PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG

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MessageSujet: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Mer 30 Déc - 16:45

on l'aura remarqué, j'ai un peu de mal à découper le monde entre l'Europe et l'Asie, le moyen et le proche-Orient. Dans la géo-politique économique et militaire des événements actuels, l'ensemble de cette région se présente à mes yeux comme un tout...

je récupèrerai d'autres cases les commentaires sur les pays concernés






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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Mer 30 Déc - 16:48


pour les informations précieuses plus que le sens des questions...




L’Afghanistan en 2015
Entretien avec Kate Clark, Directrice de Programme du « Afghanistan Analysts Network » Par Jérôme DIAZ, Kate CLARK, le 26 décembre 2015

Citation :
Kate Clark, Directrice de Programme du « Afghanistan Analysts Network » centre d’expertise indépendant dont le siège est au Danemark. Cet entretien a été réalisé le 4 novembre 2015 et relu à sa demande par Kate Clark, basée à Kaboul. Jérôme Diaz, est journaliste indépendant, auditeur Séminaires Jeunes de l’IHEDN et de l’IHESJ, diplômé du Master 2 « Sécurité Internationale et Défense » de la Faculté de Droit de Grenoble. Spécialisé sur les régions Proche/Moyen-Orient et Asie Centrale.


Le retrait des troupes françaises d’Afghanistan ne doit pas conduire à faire tomber ce pays dans un "trou noir" de l’analyse. Au contraire, il importe de donner la parole aux experts qui restent sur le terrain. Jérôme Diaz a réalisé pour le Diploweb.com cet entretien.

Citation :
Jérôme Diaz : Plus d’un après l’élection d’Ashraf Ghani à la présidence de l’Afghanistan [1], le pays se retrouve livré à lui-même, avec à sa tête un gouvernement balbutiant dont la cote de popularité ne cesse de décroître. Sur le plan sécuritaire, la situation s’est considérablement dégradée [2]. Comment expliquez-vous cet accroissement de violence ?

Kate Clark : Le changement de présidence était une chose. L’enjeu, toutefois, concernait surtout le retrait des troupes, et le fait que l’économie est très affaiblie, du fait de la diminution considérable des aides de la coalition internationale [3]. Le problème est double : d’abord, les Taliban craignaient davantage les troupes étrangères, en particulier les bombardements aériens effectués par la Coalition. Cette année, les Taliban ont été capables de se regrouper pour lancer des attaques, en suivant un mode opératoire qu’ils ne pouvaient appliquer dans des zones où ils risquaient d’être la cible de bombardements aériens. Cela change la dynamique de la guerre. En prime, bien avant les élections, il y avait une incertitude au niveau politique quant à la fin ou non du mandat d’Hamid Karzaï, ainsi qu’à propos de l’hypothétique signature de l’ « Accord Stratégique Bilatéral » entre l’Afghanistan et les Etats-Unis [4]. Il y a eu huit mois de conflit et de tumulte à propos des élections, dont des menaces de coup d’Etat.

Maintenant, après une transition quasi démocratique, le pays est dirigé par un gouvernement de cohabitation avec à sa tête Ashraf Ghani et Abdullah Abdullah [principal rival de Ghani, Abdullah avait déjà été candidat déchu à l’élection présidentielle de 2009 face à Hamid Karzaï], ce qui ne garantit pas un leadership stable, le gouvernement n’ayant pas connu de « lune de miel ». L’électorat a perdu patience lorsque les deux hommes ont été introduits respectivement comme Président et Chef de l’exécutif [5]. Le simple fait de nommer des ministres, des gouverneurs et d’autres officiels, a requis des négociations à chaque fois entre Ghani et Abdullah, tout cela six mois avant qu’un Cabinet ne soit formé [6]. Le gouvernement est très faible, mais le problème n’est pas seulement lié au fait d’avoir un gouvernement d’ « union nationale » faible : Hamid Karzaï a laissé derrière lui un gouvernement très faible et corrompu. L’Afghanistan a désespérément besoin d’être réformé, de disposer d’un gouvernement fonctionnel, d’une meilleure situation économique, et il a besoin de paix.

Le changement de Présidence n’a pas fait l’effet d’une victoire, mais plutôt d’un mauvais compromis quand il a été question de constituer une union nationale.

Ashraf Ghani doit faire face à toute une série d’obstacles (corruption, économie exsangue, guerre…), cela s’ajoutant au fait de devoir prendre des décisions importantes, et de manière conjointe, avec Abdullah, son rival aux dernières élections. C’est une façon très inefficace de faire de la politique, sans parler du fait que Ghani n’a toujours pas réuni autour de lui une équipe solide, et rencontre des problèmes au niveau stratégique, en particulier pour ce qui est de fixer des priorités. Dans un tel contexte, on aurait aimé voir un Président arriver au pouvoir avec un vrai projet politique, capable d’insuffler un certain optimisme, mais ce n’est pas ce qui s’est passé. Au contraire, les Afghans étaient véritablement lassés des classes politiques. Le changement de Présidence n’a pas fait l’effet d’une victoire, mais plutôt d’un mauvais compromis quand il a été question de constituer une union nationale.

J.D : Les forces de sécurité locales (armée, police), sont supposées prendre le relais de leurs instructeurs étrangers mais se trouvent dans une situation extrêmement précaire (salaires misérables, désertions, corruption [7]…) ; quant à la violence quotidienne, ils semblent impuissants à la juguler. Comment y remédier ?

K. C. : Les troupes Afghanes (police locale, armée) comptent des dizaines de milliers de membres, mais peu d’entre eux combattent aussi âprement que les Forces spéciales, qui sont constituées d’une centaine d’hommes impliquées dans l’essentiel de la guerre contre les Taliban. Lorsque des zones tombent aux mains des insurgés, ce sont les Forces spéciales qui sont envoyées. Elles font de l’excellent travail : leur formation est assurée par les Américains, les Britanniques, les Allemands et les Norvégiens.

Il y a toutefois des problèmes avec le gros des troupes, comme on a pu le voir à Kunduz : la plupart des forces a préféré décamper plutôt que se battre contre les Taliban, et ce même s’il y avait plus de soldats dans les rangs du gouvernement que du côté des Taliban. Il y a donc des obstacles dans la chaîne de commandement et de contrôle, dans la coordination entre les différentes forces, dans la logistique… Il n’est pas évident de déterminer s’il s’agit seulement d’inefficacité, ou même si des approvisionnements en munitions, essence ou en nourriture sont « prélevés ». Le problème est aussi moral. Par exemple, les Taliban dans le nord ont remporté un succès en offrant de se rendre aux soldats et à la police ; en prime, ils ont rendu leurs armes et leurs munitions, garantissant qu’ils cesseront de combattre, après quoi ils ont été autorisés à rentrer chez eux. C’est une méthode qui a fait ses preuves.

L’armée a été créée et financée grâce à du soutien étranger ; cette aide est encore présente, mais maintenant nous sommes davantage dans une guerre purement afghane. Les Américains sont toujours actifs dans les opérations de combat, mais ils ont plutôt tendance à intervenir soit lorsque certains de leurs hommes sont au sol, ce qui conduit les Forces spéciales américaines à patronner les Forces spéciales afghanes (comme ce fut le cas à Kunduz), soit quand ils ont ciblé un groupe d’Al Qaïda.

J. D. : Parallèlement aux forces de sécurité légales, les sociétés de sécurité privées sont durablement installées. Que pouvez-vous dire de leur rôle et de leur importance ?

K. C : Il y a plus de “contractors” travaillant au Ministère américain de la Défense, proportionnellement au nombre de soldats. Du côté Afghan, ce nombre n’est pas aussi important. Si l’on observe les milices informelles, certaines milices progouvernementales sont impliquées dans les combats ; ces forces informelles ont toujours travaillé avec la CIA ou les Forces spéciales américaines, théoriquement sous l’égide des services de renseignements afghans [NDS, ou « National Department for Security »]. On compte aussi la police locale afghane, également mise en place par les Forces spéciales américaines, et qui dépend du Ministre de l’Intérieur. Il y a de nombreux groupes armés non-officiels dans le pays, parallèlement aux Taliban. Leur rôle dépend de la région où l’on se trouve. Au nord, il y a toujours eu des milices et il y en aura toujours. Les milices pro-gouvernementales sont aussi bien informelles que formelles, sauf qu’aucune de ces dernières n’a été incorporée à la police locale afghane, ce qui aurait fait d’elles des forces régulières. Cela dit, ces groupes se comportent souvent comme des milices, dans le mauvais sens du terme : au Nord, de nombreux sévices ont été dénoncés par des civils, notamment des cas de viols et d’extorsion.

J. D. : Impossible de parler de l’Afghanistan sans évoquer le Pakistan. Tous deux sont liés par une histoire tumultueuse et une frontière contestée depuis longtemps. Que pouvez-vous dire de l’état actuel des relations entre ces deux pays ?

K. C. : Du point de vue Afghan, le Pakistan conserve une main pernicieuse dans leurs affaires ; il est clair qu’ils soutiennent les Taliban et leurs fournissent des sanctuaires [8]. Cette année, ils ont accueilli une rencontre entre les Taliban et des représentants du gouvernement afghan [9], rencontre qui n’a eu hélas que très peu d’effets : d’abord, l’annonce officielle de la mort du Mollah Omar [10] a coupé court aux négociations ; ensuite, de terribles attaques ont été perpétrées par les Taliban, surtout à Kaboul, et la tentative de négociation menée par Ghani auprès des Pakistanais et des Taliban – compte tenu de l’accroissement de violence – est devenue, sur le plan politique, une position difficilement tenable.

Le fait que le Pakistan constitue un sanctuaire pour les Taliban est le nœud du problème pour le gouvernement Afghan.


Les Afghans estiment que le Pakistan a fait très peu d’efforts. L’une des requêtes émises par Ashraf Ghani a été de demander aux Pakistanais de procéder à des arrestations de cadres Taliban, ces derniers étant accusés d’avoir laissé commettre des crimes sur le territoire Afghan. Le fait que le Pakistan constitue un sanctuaire pour les Taliban est le nœud du problème pour le gouvernement Afghan. A l’été 2014, l’armée pakistanaise s’est rendue dans les zones tribales [11], et c’est sciemment qu’ils n’y ont pas ciblé les Taliban Afghans. Si l’on en croit les anciens Généraux Pervez Musharraf [qui a dirigé le Pakistan de 1999 à 2008] ou encore Asad Durrani, ancien responsable de l’I.S.I. [« Inter Services Intelligence », l’une des unités constituant les services de renseignement de l’armée pakistanaise [12]], cette opération a probablement été éventée par le réseau Haqqani, et visait plus spécifiquement les Taliban pakistanais, dans le but de laisser les Taliban Afghans en dehors du coup [13].

Le discours des Pakistanais a changé, mais sur le terrain les preuves de ce changement sont plus que minces. Ils ont clairement mis un frein aux agissements des groupes Pakistanais, mais jusqu’à présent les Taliban Afghans demeurent perçus à la fois comme une force amie et comme une force par procuration. En outre, le Pakistan détient des armes nucléaires, ce qui rend le pays bien plus puissant qu’il ne devrait l’être. Enfin, la situation géopolitique du Pakistan fait que ce dernier préfère un gouvernement ami en Afghanistan, ce qui est pour lui une garantie dans ce qu’on appelle sa « profondeur stratégique » vis-à-vis de l’Inde [14].

J. D. : Il est difficile de ne pas faire le parallèle entre le contexte actuel et celui de décembre 1989 : en pleine Guerre Froide, le pays assiste au retrait des troupes soviétiques de son territoire, conduisant à un désintérêt général à son égard… Au moment où ces lignes sont écrites, et bien que le président américain Barack Obama ait annoncé le maintien d’une partie de son contingent, le gros des troupes étrangères est sur le départ après près de quinze ans d’occupation [15]. « Comparaison n’est pas raison » mais ne va-t-on pas, une nouvelle fois, vers une certaine indifférence envers le sort du pays ?

K. C. : A l’époque soviétique, l’élément-clé pour Mohamed Najibullah [Président de l’Afghanistan de 1987 à 1992] était le soutien et l’argent de l’Union soviétique ; en résumé, il a perdu le pouvoir quand il a perdu le soutien conséquent des Soviétiques. Si l’Afghanistan n’avait pas signé l’Accord Bilatéral Stratégique avec les Etats-Unis, et s’il n’avait pas reçu de fonds destinés à payer son armée et ses soldats, on pourrait parler d’une situation parallèle. Un autre aspect concernant Najibullah est le fait que, dans ses propres rangs, certains, en particulier le Général Rashid Dostum, aient rejoint l’opposition formée par les moudjahidines [16].

Toutefois, je dirais que le gouvernement de Najibullah était plus puissant que celui qui est en place actuellement, surtout dans sa manière d’envisager l’unité du pays comme projet. Fin 2015, on a plutôt l’impression que l’élite politique est plus intéressée par la façon d’obtenir des postes, des contrats, etc. Il y a encore des personnes, au sein de l’élite, qui semblent ne pas prendre conscience de l’urgence de la situation ; si l’on considère la puissance des Taliban, la faiblesse de l’économie et la corruption de l’Etat, l’unité en termes de projet de société et l’unité politique sont essentielles à la survie du pays.

Copyright Décembre 2015-Diaz-Clark/Diploweb.com


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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Mer 30 Déc - 16:50



Pakistan's Tougher Migration Policy Sends Unverified Deportees Back to Greece 6 December 2015


Greece: Lesbos, 2015. The migrants at Moria Identification Centre, who come from
Afghanistan, Pakistan, Eritrea and many other countries, are detained by the police.
Photo by International Federation of Red Cross and Red Crescent Societies

Europe is considered by many as a region offering security and ample opportunities — but this view may be changing, as the recent refugee crisis (the worst since World War II) and the increasing threat of terrorism has forced several European countries to deport some migrants

Sana Jamal a écrit:
Greece, which has recorded the highest migration numbers, recently deported 49 people to Pakistan, but the situation took a rather surprising turn when the airplane transporting the refugees landed at Islamabad Airport. Only 19 out of the 49 allegedly “illegal immigrants” were allowed to enter Pakistan; the authorities refused to take in the remaining 30, who could not prove their Pakistani nationality. Pakistan later turned back the Greek chartered plane with the 30 passengers — deportees sent from Greece, Bulgaria and Austria — who now remain stateless.

Pakistan’s refusal to accept the migrants impelled the ambassadors of the three countries to rush to the Islamabad airport to try and convince immigration authorities to take the remaining people into custody, but their efforts were in vain. Nineteen people, from the provinces of Gujrat, Mandi Bahauddin, Dera Ghazi Khan and Dera Ismail Khan, who were accepted in were shifted for detention.

Stiffer Pakistani policies to send back unverified deportees

According to Interior Minister Chaudhry Nisar Ali Khan, the Greek government had deported the immigrants to Pakistan without providing satisfactory proof of their nationality. The ministry further issued a statement saying that illegal deportees without proper documentation will be sent back. Describing the migrants as “unverified deportees”, Pakistan's position is that the European Union (EU) has violated Pakistani laws subsequent to the settlement between EU and Pakistan relating to illegal migrants and their deportation.

Citation :
Some Pakistanis lauded this effort. Ch. Adnan Tahir writes in Facebook:

Wow ch nisar ali khan rocks first time in pakistan's history he have send back a Greece jet with 30 pakistani deported citizens . Greece send them back without conformation from pakistani consulate.

Muhammad Maqsoodur Rehman vows:

We won't let the world to treat us like a trash can! Pakistan sends deported migrants back to Greece.

Sherjeel Butt comments:

Pakistan refuses to allow 30 migrants deported from Greece to disembark from a plane. Man of his word ‘Interior Minister’.


Pakistan stiffened its policy on readmitting migrants in November 2015 after a meeting between EU Commissioner and Minister Nisar to settle a dispute over forced deportations to Pakistan. Nisar had earlier said that two EU states were sending Pakistanis home on “baseless terrorism charges”.

Last month, the EU agreed to address Pakistan’s concerns, which led to the suspension of the Pakistan-EU readmission agreement on migrants. While the EU Commissioner said that deportees from Europe would now be sent to Pakistan under a clearly defined standard operating procedure, Minister Nisar stressed that under the agreement, Pakistan will not allow any plane carrying deportees to land, “unless we verify their nationality and get details about the charge and evidence against them.”

Globally, as many as 90,000 people were deported back to Pakistan last year for a variety of reasons, including some who had been sent back without proper proof that they were Pakistan nationals, according to an interior ministry spokesman. About 50,000 Pakistanis travel legally to Europe for work each year — but close to 21,000 Pakistanis who were in Europe without permission were ordered to return home in 2014.

The Greek response

Greece insists that all the passengers on that airplane were Pakistanis. A Greek police official said that “action will be taken” when the migrants returned to Greece, but he did not elaborate. Yiannis Mouzalas, the Greek migration minister, said it was the responsibility of the European Union to intervene.

Overwhelmed by the scale of the migrant crisis, Greece has toughened its laws and border security and laws, but with over 700,000 people arriving on its shores since January 2015, it is still the most popular entry point for asylum seekers in Europe.

A Moroccan man recently died on the Greek-Macedonian border during clashes between police and migrants who were stranded for weeks. The man was among some 3,000 people, mostly from Morocco, Pakistan and Iran, stranded near the Greek town of Idomeni, since Macedonia began limiting entry to refugees from Syria, Iraq and Afghanistan. His death, the first on the land border between Greece and Macedonia, has prompted Greece to protect migrants — Mouzalas recently said the country would take steps to address the worsening situation.

Europe has seen a constant increase in number of refugees fleeing Middle Eastern wars or turmoil in other countries. More than 900,000 refugees and migrants have arrived in Europe this year alone, according to the latest report by the International Organization for Migration (IOM). Greece recorded the highest migration inflows in 2015 with approximately 751,873 arrivals by sea — which means around 7,000 refugees and migrants arrive on Greek soil every day.


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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Mer 30 Déc - 17:08



Le Xinjiang produit plus de 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel Xinhua 25.12.2015


La région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest) a produit cette année plus de 30 milliards de mètres cubes de gaz naturel, se classant au deuxième rang du pays, après la province du Shaanxi

Citation :
Selon les dernières statistiques des quatre grands producteurs de gaz de la région, les champs de pétrole de Karamay, Tarim, Tuha et Tahe ont produit cette année, à mercredi, 30,05 milliards de mètres cubes de gaz naturel.

Possédant trois grands bassins riches en gaz -- Tarim, Junggar et Tuha -- le Xinjiang a commencé à développer son industrie d'exploitation de gaz en 2004 après qu'un grand projet a démarré l'acheminement du gaz de la région vers les zones orientales du pays, en plein essor.

Sa production annuelle de gaz naturel a augmenté pour atteindre 29,6 milliards de mètres cubes cette année, représentant 22,7% de la production totale du pays, contre seulement 5,7 milliards de mètres cubes en 2004.

La croissance de la production du gaz dans le Xinjiang a également stimulé le développement de l'industrie du gaz naturel de la Chine et l'utilisation de l'énergie propre dans la région. La consommation du gaz naturel par habitant au Xinjiang a atteint 240 mètres cubes l'année dernière, moyenne qui est 1,7 fois supérieure au niveau national.

Le Xinjiang possède un énorme potentiel dans l'exploration et la production de gaz et de pétrole. L'évaluation des ressources indique que la région possède 14.000 milliards de mètres cubes de gaz naturel et 22,8 milliards de tonnes de pétrole.




la géopolitique des tubes d'Asie Centrale : le « Grand jeu » autour du pétrole et du gaz source

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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Mer 30 Déc - 17:17



Chine : le Xinjiang publie un magazine pour les musulmans 2015-12-23

URUMQI, 23 décembre (Xinhua) -- La région autonome ouïgoure du Xinjiang (nord-ouest de la Chine) a publié mardi un magazine bimestriel pour ses 13 millions de musulmans.


Citation :
Ce magazine, intitulé "Xinjiang Muslims", lancé par l'Association islamique régionale et l'Institut islamique du Xinjiang, couvre la politique, la loi et l'explication de l'écriture, des doctrines islamiques et de la mosquée.


Il est publié en trois langues dans la région, à savoir l'ouïgour, le mandarin et le kazakh. Le tirage est de 80.000 exemplaires, dont 60.000 en ouïgour, 10.000 en mandarin et 10.000 en kazakh.



China: Muslims, including women, killed in Xinjiang unrest voanews.com December 20, 2013

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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Mer 30 Déc - 17:21



Les enjeux gaziers et la situation du Xinjiang Jean-François Dufour DCA Chine-Analyse 23/05/2014

L'attentat aveugle qui a frappé Urumqi le 22 mai confirme la radicalisation du mouvement indépendantiste au Xinjiang. En face, la détermination sera tout aussi inflexible. A la question de principe de la souveraineté nationale, s’ajoutent les enjeux liés à la position du Xinjiang comme zone de production, et plus encore de transit de flux gaziers essentiels dans les plans énergétiques de la Chine.

Jean-François Dufour a écrit:
L’attentat perpétré sur un marché de la capitale de la Région autonome du Xinjiang confirme que Beijing se trouve face à des groupes inscrits dans une logique de confrontation totale. Avec des références historiques locales comme l’Emirat de Kashgarie, qui obtint une brève indépendance au milieu du XIXè siècle, ou plus récentes et peu éloignées, comme l’Afghanistan vainqueur de sa lutte d’usure contre l’URSS, la frange extrémiste du mouvement ouïgour vise une indépendance qui passe par la guerre ouverte.

Le gaz du Xinjiang

Tout le danger de la situation du Xinjiang, est que la partie chinoise s’inscrira en face dans une logique comparable.

A la question de principe de l’intégrité du territoire national, et du bouclier géostratrégique que constitue cette plus grande des régions de Chine (1,6 million de km2), s’ajoutent en effet les enjeux énergétiques qui lui sont associés depuis vingt ans, et le basculement de la Chine du statut d’exportateur à celui d’importateur d’hydrocarbures.

La première dimension de cet enjeu concerne l’extraction sur le sol du Xinjiang même. La région, objet d’importants efforts de prospection et exploitation de CNPC (China National Petroleum Corp.), fournit aujourd’hui près de 13% du pétrole et plus de 20% du gaz extraits sur le sol chinois ; et cette proportion devrait augmenter dans les années à venir, du fait de son relatif dynamisme face à l’épuisement des grands gisements de l’Est de la Chine.

Le gaz d’Asie Centrale

Mais plus encore, c’est la position du Xinjiang comme zone de transit d’importations massives d’hydrocarbures qui en fait une région essentielle pour la Chine aujourd’hui.Cette réalité reste modérée pour le pétrole, dont le Kazakhstan fournit 4% des importations chinoises de brut. Mais elle est essentielle pour le gaz naturel, qui joue un rôle important dans les projets de diversification énergétique de la Chine.

Le Turkménistan fournit déjà plus de 20% des importations chinoises de cet hydrocarbure en plein développement en Chine (à titre d’exemple, la Municipalité autonome de Beijing a décidé une conversion totale de ses centrales du charbon au gaz pour réduire ses problèmes de pollution). Et les perspectives sont encore plus importantes : en 2013, les deux pays se sont mis d’accord sur un objectif à terme de livraisons annuelles de 65 milliards de mètres cubes – plus d’une fois et demi le niveau de l’énorme contrat gazier que la Chine vient de signer avec la Russie.

Le cœur d’un réseau géant de gazoducs

Or cet élément majeur des plans énergétiques de la Chine repose entièrement sur le Xinjiang. La région autonome est en effet à la jonction de deux énormes réseaux de gazoducs, qui courent sur près de 8.000 kilomètres, construits par CNPC depuis dix ans.

D’un côté, le réseau reliant le Xinjiang aux républiques d’Asie Centrale a vu l’achèvement en 2013 de sa troisième ligne, qui a porté sa capacité d’acheminement annuelle à 55 milliards de mètres cubes de gaz.

De l’autre côté, le réseau Ouest-Est chinois, qui repart du Xinjiang pour alimenter les zones consommatrices de la Chine côtière, doit lui aussi voir l’entrée en opération d’une troisième ligne en 2015. Sa capacité annuelle, qui sera ainsi portée à plus de 70 milliards de mètres cubes, est prévue pour acheminer les productions importées et celle du Xinjiang lui-même.

Sur la seule partie chinoise de ce réseau de gazoducs, la Chine a investi plus de 40 milliards de dollars depuis dix ans. Un investissement dont l’ampleur implique que la détermination chinoise sera à la hauteur de celle des mouvements indépendantistes.


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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Mer 30 Déc - 17:28

Le Xinjiang, corridor commercial entre la Chine et l’Europe Catherine Le Brech@GeopolisFTV  29/11/2013


Un ouvrier chinois sur le site d'extraction de gaz de Klameli, au nord-ouest de la Chine
Ce champ de gaz naturel se situe dans le bassin de Junggar, au Xinjiang
© AFP/DING YU XJ

Il s’agit d’un bout du monde. Le Xinjiang – également appelé Turkestan oriental – est une région autonome du nord-ouest de la Chine, ceinturée de montagnes culminant à 7000 m d’altitude. Sa situation est devenue un atout pour Pékin, qui veut en faire une fenêtre vers l’Asie Centrale et au-delà vers l’Europe. De la manière d’étendre l’influence chinoise via des corridors commerciaux.


Citation :
Lors d’une conférence le 21 novembre 2013 à CERI-Science-Po sur le Xinjiang, le géographe Alain Cariou a expliqué que «le volume des échanges commerciaux entre la Chine et l’Asie centrale, via le Xinjiang, a été multiplié par 100 entre 1992 et 2000». Ce qui limite l’influence russe, traditionnelle, en Asie centrale.
 
Cette nouvelle présence économique de la Chine, qui exporte largement ses produits chez ses voisins, a été rendue possible par le réchauffement des relations entre Pékin et Moscou, dans le cadre de l’organisation du Groupe de Shanghai.
 
Des points de passage ont été ouverts aux frontières (comme la porte de Dzougarie vers le Kazakhstan) et des infrastructures de transport créées (autoroute M312 qui traverse le Kazakhstan vers le sud pour arriver à Tachkent, en Ouzbékistan, ou encore les routes ouvertes vers le Kirghizstan à travers la montagne) pour favoriser les échanges commerciaux par camions.
 
La Chine assure le financement de ces infrastructures en échange de concessions minières ou de contrats commerciaux, notamment.

Xinjiang: Gateway to Central Asia

Vidéo HKTDC, publiée le 2 avril 2013

A terme, le rail pourrait désengorger les ports
Dans le cadre du développement du rail, une voie ferroviaire transeurasienne est l’un des corridors les plus actifs et les plus courts qui permettent de relier la Chine aux consommateurs européens via la Russie.
 
Cette « voie ferroviaire permet de réduire les coûts du transport de 75% par rapport au fret aérien et maritime sur des produits à haute valeur ajoutée comme les ordinateurs, qui doivent approvisionner rapidement les marchés européens», détaille le chercheur Alain Cariou. Et d'ajouter : «Une tablette fabriquée à Chongqing (nord-est) mettra 16 jours par rail pour atteindre Duisbourg, en Allemagne (environ 10.000 km).» Un conteneur qui partirait de Chine pour l’Europe en empruntant la voie maritime mettrait au minimum trois fois plus de temps.
 
Les convois de fret sont actuellement des convois Diesel, même si des trains à grande vitesse se développent en Chine. En 2014, une ligne TGV permettra de faire Pékin-Urumqi, la capitale du Xinjiang, en une douzaine d’heures contre 45 aujourd’hui (3.700 km).
 
Ces nouvelles voies d’acheminement par le rail ne représentent toutefois que «1% du commerce extérieur chinois», précise Alain Cariou qui estime qu’à terme, cela pourrait permettre de desserrer la pression sur les zones littorales et les ports saturés.
 
Création de zones franches

Le désenclavement du Xinjiang représente également un enjeu national : Pékin cherche à rééquilibrer l’ouest de son territoire, peu développé et peu peuplé, avec l’est industriel à forte densité de population.

Le gouvernement chinois a réalisé d’importants investissements pour développer la région, où fleurissent des zones économiques et des zones franches pour attirer des financements étrangers et chinois.
 
Pôle énergétique majeur, le Xinjiang possède un sous-sol riche en hydrocarbures et en minerais : 30% des réserves de pétrole du pays, 35% de celles de gaz, 40% du charbon et des terres rares. On y transforme également les produits bruts ouzbèks (gaz) et turkmènes.
 

Le Kentucky Fried Chicken de Karamay, ville située à la frontière kazakhe
© AFP/ZHANG XINMIN

Sinisation à marche forcée

Dans ce contexte de développement économique, Pékin mène en parallèle une politique d'intégration des Ouïghours, pour tuer dans l’œuf les revendications indépendantistes et culturelles d’une partie de cette population musulmane d’origine turcophone, installée dans la région depuis plus de mille ans.
 
Située à la frontière kazakhe, Karamay, spécialisée dans l’extraction et le raffinage des hydrocarbures, est un exemple de ville chinoise en pleine zone ouïghoure. Sortie de terre après la découverte d’un immense gisement pétrolier au milieu des années 50, elle est aujourd'hui composée à 90% de Hans, l'ethnie majoritaire en Chine, dont le gouvernement central favorise l'installation. Karamay est devenue, en quelques années, une des villes chinoises les plus riches (PIB/habitant).

Dans ce contexte, on le voit, «les corridors commerciaux, qui pourraient conduire à terme les Chinois jusqu’en Iran et aux pays du Golfe, privilégient le business au détriment de pans entiers d’espaces marginaux du Xinjiang, où s’accroissent les inégalités territoriales et envers les populations turciques», conclut Alain Cariou.
 

Patrouille de police dans les rues du quartier ouïghour d'Urumqi, le 29 juin 2013,
après une série d'attaques terroristes dans la région du Xinjiang. © AFP/Mark Ralston


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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Mer 30 Déc - 17:37



Le Xinjiang investira 40,8 milliards de yuans dans la construction du réseau électrique rural 2015-12-11 à 19:16 | french.xinhuanet.com

URUMQI, 11 décembre (Xinhua) -- La région autonome ouïgoure du Xinjiang, dans le nord-ouest de la Chine, injectera 40,8 milliards de yuans (6,32 milliards de dollars) dans la construction du réseau électrique dans ses zones rurales au cours des cinq prochaines années.

Citation :
Le fonds servira également à soutenir les projets de relogement des habitants ruraux, de construction de villages et d'urbanisation, ainsi que des projets agricoles et d'élevage d'animaux.

D'ici 2020, le réseau électrique rural assurera un accès égal aux services électriques pour les habitants ruraux comme urbains.

La consommation rurale d'électricité au Xinjiang devrait passer de 59,7 milliards de kWh en 2014 à 106 millions de kWh en 2020, indique la branche au Xinjiang de la State Grid Corporation.

Depuis 2011, le Xinjiang a investi 17,08 milliards de yuans afin de fournir de l'électricité à 984.100 personnes qui étaient auparavant dépourvues d'un accès à l'électricité, précise l'entreprise.


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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Mer 30 Déc - 17:47



Lanzhou-Xinjiang High-speed Railway Embraces One-year Anniv. of Operation 2015-12-26 Xinhua  Guan Chao



imagae ajoutée










Photo: Xinhua

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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Mer 30 Déc - 17:55

Inde-Pakistan : la détente, enfin ? Laurent Ribadeau Dumas@GeopolisFTV  30/12/2015


Le Premier ministre indien, Narendra Modi, et son homologue pakistanais, Nawaz Sharif,
se tenant par la main à l'aéroport de Lahore le 25 décembre 2015.
© AFP - INDIAN PRESS INFORMATION OFFICE - ANADOLU AGENCY

Le Premier ministre indien Narendra Modi a rencontré, le 25 décembre 2015, son homologue Nawaz Sharif lors d'une visite surprise au Pakistan. La première en plus de dix ans d'un chef du gouvernement indien. Les deux puissances nucléaires de la région, qui se sont livré trois guerres depuis leurs indépendances en 1947, vont-elles enfin parvenir à instaurer des relations plus détendues ?


Citation :
Cette visite inopinée intervient quelques semaines après l'annonce de la reprise de pourparlers de paix entre les deux pays. Selon les analystes, elle pourrait augurer d'une normalisation des relations entre les deux voisins.
 
En voyage officiel en Afghanistan, Narendra Modi a prévenu le matin même sur Twitter qu'il ferait halte sur le chemin du retour à Lahore (est du Pakistan) pour rencontrer son homologue pakistanais.

Plutôt qu'une visite officielle dans la capitale Islamabad, le dirigeant nationaliste hindou a préféré une rencontre quasi familiale dans la résidence privée de Nawaz Sharif. Lequel célébrait son anniversaire et le mariage de sa petite-fille.

«Deux vieux amis»

Accompagné de ses ministres, le Premier ministre pakistanais a accueilli Narendra Modi en fin d'après-midi sur le tarmac de l'aéroport Allama Iqbal de Lahore. Les deux dirigeants, habillés en tenue traditionnelle, se sont ensuite rendus en hélicoptère dans la résidence du chef du gouvernement pakistanais au sud de la ville, selon des images diffusées par la télévision d'Etat.

Ils se sont alors entretenus dans une ambiance cordiale.
             
Selon un témoin qui a assisté aux discussions, les deux hommes «bavardaient comme deux vieux amis». «Alors, finalement, vous êtes venu !», a dit Sharif à Modi, dixit un officiel pakistanais (cité par le journal indien The Hindustan Times), qui assistait à la scène. «Absolument, je suis là !», a répondu l’Indien.

Lequel aurait même déclaré à son hôte : «Votre sincérité ne fait aucun doute». Il a repris l'avion un peu plus de deux heures plus tard, sans faire de déclaration publique.

La dernière visite d'un Premier ministre indien au Pakistan remonte à 2004, lorsque le gouvernement de Delhi était dirigé par Atal Bihari Vajpayee, à qui l'on attribue un dégel des relations avec Islamabad. Pour autant, les relations entre Narendra Modi et Nawaz Sharif ont évolué en dents de scie depuis l'arrivée au pouvoir du dirigeant nationaliste hindou mi-2014.

Le chef du gouvernement pakistanais s'était ainsi rendu à la prestation de serment de son nouvel homologue indien, une première. Mais l'optimisme initial a rapidement été douché et les heurts transfrontaliers se sont intensifiés au Cachemire, région himalayenne revendiquée par les deux pays depuis leur indépendance concomitante en 1947.
             
Le 9 décembre, l'Inde et le Pakistan se sont néanmoins mis d'accord pour reprendre des pourparlers au niveau ministériel. Ces négociations, interrompues en 2008 après des attentats islamistes à Bombay, puis relancées en 2011, étaient restées au point mort avec la résurgence des tensions ces deux dernières années.

Des opinions favorables au rapprochement

Une très brève rencontre (moins de trois minutes, selon le journal The Hindu !) entre les deux dirigeants en marge du sommet de Paris sur le climat le 30 novembre, et une réunion entre les conseillers de sécurité des deux pays à Bangkok, semblent avoir amorcé le dégel. De même qu’une visite du chef de la diplomatie indienne au Pakistan début décembre.


Narendra Modi et le président afghan, Ashraf Ghani, à Kaboul le 25 décembre 2015
Les deux dirigeants tiennent en main des bonbons alors qu'ils inaugurent
le nouveau bâtiment du Parlement afghan, construit avec l'aide financière de Delhi
© REUTERS - Omar Sobhani

Intervenant devant le Parlement afghan, Narendra Modi avait appelé à davantage de coopération entre l'Inde, le Pakistan et d'autres pays voisins pour permettre d’améliorer la situation en Afghanistan. «Nous savons que la réussite de (ce pays) va nécessiter la coopération et le soutien de chacun de ses voisins. Et nous tous dans la région, Inde, Pakistan, Iran et d'autres, devons nous unir (...) derrière cet objectif commun», a-t-il déclaré.

Un tel discours n’a pu que trouver un écho favorable à Islamabad où l’on redoute l’influence indienne dans cette région.
             
A Delhi, le principal parti d'opposition, le Congrès, a aussitôt critiqué la décision «irresponsable» de Narendra Modi de se rendre au Pakistan. Un déplacement que le prédécesseur de ce dernier, Manmohan Singh, issu lui-même du Congrès, n'a jamais effectué en dix ans de pouvoir.

Pour autant, la visite a été bien accueillie en Inde. Elle y est interprétée comme un pari très calculé. «Modi montre qu'il est prêt à mettre en jeu son capital politique pour faire la paix», commente le journal Indian Express.

Au Pakistan, où la population est globalement favorable aux efforts de paix, la visite a, elle aussi, été plutôt bien accueillie. «C'est un geste positif, vu le niveau des tensions il y a à peine quelques mois et l'attitude hostile de M. Modi envers le Pakistan par le passé», a souligné l'expert pakistanais Talat Masood.

Il a salué ce «changement dans la stratégie indienne», ajoutant: «Il faut voir maintenant si cela va durer».
 
La sénatrice d’opposition Sherry Rehman a regretté que le Parlement n'ait pas été consulté. De plus, a-t-elle poursuivi, le gouvernement n'a pas été clair sur les concessions que le Pakistan était prêt à faire. «Cela reste un petit pas, car nous ne savons pas ce que cela représente en terme d'avancées durables. On ne sait pas s'il s'agit d'autre chose qu'un geste grandiose», a souligné la parlementaire.

«Pour l’instant, on ne peut pas attendre que soient résolus tous les dossiers en suspens», selon un commentaire de Radio Pakistan cité par le journal Daily Times.

Pour l’instant, la rencontre a abouti à «mettre un sceau sur une série d’engagements qui commenceront par une rencontre entre les ministres des Affaires étrangères autour des 15-17 janvier à Islamabad», explique de son côté The Hindu. Une rencontre de «bonne volonté», juge le journal pakistanais Dawn. Une «bonne volonté» qui est un bon début…


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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Ven 1 Jan - 23:09





Mouvements de protestation à l’ouest de l’Iran  29 décembre 2015


Protestation à Kermanshah - photo d'archive

Citation :
CNRI- Plusieurs mouvements de protestation ont eu lieu à l’ouest de l’Iran ces dernières 24 heures, menés par des étudiants iraniens et des ouvriers qui revendiquaient leurs droits. Ilam, Iran occidental – Un groupe d’étudiants en dernière année à l’Université de Bakthar a manifesté samedi sur leur campus après qu’ils aient été empêchés de participer à une session d’examen sous prétexte qu’ils n’avaient pas payé leurs frais de scolarité.

Sanandaj, Iran occidental – Un groupe de contractuels municipaux de la Chambre des Industries et Mines a manifesté samedi devant ses locaux pour réclamer leurs salaires en retard. Les travailleurs doivent recevoir six mois de rappel de salaire pour avoir effectué des heures supplémentaires.

Sanandaj – Un groupe de contractuels de la mairie du 2e district de Sanandaj a tenu un rassemblement samedi dans la mairie pour réclamer les salaires impayés du mois passé.


Dehgalan, Iran occidental – Un groupe de travailleurs a protesté samedi devant l’agence pour l’emploi municipale pour n’avoir pas touché leur assurance santé et de leur salaire mensuel.

Kermanshah, Iran occidental – Un groupe de travailleurs de l’entreprise de construction de pare-chocs Zagros Sepehran Joshan, dans la zone industrielle de Faraman, s’est réuni samedi devant son lieu de travail à cause de salaires et d’heures supplémentaires impayés ces trois derniers mois.


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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Jeu 7 Jan - 12:00



La rupture diplomatique Arabie Saoudite-Iran, vue par les Pakistanais 6 Janvier 2016


Manifestation à Hyderabad (Pakistan) de musulmans chiites
contre l'exécution en Arabie Saoudite du clerc chiite Nimr al-Nimr.

Photo Rajput Yasir. Copyright Demotix (3/1/2016)

L'Arabie Saoudite a rompu ses relations diplomatiques avec son vieux rival, l'Iran, après l'exécution par l'Arabie Soudite de 47 personnes accusées de terrorisme, au premier rang desquelles le religieux chiite de premier plan et dissident politique âgé de 56 ans, Sheikh Nimr al-Nimr. Il avait soutenu les manifestations anti-gouvernementales dans la province saoudienne de Qatif, habitée par une importante population chiite qui se plaignait depuis longtemps d'être marginalisée par la famille royale sunnite conservatrice
.

L'Iran est un pays en majorité chiite, et en réaction à l'exécution, des manifestants iraniens sont descendus dans la rue à Téhéran et ont saccagé l'ambassade saoudienne. Avant même ces événements les deux théocraties n'étaient pas particulièrement amies, apportant leur appui aux forces antagonistes dans les guerres et les conflits politiques à travers le Moyen-Orient.

Comment se situent les Pakistanais dans tout cela ?

Citation :
‘Jours étranges en vue pour le Pakistan’

Des milliers de chiites ont manifesté dans le calme à travers tout le Pakistan le 3 janvier pour condamner l'exécution de Nimr al-Nimr par l'Arabie Saoudite. A Quetta, la capitale de la province pakistanaise du Baloutchistan, tout comme à Lahore et Karachi, les manifestants tenaient des pancartes portant des slogans anti-saoudiens et qualifiant l'exécution de Nimr de “violation grossière des droits humains”.

La composition religieuse du Pakistan est massivement musulmane sunnite, avec une importante minorité musulmane chiite, comme en Arabie Saoudite, même si dans ce dernier pays prédomine, à la différence du Pakistan, une branche fondamentaliste de l'islam sunnite appelée wahhabisme. La liberté religieuse est sévèrement limitée en Arabie Saoudite, où de nombreux militants chiites sont emprisonnés pour avoir revendiqué l'égalité de droits.

Sur les médias sociaux, de nombreux Pakistanais se sont demandé si leur pays allait prendre parti dans le différend, jouer un rôle de médiateur ou se tenir totalement hors du problème. Le Pakistan a une relation amicale de longue date avec l'Arabie Saoudite, et est aussi en bons termes avec l'Iran.

Citation :
Jours étranges en vue pour le Pakistan : entre Scylla du papa-gâteau Arabie Saoudite et Charybde du voisin Iran

Citation :
Dans le débat Iran/Arabie Saoudite nous devrions nous mettre du côté de la Nouvelle-Zélande. Rester le plus loin possible

Citation :
2016 commence mal

Lundi, le Pakistan a condamné le sac de l'ambassade saoudienne à Téhéran et qualifié l'incident de “malheureux”. Le Pakistan, dans une déclaration publiée par son Ministère des Affaires étrangères, a appelé à une “solution pacifique” des litiges, sans dire mot cependant de la décision saoudienne d'exécuter 47 personnes.

Le Pakistan quant à lui a levé un moratoire de sept ans sur la peine capitale après l'attaque talibane contre une école de l'armée à Peshawar en décembre 2014, qui avait fait 140 morts, essentiellement des enfants. Depuis lors, plus de 300 personnes ont été exécutées.

Le 5 janvier, le ministre pakistanais des Affaires étrangères Sartaj Aziz a déclaré devant le parlement que le Pakistan est “préoccupé” par les tensions entre l'Arabie Saoudite et l'Iran. Il était d'avis que le Pakistan va “essayer de jeter un pont” et d'améliorer la relation entre les deux pays.

#BoycottHajj

En 2015, l'Arabie Saoudite a procédé à au moins 157 exécutions. Les chiffres de l'Iran pour 2015 seront encore plus importants : l'an dernier entre janvier et mi-juillet, Amnesty a recensé 694 exécutions (à comparer au total officiel de 246). Selon Amnesty International, l'Arabie Saoudite a atteint son plus haut nombre d'exécutions depuis 1995, qui culminait à 192.

La tension diplomatique entre les deux pays a amené sur les réseaux sociaux pakistanais une résurgence du hashtag #BoycottHajj, apparu une première fois en septembre 2015 quand plus de 2.000 personnes ont péri dans une bousculade pendant le pèlerinage annuel en Arabie Saoudite.

Certains ont théorisé sur Twitter que ce sont les Iraniens qui ont placé ce hashtag sous les feux des projecteurs, mais ils oublient que Twitter, Facebook et de nombreux autres réseaux sociaux sont bloqués en Iran.

Citation :
#BoycotterLeHadj. Et mettez-vous à prier en direction du Pôle Nord.

Citation :
Les musulmans de tous bords (pas seulement les chiites) ont lancé le hashtag #boycotthadj et maintenant il a des tonnes de wahhabites qui en font l'apologétique et leur font honte

Le Hadj, un des cinq piliers de l'islam, y revêt une importance particulière. Le hashtag de boycott a provoqué beaucoup de colère, à la suite de quoi c'est un autre hashtag qui a monté en tendance au Pakistan : #لبیک_اللھم_لبیک (Labaik Allahuma Labaik – “Me voici à ton service O Allah, me voici‎” – récité durant le Hadj et l'Umrah [le grand et le petit pèlerinages]).

Citation :
Tout musulman désire visiter les Lieux Saints. Satan seul peut dire #BoycottHadj.

“Shaitan” c'est le démon.

Les tweets montraient de la solidarité pour les musulmans, chiites et sunnites confondus en oubliant leurs différences.

Citation :

Le hadj est un pèlerinage qui nous montre comme une seule nation, liée par la religion. (Hadj 5ème pilier de l'Islam)


Ecrit par Sheema Khan

Hi! I am a Pakistan-based freelance journalist. I write at many places including Khaleej Times, The Huffington Post India and UAE-based magazine Global Citizen. I am a journalism grad from University of Karachi and started off as a sub-editor/ writer at a Pakistani daily in 2013, which is when i discovered my love for writing. Find me writing about education, child rights, women's rights, terrorism, local and global affairs. I am also a Global Youth Ambassador at A World At School. You may connect with me on Twitter: @sheema_kh

Traduit par Suzanne Lehn
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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Dim 17 Jan - 16:05

pour ceux qui douteraient que l'économie politique tire les ficelles sur toutes faces de ce monde... On trouve l'information dans de nombreux journaux, mais j'ai trouvé plaisant de relayé celle du magazine Capital et Boursier.com aux noms qui ne font pas douter de tout, pour tenir de l'essentiel

ou

L'Iran redevient une terre promise pour les entreprises Reuters 17/01/16

Une méga-commande d'avions Airbus pourrait marquer le retour de l'Iran dans le commerce mondial et l'avènement d'un boom des échanges et des investissements qui remodèlera l'économie du Proche et du Moyen-Orient

Citation :
"L'économie iranienne est libérée des chaînes des sanctions, il est temps de construire et de croître", a tweeté samedi le président Hassan Rohani après l'annonce de la levée des sanctions internationales qui frappaient son pays depuis cinq ans en raison du programme nucléaire de Téhéran.

Quelques heures plus tôt, son ministre des Transports Abbas Akhoondi avait déclaré à l'agence de presse Tasnim que l'Iran commanderait 114 avions civils à Airbus, un contrat qui pourrait dépasser les 10 milliards de dollars aux prix catalogue.

L'avionneur européen a dit ne pas avoir encore ouvert de négociations commerciales avec l'Iran et, de fait, les entreprises occidentales souhaitant revenir dans le pays resteront confrontées à d'importants obstacles dans l'immédiat.

Parmi les risques bien identifiés figurent l'endettement élevé des banques iraniennes, un système juridique primitif, la rigidité du marché du travail et la corruption. Nombre d'entreprises étrangères hésiteront aussi à investir en Iran du fait du risque de rétablissement automatique ("snap-back") des sanctions si Téhéran ne respecte pas ses engagements pris lors de l'accord du 14 juillet 2015 sur le nucléaire.

Mais l'annonce sur Airbus vient souligner le potentiel de l'Iran : avec une population de 80 millions d'habitants et une production annuelle de quelque 400 milliards de dollars, c'est le plus important pays à rejoindre le commerce mondial depuis l'éclatement de l'ex-Union soviétique au début des années 1990.

La levée des sanctions permettra au pays d'acheter de nouveau non seulement des avions et des biens d'équipement industriels mais aussi de se fournir en médicaments et en produits de grande consommation.

L'Iran ne manquera pas d'argent pour payer ses importations nouvelles puisque le gouvernement reprend le contrôle de dizaines de milliards de dollars d'actifs à l'étranger qui avaient été gelés dans le cadre des sanctions.

Washington a évoqué plus de 100 milliards de dollars d'actifs débloqués mais la banque centrale iranienne parle plus modestement de 29 milliards de dollars, de quoi couvrir tout de même plusieurs mois d'importations de biens et de services.

L'Iran bénéficiera aussi de l'augmentation de ses exportations de pétrole qu'il peut de nouveau vendre librement sur le marché mondial, même s'il n'en tirera qu'un revenu limité dans un premier temps du fait de la déprime des cours du brut et des efforts nécessaires pour remettre en état ses installations.

Le président Rohani a déclaré dimanche au Parlement que le pays comptait attirer 30 à 50 milliards de dollars d'investissements étrangers dans les cinq prochaines années pour porter sa croissance à 8% alors qu'elle est actuellement autour de zéro. Une telle performance rappellerait les années fastes connues par les "dragons" asiatiques.

"La politique gouvernementale iranienne de l'ère post-sanctions aura pour priorité d'attirer les investissements étrangers, de développer les exportations non pétrolières et d'utiliser au mieux les actifs financiers", a-t-il dit.

Dans une interview télévisée, il a ensuite dit prévoir une croissance de 5% dès le prochain exercice débutant en mars, en promettant aux investisseurs une stabilité économique et politique.

RETROUVER LA CROISSANCE

Beaucoup d'économistes pensent que ces objectifs seront difficiles à atteindre sans réformes du marché du travail et du cadre réglementaire du pays, ce qui risque de prendre des années.

La levée des sanctions devrait néanmoins avoir un effet immédiat sur l'activité. Les analystes estiment qu'un tiers de l'appareil industriel iranien a été mis en sommeil par les sanctions et ils s'attendent à ce qu'il se remette rapidement en marche à mesure que le pays retrouvera ses débouchés à l'export.

Cela ne sera pas sans conséquence sur les équilibres économiques dans le Golfe. Pendant les sanctions, les flux d'investissements se dirigeaient vers les exportateurs arabes de la région, avec en tête l'Arabie saoudite et son produit intérieur brut de 650 milliards de dollars.

Les pétromonarchies du Golfe sont directement impactées par l'effondrement des cours du brut, qu'elles ont pourtant contribué à déclencher en produisant massivement pour défendre leurs parts de marché face à d'autres producteurs aux prix de revient plus élevés comme les Etats-Unis ou la Russie.

L'Iran, qui a une économie plus diversifiée avec par exemple une importante production agricole et une industrie automobile, est moins exposée à la baisse des cours du brut et pourrait donc amorcer un rattrapage avec le rival saoudien, ne serait-ce qu'en retrouvant ses niveaux d'export d'avant les sanctions.

Les échanges commerciaux de la République islamique avec l'Union européenne représentaient ainsi 27,8 milliards d'euros en 2011, avant les sanctions, avant de tomber à 7,6 milliards d'euros en 2014.

Dans la lutte qui va s'engager pour reprendre pied en Iran, les entreprises américaines risquent d'être à la traîne du fait du maintien de sanctions bilatérales antérieures à la crise nucléaire.

Le Trésor américain a fait savoir samedi qu'il permettrait aux filiales étrangères de firmes américaines de commercer avec l'Iran, un filon que les grandes multinationales devraient s'empresser d'utiliser. Mais elles pourraient aussi rester sur leurs gardes, attendant d'une part de connaître la position du prochain président américain sur l'Iran et craignant de l'autre des ennuis de la part d'actionnaires ou de groupes de pression si elles investissent dans ce pays longtemps sur liste noire.


Les autres se pressent au portillon.

Samedi matin, quelques heures avant l'annonce de la levée des sanctions, de hauts responsables de Total et de Shell sont arrivés à Téhéran pour des discussions avec la compagnie pétrolière nationale NIOC et la compagnie de transport de pétrole NITC, a rapporté l'agence de presse Mehr.


Dans l'industrie automobile, PSA


 Peugeot (UG-13,65 € -2,57 %)  Citroën, premier constructeur européen en Iran jusqu'aux sanctions, espère y retrouver son rang mais se heurte aux ambitions de son concurrent et compatriote Renault.

L'allemand Damiler a dit la semaine dernière avoir des contacts avec des partenaires iraniens potentiels en vue d'un retour de ses véhicules commerciaux dans le pays.

(Bozorgmehr Sharafedin à Dubaï, Soyoung Kim à Washington et Edward Taylor à Francfort; graphique de Gustavo Cabrera Cervantes; Véronique Tison pour le service français)

© 2016 Reuters - Tous droits de reproduction réservés par Reuters.


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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Sam 23 Jan - 22:15



L'Iran et la Chine en faveur d'un "partenariat stratégique" AFP   23/01/2016


Le président chinois Xi Jinping et son homologue Hassan Rohani
le 23 janvier 2016 à Téhéran afp.com

Téhéran - L'Iran et la Chine ont décidé de renforcer leurs relations économiques avec l'ambition de les porter à un niveau de 600 milliards de dollars, a déclaré samedi le président iranien Hassan Rohani à Téhéran où son homologue chinois était en visite officielle.

Citation :
La visite de Xi Jinping, la première d'un président chinois en Iran depuis 14 ans, intervient une semaine après le début de la mise en œuvre de l'accord nucléaire conclu entre l'Iran et les grandes puissances, dont la Chine, qui prévoit la levée d'une partie des sanctions internationales contre Téhéran.

Ces dernières années, la Chine, important partenaire de l'Iran, a maintenu des liens économiques étroits avec Téhéran mais la fin des sanctions va permettre de donner un coup de fouet à ces relations.

Les deux pays "se sont engagés à mener des négociations pour la signature d'un accord de coopération élargie sur 25 ans" et "de coopérer et avoir des investissements réciproques dans les différents domaines, notamment les transports, les ports, l'énergie, l'industrie et les services", selon un communiqué commun.

Selon le texte, la Chine envisage aussi des "investissements et des financements dans les industries de l'énergie en Iran".
Lors d'une conférence de presse avec M. Xi, le président iranien a indiqué que les deux responsables avaient évoqué le projet de "porter le niveau des relations (économiques, ndlr) à un niveau de 600 milliards de dollars dans dix ans".

Les échanges économiques entre les deux pays s'élevaient en 2014 à 52 milliards de dollars.

Selon les médias iraniens, 36% du commerce extérieur de l'Iran s'effectue avec la Chine, premier client du pétrole iranien.  

Au total, dix-sept documents, notamment pour la coopération dans le domaine nucléaire, ont été signés lors de cette visite.

"La visite du président chinois est historique et aujourd'hui une nouvelle page s'ouvre dans les relations entre les deux pays", a déclaré M. Rohani.

"Nous avons une large entente dans tous les domaines, les relations bilatérales, les questions régionales et internationales, et nous avons décidé de construire des relations sur la base d'une partenariat (...) stratégique", a déclaré de son côté le président chinois.

Sur le plan diplomatique, "la Chine a salué le rôle constructif de l'Iran dans la lutte contre le terrorisme et en faveur du maintien de la paix et de la stabilité dans la région
", selon le communiqué commun.

L'Iran chiite est le principal soutien du régime du président syrien Bachar al-Assad et s'oppose sur toutes les crises régionales, notamment la Syrie, l'Irak, le Yémen ou encore Bahreïn, à l'Arabie saoudite sunnite.

Accompagné par trois vice-Premier ministres et six ministres, le président chinois a également emmené avec lui une importante délégation économique.  

Il a rencontré samedi soir le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, qui a rappelé que Téhéran "n'oubliera jamais" le soutien de la Chine à l'Iran alors isolé par les sanctions internationales.  

"La République islamique d'Iran a toujours cherché à avoir des relations avec des pays fiables et indépendants comme la Chine", a indiqué le guide suprême, selon son site internet.

"Les Occidentaux n'ont jamais été capables de gagner la confiance de la nation iranienne", a-t-il poursuivi.

Jeudi en Egypte, dans le cadre d'une tournée régionale, Xi Jinping avait promis une enveloppe de 55 milliards de dollars en prêts et investissements pour le Moyen-Orient, où la Chine veut également renforcer sa présence économique.

En Arabie saoudite, où le président chinois a entamé sa tournée régionale, M. Xi a inauguré mercredi avec le roi Salmane une raffinerie construite en partenariat entre les deux pays.

Le royaume saoudien est le plus gros fournisseur de pétrole de la Chine.


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MessageSujet: Re: ASIE CENTRALE, IRAN, AFGHANISTAN, PAKISTAN et XINJIANG   Jeu 16 Juin - 15:12

Kazakhstan


Au Kazakhstan, les forces de police ont arbitrairement détenu ou arrêté plus d'un millier de personnes, y compris des défenseurs des droits de l'homme, des journalistes, des manifestants et des passants dans un effort pour contrecarrer les manifestations pacifiques le 21 mai.


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Citation :
Au Kazakhstan, les forces de police ont arbitrairement détenu ou arrêté plus d'un millier de personnes, y compris des défenseurs des droits de l'homme, des journalistes, des manifestants et des passants dans un effort pour contrecarrer les manifestations pacifiques le 21 mai comme l’a déclaré la Coalition pour le droit de réunion pacifique au Kazakhstan dans un rapport préliminaire publié aujourd'hui. Les organisations membres de la Coalition ont documenté des atteintes aux libertés de réunion et de manifestation pacifique, à la liberté d’expression, en amont et pendant la journée du 21 mai. Des militants impliqués ou perçus comme tels dans les manifestations ont été arrêtés, inculpés administrativement ou pénalement. La Coalition a également documenté les violations du droit à un avocat dans une série de cas.

La Coalition pour le droit de réunion pacifique au Kazakhstan a été formée fin mai 2016. Elle constitue un réseau informel d'organisations de défense des droits de l’homme locales et internationales travaillant pour promouvoir et protéger le droit de réunion pacifique au Kazakhstan. La Coalition se compose actuellement du Comité Helsinki de Norvège, le Bureau international du Kazakhstan pour les droits de l'homme et l’Etat de droit, Freedom House Kazakhstan, l'Association pour les droits de l'homme en Asie centrale, la Fondation Adil Soz, l'Initiative juridique internationale et l'Action des Chrétiens Contre la Torture.

La Coalition a rassemblé des informations sur les violations des droits de l'homme dans le sillage des manifestations prévues avant, pendant et après mai 21. Ce rapport est le résultat de nombreux entretiens avec des journalistes, des militants, des défenseurs des droits de l'homme et d'autres, et est destiné à documenter les violations des droits de l’homme qui ont caractérisé les manifestations pacifiques prévues le 21 mai.

La Coalition pour le droit de réunion pacifique au Kazakhstan a appelé les autorités du Kazakhstan à :

• Garantir le droit de réunion pacifique, conformément à l'article 21 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP)

• Libérer tous les individus, toujours détenus, impliqués ou perçu d'être impliqués dans l'organisation des manifestations pacifiques du 21 mai

• Abandonner toutes les accusations criminelles à l’encontre des individus, impliqués ou perçus d'être impliqués dans l'organisation des manifestations pacifiques du 21 mai

• Conformément à l'article 19.2 du PIDCP, garantir à tous les citoyens, y compris aux journalistes, le droit à la liberté d'expression

• Conformément à l'article 158 du Code pénal de la République du Kazakhstan, diligenter des enquêtes criminelles dans tous les cas déclarés d'ingérence indue, et l'obstruction des activités professionnelles licites des journalistes, y compris dans les cas de détention, de confiscation du matériel et de suppression des images

• En application de la Déclaration des Nations Unies sur les défenseurs des droits de l'homme, permettent à tous les défenseurs et militants des droits humains de mener leur travail à bien conformément aux obligations internationales du Kazakhstan


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