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 Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME

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MessageSujet: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Dim 12 Juin - 18:53

qu'on le prenne en un sens ou un autre, non rien de très "poétique". Pourtant, on le verra, la critique radicale du sport n'est pas sans rapports avec celle de l'art

pour faciliter leur lecture, je reprends ici les épisodes Intermerde à la Fat'boule ! du roman-feuilleton 'NUIT DEBOUT' et 'LOI-TRAVAIL', informations, analyses et théories : le roman d'un mentir-vrai français



l'avenir radieux de la fat' boule
Patlotch en deça au-delà de son temps 9 novembre 2014


9 juin 2016

la CGT, la fat' boule ET les luttes :

des écarts et des failles


Euro 2016 : Philippe Martinez refuse que la CGT ait à "bloquer les supporters"

L'Express avec AFP 09/06/2016 à 16:00  , mis à jour à  16:41  


Placide 6 juin

En plein cœur d'un mouvement de protestation sociale massif et à la veille de l'Euro de football, le leader de la CGT, Philippe Martinez, a estimé ce jeudi qu'un blocage des supporters ne serait pas "la meilleure image qu'on puisse donner de la CGT".

Citation :
Le mouvement contre le projet de loi Travail "n'est pas terminé", a affirmé ce jeudi le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez. Pourtant, à la veille de l'ouverture de l'Euro-2016 de football, il dit ne pas être "sûr que bloquer les supporters soit la meilleure image que l'on puisse donner de la CGT".  

Le syndicaliste, qui s'exprimait lors du congrès du l'Union départementales CGT du Loiret à Saran a affirmé qu'il "souhaite que l'Euro se déroule comme une vraie fête populaire dans les stades comme dans les fan zones". Ses militants iront "distribuer des tracts" et discuter avec les supporters, indique-t-il aussi.  

"Soit le gouvernement accepte la démocratie, soit le conflit dure"

Le premier juin, le leader militant avait déjà évoqué ces blocages. "Est-ce que la CGT a dit qu'il fallait bloquer l'Euro ? Il n'est pas question de bloquer l'Euro. Ce ne sont pas les grèves dans les transports qui bloquent l'Euro, bien sûr que non" avait-t-il assuré lors de son passage dans l'émission Questions d'info sur LCP.

"Soit le gouvernement accepte la démocratie, soit le conflit dure et on fait en sorte qu'il s'élargisse. On a encore de la marge. (...) La balle est dans le camp du gouvernement depuis trois mois", a lancé Philippe Martinez, qui appelle de nouvelles entreprises à rejoindre le mouvement de contestation. "On est en train de pratiquer en 2016 la même stratégie que Nicolas Sarkozy en 2010 (lors du conflit sur la réforme des retraites), a aussi estimé le leader syndicaliste. On attend autre chose du président François Hollande que ce qu'a fait son prédécesseur".  



Placide 8 juin

Trois nouveaux jours d'action en juin

Quant à la grève à la SNCF, dont la reconduction chaque jour a été lancée notamment par la CGT, depuis le 31 mai, Philippe Martinez a rappelé que la lutte concernait tout autant la convention collective pour éviter à terme "le dumping social". Il a précisé qu'il renvoyait la décision sur l'accord d'entreprise aux assemblées générales de cheminots. La discussion sur le projet de loi Travail s'engage quant à elle lundi prochain au Sénat en deuxième lecture.

L'ensemble des branches de la CGT prévoient par ailleurs trois nouvelles journées d'action d'ici la fin du mois, les 14 (avec une grande manifestation à Paris), 23 et 28 juin. Les deux matches programmés le 14 juin ne devraient pas être impactés par le mouvement puisqu'ils ont lieu en province, à Bordeaux (Autriche-Hongrie) et Saint-Etienne (Portugal-Islande).






du rififi en perspective dans la "convergence des luttes"

un grand écart sans faille




Un Euro 2016 sous le signe de la contestation

Paris-Luttes Infos 9 juin 2016

Compilation de textes autour de l’Euro 2016 qui débute ce vendredi 10 juin. Des blocages aux manifs, l’Euro c’est bientôt et on est prêt-e-s !

Citation :
Plusieurs appels circulent pour empêcher le bon déroulement de l’Euro :

Appel à perturber l’Euro 2016

Appel à saborder l’Euro 2016

Boycott de l’Euro 2016 par les intermittents de l’audiovisuel


Alors même que l’Euro n’a pas commencé, des actions ont déjà perturbées, comme cette kermesse bien huilée :

Récit de l’opération "Joue-la comme Pogba"

Des manifestations sont prévues également du côté de Paris et Saint Denis à partir du 10 juin, jour du lancement de la compétition :

- A Denfert-Rocherau : Cet été, l’Euro Debout : « Vive le foot, nique L’UEFA »

- Au Champ de Mars : Opération Fan Zone Euro Football

- A Saint-Denis : Manifestation L’Euro pas sur notre dos ! / Paye ta visseuse


nul n'est tenu de prendre position sur tout, sur le foot encore moins,
l'injonction à le faire n'a rien de révolutionnaire
quand on s'en fout on s'en fout et la vie n'est pas un sondage d'opinion

perso, mon cœur balance, car j'ai sur la question une position à la fois radicale, contre le sport professionnel voire la compétition, et individualiste, qu'on ne m'emmerde pas avec ça : je ne me sens pas obligé de prendre parti entre ce qu'en dit la direction confédérale de la CGT et les anti-euro, mais il faut être pragmatique sans perdre de vue des objectifs de lutte à portée, sans rêver debout, ni considérer que des grévistes pourraient avoir tort. Ce n'est pas essentiel aujourd'hui, mais ces divergences sont  inévitables, à prendre comme un tout constitutif de ce moment

il sera dit que le football rend aussi fou que l'Islam, et qu'ils sont solubles dans le capitalisme, le syndicalisme, et le hooliganisme réunis




"Jeux des enfants ne sont pas jeux" photos Patlotch novembre 2014



Dernière édition par Patlotch le Dim 12 Juin - 19:20, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Dim 12 Juin - 18:54

Ven 10 Juin - 19:13

intermerde à la Fat' boule ! épisode 0

« le traître Martinez fait passer le foot avant la lutte du prolétariat »

philosophie politique que les "vrais révolutionnaires" réaliseront, c'est une "annonce" de "l'écart" entre :


chacun chez soi et son prolétariat pour tous, les "beaufs cégétistes" et les "moutons gauchistes" seront bien gardés... par la police et l'idéologie française, qui tourne rond... comme un ballon carré



pour supporter à la télé

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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Dim 12 Juin - 18:55

Ven 10 Juin - 22:44

intermerde à la Fat' boule ! épisode 1

supporters de tous les pays, allez vous faire foot !


Zidane crée une émeute en Inde


Citation :
"Zizou" "Zizou" "Zizou", que ce soit en France, en Espagne, ou même en Inde, la fièvre Zinedine Zidane touche tout le monde. A son arrivée à l'aéroport de Mumbai, le coach du Real Madrid a provoqué une véritable émeute.

La visite de l'ancien numéro 10 des Bleus est professionnelle. En effet, Zinedine Zidane est ambassadeur du promoteur immobilier indien Kanakia
.[...]

Ah là Fat'boul est grand

Ven 10 Juin - 22:52

intermerde à la Fat' boule ! épisode 2


ÉLOGE DU SABOTAGE

Sabotons sabotons ça
Bottons sabotons ça beau
Tout sabotons sabotons

Faisandons des couac couac quoi
Qu'en face en disent les couards
Faisant sous couette du lard
Donc sabotons ça beaucoup

(...)


FoSoBo, 24 avril 2005, 1h06
LIVREDEL VIII 7 CHANTIRE


Ah là Fat'boul est grand

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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Dim 12 Juin - 18:58

samedi 11 juin 0:11

intermerde à la Fat' boule ! épisode 3

l'horreur fatboulistique




le ballon rouge, le mur, et moi

tout le monde connaît la question « Qu'emporteriez-vous sur une île déserte ? » Question stupide car personne ne songe à y aller et moins encore à préparer ses bagages pour le faire

il y a pourtant des moments où je n'entrevois pas d'autre solution, comme les interminables semaines enfilées de coupes de football en France, pendant lesquelles on ne peut y échapper si l'on sort de chez soi : drapeaux aux fenêtres, emblèmes dans les voitures, klaxons, maillots partout, cris, alcools, délires français, portugais, algériens...

en 1998, l'année de la fumeuserie "black-blanc-beur" championne du monde, j'ai failli me faire lyncher : sollicité dans la rue pour soutenir "la France", j'ai répondu « La France je l'emmerde », ou l'équivalent, genre « nique la France » avant la lettre

là je partirais volontiers et j'emporterais... un ballon, rouge et solitaire. Quand j'étais petit, j'aimais bien jouer contre un mur. Le mur est toujours là, mais ce n'est plus le même, il ne renvoie pas la balle et je suis fatigué



samedi 11 juin 4:08

intermerde à la Fat' boule ! épisode 4

le football est transclassiste

il montre la collaboration de classe dans le sport, et au-delà son machisme consubstanciel
et son racisme produit via la compétition entre État-nations et la mondialisation marchande des joueurs


"du pain et des jeux : on vous donne le foot, le pain attendra"

le transclassisme du football de compétition internationale est au fond mis en évidence, doublement, par le « conseil » du ministère de l'Intérieur de « ne pas parler politique aux abords des stades », et le souci de la CGT de ne pas créer de clivage entre grévistes et supporters, ménageant ainsi les supporters grévistes et syndicalistes (voir Grévistes et supporters des Bleus BFMTV 10 juin)



c'est un peu comme quand on dit qu'il faut éviter les discussions politiques en famille : "la France est une grande famille", "le sport une grande famille", "la famille olympique"... Relevons ici que la compétition pacifique mobilise des forces de police comme en temps de guerre, et d'ailleurs on évoque les réquisitions, explicitement prévues dans ce cas aussi


pendant le sport, les affaires continuent

dans les stades et les fan-zones, il est interdit d'apporter son boire et son manger, pour raisons de sécurité comme dans les avions. On peut l'acheter à l'intérieur, la peau des fesses. Combien coûte aller à Paris, Marseille, Lyon ou Bordeaux pour y voir tel match ou supporter telle équipe ? et rien que la panoplie du supporter, c'est bonbon (voir ici)

moi, rien que l'idée de supporter les supporters...




il est proprement effarant de voir tout ce qui se vend au nom du sport, pour sa pratique, sa mise en scène, ou son image dans des objets qui n'ont rien à voir. Regarder les pub pour s'en faire une idée, cela marche aussi bien que le style "militaire", y compris chez les femmes : notre époque est sportive et guerrière en tous genres, cela doit être le comble de cette civilisation


émancipation ou démence : la démancipation

bien triste de faire grève contre la loi travail ou pour gagner un peu plus et pouvoir se payer ces emblèmes débilitants de la soumission aux marques, à la fierté d'une victoire acquise par d'autres, dont on fait son héros, pour une gloire par procuration

"on" dira, « mais voyons, Patlotch, si tu n'aimes pas le football, n'en dégoûte pas les autres, car tu n'as rien compris à l'esprit du jeu, et tu n'es pas sensible au génie des joueurs... ». Que répondre ? Basta, "on" est un con



pour une critique communiste, décoloniale et féministe, du sport

je n'entrerai pas ici dans une critique du sport de compétition, faite ailleurs (voir Quelques critiques du sport dans "Nouveau millénaire, Défis libertaires"), mais il me semble évident que le problème est plus profond que la mainmise de l'argent sur le sport et le football en particulier, autrement dit qu'on ne peut pas plus en rester à la critique du sport-marchandise qu'à celle de l'art-marchandise (cf le sujet UN RENVERSEMENT POÉTIQUE et RÉVOLUTIONNAIRE de Guy Debord à... Patlotch...) ni à une critique humaniste-moraliste du virilisme dans le sport, et là il nous faudrait attaquer la question d'un point de vue féministe, ce qui n'est pas à ma portée, ni ma priorité ni ma tasse de thé

les femmes ne se disputent pas le ballon, elles en ont chacune un

Basketball



L'équipe de France féminine s'entraîne le 22 février 1979 à Soulac-sur-Mer
AFP/CARL FOURIE


bounce

(je suis le rebond)

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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Dim 12 Juin - 19:01

samedi 11 juin 21:28

intermerde à la Fat' boule ! épisode 5

les stades sont les camps de concentration
de l'horreur à la connerie capitaliste



Vélodrome d'Hiver, juillet 1942 ©DR


Chili 1973

le crépuscule du sport policé


France 2016

Ah là Fat'boul est grand !

dimanche 12 juin 0:54


intermerde à la Fat' boule ! épisode 6

il y a quelques années, Léon de Mattis, leader objectif de la communisation en milieu anarchiste "de gauche" (français, comme Tintin est belge) avait décrété "Brohm/Bourdieu caca"... On voit aujourd'hui en quelles eaux troubles mais blanches et brunes, devenu adulescent mais resté politicien post-PS dans l'âme, sans bouton mais bientôt vieux(pas)beau (aussi laid que Dauvé et Finkie réuni c'est peu dire), il nage (sa moto est amphibie)

L'Euro 2016™, arme de mystification idéologique et de démobilisation du mouvement social

avec Jean-Marie Brohm (professeur émérite de sociologie)




Une émission consacrée au contre-feu idéologico-médiatique au mouvement d'opposition au projet de loi-travail, l'Euro 2016™, arme suprême de l'Etat français, suivie d'une critique générale du système footballistique comme sous-système capitaliste et comme appareil idéologique du capitalisme et de l'Etat – avec Jean-Marie Brohm (professeur émérite de sociologie, fondateur de la théorie critique du sport comme sous-système capitaliste, auteur notamment de Le football, une peste émotionnelle aux éditions Gallimard)

Citation :
Il y a quelques jours paraissait sur Paris Luttes Infos un article « Non à l’Euro 2016 : la domination sportive », où il était écrit

« ce mois de juin 2016 se déroule en France un tournoi européen de football. Il est la propriété privée de la multinationale UEFA [...] qui a sa marque déposée : « l'Euro 2016 ». Notons également que cette « union » est adhérente de la très corrompue FIFA [...]. Pour ce soi-disant événement, une véritable mobilisation nationale se met en place. Par exemple, Hollande demandait récemment en vue de ce championnat que la Marseillaise soit chantée pour exalter les valeurs de la République [...]. Et Najat Vallaud-Belkacem [...] pouvait [...] annoncer la participation de jeunes scolaires au dispositif propagandiste ad hoc (la « Fan-Zone ») pour acclamer les mercenaires à crampons des pelouses. [...] L'institution sportive est une pieuvre qui colonise tous les secteurs de la société et en particulier l’École. Qui ne voit pas que la fonction politique de la propagande en faveur de ce tournoi estival est d'anesthésier la population afin de la détourner des véritables enjeux sociaux comme, par exemple, la lutte contre la loi travail ? C'est ainsi que l'institution sportive a su récemment imposer à l'État français – à l'occasion de l'Euro 2016 et ce, jusqu'en 2024 – ses exigences économiques et ses prérogatives en obtenant des cadeaux fiscaux scandaleux. Mais par là même, c'est aussi une vision du monde qui est imposée à tous : mettre en concurrence des performances physiques mesurables afin de produire des individus compétitifs aptes à « jouer » dans le cadre du marché capitaliste mondial. Produire des subjectivités qui intègrent l'existence de gagnants et de perdants, telle est la finalité politique du sport. [...] Le sport n'est-il pas le règne de la compétition au cœur même de chaque institution [capitaliste] ([...], le Travail, l'Armée, l'École, etc. [...] » ?

Pour éviter toute incompréhension, disons d’emblée que nous désignons par "football" un système capitaliste de compétition organisée par des fédérations, des clubs amateurs au football professionnel, en-dehors donc des jeux de balle au pied entre amis (même si ceux-ci sont influencés par ce système institutionnel capitaliste) ; et rappelons aux adorateurs béats du sport institutionnel cette définition qu’en donnait Coubertin, père des Jeux Olympiques modernes :

« Le sport [...] doit [...] être pratiqué avec ardeur, je dirai même avec violence. Le sport, ce n’est pas l’exercice physique bon pour tous au point de vue de l’hygiène à condition d’être sage et modéré. Le sport est le plaisir des forts ou de ceux qui veulent le devenir physiquement et moralement. Il comporte donc la violence, l’excès, l’imprudence [...] [dans] son essence ».


Jean-Marie Brohm écrivait déjà il y a 40 ans :

« Le sport est le système social de la compétition permanente, de la compétition névrotique [...] Le sport est [...] un système de compétition physiques généralisées, universelles [...] Le sport ne peut qu’être compétition [...] et recherche des meilleurs rendements » (dopage compris) [...] Mais ce système, évaluations et classements ne sont pas réservés aux élites professionnelles ou amateurs : ils sont l’apanage de la société sportive dans sa totalité concrète [...] des plus jeunes [...] aux plus vieux [...] qui s’organisent [...] sous l’impulsion des classements de toutes les fédérations, de toutes les ligues, structurées pyramidalement [...] du fort au faible. » (Sociologie politique du sport)





Le football,

institution capitaliste, opium du peuple et peste émotionnelle


+++++++++++++
http://www.quelsport.org/ :

La propagande d'État du gouvernement Hollande/Valls pour l'Euro 2016, relayée par les médias et les fanatiques du ballon rond - journalistes intoxiqués par la footmania, intellectuels footolâtres, politiciens supporters - résonne comme un tambour tapé par la FIFA, l'UEFA et la FFF. Cette mise en condition massive, avec ses slogans mercantiles, son affairisme publicitaire, sa mobilisation nationaliste, a déjà envahi tout l'espace public comme une vaste opération de chloroformisation des consciences. L'unanimisme tapageur de l'Empire-football vise en effet à susciter la « solidarité nationale » autour des « Bleus », à empêcher quiconque de penser autrement qu'en supporter exalté, à entretenir l'enthousiasme pour un événement entièrement dévolu aux intérêts financiers des sponsors, partenaires et actionnaires du foot.

Quel Sport ? entend dénoncer l'asservissement idéologique et l'abrutissement culturel du football-opium du peuple, avec sa corruption, ses violences, son crétinisme supportériste. Quel Sport ? entend aussi démystifier le miroir aux alouettes du football-spectacle - que le Parti socialiste, le Parti communiste et leurs alliés nous présentent comme une « fête » « citoyenne » et « populaire » -, alors que les salaires mirobolants des mercenaires du crampon, les sommes astronomiques des transferts, les profits capitalistes de la FIFA et de l'UEFA dissimulent comme un écran de rêve, ou de cauchemar, la réalité effective de la misère sociale : chômage de masse, précarité de la jeunesse, destruction des services publics, dégradation des conditions de vie et d'habitat.

Dans un contexte européen où les menaces d'attentats islamistes n'ont jamais été aussi élevées, l'Euro 2016 est non seulement une entreprise politique de diversion et d'enfumage, mais aussi une exposition à hauts risques aux débordements des hooligans et aux menées terroristes des djihadistes français et étrangers.


crève la fat' boule, camarade !



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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Dim 12 Juin - 19:02

dimanche 12 juin 15:58

intermerde à la fat' boule épisode 7

de tragédies en farces et attrapes nigauds
un peu d'histoire


1907 : Depuis 15 ans, les grèves sont de plus en plus dures.
On redoute une grève dans les transports de l’ampleur de celle de 1891



source

déjà en 1907 : Angleterre-Russie match nul

Citation :
La Convention anglo-russe de 1907 est un accord signé le 31 août 1907 entre la Grande-Bretagne et la Russie impériale à Saint-Pétersbourg. Ce traité définissait les sphères d’influence respectives de la Russie et de la Grande Bretagne en Perse, Afghanistan et au Tibet.


La Perse entre l'Ours et le Lion

heureusement, la France en position d'arbitre veillait au grain

1907 la triple entente : France, Angleterre, Russie



et voilà t'il qu'hier nos frères se fritèrent

2016 : la triple désentente



Marseille théâtre de nouvelles violences entre supporteurs avant Angleterre-Russie

le match a été arbitré par des Marseillais en pleine forme
mais tout ça pour un nul Angleterre-Russie 1 à 1

face à la fat'boule, c'est peu dire que je suis mal armé

la chair est triste, hélas !
mais je n'ai pas vu tous les matchs


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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Dim 12 Juin - 19:03

dimanche 12 juin 18:37

intermerde à la fat' boule épisode 8

dans les épisodes précédents, j'ai évoqué l'essence capitaliste du football à sa naissance, mais sans en donner de preuves historiques. En voici


Citation :
Partie 1: Au commencement il y eut la soule [1]

Une des théories critique du football le présente comme une transformation capitaliste de la soule, qui était au Moyen-Age un des loisirs les plus en vogue parmi les couches populaires du nord-ouest de l’Europe. Transformation et non « continuité » car la bourgeoisie trouve un intérêt dans l’encadrement des loisirs du prolétariat, une manière de le domestiquer. Le football n’a peut-être même jamais été un jeu.


La soule est une des nombreuses dénominations ou variantes des jeux de balle médiévaux, mais en Angleterre elle est connue sous l’appellation de mob football, qui signifie « football de masse » ou « football du peuple » selon les traductions. Le principe est assez simple. Deux équipes, composées soit d’habitants de villages voisins, soit de célibataires d’un côté et d’hommes mariés de l’autre, s’affrontent. Ils doivent parvenir à amener une balle, souvent constituée d’une vessie de porc gonflée ou rempli de foin, dans un en-but. Cet en-but peut alors être une habitation ou une grange. C’est un jeu qui se pratique principalement en milieu rural.

Une fois ces éléments en tête, disons pour faire vite que la soule se caractérise par son absence de règles. Il n’y a pas de nombre limite de participants, pas de limite de terrain, pas de limite de temps et bien sûr pas d’arbitre. Pour transporter cette fameuse balle dans son en-but, tous les coups sont permis. La violence physique fait donc partie intégrante du jeu. Il faut s’imaginer la partie de soule comme un vaste grabuge festif, qui se joue les rares jours de congés qu’ont alors paysans et domestiques pour se défouler. Ces congés sont calqués la plupart du temps sur le calendrier religieux, comme par exemple le Shrove Tuesday (Mardi Gras), et sont réappropriés par les pauvres qui y pratiquent leurs loisirs avec fracas que soit par le carnaval ou la soule. Les parties soule sont d’ailleurs autant de rares moments de leur vie quotidienne où leurs patrons et les autorités locales n’ont absolument pas de prise sur eux.

Une partie occasionne des dégâts, des dégradations et des éclopés, quand ce ne sont pas des cadavres qui jonchent le sol[2]. Les autorités tenteront pendant plusieurs siècles d’en interdire la pratique, en vain, à coup de décrets comme celui qu’on pouvait lire sur les murs de Londres en 1314: « En raison des grands désordres causés dans la cité par des rageries de grosse pelote de pee dans les prés du peuple, et que cela peut faire naître beaucoup de maux que Dieu condamne, nous condamnons et interdisons au nom du roi, sous peine d’emprisonnement, qu’à l’avenir ce jeu soit pratiqué dans la cité. » Pratiquer ce type de jeu n’était alors pas loin d’être considéré comme une activité diabolique, et risquait bien de t’envoyer en prison, en attendant d’aller en enfer bien sûr.

En plus de la brutalité de la soule, les autorités fustigent l’inutilité de tels jeux et tentent d’imposer la pratique du tir à l’arc, à l’arbalète ou à la fronde. Non pas que cela fut moins divertissant ou même moins brutal, c’était surtout un excellent entraînement à la guerre, qui dans ces années-là pouvait durer cent ans. Le roi anglais Edouard III en 1365, puis Richard II quelques vingt ans plus tard, ordonnèrent par exemple aux shérifs londoniens de faire proclamer que « tout homme sain doit utiliser des arcs et des flèches quand il en a le loisir, et interdit sous peine d’emprisonnement de se mêler à des lancers de pierre et aux jeux de balle à la main ou au pied. »

Aucun des décrets, ni même la répression, n’eut de réel impact sur la pratique du mob football ou de la soule et ce jusqu’à l’avènement du capitalisme.

Entre-temps, au 17e siècle, dans l’Angleterre pré-industrielle une variante réglementée sera pratiquée dans certains établissements scolaires auxquels seule la progéniture bien née accède. Le nombre des joueurs est restreint, le terrain est délimité, l’en-but matérialisé par des rouleaux de paille. Cette variante ne sortira jamais de son girons élitiste et ne fera pas mieux que coexister avec le mob football historique sans attenter à sa popularité. C’est, plusieurs décennies plus tard, la bourgeoisie qui finira par avoir sa peau.

Contrairement à ce qui est parfois avancé par facilité, le passage de la soule au football n’est pas le fait d’une simple évolution historique. Le football ne peut être considéré comme une soule à laquelle on aurait juste ajouté des règles. Il s’agit d’une transformation politique en profondeur de ce qui était une pratique ludique, ancrée dans la culture de la paysannerie.

C’est le développement de l’industrie anglaise et du mode de production capitaliste et par la même du prolétariat qui va transformer le mob football et, d’un jeu en faire un sport. Au cœur du rapport social d’exploitation, la pratique sportive revêtira d’emblée un autre sens, celui du capitalisme qui implique philosophie du rendement et contrôle accru sur les corps des ouvriers pour la reproduction de la force de travail. Ce qui jadis était combattu par la royauté car « inutile », va devenir très utile à la bourgeoisie industrielle anglaise qui accède au pouvoir politique au 19e siècle à la faveur de la nouvelle ère victorienne.

Dans le même temps que le football, cette époque voit plus largement la naissance du contrôle social. Et le football s’avérera être un instrument utile à ce contrôle social.


Notes partie 1 :

[1] On prête plusieurs ancêtres au football. Concernant la soule il s’agit même d’un ancêtre commun au football et au rugby, deux sports nés dans une Angleterre qui était alors le premier pays à s’industrialiser. Cela n’interdit pas de parler prochainement du Calcio Fiorentino, l’autre ancêtre historique reconnu au football.

[2] La soule est produite par son époque et le fait qu’on y meure n’a rien de surprenant quand on sait la population médiévale entretient une proximité quotidienne avec la mort, au prix des guerres, famines ou épidémies.

Partie 2 : Comment la bourgeoisie industrielle a inventé le football ?




Contrairement à ce qui est parfois avancé par facilité, le passage de la soule au football n'est pas le fait d'une simple évolution historique. Ce n'est pas une soule à laquelle on aurait juste ajouté des règles. Il s'agit d'une transformation politique en profondeur de ce qui était une pratique ludique et culturelle de la paysannerie. Ce qui pouvait être pratiqué par futilité, ne doit plus l'être pour la bourgeoisie que par utilité. La philosophie du rendement et l'idéologie productiviste étant au fondement de la vision bourgeoise du sport.

Le développement de l'industrie anglaise au 18e siècle va attirer de nombreux paysans aux abords des villes. Ce qui ne sera pas sans effet sur la pratique du mob football. Celle-ci, principalement rurale, s'avère vite antagonique avec les intérêts économiques de la bourgeoisie. Les dégâts causés par les parties de mob football engendrent beaucoup trop de destruction de capital agricole à leurs yeux. Pour remédier à cela, le Highway Act est promulgué en 1835. Il en interdit la pratique dans les rues et à travers champs et la contraint sur des terrains clos dédiés à cet effet.

Parallèlement à cela, les programmes des public schools et des proprietary schools sont révélateurs de la nouvelle mainmise bourgeoise sur les institutions éducatives, et vont placer le sport comme une discipline scolaire à part entière. L'accès à l'éducation se démocratise mais cela concerne surtout les enfants de la petite-bourgeoisie, car les enfants de prolétaires vont eux soit à l'usine soit à la mine.

Si le sport tient une place de choix et s'institutionnalise c'est aussi que certains directeurs d'école ont compris que ça pouvait être un parfait outil pour canaliser l'indiscipline des élèves. Cela sera l'utilisation première du sport dans les public schools. Mais cette vision utilitariste propres aux éducateurs bourgeois reste néanmoins en concurrence avec la vision du sport beaucoup plus élitiste de l'aristocratie, partisane d'un « sport pour le sport », pratiqué entre « gentlemen », et autres valeurs excluantes qui persisteront, elles, à travers l'olympisme.

Le sport qui se pratique alors dans les public schools est une sorte de soule « raccourcie » à partir de laquelle seront inventés et le football moderne et le rugby. La séparation entre les deux sports s'officialise par la première codification des règles visant à unifier la pratique du football, connue sous le nom de Cambridge Rules édictées par des représentants de plusieurs écoles de la ville en 1848, afin de faciliter les rencontres sportives. Les premières compétitions ne tardent pas, puisque la première coupe d'Angleterre, la Cup, est jouée en 1871.

Ces règles sont emblématiques et fondatrices car elles proscrivent l'usage des mains. On parle alors aussi de dribbling game, sorte de pré-football où il s'agit de pousser la balle à l'aide des pieds. Le dribbling game est caractérisé par son approche très individualiste, puisque le joueur qui a le ballon dans les pieds, le pousse jusqu'à ce qu'il le perde. La passe intervient toutefois quelques années plus tard (passing game), orientant ainsi le jeu vers une pratique plus collective.

De ce football exclusivement scolaire, qui balbutie ses premiers mots, les ouvriers en sont exclus. Ils ne commenceront à être de la partie que quelques années plus tard, à la faveur de la diffusion du football hors des structures scolaires.

When saturday comes

L'obtention du samedi après-midi et du dimanche chômés, sans diminution de salaire, marque l'invention du « week-end » vers 1850 et va participer au décloisonnement et à la démocratisation de la pratique du football. Il va alors très vite structurer le maigre temps libre des prolétaires, qui vont soit y jouer, soit regarder des matchs comme on assiste à un divertissement. Et le samedi après-midi devient le moment de la semaine dédié à cette pratique.

Des clubs vont alors se construire autour des paroisses (en 1880, environ un quart du millier de clubs sont sous le patronage de l'Église) comme par exemple à Bolton ou Aston Villa. Mais aussi autour des usines ou dans le bassin sidérurgique comme pour Sheffield ou West Ham. Le club de Manchester United dépend lui de l'entreprise des chemins de fer. Tous ces clubs sont alors composés en majorité d'ouvriers. L'adhésion des prolos est au-delà des espérances, bien qu'il s'agisse d'une manière pour le patronat industriel de garder le contrôle sur eux, même pendant leur temps libre. Fort de cette popularité, l'industrie du football va se développer autour de l'industrie anglaise, mais va aussi générer ses propres profits, dans un premier temps surtout les recettes au guichet des stades. Bien plus tard ces profits là se développeront encore avec le marketting, puis la commercialisation des droits de retransmission télévisée.

Avec les clubs londoniens, dont la composition sociale repose plus sur des joueurs issus des classes dominantes, l'essentiel des clubs de football anglais cohabitent au sein de la Football Association, fondée en 1863. Mais l'inévitable opposition entre la bourgeoisie et l'aristocratie va se cristalliser autour de la question du professionnalisme qui sera instauré dès 1885 sous la pression des clubs du bassin industriel du nord du pays[1]. Comme un symbole, deux ans plus tôt, les ouvriers de Blackburn triomphaient de l'équipe du collège d'Eton en finale de la Cup. Une victoire annonciatrice de la suprématie bourgeoise sur le football anglais sur les volontés confiscatrices des aristos.

Naissance du professionnalisme et du sportif-prolétaire

A mi-chemin entre l'acquis social et la condition sine qua non pour que l'industrie du football puisse se pérenniser dans le nord, l'ensemble des clubs des bassins minier et sidérurgique valide le fait de dédommager leurs joueurs. Depuis un certains temps, les joueurs revendiquaient une compensation financière du manque à gagner en terme de salaire, dû à la participation aux matchs et aux entraînements. En plus du dédommagement des absences au boulot, les joueurs évoquent aussi le risque récurrent de blessure et veulent en contrepartie une sorte de prime, en guise d'assurance. Pour les clubs du sud du pays rémunérer des sportifs est totalement inconcevable et justifie la rupture avec les clubs qui le font.

Ainsi naît le premier championnat professionnel de football en 1888. Les industriels qui possèdent les clubs du nord entrevoient eux l'impact bénéfique qu'aura sur la compétitivité de leur club le fait de professionnaliser les joueurs. Autrement dit que leur quotidien soit dévolu à la pratique du football et à la valorisation de la marque associée au club qui les emploie.

Car bien sûr les footballeurs sont des employés, et le professionnalisme instaure un rapport de force nouveau avec les propriétaires de clubs qui leur imposent des conditions contractuelles drastiques. Le système de retain and transfer ne laisse aucune marge de manœuvre au joueur qui souhaiterait changer de club et, même s'il est un cran au-dessus du salaire moyen, un salaire maximum est institué. Cette situation, en plus des nombreuses brimades et amendes pour « misconduct » vont déboucher sur la première expérience syndicale en 1907 après 14 années de tentatives infructueuses, avec la création de l'Association Football Players' Union[2].

Les années suivantes virent la diffusion du football à travers le monde au gré de l'impérialisme anglais et du commerce international. A côté de ça plusieurs initiatives exclusivement ouvrières vont voir le jour et peu à peu se fédérer dans le sport travailliste. Un nouveau front s'ouvre alors.


Notes partie 2 :

[1] Le même type de scission, et pour les mêmes motifs, marquera la naissance du rugby à XIII

[2] A lire le court texte de Claude Boli : « La création du syndicat des footballeurs anglais ». https://onclefredo.wordpress.com/2015/12/02/2-decembre-2007-le-premier-syndicat-de-footballeur-voit-le-jour-en-angleterre/


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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Lun 13 Juin - 15:22


intermerde à la fat' boule épisode 9

repris de dndf, récréation

"Ils font chier, ces cégétistes qui gâchent la belle et saine émulation de la fête du foot-ball !!!"


Lisbeth Salander a écrit:
13/06/2016 à 12:54

Le « hooligan » est au match de foot ce que le « casseur » est à la manifestation : consubstanciel, intimement embarqué, de même contenu… la forme n’est qu’un aspect d’activités de même nature.

Se poser le problème de la violence dans un mouvement social ce serait comme se poser la problème des buts dans un match.


des mots de la concurrence économique...



le but argent comptant content

"émulation", "compétition", "concurrence"... le principe et le vocabulaire du sport d'équipes en face à face sont ceux de la guerre économique. Il s'agit de "marquer des points", d'accumuler des buts comme de l'argent pour gagner sous la loi de la baisse tendancielle du taux de profits

vu le fric comme enjeu, on a dépassé le stade de la métaphore, propre au sport amateur, pour se situer  directement sur le terrain économique : le joueur appartient au capital


voici les joueurs...

dans cette compétition, les salariés d'une entreprise sont avec leur patron concurrents de l'entreprise d'en face, patrons et salariés ensemble, d'une aire nationale face à ceux des autres pays, d'un groupe transnational contre un groupe transnational concurrent, d'une aire du monde face à une autre (la Chine et l'Asie vs l'Occident par exemple)




voilà les supporters...







... aux maux de la guerre, voici les hooligans

cette compétition "pour la paix entre les nations", idéologie des jeux olympiques, singe la guerre, la vraie et ses lois de la jungle, tous les coups permis

trêve de plaisanterie


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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Lun 13 Juin - 16:06


« Ainsi se recompose l’interminable série des affrontements dérisoires mobilisant un intérêt sous-ludique,
du sport de compétition aux élections. »


Guy Debord, La Société du Spectacle, 1967
III. Unité et division dans l'apparence. 62


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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Mar 14 Juin - 17:04




L'OBS AFP PHOTO / BORIS HORVAT

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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Ven 24 Juin - 20:34




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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Jeu 7 Juil - 22:46


chronique d'un malheur annoncé

dans ma rue, 20-25 % de Portugais qui n'ont même pas connu la Révolution des œillets, en 1974, et qui ne s'expriment ici que par le BTP et le foot-ball. À chaque but, j'ai l'info en direct par les klaxons et les pétards, avant les actus de Google


les maisons arborent, alternativement, drapeaux français et portugais, l'horreur nationalée...


dimanche, je me franxite à l'anglaise !

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MessageSujet: Re: Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME    Dim 10 Juil - 23:50


Collector Euro 2016


le zéro et l'amer

Valls : "Chez nous, on est presque invincible"

Challenges.fr 10 juillet



Héros de la mer, noble peuple,
Nation vaillante, immortelle,
Relevez aujourd'hui de nouveau
La splendeur du Portugal !

Aux armes, aux armes !
Sur terre, sur mer,
Aux armes, aux armes !
Pour la patrie, il faut lutter !
Contre les canons marcher, marcher !


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Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, LUTTES et CAPITALISME
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