètes – est déjà effectif par rapport aux tablettes communicatives, aux objets connectés, provisoirement encore extérieurs aux corps. La baisse observée dans plusieurs pays du QI en est le signe, que l’on cherche à voiler en l’imputant exclusivement aux perturbateurs endocriniens.

Promotion désastre

Mais il est une troisième voie encore plus sûre vers le cataclysme, qui, non seulement n’est pas discutée, mais est au contraire valorisée, célébrée, glorifiée : celle du consumérisme fanatique dont le « Black Friday », cette journée de soldes importée des Etats-Unis, offre une excellente illustration. Il faut se réaliser que les manifestations mercantiles dont on nous offre l’affligeant spectacle ne sont que le fer de lance d’un mouvement profond résultant d’un faisceau de forces culturelles, sociales, et politiques aboutissant à la marchandisation complète de nos existences. La totalité des actions humaines est en passe d’être englobée dans une logique de marché. C’est la forme privilégiée dans laquelle s’exprime aujourd’hui l’idée même de progrès : il suffit – à propos justement du Black Friday – d’entendre la jubilation des responsables commerciaux des enseignes concernées, mais aussi l’accompagnement bienveillant de la plus grande partie des responsables politiques, notamment du gouvernement, et de notre président, dont la volonté d’ouverture des magasins les dimanches et jours de fêtes est la meilleure illustration. Plus que de progrès encore, c’est quasiment de salut dont il est question, implicitement, comme si cette frénésie de consommation était une façon de sortir nos sociétés de l’anomie latente dans laquelle elles s’enlisent.

Pourtant Marx, assez présent dans l’actualité du fait du centenaire de la révolution d’octobre, déjà nous alertait sur le risque d’aliénation inhérent au capitalisme, et plus précisément encore, sur le pouvoir de fascination de la marchandise. Dans un passage du Capital, « le caractère fétiche de la marchandise et son secret », il parle ainsi d’une table : « à la fois saisissable et insaisissable, il ne lui suffit pas de poser ses pieds sur le sol; elle se dresse, pour ainsi dire, sur sa tête de bois en face des autres marchandises et se livre à des caprices plus bizarres que si elle se mettait à danser ». Si un objet aussi trivial peut engendrer de tels sortilèges, que dire des joujoux technologiques sophistiqués que l’on nous propose aujourd’hui ? Marx affirmait juste après que « pour trouver une analogie à ce phénomène, il faut la chercher dans la région nuageuse du monde religieux ». Plus encore aujourd’hui, c’est dans la sphère des croyances les plus irrationnelles que s’engendrent les comportements consuméristes dont on voudrait nous convaincre qu’il faut s’en féliciter.

Pour ce qui est du Black Friday, ce qu’on peut en voir, par exemple sur YouTube, montre sans équivoque la violence extrême qui s’associe à de tels emportements, la dépossession de tous les codes de civilité, la régression vers des formes de barbarie antérieures à la civilisation.



Émeutes et bagarre: C'est le Black Friday 2016

Il est irresponsable de s’en amuser. Il faut comprendre au contraire que cela illustre le fait incontournable que l’univers marchand ne produit aucune forme de sociabilité, et que, au contraire, comme l’a montré Polanyi dans La grande transformation, l’encastrement de la société dans le marché ne peut qu’aboutir à de la régression sociale. Une humanité totalement soumise à la logique marchande ne peut être qu’une société violente, sans ciment social, d’hypertrophie de l’égotisme, de faillite de toute forme de solidarité, de crispation identitaire, avec pour corollaire une dimension orwellienne la conduisant vers la défiance et la délation, ce dont on constate les premiers signes.

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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Mer 6 Déc - 19:38


populisme et rock à la française

personnellement je n'ai jamais aimé Johnny Hallyday, « l'Elvis Presley français ». Certes, pour des raisons musicales et idéologiques, je suis peu "rock blanc" parce qu'il a tué commercialement le blues et le jazz (noir ou blanc)

je suis encore moins "rock français", mais de ce point de vue, à part la "bête de scène", Johnny Hallyday fut loin, paroles et musiques, d'être le meilleur. Le déluge d'hommages de tous horizons est pour moi une insulte à la musique. Ses reprises sont des calamités par rapport aux originaux (Memphis Tennessee, I Got a Woman, Be-Bop-A-Lula, Blue Suede Shoes, Black is Black, Hey Joe...). Hallyday était si piètre guitariste qu'en concert on réduisait le volume de son instrument, il était doublé par d'excellents guitaristes (différentes sources dont : Johnny et ses guitares)

Citation :
Observez Bercy 1987, après l'intro de "Pendue à mon coup" (que Johnny exécute), dès que le groupe attaque on voit Johnny qui coupe le volume de la guitare. Pareil pour Bercy 92 (Whole lotta shaking goin' on, d'ailleurs la guitare n'est même pas très bien accordée). Ensuite il gratte la guitare électrique comme si il s'agissait d'une acoustique. Il ne se tracasse d'ailleurs pas des accords qu'il fait. Exemple pour les connaisseurs : ça fait des années qu'on le voit jouer "Je suis né dans la rue" en MI alors que le morceau est en LA. Et pourtant on entant jamais les fausses notes, normal la guitare est coupée. Pourtant les guitares sont toujours câblées au cas où Johnny déciderait de faire dring dring entre certaines chansons. Ça lui arrive...

même pour le show qu'est le foot-ball, on n'imagine pas un avant-centre ne sachant pas dribbler, mais pour ce « dieu des stades » (sic, Le Figaro), la question ne sera pas posée puisque, Macron l'a confirmé, « il est un héros français » : pourquoi pas un poète ?


la porte-parole de LREM à l'Assemblée Nationale

suite à son coup d'État, Victor Hugo accuse Louis-Napoléon Bonaparte de haute trahison. Recherché par la police, alors que ses fils sont condamnés à neuf mois de prison ferme, il décide de s'exiler, en Belgique puis à Guernesey. Hallyday envisage la nationalité belge et s'installe en Suisse pour fuir le fisc républicain... Pour Hugo, la Chambre des Députés approuve l'organisation de funérailles nationales par 415 voix sur 418, 2 millions de personnes y assistent. Après la standing ovation de l'Assemblée nationale cette après-midi, les paris sont ouverts

le texte du philosophe Robert Redeker pour Le Figaro, Johnny Hallyday, le vrai frère de tout écrivain, atteint des sommets de surdité et de mauvais goût musical, d'ignorance du rythme et de démagogie populiste : « Ses chansons sont pour les écrivains une véritable souffle d'inspiration [...] Seul le vocabulaire et les concepts de la danse, l'art du corps, semblent appropriés pour parler du chanteur Johnny Hallyday. » Le corps de Johnny et sa façon de s'en servir, c'est l'apologie sexiste de la virilité masculine par temps de troubles dans le genre

mais pourquoi s'étonner que dans notre monde, en musique comme ailleurs, la foule aime la merde ? Le populisme a envahi la chanson bien avant la politique, et la France s'y est distinguée, les prolos en avant. On dira que c'était pas leur faute...


la pauvreté du rock français

The Poverty Of French Rock ‘n’ Roll (2004)

Larry Portis via by Sam FantoSamotnaf dialectical delinquents December 6, 2017


This is chapter 6 of Larry Portis‘ book French Frenzies.

Larry Portis died on June 4, 2011 near Ales in the Languedoc-Roussillon region of the South West of France. He died suddenly of a totally unpredictable heart attack, at the tender age of 67, almost 68.
The following is an example of the originality of his research, which, despite its academic stance , is full of fascinating facts and insights, which can form the basis for a more proletarian critique of musical forms. Despite all its faults, it’s a really good read. Enjoy!


Citation :
The advent of rock and roll in France was not a social phenomenon of great depth or importance as it was in the United States or Britain. The abrupt commercial breakthrough of rock and roll in France did not shake up the music industry so much as to create new marketing possibilities. In the mid-1950s, at the very moment rock and roll was upsetting the US music industry, the songs of Brassens and Brel began to find widespread acceptance in France, reinforcing a long literary and musical tradition. In France, the commercial presence of the new music was virtually non-existent until 1958, and for years its production was dependent upon the adaptation of American hits.

It is significant that, although a large market quickly emerged for rock and roll in France, it did not jeopardize the fortunes of established singers as it did in the United States. The careers of Yves Montand or Charles Aznavour did not suffer, as did those of Frank Sinatra or Tony Bennett, for example. Such differences contribute to questions posed about the authenticity of French rock and roll and, later, French rock.

The French Resistance

Are the French less capable than European-Americans or Britons of recreating music of African-American origins? Does the peculiarity of French culture impede the reproduction of a music founded in the alienation of first a racial minority and then a rootless, alienated American population? The explanation frequently offered by French musicians and fans of rock and roll is that there is indeed a cultural limitation in France: the language. In their opinion, the phonetic structure and monotone stress patterns of the French language make the articulation of the emotions, the feeling at the heart of African-American music, virtually impossible.

But this explanation is inherently contradictory. Artists possessing will and talent can overcome problems of technical execution. Most importantly, feeling is not subordinate to technical ability; and, as it happened, rock and roll was successfully performed in France even before it found a large market.

As early as 1956, the writer Boris Vian wrote rock and roll lyrics (under the name of Vernon Sinclair) that were convincingly performed by the singer Henri Salvadore (under the name Henry Cording). These efforts were, it is true, parodies. But they were accomplished with such a degree of competence that they raise questions about the far more technically inferior “products” offered to the public several years later.




Boris Vian occupies a pivotal place in the evolution of popular music in France because he embodied the transition between the immediate postwar renewal of the literary song and the less textually serious rock and roll that followed. Vian was a young darling of the Left-Bank existentialist set who embodied the spirit of the Zazous in every way. Musician, composer, writer, he carried the cause of Johnny Hess and Charles Trenet forward into the 1950s and beyond. He was the creator of a number of songs, such as ‘Le Déserteur’ (The Deserter), “La Java des bombes atomiques, ” (Atomic Bomb Party), “Les Joyeux Bouchers,” (The Happy Butchers), “Je suis snob” (I’m a snob) “Complainte du progrès,” (Progress blues) , ‘Le Petit Commerce’ (Small business) and ‘La Java Martien’ (Martian jump) which combined the seriousness of Brassens with the mockery of Trenet.




Jazz trumpeter and jazz commentator, Vian successfully fused an artist’s sensibility with the analytical acuity of the best literary critics. In “Le Déserteur” (1955), for example, he addresses the President of the Republic, pronouncing himself against militarism and war in the wake of the French defeat at Dien Bien Phu in Indo-China and at the beginning of the War in Algeria. The song was banned from the radio and television. In “La Valse Jaune” (The yellow waltz), (sung by Mouloudji) he offered a challenge to the productivist ethos propagandized in postwar France by proclaiming, “there is too much work in our lives. I don’t like work, but I love life.” In “Les Joyeux Bouchers” (1956), he called into question the eating of meat along with militarism. The refrain in this song used a common expression meaning the fight must he waged without compromise, “II faut que ça saigne,” , literally: “let it bleed.”

In 1956, Vian and Henri Salvadore collaborated in spoofing the new music, rock and roll, which had emerged in the United States. Issued under the name Henry Cording (sounding like “in recording” in French), the songs “Dis-moi que tu m’aime, rock” (Tell me you love me, rock), “Rock-hoquet” (Hiccup rock), and “Allons cuire un oeuf, man !’’ (Let’s go cook an egg, man!) capture the spirit of the more accessible currents of rock and roll. “Dis­-moi, que tu m’aimes, rock,” for example, is done in the instrumental style of Bill Haley and the Comets, and Henri Salvadore’s voice resembles that of Louis Armstrong. These recordings are evidence that French musicians possessed the technical ability of producing rock and roll music and singing it in French with original compositions. But the fact remains that rock and roll never emerged in France with the originality that it did in Great Britain. The question is why.

For Boris Vian, jazz musician and translator of American literature, the French public was generally incapable of appreciating American music, which was simply too different in structure to be felt by the overwhelming majority of French people.

In a revealing text written before his death in 1959, Vian defined “rock and roll,” and explained the cultural barrier to its rapid assimilation in France. For him, rock and roll was an outgrowth of rhythm and blues, whose uniqueness, in relation to earlier modes of reproducing the 12-bar blues formula, was that it was a primarilv vocal music relying upon a standardized arrangement. The drummer maintains a steady four-beat tempo in which the stress is on the second and fourth beats. The bass plays a doubled, “boogie-woogie” beat by “slapping” the strings. The instrumental melody is generally reduced to a repetitive series of notes (called a “riff”) that is contained within two bars.

Rock and roll also differed from blues and rhythm and blues with respect to what was sung. Whereas blues lyrics often revolve around double meanings invoking eroticism, in rock and roll this cleverness is generally eliminated in favor of greater simplicity of interpretation. Vian explained: “The erotic lyrics of black blues, often very amusing and almost always perfectly healthy and full of good feeling, have been systematically deformed and exploited by small white bands composed of bad musicians (such as Bill Haley) to arrive at a sort of ridiculous tribal chant, for the benefit of an idiotic public. The obsessive quality of the riff is used to put listeners in a trance.” He goes on to explain that this new music quickly achieved tremendous popularity in the United States because of the sexual taboos in that puritanical country. Rock and roll either channels or releases libidinous energies pent up by a repressive moral code In France, on the contrary, the public is not “paralyzed” by Puritanism and, therefore, has no need of rock and roll.
[Samotnaf note: “Rock ‘n’ roll referred to sexuality in the context of the official denial (and struggle against it) to which its audience was subjected – sex appeared as the principal means of escape from a hostile, miserable world” – Chris Shutes in “Two Local Chapters in the Spectacle of Decomposition”].

If that was not enough, Vian continued, the very structure of French popular music produced a people relatively insensitive to alien rhythms. In contrast to African-American music, which stresses the second and fourth beats, French popular music stresses the first and third beats in keeping with the tradition of French military marches. The French automatically react to popular music in terms of this stress. When the French listen to rock and roll, Vian observed, they mark the time by clapping their hands against the beat! “Indeed”, he concluded ironically, “it seems difficult to induce a trance in listeners who are physically reacting against the beat of the music in question”. [Boris Vian, “Rock and Roll”, in Noel Arnaud, “Les vies parallèles de Boris Vian”, Paris, 18/10/76 (1970), p. 392-393]

A jazz purist, with years of experience playing in trendy clubs on the Left Bank, Vian must have been disconcerted and annoyed as he played his trumpet for merry-makers who heard the music, hut did not listen to it or appreciate it (or, still less, understand it). Not a rancorous man, he simply concluded that it was not their fault; they were constitutionally incapable (culturally speaking) of feeling the music except as the latest fashion. In the end, the only way rock and roll can appeal to the French was to make them laugh; and so he produced a kind of rock and roll novelty music with a primarily pecuniary end in view. This was his job at the Philips recording company.

The man who introduced Boris Vian to rock and roll, record producer Jacques Canetti, has even suggested that Vian may have retarded the reception of the new music in France. When Canetti and Michel Legrand returned from a trip to the United States with some rock and roll records in their suitcases, they immediatelv turned to Vian in the hopes that a market for the latest rage could he created in France.

Vian, the jazzman-intellectual, instantly understood the principle underlying rock and roll, and after some effort managed to instruct some studio musicians on how to go about playing it. It was a great achievement. The songs were catchy, well performed. But, as Canetti recalled, Vian’s rock and roll was a kind of burlesque satire tinged with irony. Here was the problem. The potential market for such material was certainly not the Left~Bank intellectuals of Vian’s circle. The appeal should made to adolescent youth. But Vian was incapable of pandering to them, as Lieber and Stroller, Mortimer Shumann, Doc Pomus and others did with so much talent in the United States. The problem was, as Canetti said wistfully (thinking of missed profits), “young people want to be taken seriously.” Boris Vian’s rock and roll, regardless of its musical competence, amused the intellectuals, hut was shunned by French youth.

The initial response to the question of why rock and roll did not quickly strike a responsive chord with French youth is even simpler than Boris Vian and Jacques Canetti were willing to admit.

As Vian’s and Canetti’s explanations reveal, the emergence of rock and roll in France was primarily a merchandising decision made by representatives of major record companies. This is not to say that demand for it was only an artificial creation; but it is clear that there was no profound aesthetic or social movement dictating the form the new mode of musical expression would take. More importantly, when French youth did begin responding to the new sound, they were especially receptive to the more superficial forms of it.

Part of the problem was that the French were dependent upon the fortuitous events determining which American rock and roll performers appeared in France. Bill Haley and the Comets performed in Paris in 1957 and Paul Anka in 1958. Regardless of Haley’s importance in the commercial history of rock and roll music, these appeammes illustrate the relatively late and meager impact of the phenomenon in France. Whereas blues. rhythm and blues and rockabilly artists influenced the British in the mid 1950s, it is remarkable that the French were initiated to rock and roll by the Canadian crooner Paul Anka.

But it would he begging the question to explain the relative non-receptivity of the French to rock and roll in these terms. Even when Brenda Lee, a performer far closer to the African-American “roots” of the music, appeared in Paris in 1959, her desperate manager could only sell her to the French as a freak thanks to her short stature (although 15 years old, she was billed as a child prodigy in order to increase interest). Five years after the explosive emergence of rock and roll in the United States. and three years after the formation of the Quarrvmen by John Lennon and Paul McCartney, the market for rock and roll was yet to develop in France.

Creating the nouvelle vague

The first rock and roll star in France was Richard Anthony (born Richard Btesh in 1938), and the fact is significant. Anthony was a law student and saxophonist who had little in common with the first generation of rock and roll artists in the United States or Britain. Clean-cut and reassuring in every way, Anthony was nevertheless interested in a new music that he suspected had commercial promise among French youth.

In 1958, working as a salesman for an electrical appliance company, an occupation which excited him far less than “the Anglo-Saxon rhythms” he heard by tuning his radio to foreign stations, he decided to record his voice singing over Paul Anka’s hit, “You are My Destiny.” With his recording in hand, he later explained, “I went to see record producers and told them that I knew a young American living in France who would popularize this Anglo-Saxon music by singing it in our language. I pretended to be an impresario when in fact it was me singing. It should be pointed out that, working as an appliance salesman, I knew how to place a product.” [François Jouffa, Jacques Barsamian and Jean-Louis Rancurel, Idoles Story, Neuilly, Editions Alan Mathieu, 1978, p.6)] . Anthony obviously made a positive impression. Pathé Marconi, one of the most important record companies in France, contacted him quickly. One week later he made a studio recording of “Tu m’étais destinée,” which was released in May 1958. However, it wasn’t until the release of Anthony’s third record, “Nouvelle vague” (New wave) that his entrepreneurship paid-off.

“Nouvelle vague” has been called the first “yé yé” hit, the first of the “new wave” of youth-oriented songs inspired by American rock and roll. Although the lyrics of the first French rock and roll songs were adapted into French from the American originals, it was good form to punctuate the verses with an enthusiastic “yeah!” pronounced as “yé [yay]” “Nouvelle vague” was a copy of “Three Cool Cats” and it is far from qualifying as a rock and roll composition. What it did represent was a new spirit in French popular music, which corresponded to the aspirations of the first post-war generation of French youth.

There was something changing in France, which affected not only youth hut also young adults. The expression “new wave” was used at the time to denote the emergence of a new school of French cinema represented by Jean-Luc Godard, François Truffaut, Alain Resnais, Louis Malle and others.

Godard’s A bout de souffle (Breathless), also released in 1959, contained all the elements announcing the new sensibility. In this filim Jean-Paul Belmondo’s calculated “cool,” copied from American movies (Humphrey Bogart and James Dean) took the form of an anti-social individualism which diverged considerably from the socially responsible anarchism supported by Brassens, Leo Ferré and others, whose political and social consciousness was formed by the combined influences of the Popular Front of 1936 and resistance to the Nazi occupation, which were not experienced by the new generation. Belmondo’s co-star, Jean Seberg, played an American in Paris who sold the New York Herald Tribune in the streets and cafés, thus symbolizing the American presence in post-war France.

The French-Swiss director’s juxtaposition of Belmondo’s Gallic posing and Seberg’s Anglo-Saxon impenetrability symbolically describes a France in which American cultural imperialism was giving birth to new values. Ostensibly a free spirit, a latter-day Zazou, in fact, Belmondo is manipulated by market forces and cultural codes unknown to him. After stealing a Cadillac automobile, and killing a policeman, he is fingered by the enigmatic Seberg, who watches impassively as he dies on the pavement, shot in the back by the police, imitating Humphrey Bogart to the end.

Godard’s description of a new generation was compelling to French youth. The image of irreverence, of irresponsibility, of the simple desire to have fun conformed to the lyrics of Richard Antony’s “Nouvelle vague,” which told the simple story of three boys in a MG automobile who were suddenly captivated by three girls who were singing an Elvis Presley song. The English sportscar, the nonchalance of the boys who dangled their legs over the doors of the convertible, and the frivolity of the courting ritual were all signs of a shift in sensibility accompanying the emergence of a consumer culture in France. The stress upon novelty and the ephemeral encouraged by an intensified trend towards commodity fetishism was hammered home by the hypnotically repeated refrain: “Nou-velle vague, nou-velle vague.” A real youth movement began to emerge, heavily influenced by American models, but nevertheless expressive of a new generation and holding out the promise of considerable commercial exploitation.

In the United States, the beginnings of rock and roll were in the spontaneous fusion of African-American rhythm and blues and European-American country and hillbilly music. In France, the beginnings of indigenous rock and roll lay in the efforts of individuals to convince record producers that such a music should he created because the market already existed. In the United States, the music was the product of real social forces, in France it was primarily a commodity created by merchandisers. In the United States it was a social phenomenon. In France it was a cultural epiphenomenon. In the United States, legions of performers also followed the lead of artists whose cultural and social existences were sources of primary musical inspiration, but in France the artificiality of this kind of aesthetic appropriation was coupled by the ultimate necessity to conform to established social relations and musical culture. The dynamics of this process are amply illustrated in the career of the “French Elvis Presley” – Johnny Hallyday.



Born Jean-Philippe Smet in Paris in 1943, the future Johnny Hallvdav was an early customer of the Golf-Drouot , a former indoor miniature golf course on the corner of the boulevard Montmartre and the rue Drouot converted into a club for teenagers by Henri Leproux in 1957 (it is now a McDonalds restaurant). At the Golf-Drouot the latest records could be listened to on a jukebox as young people mingled and danced, free from parental or adult supervision.

This breaking away from parental control is an important factor in the attraction of rock and roll in France. Although the “moral revolution” of Philippe Pétain no longer existed as a political and social program, France was nonetheless a bastion of conservative moral codes and the patriarchal family. In evaluating the attitudes of French youth in the 1950s and 60s, it should be kept in mind that women had the right to vote only since 1946 and that wives could not obtain a checking account without their husbands signature until 1966. In such a cultural context, the furor aroused by the new attitudes symbolized in Godard’s Breathless is understandable.

Like the character played by Jean-Paul Belmondo in Godard’s film, Johnny Hallyday was typical of post-war youth, detached from the experiences of the economic depression, war and resistance. Identification with American music was important in giving French youth the confidence necessary to oppose prevailing moral codes.

The young Johnny Hallyday was a privileged person in this milieu. Adopted by a cousin when he was very young, his “step­father” was an American acrobatic dancer who toured Europe. The world of show-business and American musical culture were, therefore, familiar to Hallyday, whose height, blonde hair and regular features distinguished him at a time when James Dean was the model of American cool. Nicolas Ray’s film, Rebel Without a Cause was released in France in 1955 with the title translated as La Fureur de vivre , the rage to live. The handsome and carefree Hallyday often brought a guitar to the Golf-Drouot, where he sang Amerian hits and pretended to be an American in order to impress his peers, especially the girls.

In December 1959, he performed on stage at the Marcadet Palace , catching the attention of a young songwriting team (Jil et Jan) who introduced him to a record producer, Jacques Wolfson of Vogue. In March 1960, Hallyday’s record “Souvenirs, Souvenirs” was released and became a hit. It was this success that convinced record companies in general that there was a lucrative, teenage market for the new music.

The rush was on. The French record companies were now as desperate to sign rock and roll singers as the American producers had been in 1955. The Golf-Drouot became the talent scout’s mecca. Its proprietor, Henri Leproux, explained years later how “all the artistic directors (of the record companies) came looking for the rare bird who might be another Johnny Hallyday. Any little guy who got up on the stage at the Golf-Drouot and who could sing a bit was in a recording studio a few days later.” [Ibid., p.11-12]. It was this combination of enthusiastic teenagers anxious to imitate their American idols and record companies hoping to profit as quickly as possible, that created French rock and roll.

Within a matter of months, the first wave of the new recording stars was signed-up. Eddy Mitchell (Claude Moine) worked at a bank across the street from the Golf-Drouot . He became the singer of the group Les Chaussettes Noires (The black sox) signed by Barclay. Jacques Dutronc was the guitarist of El Toro et les Cyclones signed by Vogue (El Toro was a stockboy at the department store Galéries Lafayette , down the street from the Golf-Drouot . By the end of 1960, the record companies recorded other amateurs, such as Frankie Jordan (Claude Benzaquem) and Sylvie Vartan, who also became stars.

The artistic credentials of these new performers were meager. Jordan was a dental student who dabbled in the new music in his spare time. Vartan was the sister of the studio orchestra leader Eddie Vartan and was signed because the promoter, Daniel Filipacchi, thought she was cute.

Non-musical factors had to be used in the selection of both artists and song material, for the record producers had absolutely no idea of what constituted talent in this realm of musical creation. Ultimately, however, the formula for success and quick profits was deceptively simple. The producers merely read the American trade magazine Cashbox every week. In this way they determined which American hit songs should he adapted into French. Years later, Frankie Jordan recalled that Johnny Hallyday was generally given the number one hit on the American charts, Richard Anthony received the number two, and the Chaussettes Noires , himself, and others scrambled for what was left.

Another indication that the impulse behind the emergence of French rock had little to do with the aesthetic inclinations of French youth was the role played by commercial advertising. The Chaussettes Noires became the most popular rock and roll formation in France thanks to the Stemm stocking company, who used the group to promote its line of black sox with colored borders. For each pair of sox sold, a free entry to the Golf-Drouot was given to the customer. Thus, the Chaussettes Noires were created as a promotional gimmick concocted by Barclay Records, the Sternm company and the Golf-Drouot. Another of the three or four seminal French rock and roll groups, Dany Logan et les Pirates, was promoted by Barclay with funding from the French Milk Producers Association. Their big hit was “Je bois du lait” (I drink milk, slang for “I love it”). And this was only part of a general merchandising phenomenon. A consortium of record producers, impresarios and industrial-commercial interests, in fact, created the whole scene. [See Henri Leproux, Golf-Drouot. Le temple du rock, Paris, Rober Laffont, 1982, p.52-53, 58-59, 123-124.]

Such commercial exploitation is not surprising. It has accompanied every change in popular music from Champagne Charlie in nineteenth-century England to Michael Jackson and beyond elsewhere [See Larry Portis, Soul Trains: A Peoples’ History of Popular Music in the United States and Britain, College Station, Virtualbookworm, 2002]. What distinguished the inception of rock and roll in France was that the merchandising preceded the modification of popular culture. In France, financial interests did not simply exploit the performer-artists, they created them. For example, the singer Sheila was selected after the promoter Claude Carrère decided that there was room for a female voice among the existing stable of new singers.

Did something of musical value emerge out of this blatant huckstering? It would be unfair to say no. But it would be difficult to deny that for several years there was precious little in rock and roll à la française that could be seriously considered creative. Early French rock and roll was derivative to the point that the absence of originality was almost total.

Still, the enthusiasm of the young performers could not be denied, and this was what they communicated to their fans. No one, neither the artists nor their public, considered Johnny Hallyday to be the equal of Elvis Presley, Eddie Mitchell of Eddie Cochran, or Dick Rivers (Hervé Fornieri, singer of the Chats Sauvages (the wild cats) of Gene Vincent. A few of these early French rock and rollers developed into competent and even interesting singers and composers. Hallyday, Mitchell, Rivers, Dutronc and many others had good voices and must he distinguished from others, like Vartan and Sheila, who were more completely creations of record producers and who had little feeling for the music. What they all had in common was the knowledge that they were imitators.

The predominately “artificial” beginnings of rock and roll in France posed no artistic challenge to the record industry as it did in the United States. Consequently, to those French singers and musicians attracted to rock and roll, it left a deeply ingrained inferiority complex about their capacity to recreate the new music. The contrast between the French and British experiences in this regard could not be greater.

The superficiality of early French rock and roll also must be understood in terms of the rapidity with which it was introduced to the general public. Although a first few ventures were launched as early as 1958 (Richard Anthony and Danyel Gerard), the year 1959 still belongs to the prehistory of French rock and roll. The fact that rock and roll had not yet penetrated the popular music market is illustrated by the kinds of records released. For example, two records of that year that had the “feel” of the new music were Claude Piron’s “Docteur Miracle,” a cover of the American novelty hit “Witchdoctor,” and the jazz guitarist Sacha Distel’s “Scoubidou.” It is not really until the summer of 1960, after the release of Johnny Hallydays “Souvenirs, Souvenirs” in March 1960, that the new music clearly began to impose itself.

Even then, the other prominent performers did not record or have their first successes until the end of 1960 or the beginning of 1961. For example, Frankie Jordan did not record until December 1960, and the most popular of the groups, Les Chaussettes Noires, did not have their first hit until January 1961. The other famous group, Les Chats Sauvages, did not release their first record ( “Ma Petite amie est vache,” – My girlfriend is mean – a cover of Presley’s version of “Mean Woman Blues”) until spring 1961. These dates are important because at the very moment French rock and roll had built up a certain momentum, by Spring 1961, the record industry began to impose different artistic criteria in response to new trends in the United States.

It took US record producers several years to blunt the force of the new musical synthesis. It was not until 1961 that commercial rock and roll in the United States, created by individual performers heavily influenced by countrv, blues and gospel, was largely replaced by a simplistic dance music made by instrumental and vocal groups under the direction of entrepreneurs. In France, with their policy of blindly following the lead of the American hit parade, French producers immediately introduced the Twist, the Madison, and other dance crazes, compelling rock and roll performers to adapt to the new trend. By Summer 1961, the Twist already dominated the market.

The result of this marketing strategy was that the era of rock and roll in France was virtually over before it had a chance to really begin. On September 21, 1961, the first of the “yé ye” magazines, Disco Revue , appeared. When the more famous magazine, Salut les Copains (Hello buddies) first appeared in July-August 1962, French rock and roll was already transformed into the commercial “variety music” that retained only the tempo of rock and roll and the use of amplified instruments. The Big Beat had largely disappeared.

In this new context, it is not surprising that the original rock groups, Les Chaussettes Noires, Les Chat Sauvages, Danny Boy et les Pénitents began to have difficulties. According to Claude Jouffa, the end of 1961 was the “beginning of the end for French rock and roll groups.” The reasons were, however, multiple. To the change in fashion must be added the internal rivalries that frequently emerge when an artistic association of young people suddenly comes into possession of wealth and celebrity. Eddie Mitchell left the Chaussettes Noires in part for these reasons, but also because he was drafted into the army. The limited musical capacity of these performers was another factor. Two members of the Chaussettes Noires, for example, were replaced whenever the group recorded. This situation was far from exceptional, and Dick Rivers of the Chats Sauvages took pride in the fact that his group was virtually alone in its ability to record without the use of studio musicians. A certain rivalry existed between the Chaussettes Noires and the Chats Sauvages that probably contributed to the excitement, but already in 1961 Eddie Barclay, producer of the Chaussettes Noires, lured Willy Lewis, drummer of the Chats Sauvages , away from his group in order to weaken it. A few months later, Dick Rivers himself left to go solo.

French rock and roll performers were not allowed to develop their abilities, hut the market for the new popular music was cultivated assiduously. The organization of concerts by a highly integrated popular entertainment industry was a prime method in this regard. The first major rock “festival” was organized by the radio station Europe 1, the major promoter of French rock and roll music, and held on February 24, 1961 at the Palais des Sports. The star performers included Johnny Hallyday, Les Chaussettes Noires , Frankie Jordan, the American singer Bobby Rydell, and the Italian rock and roller Little Tony. The second festival was held five months later at the same location, set-up by the record company Pathé-Marconi and featuring Richard Anthony. These concerts were important not only in that they illustrated how successfully the music industry was able to cultivate the new market, but also because they revealed how a new youth cohort used the music as a means of cultural expression.

The pandemonium was such at the first concert that the authorities saw fit to ban them altogether. The financial interests involved overcame this official opposition, but the spectators’ violence continued. In June 1961, Richard Anthony, the French Paul Anka, not known for his incitation to riot, was struck by a beer bottle during his first number and was led away with blood streaming from his face. In November 1961, when the transplanted English-American rocker Vince Taylor appeared with the Chats Sauvages at the Palais des Sports , there was a veritable riot during which rows of seats were destroyed by the “blousons noirs” (leather-jacketed gang members).

Such events quickly became the stuff of legend, especially as the first phase of French rock and roll passed quickly. When the magazine Disco Revue organized a festival on January 27, 1963 featuring Gene Vincent, nostalgia was already in the air. Danny Boy was without his Penitents, the Chats Sauvages were without Dick Rivers (replaced by Mike Shannon) and the Chaussettes Noires were left without Eddie Mitchell, drafted into the army in March 1962.

The climax of this cultural and commercial evolution occurred on June 22, 1963 with the outdoor concert organized by the radio station Europe 1 on the occasion of the first anniversary of the magazine Salut les Copains. Called “La Nuit de la Nation” (because it was held at the Place de la Nation), the concert foreshadowed such events as the funeral of Brian Jones and the Woodstock concert (both in 1969) in that the number of persons attending went beyond all expectations. 200,000 people filled the huge square. There was some fighting and destruction of property, and once again division among the authorities about the desirability of rock concerts and rock and roll music in general. On the one hand, established economic and political elites worried about the increasing alienation of youth. On the other hand, the entertainment industry worked aggressively to enlarge its market and to exploit the energies stimulated by their promotion of the music.

The yé yé Years

It was the famous “yé yé” phenomenon during the years 1962-66 that best symbolizes the almost total control exercised by the music industry over the direction of this type of popular music in France. A star system had been carefully established, based upon the creation of singing “idols” whose every move was controlled by managers and producers. Johnny Hallyday was the model in this regard. His ambition, sense of accommodation, and willingness to accept the advice of Lee Hallyday, his cousin and manager, set the tone for other artists.

The dependence of performers on the big companies is not, however, due only to their subservience. The centralization of industrial control in France has not allowed the incubation of individual talent in small recording companies as in the United States. The yé yé period was a unique phase in the consolidation of the French recording industry’s control through the modification of cultural sensibilities.

The sociologist Edgar Morin claims to have invented the expression “yé yé” which he used for the first time in an article in the newspaper La Mantle appearing after the famous “Nuit de La Nation” in June 1963. For him, the phenomenon was a kind of mass hysteria through which youth expressed a desire for community and emotional release in an increasingly “rationalized” society. The cry “yeah” repeated in many rock and roll songs, pronounced “yay”, was a literal affirmation of the desire for immediate gratification of youthful impulses. It meant: “we are young and want to live life to the fullest.” Morin recognized that in France the phenomenon was weaker than elsewhere: “in France, the explosive phenomenon of rock has been domesticated, whereas in the United States and in the Nordic countries it was much more violent.” [quoted in Jouffa, op. cit., p. 58].
[Samotnaf note: re. Edgar Morin – in the Situationist International’s post-May 68 analysis of the movement at that time “The Beginning of An Epoch”, they say the following about him: “The old apes of the intellectual reservation, lost in the muddled presentation of their “thought,” only belatedly started to get worried. But they were soon forced to drop their masks and make fools of themselves, as when Edgar Morin, green with spite amidst the hooting of students, screamed, “The other day you consigned me to the trashcan of history . . .” (Interruption: “How did you get back out?”) “I prefer to be on the side of the trashcans rather than on the side of those who handle them, and in any case I prefer to be on the side of the trashcans rather than on the side of the crematories!” ]

There is little doubt that yé yé represented the reduction of popular music to astonishingly low levels of creativity and musical ability. Singers like Sylvie Vartan, Sheila and France Gall were often incapable of singing in key, possessed voices devoid of real expression, and obviously had nothing personal to communicate.

In November 1962, Sheila (Annie Chancel, named after the song “Sheila” by Tommy Roe, covered in France by Lucky Blondo) achieved immediate success with the infantile “L’Ecole est finie” (School’s out). Even the raw energy associated with rock and roll was generally eliminated. The rise of new stars like Frank Alamo (Jean-Francois Grandin, named from a film, Fort Alamo, starring John Wayne) indicated that the fashion was for clean, antiseptic popular singers acceptable to parents and teenagers alike. Alamo’s hit “Ma Biche” (cover of “Sweets for my Sweet”) was a gigantic success in spite of (or because of) its insipidity.

The most successful performer in the new mold was Claude Francois, whose first hit (“Belles, Belles, Belles”) came in late 1962.He was the penultimate yé yé idol, capable of covering American hits in a variety of styles, untainted by the “bad boy” image of the early rockers, and intensely ambitious and hard working. The fact that Claude Francois did not change his name to something sounding Anglo-Saxon indicated a modification of corporate strategy.

This change in the orientation of French popular music (rock and roll) once again coincided with changes in the United States and Great Britain, producing contradictory influences. In the United States, the reassertion of corporate control over the popular music industry was fairly complete by 1958. The resulting “normalization” of the music, plus the aging of the postwar youth cohort and the impact of historically specific events such as the Civil Rights Movement, contributed to the development of commercialized “folk” music from 1960, closely followed by the success of the “Motown sound.” In France, Françoise Hardy, a young student at the Sorbonne, first expressed the new trend by combining the yé yé sensibility with a new intimacy that was far more profound.

With her long, straight hair and the moody lyrics of her own compositions, Françoise Hardy anticipated in France the important transition from the relative lack of social consciousness and the materialist superficiality of the 1950s to the romantic idealism of the 1960s popularized in the United States by Joan Baez, Peter, Paul and Mary, Bob Dylan and others.

At a time when Sylvie Vartan and Sheila dominated the yé yé scene, with their bouffant hairdos and little-girl acts, Francoise Hardy successfullv pioneered a synthesis of the new youth sensibility with the intimate tradition of the chanson réaliste. Her first hit, “ Tous Les Garçons et les Filles” (All the girls and boys), is a rock and roll ballad built upon the most classic chord progression (the C, A minor, F, G used, for example, in Ritchie Valens’ “Donna”). It established the pattern for her future work, a combination of tasteful instrumentation and her own bittersweet lyrics that re-introduced the poetic tradition into the “pop” mainstream of French popular music.

This trend was quickly supplemented with another, even more powerful influence – the British rhythm and blues explosion of the early 1960s. At the very moment that the French groups were fragmenting in order to make way for the new star system of the yé yé era, British groups began to dominate the worldwide commercialization of African-American inspired music.

In France, as always, British, American and African-American influences tended to fuse pell-mell when adapted to French sensibilities and marketing imperatives. The folk singers of the early 1960s, the fusion of rock and roll and music hall created by British groups like the Beatles and the Kinks, and the rhythm and blues revival brought to mass popularity by others like the Rolling Stones, the Animals, and Them, combined to produce a new generation of French performers who resisted the outright corporate control of the music industry, and who insisted on saying something of substance.

Most important are Antoine Murraccioli (who, in a long show-business tradition in France, went by his first name – “Antoine”), Jacques Dutronc, and Michel Polnareff. Although other performers (such as Ronnie Bird and Herbert Leonard) achieved a new level of competence in rhythm and blues singing, the former were distinguished by their assimilation of the new rhythm and intonation and, especially, by the fact that they performed their own compositions.

It was perhaps inevitable that a new type of commercial music in France eventually came to be influenced by the same intellectual criticism that distinguished the new chanson réaliste following the Second World War. The intervening years, those between 1945 and 1962, had involved the French population in bloody colonial wars in Indo-China and Algeria that dominated political debate and conditioned the thinking of youth. The cultural phenomenon of rock and roll, in spite of the crassness of its promoters, could not help being associated with the atmosphere of tension and conflict created by these events.

__________________________________________________________________________

Since the late 1950s, French popular music has been transformed largely because of the assimilation of foreign sounds and rhythms. The greatest impact in this regard was made by the advent of rock and roll and, although the French were far less responsive to it than the British, its acceptance combined with a rapidly changing economy and society to help modify existing musical culture. There was, indeed, a great difference between the inception of rock and roll in France and Britain. Whereas in Britain rock and roll quickly became the property of youth, in France it was used to exploit them

The French only gradually assimilated the new music to the extent that it became part of their cultural expression. This was because, as we have seen, the arrival of rock and roll in France was carefully managed by the French music industry. Control over the means of popular musical production was maintained through a policy of limiting the distribution of foreign records and systematically covering the American hits with French-language versions executed by performers directed closely by promoters. The political and social conjuncture contributed to this control. The beginning of the Fifth French Republic under the leadership of General Charles DeGaulle in May 1958 bolstered a certain nationalist conception of moral order that opposed the liberation of youthful energies that rock and roll represented, and that supported the relative exclusion of foreign products in accordance with the desires of the French record industry.

However, the acceptance of rock and roll by the French public was a complex phenomenon that cannot he reduced to the manipulations of commercial or political interests. How rock and roll was perceived was related to conditions existing in postwar French society transcending the control of powerful interests. For example, a subtle relationship existed between the beginnings of rock and roll in France and the war in Algeria beginning in 1954. The postwar generation of French youth was, in fact, a generation raised in the knowledge of continued war in colonial regions. Attempts to repress struggles for national liberation in Indo-China and Algeria weighed heavily on the consciousness and perceptions of young people, particularly at a time when the labor movement and left political organizations were relatively strong. These wars were as unpopular with French youth as the war in Vietnam would be later with American youth.

For the French, the introduction of rock and roll meant many things. First, it was an obvious manifestation of American cultural imperialism and could he seen as buttressing the western way of life associated with French control over Algeria, where the new music was as popular among the colonial class as it was in France itself. Secondly, rock and roll responded to the frustrations of a youth group unable to express its collective interests in a more coherent way. Dissatisfactions with all political organizations, whether on the Right or on the Left, were confusedly felt, and lacked the conscious formulation they increasingly found as the events of Spring 1968 approached.

Although the enthusiasm shown for African-American rhythms is impossible to attribute to any single factor, French youth was receptive to the new music for essentially the same reasons as youth in other western countries. But the way rock and roll was assimilated was conditioned by deep-rooted cultural sensibilities, established patterns of social interaction, and a highly specific political context.



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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: au-delà du vrai et du faux, tragique comédie   Jeu 7 Déc - 16:44


Hallyday aimait le prolétariat, et réciproquement

et alors ?

Tristan Vacances : - Je vous trouve dur avec ceux qui ont aimé Johnny Hallyday, à la limite du mépris parce qu'il serait un "beauf vulgaire", qu'il n'est pas bon musicien selon vos critères élitistes autour du jazz qui n'est en définitive apprécié que de petits-bourgeois...

Patlotch : - quand je dis "jazz..." cela inclue toute la musique noire, le blues, le R'n'B, le rap, etc., qui n'ont rien de musiques élitistes pour petits-bourgeois, noirs ou blancs. Si ça peut vous rassurer je n'aimais pas davantage le rock bobo de Noir Désir. et Bertrand Cantat. Pourquoi pas, pendant que vous y êtes, un "mépris de classe" comme l'écrit Arnaud Sagnard dans l'Obs : Comment j'ai négligé Johnny par mépris de classe avant de devenir fan

Citation :
Pendant très longtemps, à force de K7, de CD et de vinyles, il ne s’agissait pas pour les fans de musique d’ajouter de nouveaux artistes à leur collection comme on peut le faire en empilant les MP3 mais plutôt de soustraire des pans entiers de la musique et d’en être fier. Ni Beatles ni Stones, plutôt la soul à creuser ad vitam æternam. Contre Johnny, il y avait toujours impératif plus urgent, Suprême NTM, Public Enemy, Daft Punk, Dr Dre, Alan Vega, Louie Vega, Justice, la découverte des premiers albums de Brigitte Fontaine, peu importe… Et si par malheur, vous tombiez – ce qui fut mon cas – dans le jazz, vous en preniez pour au moins quinze ans, persuadé avec vos potes DJ de laisser aux beaufs le blond chevelu. [...]

Voilà comment, persuadé d’avoir raison contre la majorité, j’ai moi aussi par mépris de classe musicale négligé Johnny pour le découvrir après tout le monde.

j'avais cette attitude avec le rock, en particulier le rock blanc, mais ceci dès le milieu des années 60, parce que je jouais de la clarinette, que j'étais tombé sur Sidney Bechet, le blues, puis le jazz classique, Charlie Parker, John Coltrane... Ce que j'ai "découvert après tout le monde", c'est la Soul et le R'n'B vers 1968, et surtout Jimi Hendrix à la fin de sa vie. Mais dès que j'écoutais un groupe de rock blanc, désolé, ça me tombait des oreilles par manque de swing, des voix moins belles sauf exception, et des guitaristes qui avaient tout piqué à ceux qui étaient mes "héros". Quand Muddy Waters fait la première partie des Stones qui ont choisi comme nom le titre d'un de ses morceaux, il se fait siffler !


1960

que le rock blanc soit la musique des prolétaires blancs, c'est indéniable, et alors, il faut avoir les goûts des prolétaires pour être communiste ? C'est aussi stupide que de considérer aujourd'hui qu'ils ont raison d'être populistes

Karl Marx a écrit:
« Ces militants farouches, dans leur mépris de la bonne éducation et de "l'humanité" bourgeoise, sont pris d'amoureuses palpitations pour "l'humanité" de l'ouvrier, sa "virilité" simple, son caractère "concret" et son "authenticité". Selon eux, les ouvriers sont les "vrais hommes".  [Or], "si les auteurs socialistes attribuent au prolétariat ce rôle de signification historico-mondiale, ce n'est pas du tout parce qu'ils considèrent les ouvriers comme des dieux. C'est plutôt l'inverse. Dans le prolétariat pleinement développé se trouve pratiquement achevée l'abstraction de toute humanité, même de l'apparence d'humanité (...). Dans le prolétariat, l'homme s'est en effet perdu lui-même, mais il a acquis en même temps la conscience historique de cette perte ; de plus, la misère qui s'impose à lui inéluctablement (...) le contraint à se révolter contre pareille inhumanité " (La Sainte Famille). »

(Extrait du Cantique des cantiques ou l'ouvriérisme, in Écrits complets de la Section italienne de l'Internationale Situationniste. Traduction : Joël Gayraud et Luc Mercier)

cité par Le Moine Bleu In bed with Proletariat

or justement, Hallyday et ce qu'on en fait politiquement parce qu'il était apprécié du "peuple", c'est du populisme à tous les étages des hommages. Voir ici

hier il fallait aimer le rock à l'époque où la grande industrie, après la découverte du 456t et du LP33T, s'empare de ce marché et l'étend à ceux qui n'avaient pas auparavant les moyens de l'écouter (c'est l'ère en France du Teppaz)

après 70, même scénario avec le "jazz-rock" et les "chaînes hi-fi", ceux des génies du jazz qui l'adoptent deviennent des vedettes de stades (Miles Davis...). Les classes moyennes gauchistes adorent tout ce psychédélisme mâtiné de hippisme, c'est la musique de la drogue, autre marché, et du sexe "libéré" en prime

aujourd'hui on doit être "Johnny" comme on était "Charlie" après les attentats de 2015. Ce qu'ils aiment du "prolétariat", c'est ce qu'il fait de plus mauvais, 'culturellement' comme politiquement, parce que cela préserve leur pouvoir économique et politique. Ce qu'ils veulent, c'est que le prolétariat reste ce qu'il est



je n'ai jamais été "Charlie", et ne serai jamais "Johnny", et j'emmerde ceux qui disent que cela relève d'un mépris de classe. Ou alors si, mais pas celui des prolos qui n'ont jamais que les goûts "culturels" dont on les a gavés, mais le mépris de ceux qui pensent se faire une idée du prolétariat à travers ses goûts : une idée populiste, de Macron au PCF en passant par Juppé, Le Pen, et les autres

Tristan Vacances : - Les vedettes de la Soul et du R'n'B ne sont pas moins vulgaires, sexistes, et machistes...



1971

Patlotch : - possible pour certains, notamment connu Ike Tirner, mais il ne faisait pas semblant de jouer de la guitare, ni James Brown de l'orgue, entre autres

Tristan Vacances : - La chanson en général, ce n'est pas la musique seulement, il y a les paroles...

Patlotch : - j'en conviens, et il est très difficile d'écrire une chanson simple et qui touche. Cela dit, longtemps la chanson populaire a été accompagnée par des musiques et des musiciens qui tenaient la route de la qualité. Chevalier, Piaf, Trenet, Aznavour, Brel, Ferré... sont de vrais musiciens

mais bon, cette discussion n'a pas de sens, ce qui compte aujourd'hui, c'est le show, la foule dans les stades, la foule sur les Champs Élysées, la foule aux urnes !

et puis si vous préférez ça à Ray Charles, je ne peux rien pour vous. En plus il "chante" faux ! (il s'améliorera par la suite, pour la diction aussi...)



1963


1958

même idée, ma première réaction hier matin


Hey Johnny


Citation :
En août 1966, Johnny Hallyday est à Londres pour l'enregistrement d'un nouvel album. C'est là, qu'un soir il fait la connaissance de Noel Redding et Jimi Hendrix alors quasi inconnu et sans maison de disque. Il les engage pour sa tournée de rentrée à l'automne et c'est ainsi que le Jimi Hendrix Experience fait sa première prestation officielle le 13 octobre 1966 à Évreux en première partie du chanteur ; trois autres dates vont suivre, dont l'ultime, le 18 à l'Olympia de Paris, à l'occasion d'un musicorama consacré à Johnny Hallyday.

En cette fin d'année, Jimi Hendrix triomphe avec Hey Joe et Johnny Hallyday est de retour à Londres pour de nouveaux enregistrements. Hendrix le convint d'enregistrer une version française du titre et le parolier Gilles Thibaut* est chargé de l'adaptation.

Les paroles françaises diffèrent totalement de la version originale : il n'est plus question de la cavale d'un homme vers le Mexique, mais du dépit amoureux de celui qui harangue son rival et vainqueur, nommé Joe, de toute sa hargne, sa haine...

Le super 45 tours sort le 15 mars 1967. La version d'Hallyday, plus acoustique, est un succès en France, elle atteint la 2e place des hits parades, reste classée 10 semaines dans le top 10 et 21 dans le top 100

* Gilles Thibaut, cousin par alliance de l'auteur-compositeur-interprète Colette Magny. Dans les années cinquante, il est trompettiste et collabore notamment avec Sidney Bechet au club du Vieux Colombier, l'un des derniers clubs parisiens de jazz de la période « Saint-Germain-des-Prés ». Il dirige également son propre orchestre de jazz.

À partir de 1965, il écrit régulièrement pour Johnny Hallyday
[...]




Tristan Vacances : - Bref, parce qu'ils sont Noirs, ils jouent mieux...

Patlotch : - ils jouent mieux leur musique que ceux qui la copient et l'édulcorent en Américains imaginaires, parce qu'elle vient d'eux, mais elle ne leur appartient pas racialement. Cf repris du 1er octobre. Un blond aux yeux bleus...


le petit Blanc de Caroline
ou le Blues du Delta






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