PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)

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Patlotch



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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Mar 30 Mai - 9:46


sidération

encore une tribune d'Alain de Benoist... À dire vrai, les analyses un tant soit peu théoriques de ce qui se passe sont assez rares. Elles viendront après nous expliquer ce qui s'est passé


Depuis quelques semaines, les événements politiques se sont succédés en France, et le principal d’entre eux reste bien évidemment l’élection d’Emmanuel Macron à la  présidence de la République.

Citation :
A quelques semaines des élections législatives, Alain de Benoist, qui vient par ailleurs de sortir un livre (« Ce que penser veut dire » aux éditions Pierre Guillaume de Roux) fait le point sur l’arrivée au pouvoir d’Emmanuel Macron, sur l’état de l’opposition et notamment du Front national, et sur les grands enjeux à venir.

Breizh-info.com : Emmanuel Macron est devenu président de la République. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Alain de Benoist : Des regrets d’abord. Une certaine sidération ensuite. Jamais élu dans le passé, encore inconnu il y a quelques années, Emmanuel Macron a tenu son pari. Cela ne s’explique pas uniquement par l’ampleur des soutiens dont il a bénéficié. Se propulser à la tête de l’État sans être le candidat d’un parti traditionnel, passer en deux ou trois ans de l’obscurité à la lumière, cela ne s’était encore jamais vu. Cela montre l’ampleur de la crise actuelle, et cela donne aussi à son élection un caractère historique.

On objectera bien sûr que Macron n’a jamais été élu que par défaut, qu’il n’a jamais recueilli que 43,6 % des inscrits, qu’un bon tiers des Français (33,7 % des inscrits) ont boudé le choix qui leur était proposé, soit en se réfugiant dans l’abstention soit en votant blanc ou nul dans des proportions jamais vues depuis 1969, et enfin que près de la moitié de ceux qui ont voté pour lui ne l’ont fait que pour « faire barrage » à Marine Le Pen. Mais tout cela sera vite oublié. Même quand on est mal élu, on est élu.

J’ajouterai que les premiers actes de la présidence Macron, même s’ils ne laissent pas véritablement présager de ce que sera sa politique, donnent au moins à penser que le personnage a été sous-estimé par beaucoup, moi le tout premier. Je ne doute pas un instant que la politique de casse sociale, de baisse des salaires et d’ouverture des frontières qui sera très probablement mise en œuvre par la grande coalition des libéraux de tous bords qu’il a constituée sera une catastrophe pour notre pays.

Mais pour l’instant, Macron n’apparaît pas comme la marionnette fabriquée que l’on imaginait. Non seulement ce n’est pas un « Hollande bis », comme le disent les gens de droite les plus obtus, mais ce sera à bien des égards un anti-Hollande. Cet ultralibéral est sans doute aussi un homme autoritaire, convaincu de la nécessité de redonner de la solennité à la fonction présidentielle. Les mots-clés de son discours, c’était bien « en même temps » !

Breizh-info.com :  Qu’avez-vous pensé de la composition du gouvernement ? Y voyez-vous, comme je le disais récemment dans une tribune libre, un coup de génie d’Emmanuel Macron pour tuer la droite, briser le FN et se retrouver uniquement avec une forte d’opposition d’extrême gauche dans la rue face à lui ?

Alain de Benoist : On s’attendait à un gouvernement de « startuppers », reflet d’une conception postpolitique de la vie publique. Là encore, cela n’a pas été le cas. Votre analyse n’est pas fausse, mais il faudrait ajouter que Macron ne fait qu’exploiter à son profit une situation qu’il n’a pas créée.

Outre son optimisme « jeuniste », son succès s’explique par la conjonction de deux facteurs : le désir général de voir « dégager » l’ancienne classe politique et le fait que pour 75 % des Français les notions de droite et de gauche « ne veulent plus dire grand-chose » (sondage Cevipof, mars 2017).

Emmanuel Macron poursuit en fait un objectif très simple : faire disparaître, briser, assécher ou laminer tout ce qui se trouve encore dans l’espace politique séparant la République en marche de la France insoumise d’un côté et du Front national de l’autre. Voici quelques années, on avait vu une nouvelle tripartition FN-UMP-PS succéder au vieux bipartisme à la française.

Cette nouvelle tripartition a paru remplacée au soir du premier tour de la présidentielle par une forme quadripartite : FN-Républicains-France insoumise-En marche ! En cherchant à attirer vers lui la « droite » du parti socialiste et la « gauche » des Républicains, Emmanuel Macron cherche à recréer une tripartition différente de la précédente : FN-République en marche-France insoumise. La coalition des libéraux n’aurait plus alors à faire face qu’à la conjonction des « extrêmes ».

On remarque tout de suite que cet objectif, propre à désespérer les Cambadélis et les Baroin, n’est en revanche pas très différent de ce que peuvent souhaiter de leur côté Marine Le Pen et surtout Jean-Luc Mélenchon. [je notais que leurs stratégies sont effectivement complémentaires]

Breizh-info.com : Malgré ses onze millions de voix du second tour, Marine Le Pen a déçu la plupart de ses partisans. Quelles sont selon vous les causes de ce qu’il faut bien appeler son échec ? Pensez-vous, vous aussi, qu’elle a trop parlé d’économie et de social, qu’elle ne s’est pas suffisamment concentré sur les électeurs de droite, qui constituaient sa réserve de voix la plus naturelle ?

Alain de Benoist : A la veille du second tour, Marine Le Pen était créditée d’au moins 40 % des voix. Elle n’en a recueilli que 34 %. Cette piètre performance ne peut pas s’expliquer uniquement par le soutien quasi unanime des médias et des puissances d’argent à la candidature Macron. Elle ne s’explique pas non plus par un prétendu échec de la « dédiabolisation ».

En 2002, lorsque Jean-Marie Le Pen s’était qualifié au second tour, trois millions de personnes étaient descendues dans la rue, alors que le président du FN n’avait aucune chance de l’emporter.

Cette fois-ci, il n’y a eu que quelques bandes de casseurs et d’antifas pour aller s’agiter dans la rue. Comme le dit très justement Pierre-André Taguieff, « l’anti-nationalisme diabolisant, rejeton de l’antifascisme et de l’antiracisme, a largement perdu en force de mobilisation ». En clair : ça ne marche plus.

Si Marine Le Pen n’a pas été capable de retourner la tendance en sa faveur, alors qu’un véritable boulevard s’ouvrait devant elle, c’est tout simplement que sa campagne n’a pas été bonne.

On peut certes alléguer les thèmes qu’elle a choisis de privilégier. Comme beaucoup, je pense en effet qu’elle a eu tort de mettre en avant des arguments d’ordre économique, et non de souligner les enjeux civilisationnels de cette élection. Son obsession de la sortie de l’euro a eu des effets ravageurs, car à supposer même qu’un tel objectif soit justifié, il est évident que la complexité du sujet interdisait d’en faire un thème de campagne, d’autant qu’une vaste majorité de Français y est totalement opposée.

Je crois au contraire qu’elle n’a pas assez insisté sur le social qui est, avec l’immigration et l’insécurité, l’une des préoccupations majeures des classes populaires à une époque où le système capitaliste est en train de dévaster le monde sur une échelle encore jamais vue. Par opposition aux nomades hypermobiles, les sédentaires ne se sont pas encore convertis à la mondialisation !

Mais l’essentiel n’est pas là. Le plus grave, c’est ce que la candidate Marine Le Pen a clairement révélé ses propres insuffisances. Sa campagne n’a jamais été dans le ton juste. Elle a manqué de style, d’émotion, de lyrisme, de vibrato. Elle sait parler, elle ne sait pas débattre.

Elle sait se faire applaudir, mais pas soulever les foules. Dans le désastreux débat qui l’a opposée à Macron, elle s’est révélée à la fois incompétente et inutilement agressive, donnant ainsi à penser qu’elle n’était pas au niveau de ses ambitions.

Marine Le Pen a eu le grand mérite de transformer un mouvement purement protestataire en parti vraiment désireux d’arriver au pouvoir, mais pour arriver au pouvoir il faut en avoir les capacités. De même ne suffit-il pas de prétendre parler au nom du peuple pour savoir parler au peuple…

[de Benoist regrette surtout de n'avoir pas eu plus d'influence sur la ligne générale du FN, ce qui l'aveugle un peu dans l'analyse des perspectives]

Breizh-info.com : Quelles perspectives de recomposition politique voyez-vous se profiler ?

Alain de Benoist : La recomposition est en réalité un coup de grisou qui a déjà atteint tous les milieux politiques. Pour les deux anciens « grands » partis qui étaient porteurs du clivage gauche-droite, les socialistes et le s Républicains, ce n’est pas de recomposition, mais de décomposition qu’il faut parler. Le PS est à l’agonie, et Mélenchon ne dissimule pas son désir de le remplacer.

L’ex-UMP, de son côté, représentait depuis longtemps une alliance contre nature de la droite conservatrice et de la droite bonapartiste, de la droite orléaniste et du centre libéral. Le coup de tonnerre de l’élection présidentielle y a libéré des forces centrifuges qui vont avoir le plus grand mal à se réconcilier. On le voit chaque jour plus nettement : ces partis-là appartiennent déjà à une autre époque. Et l’on peut d’ailleurs se demander s’il n’en va pas de même de la forme-parti telle qu’on l’a connue.

Peut-il y avoir une recomposition à droite ? C’est ce que souhaitent les tenants de la « droite hors les murs » qui en appellent depuis longtemps à une « union des droites », vieil objectif jamais réalisé. La stratégie « buissonnière », qui prône l’alliance du populisme et du conservatisme, des classes populaires et des classes moyennes, a une validité certaine. [c'est la ligne de Marion Maréchal-Le Pen...]

Elle achoppe néanmoins sur un point aveugle : de quel conservatisme parle-t-on ? Avec le conservatisme libéral, il n’y a rien à faire à mon sens, parce qu’il s’agit d’un oxymore : le libéralisme, qui est à l’origine du capitalisme, de l’individualisme et de l’universalisme sans-frontiériste, repose sur des fondements qui aboutissent nécessairement à détruire tout ce que les conservateurs veulent conserver. Les flux migratoires ne sont qu’une conséquence (et un aspect) de la logique du profit. On ne mobilise pas les classes populaires en défendant les intérêts des puissants.

La dynamique populiste est appelée de son côté à perdurer, pour l’excellente raison qu’elle s’enracine dans la sociologie actuelle. La fracture populiste traverse actuellement toutes les tendances politiques. La situation présente n’est pas socialement durable. Si les classes populaires, qui ne sont plus représentées politiquement, culturellement et intellectuellement parce qu’elles ont été marginalisées par l’oligarchie, sont aussi soucieuses d’identité, c’est qu’elles ne possèdent rien d’autre que ce patrimoine immatériel.

Breizh-info.com : Le Front national va-t-il finir par imploser ? Ne serait-ce pas un mal pour un bien ?

Alain de Benoist : Le Front national n’est pas réformable, et personne ne peut prétendre remplacer Marine Le Pen. Marion a eu raison de quitter la vie politique [sortie provisoire et stratégique, nous l'avons vu]. A partir de là, on peut tout envisager : des turbulences à coup sûr, une ossification progressive, peut-être des scissions. La déceptionite provoque toujours les mêmes effets. Florian Philippot, qui est à la fois la bête noire des extrémistes de droite, des cathos et des libéraux, va certainement se trouver mis en accusation. Mais on peut imaginer d’autres scénarios.

L’implosion du FN serait-elle un mal pour un bien ? Je n’ai pas de réponse à cette question, parce que je ne vois pas poindre l’amorce de ce qui pourrait le remplacer.

S’il s’agit de créer un autre mouvement, plus radical, mais dans lequel il faudrait abandonner toute critique du capitalisme libéral et ne plus exprimer de conception du monde particulière, de façon à ne plus parler que d’identité et d’immigration, je n’en vois pas l’intérêt.

On ne séduira jamais ceux qui veulent en priorité défendre leur portefeuille car, quels que soient leurs sentiments sur l’immigration, ils se trouvent très bien dans l’abjecte société marchande où nous vivons. D’un autre côté, il est très clair que nombre d’orientations très contestables du FN devraient être modifiées ou abandonnés, mais l’appareil du parti n’a apparemment ni le désir ni les moyens de se remettre en question.

[...]

Breizh-info.com : Vous venez de sortir un nouveau livre intitulé « Ce que penser veut dire ». Pouvez-vous nous en parler ?

Alain de Benoist : Réponse simple : c’est un recueil de textes qui s’attachent à présenter la vie et l’œuvre d’un certain nombre de grands penseurs, depuis Rousseau, Goethe, Nietzsche et Karl Marx jusqu’à Jean Baudrillard, Julien Freund, Michel Villey et Jean-Claude Michéa, en passant par Carl Schmitt, Heidegger, Leo Strauss, Hannah Arendt et bien d’autres. [de Benoist parlant ailleurs de Proudhon et Orwell, on reconnaît la galaxie des penseurs dont se réclame l'anarcho-droite identitaire européenne, voir rebellion-sre.fr]

Autant de figures qui nous ont appris à penser – non pas à penser à quelque chose, mais à penser quelque chose : la nature de l’homme et le fonctionnement de la société, l’essence du politique et celle du droit, la signification de la guerre, les rapports entre nature et culture, le rôle de la technique, l’aliénation marchande, etc. Penser veut dire aller à l’essentiel. On est très loin de la politique politicienne !

Propos recueillis par Yann Vallerie

[cc] Breizh-info.com, 2017, dépêches libres de copie et diffusion sous réserve de mention de la source d’origine

« Penser veut dire aller à l’essentiel.» ? Chiche !

« imaginer Macron en marionnette fabriquée » manquait de dialectique des contradictions dans la crise économique et politique. La faiblesse des analyses est le plus souvent la critique de l'économie politique, ceci même chez les héritiers de Marx. Il n'y avait que Macron pour tenir le rôle qu'appelait sa crise, répondre à une demande et combler un vide dans le trop-plein politique, adapter l'État français à la gouvernance de la mondialisation dans la restructuration du capital

de Benoist se dit "sidéré", Sarkozy est « bluffé par Macron » (Hortefeux), le "peuple français" sous hypnose, Trump et Poutine encaissent sous le charme, les syndicats sont voués à jouer la montre en attendant une hypothétique mobilisation contre la nouvelle loi travail (la défaite contre El Khomri ne donne pas très envie d'en reprendre une)... On constate même une certaine dynamique optimiste dans les classes moyennes, sur fond d'idéologie de l'auto-entrepreneur de sa vie...

paradoxalement, ce fulgurant résultat est tout sauf une surprise, puisque les sondages le donnaient deux mois avant l'élection présidentielle, et que ceux des législatives confèrent à ces élections la seule fonction d'entériner ce qui s'est déjà produit, à froid, depuis six mois. J'écrivais le 18 février :


Patlotch a écrit:
je trouve Macron d'une redoutable intelligence historique de la situation, bien évidemment du point de vue du capital

je n'ai pas mémoire d'élections assurant aussi clairement cette fonction de ratifier ce qui était devenu historiquement nécessaire

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Patlotch



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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Mer 31 Mai - 9:57


nécessité historique, conjoncture, et dépassement

précisions théoriques et terminologiques

j'ai écrit que l'affirmation d'Alain de Benoist « Macron n’apparaît pas comme la marionnette fabriquée que l’on imaginait » manquait de dialectique des contradictions dans la crise économique et politique. Il n'y avait que Macron pour tenir le rôle qu'appelait sa crise, répondre à une demande et combler un vide dans le trop-plein politique, adapter l'État français à la gouvernance de la mondialisation dans la restructuration du capital

"il n'y avait que Macron..."
était un peu rapide, et je reviens donc sur ce que j'ai appelé "nécessité historique". Il n'y avait évidemment aucune nécessité que ce fut Macron plutôt qu'un autre, mais il était là, il présentait les qualités requises, et c'est à partir de là qu'il a été choisi et littéralement "fabriqué"* parce qu'il correspondait au besoin du capitalisme français d'adapter sa gouvernance d'État. *voir 2017, Le Coup d'État 2017

cette révolution macronienne est une conjoncture au même titre que la révolution d'Octobre est léninienne, dans le sens où, toutes proportions gardées, Macron a compris la situation de 2017 comme Lénine celle de 1917. C'est la rencontre d'une nécessité, d'une opportunité, et d'une possibilité

la notion de "nécessité historique" existe chez Marx bien qu'à ma connaissance l'expression ne figure pas dans son œuvre, ni même celle de « nécessité sociale » qui est le fond de son matérialisme historique. Elle existe dès sa thèse de doctorat La différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Épicure en 1841. Voir Denis Collin, Marx et Epicure

c'est cela même que reprendra Althusser sur le thème du clinamen et du matérialisme de la rencontre qu'on pourrait tout aussi bien appeler matérialisme de la conjoncture. Voir les textes matérialisme de la rencontre conjoncture

il y a donc une gradation et des sauts de logique à éviter. Voir Denis Collin Nécessité, déterminisme et possibilité chez Marx


Denis Collin a écrit:
Quand Marx s’essaie aux prévisions économiques, c’est le plus souvent par une analyse de conjoncture qui ne s’appuie pas sur les éléments spécifiques de sa théorie mais plutôt sur le fonds d’idées communes à tous les économistes, comme si la théorie, n’avait plus rien à dire de spécifique dès qu’on s’intéresse à la réalité quotidienne

nécessité historique signifie nécessité causale et non déterminisme, et c'est ici que passe la frontière entre le constat que 'ceci' ne pouvait pas se passer et l'affirmation que 'cela' ne peut que se produire

on peut constater ce glissement chez Boukharine dans le texte La théorie du matérialisme historique, Déterminisme et Indéterminisme (Nécessité et libre arbitre), La nécessité historique 1921


Boukharine a écrit:
La condition nécessaire de l'évolution est connue sous le nom de nécessité historique. C'est dans ce sens que la Révolution française, sans laquelle le capitalisme n'aurait pu se développer, était une nécessité historique, ou bien le soi-disant « affranchissement des serfs » de 1861, sans lequel le capitalisme russe n'aurait pu continuer à se développer.

C'est en ce sens que le socialisme est une nécessité historique, l'évolution sociale ultérieure étant impossible sans lui. Si la société se développe, nous aurons inévitablement le socialisme. C'est dans ce sens que Marx et Engels parlent de « nécessité sociale ».

la Révolution française peut être vue rétrospectivement comme une nécessité historique, mais dire que le socialisme est inévitable relève du déterminisme, et c'est au fond celui qui est derrière le slogan « Une seule solution, la révolution ». On peut dire que la justice sociale est nécessaire, mais elle n'a rien d'une nécessité historique au sens vu plus haut

concernant la prévision de la communisation par ses théoriciens, c'est un peu plus compliqué, mais de fait, ils n'ont étudié que cette seule hypothèse, et c'est là que se loge leur déterminisme, même tempéré par la notion de "dépassement produit" chère à Théorie Communiste

le problème actuel du communisme comme mouvement est qu'il n'apparaît plus comme une nécessité historique, c'est-à-dire qu'on ne trouve rien dans les contradictions présentes pour poser la lutte des classes comme moteur de l'histoire vers une révolution d'abolition du capital. On ne trouve que les contradictions du capital, et le prolétariat embarqué avec elles, dans le populisme ou l'expulsion/déprolétarisation

en attendant, on a Macron...

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Mer 31 Mai - 10:06


je leur suggère un duel à la grenade. Problème, offensive, ou défensive ?

Citation :
L'enquête sur la mort de Rémi Fraisse, dimanche sur le site du barrage contesté de Sivens (Tarn), privilégie la thèse d'un décès dû à une grenade offensive lancée par les gendarmes. [...] Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a aussitôt décidé de suspendre l'utilisation des grenades offensives, sans attendre les résultats de l'enquête.

Mort de Rémi Fraisse : quelles grenades sont utilisées par les forces de l'ordre ? L'Obs 28 octobre 2014

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Mer 31 Mai - 11:12


en attendant le Titanic ?

Macron à Saint-Nazaire pour l'inauguration du paquebot Meraviglia


février 2016, déjà ensemble en marche, le mouvement est créé dans la foulée

de Gaulle à Saint-Nazaire pour l'inauguration du paquebot France


Wikipédia a écrit:
Le France est un paquebot transatlantique construit aux Chantiers de l'Atlantique, à Saint-Nazaire, où il fut mis à l'eau, le 11 mai 1960, en présence du président de la République française, le général de Gaulle.


un détail de l'histoire : le France mesurait 317 m, le Meraviglia 316 m
moralité : tout le monde ne peut pas avoir la plus longue

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Mer 31 Mai - 12:49



le macronisme événement mondial
suite

dans ce long feuilleton, je dégage quelques thèmes par lesquels j'essaye de cerner ce qui caractérise le moment actuel des rapports entre l'État et le capital, et, plus difficilement, en quoi ce qui se passe en France s'inscrit dans une logique mondiale de restructuration de ces rapports. Il est donc intéressant d'observer ce qui peut être commun à des gouvernances politiques qui paraissent a priori opposées

l'article qui suit va dans ce sens, avec les limites propres aux présupposés de ses auteurs, pour ATTAC... Il est quand même dommage qu'ayant posé la question de ce qui est commun au gouvernement Macron et à l'administration Trump, rien n'en soit explicité du côté américain, y compris dans ce qui serait une différence avec Obama


De Trump à Macron :
une collusion de plus en plus manifeste entre pouvoirs publics et grands intérêts privés


Frédéric Lemaire et Aurélie Trouvé, militants d’Attac, bastaMag 30 mai 2017

Quel est le point commun entre le nouveau gouvernement Macron et l’administration Trump ?

L’hégémonie de ministres et de conseillers issus du secteur privé dans le gouvernement. C’est le cas bien sûr avec Edouard Philippe, ancien d’Areva, mais également de son directeur de cabinet, venu de l’industrie pétrolière et gazière, de celui de la ministre de la Santé, venu du secteur des mutuelles privées, de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, passée chez Dassault et Danone… Sans oublier les autres ministres de droite, comme Bruno Le Maire, partisan de la suppression d’un demi-million de postes de fonctionnaires.


Citation :
La composition du premier gouvernement Macron a été dévoilée le 16 mai. Elle ne laisse pas vraiment de place au doute. Composé en partie de cadres de la droite et d’anciens dirigeants du secteur privé, le nouvel exécutif se présente comme une équipe de choc pour mettre en œuvre une politique résolument favorable aux intérêts des grands groupes industriels et financiers.

En nommant Edouard Philippe à la tête de son premier gouvernement, Emmanuel Macron annonçait déjà la couleur. Ancien lobbyiste de la multinationale française du nucléaire Areva, le nouveau Premier-ministre s’est aussi avéré, au Havre, être un ardent défenseur des centrales à charbon. Député Les Républicains, il avait voté contre le projet de loi pour la transition énergétique de 2014 et celui sur la biodiversité de 2016 [1]. Son directeur de cabinet à Matignon, Benoît Ribadeau-Dumas, vient de l’industrie pétrolière et gazière [2]. On savait que les ambitions d’Emmanuel Macron en matière de transition écologique étaient maigres, mais la nomination d’Edouard Philippe laisse présager du pire à cet égard. Le nouveau Premier ministre avait par ailleurs, en tant que député, refusé de fournir certaines informations sur sa déclaration de patrimoine de 2014, pourtant exigées par la loi, comme le rappelle Mediapart. On fait mieux en matière d’exemplarité.

Bruno Le Maire : du CPE aux « jobs à 5 euros »

Un autre cadre des Républicains, Bruno Le Maire, obtient un poste clé, celui de ministre de l’Économie. Ancien directeur de cabinet de Dominique de Villepin, Bruno Le Maire fut un des « inventeurs » du contrat première embauche (CPE), projet finalement abandonné à la suite d’une mobilisation sociale exceptionnelle. Lors de la primaire de la droite, son programme économique comptait parmi les plus radicaux, avec, par exemple, la création de « jobs à 5 euros » ou la suppression des fonctionnaires (500 000 postes en cinq ans). Il y a finalement obtenu 2,4% des suffrages.

Dans son premier discours en tant que ministre, Bruno Le Maire a défendu une politique austéritaire : « Dans une famille on ne dépense pas plus d’argent qu’on en gagne. Je souhaite qu’en France, ce soit exactement la même chose. » Passons sur la comparaison rebattue et erronée – une erreur plutôt inquiétante de la part d’un ministre de l’économie. La start-up nation, voulue par Emmanuel Macron, s’apprête donc à se priver des investissements publics d’avenir pourtant tellement nécessaires face aux enjeux écologiques et sociaux. Une telle orientation est confirmée par la nomination du sarkozyste Gérald Darmanin au ministère de l’Action et des Comptes publics.

Report de la taxe sur les transactions financières

Le programme d’Emmanuel Macron compte un certain nombre de mesures très favorables aux banques françaises. On gage que Bruno Le Maire n’aura aucune réticence à les mettre en œuvre – certaines figuraient dans son programme. Il a d’ailleurs déjà commencé, en imposant in extremis, avant une réunion européenne prévue le 23 mai, un report de l’accord européen sur la taxe sur les transactions financières. Préfigurant un abandon de cette mesure emblématique, honnie des banques françaises ?

Il ne suffit pas de constater que la plupart des orientations du nouveau gouvernement sont largement conformes aux propositions portées par le Medef en amont des élections présidentielles – coupes dans les cotisations sociales, les postes de fonctionnaires, l’ISF… La start up nation d’Emmanuel Macron intègre non seulement les revendications des grands groupes privés, mais également certains de leurs anciens cadres au cœur même de l’action publique.

Au ministère de la Santé, Agnès Buzyn se voit ainsi attribuer Gilles de Margerie comme directeur de cabinet. Ce dernier était jusqu’alors directeur général adjoint chez l’assureur Humanis, troisième groupe français spécialisé dans la protection sociale. Un partisan des mutuelles privées au ministère de la Santé, voilà qui apporte de l’eau au moulin de ceux qui ont interprété le programme d’Emmanuel Macron, comme un premier pas vers un détricotage du régime assurantiel – notamment via le remplacement des cotisations d’assurance-maladie par la CSG. La nouvelle ministre avait quant à elle été épinglée par Mediapart, lorsqu’elle était à la tête de la haute-autorité de santé, pour sa complaisance vis-à-vis des conflits d’intérêts entre experts et laboratoires pharmaceutiques.

Hégémonie du secteur privé au gouvernement

Le cas de Gilles de Margerie n’est pas le seul exemple, loin s’en faut, de parachutage d’anciens cadres de grands groupes privés au gouvernement. La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, est une ancienne directrice des ressources humaines (DRH) des multinationales françaises Dassault et Danone. Son directeur de cabinet, Antoine Foucher, est l’ancien directeur général adjoint du Medef en charge du social. Un tandem de choc pour mener une réforme du travail « à la hussarde », via des ordonnances, conformément aux revendications du Medef. Et ce, malgré l’opposition massive de la population à une telle réforme (estimée à 70 % par un sondage)…

L’hégémonie du secteur privé dans le gouvernement Macron se traduit également par la nomination au ministère de l’Éducation de Jean-Michel Blanquer, ex-patron de l’Essec, grande école de commerce privée, et chantre de « l’esprit d’entreprise ». Le nouveau ministre avait mis en œuvre, à la tête de l’administration centrale de l’enseignement scolaire (la Dgesco), les suppressions de postes dans l’Éducation nationale engagées par Nicolas Sarkozy (lire ici).

Hulot isolé [sur ce point particulièrement, mon analyse tranche radicalement. En gros, il y a concurrence entre capitalisme vert et capitalisme "fossile"]

Et ce ne sont pas les nominations de personnalités de la « société civile », comme Nicolas Hulot, qui permettront de rétablir la balance entre intérêt général et intérêt des grandes multinationales françaises. Sur des sujets clés tels que l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada, ou la construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, les positions du ministre écologiste, qui tranchent avec celles du reste du gouvernement, pourraient bien ne pas peser lourd.

Le nouveau gouvernement Macron témoigne d’une tendance : la collusion de plus en plus manifeste entre les pouvoirs publics et les grands intérêts privés. L’administration Trump, de l’autre côté de l’Atlantique, apparaît comme un autre pendant de cette tendance – dans un autre registre certes (lire : ExxonMobil, Goldman Sachs et compagnie : que signifie la nouvelle administration Trump ?). Au fond, quoi de plus logique de nommer aux postes clés d’anciens responsables de grands groupes privés, quand il s’agit de mettre en œuvre « leur » politique (en l’occurrence en France, celle préconisée par le Medef) ?

En route pour la start-up nation et l’« uberisation » ?

L’intégration dans le gouvernement des logiques et des cadres du secteur privé participe d’une transformation de l’État (déjà en grande partie entamée) en une véritable « entreprise » de l’action publique. Mais au-delà de cet aspect, le projet d’Emmanuel Macron est également un projet de transformation de la société. Dans la start-up nation, tout un chacun est appelé à se faire « entrepreneur de sa propre vie » – et accepter, notamment, l’« uberisation » du travail. Comme l’avait déjà noté Michel Foucault dans ses cours sur la naissance de la biopolitique, l’extension de la rationalité de marché à tous les domaines de la vie relève d’une véritable politique de société néolibérale.

Rien de surprenant à ce que la protection sociale ou le droit du travail se retrouvent clairement dans le viseur du gouvernement. Poussée à son extrême, cette idéologie entrepreneuriale s’oppose en effet frontalement aux solidarités et aux institutions qui l’organisent. On pourrait même dire qu’elle est une négation de ce qui fait société. C’est du moins ce que suggère le fameux « there is no such thing as society » (« la société, ça n’existe pas ») de Margaret Thatcher, championne du néolibéralisme… dont Emmanuel Macron semble reprendre le flambeau.

Dans ses paroles comme dans ses actes, le nouveau président a au moins le mérite de la clarté. La gauche, en pleine recomposition, aurait tort d’attendre quoi que ce soit d’un gouvernement qui se revendique résolument néolibéral. Elle doit s’organiser et se préparer à un combat frontal pendant les cinq années à venir.

Frédéric Lemaire et Aurélie Trouvé, militants d’Attac

Notes
[1] Edouard Philippe, un chef de gouvernement pas très « vert », Le Monde, 17 mai 2017
[2] Qui est Benoît Ribadeau-Dumas, ex Zodiac et Thales, devenu directeur de cabinet du Premier ministre ?, L’Usine nouvelle, 16 mai 2017

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Mer 31 Mai - 17:36


récréation

pour un cimetière des éléphants roses
projet de caveau



Jean-Jacques Lequeu 1757-1826
architecte "révolutionnaire", il travaille sous le Premier Empire
au bureau des bâtiments civils du ministère de l’Intérieur


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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Jeu 1 Juin - 10:20


des nouvelles du front... républicain ?

de deux choses l'une, soit la stratégie de recomposition politique de Macron aboutit à court terme, avec les législatives, soit ce sera après

dire stratégie de Macron, c'est dire en même temps stratégie du FN, et dans une moindre mesure celle de Mélenchon

le choix du front républicain, anti-FN, par Baroin, n'empêchera pas les alliances entre les deux tours, un front anti-Macron, et donc l'implosion des Républicains et de la droite. C'est le troisième étage de la fusée Macron, que masquent les sondages indiquant une relative tenue de LR-UDI au premier tour, second avec 20-22% devant le FN à 18-20%

me semble à courte vue l'idée d'un grand bond en arrière du Front national


Citation :
Marine Le Pen, après un score décevant à la présidentielle, n’atteindra pas forcément l’objectif qu’elle s’est fixé pour les législatives : faire du FN la première force de l’opposition. La re-diabolisation est en marche !...

dès lors que cet objectif s'accompagnait déjà de l'alliance avec Dupont-Aignan, elle annonçait à moyen terme l'union avec une partie de la droite que prône Marion Maréchal-Le Pen, et qui commencera à se réaliser par des accords de désistements pour le second tour. La re-diabolisation du FN n'est qu'un fantasme de LR pour limiter les dégâts : Un grand risque de fracture au sein des Républicains

la "première force d'opposition" politique sera cette alliance FN-droite de la droite

la catastrophe annoncée pour le PS, et largement souhaitée par Mélenchon, ne profitera pas à celui-ci et sa France insoumise empêtrée dans les désaccords avec la gauche de la gauche (PCF...). L'avenir du populisme de gauche en France est plus qu'incertain

la principale source d'opposition à tout ce merdier sera dans la rue
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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Jeu 1 Juin - 11:04


des nouvelles de la démocratie radicale

Squatteurs, zadistes, ils se présentent aux législatives

Baptiste Giraud Reporterre 1er juin 2017

Adrien Doutreix et Alexandre Mahfoudhi, affiliés au mouvement pour la décroissance, sont candidats aux législatives en Gironde. Habitués des zads, nomades, squatteurs, ils veulent porter la parole de la rue, des plus précaires, et mettre en pratique une « démocratie radicale ».


Citation :
Le lancement de leur campagne s’est fait devant leurs cabanes de sans-abri, avec une poubelle comme pupitre. Depuis, leurs réunions publiques, sous forme d’assemblées comme à Nuit debout, ont lieu sur des places, dans des parcs, sous les platanes des bords de Garonne, ou devant un parking à étages. À la fois SDF, zadistes, squatteurs, décroissants, ils ont décidé de s’inviter sur un terrain où « tout est fait pour qu’il ne [leur] soit pas accessible » : les élections législatives.

Partis à cinq, ils ne seront finalement que deux à figurer parmi les candidats officiels : Adrien Doutreix dans la 1re circonscription (avec sa suppléante Sandra Aimard), et Alexandre Mahfoudhi dans la 2e (avec Amaya Rivere). Les autres (Vishnou, Kamel et Ayonn), n’ont pas pu aller au bout de leur démarche faute de suppléant — « c’est compliqué à trouver chez les anars », confie l’un d’eux — et d’habileté administrative. Vishnou (Stephen Rault, de son vrai nom), « candidat officieux » dans la 3e circonscription, jouera le rôle de mandataire financier d’Adrien Doutreix.

On s’étonne d’abord de leur démarche, imaginant qu’elle ne doit pas très être partagée dans leurs milieux. « On s’attendait à plus de désaccords, avoue Alexandre Mahfoudhi. Il y a un noyau opposé à toute démarche légaliste et “citoyenniste”. Mais beaucoup comprennent l’intérêt de se présenter pour prendre du temps de parole », rapporte-t-il. Pour eux, l’idée est aussi de « tenir une nouvelle barricade », complémentaire des barricades physiques et judiciaires. « Et puis, il ne faut pas résumer nos candidatures aux zads et aux squats. »

« Je suis SDF. C’est douloureux de le dire. On est une caste, nous, les pauvres »


C’est tout de même là qu’ils se sont rencontrés. Notre-Dame-des-Landes, où Vishnou a vécu et même eu des enfants entre 2011 et 2014. Sivens, où ils étaient présents avant la mort de Rémi Fraisse, et où Alexandre a réalisé un mémoire sur le parcours de ces jeunes qui quittent la ville pour les luttes à la campagne. Mais aussi Échillais, Agen, ou encore Villenave-d’Ornon, la locale et brève occupation contre un « golf immobilier ».



Adrien Doutreix et Sandra Aimard, candidats dans la 1re circonscription de Gironde.


Malgré ces expériences communes, chacun se présente avec son propre vécu et ses préoccupations centrales.

La « démocratie réelle maintenant » et les assemblées populaires pour Adrien : « L’agora mondiale des indignés, le 25 octobre 2011, est la base de mon éveil politique », explique celui qui a aussi participé à Nuit debout Bordeaux ;

Les squats pour Vishnou : « Le squat permet de rapporter le pouvoir à l’échelle la plus étroite possible. Il devient une structure politique de base, qui rend l’État obsolète. »

Enfin, la situation des jeunes pour Alexandre : « Le suicide est la première cause de mortalité chez les 15-25 ans en France, la 2e au niveau mondial. Ces jeunes ne veulent plus vivre dans nos sociétés de violence, de prédation, et sans perspective positive. C’est un signal très puissant qui doit être entendu. »

À chacune de leurs sorties (manifestation pour la libération de onze Soudanais fuyant le Darfour et enfermés au centre de rétention de Bordeaux, commémoration du suicide en 2008 de Benoît Buron, SDF qui sortait de 48 h de garde à vue), ils déploient une grande banderole sur laquelle on peut lire : « Nous n’allons pas disparaître. » Ils l’ont récupérée lors de l’expulsion d’un squat cet hiver, l’Alouette. « Le message consiste à affirmer qu’ils peuvent expulser, punir, contraindre, mais nous n’allons pas disparaître et nous ne lâcherons rien », précise Adrien. « Certains, comme Juppé récemment, entendent maltraiter les pauvres pour qu’ils ne reviennent pas, qu’ils aillent se cacher. Mais on ne peut pas régler les problèmes en les niant », complète Alexandre.

« La peur de sortir du système, de ne plus manger à la mangeoire »

Ils se sont regroupés derrière le nom de « Laikos », « populaire », en grec ancien (qui a donné la « laïcité », mais ce n’est pas ce qui les intéresse ici). « Le peuple, par opposition à l’aristocratie », précise Alexandre. Selon lui, « c’est la volonté de ne pas nous couper des plus démunis, de la rue et son occupation qui réunit nos candidatures ». Lui vit cela comme un coming-out : « Je suis SDF. C’est douloureux de le dire. On est une caste, nous, les pauvres. »

Ces parcours qui les ont façonnés en font les représentants d’une pratique de la décroissance. « D’échec en échec, tu construis un rapport humble à l’espace-temps. Le nomade ne prend rien ni n’enlève rien aux autres. Les gens de la rue ressentent au fond d’eux un affaiblissement du sentiment de compétition. Ils ne veulent plus se bagarrer pour prendre aux autres un logement, un travail, etc. Mais affrontent la peur de sortir du système, de ne plus manger à la mangeoire. »



Alexandre Mahfoudhi, candidat dans la 2e circonscription de Gironde,
avec Amaya Rivere comme suppléante.

Adrien, lui était infirmier. Il a pris une disponibilité de trois ans après un accident du travail alors qu’il approchait le burn-out, mais reste fonctionnaire hospitalier. « Arrêter de travailler a été un choix, en ça, je me sens vraiment décroissant », explique-t-il. Leurs candidatures font partie des seize rattachées à la décroissance (avec notamment Éric Pétetin, candidat dans les Pyrénées-Atlantiques). Même si le mot ne leur convient pas parfaitement, et qu’ils préfèrent parler de « bien vivre ».

Leurs propositions concrètes ne sont pas neuves : la réquisition des bâtiments vides (22.000 dans la métropole bordelaise) pour loger les personnes à la rue, la gratuité des transports en commun, un nouveau mode de décision des grands projets et la reconnaissance du statut de lanceur d’alerte en matière environnementale… Mais surtout, la « démocratie radicale », inspirée par toutes les expériences qu’ils ont vécues. « Si je suis élu, affirme Adrien, je remettrai l’ensemble de mes prérogatives de député à une assemblée constituée des personnes volontaires de la circonscription. Pour que chacun puisse expérimenter la “démocratie réelle maintenant” et devienne législateur. »

« Le schéma de la discussion autour d’un feu »

Une sorte de « #mavoix » donc, mais sur les places publiques plutôt que sur internet, avec des décisions par consensus plutôt que par le vote. Et un ancrage idéologique fort : « Je suis porteur de valeurs, opposé à toute forme de domination (anticapitaliste, antispéciste, antiraciste et antisexiste) poursuit Adrien. Ce sont les lignes rouges de la tolérance contre lesquelles je n’irais jamais. Mais j’ai confiance en l’intelligence collective pour qu’elles ne soient pas dépassées. »




Vishnou (Stephen Rault, de son vrai nom),
« candidat officieux » dans la 3e circonscription de Gironde

« Beaucoup de gens commencent à être rompus à ce genre d’exercice. Même nos concurrents les utilisent parfois. Même si je n’étais pas élu, en ayant cette pratique on prend position pour l’avenir, on donne aux autres le goût et la capacité d’une autre organisation politique », selon lui, même si la mayonnaise tarde à prendre ces jours-ci à Bordeaux. Alexandre est un peu plus nuancé sur l’utilité à court terme de ces assemblées. Il y voit d’abord un moyen de recréer du commun : « C’est le schéma de la discussion autour d’un feu, qu’on a vécu dans les squats et les zads. Ce qui en ressort n’est pas forcément du décisionnel, mais de l’échange, du commun dans le langage. »

Justement, tous les deux sont bien conscients de ce qu’ils partagent avec les autres candidats de gauche à ce scrutin, et affirment ne pas vouloir ajouter à l’éclatement des candidatures. Ils aimeraient pouvoir aboutir à une candidature unique de la gauche radicale, comme l’explique Adrien : « Avec une assemblée publique, toujours, on pourrait arriver à un consensus entre nous tous et donner un mandat à un seul candidat, explique-t-il. Nous avons 70 à 90 % de notre pensée en commun. Mais les partis sont institutionnalisés, ils se présentent aussi pour bénéficier de la rente du financement public. » Nomades, les membres de Laikos ne sont eux pas prêts d’en arriver là.

dans ce ramassis de lieux devenus communs, tous les ingrédients sont là, d'un citoyennisme un peu naïf, remis au goût du jour après Nuit Debout, les ZAD, avec une pincée de populisme (« Le peuple, par opposition à l’aristocratie »), d'idéologie du "commun" et du "bien-vivre",

pour aboutir à ce quasi oxymore idéologique : la démocratie radicale par les urnes, une "nouvelle barricade" par la représentation

« Partis à cinq, ils ne seront finalement que deux... des suppléants, c’est compliqué à trouver chez les anars »... Bah, c'est plutôt une bonne nouvelle, non ?


Nous partîmes cinq sans mais sous un front peu fort
Nous vîmes notre bide en arrivant au fort


d'après Pierre Corneille


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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Ven 2 Juin - 13:36

d'hier après-midi, corrigé

la morale, une affaire capitale d'État

« la banque de la démocratie » sic...
un cachet d'aspirine pour la démocratie politique en crise

j'écrivais le 22 mai, avant "l'affaire Ferrand"

Patlotch a écrit:

démoralisons la démocratie politique !

c'est parti, on va voir ce qu'on va voir, un sombre député PS a remis au Père la morale, François Bayrou garde des sots, ses Propositions de moralisation de la vie politique. Celui-ci a ouvert le chantier, qui comporte :

Citation :
- Interdire l'emploi d'un membre de sa famille

- Interdire le cumul des mandats dans le temps (pas plus de trois)

- Interdire le cumul entre mandat parlementaire et fonction exécutive locale

- Lutter contre les conflits d'intérêt

- Soumettre les indemnités parlementaires à l'impôt

- Avoir un casier judiciaire vierge

- Retraite : supprimer le régime spécial des parlementaires

globalement, ça effacera la mauvais impression laissée par "les affaires", dont la dernière avec Fillon; ça épargnera un peu les caisses de l'État, par des mesures auxquelles personnes, hormis les intéressés, ne trouvera rien à dire

et puis surtout, cela fera encore un peu plus le ménage de façon à accélérer le remplacement de l'ancien personnel politique par du neuf, au niveau national et local, comme on le voit déjà avec les mesures prises concernant le cumul des mandats (plus de 200 députés sortants sur 577 jettent l'éponge, tous partis confondus)

bref, c'est tout bénef pour Macron et les siens, avec la morale de leur côté aux yeux des citoyens, à qui, à terme, ça fera une belle jambe... pour aller voter ?

il suffisait d'y penser, le non "conflit d'intérêt" entre l'État et les capitalistes est blanchi, et se paye le culot de Hulot, qui lave plus propre...


« le texte et le contexte »

une loi qui vient à point


le contexte n'est pas, comme pour Bayrou et les journalistes l'interrogeant aujourd'hui (point de presse sur la moralisation), le cas Ferrand et ses implications électorales, mais la nécessité de renforcer le lien structurel entre l'État et le capital

tout le barouf autour de Ferrand, et quelques autres, qu'il soit médiatique ou politique, qu'il aille en un sens ou l'autre, n'est qu'un rideau de fumée masquant l'absence de conflit d'intérêt entre l'État et le capital, alors que le macronisme accentue la gouvernance directe de l'État par les capitalistes ou leurs chargés de pouvoirs politiques

quand on voit, de plus, ce qui est reproché à Ferrand, à savoir peanuts relativement aux pratiques courantes et légales de corruption organisée par les déréglementations depuis vingt ans, on se doute que cette orchestration même cacophonique n'a rien d'innocente



en 2004, le philosophe humaniste André Comte-Sponville posait la question "Le capitalisme est-il moral ?". Il y abordait plutôt la question de l'éthique de l'entreprise, mais sa réponse vaut plus largement, puisque l'État jusqu'en son budget est géré comme une entreprise : « prétendre marier profit et éthique relève d'une confusion entre deux ordres différents et ne permet pas de répondre aux problèmes soulevés par les dérives contemporaines de l'économie. Le capitalisme n'est ni moral, ni immoral ; il est « a-moral » dans le sens où la morale est intrinsèquement étrangère à l'ordre économique

cet ancien dirigeant des Étudiants communistes (PCF), n'a semble-t-il pas bien lu Le Manifeste :


Marx a écrit:
La bourgeoisie a noyé les frissons sacrés de l'extase religieuse, de l'enthousiasme chevaleresque, de la sentimentalité petite-bourgeoise dans les eaux glacées du calcul égoïste.

I. Bourgeois et prolétaires
1847

le calcul égoïste est-il moral ? Et à quoi le citoyen électeur est-il convié, par cette moralisation de la vie politique, sinon à une "sentimentalité petite-bourgeoise" dans les limites de l'égoïsme intrinsèque à la domination économique ?

les individus, s'ils se déterminent essentiellement à partir de leurs conditions sociales ou de leurs perspectives en la matière, le font aussi de façon subjective, relativement à des "valeurs" que l'on peut dire morales, ou moralistes. C'est précisément là-dessus que reposait la différence entre la gauche et la droite depuis que leurs politiques économiques étaient les mêmes (cf l'opposition entre libéralisme culturel et libéralisme économique décrite par Jérôme Sainte-Marie « Emmanuel Macron incarne la réunification de la bourgeoisie »). C'est cette différence devenue caduque entre gauche et droite, sur la question des valeurs morales, que fait sauter Macron, mais...

quand ce qui est légal apparaît comme immoral aux citoyens électeurs, le pouvoir ne peut plus que faire semblant. C'est à cela que sert, consciemment de la part des puissants, inconsciemment pour les enfumés volontaires, épisodiquement "l'affaire Ferrand", et fondamentalement le texte proposé par Bayrou


le droit entérine un rapport de forces entre classes

Bayrou le dit bien : il s'agit de redonner la confiance aux citoyens tout en leur cachant que le système capitaliste est structurellement immoral (j'assume y compris théoriquement dans l'esprit du Manifeste), ceci en renvoyant la morale à une affaire privée, individuelle, de conflits d'intérêts sur des aspects secondaires, au niveau de ce qui choque l'opinion publique, les risques politiques étant contenus dans le principe qu'elle accepte de la démocratie politique, sous réserve de la moraliser

Bayrou a écrit:
Le projet de loi va adopter le nom de confiance plutôt que celui de moralisation. La morale est une affaire personnelle. Il s'agit de mettre en, place des pratiques et des règles qui redonnent de la confiance à nos concitoyens.

il s'agit donc, comme toujours, d'un compromis entre les intérêts du capital et le niveau des luttes. Bis :

Karl Marx a écrit:
Les pensées de la classe dominante sont aussi, à toutes les époques, les pensées dominantes, autrement dit la classe qui est la puissance matérielle dominante de la société est aussi la puissance dominante spirituelle. Les pensées dominantes ne sont pas autre chose que l’expression idéale des rapports matériels dominants, elles sont ces rapports matériels dominants saisis sous forme d’idées, donc l’expression des rapports qui font d’une classe la classe dominante; autrement dit, ce sont les idées de sa domination.

K. Marx et F. Engels, L'idéologie allemande, 1845

cela ne signifie nullement que la condamnation morale du capitalisme suffirait à le vaincre, mais qu'il est impossible de séparer les aspects économiques, sociaux, politiques et idéologiques de sa domination, des conditions subjectives pour porter les luttes à cette puissance : c'est le problème de la subjectivation révolutionnaire...

ajout 16:18


confiance, morale, religion, État et capital

Bayrou s'étant fendu, hier dans son point de presse, de références philosophiques sur la morale, pour préférer la confiance à la moralisation, rappelons lui cette définition :

CNRTL a écrit:
Confiance : Croyance spontanée ou acquise en la valeur morale, affective, professionnelle... d'une autre personne, qui fait que l'on est incapable d'imaginer de sa part tromperie, trahison ou incompétence.

Bayrou, "chrétien assumé", n'est pas sans savoir que dans cette religion, « la confiance est  fondée sur la valeur morale, l'intégrité, le désintéressement...»

autrement dit, « la confiance en l'action publique » de l'État relève d'une morale publique, qui n'est pas qu'une « affaire personnelle » ni un rapport entre individus, mais entre groupes sociaux aux intérêts de classes opposés. Alors quand il affirme...


Bayrou a écrit:
Le projet de loi va adopter le nom de confiance plutôt que celui de moralisation. La morale est une affaire personnelle. Il s'agit de mettre en, place des pratiques et des règles qui redonnent de la confiance à nos concitoyens.

... il prend ses concitoyens chrétiens pour des imbéciles, en bien piètre philosophe, et en bon prêtre de l'État

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Ven 2 Juin - 19:23


tous au vert !

make our Macron green again!


Trump Climat Macron


la palme (comme on dit palmé) est accordée au PCF, pour sa déclaration :

PCF a écrit:
Retrait des USA de l'accord de Paris : Macron doit passer de la poignée de main au poing tapé sur la table !

C'est le vrai visage du capitalisme, du libéralisme, que nous montrent les Etats-Unis de Donald Trump...

et Macron, paré de vertus vertes, du Hulot au culot, il est le vrai visage de quoi ? De la lutte de classe verte ?

l'opération Macron leader de écologie mondiale contre le capitalisme "américain", et présentant la Chine et l'Inde comme les nouveaux alliés verts de l'Europe, accouchera d'une souris verte*

* Le retrait américain de l'accord de Paris sur le climat est un "revers mondial", mais la Chine, l'Inde et l'Union européenne ont l'intention de redoubler d'efforts pour mettre en oeuvre l'accord, a expliqué la Chine par voie de communiqué. La Chine, nouveau moteur de la lutte anti-pollution ? France Inter

prétendre qu'il s'agirait d'une démarche anticapitaliste est démenti par les patrons américains eux-mêmes : Climat. Trump désavoué par les grands patrons américains, Courrier International 2 juin

qui s'y trompe, à part le PCF (et Cécite Duflot) ?


Arnaud Gonzague a écrit:
En somme, il n’y a plus grand monde, du moins parmi les décideurs, qui soutienne encore Trump et son archaïque refus de tout effort climatique. Emmanuel Macron ne prend donc pas un grand risque à se dresser en défenseur des accords de Paris.

Pourquoi Macron a attendu d’être président pour s’intéresser à l’écologie L'Obs
2 juin

comme on l'a vu sur plusieurs points (transformation de l'État, moralisation de la vie politique, écologie) Macron est un expert en enfumage, un hypnotiseur de génie, qui, avant même d'avoir allumé tous les étages de sa fusée, joue gagnant sur tous les tableaux, et utilise à cette fin jusqu'à ses prétendus adversaires, contraints de "faire du Macron". On pourra bientôt y ajouter l'école et la culture, où ses ministres ont l'art de déminer pour emporter l'approbation de ces secteurs du salariat et de l'entrepreneuriat, plus mamans and papas, sans oublier les marié.e.s gai.e.s

un vrai rêve californien !


1966
But the sky is grey...

comment comprendre autrement que son mouvement La République en marche ne cesse de gratter des points dans les pronostics pour les législatives ?

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Ven 2 Juin - 23:28


mieux qu'Obama, enfin un Macron nègre et pédé au pouvoir en Irlande

c'est Nabe qui va être content

Enfin Nègre, 2009

« En 2015, il a fait campagne en faveur du mariage entre partenaires de même sexe et d’un assouplissement des lois sur l’avortement, tout en défendant, comme la majorité du Fine Gael,
des mesures d’austérité économique. »


Jeune, homosexuel et métis, Leo Varadkar désigné futur premier ministre d’Irlande

Le Monde.fr avec AFP | 02.06.2017

Leo Varadkar, 38 ans, a été désigné vendredi 2 juin chef du parti irlandais Fine Gael (centre droit). Il endossera le rôle de premier ministre dans dix jours.


Citation :
Leo Varadkar, 38 ans, a été désigné vendredi 2 juin chef du parti irlandais de Fine Gael (centre droit).

Jeune, homosexuel et métis : Leo Varadkar, 38 ans, a été désigné vendredi 2 juin chef du parti irlandais de centre droit Fine Gael. Il écrira l’histoire lorsqu’il endossera le rôle de premier ministre dans dix jours. M. Varadkar, qui sera le plus jeune chef de l’exécutif de l’histoire du pays, a été élu à la tête du parti avec 60 % des voix face à Simon Coveney, a annoncé le parti sur Twitter.

Ces trois attributs auraient, chacun, été rédhibitoires il y a encore une génération pour quiconque voulait prétendre aux plus hautes fonctions dans ce pays de 4,6 millions d’habitants à forte tradition catholique. La prochaine arrivée au pouvoir de Leo Varadkar, 38 ans, à la place du premier ministre démissionnaire Enda Kenny, témoigne des profonds changements qui ont bouleversé la société irlandaise depuis deux décennies.

Il a été plébiscité vendredi par les parlementaires, les élus locaux et les militants du Fine Gael, qui l’ont préféré à son concurrent, Simon Coveney, actuel ministre du logement et père de trois enfants.

A la tête d’un gouvernement minoritaire, et plombé par des mesures impopulaires, Enda Kenny avait annoncé à la fin de mai qu’il allait démissionner d’ici au 2 juin, le temps de trouver un successeur à la tête de son parti et du gouvernement.

Révolution

Lorsqu’il deviendra premier ministre, le 12 juin, Leo Varadkar sera à la fois le chef de gouvernement le plus jeune de l’histoire du pays, le premier à avoir un père d’origine étrangère et le premier à être ouvertement homosexuel. Fils d’un immigré indien et d’une Irlandaise, ce médecin est devenu en 2015 le premier membre d’un gouvernement irlandais en activité à déclarer son homosexualité, lors d’une interview radio.

Une révolution en Irlande, où l’avortement reste interdit, sauf si la vie de la mère est en danger, où l’homosexualité n’a été décriminalisée qu’en 1993 et où le divorce n’a été autorisé que deux ans plus tard.

Leo Varadkar refuse cependant d’être réduit à ce rôle de pionnier. « Je ne suis pas un homme politique moitié indien ou gay ou un médecin. Ce sont juste des aspects qui font ce que je suis. Mais aucun de ces termes ne me définit en tant que tel », expliquait-il au moment de son coming out.

Premier ministre, Leo Varadkar ne devrait toutefois pas déroger à la politique de rigueur mené par son prédecesseur. Mais son arrivée au pouvoir, riche en symboles, propulse la démocratie irlandaise dans une nouvelle dimension, résolument moderne. Il pourrait profiter de l’élan pour convoquer de nouvelles élections législatives afin de tenter de renforcer la représentation de son parti au gouvernement.

Ascension météorique

Elu député en 2007 avant d’occuper plusieurs postes de ministre, Leo Varadkar a connu une ascension météorique. Né d’un père médecin originaire de Bombay et d’une mère infirmière, il a grandi avec ses deux sœurs aînées à Dublin.

Médecin généraliste, il attrape rapidement le virus de la politique, devenant conseiller municipal à 25 ans avant de faire son entrée au Parlement en 2007 avant même de devenir trentenaire. Entré au gouvernement en 2011, il a détenu les portefeuilles des transports, du tourisme et des sports, puis de la santé et enfin de la protection sociale.

En 2015, il a fait campagne en faveur du mariage entre partenaires de même sexe et d’un assouplissement des lois sur l’avortement, tout en défendant, comme la majorité du Fine Gael, des mesures d’austérité économique.

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Sam 3 Juin - 12:02


tous en vert !
suite

« Si être vert, c’est être peint en vert, il n’y a pas de souci :
le capitalisme se peindra en vert »


Alain Badiou, 2012




En réaction à Trump, l'Hôtel de ville de Paris passe au vert

Citation :
Comment voyez-vous les écologistes, français, belges ou européens, qui rêvent d’une économie verte tout en restant dans le capitalisme ? Vous y croyez ?

Alain Badiou. Pas le moins du monde. C’est la raison pour laquelle je n’ai aucune sympathie véritable pour le mouvement écologiste organisé. Je suis convaincu que la capacité de dévastation du capitalisme existe. La loi du profit est impitoyable. Si l’industrie pharmaceutique continue à vendre un médicament nuisible parce qu’il rapporte beaucoup, elle le fera. Elle arrivera à corrompre qui il faut. À la fin des fins, c’est quand même des gens qui vont essayer de vous vendre du poison si ça leur rapporte, qui vont armer des bandes criminelles en Afrique avec des armes lourdes, etc. pour des gens qui vont tuer et violer, simplement parce que c’est le business, ou parce qu’ils veulent sécuriser une région où il y a du minerai. Donc je ne nie pas que le capitalisme déchaîné fasse peser sur l’écologie une menace gravissime, mais je pense qu’il faut s’en prendre à la racine de la chose. Et donc à la mythologie d’un capitalisme modéré, aimable.

   L’écologie a deux avantages pour le capitalisme. Premièrement, si on veut faire de l’énergie renouvelable à grande échelle, ça va ouvrir des marchés colossaux, et l’État va financer ça. Et, d’autre part, du point de vue des rivalités entre capitalistes, ça ralentit le processus de développement des pays émergents, parce qu’on essaie de les contraindre à respecter des règles que, nous, nous n’avons pas respectées. Et, donc, on va les emmerder avec ça, en fixant des normes, etc. Ça contribue à l’inégalité dans le monde. Les écologistes ne sont que les sociaux-démocrates de la nouvelle génération. C’est le vieux débat « un capitalisme régulé, normé, gentil, n’est pas praticable ? » qui nie le fondement même du capitalisme. Si le capitalisme est féroce, impitoyable, ce n’est pas parce qu’il est « méchant ». C’est sa nature propre. On ne peut pas imaginer que quelque chose qui fonctionne sur la norme absolue du profit maximal se soucie du bien-être de l’humanité. Si être vert, c’est être peint en vert, il n’y a pas de souci : il se peindra en vert.

Alain Badiou : « Le communisme est le nom de l’alternative » Investig'Action 11 avril 2012


A New York, le Brooklyn Bridge a été illuminé en vert
pour signifier le désaccord avec la décision de Donald Trump

source Reporterre 1er juin


L'Ange de l'indépendance de Mexico


La mairie de Boston


un plan Marshall écolo-capitaliste ?

JW Temps Critiques a écrit:
Or aujourd’hui où dans un envi­ron­ne­ment déprimé on a une poli­ti­que de crédit facile, elle pour­rait l’être encore plus si elle s’orien­tait vers un nou­veau plan Marshall, mais cette fois en direc­tion du capi­ta­lisme vert, des éner­gies renou­ve­la­bles, etc. Cela sup­pose une entente au niveau de l’hyper-capi­ta­lisme du sommet et ça, c’est une autre his­toire.

La « crise » et ses annonceurs, Jacques Wajnsztejn, mars 2017

c'est une autre histoire, mais la question se pose avec le bras de fer Trump-UE sur le climat. La formule de Macron, « Les Etats-Unis ont tourné le dos au monde », est reprise partout sur le thème de l'opposition entre Trump et "le reste du monde", au demeurant un rien exagérée (cf la non condamnation de Trump par Poutine, Theresa May...)

je suppose que JW n'a pas sorti la formule de son chapeau, puisqu'elle est dans l'air depuis des années, et qu'elle est le lieu de rencontre économique et idéologique de l'écologie et du capitalisme vert :  "plan Marshall" énergies renouvelables climat

l'ironie de l'histoire est que ce "plan Marshall" n'aurait rien d'américain... Et quant à la capacité de la France d'y injecter autre chose que les bons mots de Macron et la popularité d'Hulot, c'est une autre histoire...

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Sam 3 Juin - 15:33


climat, militaire, nucléaire...

double langage franco-indien


Climat : L'Inde s'engage à aller au-delà de l'accord de Paris

La rencontre du Premier ministre indien à Paris avec le président Emmanuel Macron a été dominée par des discussions sur le climat et l'environnement, après la sortie des Etats-Unis de l'accord signé lors de la COP21.



Narendra Modi à Paris : les enjeux d’une visite éclair

Tirthankar Chanda RFI 02-06-2017

Citation :
Avant de regagner l’Inde au terme d’une tournée de trois grandes capitales européennes, le Premier ministre indien Narendra Modi fait une escale technique à Paris ce premier weekend de juin 2017 pour venir féliciter en personne Emmanuel Macron pour son élection à la présidence française. L’objet de cette visite organisée à la va-vite serait, selon les experts, de prendre date avec le nouveau locataire de l’Elysée et donner une nouvelle impulsion aux relations franco-indiennes.

Ce sera une accolade ? Ou une simple poignée de main ? Telle est la question qui tourmente le milieu des spécialistes français de l’Inde, à la veille de la visite éclair du Premier ministre indien Narendra Modi au nouveau locataire de l’Elysée.

Le leader indien profite de sa présence en Europe pour venir saluer le successeur de François Hollande qu’il verra longuement lors d’un déjeuner de travail à l’Elysée ce samedi. Connu lui aussi pour ses poignées de mains vigoureuses, Modi, 66 ans, sera peut-être tenté, tout comme le président américain, de mettre son jeune interlocuteur à l’épreuve. Il n’est toutefois pas du tout certain que le plus expérimenté des deux sorte vainqueur de ce rapport de force plus que métaphorique !

Le président français Emmanuel Macron rencontre à Bruxelles, le 25 mai 2017, son homologue américain. La scène de la poignée de main.

On se souviendra que le leader indien a été l’un des premiers dignitaires étrangers à féliciter Emmanuel Macron pour sa victoire, et cela dès le matin du 8 mai, le lendemain du deuxième tour. Son coup de fil avait été suivi d’un message sur le compte Twitter de Modi déclarant sobrement : « Félicitations à @Emmanuel Macron pour sa victoire sans équivoque à l’élection présidentielle française. » L’expression anglaise « emphatic victory » utilisée par le Premier ministre indien, sous-entend aussi que la messe est dite et que les idées du camp Macron ont définitivement triomphé, ce qui n’est pas sans rappeler le tournant idéologique que fut pour l’Inde l’arrivée au pouvoir de Narendra Modi à New Delhi, il y a tout juste trois ans.

« Paris vaut bien un détour »

L’histoire retiendra qu’au terme d’une longue et exténuante semaine de rencontres politiques au sommet, qui l’a conduit de Berlin à Moscou en passant par Madrid, l’homme fort de l'Inde est revenu sur ses pas pour faire la connaissance du successeur de François Hollande. Initialement, le rendez-vous ne figurait pas dans le programme du Premier ministre indien distribué à la presse avant son départ pour l’Europe le dimanche 28 mai. Il a été organisé à la dernière minute par les conseillers diplomatiques des deux hommes.

« Ces derniers ont dû examiner en tous sens le calendrier de leurs patrons respectifs avant de pouvoir arracher une heure ou deux à leurs emplois du temps chargés »
, déclare Jean-Joseph Boillot, grand spécialiste de l’économie des pays émergents et en particulier de celle de l’Inde. Et l’expert d’ajouter : « Je ne sais pas si Narendra Modi connaît le bon mot de Henri IV, mais conscient des enjeux majeurs des coopérations en cours entre Paris et New Delhi, il a dû se dire, lui aussi, que Paris valait bien le détour ! »

« Si, avec un chiffre d’affaires de 11 milliards de dollars en 2015, contre 20 milliards pour l’Allemagne, la France demeure loin derrière son voisin d’outre-Rhin en matière d’échanges commerciaux, elle est devenue un partenaire incontournable s’agissant de l’aéronautique militaire », rappelle pour sa part Olivier Da Lage, auteur de plusieurs livres sur l’Inde, dont le récent L’Inde, désir de puissance (Armand Collin, 2017). Une montée en gamme de la France que confirme pour sa part la journaliste indienne Vaiju Naravane, correspondante du quotidien de Delhi Hindustan Times en Europe. « L'empressement témoigné par Narendra Modi pour venir prendre le pouls du nouveau pouvoir qui s’installe à Paris, révèle l’importance qu’attache le Premier ministre indien à cette relation », analyse-t-elle.

Les experts des échanges indo-français s’accordent pour pointer du doigt la dimension politique, voire même sentimentale, des liens qui relient New Delhi à l’Hexagone. Les Indiens n’oublieront pas de sitôt que, lorsqu’à la fin des années 1990 leur pays était mis au ban de la communauté internationale pour avoir procédé à des essais nucléaires affirmant sa défiance des strictes règles de non-prolifération, la France de Jacques Chirac fut la seule grande puissance à ne pas tenir compte des sanctions imposées contre l’Inde et continua à faire des affaires avec la puissance montante de l’Asie du Sud. Le président Chirac avait su profiter du capital de sympathie généré par la solidarité française pour lancer en 1998 un partenariat stratégique avec l’Inde, qui a depuis permis de renforcer les liens entre les deux pays.

Ce n’est sans doute pas accidentel que ce soit sous un gouvernement nationaliste hindou, tout comme celui qui avait supervisé les essais nucléaires de 1998, que l’Inde a débloqué le dossier de la vente des avions de combat français Rafale en souffrance dans les couloirs de la bureaucratie de New Delhi depuis plus de 10 ans.


Un avion de combat Rafale dans le ciel de l'Inde,
pendant un salon de matériels d'aéronautique de défense.

REUTERS/Abhishek N. Chinnappa/File Photo


Rappelons que la proposition initiale portait sur l’achat de 126 chasseurs dont 18 à livrer clés en main par le constructeur Dassault Aviation et le reste à monter sur place. Suite à des négociations « fastidieuses » à cause de la question insoluble de transfert de technologies, le projet dut être abandonné. Il fut remplacé sous l’égide du gouvernement Modi par la vente pure et simple de 36 appareils fabriqués en France.

Dans la besace de Narendra Modi...

« Le gouvernement indien n’a pas abandonné toutefois l’idée de faire fabriquer des Rafale en Inde, explique Jean-Joseph Boillot. D’autant que les besoins de l’armée de l’air indienne en matière d’avions de combat sont énormes. D’ailleurs le constructeur aéronautique français qui est en train de finaliser sa collaboration avec le premier groupe privé indien, les Reliance Industries, pour la création d’une usine d’assemblage sur place, est en négociation avec le ministère de la Défense pour la vente de 57 nouveaux avions de combat, mais fabriqués cette fois en Inde. » Ce dossier de la vente de nouveaux Rafale comportant une importante composante de transferts de technologies, sera sans doute dans la besace de Narendra Modi le samedi 3 juin lorsqu’il se rendra à l’Elysée pour rencontrer Emmanuel Macron.

Dans la besace du Premier ministre indien, il y aura aussi un certain nombre d’autres dossiers, comme Narendra Modi l’a lui-même révélé sur sa page Facebook : « J'évoquerai avec le président français le sujet de la réforme du Conseil de Sécurité avec l’attribution d’un siège permanent à l’Inde, mais aussi celui de l’adhésion de l’Inde aux divers régimes de contrôle des exportations, la lutte antiterroriste, la collaboration autour du changement climatique et la question de l’Alliance solaire internationale. La France qui se situe au neuvième rang parmi les principaux investisseurs étrangers en Inde, est un partenaire clef pour nos projets de développement dans les secteurs divers qui vont de la défense au transport ferroviaire, en passant par l’exploration spatiale, le nucléaire, les énergies renouvelables et le développement urbain. J’ai pris l’engagement de renforcer et de faire avancer notre partenariat, un partenariat à multiples facettes. »

Parmi ces différents secteurs, celui de l’énergie nucléaire est « certainement la grande priorité pour l’Inde », confirme Vaiju Naravane. Et la journaliste d’ajouter : « L’Inde qui nourrit l’ambition de devenir à la fois "l’usine et le laboratoire"  du monde ne peut réaliser ses objectifs avec des coupures de courant à tout bout de champ. Pour contrer cette difficulté, New Delhi a fait le choix de l’énergie solaire, et surtout du nucléaire pour lequel elle négocie avec notamment les Etats-Unis, la Russie et la France. » Selon la presse indienne, le projet de construction par l’Electricité de France (EDF) et ses sous-traitants serait bien avancé, mais sa réalisation nécessite un coup de pouce élyséen pour résoudre les problèmes du coût et du partage des responsabilités en cas d’accident, qui font encore hésiter la partie indienne.

Accolade ou poignée de main ?

Narendra Modi mise sur l’aide des alliés occidentaux pour moderniser et accroître les outils de production dans son pays. Pour convaincre les entreprises étrangères d’investir en Inde, son gouvernement a lancé dès 2014 le programme « Make In India » qui simplifie les démarches pour la création des entreprises, rendant l’environnement des affaires plus attractif. L’objectif est de porter la part de l’industrie dans le produit intérieur brut (PIB) indien de 16% actuellement à 24% d’ici à 2022.

Le bilan de la campagne « Make in India », deux ans après son lancement, semble plutôt positif, comme l’atteste la croissance ininterrompue des investissements directs étrangers(IDE) passés de 55,5 milliards de dollars pendant l’exercice budgétaire 2015-16 contre 36 milliards deux ans auparavant.

En plus d’être le premier partenaire commercial de l’Inde, c’est l’Union européenne qui est la principale source des investissements étrangers dans ce pays, avec sa part représentant le quart du total des IDE. Et cela malgré les relations plus qu’ambiguës que l’Inde entretient avec les institutions européennes. Particulièrement jalouse de sa souveraineté, ce pays a toujours considéré avec suspicion les organisations supranationales et préfère « traiter directement de façon bilatérale avec les capitales européennes, notamment Paris, Londres et Berlin », écrit Olivier Da Lage dans son ouvrage.

Or compte tenu de la position prééminente que l’UE occupe dans les relations économiques extérieures de l’Inde, celle-ci peut-elle faire autrement que de renforcer ses liens avec l’Europe ? Ce rapprochement est d’autant plus urgent que ce pays est aujourd’hui confronté à des choix stratégiques majeurs suite aux mesures protectionnistes imposées par l’administration Trump restreignant les visas pour les ingénieurs informatiques indiens, ce qui met en péril le secteur clef de l’économie indienne qu’est la sous-traitance informatique.

Quant aux Russes, les relations de l’Inde avec cet allié traditionnel ne sont plus au beau fixe, les décideurs indiens ayant fait le choix de se rapprocher des Etats-Unis au sortir de la Guerre froide. Nombre d’analystes indiens estiment que l’Inde se retrouve à un nouveau tournant géopolitique de son existence et sa quête de puissance passe désormais par Paris et Berlin, les deux gardiens du temple bruxellois. L'Inde aura besoin de toute leur sollicitude et leur soutien pour la signature de l'accord de libre-échange et d'investissement en négociation entre l'UE et l'Inde depuis bientôt 10 ans.

Alors poignée de main ou accolade ? « Je parie que ce sera une accolade, même si le jeune président français n’est pas très bien au fait des us et coutumes de l’Inde, riche en symbolique », soutient mordicus l’économiste Jean-Joseph Boillot.



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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Dim 4 Juin - 16:29


Varadkar, le Macron irlandais
suite classe, nation, race, sexe...

Tristan Vacances : - Mon cher Patlotch, avec votre titre « mieux qu'Obama, enfin un Macron nègre et pédé au pouvoir en Irlande », ne pensez-vous pas alimenter le reproche de racialisme et d'homophobie ?

Patlotch : - à vrai dire, j'ai hésité. Je pensais qu'ajouter "c'est Nabe qui va être content, Enfin Nègre, 2009" suffirait à lever toute ambiguïté

Tristan Vacances : - Passe encore "Nègre", mais "pédé"...

Patlotch : - ah bon ? Quelle est la différence ? Le problème que j'ai pointé, c'est bien que la presse titre massivement « Leo Varadkar, métis et homosexuel... », dans une forme d'assignation identitaire racialiste et sexuelle, lue au positif ou au négatif, et dans un second temps qu'il est un « fervent partisan de l’austérité ». L'ensemble n'a rien d'anodin


Citation :
Alors que l’âge, les origines et la sexualité de M. Varadkar mobilisent l’attention de la presse internationale, ces caractéristiques sont peu commentées par les Irlandais. Signe de maturité, le débat qui a abouti à le préférer à son adversaire, Simon Coveney, a surtout mis en exergue le coup de barre à droite que personnifie le jeune vainqueur.

En Irlande, un nouveau premier ministre jeune, métis, gay et « thatchérien »  Le Monde
3 juin

- Tristan Vacances : Qu'il soit de droite ou de gauche, qu'est-ce que ça change à ma question ?

Patlotch : - rien, si ce n'est la ressemblance du phénomène avec le macronisme, qui marie les deux, « valeurs culturelles "de gauche" » et « valeurs économiques "de droite" ». Il est d'ailleurs surnommé « le Macron irlandais »


Les Échos a écrit:
« Leo Varadkar symbolise une nouvelle Irlande qui émerge confiante et ouverte de la crise financière ». Le nouveau Premier ministre surnommé le « Macron irlandais » est venu à Paris serrer la main du président français, le temps d'une photo, entre les deux tours de la présidentielle.



Tristan Vacances : - Macron, Trudeau, Renzi, Sadiq Khan, Varadkar... la mondialisation heureuse ?

Patlotch : - voilà. Le sujet se proposait d'examiner en quoi l'élection de Macron s'inscrivait dans un mouvement mondial. Ajoutons que les Irlandais étant un peu les Nègres des Anglais, c'est un juste retour de l'histoire du point de vue racial, à l'envers d'un point de vue de classe, c'est la fa(r)ce noire du décolonialisme...


Marx à propos de l’Irlande : classe, ethnicité et libération nationale Kevin Anderson Contretemps 24 juin 2013
Marx a écrit:
« Chaque centre industriel et commercial d’Angleterre possède maintenant une classe ouvrière divisée en deux camps hostiles : les prolétaires anglais et les prolétaires irlandais. L’ouvrier anglais moyen déteste l’ouvrier irlandais en qu’il voit un concurrent qui dégrade son niveau de vie. Par rapport à l’ouvrier irlandais, il se sent membre de la nation dominante et devient ainsi un instrument que les aristocrates et capitalistes de son pays utilisent contre l’Irlande. Ce faisant, il renforce leur domination sur lui-même. Il se berce de préjugés religieux, sociaux et nationaux contre les travailleurs irlandais. Il se comporte à peu près comme les Blancs pauvres vis-à-vis des Nègres dans les anciens États esclavagistes des États-Unis. L’Irlandais lui rend avec intérêt la monnaie de sa pièce. Il voit dans l’ouvrier anglais à la fois un complice et un instrument stupide de la domination anglaise en Irlande. »

« circulaire confidentielle » de la première Internationale le 1er Janvier 1870

à lire aussi Le mouvement ouvrier anglais face aux parias racialisés , Selim Nadi PIR, 1 décembre 2015


Salim Nadi a écrit:
Virdee utilise le terme de race avec une certaine rigueur historique puisqu’il n’entend pas ce terme comme un synonyme de couleur de peau, ou de concurrence pigmentaire, mais bien en tant que rapport social, ce qui l’entraîne à considérer aussi bien les Juifs que les Irlandais comme faisant partie intégrante des parias racialisés (Racialized Outsider) à certains moments de l’histoire britannique. Le racisme que subissaient les Irlandais étant, sans doute, moins connu en France que celui que subissaient les Juifs, nous renvoyons à l’ouvrage de Noël Igniatiev "How the Irish Became White" (1995).

PS : j'écris 'sexe' et non 'genre', puisqu'il s'agit ici d'une identité fondée sur une pratique sexuelle ayant créé une catégorie à part, non d'une existence genrée comme homme ou femme. Voir le feuilleton Homo de Gilles Dauvé, et les sujets de ET LE SEXE DANS TOUT ÇA ?

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Dim 4 Juin - 18:49


quand un grand patron fait de la théorie communiste...

le capitalisme vert est une des composantes de la restructuration mondiale du capital, un des aspects du bras de fer sur le climat, largement construit médiatiquement par la grâce de Trump, et l'explication principale de l'entrée de Hulot au gouvernement de Macron, pour des raisons certes électorales mais fondées idéologiquement

Veolia, entreprise du CAC40, est partenaire mécène de la Fondation Hulot pour la nature et l'homme



À l’occasion de la journée mondiale de l’environnement, le patron de Veolia Antoine Frérot plaide pour l’économie verte. Il révèle que Veolia va déconstruire cinq sous-marins nucléaires à Cherbourg. [ce qui n'empêchera pas la France de vendre à l'Inde des Mirages écologiques ou de quoi construire des centrales nucléaires. Voir plus haut la rencontre d'hier entre Macron et Modi]


Antoine Frérot veut croire en la possibilité de l'économie verte. Reuters

Citation :
Antoine Frérot se veut optimiste. Chantre de l'économie verte, selon lui possible car "on peut travailler proprement", le patron de Veolia modère un discours alarmiste sur la récente décision américaine sur la COP21 en avançant qu'à la date de la sortie de l'accord, en 2020, Donald Trump pourrait quitter la présidence d'un pays où de nombreuses villes ont déjà décidé de ne pas le suivre dans ce choix. Et se réjouit de l'arrivée au gouvernement de Nicolas Hulot, "une chance" pour le développement durable "s'il trouve le bon rythme".

Quels sont les leviers de croissance de Veolia ?

Dans les pays développés, nos activités traditionnelles, comme la gestion de l'eau, sont à maturité. Nous nous tournons donc vers de nouveaux marchés. Celui des villes qui veulent devenir plus sobres, plus résilientes, plus intelligentes, plus inclusives, et celui des industriels qui sous-traitent de plus en plus la gestion de leur empreinte environnementale. Dans les pays émergents, nous avons beaucoup d'opportunités grâce à la gestion du risque numéro un, la pollution industrielle. En Chine les réglementations sont souvent plus sévères qu'en Europe! Il y a aussi dans ces pays un problème de rareté de l'eau et des matières premières. Enfin, dans les pays en développement comme en Afrique, il y a une demande forte dans nos métiers traditionnels, l'eau, l'énergie et les déchets. Mais là, il y a parfois un problème de solvabilité et de gouvernance publique…

Veolia mise donc à fond sur l'économie verte ?

On ne peut pas vivre durablement dans un monde pollué. Cela se retrouve dans nos trois grands secteurs d'intervention : l'accès aux ressources en eau, à l'énergie et la gestion des déchets ; la protection des ressources notamment des risques de pollution ; la création de nouvelles ressources. L'eau est trop précieuse pour n'être utilisée qu'une seule fois, il faut récupérer la chaleur perdue dans les villes. Enfin, dans nos poubelles, nous avons les premières mines du XXIe siècle, c'est ça l'économie circulaire. Dans un téléphone mobile, il y a plus d'or au kilo que dans les minerais d'une mine d'or! D'où notre nouvelle signature : ressourcer le monde. Ce sont des marchés de temps longs qui évoluent lentement mais sûrement. L'évolution technique joue un rôle déterminant.


On ne sait pas encore démonter proprement une centrale

La fermeture des centrales nucléaires est-elle un marché pour Veolia ?

Le démantèlement des réacteurs de recherche a commencé, c'est une première étape. Il y a des réacteurs civils arrêtés en France, et dans plusieurs pays. On ne sait pas encore démonter entièrement, proprement une centrale. On ne peut pas se contenter de les fermer! Il faut aussi les dépolluer. Veolia se positionne, avec d'autres, sur cette activité. On peut appliquer notre savoir-faire de gestion de la pollution industrielle. Nous savons cartographier un site et ses différents niveaux de radioactivité, intervenir dans l'enceinte polluée grâce à la robotique, décaper les équipements faiblement radioactifs.... C'est un très grand marché mais on ne sait pas à quelle vitesse il va se développer.


Nicolas Hulot est raisonnable, il saura qu'on ne peut pas tout faire, tout de suite

La planète est aussi encombrée de grands équipements en fin de vie…

Ce marché se développe tout juste. Il concerne les trains, les bateaux, les avions, les matériels militaires, les plateformes pétrolières… Avant, on mettait les trains dans une décharge et on coulait les bateaux au fond de la mer. On envoyait notre malheureux Clemenceau au Bangladesh… On peut recycler 85 à 90% de ces équipements et éliminer tous les polluants comme l'amiante. J'annonce aujourd'hui que nous venons de gagner un nouveau marché de 40 millions d'euros auprès de DCNS qui nous confie la déconstruction de cinq sous-marins nucléaires français. Sur leur site de Cherbourg, nous allons valoriser 85% de leurs métaux et composants électroniques.

Faut-il s'inquiéter pour les ressources en eau de la planète ?


On dit souvent que l'eau se raréfie, mais ce n'est pas exact. Il n'y a pas moins d'eau sur la planète, il y a beaucoup plus d'utilisateurs et d'usages. Il convient donc de prendre des mesures pour mieux gérer nos ressources. D'abord, il ne faut pas gaspiller. L'irrigation des cultures au goutte-à-goutte permet ainsi de diviser par trois la consommation d'eau. Ensuite on peut utiliser l'eau de mer. C'est dur d'éliminer le sel car il est tout petit, cela consomme beaucoup d'énergie mais ça marche. Enfin, surtout, on peut recycler les eaux usées. La production de cette eau ne coûte que deux fois plus cher que l'eau des rivières. Il y a déjà plusieurs villes où on la boit!


Sans les Etats-Unis, les financements sont plus compliqués à obtenir

L'entrée de Nicolas Hulot au gouvernement, c'est une chance ou un risque ?

C'est une chance ! On ne peut pas contester la sincérité de son engagement pour l'environnement et il n'a jamais été extrémiste. Au contraire. Il est raisonnable, il saura qu'on ne peut pas tout faire, tout de suite. S'il trouve le bon rythme, il fera progresser le développement durable en France. L'écologie n'est pas l'ennemie de l'économie. On sait travailler proprement. Techniquement on progresse, dans les esprits aussi. La préoccupation de l'environnement est de plus en plus partagée par les acteurs de l'Economie.

Les Etats-Unis de Donald Trump se retirent de l'accord de la COP21. Qu'en pensez-vous ?

Sans les Etats-Unis, les défis que les pays du monde avaient décidé de relever à l'issue de la COP21 paraissent plus difficiles à surmonter, les financements plus compliqués à obtenir. Modérons toutefois nos inquiétudes. D'une part, à la date d'entrée en vigueur du traité – en 2020 –, les Etats-Unis éliront peut-être un autre président, d'autre part, plusieurs Etats et villes majeures des Etats-Unis ont déjà indiqué qu'ils feraient tout pour appliquer les dispositions de l'accord de Paris.

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Lun 5 Juin - 12:53


récréation macaron

make our Trogneux rich again !



Citation :
AMIENS Chez le célèbre chocolatier amiénois, on sait réagir à l’actualité ! D’autant plus quand celle-ci concerne le président de la République, Emmanuel Macron, qui on le sait, est un intime (son épouse, Brigitte, fait partie de la famille Trogneux).

Ainsi, dans le commerce du centre-ville d’Amiens, on a rebondi sur la sortie médiatique remarquée sur le plan mondial par le Emmanuel Macron, cette semaine, après le choix du président des États-Unis, Donald Trump, de faire sortir son pays des accords sur le climat.

Emmanuel Macron a lancé : « Make our planet great again » (Rendez sa grandeur à la planète). Il a paraphrasé le slogan de campagne du président américain « Make America great again » (Rendez sa grandeur à l’Amérique). Chez le chocolatier, la phrase de Macron a été reprise et affichée dans la boutique. Pour tout achat d’une Terre en chocolat d’une valeur de 12,90 euros, 5 euros sont reversés à WWK, une ONG dédiée à la protection de l’environnement.

« Nous avons mis cela en place le jour même de la déclaration du président. Parce que c’est important »,
explique une employée.

plus difficile si beau-papa vendait du maquereau à Mayotte...

quoi ça, quoi ça ?



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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Mar 6 Juin - 16:32



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Patlotch



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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Mer 7 Juin - 10:15


suite sur la so called "société civile", le sens flou exploité par Macron, et sa conception marxienne, ici avec les extraits d'un débat à L'Humanité, du philosophe Jacques Bidet, les autres intervenants ayant moins d'intérêt dans ce cadre



Rappel des faits. Le nouveau président de la République, Emmanuel Macron, met en avant la « société civile ». C’est le cas aussi de nombreux mouvements en faveur d’une « démocratie directe » ou de la gauche radicale.


Citation :
Nommer des personnes « issues de la société civile » à un exécutif ou les investir aux législatives est-elle, selon vous, une manière de partager le pouvoir ?

Jacques Bidet Le terme de société civile, un joli mot, est tout sauf innocent. Dans la tradition libérale, il désignait la « sphère des rapports privés », et éminemment celle des rapports capitalistes, par opposition à la sphère étatique. À travers le développement des luttes populaires, altermondialistes, etc., des nouveaux mouvements sociaux, s’est peu à peu affirmé un tout autre sens : la société civile, vraiment civile, c’est celle qui se manifeste sous la forme associative sur le terrain syndical, féministe, écologique, à l’encontre de l’homophobie, du racisme, pour le droit au logement, à l’habitat, aux soins, etc. La « motion de synthèse » se réalise quand un pouvoir « ni droite ni gauche », comme on sait, opère un obscur mélange entre le privé et l’associatif : la « société civile », c’est maintenant tout ce qui n’émane censément pas de la sphère politique. Plus précisément : ce qui n’émane pas du monde des partis politiques. On ne sort pas de l’imaginaire du vieux libéralisme. On l’engage dans la petite musique qui fait entendre que l’on dépasse non seulement le clivage droite-gauche, mais aussi l’exorbitant pouvoir des partis pour se rapprocher des lieux où des citoyens exemplaires s’engagent dans la solution des problèmes concrets.

La « société civile » contient-elle aussi un éloignement des citoyens de la politique et des décisions et/ou d’un contournement des volontés populaires et des espaces démocratiques élus ?

Jacques Bidet
Ce qui est frappant dans la désignation des ministres et des candidats d’En marche ! aux élections législatives, c’est l’entrée en force directe des intérêts privés dans les organismes parlementaires et gouvernementaux. Les sociologues l’ont fortement souligné. Michel Offerlé, spécialiste des partis politiques et du patronat, le montrait dans le détail dans un grand article paru dans Libération du 24 mai. La « société civile » que Macron met en place est faite de non-professionnels de parti, qui ont en commun de baigner directement dans le monde de l’entreprise, même s’ils sont par ailleurs passés par l’ENA ou la haute administration. Il peut, pour l’anecdote, s’agir d’économie sociale (Jean-Marc Borello) ou, pour mieux la neutraliser, de la mouvance écologique (Nicolas Hulot), mais ce qui domine, c’est la proximité au monde de la finance. On comprend l’accueil enthousiaste du Medef, qui y retrouve les siens en bonne place. Voilà à quoi sert la société civile : les membres de partis, même de droite, s’attendent à avoir des comptes à rendre à leurs électeurs. Si le parti a soutenu la loi travail, on doit affronter la vindicte des mécontents. Les membres de la société civile n’ont de comptes à rendre à personne, sinon au chef de l’État, qui peut se choisir des fidèles présumés.

Cette expression de « société civile » est employée dans les textes européens en lien avec celui de « gouvernance » pour justifier une intégration économique et sociale aux exigences néolibérales du marché globalisé. En appeler à la « société civile », cela redéfinit-il ou alors cela évacue-t-il, selon vous, la question sociale et l’enjeu de classes ?

Jacques Bidet
La société civile est là pour donner les moyens de la bonne « gouvernance », un mot qui signifie la symbiose des pouvoirs privés et des pouvoirs publics, c’est-à-dire la tutelle des premiers sur les seconds. Elle fonctionne comme le lieu d’amalgames des deux « élites » : celle au service des grands groupes et celle investie dans la haute fonction publique, qui n’est vraiment bonne pour les plus hauts services qu’au terme du passage de l’un à l’autre. Cela vaut aussi bien au niveau modeste de la région, comme l’administration de Gérard Collomb en donne la preuve dans l’agglomération lyonnaise, qu’au niveau national, où les enjeux sont déjà mondiaux, où l’on a vu briller l’actuel premier ministre à la direction d’Areva et le secrétaire de l’Élysée au FMI. Ce n’est plus le vote citoyen qui labellise nos dirigeants, mais leur carrière publique-privée. C’est là le chemin suivi par le courant social-démocrate pour s’insérer subrepticement dans le courant du fleuve néolibéral. C’est un risque aussi qu’il prend, car on ne tardera sans doute pas à voir tomber ces habits neufs de la vieille droite, et à reconnaître d’autant plus facilement le gouvernement des patrons qu’on aura d’autant mieux masqué le pouvoir de leurs partis, de ces partis derrière lesquels ils se cachaient. Affaire de lutte de classes. Il semble qu’elle se soit déjà remise en marche, sans attendre l’arrivée de nos nouveaux amis « civils ».

Dernier ouvrage paru : Marx et la loi travail aux Éditions sociales ; à paraître le Peuple comme classe et la question du tiers-parti.

je ne partage évidemment pas, concernant le clivage droite-gauche et le fond citoyenniste, les positions de Bidet, mais pour le reste, il est assez proche du jeune Marx... Mes précédents commentaires du 16 mai : la "gauche" + la "droite" + la "société civile", en marche pour l'État de la bourgeoisie française, et Marx et la Société civile (choix de textes) ici 6:47

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Patlotch



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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Mer 7 Juin - 19:37


on entre dans le gras, ou le maigre selon, du macronisme

des mesures bien plus radicales...


La ministre du Travail, Muriel Pénicaud, a affirmé sur France Inter, que le plan révélé par 'Libération' ce 7 juin ne "l'intéressait pas." Ici au côté du Premier ministre Édouard Philippe à Matignon lors de la présentation de la lettre de cadrage de la réforme du code du travail adressée aux syndicats.

Le quotidien 'Libération' a publié, ce mercredi, un document des services du ministère du Travail détaillant des pistes de réforme. Muriel Pénicaud refuse de le commenter.


Citation :
Au lendemain de la présentation d'une feuille de route entre le gouvernement et les partenaires sociaux, qui a laissé les observateurs dubitatifs quant aux intentions précises de l'exécutif, la publication par Libération, mercredi 7 juin, d'un document exclusif ne devrait pas calmer les esprits.  

Alors que le Premier ministre Édouard Philippe et la ministre du Travail Muriel Pénicaud ont présenté hier un calendrier et des grands thèmes de discussion sans jamais donner le moindre détail, le quotidien a obtenu un document des services de la Direction générale du travail (DGT) qui s'avère bien plus explicite. On y découvre les axes de "réforme demandées par le cabinet".

"Il n'y a pas de plan caché"

Datés du 31 mai, donc quinze jours après l'arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement, ces trois textes contiennent des pistes de travail qui vont plus loin que prévu.

Interrogée sur France Inter, mercredi matin, la ministre du Travail a minimisé la portée des révélations du quotidien. "Ce n'est pas un document officiel, d'ailleurs il n'a pas été transmis au cabinet, et il ne m'intéresse pas. La seule chose qui vaille, c'est le programme de travail avec les partenaires sociaux", a réagi Muriel Pénicaud. "Il n'y a pas de plan caché", a-t-elle ajouté pour tenter d'éteindre les craintes avant l'organisation des 48 réunions qu'elle doit avoir avec le patronat et les syndicats pour préparer la réforme.

Ce que contient le document de la DGT

Malgré les ces dénégations, le document révélé par le quotidien montre des orientations majeures sur lesquelles les services du ministère du Travail seraient en train de plancher. Tour d'horizon en sept points clés.

1. Négociation des motifs de licenciement à l'échelle de l'entreprise

Le changement serait colossal. Ce serait à l'échelle de l'entreprise que des négociations sur les motifs de licenciement, le niveau des indemnités légales ou encore les critères de recours aux CDD pourraient avoir lieu.  

Les entreprises auraient une marge de manoeuvre très grande pour adapter et fixer leurs conditions en fonction, par exemple, de leur situation économique. Un salarié pourrait ainsi voir des objectifs précis être accolés à son contrat de travail (chiffre d'affaires à atteindre...) et être "automatiquement licencié" en cas de non respect de ceux-ci.

2. L'accord d'entreprise plus fort que le contrat de travail

Pour le moment, toute modification du contrat de travail découlant d'un accord d'entreprise doit être acceptée par le salarié, qui doit signer un avenant à son contrat. Le texte entend y mettre fin en prévoyant "un principe général de primauté de l'accord d'entreprise sur le contrat de travail", précise le document obtenu par Libération.

3. L'accord de branche ne concernerait plus que quelques domaines

Les accords de branche ne primeraient plus que dans un nombre restreint de domaines sur lesquels il y aurait un verrou : la mutualisation des fonds professionnels, les minima salariaux, les classifications, la prévoyance, l'égalité professionnelle et "éventuellement la pénibilité", assure le document de la DGT.  

Mais il y a une ambiguïté car le texte précise aussi qu'il y aurait des dérogations possibles. Ainsi, même les secteurs "exhaustivement énumérés où une branche aurait la possibilité de verrouiller, mais à la majorité qualifiée, un accord d'entreprise pourrait malgré tout déroger", ajoute la DGT sans donner plus d'exemples.

4. L'employeur pourrait décider seul de faire un référendum modifiant les conditions de travail

La loi Travail a instauré la possibilité - en vigueur depuis le 1er janvier - de soumettre au vote des employés les accords qui n'ont réussi à convaincre qu'une minorité de syndicats (30%). Les syndicats eux-même sont dans ce cadre à la manoeuvre.

Dans son programme, Emmanuel Macron envisageait d'aller plus loin en permettant à l'employeur de solliciter un référendum. A condition, là aussi, que l'accord ait été validé par les syndicats représentant 30% des voix.  

Le document de travail suggère carrément que ce vote pourra être organisé même si "un accord a été soumis à la négociation, mais n'a pas été conclu". Plus besoin donc du soutien des syndicats.

5. Redéfinition du périmètre du licenciement économique

La DGT travaillerait aussi à la redéfinition du périmètre géographique permettant d'apprécier les licenciements économiques. Ainsi, une entreprise internationale dont la seule filiale française est en difficulté pourrait procéder à des licenciements même si elle se porte très bien partout ailleurs.

La mesure figurait dans une version de la loi El Khomri mais elle avait finalement été retirée du texte.

6. Raccourcissement du délai de contestation du licenciement économique

Les prud'hommes sont clairement dans le collimateur d'Emmanuel Macron qui veut instaurer un plafond des indemnités en cas de licenciement abusif.  

Le texte va plus loin. Il propose aussi de réduire le laps de temps accorder au salarié pour contester son licenciement économique en justice, par exemple s'il met en cause la véracité des motifs avancés par l'employeur. Il passerait à deux mois seulement, contre un an actuellement.

7. Seuil de déclenchement du PSE revu à la hausse

Pour le moment, quand une entreprise de plus de 50 salariés licencie au moins 10 salariés sur une période de 30 jours, elle doit mettre en place un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). Le cabinet de Muriel Pénicaud envisagerait donc "d'augmenter le seuil", selon le document publié dans Libération.

Il serait donc possible pour les entreprises de s'affranchir des obligations liées au PSE comme l'octroi de primes de départ volontaire ou la mise en place de procédure de reclassement. La procédure serait d'ailleurs modifiée. Exit les offres personnalisées à chaque salarié, l'employeur pourrait se contenter de "proposer une seule fois à tous les salariés toutes les offres disponibles".  

"On va vite rentrer dans une impasse"


Du côté syndical justement, l'exaspération commence à monter alors qu'ils n'avaient pas réagi au document explosif publié par Le Parisien lundi. Le patron de FO a déclaré sur Europe 1 ce mardi matin que "si la négociation va sur des orientations de ce type, la négociation sera très compliquée, on va vite rentrer dans une impasse. A la limite, si c'est ça le programme, qu'ils discutent avec le patronat. On n'a plus rien à faire et on fera autre chose."

De son côté, Laurent Berger a mis en garde. "Je note le démenti qui est fait par le gouvernement. Mais je le dis tout de suite : s'il veut travailler sur un certain nombre de pistes qui sont amenées dans certains journaux ces jours-ci, il faut qu'il arrête tout de suite, ça ne sert à rien de mener la réflexion car pour la CFDT, c'est non".

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Ven 9 Juin - 22:47


le degré zéro de la politique, primé par l'opinion publique française,
l'idéologie même interclassiste (bref : collabo !)


Hulot pour un rassemblement non partisan après les législatives

L'Express AFP  09/06/2017


Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot le 7 juin 2017 à Angers
afp.com/JEAN-SEBASTIEN EVRARD

Citation :
Saint-Omer (France) - Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a défendu vendredi à Saint-Omer (Pas-de-Calais) la "diversité" du nouveau gouvernement, appelant aussi à un rassemblement non partisan une fois la nouvelle Assemblée élue.

"Il est bon de parvenir à un équilibre entre ceux qui ont une grande expérience de la politique et d'autres qui apporteront une nouveauté dans les regards. Nous sommes en convergence et cette association de tous, ce nouvel esprit permettra à cette diversité d'être féconde", a déclaré M. Hulot au sujet du nouveau gouvernement.

"On est dans un pays où on peut se confronter et avoir des idées différentes, mais aussi aller chercher chez l'autre le meilleur", a poursuivi le nouveau ministre, venu soutenir le candidat REM de la 8e circonscription, Benoît Potterie.

"Essayons de nous voir comme nous sommes, personne n'a l'exclusivité de l'intelligence, et on aura besoin de travailler ensemble", a-t-il encore déclaré devant une cinquantaine de sympathisants. Et d'affirmer qu'il travaillera avec "tous ceux qui parmi les députés seront demandeurs de la transition écologique et solidaire".

"A mes yeux, les suffrages recueillis par le Front national sont des votes de désespoir. Nous, nous voulons donner une chance à l'espoir" et "placer l'humain au coeur", a encore lancé l'ancien animateur vedette de l'émission Ushuaïa, se prêtant aux selfies dans une ambiance bon enfant.  

Le nouveau ministre devait ensuite se rendre à Arques pour découvrir une maison "écologique" et "économique" construite en chanvre sur une ossature de bois, réalisée par un jeune artisan-entrepreneur.


psss : je demande un "terroriste" pour descendre Hulot... Nan, j'déconne...

j'attends sa première tarte à la crème bio... Hulot-BHL même combat

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Ven 9 Juin - 23:29


dégagisme

Corbyn, Mélenchon, Macron, Machin, Truc, chose...
comment peut-on se poser sérieusement comme figure libérante ?

la dernière idée qui me viendrait serait de vouloir libérer qui ne le veut pas,
ne le fait pas, par lui-même,
sans médiation

je comprendrais parfaitement qu'on veuille assassiner Macron, Mélenchon, autant que Le Pen

je suis pour un "dégagisme" absolu




citoyens, ne votez plus !

il est parfaitement légitime de laisser à d'autres le choix de la sauce à laquelle nous serons mangés

ne pas être mangé, that is the question

(à suivre)


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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Mar 13 Juin - 19:01



mort de la démocratie ?



le chiffre est symbolique : 51 % des inscrit.e.s n'ont pas voté au premier tour des législatives. Le parti macro-unioniste va "écraser la démocratie" avec un tiers des votants, 13,5 % du corps électoral et ~12% des Français en âge de voter. Près de deux tiers d'abstention chez les ouvriers et les jeunes, et près de 5 millions de non inscrits... Loin du bruit, retenez ce chiffre :

7 adultes français sur 8 n'ont pas soutenu Macron !

c'est l'élément le plus important de cette deuxième phase du macronisme électoral, quelle que soit l'ampleur de sa victoire à l'Assemblée nationale, puisque comme on dit, le troisième tour se jouera dans la rue, quel qu'en soit le niveau et les objectifs à l'occasion des lois antisociales qui vont maintenant tomber du ciel comme écrit dans l'évangile selon Saint-Macron

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    Jeu 15 Juin - 20:26


pour info


Législatives: «Je me retirerai de la politique les deux pieds devant!»... Mélenchon répond à nos lecteurs

que dire ? Mélenchon ne fera jamais que du sous-Macron, il annonce dans le texte la relève capitaliste du même. À bon entendeur, salut !

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MessageSujet: Re: un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)    

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un TOURNANT HISTORIQUE du CAPITALISME et de l'ÉTAT FRANÇAIS, élections 2015-2017, faits et propos, analyses et théorie (antiroman)
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