PATLOTCH / CHANGER DE CIVILISATION / LUTTES, THÉORIE, SEXE et POÉTIQUE

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 FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?

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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 10 Mai - 0:25


les femmes travaillent aussi du chapeau

les usines de Quillan (Aude) dans les années 1950[/color]



les différentes étapes de fabrication de la confection des chapeaux à Espéraza en 1900

un atelier mixte

ateliers non mixtes

En 1910 le Midi est en grève, les délaineurs, les mégissiers, les chapeliers, les mineurs et les charretiers, les viticulteurs manifestent avec des sommets de lutte dans les villes de : Mazamet, Graulhet, Espéraza, Salsigne, Porté, l’Hospitalet, Ginesta, Moussan. La misère sociale grondant partout, faisant naître des soulèvements. Une longue grève due aussi aux perturbations qui entraîna la mécanisation de l'industrie locale.


un comité de grève (presque) mixte

et pas loin de là... un rêve d'écologistE ?


désolé, les images sont bloquées en over-blog, voir le site original
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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 10 Mai - 10:20


nous ne sommes pas ici en accord avec les thèses de Christine Delphy sur le patriarcat comme « ennemi principal », dans la mesure où elles nient l'exploitation capitaliste et la lutte de classe comme structurantes. Il n'empêche que ses travaux ne peuvent être ignorés, et qu'une grand part peut s'inscrire dans nos propres considérations


mars 2015

Citation :
Comment en finir avec cette exploitation radicale qu’est le travail domestique des femmes ? – Pourquoi et comment 15 % du PIB sont fournis gratuitement par les femmes au profit des hommes ? Selon l’Insee, 15 % du PIB valorisés à 292 milliards d’euros, ou encore 60 milliards d’heures travaillées, ont été, en France, fournis gratuitement. Le nom de cette activité ? Le travail domestique assigné à une partie particulière de la population : les femmes.

On a beaucoup glosé et parfois « regretté » la répartition « inégalitaire » des tâches domestiques, sans pour autant vouloir, prononcer le mot d’ exploitation. Le « travail ménager », qui repose sur les femmes, reste donc un marqueur fondamental de la société. On ne constate dans ce domaine aucune réelle évolution positive : il apparaît comme une contrainte immuable attachée « naturellement » aux femmes.

À la question de savoir pourquoi cette situation d’inégalité et d’exploitation persiste, Christine Delphy répond par un implacable constat : parce qu’il y a des bénéficiaires à cette situation, les hommes. « Le travail ménager ne bénéficie pas au capitalisme, mais aux hommes, écrit-elle, ajoutant, pour enfoncer le clou, à la théorie du “profit pour le capitalisme”, j’oppose depuis longtemps celle du “profit pour la classe” des hommes. »

Dans cet ouvrage court et concis, elle décortique les mécanismes de cette extorsion de travail gratuit. Il ne s’agit pas pour elle de la survivance d’un archaïsme, mais d’un élément constitutif du fonctionnement normal de la société et plus précisément de ce qu’elle appelle le « mode production domestique » dont elle expose ici le fonctionnement. Il faut revenir à une analyse à la « racine » de la réalité. C’est l’objet premier de ce livre qui propose une « théorie générale de l’exploitation » du travail domestique qui ne se réduit pas au travail au ménager.

Elle met en lumière une « division sexuelle du travail » qui articule une hiérarchie dominatrice et une exploitation. Les mouvements féministes, qui ont, depuis longtemps, dénoncé la « double journée de travail », ont apporté des analyses différentes sur lesquelles Christine Delphy revient.

Elle discute également la conception marxiste de l’exploitation qui ignore, ou oublie, les conditions générales de son exercice et réduit celle-ci au périmètre de l’extraction de la plus-value. Elle indique enfin des propositions pour en finir avec cet esclavage domestique. Elle nous propose avec cet ouvrage un précis radical sur l’exploitation et l’oppression de la seconde moitié de l’humanité au profit de la première.



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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 15 Mai - 9:26



Au Royaume-Uni, la loi autorise qu'une entreprise impose à ses salariées le port de talons. Une situation "sexiste" pour Nicola Thorp, réceptionniste intérimaire de 27 ans. Aujourd'hui sans emploi pour avoir refusé de se plier à cette obligation, cette jeune Anglaise lance une pétition pour faire bouger les choses.

Citation :
Embauchée comme réceptionniste pour le compte de l'entreprise PWC, la jeune Nicola Thorp se présente en chaussures plates, lors son premier jour de travail à Hackney dans l'est de Londres. Une tenue qui ne semble pas du goût de son employeur puisque celui-ci lui suggère très fortement d'aller s'acheter une paire de talons de "5 à 10 cm", comme spécifié dans le règlement, puis de revenir travailler.

Sa profession exigeant d'être debout durant 9 heures pour accompagner les différents clients, l'intéressée explique alors à son patron ne pas être en mesure d'effectuer ses tâches en talons toute une journée et aimerait comprendre pourquoi ses collègues masculins, eux, ne doivent pas répondre à cette obligation. Des arguments non recevables pour ses supérieurs et qui lui valent aujourd'hui son licenciement.

En réaction, la jeune femme décide de lancer une pétition visant à rendre illégale cette exigence des entreprises à ce que leurs employées portent des talons hauts, dénonçant par la même occasion une loi "dépassée et sexiste" et un comportement discriminatoire de la part de PWC.

"Une femme devrait avoir le choix de décider si elle souhaite porter des talons ou des chaussures plates, en fonction de ce qui est plus confortable ou pratique pour sa profession", a-t-elle expliqué à la BBC pour justifier sa démarche. Lancée ce lundi 9 mai, la pétition fait déjà l'objet de plus de 80 000 signatures. A 100 000, elle devrait être prise en considération pour un débat au Parlement.

Car en soi, le problème ne réside pas tant de le fait qu'une femme porte des talons, mais que cela devienne une obligation - surtout lorsque l'on sait que le port répété de ce type de chaussures entraîne l'usure des articulations des pieds ou donne naissances à des maladies telles que certaines formes d'arthrite.

De son côté, le porte-parole de l'entreprise PWC précisa que ce règlement ne viendrait pas d'eux mais du prestataire auquel l'entreprise fait appel pour ses hôtes d'accueil, Portico. Et, à Portico de répondre que Nicola Thorp "avait donné son accord pour suivre les indications concernant la tenue vestimentaire, qui sont monnaie courante dans le secteur".

Une affaire qui fait écho à un récent post sur les réseaux sociaux. Sur son compte personnel, Nicola Gavins, une Canadienne, partage l'histoire d'une de ses amies serveuse ayant préféré garder l'anonymat. Dans son post Facebook, la femme critique violemment Joey Restaurant, l'employeur de celle-ci, qui oblige son personnel féminin à porter des chaussures à talons.




Nicola Gavins a écrit:
To anyone I know who eats at Joey Restaurants (Jasper Ave, Edmonton location specifically).
Their policy is still that female staff wear heels unless medically restricted, my friends feet were bleeding to the point she lost a toe nail and she was still discouraged and berated by the shift manager for changing into flats (specifically told that heels would be required on her next shift the following day).

In addition, the female staff have to purchase a uniform/dress at the cost of 30$ while male staff can dress themselves in black clothing from their own closets (and are not required to wear heels).

Sexist, archaic requirements and totally disgusting policy.

I have many friends in the service industry and know loads of ladies who still earn great tips without having to sacrifice their comfort while serving. I'll choose to continue supporting those establishments. #‎joeyrestaurants‬ ‪#‎yegfood

Update may 5th, 2016 - Joey's also has unpaid training shifts which is illegal under the Alberta Labour Laws (signed waiver or not). Seedy shit!


Un cliché illustre son récit : celles des pieds ensanglantés de son amie après seulement quelques heures de travail. Une photo vite devenue virale, puisque depuis sa publication le 5 mai, elle a été partagée plus de 11 000 fois. Nicola explique également que les femmes se voient contraintes de payer 30 dollars pour acheter une robe uniforme noire tandis que les employés de sexe masculin peuvent, eux, choisir leurs propres vêtements noirs.

Tenue vestimentaire au travail : que dit la loi en France ?

Si, selon la loi britannique, une entreprise se trouve dans son droit en licenciant un employé qui ne respecte pas ses codes vestimentaires, la situation est tout autre en France.

Contacté par Terrafemina, Maître Éric Rocheblave, avocat spécialiste du droit du travail, nous explique que le choix de la tenue vestimentaire du salarié n'est pas une liberté fondamentale. Cela signifie donc que, par principe, le salarié a le droit de s'habiller comme bon lui semble sur son lieu de travail. Mais, comme il ne s'agit pas d'une liberté fondamentale, l'employeur peut y apporter certaines restrictions - celles-ci étant encadrées par des interdictions, comme la discrimination, par exemple. Comme prévu par l'article 1121-1 du Code du Travail : "Nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés individuelles et collectives des restrictions qui ne seraient pas justifiées par la nature de la tâche à accomplir, ni proportionnées au but recherché".

En ce sens, devoir rester 9 heures par jour debout et en talons n'est-il pas illégal, surtout en regard des problèmes sur la santé que cela peut engendrer ? L'employeur se doit de garantir la sécurité et la santé de ses salariés. Dans cette optique, imposer une tenue qui peut avoir une quelconque incidence sur la santé est interdite. "Bien sûr, devant un juge, cela se traite au cas par cas. Mais le salarié est tout à fait légitime de refuser, ici, le port de talons", explique Me Éric Rocheblave. Avant de conclure que, "dans le cas où vous êtes sujette à une quelconque maladie vous empêchant le port de ce type de chaussures et ayant fourni une preuve de votre état de santé, un employeur ne peut vous licencier. Sinon, cela relève de la discrimination".  

En somme, tout cela nous interroge sur point particulier : la sexualisation incessante du corps de la femme. En quel honneur une paire de talons rendrait-elle plus présentable une femme ?




Vidéo : Rules requiring women to wear high heels to work should be illegal, U.K. petition says CBCNews 13 mai 2016



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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 15 Mai - 9:46


Enquête sur le harcèlement sexuel au travail

université Savoie mission égalité 13 mars 2016



Citation :
A. Définitions

La loi du 6 août 2012 a introduit une nouvelle définition du harcèlement sexuel dans le Code pénal (art. 222-33, voir encadré ci-après), le Code du travail (art. L1153-1) et le Statut général des fonctionnaires (loi n° 83-634 du 13/07/1983, art. 6-ter), explicitée par la circulaire de la Chancellerie du 7 août 20121.

Le harcèlement sexuel

Le harcèlement sexuel est ainsi : tout comportement (propos, gestes, écrits…) à conno- tation sexuelle imposé à une personne de manière répétée (au moins deux fois). Le refus de la victime n’a pas à être explicite, mais peut « résulter du contexte dans lesquels [sic] les faits ont été commis, un faisceau d’indices pouvant ainsi conduire le juge à retenir une situation objective d’absence de consentement » (Circulaire du 7 août 2012).

Pour être considérés comme du harcèlement sexuel, il faut que les comportements portent atteinte à la dignité de la personne (comme les « propos ou comportements ouvertement sexistes, grivois, obscènes ») ou créer une situation qui « rend insupportable les conditions de vie, de travail ou d’hébergement » (Circulaire du 7 août 2012).

Par ailleurs, est assimilé au harcèlement sexuel : le fait de faire pression, même une seule fois, sur une personne dans le but réel ou supposé d’obtenir des actes sexuels.

C’est ce qu’il est couramment appelé « chantage sexuel » que la loi assimile au harcèle- ment sexuel : imposition d’actes sexuels en échange d’un emploi, d’une promotion, d’un maintien d’avantages ou au contraire pour éviter des sanctions.

Pour des informations complémentaires, l’association Clasches a produit un document spécifique au harcèlement sexuel dans l’enseignement supérieur.

http://www.clasches.fr/sites/clasches.fr/files/clasches_guide-harcelement-sexuel-2014_web-bd.pdf


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 15 Mai - 9:58




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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 15 Mai - 10:39




Jules Adler, Un Atelier de taille de faux diamants au Pré-Saint-Gervais
Musée de Bayeux, Copie

source : Oser le travail féminin ? L’iconographie féminine ouvrière dans la peinture française, 1850-1914

.
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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 15 Mai - 11:05




«Les Halles», Léon Lhermitte, 4m x 6 m, 1895

le marché public de l’époque à Paris, dans le 1er arrondissement. Il a fallu six ans au peintre naturaliste pour créer cette œuvre qui dépeint l’activité bouillonnante de ce qui était à l’époque le «ventre de Paris», qualifié ainsi par Émile Zola. (Photo Véronique Demers)

source : Une toile géante dévoilée au Musée de la civilisation de Québec Véronique Demers tc. 12 juin 2013

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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 15 Mai - 11:17




Operários, 1933

Tarsila do Amaral est une artiste peintre brésilienne

« "Travailleurs" représente l’infinité et la variété des personnes venues des quatre coins du Brésil pour travailler dans les usines, qui ont commencé à émerger dans le pays, principalement dans les villes, à São Paulo au début de 1930, propulsant le capitalisme et l’immigration. »

Imagem Sonora Os Operários de Tarsila do Amaral



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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 15 Mai - 11:26


Schneider memory...



la Grève au Creusot
Jules Adler, 231x302 cm, 1999

Pierre Sesmat a écrit:
Au XIXe siècle, les usines Schneider au Creusot sont les plus grandes de France. Pendant trente ans – de 1871 à 1899 –, la paix sociale y est solidement établie, facilitée tout à la fois par la croissance soutenue, le calme des ouvriers satisfaits d’appartenir à une grande entreprise à la pointe du progrès et par le paternalisme des dirigeants soucieux du niveau de vie de leurs « employés » et de leur formation professionnelle.

Cependant en 1898, toute une série de changements entraîne un bouleversement de la situation : les radicaux gagnent les élections de mai ; Eugène II Schneider, nouveau patron trop absorbé par ses tâches parisiennes, accède à la tête de l’entreprise ; l’afflux des commandes entraîne une accélération des cadences de travail et, aussi, des profits dont les ouvriers sont irrités de ne rien percevoir. La question de la création d’un syndicat est à l’ordre du jour.

De mai 1899 à juillet 1900, les usines du Creusot connaissent plusieurs accès de grèves, notamment entre le 31 mai et le 2 juin puis entre le 20 septembre et le 1er octobre. Le 24 septembre 1899 a lieu une grande manifestation réunissant plus de 7 000 personnes, au cours de laquelle les Creusotins remercient leurs voisins de Montchanin pour leur soutien.




Dernière édition par Admin le Dim 15 Mai - 11:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 15 Mai - 11:38


Paris, rue de La Paix... ouvrière ?



Sortie des ouvrières de la maison Paquin, rue de la Paix, vers 1902
Huile sur bois, Jean Béraud (1849-1936)
Paris, musée Carnavalet



le personnel de la Maison Paquin, les femmes à gauche et les hommes à droite, vers 1900



La rue de la Paix à midi, à la sortie des ateliers de couture, vers 1900

source
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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 15 Mai - 12:17


Les petites mains...

Mode enfantine et luxe (6)
Le contexte : courte histoire du luxe et de la haute-couture




La fabrique Wetter : l'atelier d'impression (détail), Joseph Gabriel Maria Rossetti, 1765
à dr. : Portrait de la marquise d'Aguirandes (détail), par François-Hubert Drouais, 1759



Le Drapage du Corsage chez Worth, Paris, 1907
Intérieur et cordon de taille griffé d'un corsage de Worth, vers 1891



Geneviève Lantelme, actrice, 1910 / atelier de modiste, 1910

... et la bourgeoise... intermittante du spectacle ?







Florence et Éric Woerth

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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 15 Mai - 12:31


Haute couture dans les coulisses

les petites mains du premier défilé Dior, 1947



© Eugène Kammerman/Rapho/Haute Couture, G. Milleret

Les protagonistes de la haute couture en sont, au premier chef, les couturiers eux-mêmes, assistés de leurs collaborateurs comme des ingénieuses petites mains mais également leurs fournisseurs -fabricants de tissu et artisans d’art. Entrent, par ailleurs, en scène dans ce bel ouvrage les clientes fortunées et acheteurs étrangers, avant que chroniqueuses et rédactrices de mode ne prennent place, bloc-notes en main, avides de nouveautés.


Interviennent, enfin, au cœur de cette histoire de la haute couture les membres du personnel, conscients de l'enjeu économique du secteur, puis les muses -actrices de cinéma-, et, plus récemment, les conserva­teurs de musées ainsi que de puissants hommes d’affaires, bailleurs de fonds esthètes et gestionnaires hors pair.



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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 17 Mai - 13:12




Mécanismes dans une manufacture fin du XIXe siècle
Archives nationales du Canada

il semble que les femmes soient ici plutôt les patronnes, ou les femmes des patrons...

source : Saint-Roch, une histoire populaire. La classe ouvrière

.
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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 29 Mai - 20:24


Le combat perdu des ouvrières tunisiennes de Mamotex

Un désespoir social qui menace la stabilité


Orient XXI 24 mai 2016


Les photos sont de © Giulia Bertoluzzi et Costanza Spocci. Elles ont été prises le 20 mars 2016

À Chebba, dans le gouvernorat de Mahdia au centre-est de la Tunisie, les ouvrières de l’usine Mamotex menacée de faillite ont obtenu en février un accord entre l’État, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) et le propriétaire. Cette disposition inédite remportée de haute lutte autorisait l’autogestion — provisoire — de l’entreprise par ses employées, jusqu’au remboursement intégral de la dette sociale. Une première en Tunisie. Mais c’était sans compter sur les pressions exercées par une autre entreprise locale appartenant à la même famille.

Citation :
En face de la mairie de Chebba, petite ville côtière près des localités touristiques de Sousse et Mahdia en Tunisie, les scooters filent entre les étals remplis d’oranges et de carottes du marché central. D’ici, il faut remonter dans des rues poussiéreuses qui défilent entre des champs d’oliviers et des vieilles fabriques pour arriver au portail verrouillé de Mamotex.

En janvier 2016, Mohammed Driss, le propriétaire de cette usine textile qui produit des déguisements de carnaval et qui emploie soixante-sept femmes et trois hommes de la ville a fermé parce qu’il n’a pas pu payer les salaires. Pourtant à la fin février, les ouvrières ont pris un autre chemin pour surmonter le défi : elles ont obtenu un accord entre l’État, l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT) et le propriétaire pour reprendre la direction de l’usine. C’est la première fois en Tunisie qu’un accord de cette nature est signé. Seulement la Sodrico, entreprise de Mahdia qui fournit Mamotex en tissus, a exercé de fortes pressions sur les ouvrières, empêchant la reprise de l’usine en autogestion et rendant inéluctable la faillite de Mamotex. L’expérience a tout de même constitué un précédent dans l’histoire des luttes ouvrières en Tunisie.

S’organiser pour ne plus subir

20 mars 2016. L’entrée de l’usine est désertée. Tout est arrêté, silencieux et immobile face à quelques cactus et des oliviers, quand le scooter de Samia Chouchane vrombit au coin de la rue. À l’arrière, Imen Fartoul, 25 ans, avec une longue tresse noire. Elle nous montre les alentours de l’usine. Samia, deux téléphones à la main, convainc les autres ouvrières de les retrouver à l’usine. «  Maintenant, toutes les ouvrières sont fatiguées, on vit sans salaire depuis janvier, et c’est très dur pour nos familles  », explique Imen Fartoul.



Imen Fartoul


«  Tout a commencé après un incident au moment de la fête de l’Aïd Al-Adha en 2013  », raconte Imen Fartoul. «  Alors qu’on attendait nos salaires pour acheter le mouton, le propriétaire, Monsieur Driss, nous a dit qu’il n’avait pas l’argent pour nous payer  ». Les ouvrières, lasses des années de maltraitance subie dans l’usine se sont alors retrouvées dans les locaux de l’UGTT pour fonder leur propre syndicat interne.



Les ouvrières dans l’usine


Samia Chouchane prend la parole en tant que représentante élue du syndicat interne de Mamotex : «  C’est à partir de 2013 que toutes les filles ont commencé à penser à s’organiser. Bien évidemment le patron n’était pas d’accord, mais après cet incident de l’Aïd, nous n’avions plus aucun doute sur la nécessité d’avoir une organisation interne  ». «  On n’était que quinze le jour où on a commencé, se souvient-elle. Le patron a menacé de nous renvoyer pour nous empêcher d’y prendre part, on a tout de même continué, et rapidement d’autres nous ont rejointes  ». À travers le syndicat elles ont commencé à réclamer leurs droits : «  les congés payés, les primes de rendement, les heures supplémentaires, qu’il ne nous avait jamais payés avant. Dès qu’on a commencé à obtenir ces droits-là, toutes les filles nous ont suivies  », dit-elle. Si bien qu’à l’heure actuelle, toutes les ouvrières de Mamotex sont syndiquées.

Une gestion déficiente

Derrière Samia, d’autres travailleuses commencent à arriver, ainsi que le gardien qui, clé en main, ouvre la porte de l’usine. Les néons s’allument par saccades sur un vaste espace à l’abandon. Les vieilles machines à coudre sont plongées dans un étrange silence. Avec les couturières, Bahri Hedili, représentant de la section locale de l’UGTT, montre du doigt les tables de travail. «  Ces machines n’ont jamais été renouvelées, le propriétaire n’investissait pas dans l’établissement, c’est une des causes de sa faillite  », dit-il tandis qu’Imen Fartoul se hâte, foulant les morceaux de paillettes et les pompons éparpillés au sol. Elle nous escorte entre les portemanteaux, les machines à coudre, des déguisements de père Noël, des chemises de d’Artagnan et des robes de Guignol. Sur les tables, les fiches des pourcentages de production de chaque ouvrière sont exposées. «  Il a essayé de dire que l’usine avait fait faillite à cause des filles qui sont syndiquées et ont fait des grèves qui ont ralenti, à son avis, le rythme de travail. C’est faux, dans la majorité des usines les travailleurs sont syndiqués et il n’y a pas de tels problèmes  », affirme Hedili en suivant le défilé de déguisements qu’Imen Fartoul expose. «  La réalité est que depuis très longtemps il n’investit plus dans les machines, qui tombent souvent en panne, et qu’il a mal géré l’argent  ».



Déguisements de père Noël


Mamotex est sous-traitante de Sodrico, une entreprise de Mahdia appartenant à la même famille Driss, qui lui fournit des tissus et exporte toute sa production vers l’Europe. «  En même temps, Mamotex sous-traite à d’autres sociétés. Les clients et les fournisseurs ont eux-mêmes déploré le manque de fiabilité du patron. Il avait des dettes envers eux et ils ont retiré à la fois les crédits et les tissus pour qu’au final Mamotex se retrouve sans travail ni paiements  », explique encore le syndicaliste. Et c’est Sami Driss, directeur de la Sodrico et cousin de Mohammed Driss qui après avoir accepté l’accord signé entre toutes les parties, a refusé de reprendre la fourniture des tissus pendant plus de deux mois, mettant ainsi Mamotex en difficulté.

Effets de la concurrence asiatique dans le textile

Le secteur textile est encore, à l’heure actuelle, le secteur industriel qui embauche le plus en Tunisie. Selon le rapport de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (API) de 2014, il emploie 179 000 salariés qui représentent 34 % de l’ensemble des industries manufacturières tunisiennes. La majorité de ces travailleurs sont des travailleuses, qui ont moins facilement accès à d’autres secteurs d’emploi.

Mais en 2005, avec la suppression de l’accord multifibres qui régissait le commerce international du textile depuis trente ans par des quotas d’importation, le marché textile tunisien a connu une grande régression : avant cette date, 2 500 entreprises employaient plus de 250 000 ouvriers. Les exportations tunisiennes bénéficiaient du fait que l’Europe protégeait son marché interne contre les produits asiatiques à travers ce système de quotas, favorisant de fait d’autres pays exportateurs moins compétitifs que la Chine ou l’Inde, parmi lesquels la Tunisie. Une fois le système démantelé, les portes du marché européen se sont ouvertes en grand aux importations asiatiques. Si on considère que 86,5 % des entreprises tunisiennes du secteur exportent vers l’Europe, la concurrence asiatique a eu comme conséquence une baisse drastique de leur chiffre d’affaires. Des centaines d’entreprises ont fermé, des milliers d’ouvriers ont perdu leur emploi.



Les vieilles machines à coudre


Le Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES) a détaillé, dans un rapport publié en 2013, les principales conséquences de cette suspension des quotas pour le secteur du textile tunisien en termes d’atteintes aux droits économiques et sociaux dans la région de Monastir. Il en ressort que les conditions contractuelles des femmes sont précaires, avec des salaires bas et un taux de syndicalisation faible. Selon le FTDES, à cause de la difficulté à concurrencer le marché asiatique, «  la majorité des entreprises tunisiennes se sont spécialisées dans la sous-traitance de second degré qui se caractérise par un faible taux de transformation industrielle et une main d’œuvre peu qualifiée  ».  Ces sociétés de sous-traitance font des bénéfices minimes et la vie moyenne d’une entreprise est de cinq ans. De 2007 à 2012, 87 entreprises ont fermé et 4 500 ouvrières se sont retrouvées au chômage.

Quatre-vingt-sept pour cent de la main d’œuvre du secteur est féminine, dont 80 % âgée de 16 à 35 ans. La majorité des ouvrières sont touchées par la pauvreté. Plus de 42 % d’entre elles ont à leur charge des familles entières. Dès lors, pour un salaire de 300 dinars (129 euros) en moyenne par mois, le revenu individuel ne dépasserait pas les 2 dinars quotidiens (soit 1 euro).

Seulement 10 % des ouvrières du secteur textile enquêtées (4 000 sur 56 000) sont syndiquées, et généralement il s’agit de titulaires qui ont de l’ancienneté. «  La raison est à chercher dans la peur des ouvrières de se voir mises à la porte par leur patron, d’autant plus que la majorité des contrats de travail sont à durée limitée  », précise le rapport. À cette précarité s’ajoute la vision traditionaliste et moralisatrice qui voit d’un mauvais œil le travail des femmes, ce qui rend encore plus difficile la lutte pour l’obtention de leur droits.

«  Avant 2013, il était très difficile de travailler  », se souvient Samia Mabrouk, qui arrive avec son fils dans les bras dans les locaux de Mamotex. «  Il y avait des fiches de rendement, avec les pourcentages de production que chaque fille doit atteindre chaque jour. À la moindre erreur la punition était de rester debout pendant des heures contre le mur en attendant le patron.  » «  Ou encore, il nous empêchait de sortir de l’usine, en fermant la porte à clé. Plusieurs fois nous sommes sorties d’ici en sautant le mur d’entrée  !  », sourit-elle, tandis que les autres se fendent d’un rire amer. Imen Fartoul évoque les conditions salariales avant et après avoir rallié le syndicat : «  quand j’ai commencé, il y a huit ans, mon salaire était de 80 dinars (40 euros), pour 9 h par jour, 6 jours par semaine  ; puis, petit à petit il a commencé à s’améliorer, il est passé à 150 puis à 200 dinars (86 euros), jusqu’à arriver à 450-500 dinars (172-214 euros environ)(1) dès que j’ai rejoint le syndicat et que les primes de rendement et les heures supplémentaires ont été payées  ».



Samia Mabrouk et son fils


Un accord inédit

Le 11 janvier 2016, les salaires n’avaient pas été payés. «  On savait que la situation de l’usine était mauvaise  », commente Samia Chouchane. «  On a passé un mois entier ici à l’entrée de l’usine pour demander nos salaires, et en même temps on a fait des pressions sur le patron avec l’UGTT locale et régionale, et avec la direction de l’inspection du travail  ».

«  Elles ont discuté avec l’inspectorat, le gouvernorat et avec le gouverneur lui-même, pour trouver une solution avec le patron  »,
explique le responsable syndical de l’UGTT. «  Elles ont aussi manifesté en ville, et devant la maison du propriétaire, pour enfin réussir à trouver une solution. Une fois que le patron a assuré qu’il ne souhaitait pas fermer l’usine, elles ont proposé de la diriger elles-mêmes, avec l’aide du syndicat, pour se dédommager de la dette qu’il a contractée envers elles  ».

Le patron de l’usine a résisté au début, puis les pressions exercées par les ouvrières sur les autorités locales l’ont obligé à accepter et à signer l’accord. «  Les clients et les distributeurs, qui ont demandé des garanties sur les délais, ne voulant pas avoir de problèmes ni avec les travailleurs ni avec le patron, une fois obtenu l’accord signé par les deux parties, se sont déclarés prêts à reprendre les commandes  », récapitule Bahri Hedili. Pourtant deux mois et demi après, le boycott de la Sodrico a finalement décidé les ouvrières, mi-mai, à ramener l’affaire devant le tribunal. Ce dernier travaille à l’heure actuelle à la procédure de faillite de l’usine, pas encore exécutée à ce jour.


Le responsable syndical Bahri Hedili dans les locaux de la section locale de l’UGTT de Chebba

Selon les termes de l’accord, la direction et l’administration auraient été confiées à la secrétaire qui aurait dû diriger l’usine avec l’aide du syndicat. Les ouvrières auraient géré les rapports avec les fournisseurs de tissus, ainsi qu’avec les clients. Elles se seraient versé leurs propres salaires et auraient liquidé la dette du propriétaire envers elles avec les bénéfices de l’entreprise. Quand «  la dette envers les travailleurs et envers les caisses sociales sera effacée  »,  expliquait Bahri Hedili en mars, «  le propriétaire pourra reprendre son poste  ». SamiaChouchane en dressait la liste : «  il nous doit la moitié des primes de rendement et des congés payés de 2015, les salaires de janvier, février, mars et les cotisations  ».

«  Garder nos emplois  »


La procédure judiciaire normale aurait été d’attendre une saisie judiciaire pour espérer récupérer les salaires non versés. «  On a porté plainte. Le juge a demandé d’appliquer la loi et de payer les salaires, mais si on continue sur cette voie, l’usine doit faire faillite et ensuite être mise en liquidation par le tribunal. Nous, on veut travailler, et c’est pour cela qu’on a trouvé cet accord pour le moment  ».

Cependant, ce n’est pas simple pour les ouvrières. Hala Khalifa ne peut s’empêcher de confier qu’avec trois enfants, un mari au chômage et un loyer à payer, elle se sent découragée, énervée et frustrée. «  Je dois vivre chez mes beaux-parents, et c’est très difficile. C’est un combat très dur que le nôtre, mais on continue à se battre ensemble pour garder nos emplois.  » Solidaire, Naisha Ben Nasser aussi assume la difficulté du combat. «  Mon mari est pêcheur et il est maintenant sans emploi, on a encore des dettes qui datent de notre mariage  ». Elle a la chance d’avoir une famille qui peut l’aider, «  ce n’est pas une solution durable  » , affirme-t-elle avec force. «  Je veux travailler et pouvoir moi-même subvenir aux besoins de ma famille  ».




H. Khalifa, S. Mabrouk devant Mamotex


Toutes les ouvrières sont conscientes du fait que revenir devant le juge signifie la faillite de l’usine et la fin de leur lutte. Dans la dernière semaine, plusieurs ouvrières, prises de désespoir, ont cherché d’autres emplois dans des usines textiles de Chebba, au risque de subir à nouveau des conditions de travail difficiles dans un secteur textile en crise.

«  Avec les pressions de Sodrico, Sami Driss savait pouvoir faire céder les ouvrières  »,  explique le responsable syndical. Fin d’une expérience dont des milliers d’ouvriers en Tunisie pourront toutefois tirer des leçons.

Giulia Bertoluzzi, Costanza Spocci

(1)Le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est depuis 2015 de 338 dinars (145 euros) par mois pour le régime de 48 heures par semaine, et de 289 dinars 639 millimes (124 euros) par mois pour le régime de 40 heures.


Giulia Bertoluzzi
Citation :
Journaliste, diplômée de lettres à Bologne et en Études européennes à Bruxelles, a collaboré depuis l’Égypte, le Liban, la Palestine, la Turquie à différent magazines : La Repubblica, Middle East Eye, Azione, East, notamment. Co-fondatrice de Nawart Press. Site : Nawart

Costanza Spocci : journaliste

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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 31 Mai - 14:13


vous avez dit "effroyable" ? euh...

je ne suis pas un grand lecteur de "Femme actuelle", et donc ne sais pas trop comment ce magazine rend compte de la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences.... Même sans vouloir comparer ce qui n'est pas comparable, chaque situation de domination est toujours vécue individuellement, et ni les statistiques ni « l'effroyable » chez les autres ne peuvent servir de paravent pour voiler ce qui se passe "chez nous", mais une information est une information...




Citation :
Voilà de quoi nous faire réfléchir. L'organisation internationale "Asia Floor Wage Alliance" qui agit pour la défense des salariés de l'industrie textile, vient de publier un rapport édifiant sur les conditions de travail des employés - essentiellement des femmes qui représentent près de 90% du personnel - dans des usines au Cambodge et en Inde. Des usines dont sortent les vêtements et accessoires vendus chez H&M de par le monde. Pour mener cette enquête, 250 salariées ont été interrogées, sous couvert d'anonymat.




D'après le rapport, "dans 11 usines cambodgiennes sur 12, des employées ont été témoins - ou ont directement subi - des fins de contrat pendant la grossesse. L'ensemble des 50 employés des usines indiennes interrogés ont également déclaré qu'il était fréquent que des femmes soient licenciées pendant leur grossesse". Pis, pour garder leur emploi, "de nombreuses femmes avortent pour conserver leur emploi". Quant à celles qui parviennent à travailler enceinte, "elles restent en poste le plus tard possible avant l'accouchement, quitte à mettre leur vie en danger".

Quant aux cadences de travail imposées pour respecter la productivité, elles sont infernales. Comme le raconte une employée cambodgienne, citée dans le rapport: "On tombe malade une fois par mois en moyenne. On ne mange pas assez. On ne peut même pas s'arrêter pour aller aux toilettes. On retourne parfois à l'usine, en dehors des horaires, pour finir le travail. Tout cela ne laisse pas beaucoup de temps pour se reposer". Travaillant dans une ambiance surchauffée, avec une ventilation réduite, exposées à des substances chimiques, les salariées sont victimes d'évanouissement fréquents, des "syncopes en masse".

En outre, les contrats sont très courts, allant de un à trois mois. Ce qui exclut toute absence, sous peine de licenciement, dès le contrat achevé. Les jours de congés pour maladie, les retards ou le refus d'effectuer des heures supplémentaires poussent le salarié tout droit vers la porte. "Il court le risque de ne pas voir son contrat renouvelé", ajoute le document.

Brimées, épuisées, sous-payées, les salariées sont aussi harcelées. Selon le document, les salariées de 9 des 12 usines interrogées ont expliqué avoir été victimes de harcèlement sexuel sur leur lieu de travail.


une information est une information...

pour bien faire, des pub H & M dans le même magazine...

Femme actuelle : Balmain et H&M, la collab’ à ne pas manquer


15 octobre 2015

photos

mais que la femme actuelle de chez nous se rassure

H&M promet de meilleures conditions de travail à 1,6 million d'ouvriers

lefigaro.fr  03/11/2015



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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mer 1 Juin - 18:00


soit belle et tais-toi !

Dans les magazines féminins, la loi (El Khomri) du silence

Denis Perais, Acrimed 1er juin 2016


Le 17 février 2016, Les Échos dévoilent le contenu de l’avant-projet de loi sur le travail [1], agrémenté d’un entretien avec la ministre Myriam El Khomri. Du 20 février au 31 mai, nous avons examiné l’attention portée aux conséquences de ce texte pour les femmes dans les versions papier des magazines féminins Elle et Marie-Claire et des sites internet de ces deux publications, augmentés de celui de Grazia. Conclusion : un véritable naufrage informatif.

Denis Pérais a écrit:
Très rapidement, de nombreuses voix se sont en effet élevées pour dénoncer l’aggravation des inégalités femmes-hommes au travail, déjà particulièrement marquées, dont ce projet serait responsable.

Ainsi, par exemple du Conseil supérieur de l’égalité professionnelle, dont la conclusion de l’« avis rendu le 11 mars, en toute discrétion [2] » à la demande de la ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes [3], et révélé par Le Parisien le 13 mars, est sans ambiguïté : « Un déséquilibre apparaît dans ce texte en défaveur des salarié(e)s et singulièrement des femmes » ; mais aussi de plusieurs militantes féministes dont Le Monde publie le 8 mars la tribune, mise en ligne initialement sur le site inegaleloitravail.fr.

Rien de tout cela n’incite pour autant ces magazines prétendant s’intéresser un tant soi peu à la cause des femmes à faire une place significative au sujet. L’énumération des articles publiés suffit à s’en convaincre.

-  Elle

Sur le site internet du magazine du groupe Lagardère, on ne trouve qu’un article consacré à la loi Travail : un entretien, publié le 25 mars, au titre évocateur – « Pourquoi le projet de loi El Khomri est-il dangereux pour les femmes ? », et dont le chapô fait référence à la tribune publiée par Le Monde. Il s’agit en l’occurrence d’une interview de Rachel Silvera, « économiste, université Paris X, codirectrice du réseau MAGE (marché du travail et Genre) », dont la conclusion, comme le diagnostic qu’elle propose de quelques dispositions, est sans appel : « Cette loi reste défavorable aux salariés en général et aux femmes en particulier ». Saluons comme il se doit la publication de ce réquisitoire précis et argumenté – dans les limites de ses 3300 signes –, qui n’aura cependant pas l’honneur de figurer dans la version papier du magazine. Et ne manquons pas de souligner qu’il ne semble pas avoir suscité de réactions éditoriales notables au sein de l’hebdomadaire « créé par les femmes et pour les femmes ». On peut au contraire dresser la liste des occasions manquées :

– Le 4 mars, le président de la République accorde un entretien à l’occasion de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes le 8 mars. Les cinq journalistes dépêchées pour l’occasion ne parviennent pas, sur les 21 questions posées, à évoquer une seule fois le sujet.

– Les 8 et 9 avril, Elle organise à Paris son forum annuel avec une « mission : promouvoir le travail des femmes et les accompagner tout au long de leur carrière ». Le compte-rendu de ces deux jours montre qu’il n’y a jamais été question de la loi El Khomri et des moyens de lutter collectivement pour obtenir la réduction des inégalités.

Par contre, tout est mis en place pour que les femmes se mettent en valeur… individuellement, à condition de ne pas remettre en cause l’ordre établi dans l’entreprise [4], notamment en ayant le « privilège » d’aller à la rencontre « des grands patrons [5] [ce qui] a permis à des lectrices du magazine d’échanger avec des dirigeants. L’occasion d’être écoutée et conseillée. Et peut-être aussi de donner un coup de pouce à sa carrière, qui sait ».

– Enfin, le 6 mai, la publication « tire » le portait de cette ministre « qui tient le cap […] debout dans la tempête ». Bien que précisant que Myriam El Khomri est « conspuée par la rue pour son projet de loi » qui provoque « un soulèvement populaire sur les places de France […] toujours une levée de boucliers, du mouvement Nuit Debout au Medef en passant par les frondeurs du PS [6] », les deux journalistes évacuent la « patate chaude » d’un revers de main : « Son ambition ? “Bien faire le job”, dit-elle, même si on la sent parfois gênée aux entournures par certains de ses aspects, heureuse des modifications qui y ont été apportées, des débats parlementaires qui vont l’“aider à la rendre meilleure” ».

À croire que les deux journalistes ont pris pour « argent comptant », sans prendre le temps de les interroger, les mots de la ministre : « Je suis convaincue que ma loi est juste et nécessaire ».

-  Grazia


Sur les neuf articles publiés – les 25 et 26 février (« Vidéo : la loi travail expliquée et parodiée dans un manga » ; « Quand le web se déchaîne contre la loi travail »), les 9 et 10 mars ( « Loi travail : les femmes sont-elles (encore plus) menacées » ; « Projet de loi El Khomri : les slogans les plus marquants des participants »), puis les 11, 13, 20, 23 et 31 mai (« Loi Travail : le recours au 49.3, un "aveu d’échec" » ; « Loi travail : et maintenant ? » ; « Manifestations : qui se cachent derrière les casseurs ? » ; « Pénurie de carburant : "On ne bougera pas tant que la loi travail ne sera pas retirée" » ; « "La rue ou rien", le tumblr qui archive les meilleures pancartes des manifs » ), aucun – comme l’indiquent assez les titres des articles en question – ne fournit d’analyse précise sur le contenu du texte [7].

-  Marie-Claire

À moins d’une erreur de notre part, le mensuel ne publie aucun article mettant en perspective les enjeux du projet de loi sur les femmes !

Vigilance ?

Un point commun aux trois titres : tous semblent pourtant conscients, puisqu’ils les relèvent à un moment ou à un autre, des inégalités abyssales et persistantes au travail au détriment des femmes.

Ainsi, Grazia dans un article publié le 2 novembre 2014 : « S’il y a un domaine dans lequel les inégalités ne semblent pas prêtes de se réduire, c’est bien dans le milieu professionnel. Salaires, postes à responsabilité... Les différences entre hommes et femmes sont encore considérables ». Le 17 décembre 2015, sur son site internet, Elle donnait la parole à « Margaret Maruani, sociologue et directrice de recherche au CNRS sur le genre, afin d’y voir plus clair […] à l’occasion des vingt ans du réseau MAGE (Marché du travail et genre ) », pour dresser le constat accablant de « ce qui a réellement changé depuis deux décennies en termes d’égalité femmes-hommes au travail ».

Quant à Marie-Claire, c’est le 30 mars 2016, en plein débat sur la loi El Khomri, que le magazine pointait les écarts salariaux entre hommes et femmes : « En moyenne, il faudrait 15 mois à une femme pour gagner la même somme qu’un homme sur un an. L’écart salarial en France – estimé à 24% – équivaut à une différence d’une soixantaine de jours ouvrés. Résultat : c’est comme si les femmes salariées n’avaient pas été payées depuis le 1er janvier et ne commençaient à l’être qu’à partir d’aujourd’hui. »

Pour être tout à fait précis, si une telle « disette » informative ne saurait véritablement surprendre de la part de Grazia, ce magazine ne revendiquant pas véritablement dans son « ADN » la défense des droits des femmes [8], c’est moins le cas pour Marie-Claire, par exemple à la lecture de l’éditorial de la rédactrice en chef Marianne Mairesse fêtant les 60 ans du magazine [9], où elle ne craint pas de déclarer que « notre fonction a toujours été de porter les femmes vers la liberté, l’émancipation, l’égalité », ajoutant, sans plus de scrupule, qu’à Marie-Claire, « on ne raconte pas d’histoires, on fait des enquêtes ». Une affirmation bien imprudente, démentie de toute évidence par les faits concernant l’impact de la loi sur le travail sur les femmes.

Quant à Elle, la sous-information sur la loi Travail et ses conséquences pour les femmes est particulièrement malvenue pour un magazine faisant de la cause des femmes son étendard, brandi avec constance et ostentation, par exemple dans ces deux éditoriaux, à 15 mois d’intervalle, de Françoise-Marie Santucci, engageant par conséquent le titre lui-même et non sa seule rédactrice :

- « ELLE a toujours accompagné les femmes dans leurs coups de cœur, leurs combats, leurs joies, leurs plaisirs. Cela ne changera pas » (3 octobre 2014) ;

- « Jamais peut-être la situation des femmes n’a été aussi fragile qu’en 2016, alors que nos droits, sur le papier, sont eux, toujours plus forts. Nous restons vigilantes. Et féministes, puisque nous le savons toutes, ce n’est pas un gros mot » (4 mars 2016).

Récidive

Si l’on ne peut que déplorer un nouveau naufrage informatif, après celui relevé dans la conclusion de notre article du 16 février 2011 consacré à la (déjà) calamiteuse couverture du mouvement social contre la contre-réforme des retraites de 2010 effectuée déjà par le magazine Elle [10], il reflète néanmoins une évolution déjà ancienne de la presse féminine dite « sérieuse », diagnostiquée dans Les Inrockuptibles en janvier 2014 par Isabelle Chazot, ancienne rédactrice en chef de 20 ans passée par Isa, Grazia puis Marianne : « Aujourd’hui, le féminisme sérieux a été quasiment éradiqué des magazines féminins. Ne reste qu’une doxa molle, une bien-pensance qui se fait l’écho des débats sociétaux et s’accommode parfaitement des pages de cosmétiques : “Nous-les-femmes on a fait des progrès énormes, même s’il reste des bastions machistes, on ne se laisse pas marcher sur les stilettos. On n’est pas contre les hommes comme ces suffragettes qui étaient si moches et ne portaient pas de soutien-gorge Princess tam.tam, on assume notre frivolité et on consomme un max avec notre salaire 30 % plus bas, bla-bla-bla…” Avec en creux, la figure répulsive de la “femme afghane”, pour celles qui n’auraient pas compris que la consommation frivole est une liberté fondamentale. Ce féminisme creux est parfaitement en phase avec le positionnement ultraconsumériste et teinté d’impertinence inoffensive des féminins actuels. »

Autant de raisons pour tenter de contribuer à libérer la presse féminine de ses carcans consuméristes et sexistes.



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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Ven 10 Juin - 23:10


Journée de rencontres et d’échanges Femmes et Travail
 
Paris-Luttes Infos 10 juin 2016

Journée de rencontres sur les femmes et le travail, en non-mixité (ouvert à tou.tes excepté hommes cisgenres). Pour se rencontrer et échanger sur nos conditions de vie, de travail et de lutte : Rejoignez-nosu le 18 juin pour briser notre isolement, lutter ensemble, imaginer des actions qui nous renforcent, créer de nouveaux liens et de nouvelles solidarités entre femmes et/ou trans.

Citation :
Mobilisons-nous ensemble !

Les femmes c’est comme les pavés, à force de marcher dessus... on se les prend sur la gueule !

Parce que nous sommes payéEs 20% de moins que les hommes.
Parce que nous occupons 80% des CDD.
Parce que nous sommes le plus souvent employéEs à temps partiel.
Parce que nous subissons du harcèlement sexuel et des agressions sexistes, racistes, homophobes et transphobes sur nos lieux de travail.
Parce que nous travaillons dans des secteurs et entreprises où les syndicats sont peu représentés (garde d’enfants, ménage, aide à domicile, vente, secrétariat, services...).
Parce que nous subissons de plein fouet la précarité que la Loi Travail renforce.
Parce que c’est nous qui faisons l’essentiel du travail domestique (courses, repas, ménage, lessive) et que c’est généralement nous qui nous occupons des enfants.
Parce que nous sommes discriminées à l’embauche et à l’emploi.
Parce que la double journée de travail (travail salarié et travail domestique) nous laisse moins de temps pour lutter que les hommes.
Parce que quand nous nous mobilisons, la répression sexiste est féroce, du rappel à l’ordre familial aux agressions sexuelles faites par les flics.
Parce que nous sommes systématiquement invisibiliséEs dans les luttes, qu’on nous dit de rentrer chez nous, qu’on nous accuse de « diviser le mouvement », qu’on nous agresse à Nuit debout ou en manif...

Rejoignez-nous pour une journée de rencontres autour des femmes et du travail

Temps de rencontres et de témoignages autour d’ateliers et de repas, suivis d’une discussion collective.

Journée organisée par l’AG Féministe non mixte dans le cadre de la lutte contre la loi travail et par l’AG inter-fac non mixte.

SAMEDI 18 JUIN de 09h à 17h
Bourse du Travail - Salles Eugène Varlin et Ferrer 3, rue du Chateau d’Eau, 75010 Paris
Ouvert à tou.tes excepté hommes cisgenres [1].

10h : Petit-déjeuner | Accueil | Infokiosque

11h : Ateliers autour du travail domestique, autodéfense verbale, juridique.
En parallèle, temps de témoignages autour du travail domestique, rémunéré et non-rémunéré

13h30 : Déjeuner

14h30 : Discussion collective

Pour faciliter la venue de toutes, une garderie sera mise en place, donc n’hésitez pas à venir avec vos enfants et à tout moment de la journée : petit-déjeuner et repas gratuit.
Nous pouvons également organiser un pot commun pour vos frais de déplacements.

Soirée à ...? - Meeting mixte « femmes en lutte »

https://www.facebook.com/events/489515891248134/
http://lmsi.net/La-non-mixite-une-necessite

Notes

[1] Cisgenre doit se comprendre comme l’inverse de transgenre. Il s’agit d’une personne qui vit avec le sexe et le genre qui lui ont été assigné à la naissance. Ce terme a pour intérêt politique de nommer la norme


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 14 Juin - 17:17


un travail comme un autre ?

En Afghanistan, la police se féminise


© Sputnik. Kasra Rouyee 14.06.2016

Afin d'améliorer le travail de la police afghane, le ministère de l’Intérieur du pays a décidé d'embaucher plus de femmes.

Citation :
Cette idée ne date pas d'hier. Il y a huit ans, le ministère de l’Intérieur a créé un organisme spécial "Jandar" (ce qui signifie "gardien") chargé de recruter des femmes dans les rangs des forces de l'ordre du pays.

Pour le moment, 2.875 policières afghanes veillent à la sécurité des leurs concitoyens. Elles effectuent également les tâches les plus difficiles, dont la lutte antiterroriste et le trafic des stupéfiants.

Le ministère afghan de l’Intérieur doit recruter 10.000 policières  d'ici le 21 mars 2017.



© Sputnik. Kasra Rouyee


Pourtant, le pays musulman a introduit les mêmes règles pour les hommes que pour les femmes qui travaillent dans la police.

"Nous ne ménageons pas les femmes. Elles ont des horaires de travail classiques, souvent la nuit", a commenté dans une interview accordée à Sputnik la vice-porte-parole du ministère afghan de l’Intérieur, Najib Danesh.

Des policières afghanes travaillent conjointement avec des hommes. Elles mènent principalement des enquêtes liées aux crimes commis par des femmes.

L'intégration des  femmes dans les rangs de la police rencontre tout de même certains obstacles. Les parents et proches des nouvelles policières désapprouvent souvent le choix de leur métier. Le ministère afghan des de l’Intérieur  a introduit un système de récompenses matérielles pour les femmes aspirant à protéger leur peuple.

Ainsi, au début de leur carrière, les femmes sont déployées uniquement dans les provinces où elles vivent, car il est important de ne pas les éloigner de leurs familles.

Toute Afghane désireuse de rejoindre les rangs de la police doit être majeure (âgée de plus de 18 ans), avoir le certificat d'études secondaires (12 ans d'études à l'école) et avoir également les aptitudes physiques et morales nécessaires.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 26 Juin - 8:17


Front populaire, lutte des femmes et désillusions

Yannick Ripa Libération 15 juin 2016

Louis-Pascal Jacquemond met en lumière le sexisme dans les combats prolétariens


Des femmes manifestent pour leur droit de vote en mai 1936. Photo AFP

Citation :
« Il appartient au Front populaire de réaliser l’émancipation de la femme.»

En ce mois de juin 1936, la déclaration du dirigeant communiste Jacques Duclos conforte les espoirs que des femmes, travailleuses et féministes surtout, ont mis dans le nouveau gouvernement. Avec à sa tête Léon Blum, un soutien de leur cause, tout leur semble désormais possible : la suppression du code civil, qui les infériorise et assujettit les épouses à leur mari, l’obtention du droit de vote et d’éligibilité, la fin du salaire d’appoint, l’accès à l’ensemble des formations et des métiers, la suppression de la loi de 1920 opposée au contrôle de la fécondité, et même la fermeture des maisons closes…

Mais «émancipation» n’est pas «égalité». Or, l’historien Louis-Pascal Jacquemond le démontre, les femmes l’ont rarement compris, aveuglées par une conscience de classe qui l’emporte souvent sur celle de genre, alors même que le mouvement ouvrier est attaché à la différence traditionnelle des sexes. Le féminisme s’en trouve affaibli, d’autant plus que la fête prolétarienne oublie à leur sort paysannes et femmes des colonies. Qu’importe : l’espoir est là et les femmes se laissent entraîner dans une danse promise à un grand avenir - un pas en avant, un pas en arrière, un pas sur le côté…

Et l’auteur d’analyser la complexité des stratégies masculines qui font avancer la cause féminine tout en préservant le patriarcat. Peu ont la lucidité de la suffragiste Louise Weiss selon laquelle la nomination de «trois hirondelles» à des sous-secrétariats ne fait pas le printemps civique des femmes, toujours ni électrices ni éligibles. Même ambiguïté côté syndicats : ils applaudissent l’engagement des ouvrières mais les cantonnent à des fonctions logistiques, les excluent des occupations nocturnes d’usine au nom de la décence féminine et, surtout, monopolisent les négociations des conventions collectives, qui portent la marque de la domination masculine, voire la confortent !


Louis-Pascal Jacquemond   L’Espoir brisé : 1936, les femmes et le Front populaire Préface de Michelle Zancarini-Fournel. Belin, 448 pp.


Citation :
Le Front populaire est à bien des égards un moment béni, dispensateur de congés payés, de démocratisation des loisirs et d'une diminution des heures de travail. Les femmes y tiennent une place inédite : au sein du gouvernement, dans les grèves ouvrières, les occupations d'usines, mais aussi sur la route des vacances et dans les auberges de jeunesse ; c'est un vent de liberté qui semble s'annoncer. Léon Blum a nommé pour la première fois trois femmes sous-secrétaires d'État alors même qu'elles n'ont pas acquis le droit de vote et d'éligibilité… que le Front populaire ne leur accordera pas.

La déception des féministes est grande : les conventions collectives et les accords salariaux entérinent les inégalités de genre, seuls sont mis en avant les droits liés à la maternité.

S'appuyant sur une bibliographie quasi-exhaustive et sur de nombreux témoignages et mémoires, ce livre dresse un panorama très complet à la fois de la vie des femmes de toutes conditions et de la politique du gouvernement de Front populaire à leur égard. Le bilan du Front populaire est donc mitigé, dans une société restée profondément familialiste ; mais on constate cependant des évolutions avec une plus grande mixité (des loisirs, du travail) et l'apparition d'une nouvelle génération, celle qui s'est engagée pour le Front populaire, engagement politique qui, pour la plupart, se poursuivra dans la Résistance.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Sam 9 Juil - 6:59


Pour les femmes, être en couple ou travailler à temps complet, il faut choisir

Europe 1
8 juillet 2016


Pour les femmes, être en couple ou travailler à temps complet, il faut choisir@ AFP

Parmi les salariés, ce sont les femmes qui sont le plus à temps partiel et en particulier celles qui vivent en couple, quels que soient l'âge et la génération, selon une étude du ministère du Travail publiée vendredi.

Citation :
Une forte augmentation du temps partiel. "Les dernières décennies ont été marquées par une forte augmentation de l'emploi à temps partiel", relève cette étude du service des statistiques du ministère (Dares), basée sur un panel de 9.900 personnes nées entre 1935 et 1979. La part de temps partiel dans l'emploi s'établissait à 8% en 1975, dépassait 10% au milieu des années 1980 et atteignait 19% en 2013. Les femmes représentent 80% des salariés à temps partiel. Mais "les taux de temps partiels des femmes en couple sont supérieurs à ceux de l'ensemble des femmes, quasiment à tous les âges et pour toutes les générations", souligne la Dares, ajoutant que "pour les femmes, plus longue est la durée passée en couple, plus grande est la distance à l'emploi à temps complet".

"Cette situation opposée à celle des hommes rend compte de la spécificité des comportements d'activité des femmes, qui lient vie professionnelle et vie familiale, et affecte leur progression sur le marché du travail", explique le service. Côté hommes, quelle que soit leur génération, qu'ils soient en couple ou seuls, leur taux d'emploi dépassent les 80% passé l'âge de 30 ans. Celui des femmes se situe sous ce taux.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Sam 9 Juil - 9:28


« Il y avait une quarantaine d'hommes et 360 femmes
En 1968, pendant la grève, 300 femmes ont défilé dans la rue. On n'avait jamais vu ça à Choisy »


De l'ancienne fonderie fine, il ne restera que des photographies

Fanny Delporte  Le Parisien 08 juillet 2016


Choisy-le-Roi, 1978. La fonderie fine a fermé ses portes en 2001 après plusieurs plans sociaux (ici en 1978 lors d’une grève) et trois incendies successifs. Dans les années 1970, elle comptait plus de 700 ouvriers. (Archives communales de Choisy-le-Roi.)

D'éclair prestil, ancienne fonderie fine de Choisy, il ne reste aujourd'hui qu'un tas de gravats. Mais aussi, grâce au travail d'une photographe, un paquet de clichés. Le site, totalement démoli, a abrité à partir de 1955 l'une des trois usines de fermetures Eclair en France.


Citation :
A l'angle des avenues Anatole-France et Rondu, une cinquantaine de photographies seront visibles dès aujourd'hui, accrochées sur les palissades du chantier. Des photos des anciens bâtiments, des travaux, des ouvriers. Elles ont été prises par Myriam Drosne, qui a pu se rendre sur le site à plusieurs reprises au cours de la démolition. A travers ce travail, intitulé « Re construction », elle se « pose la question de ce qui reste de ce passé ouvrier ». Le projet est porté par le conseil de quartier centre sud de Choisy et l'entreprise suisse Ginkgo, en charge de la dépollution et de ces travaux qui « font remonter les bribes d'un autre monde », explique la photographe.




Une de la Vie Ouvrière, revue nationale de la CGT, le 1er février 1963


Daniel Grouard avait 30 ans lorsqu'en mai 1968, il a lancé un mouvement de grève à la fonderie avec d'autres salariés. Il y était entré en 1962 en tant qu'outilleur. « Il y avait une quarantaine d'hommes et 360 femmes, se rappelle-t-il. On y fabriquait des fermetures à glissière métallique et en nylon ». Il se souvient avoir été « abruti » par le bruit de certaines machines. Pendant la grève, « 300 femmes ont défilé dans la rue. On n'avait jamais vu ça à Choisy. Hélène Luc (ex-sénatrice communiste) s'en souvient encore ! »



1968, image ajoutée


La grève leur permettra d'obtenir 30 % de salaire en plus, « et ce n'était pas négligeable ». Le souvenir de ces 8 années passées à la fonderie, dont il partira comme responsable de méthode, lui revenait à chaque fois qu'il « passait dans le quartier ».



C'est, elle aussi, en passant devant le chantier à vélo, l'an dernier, que Myriam Drosne a eu l'idée de ce travail de mémoire. « Pour moi c'était un endroit assez mystérieux », explique la photographe, particulièrement attirée par l'univers industriel. Elle vit d'ailleurs dans l'ancienne usine Hollander, et avait réalisé un travail de mémoire similaire à ce sujet. « J'ai toujours aimé les lieux délaissés, explique-t-elle. Ça me questionne sur ce qu'il reste de ces entreprises qui ont fait vivre des générations entières ». Ses clichés seront visibles pendant plusieurs mois, peut-être un an. Inauguration de l'exposition aujourd'hui à 18 heures, à l'angle des avenues Anatole-France et Rondu.





1981: interpellation du PDG, M. Thelem, par les ouvriers et les ouvrières, à l'entrée de l'usine


Entrée de l'usine occupée en janvier 1982

images Les fermeture Éclair Quand l'entreprise se souvient Institut CGT d'histoire sociale de Seine Maritime

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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Ven 22 Juil - 10:38




En cause, les écarts de salaire, le harcèlement ou la vulnérabilité au stress.


© thinkstock

Citation :
Selon une récente étude menée par les chercheurs de l'université de l'Indiana et relayée par le site Terra Femina, les femmes travaillant dans une entreprise où elles sont en minorité par rapport aux hommes seraient soumises à plus de stress que celles évoluant dans des entreprises plus mixtes.

Des pics important de stress qui résulteraient directement de leur infériorité numérique au sein de l'entreprise. Parmi les causes avancées: les écarts salariaux, la contestation de leur autorité, les mises au placard en cas de harcèlement, etc.

Dans leur expérience, les scientifiques ont étudié des individus dans plusieurs contextes. Certains hommes étaient placés dans des groupes entièrement masculins, d'autres dans des groupes mixtes, les derniers dans des groupes féminins. Dans les groupes non mixtes, les sujets de conversation étaient stéréotypés en fonction du sexe en majorité (enfants, maquillage pour les femmes et voitures, sport pour les hommes). Les femmes ont été également réparties dans ces trois groupes. Durant l'expérience, les chercheurs ont enregistré le niveau de cortisol (l'hormone du stress) chez les participants.

Dans leurs conclusions, les chercheurs ont remarqué que les hommes se trouvant dans un groupe très féminin produisaient davantage de cortisol. Chez les femmes cependant, ce niveau de stress a été jugé inquiétant pour la santé par les scientifique.

Plus étonnant, ce ne sont pas les femmes à haute responsabilité qui souffriraient le plus du stress mais celles disposant d'un statut intermédiaire dans la hiérarchie de l'entreprise. Parmi les effets de ce stress : le burn-out, l'insomnie, la dépression ou l'anxiété mais aussi des problèmes cardiaques, digestifs ou un gain de poids.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 21 Aoû - 18:16


texte d'intérêt limité dans ce cadre mais de belles photos





Citation :
Alors que la pause estivale permet au gouvernement de faire passer en force la loi travail, en recourant au 49-3, nous revenons sur les conséquences de la loi travail sur les conditions de vie des femmes.

L’égalité professionnelle homme-femme : une utopie moderne

Si le projet de loi met en avant sur le papier le principe de l’égalité professionnelle homme-femme, cela s’avère être un leurre. Actuellement, l’égalité professionnelle est théorique, puisque l’on sait que les femmes continuent de gagner en moyenne un quart de moins que leurs homologues masculins. La France se classe d’ailleurs 132ème en matière d’égalité salariale sur… 134 pays. (No comment)




Travailler plus pour gagner moins

Le temps de travail demeure le premier facteur discriminant pour les femmes, qui effectuent toujours 80 % des tâches ménagères. La norme du présentéisme, imposée notamment pour les cadres, les exclut des postes à responsabilité. De plus, 80 % des temps partiels sont assurés par des femmes. Le projet de loi renforce considérablement la flexibilité, qui nuira de fait aux femmes. Cela passe notamment par :

• la possibilité de passer, par simple accord, de 44h hebdomadaire à 46h ;

• la possibilité de moduler le temps de travail sur 3 ans ;

• la possibilité de baisser le taux de majoration des heures supplémentaires ;

• pour les salarié-e-s à temps partiel, les délais de prévenance en cas de changement d’horaires sont réduits à 3 jours, au lieu de 7 ;

• les durées et modalités des congés sont définis par accord d’entreprise.

Pour celles qui ne pourront s’adapter, c’est retour à la maison

Le projet de loi facilite les licenciements pour celles et ceux qui ne peuvent s’adapter à la flexibilité imposée. En effet, plus besoin de difficultés économiques pour imposer des mesures de mobilité, de flexibilité, d’augmentation de temps de travail et plans de licenciements.




Bien entendu, nous ne jugerons pas le fait que ce projet de loi soit porté depuis le début par... une femme.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Dim 21 Aoû - 18:27


même source, plus intéressant


encore sur la "non-mixité"





En 2014, l’atelier d’autoréparation de vélo Roulement à Bill cherchait un nouveau local en raison de la fermeture du projet 244... Début 2015, l’atelier a rouvert ses portes rue Saint Barthélémy, quartier Paul Bert. Depuis quelques mois, l’association compte un nouveau créneau mensuel de bricolage réservé aux femmes. Cette initiative est portée par le collectif des Roues Libres dont nous avons rencontré des mécaniciennes bénévoles.


Citation :
Des femmes dans les ateliers vélo !

Comme d’autres collectifs, en 2015, l’association Roulement à Bill faisait le constat que la mécanique vélo est un univers très masculin et que les femmes étaient bien moins nombreuses à fréquenter les ateliers ou à s’y investir en tant que bénévoles.

Comme dans la plupart des ateliers vélos, à Roulement à Bill la majorité des adhérents sont des hommes [1] : concrètement cela veut dire que souvent, les créneaux des permanences sont très masculins. La plupart des bénévoles impliqués sont également des hommes ce qui contribue à ce que les savoirs mécaniques soient perçus comme masculins.



L’atelier d’autoréparation

Or, les femmes sont nombreuses à circuler à vélo et, comme chaque cycliste qui utilise son vélo au quotidien, elles sont confrontées à des problèmes mécaniques qu’elles doivent résoudre. C’est la nécessité ou parfois l’envie d’apprendre qui les pousse à venir à l’atelier d’autoréparation.

« Mon vélo était devenu presque inutilisable : les roues étaient très voilées et je n’avais pas de sous pour l’emmener chez le réparateur. J’ai entendu parler de l’atelier et je me suis décidée à y aller. »

« Au départ, ce qui nous avait amenées à l’atelier c’était l’envie de réparer notre vélo qu’on utilise tout le temps. »


Mais pour ces cyclistes, fréquenter un atelier vélo n’est pas une évidence :

« On est venues une ou deux fois mais on s’est pas forcément senties trop à notre place et du coup on est pas trop revenues. »

« Bon déjà, quand tu es une femme c’est pas forcément facile de pénétrer dans un atelier occupé par 15 bonhommes… il faut oser ! »


La question des connaissances en mécanique est une barrière importante :

« Quand tu n’y connais rien, il faut oser demander de l’aide. Et parfois, l’aide se transforme en « sexisme bienveillant » c’est-à-dire que le bénévole ou l’adhérent fait à ta place, te prends les outils des mains, règle ton problème mécanique mais sans que tu n’aies pu ni comprendre, ni essayer de faire par toi-même et donc tu seras à nouveau dépendante d’une aide extérieure la prochaine fois… »

Les Roues Libres et les permanences réservées aux femmes…

Les Roues Libres c’est un collectif de femmes qui fait partie de l’association Roulement à Bill et qui s’intéresse particulièrement à la question des rapports hommes-femmes. Le collectif est né suite à une formation mécanique qui a été proposée aux adhérentes de l’association avec l’accompagnement de 3 mécaniciennes des ateliers du réseau de l’Heureux Cyclage auquel Roulement à Bill appartient. Fortes de ce moment partagé, l’idée est venue d’ouvrir un espace de bricolage mensuel réservé aux femmes.

« Au sein des Roues Libres, on s’est rendues compte que plusieurs d’entre nous étaient venues pour la première fois à l’atelier parce qu’elles en avaient assez de se sentir « nulles » en mécanique ou de se retrouver « comme des connes devant leur vélo qui débloque ». Aujourd’hui on sait que la question n’est pas tant d’être « nulles » mais plutôt de n’avoir jamais appris à se servir de tel ou tel outil. »



L’idée de ces permanences ?

« Expérimenter et pratiquer la mécanique vélo »,

« Apprendre et prendre de l’assurance dans un climat serein ».

« Là-bas, je vais pouvoir bricoler, me tromper, poser des questions « bêtes » sans me sentir juger, observer ou me faire draguer. Et surtout sans voir besoin de dire et redire que je souhaite apprendre et faire et non qu’on fasse à ma place ou sans entendre des réflexions ou blagues sexistes »


Depuis décembre 2015, chaque 1er mardi du mois, de 18h à 20h l’atelier vélo se fait donc exclusivement féminin. Comme lors des permanences habituelles, des mécaniciennes bénévoles sont présentes pour accueillir les adhérentes et aider aux réparations.

En fonction des besoins et des connaissances du moment, un point technique est proposé aux bricoleuses : on prend 15-20 minutes pour regarder ensemble un élément du vélo (roues, freins, vitesses…). Les Roues Libres n’en perdent pas le sens de l’humour et informent que « les déguisements ne sont pas acceptés ! »



Les réactions ou résistances à la non-mixité

Quand on les questionne sur les réactions ou les résistances à la question de la non-mixité, elles sourient et racontent qu’il y a des avantages et des inconvénients.

« Récemment on a fait un atelier dans la rue, on a eu autant de réactions positives de personnes curieuses et intriguées de voir des femmes bricoler leurs vélos que de réactions d’incompréhension un peu agressives genre « mais qu’est-ce que vous foutez ?! »

Au niveau de l’association, les réactions ont également été mitigées mais l’idée fait son chemin et une nouvelle formation mécanique devrait même être proposée aux adhérentes à la rentrée 2016.

« On a organisé une projection débat pour discuter entre adhérent-e-s du sujet et on s’est rendues compte que certaines personnes y voyaient un retour en arrière un peu comme à l’époque des écoles de filles et des écoles de garçons mais dans l’ensemble la plupart des bénévoles comprennent ce qui nous pousse à proposer des temps entre femmes. »

« Au sein de l’atelier il y a une envie de se questionner sur les inégalités homme-femme que nous reproduisons malgré nos bonnes intentions.... c’est pas si simple ! »

« En fait, pour nous, la non-mixité n’est pas une fin en soi mais un moyen pour amener plus de mixité dans les ateliers, ça complète les activités habituelles de l’association [2]. Les ateliers non-mixtes sont un outil parmi beaucoup d’autres pour vivre dans une société moins inégalitaire. »

« Dans une société (travail, rue, école, couple, famille.... partout ) dominé par les hommes, cet espace entre femmes me donne une bouffée d’air, une pause. »



« La question de la non mixité est très discutée dans de nombreux collectifs et l’a été dans le notre également. Nous aimons à parler de mixité choisie... »

Cet espace que certain-e-s critiquent, interrogent ou ne comprennent pas, les Roues Libres nous invitent à en discuter collectivement :

« Vous, femmes cyclistes, venez partager un moment avec nous sur la prochaine permanence pour en discuter et surtout pour bricoler vos vélos. N’oublions pas que le vélo fut et reste un moyen de transport qui a permis l’émancipation de nombreuses femmes au fil des années. Et vous, hommes cyclistes, venez sur les autres permanences des jeudi et dimanche, discutons-en et/ou discutez-en entre vous aussi. »

Les prochains rendez-vous des Roues Libres :

• Roulement à bill sera présent à la fête du vélo le 4 juin, toute la journée Place Anatole France, les roues libres y seront également.

• Prochaine permanence des Roues Libres : mardi 7 juin de 18h à 20h à l’atelier avec apéro-mécano !

Roulement à bill qu’est-ce que c’est ?

Citation :
C’est un atelier d’autoréparation de vélos. On met à disposition un local avec des outils et des vélos dont on peut récupérer des pièces et réparer d’autres vélos, nos propres vélos, et puis fabriquer ce qu’on veut avec ça : des remorques, des vélos couchés, allongés, rehaussés…

On prête effectivement des outils et il y a des pièces qui sont à disposition mais il y a aussi, et surtout, les conseils qu’on s’apporte les uns aux autres. Quand on vient ici ce qui est important c’est qu’on ne repart pas seulement avec un vélo qui marche bien mais en plus on a appris un tas de choses. C’est ça le truc de base : on n’est pas un service. Ce n’est pas « tu lâches ton vélo à l’association et ils vont te le réparer ». L’idée c’est d’apprendre tous ensemble, de se salir les mains tous ensemble.

A très vite ! Cyclo-féministement,

Les Roues Libres

Notes

[1] En 2015, deux adhérents sur trois étaient des hommes.

[2] L’atelier Roulement à Bill – 8 rue Saint Barthélémy – est ouvert à tou-te-s tous chaque jeudi de 18h à 20h et le dimanche de 14h à18h.


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MessageSujet: Re: FEMMES au TRAVAIL dans le MONDE, histoire et actualités en photos et documents : des IMAGES à une THÉORIE de la RÉVOLUTION FÉMINISTE COMMUNISTE ?   Mar 23 Aoû - 11:42




2016 traduit de


Citation :
Cet ouvrage tente de dresser un panorama des thèmes, des problématiques et des interrogations sur la place des femmes et des hommes dans le monde du travail en France et au Brésil. Dans les mondes du travail : celui des ouvrier-e-s, des migrant-e-s et des travailleuses du care tout comme celui des ingénieure-s, des artistes ou des pilotes de ligne. Cet ouvrage collectif franco-brésilien montre les segmentations et hiérarchisations entre activités masculines et féminines tout autant que les fractures entre les marchés du travail féminins.



waouh le prix !

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