PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 ANTISÉMITISME, SIONISME, antisionisme... Identité juive... UJFP, JJR...

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MessageSujet: "les Juifs, le sionisme et Israël" Pierre Stambul   Mer 22 Juil - 9:00

les Juifs, le sionisme et Israël, par Pierre Stambul

Première publication de cet article : dans le numéro 10 (mai 2002) de la revue de L’Ecole Émancipée [1].

Pierre Stambul a écrit:
Soutenir le peuple palestinien

Il est difficile de ne pas commencer par l’actualité. Dans la guerre qui oppose le gouvernement et l’armée israélienne au peuple palestinien, il y a un occupant et un occupé. Il y a un peuple qui compte ses morts par milliers, qui subit tous les jours les pires humiliations, à qui on vole la terre et l’eau, dont on détruit les maisons et les infrastructures. Et il y a les colons, fanatisés et surarmés dont la présence est la cause principale de la guerre. Il y a des Palestiniens qui ont fait une concession majeure : limiter leur futur état aux territoires occupés en 1967 soit 22% de la Palestine historique. Et il y a une classe politique israélienne qui reste autiste. La droite rêve toujours d’Israël du Nil à l’Euphrate et d’une expulsion massive des « Arabes ». quant à la prétendue gauche, elle n’a jamais imaginé autre chose pour les Palestiniens qu’un « bantoustan ». Et elle n’a jamais cessé la colonisation.

Je n’idéalise pas la société palestinienne qui a aussi ses intégristes ou ses racistes. Mais le peuple palestinien n’a qu’un seul choix : résister malgré les massacres et les humiliations. Il a besoin de notre soutien total. On ne peut donc pas se contenter « d’être pour la paix » ou de renvoyer dos-à-dos les belligérants. On doit exiger le retrait d’Israël de tous les territoires occupés en 1967, le démantèlement de toutes les colonies et l’expulsion de tous les colons.

La question centrale

D’autres seront plus compétents que moi pour parler de cette guerre. Je vais donc limiter mon intervention à une question cruciale pour la suite de la guerre. Pourquoi la grande majorité des Juifs soutiennent-ils, quoi qu’il fasse, le gouvernement israélien (la manifestation du CRIF vient hélas encore de le prouver ?) Pourquoi, à l’heure où l’on réalise (enfin) les ravages des nationalismes, le Sionisme reste-t-il si populaire chez les Juifs ? Comment un peuple qui a subi l’extermination nazi peut-il pratiquer ou approuver les violations quotidiennes des droits les plus élémentaires ?

Ma réponse, et c’est ce thème que je vais développer, c’est que le Sionisme et l’État d’Israël constituent une espèce de perversion de l’identité Juive (qui est essentiellement liée à la diaspora) et que la dérive actuelle est la conséquence d’une réécriture de l’histoire du Judaïsme. La construction artificielle d’une prétendue identité israélienne s’est faite en détruisant les langues, les cultures et les valeurs des Diasporas. La société israélienne est malade et éclatée. Sa seule cohésion, c’est le fantasme de l’encerclement hostile et de la destruction, c’est l’agitation perpétuelle du souvenir de l’antisémitisme et de la Shoah. Mais là encore, il y a à mon sens, une escroquerie. Le Sionisme n’a aucune vocation à lutter contre l’antisémitisme et n’a aucun droit à récupérer la Shoah.

Qu’est-ce qu’être Juif ?

Au départ, il y a un peuple lié à une religion et à un territoire mais tout s’est modifié après la destruction du IIe temple par les troupes romaines (70 ap. JC). La dispersion (diaspora) a entraîné de nombreuses conversions (dans les deux sens). Il est clair que, physiquement, un Juif éthiopien (Falacha) ne ressemble pas à un juif d’Afrique du Nord ou à un Juif d’Europe centrale. On est au départ juif par religion. L’Inquisition espagnole passera à une définition raciale puisque, après l’expulsion des Juifs, elle s’en prendra aux « conversos » et aux Marranes, bref à tous ceux qui ont « du sang juif ». L’antisémitisme moderne et en particulier le nazisme définira également les Juifs comme une « race » inférieure qu’il faut anéantir. Mais le Sionisme aussi donne une définition « raciale » du judaïsme. On est juif « par sa mère ». Ainsi, moi qui suis né de parents juifs, athée, non circoncis, antisioniste et de culture française, je peux devenir automatiquement citoyen israélien si j’émigre alors qu’un « arabe israélien » (terme désignant les Palestiniens qui ne sont pas partis en 1948) sera toujours un étranger dans son propre pays qui se définit comme un « État juif ».

On confond trop souvent le peuple juif (ou plutôt les peuples juifs, car les histoires des diasporas ont beaucoup divergé), la religion israélite, l’idéologie sioniste et la nationalité israélienne. Il s’agit de 4 concepts bien distincts.

Il existe une version tragique de l’histoire des Juifs. C’est celle du « Dernier des Justes », le livre d’André Schwartz-Bart (1959). C’est l’histoire d’une famille qui commence avec le pogrom d’York en angleterre au Xe siècle et qui s’achève à Auschwitz où le dernier descendant est gazé. L’histoire des Juifs n’a pas toujours été aussi tragique. C’est avant tout celle d’un peuple sans territoire qui a appris (comme les Tziganes) à défendre son identité, ses valeurs, sa culture malgré l’adversaire. Un peuple qui, par nécessité, a développé des formes d’universalisme, de cosmopolitisme. Un peuple forcé de vivre dans des « ghettos » et de pratiquer les métiers interdits aux autres (dont l’usure). Un peuple qui a emprunté chez d’autres peuples (espagnol, allemand, arabe) ses langues (le ladino, le yiddish, le judéo-arabe), sa musique et une partie de sa culture.

L’antisémitisme

Au départ les juifs ont subi un antijudaïsme essentiellement chrétien (les Juifs étant « déicides »), marqué par des massacres (les Croisades ont commencé par un génocide contre les Juifs de la vallée du Rhin) et des pogroms (en Espagne, en Europe orientale). Dans les pays musulmans, les Juifs avaient un statut, comme toutes les minorités religieuses pratiquant une « religion du Livre ». Statut d’infériorité, mais qui les protégeait, sauf en cas de crise, des exactions. L’antijudaïsme religieux va prendre une nouvelle forme dans l’Espagne du XVe siècle. L’unification du pays et la construction d’un État moderne s’accompagne d’une véritable « purification ethnique » contre les Maures et les Juifs.

La sortie du ghetto commence en Allemagne au début du XVIIIe siècle. Elle se poursuit avec les droits qu’obtiennent les Juifs européens après la Révolution française. Cette possibilité de sortie du ghetto se traduit chez les Juifs par un profond désir d’assimilation, par une distanciation avec la religion, et par une adhésion massive à la laïcité, aux idées des « Lumières », voire aux idées révolutionnaires naissantes. L’antijudaïsme chrétien traditionnel cède alors la place à l’antisémitisme moderne. Le Juif personnifie celui qu’on ne voit pas mais qui est là, qui ressemble à l’autre mais qui est « impur ». Il est haï, non pas parce qu’il vit ailleurs, mais au contraire parce que socialement il s’est intégré et qu’il brise les délires de société homogène, ethniquement pure et parfaitement ordonnée. Il est perçu comme un obstacle à la construction (nationaliste) des états modernes. Il est significatif que le pays où l’antisémitisme a atteint sa forme la plus extrême (l’Allemagne) est celui dont les Juifs étaient culturellement les plus proches. Les Juifs européens parlaient une langue dérivée de l’allemand. De très nombreux intellectuels, écrivains, artistes ou hommes politiques allemands étaient juifs ou d’origine juive. La figure juive qui est insupportable à l’antisémite pathologique, c’est celle de Marx, de Freud, de Kafka, de Rosa Luxembourg, bref c’est cette forme d’universalisme ou de pensée rebelle. C’est là qu’il faut éviter tout contresens avec les attaques actuelles contre des synagogues ou des écoles juives. Ces attaques imbéciles, fort bien condamnées par Leila Shahid, viennent de gens qui font les mêmes assimilations hâtives que les Sionistes. Ils mélangent Juif, israélite, israélien et sioniste. Ils s’imaginent que leur acte est une forme de protestation contre la violence de l’armée israélienne alors qu’ils desservent la cause palestinienne.

Encore une fois, l’antisémitisme historique, celui de Céline, de Brasillach ou du régime de Pétain ne s’en prenait pas à l’image du tankiste israélien. L’antisémitisme a frappé un peuple dont la culture minoritaire a disparu. La moitié des juifs Européens a été exterminée par les Nazis. Et le Sionisme s’est ingénié auprès des survivants à faire disparaître la spécificité du peuple juif en construisant un pays « ethniquement pur », reproduisant les mêmes tares que bien d’autres régimes qui ont cultivé ce mythe meurtrier.

L’antisémitisme a été un élément fondateur et fédérateur de toutes les formes de fascisme et il n’est pas étonnant que Le Pen reprenne régulièrement des thèmes antisémites. Mais l’antisémitisme n’a rien à voir avec l’antisionisme. Il y a des Juifs antisionnistes (peu hélas) et il y a en revanche beaucoup de fascistes qui ont, dans leur racisme anti-arabe, une certaine admiration pour Israël. Encore une fois, il faut lutter contre toute banalisation de l’antisémitisme et de l’antijudaïsme. Mais en s’engageant à fond dans le soutien à Sharon, les « institutions Juives » (je reviendrai plus loin sur le CRIF) favorisent la confusion et en profitent pour inciter les Juifs français à émigrer en Israël.

Le Sionisme et la réécriture de l’histoire

Il est symptomatique de constater que les dirigeants sionistes ont toujours eu le souci de propager une version de l’histoire du judaïsme qui fasse de la construction de l’État d’Israël un aboutissement naturel. Ainsi Shamir, à l’ouverture de la conférence de Madrid (1991, premier pas vers les accords d’Oslo) affirme que les Juifs sont en Palestine sans interruption depuis 4000 ans. C’est bien sûr faux. Entre la prise de Massada par les Romains (vers 130 ap JC) et l’arrivée de Juifs Espagnol en Galilée à la fin du XVe siècle, il n’y a quasiment plus de Juifs en Palestine, en tout cas beaucoup moins en proportion que dans les pays voisins. Ministre de l’Éducation de Sharon, Mme Livnat en rajoute une couche. « La Palestine a été envahie par les Arabes comme l’Espagne (!!). Les Juifs seraient majoritaires à Jérusalem depuis 1868 » etc. Des délires ? Certes, mais les partisans de la Grande Serbie déliraient aussi en affirmant que les Albanais étaient des envahisseurs venus du Caucase et les génocidaires du Rwanda déliraient en affirmant que les Tutsis étaient des étrangers venus d’Éthiopie. On a vu le résultat de ces délires.

Il est facile de réécrire l’histoire. Dans le Golan occupé, j’ai vu des villages dynamités, des mosquées écroulées. Par contre, à l’entrée de Qatzrin, la ville nouvelle israélienne, on a opportunément retrouvé les ruines d’une synagogue de l’Antiquité. Le tour est joué et l’annexion justifiée.

Le Sionisme se définit comme un « mouvement de libération national ». Il apparaît au moment de l’affaire Dreyfus et du pogrom de Kichinev. Jusqu’en 1945, il sera minoritaire parmi les Juifs européens. Il y avait 100.000 Juifs en Palestine au moment de la déclaration Balfour (1917) et 400.000 pendant la deuxième guerre mondiale (1/3 de la population de la Palestine). Les Juifs d’Europe à cette époque ont massivement abandonné toute pratique, voire toute croyance religieuse. Ils ont massivement adhéré aux idées révolutionnaires. On en trouve dans tous les partis et en particulier au PC. Pour les nazis, Juif=Bolchévik. un autre mouvement, le Bund, est hégémonique en Pologne. Il prône la libération des Juifs par la révolution socialiste, l’égalité des droits et l’autonomie culturelle. Bref, face aux communistes pour qui « il n’y a pas de question juive » ou aux sionistes qui revendiquent un territoire (avec le fameux mythe meurtrier de « la terre sans peuple pour un peuple san terre »), les Bundistes proposent une « émancipation des Juifs sur place, sans territoire spécifique.

Au départ, la « gauche » est largement majoritaire chez les Sionistes. Le Poale Sion sera en URSS un compagnon de route du P.C. jusqu’à son élimination par Staline. Les kibboutz sont fondés par des socialistes utopiques. Et les jeunesses sionistes (l’Hashomer Hatzaïr) serviront souvent d’antichambre à un engagement plus radical.

Mais les institutions juives qui s’installent en Palestine organisent dès le départ l’expropriation des Palestiniens de leurs terres. Dès 1930, apparaît la droite sioniste. son chef, Jabotinski, se définit comme « révisionniste ». C’est un admirateur de Mussolini qui prône l’expulsion de tous les Palestiniens.

C’est son programme que Sharon essaie d’appliquer aujourd’hui. La droite Sioniste n’est pas un accident de l’histoire. C’est la conséquence inévitable de toute logique nationaliste qui, au nom des prétendus intérêts d’un peuple, finit par nier les droits de tous les autres.

La Shoah

Israël est une conséquence indirecte de la Shoah. Avant Auschwitz, l’idée que la seule solution pour les Juifs était d’avoir un état était largement minoritaire. Le génocide perpétré par les Nazis représente bien la barbarie absolue, l’énergie de l’État le plus puissant du monde étant entièrement tournée vers l’extermination de masse. D’autres régimes barbares ont essayé d’imiter les Nazis mais sans en avoir les moyens. Et il serait ridicule de comparer les atrocités actuelles commises en Cisjordanie ou à Gaza avec la Shoah.

Les Sionistes affirment que si Israël avait existé, les Juifs auraient été sauvés. Mensonge évident. La résistance juive au Nazisme a été essentiellement communiste ou Bundiste. Les communistes juifs qui avaient massivement participé aux Brigades Internationales se sont engagés dans la résistance souvent contre l’avis du parti avant l’attaque de l’URSS par Hitler (voir l’exemple de Léopold Trepper, fondateur de « l’orchestre rouge »). Ils ont formé une large partie de la MOI (« Main d’Œuvre Immigrée »), principal groupe de résistance à Paris en 1943. Les Bundistes ont joué un rôle déterminant dans l’insurrection du ghetto de Varsovie. Tous les Juifs n’ont pas eu la même conscience. l’UGIF (Union Générale des Israélites Français), ancêtre du CRIF, a collaboré avec le régime de Pétain en donnant ses fichiers et en sacrifiant les Juifs étrangers (lire Maurice Rajsfus). Il y a eu des Juifs collaborateurs espérant naïvement sauver leur peau. Le groupe Manouchian exécutera le traître Davidowicz et les insurgés de Varsovie liquideront l’administration (juive) du ghetto !

Et les Sionistes ? il a existé très peu de groupes de résistance sionistes. En Palestine, de nombreux juifs se sont engagés dans l’armée anglaise (Moshé Dayan a perdu son œil en combattant les Pétainistes en Syrie) mais la droite sioniste est restée aveugle très longtemps. En 1942, le groupe Stern commettait toujours des attentats contre les Britanniques.

La fondation d’Israël

Avec l’ouverture des archives, des historiens « dissidents » israéliens ont pu réécrire la vraie histoire de la guerre de 1948. Ilan Pappé montre que l’image du « David israélien face au Goliath arabe » est assez largement une invention propagandiste. Consciemment, la « communauté internationale » et l’ONU ont choisi de faire payer au peuple palestinien les crimes du Nazisme dont il n’était pas responsable. La visite en Allemagne Nazi du grand mufti de Jérusalem, a été habilement utilisée.

Les Palestiniens appellent cette guerre la « Nakba » (la catastrophe). On sait maintenant qu’ils ne sont pas partis spontanément. Le plan « Dalet » (D en hébreu) avait prévu leur expulsion et la supériorité militaire israélienne ne faisait aucun doute. Des villes comme Lydda (Lod) ou Ramla ont été vidées de leur population palestinienne en une journée. Là où les Palestiniens sont restés (Haïfa, Nazareth), ils le doivent à la présence militaire de l’armée britannique. bien sûr, c’est l’Irgoun, bras armé de la droite de Begin, qui a réalisé le massacre de Deïr Yassine mais Pappé montre qu’il y avait complémentarité entre ces milices et la nouvelle armée israélienne. La responsabilité des régimes arabes est écrasante. Ils ne se sont pas vraiment battus, ils ont même pactisé avec les Israéliens (pour la Jordanie, c’est évident). Ils ont contribué à peupler le nouvel État d’Israël en incitant assez vivement le million de juifs des pays arabes à partir.

Une société à la dérive

Israël s’est fondé sur des mensonges (la terre sans peuple, le départ « spontané » des « Arabes ») et sur la négation de l’existence des droits du peuple Palestinien. Le pays s’est transformé en une tête de pont de l’impérialisme américain dans la région. Au départ, la justification de l’existence d’Israël était que c’était la seule solution pour les Juifs persécutés dans le monde entier. Cette justification ne tient plus. Seule, une minorité d’Israéliens a connu ces persécutions. L’arrivée massive des Juifs du Monde Arabe, des Juifs soviétiques ou l’émigration actuelle correspond à une autre histoire, celle d’un prétendu « retour identitaire ».

Le projet sioniste est devenu dès les années 50 un projet de conquête et de peuplement. Pour fabriquer l’Israélien nouveau, il a fallu détruire patiemment le « Juif », l’étranger, le cosmopolite, l’universaliste, l’exilé. Il a fallu liquider les langues de la Diaspora. Il a fallu redéfinir le Juif, définition forcément raciale et religieuse. Le pays est devenu théocratique. Alors que les « laïques » étaient largement hégémoniques au départ, les religieux les plus fanatiques ont surfé sur ce pseudo repli identitaire. La conquête de nouveaux territoires en 1967 était préméditée. Les plans militaires étaient prêts depuis longtemps. C’est la « gauche » qui a installé les premières colonies.

La formidable progression de la droite, de l’extrême droite et des religieux est le résultat de cette fuite en avant. L’arrivée au pouvoir de Begin en 1977, c’est un peu comme si Salan et l’OAS avaient pris le pouvoir en France pendant la guerre d’Algérie. Tous les dirigeants de cette droite ont commis des crimes de guerre : Begin à Deïr Yassine, Shamir en commanditant l’assassinat du comte Bernadotte, Sharon en permettant l’entrée des milices phalangistes à Sabra et Chatila. Il y a clairement des Juifs fascistes (aussi choquant que cela puisse paraître) : le rabbin Meïr Kahane (assassiné) fondateur du Kach, l’assassin de Rabin (dont la famille est venue du Yémen, voilà le résultat d’une destruction de ses racines) ou le ministre Libermann qui rêve de bombarder le barrage d’Assouan. L’extrême droite est à la fois « laïque » (des partis comme le Tsomet, le Moledet) et religieuse (le Shass, le PNR, le Goush Emounim). Le projet d’installer des colonies dans les territoires occupés en attirant les immigrants par des subventions, des loyers ridicules et des installations luxueuses est un projet fasciste. Toutes ces colonies devront être démantelées.

Et la gauche israélienne ? Majoritairement (l’establishment travailliste), elle rappelle Guy Mollet pendant la guerre d’Algérie. Elle a organisé ou approuvé tous les mauvais coups contre la Palestine. Elle soutient le gouvernement Sharon. Elle est prête à accepter un État Palestinien mais réduit à un bantoustan : sans unité, sans viabilité, sans terres, sans eau, sans capitale. Il existe heureusement une minorité vraiment pacifiste : les réfractaires qui proclament que l’occupation corrompt toute la société et une poignée de personnalités (Amira Hass, Michel Warchawski, Ilan Pappé, Ury Avnery). Quelques politiciens comme Yossi Beïlin, ou Abraham Burg évoluent vers ces positions.

En Diaspora, le Sionisme a transformé toutes les organisations juives en organisme de propagande et de soutien inconditionnel à la politique israélienne. C’est le cas notamment du CRIF (représentatif de rien du tout, la plupart des Juifs français qui ne fréquentent pas ce genre d’institution n’ont jamais été consultés).

Pour conclure

On me dit parfois : « Tu as de la chance. Comme Juif et fils de déportés, tu peux te permettre de dire certaines choses. Nous, on nous taxera d’antisémitisme. » (Moi, on me taxera de traître ou de Juif honteux). Il me semble qu’il faut raisonner autrement. Fait-on du racisme anti-arabe quand on dénonce le GIA ou les fous de Dieu ? N’y-t-il pas au contraire urgence à défendre les Arabes qui refusent l’intégrisme ? Pour le Sionisme, c’est pareil. Non seulement il commet des crimes contre le peuple Palestinien mais il constitue une pression intolérable contre les Juifs qui refusent la dérive nationaliste et le repli communautariste.

Le Sionisme représente pour l’histoire du Judaïsme un peu ce que représente Milosevic pour l’histoire du peuple Serbe : une dégénérescence, le résultat d’un processus nationaliste, un enfermement de la pensée dans une logique névrotique et au bout du compte beaucoup de crimes. quand je dis cela, je ne dit pas qu’il faut détruire Israël. On ne refera pas l’histoire et les dirigeants Palestiniens l’ont bien compris. Ils ont aussi fini par comprendre l’importance de la Shoah. Mais les mensonges fondateurs, « la loi du retour », l’arrogance, tout ceci doit cesser. La paix nécessitera à la fois un retrait de tous les territoires occupés, une égalité totale et une reconnaissance par l’État d’Israël de la « faute » originelle : les Palestiniens n’étaient pas responsables de la Shoah, on n’avait pas le droit de leur voler leur pays et de continuer à le faire.


Notes

[1] Référence : http://kropot.free.fr/Stambul-Israel.htm
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MessageSujet: la nouvelle question juive   Mer 22 Juil - 9:32



la nouvelle question juive

on pourrait formuler l'hypothèse suivante

la question juive demeure paradigmatique mais, sans besoin d'amalgamer toutes les variantes du sionisme d'avant le nazisme, le tournant décisif est évidemment la création de l'État d'Israël, puisqu'elle change en quelque sorte l'identité juive (voir le texte d'Edward Said plus haut)

la figure du juif errant, apatride, volontiers cosmopolite et progressiste, socialisant ou anarchiste, « sans patrie ni frontières », dès lors que l'Etat-Nation est créé, et créé sur la base d'une identité juive qui n'a pas d'unité ni ethnique, ni 'raciale', mais seulement d'une origine religieuse, se change en son contraire le plus absolu : la citoyenneté dans un Etat à base confessionnelle, forteresse assiégée qui ne cesse d'agrandir son territoire, avec une politique qui n'a rien à envier à l'apartheid sud-africain, que les gouvernements d'Israël soutiendront et armeront jusqu'au bout

l'universalisme juif, qui pouvait comme annoncer un monde sans frontières, se transforme en son contraire, au point de devenir aujourd'hui comme un modèle d'identité nationale à base non pas ethnique (pas plus d'ethnie juive que d'ethnie française) : la vraie religion d'Israël est la religion de l'État-nation, opium des peuples nationaux

si l'on considère le discours français, autour de l'identité nationale, il se fonde de plus en plus sur ce "nous" et "les autres" qu'on relevé plusieurs auteurs (Roland Simon, Saïd Bouamama...). Dans ce discours, autour non seulement des "issus" de l'immigration (entendre arabe ou africaine, aujourd'hui labellisés "musulmans" ou "islamiques"), mais des migrant.e.s en général et de la "menace" qu'ils représentent, "LaFrance" rêve d'être un pays où ces autres n'ont pas envie, ou aucune possibilité d'émigrer (voir article ci-dessous)

de ce point de vue, la nouvelle identité "juive", définie non tant par le sionisme mais par le besoin de l'existence d'Israël pour les puissances capitalistes occidentales, devient paradigmatique du souverainisme nouveau, à forte densité raciale

Israël : l’impossible politique migratoire Manon Duret Le Journal International 17 Décembre 2013


Manon Duret a écrit:
L’État hébreu accueille à bras ouvert les juifs, qui ne viennent plus. Il tolère par nécessité les travailleurs venus d’ailleurs, qui ne repartent plus. Et il ferme ses portes aux demandeurs d’asile, présents malgré tout et sans statut. Chronique d’une impossible politique migratoire du cas par cas.

Alors que les demandes de naturalisation israélienne chutent parmi la diaspora juive, qu’une énième tentative d’interruption des migrations Falash Mora a été annoncée, et que le mur de barbelé empêche tout nouveau clandestin d’entrer en Israël par la frontière égyptienne, l'Etat hébreu n'a toujours pas redéfini sa politique migratoire. Entre idéologie et réalisme, l'heure est au méli-mélo législatif.

Il y a ceux que l’on souhaite et ceux que l’on rejette. La politique migratoire d’Israël a toujours eu un caractère religieux. Nation de migrants par excellence, depuis 1949 Israël se définit comme terre d’accueil des juifs opprimés et appelle de ses vœux « le rassemblement des exilés » et l’Aliya, « la montée » des différentes communautés juives de la diaspora vers l’État d’Israël. À ce titre, la « loi du retour », votée le 5 juillet 1950, permet à tout juif de la diaspora de migrer et d’obtenir la nationalité israélienne par le biais des bureaux de « l’Agence Juive » présents dans de nombreux pays. Un grand problème se pose aujourd’hui aux autorités : que faire des migrants non-juifs demandant asile à Israël ?

L’Aliya a construit la nation israélienne. Juifs d’Europe, d’Amérique, puis d’Afrique du Nord ont constitué les vagues successives de migrants venus rejoindre la nouvelle nation. Aujourd’hui les arrivées massives proviennent de l’ex-URSS, Ukraine et Russie en tête, et d’Ethiopie. Encouragée, cette immigration n’en reste pas moins difficile. « Les Falashas sont encore les plus pauvres de la population israélienne », nous explique Lisa Anteby-Yemini, anthropologue au CNRS (IDEMEC - Université Aix-Marseille), étudiant les migrations africaines en Israël. « Anciens agriculteurs et artisans des Hauts Plateaux d’Éthiopie, ils peinent à se reconvertir dans l’économie israélienne » .
Partis pour vivre dans le pays de leur religion, mais aussi souvent pour fuir une situation économique difficile, les nouveaux arrivants sont aussi les plus dépourvus de la société d’accueil. Par définition, les membres de la diaspora juive viennent de cultures différentes. Les barrières de la langue, du niveau d’instruction, ou encore des particularismes religieux rendent inévitablement difficile l’intégration des nouveaux arrivants.

L’élection d’une Miss Israël « falasha », originaire d’Ethiopie en 2013 a encore suscité rejets et débats. Mais les difficultés d’intégrations qui ne sont pas propres aux juifs d’Ethiopie. Les migrants de l’Ex-URSS maîtrisent souvent mal l’hébreu et sont également discriminés. Malgré les difficultés d’intégration, les autorités appellent toujours au « retour » des Juifs. Cependant, les migrations strictement religieuses se tarissent. En témoigne la récente fermeture de l’Agence juive d’Addis-Abeba. Les foyers du judaïsme de par le monde se stabilisent. Aux Etats-Unis et en France, où vivent encore des communautés importantes, les candidats au départ se raréfient. Les Agences juives n’auront-elles bientôt plus de raison d’être ?

Les migrants invisibles

Il n’y a pourtant pas que des juifs en Israël. Depuis plusieurs dizaines d’années, par nécessité économique, Israël a toléré que d’autres populations viennent sur son sol. Elles ont été autorisées à venir en Israël à une seule condition : les migrants ne devaient être que de passage ; ne surtout pas s’installer. Israël a engagé des travailleurs temporaires. De nombreux accords ont été passés avec d’autres pays. Thaïlandais, Philippins, Bulgares, Turcs, Népalais et plus récemment Chinois peuvent désormais signer des contrats de travail pour une durée déterminée, d’une à trois années, et doivent retourner chez eux une fois le temps écoulé.

Les autorités israéliennes estiment que 180 000 de ces travailleurs résident actuellement sur le territoire. Main-d’œuvre de passage, arrivée souvent seule, effectuant les travaux dont personne ne veut, l’immigration de travail est vécue comme une nécessité, sans conséquence sur la société. Pourtant le bureau de la statistique israélienne estime que la moitié de ces travailleurs résident illégalement sur le territoire. Des couples se forment, des enfants naissent sur le sol israélien. Une fois leur contrat expiré, nombreux sont ceux qui continuent à exercer au noir. C’est typiquement le cas des Philippines travaillant comme domestiques. Elles seraient 1 000 à être restées cette année.

Mais le risque est ailleurs. Il provient de ces nouveaux migrants venus d’Afrique, ces familles entières, sans ressources, exilées, qui demandent asile en Israël, qui demandent à rester. Ce sont elles qui « menacent les fondements de la société, la sécurité et l’identité nationale », selon Benyamin Netanyahou. Non-juifs, ils viennent altérer la nature juive du pays. Pauvres, ils viennent poser à l’État d’Israël les mêmes problèmes qu’aux pays occidentaux. En 2012, l’État a voulu régler le problème par la construction d’un mur de barbelés de 5 mètres de haut à la frontière égyptienne. Que faire alors des milliers de refugiés présents dans le pays ? Vide juridique et cas par cas sont aujourd’hui la règle.

Israël, terre d’asile pour Africains en exil ?


Mur construit à la frontière égyptienne en 2012

Depuis une dizaine d’année, et surtout depuis 2005, affluent sur le territoire hébreu ces hommes et ces femmes venus d’Afrique. Ils sont actuellement 55 000 demandeurs d’asile. Erythréens fuyant la conscription militaire, Soudanais fuyant les persécutions et les guerres forment l’essentiel des refugiés, auxquels s’ajoutent essentiellement des Congolais et des Ivoiriens. Tous ces migrants ont traversé le désert du Sinaï pour atteindre la frontière israélienne. Parmi ceux qu’a rencontrés Lisa Anteby-Yemini, nombreux sont ceux qui projetaient de traverser la Méditerranée et se sont laissé convaincre par des passeurs de partir pour Israël. L’État hébreu est devenu l’itinéraire bis des migrations Est-Africaines du fait des dangers de la mer et de la fermeture des frontières européennes. Ceux qui arrivent jusqu’à la frontière sont retenus en détention au milieu du désert. Certains ont été victimes des trafics humains qui sévissent dans la région. La plupart nécessiteraient des soins médicaux et psychologiques.

Face à ce nouveau phénomène, l’État hébreu a adopté un dangereux système de titres de séjours provisoires, sans légiférer sur le statut juridique de ces nouveaux arrivants. Les autorités s’appuient sur un classement des demandeurs d’asile en terme de « risques » encourus dans leur pays d’origine. Les migrants venant de pays « à risques » ne sont pas sujets à un ordre d’expulsion immédiate. On leur délivre un titre de séjour de 3 à 6 mois renouvelable en fonction de la situation. Reste à savoir quels pays classe-t-on « à risques ». Pendant longtemps les Sud-Soudanais, originaires d’un « pays à risques » étaient tolérés en Israël. En juillet 2011, le Sud du Soudan est devenu un État. Israël l’a considéré comme un pays sûr. 1300 Sud-Soudanais ont été expulsés en juin 2012. Certains pays changent souvent de catégorie, c’est le cas du Congo ou de la Côte d’Ivoire. Si Erythréens et Soudanais tentent encore le voyage et représentent aujourd’hui 85% des demandeurs d’asile, c’est qu’ils savent qu’ils ne pourront pas être expulsés dans l’immédiat.

Assurés d’un sursis, leur situation reste précaire. S’ils possèdent un titre de séjour, en revanche ils n’ont pas droit au permis de travail. Les migrants sont tolérés sur le sol, mais aucune politique d’accueil ou d’aide sociale n’est mise en place. Officiellement, les employeurs faisant travailler des demandeurs d’asile sont dans l’illégalité. De fait, leur travail est toléré, évidemment. Les migrants travaillent dans les services, la restauration, et, même les municipalités les emploient pour le nettoyage des rues.

Migrants non-juifs, le cas de conscience d’Israël

Selon Lisa Anteby-Yemini, l’opinion publique israélienne distingue parfaitement ces trois figures de migrants : le juif, le travailleur et le demandeur d’asile. Et ces derniers cristallisent les tensions au sein de la société israélienne. Contre cette nouvelle immigration, mobilisations et actes racistes se sont multipliés ces dernières années, en particulier de la part des résidents des quartiers Sud de Tel-Aviv où se concentrent plus de la moitié des nouveaux migrants.

Régulièrement, associations de demandeurs d’asiles et ONG descendent dans la rue pour interpeller la population et les pouvoirs publics. Pour faire valoir leurs droits, ils en appellent à la Shoa, au souvenir de la nation juive, faite de migrants persécutés dans leurs pays, venus trouver refuge en Israël. Si la désignation de « réfugiés » leur est concédée dans le langage courant, et si ce discours touche la population, ONG et associations de réfugiés peinent à mobiliser les foules pour leur cause.

Les migrants réclament un accès aux soins, à de véritables permis de travail pour mettre fin à l’exploitation des travailleurs illégaux, un accès aux formations et surtout le statut de réfugié. Un statut qui leur permettrait de sortir de leur situation précaire et d’avoir des droits. Le statut de réfugié existe en Israël, mais il est quasiment impossible à obtenir. Depuis 1948, 200 personnes l’on obtenu, une seule l’année dernière.
Pour expliquer cette impasse juridique dans laquelle se trouvent 55 000 résidents d’Israël, Lisa Anteby-Yemini invoque un problème éminemment politique. Comment accorder le statut de réfugié, l’asile et la protection à des populations venues de lointains pays d’Afrique, alors qu’aucun statut n’est accordé aux populations palestiniennes ? Les autorités ne peuvent accorder à certains ce qu’elles refusent à d’autres.

Le mur, solution de tous les problèmes ?

Pour contrer l’afflux toujours plus important de demandeurs d’asile, Israël a construit un mur de barbelés tout le long de la frontière égyptienne. Les conséquences ont été immédiates. En septembre 2013, les autorités recensaient seulement 35 nouvelles entrées par la frontière contre 7 000 en septembre 2012. La construction du mur a permis de repousser la question légale des 50 000 Africains résidant sur le sol israélien, de repousser ailleurs les migrations illégales. Un mur qui en rappelle un autre. Israël est-il condamné à s’enfermer ?


Merci à Lisa Anteby-Yemini, anthropologue, chercheure au CNRS (IDEMEC – Université Aix-Marseille), d’avoir gracieusement répondu à nos questions.


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MessageSujet: "Antisémitisme et communauté nationale" Jacques Wajnsztejn 1990   Mer 22 Juil - 14:34

sans commentaire. Ce texte a 25 ans... Cherchez l'erreur depuis chez Temps Critiques et l'équilibre de ses considérations sur le racisme en France

Crise de l’État-Nation, octobre 1990, Jacques Wajnsztejn

Antisémitisme et communauté nationale

Jacques Wajnsztejn a écrit:
28 L'antisémitisme a revêtu plu­sieurs formes his­to­ri­ques. La première, celle de l'anti­judaïsme chrétien a à peu près dis­paru aujourd'hui sauf dans les cer­cles res­treints de l'intégrisme catho­li­que. Lui a succédé his­to­ri­que­ment, au xixe un antisémitisme natio­nal théorisé, par Drumont et Maurras et dont l'expres­sion culmi­nante fut l'affaire Dreyfus. Le Juif y est tou­jours dénoncé comme le Mal mais ce qui est nou­veau, il est aussi fer­ment de cor­rup­tion et de désagrégation du corps social de la nation. Cet antisémitisme natio­nal est aussi un antisémitisme social dans la mesure où il est l'expres­sion de clas­ses en décom­po­si­tion ou en muta­tion, dans une période de bou­le­ver­se­ment du mode de pro­duc­tion capi­ta­liste : deuxième révolu­tion indus­trielle, exode rural, tay­lo­risme, for­disme. Il est sur­tout le fait de pay­sans déracinés, de commerçants et de ren­tiers ruinés par la guerre ou l'infla­tion, d'ouvriers en situa­tion de sous-prolétaires. Cette forme d'antisémitisme est domi­nante en Europe à la fin du xixe siècle et jusqu'aux années 20. Le Juif est à la fois l'argent, le cos­mo­po­li­tisme, l'étran­ger. C'est sur lui que se cris­tal­li­sent les réactions popu­lis­tes anti­ca­pi­ta­lis­tes et les haines de la droite natio­nale.

29 Mais peu à peu les bases socia­les et natio­na­les de l'antisémitisme per­dent de leur force. Les fonc­tions écono­mi­ques spécifi­ques des Juifs décli­nent. De plus en plus de Juifs français ont rejoint les pro­fes­sions libérales ou intel­lec­tuel­les. Une immi­gra­tion nom­breuse venant de Pologne s'ins­talle tant bien que mal au bas de l'échelle sociale. L'unité de la com­mu­nauté se brise entre les Juifs natio­naux riches ou aisés qui sont indi­vi­dua­lisés et assi­milés et les Juifs immigrés plus pau­vres dont le statut est sou­vent celui d'apa­tride. Le même phénomène se pro­duit en Allemagne où existe une « classe intel­lec­tuelle » et une culture ger­mano-juive. Il en découle une dilu­tion de l'image du Juif. C'est la spécifi­cité de l'antisémitisme nazi que d'avoir rajouté aux bases sociale et natio­nale défaillan­tes de l'antisémitisme, un antisémitisme bio­lo­gi­que qui va per­met­tre de rendre de nou­veau claire l'image du Juif. C'est que la puis­sance de la com­mu­nauté juive avait fait oublier que le Juif c'est celui qui s'infil­tre (d'où la fréquente assi­mi­la­tion à droite entre Juifs et Francs-Maçons13). Il faut donc le dévoiler et le désigner. La théorie des races va appor­ter des jus­ti­fi­ca­tions… et des « solu­tions » à l'antisémitisme. En effet, ce qui dis­tin­gue l'antisémitisme des autres formes de racisme, c'est l'objet du racisme : le Juif n'a jamais vrai­ment été l'« inférieur » contrai­re­ment au colo­nisé. Il a ses valeurs, sa culture, et on ne lui dénie pas le droit de se mêler aux autres au moins en tant qu'indi­vidu. Le Juif riche et dis­tingué, puis l'intel­lec­tuel brillant est invité dans les salons de la bonne bour­geoi­sie. Avec le natio­nal-socia­lisme, le Juif, « inu­tile » et « nui­si­ble » va être rabaissé au nom de la pureté de la race, rabaissé au rang d'« Untermensch ». L'antisémitisme bio­lo­gi­que pourra ainsi jus­ti­fier et déculpa­bi­li­ser l'antisémitisme social latent qui trans­pire tou­jours des rap­ports mar­chands. Une fois cela admis, tous les débor­de­ments sont permis, aussi bien ceux des antisémites qui peu­vent enfin exer­cer impunément leur lâcheté (les Juifs sont des sous-hommes) que ceux d'un État qui se présen­tera comme le bras armé de la puri­fi­ca­tion aryenne et natio­nale.

30 Depuis la fin de la Seconde Guerre mon­diale, l'antisémitisme a reculé ou du moins a dis­paru du devant de la scène, sauf dans les pays européens du bloc soviétique. Cela n'est pas dû uni­que­ment au sen­ti­ment de culpa­bi­lité qui a suivi par­tout la dépor­ta­tion et l'exter­mi­na­tion des Juifs mais au fait que les Juifs n'occu­pent plus une posi­tion par­ti­culière dans la société ; les bases de l'antisémitisme social ont dis­paru : le système capi­ta­liste qui, main­te­nant, va jusqu'à se passer du bour­geois, a encore moins besoin d'un intermédiaire, d'un agent de trans­mis­sion de la valeur. L'argent cir­cule libre­ment, abs­trai­te­ment et de façon ano­nyme. Le Juif ne peut plus être une représen­ta­tion de la cons­cience popu­laire (les « 200 famil­les » non plus d'ailleurs !) ; les bases de l'antisémitisme natio­nal aussi : le Juif n'est plus l'image d'une com­mu­nauté au sens fort, com­mu­nauté qui, faut-il le rap­pe­ler, n'était pas représentée par un État-Nation avant la création de l'État d'Israël. Cela non plus n'existe plus : le mou­ve­ment sio­niste est devenu un mou­ve­ment natio­na­liste et la nais­sance puis les dif­fi­cultés de survie de l'État israélien ont pro­voqué une iden­ti­fi­ca­tion des Juifs à « leur État », y com­pris dans la dia­spora où l'iden­ti­fi­ca­tion se fait de façon plus contra­dic­toire14.

31 Tout cela ne veut pas dire qu'il n'y ait plus de base à l'antisémitisme mais son dévelop­pe­ment procède différem­ment à partir de situa­tions qui ont changé. Les formes actuel­les de sa réacti­va­tion sont sur­tout poli­ti­ques, même si on retrouve derrière d'autres déter­mi­na­tions. L'une d'entre elles pro­vient de la situa­tion inter­na­tio­nale et de la place de l'État d'Israël dans les conflits du Moyen-Orient, de son rôle dans le problème pales­ti­nien. L'anti­sio­nisme qui en découle, en France et en Allemagne par exem­ple, est plus lié à une haine de l'État d'Israël, parallèle à la haine des États-Unis, qu'à un antisémitisme vérita­ble. Il ne touche d'ailleurs qu'une toute petite partie de la popu­la­tion15, car glo­ba­le­ment les popu­la­tions des pays indus­tria­lisés sont pro-israélien­nes par ara­bo­pho­bie et anti-isla­misme. Une autre forme poli­ti­que de réacti­va­tion de l'antisémitisme s'exprime dans les ana­ly­ses qui font remar­quer que, si les Juifs ont perdu leur puis­sance écono­mi­que à l'époque du grand capi­tal et des mul­ti­na­tio­na­les, ils n'auraient pas perdu leur puis­sance qui siègerait main­te­nant au cœur du nou­veau pou­voir des société moder­nes, c'est-à-dire dans les médias. De là ; les atta­ques cons­tan­tes du Front National contre la presse et les intel­lec­tuels anti-français. L'assi­mi­la­tion argent-Juif cède alors la place à l'assi­mi­la­tion intel­lec­tuel-Juif. Mais cet antisémitisme fonc­tionne mal. Tout d'abord la posi­tion poli­ti­que du fn n'est pas exempte de contra­dic­tions ; une partie du fn est clai­re­ment pro-israélienne par ara­bo­pho­bie et son racisme ordi­naire lié sur­tout à la guerre d'Algérie ne laisse pas beau­coup de place à l'antisémitisme ; l'autre frac­tion du fn est plus proche des posi­tions des petits grou­pes fas­cis­tes antisémites et pro-pales­ti­niens, pro-natio­na­lis­tes arabes ou bien des grou­pes intégris­tes catho­li­ques qui n'ont jamais renoncé à l'anti­judaïsme pri­mi­tif. Le Pen oscille entre ces deux posi­tions et vient dernièrement avec le conflit du Golfe, de se ranger derrière le natio­na­lisme arabe, essen­tiel­le­ment parce qu'il y voit une barrière face au dévelop­pe­ment de l'intégrisme musul­man, ce qui impli­que une plus grande dis­tance vis-à-vis d'Israël. Autre dif­fi­culté pour l'éclo­sion de ce nouvel antisémitisme, l'assi­mi­la­tion pres­que par­faite des Juifs à la société française. Le Juif n'est pas « repérable » pour les « larges masses ». Il faut donc que le fn montre l'ennemi du doigt, ce que fai­sait déjà l'heb­do­ma­daire Minute depuis vingt ans, qu'il traque les noms d'emprunt, recher­che les ori­gi­nes. L'ima­gi­naire du com­plot et de la société secrète doit être for­te­ment réactivé car la clientèle poten­tielle du dis­cours antisémite, c'est-à-dire les indi­vi­dus mal repro­duits par leur classe en crise et par l'État du capi­tal moderne ne voient pas dans la com­mu­nauté juive, qui a perdu une grande partie de ses caractères, le prin­ci­pal obs­ta­cle à la refor­ma­tion de leur propre com­mu­nauté. C'est bien là, même si il y a des res­sem­blan­ces, la grande différence avec les années 20 et 30. On ne peut plus du tout par­ti­cu­la­ri­ser les Juifs en tant que com­mu­nauté16 et comme la par­ti­cu­la­ri­sa­tion bio­lo­gi­que n'était qu'un bluff scien­ti­fi­que mis en place par les nazis, l'ima­gi­naire antisémite vient à man­quer de réalité.

32 Pour toutes ces rai­sons, il n'est plus qu'un élément secondaire d'incan­ta­tion natio­nale. Plus grave, la mise en avant systémati­que de l'antisémitisme est sou­vent l'œuvre des « anti-racis­tes » poli­ti­ques de toute obédience qui cher­chent à camou­fler par l'hor­reur que représente l'antisémitisme, le consen­sus sur l'immi­gra­tion.

notes

13 - Si la droite natio­nale a sou­vent associé Juif et Maçon, là encore le natio­nal-socia­lisme a innové en asso­ciant le plus sou­vent Juif à bol­che­vi­que. C'est que pour Hitler le cos­mo­po­li­tisme juif s'expli­quait par l'exis­tence d'une double figure du Juif, à la fois capi­ta­liste et révolu­tion­naire. Il ne faut pas oublier que le pre­mier livre d'Hitler s'inti­tu­lait Le bol­che­visme de Moïse à Lénine  ! (cité par Saül Friedländer, Reflets du nazisme, Paris, Le Seuil.)

14 - Lire les décla­ra­tions du grand rabbin Sitruk, inter­view du Monde, 30/9/90.

15 - L'anti­sio­nisme se réduit sou­vent à l'extrême droite révolu­tion­naire, à une partie des popu­la­tions immigrées d'ori­gine arabe ou musul­mane et enfin à une frange de l'extrême gauche. Cela ne veut pas dire qu'il ne puisse pas se pro­duire des dérapa­ges et cer­tains grou­pes de lutte armée ont effec­ti­ve­ment « dérapé » jusqu'à trier des Juifs parmi leurs otages, iden­ti­fiant ainsi tota­le­ment des indi­vi­dus à leur État, c'est-à-dire en fait en leur déniant tout indi­vi­dua­lité.

16 - Cette affir­ma­tion est juste... mais à nuan­cer. On assiste actuel­le­ment à un double mou­ve­ment. D'un côté, des intel­lec­tuels juifs ashkénazes ayant appar­tenu à l'extrême gauche mais ayant aban­donné un prolétariat qui les avait aban­donnés, se gar­ga­ri­sent d'une « iden­tité juive » dont on saisit mal les com­po­san­tes puisqu'ils se décla­rent par ailleurs laïcs. (On pour­rait dire que, comme pour les révision­nis­tes d'extrême gauche, l'aban­don de la théorie du prolétariat et du prolétariat-guide conduit à la recher­che d'ersatz.) De l'autre côté, on voit se dévelop­per un intégrisme juif à l'ini­tia­tive des juifs sépha­ra­des, ce qui pro­duit dans cer­tai­nes villes ou quar­tiers la refor­ma­tion d'une com­mu­nauté mais uni­que­ment sous sa forme reli­gieuse. Ce mou­ve­ment par bien des côtés rap­pelle le nou­veau com­mu­nau­ta­risme musul­man. Les événements d'Annecy de 1989-1990 sem­blent mon­trer que le rejet de pra­ti­ques judaïques ouver­tes par la popu­la­tion locale res­sort plus du rejet de toute pra­ti­que com­mu­nau­taire, juive ou musul­mane, que de l'antisémitisme. Mais cela reste pour le moment à l'état d'hypothèse.


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MessageSujet: Le nombre des actes antisémites a fait un bond de 84% sur cinq mois   Mer 22 Juil - 23:46


Les actes islamophobes et antisémites en nette progression au premier semestre en France
Le Monde.fr avec AFP


Un membre de la communauté juive constate, le 17 février 2015,
les dégâts dans le cimetière juif de Sarre-Union où environs 300 tombes ont été vandalisées

Citation :
Les actes antisémites ont augmenté de 84% entre janvier et mai par rapport aux cinq premiers mois de l'an dernier, et de 161% par rapport à la même période de 2013, a annoncé lundi le Service de protection de la communauté juive (SPCJ).

Le SPCJ est l'organisme qui veille à la protection des lieux communautaires juifs et recense, en lien avec le ministère de l'Intérieur, les actions et menaces antisémites ayant fait l'objet d'un dépôt de plainte ou de main courante.

De janvier à mai, 508 actes antisémites, dont les quatre assassinats commis le 9 janvier par Amédy Coulibaly à l'Hyper Cacher de la Porte de Vincennes où 28 personnes ont été prises en otage, ont été recensés, contre 276 en 2014 et 195 en 2013 sur la même période, écrit le SPCJ sur sa page Facebook, sous le titre "2015: l'antisémitisme a encore tué en France".

La catégorie "actions violentes" (attentat, homicide, incendie, dégradation, vandalisme...) est affichée en hausse de 59% par rapport aux mêmes mois de 2014, et de 124% si on prend en compte cette période en 2013.

Les "menaces" (propos, tract, courrier, inscription, etc.) progressent plus encore (+94% par rapport à 2014, +174% comparativement à 2013).

Le nombre des actes antisémites avait doublé (+101%) en France sur toute l'année 2014 par rapport à 2013, avec une hausse des violences cette fois plus marquée que celle des menaces.

Le gouvernement a présenté mi-avril un plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, doté de 100 millions d'euros sur trois ans, pour faire face à la hausse "insupportable" des actes de haine en France.

en relation

Les actes islamophobes et antisémites en nette progression au premier semestre en France Le Monde.fr avec AFP

Le Monde a écrit:
Les organisations communautaires juives et musulmanes de France s’inquiètent d’une flambée des actes (attentats, violences, incendies…) et des « menaces » (propos, gestes, écrits) antisémites et antimusulmans depuis janvier.

La France, où vit la plus grande communauté musulmane d’Europe, avec quelque cinq millions de membres, a ainsi connu 274 actes et menaces antimusulmans au premier semestre 2015, a annoncé l’Observatoire national contre l’islamophobie (ONCI) vendredi 17 juillet. Un chiffre en hausse de 281 % par rapport à la même période l’an dernier, au cours de laquelle 72 actes antimusulmans avaient été répertoriés.

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MessageSujet: Le cousin de Michelle Obama nommé Président de la communauté juive noire mondiale   Jeu 23 Juil - 0:07




Le cousin de Michelle Obama nommé Président de la communauté juive noire mondiale
atlantico 20 juillet 2015


Le rabbin Capers Funnye avec le couple Obama à la Maison-Blanche en 2009 (bethshalombz)

Citation :
Capers Funnye, le cousin de Michelle Obama va être nommé à la fonction de dirigeant de la communauté juive noire mondiale. Elevé dans la religion méthodiste, puis converti au judaïsme, Capers Funnye est devenu rabbin à la Bnai Zaken Ethiopian Hebrew Congregation de Chicago, rassemblant de nombreux juifs originaires d'Ethiopie. D'après le Conseil Juif International des Rabbins (International Israelite Board of Rabbis IIBR), Funnye occupera un poste stratégique inoccupé depuis 16 ans suite à la mort du Rabbin Levi Ben Levy.

Surnommé  "le rabbin d'Obama" par les médias américains, il exerce depuis près de trente ans à Chicago, ville dont le président des Etats-Unis a été maire. Le Conseil Juif International des Rabbins l'a désigné à l'unanimité pour occuper ce poste et il aura pour mission de représenter les communautés juives noires presentes du monde entier (notamment en Afrique du Sud, Nigeria, Ouganda, Caraibes) et de maintenir un dialogue permanent avec les autres communautés juives d'Europe et des Etats-Unis.

Le rabbin est très honoré de représenter la communauté juive noire dans le monde et estime primoridial de renforcer le dialogue interreligieux et la visibilité des juifs falashas d'Ethiopie et d'Israel. Le chanteur Bob Marley était un symbole du rapprochement entre les communautés juive et noire avec le mouvement rastafari et il se considérait lui-même comme un descendant des hébreux dans sa chanson "Iron Lion Zion".



Un grand rabbin chez les Obama Aaron Weisz 13 juillet


Rabbi Capers Funnye

Le cousin de Michelle Obama vient d’être ordonné Grand rabbin à Chicago.

Citation :
Un nouveau membre éminent dans la famille Obama. Après Barack, qui est bien sûr le Président des Etats-Unis d’Amérique, Michelle, qui en est la First Lady, voici Capers Funnye, le cousin de cette dernière. Signe particulier : il vient d’être ordonné Grand rabbin à Chicago !


Selon JTA, le bureau israélite international a nommé Capers Funnye Grand rabbin de la communauté mondiale des juifs noirs, très présente aux Caraïbes et dans de nombreux pays du continent africain. Le dirigeant de la Beth Shalom Bnai Zaken Ethiopian Hebrew Congregation aura notamment pour objectif de renforcer les liens avec les juifs éthiopiens en Israël.

Mais la question décisive étant de savoir qui préparera le couscous-boulettes qui sera dégusté à la Maison Blanche les shabbat ?


Dernière édition par Patlotch le Jeu 23 Juil - 2:15, édité 1 fois
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MessageSujet: Benjamin Netanyahu, maître à penser de monsieur Yves Coleman   Jeu 23 Juil - 21:00

Benjamin Netanyahu, maître à penser de monsieur Yves Coleman : Mondialisme.org réussit son examen d’entrée dans l'extrême-droite sioniste Jean-Marc Capellero-Rabinovitz, UJFP 17 juillet 2015

(comme le montre l'article, ce titre n'est pas à prendre au premier degré : c'est un détournement ironique du texte d'Yves Coleman "Edouard Drumont, maître à penser de Mme Houria Bouteldja : les Indigènes de la République réussissent leur examen d’entrée dans l’extrême droite gauloise")

il faut toutefois préciser qu'Yves Coleman est le webmestre du site Mondialisme.org, qui comporte sa revue NPNF, Ni patrie ni frontières, des groupes disparus d'ultragauche, des textes de Temps Critiques, mais aussi Échanges et Mouvement d'Henri Simon, qui n'a rien à voir avec les délires obsessionnelles d'Yves Coleman. La réputation d'Echanges permet néanmoins à Coleman de se donner un vernis de position « de classe » introuvable dans ses textes comme toute critique sérieuse du capitalisme. Les textes de Coleman noyant les autres, Mondialisme.org apparaît comme la vitrine exclusive des thèses d'Yves Coleman sur l'antisémitisme DE gauche...

comme j'ai eu maintes occasions de dire peu ou prou la même chose, y compris en mémoire de mes ami.e.s et camarades juifs et juives, c'est sans commentaire, mais non sans soulagement je propose ce texte plus instruit en la matière que les miens. Sûement parce que je ne suis pas juif, et que la question du "sionisme" ne m'a jamais paru aussi importante que la critique radicale du capital, que monsieur Coleman ne fait nulle part, ce qui complète son portrait de grand monsieur propre de l'anarchisme et de l'extrême-gauche...


Jean-Marc Capellero-Rabinovitz a écrit:
On aurait pu croire, ingénument, que le philosémitisme, entendu comme "forme sournoise d’antisémitisme" [1], épargnerait la gauche radicale pour ne frapper que la droite prétendument "socialiste", de même que toutes les variétés de droite "forte" ou non, qui communient dans la même célébration inconditionnelle de l'Etat d'Israël.

Las! Dans son article "Antisémitisme DE gauche : définition et fonctions politiques" [2], daté du mercredi 3 juin 2015, monsieur
Coleman, qui exerce un magistère depuis son site Mondialisme.org [les textes d'Echanges et mouvement, et ceux d'Henri Simon, y sont noyés], présente désormais tous les symptômes d'un philosémitisme galopant à tendance hallucinatoire. Avec un sens de l'à-propos qui n'appartient qu'à lui, il a concentré sa petite artillerie sur notre camarade Pierre Stambul, 6 jours avant que Pierre ne "bénéficie" des services d'une des unités dites d'élite de l'appareil d'Etat, en l'occurence le RAID, après une opération d'intoxication menée semble-t-il par un pirate informatique franco-israëlien [3].

Il serait quelque peu injuste de reprocher à monsieur Coleman de ne pas disposer de talents divinatoires, qui lui auraient épargné ce timing "malencontreux". Il existe toutefois une règle d'Or entre révolutionnaires, ce qu'il prétend être : la solidarité inconditionnelle face à la répression. Les camarades "Juives et Juifs révolutionnaires", qui animent le site du même nom, ne s'y sont pas trompé-e-s. Le jour même de l'agression de Pierre Stambul, leur site proclamait : "Nous dénonçons l'interpellation de Pierre Stambul par le RAID durant la nuit. Quels que soient nos désaccords..." [4]. Qu'elles et ils en soient publiquement remercié-e-s.

Nous sommes le vendredi 17 juillet 2015 : à moins de n'avoir fait que de la spéléologie depuis le 9 juin ou d'être coupé d'Internet, ce qui n'est pas le cas - son site étant régulièrement mis à jour, monsieur Coleman a difficilement pu manquer l'attaque dont Pierre Stambul a été victime. Nous allons tenter de comprendre les raisons très politiques pour lesquelles il a "omis" d'assurer notre camarade de sa solidarité.

"L’antisionisme est une absurdité politique et conceptuelle"
(sic) [2]

Je cite monsieur Coleman :
Yves Coleman a écrit:
"L'antisionisme est une absurdité politique et conceptuelle : autant la critique féroce du sionisme avait un sens AVANT la création de l'Etat d'Israël, autant aujourd'hui être «antisioniste» signifie soit que l'on veut retourner dans les années 30 à bord d'une machine à remonter le temps et faire comme si le judéocide n'allait pas avoir lieu (...) ; soit que l'on est pour l'expulsion des Israéliens de Palestine... et dans ce cas mieux vaudrait avoir un bon plan B à disposition. (...)" [2]

Pour ce qui est de "l'expulsion des Israéliens de Palestine", la lecture de la Charte de l’UJFP aurait évité à monsieur Coleman une telle ineptie :
Yves Coleman a écrit:
"Le conflit entre Israéliens et Palestiniens ne peut être résolu qu’en mettant un terme à la domination d’un
peuple par un autre, et en mettant en oeuvre le droit à l’autodétermination pour le peuple palestinien, (...). Le droit à l’autodétermination est déjà, bien entendu, clairement établi pour le peuple israélien." [5]

Quant à l'inanité de l'antisionisme de nos jours, il pourrait être instructif de savoir ce que pensent les dirigeants de l'Etat d'Israël de l'actualité ou du caractère obsolète de la référence au sionisme.

Florilège :
Benjamin Netanyahu : "C’est le véritable camp sioniste qui sera au pouvoir, et Jérusalem ne sera pas divisée" [6].

Avigdor Liberman : "J’exhorte tous les citoyens d’Israël à aller voter pour un parti sioniste - peu importe si c’est Meretz, Yisrael Beiteinu, ou Bayit Yehudi - ce qui est plus important, c’est d’aller voter pour un parti sioniste parce qu’il est important de préserver le caractère juif et sioniste de l’État d’Israël" [7]. (Monsieur Liberman semble légèrement douter des capacités de compréhension de ses auditeurs...)

Naftali Bennett : "Il fonce à toute allure en direction des [électeurs] sionistes religieux, ceux qui disent que pour des raisons idéologiques, ils renoncent à leur propre parti pour le Likoud, afin de ne perdre la chance d’avoir un gouvernement de droite" [8].

Moshé Bougy Yaalon : "J’ai dirigé des opérations contre les forces paramilitaires de l’Autorité palestinienne, les milices du Fatah et les forces du Hamas à Gaza et en Cisjordanie. Depuis le début du conflit, avant la création de l’Etat, et durant les années qui ont suivi les Accords d’Oslo, la volonté des dirigeants sionistes était d’aboutir à un compromis historique en convainquant les Palestiniens de renoncer à “la lutte armée” et à toute forme d’opposition (...)" [9].

Ayelet Shaked : "Il faut arrêter de s'excuser, il faut redevenir sioniste !" [10].

De toute évidence, les dirigeants d'Israël n'ont pas lu les profondes considérations de monsieur Coleman et ne savent pas que l'antisionisme, et donc le sionisme, sont des notions totalement désuètes. Cette regrettable ignorance les conduit à des "écarts de langage", que nous allons maintenant examiner.

De la comparaison des gouvernements israéliens au IIIe Reich

Précisons d'emblée que cet intertitre ne saurait être compris comme une incitation à ce type de parallèle. De la même façon que le terme "fasciste" est trop souvent employé inconsidérément, lui faisant perdre la caractérisation précise d'un régime politique et de son idéologie, de la même façon, la qualification de "nazi" ne peut être banalisée. Hélas, les dirigeants sionistes (le paragraphe précédent nous autorise à les nommer ainsi) ne "facilitent" toutefois pas les choses, comme nous allons le voir.

Commençons par les amalgames de monsieur Coleman, qui le conduisent à qualifier Pierre Stambul d'irresponsable :

Yves Coleman a écrit:
"l'antisionisme (...) peut parfois conduire à des conclusions antisémites (...) lorsque la politique des gouvernements israéliens est systématiquement comparée à celle des nazis ou lorsque «certains dirigeants sionistes» sont accusés d'avoir été complices des nazis (...) Comme le fait, de manière totalement irresponsable, Pierre Stambul de l'UJFP car il sait que ce type
d'arguments sont employés par les négationnistes : «Nous savons que l'instrumentalisation du génocide nazi par les sionistes est une escroquerie. Les sionistes n'ont joué qu'un très faible rôle dans la résistance juive au nazisme. Certains de leurs dirigeants se sont fortement compromis avec le nazisme.»" [2]

Joli tour de passe-passe, qui fait dire à Pierre ce qu'il n'a pas dit, à savoir que les sionistes sont des nazis. Quant à savoir pourquoi certain-e-s ont fait cette comparaison, se reporter à leurs propos exacts pourrait nous éclairer.

A propos de "l'armée la plus morale du monde", qui affirma, "pendant l’invasion du Liban en 1982 (que) les excès des soldats israéliens au Liban démontraient (...) « l'existence d'une mentalité judéo-nazie »" [11]? Réponse : Yeshayahou Leibowitz, sioniste engagé, "rédacteur en chef de l’Encyclopédie hébraïque", attaché à la pratique des Mitsvots (commandements requis par la Torah) et grand admirateur de Maïmonide [12].

Quel est le raisonnement de Yeshayahou Leibowitz ?
Yeshayahou Leibowitz a écrit:
"Voilà le problème clef : la désobéissance à un ordre légal. Mais cette conception selon laquelle il est interdit de désobéir à un ordre légal, c'est une conception fasciste, nazie. Maintenant, vous comprenez ce que je veux dire quand j'utilise le terme « judéo-nazi » ? Pourquoi Israël a-t-il condamné Adolf Eichmann à la potence et l'a-t-il pendu ? Eichmann n'a fait qu'accomplir les ordres légaux donnés par ses supérieurs. Voilà pourquoi, quand j'entends des gens affirmer que l'ordre légal donné constitue le critère suprême de la conduite d'un soldat, je leur lance : « Vous êtes des judéo-nazis ! »" [13].

D'auteurs dont les noms seront précisés plus loin :

Yeshayahou Leibowitz a écrit:
"Parmi les phénomènes politiques les plus perturbateurs de notre époque, on peut compter l'émergence, à l'intérieur de l'Etat d'Israël (...) du "Parti de la Liberté" (...) apparenté, dans son organisation, ses méthodes, sa philosophie politique et ses prétentions sociales, aux partis politiques nazis et fascistes. (...)"
[14].

Quel fait a bien pu inspirer un tel emportement chez ces auteurs? Celui-ci :
Yeshayahou Leibowitz a écrit:
"C'est dans ses actions que (ce) parti terroriste trahit ses réelles aspirations (...) Un exemple choquant a été donné par leur comportement au sein du village arabe de Deir Yassin. (...) Le 9 avril, selon le New York Times, des groupes terroristes ont attaqué ce paisible village, qui n'était en rien unobjectif militaire dans ce conflit, et ont tué la plupart de ses habitants (240 personnes : hommes, femmes, enfants )."[14]

Qu'est-ce qui motive leur lettre d'alerte ? Qui sont donc les "irresponsables", probablement antisémites, qui ont commis cette lettre ? Entre autres : Hannah Arendt et Albert Einstein. Pour des raisons qui m'échappent, cet appel a échappé à l'immense érudition de monsieur Coleman.

Cette controverse est-elle dépassée ? Malheureusement, il y a une chose que l'on ne peut pas reprocher aux Netanyahu, Liberman et consorts, c'est la cohérence entre leurs paroles et leurs actes.

Second florilège :

Naftali Bennett, actuel ministre israélien de l'Education : "J'ai tué beaucoup d'Arabes dans ma vie. Et il n'y a aucun problème avec ça". [15].

Avigdor Liberman, ex-ministre israélien des Affaires étrangères : "Ceux qui sont de notre côté (NB : les Arabes israéliens) méritent beaucoup, mais ceux qui sont contre nous méritent de se faire décapiter à la hache" [16].

Moshe Feiglin (candidat doté de 24% des suffrages, face à Netanyahou, lors des primaires du Likoud de 2007), au quotidien Haaretz, en 1995 : "Hitler était un génie militaire inégalé. Le nazisme a fait passer l’Allemagne d’un bas niveau à un niveau physique et idéologique fantastique. Les jeunes loqueteux ont été transformés en une catégorie propre et ordonnée de la société et l’Allemagne a disposé d’un régime exemplaire (...)" [17].

Faisons un détour parmi les autorités religieuses de "l’État juif et sioniste d’Israël" [7]. Ovadia Yosef (élu grand-rabbin séfarade d'Israël en 1973) : "Les six millions de malheureux juifs qu'ont tués les nazis ne l'ont pas été gratuitement. Ils étaient la réincarnation des âmes qui ont péché" [18]...

Je laisse chaque Juive, chaque Juif ayant perdu des proches dans l'enfer nazi et/ou lors des pogroms en Europe méditer ces deux dernières citations et en prendre la pleine mesure : l'Etat d'Israël n'est pas notre refuge, mais un vecteur majeur de l'antisémitisme dans le monde. La compassion dont nous, Juives et Juifs, avons bénéficié après les révélations des crimes nazis est détruite et souillée jour après jour par les agissements et les propos criminels des dirigeants sionistes.

Netanyahu, monsieur Coleman et le droit au retour des Palestiniens

Le titre de cet article, quelque peu provocateur, semblera sans doute excessif. Excessif, il ne l'est guère plus que : "Edouard Drumont, maître à penser de Mme Houria Bouteldja : les Indigènes de la République réussissent leur examen d’entrée dans l’extrême droite gauloise" [19].

Monsieur Coleman aurait peut-être (?) pu s'épargner la rédaction d'un article aussi outrancier que malhonnête en lisant la "Lettre ouverte de Rudolf Bkouche au premier ministre : « Votre déclaration "philosémite" n’est qu’une forme sournoise d’antisémitisme »" [1] ou, de Yitzhak Laor, "Le nouveau philosémitisme européen et le «camp de la paix» en Israël" (La Fabrique, Paris, 2007).

Mais "quid" du rapprochement entre Benjamin Netanyahu et monsieur Coleman ? Ceci : "Benyamin Netanyahu campe sur les positions qu'il avait fixées lors de son discours prononcé à l'université Bar Ilan en 2009. Il refuse de négocier sur la base des frontières de 1967, il refuse le gel des colonies, le droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et 1967" [20].

Et voici le point de vue de monsieur Coleman sur la résolution 194 de l'ONU
Yves Coleman a écrit:
"Autant le versement d’une indemnisation semble raisonnable, autant le « droit au retour » est une aberration pour les Palestiniens - mais aussi pour les Juifs du monde entier." [21].

Notons, pour la forme, qu'une confusion est ici faite entre le "droit au retour" des réfugié-e-s palestinien-ne-s, visé par la résolution 194 du 11 décembre 1948 de l'ONU [22], et la "loi du retour", votée par la Knesset le 5 juillet 1950, qui "octroie automatiquement à tout individu juif la nationalité israélienne lors de sa demande d'immigration." [23]. Quant au fond, s'il y a bien ici une "aberration", c'est de ne pas proclamer avec force l'injustice qu'Eyal Sivan a si parfaitement résumée : "Comment faire accepter à un Palestinien né à Jaffa qu'il n'a pas le droit d'y revenir, alors qu'un juif né à Paris peut, lui, s'y installer ?" [24].

Il est vrai que le concept d’autodétermination semble un peu abscons pour notre docte pourfendeur des antisionistes : que les conditions d'établissement de deux Etats, d'un Etat binational (ou du refus d'un Etat-Nation) appartiennent aux peuples concernés ne semble pas l'effleurer. Il est désormais en bonne compagnie, entre Netanyahu et François Hollande, lequel abonde dans son sens : "Demander à Israël d'accepter le droit au retour des réfugiés palestiniens n'aurait pas de sens..." [25].

Le(s) sionisme(s), exégèse selon Coleman

Yves Coleman a écrit:
"N’en déplaise à Pierre Stambul, qui n’est pas un ignorant, LES « sionistes » cela n’existe pas, il y a plusieurs types de « sionistes », en clair de nationalistes israéliens ou de partisans de l’existence de l’Etat d’Israël. Et en général le terme « sionistes » est un mot codé pour dire « Juifs »." [26].

Monsieur Coleman est intarissable sur la question de l'antisémistisme et de l'histoire du sionisme dans toute sa diversité. La documentation disponible sur son site serait un pur bonheur, pour son abondance et sa qualité, si elle n'était mitée, à intervalles réguliers, par les imprécations gorgées de mépris qui sont sa marque de fabrique. La quasi-totalité des marxistes et anarchistes de toutes obédiences ont eu droit, à un moment ou à un autre, à ses excommunications boursouflées.

Toutefois, depuis les cimes de son savoir, ce "petit marquis" [27] (sic) de l'excellence radicale daigne révéler à des Juifs communistes libertaires (Pierre Stambul et Jean-Marc Izrine) qu'il existait et existe des versions différentes du sionisme.

Mais, comme la science se mérite, nous ne saurons pas dans le même article que les conceptions d'un Vladimir Jabotinsky n'étaient pas exactement concordantes avec celles d'un Bernard Lazare ni que, de nos jours, le point de vue d'un Shlomo Sand n'est pas "tout à fait" celui d'un Yehuda Glick, partisan de la destruction de la mosquée Al Aqsa comme prélude à la reconstruction du Troisième temple de Jérusalem.

A titre personnel, je ne verrais aucun inconvénient à deviser sur l'histoire de l'anarcho-sionisme, sauf peut-être la contrainte où je me trouverais d'emprunter la "machine à remonter le temps" [2] en compagnie de monsieur Coleman.

Au niveau théorique, il est évidemment fondé de distinguer, autant sur le plan historique que dans l'analyse de la situation actuelle, la variété des conceptions sionistes ou post-sionistes. Mais, sauf à nous traiter de Juifs antisémites (les sionistes ne s'en privent pas), notre dénonciation du sionisme est constamment explicitée comme la condamnation des politiques criminelles des dirigeants d'Israël vis-à-vis des Palestinien-ne-s et suicidaires pour les Juives et Juifs d'Israël et de la diaspora et non (c'est effarant de devoir l'écrire) comme une volonté d'expulsion des Israéliens de Palestine, ce que suggère Coleman [2] !

Shlomo Sand a dramatiquement résumé ce dilemme :
Citation :
"(...) même un enfant né d'un acte de viol a le droit de vivre. La création d'Israël par des juifs dont beaucoup étaient des rescapés des camps d'extermination a été un acte de viol contre les populations arabes de Palestine. Il a fait naître la société israélienne qui vit déjà depuis soixante-dix ans, et qui a développé sa culture. On ne règle pas une tragédie en en créant une autre." [28].

"Obsédés par Israël et la Palestine du matin au soir" (sic) [29]

L'article [29] de monsieur Coleman qui comporte cette expression commence par la citation suivante : "Et puis, on peut être
contre la politique internationale d’Israël sans être antisémite."
(David Rachline, maire Front national de Fréjus) Ne pouvant soupçonner monsieur Coleman de sympathie pour le Front national, cette citation ne peut être utilisée que comme un repoussoir. Dès lors qu'il n'en partage pas l'idée, il nous place donc devant une double négation : la citation, la réfutation implicite de celle-ci du fait de l'appartenance de son émetteur, ce qui, comme toute double négation, produit donc une affirmation. En clair, la conclusion suggérée par Coleman est donc celle-ci : "Toute critique de la politique internationaled’Israël est antisémite".

C'est très intéressant. Autant sa critique radicale du terme antisioniste, signifiant nécessairement selon lui "qui souhaite l'anéantissement d'Israël et des Israélien-ne-s" aurait pu donner lieu à débat, autant là, c'est toute critique d'Israël qu'il réfute. C'est d'autant plus curieux qu'il parsème ses textes d'une telle critique : "La politique criminelle de l’Etat israélien et la haine qu’elle suscite chez les peuples des Etats limitrophes et chez les Palestiniens" [29] mais c'est pour la contrebalancer aussitôt d'une fureur croissante au fil des ans envers les antisionistes ou tous critiques d'Israël.

S'il y a une chose certaine, c'est que monsieur Coleman n'est ni "obsédé par (...) la Palestine du matin au soir", ni par le sort des Palestinien-ne-s. Sur 2017 articles au 17 juillet 2015, 2 articles (oui, deux, pas trois) mentionnent le terme de "Nakba" sur le site "Mondialisme.org", soit 0,1 % des articles et 291 articles mentionnent le terme "antisémitisme", soit 14,43 %. Dit autrement, quand il évoque 1 fois la "Nakba", il parle 145 fois d'"antisémitisme". Pour prendre la mesure du sort du peuple palestinien chassé de ses terres, c'est une proportion qui lui semble sans doute équilibrée.

Une fois n'est pas coutume, c'est auprès du "Shin Bet", ou "Shabak" (Service de sécurité intérieure israélien) que l'on peut trouver des informations qui nous démontrent de façon inquiétante pourquoi même une Juive ou un Juif vivant loin d'Israël, en France, aux USA, a des raisons très précises pour sa sécurité d'être "obsédé par Israël et la Palestine du matin au soir".

Dans le documentaire "Gatekeepers", réalisé par Dror Moreh en 2012, six anciens responsables du "Shin Bet" témoignent de l'évolution de la situation en Israël et délivrent un avis accablant sur l'ensemble des premiers ministres israéliens, à l'exception de Yitzhak Rabin, assassiné en 1995 par Ygal Amir, admirateur de Baruch Goldstein, responsable du massacre d'Hébron. Impéritie, indifférence ou complicité avec les plus extrémistes des colons, voilà le fil conducteur de la politique israélienne. Avraham Shalom, chef du "Shin Bet" de 1981 à 1986 : "Aucun premier ministre ne s'est jamais intéressé aux Palestiniens", "Quelle différence entre Golda Meir et Begin ? Aucune".

En 1980, Carmi Gillon et Yaakov Peri, qui deviendront plus tard chefs du "Shin Bet", enquêtent sur des colons qui préparent un attentat sur des bus palestiniens à Jérusalem avec un objectif de 250 morts. Ils parviennent à les arrêter, de nuit, au moment où les colons placent les explosifs dans les bus. Après enquête, il apparaît que ce groupe projetait depuis 1978 la destruction à l'explosif du Dôme du Rocher. Les condamnations tombent, dont 3 à perpétuité. Le "Shin Bet" est encensé par les autorités israéliennes. Yitzhak Shamir déclare le "Shin Bet" "joyau de la Couronne".

Oui, mais... Cette "bande", comme l'appelle Yaakov Peri, avait ses entrées de longue date au Parlement et chez le Premier Ministre. En peu de temps, tout ce petit monde rejoint sa colonie, comme si de rien n'était. Que se serait-il passé si ces fanatiques avaient détruit le Dôme du Rocher ?

Carmi Gillon : "Cela aurait déclenché la guerre totale du monde musulman contre Israël. Pas seulement les pays arabes, mais aussi l'Iran, l'Indonésie et la mise en danger de l'ensemble des communautés juives de par le monde." Le même raisonnement vaut, sans exception, pour tous les crimes impunis commis depuis des décennies par l'Etat d'Israël.

Méditons sur le diagnostic de Zeev Sternhell, dans le reportage de Charles Enderlin de 2015, "Au nom du temple", à propos de Baruch Goldstein, auteur du massacre de la mosquée d'Ibraham, et de l'assassinat de Yitzhak Rabin par Ygal Amir : "La gauche (israélienne), par poltronnerie, parce que c'était commode de se voiler la face, a préféré croire que nous avions la fièvre à cause d'une grippe alors que nous avions un cancer."

Monsieur Coleman prépare ses étoiles jaunes pour l'UJFP

Citations de notre implacable censeur :
Yves Coleman a écrit:
"Rappelons que l’Union juive française pour la paix n’organise pas seulement des Juifs, comme le précisent d’ailleurs ses statuts. Il aurait été cependant plus honnête de choisir, par exemple, une appellation comme l’Union française pour la paix en Palestine. Cette ambiguïté délibérée permet aux militants non juifs de l’UJFP de se faire passer (ce qui est très rémunérateur symboliquement) pour des descendants des victimes du judéocide ou, encore mieux, des militants du Bund assassinés par les nazis." [2].

"... l’UJFP (...) prétend regrouper des juifs partisans de la paix (d’après son sigle) alors qu’une partie de ses membres ne sont ni Juifs ni juifs !" [30].

"... l’UJFP, cette curieuse organisation qui se dit « juive » tout en n’expliquant pas vraiment en quoi elle tient à cette étiquette si infamante dans le camp « antisioniste »...." [26].

C'est sûrement une coïncidence, mais cette exigence de pureté ethnique nous a déjà été adressée régulièrement par des sionistes. Monsieur Coleman semble très préoccupé par ce sujet et sait sûrement que nous ne sommes pas précisément des "haredim" (juifs ultra-orthodoxes). En tant que tout nouvel expert ès-"Halakha" (la Loi juive), a-t-il prévu des tests de sélection en manifestation pour trier les Juives et Juifs certifié-e-s par ses soins des "goyim" (non-juifs) infiltré-e-s parmi nous ?

Quant à la notion d'"étiquette si infamante" d'une "organisation qui se dit « juive »", elle a un fumet, comment dire ? Pas précisément "philosémite", même au sens de "forme sournoise d’antisémitisme" [1]. Ces trois phrases mises bout à bout donnent
la nausée.

Est-ce que monsieur Coleman a la moindre idée de l'abjection de ses propos, lancés à la face de militant-e-s de l'UJFP dont l'histoire familiale regorge de l'attention toute particulière que l'Europe chrétienne a réservée à leurs parents et ancêtres ?

L'autodérision, l'humour noir et féroce dont certain-e-s d'entre nous sont heureusement doté-e-s nous procurent une catharsis
permanente d'un passé trop lourd qui en a fait sombrer plus d'un-e parmi nous.

Nous accusons donc réception de l'assurance complète de son absence de solidarité.

Jean-Marc Capellero-Rabinovitz, Le vendredi 17 juillet 2015

Notes, pour aller plus loin
[1] " Lettre ouverte de Rudolf Bkouche au premier ministre : « Votre déclaration "philosémite" n’est qu’une forme sournoise
d ’antisémitisme » ", Rudolf Bkouche, 21 septembre 2014, ainsi que "Du philosémitisme d’Etat", Rudolf Bkouche, 27 avril 2015
[2] "Antisémitisme DE gauche : définition et fonctions politiques", Yves Coleman, mercredi 3 juin 2015
[3] "Pierre Stambul notre co-président arrêté par le RAID cette nuit et gardé à vue pendant 7 heures", Bureau national de l’UJFP le 09-06-
2015 à 18h40
[4] "Soutien à Pierre Stambul", Juives et Juifs révolutionnaires, le 9 juin 2015
[5] "Charte de l’UJFP", adoptée à la fondation de l'UJFP à Paris, lors de la fête de Pessah en 5754 (avril 1994)
[6] Europe Israël news, 15 mars 2015
[7] Coolamnews, 17 mars 2015
[8] "Bennett reproche à Netanyahou de courtiser son électorat religieux", IsraPresse, 16 mars 2015
[9] CAPE - Centre des Affaires publiques et de l’Etat, 22 janvier 2015
[10] Koide9enisrael, dimanche 19 janvier 2014
[11] "Yeshayahou Leibowitz, le prophète incompris", CCLJ - Centre Communautaire Laïc Juif David Susskind, mardi 22 mars 2011, Ouri
Wesoly
[12] Yeshayahou Leibowitz, site du judaïsme Massorti Francophone, par Yeshaya Dalsace
[13] "La mauvaise conscience d'Israël" (3), Defeatist Diary, 28/6/2010
[14] "New Palestine Party. Visit of Menachen Begin and Aims of Political Movement Discussed", A letter to The New York Times. Saturday
December 4, 1948 by Albert Einstein, Hannah Arendt, Sidney Hook, et.al. Traduction française : Archives LePost.fr – HuffingtonPost, mis à
jour le 20/06/2010
[15] L'Express, 30/07/2013
[16] Libération, 10 mars 2015
[17] Cité par Alain Gresh, Nouvelles d’Orient, lundi 30 janvier 2012
[18] "Le rabbin Yossef dérape sur la Shoah", Libération, 7 août 2000
[19] "Edouard Drumont, maître à penser (...)", mondialisme.org, samedi 14 mars 2015
[20] "Israël-Palestine: Il n'y a pas de volonté politique d'aller vers la paix", L'Express, 02/04/2014
[21] "Limites de l’ « antisionisme » (2)", mondialisme.org, vendredi 23 janvier 2004
[22] "La question de Palestine - Réfugiés", site francophone des Nations Unies
[23] "Loi du Retour", Akadem
[24] "La dangereuse confusion des juifs de France", Eyal Sivan, 7 Décembre 2001
[25] "Retour des Palestiniens: Hollande soutient Israël", Le Figaro, 19/11/2013
[26] "Les « antisionistes » sont eux aussi sujets au « mal de mer »...", mondialisme.org, mardi 11 mars 2014 (Nota bene : l'article cité porte
sur une préface de Pierre Stambul à un livre de Jean-Marc Izrine, « Les libertaires du Yiddishland », éditions Alternative Libertaire)
[27] "Bref commentaire sur les procédés d’un plumitif « libertaire »", R.A. Forum. De la banalité du mépris chez monsieur Coleman.
[28] "Israël a-t-il perdu la guerre ? Entretien avec l’historien israélien Shlomo Sand", Télérama, 31/01/2009
[29] "Sur les sources de l’antisémitisme de gauche, anticapitaliste et/ou anti-impérialiste", mondialisme.org, 25 avril 2014
[30] "Ni Joffrin, ni Val, ni Siné, la clarté politique d’abord !", mondialisme.org, lundi 28 juillet 2008
Benjamin Netanyahu, maître à penser de monsieur Yves Coleman page 6/6

Yves Coleman a réagi par ce texte : L’UJFP pratique la politique de l’autruche face aux tenants de l’antisémitisme de gauche. A propos d’une polémique loufoque (une de plus !) contre "Ni patrie ni frontières" : ne répondant à aucun argument par des arguments, il botte en touche et confirme ce que recouvre sa mise en avant de l'antisémitisme. Car ce texte sur le site de l'UJFP (Union des Jeunes juifs pour la Paix) n'est qu'un complot... du Parti des Indigènes, contre lequel la "réponse" de Coleman est entièrement tournée : « il s’agit d’une défense masquée, indirecte, du PIR, et aussi « par la bande » parce qu’il s’agit d’un article de copinage, d’un pote qui défend ses amis de la bande alliée, celle du PIR, au nom de l’UJFP... Le PIR cherche à radicaliser de plus en plus son antisémitisme et à lui donner une apparence respectable pour un public de gauche et d’extrême gauche... ». Mais Coleman, à part quelques morceaux choisis de textes anciens, ne trouve plus rien à se mettre sous la dent pour alimenter ses thèses, et quoi qu'il en soit, ne viendra pas au fond. Il est vrai que ce n'est pas le contenu du texte en cause qui l'y invitera, puisqu'il ne contient rien non plus articulant critique du capital, questions de classe et de "race". Chez moi, Coleman n'a trouvé que "demi-négro" pour arguer que je serais raciste, il n'y est pas revenu

tour de passe-passe, comme d'habitude, Coleman se couvre avec d'une phrase qui lui évite d'être considéré pour ce qu'il fait, alors qu'aucun de ses textes n'a pour sujet Gaza ou la politique d'apartheid d'Israël au service de l'Occident capitaliste :
Yves Coleman a écrit:
Plus les frontières d’Israël s’accroissent par la force militaire et les agressions régulières de Tsahal, plus les gouvernements israéliens se montrent sans pitié avec les civils palestiniens et avec les Arabes d’Israël, plus la haine contre les Juifs s’accroît et est manipulée par toutes sortes de forces réactionnaires dans le monde.

mais ne lui vient pas à l'idée que lui ou ses amis anarchistes de non-fides manipulent aussi l'antisémitisme dans le même sens que Manuel Valls

sur quelque 2000 textes de Coleman, pas un seul n'est consacré à s'attaquer au capital et ses méfaits, ni à la droite ni à son extrême. Tout cela serait implicite et gage qu'il peut s'en prendre aux « tares » de la gauche et de son extrême, un travers assez typique de l'ultragauche. Jamais un mot sur l'exploitation, les souffrances prolétaires au travail ou dans la vie quotidienne, ni sur leurs luttes, et quand ce sont des « racisé.e.s », ils ont tort, ils « font le jeu du FN »... argument classique de la droite et du PS, le tout planqué derrière la mémoire de la Shoah... un renversement d'un négationnisme en un autre, typique aussi d'une dérive ultragauche, Temps Critiques en miroir de Dauvé, et Théorie Communiste entre les deux, avec le même argument : antisionisme n'est plus qu'un "masque" pour antisémitisme

les catégories "sioniste" ou antisionisme", comme "antisémitisme" "philosémitisme" et "islamophobie", sont définitivement piégées pour comprendre ce qui est en jeu. Questionner l'identité juive ou analyser le rôle d'Israël peut se faire sans le moindre antisémitisme, ni nier en rien celui-ci, puisque telle n'est pas la question, mais le faire sans mettre en cause le capital et les colonialités , qui ne sont pas "le colonialisme", est tout simplement impossible : çà c'est le piège dans lequel est tombé Bernard Lyon, de Théorie Communiste, et personne dans le milieu « partisan de la communisation » n'a su, pu, ou voulu le dire...


Dernière édition par Patlotch le Ven 24 Juil - 12:25, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: ANTISÉMITISME, SIONISME, antisionisme... Identité juive... UJFP, JJR...   Ven 24 Juil - 15:45

comme je le disais à propos de mes ami.e.s juifs dont les familles venaient plutôt du BUND, de la résistance en France ou en Algérie, on n'est pas obligé, en tant que juif, de souscrire aux thèses anarchistes, d'Yves Coleman, ou de "communisateurs" sur l'antisionisme, l'anticolonialisme, l'antifascisme et l'antiracisme comme signifiant une absence de clarté sur ce qu'est le capitalisme... Cette pureté anarchiste ou ultragauche n'a jamais fait les preuves d'une efficacité sur le terrain des luttes, et certainement moins encore en usant des mêmes arguments que l'extrême-droite, sioniste ou pas

Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale Presses universitaires de Rennes, mai 2015.

Présentation : « Pour nous qui venions à peine d’avoir l’âge de raison en ces jours d’humiliation, ces années de jeunesse ont à jamais marqué notre vie et c’est pourquoi nous sommes fiers de l’injure qu’on nous lançait comme un opprobre : Oui, nous sommes des juifs indigènes algériens… Et après ? Vous n’aurez pas notre cœur contre un certificat de nationalité dont vous vous servez comme d’un couperet de guillotine. »


Citation :
Diffusées clandestinement durant la guerre d’indépendance, ces lignes ont été écrites en 1957 par des juifs algériens qui, nés citoyens français vers 1930, déchus de la citoyenneté française durant trois années et exclus de l’école sous Vichy, sont devenus des militants communistes algériens après la Seconde Guerre mondiale avant de rejoindre le FLN en 1956.

De l’entre-deux-guerres à l’indépendance de l’Algérie, une petite minorité de juifs issus de familles autochtones ont suivi des trajectoires comparables, les déplaçant en quelques années des projets sociaux ordinaires de leurs parents – faire de leurs enfants de bons Français plus ou moins juifs – vers le projet politique inouï de s’affirmer Algériens. Bouleversant l’ordre du monde colonial par leurs prises de position politiques, par leurs sociabilités transgressives et jusque dans leur intimité affective, ces hommes et ces femmes ont engagé leur vie pour une Algérie décolonisée et socialiste dont ils seraient citoyens, participant pleinement – mais non sans difficultés dans leur confrontation avec le nationalisme algérien dominant – au mouvement national, aux épreuves de la clandestinité et de la répression durant la guerre d’indépendance, et aux premières années de construction de l’Algérie indépendante.

Basé sur des entretiens biographiques menés avec 40 anciens militants, sur des sources privées et sur des fonds d’archives souvent inexplorés, cet ouvrage met en lumière les ressorts de ces trajectoires dissidentes en les articulant à une réflexion générale sur le rapport des juifs algériens à la question coloniale. Au prisme de cette entrée minoritaire, il s’agit aussi de construire une histoire par le bas des juifs d’Algérie, du communisme algérien et, plus généralement, de la société algérienne colonisée et nouvellement indépendante.

Ouvrage de 541 pages comprenant un cahier de 72 photographies.


À lire en ligne : l’introduction (PDF 26 pages) de l’ouvrage et la table des matières.

Citation :
Table des matières
Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

Première partie
LES JUIFS D’ALGÉRIE ET LA QUESTION COLONIALE (1934-1962)
REGARDS POLICIERS, PRATIQUES POLITIQUES
Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 35

Chapitre I
Un anticolonialisme juif ? (1934-1939). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 39
1934-1936 : un tournant politique chez les juifs d’Algérie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Musulmans et juifs face à l’antisémitisme.
Autour du 5 août 1934 à Constantine. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
L’administration française et la racialisation des rapports sociaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 40
Les politiciens musulmans, le 5 août 1934 et la « question juive ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 43
Les juifs d’Algérie sont-ils des juifs ou des Français ?
Les réactions des notables communautaires juifs . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 46
Quand le « vote juif » se fissure : différenciations socioéconomiques
et conflits politiques dans la « communauté » (1935-1936). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 50
Ripostes et résistances quotidiennes. Des ruptures de « politesse ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 53
Les « communistes israélites » et la question coloniale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
Anticolonialisme et/ou antifascisme ?
Des engagements communistes nombreux dans l’élan du Front populaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 57
Désordre politique, désordre racial.
Les communistes juifs en milieu musulman . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 61
La « fraternité judéo-musulmane »,
anticolonialisme ou réformisme colonial ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
Acteurs juifs, acteurs musulmans et actions communes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 67
L’ambiguïté politique du thème de la symbiose judéo-musulmane. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 73
« Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale », Pierre-Jean Le Foll-Luciani

Chapitre II
Les juifs sont-ils des indigènes ?
La « collusion judéo-arabe », fantasmes et réalités (1940-1948). . . . . . . . . . . . . . . 81
Juifs et musulmans face aux discriminations antijuives. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
Rumeurs de réjouissance, témoignages d’empathie, preuves de solidarité.
Les musulmans et les lois antijuives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 83
De nouvelles figures de la « collusion judéo-arabe ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 86
Les juifs, « l’idée française » et la question coloniale (1940-1943). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 88
L’anti-France ? Le PCA, les juifs et la question coloniale (1940-1942). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 89
Les résistants et soldats juifs sont-ils des patriotes français ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
Les troupes de choc du 8 novembre 1942 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 94
Les soldats juifs discriminés. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 97
Revendiquer ensemble ?
Les tentatives d’action politique judéo-musulmane (1942-1943). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 99
Survie et difficultés des tentatives
d’« union judéo-musulmane » (1945-1948) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 108
Les juifs, le 8 mai 1945 et la persistance
d’un « monde du contact » judéo-musulman. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 109
Des « élus juifs » au service des revendications algériennes ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 115
La rupture. La question palestinienne,
obstacle majeur à l’« union judéo-musulmane » (1947-1948). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 117

Chapitre III
Le Parti communiste algérien
et les « Algériens d’origine israélite » (1946-1954). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 121
Les juifs dans les théories de la nation algérienne. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 122
Des brèches dans la « nation arabe et musulmane » ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 123
La « nation en formation » des communistes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 126
L’ancrage des communistes dans les quartiers juifs
et judéo-musulmans. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 129
« La rue de France, d’abord, c’est une rue d’Algérie. »
Dans la vieille ville de Constantine. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 130
Dans la « rue des juifs ». Les militants du Derb Lihoud d’Oran. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 132
« Mon pays, c’était la place de la Lyre. » Dans la Casbah d’Alger. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 134
Le racisme en partage.
Une propagande spécifique à destination des juifs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 137
« Au coude à coude comme sous Vichy. » Tlemcenois, 1946-1948 . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 138
Les colonialistes français et les impérialistes sont des antisémites. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 141
La Palestine au miroir de l’Algérie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 146
« Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale », Pierre-Jean Le Foll-Luciani

Chapitre IV
Les juifs sont-ils des Algériens ? Propagandes de guerre (1954-1962). . . . . . . 155
Une fraternité-terreur. Le FLN et les juifs d’Algérie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 155
Français ou Algériens ? Autour de mai 1956 à Constantine. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 156
Discours fraternel et injonction à l’engagement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 160
Une propagande ambiguë à l’épreuve de la réalité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 163
« En tant que juifs… » Un essentialisme stratégique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
Le Comité des Juifs libéraux et les juifs dans le mouvement « libéral ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 169
L’action du PCA clandestin à destination des juifs. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 177
Quand le FLN fait appel à des juifs communistes . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 180
Les juifs d’Algérie face à la guerre d’indépendance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 186
La position des responsables communautaires : les juifs sont définitivement des Français. . . . . 186
Par-delà la « communauté ». Aperçu sur la diversité des positions
des juifs d’Algérie pendant la guerre d’indépendance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 193
Conclusion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 199

Deuxième partie
DEVENIR ALGÉRIEN. UNE JEUNESSE JUIVE EN ALGÉRIE FRANÇAISE (ENTRE-DEUX-GUERRES-1954)
Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 203

Chapitre V
Une enfance juive en Algérie française. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 207
L’enracinement maghrébin. Entre mémoire familiale et vécu quotidien. . . . . . . . . . . . . . . . 207
Les récits familiaux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 207
L’enracinement au quotidien.
Les grands-parents, des « Arabes de religion juive ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 210
Francités, judéités, algérianités.
Trajectoires identitaires au début du xxe siècle . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 214
La « francisation », des parents aux enfants. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 215
L’impact de la scolarisation et de la colonisation sur les trajectoires socioprofessionnelles. . . . . . . . 215
« Ils considéraient la France comme le bon Dieu ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 217
Le devenir et la transmission des cultures autochtones. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 220
La judéité, première approche. Entre origine, communauté et religion . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 222
Eux et nous. La racialisation au quotidien . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 225
Face aux Européens. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 226
Nommer, identifier, reconnaître. Une police diffuse de la race . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 226
L’insulte et la bagarre raciales. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 229
L’entre-soi juif, force et failles . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 230
Face aux musulmans . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 233
La frontière, le racisme, la peur. En milieu européen. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 233
« Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale », Pierre-Jean Le Foll-Luciani
Des failles dans la racialisation ? Vivre et dire le 5 août 1934. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 235
La vie commune, l’amitié, l’attirance. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 236
Conclusion. De la racialisation quotidienne au racisme d’État. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 238

Chapitre VI
Un moment matriciel. Des lois antijuives de Vichy
au bouillonnement politique d’après-guerre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 239
« Par les pores les plus petits de notre peau. » Le poids de l’exclusion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 240
1940. Un monde s’écroule. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 240
L’exclusion de l’école. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 242
Ressources et résistances. Les camps se redessinent. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 244
« Comme une sorte de revanche. » À l’école juive. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 244
Les Éclaireurs israélites, lieu d’affirmation et de formation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 247
Antifascisme. Révoltes et engagements clandestins. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 249
Après le 8 novembre 1942. Entre sentiment de libération
et perpétuation des discriminations antijuives. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 252
Rompre avec la France ?
Engagements sionistes et communistes en sortie de guerre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 257
« On était très excités. »
Un bouillonnement identitaire, intellectuel et affectif. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 258
Le moment sioniste. L’affirmation d’une judéité politique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 262
Les jeunes communistes, de l’antifascisme franco-centré
à l’anticolonialisme algérien (1943-1946). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 268

Chapitre VII
Une contre-société anticolonialiste.
UJDA et étudiants communistes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 273
L’université d’Alger, un bastion colonialiste ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274
L’anticolonialisme, seul point de rencontre possible à l’université. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 274
Des brèches dans l’Association générale des étudiants algériens ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 278
L’Union des étudiants juifs de France, une organisation anticolonialiste ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 279
Recrutement et sociologie des jeunes communistes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 281
L’UJDA et les étudiants communistes d’Alger. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 281
Le groupe de langue des étudiants algériens de Paris. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 285
Amour, haine et politique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 286
« Les Arabes, c’est de la politique. » Des relations interpersonnelles inédites. . . . . . . . . . . . . . . . . . . 287
Des amitiés anticolonialistes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 287
Des amours subversives. Importance et limites de l’exogamie communautaire. . . . . . . . . . . . . . . . . 289
L’entre-soi des exilés à Paris. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 291
Haines et tensions physiques : nous et eux. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 294
Face au milieu d’origine.
Les normes familiales, de genre et de race en question. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 296
« Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale », Pierre-Jean Le Foll-Luciani

Chapitre VIII
« La patrie du travailleur juif algérien, c’est l’Algérie ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 305
Un avant-gardisme anticolonialiste. La ligne et ses failles. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 306
Des communistes, indéniablement. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 306
Avant-gardisme ou débordement de ligne ? Les jeunes communistes
et le mot d’ordre d’indépendance nationale (1946-1954). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 307
À Paris : déborder le PCF. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 307
En Algérie : un avant-gardisme de la jeunesse . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 309
L’intégration au mouvement national et ses limites. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 312
Faire front avec les nationalistes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 313
Représenter la nation.
Les délégations algériennes des festivals internationaux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 314
L’Union des étudiants algériens de Paris
et les débats sur la composition de la nation algérienne (1953-1955). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 317
Une algérianité politico-affective. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 321
Des patriotes algériens. Déclarations politiques et artistiques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 321
Connaître l’Algérie colonisée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 326
« Je me sentais Algérienne ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 329
Conclusion. Un devenir-algérien. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 336

Troisième partie
INVENTER DES ALGÉRIANITÉS EN GUERRE ET EN PAYS LIBÉRÉ (1954-1965)
Introduction. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 339

Chapitre IX
Entrer en guerre. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 341
Face à l’insurrection. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 342
La lutte armée, un horizon accepté avant 1954. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 342
Comprendre, soutenir, rejoindre l’insurrection (1954-1956). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 346
À Paris : les étudiants communistes algériens, du PCF au FLN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 347
En Algérie : trouver le FLN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 350
Dans l’université d’Alger en guerre . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 352
Quand la tension monte. Les étudiants juifs, une force politique ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 352
Une AGEA « libérale » dirigée par Paul Akoun (décembre 1955-mars 1956). . . . . . . . . . . . . . . . . 353
Les violences des étudiants « ultras » : cibles politiques et/ou cibles raciales ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 356
Les étudiants communistes, entre PCA et FLN (1955-1956). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 359
Daniel Timsit et les bombes du FLN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 361
Combattre dans l’ALN ?. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 364
Désengagements et débats face aux pratiques de l’ALN. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 364
Des velléités contrariées. Les militants juifs et la lutte armée. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 366
« Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale », Pierre-Jean Le Foll-Luciani
Pierre Ghenassia (1939-1957), un maquisard juif algérien. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 369
L’uniforme français. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 372
Croire encore dans le « peuple de France ».
Lucien Hanoun et La Voix des soldats . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 372
Fuir l’armée. Désertions, insoumissions, esquives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 375

Chapitre X
Un Algérien nouveau ? À l’épreuve de la clandestinité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 379
Les noyaux clandestins, espaces de transformation de soi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 380
Chercher l’angle mort. Logique et symbolique des planques. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 380
Esquisser l’Algérie nouvelle. William Sportisse et le PCA à Constantine. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 385
Des corps en mutation. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 388
Brouiller les races ? Grimages et reconnaissances identitaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 389
Bousculer les rapports sociaux de sexe. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 394
Basculer. Des engagements inattendus. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 397
Des ruptures accélérées dans la nouvelle génération militante . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 397
Entre convictions et contingences. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 399
Des pères et mères dans la lutte. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 402
Au ban de la société française d’Algérie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 405

Chapitre XI
Algériens par la chair. Face à la répression . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 411
Entre séparation raciale et communauté de destin. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 411
La mise en place de mesures administratives spécifiques
contre les communistes non musulmans (1955-1956). . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 412
Une répartition raciale et sexuée des mesures répressives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 412
Un internement séparé. Le camp de Lodi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 415
« À partir de cet instant, la France fut à jamais bannie des coeurs. »
Entre les mains des tortionnaires. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 417
Juifs, Français, Algériens ? Les victimes juives de la répression,
entre traitement objectif et représentations de soi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 422
Des Algériens juifs devant la justice française . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 425
Les avocats juifs, entre choix politique et solidarité communautaire. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 425
Solidarités juives . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 428
Algériens à l’ennemi. Au tribunal. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 432
Une algérianité sous tension. Dans les prisons et les camps. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 435
« Je me suis senti beaucoup plus Algérien en prison ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 436
Tensions politiques, tensions religieuses, tensions identitaires . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 441
« Les communistes, à la libération, on les pend ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 442
« Mais pourquoi moi je ne suis pas un fils d’Adam ? » . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 444
« Me sens cassé en morceaux épars ». . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 446
« Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale », Pierre-Jean Le Foll-Luciani

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MessageSujet: Julius Rosenwald, le juif qui a transformé la vie éducative des Noirs   Sam 25 Juil - 20:18

la riposte

cheers




Découvrez le philanthrope Juif qui a construit 5 300 écoles pour enfants noirs

« Rosenwald » raconte l’histoire de Julius Rosenwald, le juif qui a transformé la vie éducative des Noirs Lisa Hostein 25 juillet 2015


Julius Rosenwald avec les élèves d'une école Rosenwald

Lisa Hostein a écrit:
Philadelphie (JTA) – Alex Bethea, fils de travailleurs d’une ferme de coton et de tabac, était en sixième en 1965 quand sa famille a déménagé de Dillon, Caroline du Sud, vers la petite ville de Fairmont, Caroline du Nord, où il a fréquenté une école du nom de Rosenwald.

Mais ce n’est que cette semaine, 50 ans plus tard, que Bethea a appris que son école était nommée d’après Julius Rosenwald, le philanthrope juif qui fait l’objet du nouveau documentaire d’Aviva Kempner. Le film raconte l’histoire peu connue de la contribution de Rosenwald à la culture et à l’éducation afro-américaine.  

La révélation s’est faite lors d’une session du 14 juillet, à la convention nationale de la NAACP [Association nationale pour la promotion des gens de couleur], qui a attiré plusieurs milliers de délégués à Philadelphie. Bethea était l’une des quelque 70 personnes qui ont assisté à la projection du film « Rosenwald ».

« Julius Rosenwald a eu un grand impact sur ma vie, et je ne le savais même pas, »
dit Bethea, aujourd’hui directeur adjoint dans une école primaire du New Jersey. « Cela m’aide à assembler les pièces du puzzle de ma vie. »


Alex Bethea, un conseiller municipal de la ville de Trenton, NJ,
qui a participé à la convention de la NAACP,
a fréquenté une école Rosenwald en Caroline du Nord Crédit

La philanthropie investie par Rosenwald dans les causes africaines-américaines des années 1900 a changé le parcours éducatif de milliers d’enfants du Sud rural et contribué à lancer la carrière d’artistes de premier plan, dont l’écrivain Langston Hughes, la chanteuse d’opéra Marion Anderson et le peintre Jacob Lawrence.

Rosenwald, qui a fait fortune à la tête de Sears, Roebuck and Co., a également fourni des fonds de démarrage pour construire un YMCA pour les Noirs dans des villes américaines. En outre, il a développé un énorme complexe d’appartements à Chicago pour aider à améliorer les conditions de vie des masses qui avaient émigré de Jim Crow South.

« C’est une merveilleuse histoire de coopération entre ce philanthrope qui n’avait pas à se préoccuper de la population noire, mais qui a dépensé une fortune considérable pour assurer qu’ils aient leur chance en Amérique », dit dans le documentaire Julian Bond, militant des droits civils.

Kempner affirme à JTA que son nouveau film sur Rosenwald « célèbre les affinités entre les Afro-Américains et les Juifs » qui datent d’avant le mouvement des droits civils.

Kempner a rejoint Bond et Rabbi David Saperstein – ancien chef du Centre d’action religieuse du mouvement réformiste, aujourd’hui ambassadeur américain pour la liberté religieuse internationale – pour une discussion suite à la projection du documentaire. C’est alors qu’elle assistait à un événement public il y a 12 ans, où Bond et Saperstein discutaient des relations entre Noirs et Juifs, que Kempner a pris connaissance du travail de Rosenwald avec les Afro-Américains.

Elle appelle ce film, le dernier d’une trilogie de documentaires sur la vie des « héros juifs méconnus ». Les deux premiers traitaient de la légende du baseball Hank Greenberg et de la personnalité de la radio et de la télévision Gertrude Berg.


Aviva Kempner : le film 'Rosenwald' est une célébration
de l'affinité entre les Afro-Américains et les Juifs

Entremêlant images d’archives et interviews avec d’éminents Afro-Américains comme Maya Angelou et John Lewis, qui ont tous deux fréquenté les écoles Rosenwald, le documentaire suit l’ascension de Rosenwald, fils d’immigrants allemands devenu l’un des hommes d’affaires les plus puissants et philanthropes de l’Amérique du début du 20e siècle.

Son père, Sam, arrivé en Amérique en 1851, a commencé, comme beaucoup d’immigrants juifs de son temps, comme colporteur. Il s’est finalement installé à Springfield, Illinois, où Jules a grandi face à la maison d’Abraham Lincoln.

En 1878, ses parents ont envoyé Julius, 16 ans, à New York pour être apprenti avec ses oncles dans le commerce de fabrication de vêtements pour hommes. Il est retourné dans l’Illinois pour démarrer sa propre entreprise de fabrication, et via certaines connexions professionnelles et familiales, a établi un partenariat avec Richard Sears, l’un des fondateurs de Sears, Roebuck and Co. Après avoir repris l’entreprise en 1908, Rosenwald est devenu le plus grand détaillant du pays.

En dehors de sa vie professionnelle, Rosenwald a été fortement influencé par son rabbin, Emil Hirsch, chef spirituel de la Congrégation Sinaï de Chicago, et est devenu un bienfaiteur majeur pour les causes juives.

Les historiens du film documentent les parallèles que faisait Rosenwald à l’époque entre les pogroms contre les Juifs européens et les attaques violentes contre les Noirs en Amérique. Il a été particulièrement touché par les émeutes raciales en 1908 à Springfield, qui auraient suscité la création de la NAACP. Hirsch était l’un des dirigeants d’origine de la NAACP, et Rosenwald a parrainé ses premières réunions dans sa synagogue.

Il a aussi été influencé par les écrits de Booker T. Washington, un leader noir éminent à l’époque, et est devenu un bailleur de fonds de la Tuskegee University de Washington, en Alabama.

Lorsque Rosenwald a fait don de 25 000 dollars à Tuskegee, Washington a suggéré de prélever quelques milliers de dollars pour construire six écoles pour jeunes enfants. Jusque-là, la plupart des enfants noirs ne fréquentaient pas l’école, mais passaient leur temps à travailler dans les champs aux côtés de leurs parents. Les quelques écoles qui existaient étaient des cabanes primitives dans lesquelles enseignaient principalement du personnel non formé.

Plutôt que de réserver tout l’argent pour les écoles, Rosenwald a donné un tiers des fonds nécessaires et défié la communauté noire locale de rassembler un autre tiers et la communauté blanche locale à trouver le reste. En fin de compte, quelque 5 300 écoles ont été construites avec l’argent du Fonds Rosenwald.

Le fonds a vite changé de domaine et a commencé à soutenir les artistes noirs prometteurs, aidant des dizaines d’entre eux à percer la scène nationale.

Le Fonds Rosenwald « était l’organisme de financement le plus important de la culture afro-américaine au 20e siècle », dit la poétesse Rita Dove dans le film.

Selon Kempner, Rosenwald est l’un des plus grands modèles de philanthropie juive américaine. Elle espère que son film – dont la diffusion officielle dans les salles est prévue pour la mi-août – motivera les autres à poursuivre dans cette tradition.

« Nous ne pouvons pas tous être des Julius Rosenwald », dit-elle, notant qu’il a fait don d’un total de 62 millions de dollars sur toute sa vie, mais « nous pouvons tous faire quelque chose ».
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MessageSujet: Decolonial Judaism: Triumphal Failures of Barbaric Thinking   Dim 26 Juil - 1:14


Decolonial Judaism: Triumphal Failures of Barbaric Thinking Santiago Slabodsky 2014

Citation :
Decolonial Judaism: Triumphal Failures of Barbaric Thinking explores the relationship among geopolitics, religion, and social theory. It argues that during the postcolonial and post-Holocaust era, Jewish thinkers in different parts of the world were influenced by Global South thought and mobilized this rich set of intellectual resources to confront the assimilation of normative Judaism by various incipient neo-colonial powers. By tracing the historical and conceptual lineage of this overlooked conversation, this book explores not only its epistemological opportunities, but also the internal contradictions that led to its ultimate unraveling, especially in the post-9/11 world.

Citation :

Review

"Santiago Slabodsky's Decolonial Judaism arrives at the moment when a new wave of Jewish prophetic thought is exploding on the world scene. While recounting how Jews once lived on the margins of societies, forming alliances with struggling peoples across the globe in thought and action, Slabodsky also surveys the peculiar transposition that today finds Jews exercising power over others. But Decolonial Judaism is more than a historical exercise. In these pages we experience the foundational thought necessary for Jews to move beyond being victims or oppressors. Count this book a must read and as a beginning of Slabodsky's contribution to the Jewish and global discourses on justice in the world." - Marc H. Ellis, Professor Emeritus, Baylor University, USA, and author of Future of the Prophetic: Israel's Ancient Wisdom Re-presented

"Judaism is based on principles of believing, sensing, and knowing and, like any other political-theology, is not a homogeneous universe of meaning. Slabodsky is a heterodox Jew whose thoughts and arguments engage identity in politics. Claiming his Jewish identity, Slabodsky is opening a window to join and embrace the struggles of all non-Jews in projects and processes of delinking from institutional managements that only benefit the managers. A must read for all interested in Judaic and Decolonial Thinking." - Walter Mignolo, William Wannamaker Professor and Director of the Center for Global Studies and the Humanities, Duke University, USA.

About the Author

Santiago Slabodsky is the Florence and Robert Kaufman Chair in Jewish Studies at Hofstra University-New York. He serves as Co-chair of the Liberation Theologies Group at the American Academy of Religion and Co-director of the trilingual Decolonial Horizons/Colonial Horizons Journal. In the past he served as assistant professor of global ethics at Claremont School of Theology in Calfornia and was concurrent visiting professors at institutions in Spain, the Netherlands, Costa Rica, Macedonia, and Argentina.


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MessageSujet: Jérusalem : après des heurts, la police israélienne entre dans la mosquée d'Al-Aqsa   Dim 26 Juil - 16:00

Jérusalem : après des heurts, la police israélienne entre dans la mosquée d'Al-Aqsa Francetv info avec AFP 26 juillet

Des affrontements entre juifs orthodoxes et musulmans ont poussé la police israélienne à entrer dans ce lieu saint de l'islam. Explications.


Les forces de sécurité israéliennes arrêtent un Palestinien,
après des heurts sur l'Esplanade des mosquées, à Jérusalem, le 26 juillet 2015

Citation :
Une incursion extrêmement rare. La police israélienne a pénétré, dimanche 26 juillet, dans la mosquée Al-Aqsa, troisième lieu saint de l'islam, situé dans la Vieille ville de Jérusalem. Les forces de l'ordre intervenaient pour mettre fin à des heurts déclenchés après la venue de juifs orthodoxes. La Vieille ville, située dans Jérusalem-Est occupée et annexée par Israël, est à présent quadrillée par d'importants renforts policiers. Explications.

Pourquoi des heurts ont-ils éclaté ?

L'Esplanade des mosquées, que les juifs appellent le Mont du temple et considèrent comme leur premier lieu saint, est gérée par la Jordanie et régie par un statu quo hérité du conflit de 1967. Juifs et musulmans peuvent se rendre sur le site sacré qui surplombe l'ultra-touristique Vieille ville de Jérusalem, mais les juifs n'ont pas le droit d'y prier.

Dans la nuit de samedi à dimanche, les juifs ont entamé les commémorations de Tisha Beav, qui marque, dans leur calendrier,  la destruction des deux temples qui se trouvaient sur l'Esplanade et dont le Mur des Lamentations en contrebas des mosquées en est le dernier vestige. Des milliers d'entre eux se sont rassemblés sans incident devant le Mur des Lamentations mais d'autres, des radicaux, auraient tenté de venir prier aux abords de l'Esplanade.


Les policiers ont pénétré dans l'enceinte de la mosquée pour faire cesser des émeutes, selon les autorités

Pourquoi les policiers sont-ils entrés dans la mosquée ?

Des échauffourées ont éclaté, et des dizaines de policiers israéliens ont investi l'Esplanade, tôt dimanche matin. Ils ont ensuite pénétré "de plusieurs mètres" à l'intérieur d'Al-Aqsa. Sur des photos diffusées par la police, on peut voir les portes en bois du lieu de culte arrachées, des tapis déchirés ainsi que des pierres jonchant le sol.

Selon la police, ce sont "des émeutiers masqués", des musulmans barricadés dans la mosquée, qui "ont commencé a jeter des pierres et des projectiles de l'intérieur de la mosquée en direction des policiers, dont certains ont été blessés". Un photographe de l'AFP a vu au moins six Palestiniens arrêtés, mais aucun bilan officiel n'était disponible dans l'immédiat.


Une Palesstinienne [ss drôle de coquille] arrêtée par la police israélienne le 26 juillet 2015 à Al-Aqsa à Jérusalem-Est
et quel rapport de forces !

Pourquoi est-ce un sujet sensible ?

Des affrontements similaires ont déjà eu lieu en novembre dernier, et l'Etat hébreu avait alors pris la décision rarissime de fermer l'Esplanade des mosquées, provoquant une crise diplomatique avec la Jordanie. Amman avait rappelé son ambassadeur pour trois mois. Palestiniens, Jordaniens et une partie de la communauté internationale avaient mis en garde Israël contre une modification du statu quo, qui pourrait embraser la région.

Les Palestiniens accusent régulièrement Israël de vouloir remettre en cause le statu quo et de plier face à la pression des ultra-orthodoxes, qui réclament le droit de prier sur l'Esplanade. Le Premier ministre Benjamin Nétanyahou, dément. Mais il existe bien une mouvance ultra-religieuse, représentée par plusieurs députés israéliens, qui milite pour le droit des juifs à prier sur l'Esplanade. Les plus radicaux prônent même la destruction des mosquées et la reconstruction du Temple juif à la place.

En réaction, les Palestiniens mobilisent régulièrement les "mourabitoun", littéralement les "sentinelles", en arabe. Un mouvement, en grande partie informel, qui regroupe des musulmans et des musulmanes qui se rendent sur l'Esplanade en nombre, à chaque visite de juifs ultra-orthodoxes ou à chaque intervention de la police israélienne. D'où des tensions récurrentes autour du lieu considéré comme sacré par les musulmans comme les juifs.
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MessageSujet: Anti-fascistes, Anti-impérialistes… Mais soutien sans faille à L’État d’Israël   Dim 26 Juil - 18:16

un ami m'envoie ce qui suit... J'en suis presque gêné. Autant je savais pour les 'Antideutsch', autant je pensais Robert Kurz au-dessus de ça. Ce tabou pesant en milieu radical révolutionnaire est à la limite du supportable. J'ai beau essayé de trouver des explications "théoriques", il reste un sentiment de vertige et d'écœurement, avec Temps Critiques, la Wertkritik... mais plus encore de tristesse devant comme un trou d'aire de la "communisation"

ce texte a le mérite d'apporter des explications argumentées, et jusqu'à preuve du contraire, assez convaincantes. On relira à cet égard les considérations d'Edward Saïd à propos de Freud et du judaïsme, car à mon avis, et alors que je ne suis pas du genre à vouloir envoyer tout névrosé en cure psychanalytique, cela mérite pour le moins une sérieuse auto-analyse quant à son "identité juive" et ce qu'on en fait, et pousser chacun à s'interroger sur l'impact de ses origines et de sa condition sociale et raciale, voire sexuelle, sur ses convictions les plus raisonnées

chacun pense en effet avoir des convictions fondées en raison, parfois jusqu'à les justifier par une théorie, mais ici, celle de la communisation n'est pas épargnée, et sombre dans un abîme, à perdre jusqu'à la fécondité de son concept de base : devant de telles "révélations", qui le défendrait encore ? Faut-il que je sois maso pour y tenir, face à tous ceux qui l'attaquent pas pur et simple anti-communisme ?

comment pourrait-on se dire communiste, ou même humaniste, et soutenir pareilles déviations du cœur ?

Anti-fascistes, Anti-impérialistes… Mais soutien sans faille à L’État d’Israël Selim Nadi Revue Période - 20 mars 2014

Cette dérive existe aussi chez les groupes Anti-fa en France, pour certains totalement noyautés par le Bétar. C’est le rêve du Bureau de la Propagande que de convertir l’extrême gauche française pour lui faire abandonner les Palestiniens et participer à l’idéologie coloniale et suprématiste israélienne. Herzl déjà parlait d’Israël comme un "rempart de civilisation et de progrès contre les hordes obscurantistes et dégénérées, un flambeau libérateur dans un orient qui se débat dans la nuit de l’ignorance"…

Dans ce texte, Selim Nadi revient sur une mouvance singulière de la gauche radicale allemande. Appelée « Antideutsch », opposée à la réunification allemande et par conséquent à toute existence d’une entité étatique allemande comme source d’un potentiel « quatrième Reich », elle s’oppose avec véhémence à toute forme d’anti-impérialisme et prône un soutien sans failles à la politique de l’État d’Israël. Une mouvance désormais minoritaire certes, mais dont l’idéologie ne semble pas sans influence. L’occasion pour Selim Nadi d’interroger certaines ambiguïtés de la gauche allemande et européenne quant à la question de la nécessaire lutte anti-impérialiste.


Selim Nadi a écrit:

À l’occasion du cours intitulé « La situation spirituelle en Allemagne », qu’il donnait à l’Université de Heidelberg en 1945, Karl Jaspers posa la question suivante à ses étudiants :

« Ne cédons-nous pas à un nouveau vacarme, ne devenons nous pas des pharisiens, ne tirons-nous pas une sorte de justification du seul fait d’avoir survécu et d’avoir souffert (1) ? »

Cette question donnera lieu à de nombreux débats sur la « culpabilité allemande » (Schuldfrage). Chaque allemand aurait ainsi une sorte de dette (2) envers l’humanité, du seul fait d’être né allemand. Ce sentiment d’appartenir au « peuple-coupable » entrainera la gauche radicale à prendre ses distances avec la génération des « parents-nazis » et à se positionner très largement (ce qui n’est pas une spécificité allemande) en faveur des mouvements émancipateurs, que ce soit dans le Tiers-Monde ou au sein même de la République fédérale allemande. Cependant, ce soutien aux luttes de libération trouva ses limites face à la réalité de la colonisation israélienne, et au fait qu’avant 1967 on trouve au sein de la gauche radicale allemande une assez large fascination pour le nouvel État israélien, autrement appelé « État des Juifs » (selon l’expression allemande Judenstaat), qui apparait alors comme un refuge pour les survivants du génocide nazi. Ainsi, à partir de la fin des années 1960, sous la double influence de la Guerre des Six Jours et d’une forme de restructuration interne du mouvement ouvrier découlant de la contestation sociale issue du moment 1968, la gauche évoluera lentement avant de se scinder en deux camps opposés au début des années 1990.

C’est surtout au sein des mouvements autonomes issus en partie de l’Opposition extra-parlementaire (APO ouAußerparlamentarische Opposition) que cette scission sera la plus visible : on trouvera ainsi à cette période des mouvements se revendiquant d’une tradition anti-impérialiste d’un côté et une gauche antideutsch de l’autre, cette dernière refusant la réunification entre les antisionistes de RDA et les « héritiers du national-socialisme » de RFA.

Les Antideutsch se positionnaient ainsi dès le début des années 1990 contre l’anti-impérialisme qui serait l’une des nouvelles formes de l’antisémitisme (3). C’est ainsi en articulant le concept de Schuldfrage à celui de Sonderweg que naîtra l’opposition à l’Allemagne réunifiée en tant qu’État-coupable. Le Sonderweg est l’idée qu’une voie particulière aurait mené l’Allemagne au nazisme. Pour schématiser ce concept rapidement, on pourrait dire que par rapport à l’évolution historique de ses voisins européens, l’Allemagne aurait pris une autre direction. Elle aurait donc dévié du chemin de l’Histoire sur lequel se seraient engagés les autres pays européens. C’est une idée assez ancienne dont nous n’avons pas le temps de faire la généalogie ici. Nous rappellerons juste que le concept de Sonderweg fut défendu par les propagandistes du national-socialisme, selon lesquels le peuple allemand aurait une destinée spéciale. Mais après la Seconde Guerre Mondiale, ce concept fut utilisé pour tenter de démontrer que le génocide nazi n’aurait pu voir le jour qu’en Allemagne (4). Nous essaierons de montrer comment le Sonderweg et la Schuldfrageont servi de grilles de lecture à travers lesquelles ont été appréhendés les événements allemands et internationaux du début des années 1990. Il s’agira de s’interroger sur la manière dont l’anti-nationalisme caractéristique de cette tendance a pu glisser vers un contre-nationalisme israélien.

Notons que la mouvance antideutsch est très présente dans le mouvement antifasciste allemand. Il n’est pas rare (5) de voir flotter côte-à-côte dans ces manifestations, des drapeaux américains, israéliens, et antifascistes. Bien évidemment, le mouvementantideutsch n’est qu’un groupe parmi d’autres au sein de l’antifascisme. Cependant, son influence dépasse le cadre restreint des mouvements anti-allemands ; et si ces groupes ne sont aujourd’hui plus très nombreux, leur idéologie, elle, semble être devenue quasi hégémonique en Allemagne (6). Surtout, l’analyse d’un tel mouvement montre qu’il est primordial pour la gauche allemande et européenne de refuser une approche en termes de voie particulière du peuple Allemand et ainsi d’abandonner cette lecture germano-centrée de la colonisation israélienne. Voilà pourquoi, à travers ce texte, nous tenterons de dresser une sorte d’idéal-type de ce mouvement – qui est bien évidemment plus complexe que la présentation parfois synthétique impliquée par l’ambition introductive et pédagogique de notre étude – qui questionne en profondeur le lien de la gauche radicale allemande à l’anti-impérialisme.

En effet, le mouvement antideutsch se démarque du sionisme et de l’impérialisme classique de la droite et du SPD – qui considèrent le soutien à Israël comme une « raison d’État » (Staatsräson) (7) – en cela qu’il tente d’expliquer ce soutien justement par une prise de position antifasciste et marxisante. Car leur engagement sioniste et anti-anti-impérialiste est paradoxalement auto-justifié au nom d’un antifascisme théorique et politique prétendument en rupture avec un certain anticapitalisme considéré comme « régressif », ce qui les singularise au sein des mouvances traditionnellement réactionnaires.

Réunification allemande et contestation de l’entité étatique « Allemagne » : aux origines de l’idéologie Antideutsch.

Au début des années 1990, en plein processus de réunification entre la RDA et la RFA, de nombreuses villes allemandes virent naitre des manifestations de Schwarzer Blöcke, ces groupes habillés en noir et donnant ainsi l’impression d’un block noir homogène, qui scandaient le slogan « Nie wieder Deutschland ! » (« Plus jamais l’Allemagne ! »). Rien ne caractérise mieux ce mouvement que son nom :Antideutsch. À première vue, on pourrait penser qu’il s’agit simplement d’un groupe anti-nationaliste, comme il en existe d’autres dans la gauche radicale. Cependant, la manière de penser l’État allemand est assez spécifique chez les théoriciens et militantsantideutsch et ne peut par ailleurs être comprise sans l’attachement à Israël qui caractérise une grande partie de leurs positions. L’idée principale de cette opposition à la réunification était que la refonte d’un État allemand risquait de donner naissance à un « quatrième Reich ». Dans un discours qui était prévu lors d’une manifestation contre l’État allemand, à Francfort-sur-le-Main, en Octobre 1991 (Cool, Joachim Bruhn (l’une des figures principales du mouvement antideutsch) explique que l’effondrement du capitalisme d’État de la RDA est une bonne chose, mais qu’au lieu de réunifier l’Allemagne, il faudrait profiter de cette occasion pour l’anéantir afin de détruire ce peuple qui a amené le national-socialisme :

L’État est un producteur et le peuple est son produit […]. Qui dit peuple, pense État (9).

Chaque allemand pris individuellement n’est donc pas forcément fautif de l’antisémitisme du national-socialisme. Cependant, l’entité « peuple » serait toxique par essence pour les mouvements émancipateurs – il est important ici de rappeler que le terme allemand Volk a une connotation quelque peu plus racialiste que le terme français « peuple ». Dans son discours, Bruhn s’en prend en effet à la gauche allemande qui serait encore bien trop influencée par un certain nationalisme, qui découlerait de son attachement au peuple allemand. Il termine son discours de la manière suivante :

La gauche a trop souvent interprété la Nation : cependant il s’agit de révolutionner l’État National (Nationalstaat) et de le liquider(10).

En effet, l’opposition à la réunification allemande serait le symbole de leur résistance face à la menace d’un « quatrième Reich » (11). Cet argument se retrouve dans de nombreux textes du mouvement antideutsch. Il est donc étonnant de constater qu’alors que les Antideutsch s’opposent aux idées de peuple (Volk) et de Nation, ils reprennent à leur compte une idée typiquement allemande : celle du Sonderweg qui mènerait à la continuation du passé nazi de l’Allemagne. En effet, l’anti-nationalisme des Antideutsch est principalement une opposition à l’Allemagne, en tant qu’État-Nation, et c’est ce côté anti-germanique, doublé d’un contre-nationalisme israélien, qui permettrait – selon les Antideutsch – de rompre avec la continuité du passé nazi de l’Allemagne (12). L’anti-germanisme apparaitrait ainsi ici comme une manière de mettre fin au Sonderweg. L’antisémitisme n’est donc jamais analysé comme une pièce d’un système raciste, mais est vu de manière métaphysique, comme une conséquence de l’histoire allemande. L’antisémitisme serait l’essence même du peuple allemand.

Idéologie « anti-allemande » et sionisme.

C’est ici que se noue la relation avec Israël. En effet, selon Wolf Wetzel (militant antifasciste allemand), le mouvement antideutsch trouve également ses origines dans le bellicisme de la gauche allemande, qui est né au moment de la première guerre du Golfe. Le 18 janvier 1991, l’envoi de missiles Scuds sur Israël provoque un tournant majeur dans l’appréhension de ce conflit par la gauche allemande. Ainsi, alors que jusqu’ici cette dernière était largement pacifiste, elle changea radicalement de positionnement. L’image qui devint dominante au sein de la gauche radicale allemande n’était alors plus celle selon laquelle les États-Unis et leurs alliés menaient une guerre contre l’Irak, mais plutôt celle, inverse, selon laquelle l’Irak guerroyait contre Israël.

On put ainsi lire divers textes comparant les attaques sur Israël à Auschwitz, etc. Wetzel continue ainsi en expliquant qu’en faisant de la confrontation politique et militaire une lutte contre un nouvel Auschwitz, la tradition pacifiste et anti-impérialiste de la gauche radicale était sensée être reléguée au second plan et était à terme vouée à disparaître. D’ailleurs, comme l’explique Anne Joly, dans un article publié dans La Revue des Livres n°6, lors de la Guerre du Golfe en 1991, le rédacteur en chef de la revue Konkret « établissait des parallèles entre l’intervention en Irak et la libération de l’Allemagne nazie par les Alliés (13) ». Cette partie du mouvement antifasciste qui s’opposait à la réunification allemande fit du régime irakien une sorte de clone arabe du nazisme allemand. Dans cette perspective, la lutte contre le fascisme devait donc nécessairement devenir une lutte contre le nouveau fascisme qui menaçait la sécurité d’Israël et questionnait de la même manière directement le passé allemand : le fascisme-vert.

Selon les Antideutsch, les Allemands qui soutiennent la lutte de libération palestinienne représenteraient l’alliance entre les enfants du nazisme et les nouveaux antisémites : les Arabes. Le mouvement antideutsch prête aux États arabes, mais également aux immigrés musulmans dans leur ensemble (même s’ils ne sont pas arabes) un nouvel antisémitisme. Une politique réellement émancipatrice supposerait donc de soutenir inconditionnellement l’État d’Israël. Si le mouvement antideutsch se revendique comme communiste, leurs principaux ennemis se retrouvent pourtant souvent dans la gauche radicale. À cet égard, le slogan de la fondation politique BAK Shalom nous semble emblématique de l’idéologie antideutsch : « contre l’antisémitisme, l’antisionisme, l’anti-américanisme et “l’anticapitalisme régressif” au sein de la gauche ». Voilà pourquoi les Antideutsch s’en prennent également aux mouvements anticapitalistes « classiques », ceci à cause de leur critique de la finance qui déboucherait implacablement sur une nouvelle forme d’antisémitisme
.

Critique de la valeur, critique de la finance et idéologie antideutsch.

La vision de l’antisémitisme véhiculée par le mouvement antideutsch est fortement inspirée par les théoriciens du courant marxiste nommé Wertkritik (14) – la critique de la valeur – et par les travaux de Moishe Postone. Précision que Postone n’est pas à proprement parler un théoricien appartenant à la mouvance Wertkritik (15) même si son influence sur cette dernière fut importante et que sa réception par les Antideutsch s’effectua par l’intermédiaire des théoriciens critiques de la valeur. C’est notamment le texte « Antisémitisme et national-socialisme (16) », que Postone écrivit à la fin des années 1970, alors qu’il étudiait à Francfort-sur-le-Main, qui eut une influence énorme sur le mouvement antideutsch(17) . Dans ce texte, Moishe Postone développe l’idée selon laquelle l’antisémitisme moderne attribuerait un pouvoir spécifique aux Juifs :

« le pouvoir de tuer Dieu, de déchaîner la peste ou, plus récemment d’engendrer le capitalisme et le socialisme (18).»

Postone différencie donc l’antisémitisme moderne des autres formes de racisme en cela que les formes de racisme habituelles prêteraient à l’Autre un pouvoir concret, alors que dans l’antisémitisme, ce pouvoir est abstrait et prendrait la forme d’une « mystérieuse présence, insaisissable, abstraite et universelle (19) ». De là viendrait le fait que l’antisémitisme moderne emprunterait souvent les traits du conspirationnisme. On retrouverait ainsi dans une certaine réinterprétation de l’idée marxienne de valeur ce pouvoir insaisissable que l’antisémitisme attribue aux Juifs :

Postone a écrit:
Quand on considère les caractéristiques spécifiques du pouvoir que l’antisémitisme moderne prête aux Juifs – abstraction, insaisissabilité, universalité et mobilité –, on remarque qu’il s’agit là des caractéristiques d’une des dimensions des formes sociales que Marx a analysées : la valeur (20).

La critique des excès de la finance serait donc – selon Postone, mais également selon la plupart des théoriciens de la Wertkritik – une sorte d’antisémitisme qui se travestirait sous une forme émancipatrice. Les mouvements se revendiquant comme émancipateurs seraient en réalité des complices d’un antisémitisme caché. Radicalisant cette position les théoriciens de la critique de la valeur affirment que l’antisionisme n’est qu’un antisémitisme qui prend les couleurs de l’anticapitalisme et de l’anti-impérialisme. [c'est le credo d'Yves Coleman, et Bernard Lyon alias Alain Dreyfus, de Théorie Communiste, soutient la même position dans nous ne sommes pas "Anti"]. Selon Robert Kurz (21), c’est à cause de cette vision « régressive » de l’anticapitalisme et de l’anti-impérialisme que l’opinion mondiale se liguerait contre Israël en temps de crise. Il ne serait donc pas étonnant qu’après le crash financier de 2008, Israël n’apparaisse plus que comme « un pion sur l’échiquier de l’impérialisme global de crise (22) » (23) :

Robert Kurz a écrit:
C’est pourquoi le tir de roquettes du Hamas contre la population civile israélienne apparait comme sans importance ; la majeure partie de l’opinion mondiale qualifie d’excessive la contre-attaque d’Israël. […] C’est ainsi que la propagande islamiste à propos du massacre de la population civile trouve un terrain fertile (24) .

Cette vision pro-sioniste est radicalisée par les militants antideutsch. Et il en découle un positionnement réactionnaire et raciste, conclusion logique du soutien sans faille à Israël. Les Antideutsch ne rejettent pas seulement l’antisionisme, mais également toute critique contre la politique israélienne. En effet, les idéologues antideutsch tels que Joachim Bruhn ou Stephan Grigat défendent l’idée qu’Israël représente « la forme organisée de la violence émancipatrice révolutionnaire du peuple Juif (25) ».

La colonisation représente ainsi – dans l’idéologie antideutsch – une émancipation non seulement pour les Juifs mais également pour les peuples colonisés. On retrouve souvent dans les textes d’inspiration antideutsch (qui circulent notamment à travers les revues Bahamas et Jungle World) cette étrange corrélation entre colonialisme et émancipation universelle. Dans un article datant de 2002, Per Violet écrit par exemple dans la revue Bahamas que :

« par les traitements inhumains qu’il leur faisait subir, l’impérialisme britannique a libéré les Indiens – bien que cette libération ait été un meurtre de masse (26).»

Il n’est donc pas étonnant qu’à travers leurs articles les idéologues antideutsch se demandent si le racisme du politicien SPD Thilo Sarrazin n’est pas justifié, ou qu’ils parlent d’une « soi-disant Islamophobie » qui servirait à légitimer l’antisémitisme de gauche. En effet, selon les Antideutsch, la lutte contre l’Islamophobie (27) ne servirait qu’à donner de nouvelles couleurs à un antisémitisme de gauche, qui prendrait ainsi une forme progressiste mais qui permettrait la continuation d’une certaine tradition antisémite que l’on retrouverait au sein de la gauche anti-impérialiste. Dans cette optique, l’anti-impérialisme incarnerait cette figure bien connue sous le terme de « socialisme des imbéciles ». Fondamentalement, ce parallèle entre le soutien à la lutte de libération de la Palestine et le national-socialisme découle d’une manière de penser le génocide nazi totalement abstraite, sans faire (à aucun moment) le lien entre le nazisme et le colonialisme européen, qui sans être à l’origine du nazisme, fait partie du contexte dans lequel s’est développée cette idéologie (28)..

c'est effectivement la thèse lancinante d'Yves Coleman, qui use des mêmes arguments, tout en se démarquant de leurs conclusions et de leurs positions politiques, un procédé habituelle chez lui
Yves Coleman a écrit:
La première révision douloureuse qu’il faut opérer, si l’on veut vraiment sortir des ambiguïtés de l’antisionisme de gauche actuel, c’est qu’il existe une vieille tradition antisémite anticapitaliste et/ou anti-impérialiste particulièrement vivace à gauche et à l’extrême gauche, en Europe, mais aussi ailleurs.

A ma connaissance, seuls deux groupes, aux origines politiques très différentes, se sont démarqué publiquement des ambiguïtés des milieux gauchistes et altermondialistes à ce propos : l’AWL en Grande-Bretagne (un groupe trotskyste) et Doorbraak (ex-De Fabel van de illegaal) aux Pays-Bas, organisation « communiste libertaire ». Je pourrais mentionner les Anti-Deutsch en Allemagne, qui viennent au départ du maoïsme et de l’autonomie, mais leurs positions actuelles ne peuvent être qualifiées d’extrême gauche, ni même de gauche, tant elles sont devenues synonymes de défense fanatique des politiques américaines et israéliennes... au nom d’une condamnation radicale du nationalisme allemand
 Sur les sources de l’antisémitisme de gauche, anticapitaliste et/ou anti-impérialiste

Conclusion

Il convient, au terme de cette analyse, de pointer un paradoxe important : alors que l’idéologie antideutsch prétend se détacher de l’histoire allemande, elle ne fait que tracer et approfondir son propre Sonderweg, en poursuivant par là une certaine tradition colonialiste et raciste. Il nous semble fondamental de refuser ce type de lecture germano-centrée de l’histoire du sionisme et de l’occupation israélienne, et de mettre en lumière un malaise qui traverse certaines gauches européennes quant à la question de l’impérialisme… Voilà aussi pourquoi nous ne pouvons que souscrire à ce qu’écrit l’historien marxiste Maciej Zurowski (29) à savoir que la mouvanceAntideutsch devrait être mise à distance et exclue des organisations de gauche et antifascistes allemandes, comme par exemple Die Linke.


notes

Source : Revue PÉRIODE - Selim Nadi 20 mars 2014 via libertesinternets : http://libertesinternets.wordpress.com/2014/03/27/anti-fascistes-anti-imperialistes-mais-soutien-sans-faille-a-letat-disrael/?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+wordpress/xTBZ+(Revue+de+Web+:+Libertes+&+Internets)


(1) Karl Jaspers, la culpabilité allemande, Paris, Éditions de Minuit, 1990. [↩️]
Il ne faut pas perdre de vue que le terme Schuld peut signifier à la fois « faute » ou « dette ». [↩️]

(2) L’une de leurs nombreuses références fut le texte que Jean Améry publia en 1966 dans Die Zeit, intitulé « L’antisémitisme honorable ». Dans ce texte Améry écrit notamment « l’anti-Israël comme l’antisionisme portent l’antisémitisme comme la nuée porte l’orage ». Par ailleurs, Stephan Grigat, politiste à l’université de Vienne et figure majeure du courant antideutsch considère Jean Améry comme « l’un des premiers à critiquer un nouvel antisémitisme de gauche qui apparait sous la forme de l’antisionisme » (Entretien avec Stephan Grigat, « Communism, anti-German criticism and Israel », Café critique : http://www.cafecritique.priv.at/interviewIN.html).

(3) Le débat autour du Sonderweg culmina dans les années 1986 avec ce qui fut appelé la querelle des historiens (Historikerstreik) qui fut entamée par Ernst Nollte et Jürgen Habermas.

(4) Ce type de mobilisations se fait de plus en plus rare en Allemagne, à mesure que le soutien à Israël se diffuse dans la quasi-totalité de la gauche.

(5) La fondation politique, proche de Die Linke, « BAK Shalom » est par exemple l’un des relais importants de l’idéologieantideutsch.

(6)Cette expression fut par ailleurs reprise par Gregor Gysi, président de la fraction Die Linke au parlement allemand.

(7)Ce discours a finalement été annulé à cause de perturbations venant de l’auditoire.

(Cool Joachim Bruhn, « Was bedeutet : »Nie wieder Deutschland » ? Eine ungehaltene Rede », discours prévu au nom de l’Initiative Sozialistisches Forum à Francfort-sur-le-Main en Octobre 1991, ça ira Verlag, http://www.ca-ira.net/isf/beitraege/pdf/bruhn-nie.wieder.deutschland.pdf

(9)Ibid.

(10)Il est primordial ici de rappeler que l’anti-germanisme abstrait des Antideutsch est totalement lié à leur anti-anti-impérialisme et que leur soutien à Israël n’est donc pas une déviance qui ne serait advenu que par la suite.

(11) Ainsi, l’un des articles ayant fortement influencé les Antideutsch, fut celui que publia Hans Magnus Enzensberger dans le Spiegel du 4 Février 1991 et qui fut sobrement intitulé « Hitlers Wiedergänger» (les héritiers d’Hitler)

(12) :http://www.spiegel.de/spiegel/print/d-13487378.html

(13) Anne Joly, « Le phénomène antideutsch : une singularité de la gauche radicale allemande », La Revue des Livres, n°6, Juillet/Aout 2012. [↩️]

(14) La Wertkritik est un courant post-marxiste apparu vers la fin des années 1980, principalement à partir des travaux de deux revues allemandes : Krisis et Exit. L’originalité de la Wertkritik est que celle-ci réfute l’analyse marxiste « classique » – une analyse de la société en termes de rapports de production. Le vrai sujet de l’histoire ne serait donc pas le prolétariat, ni la bourgeoisie, mais bien plutôt le Capital et la valeur – ils parlent ainsi du « fétiche capital » ou de la « valeur qui s’autovalorise ». Les théoriciens de ce courant critiquent ainsi régulièrement les mouvements de gauche « traditionnels » qui ne voudraient pas remettre en cause le contenu de la reproduction capitaliste, mais uniquement l’accès à ses résultats. La Wertkritik ne peut donc pas être assimilé aux Antideutsch, ainsi Robert Kurz a écrit un ouvrage extrêmement critique envers les Antideutsch, en 2003 : Die antideutsche Ideologie. Vom Antifaschismus zum Krisenimperialismus : Kritik des neuesten linksdeutschen Sektenwesens in seinen theoretischen Propheten – Unrast Verlag, 2003. Cependant, la Wertkritik a largement inspiré l’idéologie Antideutsch et les derniers numéros de Exit, par exemple, apparaissent de plus en plus comme des relais de cette idéologie – dans le dernier numéro, on peut ainsi lire un texte de Daniel Späth faisant de Hegel un antisioniste et invitant donc la gauche radicale à rompre avec Hegel « comme l’on arrache une mauvaise herbe ».http://palim-psao.over-blog.fr/

(15) Sur les différences entre Postone et la Wertkritik voir : « De quelques divergences entre Moishe Postone et la Wertkritik » de Clément Homs http://palim-psao.over-blog.fr/article-postone-et-la-critique-de-la-valeur-119836393.html

(16) Publié pour la première fois en anglais en 1983 dans un recueil coordonné par Anson Rabbinbach et Jack David Zipes Germans and Jews since the Holocaust : The Changing Situation in West Germany (Holmes & Meier Pub., 1983) et dont une traduction française a été re-publiée récemment aux Presses Universitaires de France, dans Moishe Postone, Critique du fétiche capital. Le capitalisme, l’antisémitisme et la gauche, Paris, PUF, 2013.

(17) Bien que ce texte n’ait pas été énormément lu à l’époque. C’est surtout avec le développement de la mouvanceantideutsch qu’il sera largement diffusé en Allemagne. Il fut par ailleurs republié dans les années 2000, dans un recueil de textes de Postone publié par la maison d’édition antideutsch « ça ira Verlag » : Moishe Postone, Deutschland, die Linke und der Holocaust. Politische Interventionen, ça ira, 2005.

(18) Moishe Postone, « Antisémitisme et national-socialisme » in Critique du fétiche capital. Le capitalisme, l’antisémitisme et la gauche, op. cit. pp. 95 à 121. [↩️]

(19) Ibid. pp. 95 à 121.

(20) Ibid. pp. 95 à 121.

(21) Le cas de Robert Kurz est très intéressant car, alors qu’il prit très virulemment ses distances avec les Antideutsch au début des années 2000, on retrouve pourtant de nombreuses idées les ayant inspirées dans plusieurs de ses textes.

(22) Robert Kurz, Vie et mort du capitalisme, Paris, Lignes, 2011.

(23) On peut cependant se demander, pourquoi alors Israël est toujours aussi largement soutenu par la plupart des États occidentaux.

(24) Robert Kurz, op. cit.

(25) Joachim Bruhn, « Jede Kritik am Staat Israel ist antisemitisch », Interview mit T-34 Informationen für das westliche Ruhrgebiet, der Antifa Duisburg, Juillet/Aout 2003. je traduis

(26) Per Violet, « Von der Idee einer vernünftig eingerichteten Welt. Warum Mar ein ‘Eurozentrist’ war. », Bahamas, n°38, été 2002.

(27)Concernant les débats autour de l’Islamophobie dans les pays de langue allemande voir : Fanny Müller-Uri, Antimuslimischer Rassismus, mandelbaum Verlag, 2014.

(28)Hitler entendait ainsi faire de son Lebensraum (espace vital), l’équivalent de ce que les Britanniques avaient fait en Inde. À ce propos, se référer à : Enzo Traverso, La violence nazie. Une généalogie européenne, Paris, La Fabrique, 2002.

(29) Maciej Zurowski, Anti-Germans : Not part of the left : http://www.cpgb.org.uk/home/weekly-worker/932/not-part-of-the-left (consulté le 22 Novembre 2013


quoi qu'il en soit, s'éclairent pour moi les raisons pour lesquelles, alertés par mézigue l'an dernier quant aux risques pris à relayer le site mondialisme.org dont Yves Coleman tient les clés, Pepe du site dndf et Théorie Communiste n'ont pas réagi. Comme le montre l'argumentaire de leur camarade Bernard Lyon, et en l'absence de démenti, tout porte à croire que Théorie Communiste, qui ne veut être ni anti-fasciste, ni anti-impérialiste, ni anti-colonialiste, ni anti-sioniste... est tout simplement d'accord avec ces thèses nauséabondantes en milieu radical issu de l'ultragauche
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MessageSujet: BHL-Robert Kurz, même combat ?   Dim 26 Juil - 18:38

reçu du même ami, concernant plus particulièrement Robert Kurz et la Wertkritik

« Plus radical que moi, tu meurs ! » À propos des critiques de la valeur Jean-Pierre Garnier  19 janvier 2012

Jean-Pierre Garnier, né le 30 août 1940 (74 ans), sociologue et urbaniste libertaire français... membre des comités de rédaction des revues Espaces et Sociétés, Réfractions, contribue régulièrement au Monde libertaire et à la revue libertaire internationale en ligne Divergences

Jean-Pierre Garnier a écrit:
On peut faire carrière dans la critique théorique du capital, sans que cela contribue le moins du monde a embrayer sur le mécontentement croissant des classes dominées pour le transformer en force politique susceptible de mettre en branle une contre-offensive populaire. Mais il semble que le temps ne soit pas encore venu, aux yeux de l’intelligentsia « radicale », de cesser de parler (ou d’écrire) pour ne rien faire, sinon, précisément, carrière, académique ou/et médiatique. Quitte, en guise d’engagement pratique, à mettre éventuellement de temps à autre un bulletin de vote dans l’urne quand les politiciens « degôche » qu’ils fustigent par ailleurs pour leur « complicité avec le capital » ou leur « manque de volonté politique », les en pressent pour « faire barrage », selon le slogan républicain consacré, à la droite ou à l’extrême droite.

Robert Kurz, éminent théoricien critique de « la valeur » devant Marx sinon l’éternel, ne dépare pas le lot, quels que soient ses efforts pour s’en distinguer. À le lire, la « réflexion théorique sur les catégories réelles du capitalisme (forme-valeur et marchandise, survaleur, travail abstrait, etc.) » serait la seule pratique utile dans la période actuelle, en attendant que les individus, sur la base de leur expérience, en éprouve et découvre la véracité [1]. Et transforment cette expérience en critique radicale en actes. Le moins que l’on puisse en dire, cependant, c’est qu’en matière d’innovations conceptuelles susceptibles de rompre avec tout ce qui a été pensé avant, on a fait mieux.


Après un crêpage de chignon idéologique avec son compère le philosophe Anselme Jappe, autre gourou de la « critique de la valeur » d’outre-Rhin, au petit jeu de « plus radical que moi tu meurs » dans la énième relecture de Marx, toujours en vogue dans certains amphithéâtres universitaires et salles de séminaires [2], R. Kurz s’en fût fonder ailleurs sa propre revue. Pourtant, les conceptualisations fabriquées à la chaîne dans les ateliers de Krisis puis de Exit ne font qu’aligner des truismes assénés avec l’arrogance de gens qui ne doutent pas un instant qu’ils sont en train de découvrir ce d’autres ont pourtant trouvé bien longtemps avant eux.

Ainsi les anarchistes français du XIXème siècle et les communistes libertaires de par le monde qui prendront la relève n’avaient-ils pas attendu les messies apparus outre-Rhin un siècle et demi plus tard, pour savoir à quoi s’en tenir au sujet la « politique politicienne », de la délégation de pouvoir à des professionnels qui en vivent et de la démocratie représentative. Tous savaient fort bien que la « dynamique du capital » s’était constituée « en une forme de domination indirecte, abstraite et impersonnelle qui corsette l’ensemble de la vie moderne y compris sa forme de politique » [3]. Et, d’accord avec Marx au moins sur ce point, il était évident pour eux que « le seul sujet réel au fondement du monde présent, sujet automate et auto-instituant et qui fait structurellement se mouvoir le monde social qu’il constitue, n’est pas la " souveraineté du peuple " ». Sauf qu’à la différence des théoricistes allemands enfermés dans leur bulle universitaire, qu’un idéalisme effréné a rendu foncièrement allergiques à toute analyse matérialiste, prendre la « valeur » pour cible de leurs critiques, n’avait pour de sens, pour Marx et ceux qui sont restés fidèles à son enseignement au lieu de le falsifier, que dans le cadre du combat effectivement mené contre les agents actifs structurellement chargés de faire prévaloir son implacable loi.

« La valeur » a, en effet, bon dos. Puissance abstraite elle ne s’incarnerait plus dans la classe exploiteuse, dominante, dirigeante, bref, la bourgeoisie, mais dans la totalité du corps social. Entité aussi omniprésente que maléfique, elle serait insaisissable sauf par les travailleurs forcenés du concept qui, à la différence des travailleurs subalternes enlisés dans le fétichisme de la « valorisation », auraient su s’extraire des déterminations réifiantes qui en découlent pour parvenir à s’élever à la conscience dont les autres sont privés. « Tous les groupes sociaux sont préformés par la valeur et donc constitués de façon capitalistes », décrète R. Kurz. « Du fait que la valorisation du capital fonctionne, ils se transforment ainsi en “sujet objectif” qui soumet sa vie au aux lois du capital et pour qui cette soumission est normal » [4]. Heureusement, il existerait une minorité capable d’échapper à cette surdétermination, des « individus qui, précisément ne veulent plus être un tel sujet » à qui reviendra la mission d’indiquer la voie au mouvement d’émancipation, et parmi lesquels on n’aura nul peine à classer, puisqu’ils sont les premiers à le faire, les valeureux pourfendeurs de « la valeur ».


Autant « la valeur » revient-elle comme une antienne dans les discours de Kurz, Jappe et leurs disciples, autant le mot « exploitation » est absent de leur propos comme de leurs préoccupations. L’extorsion de plus-value sur la base du salariat qui définit la capital comme rapport social passe à l’arrière-plan, comme si la « valorisation de la valeur » processus sans sujet à la mode althussérienne, dispensait de s’intéresser à aux acteurs majeurs qui y sont impliqués, à avoir les capitalistes et les prolétaires. « Accumulez, accumulez ! C’est la loi et ses prophètes ! », ce mot d’ordre fameux que Marx prêtait ironiquement à l’économie politique bourgeoise [5], s’est converti, sous le coup de baguette magique des prophètes de la radicalité critique, en « Valorisez, valorisez ! ». Lesquels oublient, volontairement ou non, ce que Marx précisait quelques ligne plus loin. À avoir que « si le prolétaire est n’est qu’une machine à produire de la plus-value, le capitaliste n’est qu’une machine à capitaliser cette plus-value » [6].

Aussi ne s’étonnera-t-on guère que exploiteurs et exploités se retrouvent du coup mis dans le même sac : « travailleurs et capitalistes » ne seraient « que « les comparses d’un processus qui les dépasse » [7]. On savait depuis Marx que le bourgeois n’était, par-delà sont identité personnelle propre, qu’un « fonctionnaire du capital ». Mais, aux dires de Kurz et d’autres théoriciens aguerris partis en guerre contre « la valeur », cette personnification du rapport d’exploitation vaut aussi pour le prolétaire. « La lutte des classes, si elle existe bien », consent-on à admettre dans les cercles de la radicalité diplômée, ne serait qu’un phénomène secondaire qui n’exige pas que l’on s’y arrête car elle « n’est en réalité qu’une lutte d’intérêts à l’intérieur des formes de vie et de socialisation capitalistes ». On comprend dès lors que l’injonction qui clôt l’Internationale, « Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes ! » puisse dégager un « défunt pathos », selon R. Kurz. Seuls les producteurs professionnels de théorie critique, et encore pas n’importe laquelle, seraient en mesure de sauver, outre eux-mêmes, le reste de l’humanité opprimée et surtout aliénée. Mais si, comme ils le ressassent, le cœur du capitalisme, sa substance, c’est le travail abstrait créateur de valeur, dans quelle catégorie ranger leur travail critique ?


Pour les besoins de leur cause, Robert Kurz, Anselme Jappe et autres néo-marxistes autoproclamés, persistent à identifier le « marxisme traditionnel » à celui des bureaucraties partisanes ou syndicales et leurs idéologues, alors qu’il été démontré depuis longtemps que ce marxisme d’appareil ne constituait qu’un détournement grossier de la pensée de Marx [8]. Mais il est plus commode de ne retenir que celui-ci, et encore dans sa version la plus caricaturale, pour accuser le marxisme classique de considérer « implicitement [sic] le travail abstrait, la marchandise et l’argent comme des données évidentes, éternelles et neutres ». Forts de ce postulat démenti par tous les écrits se situant dans la lignée de la pensée marxienne, ils peuvent en conclure que la lutte des classes « entre porteurs vivants du capital et du travail » ne peut se mener qu’« autour de la distribution de la valeur » [9]. Comme si le mouvement ouvrier s’était réduit à ce qu’ont réussi partiellement à en faire les efforts apparemment opposés mais de fait conjugués des sociaux-démocrates et des staliniens : une lutte pour une augmentation des salaires et la mise en place de l’« État-providence » sans remise en cause des bases de la société capitaliste. Les considérations méprisantes de R. Kurz sur « la lutte de classe du prolétariat entrée dans sa phase terminale » rappelleront à ceux qui n’ont pas la mémoire courte les prophéties d’André Gorz suivi de la cohorte des sociologues tourainiens faisant leurs « adieux au prolétariat » au profit des « nouveaux mouvements sociaux » censés prendre le relais avec le succès que l’on sait : le « changement social » dans la continuité capitaliste. Pour Kurz et ses disciples, les occupations d’usine, les séquestrations de patrons ou de cadres dirigeants, les émeutes et attaques de bâtiments officiels, les actions d’auto-réductions dans les services publics qui se sont multipliées au cours des années récentes ne compteraient pour rien puisqu’elles laisseraient de côté « la valorisation de la valeur ».

« La valeur est une forme sociale qui envahit tout », proclament ses critiques [10]. Et d’abord, semble-t-il, l’esprit de ces marxosophes durs et purs de part et d’autre du Rhin, pour ne pas parler de ceux d’outre-Atlantique, qui ne voient plus qu’elle, délaissant comme autant de vieilleries idéologiques les « antagonismes de classes sociologiques » [11]. À l’inverse de cet « anticapitalisme tronqué », assènent-ils, « la critique de la valeur ose enfin critiquer le système dans sa totalité ». En tenant pour quantité négligeable les forces sociales qui s’affrontent pour le maintenir ou l’ébranler.

Quand R. Kurz se gausse du retour en faveur du keynesianisme parmi les nostalgiques de l’État « social » ou d’un antiproductivisme déconnecté de la production de la « sur-valeur », il enfonce également des portes depuis longtemps ouvertes, que ce soit, outre Marx lui-même, par tous ceux qui, récemment, n’ont jamais confondu « altermondialisme » et anticapitalisme, ou par d’autres pour qui le mot d’ordre consensuel du « développement durable » n’a d’autre visée que de faire consentir à la pérennité du développement capitaliste. Et que dire de sa critique du capitalisme d’État baptisé « socialisme » ou même « communisme » par les dirigeants et les idéologues des régimes et des partis improprement pourvus de ce label, sinon qu’elle n’apparaîtra nouvelle qu’aux lecteurs qui n’ont jamais entendu parler de Anton Ciliga, Karl Korsch, Otto Rühle, Anton Pannekoeke, Waklav Makhaïsky ou même, plus récemment, de la revue Socialisme ou Barbarie.


Le seul élément vraiment nouveau dans ce recueil confusionniste est le caractère véritablement obsessionnel de l’accusation portée par Robert Kurz, auquel faisait écho au même moment son alter ego Anselme Jappe [12], tous deux nourris des considérations du philosophe et historien de la pensée allemande de Moishe Postone sur l’« anticapitalisme vulgaire », contre l’« antisémitisme » qui inspirerait ou auquel conduirait toute critique portant sur la financiarisation du capital et la dynamique spéculative qui en résulte. À ce compte, il faudrait ranger les collaborateurs du Monde Diplomatique ou les militants d’Attac — ce dont R. Kurz ne se prive d’ailleurs pas en ce qui concerne cette organisation — dans le camps des antisémites virtuels sinon réels.

Peu importe. Imputer la crise du crédit à l’« avidité du capitalisme financier » reviendrait à renouer avec une « vision associée depuis deux cents ans à des stéréotypes antisémites » [13]. Ce qui expliquerait que « la critique du capitalisme menace elle-même de devenir réactionnaire » [14]. Les contempteurs des financiers, banquiers, assureurs, traders et autres brokers sont donc priés de mettre un bémol à leurs dénonciations. « En rendant la spéculation responsable d’une crise qui trouve son origine dans la logique de la valorisation », la critique du néo-libéralisme par les adeptes d’un retour à l’intervention de l’État de type keynésien n’est pas seulement illusoire et mystificatrice, du fait de ne s’en prendre qu’à un modèle de régulation et de laisser de côté la logique de la valorisation.

Outre qu’« elle n’attaque pas les bases du capitalisme », puisqu’elle ne prend pour cible que la circulation et non la production, elle contiendrait de la sorte « de manière consciente ou inconsciente, volontaire ou involontairement, un antisémitisme structurel »
[sic] en ne faisant que « renforcer le préjugé populaire du “ capital accapareur ” rendu responsable de tous les maux de la société, et qui depuis deux cents ans — R. Kurz ne craint pas de se répéter — est associé aux juifs » [15]. Et celui-ci de mettre en garde contre « la sourde menace de débordements national-racistes d’une conscience de masses en quête de victimes quand le paisible citoyen lambda voit disparaître sous ses pieds les conditions d’existence capitalistes ». Une éventualité à laquelle échappe évidemment une élite intellectuelle confortablement embusquée dans l’institution universitaire, du moins tant qu’une faillite d’un État criblé à son tour de dettes, « souveraines » ou non, ne l’amène à ne plus pouvoir payer ses fonctionnaires.


Il est en tout cas logique, dans ces conditions, mais si cela peut surprendre, que l’une des annexes qui concluent l’ouvrage de Robert Kurz soit un plaidoyer inédit en faveur de… la « guerre de Gaza » menée par l’État hébreux. Inédit, du moins, de la part d’un adversaire supposé irréductible du capitalisme, mais archi-éculé puisqu’il résume l’essentiel de la propagande sioniste [16]. Ainsi Israël est-il présenté comme « une réponse des Juifs à l’idéologie éliminationniste [sic] d’exclusion de l’antisémitisme européen et surtout allemand », comme si comptait peu le fait que ladite réponse ait été mise en œuvre sur le dos du peuple palestinien qui n’avait rien à voir avec le problème qu’elle était censé résoudre.


Dès lors, la solidarité d’« une partie de la gauche mondiale », minoritaire quoiqu’en dise R. Kurz qui parle de « mainstream », ne pourrait qu’être le fruit d’une « décomposition idéologique » qui la pousserait à se constituer en « force d’appui dans la guerre islamiste menée contre les Juifs », étant entendu que l’occupation, la colonisation et les innombrables exactions commises par Tsahal ne relèveraient que de « l’autodéfense israélienne ». On retrouve ici le vieil argumentaire des défenseurs inconditionnels de la politique d’Israël traçant un trait d’équivalence entre antisionisme et antisémitisme. Reprochant à Busch d’avoir « minimisé le programme iranien d’armement nucléaire », le pourfendeur de la « valorisation de la valeur » termine en fanfare guerrière : « Il faut affirmer que l’anéantissement du Hamas et du Hezbollah est une condition sine qua non seulement d’une précaire paix capitaliste en Palestine, mais aussi d’une amélioration des conditions sociales dans cette région du monde ».

BHL-Robert Kurz, même combat ?


[1] Robert Kurz, Vies et mort du capitalisme, Lignes, 2011.

[2] Robert Kurz et son clan reprochent à leurs homologues de Krisis  de laisser de côté le rapport entre les sexes, de surévaluer l’importance de la crise écologique dans la crise générale du capitalisme et, crime suprême, de « valoriser » la pratique aux dépens de la théorie, celle-ci étant bien entendus considérée, comme aux beaux temps de l’althussérisme triomphant, comme une pratique à part entière et, de surcroît, comme la seule utile.

[3] Ibid.

[4] Ibid., p. 18.

[5] Karl Marx, Le Capital, livre premier : « Le développement de la production capitaliste », VIIe section : Accumulation du capital, chapitre XXIV « Transformation de la plus-value, in Karl Marx, Œuvres Économie I », La Pléiade, 1965.

[6] Ibid.

[7] « Qu’est-ce que la Wertkritik ? », http//palim-psao.over-blog.fr

[8] Lire entre autres, Karl Korsch, Marxisme et contre-révolution, Seuil, 1975 ; Maximilien Rübel, Marx critique du marxisme, Payot,1974.

[9] Anselme Jappe, « Grandeurs et limites du romantisme révolutionnaire », La revue des livres, n°2, novembre-décembre 2011.

[10] « Qu’est-ce que la Werkritik ? », op.cit.

[11] Ibid.

[12] Anselme Jappe, « Grandeurs et limites du romantisme révolutionnaire », art. cit.

[13] Robert Kurz, Vies et mort du capitalisme, op. cit., p. 51.

[14] Ibid, p. 50.

[15] Ibid., p. 81.

[16] Robert Kurz « La guerre contre les Juifs, Vies et mort du capitalisme, pp. 215-219.

PS : quand cela abonde en son sens, Yves Coleman n'hésite pas. Sur son site : Sur l’angélisme « post-colonial », un article de Jean-Pierre Garnier 4 septembre 2010, par Yves. Ce texte est extrait du n° 21 de la revue en ligne Divergences

Jean-Pierre Garnier a écrit:
Bien entendu, la régression identitaire en cours peut prendre bien d’autres voies. Songeons, par exemple, à ces anciens « contestataires » gauchistes, maoïstes ou trotskistes, qui, excipant de leur judéité retrouvée, se sont convertis en apologistes inconditionnels de la colonisation sioniste. Ou à ces porte-paroles auto-labélisés « Indigènes de la République », en lutte contre les discriminations racistes et l’amnésie de la population française « blanche » à l’égard d’un passé peu reluisant marqué par l’esclavagisme et le colonialisme. « Indigènes » qui, à cette aune, ne mesurent, quand ils ne les ignorent pas, les inégalités croissantes entre classes, toutes « races » confondues...

puisque « toutes classes confondues » sans doute avec la sienne, d'où il parle, Jean-Pierre Garnier ne voit lui aucune différence selon la race, ni la sienne, d'où il parle... auto-labellisé sociologue architexte libertaire, mais cordonnier trop mal chaussé pour visiter les immeubles des quartiers populaires...

quel milieu de merde !

affraid  
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MessageSujet: les vérités de Bernard Lyon   Lun 27 Juil - 0:58

les vérités de Bernard Lyon...

... pas de La Palice, et pas lisses non plus

puisque Bernard Lyon / BL, Théorie Communiste, alias Alain alias Alfred Dreyfus, a été beaucoup mis en cause dans ce sujet, et d'autres, donnons-lui la parole, avec une intervention qu'il a revendiqué signer de son nom propre. C'est en réaction à une texte de Danielle Bleitrach, que je place en-dessous

Après la fin du sionisme et du socialisme, en finir avec l’antisionisme.

BL / Alfred Dreyfus a écrit:
dimanche 14 janvier 2007 à 18h47

On ne décide jamais de ce que l’on est ! Tu es juive ma camarade ! (Les antisémites le décident et ça suffit) [Ah bon, comme si ne suffisait pas surtout que la plupart des Juifs le revendiquent]. Considérer le fait juif comme un fait religieux est à l’évidence réducteur et finalement faux. Par ailleurs que l’Etat d’Israël soit un Etat - nation en perpétuelle auto - affirmation et que sa « légitimité » soit contestée et contestable (Tout peuple est venu d’ailleurs) n’empêche pas qu’il n'est pas un Etat colonial, la comparaison avec l’Afrique du sud est erronée il n’y a pas d’exploitation quasi esclavagiste des autochtones, c’est une colonisation de peuplement ce qui est tout autre chose. Réduire le sionisme a à une manœuvre des puissances occidentales pour se débarrasser des juifs est non - historique, le mouvement sioniste et particulièrement le mouvement sioniste-ouvrier social démocrate (Poalé-Tsion, Mapaï, Histadrout, Kibboutzim etc.) a été le réel fondateur du Yichouv (établissement juif) en Palestine puis de l’Etat, Israël est donc un avorton du socialisme ! [mais la création de l'État d'Israël a bien évidemment d'autres raisons que cet "avorton du socialisme"] La collaboration avec l’impérialisme britannique a été de courte durée (de 1917 à 1936 au maximum), les anglais ont interdit toute immigration juive en Palestine quand l’Amérique faisait de même et que la politique de l’Allemagne nazie devenait plus que menaçante. Il est bien connu aussi que l’Etat d’Israël naissant a été aidé par l’URSS de Staline (juste avant que ce dernier ne découvre le « complot des blouses blanches » et ne lance une campagne antisémite !) et par la Tchécoslovaquie contrôlée par le même, ce qui ne cherche pas à prouver un caractère « progressiste » d’Israël à l’époque - comme les anticolonialistes ont si souvent qualifié des régimes qui, aussi atroces qu’ils pouvaient être, avaient pour eux d’être antiaméricains, de même que toute dictature proaméricaine faisait partie du « monde libre » - mais montre qu’être « agent de l’impérialisme » ça va, ça vient !

Il est clair que sionisme se voit dénier toute qualité de mouvement de libération nationale et être réduit à une création artificielle de l’impérialisme [la confusion est entretenue entre sionisme d'avant et d'après la création de l'Etat-nation d'Israël, et point besoin qu'elle soit "artificielle", elle ne le fut en rien, mais fondée sur des intérêts capitalistes occidentaux : cf débats du procès de Nüremberg] - à l’aune exacte où les juifs sont niés comme peuple - alors que tous les mouvements qui se sont vus reconnaître ce titre se sont alliés avec l’un ou l’autre des camps, tout aussi contre-révolutionnaire l’un que l’autre, de la guerre froide.

L’existence d’un peuple juif est le sujet de discussions comiques entre les « Valeureux » des romans d’Albert Cohen et restera une question vide de sens. Ce qui a été réel c’est le mouvement sioniste né du refus de l’antisémitisme meurtrier de l’Europe centrale et orientale, comme le mouvement socialiste yiddish non-sioniste tel le Bund, l’histoire a tranché dans le sang, non pas de qui avait raison mais bien de qui avait tord de penser l’assimilation, même dans le cadre du socialisme, dans cette région du monde, possible !

L’antisionisme est maintenant un double non-sens parce que :

Le sionisme n’existe plus ! Le Judaïsme du Yiddishland qui lui a donné naissance a été détruit et sa survie de pur discours dans d’autres régions du monde à l’heure actuelle, n’est plus qu’un soutient à Israël qui génère une identité laïque, prenant la suite de l’identité religieuse, identité du même tonneau que les « roots » américaines ; par conséquent se dire antisioniste autant qu’opposé à l’antisémitisme tout en rappelant ses « origines » juives c’est se donner une étiquette radicale démocratique (voire, tant qu’à faire, révolutionnaire pendant qu’on est) et permet de se rattacher à un antisionisme juif aujourd’hui tout autant disparu que le sionisme avec le peuple juif réel (yiddish) dans lequel ils s’étaient créés. La dernière vague d’immigration juive en Israël en été le post-scriptum, elle mettait un point final au socialisme en Russie et à sa soi-disant suppression de l’antisémitisme.

L’antisionisme est de plus en plus l’euphémisme politiquement correct d’un revival de l’antisémitisme le plus traditionnel, [ce n'est pas excactement cela, puisque les critiques distinguent l'antisionisme nouveau, à base islamique... Comme si la politique d'Israël ne suffisait pas à fabriquer l'antisémitisme dont il a besoin pour jouer sur la "mémoire de la Shoah", ce dont Dreyfus ne parle jamais], il dénonce un fantasmatique lobby sioniste mondial, omnipotent et secret (alors qu’en Amérique les lobbies sont officiels et sont la forme normale de l’action de promotion de telle ou telle politique dans n’importe quel domaine) qui contrôlerait la politique américaine, contrôlerait les médias et -quand il se laisse aller ! - la finance internationale. Cet « antisionisme » cohabite avec l’altermondialisme qui fait du capitalisme une critique tout aussi faussée et partielle que celle qu’en faisait le fascisme, en faisant essentiellement de la mondialisation un passage de l’économie sous la coupe de la finance provoquant le malheur de tous les peuples (voir ATTAC) au bénéfice d’une « hyperbougeoisie » mondialisée (on n’ose plus dire - espérons pour longtemps encore - cosmopolite ou apatride.). [là encore, on n'a pas le choix, on est altermondialiste-antisémite ou révolutionnaire comme la Wertkritik - c'est l'argument de Postone relevé plus haut - et Coleman ou communisateur comme Théorie Communiste - à cet aulne je suis démocrate-radical altermondialiste et antisémite...]

Le socialisme est maintenant connu de tous pour avoir été une forme particulière du capitalisme, forme produite par une contre-révolution d’Etat spécifique (bolchevique puis stalinienne) opposée à une lutte de classe révolutionnaire d’affirmation impossible du travail. Cette contre-révolution socialiste (et réellement socialiste !) était l’impossibilité effective de cette affirmation à laquelle elle était étroitement intriquée, parce que générée par elle.

La critique du capital qui ne peut (n’ose) pas parler de communisation immédiate des rapports humains par l’action des prolétaires abolissant le capital, ne peut que parler au nom d’une démocratie radicale, d’une autre mondialisation, d’une économie solidaire (antinomie dans les termes) instaurées par des citoyens, opportunément ressuscités de la fin du XVIII° pour remplacer une classe ouvrière qui a politiquement disparu avec le mur de Berlin [même chose, je fais tout autre chose que tomber dans cette alternative selon BL/Dreyfus, qui n'est décidément pas très imaginatif, ni très dialectique, mais on le savait...].

Cependant beaucoup de démocrates radicaux (seraient-ils « communistes non encartés », quoi de plus radical ?) continuent de patauger dans un anti-impérialisme aussi obsolète que le tiers-mondisme [vraiment, quel racisme qui s'ignore, planqué derrière des catégories d'anti-impérialisme ou de tiers-mondisme comme si elles rendaient compte des luttes dans le capital actuel. Mais BL répète sa leçon inchangé depuis 40 ans sur ce thème, alors qu'il prétend parler au présent de la communisation.[/i] ] L’idéologie altermondialiste contrairement à l’idéologie tiers-mondiste ne peut plus rattacher la lutte contre l’occident à la résistance d’un « camp de la paix » et aux luttes des fameuses « forces ouvrières et démocratiques » à l’intérieur d’un camp impérialiste, forces sensées avancer vers un passage pacifique au socialisme. [mais ce n'est pas du tout ce dont je parle avec les luttes "décoloniales", non pas la lutte "contre l'Occident" "altermondialiste" avant-même qu'elle soit nommée ainsi. Avec des gens pareils, soit on dit comme eux, soit on est dans le camp d'en face. Il répond certes à Bleitrach, pas  à moi, mais son raisonnement ne laisse pas de discussion possible sur la question abordée]

Actuellement les luttes anti-occidentales [quelles luttes sont dite "anti-occidentales" ?] n’ont d’autre programme, que l’incantation appelant à un schisme dans la mondialisation, pour créer un nouveau second pôle du capital prenant la relève du camp socialiste [ce serait la seule alternative ? Alors il faut le prouver, mais quand on se fout des luttes et des théories des "nègres", qu'il refuse de reconnaître que le capitalisme est structurellement raciste, c'est impossible : un discours vide de réalités, certes pas une "incantation"] , comme le promeuvent aussi les islamistes[/b] [la courte vue, si tu te bats contre ce qui t'oppresses et qui vient d'Occdident capitaliste, deux solutions, t'es arabe ? t'es un islamiste. T'u ne l'es pas, t'es un islamo-gauchiste. Le même BL qui fait ici sa « preuve par l'islamisme » trois ans plus tard annonce la fin du « moment islamiste » dans les Printemps arabes : aussi saugrenu que sa révolution en 2020, quel rigolo pas drôle... ]. La seule référence concrète étant l’Etat rentier (dépendant des achats pétroliers US) prébendier et clientéliste de la caricature de Peron qu’est le pitre Chavez. [il faut mesurer ce que vivent les prolétaires d'un pays, ce qu'ils comparent dans leur vie quotidienne, pas seulement savoir si leur président est ou révolutionnaire, ou contre-révolutionnaire dans une perspective à plusieurs décennies. Il faut toujours partir, y compris pour la lutte révolutionnaire à terme, des intérêts immédiats des prolétaires, et du fait qu'on ne choisit pas de franchir le pas ou de créer des "écarts" pour le plaisir de théoriciens bien au chaud dans un pays de privilégiés du monde sur le dos de 80% du prolétariat mondial. Alors la question n'est plus de savoir si Chavez est un pitre ou pas. Ce n'est pas un propos cohérent avec Théorie Communiste, mais un délire ultra-gauchiste]

Les luttes en Palestine contre l’occupation israélienne sont des luttes de classe, dans lesquelles l’Etat d’Israël et l’Autorité palestinienne incarnent ensemble l’Etat du capital, mais le Hamas ne peut pas capitaliser ces luttes sur l’objectif de destruction d’Israël et de subversion de l’Autorité palestinienne car, tout simplement, les libérations nationales c’est fini et depuis maintenant longtemps, l’islamisme (et celui du Hamas justement) en est la preuve flagrante.

Passons à ton objectif de lutte :

« Donc pour ces deux raisons politiques il faut orienter notre action contre la fin de l’Etat d’Israël et du sionisme comme droit au retour mythique et mystificateur. Et je souhaite que cet objectif soit posé dans la clarté et que nous nous donnions comme objectif de combattre cet Etat comme celui de l’apartheid, ainsi que la dénonciation au Conseil de sécurité de cet Etat nucléaire. »

Je ne résiste pas au plaisir de noter que ton action est expliquée comme étant CONTRE LA FIN de l’Etat d’Israël, c’est bien sûr un lapsus calami, mais lapsus que j’espère pour toi révélateur, car si ton souhait de voir Israël supprimé se réalisait tu n’aurais qu’à contempler un massacre, (quoique rassure-toi ta radicalité passant par le conseil de sécurité et le droit tu peux être tranquille !) tu dis encore :

« ...les Israéliens doivent comprendre que comme les racistes d’Afrique du Sud qu’ils n’ont plus aucune complaisance à attendre. »


Les israéliens le savent très bien et c’est pour ça qu’il ne faut pas attendre une quelconque déchirure entre les classes en Israël.

Tu insistes sur le fait que la bombe actuelle d’Israël est plus dangereuse que la bombe hypothétique de l’Iran (dont tu ne relèves pas la théocratie revendiquée contrairement à celle que tu attribues à Israël), certes mais quand tu évoques Gaza et le Liban comme cibles, on peut tout de même remarquer que c’est au moins un peu près de chez eux pour que les israéliens s’en servent à ces endroits !

S’agissant de l’Iran toujours, les israéliens peuvent lui être reconnaissant, la conférence sur la réalité ou pas du génocide est une formidable légitimation d’Israël et de sa possession de la bombe atomique.

Pour finir, je te fais remarquer que dire : « le sionisme n’est que le prolongement de la haine contre le capitaine Dreyfus, l’impossibilité de considérer un juif comme un citoyen » est aussi juste ou faux que de dire : « la dictature du prolétariat n’est que le prolongement de la dictature du capital, l’impossibilité de considérer un prolétaire comme un citoyen » Rumine ce parallélisme chère camarade et cojudéodescendante ! C’est loin d’être un jeu de mots tant Israël est un avorton du socialisme à la fois pratique - comme je l’ai dit - et de principe : L’émancipation des juifs passant par l’Etat juif, est strictement parallèle à l’émancipation des travailleurs passant par l’Etat ouvrier, et quiconque a un instant défendu le socialisme réel a été bien plus complice de l’oppression du prolétariat que les sionistes de l’antisémitisme.

[ça ça ne passe pas, parce que les prolos qui se battaient avec les organisations "programmatistes", PCF et CGT ou autres ailleurs, ne soutenaient pas d'abord le "socialisme réel" dont la plupart ignoraient les réalités, mais pour leurs intérêts immédiats, manger, se loger, s'habiller, se soigner, nourrir leur famille, etc. ils ne le faisaient pas avec des bouquins d'ultra-gauche anti-stalinienne et anti-trotskiste, mais par des grèves, occupations, manifestations, affrontements de la police, au risque de la prison, au péril de leur vie parfois...

s'ils ne l'avaient pas fait, il n'y aurait pas eu de compromis fordiste et l'histoire réelle ne serait que littérature. Dreyfus est si sensible sur ces questions qui touchent à sa propre identité - qu'il refoule en seplanquant derrière sa théorie stricte capital-prolétariat - qu'il en perd les pédales, se contredit, et affirme n'importe quoi. Quel mépris des prolos chez un qui ne l'est pas, qui conseille de ne rien faire, sauf à être complice du capital, etc.

aujourd'hui il en va de même, on a beau savoir qu'on ne se bat pas pour la révolution immédiate, on ne se bat pour sa croute, pour sa vie... que des leaders, des intellectuels ou des théoriciens appellent ça anti-impérialiste ne change rien au fait que la luttes sont d'emblée internationales dans le monde globalisé, et que cette lutte, on la mène ou pas : BL ne fait que justifier de ne pas le faire, de ne rien faire]


Alain - Alfred Dreyfus

(Je signe de mon nom de naissance, dans l’immédiat après-génocide les juifs renonçaient à la circoncision et aux noms trop emblématiques.)
[/i]


Danielle Bleitrach a écrit:

Il faut en finir avec l’Etat d’Israël et le sionisme 26 juillet 2006

Si j’appartenais à une quelconque organisation sans doute je n’oserais pas engager ses membres dans cette position, mais étant désormais un individu libre de toutes attaches, j’affirme qu’il n’y aura de solution qu’à travers la suppression de l’Etat d’Israël, de l’entité étatique qui aujourd’hui fait la démonstration de sa nocivité pour tout le monde, pour les Palestiniens, pour tout le Moyen orient, pour les juifs de la région et ceux du monde entier.

Cet Etat, pure création coloniale, à travers lequel depuis les origines jusqu’à nos jours, les Européens, les Occidentaux font payer le génocide nazi à des peuples du Moyen-Orient qui n’y sont strictement pour rien, est de ce fait une monstruosité morale et politique.

Que ceux que l’on a dupé avec le sionisme aient le droit de rester sur la terre, qui est devenue la leur, ne dépend que de leur capacité à la coexistence et, pendant un certain temps d’une surveillance internationale, mais le sionisme et l’Etat d’Israël n’ont pas le droit à la survie politique.

Mais il faut dire du sionisme ce qu’il est en réalité, une entreprise coloniale par laquelle les puissances occidentales ont prétendu se débarrasser des juifs qu’ils n’avaient cessé de martyriser pendant des siècles, une manière de considérer les juifs comme étrangers dans leur pays, une sinistre duperie. Le sionisme n’est que le prolongement de la haine contre le capitaine Dreyfus, l’impossibilité de considérer un juif comme un citoyen.

Pour tous ceux qui, comme moi, sont conscients de l’horreur de ce qui se passe en Palestine et de l’ignominie d’un Etat raciste, théocratique, nous pouvons et devons affirmer notre refus de cette création artificielle. Les rapports de forces internationaux sont tels que les impérialistes vont continuer à porter à bout de bras leur rejeton sanglant, mais le monde change, les résistances se développent. Il faut tabler là-dessus et non sur les fanatismes. Et dès aujourd’hui il faut en finir avec les ambiguïtés et dire qu’Israël en tant qu’Etat théocratique, basé sur le droit du sang, création coloniale, doit disparaître pour voir naître un Etat de tous les citoyens.

En Afrique du Sud, un Etat raciste basé sur l’apartheid devait disparaître, et cela n’a pu se faire que par le fait que les premiers occupants, ceux qui étaient humiliés non seulement ont été réinvestis dans leurs droits, mais des élections leur ont donné le pouvoir. C’est cette démarche là à laquelle j’adhère et qui devrait donc se traduire par le retour des Palestiniens sur leur terre.

A partir de là, grâce à un Nelson Mandala il y a eu constitution d’une autre nation, ce qui ne signifie pas qu’il n’y a plus de problème, en particulier économiques et il faudra bien les vaincre, mais un processus a été mis en marche et il est passé par la dénonciation de l’Etat de l’apartheid. Si les racistes d’Afrique du Sud ne veulent pas de cette réalité, ils peuvent partir effectivement, mais le but n’est pas là bien sûr... simplement les Israéliens doivent comprendre que comme les racistes d’Afrique du Sud qu’ils n’ont plus aucune complaisance à attendre.

De surcroît, Israël est une puissance nucléaire, la France porte une lourde responsabilité dans ce domaine, et fait donc peser sur cette région une menace beaucoup plus grave que celle hypothétique de l’Iran. Un tel Etat qui agit comme il le fait en ce moment dans la bande de Gaza, contre le Liban est une menace terrible à partir du moment où il a l’arme nucléaire.

Donc pour ces deux raisons politiques il faut orienter notre action contre la fin de l’Etat d’Israël et du sionisme comme droit au retour mythique et mystificateur.
Et je souhaite que cet objectif soit posé dans la clarté et que nous nous donnions comme objectif de combattre cet Etat comme celui de l’apartheid, ainsi que la dénonciation au Conseil de sécurité de cet Etat nucléaire.

C’est d’abord en tant que communiste non encartée, en tant qu’être humain, mais aussi au nom de mes origines juives que j’affirme cela. Je suis athée et ne puis donc faire état de l’appartenance à une communauté religieuse, mais d’autres décident souvent pour moi en étant antisémites de cette appartenance, ils m’ont appris par leur stupidité ce que pouvait être le racisme et je m’opposerai toujours à eux, mais c’est au nom de ce savoir qu’ils m’ont infligée depuis l’enfance que je dénonce l’Etat d’Israël. Comme je revendique le droit pour tous les être humains à jouir de la paix, de l’absence de discrimination.

Ce combat de toujours contre le racisme et l’antisémitisme me pousse désormais à lutter contre l’Etat d’Israël comme j’ai lutté en son temps contre l’Afrique du Sud, Etat de l’apartheid. Il n’y a eu de solution que par la restitution d’une nation à Nelson Mandala. Souhaitons que surgisse de la terre de Palestine, comme de tout le Moyen-orient de nombreux Nelson Mandala.

Danielle Bleitrach
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MessageSujet: Re: ANTISÉMITISME, SIONISME, antisionisme... Identité juive... UJFP, JJR...   Lun 27 Juil - 15:05


des anti-communistes au nom des Juifs et de la communisation

No pasarán !

nous avons accumulé quelques points de vue parmi des millions sur "la question juive". En faire le tour, du monde, est impossible. On recense sur Google 11 millions d'entrées à "antisemitism", 7 fois plus, 73 millions à "racism". Les Juifs représentent 2 pour 1000 de la population mondiale... Cherchez l'erreur

ici on la trouve, qui vient, jusque dans nos rangs, faire perdre la tête...

sauf à donner quelques témoignages, préciser quelques points d'histoire, il est sans doute inutile d'aller plus loin. Une question tabou est devenue révélatrice d'un problème grave en lien direct avec la compréhension de moment présent et de la perspective révolutionnaire qui en découle. Qui n'a pas compris ne veut pas comprendre, et nous n'y pouvons rien, que les laisser à leurs certitudes. Elles les placent, définitivement, hors du combat communiste, et pas à la hauteur de leur ambition : « parler au présent de communisation »




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MessageSujet: un racisme entre Juifs ? Éthiopiens en Israël, noirs et pauvres : prolophobie racialisée ?   Sam 1 Aoû - 18:52

repris D'ACTUALITÉS 4 mai

il existe un pays où l'on peut s'affronter sans être soupçonné d'antisémitisme, mais où l'on n'échappe pas au racisme... de classe ?
difficile de ne pas faire un parallèle avec ce qui se passe au USA... et en France : de chacun selon sa prolophobie racialisée, à chacun son racisme de classe

Les raisons du malaise de la communauté éthiopienne d’Israël Le Monde 4 mai

autres articles

Citation :

Depuis le 30 avril, plusieurs manifestations de juifs d’origine éthiopienne ont dégénéré à Jérusalem et à Tel-Aviv. A l’origine du mouvement de colère, le passage à tabac d’un soldat israélien-éthiopien par deux policiers filmés par une caméra de surveillance. La vidéo dure un peu plus de deux minutes. Captée par une caméra installé sur un immeuble, la scène a été le catalyseur de la colère de toute une communauté. On y voit Damas Pakada, un soldat israélien d’origine éthiopienne en uniforme, pris à partie par deux policiers blancs. Il est frappé au visage en plein centre-ville de Holon, au sud de Tel-Aviv, puis roué de coups une fois au sol. L’enregistrement a largement été diffusé sur Internet et par les médias israéliens.

La violence des forces de l’ordre ainsi que l’absence manifeste de motif ont choqué l’opinion. Arrêté dans un premier temps, le jeune homme a été libéré grâce à la vidéo. Les deux policiers ont été suspendus mais cette mesure n’a pas calmé l’exaspération de la communauté juive d’origine éthiopienne. Les manifestations se poursuivent depuis jeudi soir dans un climat de tensions rarement vu. A Jérusalem, une dizaine de personnes ont été blessées, dont plusieurs policiers, dans des affrontements après un rassemblement de quelques milliers de personnes.

Plus importante encore, la manifestation du dimanche 3 mai a fait plus de soixante blessés, dont une majorité de policiers. Plusieurs véhicules des forces de l’ordre ont été endommagés, des vitrines de la capitale israélienne ont volé en éclat. Une cinquantaine de protestataires ont été interpellés après ces violences. « Nous voulons simplement être égaux », scandaient les manifestants, dénonçant une société israélienne « raciste ».

Une communauté discriminée

« Les Israéliens refusent bien souvent de voir les Ethiopiens comme faisant partie de la société », confirme Naomi Zimmerman, porte-parole de l’association israélienne pour les juifs éthiopiens, un lobby installé à Jérusalem. L’organisation se bat contre les arrestations arbitraires, les contrôles au faciès et tente de faire voter des lois favorables aux Israéliens d’origine éthiopienne. Sa responsable de la communication déplore les violences mais affirme que ces mouvements ne sont pas instrumentalisés.

Arrivés en Israël à la fin des années 1980, les falachas sont des Ethiopiens dont la judaïté n’a été reconnue qu’en 1975 par l’Etat d’Israël, qui a ensuite encouragé l’immigration de ces populations vers Israël. Selon les dernières estimations, ils seraient aujourd’hui près de 150 000. « Ils font partie des couches les plus pauvres de la société israélienne », rapporte Denis Charbit, sociologue, auteur d’Israël et ses paradoxes (Le Cavalier bleu éditions, 320 pages). « Ils ont des difficultés d’intégration à tous les niveaux : social, professionnel… Les jeunes qui manifestent aujourd’hui n’ont pas connu le pays de leurs parents. Ils aspirent à une vie meilleure. Le ras-le-bol est général », analyse le chercheur à l’université ouverte d’Israël.

Un malaise ancien

Alors qu´ils ne sont que 2 % de la population israélienne, ils représentent 40 % des détenus israéliens des prisons de l’Etat juif. Le symbole d’un malaise évident. Les derniers événements ne sont pas les seules affaires qui ont marqué en profondeur le groupe, très replié sur lui-même. Dès les années 1990, leur arrivé a été gâchée par une polémique sur une cérémonie religieuse obligatoire. Cet épisode a été vécu comme la preuve qu’ils n’étaient pas reconnus comme réellement juifs.

Au début des années 2000, une autre histoire a révolté la communauté : alors que les Israéliens se pressaient pour donner leur sang durant les heures sombres de la deuxième Intifada, le sang des Israéliens d’origine éthiopienne a bien été collecté mais ensuite jeté à la poubelle car ces populations présentaient « un risque », selon les autorités sanitaires. Pendant longtemps, les Israéliens d’origine éthiopienne ont semblé fatalistes. Mais depuis la mort de Yosef Salamsa, en juillet 2014, victime, selon sa famille, de tortures de la part de policiers israéliens, ils se font de moins en moins discrets.

Des autorités embarrassées

« Il faut rendre visible des gens invisibles mais l’exemple doit venir d’en haut », assène Naomi Zimmerman dont l’association a tenté, par exemple, d’inciter les membres de la communauté à voter lors des récentes élections législatives. Les autorités israéliennes ont semblé gênées sur la manière de réagir. Si le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, a dénoncé les violences des manifestants, il a aussi reconnu « avoir été choqué » par la vidéo où l’on voit l’agression de Damas Pakada. Il a même rencontré, lundi, le jeune soldat, assurant après la rencontre que « les choses vont changer ».

Même son de cloche du côté du président Reuven Rivlin qui a admis, s’adressant aux juifs éthiopiens, « qu’Israël avait échoué à les écouter » tout en récusant la violence. « Les manifestants sont nos fils et nos filles, des élèves brillants, des soldats de l’armée. Nous leur devons des réponses », a poursuivi M. Rivlin en marge d’une rencontre avec des responsables ultraorthodoxes. Pour agir, il faudrait mettre les moyens. Avec un tiers de ses enfants qui vit sous le seuil de pauvreté, la société israélienne n’a jamais été aussi inégalitaire. « Il faudrait faire de cette communauté une cause nationale », conseille le sociologue Denis Charbit. – (Intérim.)
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MessageSujet: Re: ANTISÉMITISME, SIONISME, antisionisme... Identité juive... UJFP, JJR...   Sam 1 Aoû - 18:53

repris d'Actualités 4 mai

sans trop de précautions, car Dieudonné adore ces références, je vous envoie ce texte, car il importe de ne pas se voiler la face, ni la race

L´ORIGINE TALMUDIQUE DU RACISME ANTI-NOIRS
https://fr-fr.facebook.com/notes/patrick-mballa/lorigine-talmudique-du-racisme-anti-noirs/585262798173196

Citation :
Au 1e siècle, l’historien latin Tacite (Histoire, liv. V, chap. V) nous apprend ceci du peuple juif : « Entre eux, ils sont d’une loyauté à toute épreuve, d’une charité toujours secourable, mais contre le reste des hommes, haine et hostilité. Ne se mettant pas à table avec des étrangers et ne partageant pas leur lit, cette nation, d’une licence de mœurs effrénée, s’abstient de tout commerce avec des femmes étrangères ». On ne peut pas taxer cet historien d’antisémitisme, dans la mesure où les propres documents juifs confirment cette haine et cette discrimination à l’égard des non-juifs.

Selon le chercheur David Icke (Le plus grand secret, tome 1) le Talmud dont la rédaction remonte au 2e siècle, et faisant autorité chez les juifs en matière de juridiction est sans aucun doute le document le plus raciste sur terre, comme le prouvent ces quelques exemples tirés de ce dernier :
- Seuls les juifs sont humains, les non-juifs ne sont pas humains mais du bétail (Kerithut 6b, Jebhammoth 61)
- Les non-juifs ont été créés pour servir les juifs en tant qu’esclaves (Midrasch Talpioth 225)
- La relation sexuelle avec des non-juifs est comme la relation sexuelle avec des animaux (Kethuboth 3b)
- Les non-juifs doivent être évités encore plus que les cochons malades (Orach Chaiim 57, 6a)
- Le taux de natalité des non-juifs doit être réprimé massivement (Zohar 11, 4b)
- Tout comme vous remplacez les vaches et les ânes, vous remplacerez les non-juifs (Lore Dea 377, 1)

Nous savons que les juifs Khazars dans l’antiquité (habirou pour les égyptiens, hyksos pour les grecs), après quelques infiltrations en Afrique, plus précisément en Egypte vers 2000 av. J.C, envahirent par la suite ce pays. De 1720 à 1580 av. J.C, ils dépossédèrent les Noirs égyptiens de leur terre, mais heureusement ces derniers les chassèrent sous le règne du pharaon Ahmès.
Le malheur du peuple Noir résulte de l’image négative que les caucasiens en ont, mais le plus grave c’est que beaucoup de Noirs accréditent volontairement ou involontairement par leur comportement ces clichés dégradants d’eux-mêmes. Ce qui suit vous démontrera textes à l’appui qu’en rédigeant la Torah les juifs sont à l’origine, et donc les responsables directs de l’image négative du Noir dans l’imaginaire humain.
En effet, avant la rédaction de la Torah en 398 av. J.C, sous la direction du scribe et sacrificateur Esdras, c’est en vain que l’on chercherait un seul texte dénigrant le peuple Noir, le monde caucasien en avait une toute autre image. Au 8e siècle av. J.C, Homère (Iliade I, 423 à 425) le père de la littérature grecque nous dit ceci : « Zeus est parti hier du côté de l’Océan prendre part à un banquet chez les Noirs sans reproche, et tous les dieux l’ont suivi. Dans douze jours, il retournera dans l’Olympe ». Toujours selon Homère (Odyssée XI, 522), Ulysse pleurant Triptolème fait allusion à la beauté divine du peuple Noir, notamment de leur roi Memnon en disant : « Je n’ai vu de plus beau que le divin Memnon ».

Mais au 4e siècle av. J.C, avec la rédaction de la Torah les choses changent radicalement la couleur Noire qui est pourtant la couleur naturelle des premiers hommes, et considérée jusque-là comme une bénédiction.
Dans le Talmud (Sanhedrin) il est dit ceci : « Le corbeau, le chien et le Noir (le koushi) seront noirs à cause de leurs méfaits ». Le rabbin Maïmonide dans un ouvrage considéré par les juifs comme le plus grand en matière de philosophie religieuse juive (Le Guide des égarés, livre III, chapitre 51) nous dit ceci du peuple Noir : « Leur nature est semblable à celle des animaux muets, et selon mon opinion, il n’atteignent pas au rang d’êtres humains ; parmi les choses existantes, ils sont inférieurs à l’homme mais supérieurs au singe car ils possèdent dans une plus grande mesure que le singe l’image et la ressemblance de l’homme ».

L’idée d’identifier les africains aux descendants maudits de Cham, condamnés à jamais à n’être que des esclaves, soit le fait de théologiens musulmans a partir de textes de la Torah et de la Bible. Mais aucun texte coranique ne traite de la malédiction de Cham, pas plus que d'une justification de l'esclavage des noirs fondée sur celle-ci.

Lors de la conquête arabe de l’Egypte nègre, un chef arabe prononça ces paroles : « Ecartez cet homme noir et trouvez quelqu’un d’autre pour me parler... Comment pouvez-vous admettre qu’un Noir soit le plus éminent d’entre vous ? Il conviendrait qu’il vous fût inférieur ».
Ibn Khaldun (1332 à 1406) grand penseur arabe disait ceci : « Les seuls hommes qui acceptent l’esclavage sont les nègres, et ce du fait de leur faible degré d’humanité et de leur proximité de l’état animal ».
Comme nous pouvons le constater, pour les arabes le Noir était, et est toujours un sous homme, et c’est cette vision des choses héritées du judaïsme qu’ils passeront aux européens lors de la conquête arabe au 8e siècle.
Ainsi le grand Voltaire (1694 à 1778) pensait ceci : « L’intervalle qui sépare le singe du nègre est difficile à saisir ».
Julien-Joseph Virey (1775 à 1846) pensait la même chose en disant : « Leur vie, toute animale, les dispose aux voluptés sensuelles comme la gloutonnerie, l’ivrognerie, le sommeil, l’amour... Ils grimpent, sautent sur la corde, voltigent avec une facilité merveilleuse et qui, est égalée que par les singes, leurs compatriotes, et peut-être leurs anciens frères selon l’ordre de la nature ». La liste de toute cette propagande littéraire anti-Noir serait trop longue à énumérer nous vous conseillons le magazine suivant (Regards Africains n° 47/48, été-automne 2002).

Nous sommes biens loin des Noirs sans reproche que connaissait le monde avant la rédaction de la Bible juive ! Depuis la rédaction de la Bible juive qui est un manifeste anti-Noir, nous sommes passé du statut d’homme à celui de singe, et lorsque les scientifiques affirment que toute l’Humanité descend du singe, l’homme de la rue entend : « Les Noirs descendent du singe ». Pour cet homme ignare un Noir n’est rien d’autre qu’un singe costumé !

Mais pourquoi toute cette haine des juifs à l’encontre du peuple Noir ?

La réponse est simple, les Noirs de l’époque pharaonique sont à l’origine de la religion juive, en la personne d’Akhenaton.
Pendant des siècles les juifs ont sciemment dissimulé l’origine négro-africaine de leur spiritualité(alchimie, étoile de David, 10 commandements, spiritualité etc....) et pour ce faire, il fallait jeter l’anathème sur la race Noire ; le voilà le véritable secret des juifs tel qu’il transparaît dans leurs propres écrits (Les secrets de l’exode de Messod et Roger Sabbah, et Le secret des juifs, de Roger Sabbah). Nous affirmons avec force que la Torah des juifs n’est pas l’œuvre de Moïse « Donnez-nous rien qu’un fragment de manuscrit hébreu d’époque attribuable à Moïse ! ». Source : pierre-nillon.com

Qui étaient les négriers qui amènent les esclaves noirs en Amérique du 15ème au 19ème siècle ?

L’information se trouve documentée dans les 4 volumes de Elizabeth Donnan. Ils peuvent être trouvés à la Librairie Nationale de Washington et à la Librairie de l’Institut Technologique de Carnegie à Pittsburg .

Nom des navires négriers et Propriétaires Juifs

Abigail : - Aaron Lopez, Moses Levy et Jacob Franks
Crown : - Isaac Levy and Natham Simpson
Nassau : - Moses Levy
Four Sisters : - Moses Levy
Anne and Eliza - Justus Bosch et John Adams
Prudent Betty: - Henry Cruger et Jacob Phoenix
Hester :- Mordecai et Davdi Gomez
Elizabeth: - Mordecai et Davdi Gomez
Antigua :- Natham Marston et Abram Lyell
Betsy :- William De Woolf
Polly :- James De Woolf
White Horse :- Jan de Sweevts
Expedition :- John et Jacob Roosevelt
Charlotte :- Moses et Sam Levy ; Jacob Franks
Caracoa :- Moses et Sam Levy

Les marchands d’esclaves et l’Holocauste « négrier »

1- Les oubliés de l’histoire

Les négociants d’esclaves juifs fournissent des Noirs par dizaines de milliers vers les plantations d’Amérique du sud et des Caraïbes. On ne retrouve plus aujourd’hui de trace écrite de protestation contre ce comportement. C’est alors une affaire purement commerciale dans laquelle la religion n’intervient nullement.

Daniel M. Swetschinski estime que la part des négociants juifs dans les affaires internationales est alors disproportionnée. Ils représentent 75% des affaires mercantiles alors qu’ils ne constituent que 10% de la population. Cette domination du marché des esclaves les met en position d’équilibre avec les autres communautés. Les planteurs de sucre au Brésil utilisent abondamment cette main d’œuvre d’esclaves d’Indiens et de Noirs, fournie par les négociants juifs. Dans les années 1600, les plantations qui constituent la majeure partie du réservoir d’esclaves avec quasiment 10.000 Africains et l’exportation du sucre raffiné est dans les mains des négociants juifs.

Les Juifs figurent parmi les tout premiers colons de la Martinique. Les Juifs restés à la Martinique s’épanouirent sur le plan économique. On pouvait mesurer leur richesse au nombre d’esclaves en leur possession : cent exactement.

La compagnie hollandaise d’Inde de l’ouest est créée en 1621 dans le seul but de gagner de l’argent. Les Juifs investissent massivement dans l’entreprise qui se destine à toute forme de commerce, y compris l’esclavagisme. Les dirigeants hollandais, en faisant la promotion du développement économique, encouragent ainsi les Juifs à émigrer [très astucieux...] et la Hollande devient très rapidement le centre du pouvoir et de la fortune juive.

Marcus Arkin écrit " depuis le développement des industries dans lesquels les Juifs investissent : tailleurs de diamants, sucre, soie, textiles, le mélange du tabac, denrées alimentaires,...) sont dépendantes des colonies, il n’est nullement surprenant que de retrouver les Juifs d’Amsterdam concernés par le commerce vers l’Asie et le nouveau monde." africamaat.com

Patrick Mballa
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MessageSujet: Re: ANTISÉMITISME, SIONISME, antisionisme... Identité juive... UJFP, JJR...   Sam 1 Aoû - 18:54

repris d'Actualités 8 mai

Baltimore ou pas Baltimore ? Yoram Alberstam Alyapress News Info Israélienne 7 mai

"racisme institutionnel" / Entre Baltimore et Jérusalem / des Juifs et des Israéliens comme les autres /

autres articles
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MessageSujet: Re: ANTISÉMITISME, SIONISME, antisionisme... Identité juive... UJFP, JJR...   Mer 5 Aoû - 22:47



« Vous me rappelez soudain les Juifs qui croient à existence des Juifs, ce qui m'a toujours mis en colère. »

Aragon, Le Traité du style, 1928, Gallimard, L'imaginaire p. 113

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MessageSujet: Re: ANTISÉMITISME, SIONISME, antisionisme... Identité juive... UJFP, JJR...   Dim 9 Aoû - 2:38



GAZA hors scène



actualités

« L’histoire de Paris est façonnée par la communauté juive. L’âme juive imprègne notre ville. »
Anne Hidalgo, Tel Aviv 10 mai 2015
Citation :
Anne Hidalgo était accompagnée d’une délégation d’élus de la Mairie de Paris, comme Patrick Klugman, membre du comité directeur du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et adjoint aux relations internationales d’Anne Hidalgo, ou encore Pierre Aïdenbaum, ancien président de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA) et maire du 3e arrondissement de Paris.


mieux vaut s'adresser à ses censés saints qu'au bon dieu des Juifs



Danièle Simonnet, élue antisémite à la mairie de Paris, dénonce vous savez qui...  8 août 2015

Valériane de Chardonnay a écrit:
La conseillère de Paris Danielle Simonnet (Parti de Gauche) appelle à l’annulation de la journée de « Tel-Aviv sur Seine » dans le cadre de Paris Plage.

Encore une fois, on dénonce les juifs et leur capitale économique. Le simple fait que Tel-Aviv soit une ville de l’Etat des juifs, dérange cette élue. Et nul besoin de rappeler les discours des ministres de gauche comme de droite sur « l’anti-sionisme, c’est de l’antisémitisme. » Tout est clair: elle n’aime pas les juifs mais… Elle s’en défendra, comme c’est le cas d’habitude.

Peut-être osera t-elle un: « j’ai des amis juifs » ? Peut-être préférera t-elle dire que cela « n’a rien à voir avec les juifs » ? A moins qu’elle ne tente l’arme suprême: « mon grand-père était résistant ! »

Quoi qu’il en soit, la conseillère de Paris  a dénoncé samedi « l’indécence » d’organiser une journée « Tel Aviv sur Seine » le 13 août.  « Le cynisme de l’organisation d’une telle journée dans le cadre de Paris Plages atteint les sommets de l’indécence », affirme l’antisémite Danielle Simonnet dans un communiqué.

Avant d’ajouter ce qu’il y a de plus honteux encore: « Tout juste une année après les massacres sur la bande de Gaza par l’Etat et l’armée israélienne et alors que le gouvernement israélien intensifie sa politique de colonisation avec les drames que l’on connaît, la Ville de Paris ose organiser +dans le cadre de ses partenariats culturels avec les grandes villes du monde+ une journée mettant à l’honneur Tel Aviv et ses ambiances festives à Paris Plages », déclare Simonnet.

(hors article)

Pas un mot sur les massacres contre des israéliens, pas un mot sur les milliers de missiles lancés aveuglément sur Israël, pas un mot sur le gouvernement palestinien qui intensifie son escroquerie organisée consistant à prendre l’argent du contribuable français pour faits de corruption… Pas un mot sur le lavage du cerveau des enfants palestiniens qui apprennent à combattre les juifs dès les classes les plus petites… Pas un mot sur le droit des juifs à se défendre, pas un mot sur… Vous aurez compris: tout est la faute des juifs et de leur gouvernement. Faudrait-il enlever aux juifs le droit de voter ? De choisir leur gouvernement ? De vivre chez eux en Judée et en Samarie (et à Tel-Aviv), lieu de naissance du judaïsme ?

Heureusement, il reste encore à Paris des élus courageux qui refusent d’annuler cette manifestation culturelle.

Par le passé, ceux qui ont appelé au boycott culturel des juifs et de ce qu’ils représentent, c’était les nazis. Je ne suis donc pas surpris de voir la crasse antisémite renaître dans les rangs de Parti de Gauche et plus précisément dans l’esprit haineux de cette Simonnet…

Par Valériane de Chardonnay – JSSNews




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MessageSujet: Grâce à Anne Hidalgo, Paris capitale de l’apartheid israélien   Jeu 13 Aoû - 2:06



Grâce à Anne Hidalgo, Paris capitale de l’apartheid israélien
Youssef Boussoumah, Parti des Indigènes de la République – 12 août 2015


Youssef Boussoumah a écrit:
« Un bébé palestinien brûlé vif par des colons israéliens et des milliers d’autres qui souffrent à Gaza et Anne Hidalgo propose Tel Aviv-Sur-Seine ? » Cette réflexion d’un internaute, reflète bien le dépit, voire la colère d’une bonne partie des habitants de ce pays depuis qu’a été annoncée dans le cadre de Paris-plage la tenue d’une opération Tel Aviv sur Seine jeudi 13 août prochain, une provocation d’un cynisme surréaliste.

En effet un an pratiquement après l’opération « Bordure protectrice », invasion de Gaza qui fit près de 2200 morts dont 550 enfants et des milliers de blessés essentiellement des civils, un an après ces gigantesques défilés où l’opinion de ce pays notamment la jeunesse s’exprima massivement contre cette nouvelle agression coloniale d’une puissance surarmée contre un peuple démuni, alors que Gaza en dépit de ses souffrances résiste au blocus israélien qui interdit tout retour à la vie, madame le maire de Paris, tout comme l’été dernier, son mentor, le 1er ministre matraqueur de la jeunesse Manuel Valls, persiste et s’enfonce elle aussi dans le déni de réalité. En effet, par son entêtement elle montre qu’elle ne comprend rien à l’exigence de dignité et le souci de la morale qui anime une grande partie de ce pays notamment la jeunesse des quartiers populaires qui refuse de cesser de s’indigner comme on veut le lui imposer et ainsi de se faire par son silence complice de criminels de guerre. Elle montre également qu’elle préfère le camp de la force brutale et de la loi du plus fort à celui de la raison et de la justice.

Signé en mai dernier entre Anne Hidalgo et son homologue le maire de Tel Aviv ce partenariat entre Paris et la capitale d’un Etat, dont la traduction devant la CPI se fait de jour en jour plus certaine, a de quoi scandaliser tous ceux qui refusent de reléguer au niveau d’un fait divers la mort de milliers de femmes et d’enfants innocents. Tous ceux pour qui les principes de liberté, de droit du peuple palestinien à disposer de lui-même, de protection des civils en temps de guerre ne sont pas des vains mots. Tous ceux pour qui l’exigence de justice pour le peuple palestinien est plus qu’ un slogan creux parce qu’en fait il incarne l’exigence de justice pour toute l’humanité.

A qui fera t-on croire comme le prétend madame Hidalgo que ce partenariat n’est « qu’un évènement festif », qu’il ne concerne que la ville de Tel Aviv flottant au dessus du monde et des réalités alors qu’à quelques km seulement de cette bulle, un mur étrangle près de 2.5 millions de Palestiniens et que chaque jour des dizaines de check points empêchent toute vie normale ?

Comment peut-on faire fi du fait que celle-ci est bien la capitale consentante d’un Etat qui occupe, colonise et saccage la vie de milliers de Palestiniens de Cisjordanie, de Jérusalem et qui tous les 3 ans se lance dans une vaste expédition-massacre contre des hommes et des femmes sans défense de Gaza ou du Liban ?

Comment espère t-on faire croire que Tel Aviv sur seine n’est pas un évènement politique alors que des groupes ultra pro israéliens comme la LDJ ou le BNVCA s’y donnent déjà rendez-vous et que des soutiens inconditionnels de la politique israélienne s’en réjouissent sur les réseaux sociaux ?

Ainsi Patrick Klugman adjoint au maire de Paris chargé des relations internationales et de la francophonie qui l’an dernier justifiait l’agression contre Gaza se répand sur la chaîne pro-israélienne I24 pour se réjouir que « BDS cette fois-ci n’aura pas le dernier mot ».

Madame Hidalgo aurait-elle dans les années 80 organisé un partenariat avec Pretoria ou Le Cap sous prétexte qu’il ne s’agissait « que de villes » et non des deux capitales de l’Etat raciste sud-Africain ?

Quelle est cette ville « progressiste », Tel Aviv, comme elle la nomme qui vit et profite grassement de l’apartheid israélien, le mur est à quelques km, dont les entreprises filtrent et sélectionnent leurs bons ouvriers palestiniens munis de véritables pass comme dans l’ancienne Afrique du sud, dans de véritables marchés aux esclaves où ils constituent une main-d’oeuvre taillable et corvéable à merci ?

Comment madame Hidalgo peut-elle oublier que Tel Aviv est une ville fondée sur les ruines et après l’expulsion de 75 000 des 80 000 habitants de la ville palestinienne de Jaffa en 47/48 et dont les descendants sont eux reclus dans les camps de réfugiés de Gaza, aujourd’hui encore un vaste champ de ruines soumis à un blocus d’un autre âge ?


image hors article

Comment madame Hidalgo a t-elle le cœur de proposer de faire vivre à Paris les « nuits endiablées » de Tel Aviv au mépris de tous ceux qui ont ressenti le martyre d’un bébé palestinien brûlé vif par des colons comme une gifle à toute leur humanité ? Et ce alors que ses parents viennent tous deux de succomber à leur tour ? 

Quelle est cette absence totale de sentiment humains pour le peuple palestinien qui pousse madame Hidalgo à maintenir un évènement qui non seulement exalte la capitale d’un État qui n’a jamais respecté une seule résolution de l’ONU mais qui en plus organise un blocus totalement illégal contre Gaza ?

Comment madame Hidalgo peut elle feindre d’ignorer un État qui organise des châtiments collectifs, qui nourrit de force les prisonniers en grève de la faim, qui emprisonne des enfants ou des gens sans jugement pour des périodes quasi illimitées ? 
Les crimes de guerre de l’armée israélienne sont si patents que d’ores et déjà des ONG comme Amnesty international les ont récemment dénoncés et que des officiels, officiers supérieurs de l’armée israélienne, n’osent plus sortir du territoire israélien de crainte d’être interpellés.

Les jeunes et moins jeunes qui aujourd’hui se mobilisent pour le droit et la justice en Palestine sont les enfants de ceux qui hier se mobilisaient pour le triomphe de la justice incarné par la libération de Nelson Mandela et contre l’apartheid d’Afrique du sud. Ils sont la conscience de ce pays. C’est cette même jeunesse qui l’an dernier s’était mobilisée par dizaines de milliers dans tout le pays.

Celle-ci se sent à nouveau insultée et humiliée par le mépris qu’oppose à son exigence de liberté pour la Palestine, un pouvoir autoritaire et injuste, opposé à tout dialogue et qui face à son esprit de justice ne sait qu’opposer la menace de recourir à la force brutale. Il est plus que temps de consentir à l’annulation d’un évènement qui d’ores et déjà à l’international couvre de honte Paris et qui loin d’apaiser les esprits laissera une marque indélébile. La direction de la mairie de Paris aurait tort d’y répondre par le mépris et la violence de la répression policière.

Youssef Boussoumah, membre du PIR.




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MessageSujet: Re: ANTISÉMITISME, SIONISME, antisionisme... Identité juive... UJFP, JJR...   Jeu 13 Aoû - 15:22

.
Troisième-Reich-sur-Seine : la tradition collaborationniste française Sayed 7asan 12 août 2015  


Sayed 7asan a écrit:
Le 13 août 2015, Paris-plages deviendra, pour 12 heures, Tel-Aviv-sur-Seine. Une idée brillante, et, n’en doutons pas, très courageuse de la maire socialiste de Paris, Anne Hidalgo. Elle vient à point nommé pour commémorer le massacre israélien à Gaza durant l’été 2014, dans lequel plus de 2200 Palestiniens ont péri, dont 551 enfants, et alors même que les cendres du bébé Palestinien Ali Dawabcheh, brûlé vif par des colons israéliens, sont encore fumantes. Il est vrai que cette fois-ci, ce n’était pas du phosphore blanc, mais de simples cocktails Molotov, et qu’ils ont causé à peine deux victimes : il faut décidément être aveugle pour ne pas voir qu’Israël est réellement engagé dans une saine voie de modération de sa politique palestinienne.

Selon les voix officielles, il ne s’agit nullement de blanchir le régime israélien ou de s’en constituer un relais de propagande, bien au contraire : Bruno Julliard, le glorieux maire-adjoint de Paris, met ainsi en garde contre « les amalgames entre la politique de colonisation brutale du gouvernement israélien et la ville de Tel-Aviv qui est une ville progressiste, symbole de paix et de tolérance. » Car il s’agirait rien moins que d’une initiative en faveur de la paix, mettant en valeur Tel-Aviv non pas en tant que capitale internationalement reconnue d’Israël, et donc symbole par excellence de sa politique, mais bien, selon les mots d’Anne Hidalgo, en tant que « ville ouverte à toutes les minorités, y compris sexuelles » (certes, les Palestiniens qui ne sont pas abattus ou incinérés sont expropriés quotidiennement, mais les homosexuels du monde entier viennent y célébrer la Gay Pride, n’est-il pas ?...), et même rien moins que « la première ville d’opposition en Israël... détestée à ce titre en Israël par tous les intolérants », une affirmation aussi gratuite que grotesque. Et il serait injuste, poursuit Mme Hidalgo, de « rendre une ville ou une population comptable de la politique de son gouvernement. Ce serait mépriser la démocratie locale et donc la démocratie tout court » – ne parlons pas du fait que la population israélienne ait soutenu à plus de 90% la dernière opération contre Gaza, ou, sur le plan strictement rationnel, du principe même des sanctions internationales contre un pays, prétendument démocratique de surcroît. Face à de telles falsifications, une telle impudence, un tel contorsionnisme et une telle abjection, les mots manquent et la nausée soulève le cœur. Et du côté des élus, on ne peut trouver de semblant de refuge que dans la déclaration de Danielle Simonnet, Conseillère de Paris (Parti de Gauche), qui a dénoncé « Le cynisme de l’organisation d’une telle journée [qui] atteint les sommets de l’indécence », appelant à son annulation ou à une modification radicale du programme.

En dehors de la consternante sphère politique, un tonnerre de voix s’est élevé en France pour condamner cet événement, et les réseaux sociaux se sont tellement déchaînés que cette journée s’annonce sous haute tension, et permettra certainement d’apporter aux Parisiens une image un peu plus fidèle de la réalité de la vie en Palestine Occupée que l’ « ambiance festive » initialement prévue. Car démocratie oblige, pas question de modifier un programme visant à satisfaire les désidératas d’une infime minorité de la population, au détriment de l’immense majorité des Français qui se disent bien légitimement choqués par une telle manifestation (plus de 90% selon un sondage en ligne RMC / BFMTV).

Tout ayant été dit par ailleurs quant aux tenants et aux aboutissants de cette ignominieuse journée, on peut pour notre part se demander ceci : la France se renie-t-elle en faisant arbitrairement de sa capitale un auxiliaire au service de la propagande du régime sioniste et terroriste d’Israël, afin de redorer son blason ensanglanté et d’y favoriser un tourisme en berne ? Viole-t-elle ses traditions en s’inféodant au tout-puissant lobby sioniste, voire au lobby gay, deux cliques infinitésimales qui dictent aujourd’hui leurs quarante-quatre volontés à la « mère des armes, des arts et des lois » d’antan ? Certes non. Deux exemples éloquents indiquent assez que le collaborationnisme est profondément ancré au sein d’une certaine élite « républicaine » française, et qu’il y aurait tout à fait lieu de parler, au-delà du fameux Syndrome de Stockholm, d’un véritable « Syndrome de Paris » pour désigner ce « fin’amor françois » historique pour les Occupants étrangers.


la question que je me pose : pourquoi une telle provocation et en définitive un tel risque ? Qui peut parier sur l'inévitabilité d'un attentat sanglant, d'où qu'il vienne, et cette fois avec des victimes ayant encore moins demandé d'être des cibles que les morts de Charlie Hebdo, celles de l'hyper-casher n'ayant pas demandé à mourir pour le droit franchouillard de rire de tout ?

ironie du sort, il est probable que les autorités tant de la Ville de Paris que de l'État auront dû prendre tant de mesures de sécurité que la scène (la scène...) ressemblera probablement à ce que dénoncent aujourd'hui la folle fuite en avant d'un tel projet

il reste à souhaiter, c'est assez terrifiant, que bon nombre qui comptaient s'y rendre "naïvement" n'y aillent pas, bien avisés cette fois d'avoir la trouille aux fesses, et tant pis si elles restent blanches plutôt que honteusement bronzées




EN IMAGES. Tel-Aviv sur Seine : sable, transats et policiers 13 Août 2015

Tel-Aviv sur Seine : 500 policiers et gendarmes mobilisés


Citation :
Au son des manifestations pro-palestiniennes, «Paris Plage» accueille ce jeudi «Tel-Aviv sur Seine» : 200 m² de quais dédiés à la ville israélienne, avec nourriture et musique typique. Une manifestation polémique placée sous très haute surveillance policière. LP / Arnaud Journois

Du sable, des parasols... mais aussi des policiers et des détecteurs de métaux. Toutes les précautions ont été prises pour encadrer l'événement «Tel Aviv sur Seine», dans le cadre de Paris-Plages, objet de polémiques depuis plusieurs jours sur les réseaux sociaux.

Tête nue ou portant la kippa ou un chapeau «Israel» offert par les organisateurs, beaucoup affirment leur sympathie pour Israël.
 
«C'est un acte de solidarité avec le peuple juif d'être venue aujourd'hui», explique Cécilia, une Italienne allongée sur un transat, qui avoue avoir «un peu peur que cela dégénère» avec la manifestation propalestinienne adjacente.

Mais la quiétude du lieu est à peine troublée par les «Palestine vivra ! Palestine vaincra !», provenant de l'autre côté du Pont Notre-Dame, où se tient la concurrente et officieuse «Gaza Plage».

Une cinquantaine de militants ont déployé un drapeau palestinien géant et installé des stands d'information sur la chaussée. Certains portaient des t-shirt «Boycott Israël». Les forces de l'ordre, en tenue ou en civil, étaient présentes en nombre pour sécuriser les sites et leurs alentours afin d'éviter toute confrontation. Les accès à «Tel Aviv sur Seine» comme à «Gaza Plage» étaient contrôlés, avec sacs fouillés et visiteurs passés au détecteur de métaux.




Citation :
Fouilles et détecteurs de métaux attendaient les badauds qui souhaitaient se rendre à « Tel-Aviv sur Seine ». A la mi-journée, une petite centaine de personnes arpentaient ou été installées sur les 200 mètres de quais de Seine qu’occupe l’événement. « Il y a 50 visiteurs pour 500 journalistes, j’ai l’impression d’être sur la Croisette ! », plaisante un visiteur. D'autres se plaignent de la tournure politique qu'a pris l'événement culturel. « On a trop médiatisé cet événement, pour Jean, un autre visiteur. Si on met de la politique partout, c'est la fin du monde. »

Tête nue ou bien portant la kippa ou un chapeau « Israel » offert par les organisateurs, des badauds affirment leur sympathie pour Israël. « C’est un acte de solidarité avec le peuple juif d’être venue aujourd’hui », explique Cécilia, une Italienne allongée sur un transat, qui avoue avoir « un peu peur que cela dégénère » avec la manifestation pro-palestinienne adjacente.





Dernière édition par Admin le Jeu 13 Aoû - 16:43, édité 3 fois
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MessageSujet: Klezmer Musique, avec Pierre Wekstein   Jeu 13 Aoû - 16:20



vidéo, avec un ancien compagnon de mon groupe de Jazz, La belle Inconnue, Pierre Wekstein


de droite à gauche, Pierre Wekstein, Lionel Jakubowiez, Bernard Charleux, moi

De l'Orient Express Moving Shnorers à Klezmer Nova  (35 min) L. Haziza - animatrice - P. Wekstein - saxophoniste

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MessageSujet: Re: ANTISÉMITISME, SIONISME, antisionisme... Identité juive... UJFP, JJR...   Dim 16 Aoû - 20:20

importé (du 22 juillet)


à partir de la nouvelle question juive

on pourrait formuler l'hypothèse suivante

la question juive demeure paradigmatique mais, sans besoin d'amalgamer toutes les variantes du sionisme d'avant le nazisme, le tournant décisif est évidemment la création de l'État d'Israël, puisqu'elle change en quelque sorte l'identité juive (voir le texte d'Edward Said plus haut)

la figure du juif errant, apatride, volontiers cosmopolite et progressiste, socialisant ou anarchiste, « sans patrie ni frontières », dès lors que l'Etat-Nation est créé, et créé sur la base d'une identité juive qui n'a pas d'unité ni ethnique, ni 'raciale', mais seulement d'une origine religieuse, se change en son contraire le plus absolu : la citoyenneté dans un Etat à base confessionnelle, forteresse assiégée qui ne cesse d'agrandir son territoire, avec une politique qui n'a rien à envier à l'apartheid sud-africain, que les gouvernements d'Israël soutiendront et armeront jusqu'au bout

l'universalisme juif, qui pouvait comme annoncer un monde sans frontières, se transforme en son contraire, au point de devenir aujourd'hui comme un modèle d'identité nationale à base non pas ethnique (pas plus d'ethnie juive que d'ethnie française) : la vraie religion d'Israël est la religion de l'État-nation, opium des peuples nationaux

si l'on considère le discours français, autour de l'identité nationale, il se fonde de plus en plus sur ce "nous" et "les autres" qu'on relevé plusieurs auteurs (Roland Simon, Saïd Bouamama...). Dans ce discours, autour non seulement des "issus" de l'immigration (entendre arabe ou africaine, aujourd'hui labellisés "musulmans" ou "islamiques"), mais des migrant.e.s en général et de la "menace" qu'ils représentent, "LaFrance" rêve d'être un pays où ces autres n'ont pas envie, ou aucune possibilité d'émigrer (voir article ci-dessous)

de ce point de vue, la nouvelle identité "juive", définie non tant par le sionisme mais par le besoin de l'existence d'Israël pour les puissances capitalistes occidentales, devient paradigmatique du souverainisme nouveau, à forte densité raciale

Israël : l’impossible politique migratoire Manon Duret Le Journal International 17 Décembre 2013
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MessageSujet: Re: ANTISÉMITISME, SIONISME, antisionisme... Identité juive... UJFP, JJR...   Sam 5 Sep - 18:33

vous avez dit « comunautarisme » ?



« Tel-Aviv sur Seine » est bien un événement communautaire Taoufiq Tahani, président de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS) Humanite.fr 3 Septembre 2015


Citation :
Parmi les points qui ont intrigué les observateurs lors de l'événement « Tel-Aviv sur Seine » figurait la présence active d’éléments de la Ligue de Défense Juive (LDJ) dans le service d'ordre.

Nous étions, militants de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS), présents sur place en distribuant des tracts pour expliquer notre appréciation sur un événement à nos yeux indécent et de pure propagande.

Nous avons, nous mêmes, constaté sur place une incroyable répartition des rôles entre la police nationale et des individus très vraisemblablement liés à cette milice privée. Lorsque ces individus malmenaient nos militants venus dialoguer avec les personnes qui se présentaient à l’entrée de la manifestation, la police les laissait faire, avant de repousser elle-même nos militants. Comme si nous nous étions trouvés dans une zone où ne s’appliquait plus le droit français.

En réponse à une lettre que j'ai adressée au Ministre de l'intérieur Bernard Cazeneuve, ce dernier m'informe que « jamais la LDJ n'a été présente sur le site et ne s'est vue offrir un rôle opérationnel dans la conduite de cette manifestation. »

Pourtant, plusieurs journalistes ont souligné cette présence tout en décrivant la forte implication de ces individus aux côtés des forces de l'ordre, déjà suffisamment nombreuses pour un événement supposé festif.

Willy Le Devin et Jérémie Lamothe de Libération relevaient la présence surprenante des « membres de la Ligue de Défense Juive (LDJ), équipés d’oreillettes et talkies-walkies, surveillent l’événement de l’intérieur, allant même jusqu’à suivre des journalistes et écouter leurs conversations. Leur leader, Jean-Claude Nataf, se trouvait même à l’entrée du quai, échangeant régulièrement avec les forces de l’ordre. »

Même constat fait par Fanny Marlier et Marie Turcan, journalistes des Inrocks : « Ce jeudi 13 août, Jean-Claude Nataf scrute la foule, salue certains visiteurs, retourne discuter avec le service de sécurité, se balade d’un “point d’entrée” à un autre pour “voir si tout va bien”. » Et d'ajouter, soulignant le rôle actif du co-fondateur de la section française de la LDJ : « Aux alentours de 13 h, deux connaissances s’approchent, il les fait passer devant la cinquantaine de visiteurs qui font la queue, et ils se soumettent à la fouille. Il réitérera cette exception une dizaine de fois en quelques heures avec journalistes, visiteurs qui lui serrent la main ou encore avec Arno Klarsfeld, qui rentre vers 14h30 sans être contrôlé par les forces de l’ordre. À chaque fois, il suffit que Jean-Claude Nataf montre au personnel de sécurité que ces “privilégiés” sont avec lui pour qu’ils passent en premier devant les autres, sans qu’aucune question leur soit posée. »

Par contre, à côté de ce déni surprenant de la réalité, le Ministre apporte une information stupéfiante en reconnaissant que « des entretiens préparatoires se sont déroulés avec les organisateurs de l'événement auxquels était associé le Service de protection de la communauté juive (SPCJ) dont l'unique mission se limitait à l'accueil des membres de la communauté.»

Information stupéfiante à plus d’un titre. Ainsi, on avait affaire à un événement conçu de bout en bout comme communautaire : seuls les membres d’une « communauté » bénéficiaient d’un accueil et d’une protection particulière. Cette révélation du Ministre, pour qui « Tel-Aviv sur Seine » était bien un évènement « communautaire », vient démentir Anne Hidalgo pour qui « Paris Plages offre des loisirs à tous les Parisiens et permet d’envisager, le temps de l’été, notre ville sous un aspect plus ludique que d’ordinaire. » Elle disait s’adresser à tous les Parisiens alors qu’était mise en œuvre à l’entrée de la manifestation une  sélection parfaitement étrangère à la laïcité et aux valeurs de la République. Que devient, dans cette affaire, l'ordre républicain qui doit être assuré en toute indépendance de différentes « communautés »? Que vont penser les Parisiens lorsqu'ils apprendront que leurs contributions servent à financer une manifestation « communautaire » sans qu'ils en soient informés ?

On peut supposer que la LDJ n'était pas présente en tant que telle, mais que des éléments de cette milice étaient recyclés dans le SPCJ ou bien que le SPCJ a servi de faux-nez à la LDJ dans cette affaire. Car la présence de cadres de la LDJ et leur participation active ne fait aucun doute.

Toujours dans sa réponse, Cazeneuve retient que « cet événement a pu se dérouler en garantissant tout à la fois la liberté d'expression de chacun, et la sécurité générale de tous les publics. »

Non Monsieur le ministre, a-t-on envie de lui répondre, la liberté d'expression n'a pas été garantie pour tous comme vous le préconisez. Interrogé par les Inrocks, un photographe indépendant témoigne : « Des personnes n’ont pas supporté que je prenne des photos. Je me suis fait insulter et une personne de la sécurité s’est jetée sur moi au moment où je partais, pour me donner un coup de pied. On m’a refusé l’accès à “Tel Aviv sur Seine”». Puis les journalistes des Inrocks soulignent que « Quelques minutes plus tard, une jeune femme arborant un tee-shirt avec le drapeau palestinien se fera frapper par une femme qui attendait dans la file. » Puis il y a le cas de ces cinq jeunes venus jouer au foot affublés de maillots «Gaza Soccer Beach» et qui se sont vu refuser l'entrée au site. D'autres se sont vu refuser l'entrée avec comme seule explication pour motiver le refus : « c’est votre tee-shirt monsieur. ça ne rentre pas, voilà ».

A cela s’ajoute le fait que Ministre n'a pas répondu à la plus importante des questions que je lui posais : A quand la dissolution de cette milice privée ? Dissolution qu'il avait déjà envisagée l'été dernier.


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MessageSujet: Re: ANTISÉMITISME, SIONISME, antisionisme... Identité juive... UJFP, JJR...   Lun 14 Sep - 5:16



"Cauchemar Corbyn": les Juifs et Israël ont-ils raison d'être inquiets ? (analyse)

Le nouveau chef du Labour pourrait soutenir des sanctions contre Israël, les Juifs pourraient quitter le parti

Citation :
"La victoire de Jeremy Corbyn est le suicide du Parti travailliste. Il pourrait bien ne jamais s'en relever. C'est comme si Jamal Zahalka (un des députés israéliens les plus extrémistes de la Liste arabe unifiée, ndlr) prenait la direction du parti Avoda (le parti travailliste israélien présidé par Yitzhak Herzog)", confiait dimanche au Yediot Aharonot un membre du parti Travailliste britannique proche de la communauté juive,

En d'autres termes, c'est comme si Jean-Luc Mélenchon devenait le premier secrétaire du Parti socialiste français.

Corbyn est considéré comme anti-israélien farouche et s'est déclaré par le passé ami du Hamas et du Hezbollah. Il y a deux semaines il avait provoqué un scandale en qualifiant l'élimination par les Etats-Unis d'Oussama Ben Laden, le chef d'Al-Qaïda de "tragédie".

Le ministère israélien des Affaires étrangères et l'ambassade d'Israël à Londres se sont abstenus de toute réaction après la victoire de Corbyn, étant bien entendu qu'elle aura des conséquences sur les relations entre le Labour et Israël et aussi avec la communauté juive.

Les Juifs britanniques, qui sont traditionnellement proches du Parti travailliste, pourraient bien le quitter pour passer chez les Conservateurs ou se joindre à une nouvelle formation de centre-gauche qui devrait émaner à la suite de cette élection.

La victoire de Corbyn est un cauchemar pour de nombreux Juifs britanniques, une communauté qui se monte à environ 290.000 personnes. Il y a quelques semaines, le Jewish Chronicle a publié un sondage qui montrait que 7 Juifs sur 10 étaient inquiets des choix du candidat Corbyn. Plus de 80% exprimaient leur préoccupation à propos de sa politique étrangère et de ses connections avec les négationnistes de la Shoah.

Sa victoire soulève désormais de nombreuses interrogations sur l'avenir des relations entre la communauté juive et les Travaillistes. Nous sommes dans une période d’incertitude. Va-t-il, comme de nombreux politiques de gauche se soumettre à un processus de "recentrage" ou bien restera-t-il sur sa ligne radicale ?

Selon Markus Deutsch du Jewish Chronicle, après cinq années difficiles avec Ed Miliband, beaucoup de Juifs pourraient considérer Corbyn comme quelqu'un avec lequel il est impossible de travailler.

Corbyn serait lui aussi préoccupé par une crise avec la communauté juive et aurait envoyé des messages selon lesquels il allait nommer un ministre des "Affaires juives" dans son cabinet fantôme qui serait son émissaire auprès de la communauté. Celle-ci indique que les ministres qui seront nommés au cabinet fantôme seront une bonne indication des intentions de Corbyn, à savoir s'il en écarte les Juifs ou ceux qui sont considérés comme des amis d'Israël.



Il s'était auparavant exprimé en faveur du Hamas. "L'idée qu'une organisation vouée à profiter au peuple palestinien, à l'établissement de la justice sociale et à promouvoir la paix à long terme et la justice politique, soit considérée comme une organisation terroriste par le gouvernement britannique est vraiment une erreur historique grave et j'incite le gouvernement à reconsidérer sa position sur cette question et à parler directement au Hamas et au Hezbollah, c'est la seule façon de parvenir à la paix".

Corbyn va s'occuper en priorité de l'économie et de l'éducation avant de traiter le dossier palestinien. Cependant, il est probable que Corbyn aura une approche dure envers Israël et appellera à des sanctions, au boycott des produits issus des implantations et au soutien à un règlement du problème palestinien. En cas de conflit, il est très probable qu'il condamnera Israël comme l'avait fait son prédécesseur Ed Miliband lors de Bordure protectrice, estime Markus Deutsch.

Il n'y aura pas de période de grâce pour Corbyn. Dans huit mois, il y aura les élections locales, et ce sera son premier test, en particulier pour ce qui est de l'élection du nouveau maire de Londres.Les Juifs craignent que si Corbyn reste en fonction jusqu'aux élections générales de 2020, les relations entre la communauté et le Labour pourraient bien être irréversibles. Sa victoire pourrait marquer la fin des relations avec les Juifs.

Cette victoire pourrait également affecter l'association de l'amitié parlementaire avec Israël qui comptait pas moins d'une centaine de députés. Parmi les anciens dirigeants de cette association il y eut le Travailliste Tony Blair qui devint Premier ministre. Déjà sous la direction du parti Travailliste par Ed Miliband, le nombre de députés s'est réduit à une soixantaine de membres du Parlement.

Le président du parti travailliste israélien (Avoda), Yitzhak Herzog, informé de l'évolution du parti frère britannique, a affirmé que les vues de Corbyn dépassent les bornes et les limites du débat raisonnable et "sont très certainement inquiétantes pour nous".

"Vous devez comprendre que Corbyn sera un problème même pour les pays de l'Union européenne", a dit Herzog.

Corbyn a attiré l'attention médiatique après la révélation de ses liens supposés avec des milieux antisémites et anti-israéliens, notamment les partisans de la théorie du complot sur les attentats du 11 septembre, qui avancent que ce sont les Juifs, et non Al-Qaïda qui en sont les instigateurs.

Cette année, Corbyn a ainsi écrit une lettre de soutien à un prêtre qui affirmait que Israël et les Juifs riches étaient derrière l'attaque terroriste sur le World Trade Center.


"Jeremy Corbyn lors d'une manifestation pro-Gaza durant l'été 2014"

Lors d'une manifestation pro-palestinienne en 2014 devant le Parlement organisée par Corbyn, un militant a pu dire dans un discours que les Juifs contrôlaient les finances du monde, sans être rappelé à l'ordre, et a appelé à l'armement des groupes terroristes palestiniens. Lors de cette manifestation, un autre activiste anti-israélien avait comparé l'Etat juif à l'Allemagne nazie.

Jeudi, Corbyn a participé à une conférence consacrée aux Palestiniens, où il s'est exprimé aux côtés de plusieurs orateurs controversés, notamment certains véhiculant des opinions antisémites, selon le site britannique Jewish News Online.

Parmi les orateurs se trouvaient Carlos Latuff, qui a été finaliste du concours de caricatures sur la Shoah organisé par l'Iran en 2006, et le professeur libanais Mohsen Saleh, un partisan de la milice chiite terroriste Hezbollah.

De nombreux responsables du parti, comme les anciens Premiers ministres Blair et Brown avaient lancé publiquement des mises en garde, appelant les électeurs à rejeter Corbyn, estimant que ses idées socialistes radicales feraient fuir les militants modérés et rendraient le Labour inéligible pour accéder au pouvoir.


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