PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES, ÉCOLOGISTES... et POÉTIQUES !
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» DES RIENS DU TOUT
Aujourd'hui à 1:35 par PEUTÊTRE

» POLICE, ARMÉE, RÉPRESSION, MILITARISATION et VIOLENCES POLICIÈRES
Hier à 22:13 par PEUTÊTRE

» MACRONISME, ÉTAT français et RESTRUCTURATION de la géoéconomie du CAPITAL
Hier à 21:51 par PEUTÊTRE

» VERS D'ÉTÉ
Hier à 15:47 par Patlotch

» la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...
Jeu 19 Juil - 15:46 par Patlotch

» Merde à la Fat'boule : FOOTBALL, IDÉOLOGIE des ÉTATS-NATIONS et du CAPITALISME
Jeu 19 Juil - 15:00 par Patlotch

» de la CUISINE avant toute chose, ou les marmites de l'avenir
Jeu 19 Juil - 13:40 par PEUTÊTRE

» PALESTINE et ISRAËL
Jeu 19 Juil - 13:34 par PEUTÊTRE

» TRAVAILLEURS (ou non) HANDICAPÉS
Dim 15 Juil - 12:34 par PEUTÊTRE

» 7 - LA FRANCE EN GUERRE... « nos armées »... « nos soldats »... « nos ventes d'armes »...
Sam 14 Juil - 15:51 par PEUTÊTRE

» ÉCONOMIE POLITIQUE, quand tu nous tiens : et la CRISE ? NOUVELLE RESTRUCTURATION du CAPITALISME ?
Ven 13 Juil - 12:36 par PEUTÊTRE

» JOHNNY HALLYDAY, ROCK FRANÇAIS et IDÉOLOGIE POLITIQUE du MACRO N' POPULISME
Mer 11 Juil - 19:01 par Patlotch

» ÉMEUTES, typologie formes/contenus : des réalités à l'idéologie
Mar 10 Juil - 10:29 par PEUTÊTRE

» LES MURS ONT LA PAROLE : SLOGANS DE NOS JOURS (ET NUITS)
Dim 8 Juil - 11:05 par PEUTÊTRE

» CIRCONSTANCES de la CRÉATIVITÉ ou la folle banalité du "génie"
Sam 7 Juil - 7:29 par PEUTÊTRE

» notes parallèles à MICROCOSME, roman initiatique...
Ven 6 Juil - 17:25 par Patlotch

» NOTES de STYLISTIQUE et POÉTIQUE
Ven 6 Juil - 16:16 par Patlotch

» LA RÉVOLUTION COMMUNISTE SERA ÉCOLOGISTE OU NE SERA PAS (écologie et marxisme)
Jeu 5 Juil - 7:54 par PEUTÊTRE

» la DOMINATION MASCULINE dans le monde : un MACHISME STRUCTUREL
Mar 3 Juil - 15:58 par PEUTÊTRE

» LECTURES de TRAVERSES
Dim 1 Juil - 22:57 par Admin


Partagez | 
 

 TRAVAILLEURS (ou non) HANDICAPÉS

Aller en bas 
AuteurMessage
Admin
Admin


Messages : 6334
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: TRAVAILLEURS (ou non) HANDICAPÉS   Ven 11 Déc - 20:13


sujet dédié à Véronique, Laure, Christian, et les autres...



Dernière édition par Admin le Dim 8 Juil - 9:11, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6334
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAILLEURS (ou non) HANDICAPÉS   Ven 11 Déc - 20:13



Handicap et Emploi : Où en est la France ? Clément Fournier nov 18, 2015

Le 16 novembre a débuté la Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées. L’occasion de revenir sur la question du handicap et de l’emploi et d’observer les évolutions récentes de la situation en France.

L’emploi des personnes handicapées en France : une situation précaire




En France, près de 1,8 million de personnes handicapées sont en âge et en capacité de travailler. Cela représente près de 6,5% de la population active.


Citation :
Pour s’assurer que les personnes handicapées ne soient pas exclues de l’emploi, la loi du 10 juillet 1987 exige que chaque entreprise de plus de 20 salariés emploie au moins 6% de salariés handicapés.

Pourtant, le chômage des personnes handicapées est encore aujourd’hui estimé à près de 20 %. En octobre 2015, près de 480 000 personnes handicapées étaient inscrites à Pôle Emploi. Cela représente presque le double du taux de chômage de la population française en général. De plus, ce chiffre a tendance à augmenter, puisque depuis 1 an, nous constatons une hausse de près de 10% du chômage des personnes handicapées.

En moyenne, les entreprises emploient aujourd’hui 3,1% de salariés en situation de handicap, soit moitié moins que ce que préconise la loi. Plus on monte dans la hiérarchie, plus le constat est sombre puisque seuls 9% des personnes handicapées sont cadres (contre 18% pour l’ensemble de la population active française) et moins de 2% à des postes de direction.

Les causes du chômage des personnes en situation de handicap

Travail Handicap

Plusieurs causes expliquent cette situation. D’une part, les préjugés sur le handicap. Beaucoup d’entreprises considèrent qu’il est plus compliqué de travailler lorsque l’on est en situation de handicap, mais aussi que les adaptations à mettre en place dans l’entreprise sont une charge trop lourde.

Ensuite, c’est le déficit de formation. Seuls 25% des personnes en situation de handicap peuvent justifier d’un niveau de formation égal ou supérieur au baccalauréat, ce qui leur bloque massivement et durablement l’accès à l’emploi. Pour preuve, 57% des personnes handicapées inscrites à Pôle Emploi sont au chômage depuis plus d’un an, avec une moyenne de 779 jours de chômage (soit 200 de plus que pour l’ensemble de la population).

La Semaine pour l’Emploi des personnes handicapées a cette année placé les événements sous le signe des nouvelles formations et des nouveaux métiers. L’objectif est de faire évoluer l’emploi des personnes en situation de handicap vers de nouveaux métiers.

Les mesures et évolutions récentes du handicap au travail

La Loi Macron a aussi tenté d’apporter une réponse à ce problème, en rendant plus simple et plus souple le recours à des travailleurs handicapés pour les entreprises. Ainsi, la loi propose de faciliter le recours à des travailleurs indépendants handicapés dans les entreprises, ou la création de stages de « mise en situation professionnelle » pour permettre de former et d’intégrer plus efficacement les travailleurs handicapés.

Bien que saluées par beaucoup d’entreprises, ces mesures font toutefois débat parmi les associations de travailleurs handicapés. En effet, ces mesures d’assouplissement pourraient conduire à une précarisation de l’emploi des personnes handicapées plutôt qu’à une insertion structurelle. De plus, elles pourraient participer à l’émiettement des contributions des entreprises à l’AGEFIPH en permettant aux entreprises d’échapper plus facilement à leur obligation de 6% d’emploi de personnes handicapées.

Difficile d’évaluer pour l’instant les impacts de ces mesures, dont les décrets d’application ne sont pas encore effectifs. Il est également possible que cela permette la création d’activité dans le secteur des travailleurs indépendants, comme on l’a observé ces dernières années avec les Entreprises Adaptées et des ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail), qui participent elles-aussi à l’insertion des travailleurs handicapés.

La question du travail des personnes handicapées est donc loin d’être résolue et un vrai travail de fond doit être mis en place en matière de formation et d’accessibilité. 300 événements, organisés partout en France dans le cadre de la Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées, visent à faire prendre conscience de ce problème pour mieux le gérer. Si vous souhaitez y participer, consultez le programme sur le site de la Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6334
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAILLEURS (ou non) HANDICAPÉS   Ven 11 Déc - 20:27



Désaccords sur les accords d’entreprise pour l’emploi des travailleurs handicapés 16 novembre 2015


De plus en plus d'entreprises, comme EDF, signent un accord en faveur de l'emploi des personnes handicapées

François Hollande veut tripler le nombre d’accords d’entreprise pour l’emploi des travailleurs handicapés. Mais ces accords ont des effets réels, certes, mais limités. De plus, leur multiplication entraînerait une baisse des recettes de l’Agefiph alors que les besoins augmentent.

Citation :
Quel est le point commun entre les huit entreprises partenaires nationaux de la Semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, qui démarre ce lundi 16 novembre ? Toutes ont signé un accord en faveur de l’emploi des travailleurs en situation de handicap. En 2012, 11 % des établissements d’au moins vingt salariés, et donc assujettis à l’obligation d’employer au moins 6 % de travailleurs handicapés, étaient couverts par un tel accord d’entreprise. Deux fois plus qu’en 2003. Fin 2014, François Hollande a même fixé comme objectif le triplement du nombre d’accords d’ici trois ans. L’Élysée y voit une moyen de contrer l’explosion du nombre de demandeurs d’emploi en situation de handicap. La réalité s’avère plus complexe.


La signature d’un accord = zéro contribution à l’Agefiph

Beaucoup d’employeurs ont tout intérêt à signer un accord. Pour soigner leur image. Pour conforter le dialogue social, le texte étant négocié entre les syndicats et la direction. Mais aussi parce que les établissements couverts n’ont plus à verser à l’Agefiph la contribution due s’ils n’atteignent pas l’objectif de 6 % de travailleurs handicapés. En revanche, ils sont tenus de consacrer un montant au moins égal au financement du plan d’actions prévu par l’accord (embauches, maintien dans l’emploi, sous-traitance à des entreprises adaptées et établissements et services d’aide par le travail, etc.)  En clair, au lieu de mettre de l’argent dans un pot commun et de demander des aides au coup par coup à l’Agefiph, ils l’utilisent pour mettre en œuvre leur propre politique du handicap.


Les entreprises sous accord font deux fois mieux que les autres


Pour quels résultats ? Une récente étude de la DGEFP sur 131 accords arrivés à terme entre 2011 et 2012 et représentant 12 500 établissements assujettis permet de mesurer l’évolution du taux d’emploi entre l’année précédant la signature et à l’échéance, soit trois années en moyenne : + 0,75 points. La progression est donc un peu plus rapide que dans les établissements hors accords : + 0,3 points en moyenne, sur trois ans. Plus efficace, certes, mais pas révolutionnaire.


Les accords d’entreprise ne sont pas assez volontaristes

Car les accords pêchent par défaut d’ambition. L’évolution programmée du taux d’emploi est souvent très lente : moins de 10 % des accords affichent un taux d’emploi supérieur à 6 %. De plus, les embauches de travailleurs handicapés représentent moins de 4 % des embauches totales. Le manque de volontarisme se traduit également par la sous-consommation des budgets prévus, dans plus d’un accord sur deux. Au final, les établissements dont les accords sont arrivés à échéance en 2011 et 2012 ont dépensé 59 millions d’euros de moins que ce qu’ils auraient dû verser à l’Agefiph. Par ailleurs, 15 % des budgets, en moyenne, sont affectés à la communication : certaines dépenses servent à sensibiliser le personnel ; d’autres, en revanche, relèvent davantage d’une stratégie de promotion de l’entreprise.


Les moyens de l’Agefiph plongent alors que le chômage explose

Enfin, tripler le nombre des accords contribuerait à faire plonger les ressources de l’Agefiph. Or, elles sont déjà en chute libre, sous l’effet, entre autres, de  l’accroissement du nombre d’accords (ils représentent déjà un manque à gagner de 100 M€ par an). Entre 2007 et 2014, la collecte a diminué de 30 % alors que les besoins sont de plus en plus importants. Dans le même temps, le nombre de demandeurs d’emploi handicapés a en effet été multiplié par 2,3.


Danger sur la mutualisation des moyens

Aujourd’hui, l’Agefiph consacre 25 % de ses ressources à leur formation. Mais elle finance également d’autres dépenses et outils d’intérêt général (Cap emploi, Sameth, etc.), complémentaires aux aides à l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés versées aux employeurs n’ayant pas signé d’accord. « Toute la question est de savoir où mettre le curseur entre la mutualisation des ressources, indispensable, et leur « privatisation », via les accords d’entreprises, qui ont fait leur preuves », souligne Sylvain Gachet, en charge des entreprises et grands comptes à l’Agefiph. L’Élysée a sans doute mis la barre trop haut. Franck Seuret


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6334
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: TRAVAILLEURS (ou non) HANDICAPÉS   Ven 11 Déc - 20:47

importé d'août

Des travailleurs handicapés refusent l’installation d’une machine à pointer himalove Bllaciao 20 août 2015

2 commentaires

himalove a écrit:
Les nom de l’entreprise et de l’association sont censurés pour ne pas porter atteinte à leur image.

A monsieur le président du conseil d’administration de l’association, sans but lucratif, qui gouverne l’entreprise adaptée.

Nous, ouvriers handicapés, refusons de manière démocratique et civilisée l’installation d’une machine à pointer dans notre service.

Car nous sommes des travailleurs à efficience réduite, diminués physiquement pour certains voire intellectuellement pour d’autres.

On ne peut donc, sans avis médical et consultation préalable, mesurer notre effort au travail à l’aune d’une machine, associée au rendement de personnes valides.

Le temps n’est pas de l’argent pour nous


L’entreprise adaptée touche une compensation à hauteur de 80 % du Smic brut par mois afin de combler le manque à gagner dû à notre handicap.

Au reste, il n’existe aucune entreprise alentour, dans le même secteur d’activité – les espaces verts – qui impose à leurs ouvriers une machine à pointer !

Pourquoi donc l’imposer à des « invalides » ?

Le travail à flux tendu pour travailleurs à efficience réduite est-il, par ailleurs, légal en France ?

Notre travail au grand air sur les chantiers n’est pas un travail posté comme à la blanchisserie.

Il semble, après enquête, que la pointeuse soit destinée à mesurer le « dévouement » de l’encadrement qui ne compterait pas ses heures à notre chevet.

Les heures supplémentaires nous étant interdites, nous suggérons donc à la direction du conseil d’administration de réserver l’usage de la machine à ces derniers et d’en exempter l’ensemble du personnel handicapé.

En espérant que notre objection à la pointeuse reste dans le cadre strict d’un aménagement raisonnable dû à notre handicap, veuillez recevoir, monsieur le président de Clair-Soleil, nos salutations distinguées.

Cette lettre est transmise à l’AGEFHI, à la SAMETH, à la médecine du travail, à l’inspection du travail, au secrétariat d’Etat aux personnes handicapées et à la Commission nationale informatique et liberté qui délivre les autorisations administratives à l’installation des machines.

Pour éviter toute répression inutile à l’égard d’innocents, je porterais en mon seul nom la responsabilité du texte.

J.-M.M.




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
PEUTÊTRE



Messages : 386
Date d'inscription : 21/12/2017

MessageSujet: Re: TRAVAILLEURS (ou non) HANDICAPÉS   Dim 8 Juil - 9:08


trouvé sur IndymédiaNantes, à méditer...


Citation :
Le capacitisme ou validisme est une forme de discrimination, de préjugé ou de traitement défavorable contre les personnes vivant un handicap (paraplégie, tétraplégie, amputation, malformation mais aussi dyspraxie, schizophrénie, autisme, etc). Le système de valeurs capacitiste, fortement influencé par le domaine de la médecine, place la personne capable, sans handicap, comme la norme sociale. Les personnes non conformes à cette norme doivent, ou tenter de s'y conformer, ou se trouver en une situation inférieure, moralement et matériellement, aux personnes valides.

Dans ce système de valeurs et de pouvoir, le handicap est ainsi perçu comme une erreur, un manque, un échec, personnels ; et non pas comme une conséquence des événements de la vie ou de la diversité au sein de l'humanité. La Convention relative aux droits des personnes handicapées définit l'absence d'accommodement raisonnable en faveur de personnes non valides comme une discrimination fondée sur le handicap. (source Wikipédia)

Adieu camarades validistes
juiveftransatypique 27/05/2018

Je suis une personne trans de genre neutre d’origine juive neuroatypique et psychoatypique (plus d’autres trucs que vous ne savez pas :p ). Cet article a été écrit à deux avec sylphelinetoujoursdanslaluneoudanslesnuages, qui actuellement n’a pas accès à son blog pour une durée indéterminée.

Citation :
Pour toi camarade validiste, voici une nouvelle qui va te réjouir, une feignasse de plus qui se barre, du moins c’est ce que tu te diras, toi qui juge toujours les militants sur leur productivité, pourtant, toi le soi-disant matérialiste tu ne t’es jamais demandé pourquoi certains étaient plus productifs que d’autres. Crois-tu vraiment que tout le monde a l’énergie de venir à chaque réu, chaque manif, chaque collage, etc ?

D’ailleurs puisqu’on parle de manif, penses-tu vraiment qu’une personne qui a des difficultés à marcher a les mêmes facilités que toi à faire plusieurs kilomètres dans des conditions météo difficiles sans s’hydrater sous les lacrymos ? D’ailleurs t’es-tu demandé pourquoi il y avait aussi peu de personnes âgées dans les manifs ? Sais-tu aussi que beaucoup de tes camarades surtout de ceux qui ont été colonisés sont enfermés dans des cellules ou des hôpitaux ? Comment dans cette situation peux-tu encore penser qu’il suffit d’être motivé pour être en manif ?

Te rends-tu compte qu’il n’y a même pas de soutien antivalidiste pour les personnes dont le peuple a été ethnocidé ou génocidé ?

Comment peux-tu croire que ton fabuleux milieu militant est émancipateur alors même que toi qui es valide a besoin de prendre des pauses de celui-ci régulièrement quand il mine la santé et le bonheur même de ceux qui en avaient le plus à la base sans compter que d’autres n’ont eu de cesse de te répéter et depuis longtemps combien les personnes qui subissent le racisme comme le sexisme ou tous ceux qui ne sont pas dans les normes sont plus épuisés par ce milieu  ?

D’ailleurs ça nous ferait des vacances si tu arrêtais de mépriser autant les camarades plus exténués par tout ça que toi dont les pauses s’éternisent car ils n’en peuvent plus.

Sais-tu surtout toi camarade bourgeois, dans ce paragraphe c’est surtout toi que je vise, que beaucoup d’entre nous devons travailler quand on a la possibilité ou alors sommes obligés de chercher du travail, que nous sommes trop pris dans les galères du quotidien pour pouvoir militer et as-tu seulement vu la vie des gens qui mendient et auxquels tu ne donnes jamais rien pendant ta manif ?

Ceux d’entre nous qui galèrent le plus ne peuvent attendre aucune solidarité de toi parce que dès qu’on vis dehors ou en dehors du monde du travail, pour certains d’entre vous simplement quand on n’est pas bourgeois, on ne compte pas pour toi et après ça va se dire révolutionnaire. Quelle blague !

Cependant ce dont je te parle ici n’a rien de drôle. As-tu idée du nombre de vies que ton validisme a gâchées et même détruites, pour certaines au sens propre ? À ton avis, crois-tu sérieusement que tes collègues se seraient suicidés simplement à cause de la dernière loi X de la réforme Y du gouvernement Z si ils avaient eu le moindre espoir à attendre du mouvement politique ?

La solidarité de classe à deux vitesses (ou à quatre si on tient compte de votre racisme et de votre sexisme) et qui ne s’applique en réalité qu’aux gens heureux et en bonne santé finit par tuer les autres, et tes injonctions à prendre sur soi pour aller mieux ne font qu’empirer les choses. Après ça aie au moins la décence de ne pas récupérer leur mort politiquement s’ils ne l’ont pas demandé sinon tu ressembles à un assassin qui parle au nom de sa victime.

Pendant que toi au mieux tu nous ignorais et à tes yeux nous étions invisibles, que tu n’entendais pas nos besoins et l’histoire de nos vies car pour toi ils étaient toujours au choix «trop glauques» ou «pas assez politiques» nous on était bien obligés de vivre comme on pouvais dans un monde où ceux qui comme nous n’ont pas les mêmes capacités que toi camarade valide sont vraiment tués, violés, harcelés, se voient refuser des emplois, sont physiquement agresser, se retrouvent à la rue pour certains, pour beaucoup sont empoisonnés par l’industrie médicale et forcés de se soumettre à l’autorité de connards en blouses blanches ou à divan qui parfois les incarcèrent de force (c’est ce qu’on appelle la politique de santé que tes manifs défendent qui visent particulièrement les prolos pas Blancs des quartiers populaires), que nous sommes en grosse galère de thune à cause de ça, que ne pas avoir de travail ou en avoir un de merde nous rend socialement invisibles et en difficulté pour avoir des amis et des rencontres amoureuses et sexuelles, nous tout ça on le vit généralement seuls et dans l’isolement et quand malgré tout on prend du peu de temps qu’on a (beaucoup d’entre nous n’aurons pas ton espérance de vie ni ta qualité de vie), d’énergie, de force et de rêves qu’on a pour aller militer avec toi car nous aussi on en a marre de tout ça, ras-le-bol du capitalisme et du colonialisme et qu’on a des espoirs de lendemains qui chantent, on n’a pas spécialement besoin que tu t’y mettes aussi.

On n’a pas besoin en plus de soi-disant camarade qui ont honte de nous côtoyer et font tout pour nous éloigner et ont peur de nous, qui nous assomment de travail en prétendant que nous ne faisons rien, qui nous insultent à chaque fois que l’on ose hausser un peu le ton en tentant de les empêcher de nous prendre pour des paillassons (voire nous font un procès pour ça), bref, qui ont clairement renoncé à leurs idéaux égalitaires quand il s’agit de nous.

On n’a pas besoin non plus de soi-disants révolutionnaires que ça ne dérange pas de mettre en danger leurs camarades sans se soucier ni de les informer des dangers du milieu militant (lacrymo, violences policières en manifs qui touchent principalement les prolos pas valides qui viennent d’un peuple colonisé, situations traumatisantes, etc) ni de leur parcours de vie quand ils leurs imposent des choix de santé (injonction au végétarisme, rythmes de sommeil foutus en l’air par les durées des réunions, injonction à prendre ou pas des médicaments et autres thérapies, injonction à l’alcool et la cigarette, injonction à vivre des situations stressantes, incapacité à comprendre qu’on n’est pas toujours disponibles pour le travail militant, non prise en compte de la fatigue, travail militant de nuit forcé, bref tout ce que vous refusez que Macron ou ceux qui suivront vous imposent vous nous l’imposez).

Et après nous avoir fait tout ça vous nous placez en situation de dépendance vis à vis de votre foutu milieu, vous nous éloignez de nos anciens amis, de notre famille en disant que leurs discours ne sont pas assez radicaux (et contrairement à vous on aura du mal à en trouver d’autres après et si c’est pour ne se trouver qu’à socialiser avec vous on y perd au change), vous hébergez certains d’entre nous parfois et dans ces cas-là on se retrouve à dépendre de vous pour être logés, pour ceux d’entre nous qui sont drogués à l’alcool, au café, à la cigarette et à d’autres drogues moins légales et faciles à trouver en milieu militant vous nous créez ou vous entretenez des addictions que nous n’avons pas les moyens financiers de nous permettre, et une fois que vous nous avez bien rendus dépendants (matériellement, émotionnellement, économiquement, socialement, affectivement, sexuellement, romantiquement, idéologiquement, intellectuellement ou juste par habitude) de votre foutu milieu, vous nous excluez ou nous poussez à partir car nous ne sommes pas assez valides à votre goût.

Et en plus si nous avons le malheur de protester contre quoi que ce soit de tout ça vous nous réduisez systématiquement au silence que ce soit en nous engueulant pour nous intimider, faisant comme si nous n’étions pas là et n’avions rien dit (c’est votre spécialité), en simulant de vous émouvoir de notre sort et en pleurnichant tellement dessus qu’on ne peut pas finir et politiser nos phrases, en zappant nos tours de paroles ou pire en nous forçant à prendre la parole, en nous interdisant de nous transmettre les informations quand nous ne pouvons pas assister aux réunions en prétendant que c’est par peur de big brother alors que vous êtes tous sur facebook, bref par toutes les méthodes possibles et imaginables.

Et je vous vois venir, nous dire que ce sont des problèmes de santé et pas politiques mais cela est faux car tout est politique donc nos vies aussi et dans le système validiste les psys (psychologues, psychiatres, psychothérapeuthes, psychanalystes), médecins, et autres acteurs de la santé et du social (qu’ils soient valides ou non) sont nos oppresseurs et donc nous devons nous libérer de leur influence pour nous émanciper vraiment car le réformisme n’a jamais fonctionné et qu’ils font partie du problème, pas de la solution, ce qui n’est pas une raison pour critiquer ceux d’entre nous qui n’ont pas d’autre choix que d’y recourir tant qu’on n’aura pas construit d’alternative forte à ce système.

De même tous les antivalidistes bourgeois qui refusent une autonomie de classe des prolétaires pas valides sont dans l’infantilisation de ceux d’entre nous qui sommes des prolos et nous libérer c’est aussi nous libérer d’eux. C’est pour ça qu’on n’en veut pas dans nos luttes, d’autant plus que la lutte anticapitaliste est forcément antiraciste et décoloniale sinon ce n’en est pas une et que du coup on en a ras le bol de militer avec des descendants de colons et d’esclavagistes dont les ancêtres ont fait fortune sur la ruine des nôtres dans la plus grande des violences.

Pour l’instant à part quelques cautions ici et là on ne voit ni personnes pas valides dans le mouvement de lutte des classes ni prolos dans les mouvements antivalidistes or une lutte révolutionnaire sans prolos pas valides incluant ceux issus de peuples colonisés n’est ni une lutte ni révolutionnaire c’est pourquoi nous quittons camarade validiste ton milieu pseudo-révolutionnaire car on ne peut faire la révolution ni avec vous ni sans nous alors il est temps que nous menions nos propres luttes avec des camarades dignes de ce nom car nous voulons la révolution pour de vrai, donc adieu camarade validiste.

Si vous n’êtes pas valide et prolo et que vous voulez participer à créer un mouvement autonome avec nous sur cette base dites-le nous en commentaires.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
PEUTÊTRE



Messages : 386
Date d'inscription : 21/12/2017

MessageSujet: Re: TRAVAILLEURS (ou non) HANDICAPÉS   Dim 15 Juil - 12:34


La prime d'activité permettait d'offrir un complément de salaire aux personnes invalides aux revenus modestes. Mais, depuis le 1er juillet, les règles de calcul de cette prime ont changé et les 6 600 invalides qui la touchaient ont perdu en moyenne 158 euros par mois.


Citation :
Depuis le 1er juillet, les travailleurs invalides les plus modestes ont vu leur prime d'activité se réduire comme peau de chagrin, en raison de la fin d'une dérogation qui permettait d'additionner salaire et pension d'invalidité pour le calcul de cette prime. Résultat : pour 6 600 bénéficiaires, une perte nette en moyenne de 158 euros par mois. "Sur le coup, j'en ai pleuré, je me suis dit : 'Ce n’est pas possible, c'est de l'acharnement'", témoigne Valérie Delugin, travailleuse handicapée qui perd en moyenne 149 euros par mois.

Polytraumatisée après un grave accident de la route, cette conseillère clientèle à mi-temps rogne sur toutes ses dépenses. Ses revenus, 1 400 euros nets mensuels, ont fondu : "Je ne peux pas partir en vacances. Je ne peux pas dire à mon enfant : 'Cette année, on ne part pas en vacances', ce n'est pas possible. Et ça joue aussi sur l'alimentaire", confie-t-elle.

"Je ne peux pas partir en vacances"


Les associations de défense des handicapés sont vent debout contre cette mesure : "Aujourd'hui, la prime d'activité, c'est 5 milliards, rappelle Véronique Bustreel, de l'Association des Paralysés de France (APF). Ces personnes à qui on refuse la prime d'activité, c'est 20 millions de ce budget. En fait c'est une fausse économie, et un danger social grave pour toutes ces personnes".

De son côté, le gouvernement met en avant le faible nombre de personnes concernées, et assure que le projet de loi pour choisir son avenir professionnel contiendra des mesures spécifiques aux travailleurs handicapés.


Dans une tribune publiée dans le JDD dimanche, la secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, promet que les personnes handicapées n'auront bientôt plus à "craindre de se voir retirer" le droit de vote.

Citation :
La secrétaire d'État chargée des Personnes handicapées, Sophie Cluzel, s'engage dimanche pour le droit de vote "inconditionnel" des personnes handicapées, promettant qu'ils n'auront bientôt plus à "craindre de se voir retirer" ce droit. "En France, aujourd'hui, près de 350.000 personnes handicapées mentales ou psychiques n'ont pas le droit de vote car un juge des tutelles les a déclarées inaptes à participer à la vie citoyenne", déplore la ministre dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche.

Intervention d'un juge. En effet, en vertu de l'article 5 du code électoral, un juge peut suspendre le droit de vote aux majeurs sous tutelle, une situation qui peut concerner, par exemple, des personnes handicapées ayant une incapacité à s'exprimer. Avant 2009, l'avis du juge était obligatoire, mais une réforme avait alors inversé la logique en consacrant le droit de vote, sauf avis contraire du juge. La secrétaire d'État avait déjà assuré, en février, qu'elle souhaitait aller plus loin, en supprimant cette possibilité pour le juge.

"Retour vers la citoyenneté pleine et entière". Le 9 juillet devant le Congrès réuni à Versailles, "le président de la République a pris un engagement": le "retour vers la citoyenneté pleine et entière des personnes sous tutelle", se réjouit Sophie Cluzel, y voyant "une grande victoire" pour les personnes handicapées "qui se battent depuis plus de trente ans pour faire reconnaître le caractère inconditionnel" de ce droit et n'auront désormais "plus à craindre" d'en être privées. "La volonté et la possibilité d'exprimer ses choix ne dépendent pas d'un niveau d'indépendance économique, culturelle ou sociale ni d'un niveau de connaissance mais relèvent de la qualité intrinsèque de l'être humain. On ne naît pas égaux devant les lois de la vie, mais les lois de la République doivent nous permettre de le devenir et de le rester", écrit-elle.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur En ligne
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: TRAVAILLEURS (ou non) HANDICAPÉS   

Revenir en haut Aller en bas
 
TRAVAILLEURS (ou non) HANDICAPÉS
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Les travailleurs victimes de syndicats faibles
» Augmentation de la subvention handicapé
» remboursement rétro - subvention équipement handicapé
» Toujours aucun parti défendant la cause des P. handicapées !
» subvention pour intégration d'un enf. handicapé

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION :: ENTRÉES THÉMATIQUES : CAPITALISME, MONDE, COLONIALITÉS... LUTTES :: CLASSES et CAPITAL comme économie politique/exploitation du prolétariat :: TRAVAIL et EXPLOITATION : QUID DU 'PROLÉTARIAT' ?-
Sauter vers: