PATLOTCH / CHANGER DE CIVILISATION / LUTTES, THÉORIE, SEXE, et POÉSIE

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 MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton

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MessageSujet: MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton   Dim 15 Mai - 19:11




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MessageSujet: Re: MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton   Dim 15 Mai - 19:12


The Revolution is Being Televised



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MessageSujet: Re: MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton   Dim 15 Mai - 19:16





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MessageSujet: Re: MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton   Dim 15 Mai - 19:38

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MessageSujet: Re: MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton   Dim 15 Mai - 19:44


Charles Mingus Eviction and Arrest



Charles Mingus And Rifle Scene



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MessageSujet: Re: MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton   Dim 15 Mai - 19:52


moins qu'un chien





après ça, osez l'ouvrir sur le "communautarisme" et "l'essentialisation",
bandes de blancs de merde de gauche et d'ultra-concepts, de droite et de partout en France !


bourgeois : crevez !

ultra-gauchistes et ultra-blancs petits-bourgeois d'esprit de merde :

CREVEZ !


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MessageSujet: Re: MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton   Dim 15 Mai - 20:05


Devils Blues



Charles Mingus: bass
George Adams: tenor saxophone and vocals
Don Pullen: piano
Jack Walrath: trumpet
Dannie Richmond: drums

live at Umbria Jazz Festival 1974



Twisted Evil



Dernière édition par Admin le Dim 15 Mai - 20:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton   Dim 15 Mai - 20:09


Devils Blues



Charles Mingus: bass
George Adams: tenor saxophone and vocals
Don Pullen: piano
Jack Walrath: trumpet
Dannie Richmond: drums

live at Umbria Jazz Festival 1974



mêmes musiciens

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MessageSujet: Re: MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton   Dim 15 Mai - 20:26


What Love





New York - 29 oct 1960
Ted Curson (tp)
Eric Dolphy (b.cl, as)
Charles Mingus (b)
Dannie Richmond (d)





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MessageSujet: Re: MINGUS, for LOVE, and REVOLUTION / feuilleton   Lun 22 Aoû - 8:01


Pithecanthropus Erectus


1956

extrait des notes par Mingus au dos de la pochette (Liner Notes)
Charles Mingus a écrit:
This composition is actually a jazz tone poem because it depicts musically my conception of the modern counterpart of the first man to stand erect – how proud he was, considering himself the “first" to ascend from all fours, pounding his chest and preaching his superiority over the animals still in a prone position.

Overcome with self-esteem, he goes out to rule the world, if not the universe, but both his own failure to realize the inevitable emancipation of those he sought to enslave, and his greed in attempting to stand on a false security, deny him not only the right of ever being a man, but finally destroy him completely. Basically the composition can be divided into four movements: (1) evolution, (2) superiority-complex, (3) decline, and (4) destruction.

The first three movements are played in an ABAC form by the group, the alto and tenor together describing the second movement; then each soloist repeats this form, telling the story in his own way. After the alto solo, the group again plays the original form, except that the third movement now develops into what I have called the fourth movement. The last movement is based on the third, but increases in tempo and intensity and reaches a definite climax, indicating the final destruction in the manner that a dying organism has one last frantic burst of motion before gasping its last breath. This piece was chosen as the title of the album because of the width of musical visibility and imagination contained in the thematic material.





Cette composition est en fait un poème symphonique de jazz parce qu’il dépeint musicalement ma conception de l’équivalent moderne du premier homme à se tenir debout : comme il était fier, se considérant lui-même comme le « premier » à se lever de ses quatre pattes, martelant son torse et prêchant sa supériorité sur les animaux toujours dans une position couchée.

Si plein d'estime de soi, il sort dominer le monde, sinon l’univers, mais son propre échec à réaliser l’émancipation inévitable de ceux qu’il cherchait à réduire en esclavage, et sa cupide envie de se tenir debout sur une fausse sécurité, lui refusent non seulement le droit d’être toujours un homme, mais finalement le détruisent complètement. Fondamentalement, la composition peut être divisée en quatre mouvements : (1) évolution, (2) complexe de supériorité, (3) déclin et (4) destruction.

Les trois premiers mouvements sont joués par le groupe en forme ABAC par le groupe, l’alto et le ténor ensemble décrivant le deuxième mouvement ; alors chaque soliste répète cette forme, racontant l’histoire à sa manière. Après le solo d'alto, le groupe joue de nouveau la forme initiale, sauf que le troisième mouvement se développe maintenant dans ce que j’ai appelé le quatrième mouvement. Le dernier mouvement est basé sur le troisième, mais en augmente en rythme et l'intensité pour atteindre son paroxysme précis, indiquant la destruction finale à la manière d’un organisme mourant dans l'ultime explosion d'un mouvement frénétique, avant d'haleter son dernier souffle. Cette pièce a été choisie comme titre de l’album en raison de la largeur de vision musicale et l’imagination contenues dans le matériau thématique.


une chronique qui n'a entendu que le premier mouvement
Jean-Louis Bergami a écrit:
Le soleil se lève sur le monde préhistorique. Un chasseur s'approche, ployant sous le poids de la proie qu'il vient d'attraper. Soudain il tressaille comme s'il venait de recevoir une décharge électrique et se dresse sur ses jambes. Il jette son fardeau à terre et, tout étonné par cette étrange posture, esquisse un pas, puis un autre, puis encore un autre. Son instinct lui fait comprendre que désormais il pourra toujours se déplacer ainsi. En une fraction de seconde il réalise à quel point il est différent des animaux qui l'entourent et il pousse un cri de joie. Le monde lui appartient. Des images du futur tourbillonnent dans sa tête : le feu, la roue, les voyages dans l'espace, internet : y'a plus qu'à... Telle est la belle histoire racontée par Charles Mingus dans ce morceau.

source


un avis amateur, pour la fraîcheur de l'enthousiasme : Pourquoi aduler ce chef-d'œuvre de folie ? 23 décembre 2011

Adubarbu a écrit:
Cet album, c'est l'influence majeure sur tout le mouvement de free-jazz qui va suivre.

Sors en 1956, et c'est quelques années plus tard, en 1960, qu'Ornette Coleman sortira ce qui passe à juste titre pour être le manifeste musical de ce mouvement étrange d'émancipation totale qu'est le free jazz, un album justement nommé « Free Jazz », pour double quatuor de jazz (avec Hubbard, Cherry, Dolphy, Coleman, je vous passe les détails de la tuerie).

Phitecantropus Erectus [sic], c'est avant tout un précurseur comme l'on en fait plus. Presque cinq ans avant, il y avait tout. En mieux, si j'ose dire, car il structure son morceau (le premier, éponyme), par des chorus qui vont petit à petit en se désagrégeant pour atteindre un paroxysme « free » lors des reprises.

Mais outre le caractère précurseur monstrueux sur le plan musical, il faut bien voir aussi le parallèle incroyable que l'on peut faire avec l'émancipation des noirs. Sans vouloir dire de bêtises, Rosa Park ce doit être en 63 [1955]. Il est très amusant d'observer à quel point le jazz est un phénomène de lutte des noirs, et à quel point l'histoire du jazz épouse les courbes sinueuses de la lutte des noirs pour leur émancipation. Avec un sommet dans les années 60, en parallèle justement au free jazz.

L'histoire qu'il raconte, celle de l'Homme, de la Vie, est absolument superbe, et arriver à faire passer une histoire par le biais de la musique instrumentale seule, c'est déjà en soi un exploit.

Sinon, sur un aspect purement physique, cet album est une folie. De composition, de la part de Mingus évidemment, quelque chose de génial, c'est là son aspect le plus frappant, mais aussi d'improvisation de la part des musiciens. Les lignes mélodiques claires qui vont en se brouillant, à l'image des harmonies, le processus qui se développe, se transforme, la forme rondo du premier, mais aussi l'imitation des bruits de la ville dans Foggy Day, et j'en passe et des meilleures, autant de raisons d'aduler ce qui est sans aucun doute l'un des dix meilleurs albums de l'histoire de Jazz.


à propos de la musique, des notes de Mingus, et de l'image de couverture

Tensions et résolutions : musicalité de l’intrigue ou intrigue musicale ? Raphaël Baroni, Cahiers de narratologie [sic] 2011, extrait

Citation :
[...]Il existe évidemment bien d’autres manières, parfois beaucoup plus élaborées, d’inscrire un morceau de musique instrumentale dans une séquence marquée par une tension progressant jusqu’à un climax et à une forme quelconque de dénouement. La tension ne s’exprime pas uniquement à travers des dissonances se détachant sur le fond d’une tonalité attendue, ou sur le contraste entre mélodie et accompagnement, elle peut dépendre également de la modulation du volume, du rythme, d’une altération du timbre, de la possibilité de suivre une partition ou de s’en écarter.

Pour évoquer brièvement ces différents moyens, j’aimerais commenter le cas du Pithecanthropus Erectus de Charles Mingus, qui est probablement l’une des œuvres instrumentales les plus « narratives » du répertoire du jazz moderne. La structure de ce morceau a été décrite en détail par son auteur [voir plus haut]


22
Certes, on peut considérer qu’une telle œuvre relève de la musique à programme et que sa narrativité doit ainsi beaucoup à ce « péritexte auctorial »* que je viens de citer, qui est intégré à la pochette de l’album et qui fonctionne comme un hypotexte conditionnant la réception de la musique et permettant à celle-ci d’être narrativisée, c’est-à-dire d’être lue comme une histoire. Ainsi que le souligne Philippe Carrard, le titre du morceau, de même que celui de l’album éponyme, peuvent favoriser une lecture référentielle de la musique, d’autant plus que, dans le cas présent, l’iconographie de la pochette (peinte par Julio de Diego) se réfère explicitement à une histoire imagée : on y trouve la représentation, sous la forme d’une peinture rupestre, de la chute d’un homme, qui passe de la position bipède à celle du quadrupède. On peut d’ailleurs lire cette image dans les deux sens : de gauche à droite, il s’agit de la chute de pithecanthropus erectus, et de droite à gauche, de son accession à la station verticale.


* ** une forme du paratexte selon Gérard Genette. Voir paratexte auctorial


23
À l’écoute du morceau, il faut noter toutefois l’efficacité des moyens proprement musicaux dont se sert Mingus pour déployer son intrigue instrumentale, ce qui conduit à un isomorphisme frappant entre la progression musicale et celle de la séquence narrative. Dans ce cas, on peut même se demander si ce n’est pas l’intrigue racontée par Mingus qui se moule dans la structure d’une forme musicale, plutôt que l’inverse. Suivant la typologie9 que propose Martá Grabócz, nous serions alors en présence d’un programme narratif qui aurait été intériorisé, la structure musicale assimilant le sujet extérieur « sans qu’elle soit obligée de faire des compromis dans le but de son intégration. Au contraire, c’est le sujet extra-musical qui s’accommode des formes musicales conventionnelles ».

9 Martá Grabócz définit trois modes d’existence de la narrativité en musique : 1) programme narratif extérieur (cas typique de la musique à programme), 2) programme narratif intérieur ou intériorisé, 3) programme narratif de la structure profonde (Grabócz 2009 : 59-76).

24
En effet, la première partie, qui correspond au passage d’homo erectus de sa condition de quadrupède à celle de bipède, consiste en une transition entre une ligne de basse continue et ce que l’on appelle en jazz une walking bass. Par ce changement, le morceau se met littéralement à « marcher » au moment où la contrebasse se libère de la répétition de la note fondamentale de l’accord et improvise une ligne mélodique suivant un parcours harmonique incluant des mouvements diatoniques, chromatiques et en arpèges. Parallèlement, les instruments suivent d’abord servilement une partition très simple, sans ligne mélodique déterminée, puis, adoptant le principe, classique en jazz, de l’alternance entre thème et improvisation, les musiciens s’émancipent progressivement de la partition. Cet écart est d’abord modéré : la ligne mélodique d’un soliste se développe en contrepoint de l’accompagnement que fournissent les autres musiciens, qui restent à l’arrière-plan. Les instruments se mettent ainsi au diapason d’une société dirigée par le premier homme dressé et libre, une société hiérarchisée autour d’un leader (le soliste) et de ses sujets (les accompagnateurs). Mais, au fur et à mesure, suivant le scénario décrit par Mingus, les accompagnateurs s’émancipent eux-aussi, se mettant également à improviser des lignes mélodiques qui se mélangent les unes aux autres, dans une polyphonie dont les dissonances sont de plus en plus marquées, rapprochant le morceau de l’esthétique du free jazz. La montée de la tension s’accompagne d’une augmentation du volume et du tempo, l’ensemble culminant dans un vacarme assourdissant et chaotique, avant que l’ensemble ne rechute dans le thème de départ.

25
Dès lors, ce n’est plus seulement l’histoire d’homo erectus que nous pouvons suivre dans cette intrigue musicale « intériorisée », mais c’est une partie de l’histoire du jazz, depuis l’avènement de la walking bass dans les années vingt, en passant par le développement de la musique improvisée dans sa forme classique (répartition hiérarchisée des rôles entre soliste et accompagnateurs*), jusqu’au free jazz, qui apparait dans les années 1950 et qui fait exploser la structure précédente. Arrivé à ce stade, et même si la narrativité a d’abord été induite par le titre, l’iconographie de la pochette et le péritexte auctorial, c’est le mythe raconté par Mingus qui semble être devenu une métaphore de l’expressivité musicale du morceau et de l’histoire du jazz, cette dernière ayant d’ailleurs probablement été la source d’inspiration du compositeur.

* l'auteur oublie ici la phase d'improvisation collective (Nouvelle-Orléans) d'avant l'apparition du solo (Armstrong), qui sera justement reprise par Mingus puis le Free-Jazz


l'album complet



une réduction (drastique) de la partition pour l'improvisation


je proposerai ultérieurement d'autres versions, et ma propre appréciation de cet album

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