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 de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !

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MessageSujet: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Sam 20 Fév - 12:35


de la liberté, valeur communiste de combat

de liberté, de libertés, de libération, on ne parle plus beaucoup, au nom du communisme et même de l'anarchisme. Tout se passe parfois comme si ceux qui s'en réclament n'était pas vraiment pour, la liberté. L'époque n'est pas à la liberté mais à la mort des libertés, alors on dit « pas de liberté pour les ennemis de la liberté » (Saint-Just) et l'on se comporte comme son ennemi

on est encore trop souvent davantage pour ou contre la démocratie que pour ou contre la liberté, car la première reste un idéal, une abstraction, une utopie, alors que la seconde a des implications concrètes immédiates, individuelles et collectives

dans toute l'histoire de la pensée et des pratiques communistes et anarchistes, on peut dessiner une ligne de démarcation entre ce qui est porteur de liberté, ce qui libère les individus, les rend libres quand ils se battent pour la liberté, et ce qui les entrave en la limitant

pourquoi ce qui fut dit et fait au nom du communisme est-il parfois si proche de ce qu'on nomme fascisme ou dictature ? Nous n'évoquons pas que le stalinisme, le maoïsme ou leurs avatars, mais tout ce qui s'oppose à la liberté d'esprit, de parole, de création, d'agir individuels ou collectifs porteurs de libération humaine

nous verrons aussi que la liberté n'est pas seulement connaissance et dépassement de contraintes et nécessités (nées cécités ?), mais qu'elle possède ses propres contraintes et conditions de réalisation, en rapport avec la vérité, la justice, et l'égalité. Des « idées bateau de libertés formelles, bourgeoises » ? C'était la réponse classique des staliniens...

le mouvement du communisme, comme luttes de masse, dans la subjectivation révolutionnaire qui la fait force matérielle, ne s'empare pas seulement de justes idées : il sera porté par un formidable souffle de liberté, et ça commence ici et maintenant



fascisme et ultragauche (suite)

je suggère d'y regarder d'un peu plus près, quant à l'esprit de liberté chez nos purs révolutionnaires, dans leurs propos et dans leurs actes, et de ne plus s'étonner de retrouver les mêmes considérations de l'ultragauche aux fascistes. J'ai évoqué ailleurs la reprise par Francis Cousin des thèses de Théorie Communiste dans leur formulation même, mais ce n'est que l'aspect théorique du problème. Le revoici inspirant très pragmatiquement Marine Le Pen

source : Quand Marine Le Pen confond son extrême droite et son extrême gauche 27 janvier 2012

Marine Le Pen a écrit:
je ne résiste pas au plaisir de vous livrer les analyses et les démonstrations de l'extrême gauche la plus radicale, la vraie, pas celles des bobos de Jean-Luc Mélenchon ou des jeunes bourgeois du NPA (…). Non je parle de ceux qui s'arc-boutent encore dans cette défense intransigeante des intérêts des classes populaires et ne les ont pas abandonnés.

Ces forces politiques-là, même si elles se trompent sur les solutions, partagent avec nous beaucoup d'analyses et auront comme beaucoup d'autres leur place dans ce grand mouvement que j'appelle de tous mes vœux.

Citation :
Mme Le Pen avance que lorsque l'on a « surmonté » les « inévitables hystéries antiaméricaines et antisionistes, voire le traditionnel antisémitisme économique de la gauche et de l'ultra-gauche (sic) », on trouve dans cette fameuse extrême gauche véritable, « les mêmes fondements d'une opposition sociale à l'immigration ».

Vrai militant d'extrême droite
Marine Le Pen cite, à l'appui de son propos, un extrait  d'un livre inconnu, Critique de la société de l'indistinction, écrit par un collectif anonyme,  "L'internationale", et paru aux Editions Révolution sociale dont il a été l'unique ouvrage publié.

L'un des auteurs, Francis Cousin, sous le pseudonyme de Gustave Lefrançais [...]
« Gustave Lefrançais (1826-1901) est un socialiste, révolutionnaire et anarchiste français, une personnalité de la Commune de Paris...» Wikipédia ici

il ne suffit plus de dire qu'en termes de lutte de classe, les vrais clivages ne sont pas politiques et ne passent pas entre gauche et droite, comme en rêvant d'une "vraie gauche" pour une "vraie démocratie", mais de prendre en compte l'unité d'une idéologie antisystème à prétention révolutionnaire, en observant qu'y participent indifféremment des discours "communistes", "anarchistes", et fascistes

quand certains nous disent « nous ne sommes pas antifascistes », mesurant aujourd'hui ce qu'ils ont en commun, je les lis au pied de la lettre et les crois sur parole. C'est tout sauf une question théorique, une erreur théorique, et moins encore une « trahison », ce sont leurs idées, leurs convictions communes : une même conception de la liberté qu'ils mettent en œuvre en pratique, en faux ennemis, dans l'idéologie française


« La liberté, c'est toujours la liberté de l'autre »

Rosa Luxemburg


Dernière édition par Patlotch le Sam 20 Fév - 14:55, édité 9 fois
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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Sam 20 Fév - 12:37


aucun rapport ?

le combat pour la liberté, les libertés concrètes, se mène parfois au nom du droit, sérieuse limite, mais cela justifie-t-il de ne pas le mener ? Ceux qui ne le mènent pas ne peuvent pas se prévaloir d'être des amis de la liberté



Graves menaces sur la liberté de parole à l’Ouest : La criminalisation du militantisme contre l’occupation israélienne Glen Greenwald, Andrew Fishman pour The Intercept 19 février. Traduction JPP et SF pour l’AURDIP

Le Gouvernement de Grande Bretagne a annoncé aujourd’hui qu’il est désormais illégal pour « des conseils municipaux, des organismes publics et même pour certains syndicats étudiants… de refuser d’acheter des produits et des services de sociétés impliquées dans le commerce des armes, les énergies fossiles, les produits à base de tabac ou des colonies israéliennes de Cisjordanie occupée ». Ainsi, tout groupe qui soutient ou participe au boycott mondial des colonies israéliennes risquera « de graves sanctions » pénales.

Citation :
Cela peut paraître une atteinte extrême à la liberté de parole et au militantisme politique – et bien sûr, ça l’est – mais c’est tout sauf inhabituel en Occident. L’inverse est vrai, désormais. Il existe une campagne très bien coordonnée et bien financée sous la houlette d’Israël et de ses supporteurs littéralement pour criminaliser le militantisme politique contre l’occupation israélienne, basée en particulier sur la crainte du succès de la campagne mondiale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, BDS, bâtie sur le modèle de la campagne des années 1980 qui a mis à bas le régime d’apartheid sud-africain allié à Israël.

Le site internet israélien +972 a mentionné l’an dernier un projet de loi qui « interdirait l’entrée du pays aux étrangers qui font la promotion du mouvement de (BDS) qui vise à faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international et respecte les droits des Palestiniens ». En 2011, une loi est passée en Israël, qui « a effectivement interdit tout appel public au boycott – économique, culturel ou académique – contre Israël ou contre ses colonies de Cisjordanie, faisant d’une telle action une infraction passible de sanction ».

Mais le but de la censure actuelle est de criminaliser ce militantisme non seulement en Israël mais dans les pays occidentaux de façon générale. Et c’est en train de réussir.

Cette tendance à mettre hors la loi l’action militante contre l’occupation israélienne qui dure depuis des décennies – en particulier bien que non uniquement via le boycott contre Israël – a pénétré de multiples nations occidentales et d’innombrables institutions avec elles. En octobre, nous avons rapporté la condamnation pénale de 12 militants en France « pour le délit » consistant à demander des sanctions et un boycott d’Israël comme moyen de mettre fin à cette longue occupation militaire de la Palestine, condamnations confirmées par la Cour de cassation en France. Ils ont été littéralement arrêtés et mis en examen pour avoir « porté des teeshirts au logo de « Palestine vivra, boycott Israël » et aussi parce qu’ils ont distribué des tracts disant « acheter des produits israéliens c’est légitimer les crimes commis à Gaza ».

Comme nous l’avons noté, Pascal Markowicz, principal avocat du CRIF, l’organisation qui coiffe les communautés juives de France, a publié une déclaration jubilatoire : « BDS est ILLÉGAL en France » (les majuscules sont de lui). Les prises de position en faveur du boycott ou de sanctions, a-t-il ajouté, « sont tout à fait illégales. Si des (militants BDS) disent que leur liberté d’expression a été violée, désormais la plus haute autorité de justice de France en a décidé autrement ». Au Canada l’année dernière, des représentants du pouvoir ont menacé de poursuites toute personne qui soutiendrait le boycott contre Israël.

Aux États Unis, à l’insu de beaucoup de gens, il existe des interdictions similaires de ce militantisme et un projet de loi vise à renforcer la proscription de BDS. Ainsi que l’a rapporté le Washington Post en juin dernier, « une vague de législation anti BDS se profile aux USA ». De nombreux projets de loi présentés au Congrès tendent à demander à l’État de combattre BDS par des actions.

Eyal Press a averti, dans une tribune à lire absolument dans le New York Times du mois dernier, qu’en vertu d’un projet de loi douanière adopté dans les deux Chambres du Congrès et en passe d’être présenté à la Maison Blanche, « les représentants américains officiels seraient obligés de traiter les colonies comme une partie d’Israël dans de futures négociations », une disposition spécialement conçue pour « combattre le mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions, une campagne populaire ». Mais, ainsi que le note Press, dans le cadre de la loi en vigueur – qui n’est presque jamais remis en question – « Washington interdit déjà aux sociétés américaines de coopérer avec des boycotts d’Israël par des États ».

Le but réel de cette nouvelle loi, comme Press l’a expliqué, est de forcer les entreprises américaines à traiter les colonies de Cisjordanie – que pratiquement le monde entier considère illégales – comme une partie effective d’Israël, en proscrivant tout comportement qui pourrait être jugé coopératif avec le boycott de sociétés occupant la Cisjordanie. Les sociétés américaines seraient obligées de prétendre que ces produits fabriqués dans les territoires occupés sont en réalité produits en « Israël ». La Maison Blanche a annoncé qu’elle signerait le projet de loi malgré son opposition à la disposition soutenue par AIPAC en faveur des colonies.

Raoul Saksena de Palestine Legal a dit que « la disposition sur BDS du projet de loi fédérale douanière et les dizaines de projets de loi anti BDS présentés au Congrès, de même que la législation d’États américains, sont des exemples du temps que les défenseurs les plus agressifs d’Israël et les législateurs qui se mettent en quatre pour les adapter, vont prendre pour faire taire toute critique de la politique israélienne qui soutienne la liberté des Palestiniens ». Dylan Williams, vice-président des relations avec le gouvernement de J Street (qui s’oppose à BDS) a dit à l’Intercept :


Citation :
les références, dans la loi douanière, aux « territoires contrôlés par Israël » ne sont qu’un exemple d’un effort plus vaste pour dissimuler le floutage de la Ligne Verte dans la législation tant au niveau des États que national.

En vertu des lois existantes, les sociétés américaines ont été condamnées à des amendes pour des actions considérées comme soutenant le boycott envers Israël. Depuis des décennies, les sociétés américaines et leurs filiales étrangères, par exemple, ont eu l’ordre de refuser de se conformer au boycott d’Israël de la Ligue Arabe. Les sanctions encourues par les contrevenants vont jusqu’à 10 ans de prison.

En 2010, G M Daewoo Auto & Technologie, une firme coréenne qui appartient à General Motors, a eu une amende de 79 800 € infligée par l’Office du Respect Antiboycott, pour 59 violations des règles anti-boycott, dont le « délit » consistant à inscrire sur une déclaration en douanes : « nous déclarons par la présente que le cargo…est autorisé à entrer dans les ports de Libye (sic) ». La loi libyenne, à ce moment-là, n’autorisait pas l’entrée de produits israéliens ni de bateaux qui étaient passés par Israël pour se rendre dans des ports de Libye, et la déclaration apparemment banale de la compagnie selon laquelle elle se conformait au droit libyen fut considérée par le gouvernement américain comme un soutien au boycott d’Israël, d’où l’amende infligée.

LA RÉPRESSION du militantisme contre l’occupation est particulièrement vive sur les campus américains. C’est, entre autres, très ironique. L’an dernier aux États Unis s’est déroulé un large débat sur la censure dans les campus universitaires. On peut noter que les spécialistes qui ont le plus donné de la voix pour condamner cette censure et pour se présenter comme des défenseurs de la liberté de parole – tel Jonathan Chait de New York – ont complètement ignoré ce qui est de loin la forme la plus répandue de censure sur les campus, à savoir la répression contre ceux qui s’engagent dans le militantisme contre les activités israéliennes.


au rapport !

Cette censure sur le campus pour le compte d’Israël a été entièrement étayée dans un rapport, l’année dernière, de Palestine Legal, intitulé « L’exception Palestine à la liberté de parole ». Avec l’effort de censure au niveau national, on a vu des professeurs pro-Palestiniens être licenciés, des militants étudiants anti-occupation suspendus et menacés d’expulsion, des groupes pro-Palestiniens privés de financement, et même des mesures disciplinaires contre des étudiants pour le « crime » d’avoir arboré un drapeau palestinien. Le rapport montre comment les groupes et des anciens élèves pro-Israël des campus « ont intensifié leurs efforts pour étouffer toute critique de la politique du gouvernement israélien ». Le rapport explique :

Citation :
plutôt que de s’engager sur une telle critique sur le fond, ces groupes s’appuient sur leurs importantes ressources et font pression pour influencer les universités, les acteurs gouvernementaux, et les autres institutions afin de censurer ou sanctionner les plaidoyers en faveur des droits des Palestiniens.

À noter que les étudiants et administrateurs qui justifient la censure, sur les campus, des opinions anti-Israël invoquent la même rhétorique de « PC » des « espaces sûrs » et des « discours de haine », dénoncée par des experts apparemment de la libre expression. Un étudiant de l’université de l’Illinois qui avait mené campagne en faveur du licenciement de Steven Salatia pour ses tweets pro-Gaza, ancien stagiaire de l’AIPAC, a déclaré au New York Times : « un discours de haine n’est jamais acceptable de la part de ceux qui postulent à un poste de titulaire ; une incitation à la violence n’est jamais acceptable… il doit y avoir un lien entre liberté de parole et civilité ». Un autre étudiant « pro-Israël », demandant le licenciement de Salaita, a dit : « Cela touche au sentiment de sécurité sur le campus ».

C’était un cas, classique et extrême, de censure oppressive sur un campus –, et l’université de l’Illinois a fini par payer à Salaita près d’un million de dollars pour clore à l’amiable la procédure juridique qu’il avait engagée -, n’empêche que très peu de ces experts qui ont fait de « la censure à la faculté » une cause nationale ont prononcé un seul mot à propos de ce cas, ou de ces innombrables autres cas de répression contre la critique anti-Israël.

Il est maintenant habituel pour les étudiants qui recommandent le BDS ou qui militent d’une autre façon contre l’occupation israélienne d’être soumis à des mesures disciplinaires ou de supporter d’autres formes de sanctions. Comme le rapport de Palestine Legal nous en informe :

Citation :
Ces tactiques autoritaires obtiennent souvent l’effet désiré, ce qui amène les institutions à prendre une variété de mesures punitives contre les militants qui défendent les droits humains, telles que des sanctions administratives, la censure, des enquêtes inquisitrices, des restrictions aux plaidoyers en fonction des opinions exprimées, et même des poursuites pénales. De telles tentatives intimident les militants pour les droits humains des Palestiniens, refroidissent toute critique des pratiques gouvernementales israéliennes, et entravent tout dialogue impartial sur la question urgente des droits des Palestiniens.

Ce rapport, le premier du genre, analyse la répression contre tout plaidoyer en faveur de la Palestine aux États-Unis. En 2014, Palestine Legal – une organisation juridique à but non lucratif défendant le militantisme pour la Palestine - a traité 152 incidents de censure, punitions, ou autres pressions contre la défense des droits palestiniens, et a reçu 68 autres demandes d’aide juridique en prévision de telles actions. Rien que dans les six premiers mois de 2015, Palestine Legal a répondu à 140 incidents et 33 demandes d’assistance en prévision de possibles répressions. Et ces chiffres minimisent le phénomène car de nombreux défenseurs, inconscients de leurs droits ou qui ont peur d’être encore plus surveillés, gardent le silence et ne signalent pas les cas de répression. L’écrasante majorité de ces incidents – 89 % en 2014, et 80 % durant le premier semestre 2015 – cible des étudiants et des universitaires, en réaction au rôle de plus en plus central que jouent les universités dans le mouvement en faveur des droits des Palestiniens.

Comme nous le rapportions en septembre, l’université de Californie – le système académique les plus important du pays – a débattu de propositions visant à mettre littéralement hors-la-loi le militantisme BDS en l’assimilant à de l’« antisémitisme » : comme si toute opposition à l’oppression gouvernementale israélienne (une opposition partagée d’ailleurs par de nombreux juifs) était quelque chose qui équivalait à, ou qui était intrinsèquement motivée par une animosité envers les juifs. S’il y a une chose qui est véritablement « antisémite », c’est bien de mettre ensemble le gouvernement israélien et les juifs en général (une figure de rhétorique antisémite dangereuse qui a une longue histoire). Pourtant, telle est la tactique orwellienne utilisée pour justifier la criminalisation du militantisme anti-occupation, en transformant ce militantisme en « antisémitisme » ou en « discours de haine », pour l’interdire ensuite sur cette base.

Cette tentative de formaliser la répression du plaidoyer anti-occupation sur les campus existe de longue date et est très répandue. La législature de l’État de New York a effectivement adopté un « projet qui suspendrait tout financement aux institutions d’enseignement finançant des groupes qui boycottent Israël ». Une telle législation est devenue courante, comme le groupe United With Israel s’en est vanté le mois dernier :

Citation :
La Floride est devenue le cinquième État des États-Unis à introduire une résolution visant à affronter le mouvement BDS anti-Israël (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) en votant une loi le 21 décembre identique à la première législation anti-BDS introduite au Tennessee en avril dernier.

« Ce faisant, la Floride rejoignait les États du Tennessee, de New York, d’Indiana et de Pennsylvanie. Trente-cinq autres États seraient actuellement en train d’envisager une même législation.

Le groupe FIRE qui, avec une constance louable, soutient la liberté de parole sur les campus, tout en exprimant certaines critiques contre le mouvement BDS, a documenté et dénoncé à plusieurs reprises les tentatives de mise hors-la-loi du plaidoyer BDS sur le campus :

Citation :
La position du FIRE sur le mouvement BDS axé sur Israël est guidée par notre préoccupation pour la liberté académique, pour les étudiants et les professeurs, et pour son importance constante en tant que concept significatif en lui-même. Les étudiants et professeurs doivent être parfaitement libres de soutenir le boycott, le désinvestissement et/ou des sanctions contre Israël, ou contre tout autre pays de leur choix, et ils ne doivent être soumis à aucune sanction pour ce soutien. Comme vous pouviez vous y attendre, le FIRE s’est opposé aux tentatives de sanctionner les organisations qui soutiennent le BDS, et nous avons bien sûr défendu le droit des professeurs à être très critiques envers Israël ou, franchement, de tout autre pays, personne, ou idée.

Pourtant, cette effort dans la censure pour interdire le BDS et les autres formes de critiques d’Israël continue de s’amplifier dans de nombreux pays à travers le monde. Il n’est pas difficile de comprendre pourquoi. Le gouvernement israélien et ses plus puissants partisans ont investi de vastes sommes d’argent et un capital politique considérable dans une campagne visant à institutionnaliser cette censure.

L’an dernier, le milliardaire du Parti républicain, Sheldon Adelson, et un autre, du Parti démocrate, Haim Saban, ont fait des dons de dizaines de millions de dollars à un nouveau Fonds pour combattre le BDS sur les campus universitaires. Toujours l’an dernier, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu « a décidé de mettre en œuvre une résolution de 2014 pour établir un groupe de travail spécialement destiné à combattre les sanctions anti-israéliennes » ; ce groupe de travail dispose de fonds montant à « quelque 100 million de shekels israéliens (23 millions €) ». Rosie Gray, du BuzzFeed, rapportait en 2014 que la législation anti-BDS était devenue un objectif majeur pour l’AIPAC. Dans le cadre de la controverse à l’université de Californie, Richard Blum, le banquier d’affaires immensément riche, et époux de la sénatrice Dianne Feinstein, a menacé l’université que son épouse pourrait décider d’une action défavorable à l’université si celle-ci ne prenait pas les mesures draconiennes qu’il exigeait contre le BDS.

Cela ne veut pas dire, naturellement, que la répression du militantisme anti-occupation est la seule souche des menaces contre la liberté de parole en Occident. La poursuite contre les musulmans occidentaux en faveur d’une liberté d’expression fondamentale sur la base des lois relatives au « terrorisme », la distorsion de la législation sur le « discours de haine » comme moyen de sanctionner des idées impopulaires, les menaces et violences contre ceux qui publient des caricatures jugées « blasphématoires », et les pressions sur les entreprises de médias sociaux pour interdire les idées déplaisant aux gouvernements, constituent toutes des menaces sérieuses contre cette liberté fondamentale.

Mais sur le plan des sanctions systématiques sous l’égide d’un État, officialisées, rien n’est comparable à l’effort grandissant au niveau international pour criminaliser le militantisme contre l’occupation israélienne. Rafeef Ziadah, membre du Comité national BDS palestinien, a déclaré à The Intercept :

Citation :
Israël se trouve de plus en plus dans l’incapacité de défendre son régime d’apartheid et de colonialisme de peuplement qu’il impose au peuple palestinien, ainsi que ses massacres répétés de Palestiniens à Gaza, aussi il a recours à des demandes de soutien auprès des gouvernements, aux États-Unis et en Europe, pour saper la liberté d’expression comme un moyen pour se protéger des critiques et des mesures qui visent à le rendre responsable de ses actes.

Il est, cela va sans dire, parfaitement légitime de s’exprimer contre le BDS et de participer à un militantisme pour le vaincre. Mais seuls, des défenseurs de la tyrannie peuvent soutenir l’idée d’une véritable mise hors la loi de ce même type de militantisme, celui qui a mis fin à l’apartheid en Afrique du Sud, au seul motif que cette fois, il vise l’occupation israélienne (certain même des propres dirigeants d’Israël ont comparé son occupation à un apartheid). Et quoi de plus vrai que parmi ces commentateurs et militants qui se pavanent comme défenseurs de la liberté de parole sur les campus, et de la liberté d’expression en général – mais qui ignorent complètement cette tendance plus pernicieuse de l’érosion de la liberté de parole –, qui sont probablement beaucoup de choses, quoi de plus vrai qu’il ne se trouve aucun authentique croyant en la liberté de parole parmi eux.


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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Sam 20 Fév - 12:53


TOI, QUI SAIS, TU EFFACERAS

à Paul Éluard : Que ce nom libéré l'on n'ait plus à l'écrire


Quand la bonté fera la manche
en traversant sa haine amère

Quand tes yeux de velours
auront percé nos visages d'étoiles
filées de rires bleus en mémoire des blues

Quand la beauté ne s'assiéra plus,
jamais !
elle déjà sur les genoux qui vage
en contrictions, a mal en ses dessous
en des veines gonflées,
triste à pourrir de trahison, elle,

Qui de longtemps ne descend plus en parachute
d'un machin à découdre sa robe de célibat
endurcie de semonce à s'en jouir

Moi peut-être, sûrement quelques autres

ôterons
la majuscule à nos corps retrouvés
la circonflexe au faîte du grand mot
sorti de crânes durs du mou qu'ils ont en dette
retroussé en coussins couci-couça suspects
si conscrits
circonspects
ou rassis

Alors TOI, qui sais

oh, que si, les mots mentent,
raillent de traits nerveux ce qu'ils n'enrayent plus
en défilés captifs de lourds désirs atones
sous les mégalophones

Alors toi, LIBERTÉ, tu

effaceras ton nom aux frontons de la honte
ton nom aux frontons de la honte
aux frontons de la honte
hauts frontons de la honte
de la honte
la honte

TU EFFACERAS



RER A, 3 mai 2005, 20h05

Patlotch TRANS'IT, Livre du retour



ce poème est un renversement produit (écrire vs effacer... la liberté) de celui de Paul Eluard, Liberté (j'écris ton nom)
Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin) Au rendez-vous allemand (1945, Les Editions de Minuit)
et de quelques vers de Lautréamont, entre autres...


Dernière édition par Patlotch le Sam 20 Fév - 18:11, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Sam 20 Fév - 14:22


pour que règne  la liberté
combattre au présent pour la liberté

Karl Marx a écrit:
À la vérité, le règne de la liberté commence seulement à partir du moment où cesse le travail dicté par la nécessité et les fins extérieures ; il se situe donc, par sa nature même, au-delà de la sphère de la production matérielle proprement dite.

Tout comme l'homme primitif, l'homme civilisé est forcé de se mesurer avec la nature pour satisfaire ses besoins, conserver et reproduire sa vie ; cette contrainte existe pour l'homme dans toutes les formes de la société et sous tous les types de production. Avec son développement, cet empire de la nécessité naturelle s'élargit parce que les besoins se multiplient ; mais, en même temps, se développe le processus productif pour les satisfaire.

Dans ce domaine, la liberté ne peut consister qu'en ceci : les producteurs associés - l'homme socialisé - règlent de manière rationnelle leurs échanges organiques avec la nature et les soumettent à leur contrôle commun au lieu d'être dominés par la puissance aveugle de ces échanges ; et ils les accomplissent en dépensant le moins d'énergie possible, dans les conditions les plus dignes, les plus conformes à leur nature humaine. Mais l'empire de la nécessité n'en subsiste pas moins.

C'est au-delà que commence l'épanouissement de la puissance humaine qui est sa propre fin, le véritable règne de la liberté qui, cependant, ne peut fleurir qu'en se fondant sur ce règne de la nécessité.

Karl Marx, Le Capital (1867), trad. J. Roy, revue par Maximilien Rubel ; Le processus d'ensemble du capital in Œuvres, tome II. Économie, II, La Pléiade, Éd. Gallimard, pp. 1487-1488.


quand, dans le milieu théorique, nous parlions de « positivité du communisme » pour savoir si elle existerait déjà dans le combat communiste comme mouvement, nous avons vu que la position de Théorie Communiste (TC) est somme toute proche de celle de Marx exposée ci-dessus, mais justement du Marx théoricien du "programmatiste" que prétend critiquer TC

autrement dit, la théorie de la communisation n'a pas radicalement critiqué le programmatisme à sa racine, elle en a renversé le déterminisme dans son concept de communisation, révolution immédiate au futur, grand saut sinon Grand Soir, Hic Salta en version Astarian, Il va falloir attendre en version Dauvé/Nesic

tout le combat communiste se situe au présent et c'est un combat pour la liberté avec et contre les nécessités présentes

le « processus productif [qui] se développe » n'a pas pour objectif de « satisfaire des besoins », ça c'est le combat revendicatif ou la vision réformiste de la finalité immédiate du combat politique, depuis « la voie démocratique au socialisme » du PCF dans les années 70 au démocratisme radical des années 1990-2000,

ce processus révolutionnaire est au présent celui qui « commence  l'épanouissement de la puissance humaine qui est sa propre fin » pour produire des dépassements DU combat communiste dans son mouvement même, et cela s'entend aussi comme dépassement théorique de ce que nous croyions juste hier encore

mais sans liberté de penser/pensées et de dire, sans esprits à même de le formuler en liberté, comment se libèrerait-on de tous les dogmes que nous opposent les vieux cons comblés de certitudes moisies ?

Ils vous déborderont
sabordant vos encombres

Ils vous débonderont
démontant vos démondes

Ils vous déborderont
espèces de cons combles

Ils vous débonderont
espèces de cons combles

Ils vous débonderont
espèces de cons combles


extrait de SORTIS DES SOUTES
rap à deux voix et percussions
Patlotch 10 janvier 2012
TEMPS BASCULÉS

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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Sam 20 Fév - 17:29


le déterminisme de la théorie de la communisation
est un attentisme programmatique

conversation...

Corinne Cerise a écrit:
J'ai parcouru le forum comme chaque jour, et dans le (nouveau) fil intitulé de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT ! vous écrivez, je cite :

Patlotch a écrit:
quand, dans le milieu théorique, nous parlions de « positivité du communisme » pour savoir si elle existerait déjà dans le combat communiste comme mouvement, nous avons vu que la position de Théorie Communiste (TC) est somme toute proche de celle de Marx exposée ci-dessus, mais justement du Marx théoricien du "programmatiste" que prétend critiquer TC

autrement dit, la théorie de la communisation n'a pas radicalement critiqué le programmatisme à sa racine, elle en a renversé le déterminisme dans son concept de communisation, révolution immédiate au futur, grand saut sinon Grand Soir, Hic Salta en version Astarian, Il va falloir attendre en version Dauvé/Nesic "

Pouvez-vous expliciter un peu plus avant, notamment la notion de renversement du déterminisme [programmatique] dans son concept de communisation. Ce n'est pas très clair pour moi.


la communisation est devenu un programme

« La communisation n’est pas un programme qu’il faudrait appliquer, ni même quelque chose que l’on pourrait d’ores et déjà définir comme un but à atteindre, mais les voies qui y conduisent sont à explorer et cette exploration se doit d’être internationale. La diversité et les oppositions internes, pour ne pas dire les conflits, au sein de ce courant communisateur sont définitoires de son existence et elles doivent être reconnues.»
Meeting, Revue Internationale pour la Communisation, Quatrième de couverture

la clause théorique de principe en exergue ne faisait que refouler ce que ses signataires on fait en pratiques : en activistes de la théorie et de la pratique, qu'ils soient théoriciens ou totos anti-démocrates, du même moule de couches moyennes intellos prolétarisées et de professeurs de leur blanchitude universelle

là, pour être honnête, il me faudrait citer Roland Simon dans le mail privé qu'il m'a envoyé en novembre, TC se posant des questions de ce type depuis bien longtemps, mais comme états d'âmes qui ne mangent pas du pain de luttes. À mon sens il les rapporte à leur résolution théorique, dans le champ théorique, le Kampfplatz de la philosophie d'avant Marx : on ne comprend que ce qu'on transforme, en se battant pour le transformer...

la post-ultragauche (dont Temps Critiques) a raison de critiquer ce qui ne dépasse rien (démocratie, politique...) et tort de ne pas s'impliquer dans ce qui transforme, ce qui ne peut transformer qu'en produisant des dépassements, qu'en s'inscrivant, et "embarquant" la théorie, dans les luttes actuelles avec toutes leurs contradictions,

mais ce qui est en cause et en question pour le faire, c'est leur conception de la dialectique et leur compréhension réductrice, étroite, coincée par l'eurocentrisme, de la "méthode dialectique" de Marx, qui tient plus en vérité d'Héraclite que de Hegel. Autrement dit penser Marx comme "renversant Hegel" est bien insuffisant, et d'autant que l'on pense et professe en sous-Hegel structuraliste et pré-marxien



l'endroit du marxisme comme envers du PIR

en miroir, quand Houria Bouteldja affirme

Citation :
nous ne nous référons ni à Marx, ni aux Lumières, ni aux valeurs de la République...

revendiquer un monde décolonial, entretien avec Houria Bouteldja

... elle se met en contradiction avec certains théoriciens du PIR (Grosfoguel, Selim Nadi...), et se tire une balle dans le pied ni plus ni moins que la post-ultragauche dont la théorie universaliste de la communisation

elle sait aussi, comme Lénine, que cela ne se résoudra que pragmatiquement ("RACE, CLASSE et GENRE" ? SYNTHÈSE : THÉORIE, STRATÉGIE et POLITIQUE COMMUNISTE, FÉMINISTE, et DÉCOLONIALE. Conversation et questions autour d'un texte d'Houria Bouteldja,

une pragmatique dont les théoriciens de la communisation n'ont rien à cirer, rien à assumer, tout à critiquer : le PIR, communautariste et « entrepreneur en racialisation », discours partagé par Yves Coleman, Manuel Valls, et Roland Simon : voilà comment, à l'insu de son plein gré, la rhétorique de Théorie Communiste, se révèle comme supplétif, "harki", de l'idéologie de l'État français du capital

bref, toucher à Marx pour s'en réclamer ou s'y opposer - il n'en demandait pas tant -, c'est risqué quand des deux côtés l'on s'y plante en miroir parce qu'on pense non avec lui (la pensée-Marx), mais à partir de ses propres présuppositions idéologiques : Houria n'a pas lu Marx et Roland l'a lu de travers


Fred... Friedrich Engels

sur le déterminisme de toute la théorie de la communisation, et pas seulement celui qui est imputé à Théorie Communiste, c'est le fait d'avoir dû, dans les années 70, formuler une théorie de la révolution dans des conditions sociales où elle n'avait plus de bases concrètes pour exister, et donc où la théorie ne pouvait plus se formuler qu'abstraitement

ce faisant, vivait encore, justifié en théorie, une espérance communiste (Ersnt Bloch...), le même que suscitera, en 2000, la parution d'Empire et Multitude de Toni Negri et Michael Hardt (un point relevé par Christian Laval, quelque part dans le Colloque de 2009 sur le communisme où ce troskar impénitent la paternalise comme une petite conne même pas blanche). Il se trouve que ces deux moments m'auront redonné du cœur à l'ouvrage...


et la liberté, dans tout ça ?

ainsi se retrouvait une possibilité de penser librement le communisme en liberté. C'est important du point de vue subjectif, ou si l'on préfère désubjectivant, dépassant l'impasse programmatiste, et refondant, sur le plan théorique, le mouvement communiste comme combat non vain, compromis comme "grand récit" idéoloqique, sous réserve de ne pas y retomber, ce que n'a pas manqué de faire Théorie Communiste, dont la pensée corpusculaire et structuraliste est tout, sauf libre

le déterminisme consiste à rétro-projeter, comme déterminant la révolution, une idée d'un possible futur sur un présent dans lequel cette conjoncture ne peut être, par définition de l'histoire, jamais réalisée. Cela fonde le purisme révolutionnaire, sur un besoin de croire pour combler un manque, qui n'est que psychologique dans des couches sociales qui ne sont pas confrontées à lutter pour simplement vivre :

la théorie de la communisation n'est qu'une religion du communisme de plus, un opium du concept de communisme.
Elle a besoin d'une bible, Théorie Communiste, d'un prophète ou gourou, Roland Simon, d'un évêque, Bernard Lyon, d'adeptes et d'ouailles, grouillots zou groupies (fort peu dans le genre femme), et de pepe@dndf, le jobard pas facile à tromper...

le combat pour la liberté est celui de qui y est confronté, y compris à la police, aujourd'hui. Il ne suffit pas de pointer en théorie, loin des quartiers populaires, la question de la "police" comme déterminante dans le capitalisme actuel, si cela aboutit à condamner comme "entrepreneurs en racialisation" ceux qui sont chaque jour chaque nuit confrontés à la police, en raison de leur gueule différente de Roland Simon, professeur de l'Education nationale à la retraite, sioniste blanc ultragauchiste universel prolétarien du "rien à faire", pas antifasciste, pas antisioniste, pas antiraciste, pas antiimpérialiste, pas anticolonialiste, pas anticapitaliste, repris par le fascisme théorique de Francis Cousin et politique pragmatique de Marine Le Pen...



Dernière édition par Patlotch le Sam 20 Fév - 19:02, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Sam 20 Fév - 18:51


nous ne revendiquons pas la liberté
nous la posons et l'imposons comme combat
depuis notre dignité


nous sommes...



source

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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Dim 21 Fév - 1:56


Communism Rap

"Roses" Outkast




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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Dim 21 Fév - 2:18


Liberty City

Richard Bona on Jaco Pastorius


Martinique 2010

version originale
avec Toots Thielemans à l'harmonica


1981
The band's all-star cast included Herbie Hancock, Wayne Shorter, Peter Erskine, Jack DeJohnette, Michael Brecker, Don Alias...
.


Dernière édition par Patlotch le Dim 21 Fév - 3:15, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Dim 21 Fév - 2:31


liberté

Intik 100% Rap algérien



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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Dim 21 Fév - 2:39


Gaza



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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Dim 21 Fév - 2:43


ils ont peur de la liberté

Keny Arkana



extrait de l'album : Entre Ciment Et Belle Etoile 2006

Le temps c'est pas de l'argent
Cette connerie nous affaiblie
Ton temps c'est ta durée de vie et Dieu nous a fait libre
Tous va trop vite

Là où la mort se profile
où Babylon prend la tête avec ses histoires de profits
Où les cœurs sont trop vide..., la haine est trop vive, les médias considérés comme prophètes

À vouloir trop faire on a zappé l'essentiel des mensonges on nous a offert et devinez qui s'en sert
Là où ça prie la conjoncture, où ça venère l'économie, où il y a peu d'êtres humains parmi les êtres économiques
Où ça construit sa propre prison par sécurité, camarade

ILS ONT PEUR DE LA LIBERTE
ils ont peur de la liberté
ils ont peur de la liberté
ils ont peur peur de la liberté

ILS ONT PEUR DE LA LIBERTE
ils ont peur de la liberté
ils ont peur de la liberté
ils ont peur peur de la liberté

Ils voudraient nous éduquer, eux qui manquent de sagesse
ceux qui sans intérêt ne savent pas faire un geste
Ils nous parlent de respect mais ils flinguent notre terre
disent se battre pour la paix et pour ça font la guerre

Camarade combat le doute car ils aimeraient te corrompre
te barrer la route ou te convaincre qu'elle est trop longue
N'écoute que ton intuition, suis la par tous les temps
marche avec la foi c'est la chance que tu fréquentes

Ils nous enseignent la peur pour que l'on reste entre leurs clôtures
Faisons prier nos différences car leur ciel est obscure
Suis ta route chacun a la sienne
Méfie-toi des temps modernes qui fabriquent les êtres humains à la chaîne

Aimeraient nous foutre des puces dans la chair
Frotter la marque au karcher créature d'argile corrompu pour pas cher
Dites aux enfants du système qu'ils sont enfants de la terre
Et que les enfants de la rage ne sont pas enfants de la guerre

Camarade,

ils ont peur de rêver,
ils ont peur de penser,
ils ont peur du changement, ils ont peur de la liberté,
ils ont peur de la différence,
ils ont peur de leur prochain,
ils ont peur de la chance, du bonheur et du lendemain
Ils sont effrayés

Ils voudraient t'effrayer avec leurs craintes et leurs phobies
reste maître de tes pensées
Ils sont sclérosés et ils ont baissé les bras,
faisons sauter les murs de ces prisons cérébrales, camarade

ILS ONT PEUR DE LA LIBERTE
ils ont peur de la liberté
ils ont peur de la liberté
ils ont peur peur de la liberté

ILS ONT PEUR DE LA LIBERTE
ils ont peur de la liberté
ils ont peur de la liberté
ils ont peur peur de la liberté

ILS ONT PEUR DE LA LIBERTE
ils ont peur de la liberté
ils ont peur de la liberté
ils ont peur peur de la liberté

ILS ONT PEUR DE LA LIBERTE
ils ont peur de la liberté
ils ont peur de la liberté
ils ont peur peur de la liberté

Camarade fils du vent, fils de l'horizon
Va où ton cœur te porte et la vie te donnera raison
Le chemin est long et d'embuches sera plein, ouvre-toi au monde et le monde sera tien
La connaissance est la force et la vie, il faut connaitre le passé pour comprendre le présent et deviner l'avenir

Savoir lire entre les lignes librement t'amène à être maître de ta vie, si tu sais penser par toi-même,
n'oublie pas en ton âme cette flamme allumé,
n'oublie pas l'enfant en toi et les rêves qui l'animaient,
n'oublie pas en ton âme cette flamme allumée,

(ils ont peur de la liberté)

n'oublie pas l'enfant en toi et les rêves qui l'animaient

(ils ont peur de la liberté)

La beauté de la vie dépend de ton regard.

même si pour la paix ce monde est en retard

(ils ont peur de la liberté)

nous nourrit de cette envie de tirer dans le tas
pour que nos rêves finissent mutiler dans le drame

(ils ont peur de la liberté)

la beauté de la vie dépend de ton regard
même si pour la paix ce monde est en retard

(ils ont peur de la liberté)

nous nourrit de cette envie de tirer dans le tas
mais la beauté de la vie dépend de ton regard

(ils ont peur de la liberté)

Camarade méfie toi le temps voudrait te corrompre car c'est dur d'être incompris parmi les prétentieux,
parmi ceux qui ont oublié qu'on n'étaient rien d'autre que de simple terriens tous égaux devant Dieu

Camarade va où ton cœur te porte, camarade la vérité que tu portes en toi vaut bien plus que celle établie
alors va où ton cœur te porte camarade
.
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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Dim 21 Fév - 16:29


la liberté en Occident

Patlotch 1992



le voile en liberté
11 octobre 1992, pigments et transfert sur toile 35 x 49 cm



l'enfant de la liberté
11 octobre 1992, pigments et transfert sur toile 27 x 40 cm



Liberty now ?
12 octobre 1992, pigments et transfert sur toile 35 x 49 cm

la statue new-yorkaise est confrontée à Guernica de Picasso et à une gravure macabre dont l'origine m'échappe, sur fond d'un quotidien arabe avec une photo de femme nue. Les fleurs de marguerites des champs symbolisent la vie en liberté, hors d'atteinte

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MessageSujet: Re: de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !   Dim 21 Fév - 16:57

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de la LIBERTÉ comme valeur COMMUNISTE : de COMBAT !
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