PATLOTCH / CHANGER DE CIVILISATION / LUTTES, THÉORIE, SEXE et POÉTIQUE

dans la DOUBLE CRISE du CAPITAL et de l'OCCIDENT, LUTTES COMMUNISTES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGIQUES
 
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 SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 17:53

AliBlabla a écrit:

Patlotch a écrit:
mes histoires de cœur et de cul ne te regardent pas

Pourtant, tu dis toi-même en citant Marx que « les individus sont toujours partis deux-mêmes », et qu'il est impossible de généraliser, de théoriser, sans distancier son propre point de vue, sans connaître le monde par ce qu'en vivent les autres, et sans vécu personnel un tant soit peu expérimenté. Je suppose donc que ton vécu est présent dans ta poésie et que ton expérience n'est pas pour rien dans tes considérations théoriques.

la poésie, dans la mesure où elle s'écrit depuis de la sensibilité, les affects du poète, part de ceux qu'il a vécus ou ressentis chez d'autres, à travers une série de masques, mais

"Il faut être singulièrement sot pour attribuer à un poète les sentiments qui paraissent dans ses vers"

Paul Valéry cité dans LIVREDEL II LIVRE DE CATHERINE Chapitre 2, 1989



Dernière édition par Admin le Mar 17 Jan - 18:08, édité 1 fois
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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 17:55


Comment t'arranges ça avec ta prétendue "quête de la réalité" dans une "vérité" de toi-même, si tu mens en permanence ?

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 18:21

cela ne signifie pas que ce que j'écris est faux, mais que son expression à la première personne ne renvoie pas toujours à la mienne. C'est les rôles qu'ont les personnages dans un roman ou au théâtre qui sont ici condensés dans le jeu des "je", des "tu", des "nous", des "il" ou "elle" d'un poème. Et comme je le disais de mes idées théoriques qui ne sont pas nécessairement univoques, il en va de même pour les "personnages" que je mets en scène dans mes poèmes sous les "je", "tu", etc.

c'est la puissance du mentir-vrai, comme disait Aragon, qui permet à l'art, au roman, à la poésie, à la peinture, d'approcher la réalité d'aussi près que la raison, par d'autres moyens, de récréation. Qu'elle soit faite de situations sociales, affectives ou sexuelles n'y change rien

voici, du 1er janvier, le premier des poèmes de LE ROMAN D'ILYA, allégorie de la réalité


1 ROMANTIR

roman sans repentir  
ou comment mentir vrai

d'année en année  
à zéro repartir  
au bon train de l'ivresse

des mots, des moments songes,  
ou des mensonges frais ?


et ce sonnet

COMÉDIE

Où je conduis la mise en scène
aux personnages à ma main
en espérant qu'ils la ramènent
et qu'ils me surprennent demain.

Je vous attends mes autres
en vous priant d'être des hôtes
à ma table tous amusants

Et d'abuser ma triste muse
en prose en vers ou en verlan,
qu'enfin vienne le nouvel an.

J'éconduis la ruse et la haine,
le faux ramage, l'inhumain,
pour que répondent à ma peine
vos noms au bas du parchemin.


FoSoBo 10 janvier 2016 14:56
sonnet 373

Patlotch poèmes de 2017

à partir d'un moment, tes personnages, ils t'échappent, tu ne leur fais pas vivre ou dire n'importe quoi, ils ont leur propre vie que tu ne peux plus que raconter

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Florage



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 18:53

Ceci étant éclairci, repartons donc de ma proposition en réponse à Tristan :

Florage a écrit:
Si tu veux articuler « la critique marxiste radicale actuelle » à « la dimension désir/plaisir sexuel », je pense qu'il faut le faire en partant de mes remarques d'hier :

Florage a écrit:
A cet égard, il y a des désaccords importants au sein de la théorie de la communisation. Le plaisir est quasi absent chez Théorie communiste, plus présent chez Dauvé, plus théorisé chez Astarian de longue date :

Du texte d'Astarian LE COMMUNISME, TENTATIVE DE DEFINITION, 1998, ceci, dans II :

Bruno Astarian a écrit:
Aucune activité ne sera jugée suffisamment nécessaire pour être entreprise si son déroulement ne donne pas pleine et entière satisfaction à tout instant aux individus qui s'y livrent. Les critères de cette satisfaction sont de l'ordre du plaisir, mais plaisir d'homme libre : être soi et se produire comme un autre, repousser toute limite, construire son rapport à l'autre comme universalisation de soi, prendre et donner sans comptabilité matérielle ou morale. Seule cette satisfaction, et non pas l'accomplissement de quelconques tâches nécessaires et/ou préalables, donne sa cohérence d'ensemble, de proche en proche, à la société communiste.


Cela reste abstrait et général, mais central, ce qui en fait le moins incompatible avec Wilhelm Reich, et par ailleurs avec les thèses de Patlotch sur la transformation des uns par les autres > L'INDIVIDU au-delà de L'INDIVIDUALISME => "Je est des autres" : COMMUNISATION

dans IV :

Astarian a écrit:
Dans le communisme, la catégorie de la production matérielle disparait donc au profit de celle d'activité inter-individuelle totalisante trouvant en elle-même sa raison d'être. On parvient au même résultat en imaginant ce que deviendront les activités actuelles non-productives séparées: le communisme fera, par exemple, de ce qui est actuellement l'activité poétique un rapport reproductif à la nature.

Ici, forte résonance avec l'approche poétique de Patlotch dans RÉVOLUTION de la POÉTIQUE et POÉTIQUE de la RÉVOLUTION


En tenant compte de mes remarques d'aujourd'hui :

Florage a écrit:
Ce que montre un survol du sujet rejoint les distinctions à établir partout, entre :

- l'objectif immédiat, voire illusoire, d'une libération sexuelle pour tous dans la société capitaliste;

- la révolution comme moment transitoire de sortie du capitalisme, et la fonction des désirs, dont sexuels, dans ce processus;

- la projection future nécessairement abstraite de ce que pourraient être des relations sexuelles libérées des contraintes socio-économiques et de la domination masculine.

A défaut de discerner et d'articuler ces trois moments, on entretient la confusion, et c'est à mon avis tout à fait ce qui s'est produit dans les lendemains de 1968. Que des femmes aient pu y trouver leur compte est indéniable, mais ce n'est certainement pas ce qu'il en ressort massivement, et moins encore aujourd'hui que la situation est entièrement retournée par l'idéologie dominante.


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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 19:56


J'ai pas tout compris, mais comme je me fais ramasser dès que je l'ouvre par l'une, l'autre ou le Califoireux, je vais faire un effort.

Admettons, si qu'avec une femme, je suis pas une brute, que je lui fais la vaisselle aussi bien que l'amour, la poussière et la quête quotidienne aux marchandises de notre bonheur partagé, est-ce que je suis encore de « tous les hommes [qui] s'approprient toutes les femmes » ? que théorise Théorie Communiste, groupe théoriste communiste ?


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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 20:17

AliBlabla a écrit:
... est-ce que je suis encore de « tous les hommes [qui] s'approprient toutes les femmes » ? que théorise Théorie Communiste, groupe théoriste communiste ?

Eux t'ont expliquer : « Faut pas partir du perso ». Si « Les individus partent toujours d'eux-mêmes » (Marx), ils ne le font pas comme individus séparés, car les membres de TC sont purs dans leur individualité générale inséparable de la totalité qu'ils voient et qu'ils annoncent. De nulle part. Chez Théorie communiste, Le verbe s'est fait sans chair.

Plus sérieusement (encre que), cela relève de ce qu'on appelle un "privilège", quelque chose de relatif, même quand la position de "dominé" est commune, comme par exemple entre prolétaires et prolétaires racisés, le "privilège blanc", ou entre prolétaires noirs hommes et femmes la domination masculine.

Donc même si t'es "gentil avec une femme", tu seras toujours dans un rapport d'homme à femme dans un monde où elle est moins que toi, de même qu'un chef gentil reste un chef, dont le but est de te faire travailler de façon productive.

Ce que tu cherches en étant "gentil avec une femme", ce peut très bien être ton plaisir, que tu payes, culpabilisé, par ta part de travail domestique, tout en le considérant encore comme naturellement féminin.

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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 20:20


Tristan Vacances a écrit:
Ce que tu cherches en étant "gentil avec une femme", ce peut très bien être ton plaisir, que tu payes, culpabilisé, par ta part de travail domestique, tout en le considérant encore comme naturellement féminin.

T'es dégueulasse, Tristan, et puis dans ce cas-là, autant se comporter en goujat phallocrate et macho, s'il n'y a pas de différence parce que la théorie communiste genre/classe n'en fait pas.

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 20:26


AliBlabla a écrit:
autant se comporter en goujat phallocrate et macho, s'il n'y a pas de différence parce que la théorie communiste genre/classe n'en fait pas.

T'inquiètes pas pour eux, ils y ont penser, puisqu'ils se considèrent "schizophrènes" et qu'en attendant la fin, ils ne peuvent vivre que "normalement". Comprendre que s'il leur arrivait, simple hypothèse d'école, de se comporter en salauds avec des femmes, ce serait la faute au grand capital. Inutile dans ces conditions de s'appesantir sur la "dénonciation" concrète et quotidienne des violences masculines ou autres réjouissances "genrées", et l'on constate d'ailleurs qu'ils ne perdent pas leur temps en aussi terre à terre activités.

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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 22:27

Tristan Vacances a écrit:
Inutile dans ces conditions de s'appesantir sur la "dénonciation" concrète et quotidienne des violences masculines ou autres réjouissances "genrées", et l'on constate d'ailleurs qu'ils ne perdent pas leur temps en aussi terre à terre activités.

Caisse à dire ? C'est plutôt modeste comme posture. Ils ne se mettent pas en avant narcissiquement comme Patlotch, ils payent de leurs personnes, humanitaristes concrets, sans en faire des plats ni des modèles révolutionnaires. Ils baisent certes, ici ou là, en draguant sur Internet, joignant l'utile du mariage aux plaisirs de la prostitution de toute une chacune, en ligne. Et alors ?

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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 23:09



Tu m'as pas l'air d'en être aussi détaché que le dit Patlotch.

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 23:26

Le gauchisme à la puissance 2, gauchisme du gauchisme sous le couvert de communisation, est paradigmatique de la surenchère extrémiste : ils ne poseront jamais des questions concrètes aux situations concrètes, ni présentes ni futures, ni sociales ni sexuelles.

Alors tu penses, "le cul" est ici un révélateur, au sens photographique (cf la scène du développement des photos dans Ascenseur pour l'échafaud, de Louis Malle)

dsl, pas trouvé en ligne. Lot de consolation



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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 23:40


Tristan Vacances a écrit:
ils ne poseront jamais des questions concrètes aux situations concrètes, ni présentes ni futures, ni sociales ni sexuelles.


Ah bon, parce que tu le fais, toi, ou Patlotch ?

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 23:42


AliBlabla a écrit:
Ah bon, parce que tu le fais, toi, ou Patlotch ?

encore une sortie du genre, et je te vire, Blabla

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 23:44

Admin a écrit:
encore une sortie du genre, et je te vire, Blabla

t'es qu'un rien vieux stal

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 23:46

AliBlabla est banni, pour insignifiance


Dernière édition par Admin le Mer 18 Jan - 11:15, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mer 18 Jan - 0:51


Admin a écrit:
AliBlabla est banni, pour insignifiance

Il faut admettre qu'il n'apportait rien d'intéressant à nos échanges.

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Florage



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mer 18 Jan - 0:53


Il a quand même su dire que t'étais un "lèche-cul", ce qui se vérifie.

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mer 18 Jan - 0:56

Si Ali est viré et Patlotch ne commente plus, nous voilà Florage, réduits à parité, mais n'est-ce pas l'opposé de la non-mixité ?
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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mer 18 Jan - 1:00

T'es pas con, mais si jamais j'avais à comnenter, je préférerais m'adresser au bon dieu qu'à tes saints



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mer 18 Jan - 1:08


Tristan Vacances a écrit:
... réduits à parité, mais n'est-ce pas l'opposé de la non-mixité ?

bien vu, la parité est la "réalité augmentée" de l'égalité sexuelle, autrement dit sa vérité diminuée

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mer 18 Jan - 12:55


Sexualités féminines dans les séries

Zones subversives, 14 Janvier 2017

Les séries télévisées osent désormais montrer la sexualité féminine. Elles deviennent un support de réflexion sur le plaisir et les relations humaines au quotidien.


(liens dans l'original)
Citation :
Les séries télévisées permettent d’aborder les problèmes de la vie quotidienne. La sexualité et le plaisir féminin devient un sujet davantage évoqué. Les séries diffusent de nouvelles représentations et une diversité de pratiques sexuelles.

Les séries ne sont plus considérées uniquement comme un divertissement. Des recherches se développent pour analyser la réflexion critique qui existe dans ce genre longtemps dévalorisé. Mais il existe encore des formes de hiérarchies culturelles. Les séries HBO, comme The Wire, Les Sopranos ou Breaking Bad, se situent au sommet de la hiérarchie culturelle. Ces séries se centrent sur un univers masculin. Elles proposent une vision noire et violente d’un monde immergé dans des valeurs « viriles ».

En revanche, les séries plus féminines, comme Scandal ou The Good wife, sont considérées comme grand public et commerciales. Elles sont diffusées sur des networks mais se révèlent particulièrement innovantes. Elles se penchent sur des catégories sociales dominées et transgressent les normes morales, bien qu’elles s’adressent à un public mainstream sur des chaînes publicitaires.

Les représentations du plaisir féminin et des différentes pratiques sexuelles tranchent avec le conformisme de la culture française. La petite bourgeoisie intellectuelle, qui impose les programmations télévisées, conserve un mépris de classe et de genre pour la fameuse « ménagère de moins de 50 ans ».

Iris Brey se penche sur la sexualité féminine dans les séries américaines dans le livre Sex and the series. Des productrices, des scénaristes et des showrunneuses prennent au sérieux le point de vue des femmes sur leur vie et leur sexualité.




La sexualité à l’écran

En 2004 est diffusée la série Desperate Housewifes sur un groupe de femmes. Les séries Girls, Master of Sex, Orange is the New Black ou Scandal sont ensuite diffusées. Ces séries proposent de nouvelles représentations de la sexualité féminine, loin du puritanisme et des clichés traditionnels. « La sexualité féminine et le plaisir féminin, d’habitude passés sous silence dans les médias, trouvaient enfin leur place sur le petit écran, comme sujet passionnant et complexe élaboré au fil des saisons », observe Iris Brey. De nouvelles séries dessinent un renversement culturel. Elles permettent de penser la sexualité, les rapports de pouvoir et les représentations du plaisir. L’intimité est abordée et les héroïnes de télé adoptent des vies sexuelles nouvelles.

Iris Brey centre son étude sur les séries américaines, pour s’inscrire dans un contexte culturel précis. Les Etats-Unis apparaissent comme un pays particulièrement puritain qui représente peu la nudité. Les règles de censure télévisuelle sont également plus complexes qu’en France. Les séries peuvent adopter une fonction éducative dans la société. Le plaisir féminin, qui n’est jamais évoqué dans le cadre de l’école ou de la famille, peut se trouver dans les séries.

« Les séries qui parlent et qui montrent le plaisir féminin sont en train de radicalement changer le rapport que les femmes ont à leur corps et à leur sexualité », constate Iris Brey. Entre la culture porno et le puritanisme du cinéma, se dessine une autre manière de représenter la sexualité. « Entre ces deux extrêmes, les séries nous proposent une vision subversive de la sexualité féminine et articulent un discours libérateur », souligne Iris Brey.

La parole sur le sexe se développe. Les séries, même quand elles montrent la sexualité des femmes, refusent d’en parler explicitement. Le mot « fuck » reste longtemps banni. L’orgasme, l’anatomie du clitoris ou la localisation du point G deviennent désormais des sujets de conversation dans certaines séries. La sexualité des femmes est restée longtemps inexistante dans les médias. Elle se résume souvent à une scène où la femme, en position de missionnaire, attend passivement que son partenaire jouisse.

Désormais la sexualité s’accompagne de mots pour la décrire. « Les séries se sont emparées de la sexualité et inventent une nouvelle langue, écrite ou visuelle, pour mettre enfin des mots sur l’un des plus grands mystères de la modernité », présente Iris Brey. Le clitoris reste peu représenté. Le mot demeure imprononçable. Aux Etats-Unis, la FCC (Commission fédérale des communications) impose une véritable censure. Elle a même décrété que le terme « vagin » est indécent. Même si le « pénis » reste facilement prononcé. La terme clitoris est ouvertement censuré. Il devient alors un mot politique.

En revanche, les chaînes câblées peuvent mettre des mots sur la sexualité féminine. La série Master of Sex montre même deux scientifiques connus pour avoir bousculé les connaissances en matière de sexualité. Un vocabulaire considéré comme médical permet de mettre des mots sur l’anatomie féminine. Le jargon médical permet de présenter le clitoris comme l’organe central du plaisir féminin. Dans Orange is the New Black, les filles observent leurs propres corps avec un miroir. La sexualité féminine passe par l’apprentissage des femmes sur leur propre corps.

Dans les années 1990, des séries évoquent la sexualité des adolescents. Dans Dawson, la sexualité est souvent présente. Pourtant, la série se révèle réactionnaire. Les filles vierges sont biens, les autres sont considérées comme dangereuses. Une femme qui couche pour son plaisir apparaît comme un personnage négatif, à qui des malheurs vont arriver. Cette série participe à une culpabilisation du plaisir féminin.




Plaisir et diversité sexuelle

Dans le cinéma, la jouissance féminine provient d’une simple pénétration vaginale. Le coït hétéro est présenté comme le summum du plaisir sexuel. Les séries montrent au contraire une diversité de pratiques sexuelles et sensuelles pour favoriser la jouissance. « Les séries proposent bien d’autres pratiques qui suscitent du plaisir, du baiser au toucher, de la masturbation au cunnilingus, et elles osent presque tout montrer, jusqu’à l’orgasme féminin sans partenaire masculin », décrit Iris Brey.

Les séries peuvent montrer les préliminaires. Buffy contre les vampires montre une jeune fille très féminine qui présente des caractéristiques viriles et sait se battre. Cette série montre l’érotisme des baisers et des morsures de vampires. Dans un épisode de la série Friends (S04E11), un homme demande à ses colocataires les secrets du plaisir féminin. Ses amies lui présentent alors les sept zones érogènes. Mais ces parties du corps ne sont jamais montrées ni même nommée. La série semble donc davantage entretenir le mystère qui favoriser la connaissance du public.

La masturbation reste réprimée par la religion et l’ordre moral. Mais les séries télévisées contribuent à banaliser la masturbation, y compris féminine, pour en faire un acte de la vie courante. Dans Weeds, la masturbation devient un besoin vital pour Nancy. Dans Sex and the City, Charlotte ne peut plus se passer de son vibromasseur. Dans Girls, les jeunes femmes abordent la sexualité de manière naturelle, sans la moindre culpabilité. « Le sexe devient un terrain d’expression, et le jugement de valeur est absent de toutes ces interactions sexuelles », observe Iris Brey.

Le cunnilingus devient une pratique sexuelle qui se banalise. La langue des hommes est alors au service du plaisir féminin. Dans le premier épisode de Sex and the City, Carrie tente d’avoir une approche masculine et utilise un homme pour son propre plaisir. Elle le quitte après un cunnilingus. Mais la série repose sur le stéréotype selon lequel les hommes veulent juste du plaisir tandis que les femmes recherchent l’attachement. La série repose sur cet essentialisme qui vise à relier la plaisir sexuel à un acte amoureux et à des sentiments.

Au contraire, des séries montrent l’orgasme féminin sans la moindre sentiment amoureux. Dans Master of Sex, le coït avec une stimulation clitoridienne permet à Virginia d’atteindre deux orgasmes. « Ici, avec le bon partenaire ou le bon sex toy, la stimulation du clitoris se conclue par un orgasme, et cela n’est pas forcément lié à un état psychologique favorable », souligne Iris Brey. Virginia explique qu’elle n’a pas besoin d’être attachée à un homme pour jouir. D’autres séries comme Desperate Housewifes ou Sex and the City, permettent la représentation du plaisir des femmes.

Les séries montrent également une diversité sexuelle. Des pratiques comme le BDSM apparaissent dans Desperate Housewifes, sans sombrer dans le cliché d’une sexualité violente et brutale. Ensuite, les sexualités queer apparaissent à l’écran. La bisexualité n’est plus considérée comme une catégorie. C’est plutôt une zone de flou qui échappe aux grandes catégories homo ou hétéro. Les personnages n’ont pas toujours des orientations sexuelles rigides et définitives.

Les sexualités lesbiennes apparaissent, notamment avec Orange is the New Black qui se situe dans une prison de femmes. Cette série montre également une butch, une lesbienne qui assume les codes de la masculinité. Des personnages transgenres apparaissent également dans les séries. Les séries permettent de bousculer les clichés et les représentations dominantes. « Elles fabriquent un discours culturel qui devient politique, car il propose aux téléspectateurs une vision tournée vers des sexualités multiples qui s’épanouissent en dehors d’une conception binaire et phallocentrée de la sexualité des femmes », observe Iris Brey.




Séries et révolution sexuelle

Les séries permettent de sortir des schémas essentialistes. Les femmes peuvent s’épanouir dans diverses pratiques sexuelles. Elles ne rentrent pas dans les cases traditionnelles de la maman ou la putain. Même les normes esthétiques sont bousculées. Ces séries permettent de diffuser un nouvel imaginaire, avec un impact important sur les différents publics à travers le monde. « Un impact sur les vies privées, sur la vision de la sexualité, sur la manière de parler de sexe et même d’écrire et de réaliser des séries selon le cadre culturel de chaque pays », précise Iris Brey. Elle insiste sur l’influence des séries sur la vie quotidienne et la sexualité.

Le livre d’Iris Brey propose un regard original sur les séries. Selon l’approche des études culturelles, elle prend les séries populaires comme un objet de réflexion qui permet de penser la société. Iris Brey évoque notamment des séries féminines souvent dénigrées dans les milieux intellectuels. Ces feuilletons ne sont pas directement associés à une critique sociale et politique qui remet en cause l’ordre marchand. Ce sont au contraire des purs produits de divertissements qui ne portent aucun discours politique. C’est pourtant dans ces séries grand public que sont abordés le plus directement les problèmes du quotidien, loin des grandes questions morales à la Breaking Bad. Les sujets abordés peuvent donc avoir davantage d’influence et le public peut plus facilement s’identifier aux personnages et à leurs situations.

Iris Brey montre une évolution positive dans la création de ces séries. Le bon vieux puritanisme américain vole en éclats. La morale poussiéreuse apparaît comme ce qu’elle est : ringarde et réactionnaire. Le plaisir féminin n’est plus un sujet tabou. Une diversité de pratiques sexuelle voit le jour sur les écrans. Les vieux schémas avec des femmes essentialisées et des pratiques sexuelles banales sont progressivement remis en question. Mais Iris Brey évoque également les contradictions et les limites qui existent encore dans de nombreuses séries. Les normes sociales restent souvent présentes. Elles sont égratignées sans être attaquées.

Iris Brey propose une lecture positive des séries. Elle montre comment la diversité sexuelle se diffuse progressivement. Les femmes ne sont plus des objets sexuels mais des sujets de plaisir. Iris Brey conclue presque sur le constat d’une nouvelle révolution sexuelle à travers les séries. Cet optimisme semble un peu exagéré. Il suffit de voir une série française pour comprendre que le conformisme et les clichés restent bien présent. Les séries américaines n’influencent pas encore les scénaristes en France.

Ensuite, Iris Brey semble avoir tendance à surestimer le potentiel subversif des séries. L’évolution de la sexualité et de la vie quotidienne ne passe pas uniquement par les imaginaires culturels. Les mouvements féministes passent aussi par la lutte sociale. La contestation culturelle doit trouver un ancrage dans la révolte politique. Les séries sont un point appui intéressant mais ne suffisent pas à transformer les relations humaines.

En revanche, les luttes sociales peuvent s’appuyer sur les séries américaines pour renouveler leur discours politique. Des situations évoquées dans les séries permettent d’ouvrir davantage le débat que de se perdre dans les théories queer et le jargon du post-modernisme. Les luttes féministes s’attaquent aux problèmes de la vie quotidienne. Elles ne doivent pas se perdre dans l’élitisme universitaire.

Les séries télévisées deviennent un support politique plus intéressants que les livres de Judith Butler. Surtout, elles évoquent le plaisir féminin et dessinent des perspectives nouvelles. Même si la révolution sexuelle n’est pas une simple addition de changements individuels. C’est un mouvement de contestation globale qui remet en cause les rapports sociaux de genre et les relations humaines. C’est une révolte qui doit déboucher vers une société qui permet le plaisir et la jouissance de tous les individus.

Source : Iris Brey, Sex and the séries. Sexualités féminines, une révolution, Soap éditions - Libellus, 2016
Extrait publié sur le site Les mots sont importants

Articles liés (liens dans l'original)

Citation :
- Plaisir féminin et clitoris
- Les mouvements de révolution sexuelle
- True Blood : vampires et sexualités
- Les femmes et la littérature érotique
- Études culturelles et critique sociale

Pour aller plus loin (liens dans l'original)

Citation :
Vidéo : Iris Brey, Sexualité féminine et série TV : une révolution ?, publié sur le site du festival Séries Mania
Vidéo : Iris Brey : « la majorité des séries reste dans des stéréotypes sur la sexualité féminine », publiée sur le site du magazine 50/50 le 14 novembre 2016
Vidéo : Seriz podcast, Sex and the series : interview d'Iris BREY, mise en ligne le 15 avril 2016
Vidéo : Du sexe à la TV, une analyse avec Iris Brey, émission C à vous du 8 juin 2016
Vidéo : Rebecca Manzoni, Des femmes et du sexe dans la télé, émission Pop & co diffusée sur France Inter le 15 avril 2015

Radio : Sonia Devillers, Clitoris et sexualité : les femmes dans les séries, émission Instant M diffusée sur France Inter le 21 avril 2016
Radio : Iris Brey & Gérard Wajcman - 2ème sexe en séries, émission Ping Pong diffusée sur France Culture le 30 mai 2016
Radio : Pierre Langlais, Sérierama #67 : “Sex and the series”, la sexualité féminine dans les séries avec Iris Brey, émission publiée sur le site de Télérama le 6 mai 2016
Radio : Quelle représentation pour la sexualité, et notamment la sexualité féminine dans les séries télé ?, publié sur le webzine Le cabinet de curiosité féminine le 2 juin 2016
Radio : Ennemi Public et Sex and the series La loi des séries #68, émission mise en ligne sur le site de Radio VL le 4 mai 2016
Radio : Sophie Torlotin, Elisabeth Lequeret, Les femmes veulent percer le plafond de verre du cinéma, publié sur RFI le 7 mai 2016
Radio : A quoi servent les scènes de sexe dans les séries télé ?, émission diffusée sur Le Mouv' le 19 mai 2016
Radio : La Causerie n°158 du 19 juin 2016, émission diffusée sur Radio Canut le 16 juin 2016
Radio : Le Prochain Episode Séries Mania #3 : 21/04, Iris Brey, émission mise en ligne sur le site de Radio Campus le 21 avril 2015
Radio : Télévision et sexualité féminine : une vision faussement progressiste, émission diffusée sur Radio Canada le 7 juillet 2016

Pauline Le Gall, Sex and the series”: Comment le sexe au féminin s’est épanoui dans les séries, publié sur le webzine Cheek le 12 mai 2016
Clélia Cohen, Séries / La fin du sacro-sein, publié sur le site du journal Libération le 29 avril 2016
Anaïs Orieul, Sex and the Series : la sexualité féminine révolutionne-t-elle la télévision ?, publié sur le site du magazine Terra Femina le 11 mai 2016
Annabelle Gasquez, Interview : Iris Brey, la révolution féministe des séries est en marche, publié sur le webzine Deuxième Page le 10 novembre 2016
Delphine Rivet, Sex and The Series : la représentation des sexualités féminines vue par Iris Brey, publié sur le site Biiinge
Sexualités féminines, une révolution télévisuelle, publié sur le site Tout pour les femmes le 29 juin 2016
Melissa, Série, genre féminin : les conférences de Séries Mania 2015 font le point, publié sur le webzine Madmoizelle le 4 mai 2015
Rebecca Amsellem et Alix Heuer, Ce que personne ne vous a jamais dit sur l'orgasme féminin, publié sur le site du Huffington Post le 19 mai 2016
Séries d’aujourd’hui… couples de demain ?, publié sur le webzine Le cabinet de curiosité féminine le 3 janvier 2017
Publié dans #Révolution sexuelle, #Contre culture


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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mer 18 Jan - 13:14

Du même site, pour compléter le panorama historique, notamment des années 60-70. On regrettera la faiblesse de l'article sur le plan théorique de l'articulation "Révolution sexuelle" - Révolution sociale


Les mouvements de révolution sexuelle

Zones subversives 22 Août 2015

Les luttes pour la révolution sexuelle ont contribué à changer la société. La vieille morale puritaine est alors attaquée. La contestation du conformisme sexuel doit permettre de détruire l'ordre capitaliste.


Citation :
La lutte pour la liberté sexuelle, impulsée notamment par le mouvement du 22 mars, est jugée particulièrement frivole. C’est pourtant cette révolte qui déclenche la plus importante grève du XXe siècle avec le mouvement de Mai 68. Un mouvement pour la révolution sexuelle s’amorce dans les années 1960. Les contre-cultures et l’imaginaire érotique irriguent la presse alternative, les arts, la musique et le cinéma. Des universitaires développent leur regard sympathisant pour les Révolutions sexuelles. Ils s’opposent au révisionnisme historique, incarné par François Furet, qui réduit les révoltes politiques à de simples processus de modernisation sociale. Les origines intellectuelles, culturelles et politiques des révolutions sexuelles doivent être analysées, avec leurs conséquences mais aussi leurs limites et leurs contradictions.


Histoire de la révolution sexuelle

Alain Giami et Gert Hekma reviennent sur les débats et controverses autour de la révolution sexuelle. Un révisionnisme postmoderne consiste à nier la répression sexuelle en s’appuyant sur la réflexion de Foucault. Pourtant, si le philosophe insiste sur l’abondance des discours sur la sexualité, il ne nie pas la répression des comportements et des désirs. « La différence de traitement entre les sexualités reproductives et les sexualités perverses, les sexualités infantiles ou la sexualité féminine, objets de surveillance constante, laisse plutôt à penser qu’on a eu a faire à des formes de répression sélective des corps et des conduites », soulignent Alain Giami et Gert Hekma.

Pourtant des auteurs révisionnistes attaquent la portée d’une révolution sexuelle, à l’image du sociologue Michel Bozon. Les féministes bourgeoises et postmodernes, comme Clémentine Autain, estiment même de manière grotesque que les révolutions sexuelles ont accentué la « domination masculine ». Les conservateurs, comme Ferry et Renault, dénoncent le déclin de la famille et du couple monogame.

Les utopistes et les libertins proposent une première révolution sexuelle, mais plus pour les hommes des classes supérieures que pour les pauvres, les femmes ou les homosexuels. Charles Fourier attaque la monogamie et la famille nucléaire comme des institutions qui réduisent les besoins sociaux et les passions sexuelles. Fourier défend toutes les formes de sexualité, notamment le lesbianisme, et l’égalité entre les sexes. Chaque individu doit pouvoir trouver des partenaires qui partagent les mêmes goûts. « L’expression des passions était très importante pour Fourier, et les passions érotiques devaient être vécues quotidiennement, si possibles dans des bacchanales », précisent Alain Giami et Gert Hekma. L’activité sexuelle érotique doit être détachée des actes reproducteurs, des actes génitaux et de l’hétérosexualité. Les règles sociales doivent favoriser le plaisir sexuel.

Au début du XXe siècle, Alexandra Kollontaï et Wilhelm Reich placent l’émancipation sexuelle au cœur du combat révolutionnaire. Le freudo-marxisme attribue les causes de la misère sexuelle à l’organisation capitaliste de la société. La répression sexuelle de la jeunesse, à travers la famille autoritaire, permet de maintenir l’oppression sociale. Mais Reich conserve un côté moraliste qui dénonce des perversions comme l’homosexualité ou la pornographie. Mais il influence fortement le communisme libertaire de Daniel Guérin. Le philosophe Herbert Marcuse propose la suppression du travail aliéné pour augmenter le temps libre et permettre une érotisation des rapports sociaux.

Dans la France des années 1950, une littérature érotique émerge. Les Provos et le mouvement hippie associent sexe, drogue et rock & roll. En 1966, la revue Partisans consacre un numéro au thème « Sexualité et répression ». Des enquêtes sur la situation des jeunes et des femmes visent à dévoiler la misère sexuelle dans laquelle ils se trouvent. La répression de l’homosexualité est également dénoncée. La question sexuelle s’inscrit dans la perspective d’une société égalitaire et libertaire. Une période de libération sexuelle permet des changements radicaux dans la vie sexuelle des femmes. L’avortement et la contraception, tout comme la fin de l’obligation de virginité, permettent des améliorations majeures. Mais l’exhibition de la nudité dans les médias s’inscrit dans un imaginaire hétérosexuel.


Des manifestants défilent, le 21 juin 1980, dans les rues de Paris, pour défendre les droits et libertés des homosexuels

Évolutions sociales et politiques

Des mouvements intellectuels contribuent à politiser la vie privée, la subjectivité, la culture et d’autres fronts considérés comme secondaires par rapport aux objectifs du mouvement ouvrier. Au cours des années 1968, la sexualité, la folie, la médecine ou les prisons deviennent des questions politiques. La révolution sexuelle alimente un nouvel imaginaire culturel et permet de séparer le plaisir de la reproduction. Les transformations de la sexualité doivent déboucher vers une émancipation individuelle et vers des transformations globales de la société. Mais les idéaux de la révolution sexuelle sont récupérés par la société spectaculaire marchande. De plus, la sexualité est vidée de son contenu politique au profit des analyses formulées en termes de genre et d’intersectionnalité.

Avec la révolution sexuelle, ce n’est plus l’inégalité sociale qui stimule le désir. C’est au contraire l’égalité sociale qui devient le fondement des relations amoureuses et sexuelles. Des résultats ambigus découlent cette révolution sexuelle. Mais ce mouvement permet une émancipation des femmes, la reconnaissance de droits pour les gays et lesbiennes, des droits pour les personnes célibataires, les jeunes et les personnes âgées. L’activité sexuelle érotique peut se dissocier de l’activité reproductive et de l’obligation conjugale. Mais la révolution sexuelle demeure inachevée.

La question du plaisir est remplacée par les rapports sociaux de genre considérés comme l’unique problème politique. « L’autonomie sexuelle et l’expression des désirs sexuels est encore souvent reconnue de façon limitée pour les femmes », observent Alain Giami et Gert Hekma. Les gays et lesbiennes, malgré quelques avancées en leur faveur, subissent toujours des discriminations. Ensuite, l’amour et la sexualité demeurent toujours associés, même si les sentiments amoureux et les émotions érotiques peuvent différer.

L’historienne Dagmar Herzog évoque les résistances à la révolution sexuelle. Les partisans de l’avortement, qui défendent le droit des femmes au plaisir sexuel sans les conséquences en termes de reproduction, se heurtent à d’importantes difficultés. La libération sexuelle subit l’opposition des forces conservatrices et religieuses.

La liberté sexuelle des femmes, favorisée par la pilule, est perçue comme une « menace » pour le « rôle dominant » des hommes. Avant la contraception, la vie sexuelle semble plus source de crainte que de désir. Les femmes doivent alors se soumettre aux critères de l’érotique masculine et se sacrifier pour satisfaire les besoins d’autrui. C’est la multiplication des avortements illégaux qui permet une légalisation de cette pratique.



Sexologie et thérapies corporelles

Sylvie Chaperon évoque le renouveau de la sexologie dans les années 1950. Une loi censure les écrits sur la sexualité à partir de 1949. Dans ce contexte de puritanisme, catholiques et communistes s’accordent pour défendre une sexualité traditionnelle. René Guyon, sexologue resté fidèle aux idéaux libertaires de l’amour sans exclusivité, ne parvient pas à être publié. Le Deuxième sexe de Simone de Beauvoir déclenche un véritable scandale. La philosophe ose évoquer le droit à l’avortement, l’homosexualité féminine et l’initiation sexuelle des femmes. Le rapport Kinsey passe davantage inaperçu. Cette étude sur la sexualité féminine se heurte aux réactions des psychanalystes. C’est Daniel Guérin, militant révolutionnaire et communiste libertaire, qui insiste sur le potentiel libérateur de l’enquête. Daniel Guérin dénonce la criminalisation de l’homosexualité et demeure un actif partisan de la libération sexuelle.

« Dans le sillage de Kinsey, des pratiques autrefois jugées déviantes, voire pathologiques, telles la masturbation et l’homosexualité, sont réévaluées. L’idée d’égalité entre sexes ou entre orientations sexuelles progresse nettement ; l’idée de liberté sexuelle, dans le respect des partenaires également », observe Sylvie Chaperon. La contestation des années 1968 permet l’émergence des mouvements de la jeunesse, des homosexuels, des femmes qui luttent contre la répression sexuelle. Les médecins sont obligés de prendre en compte les critiques de ces mouvements et institutionnalisent la sexologie.

Alain Giami revient sur les thérapies de la libération sexuelle en France. Le Laboratoire d’Orgonomie Générale (LOG) propose des sessions de psychothérapies émotionnelles et corporelles inspirées par les méthodes de Wilhelm Reich. « Le bien-être ressenti au cours d’une ou de plusieurs sessions de ce type devait contribuer à la transformation radicale de soi-même et susciter le désir de révolution sociale », décrit Alain Giami. Ce n’est pas la souffrance mais l’expression du bonheur et du bien-être qui doit rendre insupportable l’oppression et l’ennui au quotidien. Reich pense que la misère sexuelle détourne du combat politique et que le plaisir sexuel renforce la combativité. Mais les psychothérapies, loin de renforcer la révolte sociale, défendent progressivement un bien-être dans le cadre de la société marchande.

Les thérapies corporelles insistent sur la découverte du bien-être et du plaisir pour traiter les névroses et autres maladies mentales. Wilhelm Reich abandonne le freudo-marxisme et la libération sexuelle. Son intérêt pour la biologie et l’orgone débouche vers une séparation entre la psychanalyse et la politique. Le LOG s’inspire également des communautés hippies qui expérimentent l’amour libre. La revue Sexpol : sexualité et politique s’inscrit dans le sillage d’une presse alternative. La politisation des questions sexuelles débouche vers une politisation des questions générales de la vie quotidienne.

Les animateurs du LOG proviennent de l’extrême gauche. Ils dénoncent la répression mais surtout la misère sexuelle et émotionnelle. Ils ne proviennent pas des milieux de la psychothérapie. La découverte de l’énergie vitale doit permettre d’intensifier le plaisir et doit déboucher vers une prise de conscience politique. L’épanouissement personnel reste relié à la transformation sociale.

La thérapie s’appuie sur les jeux bio-énergiques, la mobilisation du corps, la respiration en profondeur, le cri. Le séjour doit également favoriser les rapprochements entre les individus. Le bien-être et le bonheur sont devenus des critères dominants de la réussite sociale. Mais c’est la logique individuelle qui prime sur la perspective d’une transformation radicale de la société.


[center
La belle Saison, de Catherine Corsini[/center]

Révolutions sexuelles, féministes et gays

Rostom Mesli évoque Daniel Guérin, un des théoriciens majeurs de la révolution sexuelle en France. Ses écrits associent histoire et politique. Il introduit les écrits de Reich, Kinsey et Fourier. Surtout, il articule révolution sexuelle et révolution sociale pour devenir une des figures majeures de la lutte des homosexuels. La libération du désir passe par une émancipation politique et sociale. Les autobiographies de Daniel Guérin, « politiques et charnelles », montrent l’importance du désir sexuel dans la conscience révolutionnaire.

Daniel Guérin insiste sur la cohérence de ses engagements. Issu de la bonne vieille bourgeoisie, il embrasse la cause révolutionnaire en raison de son attirance pour les ouvriers. Les homosexuels semblent plus libérés dans les classes populaires. Mais cette sexualité naturelle des ouvriers, sans contrainte ni préjugés, apparaît surtout comme un fantasme.

Mais Daniel Guérin semble également rallier le combat révolutionnaire pour échapper à l’étouffoir du conformisme social. Pourtant, la lutte sociale prime sur la libération sexuelle. Daniel Guérin évoque ces deux révoltes de manière hiérarchisée, « l’une prioritaire, visant à une mutation radicale de la société ; l’autre, complémentaire, tout aussi pressante, tendant à l’amour des garçons ». La libération sexuelle apparaît légitime uniquement lorsqu’elle s’inscrit dans une perspective socialiste et révolutionnaire. Daniel Guérin critique les dérives du ghetto homosexuel et de sa culture consumériste. Mais cette critique semble conserver une vision dépréciative du plaisir et de l’homosexualité. Malgré cette observation, Rostom Mesli semble militer pour une séparation de la révolution et du plaisir dans une optique de dépolitisation de la vie quotidienne et d’acceptation de l’ordre existant.

Michael Sibalis revient sur le mouvement de libération gay. A partir de 1971, le Front d’Action Homosexuel révolutionnaire (FHAR) attaque l’ordre moral. Radical et spontané, il multiplie les provocations politiques. Les assemblées générales aux Beaux-arts deviennent des espaces de débats, mais aussi de rencontres amoureuses et sexuelles. Mais le FHAR, trop peu structuré, se heurte à la répression.

Le Groupe de Libération Homosexuel (GLH), plus modéré, entend construire une véritable organisation. Le GLH - Politique et Quotidien (GLH-PQ) apparaît comme la tendance la plus radicale. La misère sexuelle est associée à la misère sociale. Le GLH-PQ entend sortir du ghetto homosexuel pour se tourner vers le mouvement ouvrier. Mais le GLH-PQ se rapproche de l’extrême-gauche et de la gauche pour lancer des candidatures aux élections.

Le mouvement gay se transforme progressivement en lobbie politicien inoffensif Les bars et les clubs se multiplient et débouchent vers un simple consumérisme. Le « communautarisme » consiste à défendre les intérêts de la communauté gay à travers des revendications réformistes et politiciennes.

Janine Mossuz-Lavau montre que les femmes demeurent les principales bénéficiaires de la révolution sexuelle. Avec l’avortement, le plaisir sexuel est déconnecté de la reproduction. Les conservateurs s’opposent à l’avortement qui permet à la femme d’échapper à l’emprise de son mari et risque de devenir un « objet de volupté stérile ».

Les femmes semblent avoir davantage de rapports sexuels et de partenaires au cours de leur vie. Mais la révolution sexuelle semble inachevée. La sensualité et le plaisir liés au clitoris ne semblent pas toujours très connus. Ensuite, les femmes continuent de relier plaisir sexuel et relation affective voire conjugale, davantage que les hommes. La contrainte sociale semble ainsi peser plus fortement sur les femmes. Elles doivent en permanence se justifier, avoir une bonne raison de faire l’amour, au risque d’être mal jugées. La masturbation semble également moins développée chez les femmes. Ces contraintes sociales visent à imposer l’idée absurde selon laquelle les femmes auraient moins de désir et de besoin sexuel que les hommes.

Révolutions sexuelles en Europe

Gert Hekma évoque la libération sexuelle aux Pays-Bas. Ce pays demeure profondément puritain, avec une importance de la religion catholique et protestante. En 1965-1967, le mouvement Provo secoue l’ordre moral. Des happenings ludiques apparaissent comme de véritables provocations face aux autorités policières. La promotion de l’écologie, des squats, des drogues douces s’inscrivent dans une démarche anti-autoritaire. Surtout, le mouvement Provo attaque la famille nucléaire et la monogamie pour promouvoir l’amour libre. Les filles, les jeunes et les homosexuels doivent accéder au plaisir sexuel.

La littérature et les arts contribuent également à valoriser la libération sexuelle, les gays et les lesbiennes, contre l’ordre moral. A partir de 1970, des féministes radicales organisent des manifestations ludiques. Un mouvement important de féministes pro-sexe défend la pornographie, la prostitution et le sado masochisme pour attaquer l’ancienne morale sexuelle. Même si ces sujets ne font pas consensus. Les féministes actuelles estiment même que ce sont les dérives de la libération sexuelle.

Amsterdam est devenue la ville du sexe, de la drogue, de la musique pop. Les cultures alternatives insistent sur l’importance du plaisir sexuel. La morale traditionnelle a subit un déclin important. Même si les Pays-Bas favorisent aujourd’hui davantage la consommation du sexe que la libération sexuelle.

Matt Cook décrit le mouvement de révolution sexuelle qui agite la Grande-Bretagne entre 1965 et 1970. La musique et la drogue accompagnent les hippies et l’amour libre. La contre-culture grandissante reflète une contestation à la base. « Beaucoup avaient le sentiment que tout était possible, que quelque chose de nouveau avait pris un tournant radical dans les mouvements féministes et de libération gay », souligne Matt Cook.

Les mouvements féministes et homosexuels articulent le personnel et le politique et lutte pour une auto-réalisation individuelle en dehors de la norme couple, de la matrice hétérosexuelle et de la famille nucléaire. Cette dynamique doit permettre une transformation radicale de la société. Une révolution sexuelle et sociale doit bouleverser les relations familiales, sexuelles et émotionnelles pour favoriser l’exploration de soi.

La contre-culture permet de mêler le sexe, la politique et le personnel. « Les squats, la vie en commun, le sexe expérimental et les coming-out constituaient autant d’expériences que de nombreuses personnes ne pensaient pas possibles ou désirables, voire même effrayante, dénotant une rupture radicale par rapport aux "normes" confortables et rassurantes », décrit Matt Cook. Mais ces changements ne touchent que quelques marges. La majorité de la population demeure réactionnaire, comme le révèle l’élection de Thatcher en 1980. Le mythe des swinging sixties doit être relativisé.

Réinventer la révolution sexuelle

Ce livre collectif distingue finement libération sexuelle et révolution sexuelle. Le terme de libération sexuelle renvoie à une simple évolution des mœurs, autonome de toute lutte politique. La libération sexuelle apparaît alors comme un phénomène naturel. Au contraire, la révolution sexuelle insiste sur la dimension politique des changements. Ce sont des mouvements de lutte, notamment féministes et homosexuels, qui ont contribué à transformer la société. C’est évidemment cette lecture de l’histoire qui semble la plus pertinente. L’étouffoir du conformisme et de l’ordre moral a été attaqué par des mouvements de lutte. La période des années 1968 a permis d’ouvrir de nombreuses brèches.

Si la révolution sexuelle semble évidemment inachevée, il semble important de défendre ce mouvement contre les gauchistes, les réactionnaires et les féministes postmodernes. Un nouveau puritanisme vise à relativiser l’importance du plaisir sexuel. La famille et l’ordre moral sont même considérés comme des refuges confortables. La révolution sexuelle a permis davantage d’égalité pour les femmes et les homosexuels, même si ce combat est loin d’être terminé. En revanche, une conception quantitative de la sexualité perdure, avec les statistiques pour sociologues. La sensualité et le plaisir demeurent encore peu valorisés par la société.

Il semble important de continuer cette révolution du plaisir qui devient abandonnée voire étouffée. Les gauchistes sérieux et puritains rejettent cette politisation du plaisir. Les questions économiques doivent prédominer, le reste n’est que superficialité et coquetterie petite bourgeoise. Par ailleurs, les libéraux défendent la sexualité comme un problème privé. Pourtant, le personnel reste politique. Le plaisir et la sensualité demeurent des expériences centrales de la vie quotidienne. Seule une révolution sociale et sexuelle peut permettre de généraliser la sensualité, le plaisir, la jouissance.

Source : Alain Giami et Gert Hekma (dir.), Révolutions sexuelles, La Musardine, 2015


Pour aller plus loin (liens dans l'original)

Citation :
Radio : Alain Giami dans l'émission Le Boudoir de Juliette diffusée sur radio PIIAF le 9 juin 2015

Lilian Mathieu, Note de lecture, publiée sur le site Lectures le 8 septembre 2015

Quentin Girard, Révolutions sexuelles, révolutions tout court, publié dans le journal Libération le 27 février 2015

Philippe Brenot, Révolutions sexuelles, publié sur le blog Liberté-Egalité-Sexualité le 17 avril 2015

Révolutions sexuelles – Alain Giami et Gert Hekma, publié sur le site Mille & Une Pages

Radio : La sexualité et son histoire 3/4, Histoire de l’éducation sexuelle, diffusée dans l'émission La Fabrique de l'histoire le 24 avril 2013

Vidéo : Colloque Femmes, féminisme, recherches, 30 ans après, réalisé le 14 décembre 2012

Radio : Sylvie Chaperon, "Féminisme et socialisme, une histoire conflictuelle", conférence-débat organisée par l’Université Populaire de Toulouse le 26 novembre 2012

Radio : Janine Mossuz-Lavau sur France Culture

Radio : Janine Mossuz-Lavau sur France Inter

Radio : Janine Mossuz-Lavau sur Le Mouv'

Alain Giami, La banalité sexuelle, publié dans la revue Le Passant Ordinaire de juin-décembre 2003

Articles d'Alain Giami publiés sur le portail Cairn

Articles de Sylvie Chaperon publiés sur le portail Cairn

Janine Mossuz-Lavau, La sexualité des Français, publié dans le journal Siné Mensuel n°11 en juillet-août 2012

Histoires de la sexologie, Le sexe a-t-il une science ?, publié sur le site de la revue Incendo le 12 octobre 2016

Numérisation de la revue Sexpol sur le site Ecologie libidinale
Publié dans #Révolution sexuelle


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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mer 18 Jan - 14:49

Tristan Vacances a écrit:
On regrettera la faiblesse de l'article sur le plan théorique de l'articulation "Révolution sexuelle" - Révolution sociale

Oui, il est de plus très limité à la révolution sexuelle dans les termes de l'époque, entre groupes, sans admettre la critique qui a pu en être faite dès cette époque. Affirmer que « Les féministes bourgeoises et postmodernes, comme Clémentine Autain, estiment même de manière grotesque que les révolutions sexuelles ont accentué la « domination masculine », c'est se faire plaisir à bon compte gauchiste sur fond de déni du renversement de 68. Autain n'a rien d'une révolutionnaire, mais enfin, côté "féministe bourgeoise", ce n'est pas Élisabeth Badinter. Ici encore le qualificatif de "postmoderne" ne veut rien dire, il n'est là que pour mettre dans un grand sac ce qu'on n'est pas capable de critiquer avec sérieux.

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mer 18 Jan - 15:40


Admin a écrit:
AliBlabla est banni, pour insignifiance

Il est certes irritant, mais je te trouve la main dure. Il a de bonnes sorties aussi et s'il nous bouscule un peu, rien de méchant.

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mer 18 Jan - 15:42



je ne l'ai banni que trois jours, il pourra revenir vendredi, en espérant que ses ardeurs juvéniles resteront contenues dans la limite acceptable



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SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes
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