PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» VERS D'ÉTÉ
Aujourd'hui à 17:51 par Patlotch

» la vie du forum : réception, conseils, mises à jour, etc.
Aujourd'hui à 17:07 par Admin

» la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...
Aujourd'hui à 15:46 par Patlotch

» Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, IDÉOLOGIE des ÉTATS-NATIONS et du CAPITALISME
Aujourd'hui à 15:00 par Patlotch

» de la CUISINE avant toute chose, ou les marmites de l'avenir
Aujourd'hui à 13:40 par PEUTÊTRE

» PALESTINE et ISRAËL
Aujourd'hui à 13:34 par PEUTÊTRE

» MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL
Lun 16 Juil - 15:27 par PEUTÊTRE

» TRAVAILLEURS (ou non) HANDICAPÉS
Dim 15 Juil - 12:34 par PEUTÊTRE

» 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...
Sam 14 Juil - 15:51 par PEUTÊTRE

» DES RIENS DU TOUT
Ven 13 Juil - 16:42 par PEUTÊTRE

» ÉCONOMIE POLITIQUE, quand tu nous tiens : et la CRISE ? NOUVELLE RESTRUCTURATION du CAPITALISME ?
Ven 13 Juil - 12:36 par PEUTÊTRE

» JOHNNY HALLYDAY, ROCK FRANÇAIS et IDÉOLOGIE POLITIQUE du MACRO N' POPULISME
Mer 11 Juil - 19:01 par Patlotch

» ÉMEUTES, typologie formes/contenus : des réalités à l'idéologie
Mar 10 Juil - 10:29 par PEUTÊTRE

» LES MURS ONT LA PAROLE : SLOGANS DE NOS JOURS (ET NUITS)
Dim 8 Juil - 11:05 par PEUTÊTRE

» CIRCONSTANCES de la CRÉATIVITÉ ou la folle banalité du "génie"
Sam 7 Juil - 7:29 par PEUTÊTRE

» notes parallèles à MICROCOSME, roman initiatique...
Ven 6 Juil - 17:25 par Patlotch

» NOTES de STYLISTIQUE et POÉTIQUE
Ven 6 Juil - 16:16 par Patlotch

» LA RÉVOLUTION COMMUNISTE SERA ÉCOLOGISTE OU NE SERA PAS (écologie et marxisme)
Jeu 5 Juil - 7:54 par PEUTÊTRE

» la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL
Mar 3 Juil - 15:58 par PEUTÊTRE

» LECTURES de TRAVERSES
Dim 1 Juil - 22:57 par Admin


Partagez | 
 

 PALESTINE et ISRAËL

Aller en bas 
Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
AuteurMessage
Patlotch



Messages : 1579
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Dim 10 Déc - 17:18




« La France condamne avec la plus grande clarté toutes les formes d'attaques des dernières heures et jours contre Israël.
J'ai invité le Premier ministre à mener des gestes courageux envers les Palestiniens pour sortir de l'impasse actuelle. »



« Jérusalem est la capitale d'Israël, et du peuple juif et pas d'un autre peuple.
La paix pourra progresser si les Palestiniens reconnaissent la réalité de Jérusalem comme capitale d'Israël. »


Jérusalem: violente manifestation devant l'ambassade américaine au Liban
RFI  10-12-2017
avec notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh


Des manifestants se dressent face à la police, près de l'ambassade américaine au Liban,
à Beyrouth, le 10 décembre 2017
. REUTERS/Mohamed Azakir

Citation :
A Beyrouth, de violents affrontements ont opposé ce dimanche 10 décembre la police à des centaines de personnes qui manifestaient à proximité de l'ambassade des États-Unis contre la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

L’armée libanaise et la police avaient déployé d’importants moyens pour empêcher les manifestants de s’approcher de l’ambassade des Etats-Unis, située à Awkar, à 10 kilomètres au nord de Beyrouth. Mais en dépit de ces mesures, les protestataires ont réussi à arracher les fils barbelés et à s’approcher du portail de la chancellerie, avant d’être repoussés à coups de bombes lacrymogènes et de jets d’eau.

Survoltés, les manifestants ont lancé plusieurs charges, en scandant des slogans et en brandissant des drapeaux libanais et palestiniens. Des portraits de Donald Trump et des drapeaux israéliens ont été brûlés par la foule en colère. Selon la chaîne panarabe al-Mayadeen, au moins deux personnes ont été blessées lors des heurts.

La situation s’est ensuite stabilisée et les affrontements ont cessé, laissant la place à des chants patriotiques et à des discours. Les affrontements ont repris entre de petits groupes de jeunes et la police, lorsque la manifestation s’est dispersée.
Ce mouvement de protestation a été organisé à l’appel d’un collectif de partis de gauche, de formations laïques et de groupes islamistes, libanais et palestiniens.

Les participants venaient de tout le Liban mais aussi des camps palestiniens.

Cette manifestation intervient à la veille d’un grand rassemblement organisé lundi à l’appel du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, dans son fief de la banlieue sud de Beyrouth.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1579
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Dim 28 Jan - 6:54


Près de 200 000 rescapés de la Shoah vivent en Israël. Un quart d'entre eux vit sous le seuil de pauvreté, raconte « Libération ».


Des survivants de l'Holocauste dans une maison de retraite qui leur est dédiée à Haïfa.
©️ Menahem Kahana  / AFP

Citation :
Israël est l'un des pays les plus inégalitaires au monde : selon l'OCDE, 20 % de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté alors que le coût de la vie est comparable aux pays occidentaux. Parmi les personnes les plus vulnérables, les rescapés de la Shoah. 70 ans après la libération des camps, ils seraient 189 000 survivants à vivre en Israël, selon les chiffres de la Fondation pour la mémoire de la Shoah. Un quart d'entre eux, soit 45 000 personnes, vit sous le seuil de pauvreté, fixé à 3 000 shekels par mois (720 euros), rapporte Libération. Une situation qui, bien qu'elle se soit améliorée grâce à une allocation de 2 200 shekels (530 euros) par mois versée par le gouvernement, inquiète les associations de défense des victimes de la Shoah.

Ces survivants de l'Holocauste ont quitté, pour la plupart, le bloc soviétique à la chute de l'URSS et sont venus s'installer en Israël, laissant derrière eux travail, économies et retraite, explique Libération. L'objectif des associations d'aide aux victimes de la Shoah est d'« informer » et de « guider les survivants dans leurs démarches » et de les épauler pour faire valoir leurs droits en Israël. C'est notamment le cas de l'Association pour l'assistance immédiate des survivants de l'Holocauste qui, depuis 2007, aide les survivants de l'Holocauste à recevoir les indemnités auxquelles ils ont droit. Certaines associations ont également mis en place des refuges pour accueillir ces personnes âgées, et des aides pour les soins médicaux ou psychologiques.

Réparations

Les ONG se battent également pour que l'État israélien qui a perçu des indemnités de réparation de la part de l'Allemagne les verse aux rescapés. Selon un audit mené en 2008 par une ex-juge à la Cour suprême, les deux tiers de ces sommes ne leur sont pas parvenus.

Ce 27 janvier est célébrée, comme chaque année, la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l'Holocauste et à la prévention des crimes contre l'humanité. Une date choisie par l'ONU en 2005, qui coïncide avec la libération du camp d'extermination d'Auschwitz, le 27 janvier 1945. Plusieurs événements sont organisés à Paris et partout en France, du 14 au 28 janvier, notamment au mémorial parisien de la Shoah.


Des survivants de la Shoah ont demandé vendredi 26 janvier au gouvernement israélien de renoncer au récent programme qui contraint près de 40.000 immigrés africains en situation irrégulière à quitter le pays volontairement ou être placés en détention pour une durée indéterminée.


Dans un restaurant africain à Tel Aviv, le 3 janvier 2018
©️ REUTERS/Amir Cohen

Citation :
« Nous, nous savons parfaitement ce que c'est que d'être réfugiés, sans domicile et sans protection, et nous ne pouvons pas concevoir qu'un gouvernement juif puisse envoyer des réfugiés et des demandeurs d'asile sur un chemin de souffrance et de mort ».

C'est le texte signé par 36 Israéliens rescapés de la Shoah et publié par le quotidien Haaretz, à la veille de la Journée internationale de commémoration de l'Holocauste.

Parmi les signataires, l'ancienne député travailliste Colette Avital. «Nous sommes nous-même un peu des réfugiés. Notre devoir à nous qui avons subi la souffrance de l'expulsion et à qui on a refusé le refuge par le passé, est d'éviter la souffrance d'autrui... », a t-elle confié à RFI.  

En tout ce sont des dizaines de milliers d'Israéliens qui demandent au premier ministre Netanyahu de renoncer au programme d'expulsion des immigrés africains en situation irrégulière. Certains se déclarent même prêts à cacher chez eux les réfugiés, prenant exemple sur la période de la Shoah en Europe.

Benyamin Netanyahu a annoncé qu'environ 38.000 immigrés clandestins, principalement des Érythréens et des Soudanais, devront quitter Israël avec un pécule de 3.500 dollars d'ici la fin du mois de mars, sous peine d'être arrêtés et détenus jusqu'à ce qu'ils acceptent de partir.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1579
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Sam 3 Fév - 12:08


une étude de Hic Salta



R.F. – B.A. a écrit:
Parmi les mouvements apparus après la crise de 2008, la Révolte des Tentes en Israël a souvent été négligée dans les analyses du courant communisateur. En fait, à l’exception de ce qu’en ont dit les journaux pendant quelques jours, personne n’en sait grand-chose, et il n’y a pratiquement pas d’analyses communistes sur le sujet. À l’opposé, d’autres mouvements plus modestes ont fait couler beaucoup d’encre. Des mouvements portés exclusivement par la classe moyenne salariée, mais moins massifs – Occupy, Indignés, etc. – ont donné lieu à quelques analyses dans le « milieu », tandis que sur Israel il n’y rien du tout. Cela nous incite à essayer de reconstruire le contexte, le déroulement, la composition sociale et les enjeux de ce mouvement.

[...]

Il semble donc que la Révolte des Tentes n’a pas changé grand chose au destin de la CMS ou de la société israéliennes. Ce que le mouvement a gagné, ce sont des députés à la Knesset. Stav Shaffir siège maintenant au parlement, plus jeune élue (travailliste) dans l’histoire de la Knesset. Shmuli aussi a été élu21. Les élections de 2013 ont aussi signalé l’essor du parti Yesh Atid (« Il y a un avenir ») qui – avec une campagne électorale ciblant cette CMS laïque qui travaille, paie les impôts et sert dans Tsahal, tout en s’opposant au « parasitisme » des Haredim – a réussi à placer 19 députés sur 120 au parlement, devenant ainsi le premier parti d’opposition. Entre le parti travailliste et Yesh Atid, il semble que le mouvement de 2011 a fait une entrée certaine à la Knesset.

Mais pour obtenir de cette assemblée satisfaction sur ses objectifs, il faudrait que la classe moyenne et ses représentants politiques s’associent au prolétariat. Ce ne serait pas la révolution, bien au contraire, mais cela signifierait tout de même une discontinuité remarquable dans un pays où les circonstances imposent l’Union Sacrée permanente, y compris chez les voisins palestiniens. Ce n’est toujours pas pour aujourd’hui : les manifestations anti-corruption de décembre 2017, qui dénoncent les « affaires » de Netanyahu et demandent sa démission, ne vont nullement dans ce sens. De nouveau, elles se sont tenues tous les samedis soir, principalement sur le boulevard Rothschild de Tel-Aviv. Le décor est donc le même qu’en 2011, mais le motif est purement politicien, le nombre n’y est pas… et tout le monde s’en fout.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1579
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Lun 12 Fév - 18:57


Israël veut absorber ce qui reste de la Palestine
Liberté 12-02-2018

La Knesset propose une loi pour annexer des colonies en Cisjordanie
Trump soutient

La politique expansionniste d’Israël en Palestine complique déjà l’établissement du futur État palestinien dans un territoire homogène, avec pour capitale El-Qods occupée.


Lyès Menacer a écrit:
Le gouvernement extrémiste de droite israélienne s’apprête à mettre en place un nouveau plan d’expansion en territoire palestinien, en proposant un projet de loi prévoyant d’annexer les colonies juives disséminées en Cisjordanie occupée et les placer sous l’autorité de Tel-Aviv, a rapporté, hier, le quotidien de gauche Haaretz. Le projet de loi devait être examiné en fin de journée d’hier à la Knesset (Parlement israélien), sur proposition de deux députés du Likoud, dont est issu l’actuel Premier ministre Benjamin Netanyahu, et du parti Maison juive, selon la même source.

“Le projet de loi est largement soutenu par la plupart des membres du gouvernement, et sera discuté durant la réunion des chefs de bloc de la coalition”, a rapporté la presse palestinienne de son côté, affirmant toutefois que la Knesset pourrait surseoir à l’adoption de ce texte en raison d’une possible réaction internationale hostile, dans un contexte marqué par une multiplication par Israël du droit international et des droits des Palestiniens, sous protection américaine directe.

Il est à noter que le texte en question est presque similaire à celui qui a été approuvé par le centre du Likoud, il y a environ un mois, ce dernier prévoit l'annexion de toutes les zones de peuplement coloniales à la souveraineté israélienne plutôt que l'ensemble de la Cisjordanie occupée. De son côté, le journal Harratz affirme que “le Comité ministériel sur la législation a reporté, il y a deux mois, un certain nombre de projets de loi, y compris la loi qui élimine l'évacuation des colonies et permet aux colons de retourner dans les colonies et avant-postes qui ont été évacués au nord de la Cisjordanie occupée, ainsi qu'une loi accordant au sud des colonies d'Hébron, des concessions financières et fiscales telles que celles obtenues par les résidents du Néguev”.

Par ailleurs, le Centre palestinien d’information a affirmé que “le gouvernement a approuvé un certain nombre de lois qui comprennent les colonies israéliennes et la souveraineté de certaines zones, pas entièrement, sur le chemin de l'annexion rampante, y compris l'annexion de l'Université de la colonie d'Ariel, en incluant également le commerce des œufs dans les colonies à l'économie israélienne”.

Depuis l’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis, Israël a redoublé de violence à l’égard des Palestiniens, en les chassant de leurs maisons, rapidement occupées par des colons qui s’attaquent à des villages entiers pour exproprier leurs habitants de tout ce qu’ils possèdent et y établir de nouvelles colonies. La reconnaissance par M. Trump d’El-Qods occupée comme capitale d’Israël a encouragé Benjamin Netanyahu dans sa politique d’occupation, avec la relance de plusieurs chantiers de colonies que Tel-Aviv avait gelés sous l’ère de l’ancien président américain Barack Obama.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Patlotch



Messages : 1579
Date d'inscription : 22/04/2017

MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Lun 12 Fév - 18:58


Israël veut absorber ce qui reste de la Palestine
Liberté 12-02-2018

La Knesset propose une loi pour annexer des colonies en Cisjordanie
Trump soutient

La politique expansionniste d’Israël en Palestine complique déjà l’établissement du futur État palestinien dans un territoire homogène, avec pour capitale El-Qods occupée.


Lyès Menacer a écrit:
Le gouvernement extrémiste de droite israélienne s’apprête à mettre en place un nouveau plan d’expansion en territoire palestinien, en proposant un projet de loi prévoyant d’annexer les colonies juives disséminées en Cisjordanie occupée et les placer sous l’autorité de Tel-Aviv, a rapporté, hier, le quotidien de gauche Haaretz. Le projet de loi devait être examiné en fin de journée d’hier à la Knesset (Parlement israélien), sur proposition de deux députés du Likoud, dont est issu l’actuel Premier ministre Benjamin Netanyahu, et du parti Maison juive, selon la même source.

“Le projet de loi est largement soutenu par la plupart des membres du gouvernement, et sera discuté durant la réunion des chefs de bloc de la coalition”, a rapporté la presse palestinienne de son côté, affirmant toutefois que la Knesset pourrait surseoir à l’adoption de ce texte en raison d’une possible réaction internationale hostile, dans un contexte marqué par une multiplication par Israël du droit international et des droits des Palestiniens, sous protection américaine directe.

Il est à noter que le texte en question est presque similaire à celui qui a été approuvé par le centre du Likoud, il y a environ un mois, ce dernier prévoit l'annexion de toutes les zones de peuplement coloniales à la souveraineté israélienne plutôt que l'ensemble de la Cisjordanie occupée. De son côté, le journal Harratz affirme que “le Comité ministériel sur la législation a reporté, il y a deux mois, un certain nombre de projets de loi, y compris la loi qui élimine l'évacuation des colonies et permet aux colons de retourner dans les colonies et avant-postes qui ont été évacués au nord de la Cisjordanie occupée, ainsi qu'une loi accordant au sud des colonies d'Hébron, des concessions financières et fiscales telles que celles obtenues par les résidents du Néguev”.

Par ailleurs, le Centre palestinien d’information a affirmé que “le gouvernement a approuvé un certain nombre de lois qui comprennent les colonies israéliennes et la souveraineté de certaines zones, pas entièrement, sur le chemin de l'annexion rampante, y compris l'annexion de l'Université de la colonie d'Ariel, en incluant également le commerce des œufs dans les colonies à l'économie israélienne”.

Depuis l’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis, Israël a redoublé de violence à l’égard des Palestiniens, en les chassant de leurs maisons, rapidement occupées par des colons qui s’attaquent à des villages entiers pour exproprier leurs habitants de tout ce qu’ils possèdent et y établir de nouvelles colonies. La reconnaissance par M. Trump d’El-Qods occupée comme capitale d’Israël a encouragé Benjamin Netanyahu dans sa politique d’occupation, avec la relance de plusieurs chantiers de colonies que Tel-Aviv avait gelés sous l’ère de l’ancien président américain Barack Obama.

un État palestinien ne réglerait pas les conflits, ni ethniques ni de classe, mais en attendant les choses en sont là, mieux vaut être juif et riche qu'arabe et pauvre... et réciproquement

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tristan Vacances



Messages : 457
Date d'inscription : 21/12/2016

MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Sam 31 Mar - 12:57


Israël État terroriste

Seize Palestiniens tués lors de la "marche du grand retour"
franceinfo France Télévisions 31/03/2018

Regain de violence dans la bande de Gaza. Au moins 16 Palestiniens ont été tués, vendredi 30 mars, lors d'affrontements entre des manifestants et des soldats israéliens. On dénombre également 1 400 blessés, selon le ministère de la Santé dans la bande de Gaza. "Il y a une crainte que la situation puisse se détériorer dans les prochains jours", prévient Taye-Brook Zerihoun, secrétaire général adjoint de l'ONU en charge des affaires politiques.


Des Palestiniens manifestent à l'est de Gaza devant la frontière avec Israël,
demandant le "droit au retour", le 30 mars 2018.
MOMEN FAIZ / NURPHOTO

Citation :
Le Conseil de sécurité, qui s'est réuni vendredi soir, n'est pas parvenu à s'entendre sur une déclaration commune. "Il faut des actions, déplore auprès de franceinfo le diplomate palestinien Majed Bamya. Et cela, le Conseil de sécurité de l'ONU est empêché de le faire à cause d'une opposition systématique américaine à toute action sérieuse contre l'occupation israélienne." De son côté l'ambassadeur israélien à l'ONU, Danny Danon, a accusé le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, d'être responsable de la montée de la violence de vendredi. Franceinfo vous résume la situation en trois questions.

Qu'est-ce que "la marche du grand retour" à l'origine des manifestations ?
Des dizaines de milliers de Palestiniens, notamment des femmes et des enfants, ont convergé vers la frontière avec Israël, vendredi. Ces manifestants exigent le "droit au retour" des réfugiés palestiniens et dénoncent le blocus de Gaza par Israël et l'Egypte.

Le droit au retour est une revendication palestinienne fondamentale. Son origine remonte à 1948, lorsque que la guerre civile entre les populations juives et arabes a provoqué l'exode de 700 000 Arabes de Palestine. La guerre des Six jours, qui a eu lieu en 1967 entre Israéliens et plusieurs pays arabes a également ajouté plusieurs centaines de milliers de réfugiés supplémentaires. Ce sont ces réfugiés et leurs descendants qui réclament le droit de revenir sur leurs terres. Pour les Israéliens, cette revendication constitue un obstacle majeur à la paix.

La mobilisation doit durer six semaines et prendre fin le 15 mai, jour que les Palestiniens appellent "nakba" ou "catastrophe", quand plusieurs centaines de milliers d'entre eux sont partis en exil en 1948. Préparées de longue date, ces manifestations sont officiellement poussées par la société civile. Le Hamas, l'organisation qui contrôle la bande de Gaza, et considérée comme terroriste par Israël, soutient la marche. Elle avait assuré qu'elle veillerait à ce que personne n'approche dangereusement de la frontière.

La "grande marche du retour" a débuté à l'occasion de la "journée de la terre", qui marque chaque 30 mars la mort, en 1976, de six Arabes israéliens pendant des manifestations contre la confiscation de terres par Israël. Les Arabes israéliens sont les descendants des Palestiniens restés sur place lors de la création de l'Etat d'Israël, en 1948.

Comment expliquer un tel regain de violence ?
Lors de l'organisation de cette marche, les dirigeants militaires et politiques israéliens avaient prévenu que l'armée n'hésiterait pas à ouvrir le feu en cas de tentative d'infiltration sur le territoire israélien. L'Etat hébreu évoque l'accord de cessez-le-feu négocié en 2014 avec les Palestiniens, pour justifier l'utilisation de la force sur la zone tampon de 300 mètres autour de la frontière. Le ministre de la Défense israélien, Avigdor Lieberman, a d'ailleurs prévenu que "des centaines de tireurs d'élite" étaient déployés à la frontière.

Vendredi, un petit nombre d'entre eux s'est approché à quelques centaines de mètres de cette barrière ultra-sécurisée, régulièrement le théâtre de heurts sanglants entre habitants de l'enclave et soldats. Ces derniers ont répliqué en tirant à balles réelles et en faisant usage de gaz lacrymogène. Dans un communiqué, l'ambassadeur israélien aux Nations unies, Danny Danon, a porté la responsabilité de ces tirs sur le Hamas, tandis que le président palestinien Mahmoud Abbas a déclaré dans un discours qu'il tenait Israël pour pleinement responsable de ces morts.

Quelles sont les réactions ?
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a demandé vendredi la tenue d'une "enquête indépendante et transparente" sur ces affrontements meurtriers. "Le risque de l'escalade est réel", a estimé devant le Conseil de sécurité le représentant français. "Il y a la possibilité d'un nouveau conflit dans la bande de Gaza", s'est-il inquiété. Israël et le Hamas se sont livré trois guerres dans l'enclave palestinienne depuis 2008 et observent depuis 2014 un cessez-le-feu tendu.

"Nous sommes profondément attristés par les pertes humaines aujourd'hui", a déploré le diplomate américain au Conseil de sécurité. Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont exprimé des regrets quant au calendrier de la réunion, ce vendredi étant la Pâque juive, synonyme d'absence de responsables israéliens.

"En matière de droit de l'Homme, cela constitue des crimes", a dénoncé samedi, sur franceinfo, Majed Bamya, diplomate palestinien à la mission de l'Etat de Palestine auprès des Nations unies. "Les Israéliens se moquent du droit international", a-t-il ajouté, en faisant référence au Conseil de sécurité de l'ONU, inefficace, selon lui, à cause de la position américaine auprès de son allié israélien.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PEUTÊTRE



Messages : 382
Date d'inscription : 21/12/2017

MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Dim 1 Avr - 3:43


ben tiens donc !

antifa
bruxelles.indymedia.org

« Gaza est un "ghetto" islamiste : mort aux fachos islamistes ou sionistes : Entretuez vous !
Les trolls nationalistes qui prennent partie ou patrie sont des ennemi-e-s »




Netanyahu félicite l'armée israëlienne pour avoir "protégé les frontières du pays"

Les Etats-Unis bloquent une déclaration de l’ONU sur les violences à Gaza

Citation :
Rassemblement de solidarité avec Gaza
Dimanche 1er avril 2018 à 15h,
Place de la République, Paris.

« Vendredi 30 mars, Journée de la terre : 16 morts et 1416 blessés, à GAZA »
Ce vendredi 30 mars, à Gaza, 16 palestiniens ont été tués et plus de 1416 ont été blessés par les tirs des snipers de l’armée d’occupation israélienne, à l’occasion de la « Journée de la terre ». Environ 30 000 palestiniens se sont rendus aux frontières de la bande de Gaza avec Israël. Cette marche pacifique qui s’inscrit dans le mouvement de la « Grande marche du retour », a pour objectif d’exiger le « droit au retour » de tous les réfugiés palestiniens dans leurs villes et villages d’origine, en application de la résolution 194 votée par les Nations Unies, le 11 décembre 1948, et de briser le siège imposé à la bande de Gaza depuis 11 ans.

Nous exigeons :

- la fin de blocus
- l’arrêt des massacres contre la population
- des sanctions contre Israël

La Coordination des associations palestiniennes de Paris


Des dizaines de milliers de Palestiniens avaient convergé hier à la frontière entre la bande de Gaza et Israël,
au premier jour d'une manifestation qui doit s'étendre sur six semaines.
[Mohammed Salem - Reuters]

on reconnaît le credo assimilant toute lutte anticolonialiste à une lutte bourgeoise de libération nationale, comme si les deux étaient séparables en l'état, et donc ça ne regarderait pas les "prolétaires"... Elle est belle, la neutralité au nom de la lutte de classes !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Tristan Vacances



Messages : 457
Date d'inscription : 21/12/2016

MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Dim 8 Avr - 15:20

« Dans les années 50, Israël, qui avait besoin de populations pour consolider le pays,
n’hésita pas à créer un sous-prolétariat juif »


Derrière l'accueil des Juifs séfarades en Israël, une discrimination d'État
Jacques Benillouche Slate.fr 7 avril 2018

L'ouverture d'archives révèle au grand jour l'existence, dans les années 1950 et 1960, d'un plan officiel des autorités israéliennes pour contrôler l'installation des Juifs d'Afrique du Nord.


Dans le désert du Néguev, où les Juifs séfarades ont été contraints de s'installer
Capture écran issue de «Salah, voici la Terre d’Israël» via YouTube

vidéos dans l'original
Citation :
Il aura fallu soixante-dix ans pour qu'en Israël, les archives s’ouvrent et les langues se délient. Des faits, racontés par les protagonistes mais souvent démentis par les autorités, sont devenus une réalité douloureuse de l’histoire de l’immigration juive en Israël dans les années 1950-1960.

À la création de l’État d’Israël, sur injonction des dirigeants sionistes historiques –et notamment du premier d’entre eux, David Ben Gourion, le pays imposa une discrimination officielle à l’égard des Juifs originaires d’Afrique du Nord.

Création d'un sous-prolétariat juif

Selon les leaders de l’époque, il s’agissait d’une nécessité impérieuse, face à la situation critique que traversait le pays en création. Sur le plan démographique et pour des raisons sécuritaires, il fallait peupler le désert du Néguev, face à Gaza. Sur le plan économique, des industries devaient être créées pour occuper des immigrants venus du monde entier.

Mais les mesures prises à haut niveau ne furent appliquées qu’aux seuls originaires d’Afrique du Nord; deux générations de Séfarades ont été sacrifiées dans l’intérêt unique des Juifs de l’Est, les Ashkénazes.

Un début de scandale a suivi la diffusion de la série documentaire Salah, voici la Terre d’Israël, réalisée par David Dhéri, Ruth Yuval et Doron Glazer, qui a révélé des décisions gouvernementales incroyables.

Tout a commencé dans les années 1950 dans les villes du sud du Maroc et de la Tunisie, où de nombreux Juifs, très peu touchés par le modernisme importé par le colonialisme, vivaient dans des conditions misérables. Certains dirigeants israéliens avaient alors un raisonnement étonnant: «Les Juifs de certains villages s’habillaient comme les Arabes, parlaient leur langue, mangeaient comme eux. Ils étaient donc des ennemis, comme les Arabes».

Extrait de Salah, voici la Terre d’Israël, réalisée par David Dhéri, Ruth Yuval et Doron Glazer, doublage français de Jacques Benillouche

Il est vrai que rien ne distinguait les Juifs des autochtones arabes; on pouvait donc les traiter différemment des Européens, «plus civilisés». Mais au Maroc, ils avaient leur travail, leurs habitudes et leurs traditions religieuses, dans un pays qui les tolérait. Alors Israël, qui avait besoin de populations pour consolider le pays, n’hésita pas à créer un sous-prolétariat juif.

Israël, qui comptait en 1950 1,3 million d’habitants, lorgnait sur les 200.000 Juifs du sud du Maroc, jugés peu exigeants. Des membres de l’Agence juive, organisme d’État, ont été envoyés pour faire venir ces Juifs, afin de réaliser la prophétie lue chaque année à Pessa'h (Pâque juive), «l’an prochain à Jérusalem». C’était le rêve de tous ceux qui attendent le Messie, mais en particulier celui des Marocains.

Extrait de Salah, voici la Terre d’Israël, réalisée par David Dhéri, Ruth Yuval et Doron Glazer, doublage français de Jacques Benillouche

Envoyés dans le désert du Néguev

Les délégués israéliens furent aidés dans leur propagande par les pogroms d’origine arabe en Afrique du nord. Le 5 août 1934, un pogrom exécuté par une foule musulmane fanatisée déferla sur le quartier juif de Constantine (Algérie), chef-lieu d’un département français du même nom. Pendant toute une journée, la foule avait égorgé et pillé impunément, faisant vingt-sept morts –dont vingt-cinq citoyens français juifs.

Le pogrom de Tripoli (Libye) en 1945 fut le plus violent massacre de Juifs en Afrique: entre les 5 et 7 novembre, plus de 140 Juifs ont été tués.

Une série de pogroms eut également lieu les 7 et 8 juin 1948, au lendemain de la création de l’État d’Israël, dans les villes d'Oujda et de Jerada, au nord-est du Maroc, faisant quarante-deux victimes juives.

Ces attaques contre les Juifs ont facilité le travail des délégués de l’Agence juive, qui ont exploité la peur pour pousser les Juifs du Maroc à émigrer.

Extrait de Salah, voici la Terre d’Israël, réalisée par David Dhéri, Ruth Yuval et Doron Glazer, doublage français de Jacques Benillouche

Des bateaux d’immigrants ont accosté au port de Haïfa, déversant des dizaines de milliers de candidats désireux de réaliser le rêve sioniste. Mais ils ignoraient le protocole défini en secret par les autorités: les immigrants –femmes, enfants et vieillards– qui s’attendaient à rejoindre Jérusalem, ou à la rigueur Tel-Aviv, ont été entassés dans des camions pour parcourir des centaines de kilomètres jusqu’au désert du Néguev, dans ce qui allait devenir les villes de Yeruham, Netivot, Dimona ou Kyriat Chemona.

Extrait de Salah, voici la Terre d’Israël, réalisée par David Dhéri, Ruth Yuval et Doron Glazer, doublage français de Jacques Benillouche

Yeruham était à l'origine un camp de transit pour les nombreux Roumains arrivés en 1951, qui se sont installés quelques années après dans les grandes villes du centre pour être remplacés par les Juifs du Maroc, envoyés dans cette zone-frontière pour assurer la sécurité du sud du pays.

Les immigrants étaient transportés en pleine nuit pour éviter la contestation, mais face au désert dans lequel on voulait les parquer, beaucoup ont refusé de descendre des camions, arguant qu’on les avait amenés dans «un camp de la mort».

Ils n’avaient malheureusement pas le choix, sauf à être jetés à terre avec leurs baluchons; ils avaient découvert trop tard qu’on les avait bernés. Au lieu de Jérusalem, ils avaient été envoyés «au bout du monde, à droite». Leurs passeports, souvent un simple laissez-passer de voyage, leur furent confisqués pour empêcher tout retour au pays d’origine.

Orientation imposée

Le protocole d’intégration des Juifs du Maroc avait été conçu par des bureaucrates israéliens agissant sur ordre de David Ben Gourion, qui avait déclaré en 1949: «Nous avons conquis des territoires, mais ils n'ont pas, sans colonies, de valeur décisive; telle est la conquête véritable! L'avenir de l'État dépend de l'immigration».

Le chef de département de l'Agence juive, Giora Yoseftal, avait consciemment créé ce camp de transit comme «une cité dans le Néguev, un désert, une région désolée qui offre un passage aux infiltrés et bandits de la Bande de Gaza vers la Jordanie». Les archives le désignent aujourd’hui comme le concepteur principal du plan d’intégration des nouveaux venus, qui durent se contenter de tentes militaires ou au mieux de baraques de bois sans confort minimum.

Extrait de Salah, voici la Terre d’Israël, réalisée par David Dhéri, Ruth Yuval et Doron Glazer, doublage français de Jacques Benillouche

Israël avait importé de la main-d’œuvre en feignant d’ignorer que ces Juifs bénéficiaient au Maroc de l’école française de la République, qui permettait au plus grand nombre d’évoluer dans l’échelle sociale.

L’objectif était de maintenir un sous-prolétariat aux ordres des Ashkénazes, les Juifs de l’Est de l’Europe. Une école primaire avait certes été installée à Yeruham, mais tous les jeunes sans exception n’avaient qu’une seule orientation imposée, quelles que soient leurs prédispositions: l’école professionnelle, qui formait des ouvriers, ou l’école agricole, pour les futurs travailleurs des champs.

Globalement, ces Marocains n’avaient pour avenir que le travail manuel, dans des usines de textiles ou de fabrication de bouteilles. Volontairement, aucun lycée n’avait été prévu: les études devaient s’arrêter au primaire. Tels furent les ordres de la nomenklatura ashkénaze, qui s’estimait en droit de choisir les immigrants privilégiés pouvant disposer des logements et des emplois. Les Marocains ne faisaient pas partie de leur liste.

À l’époque, l’unique syndicat, la Histadrout, faisait la pluie et le beau temps. Aucun contestataire ne pouvait quitter Yeruham sans se retrouver banni, boycotté par tous les employeurs sur ordre du syndicat.

Polonais favorisés, Marocains «arriérés»

Les Juifs du Maroc ont subi une véritable discrimination, par opposition aux immigrés juifs de Pologne, arrivés en Israël dans les années 1956-1959.

En octobre 1956, le Comité central du Parti ouvrier unifié polonais (POUP) nomma Wladislaw Gomulka au poste de Premier secrétaire. S'ouvrait une période de dégel, bientôt suivie d’une recrudescence du climat antisémite dans la société. Les nouvelles autorités ont alors assoupli les procédures d’émigration pour les citoyens polonais d’origine juive, qui furent autorisés à partir en Israël contre des fonds américains.

En Israël, les Juifs polonais reçurent un traitement de faveur, en étant autorisés à s’installer au centre du pays et non dans le désert du Néguev, que ce soit à Holon, à Ra’anana, à Bat Yam ou bien à Tel-Aviv –où une partie d’entre eux a d’ailleurs été à l’origine de la création du quartier aujourd'hui huppé de Ramat Aviv, au nord de la ville, appelé non sans humour «Gomulkowo».

Les dirigeants juifs de l’époque se justifièrent en affirmant que les Marocains étaient «arriérés», au même titre que les Arabes. Leur erreur, volontaire, fut de ne donner aucune chance à la nouvelle génération, qui pouvait pourtant s’émanciper grâce à des études.

Les «arriérés» restèrent des années dans des baraques de bois couvertes de tôle ondulée, attendant qu’un «immigrant privilégié meurt, pour récupérer son appartement». Ils n’avaient le droit de vivre que «dans une prison entourée d’arbres», comme l’expliquait une jeune dans le reportage.

Tout a été planifié, écrit et enregistré sur des documents officiels, dactylographiés par les fonctionnaires scrupuleux de l’État. Ils avaient reçu des ordres d’en haut et, en bons «élèves soviétiques», ils les ont appliqués à la lettre. L’ouverture des archives a permis de connaître par le détail les mesures discriminatoires à l’égard des 200.000 premiers immigrants résignés du Maroc.

Mémoire d'un avenir sacrifié

Contrairement à leurs parents, de jeunes Marocains ont tenté de se révolter en 1971 à travers le mouvement israélien des Blacks Panthers, créé par Saadia Marciano et Reuven Abergel, mais ils étaient mal structurés.

Leurs manifestations de rue ont été réprimées avec violence par la police. Une bonne propagande les avait assimilés à des délinquants, alors qu’ils contestaient légitimement la discrimination dont ils étaient l’objet. Les forces de l'ordre avait réussi à les infiltrer, pour emprisonner les jeunes dirigeants, et le mouvement s’essouffla, en l'absence d'écho parmi la classe politique.

L’un des jeunes, Charlie Biton, fut accueilli par le parti communiste Hadash, qui lui offrit un poste de député sans envergure. Le parti, à majorité arabe, était déconsidéré par la population juive –ce qui aggrava son cas.

Cette discrimination à l’égard des Orientaux dura des décennies, et persiste encore aujourd’hui dans certains secteurs du pays –sauf à l’armée. Menahem Begin, le leader nationaliste du Likoud avait compris le problème: il s’appuya en 1977 sur cette communauté pour ravir le pouvoir aux travaillistes. Depuis, de nombreux Marocains eurent les honneurs du pouvoir, tel l’ancien maçon David Lévy –devenu à plusieurs reprises ministre des Affaires étrangères– et Gadi Eizenkot –actuel chef d’état-major de Tsahal.

Les épisodes des années 1950 restent malgré tout gravés dans les mémoires de ceux qui ne pardonneront jamais aux élites ashkénazes d’avoir sacrifié l’avenir de leurs parents et grands-parents.

Les archives, soustraites à la population durant soixante-dix ans, ravivent des souvenirs. De nombreux protagonistes, encore vivants, témoignent dans le documentaire Salah, voici la Terre d’Israël. Certains n’hésitent pas à faire un parallèle entre les Juifs du Maroc de l’époque et les Palestiniens d’aujourd’hui. C’est en ce sens que l’Histoire bégaie parfois.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PEUTÊTRE



Messages : 382
Date d'inscription : 21/12/2017

MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mar 15 Mai - 4:50

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
PEUTÊTRE



Messages : 382
Date d'inscription : 21/12/2017

MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Aujourd'hui à 13:34


voilà qui ne va pas simplifier la définition de l'antisémitisme, comme si tout était fait pour la brouiller...



La mesure la plus controversée du projet de loi adopté ce jeudi par le Parlement israélien, créer de nouvelles localités exclusivement réservées aux Juifs, a cependant été amendée après une vague de critiques.

Citation :
« C'est un moment décisif dans l'histoire de l'État d'Israël, qui inscrit dans le marbre notre langue, notre hymne et notre drapeau ». Après l'adoption par le Parlement d'un projet de loi définissant Israël comme « l'État-nation du peuple juif », le premier ministre Benjamin Nétanyahou s'est publiquement réjoui du résultat de ce vote. Le texte entre dans la catégorie des lois fondamentales qui font office de constitution en Israël.

Adopté par 62 voix contre 55, ce texte établit notamment que l'hébreu devient la seule langue officielle d'Israël. Aucune loi n'ayant été votée à ce sujet depuis la création de l'État d'Israël en 1948, l'hébreu et l'arabe étaient jusqu'à présent toutes deux considérées comme des langues quasi officielles, utilisées dans tous les documents étatiques.

Pas de nouvelles localités réservées aux juifs

Dans sa précédente version, le projet de loi évoquait la possibilité de créer des localités exclusivement réservées aux Juifs, ce qui en excluait les citoyens arabes israéliens qui constituent 17,5% de la population totale israélienne. Cette formulation avait suscité une vague de critiques, notamment du président Reuven Rivlin, du procureur général Avishai Mandelblit et de la délégation de l'UE en Israël en raison de son caractère jugé discriminatoire.

Le texte amendé et voté jeudi affirme que « l'État considère que le développement des implantations juives relève de l'intérêt national et que l'État prendra les mesures pour encourager, faire avancer et servir cet intérêt ». Cette nouvelle formule, plus vague, a toutefois été dénoncée par l'opposition, notamment par le député arabe Ayman Odeh, qui a brandi durant le débat un drapeau noir à la tribune pour marquer « la mort de notre démocratie ».

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   

Revenir en haut Aller en bas
 
PALESTINE et ISRAËL
Revenir en haut 
Page 4 sur 4Aller à la page : Précédent  1, 2, 3, 4
 Sujets similaires
-
» Conflit israélo-palestinien
» Marine israélienne - Israeli Navy
» Selon Wikileaks, Israël aurait déja déjà détruit des infrastructures nucléaires de l’Iran
» Un diplomate israélien, a récemment fait sourire la communautés diplomates aux Nations Unies :
» ISRAËL SAYERET MATKAL

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION :: MONDE ACTUEL, LUTTES, ANALYSES et THÉORISATIONS :: le MONDE du CAPITAL : continents, migrations, 'Nègres du monde'... transnationalisme-
Sauter vers: