PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes

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Florage



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Lun 16 Jan - 21:13


AliBlabla a écrit:
à Tristan : Et l'hétéroclitoricisme, tu le rases en mettant le nez dans les effluves du genre ?

Je te trouve très classe : très classe des hommes

Christine Delphy a écrit:
à la théorie du “profit pour le capitalisme”, j’oppose depuis longtemps celle du “profit pour la classe” des hommes.

Pour une théorie générale de l'exploitation, Des différentes formes d'extorsion de travail aujourd'hui, 2015

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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Lun 16 Jan - 21:16

Si "ta souche est dans ta culotte", Florette, ton humour, il est où ?

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Florage



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Lun 16 Jan - 21:18


Forcément, dans ces cas, la femme est rabat-joie !

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Lun 16 Jan - 21:45


La parole monopolisée par les hommes !

Non-mixité : faut-il parfois exclure les hommes du combat féministe ? CheekMagazine 3 janvier 2017

Citation :
Ces derniers mois, la tenue de réunions féministes non-mixtes a fait polémique. Défendues par la plupart des associations comme des pratiques indispensables pour la lutte, certains y voient “un sexisme inversé”. Enquête.

S’émanciper du patriarcat

Christine Delphy, sociologue spécialiste des questions sur le genre, voit les choses autrement. L’experte a retracé l’historique de la non-mixité, qui  “est d’abord une imposition du système patriarcal” excluant les femmes “par principe, en les considérant comme ne faisant pas partie de la société politique”. Dans ce cas-là, la non-mixité est “non choisie”.

“Dans les années 60, elle a d’abord été redécouverte par le mouvement américain pour les droits civils, qui, après deux ans de lutte mixte, a décidé de créer des groupes fermés aux blancs, ajoute t-elle. C’était, cela demeure, la condition pour que leur expérience de discrimination et d’humiliation puisse se dire, pour que la rancœur puisse s’exprimer -et elle doit s’exprimer.”


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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Lun 16 Jan - 22:11


Florage, par tes propos immodérés, tu exaspères la tension inscrite-forum




Ali Baba et les 40 voleurs, Arthur Lubin, 1944
Avec : Jon Hall, Maria Montez, Turhan Bey, Andy Devine, Kurt Katch, Frank Puglia...



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Florage



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Lun 16 Jan - 22:20

AliBlabla a écrit:
la tension inscrite-forum

forum... for men ?

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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Lun 16 Jan - 22:27

Si t'es pour la non-mixité, pourquoi tu viens « mettre ton grain de selle » dans un groupe d'hommes ?

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Florage



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Lun 16 Jan - 22:29

L'un n'empêche pas l'autre, Patlotch n'est pas pour la non-mixité dans le forum, il a dit détester les groupes de mecs.

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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Lun 16 Jan - 22:50


On ne badine pas avec Patlotch !

Musset a écrit:
C’est un Chérubin attendri et touché de mélancolie. Combien il est différent du petit polisson de Beaumarchais, qui court après toutes les jupes avec des airs délurés !

Lorenzaccio, 1834


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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Lun 16 Jan - 23:03

Patlotch en chérubin, euh...  scratch


Citation :
Les Confidences de Chérubin, de G. Donville, ont été publiées en deux volumes par les éditions de L'Éden (v. 1959) sous les titres de Éducation de Chérubin et Confidences de Chérubin. Alors que le roman L'Éducation de Chérubin (1934) a été réédité par le même éditeur sous le titre de Frou-Frou.

Il ne faut pas confondre Les Confidences de Chérubin avec L'Enfant du bordel ou Les Aventures de Chérubin (1800) de Pigault-Lebrun.


Pigault-Lebrun, Les Aventures de Chérubin. L'Enfant du bordel, éd. À l'enseigne de la volupté 1800

Citation :
Chérubin est né dans un bordel et il a grandi au milieu des femmes vénales qui l'ont initié de bonne heure aux choses de l'amour. Très charmant et séduisant, frondeur et polisson, l'adolescent a l'insouciance et l'égoïsme de sa jeunesse. Il se lance tête baissée sur le chemin de la volupté, et prend son plaisir là où il le trouve... sans trop se soucier des conséquences. Séducteur infatigable et insatiable, il goûte à tous les plaisirs de la chair, sans retenue.

Débrouillard et opportuniste, Chérubin fait sa chance... et aussi sa malchance, mais même lorsqu'il se met les pieds dans les plats, ces contretemps se transforment généralement en nouvelles opportunités pour multiplier les exploits galants.

Et si le sort semble parfois s'acharner contre lui, il trouvera notamment auprès des femmes un secours fort appréciable, qui va bien au-delà du charme de leur personne.




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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Lun 16 Jan - 23:36

Sur la gravure, tu remplaces le crucifix par la faucille et le marteau, et le tour est joué, à deux siècles près.

Note bien que le même Pigault-Lebrun a écrit, représenté la première fois au théâtre de la Cité, le 22 thermidor an VI, soit le 9 août 1798, ceci :


Citation :
Pigault fit ses études chez les oratoriens de Boulogne et fut envoyé dans une maison de commerce à Londres, mais, ayant séduit la fille de son patron, et celle-ci ayant péri dans le naufrage du navire sur lequel les deux amants avaient pris la fuite, il n’osa pas retourner en Angleterre et revint à Calais, où son père le fit emprisonner au moyen d’une lettre de cachet.

Après deux ans de captivité, il entra dans la gendarmerie d’élite de la petite maison du roi et devint par sa franchise, sa gaieté, son amour des plaisirs, le boute-en-train du régiment. La gendarmerie d’élite ayant été supprimée, il reparut à Calais, lia une nouvelle intrigue amoureuse et fut de nouveau emprisonné par lettre de cachet, à la demande de son père. Cette seconde captivité dura deux ans, au bout desquels il s’évada et se fit comédien en province. Acteur pitoyable, il parvint cependant à décourager les sifflets du public par son esprit et sa bonne humeur. Ayant séduit à Paris la fille d’un ouvrier, il l’emmena en Hollande, l’épousa et vécut à Bruxelles et à Liège, continuant à jouer la comédie, donnant des leçons de français et faisant représenter quelques pièces de sa composition, entre autres, Il faut croire à sa femme, comédie en un acte, en vers (1786).

Cependant, son père, à la nouvelle de son mariage, l’avait fait porter sur les registres de l’état civil de Calais comme n’existant plus. Il présenta une requête au parlement de Paris qui, par arrêt, confirma sa mort. Il modifia alors son nom et, de Pigault de l’Épinoy devint Pigault-Lebrun. La prise de la Bastille le sauva d’une autre lettre de cachet. [...]

La qualité dominante de Pigault-Lebrun est la verve, disposition qui tenait au fond de sa nature et n’était pas de jeunesse, puisqu’il avait près de quarante ans lorsqu’il écrivit son premier roman. Il la pousse jusqu’aux folies de la gaieté et ne cherche pas à la garantir des indécences alors à la mode. Le lecteur, d’abord rebuté par des aventures multipliées qui vont jusqu’à l’extravagance et à la grossièreté, est entraîné par le mouvement, la fécondité de l’imagination et l’intarissable gaieté auxquels viennent se joindre quelquefois des observations fines et des lueurs de sensibilité. Le style, qui laisse à désirer au point de vue de la correction, a l’entrain et la vivacité propres au genre de l’auteur.


Citation :
Flaubert ne renia jamais cet auteur oublié depuis cent cinquante ans : il partage avec lui, entre autres choses, un goût prononcé pour le comique douteux et une fascination profonde pour l'inépuisable jobarderie de l'espèce humaine.

source


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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 0:00


Roger Vailland (1907-1965) écrivain communiste et libertin

PDF extrait de



Editions Universitaires de Dijon, 2004, sous la direction de Jesse Battan, Thomas Bouchet et Tania Régin (pp. 97-110)

Les femmes dans ses romans


Wikipédia a écrit:
Les femmes et en particulier ses héroïnes, jouent un rôle de plus en plus important dans l'œuvre romanesque de Roger Vailland. Déjà dans ses romans-feuilletons, alors qu'il commençait son métier de journaliste dans les années 1932-1933, Vailland choisit comme personnages des femmes qui réussissent comme la Visirova ou Leïla, cette jeune femme turque qu'il rencontre lors d'un reportage à Istanbul, qui se veut libérée, libre à l'égard des hommes et des rapports économiques : Leïla, jeune femme « moderne » et autonome dans un pays en plein renouveau.

Puis dans ses trois premiers romans qu'il publie au lendemains de la guerre, la femme devient prisonnière des contraintes sociales et surtout de ses pulsions :

Mathilde dans Drôle de jeu trahit par amour et sera finalement exécutée ;
Roberte dans Les mauvais coups ne peut vivre ni avec Milan, ni sans lui et ne pourra pas arriver à supporter cette situation qu'elle résoudra par le suicide ;
Antoinette dans Bon pied Bon œil sent que Rodrigue s'éloigne d'elle irrémédiablement et, malgré ses efforts, ne parvient pas à dominer son destin. Elle se retirera loin de Paris et symboliquement, perdra un œil.

Des femmes qui sont des perdantes, dominées par les structures, par le monde masculin qui les entoure. Ce sont des êtres 'aliénés par le système' qui tentent de se 'débrouiller avec le système', de s'en sortir toutes seules. Le tournant sera pris avec Pierrette Amable, la syndicaliste de Beau Masque qui s'engage dans un combat collectif et, qui, même au sacrifice de sa vie privée, va remporter une victoire décisive. Cette fois, c'est la femme qui est gagnante, qui représente en tout cas l'avenir et c'est l'homme Beau Masque qui va laisser sa vie dans l'aventure.

Roger Vailland dépeint souvent des femmes viriles, dominatrices à travers un comportement tantôt rigide, tantôt manipulateur. La rigidité, on la retrouve chez Antoinette dans Bon pied, Bon œil « qui se tient droit, un peu raide, dans Drôle de jeu, Paméla est une femme inaccessible et inhibitrice et Lucienne « est trapue, les fesses sont carrées, les hanches droites, la poitrine musclée. »

La manipulation est plutôt l'apanage de Frédérique dans La Truite qui a « le maxillaire carré » comme Antoinette, un côté androgyne, amazone, à Los Angeles elle sort de chez le coiffeur « avec le cheveu court, à peine bouclé, plus adolescente que jamais. » Une espèce de Lolita décontractée qui mène son monde.




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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 13:29



?


Dans les années post-68, où la libération sexuelle est de rigueur, peu se préoccupent de ses conditions de possibilités. La "libération des femmes" est souvent pour les hommes leur mise à disposition sur le marché de leurs désirs pour leur "jouissance sans entrave" morale, faisant peu de cas des nécessités psychologiques et moins encore des conditions sociales et économiques dans le contexte capitaliste. Les femmes comme objets sexuels peuvent alors devenir des marchandises sexuelles dans des conditions dissymétriques, et le bel idéal se transformer massivement en son contraire, et tous les hommes devenir des Don Juan.

Dans ce contexte, le psychiatre et psychanalyste Bernard Muldworf, alors au PCF, apporte un autre son de cloche.


conférence donnée à Bruxelles le 6 décembre 1971

En appendice, «Contestation et morale sexuelle», extrait de «La Nouvelle critique», avril 1969, «Liberté sexuelle et révolution», extrait de «L'Humanité», septembre-octobre 1970, et «Les Communistes et la sexualité», extrait du «Nouvel observateur», 311, 26 octobre 1970


1972

Citation :
L'homme de notre temps a besoin de libertés nouvelles. En particulier, les contraintes, morales et institutionnelles, qui pèsent sur la vie sexuelle sont devenues insupportables. Faire accéder les individus à une vie sexuelle différente, c'est former les individus autrement : c'est créer les conditions d'un ordre social non répressif, c'est-à-dire œuvrer à des transformations socio-économiques et culturelles propices à l'épanouissement de toutes les virtualités de l'être humain. Comment se constitue le désir, quelle est la signification du plaisir, qu'appelle-t-on au juste " l'érotisme ", quel est le rôle de l'affectivité : voilà autant de questions dont la réponse conditionne ce projet d'instauration d'une vie sexuelle nouvelle. À travers la mise en question des structures traditionnelles léguées par l'histoire - le couple et la famille - il va apparaître que c'est le problème de la " condition féminine " qui en constitue le point névralgique. Que toute réflexion sur la sexualité conduise immanquablement au " problème de la femme ", n'y a-t-il pas là de quoi alimenter notre perplexité ?

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 13:47

Dix ans plus tard, en 1981, alors que cette idéologie du désir sans contraintes s'est répandue, Michel Clouscard écrit sur le sujet un livre plus général et plus politique


Citation :
Il y a des livres nous divertissant et d’autres bouleversant foncièrement notre vision du monde. Des livres en mesure de réellement nous émanciper s’ils étaient plus partagés et mieux compris. Mais le système n’aurait rien à gagner d’une telle contagion, alors, pour préserver sa mainmise, il distille ces ouvrages pour qu’on ne puisse les lire que de manière fortuite et inopportune.

Il en va ainsi du livre Le capitalisme de la séduction, publié la première fois en octobre 1981 et rédigé par Michel Clouscard, un irréductible marxiste, violent en concept et virtuose de la dialectique. Ce sociologue y désosse notamment toute la sophistique bourgeoise au sein de notre société marchande en démontrant comment l’idéologie peut conditionner la sensibilité.

Initiation

Le plan Marshall, communément présenté comme une aide économique aux pays européens au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, favorisa, de fait, la pénétration de l’impérialisme américain. Ce fut en effet l’occasion de soumettre notre occident à la civilisation du grand Capital via la consommation des surplus made in U.S.A. C’est le point de départ de notre aliénation à la nouvelle société capitaliste.

Qui dit aliénation dit conditionnement. Clouscard parle d’initiation puis de dressage. Il constate dans un premier temps que le système capitaliste s’est employé à préserver chez l’adulte la fonction de consommation inhérente à l’enfant en bas âge, et à laquelle est nécessairement associée, dès qu’elle est rassasiée, la sensation de plaisir. Il s’agit ainsi de maintenir le principe de plaisir au détriment du principe de réalité, de par une éducation plus ludique et plus émancipée, jusqu’à rendre le désir de consommer aussi puissant qu’un besoin. Une éducation domestiquant les corps pour qu’ils n’aspirent qu’à la répétition de ces satisfactions opportunément calibrées. Ce monde de l’enfance se prolonge ainsi dans un système fonctionnel où nos pulsions consuméristes s’enchantent dans un pragmatisme récréatif.

Industrie et culture du plaisir

La mécanique est bien huilée : objets fétiches, rituels grossiers, rythmes binaires et gestes stylisés répondent idéalement aux stimuli de l’oligarchie marchande et mondaine. Un minimum d’effort pour un maximum de plaisir. Se divertir de l’instant présent, oublier le passé et refuser le futur. Une industrie de la volupté au service de nos désirs conditionnés et cloisonnés. Peu nous importe comment sont produits ces gadgets du bonheur, on consomme, on jouit, on jette. C’est la nouvelle règle du jeu. Des biens de consommation dilapidés d’autant plus laconiquement aujourd’hui que la technologie du XXIème siècle les paramètre aux confins de subterfuges virtuels…

C’est donc ici toute la casuistique d’un capitalisme dénoncé, il y a déjà plus de trente ans, par Michel Clouscard. Les masques sont ainsi tombés et l’on découvre alors l’un des visages les plus pernicieux de notre social-démocratie libérale-libertaire, où s’exhibent des bourgeois dilapidant ce qu’ils ne produisent pas, préservant ainsi les intérêts de leur classe – celle qui domine.

Affermis en réseaux, érigés en modèles, ils excitent la concupiscence du peuple sans jamais le laisser accéder au festin. Des stars, des films, des photos, des magazines, des égéries, des miss, des top-modèles, des héros, des champions, des chanteurs, des humoristes, des présentateurs TV, des prime times, des nuits blanches, des fiestas, des festivals, des danses, des transes et des opiums pour exaspérer des envies qui ne pourront, au final, jamais être totalement satisfaites.
Fini le temps où la réalisation de nos rêves occasionnait l’essentiel de nos plaisirs. L’important, désormais, c’est de faire perdurer nos fantasmes dans nos velléités consuméristes : s’imaginer, ainsi, qu’en singeant les usages de nos idoles nous pourrons, peut-être un jour, subodorer les étoiles d’un Eden avoisinant Hollywood…

En outre, se dévoile un système invitant les narcisses à s’émanciper et s’affirmer jusqu’à instaurer des modes fixant les nouvelles normes de l’esthétique et de la culture. Culture d’une consommation, à la fois frivole et excessive, favorisant encore et toujours la vente des surplus d’un marché qui, par delà toute morale et toute histoire, ne cherche qu’à prospérer.

Rajoutons la caution de quelques sophistes avant-gardistes ou dialecticiens de pacotille, quelques subversifs postiches ou providentiels chroniqueurs, quelques Dany le rouge ou BHL, pour introniser ce nouveau pouvoir faussement démocratique et franchement libéral. Il suffit à notre modernité de quelques fariboles bien combinées pour qu’elles s’instituent en mythes. Ou comment est conçu une nouvelle mythologie. Une mythologie dont les fondements sont occultés par la prestigieuse psychanalyse, les reléguant opportunément dans l’inconscient collectif de la masse aliénée par les éclats d’une Olympe travestie…

Une libido déterminée ?

La société capitaliste a ainsi inventé la libido par laquelle nous revendiquons un nouveau droit à la jouissance. Tout un processus idéologique créant du besoin et de l’usage pour asseoir une civilisation se révélant alors comme la meilleure pour assouvir nos désirs déterminés.

Qui encore pour croire que nos pulsions sont à l’origine de notre parcours libidinal ? Comment peut-on ignorer tout ce formidable appareil d’incitation esthétiques, économiques, politiques et tous ces déterminismes culturels et moraux, quand on constate le nombre croissant de névroses objectives suscitées par notre consommation oscillant entre excès et frustration ?

D’ailleurs, si le système capitaliste a fabriqué des poisons, c’est pour mieux vendre ses remèdes. Un système exhortant donc jouissances épidermiques et orgasmes corrompus qu’il s’empresse, par la suite, d’anesthésier par analgésiques, drogues, temps de repos, de loisirs ou de divertissements. Un cercle vicieux fomenté par une surconsommation devenue nécessaire au nouvel ordre social. La priorité n’est plus de pourvoir aux besoins quotidiens d’une société en quête d’épanouissement, mais plutôt d’inciter le peuple à s’aliéner toujours davantage au rouage consumériste qui préservera ainsi l’oligarchie mondaine au sommet de la pyramide.

Citoyen de la social-démocratie libérale-libertaire

Qu’en est-il de ces biens de subsistance et d’équipement qui, auparavant, étaient essentiellement destinés à optimiser le quotidien des familles et des travailleurs ? N’ont-ils pas été substitués par des hochets grisants, futiles et périssables, parfaits pour maintenir le peuple en sujétion ?
Le pire c’est que notre racaille politique prône désormais sans retenue cette nébuleuse d’usages : en effet, après que la droite en ait administré sa production, la gauche en a libéralisé sa consommation. Et cette homogénéisation gouvernementale – certains parlent d’alternance -, fruit d’une complémentarité complaisante, caractérise singulièrement notre actuelle social-démocratie libérale-libertaire.

Intoxiqués et aveuglés par des désirs tronqués estampillant plaisirs précaires et fugaces, nous errons, de concert, comme marionnettes béates et citoyens déchus. Que nous reste-t-il d’autre, d’ailleurs, que de persévérer dans cet engrenage sibyllin nous divertissant à merveille de ces réalités qu’il faudrait pourtant bouleverser afin de vivre plus souverainement ?

Des adultes aux préoccupations adolescentes, des électeurs aux ambitions serviles, des esclaves se croyant libres, des résistants collaborant , des consommateurs aux velléités formatées… voilà en définitive ce qu’a fait de nous cette société capitaliste. Notre conscience politique est ainsi inhibée et sourde, nos révoltes symboliques et notre citoyenneté irresponsable. Nous nous fichons de savoir comment sont produits nos soi-disant biens, du moment qu’ils satisfassent notre avidité libidinale. Cette consommation du surplus est pourtant la consommation du manque de l’autre. Autrement dit : le travail des uns autorise la libido des autres. Aussi, jouir de ces rapports de production, revient à jouir de l’exploitation de l’homme par l’homme.

Peut-on jouir de l’amour ?

Certains objecteront que la vraie jouissance se perche dans l’amour et non dans le contentement matériel. Mais de quel amour parlent-ils ? Evoquent-ils cet amour se structurant sur l’échange non marchand, échappant de la sorte à la logique du capital ? Relatent-ils cet amour sur lequel les familles se charpentent et se fortifient, et ce malgré les tribulations auxquelles elles sont nécessairement confrontées au regard de la nature fantasque des hommes et capricieuses des femmes ? Songent-ils à cet amour façonné sur la durée et non sur son paroxysme, permettant ainsi d’appréhender le réel par delà nos fantasmes ? S’épanchent-ils sur cet amour dont le pragmatisme harmonieux démontre à quel point les efforts et les responsabilités peuvent être source d’autonomie et de joie ? Il est malheureusement certain que leur contestation ne se réfère pas à ces interprétations, ces derniers temps, sournoisement diffamées, mais plutôt à quelques nuées romanesques qui font frémir les âmes pubères de consommateurs poètes.

Nous sommes aujourd’hui des assistés, et la moindre blessure narcissique, la moindre défaillance affective, la moindre remise en cause s’altère en échec existentiel, auquel nous tentons de remédier par de frénétiques achats, du blabla avec psy vénal, des fêtes à perdre la raison ou des médicaments assourdissants…

Seul prime désormais le plaisir, et si ce dernier tarde, alors notre vie pourrait s’avérer un désastre. Tout doit contribuer à soulager l’appétit du consommateur compulsif, plus convaincu de réussir sa vie et d’être libre quand il se rassasie de son présent que lorsqu’il s’investit laborieusement pour un avenir plus substantiel. Mythologie de l’instant stimulant compulsion de répétition. La matrice capitaliste génère ainsi la parfaite dynamique consumériste.

Briser les socles, les cadres, les piliers de la tradition et snober l’histoire pour mieux jubiler de l’ici et maintenant. Pacs, divorces, sites de rencontres, pornos à foison, pilules, avortements, sexe à crédit, femmes jetables ou femmes libérées pour phallocrate comblé… Sous prétexte de progrès, tout est agencé pour qu’on puisse ricocher de plaisir en plaisir et ainsi combler à coup sûr ses réflexes libidineux attisés par notre société d’hyper consommation. Aussi, faut-il avoir les moyens pour subvenir à ses désirs débridés. De même, faut-il avoir beaucoup d’arrogance pour prétendre au grand amour quand il s’agit trivialement de bagatelles pailletées… Tout cela demeure donc le privilège d’une certaine catégorie sociale : une nouvelle bourgeoisie décomplexée et frivole, à laquelle aspirent depuis plus de quarante ans les couches moyennes persuadées que la quête de paradis mondains est la clé de voûte d’une existence heureuse.

Ces aspirations libidinales sacralisées ont, au final, corrompu le destin des hommes au point qu’ils se réjouissent désormais de servir dans un monde où la richesse peut acheter l’amour et la liberté.

Texte extrait du livre CHRONIQUES EN DIKTACRATIE


extraits

Michel Clouscard a écrit:
LE FÉMINISME

Comment le nouveau phallocrate ne serait-il pas féministe, puisque le féminisme est le vieux projet phallocrate adapté au libéralisme avancé jusqu'à la sociale-démocratie libertaire ? De toute son hypocrisie sexiste, il a voulu que la femme "réussisse" son divorce comme elle a déjà "réussi" ses avortements. De même, en lançant la femme sur le marché du travail, il réussira à en faire une chômeuse.

Car là aussi les dés sont pipés: toujours deux destins de femme. Celles qui profitent du système. Celles qui en sont victimes. Les bourgeoises, nanties de diplômes et qui se sont casées avant la récession. Ou qui, maintenant, bénéficient d'une qualification professionnelle qui leur permet d'exercer un métier libéral, ou d'occuper les secteurs de pointe des public-relations, des mass-medias. Celles qui ont le pouvoir de choisir.

Et les femmes d'origine populaire. Sans diplôme. Sans qualification professionnelle. Même pas ouvrières. Même pas OS. [...] L'immense armée des femmes à tout faire. Contraintes de prendre n'importe quel travail. [...] Le féminisme est cette idéologie qui consacre une nouvelle ségrégation dans le sexe féminin. Ségrégation de classe qui organise deux destins de femme.

LUTTE DES CLASSES > LUTTE DES SEXES

Dans la classe dominante, la femme profite aussi de l'extorsion de la plus-value. [...] Donc, comme exploitation de l'autre femme, de la classe dominée. Ce qui ne l'empêche pas d'être aussi, éventuellement, "exploitée" par l'homme de la classe dominante. [...] Alors on peut proposer cette formule, objective: exploitation de la classe dominée > exploitation de la femme par l'homme dans la classe dominante.

L'antériorité logique, économique, politique - de la lutte des classes - fait de la lutte des sexes une conséquence, un effet. La chronologie historique est soumise à la causalité politique et économique. La lutte des classes réactive la lutte des sexes. Celle-ci n'était plus qu'une forme vide qui va véhiculer le nouveau contenu historique. La lutte des sexes n'a de sens que par la lutte des classes.

Cette logique se vérifie abondamment au niveau empirique. Quelques questions très "naïves" permettent de le constater. Quel était le pouvoir du charbonnier sur la châtelaine ? Quel est celui du travailleur étranger sur Delphine Seyrig ? Voit-on souvent les dames des classes dominantes être soumises à des hommes de telle manière qu'elles acceptent de vivre comme et avec les femmes des classes dominées ?


Comment Michel Clouscard a-t-il pu devenir une référence pour Alain Soral et la droite identitaire est une bonne question, mais la réponse est difficile à trouver à partir de ce seul ouvrage. Toujours est-il que lui s'en est démarqué, dans L'Humanité, en 2007 :

Citation :
Alain Soral a préfacé en 1999 le livre Néo-fascisme et idéologie du désir et s'est ensuite réclamé de la pensée de Michel Clouscard. En 2007, ce dernier publie dans L'Humanité une mise au point, indiquant qu'Alain Soral, qui venait à l'époque de faire connaître son engagement au Front national, ne saurait être considéré comme un « vulgarisateur et continuateur de [son] œuvre ».

Michel Clouscard précise à ce propos n'avoir « jamais assigné à cette tâche Alain Soral » : « je ne l'ai jamais désigné comme héritier, car si je lui ai reconnu et lui reconnais certes du talent, je ne me reconnais par contre pas du tout dans l'exercice qu'il croit bon de faire à présent de ses dons pour poser un statut de penseur. Associer donc d'une manière quelconque nos deux noms s'apparente à un détournement de fonds. Il s'avère qu'Alain Soral croit bon de dériver vers l'extrême droite (campagne pour le FN). Il veut y associer ma personne, y compris en utilisant mes photos à ma totale stupéfaction. Je n'ai en aucun cas autorisé Alain Soral à se prévaloir de mon soutien dans ses menées prolepénistes. Le Pen est aux antipodes de ma pensée ».

« Aux antipodes de ma pensée » , L'Humanité, 30 mars 2007


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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 14:05


Jusqu'ici et hormis les références à Proudhon au début, ce sujet Sexe et Communisme n'évoque pas la pensée anarchiste. L'article de Wikipédia peut servir d'introduction.


Citation :
Dès ses origines, l'anarchisme a joué un rôle important dans la promotion de l'amour libre.

À la fin du xixe siècle et du début du xxe siècle, au sein du mouvement libertaire se développe un courant important en faveur de l'union libre, avec l'émergence de l'éducation sexuelle, l'affirmation de l'anarcha-féminisme et des mouvements en faveur des droits des lesbiennes, gays et bisexuels
.


1926

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Florage



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 14:13


Ce que montre un survol du sujet rejoint les distinctions à établir partout, entre :

- l'objectif immédiat, voire illusoire, d'une libération sexuelle pour tous dans la société capitaliste;

- la révolution comme moment transitoire de sortie du capitalisme, et la fonction des désirs, dont sexuels, dans ce processus;

- la projection future nécessairement abstraite de ce que pourraient être des relations sexuelles libérées des contraintes socio-économiques et de la domination masculine.

A défaut de discerner et d'articuler ces trois moments, on entretient la confusion, et c'est à mon avis tout à fait ce qui s'est produit dans les lendemains de 1968. Que des femmes aient pu y trouver leur compte est indéniable, mais ce n'est certainement pas ce qu'il en ressort massivement, et moins encore aujourd'hui que la situation est entièrement retournée par l'idéologie dominante.

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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 14:30


Florage a écrit:
les distinctions à établir...

Dans tout ce fatras, je ne saisis pas bien ce que vous en pensez vous deux ni le Califorum, de ces trois points.

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 14:53

j'ai dit que je m'abstiendrais de commentaires sauf si je le juge indispensable. Là, Blabla, d'abord ce que tu en penses toi n'est pas plus clair. Ensuite, cette discussion, comme toutes dans ce forum, n'a pas pour objet des affrontements entre positions personnelles qui seraient définitives et forcément opposables

le but, c'est de débattre en posant sur la table les éléments pour le faire au-delà de ce que chacun connaît et pense a priori ou jusque-là

dans son texte "Le sexe sans excès", Quelques réponses à Amer Simpson et Patlotch, Roland Simon m'a reproché : « Il semble ici que P expose lui-même la cri­tique de ce qu’il vient d’énoncer. Mais P est rompu à l’art de la rhé­to­rique : pour mieux défendre son point de vue, il neu­tra­lise la cri­tique que l’on pour­rait lui faire en la pré­sen­tant lui-même.»

dans cette phase de "point de vue" critique des positions de TC, c'est un peu vrai, mais ce n'est pas ma manière générale, car mon point de vue est souvent fait de contradictions qui sont les miennes d'abord. J'ai aussi des débats intérieurs non tranchés qui ne se réduisent pas à confronter les positions des autres. C'est plutôt, comme tu y as fait allusion, sinon des Rivaux d'eux-mêmes, mes "autres" qui font en moi la conversation

je n'éprouve donc pas le besoin d'acculer chacun.e à dire précisément "ce qu'il pense" comme s'il le savait en tout, sur tout, et une fois pour toutes

bonne continuation

Patlotch

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 15:37

AliBlabla a écrit:

Florage a écrit:
les distinctions à établir...

Dans tout ce fatras, je ne saisis pas bien ce que vous en pensez vous deux ni le Califorum, de ces trois points.


Le "Califorum" est bien gentil avec toi, et sur plus d'un point Florage et moi avons été clairs. Remettre sur la table les débats des années de la réelle, supposée, ou imposée "libération sexuelle" est intéressant à plus d'un titre.

Le freudo-marxisme (Reich, Marcuse, et jusqu'à Foucault) a fort bien pu être retourné, comme le montraient tant Muldworf que Clouscard dont j'ai donné un aperçu.

Le texte de Zones subversives, 27 Janvier 2014, Wilhelm Reich : une politique du plaisir à propos de la réédition de Jean-Michel Palmier, Wilhelm Reich. Essai sur la naissance du Freudo-marxisme, 1969, pose la question de la misère sexuelle actuelle :

Citation :
Aujourd’hui, seule une sexualité normalisé et conformiste triomphe, incarnée par l’ignoble « mariage pour tous ». Surtout, la misère affective et sexuelle semble toujours aussi présente.

La pensée de Wilhelm Reich insiste sur l’épanouissement sexuel et sur l’aspiration au bonheur. Sa réflexion vise à transformer le monde pour changer la vie. Le renouveau des luttes nourrit une pensée critique qui doit également prendre en compte une réflexion sur la révolution sexuelle. Les problèmes économiques et sociaux demeurent majeurs. Mais les luttes sociales doivent s’accompagner par une réflexion sur la vie quotidienne, et notamment sur la misère sexuelle. « L’émergence des nouveaux mouvements de contestation à travers le monde et le renouveau de la pensée critique ne remettent-ils pas à l’ordre du jour la pensée de Wilhelm Reich, l’insubmersible ? », introduit Patrick Baradeau.


Alors il est peut-être de bon ton de considérer que dans le milieu anarcho-communiste radical aujourd'hui, le problème ne se pose pas de cette misère-là, sexuelle, ou serait surmonté par les valeurs communistes qu'il porterait et mettrait en pratique, ce que j'en connais rejoint ici leurs théories de prédilection :

le cordonnier est souvent le plus mal chaussé



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AliBlabla



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 15:47


Tristan Vacances a écrit:
le cordonnier est souvent le plus mal chaussé


Vous trouvez pas qu'il ressemble à Anton Pannekoek ? Super, un cordonnier d'ultragauche !


Anton Pannekoek (1873-1960)

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 16:58

Florage a écrit:
Ce que montre un survol du sujet rejoint les distinctions à établir partout, entre : l'objectif immédiat, voire illusoire, d'une libération sexuelle pour tous dans la société capitaliste; la révolution comme moment transitoire de sortie du capitalisme, et la fonction des désirs, dont sexuels, dans ce processus; la projection future nécessairement abstraite; de ce que pourraient être des relations sexuelles libérées des contraintes socio-économiques et de la domination masculine.

A défaut de discerner et d'articuler ces trois moments, on entretient la confusion, et c'est à mon avis tout à fait ce qui s'est produit dans les lendemains de 1968. Que des femmes aient pu y trouver leur compte est indéniable, mais ce n'est certainement pas ce qu'il en ressort massivement, et moins encore aujourd'hui que la situation est entièrement retournée par l'idéologie dominante
.

Quant à la critique marxiste radicale actuelle, force est de constater que la dimension désir/plaisir sexuel n'y est pas abordée, ou comme nous l'avons vu de manière abstraite plus encore que le reste, à savoir les luttes et leurs limites, ce qui en la matière est tout un programme : hors d'atteinte, ça ne manque pas de pain. Cela signifie-t-il qu'elle serait rentrée dans le rang de la morale puritaniste, sans aller jusque-là le rapprochement est troublant.

Or s'il est une pertinence aux thèses de Reich, à leur plus haute exigence politique et sexuelle, tant comme objectif que dans le processus de subjectivation révolutionnaire, c'est bien celle qui relie, par le désir, utopie concrète et combats au présent.

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 17:14


Si tu veux articuler « la critique marxiste radicale actuelle » à « la dimension désir/plaisir sexuel », je pense qu'il faut le faire en partant de mes remarques d'hier :

Florage a écrit:
Du texte d'Astarian LE COMMUNISME, TENTATIVE DE DEFINITION, 1998, ceci, dans II :

A cet égard, il y a des désaccords importants au sein de la théorie de la communisation. Le plaisir est quasi absent chez Théorie communiste, plus présent chez Dauvé, plus théorisé chez Astarian de longue date :


Bruno Astarian a écrit:
Aucune activité ne sera jugée suffisamment nécessaire pour être entreprise si son déroulement ne donne pas pleine et entière satisfaction à tout instant aux individus qui s'y livrent. Les critères de cette satisfaction sont de l'ordre du plaisir, mais plaisir d'homme libre : être soi et se produire comme un autre, repousser toute limite, construire son rapport à l'autre comme universalisation de soi, prendre et donner sans comptabilité matérielle ou morale. Seule cette satisfaction, et non pas l'accomplissement de quelconques tâches nécessaires et/ou préalables, donne sa cohérence d'ensemble, de proche en proche, à la société communiste.


Cela reste abstrait et général, mais central, ce qui en fait le moins incompatible avec Wilhelm Reich, et par ailleurs avec les thèses de Patlotch sur la transformation des uns par les autres > L'INDIVIDU au-delà de L'INDIVIDUALISME => "Je est des autres" : COMMUNISATION

dans IV :

Astarian a écrit:
Dans le communisme, la catégorie de la production matérielle disparait donc au profit de celle d'activité inter-individuelle totalisante trouvant en elle-même sa raison d'être. On parvient au même résultat en imaginant ce que deviendront les activités actuelles non-productives séparées: le communisme fera, par exemple, de ce qui est actuellement l'activité poétique un rapport reproductif à la nature.

Ici, forte résonance avec l'approche poétique de Patlotch dans RÉVOLUTION de la POÉTIQUE et POÉTIQUE de la RÉVOLUTION


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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 17:24


La poésie de Patlotch, dans la masse, aborde l'amour sous toute ses coutures, mais peu et que récemment le sexe de plaisir. De là à dire que l'art, du moins le sien, n'est qu'un transfert de la libido vers des activités satisfaisant les fantasmes face aux contraintes de la réalité, je vous laisse en juger.



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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 17:28


t'es vraiment chiant de personnaliser ainsi, Blabla, car ce que disent mes textes poétiques ou théoriques n'a pas à être rapporté à ma libido ou à ma vie réelle privée ou intime, mais justement à ce qu'en a saisi Florage, comme problématique à creuser

autrement dit, mes histoires de cœur et de cul ne te regardent pas

Patlotch

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   Mar 17 Jan - 17:41


Patlotch a écrit:
mes histoires de cœur et de cul ne te regardent pas

Pourtant, tu dis toi-même en citant Marx que « les individus sont toujours partis deux-mêmes », et qu'il est impossible de généraliser, de théoriser, sans distancier son propre point de vue, sans connaître le monde par ce qu'en vivent les autres, et sans vécu personnel un tant soit peu expérimenté. Je suppose donc que ton vécu est présent dans ta poésie et que ton expérience n'est pas pour rien dans tes considérations théoriques.

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MessageSujet: Re: SEXE, DÉSIR, PLAISIR, RÉVOLUTION et COMMUNISME, essai théorique et poétique + théâtre-roman de marionnettes   

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