PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 PSYCHOLOGIE de L'INDIVIDU, RELATIONS AUX AUTRES et SUBJECTIVATION RÉVOLUTIONNAIRE

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MessageSujet: PSYCHOLOGIE de L'INDIVIDU, RELATIONS AUX AUTRES et SUBJECTIVATION RÉVOLUTIONNAIRE   Lun 7 Mar - 15:15


ce nouveau sujet est inséparable de L'INDIVIDU au-delà de L'INDIVIDUALISME => "Je est des autres" : COMMUNISATION et les deux ne sauraient être compris l'un sans l'autre. Disons que le premier pose la perspective alors que celui-ci serait davantage consacré à un examen de cette question au présent : comment une telle auto-transformation de chacun par lui-même dans une nouvelle relation aux autres, aux autres en lui-même qui le constituent comme sujet relationnel, individu social; comment peut-elle s'envisager comme déjà posée et susceptible de participer à une subjection révolutionnaire pour la constitution en classe des abolitions/émancipations

remarque : « psychologie de l'individu » peut paraître un pléonasme pour qui n'a pas de l'individu humain une conception héritée de Marx, comme « ensemble de ses rapports sociaux », je n'y reviens pas, état entendu que psychologie ne relève pas ici de cette supposée science des profondeurs individuelles qui expliquerait le tout des comportements humains, y compris les relations sociales. Bien que n'étant pas un expert en la matière, c'est donc à une nouvelle psychologie, révolutionnaire, que j'invite ici


à l'occasion de mes échanges depuis une quinzaine d'années dans les forums, blogs de la communisation, Médiapart... dans de nombreux domaines (jazz, poésie, reproduction sonore, politique, théorie communiste...), j'ai pu constater combien il est difficile de faire admettre que je ne fonctionne pas comme la plupart. Ce qui structure les idées de L'INDIVIDU au-delà de L'INDIVIDUALISME => "Je est des autres" ne relève pas que de considérations abstraites mais d'une expérience, y compris dans le domaine de la musique en groupe d'improvisation collective, dont j'ai fait comme une métaphore d'une poétique de la relation (Édouard Glissant, voir ICI), dès l'écriture de JAZZ et PROBLÈMES des HOMMES, particulièrement les chapitres :

- II1.3 la création collective, les échanges, l’individualité et le groupe
- II1.4 la hiérarchie dans le groupe, le rôle de leader, d’arrangeur
- II1.5 la relation au public, le don aux auditeurs

je l'ai repris dans le sujet RYTHMES et COMMUNISATION : JAZZ & Black Music, IMPROVISATION, une matrice de la poétique révolutionnaire, improvisation collective, temps réel et création relationnelle

il va sans dire que quiconque n'a pas commencé par faire une auto-analyse de qui il est, d'où il parle, de quoi, à qui, comment et dans quel but, est dans l'incapacité de saisir de quoi il est question et ce qui est en jeu. C'est ainsi que le savant de Marseille, chef du groupe-secte Théorie Communiste a pu m'écrire :

Roland Simon a écrit:
tu t'auto-considères et d'auto-institues comme l'incarnation du jugement dernier de l'ensemble de la production théorique passée, présente et à venir dans sa diversité et ses limites. Tu ne peux t'empêcher de croire que tes dernières paroles, tes derniers embrasements sont par nature la pointe extrême de la théorie révolutionnaire de l'époque. C'est là constamment le scénario de la mise en scène de toi même que tu nous sers sur ton blog. Le narcissisme y parvient à son comble car le reflet de toi que tu y projettes et que tu y admires est devenu ta réalité même.

sur ton blog, il n'y a aucun exposé didactique et / ou critique de cette pensée (décoloniale), seulement des affirmations, des proclamations, des renvois disparates et non-explicités et des invectives envers quiconque ne partage pas tes enthousiasmes du moment.

Si tu ne fonctionnais pas en te considérant comme le centre du monde, tu m'aurais dit, comme dans n'importe quel échange d'idées et de théories, en quoi je passais, à ton avis, à côté de quelque chose d'important, en quoi cela pouvait et devait redéfinir les problématiques que j'utilise.

Je suis désolé de te dire que ton enfermement complaisant sur toi même t'interdis d'exposer et défendre tes idées même avec vivacité (ce qui ne m'a jamais gêné). C'est dommage car je pense que tu as mis le doigt, comme souvent, sur quelque chose d'important. Il se peut que je n'ai pas répondu de la façon que tu attendais, que je sois passé à côté des questions que tu poses, il fallait alors le montrer, exposer tes positions, critiquer les miennes.

le savant vous glisse ainsi entre les mains... ceux qui ont lu les livres de Roland Simon, d'écriture impersonnelle supposée ne pas partir de ce qu'il est, sa manière d'intervenir ou de se taire dans les commentaires de blogs, apprécieront ses remarques sur le didactisme et l'argumentation, chercheront en vain où il aurait commencé de répondre, depuis deux ans pour ne pas dire dix, aux critiques argumentées que j'ai adressées à Théorie Communiste en général et à lui en particulier. À ce niveau d'aveuglement ou de mauvaise foi, il pourrait peut-être se poser des questions

dans la mesure où l'on pense la communisation comme un processus qui s'engagera plus tard, d'un seul coup au plan mondial, et que jusque-là les individus ne seront qu'« individus du capital », il va sans dire, si l'on ne se prend pas pour un surhomme, que l'on s'applique à soi cette considération, et que par conséquent l'on ne peut que se comporter « de façon normale », certes un peu « schizophrénique » (Bernard Lyon, Théorie Communiste). Force est de constater que ces deux-là comme d'autres, non seulement ne font rien pour en sortir, mais que le comportement de secte des milieux post-ultragauche et de la communisation en particulier font davantage penser à cet « individu du capital » qu'ils ont théoriser bien loin de Marx, que même aux types de relations humaines que l'on rencontre chez des personnes qui ne se proclament pas partisanes d'une révolution communiste, mais dont la générosité n'est pas sans porter ce qu'on pourrait considérer comme une positivité du communisme, puisque celui-ci est mouvement des contradictions dans le capitalisme

dans les échanges de blog, la plupart projettent sur vous (moi) le stade auquel ils sont bloqués, et n'imaginent même pas qu'on puisse le dépasser, ou du moins essayer

importé d'un échange sur Médiapart

Patlotch a écrit:
07/03/2016 01:10

utopart a écrit:
Vous n'apportez plus rien au débat

c'est vrai, ou plutôt ce serait vrai s'il y avait eu débat à propos de ce que j'ai essayé de dire dès le début. Mais vous avez raison, ce qui est dit est dit, inutile d'en rajouter, ce serait injuste, et quoi qu'il en soit, la règle de bienséance est à la mascarade spectaculaire : on fait ici en petit ce qui se passe à tous les étages de cette société de l'image de soi : montre-toi bon, montre-toi gentil, mais surtout montre-toi, et ne montre aucun travers, ou alors de la façon la plus outrancière, mensongère et cynique possible : au quinzième degré si possible, pour les connaisseurs. Le meilleur des mondes possibles, nous y sommes presque : le vrai est un moment du faux, disait Debord renversant Hegel

c'est le grand marketing de l'égo-gestion, entre bal masqué et reality show, mais personne ne veut le voir ou du moins le dire, on s'est tellement habitué au faux que c'est devenu la règle : il faut être absolument faux, comme disait "il faut être absolument moderne", avec ironie, Rimbaud. Cette condition remplie, on peut passer pour quelqu'un de normal, en vérité normalisé, normosé comme je l'écrivais il y a dix ans dans La grande normose universelle et les serviles publics : le monde "réel" comme camp de normolisation

utopart a écrit:
tous bien compris que vous n'avez rien à faire de leurs avis

je ne confonds pas ma personne avec mes réalisations, et c'est des avis sur ma personne que je n'ai "rien à faire", pas sur mes réalisations. Je suis assez bien placé pour savoir qui comprend quelque chose et renvoie quelque chose d'intéressant, critique au sens fort et pertinent, favorable ou défavorable, et je suis parfaitement capable de discussions posées avec des gens compétents et honnêtes. Malheureusement, on les compte sur les doigts d'une main, donc ça va assez vite en échange privés (pas ici), pour se mettre à l'abri de toute cette merde "participative"

utopart a écrit:
si vous vous aimiez un tant soit peu, vous n'auriez nul besoin de vous faire détester autant pour avoir le sentiment d'exister

ce pourrait être assez bien vu, mais même remarque : je ne cherche pas à me faire aimer ni détester, c'est hors sujet de mes préoccupations : ma vie personnelle et intime, je la réserve aux miens et à ma poésie. Je ne cherche pas à exister pour moi mais à faire connaître des travaux ou avis et à obtenir des critiques au sens fort, pas des louanges où le tombereau d'idioties et d'injures déversé dessus depuis mon arrivée à Médiapart (d'où le fameux billet "Bon vent dans vos merdes" rappelé par je ne sais qui). Tout ce qui le ramène à ma personne relève d'un quiproquo et n'a aucun sens. L'idéal serait de disparaître : je n'ai rien contre l'idée de fermer ses billets aux commentaires, car vu la teneur de la majorité de ceux-ci, il faut parfois être maso, ou vraiment avoir besoin d'exister, comme vous dites

c'est de faire, créer, qui donne un sens à ma vie, me fait vivre, que je préfère à simplement "exister", pour moi ou dans dans le regard des autres : il y a trente ans que j'ai dépassé ce stade, ça coûte cher mais ça paye

les "échanges" sur Internet sont une calamité par consentement, une auto-destruction collectivisée des individus, comme s'ils étaient obligés de se vendre dans la vitrine, objets de séduction qu'ils sont pour eux-mêmes dans le miroir de leur écran. Le rapport capitaliste d'échanges de valeurs marchandes s'est emparé des individus qui n'échangent plus qu'en se mesurant, jusqu'à l'usure (comme on dit usurier) : ils font en privé ce qu'on exige d'eux en entreprises, et ça vaut jusqu'au rapports intimes, quand ils le sont encore, pour le sexe et le so called "amour"

c'est assez irréel de voir le nombre de commentateurs qui n'ont aucun défaut [...] nombreux font semblant d'être des enfants, pour croire à leurs contes de fée, c'est tellement bon, cet illusionnisme... Alors il arrive un moment où c'est assez insupportable, mais nous ne sommes plus que quelques-uns à ne pas le supporter, et plus rares à le dire : c'est tout sauf de la "haine"

utopart a écrit:
Je crois que je vous aime plus que vous vous aimez vous-même. Le supporterez-vous ??

je comprends ce que vous voulez dire -vous n'êtes pas le premier à considérer que je ne m'y prends pas comme il faudrait pour me faire aimer ou faire passer mes idées. Je vous en remercie, et je ne suis pas insensible à cette appréciation, mais pour un peintre, un poète, un 'théoricien'... la question ne se pose pas d'être aimé pour soi, il s'en fout, il ne vit que pour son œuvre. Je ne suis pas ici, ni ailleurs, à une vente-signature, et concernant la théorie, on peut fournir quelques explications, mais pas faire de la pédagogie, un service après-vente : il faut bosser et refaire le chemin. Même pour la poésie on devrait prendre son temps; on ne passe pas des heures sur quatorze vers d'un sonnet pour qu'il soit lu en deux minutes, ou alors j'envie le génie de ces lecteurs

le problème n'est pas non plus de s'aimer soi-même : celui qui crée quelque chose est seul avec lui-même pour savoir si ce qu'il fait est juste ou pas. Ce n'est pas de l'ordre du narcissisme ordinaire et vulgaire, mais de la tauromachie, comme disait Michel Leiris. C'est une exigence face à soi-même, une quête de justesse, de vérité face à toutes réalités. Bref, c'est une éthique

pour moi, ça n'a pas de sens, que fantasmatique, d'aimer personnellement quelqu'un dont on ne connaît que les livres, les tableaux, les poèmes, les idées. Je suis "amoureux" des œuvres de Picasso, Bela Bartok, Charles Mingus, Abbey Lincoln, Toni Morrison... pas de leurs personnes comme une ado met des affiches de stars dans sa chambre, et je ne leur demande pas si, morts ou vivants, ils le "supportent". J'ai des amis artistes qui savent très bien qu'ils jouent la pute avec qui c'est nécessaire dans les galeries, puisqu'ils supportent sans rien dire les conneries dites sur leurs œuvres. Il faut bien vendre. Moi je n'ai rien à vendre, et ne suis pas à vendre. C'est le prix de la liberté

mais parfois, je préfèrerais être mort


les questions de la modestie, ou de l'immodestie, du narcissisme ou de l'orgueil, de l'égotisme ou de l'individualisme égocentré, sont par conséquent fort mal posées. C'est un peu comme celle de l'identité et du « communautarisme identitaire » supposé obligatoire de ceux qui se battent sur la base même où ils sont exploités (classe), dominés (pouvoirs, genre et sexes, "races" et origines ethniques ou religieuses, etc.)

dès lors qu'on n'envisage pas les rapports sociaux, les relatons humaines, comme des contradictions vivantes en mouvement, mais qu'on les considère comme figées, que c'est plié, on ne peut plus envisager une révolution, une abolition de l'exploitation et des dominations que dans un futur à la manière du Grand soir ou de la communisation, dans laquelle la crise de reproduction du capital joue le rôle de grand démiurge et les individus sont contraints de réaliser leur être, en tant que prolétaires ou leurs ennemis. Tout cela est faux sur le plan théorique, a-dialectique et contre-révolutionnaire au présent

la notion de dépassement à produire dans et par les luttes telles qu'elles sont et non telles qu'on les surveille pour produire des « écarts » sur le modèle de l'heure qui va sonner, qu'elles « annoncent », de faire le grand saut (« hic salta » : c'est ici qu'il faut sauter, « franchir le pas »), cette notion permet de ramener le problème du dépassement de l'individualisme entièrement dans le présent

au demeurant, beaucoup le savent, et font leur "je" des "autres" comme Monsieur Jourdain faisait de la prose sans le savoir : ils participent ainsi de ce bouleversement des rapports inter-individuels en résistant à l'obligation de n'être, totalement, que ce que le capital aurait fait, ou voulu faire d'eux

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MessageSujet: Re: PSYCHOLOGIE de L'INDIVIDU, RELATIONS AUX AUTRES et SUBJECTIVATION RÉVOLUTIONNAIRE   Jeu 10 Mar - 14:32


conversation


Corinne Cerise a écrit:
un passage comme celui-ci, même si je sens confusément où vous voulez en venir, je suis incapable de la reformuler, cad de le comprendre de façon intelligible :  

Patlotch a écrit:
dès lors qu'on n'envisage pas les rapports sociaux, les relatons humaines, comme des contradictions vivantes en mouvement, mais qu'on les considère comme figées, que c'est plié, on ne peut plus envisager une révolution, une abolition de l'exploitation et des dominations que dans un futur à la manière du Grand soir ou de la communisation, dans laquelle la crise de reproduction du capital joue le rôle de grand démiurge et les individus sont contraints de réaliser leur être, en tant que prolétaires ou leurs ennemis. Tout cela est faux sur le plan théorique, a-dialectique et contre-révolutionnaire au présent.

Patlotch a écrit:
ce n'est guère qu'une reformulation, pour le cas spécifique de la question individuelle, du problème des dépassements à produire, avec une allusion aux positions qui condamnent tant la nécessité de s'exprimer en tant qu'individu aussi, que les "décoloniaux" comme "communautaristes identitaires". Claire allusion à TC donc, mais pas seulement, dans l'idéologie française et la place qu'y occupe le marxisme universaliste prolétarien eurocentré. Le poser dans la catégorie "individus", c'était en faire un problème du point de vue du dépassement à produire de l'individualisme, sujet auquel celui-ci se rattache comme dit en introduction

- c'est faux sur le plan théorique parce que relevant de l'universalisme prolétarien et d'une opposition entre action de classe et action des individus qui la composent, c'est plus proche du collectivisme que de la "relation immédiate entre individus"

- c'est a-dialectique puisqu'il n'y a plus de contradiction au sein de "l'individu du capital" pris comme figé tant qu'il n'est pas tant l'action de la classe toute entière

- c'est contre-révolutionnaire au présent pour les deux raisons précédentes et par le fait que cela conduit à "il va falloir attendre"

est-ce plus clair comme ça, Corinne ?



Corinne a écrit:
Oui, et maintenant je comprends mieux ceci : " Tout cela est faux sur le plan théorique, a-dialectique et contre-révolutionnaire au présent"


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MessageSujet: Re: PSYCHOLOGIE de L'INDIVIDU, RELATIONS AUX AUTRES et SUBJECTIVATION RÉVOLUTIONNAIRE   Sam 12 Mar - 14:17


ce que je peux ajouter à ce stade, c'est qu'après l'écriture du texte LA RÉVOLUTION QUI VIENDRA (2 mars), qui est le point d'arrivée de plusieurs années de travail et l'expression la plus dense et claire que je puisse formuler de mon analyse, il y a nécessité d'ouvrir ou de reprendre d'autres champs, d'autres points de vue particuliers sur le tout, en tâchant de conserver une cohérence, et même en la renforçant, sans perdre le fil rouge de la perspective d'abolitions/émancipations

c'est un de ces points de vue qu'ouvre ce sujet

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MessageSujet: Re: PSYCHOLOGIE de L'INDIVIDU, RELATIONS AUX AUTRES et SUBJECTIVATION RÉVOLUTIONNAIRE   Sam 19 Mar - 15:59


un texte de 2005 dont j'ai fait un billet sur mon blog Médiapart



Le monde "réel", la représentation que s'en fait l'Homme (= der Mensch = l'être humain), en se mondialisant, se révèle comme un immense champ clos, un camp de normolisation universel. A la différence d'un camp de concentration, on ne peut pas s'en évader : il n'a pas de dehors, il tient le monde en son entier, sans fuite possible. Pour en sortir, il faudra le détruire.

Tous, nous y sommes simultanément prisonniers et geôliers, bien entendu en proportions variables et avec de fortes nuances tenant aux rapports de classes et aux multiples dominations qui les accompagnent. Parmi celles-ci, la servitude volontaire, moteur de l'impuissance, avec son tigre : l'autoservitude, dans son mélange de conscience honteuse et d'inconscient refoulé, prompte à se sentir coupable, triste, quitte à repeindre le camp aux gaies couleurs de ses leurres. La servitude volontaire justifie la normolisation, elle fabrique en dernière analyse les normosés*. L'autoservitude, c'est sa part réflexive : de soi, comme maître, à soi en tant qu'esclave; et sa part projective : le modèle de l'esclave-maître projeté sur les autres en tant qu'esclaves-esclaves. De la même manière qu'une idée peut s'emparer des masses et devenir force matérielle (Marx), cette virtualité se concrétise en potentialité de nuisances physiques ou psychologiques. Chaque normosé est ainsi un normoseur**, réel ou en puissance : sauf à dire «non !».

* normosé : emprunt à Michel Steiner, La machine à jouir 2003

** normoseur : on dit aussi normolisateur, ou normoliseur. Pour le féminin, on dispose du choix entre normoseuse, normoliseuse, ou normolisatrice. Le cas n'est pas prévu par le décret du 21 juin 1993 sur la féminisation des noms de métiers 3. Les sociologiste-e-s n'ont d'ailleurs pas encore déterminé si normoseur était un métier, une fonction, un titre... bien qu'on y distingue plusieurs grades et "manières de servir". Il ne s'agit pas non plus à proprement parlé de bénévolat, ni toujours d'une activité associative. La question de la rémunération est trop complexe pour être abordée dans cette note introductive. Voir aussi Petites mains

Les normoseurs, les serviles publics, les normoux et normolles...

De cette servitude volontaire, et de sa part auto-servile, les individus sont plus ou moins enclins à se libérer, plus ou moins à même de le faire, certes dans les limites de la grande servitude des rapports de classes. Moins les individus sont désireux de cette libération, plus ils projettent sur les autres cette impossibilité, devenant les serviles publics, des maîtres-esclaves. Ceux-là sont à la fois les meilleurs prisonniers et les meilleurs geôliers, et, dans leur monde "réel", leur représentation du monde, les plus adaptés, les plus normaux dans la grande normose universelle, cette loi générale du camp de normolisation : c'est, à l'extrême, la race pure des normosés-normoseurs. Les serviles publics sont la police et le clergé des normosés. Le simple normosé, qui refuse de faire la police sans pour autant souhaiter la destruction du camp, est le normou, ou la normolle.

Les autoserviles publics se mêlent de tout. Selon le cas, les normoseurs enseigneront aux esclaves la morale et la politesse ou leur serviront des tisanes... tout cela «pour leur bien», pour les protéger en tant que «victimes», ou pour leur épargner l'"autodestruction", que les normoseurs voient dans la part de folie qu'en tant que purs esclaves ils se reconnaissent, la part de liberté qu'ils s'octroient afin de fomenter quelque projet de destruction du camp de normolisation universel. Il en découle que les serviles publics ne comprennent pas pourquoi, quand la coupe est pleine, les aspirants à la destruction du camp, sachant l'évasion impossible, voient en eux des mâtons, ou des kapos, et font tout pour les éviter ou s'en débarrasser, s'en protéger, car il devient dangereux de les associer à leurs projets de libérer le camp. Les normoseurs n'hésitent pas, selon leur grade, et si les esclaves ne font pas spontanément le nécessaire « pour leur bien », à envoyer ceux-ci en cure de désintoxication, en hôpital psychiatrique, à leur injecter une dose de sérum normolisateur, ou à leur mettre une balle dans la peau. Tout ce dont ils rêvent symboliquement, ils le font si possible physiquement, et la réalité dépasse la métaphore.

La liberté d'expression dans le camp de normolisation

L'idéal politique des serviles publics serait de faire des référundums sur tout, de sorte que tout soit décidé démocratiquement, à la majorité : autant de majorités que de questions. Leurs questions. Leurs réponses. La convergence du tout en quadrature du cercle. Une utopie de l'Etat, de la société civile, de l'économie, du capital, de la démocratie : le paradis dans le camp : l'alternative. Bien sûr, les aspirants à la destruction du camp étant aujourd'hui ultra-minoritaires, aucun référundum ne leur donnera jamais l'occasion de choisir ni de répondre à leurs questions, ni de voter démocratiquement la destruction du camp.

Il existe des serviles publics de droite comme de gauche. C'est une caractérisation de la subjectivité, qui ne tient qu'en partie à une appartenance de classe, celle-ci étant déterminée par un rapport réel, une situation, et non comme seule conscience. La servilité publique vient se greffer sur les rapports de classes, et c'est bien entendu du côté du prolétariat qu'elle provoque ses ravages, parce qu'elle sera toujours une justification de l'existant ou du possible en ses limites, en d'autres termes une posture contre-révolutionnaire.

Les serviles publics ne veulent pas connaître les questions qui sont anormosables (on dit aussi anormolisables). Quant à «un autre monde possible», les autoserviles publics unis en politique en préparent un : le même qui coure en continu, ou en alternatif, à la catastrophe.

L'art et la normolisation

Les normoseurs, ces grands reproducteurs du monde "réel", refusent l'art, ce grand questionnement de toute « réalité », ou le considèrent comme un supplément d'âme, une soupape pour leur propre tranquillité, un facteur d'adaptation au camp des normosés, ce monde de l'ennui universel. L'art doit pour eux s'adapter à la loi générale du camp de normolisation, y être reconnu, devenant ainsi une affaire de police, une affaire culturelle, voire de politique, contre sa marchandisation : mais nulle part l'art en tant que tel n'est une marchandise, sauf pour les artistes qui le produisent comme tel, et pour ceux qui l'achètent. Comme l'Homme de l'humanisme théorique, l'Art n'aurait pas d'histoire, et, n'étant donc pas un rapport à historiser, il n'aurait pas de présent... l'Art serait un universel hors du temps et de l'espace.

Mais voilà : l'art est anormal, anormé, anormalisable. L'art ne dit rien, ou ne devrait rien dire, qui puisse s'exprimer autrement. L'art n'est pas la traduction d'un sens dans la beauté d'une forme : il n'est pas en tant que tel, ce qu'il fait n'est pas, analysable. Cela naît, ou pas, dans une relation à chaque fois singulière et nouvelle. Ce que fait l'art, qu'il ne dit pas, nul n'est moins apte a priori qu'un autre à le sentir, le faire sien pour en jouir : point besoin pour cela de l'expertiser. Mais qu'à cela ne tienne, il faut encore aux normoliseurs et liseuses de l'art comprendre ce qui n'est pas de l'ordre de la raison raisonnante, et passer l'art à la moulinette d'une explication, d'un commentaire, d'une critique, qui prétend savoir ce qu'est la poésie et ce qu'elle n'est pas; à quels critères doit répondre le poème pour être poétique. D'une perception, on fait une norme, un facteur de normose. Les commentateurs de l'art sont des assassins de l'art. L'art n'appelle que le silence dans la relation immédiate.

Confronté aux contradictions de la vie humaine, ayant à traverser les miroirs, l'art est révolutionnaire ou n'est pas. Sa part qui ne l'est pas se détruit en tant qu'art. Où cela se sépare est une question pour chacun, non pour tous : une condition de l'art par tous, non par un (Lautréamont)

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MessageSujet: Re: PSYCHOLOGIE de L'INDIVIDU, RELATIONS AUX AUTRES et SUBJECTIVATION RÉVOLUTIONNAIRE   Sam 19 Mar - 16:08


publié en billet sur un blog de Mediapart, en relation avec le texte ci-dessus



Est-il utile de parler de Patlotch, alors que je voudrais parler de Mozart ? Patlotch est un très grand pervers

Citation :
Patlotch est un très grand pervers. Comme tous les pervers (ce mot « pervers », sans juger mais comme étant simplement à entendre : « pervers » = « vers le père »), Patlotch s’emploie quand même minutieusement à vouloir détruire autrui. Croyant s’attaquer à l’Autre, n’étant que la projection qu’il fait de lui-même, il voudrait sans doute, par une destruction très minutieuse de cet « autre », que cet autre, fruit de son imaginaire, finisse par se suicider. Il s’y emploie très minutieusement, obstinément, sans relâche. La destruction est sa jouissance. Mais la seule question valable et intelligente à se poser en psychanalyse dont il se réclame comme je m’en réclame, c’est : « tout ce que je peux dire de l’autre, comment le sais-je ? ». Mais Patlotch connaît-il la question qui renvoie (qui rend voix), le stade du miroir de Lacan ?

Patlotch, donc, s’étant employé, depuis quelques jours, à me traiter de « merde », de « pute », de « serpillière », de « perverse », de « réac », de de de, de tous les noms d’oiseaux qu’il a pu trouver sans grande imagination, et de tous les mots – ses maux, Patlotch se révèle simplement comme un simple sadique, désirant la mort de qui n’est pas lui et lui ferait de l’ombre.

Donc, et juste pour en finir avec ce monsieur qui envahit les blogs de son narcissisme exacerbé : avec moi, Patlotch, pour ce qui est de mon suicide qu’il désire, peut toujours attendre. Et je juge son sens artistique plus que douteux. Enfin bref, un sadique et homme de mauvais goût. A éviter.

Mais je ne vais pas continuer avec Patlotch, homme très intelligent par ailleurs, comme tous les pervers narcissiques, et dénonçant souvent des vérités criantes – la question n’est pas là.

La vraie question c’est Mozart. Est-on encore capables ; a-t-on encore une oreille attentive pour se détourner de sa très petite personne, et se réjouir encore, au milieu de notre monde en déliquescence, de la musique de Mozart ? Y a-t-il encore en France des oreilles attentives, de ce qu’est l’esprit, la lumière ?

Il y a quand même quelque chose dont je voudrais parler, pour finir, c’est du « sentiment » : Reste-t-il en nous quelque « sentiment » ? Dépassées nos vilaines jouissances, y a-t-il encore place pour la réjouissance ? J'espère qu'en écoutant Cecilia Bartoli, l'espoir est permis.

Cecilia Bartoli & Nikolaus Harnoncourt Live in Concert - W.A.Mozart © Mozart


PS : l'auteure est une admiratrice de Sollers et de Yann Moix, "amie" des plus réacs et racistes anti-arabes du Club Médiapart

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MessageSujet: Re: PSYCHOLOGIE de L'INDIVIDU, RELATIONS AUX AUTRES et SUBJECTIVATION RÉVOLUTIONNAIRE   

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PSYCHOLOGIE de L'INDIVIDU, RELATIONS AUX AUTRES et SUBJECTIVATION RÉVOLUTIONNAIRE
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