PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 PALESTINE et ISRAËL

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MessageSujet: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 4:54

note du 8 décembre 2015 : aussi étrange que cela puisse paraître, il n'existait pas de rubrique "Moyen-Orient". Ne souhaitant pas les multiplier, j'élargis ce sujet initialement réservé à la Palestine...


avec le temps, va, la Palestine est là

particulièrement désolé de la disparition de ce dossier qui comportait des informations peu connues et des liens vers des blogs excellents

je les reconstituerai avec le temps, et le temps, concernant la Palestine, dure longtemps...

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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 4:55



Israël sur le point de fermer le seul théâtre palestinien à Jérusalem Abir Kopty 27 novembre 2015

Le Théâtre national palestinien « Al Hakawati » a publié aujourd’hui un appel aux institutions de Jérusalem et aux hommes d’affaires de la ville dans le but de sauver le théâtre de sa fermeture, prévue dans les 48 heures

Abir Kopty a écrit:
D’après la déclaration du théâtre, son directeur Amer Khalil a reçu ce jeudi 26 un appel téléphonique de l’Autorité israélienne des recouvrements et saisies (ECA), responsable des recouvrements de dettes et de l’application de la loi, lui notifiant l’intention de procéder à la saisie dans les 48 heures de l’immeuble qui accueille le théâtre.

La déclaration ajoutait également que, voici deux semaines, l’ECA israélienne a également saisi le compte bancaire du théâtre et qu’elle avait transmis une notification écrite de la saisie du théâtre à son directeur.

Depuis lors, la direction a adressé un appel à de nombreuses institutions dans l’espoir de trouver le soutien financier qui lui permettrait d’apurer sa dette envers les autorités israéliennes (y compris la municipalité, l’Assurance nationale et la compagnie d’électricité, mais cet appel est resté vain jusqu’à présent, ajoute la déclaration.


Nombreux sont ceux qui estiment que cette procédure pourrait sembler normale de la part d’un État désireux de recouvrer les sommes dues par ses citoyens mais, vu la situation complexe de Jérusalem et la vulnérabilité des institutions palestiniens sous l’occupation et les mécanismes d’oppression israéliens, le problème devient une affaire politique par excellence.

Le théâtre Al Hakawati est le dernier théâtre palestinien encore en activité et l’une des rares institutions culturelles restantes à Jérusalem, après le long processus de liquidation par Israël de la vie culturelle et politique palestinienne dans la ville. Situé au centre de Jérusalem, le Théâtre national palestinien (fondé en 1984) est devenu une institution importante et un centre de la culture et de l’art palestiniens.

Toutefois, Al Hakawati n’a jamais été à l’abri de la machine d’oppression israélienne. Selon la direction du théâtre, Israël a interrompu les activités d’Al Hakawati a plus de 35 reprises. En 2008, la police israélienne avait déployé ses forces devant le théâtre et l’avait ainsi empêché d’organiser un festival culturel intitulé « Jérusalem, capitale culturelle arabe en 2009 ». De même, en 2013, Israël avait empêché la tenue d’un festival de marionnettes destinés aux enfants censé se dérouler dans le théâtre.

Ne parlons pas des tentatives des colons de s’emparer de force du site du théâtre. Désormais, ils ont une excuse, en admettant qu’il leur en faille une.

En outre, la menace qui pèse sur Al Hakawati montre bien la pauvreté du soutien politique et financier (inconditionnel) dont bénéficient les institutions palestiniennes de Jérusalem.

Finalement, voici une nouvelle illustration de la manière dont l’occupation israélienne constitue une affaire juteuse. Dans l’intention de financer votre colonialisme, vous imposez lourdement ceux qui le subissent.


Publié le 26 novembre 2015 sur le site d’Abir Kopty

Traduction : Jean-Marie Flémal


Abir Kopty
Citation :
Palestinienne. Militante sociale, féministe et politique. Est née et a grandi à Nazareth, a également vécu quelques années à Haïfa, Londres et Ramallah. Durant de nombreuses années, a travaillé dans les médias et le domaine de la communication, y compris en tant que porte-parole du Centre Massawa et du Comité de coordination de la lutte populaire. Ancienne conseillère municipale de la ville de Nazareth. Titulaire d’une maîtrise en Communication politique de l’Université de la Ville de Londres. Actuellement, candidate au doctorat à l’Institut des études sur les médias et la communication de l’Université libre de Berlin.

D’autres articles d’Abir Kopty ou parlant d’elle, publiés sur ce site


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 4:58

merci à Segesta qui m'a aidé à retrouver quelques pages en "cache Google". Le problème est qu'on ne peut les éditer, et que les liens tombent sur des pages "qui n'existent plus"...



Quand les filles palestiniennes se mêlent aux violences 09 Oct. 2015


Une jeune palestinienne se prépare à jeter des pierres
vers les forces de sécurité israéliennes à Hébron,
le 7 octobre 2015 (AFP/HAZEM BADER)


"La patrie n'appartient pas qu'aux garçons!" Le visage couvert du keffieh, les filles palestiniennes ont décidé de se mêler aux violences en lançant pierres et slogans contre les soldats israéliens en Cisjordanie occupée


Citation :
"On constitue la moitié de la société, on a aussi le droit de défendre notre pays", lance une étudiante, dont seuls les yeux maquillés dépassent du foulard à carreaux noirs et blancs, au milieu de heurts avec les militaires à un check-point à la sortie de Ramallah
Citation :


Avec ses camarades, garçons et filles, cette Palestinienne de 18 ans qui porte un petit haut de mousseline rose, serre dans sa main aux ongles polis et vernis des cailloux ramassés en bord de route. "On a 18 ans, on est majeures, on n'a plus peur maintenant", lance-t-elle, se refusant à donner son nom ou à se faire photographier.

"Si mes parents savaient que je suis là...", renchérit une autre, dont les longs cheveux dépassent du keffieh qui masque son visage, en passant son pouce sous son cou, mimant le geste d'un égorgement.

Même si sa famille n'approuve pas, pour elle, c'est "une question de conscience: si tout le monde a peur, personne ne va se sacrifier pour la patrie".

Une patrie où "personne n'est en sécurité: les colons sont partout et nous attaquent", lance une autre manifestante, vêtue d'une longue robe en jeans bleue.

Absente aux premiers jours des violences, de plus en plus de filles se joignent aux garçons dans leur "lutte" contre l'occupation israélienne dans les villes de la Cisjordanie.

- 'La décision revient au peuple' -

Ces filles assurent vouloir en finir avec le "harcèlement" des colons, les check-points et l'occupant. Pour cela il faut que "l'intifada continue parce que cela fait longtemps qu'on a arrêté d'écouter le président" Mahmoud Abbas, explique une étudiante en première année de littérature.

"Il nous avait promis une bombe lors de son dernier discours et on n'a toujours rien vu", dit cette jeune fille au visage également couvert.

Cherchant à éviter l'escalade, M. Abbas a appelé au calme et depuis des mois se targue d'avoir arraché pour son peuple le statut d'Etat observateur à l'ONU et la levée de son drapeau au siège de l'ONU, mais cela ne suffit pas.

"La décision revient au peuple, moi je ne crois pas aux négociations", affirme, plus loin, une étudiante en comptabilité de 18 ans, alors que des décennies de pourparlers n'ont toujours pas donné naissance à un Etat de Palestine indépendant.

Au même moment, une grenade assourdissante tirée par les soldats israéliens atterrit dans un sifflement, précipitant son départ et celui de ses amies.

- Funérailles, rassemblements, attaque -

Comme une volée d'oiseaux, elles se replient mais un peu plus loin, d'autres filles passent à l'action: cocktails Molotov ou pierres en main, elles montent en première ligne avec des garçons pour les lancer contre les soldats israéliens.
Lors des funérailles des Palestiniens tués sous les balles des soldats israéliens, les filles sont aussi là.

Keffieh sur les épaules, habillées de robes traditionnelles palestiniennes brodées de rouge ou de pantalons slim dernier cri, elles scandent "Vers Jérusalem, nous fonçons, martyrs par millions", ou encore "Unité nationale: Fatah, Hamas, Front populaire", du nom des différents mouvements palestiniens.

Car dans les rassemblements des syndicats étudiants ou quand il s'agit d'aller manifester, les filles sont aussi là en nombre, au nom de tous les partis.

A l'université de Bir Zeit près de Ramallah, elles sont plus nombreuses que les garçons --qui eux s'époumonent dans les micros et posent en premier plan, écharpes des différents mouvements autour du cou.

D'autres filles sont allées plus loin encore. L'une d'elle est aujourd'hui entre la vie et la mort après avoir tenté de poignarder un juif dans la Vieille ville de Jérusalem avant que l'homme ne lui tire dessus.


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 4:59



ENTRETIEN AVEC ZIAD MEDOUKH (GAZA) 2 décembre 2015 par actualites des 7 (R.Bibeau)


ZIAD MEDOUKH A LA NOUVELLE REPUBLIQUE : « Brandir le drapeau algérien est très symbolique pour les jeunes palestiniens » Par Cherif Abdedaïm La Nouvelle République Alger Décembre 2015

Dans la continuité du dossier « Palestine », nous avons posé quelques questions à Ziad Medoukh, docteur et écrivain palestinien, directeur de l’Institut de français à l’université d’Al Aqsa à Gaza

Citation :
La Nouvelle République/ L’agitation gronde de plus belle en Palestine avec pour conséquence, des dizaines de morts et de blessés. D’une part qu’est-ce qui motive ces jeunes Palestinien ? Et d’autres part, cette épuration ethnique « en mode ralenti », peut-elle être enrayée ?

Ziad Medoukh/ Depuis plus de 40 jours, et au début de mois d’octobre dernier, les jeunes palestiniens en Cisjordanie, dans la bande de Gaza, et dans la ville de Jérusalem, sont descendus dans la rue pour exprimer leur colère, ils affrontent les soldats israéliens et les colons armés par des pierres et leur poitrines nues

Les raisons de ce soulèvement populaire sont : les attaques permanentes de la part des soldats et des colons israéliens contre les civils palestiniens, les provocations israéliennes à travers des visites sur les lieux saint, notamment dans la ville de Jérusalem, les assassinats des palestiniens innocents et brûler des enfants palestiniens par des colons israéliens.

La génération Oslo se révolte, les jeunes qui sont nés dans les années 1994 et 1995, et après 20 ans d’Oslo, ils n’ont rien réalisé, ni rêves, ni avenir, c’est le désespoir total qui règne, sans oublier l’échec de processus de paix, et le silence complice de la communauté internationale, l’absence de perspectives chez les jeunes, le blocus sur Gaza, l’impunité d’Israël, et l’attitude de ce gouvernement d’extrême droite qui refuse de relancer les négociations de paix.

Les jeunes palestiniens sont de plus en plus déterminés, après 40 jours, et malgré la mort de plus de 80 palestiniens, parmi eux 20 qui ont moins de 16 ans, 5 femmes, et la blessure de plus de 3000 palestiniens, et l’arrestation de 2500, la révolte se poursuit.


La Nouvelle République / Cette troisième Intifada (des couteaux après les pierres) semble se distinguer des précédentes par deux faits nouveaux. D’une part, la spontanéité des jeunes Palestiniens qui semblent décidés à prendre les choses en mains faisant fi des éternelles règles adoptées par les partis politiques. Et d’autre part, le brandissement du drapeau algérien. Dans ce sens, quelle lecture peut-on avancer ?

Ziad Medoukh / Oui, les jeunes palestiniens sont déterminés et motivés, ils poursuivent leurs affrontements avec les soldats et les colons israéliens, ils développent des moyens de résistance efficaces, en dehors des attentats par des couteaux, et ceci loin des partis politiques, qui observent et essayent de profiter de ces événements, mais le dernier mot dans ce soulèvement revient aux jeunes qui sont en train d’imposer leur point de vue sur le terrain, et pas dans les principes et les slogans politiques.

Brandir le drapeau algérien est très symbolique pour les jeunes palestiniens, en fait les jeunes palestiniens voulaient envoyer trois messages :

– D’abord que l’Algérie, est parmi les rares pays arabes qui soutiennent la cause palestinienne au niveau officiel et populaire.

– Que l’Algérie, qui a résisté pendant plus de 132 ans contre la colonisation française, est un modèle de résistance pour nous Palestiniens.

– C’est un appel à la solidarité arabe et musulmane, via un pays qui a des principes et qui défend des causes et des valeurs comme l’Algérie, un pays qui est loin de la Palestine géographiquement, mais qui est proche par la mobilisation et le soutien sans intérêts, ni pression.


La Nouvelle République / A chaque révolte palestinienne, les alliés d’Israël utilisent la ligue arabe pour « calmer les esprits » avec une succession de rounds de négociations, de feuilles de routes qui depuis belles lurettes n’ont été que des mirages à l’image des promesses coloniales en Algérie. Suite à cette nouvelle Intifada on ressasse le même discours : réunion de la Ligue arabe pour étudier une éventuelle sortie de crise. Pensez-vous que ces jeunes vont se conformer aux décisions qui seraient prises par les décideurs Palestiniens conformément à celles qui seraient avancées au cours d’un éventuel sommet de la Ligue arabe ?

Ziad Medoukh / Je pense que les jeunes palestiniens courageux et déterminés ont perdu la confiance en ces institutions arabes et internationales qui ne font rien pour arrêter les crimes israéliens contre notre peuple occupé, et le fait de poursuivre leur soulèvement qui entre son deuxième mois, montre que les jeunes qui gèrent belle et bien cette révolte contre l’oppression et contre l’injustice, ne vont pas céder sauf avec du changement et une victoire sur le terrain comme le retrait israélien de quelques villes palestiniennes en Cisjordanie, ou la libération des prisonniers, voire le départ des colons de nos villes et villages occupés et encerclés.


Le principe de ces jeunes : pas de retour en arrière quelques soient les pertes et malgré les complots.

La Nouvelle République / La première Intifada date de décembre 1987 et a duré six ans. La deuxième explosait en 2000 pour se terminer en 2005. Vus les facteurs évoqués dans vos réponses précédentes, cette nouvelle Intifada serait-elle la bonne ou pourrait-elle s’estomper dans la durée ?

Ziad Medoukh / Ce soulèvement populaire n’est pas encore arrivé à une vraie Intifada, car les deux premières Intifadas étaient bien organisées, avec une unité nationale, ce qui n’est pas le cas dans ce soulèvement.

La poursuite de ce soulèvement, sa continuité dans la durée, et son efficacité dépend des éléments suivants :

– La capacité des jeunes à assurer la continuité de leurs actions sur le terrain

– L’intervention des partis politiques palestiniens pour soutenir ou pour arrêter ce soulèvement.

– Les représailles israéliennes, et la réaction israélienne face à ce soulèvement

– La réaction de la communauté internationale : est ce qu’elle va proposer des solutions et va faire pression sur les autorités israéliennes pour arrêter ses crimes contre les Palestiniens et relancer le processus de paix ?

– La réaction des factions militaires palestiniennes de rester silencieuses ou des mener des attentats militaires contre les soldats et les colons israéliens

– L’entente entre le Fath et le Hamas, les deux partis rivaux en Palestine, la fin de la division et arriver à une unité nationale en Palestine, et se mettre d’accord sur une forme de résistance unique contre les mesures atroces de l’occupation israélienne.


La Nouvelle République / Actuellement, l’Esplanade des Mosquées est devenue inaccessible aux Palestiniens, mais l’armée, épaulée par les colons s’est déployée un peu partout pour provoquer des affrontements, tandis que les commerçants de la vieille ville de Jérusalem sont agressés en permanence par des Juifs dits « extrémistes » quand il y a une grosse bavure mais qui ont en réalité carte blanche pour commettre leurs exactions. Dans ce contexte précis, ne pensez-vous pas que Netanyahou a donné un coup de pouce à cet embrasement rapide de la situation en Palestine ?

Ziad Medoukh / Toutes les mesures de ce gouvernement israélien d’extrême droite présidée par Netanyahu envers les Palestiniens, et pas seulement sur l’esplanade de la mosquée Al-Aqsa et dans la ville sainte de Jérusalem, montrent que ce gouvernement vise à provoquer les Palestiniens et rendre leur vie en souffrance permanente, comme le mur d’apartheid en Cisjordanie, le blocus sur Gaza, les barrages militaires, la colonisation, la non-application de tous les accords de paix signés, et la négligence de toutes les résolutions internationales. Ce gouvernement se comporte comme une puissance politiques, économique et militaire, sans aucune réaction officielle de l’extérieur.

Netanyahu encourage la violence, ils se moque des tous les dirigeants internationaux, il veut humilier le peuple palestinien, même en rendant son peuple israélien vivre dans la peur et l’insécurité.

La Nouvelle République / Face au Congrès Sioniste mondial, le premier ministre israélien a osé déclarer qu’ « Hitler ne voulait pas exterminer les juifs » affirmant que c’est le grand mufti de Jérusalem de l’époque qui avait poussé ce dernier à commettre l’Holocauste. Quelle lecture d’après-vous peut-on faire de cette déclaration ?

Ziad Medoukh / Netanyahu est un grand menteur, ils est connu par ses mensonges à tout le monde, et en premier lieu à son peuple, il n’ a rien amené ni paix ni sécurité, mais personne n’ose le critiquer, car cet état soit disant d’Israël est un état hors la loi, et bénéficie d’une impunité totale.

D’ailleurs Netanyahu, a créé ces mensonges en accusant le Mufti de la Palestine à l’époque Cheik Amin Al Husseini d’être le responsable des massacres des juifs, mais la réponse allemande à ses mensonges, et la réaction internationale, l’ a poussé à revenir à ses déclarations sur l’Holocauste.

Entretien réalisé par Chérif Abdedaï

http://www.les7duquebec.com/author/algerie/


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:00


« Guerre des couteaux »»
actualites des 7 (R.Bibeau) 3 décembre 2015

Cela ne s’embrasait pas assez vite, alors Netanyahou (Premier ministre israélien) a donné un coup de pouce : non seulement l’Esplanade des Mosquées est devenue inaccessible aux Palestiniens, mais l’armée, épaulée par les colons s’est déployée un peu partout pour provoquer des affrontements, tandis que les commerçants de la vieille ville de Jérusalem sont agressés en permanence par des Juifs dits « extrémistes », quand il y a une grosse bavure, mais qui ont en réalité carte blanche pour commettre leurs exactions

Papier 1/
Citation :
QU’EN EST-IL DE L’INTIFADA ?

« L’intifada avance, elle ne craint rien. Elle ne s’arrête pas, ni recule ni ne succombe, malgré la sauvagerie de l’occupation, la sévérité de ses mesures et de sa politique. Elle avance orpheline, tire sa force et sa vigueur d’Allah, et s’inspire des âmes des martyrs » (sheikh Nafez Azzam, dirigeant au mouvement du Jihad islamique en Palestine, 13 novembre).

Certains discutent encore pour savoir si ce qui se passe en Palestine occupée est bien une « intifada » ou non, 45 jours après le déclenchement du soulèvement populaire, où la « guerre des couteaux » voisine avec les manifestations, et où les tirs contre les colons et soldats de l’occupation alternent avec les lancements de pierres et de cocktails Molotov. Pour ceux-là, l’Intifada correspondrait à un certain schéma, qui ne s’applique pas à la situation actuelle. Quoiqu’il en soit, l’Intifada se poursuit, se développe et s’étend en Cisjordanie , mais a reculé dans les territoires occupés en 48, à cause des multiples pressions exercées, notamment par l’Autorité palestinienne et des partis arabes palestiniens participant aux élections du Knesset sioniste. Mais, comme le disent des responsables palestiniens de ces territoires occupés, la répression sioniste qui s’est abattue sur eux depuis le début du mois d’octobre dernier reste plus pernicieuse que celle qui s’abat sur les Palestiniens des autres territoires et de ce fait, elle est moins médiatisée. De plus, des Palestinien de 48 ont été victimes de coups de couteaux dans plusieurs localités, ont été expulsés de leur travail de plusieurs entreprises et interdits d’entrer dans certaines localités coloniales et les arrestations se poursuivent, pour divers motifs.

En Cisjordanie , la période qui s’est écoulée a été marquée par la recrudescence des attaques au couteau et à la voiture, notamment dans la région d’al-Khalil, qui est entièrement bloquée par les sionistes, qui en ont fait une prison. Le caractère populaire de l’Intifada dans la région d’al-Khalil n’est plus à démontrer : des dizaines de milliers de manifestants, rassemblant hommes, femmes, jeunes, vieux, enfants, des familles entières, qui réclament le retrait des colons et de leur armée et leur réappropriation de leurs lieux saints, en premier lieu al-Haram al-Ibrahimi. En attendant la libération, les manifestants réclament les corps de leurs martyrs, depuis que les sionistes ont pris la décision de les confisquer et de marchander leur retour aux familles.

Dans les régions de Bayt Lahem et Ramallah, à proximité de la ville d’al-Quds, l’Intifada s’étend également, et de plus en plus de jeunes, de syndicats, d’étudiants, ont décidé de suivre le mouvement, d’autant plus que les criminels de l’armée sioniste ne laissent aucune autre alternative. Toutes les occasions nationales deviennent des occasions pour accentuer la lutte contre l’occupant. Dans les autres régions, les manifestations prennent de l’ampleur comme aux alentours de Tulkarm, et les opérations contre les sionistes sont menées aux barrages de l’armée d’occupation.

Chérif Abdedaïm Décembre 2015. http://www.les7duquebec.com/author/algerie/


Papier 2/
Citation :
L’AUTORITE PALESTINIENNE FACE A CETTE NOUVELLE SITUATION

L’Autorité palestinienne représentée par Mahmoud Abbas n’a pas pris des mesures pour stopper l’Intifada, mais par contre, ses services sécuritaires poursuivent certains militants, notamment du mouvement Hamas qui signale régulièrement l’arrestation de membres du mouvement. L’Autorité palestinienne qui réclame une « protection internationale du peuple palestinien » dans les territoires occupés en 1967, se sent de plus en plus affaiblie, étant à la fois refusée par les sionistes et par des régimes arabes « influents », sans compter les USA et leurs satellites. Cela n’empêche pas Mahmoud Abbas de déclarer une fois encore qu’il est contre le droit au retour des réfugiés, tout en réclamant une « solution juste » à cette question.

Les organisations palestiniennes, le Fateh y compris, soutiennent le développement de l’Intifada, mais les divergences entre elles concernent les revendications qu’elles mettent en avant et la manière dont elles veulent structurer l’Intifada. Pour le mouvement Fateh, l’unanimité n’est pas à l’ordre du jour, chaque dirigeant allant de sa propre vision (Jibril Rajjoub et Abbas Zaki représentent deux voix diamétralement opposées au sein du mouvement).

D’autres mouvements sont traversés de courants différents, certains réclamant la mise en place de programmes politiques pour l’Intifada qui fixent à l’avance des revendications minimales, d’autres préférant ne pas devancer le mouvement populaire et considèrent que la tâche des mouvements de la résistance consiste à apporter le soutien maximum à la lutte en cours et l’aider à se développer. Faut-il structurer par le haut ou le bas ? Là aussi, les débats sont en cours, mais il semble que les deux moyens de structuration sont en train de se mettre en place, progressivement, et des appels à la mobilisation sont lancés par « les mouvements national et islamique » dans certaines localités.

Alors qu’au mois d’octobre, les analystes parlaient d’opérations isolées et d’actes individuels ou restreints à une certaine jeunesse, l’Intifada est en train de s’élargir pour rassembler des générations entières, des professions diverses, des villes et localités différentes. Ce qui prouve que chaque Intifada a ses propres lois de développement et ses propres mécanismes et qu’il n’y a nul schéma pré-établi.

Chérif Abdedaïm Décembre 2015. http://www.les7duquebec.com/author/algerie/

Papier3/
Citation :
RESISTANCE ET REPRESSION

L’Intifada al-Quds que certains souhaitent achever, se poursuit et s’accentue. Tous les jours, les Palestiniens attaquent les sionistes, partout où ils le peuvent, en donnant des coups de poignard ou en lançant des pierres et des bouteilles incendiaires. Si le champ des affrontements ne s’est pas véritablement élargi à toute la Cisjordanie et aux territoires occupés en 48, et restent plutôt centré dans les régions d’al-Khalil, Bayt Lahem et Ramallah, en plus d’al-Quds, des opérations sont menées à proximité de Qalqylia, Jénine, Tulkarm et Nablus. La ré-apparition du « sniper » d’al-Khalil et l’opération de tirs contre un véhicule de colons, il y a quelques jours, montre la multiplicité des moyens utilisés par les Palestiniens.

Dans la bande de Ghaza, les manifestations à l’intérieur du territoire toujours placé sous blocus et à la limite de la zone « frontalière » avec la Palestine occupée de 48, se sont poursuivies.

La répression sioniste de l’Intifada se manifeste par les exécutions « extrajudiciaires » (31 exécutions depuis le début de l’Intifada), les tirs à balles réelles ou enrobées de caoutchouc sur les manifestants, les arrestations, les incursions dans les villes, les camps et les villages palestiniens et les démolitions des maisons des résistants palestiniens, les incendies des champs palestiniens et les kidnappings d’enfants.

Dans les prisons et centres de détention, les sionistes exercent leur sauvagerie sur les enfants, les jeunes, les femmes et les adultes. La ministre sioniste de la justice propose d’arrêter et de détenir les enfants palestiniens âgés de 12 ans et plus, alors que jusque là, les enfants âgés de plus de 14 ans étaient ciblés par les détentions. Des centaines de Palestiniens ont été blessés, arrêtés, brutalisés. Au cours des marches de commémoration de l’assassinat de Yasser Arafat en 2004, les sionistes ont blessé plus de 70 Palestiniens dans plusieurs villes de la Cisjordanie . 13 Palestiniens ont été blessés par balles dans l’université de Tulkarm, tirées par les sionistes.

Les journalistes palestiniens et étrangers sont la cible des autorités de l’occupation : dans son rapport mensuel (octobre 2015), l’union palestinienne des Radios et télévisions signale que 90 agressions sionistes ont été menées contre les journalistes, 55 journalistes ont été victimes de balles, de gaz ou de violences corporelles, 14 journalistes ont été empêchés de travailler, à al-Quds, Ramallah et al-Khalil. Des journalistes ont été utilisés comme boucliers humains, contre les lançeurs de pierre. Le 3 novembre, les sionistes ont mené une incursion dans les locaux de la radio « Manbar al-Hurriya », à al-Khalil. Les locaux ont été dévastés et le matériel volé. Elle a été fermée par ordre de l’occupation. Plusieurs journalistes ont reçu des menaces de mort.

Selon le club des prisonniers, l’occupant a arrêté 416 Palestiniens depuis le début du mois de novembre, dont 122 mineurs, dans toutes les provinces placées sous administration de l’Autorité palestinienne.

Dans al-Quds, 181 Palestiniens ont été arrêtés, dont 42 mineurs. A al-Khalil, 50 mineurs ont été arrêtés. 30 Palestiniens ont été arrêtés dans la région de Nablus, et 9 mineurs dans Bayt Lahem.

Chérif Abdedaïm


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:00






Freedom Is a Constant Struggle: Ferguson, Palestine, and the Foundations of a Movement

Citation :
In these newly collected essays, interviews, and speeches, world-renowned activist and scholar Angela Y. Davis illuminates the connections between struggles against state violence and oppression throughout history and around the world.

Reflecting on the importance of black feminism, intersectionality, and prison abolitionism for today's struggles, Davis discusses the legacies of previous liberation struggles, from the Black Freedom Movement to the South African anti-Apartheid movement. She highlights connections and analyzes today's struggles against state terror, from Ferguson to Palestine.

Facing a world of outrageous injustice, Davis challenges us to imagine and build the movement for human liberation. And in doing so, she reminds us that "Freedom is a constant struggle."


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:00

COLONISATION ET PURIFICATION ETHNICO-RELIGIEUSE (Palestine) 4 décembre 2015 actualites des 7 (R.Bibeau)

« Guerre des couteaux », vers une troisième intifada ? Par Cherif Abdedaïm La Nouvelle République.Alger


Cherif Abdedaïm a écrit:
Dans la ville d’al-Quds, les sionistes empêchent des fidèles d’entrer dans la mosquée al-Aqsa, et notamment les femmes inscrites sur la « liste d’or » (ainsi appelée par les Maqdissis) au moment où quotidiennement, les colons investissent la mosquée et la profanent

La municipalité de l’occupation dans al-Quds a approuvé un plan de construction de 891 unités de logement coloniales dans la colonie de Gilo, à l’entrée de Bayt Lahem.

Les autorités sionistes ont détruit 3 puits d’eau au nord de la Cisjordanie , dans le village de Tinnik, près de Jénine, pour empêcher les Palestiniens de survivre dans la région.

Ce qui se fait appeler « Bureau de l’administration civile » sioniste a approuvé un plan de « légalisation de deux colonies sauvages » dans Ramallah, et et la construction de 2200 unités de logement coloniales dans ces deux colonies.
La commission de planification régionale de l’occupation a approuvé la construction de 1400 unités locatives coloniales sur les terres de Lifta, le village palestinien vidé de sa population en 1948. La municipalité de l’occupation a refusé ce plan, considérant qu’elle veut maintenir le site comme lieu touristique et environnemental (sans retour des réfugiés palestiniens).


L’ARMEE ISRAELIENNE FACE À LA PEUR

Depuis lʼexplosion de violences et la « guerre des couteaux », les réseaux sociaux palestiniens constituent, pour les militaires israéliens, une nouvelle priorité : «Contrairement aux Intifada de 1987 et 2000, les jeunes Palestiniens n’obéissent pas à un commandement central. Ils sont encouragés à passer à l’action par des vidéos et des messages postés sur YouTube, Facebook, Twitter», explique un officier. Selon lui, dans le passé, les commandants sur le terrain avaient reçu ordre dʼarrêter ou dʼéliminer les cadres et militants à Naplouse, Jenine ou Hébron, hauts lieux de la contestation.

«Aujourd’hui, nous faisons face à un défi plus complexe», admet
-il. Les responsables du Shin Beth et de l’armée ont constaté l’énorme impact des nouveaux moyens de communication et parmi leurs missions figure l’examen des messages émis en vue de repérer les jeunes prêts à sacrifier leur vie en commettant des attentats à lʼarme blanche : plusieurs auteurs de ces agressions avaient posté des messages annonçant leur désir de devenir «chahid» (martyrs). Mais ces recherches sont devenues de plus en plus difficiles, en raison de la diffusion «exponentielle» des messages.

Parmi les moyens qui sont utilisés figurent la suppression des vidéos appelant à la violence, une accélération des procédures permettant d’identifier les activistes considérés comme les plus populaires et les plus dangereux. Selon les responsables d’Aman, dont dépend l’unité d’élite 8 200, spécialisée dans le cyber-espace, les militaires de cette unité, «sans doute les meilleurs au monde», planchent sur de nouveaux algorithmes. Mais les mêmes responsables ne se font pas d’illusion. Il serait possible d’endiguer le phénomène, mais pas de l’éliminer.

Pour la répression plus «traditionnelle», l’état-major sʼest opposé à un bouclage total de la Cisjordanie, qui empêcherait 60 000 Palestiniens de venir travailler chaque jour en Israël. «Un travailleur du bâtiment que l’on empêcherait de venir gagner sa vie dans un chantier à Tel-Aviv exprimerait ses frustrations en participant aux manifestations et aux affrontements avec nos soldats», ajoute l’officier. Le bouclage préconisé par des ministres d’extrême droite du Foyer Juif, un parti ultra-nationaliste, ne «ferait qu’alimenter le terrorisme», poursuit l’officier. Enfin, à propos de la coopération

entre services de sécurité israéliens et de l’Autorité palestinienne, les militaires estiment qu’elle se poursuit, bien que des «fissures soient apparues ces derniers temps».

«Nous constatons malgré tout que les policiers palestiniens inter viennent beaucoup moins aux principaux barrages routiers pour éloigner les émeutiers», constate un officier.

Rappelant toutefois qu’en 2000, ces mêmes policiers avaient tourné leurs armes contre les soldats

israéliens, ce qui n’a pas été le cas pour le moment. Enfin, pour ce qui concerne les extrémistes juifs se livrant à des agressions anti-Palestiniens, l’armée et le Shin Beth se déclarent résolus à faire preuve de la plus «extrême fermeté». Des attentats contre des civils palestiniens, comme celui qui a coûté la vie, en juillet, à un couple et à leur bébé, ou les saccages de lieux saints musulmans ou chrétiens constitueraient le pire des scénarios. La section du Shin Beth spécialisée dans la lutte contre les extrémistes juifs a obtenu des renforts et du matériel de surveillance.

Mais les auteurs de cet incendie criminel n’ont toujours été arrêtés, alors que le Shin Beth fait preuve de beaucoup plus de diligence contre des «terroristes» palestiniens.

Chérif Abdedaïm

QUELQUES POINTS DE VUES

Citation :


A-Dans la presse arabe

Les réalisations de l’Intifada al-Quds en un mois (analyse du site alqudsnews.net) sous le titre de « Rectifier la voie et plonger l’ennemi dans la crise » : l’intifada a fait échec au plan de partage de la mosquée al-Aqsa, dans le temps et dans l’espace et mis en échec de la théorie sécuritaire de l’occupation. Elle a fait l’unité palestinienne autour de la lutte, unité géographique et unité des organisations palestiniennes. L’Intifada a remis la Palestine au centre des préoccupations dans le monde, elle a obligé Kerry à se rendre dans la région, malgré toutes les crises actuelles.

Elle a mis fin aux paris sur les processus de règlement politique, et aux négociations. Elle a placé la question de la division interne au second plan, et a mis fin à l’espoir de voir naître le « nouveau Palestinien » forgé par le général américain Dayton. Elle a approfondi la crise interne des sionistes qui ne peuvent accepter ni un Etat, ni deux Etats, ni pratiquer un transfert de population. En un mois, l’Intifada al-Quds a accompli plus que la voie des négociations a accompli en l’espace de 20 ans.

Dans son article « la fin d’Israël viendra de l’intérieur », Hammad Subh (9 novembre) écrit que depuis 1948, l’entité sioniste propage l’idée que le danger qui la menace viendrait de l’extérieur, des pays arabes, car elle a nié la présence même du peuple palestinien. Après la guerre de 1967 et l’occupation de toute la Palestine, elle fut obligée de reconnaître qu’elle fait face à un peuple, qui vit sur cette terre. Mais les dirigeants de l’entité ont continué à nier la présence palestinienne, jusqu’à la première Intifada en 1987, où des voix se sont élevées dans la société sioniste pour réclamer une discussion avec les Palestiniens. L’Intifada al-Aqsa en 2000 a prouvé aux sionistes que les Palestiniens peuvent les frapper au plus profond de leur entité. Ce qui a le plus blessé les « Israéliens », c’est la popularité de tous les mouvements de la résistance, ce que soit à Ghaza ou ailleurs en Palestine.

Aujourd’hui, l’Intifada « des couteaux » a violemment obligé les « Israéliens » à voir la réalité, celle où les Palestiniens ébranlent leur front interne, au moment où l’entité sioniste vit un moment de calme, sinon d’entente, avec des pays arabes. C’est l’Intifada actuelle qui ébranle la tranquillité des « Israéliens » et qui les dirige vers les cliniques psychiatriques. Certaines voix «sages » essaient de sauver l’entité juive en réclamant la fin de l’occupation de la Cisjordanie et de Ghaza, pour éviter un « Etat bi-national » catastrophique à leurs yeux, car dans quelques décennies, les Palestiniens seront plus nombreux que les « Juifs » sur la terre palestinienne et leur Etat redeviendrait arabe. A chaque fois que l’Etat sioniste améliore ses relations avec des Etats arabes et pense avoir écarté leur danger, sa situation interne devient de plus en plus critique, pour faire face aux Palestiniens. Ce sont les vérités essentielles du conflit sur la terre de Palestine, entre sa population autochtone et entre des étrangers qui veulent imposer leurs illusions et prétentions. Les réalités profondes s’opposent aux illusions. C’est ce qui fait fuir le soldat armé d’une mitraillette face à un jeune ou enfant armé d’une pierre ou d’un couteau. « L’opprimé attend l’équité, et l’oppresseur le châtiment ». C’est toute l’équation palestino – « israélienne ».

B-Dans la presse sioniste :

Ha’aretz a écrit:
Article de l’ancien ministre Moshe Arens qui considère que la résistance palestinienne actuelle en Cisjordanie et al-Quds fait partie du « Jihad mondial », en référence à ce qu’a écrit « le philosophe Bernard Henry Levy » dans une revue américaine. La preuve pour Arens est un discours prononcé par un sheikh à Ghaza, appelant à poignarder les sionistes. Pour Arens, des « concessions » possibles de la part des sionistes aux Palestiniens n’aboutiront pas à arrêter la vague « terroriste » car la cause n’est pas la politique sioniste, mais le « Jihad mondial ». Ha’aretz, 3/11



Ori Sofer a écrit:
Selon Ori Sofer (Ma’ariv, 2/11), la politique de Netanyahu nous emmène vers une « guerre civile ». Les Palestiniens ont réussi à semer la panique dans la société « israélienne ». Au lieu de chercher une solution politique, la politique de Netanyahu va encourager les « Arabes Israéliens » à mener des opérations, et c’est la « guerre civile » dans un « Etat bi-national » où vivent 52% de Juifs et 48% d’Arabes. Il faut trouver une solution politique autour des « frontières de 1967 ».


Comme toujours, la gauche sioniste manifeste un racisme encore plus exacerbé envers les Palestiniens que la droite (Netanyahu ou les autres). Ya’ir Lapid a déclaré que le danger démographique (la présence des Palestiniens) est plus grave que les opérations menées par les Palestiniens contre les sionistes. Pour lui, il faut immédiatement se séparer d’eux (les Palestiniens) car « imaginez-vous si 380.000 Palestiniens vivant dans al-Quds se mettaient à voter et décidaient le moment où ils devraient prier dans la mosquée al-Aqsa »…



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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:01



Des soldats israéliens infiltrent des manifestants palestiniens avant de leur tirer dessus Traduction publiée le 8 Octobre 2015


Les “manifestants” israéliens infiltrés tiennent en joue des manifestants palestiniens,
arrêt sur image d'une vidéo prise par l'AFP et partagée hier

Des images de soldats israéliens vêtus en Palestiniens au milieu d'une manifestation sont apparues en ligne. La vidéo, prise par l'agence d'information AFP, montrerait un certain nombre de militaires israéliens en civil jetant des pierres sur les troupes des Forces de Défenses israéliennes (FDI) aux côtés de manifestants palestiniens devant Beit El, en Cisjordanie occupée. Un des soldats infiltrés tient même un drapeau du Hamas.

Citation :
On voit ensuite les soldiatrs dégainer leurs pistolets et tirer sur les manifestants qui tentent de s'enfuir. Tous fuient, sauf un, que l'on voit frappé au sol par les soldats infiltrés, bientôt rejoints par leurs camarades en uniforme. La vidéo montre aussi un manifestant en T-shirt noir, attrapé par les FDI et laissé sur le sol, blessé.

Selon l'AFP, trois manifestants ont été blessés par l'armée israélienne lors de l'incident.


Sur la vidéo suivante, on voit un des soldats infiltrés tirer dans la jambe d'un manifestant.


Selon Al Jazeera, citant un porte-parole de l'armée israélienne, “quelque 350 Palestiniens avaient affronté les troupes israéliennes à proximité de la colonie [israélienne] de Beit El, ajoutant que les soldats israéliens étaient attaqués à coups de cocktails molotov et de pierres, et que les deux blessés ont été emmenés dans des hôpitaux”.

Citation :
L'article poursuit :

Les Palestiniens accusent régulièrement Israël de placer des infiltrés parlant arabe parmi les manifestants en vue d'effectuer des arrestations.


La flambée de hier a suivi de quelques heures deux agressions à l'ame blanche, dans Jérusalem-Est occupée et dans la cité israélienne de Kiryat Gan. Les affrontements entre Palestiniens et colons israéliens — les habitants des implantations israéliennes construites dans des zones occupées de Palestine et considérées comme illégales par le droit international — sont continuels depuis trois semaines, à la suite des récentes escarmouches sur le complexe de la mosquée Al-Aqsa et dans la Vieille Ville attenante.

Fadi Arouri partage sur Facebook et Twitter d'autres photos du même incident impliquant les infiltrés israéliens :


Une unité infiltrée attaque et arrête des manifestants palestiniens
aujourd'hui près de Ramallah

Il explique sur Facebook :

Citation :
Un ensemble d'images montre une unité israélienne en civil attaquant des manifestants palestiniens et en arrêtant trois, un des manifestants reçoit une balle dans la tête à courte distance, ceci pendant des affrontements près du check-point DCO / Beit Eil au nord de la ville de Al-Bireh en Cisjordanie occupée


Diana A. qualifie de “répugnante” une autre vidéo du même incident, partagée sur Facebook par l'agence d'information Shehab :

Citation :
Cette vidéo de la police secrète tirant et arrêtant des jeunes blessés est sérieusement répugnante. A BeitEl heurts en ce moment – 3 blessés


La vidéo de l'agence d'information Shehab a déjà été vue plus de 100.000 fois.

Selon le quotidien israélien Haartez, des colons étaient impliqués dans l'incident :

Citation :
Deux jeunes Palestiniens ont été signalés blessés, dont l'un grièvement, à balles réelles de soldats des FDI et de colons à l'est de Bethléhem mercredi matin. On ne sait pas à ce stade si les jeunes ont été atteints par le tir des FDI ou des colons.

L'incident s'est produit quand des colons se sont joints aux militaires pour tenter de dégager des Palestiniens lanceurs de pierres de la route menant à la colonie de Tekoa.


Le réseau Palestine News décrit quant à lui les “manifestants” infiltrés comme étant des agents spéciaux israéliens :

Citation :
Il y a eu au moins trois blessés graves ensuite enlevés par les FDI et les agents spéciaux infiltrés (Musta’ribeen) lors d'une manifestation qui se dirigeait vers le check-point militaire de Beit Eil à l'est de Ramallah mercredi après-midi.

Des sources ont indiqué que les agents spéciaux masqués et armés ont ouvert le feu, aux côtés des FDI, sur les manifestants. La manifestation est partie de l'Université Birzeit près de Ramallah, et se dirigeait vers le check-point militaire de Beit El au nord de Ramallah.

Un des trois blessés a reçu une balle dans la tête, et a été traîné sur le sol par les soldats. Des informations non confirmées le donnent pour mort car sa blessure est très critique.



Creative Commons License

Photo de Joey Ayoub
Ecrit par Joey Ayoub
Traduit par Suzanne Lehn


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:02



Israël. Des fondations américaines financent massivement les colonies illégales de Cisjordanie Courrier international 09/12/2015


La colonie Kfar Adunim, située entre Jerusalem et Jericho, le 21 février 2007
AFP PHOTO/GALI TIBBON

Entre 2009 et 2014, 220 millions de dollars ont été transférés vers des colonies israéliennes illégales de Cisjordanie via des fondations américaines, révèle une enquête de Ha’Aretz. Ces mêmes colonies sont considérées par Washington comme un obstacle au processus de paix


Citation :
]i]“Les constructions de colonies israéliennes illégales en Cisjordanie constituent un obstacle à un accord de paix durable avec les Palestiniens”,[/i] a déclaré le président Obama au cours d’une conférence de presse conjointe avec le président palestinien Mahmoud Abbas en mars 2013. La ligne du gouvernement américain à ce sujet n’a pas évolué. Les Etats-Unis condamnent les colonies illégales en Cisjordanie.

Pourtant, ces mêmes colonies font l’objet d’un important soutien financier de la part de donateurs américains qui bénéficient d’une législation fiscale avantageuse, révèle une enquête publiée dans la section Investigation du quotidien israélien Ha’Aretz.
Citation :

"Des donateurs privés américains financent massivement les colonies israéliennes via un ensemble d’organisations à but non lucratif bénéficiant d’exemptions d’impôts. Entre 2009 et 2013, 220 millions de dollars [200 millions d’euros] ont été versés à des communautés juives installées en Cisjordanie”.


Grâce leur statut d’organisation à but non lucratif, explique le quotidien israélien, les dons que ces organisations reçoivent sont déductibles des impôts. La législation fiscale américaine encourage donc indirectement la colonisation en Israël, estime Uri Blau, qui signe l’enquête. L’analyse de milliers de documents officiels et de déclarations fiscales a permis de montrer qu’au moins 50 organisations basées aux Etats-Unis seraient impliquées.

Les personnes ou projets bénéficiaires de ces fondations en Israël sont divers. L’article de Ha’Aretz donne l’exemple de l’organisation Hebron Fund, basée à Brooklyn qui, entre 2009 et 2014, a transféré 5,7 millions de dollars vers des colonies d’Hébron. Ces fonds ont permis de financer des parcs, des terrains de baskets, des librairies, etc.

D’après l’enquête de Ha’Aretz, certaines organisations financent aussi des activités illégales et soutiennent même des personnes soupçonnées ou accusées de terrorisme. C’est le cas de l’organisation Honenu, dont 20 % des revenus proviennent de dons américains. Parmi ses bénéficiaires, figurent des membres du groupe Bat Ayin Underground accusés d’une tentative d’attentat d’une école de Jérusalem-Est en 2002 ainsi que des membres de la famille d’Ami Popper, condamnée pour avoir tué sept ouvriers palestiniens en 1990.

Le reporter Uri Blau montre aussi que si les organisations de défense des droits de l’homme ou certaines ONG “orientées à gauche” qui œuvrent en Israël et en Palestine sont essentiellement financées par des institutions ou des gouvernements étrangers, “les groupes de colonisation juive en Cisjordanie sont principalement soutenus par dons essentiellement privés qui arrivent à leurs destinataires via des organisations à but non lucratifs”.


“J’ai voulu montrer que les dollars américains ont un effet significatif sur le terrain, en Israël”, explique le journaliste dans une vidéo.

D’après le droit international [la convention de Genève], les colonies de peuplement établies après 1967 en Cisjordanie sont illégales. De fait, le gouvernement américain affirme officiellement être opposé à cette politique de colonisation. Mais… c’est plus facile à dire qu’à faire. Ce que cette enquête montre, c’est que les contribuables américains financent indirectement le mouvement de colonisation en Israël.”


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:02



Être Palestinien en Israël


Citation :
La Guillotine est heureuse de vous proposer sa deuxième publication. Après Europe-Israël : Une alliance contre-nature de David Cronin, traitant des relations ambivalentes entre l’Europe et Israël, cette fois il s’agit d’une investigation abordant un autre sujet peu éclairé. Alors que les Palestiniens en Israël s’imposent comme une composante incontournable de la réflexion politique et de l’action pour libérer la Palestine de l’apartheid et de la domination militaire sionistes, aucun livre en français n’expose systématiquement le régime de discrimination légalisée auquel ils sont soumis depuis la proclamation d’Israël. Or, le livre écrit par Ben White comble largement ce déficit d’information.

La découverte du premier ouvrage de La Guillotine a amené Jean-Pierre Bouché de la campagne BDS France (Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël jusqu’à ce qu’il respecte les droits fondamentaux du peuple palestinien) à me proposer la traduction de celui-ci. Cette publication est le résultat d’un dialogue permanent avec lui.

Ce livre traite d’une question clé ignorée par le “processus de paix” officiel et par les commentateurs les plus influents : celle de la minorité palestinienne à l’intérieur d’Israël. Malgré sa considérable population palestinienne en pleine croissance, ce pays se définit, non comme un État de ses citoyens, mais comme un État juif. White démontre que l’insistance à privilégier constamment un groupe ethnoreligieux sur un autre n’est pas compatible avec les valeurs démocratiques. à moins d’y remédier, cette politique ne peut que saper toute tentative de trouver une paix durable.

BEN WHITE est un journaliste dont les travaux ont été publiés dans The Guardian, The New Statesman, Al Jazeera et The Electronic Intifada. Il est l’auteur de Israeli Apartheid (Pluto Press, 2009).

Citation :
Ce livre démolit de façon convaincante le mythe d’Israël “seule démocratie” du Moyen-Orient. Comme le montre Ben White, le traitement des Palestiniens en Israël est la preuve ultime qu’Israël est tout sauf démocratique.

llan Pappe, auteur de Le nettoyage ethnique de la Palestine

Citation :

Une lecture essentielle pour comprendre pourquoi il ne peut y avoir de paix à moins que les citoyens palestiniens d’Israël obtiennent une complète égalité, ce qui leur est systématiquement refusé.

Ali Abunimah, cofondateur de The Electronic Intifada

Citation :
Ben White offre une vision globale du problème de Palestine/Israël – puis va au-delà pour indiquer sa seule solution juste et porteuse d’espoir. Une contribution significative au discours politique si nécessaire aujourd’hui.

Ahdaf Soueif. Auteur de The Map of Love

Citation :
Avec une précision chirurgicale et une abondance de recherches, White expose l’oxymore contenu dans la définition d’Israël comme État “ juif et démocratique” et présente un plaidoyer sans appel pour tenir Israël responsable du crime d’apartheid tel que l’ONU le définit.

Omar Barghouti, auteur de Boycott, Désinvestissement, Sanctions


160 pages
13 x 20 cm
Prix : 10 €
Dépot légal : mai 2015
Edition La Guillotine





Dix éléments clés sur les citoyens palestiniens d’Israël Ben White 10 décembre 2015

Citation :
Investig'Action vous propose quelques morceaux choisis du livre de Ben White, Etre Palestinien en Israël. Edité par La Guillotine, cet ouvrage indispensable traite d’une question clé ignorée par le “processus de paix” officiel et par les commentateurs les plus influents : celle de la minorité palestinienne à l’intérieur d’Israël.

Malgré sa considérable population palestinienne en pleine croissance, ce pays se définit, non comme un État de ses citoyens, mais comme un État juif. White démontre que l’insistance à privilégier constamment un groupe ethnoreligieux sur un autre n’est pas compatible avec les valeurs démocratiques. à moins d’y remédier, cette politique ne peut que saper toute tentative de trouver une paix durable.Ce livre démolit de façon convaincante le mythe d’Israël “seule démocratie” du Moyen-Orient. Comme le montre Ben White, le traitement des Palestiniens en Israël est la preuve ultime qu’Israël est tout sauf démocratique.

1. Depuis 1948, plus de 700 communautés juives ont été établies en Israël (sans compter les colonies dans les Territoires occupés). Seules sept villes ont été établies pour les citoyens palestiniens, dans le désert du Néguev, dans le seul but d’évacuer la population bédouine des autres zones.

2. Des pouvoirs significatifs dans des domaines essentiels comme la propriété foncière et la colonisation rurale sont confiés à des organismes qui ont pour objectif statutaire de privilégier les Juifs.

3. La terres appartenant aux réfugiés palestiniens et confisquées par la loi sur les biens des absents israélienne représentent environ 20 % de l’ensemble du territoire du pays avant 1967.

4. Environ un citoyen palestinien sur quatre est un « présent absent » (ou déplacé interne), dont les terres et les biens ont été confisqués par l’État.

5. On estime à 90 000 le nombre de citoyens palestiniens qui vivent en Israël dans des dizaines de « villages non reconnus ». Ils subissent des démolitions de leurs habitations et l’absence de toute infrastructure de base.

6. Le droit de résidence dans 70 % des villes israéliennes est contrôlé par des Comités d’admission qui éliminent ceux considérés comme « inaptes » à intégrer le « tissu social » de la collectivité.

7. Alors que la minorité palestinienne représente 20 % de la population, l’État ne consacre que 4 % de son budget pour son développement.

8. Le ministère de l’Éducation dépense cinq fois plus par étudiant juif que par étudiant palestinien.

9. Les élus, y compris les membres de la Knesset et du Conseil des ministres, tiennent régulièrement, publiquement et en toute impunité des propos racistes envers les Palestiniens.

10. Le Shin Bet, l’agence de renseignements et de police secrète intérieure, combat ouvertement toute contestation pacifique et légale de la nature « juive » de l’État par des citoyens palestiniens.

Source : Ben White, Etre Palestinien en Israël, Editions La Guillotine, 2015


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:03



Reconfigurations territoriales au Levant depuis 1947

Cette carte est extraite du livre coordonné par Arnaud Pautet, Moyen-Orient. Chaos et recomposition, préface de Franck Debié, coll. 50 fiches, Paris, Ellipses, 2015.


L’ouvrage :


Citation :
Une approche pluridisciplinaire : histoire, géographie, économie, géopolitique, développement durable, culture… Des fiches en double page pour une lecture simplifiée des problématiques, avec tous les outils indispensables : chronologie, glossaire, l’essentiel à retenir… Un cahier central avec les cartes de synthèse en couleur. Des exemples nombreux. Des sujets corrigés. Une bibliographie sélective. Un lexique pour les mots essentiels.


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:04

Le nombre des enfants palestiniens dans les prisons israéliennes a doublé Charlotte Silver 13 décembre 2015


Citation :
Marah Bakir, 16 ans, sortait de son école, dans le quartier de Sheikh Jarrah dans Jérusalem-Est occupée, quand elle fut prise pour cible par la police israélienne et blessée. Les policiers prétendent qu’elle avait l’intention de poignarder un officier.

Cependant, le Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR) rapporte que Marah était en train de se promener avec une amie, quand elles ont été harcelées par un Israélien qui l’a accusée d’être une « terroriste ». Des témoins affirment que la police l’a aussitôt entourée et ouvert le feu, à quatre ou cinq reprises.

Marah est maintenant l’une trois adolescentes palestiniennes détenues dans la prison de Ramle, avec d’autres femmes déclarées coupables de délits.


Des cellules répugnantes

Le groupe palestinien pour la défense des prisonniers palestiniens, Addameer, affirme que le maintien de ces jeunes filles dans cette prison équivaut à une torture psychologique, car elles sont isolées des autres prisonnières politiques palestiniennes, détenues dans la prison d’Hasharon.

Les jeunes filles vivent dans une peur constante et évitent de dormir, dit le groupe. Toutes les trois sont détenues dans une cellule répugnante, avec deux lits superposés, une couverture et un matelas.

Les gardiens du service pénitentiaire d’Israël ont confisqué leurs vêtements chauds et leurs foulards, et ils les laissent enchaînées durant leur moment de détente, affirme Addameer, dont les avocats leur ont rendu visite.

Addameer rapporte que ni Marah ni Istabraq Nour, 14 ans, dans la même cellule, n’ont reçu le suivi médical indispensable à leurs blessures par balles.

Istabraq a été victime de tirs le mois dernier, et elle est détenue depuis. Israël a prétendu qu’elle avait l’intention de s’infiltrer, avec un couteau, dans le fief extrémiste israélien d’Yitzhar, une colonie en Cisjordanie occupée.


Un nombre d’arrestations qui monte en flèche

Les mineurs représentent environ un cinquième des 2000 Palestiniens qu’Israël détient depuis l’escalade de la violence, début octobre. Les enfants palestiniens de Jérusalem-Est occupée en constituent une grande partie.

Avec la brusque montée des arrestations, le nombre d’enfants palestiniens en détention israélienne a doublé, montant à 307 à la fin octobre, contre 155 fin août.

Alors que les enfants qui vivent sous le régime militaire israélien dans la plus grande partie de la Cisjordanie occupée sont depuis longtemps privés de leurs droits élémentaires, ceux de Jérusalem-Est sont, officiellement, soumis aux mêmes lois et système judiciaire civils que les citoyens israéliens, et ont accès au système de l’assurance nationale d’Israël.

Mais les groupes des droits de l’homme ont fait connaître une détérioration tant dans leur traitement que dans les conditions de la détention israélienne.

Pour pouvoir contenir le grand nombre d’enfants qu’il arrête, Israël a ouvert une aile supplémentaire pour les mineurs palestiniens, à la prison de Givon en octobre.

Selon Rafat Sub Laban, d’Addameer, il y a à peu près 75 enfants à Givon, venant pour la plupart de Jérusalem.

L’établissement dispose d’un maximum de 12 cellules, chacune ayant six lits, ce qui veut dire que même Givon se trouve à pleine capacité.

Comme The Electronic Intifada le rapportait le mois dernier, les conditions dans cette prison sont épouvantables.

Les avocats des groupes des droits de l’homme, notamment le Comité public contre la torture en Israël (PCATI), Addameer, et Défense internationale des enfants – Palestine (DCI-Palestine), ont tous recueilli des témoignages d’enfants qui déclarent avoir été battus, privés de nourriture convenable et détenus dans des cellules moisies et glaciales.

Les enfants ont dit à l’avocat d’Addameer, lors de l’une de ses visites le 3 décembre, qu’ils souffrent de cauchemars, de troubles de sommeil et qu’ils sont soumis à des coups, des menaces et des privations de sommeil.

Comme dans les cas de Marah Bakir et Istabraq Nour, certains enfants à Givon ne reçoivent aucun des soins qui leur sont nécessaires.

Sub Laban, d’Addameer, a déclaré à The Electronic Intifada, que normalement, il y a un adulte palestinien affecté à chaque prison pour enfants palestiniens, afin de servir d’agent de liaison avec les autorités pénitentiaires. Mais il n’en existe pas à Givon.


Les parents interdits de visite

Le plus jeune des Palestiniens soupçonnés par Israël d’être impliqués dans une attaque au couteau est un enfant de 12 ans, Ali Alqam.

Alli et son cousin de 14 ans, Muawiya, sont accusés d’avoir poignardé, et légèrement blessé, un garde de la sécurité dans une station du tramway, près de Beit Hanina, dans Jérusalem-Est occupée, le 10 novembre.

Ali a reçu trois balles, dans l’abdomen, dans le bassin et dans la main droite.


Un avocat de DCI-Palestine a visité Ali le 15 novembre, alors qu’il se trouvait encore à l’hôpital Hadassah à Jérusalem.

Un porte-parole du groupe a déclaré à The Electronic Intifada que la police avait interdit à leur avocat de poser des questions à propos de l’interrogatoire d’Ali. La famille d’Ali a de son côté également dit que la police l’avait empêchée de visiter leur fils à l’hôpital.

Selon Rafat Sub Laban, d’Addameer, Muawiya est détenu à Givon et Ali dans un centre de réhabilitation, et les deux sont dans l’attente de leur procès.


Le ciblage des enfants

Même avant l’escalade récente, la violence israélienne contre les mineurs palestiniens en détention s’était aggravée.

Entre janvier et juin 2015, 86 % des enfants palestiniens ont fait part d’une certaine forme de violence physique après leur arrestation, selon les données recueillies par DCI-Palestine – une augmentation de 10 % par rapport à l’année précédente.

Depuis l’intensification par Israël de la répression contre les Palestiniens, engagée il y a plus de deux mois, les violations des droits des enfants palestiniens dans le système judiciaire civil d’Israël se sont multipliées.

En novembre, le parlement israélien a approuvé toute une série de mesures draconiennes.

La Knesset a donné son approbation préalable à un projet de loi permettant d’emprisonner les enfants jusqu’à 12 ans, quand ils sont accusés de terrorisme. La loi concernera tant les citoyens palestiniens d’Israël que les Palestiniens de Jérusalem-Est occupée.

Actuellement, la législation israélienne ne permet pas d’emprisonner des enfants en-dessous de 14 ans.

Plus tôt dans ce mois, la Knesset a voté une loi autorisant des peines de 4 à 10 années de prisons pour les lanceurs de pierres sur des véhicules en mouvement.

Les législateurs israéliens ont également amendé la loi sur l’Assurance nationale de sorte que les prestations soient retirées aux enfants convaincus de délits à « motifs nationalistes » ou d’ « activités terroristes ».

Ils ont aussi augmenté les amendes que les tribunaux peuvent infliger à leurs familles jusqu’à plus de 2500 dollars (environ 2300 €).

Même si les lois ne spécifient pas que ce sont les Palestiniens qui sont ciblés, les organisations des droits de l’homme s’attendent à ce que ce soit ainsi qu’elles seront appliquées.

« Les changements politiques précédents concernant ces délits ont été appliqués presque exclusivement à la population palestinienne » dans Jérusalem-Est occupée, déclarent Addameer et DCI-Palestine dans un communiqué commun.


Les exécutions extrajudiciaires

Les enfants palestiniens n’ont pas davantage échappé à la politique d’Israël des exécutions extrajudiciaires.

Sur plus de 100 Palestiniens assassinés en octobre et novembre, 23 sont des enfants, selon l’OCHA, organisme d’observation de l’ONU.

La majorité a été tuée durant des tentatives prétendues d’attaques au couteau, mais dans un certain nombre de cas, des témoins et des vidéos indiquent que les jeunes ont été tués alors qu’ils ne représentaient aucune menace immédiate.

Les organisations des droits de l’homme et les observateurs internationaux ont condamné la pratique coutumière d’Israël pour les exécutions extrajudiciaires.

Dans certaines situations, comme dans les meurtres en des incidents séparés de Mutaz Uweisat et Ahmad Abu al-Rab, tous deux âgés de 16 ans, Israël a refusé les demandes des familles et des organisations des droits de l’homme pour des autopsies et des enquêtes indépendantes.

Israël détient toujours les corps de dizaines de Palestiniens tués dans de tels incidents, ce qui rend encore plus difficile de déterminer, de façon indépendante, ce qu’il s’est passé.

Tant qu’Israël n’aura pas à affronter un minimum de la responsabilité internationale qu’exigent les défenseurs des droits humains, les enfants continueront de subir tout le poids de l’escalade de la violence, une violence qu’il utilise pour maintenir son occupation.

Traduction : JPP pour l’Agence Média Palestine

Source: Electronic Intifada


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:05



Après les déclarations de Messieurs Meyer Habib et Manuel Valls à l’Assemblée Nationale le 16 décembre 2015
18 décembre 2015 par le Bureau national de l’UJFP

La crise du régime politique français révélée par les réactions aux attentats du 13 novembre et soulignée par les résultats des élections régionales, n’a fait que découvrir un peu plus le visage ultralibéral de notre actuel gouvernement.

On n’hésite plus à parler de suppression des notions gauche/droite et pour cause... [noter ici que j'avais ouvert en mai un sujet "implosion du clivage droite-gauche" que recouvre d'ailleurs entre le concept d'idéologie française, entre autre par qu'elle ne se situe pas au seul niveau politique, mais comme structure of feeling, imprégnation profonde de tous les rapports sociaux dans la crise]

Or aujourd’hui, qui dit ultralibéral dit sioniste radical, et la parole sioniste, devenue parole occidentale, se retrouve jusqu’au plus haut niveau de l’Etat.


Citation :
La partition jouée le 16 décembre par Mrs Meyer Habib et M Manuel Valls à l’Assemblée Nationale à propos de la campagne internationale BDS – Boycott, Désinvestissement et Sanctions - initiée par la société civile palestinienne tout entière en 2005, leur appréciation commune sur la nature démocratique du régime israélien, les propos racistes et islamophobes tenus par Meyer Habib évoquant « la gangrène islamique » [1] et non condamnés par le premier ministre, nous éclairent, mieux que tout, sur la concordance politique et les objectifs communs que partagent les partis de ces deux personnages et, plus généralement, l’essentiel de la classe politique française.

Les attentats du 13 novembre dernier à Paris, ont marqué une offensive ultra - sécuritaire en France qui cherche au passage à identifier la résistance palestinienne au terrorisme de Daech, et fait d’Israël une victime en miroir avec la France du 13 novembre. C’est ainsi que nous avons vu des députés comme Julien Dray expliquer que les méthodes israéliennes antiterroristes devaient être adoptées par la France [2], tout comme nous avons vu Valérie Pécresse adresser par courrier à ses « compatriotes juifs » des serments d’allégeance à la cause sioniste.

Cette résurgence des pires amalgames dans le discours de la classe politique française, hier pour rallier l’électorat juif, aujourd’hui à l’Assemblée Nationale pour attaquer la campagne BDS, stigmatiser nos concitoyens musulmans, tend à replacer Israël au cœur du débat politique national où dominent des discours racistes et islamophobes.

En réintroduisant la question du BDS dans le débat français, celle de son prétendu antisémitisme, en qualifiant d’antisémite le combat contre le sionisme [3] et en stigmatisant des pans entiers de la société civile française - principalement les jeunes des quartiers populaires - le gouvernement et ses alliés nous confirment l’inscription totale de leur vision politique dans celle de la politique du choc des civilisations, dans celle du combat de l’Occident (devenu judéo-chrétien) contre le monde musulman dans son ensemble.

Dans leur volonté – ici, en France – de continuer à nous diviser et à nous dresser les uns contre les autres pour mieux nous réprimer, et retarder au maximum la nécessaire unité que nous devons réaliser pour résister efficacement aux menaces qu’ils font peser sur la démocratie et nos libertés à toutes et tous.

Le soutien raisonné par un nombre de plus en plus important de nos concitoyens au combat légitime du peuple palestinien, la condamnation par les mêmes de la politique d’apartheid israélienne, de sa politique de conquêtes et de colonisation ; les crimes de toute nature commis à Gaza, dans les Territoires Palestiniens Occupés, en Israël même, sont au cœur de leur adhésion à la campagne BDS.

Nul ne peut en inverser la dynamique !

Ce soutien traduit, en ce début du XXIe siècle, la réflexion de chacun sur cette dernière expression du colonialisme européen des XIXe et XXe siècles qu’est le sionisme, son ultime visage tel que nous l’observons à travers les discours et les pratiques du gouvernement israélien actuel d’extrême droite conduit par Benjamin Netanyahou : apartheid, épuration ethnique, colonisation, occupation, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

Ce soutien traduit également la réflexion de chacun sur les dangers qui pèsent sur le droit international en général, sur le droit humanitaire international, sur le droit des peuples à disposer d’eux mêmes, à être secourus, à être protégés, sur le peu de cas qu’en font les pays occidentaux, à l’image de leur protégé israélien.

La dénonciation du sionisme est aujourd’hui tout cela : une expression contemporaine de la condamnation du colonialisme, une expression contemporaine de la solidarité internationale, une expression contemporaine de cette exigence de justice pour tous les peuples opprimés à travers le monde, pour le peuple palestinien en particulier, symbole absolu de tous les renoncements et de toutes les trahisons de la communauté internationale.

Messieurs Meyer Habib, Manuel Valls [4] et consorts n’y feront rien !

La politique coloniale de la France, son soutien indécent à Israël et à sa politique criminelle, les menaces que le gouvernement fait peser sur la société civile française aujourd’hui en particulier par l’état d’urgence, ses pratiques et sa prolongation, ne peuvent être masquées par leurs incantations sur l’antisémitisme, sur l’antisionisme, et leur haine vis-à-vis de la campagne BDS, son prétendu racisme.

En ce qui nous concerne, nous membres de l’UJFP, nous mobiliserons tous nos efforts dans la nécessaire lutte contre l’islamophobie, la nécessaire mobilisation pour la défense de nos libertés, dans l’affirmation de notre solidarité sans réserve avec toutes les victimes des guerres impériales qui ravagent le Moyen-Orient, dans notre solidarité absolue avec la lutte du peuple palestinien.

Tous nos efforts dans le renforcement de la campagne française BDS.

Le Bureau national de l’UJFP, le 18 décembre 2015.

[1] La vidéo en témoigne, c’est bien la « gangrène islamique » que Meyer Habib a pourfendue dans son intervention. Et personne dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale n’a trouvé à y redire. Mais il a quand même fait rectifier le compte rendu officiel, et la gangrène est devenue islamiste. C’est un peu comme si après la déclaration du Grand Rabbin Mordechaï Eliyahu proposant que pour chaque israélien tué, une nouvelle colonie soit créée en « Judée Samarie » et rappelant ce que veut la loi divine en terme de représailles justes : « mille arabes doivent mourir pour chaque étudiant talmudique tué », nous avions parlé de « gangrène judaïque », avant de rectifier prudemment en « gangrène sioniste »

[2] Mensonge ou ignorance crasse, Julien Dray ose affirmer qu’il faut s’inspirer du modèle israélien qui n’aurait jamais eu recours à des lois d’exception ! Or chaque année le parlement israélien renouvelle les lois d’exception instaurées par la puissance britannique mandataire en 1945 ! A moins de considérer que puisque l’exception étant permanente, elle n’a plus en effet rien d’exceptionnel, comme la constitutionnalisation de l’état d’urgence en France.

[3] Manuel Valls ne prononce pas l’égalité antisionisme = antisémitisme, il est trop prudent pour cela. Mais en disant que « trop souvent » il y a confusion entre critique de la politique israélienne et antisionisme qui « bascule » dans l’antisémitisme, que l’on « passe allègrement de l’antisionisme à l’antisémitisme », sans jamais en apporter la moindre preuve ni le moindre exemple, et en justifiant la réaction de Meyer Habib sans dénoncer ses amalgames, Manuel Valls valide le discours de Meyer Habib.

[4] Manuel Valls a présenté l’honorable parlementaire Meyer Habib comme représentant notamment les français résidant en Israël, il n’a pas rappelé que Meyer Habib est citoyen et résidant israélien. Meyer Habib, binational, pouvant être poursuivi pour apologie de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité en tant qu’il défend inconditionnellement la politique du gouvernement Netanyahou, pourra -t-il demain être privé de sa nationalité française ?


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:05


qui se ressemble...


Après des années de froid diplomatique, Israël et la Turquie se rapprochent Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant) Le Monde.fr | 18.12.2015


Ankara en Turquie, le 25 mars 2013. ADEM ALTAN / AFP

La rupture des relations diplomatiques entre les deux pays avait été provoquée par la mort en 2010 de neuf militants turcs lors de l’arraisonnement violent d’une flottille partie pour briser l’embargo imposé par l’Etat hébreu à la bande de Gaza


La Turquie et Israël s’apprêtent à tourner la page de cinq années de brouilles et de déclarations hostiles

Citation :
Le principe et les détails d’une reprise des relations diplomatiques ont été conclus, mercredi 16 décembre, lors d’une réunion secrète à Zurich, en Suisse, un terrain neutre. Parmi les personnes présentes à cette rencontre se trouvaient, selon les médias israéliens, le chef du Conseil national de sécurité, Yossi Cohen – qui s’apprête à prendre la tête du Mossad, le service de renseignement et d’action extérieure –, l’ancien directeur du ministère des affaires étrangères Joseph Ciechanover, et le sous-secrétaire aux affaires étrangères de la Turquie, Feridun Sinirlioglu, ancien ambassadeur en Israël. La veille, le président Recep Tayyip Erdogan avait déclaré qu’un « processus de normalisation serait bon pour nous, pour Israël, la Palestine et toute la région ». Le changement de ton est clair.

La rupture des relations diplomatiques avait été provoquée en mai 2010 par un événement dramatique au large des côtes israéliennes. La marine avait intercepté la flottille conduite par le Mavi Marmara, qui essayait de briser l’embargo imposé par l’Etat hébreu - et l’Egypte - à la bande de Gaza. Neuf activistes turcs avaient péri, et plusieurs dizaines avaient été blessés, dont l’un décédera par la suite. Depuis, les négociations en coulisses, notamment avec la médiation des Etats-Unis, avaient connu de nombreux rebondissements. Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, avait fini par présenter des excuses officielles pour l’assaut. La tenue d’élections en Israël comme en Turquie, cette année, a encore retardé la réconciliation.


Deux pays en quête de bonnes nouvelles diplomatiques

Le ministère israélien des affaires étrangères incite à la prudence, en attendant que le document de Zurich soit publiquement endossé par les responsables politiques. Il comprend de nombreux aspects. Après l’expulsion de l’ambassadeur israélien en poste à Ankara en 2011, il prévoit le retour d’un ambassadeur dans les deux capitales ; l’annulation des poursuites entamées en Turquie contre de hauts responsables militaires israéliens ; la création d’un fonds spécial doté de 20 millions de dollars, selon Haaretz, destiné à dédommager les familles des victimes.

En échange, Ankara s’engage à expulser de son territoire Saleh Al-Arouri, activiste du Hamas qui aurait orchestré l’enlèvement et l’assassinat de trois adolescents israéliens en Cisjordanie, en juin 2014. Enfin, les deux pays envisagent une vaste coopération dans le domaine gazier, avec notamment la construction d’un pipeline israélien passant par la Turquie, destiné à acheminer le produit des gisements offshore prometteurs vers l’Europe.

La Turquie comme Israël ont un besoin criant de nouvelles positives sur le plan diplomatique. La Turquie se trouve engagée dans une crise aiguë avec la Russie, après avoir abattu l’un de ses avions de chasse, qui volait au-dessus de la Syrie mais a pénétré dans son espace aérien. Elle est aussi mise en cause pour la trop grande porosité de sa frontière avec la Syrie et sa tolérance vis-à-vis des djihadistes de l’organisation Etat islamique et de leurs trafics autour du pétrole.

Israël, pour sa part, a beau arguer du fait qu’un « nouvel horizon » est apparu dans ses relations avec les pays arabes – soit une convergence d’intérêts face à la menace djihadiste –, l’Etat hébreu se retrouve en situation de repli et d’isolement. Les relations avec l’administration Obama sont polaires. L’Union européenne vient de lui adresser un signal timide mais significatif en décidant l’étiquetage des produits fabriqués dans les colonies en Cisjordanie.


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:06

rfi
Chronique des Matières Premières

Israël: un accord sur l'exploitation du gaz Murielle Paradon 24 décembre 2015


Une vue aérienne de la plate-forme de forage de gaz Tamar dans la mer Méditerranée
au large des côtes d'Israël, le 30 juillet 2015. | AFP PHOTO / AHIKAM SERI Podcast

En Israël, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a signé un accord controversé sur l'exploitation du gaz. Un consortium israélo-américain continuera de détenir et exploitera un gisement très prometteur au large des côtes israéliennes. Mais une partie des Israéliens s'oppose à cet accord

Citation :
Depuis la découverte en 2009 de deux importants gisements de gaz au large de ses côtes, Israël se sent pousser des ailes. Le pays rêve de devenir une nouvelle puissance énergétique. Tamar, le premier des deux gisements, est déjà exploité par un consortium composé de l'Israélien Delek Group et de l'Américain Noble Energy. Leviathan, le 2e gisement, deux fois plus important que le premier, n'est pas encore exploité. Mais le Premier ministre israélien vient de donner son feu vert pour que le même consortium israélo-américain soit à la manœuvre. Tollé en Israël où une partie des citoyens protestent contre cette situation monopolistique et contre les choix du gouvernement.


image ajoutée

Pour Jonathan Aikenbaum, directeur de campagne à Greenpeace Israël : « C'est le sujet de très gros conflits sociaux en Israël. Il y a une très grande protestation puisque ces ressources en gaz vont essentiellement être distribuées à des entreprises géantes qui vont pour l'essentiel le vendre à l'étranger. Et la société israélienne se plaint qu'elle ne va pas recevoir sa part dans le gaz. Logiquement les ressources en gaz devraient pour l'essentiel rester en tant que réserves dans le sous-sol. Elles devraient être utilisées un petit peu bien sûr pour l'exportation et un petit peu pour la société israélienne, mais pas être dilapidées en quelques années comme ce que le gouvernement se propose de faire ».

En Israël, l'opposition de gauche, qui dénonce les choix du gouvernement a décidé de faire appel auprès de la Cour suprême.

Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien défend son projet. Pour lui, l'exportation de gaz va non seulement permettre de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat mais aussi d'entretenir des relations avec les pays de la région intéressés par la fourniture de gaz : la Jordanie, l'Egypte ou la Turquie.




Le gaz, agent de la réconciliation en cours entre Israël et la Turquie Nathalie Hamou / Correspondante à Tel-Aviv 23/12

Cinq ans après la rupture de leurs relations diplomatiques, le processus de normalisation entre Israël et la Turquie semble en bonne voie, d’autant plus que le gouvernement israélien est en mesure d’offrir une coopération gazière. - RINA CASTELNUOVO/NYT-REDUX-REA

Nathalie Hamou a écrit:
Ankara, en conflit avec la Russie, cherche à diversifier ses approvisionnements gaziers. Or Israël vient justement d’adopter un plan d’exploitation de ses gisements offshore.

Jérusalem et Ankara vont-ils enterrer la hache de guerre ? Cinq ans après la rupture des relations diplomatiques après l’assaut israélien en 2010 de la flottille de Gaza « Mavi Marmara » ayant coûté la vie à dix citoyens turcs, le processus de normalisation semble en bonne voie. Lors d’une rencontre secrète en Suisse, organisée voilà une semaine, des émissaires des deux pays sont parvenus à un projet d’accord. Projet que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, doivent encore entériner, avant de le rendre officiel.

Compensation financière

L’accord prévoit notamment une compensation financière des familles des victimes du raid à hauteur de 20 millions de dollars, l’annulation des procédures judiciaires engagées par la Turquie ­contre Israël, ainsi que le retour des ambassadeurs des deux pays dans leurs bureaux respectifs. Mais ce rapprochement diplomatique est aussi sous-tendu par une forte logique économique.

Logique économique


A la suite de l’attaque, fin novembre, d’un bombardier russe par des avions de chasse turcs à la frontière turco-syrienne, Ankara est en effet menacé par Moscou de représailles économiques . A l’heure où la Russie pourvoit à 55 % ses besoins en gaz, la Turquie – un énorme marché qui absorbe chaque année entre 40 et 50 milliards de mètres cubes – cherche à tout prix à diversifier ses approvisionnements.

Or Israël, qui vient justement d’adopter un plan d’exploitation de ses gisements offshore , est en mesure d’offrir une coopération gazière. Selon Matthew Bryza, ancien ambassadeur des Etats-Unis à Bakou, l’Etat hébreu pourrait ainsi livrer 20 % du gaz nécessaire à la Turquie, soit 8 à 10 milliards de mètres cubes. Sous réserve de la construction d’un pipeline sous-marin de 600 km, reliant le gisement Leviathan situé au large de Haïfa et le littoral méridional turc. Estimé à 2 milliards de dollars, ce projet serait d’un coût inférieur aux investissements requis par les unités flottantes de gaz naturel liquéfié.

Reste à savoir si les derniers obstacles pesant sur la réconciliation israélo-turque pourront être levés. En début de semaine, Bibi Netanyahu estimait qu’il restait encore des points à régler. Sachant qu’Israël a déjà fait savoir qu’il n’accéderait pas à l’exigence turque de lever le blocus israélien à Gaza. Mais compte tenu de sa dépendance énergétique, la Turquie, qui est aussi en froid avec l’Egypte, un autre exportateur de gaz potentiel, pourrait devoir transiger.


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:07



Palestine : les droits des femmes, otages de l’occupation Chloé Rouveyrolles, Correspondante à Ramallah 14 décembre 2015


Lors d’une manifestation contre les colonies israéliennes, à Nabi Saleh,
près de Ramallah, le 4 septembre. Photo Mohamad Torokman. Reuters

Plus diplômées que les hommes et émancipées avant leurs voisines, les Palestiniennes sont victimes du conservatisme de leur société

Chloé Rouveyrolles a écrit:
Nabi Saleh est un tout petit village de Cisjordanie connu pour être celui du clan Tamimi. Ses héritières ne manquent jamais à l’appel lors des manifestations contre la colonie israélienne voisine, chaque vendredi ou presque. Elles sont ainsi devenues des héroïnes pour tous les Palestiniens. L’une d’elles, Manal Tamimi, habite une grande maison en bordure du village. On y remarque d’abord l’aquarium aux poissons exotiques, puis on est frappé par les nombreux portraits de Yasser Arafat accrochés aux murs. Petite, en voyant sa mère coudre des drapeaux palestiniens et ouvrir sa porte en pleine nuit à des militants en fuite, Manal Tamimi avait décidé qu’elle aurait, elle aussi, son rôle à jouer dans le combat contre l’occupation. Elle a depuis été blessée plusieurs fois par les tirs de l’armée israélienne. L’histoire de la dynastie ne s’arrête pas là. En août, les images de sa nièce, Ahed Tamimi, 14 ans, mordant un soldat israélien qui immobilisait son frère à terre, ont fait le tour du monde. La relève est assurée.


hors article

Citation :
Ahed Tamimi est la fille de l'instituteur du village de Nabi Saleh (600 habitants) en Cisjordanie. Vous la voyez tout d'abord manifester contre l'occupation israélienne en août 2012, puis recevoir le Prix Hanzala du courage en Turquie en décembre 2012. Son papa assure le rôle de coordinateur du Comité de résistance populaire de Nabi Saleh. C'est la raison pour laquelle il a été détenu huit fois dans les prisons israéliennes pour une durée totale de cinq ans.


De Leïla Khaled, connue comme la première femme terroriste à avoir détourné un avion de ligne en 1969, à Hanan Ashrawi, universitaire et première femme élue au Conseil législatif palestinien, la femme palestinienne fait partie du décorum d’une lutte de plus de cinquante ans. Des femmes fortes, la société palestinienne n’en manque donc pas. Pourtant, bien des féministes palestiniennes fustigent un système oppressif insistant souvent sur la dépendance financière des femmes aux hommes. Selon une étude de l’organisation de défense des droits des Palestiniens Al-Shabaka, en 2014, à peine plus de 19 % de la main-d’œuvre palestinienne était féminine, quand les femmes représentent 25 % de la force de travail dans le reste du monde arabe. Samia al-Botmeh, l’économiste qui a conduit l’étude, affirme même que «les femmes palestiniennes ont moins accès au marché du travail que les femmes saoudiennes, qui vivent pourtant dans une société plus conservatrice et religieuse».


Patriarcat et colonialisme

Cette étude révèle un autre paradoxe. Les femmes sont plus touchées par le chômage que les hommes malgré un niveau d’études supérieur. Le bureau de statistiques palestinien montre d’ailleurs que, depuis près de quinze ans déjà, les femmes sont plus nombreuses que les hommes à sortir diplômées de l’université. «C’est tout simplement la conséquence de l’occupation israélienne. Les femmes qui, dans les pays en développement, sont généralement employées dans les secteurs de l’agriculture et de la manufacture trouvent moins de travail, car Israël distribue largement ses produits de consommation dans les Territoires palestiniens et, en conséquence, ces secteurs de l’économie palestinienne sont atrophiés. Les Palestiniennes trouvent davantage de travail dans les services, mais elles sont souvent trop nombreuses à postuler pour peu de places. Ce n’est absolument pas culturel, puisque le pays est moins conservateur et religieux que d’autres pays arabes dans lesquels les femmes ont davantage d’opportunités», décrypte Samia al-Botmeh.

La chercheuse n’est pas la seule à pointer la responsabilité de l’occupation dans le plafond de verre imposé aux femmes. Le 24 octobre, un groupe d’associations de femmes palestiniennes de Jérusalem-Est demandait à la communauté internationale son assistance immédiate pour protéger les femmes et les filles «particulièrement vulnérables» alors que les violences entre Israéliens et Palestiniens se multiplient depuis la fin de l’été. L’auteure de la déclaration est une spécialiste reconnue de la violence militaire contre les femmes en zones de conflit. Enseignante à l’Université hébraïque de Jérusalem, Nadera Shalhoub-Kevorkian rappelle depuis plusieurs années que les droits des femmes et leur évolution en Palestine sont indissociables du combat contre l’occupation. Selon elle, les deux dynamiques s’entretiendraient pour créer des formes d’oppression complexes mêlant patriarcat et colonialisme. Le texte a été largement commenté, notamment par des travailleurs sociaux en Palestine, soulignant que les femmes sont les premières à absorber les traumatismes psychologiques liés aux conflits et que leurs droits reculent à chaque vague de violences.

D’autres ont nuancé les liens entre occupation et droits des femmes. Zaida Catalán forme plusieurs corps administratifs palestiniens aux questions du genre. Depuis plus d’un an, elle sillonne la Cisjordanie sous la bannière d’une organisation européenne, Eupol Copps, et elle est habituée au discours qui blâme Israël pour les violences faites aux femmes : «Le destin national est certes la priorité des Palestiniens, mais c’est aussi l’un des arguments parfois utilisés comme excuse pour ne pas soutenir plus franchement l’émancipation des femmes malgré les moyens disponibles et les nombreux problèmes liés à ces questions, que ce soit en termes de violences, de discrimination, de justice…»


Voile et cigarette

Alors pourquoi les femmes rejoignent-elles la «résistance» ? Habituée des confrontations avec l’armée israélienne et commentatrice de l’actualité palestinienne pour de nombreux médias (New York Times, Huffington Post…), Mariam Barghouti estime que, pour les femmes, «rejoindre les manifestations est un acte d’abord citoyen et non féministe, car les femmes souffrent tout autant que les hommes de l’occupation». Pourtant, elles restent minoritaires dans les manifestations. La plupart cachent leur visage et avouent que c’est autant pour se cacher des autorités israéliennes que de celle de leurs parents. «Je ne veux pas que quelqu’un aille dire à mon frère qu’il m’a vue ici, sinon on va m’enfermer chez moi», dit une jeune manifestante de Nabi Saleh.

Manal Tamimi, pasionaria de la cause nationale, entend ces témoignages avec colère. «On devrait combattre la mentalité conservatrice palestinienne avec la même force qu’on combat l’occupation», résume cette mère de famille qui emmène souvent ses deux filles aux rassemblements. Shadha Zeidya est elle aussi engagée et vient d’un village à peine plus grand que Nabi Saleh, plus près de Naplouse. A 31 ans, elle n’est pas mariée et ses parents, communistes depuis toujours, ont presque abandonné l’idée. «Ils sont fiers de mon engagement avec l’Initiative nationale [parti créé en 2002, ndlr], mais ce n’est pas une vie facile, ni pour eux ni pour moi, car les gens ont toujours quelque chose à dire dans ce pays. A certains endroits, c’est parce qu’on porte un jean, à d’autres, c’est parce qu’on veut aller jeter des pierres sur les soldats», dit-elle en réajustant son voile avant d’allumer une cigarette. Très occupée ces dernières semaines par une campagne de boycott des produits israéliens, elle a surtout suivi les manifestations sur les réseaux sociaux. Elle connaît bien des filles qui ont rejoint les affrontements : «Ce sont souvent des lycéennes ou des étudiantes, c’est une nouvelle génération de militantes qui sent que les choses sont peu à peu en train de changer pour les femmes.»

Née en 1989, la chanteuse Mais Shalash a récemment sorti un énième hymne à la résistance féminine. Elle y vante sa grand-mère vendant ses bijoux pour acheter un revolver et, dans le dernier couplet, invite ses cadettes à soutenir les hommes dans leur combat contre l’occupation. On entendra peut-être bientôt le tube sur le campus de l’université de Tulkarem, dans le nord de la Cisjordanie. L’armée israélienne y a effectué plusieurs raids ces derniers mois et les étudiants y manifestent presque quotidiennement. Plus d’une dizaine d’entre eux ont déjà été blessés. Parmi les plus mobilisés, Hanan Khadori, étudiante en chimie de24 ans, promet pour sa part qu’elle ne faiblira pas et qu’elle continuera à rejoindre les manifestations avec ses camarades. D’autres, plus jeunes, l’ont déjà rejointe.

Chloé Rouveyrolles Correspondante à Ramallah


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:08


Rivlin : « Nous devons accomplir la vision d’Herzl
»
Israpresse 7 juillet 2015

Le président Reouven Rivlin au mont Herzl

Le président Réouven Rivlin a participé mardi à la cérémonie officielle de commémoration du 111e anniversaire de la mort de Théodore Herzl, sur la tombe du fondateur du mouvement sioniste au mont Herzl à Jérusalem.

Réouven Rivlin a écrit:
« Herzl a rêvé de l’État des Juifs, où ces derniers pourraient exercer leur droit de définition de leur identité propre, sans toutefois s’y limiter, mais en aspirant plutôt à en faire un État fondé sur des valeurs juives et humaines, où l’amour d’Israël et l’amour de l’Homme se côtoieraient », a déclaré l’ancien président de la Knesset. Et M. Rivlin d’ajouter : « Nous ne devons ni nier la vision de ‘l’État des Juifs’ ni en avoir honte. Nous n’avons nullement besoin de recherches historiques pour lutter contre ceux qui noircissent l’image d’Herzl. Il nous suffit d’accomplir sa vision à travers nos actions. Une vision d’égalité défendant l’identité juive et démocratique de l’État, ainsi que l’honneur et l’identité de tous ses résidents »

Le président a, par ailleurs, fustigé le vice-ministre de l’Intérieur Yaron Mazouz, qui a déclaré le 24 juin dernier à l’attention de ses collègues arabes israéliens de la Knesset : « L’État d’Israël vous fait un cadeau en vous donnant la carte d’identité du pays. » M. Rivlin a condamné les propos de M. Mazouz, soulignant : « Quiconque estime qu’il fait une faveur à quelqu’un en donnant aux Arabes d’Israël la nationalité israélienne s’exprime de manière complètement contradictoire avec la vision d’Herzl. »


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:09

La supériorité militaire d’Israël, priorité absolue des USA Israpresse


Le ministre de la Défense, Moshé Yaalon, et son homologue américain, Asthon Carter,
en Israël le 20 juillet 2015. Crédit : Ministère de la Défense

Citation :
Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a réitéré que la sécurité d’Israël et sa supériorité militaire sont une priorité absolue pour l’Amérique. lors d’une conférence de presse tenue lundi après-midi avec son homologue israélien Moshé Yaalon au ministère de la Défense à Tel-Aviv.

M. carter est le premier dignitaire américain se rendant en Israël depuis l’accord nucléaire conclu entre l’Iran et les grandes puissances il y a six jours Vienne.

« La sécurité d’Israël et sa supériorité militaire sont une priorité absolue pour l’Amérique, pour notre armée, et pour moi » a t-il affirmé

Il a ajouté que l’alliance entre Washington et Jérusalem n’a « jamais été aussi forte. »

« L’intensité des relations sécuritaires entre Israël et les Etats-Unis est sans précédent, tout comme entre le Pentagone et le ministère de la Défense, entre nos forces armées, entre nos agences de renseignements et nos industries de Défense », a pour sa part déclaré Moshé Yaalon, qui a néanmoins rappelé l’opposition ferme de Jérusalem à l’entente entre l’Iran et les grandes puissances.

Avant la rencontre entre les deux ministres, M Carter avait déclaré qu' « Israël est la pierre angulaire de la stratégie américaine au Moyen-Orient ».

M. Yaalon avait pour sa part rappelé « les valeurs et les intérêts communs » entre son pays et Washington.

Les Etats-Unis allouent chaque année à Israël trois milliards de dollars en aide militaire.

M. Carter est arrivé en Israël dimanche soir afin de rencontrer le Premier ministre Binyamin Netanyahou et M. Yaalon. Il avait alors déclaré qu’il ne comptait pas convaincre les dirigeants israéliens sur l’accord concernant le nucléaire iranien, mais allait souligner le fait que celui-ci permet à Washington d’assurer sans limite la sécurité d’Israël et des alliés arabes des États-Unis.

Il avait précisé que l’administration Obama se réserve le droit d’utiliser la force militaire contre l’Iran si nécessaire, bien que l’accord nucléaire vise à éviter ce scénario par une résolution diplomatique du problème.

E.L

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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:09

Les ministres débattent d’une version adoucie de la « loi de l’Etat juif » Tamar Pileggi 12 juillet 2015

Le texte proposé par Benny Begin du Likud définit toujours Israël comme foyer national juif mais insiste sur l’aspect démocratique


Le député Benny Begin lors d'une réunion du groupe parlementaire du Likud à la Knesset le 25 mai 2015.

Citation :
Huit mois après que le précédent gouvernement Netanyahu ait été dissous, en partie en raison de la controverse entourant le « projet de loi de l’Etat juif, » le député Benny Begin du Likud, a présenté dimanche une version modifiée de la loi pour un débat en comité interministériel.

Le projet de Begin, qui se base sur une proposition de l’ancienne députée Ruth Calderon de Yesh Atid, utilise un ton plus modéré que la version originale, qui visait à consacrer le statut d’Israël comme un Etat juif dans une loi fondamentale, intitulée « Israël comme l’Etat-nation du peuple juif », avec force constitutionnelle.

En plus de definir officiellement Israël comme l’Etat-nation juif, le projet de loi initial aurait assuré l’autodétermination nationale et les droits individuels pour les Juifs, mais uniquement les droits individuels pour les citoyens israéliens non juifs.

Bien qu’étant dans le même esprit que la mouture précédente, la version de Begin, qui doit être débattue dimanche par le Comité interministériel pour la législation, présente une version diluée des réformes les plus controversées de la législation et se concentre plutôt sur la nature démocratique d’Israël.

Elle affirme qu’ « Israël est la patrie du peuple juif, sur la base des fondements de liberté, de justice et de paix énoncés par les prophètes d’Israël, et défend l’égalité des droits pour tous ses citoyens. »

Elle présente également Israël comme une démocratie et appelle à ce que l’hymne, le drapeau et symboles nationaux soient inscrits dans la loi. Selon la législation, le texte est basé sur la Déclaration d’Indépendance de 1948 et vise à intégrer ces symboles israéliens dans la loi fondamentale, en leur donnant une base constitutionnelle.


Des militants de gauche brandissent des pancartes et des drapeaux alors qu'ils protestent contre le projet de loi "Etat juif"
près de la résidence du Premier ministre à Jérusalem le 29 novembre, 2014. (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

La version précédente du projet de loi, fortement soutenue par le Premier ministre Benjamin Netanyahu, a fait face à une critique féroce de la part de parlementaires de l’opposition et d’autres, qui prétendaient que le texte donnait la prééminence à l’identité d’Israël comme un Etat juif au dessus de son caractère démocratique, ce qui aurait eu pour effet de faire des Israéliens non-Juifs des citoyens de seconde classe.

Les critiques ont aussi prétendu que la loi de l’Etat juif aurait ouvert la porte à une législation anti-démocratique et des politiques discriminatoires.

D’éminentes organisations juives américaines, le président Reuven Rivlin et son prédécesseur Shimon Peres étaient parmi ceux qui ont exprimé l’inquiétude que la précédente mouture du projet de loi de l’Etat juif risquait d’affaiblir la force de la démocratie israélienne.

Le soutien indéfectible de Netanyahu pour le projet de loi était une des raisons pour lesquelles son précédent gouvernement s’est désagrégé en novembre de l’année dernière, provoquant en partie les élections de mars. Les ministres d’alors Tzipi Livni et Yair Lapid s’étaient fortement opposés au projet de loi et avaient menacé de quitter la coalition.

Netanyahu avait repoussé les critiques tant locales que celles de l’étranger et a indiqué qu’inscrire le caractère juif de l’Etat d’Israël comme un fondement constitutionnel était nécessaire étant donné les tentatives de plus en plus nombreuses pour « délégitimer » l’Etat.

« L’Etat d’Israël est l’Etat national du peuple juif » avait déclaré Netanyahu à l’époque.

Netanyahu a écrit:
« Il assure des droits individuels égaux pour tous les citoyens et nous insistons sur ce point. Mais seul le peuple juif y a des droits nationaux : le drapeau, l’hymne, le droit de chaque Juif d’immigrer dans le pays et d’autres symboles nationaux. Ceux-ci sont accordés uniquement à notre peuple, dans l’unique Etat que nous avons ».

Après sa réélection en mars, Nétanyahu a promis que son nouveau gouvernement adopterait une version du projet de loi, et son accord de coalition prévoit l’adoption du projet de loi.


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:10

Israël, Afrique du Sud : les liaisons dangereuses Abdourahman Waberi Le Monde


Le quartier de Ramat Shlomo, une colonie juive dans les territoires palestiniens

Citation :
A l’heure où le Vatican signe un accord historique avec l’Etat de Palestine, mettant un peu plus à l’écart Tel Aviv, onze chercheurs spécialistes de l’Afrique et sa diaspora ont planché sur l’analogie entre l’apartheid en Afrique du Sud d’hier et la situation qui prévaut entre Israël et la Palestine aujourd’hui.

Cette étude s’inscrit dans le débat intense sur les relations entre Israël et la Palestine en cours dans l’université en Amérique du Nord comme en Afrique du Sud et pousse certains à préconiser une campagne non-violente internationale de boycott, de désinvestissement et voire de sanctions contre Israël.

La plupart des contributions à ce forum soulignent les similitudes troublantes entre l’apartheid en Afrique du Sud et la politique israélienne à l’égard des Palestiniens. L’historien Robin D. G. Kelley (UCLA) donne le la : « Que la politique israélienne d’occupation coloniale remplisse la définition de l’apartheid selon les critères de l’ONU est incontestable. »

Conquête et colonisation

Solidaires avec les Palestiniens, tous soulignent le processus de conquête et de colonisation qui a eu pour fondement les deux socles que sont la religion et le nationalisme ethnique. Ces deux Etats ont poursuivi, ajoutent les chercheurs, un programme à grande échelle, s’appuyant sur un dispositif légal, qui consiste à éloigner de leurs terres ceux-là même qui en étaient les premiers habitants tout en instituant une série de lois discriminatoires fondées sur des motifs raciaux ou ethniques.

Et Achille Mbembe d’enfoncer le clou : « Je parie / Qu’en Palestine, il serait extrêmement difficile de trouver une personne qui n’ait pas perdu quelqu’un de proche, un membre de la famille, un ami, un parent ou un voisin / Qu’il serait extrêmement difficile de trouver une personne qui ne sait pas ce que le mot “dommages collatéraux” signifie vraiment… Je parie volontiers que c’est pire que dans les bantoustans sud-africains d’hier. »

Au-delà d’un petit groupe d’organisations pro-sionistes, l’analogie est si largement acceptée en Afrique du Sud qu’elle ne provoque plus qu’un haussement d’épaules. Enfin, des membres éminents de la lutte anti-apartheid, à l’instar de l’archevêque Desmond Tutu ou des anciens combattants de lutte d’ascendance juive comme Ronnie Kasrils, ont déclaré à maintes reprises que les conditions de vie en Cisjordanie et à Gaza sont « pires que celles en cours sous l’apartheid ».

Incroyable détresse

Certes, comparaison n’est pas raison et aucune analogie historique ne peut prétendre être rigoureusement exacte. Les comparaisons révèlent aussi des points aveugles. Si les défenseurs d’Israël mettent en avant, par exemple, les droits civils dont jouissent les Arabes citoyens d’Israël, des nombreux observateurs estiment que ces droits ont toujours été limités et subissent une érosion à un rythme alarmant.

On peut convenir que des différences importantes existent. Mais ceux qui s’engagent dans la lecture différentialiste visent à détourner l’attention de l’occupation illégale de la Cisjordanie et de Gaza, de la construction des colonies dans les territoires occupés, les bombardements des civils ou la détention et la torture des militants. Loin d’exonérer les politiques et les pratiques de l’Etat israélien, les divergences entre les deux camps ne fait que ressortir l’incroyable détresse caractérisant la situation palestinienne.

Le mouvement anti-apartheid a été le point d’orgue des grandes mobilisations internationales de la société civile au cours du XXe siècle. Si l’on met de côté les erreurs et les divisions internes, force est de reconnaître qu’il avait réussi à relier divers courants et à affaiblir durablement le régime sud-africain. Là encore, les chercheurs en sciences sociales et les activistes cherchent des raisons d’espérer du côté de ce passé-là.

Abdourahman A. Waberi est né en 1965 dans l’actuelle République de Djibouti, il vit entre Paris et les Etats-Unis où il a enseigné les littératures francophones aux Claremont Colleges (Californie). Il est aujourd’hui professeur à George Washington University. Auteur entre autres de « Aux États-Unis d’Afrique » (JC Lattès, 2006), il vient de publier « La Divine Chanson » (Zulma, 2015).




Israël autorise la construction de nouveaux logements en Cisjordanie

Mise en place d'un comité pour “examiner le statut légal des implantations en Cisjordanie"

Citation :
L’Administration civile en Cisjordanie va autoriser jeudi la construction de 906 nouveaux logements. Il s’agit des premiers permis de construction dans la région fournis par le gouvernement israélien au cours des 12 derniers mois.

Ce permis de construire est vu comme une tentative du ministre de la Défense, Moshe Ya’alon, de calmer les leaders des communautés en Cisjordanie après que la Cour suprême israélienne a ordonné la démolition de deux infrastructures illégales à Beit-El.

296 logements vont être construit dans l’implantation de Beit-El, 112 dans celle de Maa’le Adoumim et 381 à Givat Zeev, tous situés dans les alentours de Jérusalem. D’autres logements déjà construits vont recevoir de manière rétroactive les permis de construction.

Mercredi dernier, l’Administration civile avait reçu une plainte de la part des propriétaires des terres s’opposant à ces nouvelles constructions. Ces plaintes ont été rapidement rejetées. “Les membres du comité ont pris en compte tous les facteurs afin de prendre leur décision”, a déclaré le bureau du Coordinateur des actions du gouvernement dans les territoires, selon un communiqué.

Un comité spécial pour légaliser les implantations en Cisjordanie

Par ailleurs, la ministre de la Justice, Ayelet Shaked, a annoncé mardi la création d’un comité spécial pour “examiner le statut légal des terres en Cisjordanie”. Il a été mis en place pour remplacer les comités de l’état qui prennent souvent des mois avant de se prononcer sur ces sujets controversés.

Ce comité spécial sera dirigé le secrétaire du cabinet du Premier ministre, Avichai Mandelbit. Il sera entouré de responsables des ministères de l’Agriculture et de la Défense, ainsi que experts légaux.

L’ONG Yesh Din, qui défend les droits des Palestiniens et s’oppose à la construction israélienne en Cisjordanie, a accusé la ministre Shaked “d’essayer de mettre en œuvre le rapport Levy” qui propose de légaliser toutes les implantations israéliennes en Cisjordanie.

Selon l’ONG, Shaked cherche à mettre en œuvre le rapport “sans que le gouvernement l’adopte de manière officielle et ce malgré que les juristes israéliens et la Cour suprême israélienne rejettent les conclusions de ce rapport.”

Ayelet Shaked a affirmé que “les habitants de la Judée-Samarie devraient pouvoir vivre sans craintes quant à la légalité de leur logement et des éventuelles expulsions”. Elle a insisté sur le désaccord qui existe à propos des terres de Cisjordanie qualifiées de “terres privées sans savoir les preuves nécessaires être considérées comme propriétés privées”.


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:10


Israël : Valls non, Micron oui

Valls évite de passer par Israël le JDD 6 juillet

Etapes jugées "trop sensibles", Valls ne passera pas (mi-octobre) par Tel-Aviv et Ramallah.

Citation :
Manuel Valls fera une tournée officielle au Proche-Orient mi-octobre (Égypte, Jordanie, Arabie saoudite). Un voyage à composante économique et sécuritaire qui ne passera pas par Tel-Aviv et Ramallah, étapes jugées "trop sensibles" à l'heure où la France tente de ­réveiller le dialogue israélo-palestinien.

En novembre, François Hollande avait assuré que la France devrait conduire "une initiative diplomatique" sur ce dossier. Le chef de l'Etat se dit prêt à accueillir une conférence internationale.

Emmanuel Macron reçoit le CRIF Le CRIF en action 22 Juillet 2015

Roger Cukierman, président du CRIF, a été reçu par Emmanuel Macron, Ministre des finances et de l'industrie.

Citation :
Au cours d'un long entretien, le ministre s'est montré très attentif aux causes de la montée de l'antisémitisme en France.

Les sujets du boycott, mais aussi de l'éducation et des réseaux sociaux ont été évoqués, ainsi que les financements des actes terroristes.

Le Ministre se rendra en Israel au début du mois de septembre.

Roger Cukierman était accompagné par Francis Kalifat, vice-Président et Robert Ejnes, Directeur exécutif


C’est officiel depuis quelques heures : Emmanuel Macron sera en Israël début Septembre 2015

Citation :
Lors du Gala de la CCFI qui a eu lieu à Paris en Avril dernier, le Ministre Français avait eu l’occasion de s’entretenir longuement et chaleureusement avec les invités. C’est semble-t il à cette occasion qu’un voyage ministériel en Israël avait été évoqué dans les coulisses.

Patrick Maisonnave, l’Ambassadeur de France en Israël aura donc en septembre un programme très chargé car des visites officielles de haut rang auront lieu à l’occasion de la fameuse conférence DLD qui se tiendra à Tel Aviv.

Emmanuel Macron a transmis récemment un courrier à Yossi Vardi, considéré comme le gourou du hightech israélien qui était récemment à Paris dans le cadre LeWeb 2014. Dans ce courrier le Ministre Macron lui avait proposé de participer à un Think Tank des douze personnalités célèbres qui pourraient aider la France à se construire une politique d’envergure mondiale dans le hightech.


Le Ministre Emmanuel Macron et André Maarek (Vice- Président CCFI) ont transmis hier soir, dans une atmosphère très festive, les trophées de la CCFI. Cette soirée de Gala était présidée par Henri Cukierman (Président de la CCFI) qui a fait en ouverture du Gala, un discours important sur les relations France-Israël.
[...]



Manuel Valls : « Les Juifs de France sont des Français à l'avant-garde de la République et de nos valeurs.»



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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:11



Citation :

Israël incarne la démocratie, la primauté du droit, la lutte contre le racisme, la liberté religieuse, les droits pour les femmes, les homosexuels et les minorités arabes et musulmanes ; Israël est l'un des états qui intègrent le plus les femmes. Israël a eu une femme premier ministre, une femme en tant que chef de la justice, ainsi qu’une femme ministre des affaires étrangères et une femme à la tête des officiers de l'armée.

L’état démocratique d’Israël cherche une coexistence pacifique avec ses voisins alors que les Arabes et les Iraniens cherchent à éliminer Israël, comme en témoignent leurs actes de violence y compris le terrorisme, les comportements électoraux, les réponses aux sondages, la rhétorique politique, les messages des médias, les manuels scolaires, les sermons dans les mosquées, les graffitis sur les murs et bien d'autres.

Israël est le seul pays au monde qui soit régulièrement appelé à être exterminé.

Israël a survécu contre toute attente/contre vents et marées, a établi la démocratie et a fait fleurir le désert dans une région hostile à la liberté et à la verdure - la liberté et le terrorisme ne peuvent pas coexister - 99,5% du Congrès américain salue la démocratie israélienne



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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:12

Tel Aviv : Deux juifs américains refoulés parce que noirs Oumma 18 juillet 2015

voilà du boulot pour le Rabin noir d'Obama dont la mission est « de représenter les communautés juives noires présentes du monde entier (notamment en Afrique du Sud, Nigeria, Ouganda, Caraibes), de maintenir un dialogue permanent avec les autres communautés juives d'Europe et des Etats-Unis, et de renforcer les liens avec les juifs éthiopiens en Israël.» (voir plus haut 23 juillet)


Citation :
Idit Malka, qui a 5 frères et sœurs vivant en Israël, dans la "communauté noire hébraïque" ostracisée par Israël, n’a pu leur rendre visite à l’occasion du mariage de l’une de ses sœurs dans le Negev.

Avec son fils de 10 ans, elle a été placée en rétention dès son arrivée à l’aéroport de Tel Aviv, enfermée pendant 48 H puis refoulée aux USA.

“Et à aucun moment, nous n’avons eu droit à des explications, sinon cette remarque d’une policière israélienne : "Eretz Israël n’est pas un pays pour les négros",
a déclaré Malka répondant au Jérusalem Post, en niant toute intention de rester vivre en Israël. Elle et son fils avaient d’ailleurs un billet de retour pour le 20 août prochain.

“Mon fils de 10 ans voulait rencontrer ses cousins et voilà ce qu’ils ont fait de ses vacances, et comment il a été humilié, bien que nous soyons des juifs pratiquants".


Les Juifs éthiopiens sont victimes d’un racisme systématique en Israël où Netanyahou les qualifie régulièrement d’infiltrés" et de "cancer". En avril et mai dernier, ils avaient d’ailleurs organisé des manifestations de protestation à Jérusalem, contre ce racisme institutionnalisé à leur encontre.

Les écoles et colonies de vacances refusent d’accepter des enfants à cause de la couleur de leur peau.

Même des soldats israéliens d’origine éthiopiens sont en butte à de mauvais traitements.

" Une terre promise pour les Juifs, à condition qu’ils ne soient pas noirs...", commente l’universitaire Hanan Chehata.

Two American Jews were denied entry to Israel for being black


Open-air racism towards Israel's Black Hebrew community is common in the Jewish state(AFP/File)

David Brinn a écrit:
An American convert to Judaism and her ten-year-old son were detained for almost 48 hours in a holding cell at Ben-Gurion Airport before being denied entry to Israel and placed on a return flight to the US.

Idit Malka and her son Kahxin from Cape Coral, Florida, had arrived on June 12 to celebrate the wedding of Malka’s sister who lives in Yeroham, in the Southern District, and to spend time with her five other siblings, all of whom live in Israel.

According to the Population, Immigration and Border Authority (PIBA), Malka and her son were turned away because of suspicions she belongs to the Black Hebrew community and was planning to remain in Israel instead of returning to the US on August 20, as her ticket stated.

In an interview with The Jerusalem Post, Malka denied the accusation.

According to the 40-year-old Malka, her family moved to Israel when she was young and belonged to the Black Hebrew community, but separated from the movement due to ideological differences in 1987, when she was 13.

“None of my siblings belong to the community in Dimona, and I have been living as a Jew my entire adult life,” she said, adding that after returning to the US in her teens, she underwent a Reform conversion to Judaism in 1995 and a Conservative conversion in 2004, two years before immigrating to Israel.

When she applied for Israeli citizenship upon arrival in 2006, Malka claims she was put through a bureaucratic tangle that lasted four years. With no end in sight, she and her children decided to return to the US in 2010.

The June trip was her first journey back to Israel since she left, but it ended before it even began.

“As soon as we arrived at the border control, the clerk took us to a sitting room,” said Malka. “I waited there for a good hour, until a woman came out and said that we were being returned. When I asked why, she asked me ‘why are you here?’ I told her that I was there for our summer vacation, to visit family and to attend my sister’s wedding. But I feel the denial of entry was made before I even had a chance to speak with anyone.”

In its response to a query from The Post, PIBA wrote that Malka arrived at the airport without prior coordination with the Authority; changed the story of why she was visiting; and became violent and abusive when told her entry was being denied.

“I told them from the beginning my reason for coming to Israel,” said Malka. “Once we were detained, we were never given any reason other than one female agent screaming at me ‘Eretz Yisrael isn’t a country for ‘cushim’ [a derogatory Hebrew word for the blackskinned].

At that point, being so tired and humiliated, I did open my mouth and curse at her. But I was never violent
, as they claimed.”

Malka, who said she was allowed one phone call, contacted one of her brothers who arranged an appeal to an on-call judge. The judge ruled to uphold the denial of entry, and she and her son were put on a return flight to Florida.

“If she had requested permission to come to Israel ahead of time, she would not have been rejected and could have prevented this from the beginning,”
the PIBA’s spokesman, Sabine Hadad, said.

According to the Foreign Ministry website, the Black Hebrew community has become an integral part of Israeli society since the Interior Ministry granted them permanent residency in 2003. This followed a multi-decade long battle that began shortly after the first members of the community arrived in 1969, led by Ben Ammi Ben-Israel.

The Chief Rabbinate initially did not recognize them as Jews for the purposes of the Law of Return and their status remained in limbo until 1990 when they were issued B/1 visas, followed by temporary residency a year later. According to the website, more than 100 of the 2,500-strong Black Hebrew community are currently serving in the IDF.

Nicole Maor, a representative of the Israel Religious Action Center (IRAC), which assisted Malka during her four-year-effort to become an Israeli citizen, said Monday that African- American converts to Judaism often encounter problems upon entry into Israel. She said this was because the legitimacy of their conversions are questioned by the Interior Ministry.

In addition, African-Americans who plan to stay in Israel for extended periods or make aliya are scrutinized more closely due to suspicions that they will join the Black Hebrew community.

Back home in Cape Coral, Malka said she still hasn’t come to terms with how she was treated.

“My head was spinning,” she said. “I have a 10-year-old who wanted to visit his cousins and family, and he’s had his summer vacation ruined in the most horrific way.

“As an American citizen, I shouldn’t need prior coordination to visit Israel. And a Jew does not need to coordinate before visiting her homeland.


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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:13




Les femmes haredies, l’épine dorsale invisible de la nation start-up


Cette main-d’œuvre bénite est souvent sous-payée, et profondément réticente à revendiquer son dû Shira Rubin 1 août 2015


Les femmes ultra-orthodoxes dans une entreprise high-tech à Modiin Illit
Alors que les femmes de la génération de sa mère travaillaient comme enseignantes, Michal Zernowitzky est « pionnière » depuis les 14 dernières années dans l’avenir de l’emploi des femmes haredies – dans le secteur de la haute technologie en plein essor d’Israël.

Shira Rubin a écrit:
L’une des premières femmes ultra-orthodoxes ayant obtenu une licence en technologie informatique, elle est actuellement programmatrice externe.

Elle décrit ce travail comme « dur, un travail d’usine, et certainement pas fait pour tout le monde », constitué de longues heures et souvent de missions monotones.

Mais Zernowitzky a eu la chance de trouver un emploi qui verse des salaires équitables et lui permet d’éviter la situation précaire de sa communauté.

Beaucoup de ses voisines travaillent dans le secteur high-tech, mais reçoivent des salaires bien en dessous des normes des Israéliens laïcs. Alors que des milliers de femmes haredies travaillent dans la haute technologie, et les nombres ne font que croître, aucune donnée officielle n’existe reflétant la profondeur de l’écart salarial entre haredim et laïcs, courant dans des entreprises comme Matrix.

Aux bureaux de Modiin Illit et de Beit Shemesh de Matrix, plus de 700 femmes haredies sont employées dans les départements du développement de logiciels et d’assurance de la qualité, et sont décrites dans un article publié sur le site Web de la société comme une « main-d’œuvre de haute qualité attrayante pour des consommateurs soucieux des coûts, comparés à ceux du personnel du centre d’Israël ».

Le député shas Yitzhak Vaknin

Le député du Shas Yitzhak Vaknin a fait valoir dans un discours devant la commission des Finances de la Knesset le mois dernier que si « les haredim ont un énorme désir de travailler, ce sont les populations les plus démunies. »

Il a évoqué le cas de sa fille, une employée de Matrix, qui gagne le « salaire haredi » universel de 5 600 shekels par mois, en comparaison avec les 8 800 shekels de ses collègues femmes laïques. Ces sommes sont configurées sans rapport avec les niveaux de professionnalisme ou d’éducation, dit-il.

La discrimination salariale subie par les femmes haredies reflète une plus large iniquité salariale dans le secteur au sens large. Les hommes gagnent en moyenne 15 800 shekels, tandis que les femmes gagnent 8 771 shekels, et n’occupent qu’un tiers des postes de direction, selon le Bureau central des statistiques.

Cependant, l’écart salarial global – les femmes haredies gagnent 40 % de moins que leurs homologues masculins et féminins laïcs – est un sujet sensible au sein de la communauté. Beaucoup craignent que lutter pour leur droit à un salaire égal pour un travail égal pourrait être interprété comme un manque de la décence.

Pire, beaucoup pensent que défendre leurs droits pourrait les marquer d’une lettre écarlate estampillée « moderne » ou « arriviste », explique Zernowitzky.

« Dans le monde haredi, le travail n’est pas une éthique, » dit-elle, ajoutant que beaucoup de femmes ultra-orthodoxes qui travaillent au salaire minimum, soit ignorent qu’elles sont perçues comme une alternative locale aux manufactures de sous-traitance en Inde, soit affrontent un dilemme culturel.

Au cours de la dernière décennie, les femmes ultra-orthodoxes ont commencé à combler les pénuries dans la programmation et le développement de logiciels et à occuper d’autres postes peu qualifiés. Même parmi celles qui travaillent dans des entreprises connues pour pratiquer la discrimination salariale, beaucoup disent qu’elles bénéficient de chèques de paie réguliers et d’horaires flexibles.

Parce que leur travail est focalisé sur les délais – et non les heures de bureau – elles peuvent l’accommoder à leurs horaires surchargés en tant qu’épouses et mères, commençant leurs journées tôt le matin afin de pouvoir partir à temps pour aller chercher les enfants l’après-midi et compléter leur travail sur ordinateur à la maison le soir après avoir bordé les petits.

Les femmes ultra-orthodoxes dans la haute technologie représentent l’épine dorsale invisible de la « nation start-up ».

Israël possède davantage de start-ups par habitant que tout autre pays, avec le célèbre Waze, l’application de navigation GPS, qui a vendu ses droits à Google pour environ 1 milliard de dollars en 2013, pour ne citer qu’elle.

Même parmi les entreprises moins connues, cependant, les postes de haute technologie sont parmi les plus rémunérateurs en Israël, employant 280 000 personnes et offrant à peu près le double du salaire moyen national, selon le Bureau central des statistiques.

Mais tandis que le gouvernement se vante du taux élevé d’emplois chez les femmes ultra-orthodoxes (79 %), les initiatives officielles les ont cantonnées aux postes les moins rémunérés, y compris dans le secteur high-tech, ce qui ne contribue pas vraiment à les aider à surmonter la pauvreté, dit Racheli Ibenboim, une ancienne politicienne qui vise à améliorer les possibilités d’emploi des femmes ultra-orthodoxes.

Sans accès aux réseaux de capital humain et à la formation entrepreneuriale que beaucoup de leurs collègues ont reçue à travers diverses unités de high-tech de l’armée, les femmes ultra-orthodoxes sont confrontées au défi supplémentaire de stigmatisation culturelle dans un domaine profane.

« Les employeurs ont peur des haredies. Ils pensent qu’elles détruiront la dynamique du groupe, s’arrêteront pour prier, auront un bébé chaque année », dit Ibenboim.

Les complications sont pratiquement et financièrement réelles, explique Oran Singer, qui possède une entreprise high-tech à Tel Aviv qui sous-traite sa programmation de faible compétence aux femmes ultra-orthodoxes.

En plus d’un congé de maternité à peu près une fois par an, la plupart des employées mariées sont également indisponibles tard le soir ou le Shabbat, quand un client international pourrait avoir besoin de leurs services. Plus fondamentalement, leur manque d’exposition aux mathématiques, à l’anglais ou aux sciences dû à leur éducation dans des écoles religieuses présentent quelques défis.

Mais, en définitive, l’emploi des femmes haredies est plutôt une bonne décision commerciale. Elles présentent des qualités telles que l’engagement envers la société, un empressement à apprendre, et une forte camaraderie qui les pousse à aider leurs collègues à surmonter les difficultés, toutes des qualités rares dans le monde high-tech volatile et individualiste, dit Singer.

« Elles sont extrêmement fiables et ont une éthique de travail très élevée. Je crois que cela vient de la réalité économique dans laquelle elles se trouvent, qui les fait vraiment apprécier le salaire »,
explique-t-il.

Et tandis que les femmes ont seulement ces dernières années commencé à débattre de la question d’exiger d’être rétribuées pour leur valeur sur le lieu de travail, une vague de femmes a créé de véritables solutions à cette fin dans des instituts universitaires spécialisés comme le Campus Strauss, à un jet de pierre du quartier de Mea Shearim de Jérusalem.

Rivka Yeruslavsky, directrice de la section du campus des femmes, prévoit une classe de 500 élèves pour la session d’automne – par rapport à 37 en 2013 – spécialisée dans des matières comme l’informatique et la biotechnologie, et qui leur apprendra à se vendre pour des emplois de haut niveau dans la haute technologie et ailleurs.

Leur programme comprend des ateliers pour les aider à peaufiner leur curriculum vitae, ainsi que des stages dans des laboratoires, dans lesquels elles recevront une exposition de première main dans leur domaine, en plus de garantir des lettres de recommandation pour les futurs employeurs.

Alors que certains dans la communauté continuent de condamner l’emploi des femmes dans le monde high-tech laïc comme un sacrifice des valeurs traditionnelles, Yeruslavsky dit que beaucoup voient le Campus Strauss comme la meilleure d’un certain nombre de mauvaises options, car il maintient la ségrégation entre les sexes et intègre l’enseignement religieux.

« Le but de l’institut est de permettre aux femmes d’avoir un revenu – afin que leurs familles puissent vivre dans la dignité, » dit Yeruslavsky alors qu’elle prépare le dîner après une longue journée de travail.

« Je pense que cette nouvelle génération est en train de comprendre que les femmes peuvent certainement être haredies, avec tout ce que cette culture exige, tout en étant également conscientes de leurs compétences et de la valeur de leur labeur. »



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MessageSujet: Re: PALESTINE et ISRAËL   Mer 27 Jan - 5:13



Des femmes israéliennes jeûnent pour une reprise du processus de paix Eric Cortellessa 9 août 2015, 18:28

Un jeûne symbolique des 50 jours se tient devant la résidence du Premier ministre en contrepoint avec la guerre de 50 jours de l’été dernier avec le Hamas


Militantes de Nashim Ossot Shalom devant la résidence du Premier ministre à Jérusalem

Bravant la chaleur estivale, un groupe de femmes de tout le pays campe devant la résidence du Premier ministre. Leur but : implorer Benjamin Netanyahu de reprendre les négociations de paix avec les Palestiniens.


Eric Cortellessa a écrit:
Organisé par Nashim Ossot Shalom [les femmes font la paix], un organisme communautaire créé il y a près d’un an, les femmes ont entrepris un jeûne symbolique de 50 jours.

Chaque participante jeûne 50 heures à un moment qui lui est attribué sur la période de la manifestation, du 8 juillet au 26 août, aux mêmes dates que l’opération Bordure protectrice de 2014.

Les femmes ont installé une tente rue Azza, devant la résidence du Premier ministre, à la fois pour les abriter du soleil et pour fournir un espace sûr où elles peuvent discuter de la meilleure façon de mettre fin au conflit.

La dernière série de négociations, orchestrée par le secrétaire d’Etat américain John Kerry, a pris fin en avril 2014 après neuf mois dans lequel les négociateurs israéliens et palestiniens ont tenté d’aboutir à un accord-cadre pour un traité de paix final.

Peu de temps après l’échec des négociations, une série d’actes de violence – l’enlèvement et l’assassinat de trois adolescents israéliens par des membres du Hamas, suivis par l’assassinat de l’adolescent palestinien Mohammed Abu Khdeir par des extrémistes juifs – ont conduit à l’opération Bordure protectrice.

Alors que l’opération militaire de l’été dernier a causé des dégâts parmi les Israéliens et les Palestiniens, les femmes de Nashim Ossot Shalom espèrent qu’avec le jeûne viendra un processus de guérison.

« Nous exigeons que les dirigeants mettent fin à l’effusion de sang dans la région, » dit au Times of Israel Lilian Weisberger, membre du groupe.

« En tant que mères, nous disons : assez. Nous avons besoin de nous exprimer parce que nous sommes préoccupées pour les générations futures et que nous n’avons pas le privilège d’abandonner. »

Pour Weisberger, 54 ans, le jeûne est à la fois politique et personnel. « Un de mes fils a participé à la guerre de Gaza, et c’était un moment horrible pour moi. Je ressentais beaucoup de désespoir et de peur », dit-elle, tenant une pancarte « Je jeûne » en hébreu.

Weisberger n’est pas une exception parmi les membres du groupe ; beaucoup sont là parce qu’elles ont des enfants qui servent dans les rangs de Tsahal.

Hadar Kluger, présidente du comité d’organisation de Nashim Ossot Shalom, a un fils et une fille actuellement enrôlés. Son fils est pilote et sa fille officier affectée près de la frontière de Gaza.

« Cette situation est ce qui me pousse [à être ici] », confie la résidente de Haïfa de 49 ans au Times of Israel. « Je sais qu’il y a une possibilité qu’ils participent à une autre guerre. Donc, j’ai peur pour eux. »

Nashim Ossot Shalom a été fondée suite à l’opération de Bordure protectrice. L’ONG déclare que sa mission est d’inciter « les politiciens et les faiseurs d’opinion à travailler avec vigilance pour atteindre un accord politique » et « de donner aux femmes des rôles de leadership dans la planification, la prise de décision et le processus de négociations, pour parvenir à un accord. »

Marie-Lyne Smadja, l’une des fondatrices de l’organisation, souligne que les femmes apportent un certain niveau d’empathie nécessaire pour que les Israéliens et les Palestiniens arrivent à une forme d’arrangement. Elle tente également de contrer les affirmations selon lesquelles l’orientation du groupe est assombrie par une certaine naïveté.

« Nous reconnaissons que ce sera très difficile et qu’Israël affronte beaucoup de défis qui l’empêchent de parvenir à un accord de paix, mais c’est aussi notre position qu’il est dans l’intérêt écrasant du pays de toujours essayer de parvenir à la paix avec ses voisins par le dialogue, l’empathie et l’implication dans des négociations sérieuses », dit-elle.

Reconnaissant le passé meurtrier d’organisations extrémistes comme le Hezbollah et le Hamas, Smadja dit qu’il n’y a pas de solutions faciles, mais insiste : Israël « ne peut se permettre d’attendre des circonstances parfaites ».

Depuis sa création, le groupe a connu une croissance rapide et compte aujourd’hui plus de 7 000 membres inscrits et 12 000 adeptes sur Facebook. Elle repose sur le crowdfunding en plus des dons privés.

« Les fonds sont très importants pour nous, car ils nous permettent d’étendre notre portée et de recruter davantage de femmes différentes intéressées à promouvoir la paix », dit Kluger. « Pas tout le monde ici n’a d’enfants dans l’armée. Certaines souhaitent juste mettre fin à la violence entre les Arabes et les Juifs. »

En raison du service militaire obligatoire, cependant, la plupart des mères de Nashim Ossot Shalom craignent pour le sort de leurs enfants. Dena Maltinsky, 66 ans, participe à l’opération de jeûne, dix ans après que ses deux fils aient servi au cours de la deuxième Intifada.

« Suite à l’été dernier – les souvenirs effrayants et les horreurs de l’été dernier – j’ai senti assez fortement qu’il fallait agir maintenant, » dit-elle.

« Nous ne pouvons pas attendre. Nous devons commencer à parler [avec les Palestiniens] pour résoudre cette situation terrible entre nous. Parce que quand vous parlez, vous ne tirez pas. »

Parfois, les passants discutent avec elles de la protestation. Maltinsky considère que les échanges sont sains, même quand ils sont nocifs. « Parfois, c’est douloureux, mais je crois aussi que c’est nécessaire », dit-elle.

Pendant ce temps, le jeûne symbolique renferme une autre couche de signification métaphorique pour certaines femmes.

« Je crois que le jeûne est une action qui nous aide à être vraiment présentes »,
dit Noga Tsvi dans les dernières heures de son propre jeûne. « Faire des actions de routine – comme manger – nous fait oublier. Nous devons nous souvenir. »

Smadja a un sentiment semblable : « Le jeûne est une forme de méditation. C’est aussi une façon de penser au passé, dans l’espoir d’améliorer notre avenir. »



Des milliers de femmes défilant à l'extérieur du Parlement israélien le 4 mars 2015

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