PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?

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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 15:40


La science n'est pas faite pour les femmes
selon deux Européens sur trois


SudOuest.fr avec AFP  16/09/2015


Seuls 33% des Européens pensent que les femmes peuvent réussir dans les domaines scientifiques
© AFP SYLVAIN THOMAS [/size]

Les femmes sont presque aussi nombreuses que les hommes à avoir cette opinion

Citation :
Près de sept Européens sur dix (67%) considèrent que les femmes n'ont pas les capacités pour "devenir des scientifiques de haut niveau", selon un sondage réalisé par l'institut français OpinionWay pour la fondation L'Oréal, qui montre que ces préjugés "sont tenaces".

Les femmes sont quasiment aussi nombreuses (66%) que les hommes (67%) à avoir cette opinion, d'après cette enquête menée en Allemagne, au Royaume Uni, en Espagne, en France et en Italie.

Seuls 33% des sondés pensent qu'il ne manque rien aux femmes pour réussir en sciences.

"Les préjugés à l'égard des femmes sont tenaces", souligne mardi Hugues Cazenave, président d'OpinionWay.

Les Allemands sont les plus nombreux (71%) à penser que les femmes n'ont pas la capacité d'atteindre un haut niveau en sciences, suivis des Italiens (70%). Les Français et les Britanniques sont 64% à avoir cette opinion, et les Espagnols 63%.

Un manque de confiance ?

Que manque-t-il donc aux femmes pour parvenir à être une scientifique de haut niveau ?

La confiance en soi pour 25% des sondés
Le réseau professionnel (21%)
L'esprit de compétition (19%)
L'ambition (15%)
L'intérêt pour les sciences (12%)

Mais 11% pensent aussi qu'elles manquent de persévérance, 9% d'esprit rationnel, 8% d'esprit pratique, 7% de rigueur, 7% de capacité scientifique... (ndlr : les sondés pouvaient donner plusieurs réponses).

Selon cette étude, seuls 10% des sondés pensent que c'est en sciences que les femmes ont le plus d'aptitudes.

Une volonté de changer les choses [sic, la ritournelle obligée...]

Les filières qui conviennent le mieux aux femmes sont les métiers à vocation sociale pour 38% des personnes interrogées, la communication (20%), les langues (13%).

Pour autant, les Européens jugent souhaitable que la situation des femmes en sciences évolue. "Ils ont la volonté de faire bouger les lignes", souligne Hugues Cazenave.

Le chiffre de seulement 3% de prix Nobel attribués à des femmes depuis leur création en 1901 est jugé "trop bas" par 66% des Européens.

Ils sont 63% à penser que ce serait une bonne chose que dans le futur, il y ait "autant de femmes que d'hommes" à recevoir le prix Nobel.  



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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 15:41



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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 15:42


80% des femmes confrontées au sexisme au travail


80% des femmes salariées disent être confrontées aux remarques et comportements sexistes sur leur lieu de travail, selon un rapport du Conseil supérieur de l'égalité professionnelle (CSEP).

Citation :
C'est un chiffre alarmant. 80% des femmes salariées disent avoir déjà été confrontées à des attitudes ou remarques sexistes sur leur lieu de travail, selon un rapport* du Conseil supérieur de l'égalité professionnelle (CSEP) remis vendredi à la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine.

"Huit femmes sur dix et autant d'hommes interrogés ont notamment été témoins de blagues sur les femmes et 50% des femmes en ont été la cible", précise 20 Minutes. Des remarques qui auraient un impact direct sur la performance au travail puisque 93% des salariées estiment que cela peut amoindrir leur sentiment d'efficacité.

Encore plus étonnant, 21% des personnes interrogées dans cette étude se disent "plutôt d'accord" pour dire que "dans l'idéal, les femmes devraient rester à la maison pour élever leurs enfants".

Trois types de sexisme

Trois formes de sexisme sont distinguées dans le rapport du CSEP : le sexisme "hostile" du type "les femmes sont nulles en mathématiques", le "sexisme subtil ou masqué", qui passe notamment par l'humour ou le "sexisme ambivalent, voire bienveillant" comme le paternalisme infantilisant.

Le problème reste d'ailleurs compliqué à identifier, selon les auteurs de l'étude, car "la limite entre les actes, propos, attitudes acceptables et ceux qui ne le sont pas, (...) entre les propos blessants et humiliants et les propos humoristiques" n'est pas évidente.

Face au problème, le rapport préconise une série de mesures, parmi lesquelles : "lancer une campagne nationale de communication dans les médias", "recommander aux employeurs de former l’ensemble des salarié-e-s" sur ce sujet ou encore "introduire des questions sur le sexisme dans les enquêtes publiques".

*Enquête de 2013 à laquelle environ 15 000 salariés ont répondu.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 15:42





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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 15:45


Europe

répartition des tâches domestiques
dans couples dont l’homme et la femme travaillent

et ayant au moins un enfant de moins de 14 ans




Etude portant sur les couples dont l’homme et la femme travaillent, et ayant au moins un enfant de moins de 14 ans. Sources : Ined et Insee. Adaptation de l’enquête Etude des relations familiales et intergénération­nelles (Erfi) issue des enquêtes Generations and Gender Survey (GGS) de la Commission écono­mique des Nations unies pour l’Europe, automne 2005/Drees, Etudes et résultats n°570, avril 2007.

.
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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 15:48




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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 15:48

LA PARISIENNE / LE PARISIEN

Emploi : les préjugés perdurent sur les femmes de plus de 45 ans

AFP 10 Sept. 2015



Mauvaise connaissance des nouvelles technologies, manque de dynamisme ou temps restant à travailler au sein de l'entreprise trop court sont les préjugés le plus souvent associés aux femmes de plus de 45 ans en recherche d'emploi

Les femmes de plus de 45 ans en recherche d'emploi restent victimes de stéréotypes tenaces. Deux cabinets de recrutement sur trois admettent même que l'apparence physique peut être un frein à leur embauche, selon une enquête menée pour l'association Force Femmes.

Citation :
Coût salarial, mauvaise connaissance des nouvelles technologies, manque de dynamisme ou temps restant à travailler au sein de l'entreprise trop court leurs sont le plus souvent associés, d'après cette enquête réalisée entre le 18 mars et le 29 mai auprès de 83 DRH, 51 cabinets de recrutement et 776 femmes de plus de 45 ans au chômage.

Ces stéréotypes sont partagés à la fois par les cabinets de recrutement, les DRH et les femmes elle-mêmes. Ces dernières intègrent ces préjugés jusqu'à s'autocensurer dans leurs démarches, relève l'association qui accompagne les femmes de plus de 45 ans dans leur recherche d'emploi ou de création d'activité.

Les résultats de l'enquête, analysés par Ipsos, ont été débattus jeudi lors d'un séminaire, organisé par Force Femmes, en collaboration avec le ministère du Travail, sur les enjeux sociologiques, démographiques et économiques de la mixité professionnelle et les initiatives possibles pour favoriser l'intégration des femmes de plus de 45 ans dans l'emploi.

68% des femmes estiment que le fait d'être une femme n'est pas discriminant

Près de 300 professionnels de l'emploi devaient y participer, en présence de la ministre du Travail Myriam El Khomri et de Pascale Boistard, secrétaire d'Etat chargée des Droits des femmes. La moitié des cabinets de recrutement et 76% des femmes interrogées se rejoignent sur un point : l'âge peut être un facteur discriminant et un frein dans une recherche d'emploi. En revanche, 68% d'entre elles estiment que le fait d'être une femme n'en est pas un.

Elles sont aussi 64% à ressentir des freins personnels dans leur projet professionnel, comme le manque de confiance en soi et en ses compétences. 76% des cabinets de recrutement pensent que ces femmes font preuve d'autocensure et 47% considèrent qu'il est difficile de «placer une femme de plus de 45 ans».  Les DRH sont 81% à estimer que le CV ne devrait pas être anonyme.

Les recruteurs reconnaissent toutefois des avantages à ces profils: expérience, autonomie, organisation, capacité de recul. Et les femmes en ont conscience: 60% se déclarent confiantes en l'avenir.  Enfin, la majorité des femmes interrogées, dont plus de la moitié étaient au chômage depuis plus d'un an, accepteraient de faire des concessions sur le salaire (68%) ou la durée du contrat (62%) pour retrouver un emploi.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 15:50




Les femmes gagnent en moyenne toujours moins que les hommes, et accèdent plus difficilement à des postes à hautes responsabilités, selon un nouveau rapport portant sur l'égalité professionnelle et le leadership féminin. Les femmes représentent 9% des PDG et 37% des entrepreneurs dans le monde ainsi que 39% de la population de cadres en France.

Citation :
L’égalité professionnelle progresse, mais à tout petits pas. Selon un rapport du Programme EVE, initiative de grandes entreprises en faveur du leadership féminin, et du cabinet Donzel, les femmes au niveau mondial gagnent toujours, en moyenne, 18% de moins que les hommes. Et elles ne sont que 13% seulement à siéger dans les conseils d’administration, contre 9% au poste de PDG.

Les auteurs de ce document, consultable sur le site www.eveprogramme.com, ont compilé plus de 350 données quantitatives sur l’égalité professionnelle femmes/hommes et le leadership au féminin, pour parvenir aux résultats suivants.

Toujours des écarts de revenus

On recense, dans le monde, 1,3 milliard de femmes de plus de 15 ans qui travaillent. En Europe, elles représentent 45,7% de la population active et en France 47,8%. D’après ce rapport, les femmes européennes aux plus hauts revenus gagnent 7% de moins que les hommes de la même catégorie, celles de la «classe moyenne» 25% de moins, et les plus faiblement rémunérées, 10% de moins que leurs confrères masculins.

Elles sont également deux fois moins que les hommes à se lancer dans la création d’entreprise, malgré une même attirance pour l’entrepreneuriat. 42% des entrepreneures françaises considérant en effet qu’il est plus difficile pour elles de convaincre investisseurs et banquiers.

Les femmes sont aussi moins représentées dans les hautes fonctions, avec seulement 9% de PDG femmes, 37% d’entrepreneures dans le monde et 39% de la population de cadres en France.

Egaux face au chômage

Toujours selon ce document, 50,4% des femmes actives, dans le monde, occupent un emploi vulnérable. 77% des salariés à temps partiel, en Europe, sont d’ailleurs des femmes. Et 62% des emplois non qualifiés en France sont occupés par la gente féminine. A noter également : 80,9% des nouvelles embauches de femmes se font en CDD, contre 71,5% pour les hommes.

Et la «double journée» reste une réalité : les femmes effectuent ainsi 69,8% des tâches domestiques dans la zone OCDE. 88,8% des dirigeants français citent par ailleurs les contraintes de la vie familiale comme la première cause de discrimination des femmes au travail.

En revanche, le chômage, lui, touche autant les hommes que les femmes : le taux mondial s'établit ainsi à 6%, et celui des femmes à 6,1%. Les femmes et les hommes sont aussi inégaux, face à l’enseignement. Ainsi, dans la zone OCDE, 72% des femmes, entre 25 et 64 ans, sont au moins diplômées de l’enseignement secondaire, contre 75% des hommes. Par ailleurs, dans le monde, 31 millions de filles en âge de fréquenter l’école ne sont pas scolarisées, soit 53,4% des enfants non scolarisés. Les femmes représentent aussi 65% de la population analphabète mondiale.




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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 15:53



Citation :
Depuis le mois d’août, la loi relative au dialogue social et à l’emploi impose, pour les élections professionnelles (qui élisent les délégués du personnel, les représentants syndicaux, les membres du CHSCT…), des listes syndicales alternant les candidats de chaque sexe. Reste que, « plus on monte dans la hiérarchie, moins les instances [représentatives] sont féminisées ». C’est la conclusion du dernier rapport du Conseil économique, social et environnemental (CESE) sur « Les forces vives au féminin » qui, reprenant la phrase de la féministe Françoise Héritier, assure : « La parité s’arrête là où le pouvoir commence. »

Les femmes au secours du syndicalisme

La Confédération européenne des syndicats (CES) mesure chaque année depuis 2008 les tendances de l’affiliation féminine dans les confédérations syndicales nationales.

En se basant sur les 40 confédérations pour lesquelles elle dispose de chiffres pour 2013 et 2014, l’enquête constate que l’augmentation du nombre d’affiliées permet de limiter la diminution du taux de syndicalisation général en Europe :

« Parmi les 22 confédérations qui font état d’une baisse de leurs effectifs totaux, 12 ont enregistré une augmentation du nombre de leurs membres féminins. 10 autres ont enregistré une baisse, mais dans 4 d’entre elles l’affiliation féminine était plus élevée en dépit de cette baisse globale, et chez 4 autres, le pourcentage des femmes est inchangé. »


Pour les sept dernières années, la CES dispose des données de 24 confédérations, données qui confirment une tendance longue à l’augmentation du nombre de membres féminins en termes bruts (487 965 personnes), contre une diminution du nombre total de membres (-496 813). Une tendance qui se vérifie dans la proportion d’hommes et de femmes au sein des syndicats.



Les effectifs syndicaux en pourcentage des hommes (bleu) et des femmes (rouge)


Peu de postes à responsabilités au féminin

Malgré un nombre de militantes et bénévoles en augmentation, et une part de femmes syndiquées qui tend à se rapprocher de leur poids sur le marché du travail, la participation des femmes aux exécutifs syndicaux ne progresse que très lentement. Et le nombre de dirigeantes reste en retrait par rapport à celui des dirigeants.

Un tiers des postes à responsabilités pour les femmes

En 2014 en Europe, on ne relève à la tête des confédérations nationales affiliées à la CES que 4 présidentes pour 35 présidents et 9 secrétaires générales pour 27 secrétaires généraux

Source : Confédération européenne des syndicats

« Il apparaît qu’au fil des années, rares ont été les cas où l’augmentation du nombre de femmes affiliées s’est accompagnée d’une augmentation parallèle du nombre des femmes au sein des instances dirigeantes des syndicats ou de femmes occupant des postes à responsabilités au sein des confédérations et/ou des fédérations syndicales européennes », estime Jane Pillinger, une chercheuse irlandaise, dans un guide pratique sur la diversité destiné aux syndicats.

Les organisations ayant porté le plus de responsables féminines à leur tête sont celles des pays scandinaves (Suède et Norvège). Par ailleurs, seules deux confédérations ont un organe de décision où les femmes sont majoritaires : l’Organisation centrale des travailleurs intellectuels de Suède (SACO), dont le conseil d’administration est composé de 55 % de femmes, et l’Association des syndicats d’Estonie (EAKL) dont le comité exécutif comporte 52 % de femmes et son comité de direction, 42 %. Dans ce dernier, néanmoins, aucun des postes les plus importants n’est occupé par une femme.

Quant aux postes ayant une dimension de « leadership » politique, ils ne sont occupés qu’à 10 % par des femmes en Europe.

La France à la traîne

Si, sur l’ensemble des salariées européennes, le CES évalue à un peu plus de 44 % en 2014 la part des femmes syndiquées, le chiffre tombe à 7,5 % en France.

En 2014, il y avait 37 % de femmes parmi les adhérents de la CGT, 47 % à la CFDT, 45 % à FO, 42 % à la CFTC, 29 % à la CFE-CGC et 52 % à l’Unsa. Mais seule Nicole Notat (CFDT) a accédé à la tête de l’une des principales centrales syndicales.

La CGT est la seule des grandes confédérations syndicales à avoir mis en œuvre une Charte de l’égalité hommes-femmes qui fixe des règles précises concernant notamment la parité au sein de ses instances dirigeantes (bureau et commission exécutive).

La CFDT a commencé à exiger que 30 % des membres du bureau national soient des femmes, ce qui lui a permis de passer de 13 femmes (sur 38 membres) en 2007 à 16 aujourd’hui. En parallèle, depuis le dernier congrès, les femmes représentent la moitié de la commission exécutive, composée de 10 membres.

« Cependant, si le volontarisme de ces deux confédérations a permis de faire avancer rapidement l’égalité d’accès des femmes aux instances confédérales, le cumul des mandats dans le temps, qui concerne majoritairement les hommes, continue de leur donner un avantage en termes d’influence », regrette la rapporteuse de l’enquête, Claire Guichet, membre du CESE et candidate EELV aux élections régionales en Ile-de-France.

Bastions masculins

Et les syndicats patronaux ne font pas mieux : en 2015, le conseil exécutif du Medef compte 17 % de femmes, le conseil national de l’Union professionnelle artisanale (UPA) 19 % et le bureau national de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL) 16 %. En revanche, la nouvelle équipe dirigeante de la CGPME en compte 36 %.

En outre, dans les organisations patronales, il y a aussi une division sexuée du travail de la représentation. Il existe plus de 70 000 mandats à pourvoir dans plus de 500 organisations différentes : les prud’hommes, les mandats sociaux, ceux liés à l’emploi ou à l’apprentissage sont les plus confiés aux femmes tandis que les mandats économiques, notamment dans les chambres consulaires, ou plus stratégiques comme le 1 % logement, sont des bastions masculins.

Il s’agit d’un choix politique de la part des dirigeants actuels, insiste le CESE, puisque « l’engagement militant constitue souvent un marchepied vers la prise de responsabilités dans d’autres domaines, notamment politiques et économiques ».


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 15:57


un salaire mécanicienne-ajusteuse "inférieur de 20%
à celui de ses homologues masculins
soit 390 euros de moins par mois

L'entreprise Sagem condamnée pour discrimination sexuelle 7/12/15

La société d'électronique et d'équipements de télécommunications pour la défense et l'aéronautique, Sagem (groupe Safran) a été condamnée par le conseil de prud'hommes de Montluçon (Allier) pour discrimination sexuelle à l'égard d'une salariée, a-t-on appris lundi auprès de son avocate



Citation :
La plaignante "a fait l'objet d'un traitement discriminatoire en raison de son sexe, de sa maternité et de sa situation de famille", selon la décision des prud'hommes dont l'AFP a eu copie, confirmant une information du journal La Montagne.

Engagée en 1974 en qualité de manoeuvre au sein de l'usine Sagem de Domérat (qui produit entre autres, des drones de combat), cette mère de deux enfants, qui avait parfois opté pour un travail à 80 %, n'a pas eu le même déroulement de carrière que ses collègues masculins entrés pour les mêmes postes à la même époque dans l'entreprise, ont constaté les juges.

Le salaire de cette mécanicienne-ajusteuse, actuellement en invalidité, "était inférieur de 20% à celui de ses homologues masculins, soit un différence de 390 euros par mois", a précisé son avocate Me Emmanuelle Boussard-Verrecchia.

"Cet argent dont elle n'a pas pu bénéficier pendant toutes ces années aurait pu, selon elle, bénéficier au quotidien de ses enfants", a souligné cette spécialiste en droit du travail.

L'entreprise a été condamnée à verser quelque 165.000 euros à la plaignante, âgée de 60 ans aujourd'hui, dont 106.380 euros pour le préjudice économique, 39.000 euros pour le préjudice moral et 20.000 euros de dommages et intérêts pour violation de l'accord sur l'égalité professionnelle en vigueur au sein de l'entreprise.

"C'est un excellent jugement qui va jusqu'au bout de la compréhension du préjudice subi, économique mais aussi moral et qui tient également compte de la violation de l'accord professionnel. C'est rare d'obtenir gain de cause sur ces trois aspects", a par ailleurs estimé Me Boussard-Verrecchia.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 16:00


femmes, races, classes : corrélation, double et triple peine

« Pour trouver un emploi, mieux vaut être un homme blanc »



Etre une femme ou d'origine africaine : pires scénarios pour trouver un emploi en France 18/02/2016

Pour trouver un emploi en France, mieux vaut être un homme et ne pas être originaire du continent africain plutôt qu'être une femme, de quelque origine que ce soit, montre une étude de France Stratégie publiée jeudi.


© PHILIPPE HUGUEN / AFP pour Europe1

Citation :
"Les hommes sans ascendance migratoire ou d'origine européenne restent significativement avantagés sur le marché du travail", relève cette étude.

"A caractéristiques égales, ils ont un accès privilégié à l'emploi, notamment au CDI à temps plein et ils bénéficient de salaires plus élevés", poursuit France Stratégie, organisme de réflexion rattaché à Matignon, qui s'est penché sur les inégalités "inexpliquées" sur le marché du travail, en fait imputables en partie à la discrimination (origine, sexe, résidence).

Les hommes sans ascendance migratoire ou d'origine européenne sont mieux lotis que les hommes originaires des Dom (Guyane, Martinique, Guadeloupe, Réunion) et du continent africain, Maghreb compris, dont les salaires sont plus faibles, le "sur-chômage important" et l'accès aux postes les plus rémunérés "moindre".

Quelle que soit l'origine, les hommes ont plus de chances que les femmes d'accéder aux 10% des salaires les plus élevés. Ces dernières "restent perdantes sur de nombreux tableaux : elles ont un taux d'activité plus faible, des salaires inférieurs à poste donné et un accès difficile aux postes les mieux rémunérés", souligne l'étude.

De manière générale, les femmes rencontrent plus de difficultés à trouver un emploi que les hommes, même en étant davantage diplômées.

Dans le détail, le taux de chômage chez les personnes originaires du continent africain est de 18% pour les hommes et 13% pour les femmes. Chez les hommes et femmes sans ascendance migratoire, il est à 6%. Avec une ascendance européenne, le taux passe à 6,5% pour les femmes et 6,6% pour les hommes.

Parmi les personnes travaillant à temps partiel, les écarts en fonction des origines s'effacent sensiblement, avec un taux de chômage de 4% pour les hommes sans ascendance migratoire (7% pour les descendants d'immigrés Afrique-Maghreb) et de 28% pour les femmes de la même catégorie (29% pour les descendantes d'immigrés Afrique-Maghreb).

L'enquête se base sur une étude de l'Insee portant sur un échantillon de 22,7 millions de personnes interrogées entre 1990 et 2014 en France métropolitaine. Elle porte sur des individus nés en France et âgés de 25 à 59 ans, dont 90% n'ont aucun parent immigré ou né dans les DOM; 1% sont natifs des DOM, 5% descendants d'immigrés européens et 4% d'immigrés africains y compris le Maghreb.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 16:09


importé du sujet AGRICULTURE, PAYSANS, capitalisme et luttes pour la TERRE



Citation :
Although the IAASTD firmly warns us against hoping for any kind of ‘silver bullet’ solutions, it leaves no doubt that respecting the basic rights of women, especially in rural areas in Asia and Africa, is by far the most effective means of fighting hunger and poverty in a sustainable way. This ranges from the fundamental right to bodily integrity, to the freedom to choose whether to marry and if/when to have children. Whether women can exercise their right to learn to read and write, to own land, to have access to water, livestock and machinery; or whether they are allowed to open a personal bank account or take a loan can be a decisive factor in women’s chances of being able to provide for themselves and their families. If women have the opportunity to self-organise and take part in decision-making, often the whole community will benefit.


Gender equality – the best solution for hunger

Compared to men, women and girls are still more severely affected by poverty, hunger and disease. When food is scarce, female family members often get the smallest portions. On the labour market, women are literally paid starvation wages. Mothers also suffer most from lack of medical care and balanced diets. The responsibility for the survival of their children commonly demands additional sacrifices from them. Original source In Africa and large parts of Asia, women in rural areas bear the main responsibility for taking care of children and elderly. They also constitute the majority of the agricultural labour force in small-scale and subsistence farming. Since official statistics do not capture unpaid work, be it in the garden, in the field or in the household, they insufficiently represent women’s actual share in agricultural work. Women in Africa and Asia who live in rural areas are often doubly affected by discrimination.


The feminisation of agriculture

The number of female-headed households is increasing as a result of civil wars, AIDS and the migration of men to cities in search of paid work. The IAASTD describes this as ‘the feminisation of agriculture’ that is having profound and far-reaching effects, both positive and negative. Original source Offering qualification opportunities, extension services and agricultural training to women therefore needs to be a priority of future development policies. Initially, the number of women in agricultural extension and research needs to be increased. >>more



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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 16:31


interlude théorique et méthodologique

dans ce sujet commencé de façon "anodine" par des photos de femmes au travail dans le monde, j'ai importé des documents disséminés dans d'autres rubriques abordant la totalité de la domination capitaliste, patriarcale et racialiste sous divers "points de vue" particuliers, mais autour du travail et de l'exploitation de la force humaine de travail, c'est-à-dire de ce qui fonde le "système capitaliste" comme mode de production économique

l'objectif se construit de montrer (en un sens quasi littéral) l'essentialité (et non l'essentialisme) de la double contradiction de classe et de genre, telle que l'a théorisée le groupe Théorie Communiste, mais aussi qu'il y a globalement, massivement, une médiation du rapport classe-genre par le rapport de domination racialiste


voir Distinction de genres, programmatisme et communisation Théorie Communiste n°23, mai 2010 PDF

Citation :
Ce texte, rédigé en 2008, est le point de départ du travail que nous poursuivons sur la question de la distinction de genres et son abolition. Cependant, s’il demeure le cadre actuel de notre élaboration il comporte des insuffisances et des faiblesses que sa propre problématique a fait fructueusement surgir, insuffisances et faiblesses que nous avons essayé de cerner dans les deux courts textes qui suivent.

pour approfondir, entre documents de TC et mes précédentes approches critiques, chercher Google "Théorie communiste" double contradiction classe genre Patlotch

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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 17:08


les musiciennes sont-elles des travailleuses ?

toujours est-il qu'avec les hommes, euh...


« Le milieu de la musique est filtré par les hommes »
Joëlle Léandre

un précédent feuilleton, de 2013

la femme est l'avenir du jazz (Female Jazz Instrumentalists)
dont
Jazz et féminisme



et Jazz et Gender Studies



Images de musiciennes de l'antiquité à nos jours

All-Women Music dans l'histoire du monde
Afrique Noire
Afrique du Nord Arabie...


Reinette l'Oranaise années 30

Egypte ancienne
Perse et Iran
Rome
Grèce ancienne
Europe Moyen-Âge
Europe Renaissance
Europe Classique
Europe 19ème
Europe 20ème
Europe centrale orientale Balkans
Europe du Nord
Russie
Chine, Corée
Asie centrale
Japon
Japon Geishas
Îles Pacifique, Australie...
Asie Sud Est
Inde, Pakistan...
Amérique du Nord
Amérique centrale et du Sud
Antilles et Caraïbes


Puerto-Rico

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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Lun 2 Mai - 21:33


Pour une analyse féministe de la loi travail :

plus que jamais féministes et révolutionnaires !


21 avril Par Union Pour le Communisme



On relaye ici le texte de nos camarades du Groupe féministe matérialiste de Lyon


Citation :
La loi travail, c’est la loi du capital par excellence : elle reprend de vieilles recettes pourtant déjà bien usées, elle vise la division de tou.te.s les prolétaires pour les exploiter au maximum et ainsi s’octroyer une belle augmentation du taux de profit. Avec ce nouveau missile, les capitalistes s’assurent non seulement de tirer vers le bas les conditions matérielles d’existence de tou.te.s mais aussi d’accroître les inégalités entre les salarié.e.s. Les plus précaires sont acculé.e.s à toujours plus de misère dans cette double logique : détruire les acquis de tou.te.s et s’attaquer encore plus durement à celles et ceux qui subissent déjà le plus gravement les horreurs du capitalisme. Cette mise en concurrence des prolétaires augmente d’autant plus la précarisation des femmes.

La dégradation de nos conditions de vie suit une courbe exponentielle, c’est donc celles et ceux qui se situent tout au bout de cette courbe qui en subissent les conséquences les plus violentes !

La mise en concurrence des travailleuses/rs ou comment désunir notre classe


L’esprit général de cette loi travail est simple : s’attaquer directement au fondement du code du travail, le détruire en lui ôtant son caractère prédominant. Bien sur cela ne date pas d’hier et de nombreux dispositifs permettent déjà au patronat de contourner la loi. Avec l’application de la loi travail, ce seraient désormais des accords de branches et d’entreprises qui établiraient les conditions de travail de chacun-e-s, même si ces derniers sont moins favorables que la loi (c’est ce qu’on désigne par « inversion de la hiérarchie des normes »). Au fond, c’est une manière simple et efficace de briser l’intérêt commun de notre classe, pour ne laisser subsister que les intérets individuels, déterminés ici par branche, ailleurs par entreprise, voire même par poste. Alors même que nous luttons toutes et tous pour la même chose : en finir avec l’exploitation, en finir avec ceux qui l’organisent, reprendre en main nos outils de travail et avec ça, nos vies !

Dans cet esprit, la loi travail c’est aussi la fin de la possibilité d’une défense collective avec le chantage au licenciement imposé par simple référendum. Cette mesure comme toutes celles qui seront permises par l’inversion de la hiérarchie des normes vont pénaliser davantage les femmes que les hommes, car nous sommes plus nombreuses dans les TPE/PME : des entreprises où le rapport de force est encore plus défavorable aux salarié-e-s, du fait notamment d’une implantation syndicale faible voire inexistante.




Augmenter le taux d’exploitation pour augmenter la plus-value, encore et toujours…

La flexibilité, la modulation du temps de travail ou la mobilité forcée sont autant de façons d’atomiser le prolétariat pour augmenter les profits qui sont justement renforcées avec ce projet de réforme. Et encore une fois ces dispositions creusent un peu plus les inégalités entre les femmes et les hommes.
En tant que femmes nous sommes assignées socialement au travail domestique et au « care » familial (élevage des enfants, ménage, courses, préparation des repas, s’occuper d’un.e parent.e âgé.e ou malade, etc…), travail que nous assumons gratuitement.

C’est pourquoi nous sommes souvent contraintes d’occuper des postes à temps partiels (c’est le cas à 82%). Nous serons aussi les premières à ne pas pouvoir composer avec la flexibilité, la modulation du temps de travail ou la mobilité imposées et donc à être licenciées plus facilement à cause de la loi travail.

Le projet de loi dégrade doublement la situation des travailleuses-rs à temps partiel, qui sont donc principalement des travailleuses : en remettant en cause le minimum légal de 24 heures de temps de travail par semaine, qui pourra être inférieur après un simple accord de branche. Et en payant moins bien les heures complémentaires (ainsi appelées car elles viennent compléter les heures à temps partiels) : 10 % au lieu de 25 % en plus. C’est donc encore sur nous que le capital fait son beurre, ainsi que sur les travailleurs-ses immigré-es qui sont cantonné-es à des tâches subalternes et dont les journées s’enchaînent jusqu’à l’épuisement.

Travailler plus pour gagner moins

En France la norme de présentéisme est de plus en plus valorisée. Ca fait « bien » de rester plus longtemps au taf ou d’arriver en premier-e. Et avec le travail domestique c’est quelque chose de plus difficile à assumer pour nous. Le projet de loi facilite la mise en place de « forfait jours » (système où on comptabilise le temps de travail non plus en heures mais en jours). Seules quelques cadres femmes pourront rester dans la course, tout en reportant le travail domestique sur d’autres femmes, prolétaires et souvent racisées. Ce n’est pas notre vision de la libération des femmes….

La lutte dans la lutte des classes est loin d’être finie et c’est pourquoi en tant que femmes révolutionnaires, nous luttons avec détermination contre cette loi et tout ce qu’elle représente. Tout comme nous continuerons à nous battre contre toutes les situations d’exploitation. Plus que jamais nous sommes dans le camp des révolutionnaires, celui de notre classe !

Groupe féministe matérialiste de Lyon – feministes@protonmail.com

P.S: Slogans sexistes, remarques et reluquages font partie intégrante des pratiques misogynes de tri entre les femmes, par les hommes. Nous constatons de manière récurrente que des « camarades » exercent cette pression par le tri, en manif’ ou ailleurs. Nous condamnons fermement ces pratiques d’oppression faites aux femmes
.


Qui sommes nous ?
(cf auto-définition programmatiste à souhait, Octobre 17, etc.)

Nos principes
En France, en Europe, et dans le monde, notre but immédiat est la prise du pouvoir par les travailleurs,
la République Socialiste, fondée sur les assemblées générales (ou conseils) de quartiers et d’entreprise,
pouvoir appuyé sur le peuple laborieux en armes.

[sic, sic, et resic. jusqu'à plus soif]


Adhérer
jamais à rien, plutôt crever !

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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 3 Mai - 1:38

Citation :
notre but immédiat est la prise du pouvoir par les travailleurs, la République Socialiste

Eh Ben... avec une armada pareille, on n'est pas près de le voir pointer le bout de son nez au so-called "dépérissement de l'Etat".

.
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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 3 Mai - 5:22


Groupe féministe matérialiste de Lyon

sous la défense du Code du travail, celle de l'exploitation

le jour au boulot, la nuit debout au front ?

Corinne Cerise a écrit:
Eh Ben... avec une armada pareille, on n'est pas près de le voir pointer le bout de son nez au so-called "dépérissement de l'Etat".

sous Nos principes, de l'Union Pour le Communisme, ce commentaire encore plus clair :

Touré a écrit:
03 oct 2015 @ 22:43:54
Je suis d’accord avec vos principes. Le problème du communisme, au 20° siècle et donc en URSS, commence au niveau de l’abolition du travail salarié. Cette abolition ne peut se faire que par l’appropriation des forces productives par le prolétariat.

c'est pourquoi je parlais de programmatisme à souhait, à quoi s'ajoutent « la République socialiste fondée sur les Conseils » définis comme « Assemblées générales, « et « le peuple laborieux en arme » : le jour au boulot, la nuit debout au front ?

a priori, le texte du Groupe féministe matérialiste de Lyon n'est pas mal, mais si l'on y regarde de plus près, la critique de la loi El Khomry se fait sur la défense du Code du travail comme rempart à une exploitation accrue, non contre son principe. À quoi s'ajoute la faiblesse théorique d'une analyse qui n'explique pas la nécessité pour le capital aujourd'hui d'un seuil nouveau dans la flexibilité, pour garantir la productivité à moindre coût salarial, à quoi les contraint la concurrence internationale pour préserver "chez nous" le taux de profit. C'est d'ailleurs pourquoi, cette loi, même si elle était retirée en l'état, n'aboutirait qu'à une négociation et un compromis en recul, ce que feront les syndicats

à la phraséologie et à l'affirmation : « en tant que femmes révolutionnaires... nous continuerons à nous battre contre toutes les situations d’exploitation. Plus que jamais nous sommes dans le camp des révolutionnaires, celui de notre classe ! », s'oppose cette contradiction dans les termes : « en finir avec l’exploitation, en finir avec ceux qui l’organisent, reprendre en main nos outils de travail et avec ça, nos vies ! » : c'est l'autogestion comme auto-exploitation (voir le sujet AUTOGESTION et AUTONOMIE : critique de la DÉMOCRATIE et de la POLITIQUE)

ainsi, pour ces féministes, « la loi travail c’est aussi la fin de la possibilité d’une défense collective »... du travail salarié, donc de l'exploitation : ce texte défend l'auto-exploitation des prolétaires hommes et femmes, tous ensemble dans l'unité retrouvée : c'est une critique syndicale, revendicative et défensive plus que révolutionnaire

j'avais repéré ce texte quand il est sorti, mais je ne l'ai pas retenu, comme dndf dans sa chronique hebdomadaire du 30 avril. C'est effectivement une chronique (recueil de faits, consignés par ordre chronologique), mais sans commentaire, cela vaut approbation, et ici, le sens n'est pas compatible avec la supposée "ligne générale" de dndf/Théorie Communiste

mais bon, les travaux domestiques seraient partagés, les hommes feraient la vaisselle...

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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 3 Mai - 6:54



En 2012, seulement 68 % des femmes entre 15 et 64 ans étaient actives,
contre 75 % pour les hommes (Crédits : Rémi Benoit)

En Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, bien que plus diplômées, les femmes sont moins actives que les hommes, occupent des postes moins qualifiés et sont davantage touchées par le chômage. Si la tendance tend à s'inverser avec les jeunes générations, le "plafond de verre" est loin d'être brisé.


Citation :
Selon un rapport de l'Insee, les femmes de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées sont plus présentes sur le marché du travail qu'il y a 30 ans, mais demeurent toujours moins actives que les hommes : en 2012, seulement 68 % des femmes entre 15 et 64 ans l'étaient, soit 7 points de moins que les hommes.

Les garçons entrent plus tôt dans la vie active

Le taux d'activité des jeunes femmes est plus faible que celui des jeunes hommes, et il y existe plusieurs explications à cela. Tout d'abord, les garçons, plus présents dans les filières d'études courtes, entrent plus tôt dans la vie active. Par ailleurs, à l'âge de la maternité, certaines femmes s'éloignent de la vie active pour élever leurs enfants.

Des femmes plus diplômées que trente ans auparavant

En 2012, 28 % des femmes de 15 à 64 ans en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées étaient titulaires d'un diplôme supérieur au bac, soit quatre fois plus qu'en 1982. Les femmes diplômées sont d'ailleurs davantage présentes sur le marché du travail : à âge et situation familiale identiques, la probabilité d'être active est bien plus faible pour les femmes peu diplômées que pour celles titulaires d'un diplôme de l'enseignement supérieur (14 points de moins). À noter que cette probabilité ne baisse que de 6 points pour les hommes moins diplômés.

Les femmes plus impactées par le chômage de longue durée

Les femmes sont un peu plus exposées que les hommes au chômage de longue durée, quel que soit le niveau de diplômes. Néanmoins, entre 2009 et 2014, alors que l'évolution du nombre de demandeurs d'emploi inscrits à Pôle emploi reste importante (+ 7 % par an sur ces cinq ans tous sexes confondus), la part des femmes parmi eux reste stable. Elle augmente légèrement dans le Lot, l'Hérault et l'Aveyron.

Une gamme de métiers plus réduite pour les femmes

Les femmes s'orientent davantage vers les services à la personne, la santé, l'action sociale, l'enseignement et les banques ou assurances. Pour atteindre la mixité au niveau des métiers, il faudrait en théorie réorienter près de 26 % de la main-d'œuvre masculine et féminine. Certains métiers emblématiques pèsent particulièrement dans cette ségrégation professionnelle : aide à domicile, aide-soignant, agent d'entretien, infirmiers ("très féminins" explique l'Insee) et conducteur de véhicule ("très masculin").

Plus de précarité chez les femmes

Les femmes travaillent plus souvent à temps partiel que les hommes, que ce temps partiel soit choisi ou subi : une femme salariée sur trois (33 %) contre seulement 8 % des hommes salariés. En 2012, en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées, 33 % des femmes salariées ou exerçant une profession libérale sont déclassées, c'est-à-dire occupent un poste de niveau inférieur à celui auquel elles pourraient prétendre compte-tenu de leur niveau de diplôme (contre 25 % chez les hommes). À l'opposé, le surclassement, qui bénéficie plus aux hommes qu'aux femmes, constitue un autre facteur d'inégalité.

Les jeunes femmes ont des métiers plus qualifiés

Parmi les jeunes cadres de moins de 30 ans, 42 % sont des femmes en 2012 dans la région, soit 3 points de plus que pour leurs aînées. Cependant, en Haute-Garonne, la part de jeunes femmes cadres est plus faible que dans la région LRMP. Un paradoxe quand on sait que les Haut-Garonnaises figurent parmi les femmes les plus diplômées de France.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 3 Mai - 7:08


Les femmes pour relancer l'économie japonaise

David Savoy Radio-Canada 29 avril 2016


Des piétons dans les rues de Tokyo. pendant l'heure de pointe
Photo : AP/Koji Sasahara

Coincé entre une population qui diminue et une économie qui vivote, le Japon cherche à ramener les femmes dans les entreprises pour relancer son économie. Une initiative qui rencontre toutefois des problèmes. État des lieux.

David Savoie est allé au Japon grâce à une bourse du Foreign Press Center of Japan.
Citation :
Le terme « Womenomics » — ou l'économie des femmes — est en vogue ces jours-ci au Japon. C'est l'une des parties du programme de relance économique du pays lancé par le premier ministre, Shinzo Abe.

L'idée est simple : ramener plus de 8 millions de femmes sur le marché du travail, ce qui pourrait se traduire par une augmentation de 9 % à 15 % du PIB.

Et le potentiel est là : près des trois quarts des femmes qui donnent naissance à un enfant ne retournent pas travailler. Des perspectives alléchantes pour l'économie nipponne, en panne depuis un moment.

Shinzo Abe est en fait l'un des premiers dirigeants dans le monde à insister sur la présence des femmes dans un plan de renouveau économique.

Les autorités japonaises mettent tout en place pour y parvenir : forcer des entreprises à publier le nombre de cadres qui sont des femmes, prolonger les congés de maternité et de paternité, lancer une campagne de publicité pour inciter les hommes à faire plus de corvées ménagères.

L'objectif est ambitieux. Par exemple, le Japon veut faire augmenter le nombre de femmes au sein des conseils d'administration. À l'heure actuelle, il est d'environ 3 %. En comparaison, aux États-Unis et au Canada, c'est environ 20 %.

Le rôle des entreprises

Pour plusieurs, le gouvernement a une capacité limitée à faire changer les choses, et il doit y avoir un changement de culture au sein des entreprises japonaises.

L'économiste Kathy Matsui travaille chez Goldman Sachs. Elle a beaucoup réfléchi à la place des femmes au Japon. C'est elle qui a lancé le terme des « Womenomics » et elle s'intéresse au sujet depuis 15 ans.

« Il y a un raisonnement économique derrière tout ça, et c'est pour ça que maintenant, même les dirigeants d'entreprises japonaises, certains peut-être à contrecoeur, en viennent à se dire qu'il faut s'intéresser à ce sujet. Parce que si on ne le fait pas [...], comment allons-nous survivre? », explique-t-elle dans ses bureaux de Tokyo. Elle étale des documents et des sondages, et plusieurs sont révélateurs.

À l'heure actuelle, il y a plus d'emplois disponibles au Japon que de travailleurs pour les occuper. Autre fait intéressant : il y a eu une augmentation significative du nombre de femmes sur le marché du travail japonais au cours des dernières années. Mais les femmes ont surtout des emplois à temps partiel, beaucoup moins bien payés que des emplois à temps plein.

Et surtout, bon nombre de mères, après avoir donné naissance à leur premier enfant, ne reviennent pas travailler. Souvent, elles ne parviennent pas à obtenir des postes aussi intéressants qu'avant d'avoir eu leur enfant. Elles font également face à de la discrimination contre les carrières interrompues et le système de garderie est très peu développé au Japon. Autant d'exemples qui démontrent que le système japonais est très mal adapté aux mères qui veulent travailler.


L'économiste Kathy Matsui à Shanghai en février 2016
Photo : Marcio Machado

Pour Kathy Matsui, la culture d'entreprise et le manque de souplesse des ressources humaines constituent certains des obstacles. « Certaines ont jusqu'à 15 ans d'expérience, elles ont toutes ces qualifications et ces accomplissements, et vous regardez simplement leur âge, et vous dites, non, elles sont trop vieilles. Ce qui est arrivé à plusieurs de mes amies, même si elles ont des diplômes en comptabilité ou en droit. Mais parce qu'elles ont ce trou dans leur CV, elles ne sont pas mises à égalité avec les autres candidats », dit-elle.

« Le Japon a réussi de façon extraordinaire avec son modèle actuel.
C'est devenu la troisième économie mondiale, remarquablement sans la moitié de sa population.
Imaginez ce que ce serait avec toute sa population aujourd'hui ! »

L'économiste Kathy Matsui


Le premier ministre du Japon, Shinzo Abe,
insiste sur la présence de femmes dans la relance économique du pays.
 
Photo : Toru Hanai/Reuters

D'autres problèmes

La discrimination existe aussi pour les futures mamans. Mayu Murakami a fait face à du harcèlement lors de sa maternité – un phénomène connu ici sous le terme de « mata hara ». C'est une ancienne élue municipale dans la ville d'Osaka. Elle est tombée enceinte durant son mandat, et c'est là que les insultes ont commencé à pleuvoir.

« Dans la rue, les gens se réjouissaient pour moi, ils me disaient "toutes mes félicitations". Mais sur Twitter, par texto ou sur Internet, les gens me traitaient de voleuse de salaire », explique la jeune femme.

Elle a terminé son mandat, et elle vit maintenant dans la capitale. Elle se dit pour les politiques promues par le premier ministre Abe. Mais il y a un bémol : plusieurs responsabilités retombent sur les épaules des femmes, selon elle, comme prendre soin des parents vieillissants, faire les tâches ménagères, s'occuper des enfants, en plus du travail, et c'est une charge lourde. Il faudra un changement social, explique l'ex-politicienne.

Repenser la société nippone

Ce que plusieurs dénotent, c'est qu'en fait, une grosse partie du problème, ce sont les hommes. Machiko Osawa est directrice de l'Institut de recherche pour les femmes et les carrières, à l'université des femmes du Japon. À son avis, le Japon vit une période de changements.

Elle a mené des recherches exhaustives sur le sujet de la réintégration des femmes sur le marché du travail. Son constat ? Les hommes, ceux-là mêmes qui décident des lois et des règlements, ne connaissent pas la réalité des femmes. « Les épouses de plusieurs d'entre eux sont encore à la maison. Donc, ils pensent encore que les femmes veulent faire ça. Ils ne connaissent pas la réalité. J'essaie de leur expliquer, mais ceux qui les soutiennent ont eux aussi des salaires élevés, et n'ont pas intérêt à améliorer la façon dont les femmes sont traitées », dit-elle.

La réputation des Japonais d'être des bourreaux de travail n'est pas surfaite. C'est dans les mœurs : ils passent généralement de longues heures chaque jour au bureau, et rentrent à la maison très tard le soir. Rien pour aider la conciliation travail-famille.

Parce qu'ils travaillent tant, les hommes participent très peu aux tâches ménagères. En moyenne, les Japonais passent 7 minutes chaque jour à s'occuper des enfants et 21 minutes à faire des corvées, c'est presque trois fois moins que les Canadiens.

Autre important problème : les entreprises peinent à s'adapter à la nouvelle réalité sociale des femmes qui veulent travailler.

Mais Machiko Osawa ne perd pas espoir. « La société japonaise a forcé les femmes à choisir de façon implicite entre la carrière et la maternité. L'emploi passe en deuxième, le statut de mère passe en premier. Mais la révolution des genres fait en sorte que les Japonaises peuvent avoir les deux. », dit-elle.



Des hommes d'affaires à Tokyo  
Photo : AP/Koji Sasahara

[en vérité, rien ne prouve qu'il s'agisse d'"hommes d'affaires", c'est le costume traditionnelle du "Salary Man",
que portent aussi de simples employés de bureau, voire des ouvriers pour se rendre à leur travail]


Du changement


Malgré les obstacles, il y a un changement qui s'opère. Des femmes sont maintenant des maîtres-brasseurs de saké, ou encore, une femme a été nommée à la tête du Département de la Police métropolitaine de Tokyo.

Certaines entreprises se sont aussi adaptées. C'est le cas de la compagnie Estrolabo, en périphérie d'Osaka, à quelques centaines de kilomètres au sud-ouest de la capitale. La PME se spécialise dans l'usinage de pièces de métal.

Ici, fait rare, la majeure partie des employées sont des femmes, et tout est adapté pour la conciliation travail-famille, avec des horaires plus souples, tout ça parce qu'une directrice a choisi de changer les habitudes de travail.

Masayo Yamamoto est une mère de deux enfants qui travaille pour la compagnie depuis déjà plusieurs années. Elle dit qu'il y a un mécanisme qui permet aux travailleuses de s'absenter pour aller prendre soin de leur enfant s'il est malade par exemple, un système qui n'existait pas dans son emploi précédent. Et ces choix d'entreprise ont eu un effet inespéré : Masayo explique que les hommes qui travaillent chez Estrolabo ont changé de mentalité; ils comprennent mieux la réalité de leurs collègues féminines.

C'est donc un important changement de culture que le Japon veut amorcer. Du changement dans les entreprises, dans les foyers, dans les relations entre hommes et femmes. Un des problèmes, c'est que les lois mises en place par le gouvernement ne sont pas contraignantes. Pour le moment, des observateurs estiment que les Womenomics de Shinzo Abe donnent peu de résultats jusqu'à maintenant. Le temps presse pourtant : d'ici quelques années, le nombre de personnes actives sur le marché de l'emploi va diminuer
.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 3 Mai - 7:21



Une jeune femme aide sa fille à faire ses devoirs.
Getty/PeopleImages

Une seule journée dans l’année, le 3 avril, est consacrée au travail invisible. Même si cette journée est mondiale, c’est bien peu pour mettre en lumière cette notion, à première vue étrange, qui concerne pourtant des centaines de millions de personnes dans le monde et génère des milliards de dollars pas si virtuels que ça.

Citation :
Le concept de travail invisible a été élaboré il y a une quarantaine d’années au Québec par une association féministe, l’Afeas (Association féminine d’éducation et d’action sociale). Il s’agit de faire apparaître dans l’espace public le travail non rémunéré accompli, le plus souvent, par les femmes dans leur famille, ainsi que le bénévolat en général.

Invisible, mais indispensable
 
Ces activités invisibles incluent les tâches ménagères, l’éducation des enfants, les soins aux personnes, tout autant que le travail effectué dans l’entreprise du conjoint. Dans les pays du tiers-monde, le travail invisible, essentiellement celui des femmes, englobe le transport de l’eau, la production agricole et artisanale liée à la survie de la famille.
 
On qualifie ce travail d’« invisible » parce que sa valeur est généralement ignorée dans les comptes nationaux par exemple le produit intérieur brut (PIB). En occultant cette contribution, cela permet ni vu, ni connu, de nier son importance.  
 
Si cette énorme masse de travail reste invisible aux yeux des comptables qui nous gouvernent, elle n’en a pas moins un poids financier conséquent. L’ONU évaluait en 1995 à 11 000 milliards de dollars américains la valeur du travail invisible et non rémunéré des femmes à l’échelle mondiale.
 
Beaucoup de travail, peu de salaire
 
Plus tôt, l’organisation mondiale estime au début des années 1990, toujours à l’échelle mondiale, que les femmes accomplissent 67 % des heures de travail, gagnent 10 % du revenu mondial et constituent les deux tiers des analphabètes. Elles possèdent moins de 1 % des propriétés dans le monde. Selon l’Afeas, en 2006, plus de 41 % des femmes sont vulnérables parce qu’elles sont pauvres et sans famille.
 
L’association est parvenue en 2001 à faire de sa lutte pour la reconnaissance du travail invisible, une journée officielle au Québec, reprise au Canada en 2010 avant de devenir mondiale. En France, quelques études se sont attachées à évaluer cette fameuse part invisible du labeur.
 
Trois cents milliards d’euros
 
Selon celle de Delphine Roy de l’Insee, publiée en 2012 et qui s’est concentrée sur les tâches domestiques, si cette activité (largement féminine) était rétribuée au même titre qu’une activité professionnelle, elle compterait pour un tiers du PIB de la France ! Soit environ 300 milliards d’euros a calculé la chercheuse, de quoi reprendre le slogan de l’Afeas : « Le travail invisible, ça compte ! ».  
 
L’autre face du travail invisible est constituée par le bénévolat. Selon l’Insee, entre 12 et 14 millions de Français exercent une activité non rémunérée au sein de plus d’un million d’associations que compte l’Hexagone.
 
Cette participation aux activités les plus diverses, représente quelque 1,3 milliard d’heures d’intervention par an, soit 820 000 emplois équivalents temps plein (ETP). Si on rémunérait ces heures de travail, l’Insee évaluait en 2004 que cela coûterait entre 12 et 17 milliards d’euros, soit environ un point de PIB.


Temps de travail non rémunéré des femmes moins celui des hommes en minutes par jour.


OCDE

Inde : quand la collecte de l'eau devient un travail familial

En Inde, le PNUD estime que le travail invisible représente l’équivalent de 39 % du PIB. Il concerne notamment la collecte de l’eau. A Bombay, deuxième plus grande métropole du pays, plus de la moitié de la population vit dans des logements informels où le simple fait de se ravitailler en eau peut devenir un vrai travail familial.  

Avec notre correspondant à Bombay, Sébastien Farcis

Les 3 000 habitants du bidonville de Sakhe Nagar, dans le nord de Bombay, ont récemment obtenu une connexion d’eau de la mairie. Les tuyaux zigzaguent dans les petites allées. Mais le précieux liquide circule pour deux heures seulement, et chaque pompe est partagée entre onze foyers.

Les femmes doivent donc faire la queue pour être à l’heure, confirme Jyoti, la cinquantaine, les yeux rivés sur une horloge :

Citation :
« Nous avons le droit de pomper pendant 10 minutes chacun, et pas 30 secondes de plus ! Ce sont mes filles qui le font à tour de rôle, car elles sont plus fortes et cela me fait mal aux mains. Nous arrivons à remplir jusqu’à 120 litres, ce qui est assez pour une journée, pour les neuf personnes de la maison. Parfois, l’eau coule même plus longtemps que deux heures, donc nous repartons pour un tour ! »

Les femmes assignées à cette tâche perdent plusieurs heures par jour pour cette collecte. Mais avant l’installation de ces pompes, elles devaient acheter leur eau aux vendeurs privés, ce qui était plus cher et leur prenait au moins la demi-journée.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 3 Mai - 7:32


sous le voile au volant, la force de travail féminine

La société saoudienne décidera si les femmes peuvent conduire

VOV 25 avril 2016  

« l'augmentation de la participation des femmes à la force de travail
- l'un des objectifs du plan - pourrait aboutir au droit pour elles de conduire »



La société saoudienne, et non le gouvernement, décidera si les femmes pourront dans l'avenir prendre le volant d'une voiture, a affirmé Mohammed ben Salmane, le vice-prince héritier d'Arabie saoudite où les femmes ont très peu de droits.

Citation :
Le fils du roi Salmane a fait cette annonce à des journalistes après avoir présenté un vaste plan de transformation de l'économie saoudienne, appelé "Vision à l'horizon 2030", qui vise à réformer l'économie de cette monarchie largement dépendante du pétrole.

Le prince Mohammed a été interrogé sur la chance que l'augmentation de la participation des femmes à la force de travail --l'un des objectifs du plan-- puisse aboutir au droit pour elles de conduire.

"A ce jour, la société n'est pas convaincue (...), mais nous insistons sur le fait qu'il revient à la société saoudienne" de décider, a-t-il déclaré, soutenant que le changement ne peut pas s'opérer par la force.

L'Arabie saoudite, monarchie régie par une version rigoriste de l'islam, est le seul pays au monde qui interdit aux femmes de prendre le volant.

Les femmes doivent également obtenir l'accord d'un homme --un tuteur-- pour travailler, voyager ou se marier.

Les principales villes du royaume sont en train de développer leur système de transports en commun mais il reste à ce jour limité, restreignant ainsi aux femmes l'accès au monde du travail.

Avec AFP



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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 3 Mai - 7:53


United Sisterhood est une alliance de quatre ONG cambodgiennes intervenant dans des domaines aussi différents que l’industrie du textile, le monde paysan et celui de la prostitution. Leur point commun : des structures créées par des femmes pour des femmes. Interview de Channsitha Mark, directrice de WIC (Workers Information Center), qui accompagne des ouvrières du textile.


Citation :
Faim et Développement : Pourquoi cette coalition de femmes ?

Channsitha Mark : Personne ne connaît mieux les besoins spécifiques des femmes que les femmes elles-mêmes. Par ailleurs, en tant que filles, sœurs, mères ou grands-mères, elles contribuent de manière holistique aux besoins de la famille, que ce soit sur le plan financier, éducatif, des soins, etc. Soutenir les femmes bénéficie donc aussi à toutes les personnes dont elles ont la charge. Faire l’impasse sur leur leadership ne peut qu’aboutir à un développement partiel.

À travers United Sisterhood, nous touchons des milliers d’agricultrices, d’ouvrières du textile et de travailleuses du sexe. Grâce à nos échanges, à nos analyses croisées des situations et à l’élaboration d’actions communes, nous nous renforçons mutuellement. Le but de notre coalition est de favoriser l’accès de toutes aux services de base, d’accroître significativement leur participation dans les instances qui conçoivent et mettent en œuvre les politiques publiques et enfin de travailler en direction de l’opinion de manière à atteindre une masse critique porteuse de changements sociaux et politiques.



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Quels sont les obstacles spécifiquement cambodgiens à l’autonomisation des femmes ?

Dans la société cambodgienne, nous sommes éduquées à nous comporter en « bonnes » filles et femmes, ce qui signifie rester tranquille et ne pas résister, se marier, endosser la responsabilité de la famille en prenant soins de notre époux et de nos enfants. Ces injonctions conduisent à l’exploitation physique, psychologique, sexuelle et financière des femmes. Le Chbab Srey, un code de conduite morale véhiculé par la famille et la société, influence encore fortement le statut des femmes [1].

La soumission y est assimilée à une sorte de cocon dont il serait dangereux de sortir, alors même qu’elle contribue à faire vivre dans la peur. Notre grand défi consiste donc à permettre aux femmes de se poser la question : « Qui suis-je ? » en tant que personne singulière et non en tant que personne devant répondre à des attendus sociaux. Cette prise de conscience est nécessaire pour qu’une femme soit déterminée à lutter pour se libérer.

Qui sont ces ouvrières du textile avec lesquelles vous travaillez ?


L’industrie du vêtement contribue de manière significative à l’économie nationale. On compte environ 800 usines de confection au Cambodge, qui emploient autour de 700 000 personnes. Ce sont à 90 % des femmes. D’abord parce que la couture et le tricot sont considérés comme des activités féminines mais aussi parce que les femmes doivent subvenir aux besoins de leur famille. La plupart sont des jeunes issues de zone rurale. Sous-payées, sous-alimentées, elles louent des chambres malsaines et exiguës, sans eau potable, qu’elles partagent à plusieurs, dans des endroits dangereux, propices aux harcèlements et aux vols.

Jusqu’au début des années 2000, l’industrie du vête ment employait environ 30 % d’hommes. Mais parce qu’ils sont réputés plus contestataires – ce sont eux les meneurs des grèves et manifestations – les investisseurs et superviseurs chinois, aujourd’hui majoritaires dans le secteur, préfèrent embaucher des femmes plus dociles et à moindre coût.

Comment travaillez-vous à leur émancipation ?

Notre approche consiste à leur faire réaliser ce que sont les droits humains et que ces droits sont aussi ceux des femmes : le droit d’accéder aux services sociaux de base, de vivre dans la dignité et la sécurité, d’être libre de ses mouvements, le droit à l’égalité dont l’égalité professionnelle, etc.

Nous encourageons ces femmes, élevées dans la conviction que leur destin est d’être faibles, non éduquées, pauvres et sous contrôle, à identifier les problèmes qui leur sont propres et à en parler. Elles peuvent alors s’exprimer d’une voix collective, accroître leur participation et leur pouvoir décisionnel. Pour favoriser échanges et constitution de réseaux, WIC met à leur disposition des « Drop In Centers », des lieux sûrs et accessibles, qui sont aussi des centres de formation et d’information [2]

Quelles relations WIC et United Sisterhood entretiennent-elles avec les syndicats ?

Les syndicats fonctionnent mal si leurs membres sont faibles. Notre approche d’autonomisation et de renforcement des capacités des travailleuses contribue donc de manière significative à leur pouvoir. Mais notre objectif est aussi de former les personnes à une meilleure compréhension des règles d’une gouvernance démocratique. Nous les encourageons à demander des comptes si elles constatent le non-respect de ces règles. Certaines s’y efforcent quand elles estiment que les dirigeants syndicaux manquent de transparence ou privilégient les intérêts de certains au détriment de l’ensemble des travailleurs...

De ce fait, les syndicats ont souvent le sentiment que nous contestons leur leadership. C’est faux. Il leur faudrait plutôt admettre que, souvent, ils exercent davantage leur pouvoir sur leurs membres, en particulier sur les femmes, qu’ils ne cherchent à ouvrir de réels espaces de participation et de concertation.




Que pensez-vous de la revendication actuelle des syndicats cambodgiens en matière de salaire minimum ?

Actuellement, le salaire minimum pour les ouvriers du textile est de 140 dollars. Ils demandent 160 dollars, mais les travailleurs vivraient-ils pour autant dans la dignité ? Chaque fois que les salaires augmentent, le coût de la vie augmente également. Du loyer des chambres à la satisfaction des besoins les plus élémentaires... Toute augmentation de salaire s’est révélée aller de pair avec une dégradation des conditions de travail : réduction de personnel, accroissement des cadences, multiplication des contrats à durée déterminée, donc précarité accrue des ouvriers qui sont prêts à accepter le pire pour assurer le renouvellement de leur contrat...

De ce fait, United Sisterhood et WIC considèrent cette campagne pour la revalorisation du salaire minimum comme une opportunité pour dénoncer les conditions de vie des ouvriers du textile, en particulier celles des ouvrières.



image ajoutée


Qu’attendez-vous de la campagne internationale Clean Clothes Campaign] (campagne vêtements propres) à laquelle vous participez ?

Travailler pour la justice sociale demande à la fois d’impulser des prises de conscience et mais aussi de mener des actions aux niveaux national, régional et international, donc de construire des réseaux à ces différents niveaux. Les injustices perpétrées au Cambodge sont liées aux commerce et investissements internationaux.

C’est aussi au niveau international que se trouvent les consommateurs. C’est donc tout à fait pertinent pour United Sisterhood et WIC d’exposer les « dessous » des beaux vêtements et chaussures que portent les consommateurs, et les conditions de vie et les logiques d’exploitation des ouvrières qui les leur confectionnent. L’enjeu est d’inciter ces consommateurs à se demander comment ils pourraient exiger des marques et des entreprises qu’elles prennent leurs responsabilités, et respectent les droits humains et le droit du travail.

Pour en savoir plus : En France la Clean Clothes Campaign est relayée par le collectif Ethique sur l’étiquette.


[1] Ce code de conduite est un recueil traditionnel khmer de poèmes en
prose.

[2] WIC anime six « Drop In Centers » dans les environs de Pnomh Penh, ce qui lui permet de toucher les ouvrières de quarante-cinq usines.



les ONG, c'est bien... Les luttes encore mieux


(c) Heather Stilwell
Cambodge: Les ouvrières interpellent H&M, GAP & Cie sur la question salariale DB Lausanne 17 septembre 2014







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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 3 Mai - 8:00


La discrimination raciale existe-t-elle au sein du ministère du travail ? Mornia Labssi, 41 ans, contrôleuse du travail, estime en avoir été victime. Blocage indemnitaire, comportements abusifs et pressions à son encontre… pour cette représentante syndicale CGT, cette situation s’explique essentiellement par son origine raciale. Après avoir démissionné de son mandat syndical, elle a décidé de porter l’affaire en justice. Témoignage.

Édité et parrainé par Louise Auvitu


Mornia Labssi estime avoir été victime de discrimination
Elle porte plainte contre son administration. (F. FIFE/AFP)

Citation :
En 2002, j’ai passé les concours administratifs de catégorie C pour devenir adjoint administratif. En 2010, j’ai décroché celui de contrôleur du travail.

Pour moi, le ministère du Travail se doit d’être un modèle de diversité et d’égalité professionnelle. Cela devrait être dans sa vocation même. Le sexisme existe, mais jamais je n’aurais pu concevoir que le fait d’être une femme, syndiquée et d’origine maghrébine puisse poser un problème dans ma carrière.

Pourtant, tout a basculé en 2012, année durant laquelle un changement de direction s’est opéré. Jusqu’à ce jour, on m’avait toujours jugée compétente.

Tout s’est fait de manière insidieuse

Au départ, je ne me suis rendu compte de rien. Non seulement parce que mon travail consistait à lutter contre ce type de discriminations, mais aussi parce que cette différence de traitement ne se manifestait pas de manière brutale.

On ne me disait pas "tu n’auras pas de primes parce que tu es d’origine algérienne", c’était toujours plus insidieux.

C’est le cumul de différents éléments qui m’ont permis de réaliser que j’étais victime de discrimination sexiste, raciale et sociale.

Pas de primes, pas d’évolution. Rien


Il y a d’abord eu un blocage au niveau de mon avancement professionnel et de mes rémunérations. Pendant cinq ans, je n’ai eu ni gratifications ni avancement de poste.

Il faut savoir que les agents de la fonction publique sont évalués chaque année. Quand l’appréciation est située entre "excellent" et "très bon", l’agent se voit attribuée une prime. En moyenne, il la reçoit environ une fois tous les trois ans. Après cinq ans, je n’ai jamais reçu la moindre gratification malgré de très bonnes évaluations.

Pourquoi des agents aussi compétents et professionnels que moi bénéficiaient-ils de cette prime alors que j’en étais privée ? J’ai demandé à ma direction de me donner des critères objectifs pouvant expliquer une telle décision. Je n’ai obtenu aucune réponse de leur part.

Cette prime ne m’était pas essentielle (elle s’élevait environ à 60 euros par mois), mais avec le recul, je ne comprends pas cette différence de traitement. Était-ce parce que j’étais une femme "racisée" ou encore en raison de ma montée en puissance au sein du syndicat ?

Je devais me taire

Mon quotidien était lui aussi imprégné de cette différence de traitement. Par exemple, lors de réunions, je n’étais pas considérée de la même façon que les autres représentants syndicaux. Eux, hommes et femmes "non racisés" avaient le droit d’avoir un nom de famille. Pour moi, on se contentait de m’interpeller par mon prénom.

Souvent, on ne me donnait pas la parole. La direction se contentait de me déclarer : "Mornia, il y a des gens qui ont des choses plus intéressantes à dire."

Lors des mobilisations, on me demandait de me taire. Quand je demandais de faire valoir mes droits, on me répondait que j’avais un comportement agressif.

Un bureau pas plus grand qu’un cagibi

Un jour, alors que nous avions un nouveau stagiaire dans nos locaux et qu’il avait été convenu que je l’accompagne pour une inspection, la direction a finalement décidé de faire machine arrière, déclarant qu’il était préférable que "quelqu’un d’autre" s’en charge. Pourquoi ?

Et que dire de mon bureau ? Le changement de direction a entraîné des mouvements au sein de nos locaux. C’est ainsi que je me suis retrouvée dans une salle microscopique, non cloisonnée, avec une porte qui ne fermait pas et sans possibilité d’y mettre une seconde chaise. Il était tout simplement impossible d’accueillir qui que ce soit dans ces conditions.

J’ai vécu tous ces moments comme une mesure punitive. Dans les couloirs, certains collègues ne me saluaient plus. J’étais stigmatisée.

Je ne suis pas la seule à subir cette différence de traitement

Lassée de devoir systématiquement me justifier et ne comprenant pas cette différence de traitement flagrante, j’ai commencé à constituer un dossier, à me renseigner sur ce qui se passait pour d’autres femmes. J’ai ainsi appris que, au sein de ma direction générale, seules deux personnes n’avaient pas évolué dans leurs postes : moi et une autre femme de couleur.

Évidemment, il est difficile de tout démontrer, mais au fur et à mesure j’ai recueilli d’autres témoignages de femmes qui se trouvaient dans la même situation que moi.

Entre nous, il arrivait que nous en parlions, mais le sujet restait tabou. Par exemple, une autre femme d’origine maghrébine a été qualifiée de "tire-au-flanc" à cause d’un arrêt-maladie. Elle a été mutée, ses effets personnels ont même été déplacés en son absence.

Une évaluation vexatoire et humiliante

Mon évaluation de l’année dernière a été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase. Elle était vexatoire et humiliante. J’étais passée de "bon agent" à "agent doté d’une qualité de travail faible par rapport à la normale."

On m’accusait de "gonfler mes mandats", mes compétences techniques étaient "à parfaire" et on suggérait que je sois "accompagnée". Le coup a été très difficile à encaisser. Quelques jours plus tard, à cause du stress, mon visage a doublé de volume. J’ai été hospitalisée une semaine.

Après plusieurs recours, la direction a été contrainte de retirer ce rapport d’évaluation en déclarant publiquement qu’il constituait "un jugement sur la personne."

J’ai démissionné et je porte plainte pour discrimination

En l’absence de mesure prise par l’administration sur ma situation, je me suis effondrée. J'ai finalement démissionné de mon mandat, demandé ma mutation et décidé de porter plainte. Le Défenseur des droits a été saisi, un dossier a été ouvert.

Je voulais que ça se sache, briser le tabou et prendre la parole pour toutes les autres femmes de ce service elles-aussi victimes de discriminations.

Je trouve scandaleux qu’au sein même du ministère du Travail, nos droits fondamentaux ne soient pas respectés. Comment une administration qui prône la Charte de la diversité et qui la signe peut-elle ne pas l’appliquer ? De quel droit peut-elle s’affranchir de ses obligations ?

Je ne suis pas en train de fantasmer ce que j’ai vécu et ce que d’autres vivent. Aujourd’hui, tout ce que je souhaite, c’est que ma direction prenne ses responsabilités, qu’elle sorte de ses certitudes et reconnaisse que des discriminations existent. Si elle soutient que ce n’est pas le cas, j’estime normal d’en avoir les preuves objectives.

En attendant, il n’est pas question d’accepter ce silence.

Propos recueillis par Louise Auvitu


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 3 Mai - 8:09

Au Moyen Âge les femmes travaillaient
et personne ne leur demandait « Qui va garder les enfants ? »


Catherine Kikuchi et Nonfiction Slate.fr 16.03.2016


Miniature tirée d'un manuscrit de La Cité des dames de Christine de Pizan attribuée au Maître de la Cité des dames,
BNF | via Wikimedia Commons (domaine public)

Le travail féminin au Moyen Âge n'était pas relégué à la sphère domestique, bien au contraire !

Citation :
La journée internationale des droits des femmes est régulièrement l’occasion de revenir sur les avancées de la condition féminine, et le long chemin qui reste encore à parcourir. L’un de ces serpents de mer, que l’on retrouve régulièrement dans les journaux le 8 mars ou à l’occasion de tel ou tel rapport, reste la différence de salaire entre hommes et femmes. Si l’on a arrêté, depuis un certain temps déjà, d’affirmer que cette différence se justifie par la plus faible capacité physique et intellectuelle des femmes, certains continuent à expliquer qu’elle se justifie par les grossesses et les inévitables congés que celles-ci qui suivent. Ce débat n’est pas récent: les femmes ont souvent été payées à des salaires bien inférieurs à ceux des hommes. Le Moyen Âge ne fait pas exception; cela ne veut pas dire que le travail des femmes avait moins d’importance dans la société.

On entend peu ces femmes dans les documents médiévaux. Peu de témoignages directs, encore moins de voix qui s’élèverait contre les différences de traitement. Elles sont justifiées par une inégalité, pensée comme naturelle, entre homme et femme. Le travail de la femme est le plus souvent considéré dans l’ombre de celui de son mari.

Femmes des villes, femmes des champs

Pourtant, ce serait une erreur que de croire que les femmes du Moyen Âge ne travaillaient pas, bien au contraire. À la campagne, elles participent activement à la gestion d’une exploitation agricole, travaillent dans les champs, tiennent une basse-cour et vendent ensuite à la ville les produits de la terre en surplus; si leur travail salarié est relativement rare et circonscrit aux périodes de pénurie de main-d’œuvre, il permet malgré tout à l’unité familiale de vivre.

En ville, rares sont les familles qui peuvent se permettre d’avoir des bras inutiles à nourrir: la femme travaille aux côtés de son mari dans l’atelier, elle a parfois son métier propre, tient un étal sur la place publique. Elle représente un revenu supplémentaire ou une main-d’œuvre complémentaire dans le cadre de l’entreprise familiale dont il n’est pas possible de se passer.

À Venise, on trouve même un statut de «mercantessa» ou marchande à part entière. Cela donne lieu à quelques success stories… À la fin du XIVe siècle, une certaine Lucia dite ab auro a réussi à faire carrière seule, pratiquement sans capital de départ, en tant que marchande de feuille d’or. Elle emploie ses propres apprentis, tient sa boutique, conclut des contrats avec des hommes et s’associe avec sa fille, Franceschina, en lui enseignant le métier ainsi que les connaissances nécessaires au bon fonctionnement de l’entreprise. Ce cas n’est pas si exceptionnel: il est au contraire révélateur d’un statut que les femmes peuvent acquérir, indépendamment de leurs pères ou de leurs maris.

Dénigrer le travail des femmes pour leur barrer la voie

Le retrait, voire le renfermement, des femmes dans la sphère domestique n’est venu que tardivement

Le travail de la femme n’a jamais été accessoire, même si on voudrait nous le faire croire. Si, dans les sociétés médiévales, le mari est le plus souvent le représentant légal de son épouse et davantage présent dans les sources, cela ne veut pas dire qu’elle ne travaille pas à parts égales avec lui.

Le retrait, voire le renfermement, des femmes dans la sphère domestique n’est venu que tardivement, dans un contexte de crise à la fin du Moyen Âge, où les femmes se sont progressivement vu refuser l’accès au marché du travail: une fermeture qui a lieu, selon les historiens, entre le XVe et le XVIIe siècle. Le dénigrement du travail féminin a suivi son cours, pour aboutir au XIXe siècle à la victoire des valeurs bourgeoises qui cantonnent la femme au domaine domestique, à élever leurs enfants et s’occuper de leur mari. Mais –faut-il le rappeler?– les milieux populaires et ouvriers n’ont jamais eu le luxe d’appliquer ces valeurs, qui ont pourtant triomphé dans la société.

Longtemps, les syndicats ont été embarrassés par le travail féminin, qui enlevait les emplois aux hommes et donc leur fierté de nourrir leur famille. Aujourd’hui encore, on continue d’entendre hommes politiques et intellectuels affirmer que le travail d’une femme n’est qu’annexe par rapport à celui de son mari, qui est, lui, le véritable pourvoyeur de la famille. Et peut-on oublier la réaction de certains qui, s’étonnant de la candidature d’une femme à la présidence de la République, se demandaient « qui allait garder les enfants » ? Derrière la reconnaissance du travail des femmes, leur reconnaissance salariale notamment, se cache également la question de leur autonomie et de leur accès aux responsabilités.



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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 3 Mai - 8:47


Travail : être une femme et descendante d’immigrés reste un obstacle

Elle 18 février 2016

« À diplôme égal, âge égal, lieu de résidence égal,
une femme issue de l’immigration africaine ou maghrébine
a sept fois moins de chance d’accéder à ces postes »



© Getty

Pour accéder aux meilleurs emplois et avoir un bon salaire, mieux vaut être un homme et ne pas être issu de l’immigration africaine et maghrébine. C’est le résultat d’une enquête publiée aujourd’hui par France Stratégie*. Voici trois informations frappantes sur des inégalités qui perdurent depuis vingt-quatre ans.

Citation :
Moins de différences entre les femmes

Premier constat de l’enquête concernant les femmes : elles ont « systématiquement un moindre accès à l’emploi que les hommes de la même origine ». Elles ont aussi plus de mal à trouver un « emploi de qualité » tel qu’un CDI à temps plein. Effectivement, qu’elles soient issues de l’immigration ou non, leurs chances d’obtenir ce type de contrat sont largement inférieures à celles des hommes n’ayant aucune origine migratoire. En revanche, de 1990 à 2014, les écarts dans l’accès au CDI à temps plein ont diminué entre les différentes catégories de femmes étudiées.

Des écarts de salaires injustifiés

Les femmes ne sont pas au bout de leur peine puisqu’à poste donné, elles subissent encore des écarts de salaires inexpliqués, c’est-à-dire, relevant de la discrimination pure. Ainsi, dans le secteur des services marchands par exemple, une femme, issue de l’immigration ou non, gagne environ 10% de moins qu’un homme, qu’il soit descendant d’immigré ou pas. De façon générale, sans distinction d’ascendance et à poste donné, les femmes gagnent 12% de moins que leurs collègues masculins qui n’ont aucune ascendance migratoire. L’étude rappelle également que, depuis vingt-quatre ans, les écarts de salaires de toutes les catégories de l’enquête par rapport à la population de référence (un homme sans ascendance migratoire), ne se sont quasiment pas réduits.

Des postes encore inaccessibles aux femmes

Selon l’étude, les « femmes sans ascendance migratoire » ont trois fois moins de chance d’accéder aux 10% de postes proposant les salaires les plus élevés de la société française. Et c’est bien pire pour les « descendantes d’Afrique et du Maghreb ». « A diplôme égal, âge égal, lieu de résidence égal, une femme issue de l’immigration africaine ou maghrébine a sept fois moins de chance d’accéder à ces postes » qu’un homme sans ascendance migratoire, a expliqué Jean Pisani-Ferry, commissaire général de France Stratégie.

L’enquête met en lumière vingt-quatre ans d’inégalités et de discriminations envers certaines catégories de population, un constat absurde quand on sait que le coût des discriminations est énorme pour la société. Deux chercheuses** françaises l’estiment à presque 10 milliards d’euros dans une enquête publiée en 2015. C’est d’ailleurs le prochain volet de l’étude dirigée par France Stratégie.
 
* France Stratégie est un organisme de réflexion placé auprès du premier ministre.
** « Talents gâchés. Le coût économique et social des discriminations» (Ed. L’Aube, 2015, de Virginie Martin et Marie-Cécile Naves).



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