PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» 7. LE LIVRE : du capitalisme à la communauté humaine, UNE CLASSE pour LA RÉVOLUTION (sommaire, texte complet et renvoi aux compléments)
Hier à 18:31 par Patlotch

» 5. LA CONSTITUTION EN CLASSE POUR LE COMMUNISME : quel sujet révolutionnaire ?
Hier à 18:26 par Tristan Vacances

» la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...
Hier à 11:39 par Patlotch

» vous avez dit "OUVRIER" ?
Hier à 11:09 par Patlotch

» sur l'OCCIDENT, son histoire, son concept, et sa CRISE dans celle du capitalisme
Hier à 10:41 par Patlotch

» 8. poèmes, fables et contes pour en causer
Sam 21 Oct - 19:45 par Patlotch

» VA-SAVOIR : chronique à la com, la dialectique du quotidien en propotion magique
Sam 21 Oct - 19:22 par Patlotch

» JAZZ, BLUES, R'n'B, SOUL, RAP... pour "double paire d'oreilles"
Sam 21 Oct - 17:58 par Patlotch

» EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde
Sam 21 Oct - 17:45 par Patlotch

» 9. l'apparition plurielle d'une nouvelle théorie communiste ? questions parentes
Sam 21 Oct - 16:31 par Patlotch

» 4. COMMUNISME : chemins de traverse, de la chose au mot à la chose
Sam 21 Oct - 15:03 par Patlotch

» 0. un livre ? Une théorie est apparue... Diffusion, réception... débats ?
Ven 20 Oct - 16:44 par Tristan Vacances

» FÉMINISME et MARXISME : SEXES, GENRE, CLASSES, et CAPITALISME, avec Cinzia Arruzza... Silvia Federici, Selma James, Sara Farris, Elsa Dorlin...
Ven 20 Oct - 16:24 par Patlotch

» LA NOUVELLE GAZETTE DES VANNES (Franzoseur Zeitung)
Ven 20 Oct - 15:36 par Patlotch

» CLASSES SOCIALES et AUTRES RAPPORTS SOCIAUX, de sexes, races, nations, générations... Documents
Ven 20 Oct - 13:01 par Patlotch

» CATASTROPHES INDUSTRIELLES et POLLUTIONS
Ven 20 Oct - 9:35 par Admin

» ÉMEUTES, typologie formes/contenus : des réalités à l'idéologie
Ven 20 Oct - 9:19 par Admin

» au-delà du vrai et du faux, tragique comédie
Jeu 19 Oct - 14:02 par Patlotch

» l’écosocialisme entre théories révolutionnaires et alternative capitalisme verte
Jeu 19 Oct - 12:57 par Patlotch

» OUTRE-MER : outre frontière de races, classes et sexes ?
Jeu 19 Oct - 12:43 par Patlotch


Partagez | 
 

 ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité



MessageSujet: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Ven 11 Déc - 19:39


toutes mes excuses, chère ma lectorate nord-américaine, je ne vous ai point toubliée ni ne pêche par anti-américanisme primaire ou secondaire... le long sujet sur les luttes et émeutes aux États-Unis a disparu dans l'ouragan du 29 novembre...

à reprendre, donc...


- Dis Papa, c'est loin le Québec libre ?

- Tais-toi ! Et nage...




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Ven 11 Déc - 19:47



Les États-Unis face à la fièvre islamophobe 10/12/15

Après le massacre commis par deux musulmans radicalisés à San Bernardino, le candidat à la primaire républicaine Donald Trump a réclamé l’arrêt total de l’entrée des musulmans aux États-Unis.


Manifestation de solidarité aux musulmans suite aux propos islamophobes
du républicain Donald Trump, mercredi à New York. CEM OZDEL / ANADOLU AGENCY

Ses propos révèlent une méfiance à l’égard de l’islam dans la société américaine, qui ne cesse d’augmenter.

Citation :
« L’arrêt total et complet de l’entrée des musulmans aux États-Unis. » Il aura fallu ces quelques mots de Donald Trump pour que le sang de James Yee ne fasse qu’un tour. Cet Américain musulman du New Jersey connaît l’impact de la stigmatisation, car il l’a vécue dans sa chair.

Ex-capitaine dans l’armée américaine, imam à Guantanamo, il a été accusé d’espionnage en 2003 et de plusieurs autres crimes car l’armée soutenait qu’une liste de détenus et d’interrogateurs de la prison avait été retrouvée dans ses affaires. Les charges contre lui ont toutes été abandonnées un an plus tard.

Aujourd’hui, James Yee a repris les études dans une université à Montclair (New Jersey), et participe à un programme qui aide les vétérans à s’exprimer à travers l’art.

Les propos de Donald Trump l’ont remué. « Je n’en étais pas vraiment surpris venant de lui, confie-t-il. Mais je suis alarmé. Il est leader dans les sondages. Il pourrait être le candidat du parti républicain à la présidence, et, qui sait, il pourrait bien être élu président. Quand je l’ai entendu, je me suis immédiatement demandé comment cela allait affecter les musulmans américains comme moi. »

Depuis la tuerie de San Bernardino, perpétrée par un couple de musulmans radicalisés qui a tué 14 personnes le 2 décembre, et la sortie de Donald Trump, nombreux sont les musulmans américains qui partagent la même inquiétude.

« L’islamophobie s’est répandue dans toute la société, légitimée par l’élite »

Plusieurs d’entre eux disent avoir été victimes d’agressions physiques et verbales. Des actes de vandalisme contre des mosquées ont été rapportés. Sur les réseaux sociaux, on conseille de faire preuve de vigilance.

Pour Nihad Awad, directeur de l’association de musulmans américains CAIR (Council on American-Islamic Relations), qui dispose de sections locales partout aux États-Unis, « le climat d’islamophobie est encore pire aujourd’hui qu’après le 11-Septembre. Je n’ai jamais vu une telle hostilité. L’islamophobie s’est répandue dans toute la société, légitimée par l’élite ».

Il souligne qu’« après le 11-Septembre, le leadership politique avait bien distingué les musulmans ordinaires des terroristes, en disant que ceux-ci avaient une lecture tordue de l’Islam. Aujourd’hui, on voit peu d’hommes politiques tenir ce discours. »

L’islamophobie trouve ses racines dans l’Amérique pré-guerre de Sécession, selon Khaled Beydoun, un chercheur de l’Islamophobia Research & Documentation Project de l’Université de Berkeley (Californie). Il souligne que les relations entre maîtres et esclaves étaient, déjà, teintées d’islamophobie.

« Une large part des esclaves étaient musulmans, rappelle-t-il. Ils étaient les premiers musulmans à venir aux États-Unis. »
Puis l’islamophobie se serait institutionnalisée pendant le XXe siècle.


Un « réseau de l’islamophobie »

Nihal Awad dénonce l’existence d’un « réseau de l’islamophobie » aux États-Unis. L’un des membres de cette nébuleuse est le Center for Security Policy. C’est sur l’un des sondages de cet organisme, affirmant que 25 % des Américains musulmans justifiaient la violence contre des Américains, que Donald Trump s’est appuyé.

Ce groupe, présidé par un ancien cadre du Pentagone durant la présidence de Ronald Reagan, Frank Gaffney, a reçu entre 2001 et 2009 quelque 40 millions euros de la part de divers organismes et groupes conservateurs alors que ses rapports sur l’islam et « la progression de la charia » aux États-Unis sont pour le moins douteux, pour ne pas dire mensongers.

L’un de ses rapports, par exemple, assurait, en 2011, que « presque tous les groupes musulmans d’importance aux États-Unis sont liés aux Frères musulmans. Par conséquent, hostiles aux États-Unis et à la constitution américaine ».

« Des groupes comme celui de Frank Gaffney sont très bons pour exploiter la peur autour de l’islam et des musulmans », souligne Matt Duss, président de la Foundation for Middle East Peace, qui a cosigné un rapport dénonçant le Center for Security Policy.

Un groupe religieux ultraminoritaire mais le plus ciblé par les discriminations

Citation :
« Ils entretiennent des relations avec les journalistes, notamment la chaîne de télévision Fox News. Ils peuvent raconter toutes sortes de choses insensées sur la charia et dérouler d’autres arguments qui seront constamment réfutés, et pourtant ils seront réinvités en permanence. »


Pour les près de trois millions de musulmans aux États-Unis (chiffre de 2011), cette réalité est difficile à vivre. L’islam est la religion qui progresse le plus rapidement aux États-Unis, en raison de la conversion importante des afro-américains, mais elle reste ultraminoritaire – environ 1 % de la population, selon une étude de 2014 du Pew Research Center.

Or, les musulmans sont plus nombreux que n’importe quel autre groupe religieux dans le pays à se dire victimes de discrimination (48 % en 2010), selon un sondage Gallup. Selon cette étude, la méfiance envers l’islam touche toute la société américaine.

Mais elle est davantage prononcée chez les hommes, votant pour le parti républicain et ayant quitté le système scolaire avant la fin du lycée. Au total, selon un sondage Gallup réalisé en juin, 38 % des Américains ne voteraient pas pour un candidat musulman à l’élection présidentielle.

-----------------------------------------

Les réactions

La Maison-Blanche a estimé que Donald Trump s’était « disqualifié » pour la présidence en proposant de barrer l’entrée des musulmans aux États-Unis.

Une pétition sur le site du Parlement britannique appelant à empêcher l’entrée de Donald Trump au Royaume-Uni a recueilli plus de 260 000 signatures.

En Écosse, le gouvernement d’Édimbourg lui a retiré son titre « d’ambassadeur d’affaires ». Et l’université Robert Gordon d’Aberdeen lui a retiré un doctorat honorifique.

Donald Trump a reporté jeudi 10 décembre un voyage en Israël, où il devait rencontrer le premier ministre Netanyahou.

« En tant que juif, mes parents m’ont appris que nous devons nous élever contre les attaques visant n’importe quelle communauté »,
a protesté Mark Zuckerberg, le patron de Facebook.

ALEXIS BUISSON, à New York


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Ven 11 Déc - 19:50



La triste réalité de la politique américaine Patrick Martin 11 décembre 2015

L’appel du candidat présidentiel républicain Donald Trump à interdire l’entrée des musulmans aux États-Unis, que ce soit en tant qu’immigrés ou visiteurs, a déclenché une tempête politique. L’appel ouvert de Trump aux sentiments les plus réactionnaires, racistes et fascisants a créé une crise politique de l’élite dirigeante américaine.

Citation :
Sa rhétorique grossière fait voler en éclats le discours officiel selon lequel l’Amérique défendrait la « liberté » et la « démocratie », discours utilisé autant par les gouvernements démocrates que républicains pour justifier les guerres et les interventions impérialistes dans tout le Moyen-Orient, l’Asie centrale et l’Afrique du Nord. Trump arrache ce masque démocratique. Il défend ouvertement la répression violente de ceux qui oseraient s’opposer aux exigences des entreprises américaines, à l’étranger ou à l’intérieur.

Cela explique la volée de dénonciations de Trump venant d’une vaste gamme de porte-paroles de l’establishment politique américain. L’attaché de presse de la Maison blanche Josh Earnest a déclaré que la proposition de Trump « le disqualifie pour la fonction présidentielle. » Earnest a qualifié sa rhétorique de « nocive pour le pays », en disant qu’elle a rendu plus difficile de « travailler en partenariat » avec les dirigeants musulmans américains pour identifier les menaces potentielles.

Le porte-parole officiel du Pentagone, Peter Cook, qui d’habitude refuse de commenter les questions de politique intérieure, a déclaré : « Tout ce qui tente de renforcer le récit de l’État islamique [EI] selon lequel les États-Unis sont en quelque sorte en guerre avec l’islam est contraire à nos valeurs et contraire à notre sécurité nationale. »

Le président de la Chambre des représentants Paul Ryan, le républicain le plus important du Congrès, a déclaré aux journalistes, « La liberté de religion est un principe constitutionnel fondamental. C’est un principe fondateur de ce pays ». En même temps, il a déclaré que si Trump était le candidat républicain à la présidence, il le soutiendrait.

Les médias américains ont publié une série de dénonciations de Trump dans les éditoriaux, les caricatures et des chroniques publiés mercredi, dont beaucoup ont comparé Trump à Hitler ou à Mussolini. CNN a affiché une chronique par son rédacteur en chef pour la sécurité nationale, Peter Bergen, posant la question : « Trump, est-il un fasciste ? »

Le Detroit Free Press, le plus grand journal du sud-est du Michigan, qui abrite plus de 100 000 musulmans américains, a publié en première page un éditorial au grand titre « Nous sommes unis ». La déclaration a dénoncé les opinions de Trump comme « rien d’autre que de la bigoterie et du racisme flagrants, un retour aux pages les plus sombres de l’histoire de l’Amérique ».

Les déclarations officielles de choc à propos des opinions fascisantes de Trump, qui se lamentent que « cela n’est pas ce que nous sommes », sont aussi cyniques que malhonnêtes. La classe dirigeante n’aime pas que l’essence réactionnaire, brutale et antidémocratique de ses politiques soit affirmée aussi ouvertement.

Les rodomontades du milliardaire ne sont pas en contradiction avec la pratique actuelle de l’impérialisme américain, elles en sont plutôt une expression directe. Les déclarations de Trump concordent entièrement avec les politiques qui ont produit Abou Ghraib, Fallujah, les prisons secrètes de la CIA et Guantánamo Bay.

La classe dirigeante américaine est ce qu’elle fait, pas ce qu’elle proclame dans les discours de jour de fête célébrant la Constitution, la Déclaration des droits, ou, comme dans les propos d’Obama mercredi, le 150e anniversaire de l’adoption du treizième amendement, qui a aboli l’esclavage. Le temps est révolu depuis longtemps où le gouvernement américain a mené une guerre pour libérer les esclaves. Il fait des guerres pour asservir le monde à Wall Street.

Depuis 30 ans, les États-Unis ont mené une guerre après l’autre pour maintenir leur domination sur le Moyen-Orient et l’Asie centrale, l’emplacement des plus grandes réserves de pétrole et de gaz de la planète. Ces guerres ont brutalisé, et rendu brutaux, non seulement les soldats qui y ont participé, mais aussi les commandants de l’appareil militaire et du renseignement et leurs représentants politiques et médiatiques.

Avec le militarisme effréné, un processus parallèle a vu la criminalisation de l’aristocratie financière dans son ensemble, les grandes fortunes se sont de plus en plus réalisées à partir du type d’escroquerie financière qui a produit le krach de 2008 à Wall Street. À mesure que l’inégalité sociale s’élève à des niveaux vertigineux, l’élite dirigeante réclame un niveau de violence toujours plus élevé aussi contre les couches les plus opprimées de la classe ouvrière.

La brutalisation de cette société est tellement avancée que, selon un rapport publié la semaine dernière, 200 000 Américains ont été assassinés au cours des 15 dernières années seulement. Les États-Unis sont un pays en guerre, pas seulement avec le Moyen-Orient, mais avec eux-mêmes.

La montée de Trump a une logique politique précise. Il représente l’intersection des médias et de l’émergence de cet élément criminel au sein de la bourgeoisie. Sa fortune personnelle est le produit de la spéculation immobilière à Manhattan et des casinos d’Atlantic City, suivie de sa transformation en célébrité médiatique comme hôte d’une série d’émission où il a été dépeint comme l’incarnation du patron capitaliste réussi – impitoyable et résolu.

La montée d’une telle personnalité à une position de premier plan dans la campagne présidentielle républicaine démontre qu’une tendance fasciste se dessine au sein de la structure politique officielle des deux partis des États-Unis. Il est à noter que, bien que la moitié des candidats républicain à la présidentielle ait condamné la proposition de Trump d’interdire les musulmans, l’autre moitié ne l’a pas fait, et plusieurs se sont ouvertement solidarisés avec le milliardaire.

Le sénateur Ted Cruz du Texas, menant désormais dans les sondages dans l’Iowa, où le dépouillement des votes de l’élection primaire aura lieu dans moins de huit semaines, a déclaré, « J’aime bien Donald Trump ». Il a poursuivi en disant, « Je félicite Donald Trump pour s’être battu et avoir attiré l’attention de l’Amérique sur la nécessité de sécuriser nos frontières ».

Les sondages parus le lendemain ont montré que parmi les électeurs républicains dans les primaires, 65 pour cent soutiennent l’interdiction des musulmans proposée par Trump. Ce seul fait démontre comment la candidature de Trump a servi à déplacer le paysage politique officiel des États-Unis encore plus loin vers la droite.

Le Parti démocrate porte en partie la responsabilité de l’émergence de Trump, puisque, comme les républicains, il a poursuivi des politiques de guerre impérialiste à l’étranger et les attaques sur les emplois, sur le niveau de vie et sur les droits démocratiques de la classe ouvrière à l’intérieur. La candidate démocrate favorite pour la présidentielle, Hillary Clinton, est l’un des principaux défenseurs de l’escalade de l’intervention militaire américaine dans la guerre civile syrienne, exigeant dans un entretien télévisé dimanche, « une campagne aérienne beaucoup plus robuste contre des cibles de l’État islamique, contre l’infrastructure pétrolière, contre leurs dirigeants », ainsi qu’une augmentation du nombre de forces spéciales américaines.

Quant à son principal rival pour l’investiture, le soi-disant « socialiste » Bernie Sanders, il cherche à éviter toute discussion de la politique étrangère, parce qu’il est partisan de longue date de la guerre impérialiste au Moyen-Orient. Il y a un contraste instructif entre Sanders et Trump. Le milliardaire, ouvertement méprisant de la configuration politique actuelle, menace de se représenter en dehors du système des deux partis et d’embarquer ses partisans avec lui, faisant remarquer que les sondages montrent que 68 pour cent de ses partisans lui apporteront leur soutien en tant qu’indépendant.

Sanders, lui, s’affaire à s’incruster toujours plus profondément dans le Parti démocrate. Il poursuit assidûment son rôle désigné dans la campagne : faire appel aux travailleurs et aux jeunes indignés par la croissance de l’inégalité sociale et les rediriger vers l’étreinte de ce parti de Wall Street et de l’impérialisme américain.

Que Trump puisse menacer de façon crédible de mener sa propre campagne, ce qui serait un mouvement personnaliste financé par sa fortune de plusieurs milliards de dollars, en dit long sur les dangers auxquels sont confrontés les travailleurs. Quel que soit le résultat immédiat de la campagne de 2016, qui en est encore à ses débuts, il y a des forces objectives puissantes, surtout la marche redoublée vers la guerre de l’impérialisme américain, non seulement au Moyen-Orient, mais contre la Chine et la Russie, qui nourrissent la politique du type ultra-réactionnaire, raciste et chauvin articulée par Trump.

L’émergence d’une tendance proto-fasciste en Amérique souligne la nécessité du développement d’un mouvement politique indépendant de la classe ouvrière contre la guerre impérialiste sur la base d’un programme socialiste et internationaliste.

(Article paru en anglais le 10 décembre 2015)


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Ven 11 Déc - 19:51




un parfum d'ultragauche fait de l'entrisme dans la 4ème Internationale trotskiste ?


ne perdons pas la tête, car les objectifs de sortent pas d'un caractère revendicatif


Secteur public québécois: travailleurs en colère, syndicats prêts à capituler Laurent Lafrance WSWS 11 décembre 2015

La grande majorité des 500.000 travailleurs du secteur public québécois ont tenu une journée de grève le 9 décembre dernier, au cours de laquelle des dizaines de milliers de personnes ont manifesté à travers la province pour dénoncer les coupures sauvages du gouvernement libéral de Philippe Couillard.

Citation :
Alors que les chefs syndicaux n'ont aucune intention d'en faire un tremplin pour une véritable contre-offensive ouvrière (il n'y a même pas eu de discours à la fin de la manifestation à Montréal), la forte participation souligne la détermination des travailleurs ordinaires à résister au programme d’austérité de l’élite dirigeante.


Des dizaines de milliers de travailleurs ont déferlé dans les rues de Montréal et de Québec

Au cours des derniers jours, l'opposition aux coupes budgétaires et aux mesures anti-démocratiques du gouvernement Couillard a gagné de nombreux groupes de travailleurs.

Les 8000 cols blancs de Montréal, qui sont sans contrat de travail depuis 2012, tenaient aussi une journée de grève le 9 décembre.

La veille, des milliers de cols bleus de Montréal ont tenu une assemblée générale pendant les heures de travail, défiant ainsi une ordonnance de la Commission des relations du travail et les menaces de représailles du maire Denis Coderre.

Les travailleurs municipaux voulaient entre autres dénoncer la loi 15, qui impose de sévères coupures dans les retraites, ainsi que le «pacte fiscal» du gouvernement libéral prévu pour 2016, qui permettra aux municipalités de décréter les conditions de travail de leurs employés. Coderre a annoncé qu’il imposera de sévères amendes au syndicat et aux employés pour avoir débrayé.

Les étudiants employés de l'Université du Québec à Montréal, qui sont sans contrat de travail depuis près de deux ans, ont déclenché une grève illimitée ce lundi. Le lendemain, alors que les professeurs honoraient les piquets de grève des étudiants, la direction a obtenue une injonction de la Cour supérieure du Québec pour leur interdire de bloquer les entrées de l’établissement, minant ainsi leur mouvement de grève.

Au même moment, de récents sondages ont montré qu’il existe une importante opposition dans la population aux mesures d’austérité et un fort appui pour les travailleurs du secteur public, qui sont une cible centrale de l’assaut gouvernemental.

En dépit de cet appui populaire et de la colère montante parmi les travailleurs, tant le Front commun du secteur public que les syndicats municipaux font tout pour empêcher une mobilisation de l’ensemble des travailleurs et des étudiants dans une lutte commune contre l’austérité, à travers la province et partout au Canada.

Depuis le début du conflit de travail, les dirigeants du Front commun gardent les travailleurs du secteur public enfermés dans le cadre de négociations bidon, où les paramètres budgétaires et les exigences du gouvernement sont fixés d'avance et seuls des ajustements mineurs sont possibles. Devant l'offensive tous azimuts des libéraux pour démanteler les services publics et ramener les conditions de travail des décennies en arrière, les syndicats font tout pour étouffer la colère de leurs membres et éviter une confrontation avec le gouvernement Couillard.

Les quelques journées dispersées de grève organisées par le Front commun et d'autres syndicats non-affiliés n’ont rien à voir avec le type de mobilisation militante et politique que requiert une véritable lutte pour la défense des services publics et des emplois. Les syndicats ont toujours maintenu que la grève ne servait qu’à faire pression sur le gouvernement pour une entente «négociée» – c’est-à-dire l’imposition des coupures avec la collaboration des dirigeants syndicaux.

Ces derniers ont démontré leur «bonne foi» au gouvernement en annulant de manière arbitraire les trois journées de grève à l'échelle provinciale qui étaient initialement prévues du 1er au 3 décembre. Et bien que certains syndicats ont commencé à évoquer la possibilité d’une loi spéciale, les dirigeants du Front commun gardent un silence coupable depuis des mois sur cette menace omniprésente parce qu’ils espèrent l’utiliser pour acculer leurs membres au pied du mur et les forcer à accepter une entente pourrie.

Au même moment, la bureaucratie syndicale sème la division parmi les travailleurs. La FAE (Fédération autonome de l'enseignement) et la FIQ (Fédération interprofessionnelle de la santé) n'ont pas rejoint le Front commun et recherchent une entente séparée avec le gouvernement. Au sein du Front commun, chaque syndicat demande que son propre secteur soit épargné des coupes budgétaires sans remettre en question l'ensemble du programme d'austérité appliqué par les libéraux de Couillard, les autres paliers de gouvernement au Canada, et les dirigeants politiques à travers le monde.


Des travailleurs du Front commun et de la Fédération autonome de l’enseignement
ont convergé en masse au Centre-ville de Montréal

Les chefs syndicaux sèment surtout le poison du nationalisme en présentant la guerre de classe menée par l'élite dirigeante québécoise et canadienne comme une attaque sur le «modèle québécois». Le modèle en question est la collaboration intime entre gouvernement, patronat et syndicats qui sert à étrangler les luttes ouvrière et sociales afin d'enrichir une petite élite économique en condamnant le plus grand nombre au chômage, à la précarité et à la pauvreté.

Des sympathisants du World Socialist Web Site sont intervenus au cours des dernières journées de grève pour recueillir des entrevues auprès des travailleurs et fournir une nouvelle perspective politique à leur lutte. Ils ont distribué des centaines de copies d’un pamphlet qui expliquait entre autres les causes objectives de la capitulation des syndicats. En voici un passage:

Citation :
«Le rôle traître des chefs syndicaux est le fruit d’une orientation nationaliste et pro-capitaliste qu’ils maintiennent depuis des décennies et sur la base de laquelle ils ont saboté une lutte ouvrière après l’autre, au nom de la "paix sociale".

«Leur hostilité à un véritable mouvement anti-austérité a été démontrée lors de la grève étudiante de 2012 lorsqu'ils ont isolé les étudiants grévistes pour ensuite détourner leur lutte derrière l'élection du Parti québécois qui, une fois au pouvoir, a poursuivi les mesures d'austérité et attisé le chauvinisme anti-musulman.

«Les bureaucrates syndicaux sont grassement récompensés pour ces services rendus à la classe dirigeante. Ils siègent sur des comités tripartites (syndicat-gouvernement-patronat) et contrôlent de riches fonds d’investissement et de capital de risque, tels que le Fonds de solidarité de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ)».


Deux enseignants de Montréal, qui ont voulu demeurer anonymes, ont expliqué ce qui les amenait à manifester:

Citation :
«Nos conditions se détériorent d’année en année. On veut nous imposer de plus grosses classes, moins de services aux élèves, plus d’enfants en difficulté dans les classes. Au niveau des salaires, ça fait des années qu’on a pas eu d’augmentation. On s’appauvrit sans cesse, ce qui n’est pas logique dans une société où le coût de la vie augmente.»


Ils ont ensuite indiqué qu’il y a une tentative de réduire les services scolaires pour les transférer au secteur privé: «Le gouvernement veut privatiser l’aide aux enfants en difficulté. C’est comme les soins de santé, si tu as de l’argent tu auras le droit d’avoir des services».

Après que les reporters du WSWS ont souligné que les six plus grandes banques canadiennes ont fait des profits de 35 milliards l’an dernier, les enseignants se sont indignés : «On sait qu’il y a de l’argent quelque part, c’est inacceptable que le gouvernement veuille couper en éducation et dans la jeunesse».

David, un enseignant du primaire et son collègue ont aussi donné leur impression des mesures qui prennent place. «Le gouvernement veut couper l’avenir aux enfants. La privatisation est son but ultime. Il dit on va couper dans les dépenses, on va privatiser, les services vont se donner quand même mais ça ne sera pas à la charge du gouvernement». Il a ajouté que «le gouvernement vient appauvrir la classe ouvrière et favorise les plus nantis. Les PDG des grandes entreprises et les ministres, qui se votent des augmentations de salaires, eux s’en mettent plein les poches. Ils n’ont que faire de l’école publique, ils envoient leurs enfants dans les écoles privées qui sont subventionnées massivement. Ça démontre toute cette ironie, c’est le monde à l’envers».


David, à droite, et son collègue

Nicolas un enseignant d’histoire à temps partiel s’est aussi entretenu avec le WSWS. «Les compressions vont toucher non seulement les employés de l’État, mais l’ensemble des citoyens, y compris les enfants de la population. On ne peut plus tolérer qu’on fasse des économies sur le dos des prochaines générations.

Citation :
«L’impact des compressions va augmenter la précarité d’emploi qui est déjà très importante. On dresse souvent le portrait des enseignants qui sont permanents avec 2 mois de vacances par année. Ça fait 2 ans et demi que je travaille à temps partiel. Avant ça j’ai fait 4 stages non rémunérés, et comme plusieurs autres enseignants précaires, j’ai un autre emploi et je travaille 7 jours semaine. Mon deuxième emploi de plongeur me permet d’exercer ma passion, qui est celle d’enseigner. Mais soyons honnêtes, ma demi-tâche d’enseignement me donne 222 dollars nets par semaine. J’adore mon métier, toutefois le gouvernement fait en sorte qu’il est de plus en plus difficile de s’accrocher à ce métier».


Questionné sur les implications de défier un décret, Nicolas a affirmé: «Je pense que la lutte devrait être élargie pour que tous les citoyens soient impliqués».

Julie, Catherine, Mylène, et Nawal, des enseignantes du primaire ont exprimé leur colère face aux coupures libérales. Julie a dit que «l’argument du gouvernement c’est qu’il n’y a pas d’argent, mais comme on le voit avec Bombardier [qui a reçu une subvention de $1,3 milliard ], il y en a, de l’argent. C’est une question de priorité».

Catherine voyait de son côté que l’austérité n’était pas limitée à la province de Québec: «Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable, on n’est pas les seuls à faire face à l’austérité quand on regarde partout dans le monde».

Questionnée sur la possibilité d’une loi spéciale, Nawal a répondu que «si on se fie par le passé, oui c’est possible. Des lois spéciales ont déjà été mises en place justement pour provoquer l’arrêt des mouvements de grève. En 1982, le gouvernement Lévesque a renvoyé tous les enseignants au travail avec une coupure salariale de 20%. Si on est préparé à défier les lois, non, on subit, on suit le mouvement. Ça impliquerait des grands sacrifices, mais surtout une grande solidarité.»

Lorsque les reporters ont mentionné que la stratégie de compromis des syndicats était liée à leur intégration dans le système capitaliste, Catherine a dit avec aplomb: «le syndicat c’est un business».


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Jeu 17 Déc - 5:06


Économie américaine : gare au crash !
Charles Hugh Smith, décembre 2015, http://www.oftwominds.com/blog.html

Publié le 17 décembre 2015 par actualites des 7 (R.Bibeau)


Que veut-on dire lorsqu’on affirme que l’économie américaine est arrivée à sa « vitesse de décrochage » ? La vitesse de décrochage fait référence à la vitesse de l’avion et à l’angle de l’aile (appelé angle d’attaque) nécessaire pour le maintenir en l’air.

Citation :
« Un avion qui vole à sa vitesse de décrochage ne peut pas monter ; et un avion qui vole en dessous de sa vitesse de décrochage ne peut faire autre chose que descendre. Toute tentative de le faire en augmentant l’angle d’attaque, sans auparavant augmenter la vitesse de l’avion, entraînera un décrochage ».

En termes simples, une fois que la vitesse d’un avion chute au point où le fait de cabrer l’aile ne fournit plus assez de portance, l’avion décroche et commence une descente involontaire (et souvent incontrôlée).

L’économie réelle (par opposition à la bourse) américaine a atteint sa vitesse de décrochage et est sur le point de se crasher, c’est-à-dire d’entrer en récession. L’analogie (proposée par B.C., notre correspondant de longue date) est pertinente, l’économie étant en perte de vitesse sur plusieurs fronts.

Le graphique établi par B.C. est unique par le fait qu’il inclut le stimulus préféré de tous, à savoir un déficit fédéral énorme : des milliers de milliards de dollars empruntés à nos enfants et petits-enfants pour soutenir des fiefs fédéraux démesurés, des cartels favorisés et divers programmes de divertissement, de type « du pain et des jeux », destinés à calmer les masses agitées.

On distingue trois parties dans ce graphique. Je vous propose de les observer l’une après l’autre.

Le tracé rouge représente les ventes finales par habitant, c’est-à-dire toutes les ventes ajustées avec l’inflation divisées par le nombre d’habitants.

Cela retire certaines distorsions intrinsèques au PIB, qui est fortement manipulé pour fournir l’illusion de « croissance ».

Remarquez que les ventes réelles ont atteint des maximums plus faibles et des minimums plus forts au cours des trente dernières années — ils sont à présent inversés, c’est-à-dire que l’économie ralentit.

Le tracé noir représente les ventes réelles moins les coûts de santé et le déficit fédéral emprunté à nos petits-enfants, qu’on ne peut pas qualifier de croissance économique organique. Ensemble, ces deux tracés permettent de prédire avec une précision remarquable les périodes les récessions, si l’on remonte quarante années en arrière. Aujourd’hui, ils chutent à nouveau en dessous du seuil établi qui signale la récession.

Le tracé bleu représente les déficits fédéraux en tant que pourcentage des ventes réelles – cela mesure quelle quantité de l’économie réelle trouve son origine dans des dépenses fédérales financées par la dette. C’est une évidence : une économie qui requiert un énorme déficit budgétaire de l’Etat central pour éviter l’implosion n’est pas une économie saine. Il s’agit plutôt du paradis du capitalisme de copinage.

Remarquez qu’aujourd’hui, à l’apogée même de la « reprise » qui dure depuis sept ans, cette ligne est à des niveaux qui auparavant correspondaient aux plus bas dans d’une récession. Cela signifie que le déficit budgétaire fédéral est à des niveaux

A présent les Etats-Unis ont besoin d’un déficit budgétaire fédéral extraordinaire rien que pour éviter le crash.  Mais gare là dessous ! Car même avec un déficit budgétaire démesuré, l’économie réelle a atteint la vitesse de décrochage.



Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Jeu 17 Déc - 7:58



Mort de Freddie Gray : la colère monte après l'annulation du premier procès Frédéric Carbonne  17 décembre 2015


Manifestation à Baltimore après l'annulation du procès de William Porter
© Sipa/SIPANY

Après trois jours de délibération à Baltimore, le jury ne s'est pas accordé sur le verdict et le juge a prononcé la nullité du procès. William Porter était le premier des six policiers à comparaître après la mort de Freddie Gray, un jeune noir de 25 ans, en avril dernier. Son décès avait provoqué une vague d'émeutes.

Citation :
En avril dernier, la mort de Freddie Gray avait enflammé la ville de Baltimore. Les émeutes avaient entraîné la mise en place de l'état d'urgence dans cette ville à 300 kilomètres au sud de New York. Six policiers ont été mis en examen et doivent être jugés les uns après les autres. William Porter était le premier, accusé d'homicide involontaire. Freddie Gray est mort pendant son transfert dans un fourgon de police, après avoir été violemment arrêté.

A Baltimore, l'annulation du procès de William Porter déçoit les manifestants. Reportage de Frédéric Carbonne

Amertume et colère pour les manifestants devant le tribunal

Devant le tribunal de Baltimore, une pancarte "Justice pour Freddie Gray" est abandonnée sur le trottoir, comme le symbole d’un procès inachevé. Ni coupable donc, ni innoncent. Après douze jours d'audience et trois jours de délibérations, les douze jurés ne sont tombés d’accord sur aucune des charges pesant sur l’officier William Porter. Pour Jasmine, une des manifestantes qui a assisté à toutes les audiences, il y a de l’amertume et de la colère.


Citation :
"Je sais que c'était une décision difficile pour les jurés, mais quelqu'un est bien responsable pour la mort de Freddie Gray. Ce n'était pas un animal. Je vois des personnes condamnées pour avoir tué un chien et là, vous avez un être humain et personne ne s'en soucie", raconte Jasmine.


La sécurité s'organise dans les quartiers

Autour d'elle, quelques dizaines de personnes manifestent. La responsable d’une association noire explique qu’il faut de la patience, que ce policier sera peut-être rejugé, et qu’assurément les cinq autres mis en cause passeront devant ce tribunal. Mais l’échec de ce premier procès illustre sans doute la fragilité du dossier d’accusation. Les manifestants promettent de maintenir la pression. Dans les quartiers touchés par les émeutes d’avril dernier, dès mercredi soir, des habitants organisaient des cordons de protection.

Citation :
"Il y a des gangsters, des religieux, des policiers, des entrepreneurs. Nous sommes tous unis pour maintenir la sécurité", assure un prêtre.


Baltimore se prépare à passer l’hiver au rythme des procès de l’affaire Freddie Gray.



Des centaines de personnes sont descendues dans les rues de Baltimore le 16 décembre 2015,
après l'annonce de l'annulation du procès de l'un des policiers accusés d'avoir provoqué
la mort d'un jeune Afro-américain dans cette ville du Maryland, en avril. ROB CARR / AFP


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Jeu 17 Déc - 13:26



Etats-Unis : la communauté juive de Durham se mobilise contre l’islamophobie 15 décembre 2015


Citation :
La communauté juive de Durham, en Caroline du Nord, a tenu à réagir dans la nuit de vendredi aux récentes dérives des "débats" sur l’Islam.

Le groupe qui s’est rassemblé aux côtés des musulmans dans la rue, le soir de la fête de la Hannukah, a déclaré que le peuple juif a le souvenir de ces oppressions. Ce qui les obligeait à prendre la défense des musulmans. Beth Bruch, une des participantes, a témoigné en déclarant : « J’ai le même sentiment devant toutes les victimes d’injustice et d’oppression ».

Le mouvement s’inscrit dans une démarche globale de certaines communautés juives à travers le pays qui ont réagi à cette montée de l’islamophobie.

Manzoor Cheema, membre des musulmans pour la Justice Sociale (Muslims for Social Justice), n’a pas hésité à relier cette islamophobie aux dérives de la société et aux combats pour les droits des noirs et contre le sexisme et l’homophobie.

Reprenant les propos polémiques de Donald Trump il a ajouté : « Le véritable danger dans ses propos, c’est la banalisation d’un discours. Ces paroles feront que des personnes trouveront normal de diaboliser et d’attaquer les musulmans en toute impunité. » (Traduction oumma). La manifestation de Durham était initiée par l’association des Juifs contre l’islamophobie à New-York.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Jeu 17 Déc - 13:28


vu aux États-Unis, impossible en France


pourquoi ? : pourquoi pourquoi ?



Des Américaines non musulmanes portent le voile pour dénoncer l’islamophobie Par Keltoum EL HASSIA 15/12/15


Les propos islamophobes de Donald Trump ont suscité un tollé aux États-Unis./DR

Citation :
Sous leur voile porté en signe de protestation contre l’islamophobie, de nombreuses écolières américaines non musulmanes de Chicago School ont exprimé leur solidarité envers les musulmans aux États-Unis et en Occident.

À travers cette initiative, «les écolières souhaitent mieux comprendre l’islam», apprend-on du site américain Siast.com.

Il est à noter que cette initiative intervient une semaine après la déclaration du candidat républicain à la Maison-Blanche, Donald Trump, appelant à la fermeture totale et complète des États-Unis aux musulmans, qui a suscité un énorme tollé.


Une universitaire chrétienne de Chicago revêt le hijab pour lutter contre l’islamophobie en recrudescence 14 décembre 2015


Citation :
L’islamophobie ne passera pas par Larycia Alaine Hawkins, une enseignante américaine d’obédience chrétienne, et sous son hijab arboré courageusement pour la faire battre en retraite, cette agrégée de sciences politiques veut témoigner son soutien à l’ensemble de ses concitoyens musulmans, qu’ils soient de Chicago ou d’ailleurs, qu’ils fassent partie de ses élèves au sein du Wheaton College ou évoluent dans d’autres enceintes.

Après mûre réflexion, l’universitaire de renom, habituée à décrypter les rapports de pouvoir en dénonçant toutes les tyrannies, intellectuelles et étatiques, a décidé d’agir concrètement pour tenter, à sa manière, de juguler l’hémorragie d’actes islamophobes qui redoublent de violence depuis la tuerie de San Bernardino.

Elle a franchi le pas la semaine dernière, confortée dans le bien-fondé de sa démarche par l’assentiment des responsables de l’influent Conseil des relations américano-islamiques (CAIR), et c’est le visage délicatement entouré d’un voile qu’elle a fait sensation sur le campus universitaire, dans les amphithéâtres, mais aussi sur sa page Facebook. « J’ai préalablement consulté les dirigeants du CAIR de Chicago, dont l’un d’entre eux est un ami proche, sur la licéité de mon initiative. Je ne voulais en effet choquer personne et m’assurer que cela n’était ni haram, ni ne serait perçu comme condescendant », a-t-elle expliqué (traduction Oumma) dans un entretien accordé à la presse locale.

« J’aime mon prochain musulman, non pas parce que il ou elle est américain(e), mais parce que il ou elle mérite d’être aimé(e) en raison de sa dignité humaine », a déclaré Larycia Alaine Hawkins pour justifier une métamorphose dictée par sa conscience afin d’éveiller les consciences, au moment même où les musulmanes voilées craignent pour leur sécurité, ressentant douloureusement le poids des regards de plus en plus réprobateurs et encore plus cruellement les accents haineux des discours politiciens.

« Les femmes voilées sont les premières ciblées et les plus vulnérables, car elles sont facilement identifiables en tant que musulmanes »,
a commenté pour sa part, Sahar Aziz, un professeur émérite de la Texas School of Law.

C’est dans ce climat délétère, où gronde l’orage du populisme, que Larycia Alaine Hawkins est entrée en résistance, sous son voile solidaire qu’elle ne quitte plus, revêtu quotidiennement à l’université, en ville, dans les transports en commun, à l’aéroport et jusque dans son…église.

A l’approche des fêtes de fin d’année, elle ne forme qu’un seul vœu pour Noël qui devrait prochainement prendre la forme d’un hashtag : que ses congénères non musulmanes la rejoignent dans son noble combat contre l’hiver du cœur et revêtent, à leur tour, le hijab en signe de leur solidarité combative avec leurs compatriotes musulmanes et sœurs en humanité.




Dernière édition par Admin le Jeu 17 Déc - 13:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Jeu 17 Déc - 13:33




L’acteur américain Samuel Jackson dénonce la montée en flèche de l’islamophobie aux Etats-Unis
11 décembre 2015


Citation :
Il se sent très concerné et affligé par la recrudescence des discriminations qui s’abattent sur ses concitoyens de confession musulmane quelques jours à peine après « l’acte terroriste » perpétré à San Bernardino, le célèbre acteur Samuel Lee Jackson redoute d’y voir le prélude à un retour en force des délits de faciès, des amalgames dévastateurs, et plus généralement une montée en flèche de l’islamophobie sur le sol américain.

« Je suis désolé pour tous ceux qui sont identifiables comme musulmans car ayant les traits de ressortissants du Moyen-Orient, parce que c’est le triste sort qui va leur être réservé », a-t-il déclaré consterné, en marge de la promotion de son dernier film, tout en dénonçant cet état de fait.

Le fléau de l’islamophobie a depuis longtemps traversé l'ocean pour sévir de l’autre côté de l’Atlantique, et ce, sans discontinuer depuis une quinzaine d’années. Dans l’âpre bataille que se livrent les différents ténors américains pour accéder au pouvoir suprême en 2016, certains ont enfourché leurs fougueux destriers afin de mener une croisade fiévreuse et obsessionnelle contre l’islam, à l’instar du démagogue de la pire espèce Donald Trump, et comme on a pu tristement l'observer et le subir en France, leur surenchère haineuse sans limites pollue le débat public et finit par dicter l’agenda politique.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Ven 18 Déc - 9:42



State's largest prison over capacity, with plumbing and cell lock problems Keoki Kerr HawaiiNewsNow  Dec 18, 2015


wikipédia a écrit:
Hawaï ou Hawaii (en hawaïen Hawai‘i, en anglais Hawaii) est un des États des États-Unis.

Constitué d'un archipel de 137 îles2, il s'agit du seul État américain situé en dehors du continent nord-américain, puisqu'il est situé en Océanie, et de l'un des deux États américains non-contigus, avec l'Alaska. Les huit principales îles sont Niihau, Kauai, Molokai, Lanai, Kahoolawe, Maui, l'île d'Hawaï et Oahu, où se trouve la capitale Honolulu.

L'archipel fait partie de la Polynésie et se situe dans l'océan Pacifique central, à environ 3 900 kilomètres au sud-ouest des côtes californiennes, au sud-est du Japon, et au nord-est de l'Australie.

En outre, il est le 50e et dernier État à avoir été admis dans l'Union, le 21 août 1959. La variété de ses paysages, marqués notamment par un volcanisme très actif (Hualālai, Kīlauea, Mauna Kea, Mauna Loa), un climat tropical humide et un patrimoine naturel endémique, en fait une destination prisée aussi bien des touristes que des scientifiques
.



Halawa Prison

An overloaded plumbing system is taking away much-needed prison cells at Halawa Prison, which is running at or over capacity

Citation :
The state's largest prison, which houses medium- and high-security inmates, has made some improvements but like many other prisons across the state, it suffers from two major problems: it's overcrowded and its facilities are very old.


Two inmates share a cell designed for one person at Halawa Correctional Facility.
Crowded prisons may be one factor behind many states seeking alternative applications of criminal justice.

Advertiser library photo • July 11, 1998

The cells in Halawa's medium security facility were built in 1987 to house just one inmate each. But they all have double that now and every night some cells have three men in them with one sleeping on the floor.


Crowding at the Halawa prison forces some inmates to sleep on the floor.
Many states spend more on prisons than on higher education.

Advertiser library photo • June 28, 1998

"We have 1,124 beds and as of today, every bed is filled. So we're teetering on having to triple-bunk to address the influx of the population," said Warden Francis Sequeira. "We try to keep them off the floor. Just think of that scenario when your head is next to the toilet, it's not a pretty scene."

The daily population count Thursday was 1,126, (two more than the number of available beds), with 18 additional inmates arriving from the neighbor islands.


Sequeira said Halawa deals with the most difficult inmates that other facilities in Hawaii or on the mainland won't take: those with medical problems, the mentally ill, and inmates serving life terms who don't behave.

"So that's our biggest challenge, of trying to keep control over inmates that we know are incorrigible. Problematic because they can't go anywhere else and they know that," Sequeira said.


Ige wants to build more prison capacity adjacent to the Halawa Correctional Facility
on the largely industrial land owned by the state

source : Ige: Number of Hawaii Inmates Imprisoned in Arizona Will Go Up Before it Goes Down

The new hands-free visitation area where inmates speak to friends and family through plexiglass has cut down on contraband coming into the facility and requires fewer guards to monitor visits.

Gov. David Ige is happy that prisons like Halawa have solved a long-standing problem.

"Most importantly, we've ended the practice of having to cancel family visitations," Ige told Hawaii News Now.

But Halawa is plagued with basic problems: The state plans to spend $10 million replacing every lock and door throughout the prison, after the system broke down in the fall of 2014.


Corrections officers overlook one of the prisoner modules in Halawa Prison
Photo by Dean Sensui, Star-Bulletin

Millions of dollars in upgrades are also planned for the nearly-30-year-old plumbing system whose toilets constantly backup. On Thursday, five cells were out of commission because of sewage leaks, adding to overcrowding.

"We're antiquated mechanically, our plumbing is God, we're built for 500 and we have 1124, so you can imagine everything is rotted out," Sequeira said.

The lock replacement project was originally scheduled to begin in March 2016, but prisons officials plan to do the lock and plumbing upgrades together, so the project won’t get underway until next October.

The improvements will take more than a year to complete, since the prison will have to do the work one module at a time, and then move prisoners sequentially out of the old units and into the newly-fixed ones. Halawa plans to send nearly 250 prisoners to Saguaro Prison, a privately-run facility in Arizona, to free up space during the upgrades, costing another $6 million.

The state already houses about 1,500 inmates at Saguaro Prison to help ease prison overcrowding in the islands.  

Copyright 2015 Hawaii News Now. All rights reserved.



By Dennis Oda, Star-Bulletin
Mark Kaleleiki shows off a Christmas card that he had
to save up to buy in the prison shop



images ajoutées
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Mer 23 Déc - 9:46



L'endettement des ménages Canadiens augmente plus vite que les salaires 14 décembre 2015  

En pleine période d’emplettes des Fêtes, les Canadiens apprennent lundi que leur niveau d’endettement a atteint un niveau record au troisième trimestre, alors que les dettes s’accroissent plus rapidement que les revenus

Citation :
Le ratio de la dette des ménages au revenu disponible s’est établi à 163,7% au troisième trimestre, en hausse par rapport à 162,7% au trimestre précédent.

«Autrement dit, il y avait 1,64$ de dette sur le marché du crédit pour chaque dollar de revenu disponible», explique Statistique Canada lundi dans son rapport.

L’organisme fédéral précise que le revenu disponible a augmenté de 0,8%, alors que la dette des ménages n'a progressé que de 1,4%.

La dette totale des ménages, soit le crédit à la consommation, les prêts hypothécaires et les prêts non hypothécaires s'est établie à 1892 milliards $ à la fin du troisième trimestre. La dette du crédit à la consommation a atteint 572,3 milliards $, comparativement à  526,3 milliards $ au trimestre précédent.

La dette hypothécaire a aussi progressé, passant de 1219 milliards $ à 1234 milliards $.

Par ailleurs, la valeur nette des ménages a progressé de 0,4%. Pour chaque habitant, la valeur nette représente 259 700$.

La valeur des actifs financiers nets a reculé de 0,6% alors que celle des actifs non financiers a crû de 1,1%. Les actifs non financiers comprennent principalement les biens immobiliers et les biens de consommation.

La valeur du patrimoine national en baisse

Statistique Canada a aussi publié la valeur du  patrimoine national du pays, c'est-à-dire la valeur totale des actifs non financiers dans l'économie canadienne.

Au cours du troisième trimestre, cette valeur s’est repliée de 2% ou 190,4 milliards $ pour s'établir à 9,205 billions $.

«Cette baisse est principalement attribuable à la diminution de 285,4 milliards $ de la valeur du patrimoine en ressources naturelles, qui a été entraînée par le recul des prix de l'énergie durant le trimestre. La valeur des biens immobiliers résidentiels a progressé de 48,7 milliards $», a indiqué Statistique Canada.

En ce qui concerne l'actif net international du Canada, il a progressé de 61 milliards $ au troisième trimestre pour atteindre 287,9 milliards $.

Au total, la valeur nette nationale du Canada s'est contractée de 1,3 % ou de 129,4 milliards $ par rapport au deuxième trimestre pour atteindre 9,493 billions $ à la fin du troisième trimestre de 2015.


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Mer 27 Jan - 10:36


The reemergence of class struggle in the United States




This speech was delivered by Joseph Kishore, national secretary of the Socialist Equality Party (US), as the concluding remarks to the May 3 International May Day Online Rally.

Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Jeu 4 Fév - 13:03


vous avez dit "pacifique" ? Hmmm...

Signature d'un vaste traité transpacifique salué par Washington L'Obs 04-02-2016


Carte des 12 pays de l'accord de partenariat transpacifique créant la plus vaste zone de libre-échange au monde
(c) AfpCarte

Auckland (AFP) - L'accord de partenariat transpacifique créant la plus vaste zone de libre-échange au monde, salué par Washington comme le moyen d'écrire les règles du jeu du commerce international et faire pièce à la puissance croissante de Pékin, a été signé officiellement jeudi en Nouvelle-Zélande

Citation :
L'accord TPP, conclu après cinq ans de laborieuses discussions, vise à abattre les barrières au commerce et aux investissements entre l'Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les Etats-Unis et le Vietnam.

Ces 12 pays représentent près de 40% de l'économie mondiale mais le TPP ne comprend pas la Chine, deuxième économie de la planète, écartée des négociations.

La Chine et les Etats-Unis rivalisent pour faire accepter leur propre vision du libre-échange dans cette région très peuplée et active économiquement alors que Washington veut faire de l'Asie-Pacifique le "pivot" de sa politique étrangère.

"Le TPP permet aux Etats-Unis -et non à des pays comme la Chine- de rédiger la feuille de route du XXIe siècle, ce qui est particulièrement important dans une région aussi dynamique que l'Asie-Pacifique", a souligné le président Barack Obama dans un communiqué.

C'est un "nouveau genre d'accord commercial qui donnera la priorité aux salariés américains", a-t-il assuré. "Tout simplement, il renforcera notre leadership à l'étranger et soutiendra les emplois ici aux Etats-Unis".

En écho au président américain, le Premier ministre japonais Shinzo Abe, dont le pays est un proche allié de Washington, s'est réjoui d'un traité qui fixe les règles du jeu des échanges internationaux.

Le Japon "a joué un rôle actif pour créer les règles en jouant un rôle de premier plan dans les discussions avec les Etats-Unis", a-t-il dit.

Pékin travaille de son côté à sa propre Zone de libre-échange de l'Asie-Pacifique (FTAAP).

La Chine a également lancé la Banque asiatique d'investissement dans les infrastructures (BAII) afin de financer des projets en Asie. Bien que Pékin s'en défende, la BAII constitue de facto un contrepoids au contrôle exercé par Washington sur la Banque mondiale et par Tokyo sur la Banque asiatique de développement (BAD), même si les trois organisations affichent leur volonté de coopérer.

"La Chine continuera de participer activement (...) à des accords de libre-échange hautement transparents, ouverts et inclusifs" dans la région, a commenté jeudi un responsable du ministère chinois du Commerce, expliquant que Pékin était en train d'évaluer le TPP.

Les différents accords en vigueur doivent "contribuer au développement du commerce, de l'investissement et de l’économie de la région Asie-Pacifique", a-t-il souhaité.

- Parcours d'obstacles -

Le représentant américain au Commerce Michael Froman a cependant souligné que le TPP n'avait "jamais été dirigé" contre un pays quel qu'il soit. "Il est important d'avoir une relation économique constructive" avec la Chine, a-t-il ajouté lors de la cérémonie de signature réunissant les représentants des 12 à Auckland.

Le TPP n'a pas terminé son parcours d'obstacles car chaque Parlement national doit encore ratifier le texte dans les deux ans.

En particulier, le texte suscite une hostilité croissante au Congrès américain, spécialement dans cette période de campagne présidentielle.

M. Obama a pressé le Congrès de ratifier ce texte au plus vite.

"Le Congrès doit le ratifier aussi rapidement que possible afin que notre économie puisse bénéficier immédiatement de dizaines de milliards de dollars avec de nouvelles opportunités à l'export", a-t-il plaidé.

Le Canada, où le gouvernement a changé depuis la conclusion de l'accord, veut quant à lui engager un débat avant d'entamer le processus de ratification.

"Nous encourageons tous les pays à achever" ce processus "le plus vite possible",
a renchéri le Premier ministre néo-zélandais John Key.

L'accord va permettre d'offrir "un meilleur accès aux biens et services à plus de 800 millions de personnes dans les pays du TPP", a-t-il martelé, ajoutant que d'autres pays s'étaient montrés intéressés.

Très vaste, l'accord prévoit une ouverture substantielle des marchés des produits agricoles pour le Canada, les Etats-Unis et le Japon, que cela soit pour le sucre, le riz, le fromage ou le bœuf.

Il concerne aussi des secteurs comme l'échange de données et la propriété intellectuelle qui n'étaient pas couverts par de précédents accords multilatéraux.

D'après Canberra, le TPP débouchera sur l'abolition de 98% des tarifs douaniers entre les douze Etats-membres.

Si ses promoteurs assurent qu'il permettra de doper la croissance économique, plusieurs organisations non-gouvernementales affirment que cet accord débouchera sur une déréglementation généralisée au bénéfice exclusif des multinationales.

De nombreuses voix critiquent les effets pervers du texte sur les droits des travailleurs, l'environnement, la perte de souveraineté ou encore l'accès aux médicaments.

A Auckland, des milliers de manifestants sont descendus dans la rue en signe de protestation.

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Ven 15 Juil - 9:58


Quand l'Amerique sera latine
Documentaire Arte - 12.07.2016



"Quand l’Amérique sera latine"

Ingrid Sion L'Obs 12 juillet 2016


Lycée à Los Angeles (© Point du Jour)

Enquête sur le nouveau visage de l’Amérique, celui des Latinos. Une minorité en constante augmentation.

Citation :
En 2030, un Américain sur trois sera latino, selon les démographes. Estimée aujourd’hui à 55 millions d’individus, la population originaire d’Amérique latine devrait alors dépasser les 100 millions au pays de l’oncle Tom. Qu’ils le veuillent ou non, les candidats à l’élection présidentielle doivent composer avec cette minorité en pleine expansion, ce nouveau visage de l’Amérique. Depuis des années, des dizaines de milliers d’immigrants affluent du Mexique, du Honduras, du Salvador, du Guatemala... Roxanne Frias, elle-même américaine d’origine mexicaine, a enquêté sur ces Latino-Américains, "considérés comme des citoyens de seconde zone", "esclaves des Etats-Unis". Des immigrés dont certains des ancêtres peuplaient la Californie, le Nevada, l’Arizona, le Texas, le Nouveau-Mexique, le Colorado, l’Utah et le Wyoming, territoires mexicains jusqu’à la guerre de 1846-1848 et leur annexion par les Etats-Unis...

Californie hispanique et puissante

C’est en Californie au mois de mars 1968 qu'éclatent les premières manifestations contre un système scolaire inégalitaire et raciste. En cinquante ans à peine, la minorité se transforme en écrasante majorité dans cet Etat devenu aujourd'hui 6e puissance économique mondiale... De Los Angeles au Middle West, en passant par El Paso, frontière avec le Texas, Roxanne Frias donne la parole à cette communauté jeune, déterminée et entreprenante. Des villes blanches et conservatrices, telles que Ottumwa, dans l’Iowa, se repeuplent et reprennent vie grâce à l’arrivée massive de familles d’Amérique latine. Des immigrés sans-papiers. Une jeune fille née au Honduras raconte son arrivée sur le territoire américain à l’âge de 10 ans, sa traversée à pied du Guatemala et du Mexique, avec pour seule escorte les "coyotes", les passeurs...

L' Amérique des Dreamers

Au-delà de la "politique d’immigration défaillante des Etats-Unis", ce documentaire plonge dans l’histoire de ces hommes, femmes et enfants intégrés à la société américaine mais non reconnus en tant que citoyens à part entière. Plus de 11 millions de sans-papiers vivent aux Etats-Unis. Dont 5 millions d’enfants qui fréquentent l’école, les clubs de base-ball, l’église, mais qui vivent dans l’illégalité... Ces "Dreamers", comme on les appelle, l’Amérique ne peut plus les ignorer. Leur poids démographique, économique, social et culturel ne cesse de croître, au point de "bouleverser l’échiquier national", selon la journaliste. Démographe, responsables de l’éducation, universitaires et immigrés témoignent de cette nouvelle identité panaméricaine. Tandis que la population hispanique est très peu représentée au Parlement, l’enjeu est devenu politique : "Dans ce pays, beaucoup d’immigrants n’ont pas de voix, résume Jorge Ramos, journaliste présentateur vedette du réseau de chaînes de télévision d’expression espagnole Univision. Or, aujourd’hui, sans le vote latino, personne ne peut accéder à la Maison-Blanche."


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Mar 9 Aoû - 7:52


l'altermondialisme n'est plus ce qu'il était

forum canadien mondial


Forum social mondial : les organisateurs craignent une faible participation

8 août 2016 Radio-Canada


Le 12e Forum social mondial (FSM) débutera mardi par une grande marche altermondialiste à Montréal, mais les organisateurs craignent que le nombre de participants soit plus bas que prévu cette année, notamment en raison de nombreuses embûches rencontrées pour l'obtention de visas.

Citation :
En théorie, plus de 50 000 personnes et près de 5000 organisations doivent participer, jusqu'à dimanche, à ce qui se veut le plus grand rassemblement citoyen - et donc non gouvernemental - visant à trouver des solutions aux enjeux avec lesquels le monde est aux prises.

Cela représente moins de participants que lors des éditions précédentes. C'est la première fois que se tient dans un pays de l'hémisphère nord ce sommet altermondialiste qui a vu le jour au Brésil en 2001, et plusieurs ont trouvé la destination trop chère.

De plus, à 24 heures du lancement officiel, bon nombre des invités n'ont toujours pas obtenu leur visa du Canada. Les organisateurs disent qu'ils ont reçu 315 réponses aux 2000 lettres transmises et que, du nombre, ce sont toujours 70 % qui ont vu leur demande de visa refusée, malgré les démarches des dernières heures.



Carminda Mac Laurin, co-coordonnatrice du FSM, estime que le Canada met son image en jeu avec ses politiques restrictives par rapport aux invités et conférenciers.

Carminda Mac Laurin, co-coordonnatrice du FSM a écrit:
Le gouvernement est très au courant de la situation et on espère qu'on va avoir des nouvelles positives. Si on a moins de personnes, c'est probablement, malheureusement, le gouvernement du Canada qui va [...] en subir un petit coup, parce que ça entache un petit peu la réputation canadienne d'ouverture et d'accueil qu'on met toujours de l'avant.

Citoyenneté et Immigration Canada a déjà blâmé l'organisation du FSM 2016, en rappelant que celle-ci aurait dû suivre toutes les démarches de façon rigoureuse, mais les organisateurs affirment qu'ils ont fait tout ce qu'ils étaient en mesure de faire pour faciliter la chose.

« C'est très, très complexe, la démarche d'obtention de visa, a critiqué à son tour Raphaël Canet, co-coordonnateur du FSM 2016. La procédure est longue et difficile. Et il y a un processus de privatisation d'assistance à la demande de visa. En général, le gouvernement dit : "Faites affaire avec une compagnie privée, qui va faciliter les démarches." Et ça, ce sont des coûts supplémentaires. C'est triste parce qu'il y a beaucoup de gens qui ne peuvent pas rentrer à cause de ce processus-là. »

Mme Mac Laurin croit par ailleurs que plusieurs inscriptions se feront à la dernière minute.

Des « alternatives concrètes »

Regroupant lors de chaque édition des dizaines de milliers de participants venus de plus d'une centaine de pays, le FSM se présente comme le pendant social du Forum économique mondial qui se déroule chaque année en Suisse.

« Un moment traditionnel du Forum où toutes les mobilisations se rejoignent : les enjeux étudiants, les enjeux environnementaux, les enjeux des femmes, des enfants, en santé... », explique Carminda Mac Laurin.

Il a pour objectif de trouver « des alternatives concrètes au modèle économique néolibéral et aux politiques fondées sur l'exploitation des êtres humains et de la nature », est-il précisé sur son site web.


« Un événement festif qui va célébrer le rapprochement entre les peuples et la solidarité internationale. »
Carminda Mac Laurin

Le FSM a eu lieu chaque année depuis 2001, sauf en 2008, en 2010, en 2012 et en 2014. La candidature de Montréal pour la rencontre de 2016 avait été retenue lors du FSM de 2015 à Tunis.

Le tout premier FSM, à Porto Alegre, était né d'un refus de laisser les pays riches et les « seigneurs du monde » tout décider entre eux, au Forum économique de Davos, et « continuer à dominer le monde », raconte en entrevue l'un de ses cofondateurs, le Brésilien Francisco Whitaker.

« Il faut aussi que nous, les dominés, ayons notre espace pour dire : "Un autre monde est possible" », affirme-t-il.



« Il ne faut pas laisser les problèmes être résolus d'après la logique de l'argent. Il faut régler les problèmes d'après la logique des gens, c'est à dire des besoins humains, des aspirations humaines, insiste M. Whitaker. Et pas cette chose impersonnelle qui s'appelle "argent". »


Francisco Whitaker, co-fondateur du Forum social mondial en 2001

Les activités se tiendront cette semaine à l'Université du Québec à Montréal, au Cégep du Vieux Montréal, à l'Université McGill, à l'Université Concordia, au Quartier des spectacles, à la Société des arts technologiques, au Monument-National et à la Maison de développement durable.

Il avait été momentanément question que l'ancien rival d'Hillary Clinton, l'Américain Bernie Sanders, participe au Forum, mais Mme Mac Laurin confirme qu'il ne viendra finalement pas. Il a toutefois enregistré un message, qui sera diffusé lors de l'événement.


un congrès de vieilles barbes ?

Montréal : le Forum social met le cap au nord

Aude Massiot Libération 8 août 2016


Une manifestante, à Vancouver en 2014, contre les projets d’oléoduc
transportant le pétrole extrait des sables bitumineux de l’Alberta
jusqu’aux côtes du Pacifique et de l’Atlantique

Photo Darryl Dyck. AP
   
Après quinze ans d’existence, le sommet altermondialiste quitte l’hémisphère sud. A l’affiche : le combat contre les énergies fossiles et la souveraineté des peuples autochtones.

Aude Massiot a écrit:
Montréal accueille, à partir de ce mardi, le plus grand rassemblement altermondialiste annuel au monde. Pour la première fois depuis sa création en 2001, à Porto Alegre au Brésil, le Forum social mondial (FSM) se tient dans un pays du Nord, le Canada. Jusqu’à dimanche, plusieurs dizaines de milliers de militants altermondialistes, ainsi que - les organisateurs l’espèrent - des citoyens curieux, se retrouveront pour cette grande messe populaire du mouvement social. Dès ses débuts, le FSM s’est imposé comme un «anti-Davos», une alternative au Forum économique mondial, dans la station suisse où se rencontrent chaque hiver dans la station suisse patrons de grandes entreprises, chefs d’Etat et de gouvernement.

Fondés initialement en opposition à la création d’institutions internationales «pro-mondialisation» comme le Fonds monétaire international et l’Organisation mondiale du commerce, les forums sociaux mondiaux, en quinze ans d’existence, ont su porter sur la scène internationale de grandes revendications comme la lutte contre les inégalités, les droits humains, la justice fiscale. Seulement, depuis quelques années, le rassemblement d’associations, d’ONG, et de mouvements sociaux semble s’essouffler. Le FSM doit-il rester un espace de rencontres et de débats sur les grands enjeux économiques, sociaux et environnementaux de notre temps ? Ou bien s’imposer comme un rassemblement pour l’organisation d’actions concrètes internationales ? Ces nouvelles orientations feront, sans nul doute, l’objet de discussions dans les couloirs du forum, cette semaine. Selon Gustave Massiah, membre du conseil international du FSM, « une nouvelle étape de l’altermondialisme » se joue à Montréal [langue de bois, quand tu nous tiens]. Pour cette édition, quelque 50 000 personnes sont attendues, loin de la centaine de milliers présente aux forums organisés à Porto Alegre, les premières années.



Gustave Massiah

Une nouvelle génération de militants

L’organisation de l’événement pour la première fois dans un pays membre du G7 est à marquer d’une pierre blanche. «Le choix de cet emplacement est controversé, car c’est une ville qui reste difficile d’accès pour les participants vivant dans des pays du Sud, à cause des prix des billets d’avion, des visas et du logement, admet Claude Vaillancourt, président d’Attac Québec et impliqué dans l’organisation du forum. Il faut tout de même reconnaître que c’est dans les pays du Nord que sont prises les grandes décisions politiques et économiques.» [on peut justifier tout et son contraire, vu les raisons précédentes de l'organiser au Sud...] L’organisation de l’événement dans une ville proche de la frontière des Etats-Unis et dans un pays où vient d’être élu un Premier ministre à la ligne libérale progressiste, Justin Trudeau, permettrait donc de faire porte-voix pour les revendications qui vont émerger cette semaine. «Etant organisé au Québec, le forum va aussi mettre en lumière les multiples mouvements sociaux nord-américains qui ont vu le jour depuis six ou sept ans, et qui demeurent inconnus du reste du monde», ajoute Christophe Aguiton, membre fondateur d’Attac et grand habitué [sic] des FSM. Cette nouvelle génération d’activistes, dont la plupart sont âgés de 20 à 30 ans, s’est illustrée, entre autre, dans les manifestations pro-Bernie Sanders, l’ex-candidat à la primaire démocrate américaine, porteur d’une «révolution politique» pour la présidentielle. Au Canada, et plus particulièrement au Québec, une jeune scène militante fourmille aussi depuis plusieurs années. Elle est apparue lors du «printemps érable» des grèves estudiantines historiques dites du «carré rouge», organisées en 2012 dans la province francophone, en opposition à l’augmentation des frais de scolarité universitaires. La mobilisation fut telle que les étudiants ont obtenu gain de cause. Pour Gustave Massiah, un des grands enjeux de cette édition du forum est justement «d’organiser la convergence entre les mouvements qui ont créé, il y a quinze ans, les forums sociaux, et cette nouvelle génération de militants qui émerge dans le monde depuis 2011». Deux générations qui partagent une même culture politique [le citoyennisme...], mais pas les mêmes structures d’actions.

La désobéissance civile à l’honneur

Les organisateurs de l’édition 2016, pour la plupart membres de la société civile canadienne, affirment que l’accent sera mis sur la planification de mobilisations concrètes. « Nous avons créé des espaces pour passer de la réflexion à l’action, décrit Sarah Sultani, membre du collectif d’organisation du FSM au Québec. Vingt et une assemblées de convergence seront organisées, chaque jour, sur des thématiques que partagent des mouvements internationaux. A la fin, un calendrier sera établi.» Dans une volonté de prôner le pacifisme, élément essentiel de l’identité du Forum, la désobéissance civile sera mise à l’honneur, à l’image des actions menées en marge de la COP 21, à Paris, en décembre.

Le forum vise à aussi dépasser les clivages Nord-Sud pour orienter les mobilisations sur des thématiques sociales communes aux deux hémisphères, comme les ravages environnementaux causés par l’extraction des énergies fossiles ou le droit à l’autodétermination des peuples autochtones. Cette dernière question est une des grandes thématiques cdu FSM 2016, car elle est source de tensions politiques au Canada. De nombreux représentants de ces communautés seront présents à Montréal pour faire connaître leur lutte, alors que le gouvernement a annoncé, le 3 août, le lancement pour septembre de la très attendue enquête nationale sur les femmes et filles autochtones assassinées ou disparues. Ces minorités sont touchées par un très fort taux de suicide et subissent directement les conséquences environnementales de l’extraction de sables bitumineux, un des fers de lance de l’économie canadienne.

Des mobilisations sont justement prévues pour s’opposer au projet de construction du pipeline Energie Est par la compagnie TransCanada. Partant de la province de l’Alberta, il permettrait de transporter du pétrole à travers tout le pays, vers la côte Est et à destination de l’Europe. Les militants environnementaux canadiens craignent de lourdes pollutions sur le tracé du projet. La journaliste et activiste canadienne Naomi Klein viendra pour parler de la mobilisation citoyenne autour de la justice climatique. Le forum est aussi l’occasion de donner la parole aux acteurs sociaux d’Amérique centrale et d’Amérique du Sud qui subissent la répression de gouvernements autoritaires, au Nicaragua, au Honduras, au Guatemala et au Pérou.

De nombreux visas refusés

Plusieurs ONG et associations françaises sont aussi présentes. Le Comité catholique contre la faim et pour le développement (CCFD)-Terre solidaire a même envoyé une délégation de 150 jeunes Français. Plusieurs jeunes militants de leurs pays partenaires en Afrique et en Asie devaient aussi venir, mais beaucoup se sont vu refuser leur visa. « Sur 24 invités, 10 n’ont pas obtenu leur visa. Comme la procédure de demande est très longue, ils n’ont pas eu le temps d’en refaire une et ne peuvent pas venir à Montréal, regrette Nicola Bullard, responsable du service Asie à CCFD-Terre solidaire. Le principal motif de refus donné est le manque d’éléments prouvant que nos partenaires reviendraient dans leur pays après le forum. C’est aberrant.» [l'aberrant est surtout de s'insurger en ces termes de ce qui est désormais entré dans les mœurs de la gouvernance internationale des frontières]

L’ONG française n’est pas la seule touchée par ce problème : plus de 200 conférenciers ou invités étrangers n’ont pas obtenu d’autorisation d’entrée au Canada, comme la militante altermondialiste malienne Aminata Traoré, le président du syndicat palestinien des postiers Imad Temiza ou encore Rogerio Batista, du syndicat brésilien CUT. Les organisateurs du FSM ont pourtant créé «une structure pour faciliter l’attribution de visas, en collaboration avec les institutions gouvernementales», affirme Sarah Sultani. Pour pallier ces problèmes administratifs, un forum «hors les murs» sur Internet est mis en place, où seront visibles certains ateliers et conférences, et où des échanges par Skype seront organisés. Un coup dur porté à l’image du Canada comme traditionnel pays d’accueil. Des organisations participantes d’Afrique de l’Ouest ont déjà demandé le retour du FSM dans un pays du Sud.


on ne peut pas être et avoir têté

quelques remarques

épuisement idéologique du démocratisme radical

si l'on s'interrogeait encore sur ce qui reste du démocratisme radical (~ 1995-2005), les difficultés, les choix politiques et le peu d'échos de ce forum québecquois traduisent bien l'«essouflement» relevé ici ou là. "Vieilles barbes" ? Il est patent que, du moins en France, ces forums, à l'initiative d'Attac France et du Monde diplomatique, draînaient une grande proportion de militants devenus du troisième âge et au-delà, les mêmes qui disparaissent peu à peu des écrans radars des "mouvements sociaux"

quid du relai citoyenniste via Nuit Debout ?

il est symptomatique que malgré le succès relatif, en France, de Nuit debout (voir 'NUIT DEBOUT' et 'LOI-TRAVAIL', informations, analyses, théories, et digressions : le roman d'un mentir-vrai français), après le flop de leur tentative d'internationalisation à la mi-mai (voir ICI) celles-ci ne semblent pas avoir relayé ce Forum altermondialiste

le souverainisme à l'honneur : populisme, nous voilà

peut-on y voir un reflet des contradictions de ce mouvement des places, entre citoyennisme et populisme, aspiration à la démocratie directe, refus des représentations, et flou contradictoire des contenus, entre vieillesse des anciens militants et précarité des plus jeunes (il faut payer le billet d'avion)

de ce point de vue, Libération écrit que sont «  A l'affiche : le combat contre les énergies fossiles et la souveraineté des peuples autochtones. », des thématiques certes internationales mais qui sont très portées au Canada (d'où mon titre, un forum canadien mondial), on relèvera que le débat souveraineté-souverainisme a largement traversé les places de Nuit debout, recoupant la dérive populiste de Lordon à Mélenchon :


quand tous les peuples nationaux seront "souverains", sera-t-il plus facile d'obtenir des visas ?

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Mar 20 Sep - 9:34


dans ce texte, Salar Mohandesi, fondateur et co-animateur de la revue Viewpoint, étudie le rapport de la campagne de Bernie Sanders avec la social-démocratie





il suggère d'approfondir cette étude par des enquêtes sur la composition sociale, le rapport aux luttes radicales, etc.

Salar Mohandesi a écrit:
Indeed, in order to con­struct an effec­tive strat­egy for relat­ing to this cur­rent, we still need to learn more. As I have indi­cated above, this means, above all, inves­ti­gat­ing the speci­fic com­po­si­tion of the var­i­ous social forces that have tem­porar­ily united in this cur­rent. What are these social forces? Which ones orga­nize the cen­ter and which stand at the periph­eries? What are their rel­a­tive strengths? What are their com­po­si­tional pro­files? Can we map the social demo­c­ra­tic cur­rent geo­graph­i­cally? In cities, are there cer­tain neigh­bor­hoods or wards that are solidly social demo­c­ra­tic? What about Sanders sup­port­ers in the rural United States? Which sec­tors of the work­ing class do they tend to issue from? Are they clus­tered in cer­tain occu­pa­tions? What ratio is unem­ployed or under­em­ployed? Polit­i­cally, what do they read, how were they rad­i­cal­ized? How do they relate to other strug­gles and move­ments today? And per­haps, how do they see their rela­tion­ship to the far left?

En effet, afin de construire une stratégie efficace pour ce qui concerne le présent, encore faut-il en savoir plus. Comme je l’ai indiqué plus haut, cela signifie, avant tout, étudier la composition spécifique des différentes forces sociales qui se sont temporairement unies dans ce courant. Quelles sont ces forces sociales ? Lesquelles organisent le centre et lesquelles se trouvent à la périphérie ? Quels sont leurs points forts ? Quels sont leurs profils de compositions ? Pouvons-nous cartographier le courant social-démocrate géographiquement ? Y a-t-il des villes, certains quartiers ou des quartiers qui sont solidement social-démocrate ? Qu’en est-il des partisans de Sanders rural aux États-Unis ? Quels secteurs de la classe ouvrière ont-ils tendance à en relever ? Sont-ils regroupés dans certaines professions ? Quelle proportion de de sans-emploi ou sous-employés ? Sur le plan politique, que lisent-ils, comment sont-ils radicalisés ? Comment se rapportent-ils à d’autres luttes et mouvements aujourd'hui ? Et peut-être, comment voient-ils leur relation à l’extrême-gauche ?

précisons pour éviter les contre-sens que dans le marxisme anglo-saxon, le terme de left peut renvoyer plutôt à ultragauche, au sens historique des "gauches" communistes

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Mer 9 Nov - 14:03


élection USA

populisme et abstention

Election américaine : le triomphe sans appel de Donald Trump

Le républicain a remporté 290 grands électeurs sur les 270 nécessaires pour gagner. Sa rivale démocrate en totalise, elle, 218.

Citation :
L’abstention en hausse

Avec 54,2 % de participation – selon les premiers chiffres de l’Elections project –, le taux de participation à l’élection présidentielle est le moins bon depuis 2000. Après avoir atteint un record en 2008 avec la première élection de Barack Obama (avec 57,10 %), et surtout un record depuis 1968, les 230 millions d’électeurs américains se sont comparativement plus détournés des bureaux de vote à l’automne 2016.



Dernière édition par Admin le Ven 11 Nov - 12:46, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Mer 9 Nov - 14:40

le populisme comme activité anti-révolutionnaire du prolétariat

libcom.org a écrit:
‏@libcomorg 19 minil y a 19 minutes  

What do you think the election of Trump means for communists and anarchists in the United States?

Patlotch a écrit:
the need to think about (right or left) populism as an anti-revolutionary activity of the proletariat

fera l'objet de V.2.4. populismes et activité anti-révolutionnaire des classes
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Mer 9 Nov - 19:05


quelques indications intéressantes, mais elles n'indiquent pas la composition classe/'race'/genre des abstentionnistes... Nombre de caractéristiques du vote Trumps recoupent celles du vote FN en France (forte proportion de couches moyennes...)

mon calcul
Trump et Clinton feraient jeu égal en voix ~ 59 Millions
Population USA 319 M. 15 ans ou + 255 M
Trump et Clinton ~ 23 % des + de 15 ans



6 idées reçues sur la victoire de Donald Trump à la présidentielle américaine

Nettement gagnant en termes de grands électeurs, Donald Trump pourrait recueillir au total moins de voix que Hillary Clinton.

LE MONDE | 09.11.2016 Par Alexandre Pouchard, Adrien Sénécat, Jeanne Dall'Orso et Samuel Laurent  


Republican presidential nominee Donald Trump walks to the stage at a campaign rally in Pensacola,
Florida, U.S., September 9, 2016. REUTERS/Mike Segar TPX IMAGES OF THE DAY - RTSN2CQ  


Donald Trump a réussi son pari. Le milliardaire a battu sa rivale Hillary Clinton dans les urnes, mardi 8 novembre, devenant ainsi le 45e président des Etats-Unis. En l’attente des résultats définitifs, voici six réponses à des idées reçues qui circulent sur ce suffrage.


Citation :
1. Donald Trump n’est pas élu « triomphalement »
Citation :


La victoire de M. Trump est incontestable : le candidat républicain a déjoué les pronostics et dispose d’une avance confortable en termes de grands électeurs sur sa rivale (il pourrait dépasser le seuil des 300 grands électeurs, là où 270 suffisaient à assurer sa victoire). Un succès comptable qui s’explique notamment par sa victoire dans quatre Etats de poids où il partait en outsider : la Floride (29 grands électeurs), la Pennsylvanie (20), la Caroline du Nord (15) et le Wisconsin (10).

Paradoxalement, Mme Clinton ne s’en sort pas si mal en termes de nombre de voix. Elle fait même jeu égal voire mieux que M. Trump au niveau national avec 59,20 millions de votes contre 59,06 millions pour son rival, selon le décompte partiel disponible mercredi 9 novembre dans l’après-midi (le dépouillement est encore en cours dans le Minnesota, le New Hampshire, le Michigan et l’Arizona).

2. Les grands électeurs ne devraient pas « trahir » Donald Trump

Les grands électeurs de Donald Trump pourraient-ils retourner leur veste et désigner Mme Clinton ? Il n’y a aucune raison de spéculer sur cette hypothèse pour l’heure. D’abord, il faut savoir que 24 des 50 Etats américains ont des textes qui obligent les grands électeurs à suivre le verdict populaire. Surtout, il faut savoir que ces représentants sont désignés par les partis ou les candidats à la présidence. Les votes contraires au verdict sont donc très rares. La nette avance de M. Trump sur sa rivale rend donc cette hypothèse hautement improbable.

3. Il n’y a pas un effondrement de la participation

Le taux de participation au scrutin s’est élevé à 54,2 %, selon les chiffres de The United States Elections Project. C’est relativement peu, mais pas tant que ça comparé aux scrutins précédents : depuis 1980, la participation a été supérieure à quatre reprises (le meilleur score a été de 57,1 % en 2008) et inférieures cinq fois (avec un plus bas à 49 % en 1996).

Si l’on regarde la carte de la participation, on s’aperçoit également qu’elle a été plutôt au rendez-vous dans les Etats qui ont fait basculer l’élection en faveur de M. Trump : la Floride (64 %), la Pennsylvanie (61,4 %), la Caroline du Nord (63,5 %) et le Wisconsin (68,1 %). On ne peut donc résumer la victoire du milliardaire à une désaffection des électeurs pour les urnes.

4. Le candidat républicain n’a pas été élu que par le Midwest

Comme on pouvait s’y attendre, M. Trump a triomphé dans la majorité des Etats du Midwest comme l’Ohio, le Kansas, le Missouri ou le Nebraska, de même que dans le sud du pays (Texas, Louisiane, Arkansas…).

Mais il est aussi majoritaire en Floride, où la communauté hispanique représente un quart de la population, et dans des Etats de l’Est comme la Caroline du Nord ou la Pennsylvanie. Il n’y a finalement guère que la Côte ouest, de l’Etat de Washington à la Californie, ainsi que le nord-est, de la Virginie au Maine, qui lui ont résisté.

5. Donald Trump n’est pas élu que par les hommes blancs ouvriers

S’il faut toujours les prendre avec précaution, les premiers sondages réalisés à la sortie des urnes montrent un électorat bien moins homogène qu’on peut parfois l’entendre. Le New York Times a recours, comme d’autres médias, à l’institut Edison Research for National Election Pool, qui utilise un questionnaire envoyé à 24 537 personnes, donc un échantillon plutôt fiable.

Cette enquête montre bien que M. Trump a eu les faveurs des hommes blancs de plus de 45 ans, nettement plus que son adversaire. Néanmoins, selon cette enquête :


certes l’électorat de Trump est majoritairement composé d’hommes (53 %), mais il est également composé à 42 % de femmes (les autres sondés ne se prononçant pas sur cette question). De même, si 58 % des « blancs » votent pour lui, contre seulement 8 % des Noirs, il obtient les suffrages de 29 % de Latinos, et 37 % d’« autres ethnies ».


sur l’éducation également, si on constate que 51 % des non diplômés ont voté Trump (contre 45 % pour Hillary Clinton), c’est aussi le cas de 45 % des diplômés du supérieur (contre 49 % pour Mme Clinton).


les revenus montrent également un vote moins tranché qu’on peut l’entendre ou le lire : les plus modestes (moins de 30 000 dollars par an) ont voté démocrate (53 % contre 41 %), et les plus riches (plus de 250 000 dollars annuels), républicain (48 % contre 46 %). Mais c’est finalement la « classe moyenne » (de 30 000 à 49 999 dollars par an) qui vote le plus Trump (50 % contre 46 %).


6. « Donald Trump n’a pas de programme »

Multipliant les sorties polémiques et les exagérations au cours de sa campagne, M. Trump a davantage fait parler de lui par celles-ci que par ses propositions. Mais le candidat républicain a bien présenté un programme, le 22 octobre. Le magnat de l’immobilier y promettait notamment de créer 25 millions d’emplois en dix ans, de réduire les impôts, de renégocier des traités de libre-échange ou encore de limiter le nombre de mandats pour les élus du Congrès (voir toutes les propositions sur son site de campagne).

Mais, comme l’a indiqué notre correspondant à Washington, Gilles Paris, mercredi lors d’un échange avec nos lecteurs, ce programme comporte des incertitudes, notamment sur le thème phare de sa campagne, la lutte contre l’immigration. Le candidat républicain a promis l’édification d’un mur de 1 600 kilomètres le long de la frontière mexicaine et annoncé l’expulsion des 11 millions d’immigrés sans papiers vivant aux Etats-Unis – sans dire précisément comment il comptait le faire.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Mer 9 Nov - 19:15

via @Saskia Sassen Twitter

Why the White Working Class Rebelled: Neoliberalism is Killing Them (Literally)

By Juan Cole | Informed Comment Nov. 9, 2016
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Jeu 10 Nov - 1:26


élections américaines : une analyse à chaud de Viewpoint, plus de questions que de certitudes et de réponses normatives, seraient-elles "marxistes"


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Jeu 10 Nov - 3:42


l'analyse de Michaels Roberts


« Le calice devra être bu »

Donald Trump and the poisoned chalice of the US economy

Michael Roberts November 9, 2016

Citation :
The ironic thing about the (narrow) victory of Donald Trump in the US presidential election is that their ‘safe’ candidate has lost it for the Democrats, Wall Street and the strategists of capital.  Now they are lumbered with a loose cannon that they must try to rope in.

Trump has won because a (just) sufficient number of people are fed up with the status quo.  Apparently 60% of voters asked at the polling booths reckon that the country “is on the wrong track” and two-thirds were fed up and angry with the Washington government – something Clinton personifies.

Like the vote of the Brits for Brexit, against all expectations, a sufficient number of voters in America (mainly white, older and in small businesses or working in failing industries in smaller central US states) have overcome the vote of the youth, the more educated and better-off in the big cities.  But remember hardly more than 50% or so of eligible voters turned out to vote.  A huge swathe of people never vote in American elections and they constitute a sizeable part of the working class.

Most significant, the most important issue (52%) for voters, when asked at the booths, was the state of the US economy, with terrorism next (but well down at 18%) and immigration (the Trump card) even lower.  Trump won because he claimed he could improve the conditions of those ‘who have been left behind’ by globalisation, failing domestic industries and crushed small businesses.  Of course, Trump is a billionaire and has no real interest or idea about improving the lot of the majority.  But anger at the establishment was sufficient (just) for this egoistic, misogynist, sexual predator, rich man’s son to win.

But it is still the economy, stupid.  Trump has been handed a poisoned chalice that he will have to drink from: the state of the US economy.   The US economy is the largest and most important capitalist economy.  It has performed the best of the largest economies since the end of the Great Recession in 2009. But its economic performance has still been dismal. Real GDP growth per person has been only 1.4% a year, well below levels before the global financial crash in 2008. It’s a story of the weakest economic recovery after a slump since the 1930s.

The IMF now expects the US economy to expand at only 1.6% this year.  And the US Federal Reserve bank economists are now forecasting just 1.8% a year expansion for the foreseeable future.   And all this assumes no new economic recession.

The majority view of economists is that a US recession is unlikely and that the economy will pick up again next year.   Indeed, US Federal Reserve chair Janet Yellen (whose job is now in jeopardy), reckons that the US economy “is on a path of sustainable improvement.”  The argument goes that the cost of borrowing is near zero, the American consumer is still spending robustly, the housing market is picking up and retail sales are still motoring.

But what is important for the health of a modern capitalist economy is not the ease or cost of borrowing, it is the level and direction of the profitability of capital, total business profits and the impact on business investment.  When profitability falls, eventually total corporate profits fall and then some time later, business investment will contract.  When that happens, an economic recession soon follows. In the post-war period, a sustained fall in business investment has led the economy into slump on every occasion, while personal consumption stays more or less stable, the latter only falling once the slump is underway.

And US corporate profits are falling.  According to economists at investment bank JP Morgan, US corporate profits declined 7% over year-ago levels.  On that basis, they reckon, “the probability of a recession starting within three years at a startling 92%, and the probability within two years at 67%”.  Moreover, the Federal Reserve is planning to hike its policy interest rate right after the election, because it claims the economy is returning to ‘normal’, increasing the risk of triggering a slump – although a Trump victory will put that off as stock markets plunge.

What is Trump’s solution to all this?  His economic proposals boil down to cutting taxes, reducing government spending and taxing imports to ‘protect’ American jobs.  The main beneficiaries of his tax cuts would be the very rich.  Under Trump, most people would see their income tax bill reduced by about 7%, but savings for the top 1% would be 19% of their income.  To balance the federal budget, government spending would have to be cut by about 20%, hitting welfare, education and health.  Raising tariffs on foreign goods and imposing punitive sanctions on China and Mexico, America’s two largest trading partners, would drive up prices and provoke retaliation.

In one way, the next US president faces a worse situation than Obama did in 2009 at the depth of the global financial crash.  This time there is no way to avoid a slump by printing money or cutting interest rates; or by increasing government spending when public sector debt has already doubled to 100% of GDP.  Those economic policy tools have been used up.  The chalice will have to be sipped.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Ven 11 Nov - 11:47


suite aux élections américaines


9 novembre
Corinne Cerise a écrit:
La montée des populismes de "droite" (nationalismes, xénophobie, etc.) dans une bonne partie de l'Occident semble confirmée dans les faits avec l'élection de Trump à la tête de la première puissance mondiale. Mais comment analyser/replacer cela dans la restructuration du Capital actuellement en cours. C'est la question que je me pose. Qu'en pensez-vous ?

PS : Il est quand même rigolo de lire les jérémiades dans tous les médias "mainstream".


Patlotch a écrit:
cela pose un sacré problème à la démocratie politique, et donc confirme une transformation "néo-fascisante" des États, qui est un aspect du transnationalisme Voir mes commentaires ci-dessus

Corinne Cerise a écrit:
Oui, je suis d'accord. Il suffit de voir comment se passe déjà aujourd'hui en Pologne ou en Hongrie (européens, donc proches de nous) pour s'en convaincre

la montée du populisme ne se constate pas qu'en Occident, cf Amérique latine, Asie...

10 novembre
Patlotch a écrit:
il est quand même difficile d'analyser un résultat électoral directement "dans la restructuration du Capital en cours". Peut-être cela s'éclaircira-t-il par la politique mise en œuvre puisque ce ne seront de toute façon pas des choix personnels de Trump
voir le texte de Viewpoint... (plus haut)


Corinne Cerise a écrit:
Ça, en effet, je pense aussi qu'il y a fort peu de chances pour que ses choix soient mis en œuvre.

quel "protectionnisme" dans la crise mondiale ?

il va falloir observer jusqu'où Trump pourra opérer un tournant protectionniste des USA et diminuer l'agressivité militaire dans la mesure où celle-ci accompagne sa présence économique dans le monde. Taxer les importations asiatiques, chinoises, japonaises ne fera qu'augmenter le prix de la vie, pour autant que la relance de la production intérieure puisse suivre

quid de l'impact sur la crise économique qui viendra tôt ou tard faire payer l'addition au prolétariat américain ? Ça ne relève pas de volontarisme politique mais d'une contrainte de l'économie sur la politique

classes/'races'

à cet égard, cette élection est intéressante du point de vue de l'articulation classe/'race' et 'genre'. Les choix électoraux ont visiblement été déterminés par la situation économique et sociale de la classe ouvrière et des couches moyennes inférieures, autant sur leur situation actuelle que sur leur peur pour l'avenir (d'où le thème du racisme exploité par Trump). Cf Sassen

Die Unerhörten, von Saskia Sassen
via twitter 10 novembre : « my shortie:Trump's victory:one item: it made visible those whose voice the pol system no longer hears (+hatemongers) / la victoire de Trump a rendu visible ceux dont le système politique n'entend plus la voix (+ propagateurs de haine)»
Saskia Sassen a écrit:
Trumps Sieg macht klar, wie viele Menschen, darunter viele Alte, die zum ersten Mal gewählt haben, sich nicht repräsentiert fühlten von den politischen Klassen beider Parteien, nicht vertreten auch von Kommentatoren und Experten. Wir müssen das ernst nehmen. Die liberale Demokratie begann ernsthaft zu versagen, als in den Achtzigern die Weichen gestellt wurden für die neue, globale, deregulierte Wirtschaft. Dies ist der vorläufige Höhepunkt.

US-Wahl Präsident Troll

Präsident Troll Jannis Brühl, Süddeutsche Zeitung 9 novembre

Obama war der letzte Atemzug, und er gewann, weil er so viele Afroamerikaner, Junge und Latinos mobilisierte. Trumps Sieg macht sichtbar, wie viele Amerikaner sich von der dominierenden Klasse vernachlässigt, umgangen und lächerlich gemacht fühlen. Von denen, die in den Medien die Interpretationshoheit besitzen darüber, was gut und richtig ist.

Trumps Sieg hat die vielen, vielen Menschen sichtbar gemacht, die von der tonangebenden liberalen und rechten Elite unsichtbar gemacht worden waren. Beide haben verloren. Das sollte uns zu denken geben: Massen, die dem angehören, was wir einmal Arbeiterklasse und untere Mittelschicht nannten, wurden nicht gehört. Ihre Stimmen zählten nicht. Ausgerechnet ein politisch unkorrekter, korrupter Milliardär hat ihnen nun eine Stimme gegeben.

la victoire de Trump a rendu visible nombreuses personnes qui avaient été rendus invisibles par les élites libérales et leurs leaders. Tous deux ont perdu. Cela devrait nous donner à réfléchir : [...]les masses qui appartiennent à ce que nous appellions la classe ouvrière et la classe moyenne inférieure n’ont pas été entendus. Leurs voix ne comptait pas. Politiquement incorrect, un milliardaire corrompu leur a donné une voix...


il y a retrait du vote noir relativement à l'élection d'Obama, partie de la classe ouvrière ayant opté pour Trump après le retrait de Sanders, et montée de votes "ruraux" de petits blancs et blancs de couches moyennes, qui ont fait basculer certains États décisifs. Pour moi cela signifie que le facteur racial intervient comme conséquence du facteur économique et social et rend fausses les analyses de "racialisateurs" qui ne voient que ce qu'ils veulent voir sans en saisir les causes

si la 'race' est un facteur important, il s'inscrit ici dans une dynamique négative dans et contre la démocratie politique mais pour l'heure porteur d'aucun dépassement

le populisme arrive avant l'exclusion du champ politique où la chute d'une partie dans l'expulsion à la fois économique, sociale, et politique

PS 1 : les manifs contre l'élection : auraient-ils manifesté si Clinton avait gagné ? Voir Ross Wolfe Reap the whirlwind The Charnel House 9 novembre. Là il semble que l'idéologie "Occupy" marque une sacrée limite
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Ven 11 Nov - 12:48




problème : on a les composantes sociales/raciales des votes, mais pas des abstentions

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6255
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE   Ven 11 Nov - 13:06

Corinne Cerise a posé une bonne question : « Mais comment analyser/replacer cela dans la restructuration du Capital actuellement en cours ? »

à mon sens l'analyse réductrice sous le rapport classe/race, du résultat des élections (cf les statistiques sorties d'urnes, de plus sans celles des abstentions) ne permet pas de saisir la dynamique de ce rapport dans la double crise du Capital et de l'Occident, qui est le bon niveau d'analyse, mais très complexe à construire sur le plan théorique

cf III. LA DOUBLE CRISE de l'OCCIDENT et du CAPITAL
III.1. l'Occident comme histoire, concept, et sa crise dans celle du Capital
III.2. quel concept d'Occident ?
III.3. la logique occidentale capitaliste du colonialisme aux colonialités d'aujourd'hui

nous sommes suspendus au devenir de la crise, d'une part pour saisir rétrospectivement ce qui se passe, d'autre part pour voir où ça va. Ce qui est certain, c'est que l'élection de Trump, et ce qu'il fera, sont une des formes de résistance du capitalisme américain à se perte de suprématie dans le monde, et l'on voit mal s'y inscrire un protectionniste paisible...



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
 
ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» U. S. Coast Guard (garde-côtes des États-Unis)
» achat mac etat unis
» Monument Valley (Etats-Unis)
» Les Grades dans l'Armée de Terre des Etats Unis
» Deux journalistes tués en direct aux Etats-Unis

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION :: MONDE ACTUEL, LUTTES, ANALYSES et THÉORISATIONS :: le MONDE du CAPITAL : continents, migrations, 'Nègres du monde'... transnationalisme-
Sauter vers: