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 TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...

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MessageSujet: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Mar 1 Déc - 12:56

reconstruction en cours
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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Sam 19 Déc - 8:44


qui se ressemble...


Après des années de froid diplomatique, Israël et la Turquie se rapprochent Piotr Smolar (Jérusalem, correspondant) Le Monde.fr | 18.12.2015


Ankara en Turquie, le 25 mars 2013. ADEM ALTAN / AFP

La rupture des relations diplomatiques entre les deux pays avait été provoquée par la mort en 2010 de neuf militants turcs lors de l’arraisonnement violent d’une flottille partie pour briser l’embargo imposé par l’Etat hébreu à la bande de Gaza


La Turquie et Israël s’apprêtent à tourner la page de cinq années de brouilles et de déclarations hostiles

Citation :
Le principe et les détails d’une reprise des relations diplomatiques ont été conclus, mercredi 16 décembre, lors d’une réunion secrète à Zurich, en Suisse, un terrain neutre. Parmi les personnes présentes à cette rencontre se trouvaient, selon les médias israéliens, le chef du Conseil national de sécurité, Yossi Cohen – qui s’apprête à prendre la tête du Mossad, le service de renseignement et d’action extérieure –, l’ancien directeur du ministère des affaires étrangères Joseph Ciechanover, et le sous-secrétaire aux affaires étrangères de la Turquie, Feridun Sinirlioglu, ancien ambassadeur en Israël. La veille, le président Recep Tayyip Erdogan avait déclaré qu’un « processus de normalisation serait bon pour nous, pour Israël, la Palestine et toute la région ». Le changement de ton est clair.

La rupture des relations diplomatiques avait été provoquée en mai 2010 par un événement dramatique au large des côtes israéliennes. La marine avait intercepté la flottille conduite par le Mavi Marmara, qui essayait de briser l’embargo imposé par l’Etat hébreu - et l’Egypte - à la bande de Gaza. Neuf activistes turcs avaient péri, et plusieurs dizaines avaient été blessés, dont l’un décédera par la suite. Depuis, les négociations en coulisses, notamment avec la médiation des Etats-Unis, avaient connu de nombreux rebondissements. Benyamin Nétanyahou, le premier ministre israélien, avait fini par présenter des excuses officielles pour l’assaut. La tenue d’élections en Israël comme en Turquie, cette année, a encore retardé la réconciliation.


Deux pays en quête de bonnes nouvelles diplomatiques

Le ministère israélien des affaires étrangères incite à la prudence, en attendant que le document de Zurich soit publiquement endossé par les responsables politiques. Il comprend de nombreux aspects. Après l’expulsion de l’ambassadeur israélien en poste à Ankara en 2011, il prévoit le retour d’un ambassadeur dans les deux capitales ; l’annulation des poursuites entamées en Turquie contre de hauts responsables militaires israéliens ; la création d’un fonds spécial doté de 20 millions de dollars, selon Haaretz, destiné à dédommager les familles des victimes.

En échange, Ankara s’engage à expulser de son territoire Saleh Al-Arouri, activiste du Hamas qui aurait orchestré l’enlèvement et l’assassinat de trois adolescents israéliens en Cisjordanie, en juin 2014. Enfin, les deux pays envisagent une vaste coopération dans le domaine gazier, avec notamment la construction d’un pipeline israélien passant par la Turquie, destiné à acheminer le produit des gisements offshore prometteurs vers l’Europe.

La Turquie comme Israël ont un besoin criant de nouvelles positives sur le plan diplomatique. La Turquie se trouve engagée dans une crise aiguë avec la Russie, après avoir abattu l’un de ses avions de chasse, qui volait au-dessus de la Syrie mais a pénétré dans son espace aérien. Elle est aussi mise en cause pour la trop grande porosité de sa frontière avec la Syrie et sa tolérance vis-à-vis des djihadistes de l’organisation Etat islamique et de leurs trafics autour du pétrole.

Israël, pour sa part, a beau arguer du fait qu’un « nouvel horizon » est apparu dans ses relations avec les pays arabes – soit une convergence d’intérêts face à la menace djihadiste –, l’Etat hébreu se retrouve en situation de repli et d’isolement. Les relations avec l’administration Obama sont polaires. L’Union européenne vient de lui adresser un signal timide mais significatif en décidant l’étiquetage des produits fabriqués dans les colonies en Cisjordanie.




Dernière édition par Patlotch le Mer 27 Jan - 5:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Dim 20 Déc - 9:12

le sujet sur la Turquie et la question kurde a fait les frais du tsunami virtuel le 23 novembre...


Turquie: 69 séparatistes kurdes tués Le Figaro.fr avec Reuters  19/12/2015

Soixante-neuf séparatistes kurdes et deux militaires turcs ont été tués en quatre jours de combats dans le sud-est de la Turquie, a annoncé l'armée, dans le cadre d'une offensive lancée par le gouvernement turc contre le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans cette région à dominante kurde


Le 13 novembre, un combattant yézidi du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) dans Sinjar.
La ville a été reprise aux djihadistes de Daech, qui la contrôlaient depuis le 3 août 2014
Emilien Urbano/Myop pour L'Obs

Citation :
Les opérations de l'armée se concentrent sur Cizre et Silopi, près des frontières syrienne et irakienne. Les deux localités sont toutes deux sous couvre-feu lundi soir lors du déclenchement de l'opération.

"Les opérations dans la région(...) se poursuivront avec détermination jusqu'à ce que l'ordre public ait été rétabli", a déclaré l'armée dans un communiqué, repris par l'agence de presse turque Anatolie.

Selon la presse turque, 10.000 policiers et militaires, appuyés par des chars, prennent part à l'offensive.

Par ailleurs, l'armée turque a indiqué que des avions de guerre avaient décollé vendredi de leur base de Diyarbakir pour aller bombarder des camps du PKK dans le nord de l'Irak.

"Jusqu'à ce tout soit complètement nettoyé"

Sur les deux militaires turcs tués, l'un l'a été samedi lors d'affrontements dans le secteur de Sur, qui est sous couvre-feu de la police depuis 15 jours. Sur est située dans la province de Diyarbakir. Un autre soldat été légèrement blessé.

L'autre militaire tué est un des deux soldats blessés vendredi à Cizre et qui a succombé à ses blessures, a annoncé l'armée.

Le cessez-le-feu, qui était observé depuis deux ans par l'Etat turc et le PKK, a volé en éclats en juillet
.
Le chef des forces armées, le général Hulusi Akar, a rendu une visite à ses troupes samedi dans la région et a été informé de l'avancée de l'opération.

Traditionnellement implanté en zone rurale, le PKK s'est réorienté ces dernières années vers les villes du Sud-Est turc, avec barricades et tranchées pour maintenir à distance les forces de sécurité.

Jeudi, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que les séparatistes seraient "anéantis" et que l'opération se poursuivraient "jusqu'à ce tout soit complètement nettoyé."


ainsi reparle Zarathoustra

Daech fait renaître le zoroastrisme de ses cendres au Kurdistan irakien Alain Chemali@GeopolisFTV  16/06/2015


Les zoroastriens iraniens autour du feu pour célébrer le festival annuel de Sadeh,
le 30 janvier 2015. © Atta Kenare/AFP

Effet secondaire de la poussée djihadiste en Irak, le zoroastrisme, religion originaire du Kurdistan, connaît un renouveau. Le plus ancien monothéisme planétaire enregistre un afflux de nouveaux fidèles en réaction aux atrocités de l’organisation de l’Etat Islamique. Un phénomène inverse du temps où les zoroastriens se convertissaient à l’islam pour fuir les contraintes de leur propre religion

Citation :
Née il y a environ 4.000 ans au Kurdistan irakien, la toute petite et première religion monothéiste du monde compte toujours aujourd’hui quelque 200.000 adeptes, répartis essentiellement entre l’Inde, l’Iran et le Kurdistan. Du nom de son fondateur Zoroastre, connu également sous celui de Zarathoustra, cette croyance en un seul dieu, Ahuramazda, et à l’importance du soleil et du feu, c'est-à-dire de la lumière, était dominante dans le monde perse jusqu’au VIIe siècle.

Une cérémonie antique

Mise en veilleuse par l’expansion musulmane, la doctrine de Zoroastre «fondée sur la bonne pensée, la bonne parole et la bonne action», avait fini par sombrer dans les oubliettes de la théologie, mais pas ses derniers adeptes. Pour la première fois depuis plus de mille ans, les habitants de la région de Souleimaniyeh, deuxième ville du Kurdistan semi-autonome irakien, ont procédé le 1er mai 2015 à une cérémonie antique illustrant l’idée d’un renouveau. «Une restauration de la vraie culture et la vraie religion du peuple Kurde», selon Luqman al-Haj Karim, un haut représentant de la communauté à la tête de l'organisation zoroastrienne Zand.

Les Kurdes d'Irak ne savent plus à quel islam se vouer

Dans la foulée, le porte-parole du ministère du Kurdistan irakien des Affaires religieuses a révélé sur son compte Facebook que de nouveaux adeptes du zoroastrisme étaient apparus au Kurdistan, qu’ils avaient demandé la réouverture et la construction de lieux de culte, une reconnaissance officielle et un représentant au ministère. Pour Mariwan Naqshbandi, ce regain d’intérêt manifesté pour le zoroastrisme est le symptôme des désaccords au sein de l’islam et «les habitants du Kurdistan ne savent plus à quelle doctrine ou quelle fatwa se vouer dans le mouvement islamique». Par la même occasion, il a confirmé que le ministère était prêt à les aider à atteindre leurs objectifs, car le droit à la liberté de religion et de culte est inscrit dans la loi kurde.

Le feu sacré entretenu depuis 1500 ans

Une tendance qui pourrait trouver un écho en Iran où 30.000 personnes continuent de pratiquer cette religion préislamique. Même s’ils font l’objet de multiples discriminations, notamment dans certains emplois, ils continuent d’alimenter depuis 1500 ans le feu sacré dans un grand temple au cœur de la ville de Yazd.

Les défunts livrés aux becs des vautours

Aujourd’hui, les tours dites de silence, qui servaient aux prêtres à livrer les corps des défunts aux becs des vautours pour éviter une décomposition «diabolique», tombent en ruines. Les zoroastriens bénéficient de leurs propres cimetières, mais, contrairement aux pratiques musulmanes, ils y enterrent leurs morts dans des cercueils étanches pour éviter tout contact avec le sol.

Cette résurrection d’une religion qui couve toujours sous l’islam dans cette région vient toutefois rappeler l’époque d’un phénomène inverse. Celle où nombre de zoroastriens se convertissaient à la religion de Mahomet pour échapper aux contraintes de la leur, comme le mariage obligatoire au sein de leur propre communauté.



Iraq : Bagdad demande le retrait immédiat de Mossoul  CCTV-Français  6 déc. 2015


Citation :
La Turquie a déployé des centaines de soldats près de la ville irakienne de Mossoul. L'Irak demande leur retrait immédiat et parle de violation de la souveraineté territoriale. Mais la Turquie rejette ces critiques, disant que le déploiement est de routine.

Plusieurs centaines de soldats turcs avec des chars et de l'artillerie ont été déployés près de la ville irakienne de Mossoul, actuellement aux mains de l'organisation État Islamique. La Turquie dit qu'il s'agit d'une mission de routine.


Le chef du Pentagone au Kurdistan irakien pour parler de l'EI 17/12/15

Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a rencontré jeudi le président du Kurdistan irakien, Massoud Barzani, au cours d'une visite dans cette région autonome du nord de l'Irak centrée sur la lutte contre le groupe Etat islamique (EI)


Citation :
Les forces kurdes irakiennes sont un partenaire clé de Washington, qui dirige une coalition internationale luttant contre l'EI en Irak, mais aussi en Syrie.

Selon un journaliste de l'AFP, M. Carter a rencontré Massoud Barzani, à Erbil, capitale du Kurdistan irakien située à moins d'une centaine de km de Mossoul, deuxième ville d'Irak tombée aux mains des jihadistes en juin 2014.

Mercredi, l'EI avait revendiqué une attaque contre un camp militaire près de Mossoul où sont stationnés des soldats turcs, ainsi qu'une autre opération contre une caserne des combattants kurdes (peshmergas), dans la même région.

Le Conseil régional de sécurité du Kurdistan (KRSC) a cependant affirmé que les peshmergas avaient repoussé ce même jour plusieurs attaques de l'EI.

"C'était une tentative de (l'EI) de briser les lignes défensives des peshmergas après des pertes significatives ces derniers mois", a indiqué le KRSC.

Mercredi, le chef du Pentagone avait eu des entretiens à Bagdad avec le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, sur les moyens "d'améliorer la coopération entre les deux pays dans les domaines de l'armement et de l'entraînement", selon le bureau de M. Abadi.

Le président américain, Barack Obama, a déclaré lundi que les efforts militaires des Etats-Unis et de leurs alliés contre l'EI s'étaient intensifiés mais a concédé que les progrès contre les jihadistes devaient être "plus rapides".

L'EI s'est emparé de larges pans du territoire irakien à partir de juin 2014, et les forces gouvernementales tentent, avec le soutien de la coalition internationale, de reprendre le terrain perdu.



épilogue épisode

La Turquie annonce le retrait de ses troupes d'Irak  Le Figaro.fr avec AFP 19/12/2015

La Turquie a annoncé samedi soir qu'elle "poursuivra" le retrait de ses troupes d'Irak, au lendemain d'un appel téléphonique du président américain Barack Obama à son homologue turc Recep Tayyip Erdogan l'invitant à prendre une telle mesure afin d'apaiser les tensions entre les deux pays voisins


Citation :
"Prenant compte des sensibilités de la partie irakienne (...) la Turquie poursuivra le processus entamé pour le retrait de ses troupes stationnées dans la province de Mossoul (nord)", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.

Le président américain avait appelé vendredi, lors d'une conversation téléphonique, son homologue turc Recep Tayyip Erdogan à prendre des mesures pour "apaiser les tensions avec l'Irak", en particulier en retirant les troupes turques qui s'y trouvent. Barack Obama a toutefois salué "la contribution" de la Turquie à la coalition militaire de lutte contre le groupe Etat islamique (EI), conduite par les Etats-Unis.

La Turquie avait déployé en Irak il y a une dizaine de jours un contingent de 150 à 300 soldats et une vingtaine de véhicules blindés dans le camp de Bachiqa, dans le nord du pays. Des responsables turc et irakien avaient fait état lundi d'un retrait partiel de ces militaires. Ankara a affirmé qu'il s'agissait simplement de renforts dépêchés pour assurer la protection des conseillers militaires turcs chargés d'entraîner des combattants irakiens dans la lutte contre le groupe EI qui contrôle notamment la grande ville de Mossoul (nord). Mais Bagdad y a vu une incursion illégale, et a même saisi l'ONU à ce sujet.

L'Irak a réclamé mardi un "retrait complet" des forces turques de son territoire.


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Dim 20 Déc - 9:46


vendre sa peau à l'ours avant qu'il ne vous tue ?

les nouvelles vont vite, déjà certains se précipitent... Il est vrai que les événements et décisions se sont enchaînés rapidement vers un tournant des perspectives à court et moyen terme au Proche-Orient... La prudence s'impose avec les articles diffusés par les blogs Contrepoints et AgoraVox, mais il reste les faits, qui parlent d'eux-mêmes... jusqu'à la prochaine fois

Poutine impose l’ordre russe au Moyen-Orient  Éric Verhaeghe Contrepoints 20 décembre 2015


Kremlin by Larry Koester(CC BY 2.0)

Les dernières évolutions en Syrie montrent que la Russie impose sa vision du monde aux États-Unis et à l’Arabie Saoudite


Citation :
Poutine est-il le véritable maître du monde ? Les dernières évolutions en Syrie montrent, en tout cas, que la Russie est parvenue à imposer sa vision du monde aux États-Unis et à l’Arabie Saoudite. Derrière les vociférations anti-Poutine des médias subventionnés, c’est bien une défaite en rase campagne que l’Occident vient d’essuyer en Syrie.

Poutine a finalement sauvé Assad


On se souvient que Barack Obama n’avait, en Syrie, qu’une seule idée en tête : remplacer Bachar Al-Assad par un régime sunnite piloté depuis l’Arabie Saoudite. Dans sa vision diplomatique digne des plus grands rois de France et du général De Gaulle, François Hollande avait d’ailleurs épousé cette même vision, stimulé par quelques ventes de Rafale aux États du Golfe.

Les mauvaises langues soutiennent d’ailleurs que les États-Unis et la France n’ont pas hésité à armer l’État Islamique, à ses débuts, pour tailler des croupières au président syrien. Là encore, cette politique très inspirée a permis de nourrir un monstre qui a fini par arracher les barreaux de sa cage.

Hier soir, le Conseil de Sécurité a voté une résolution prévoyant des pourparlers de paix entre Assad et l’opposition, sauf les mouvements terroristes. Si, officiellement, la Russie se dit ouverte à un départ d’Assad après une période transitoire, les États-Unis et la France ont manifestement abandonné le préalable, posé jusqu’il y a encore quelques semaines, d’un départ de Bachar.

Poutine piétine l’Arabie Saoudite

Depuis plusieurs semaines, John Kerry s’agite à Vienne pour recoller les morceaux entre tout le monde. Cette agitation a donc servi à quelque chose : la voie est ouverte pour un règlement négocié à la question syrienne. En même temps, elle illustre la perte d’influence de l’Occident au Moyen-Orient : les États-Unis veulent négocier avant que la Russie n’ait définitivement imposé, sur le terrain, un rapport de force qui lui est favorable et qui permette de rétablir le régime d’Assad par une défaite militaire complète de « l’opposition ».

Le grand perdant de cette opération est évidemment l’Arabie Saoudite, qui tente désespérément de sauver ses billes sur le terrain. Non seulement les Saoudiens ont cherché à unifier l’opposition syrienne hors Daesh en organisant une conférence à Ryiad, mais ils ont tenté de monter une alliance militaire islamiste de bric et de broc pour résister à la reprise en main du territoire par l’armée syrienne épaulée par les Russes.

Pour Poutine, la prochaine étape consiste bien entendu à étouffer les mouvements islamistes soutenus par l’Arabie Saoudite et la Turquie pour créer un rapport de force totalement favorable sur le terrain et ainsi mieux négocier. La manoeuvre est triple. Premièrement, l’aviation russe bombarde sans relâche l’opposition syrienne (il semblerait que 80% des raids russes les visent, 20% seulement visent Daesh). Deuxièmement, les négociateurs russes et iraniens ont d’ores et déjà indiqué qu’ils refuseraient que les mouvements terroristes islamistes participent aux négociations de paix. Cet anathème devrait notamment viser le mouvement Ahrar al Cham qui a jugé que la conférence de Ryiad n’avait pas assez mis en avant « l’identité musulmane » du peuple syrien, et qui est le mouvement le plus puissamment armé sur le terrain. Troisièmement, la Russie devrait couper les bases arrière de ces mouvements en exigeant la fermeture de la frontière turco-syrienne.

Poutine profite de l’affaiblissement militaire de Daesh

Ces évolutions n’auraient évidemment pas été possibles sans un affaiblissement militaire manifeste de Daesh.

L’État Islamique vient de rater coup sur coup deux contre-attaques lancées récemment. L’une avait lieu dans le nord du pays. Ce sont les Kurdes qui l’ont repoussée. L’autre avait lieu du côté irakien, à Ramadi.

Après avoir semé la destruction partout où il est passé, notamment à Mossoul où toute présence chrétienne a disparu, l’État Islamique commence à envisager sérieusement sa défaite totale. Son installation à Syrte, en Libye, est bien connue. Face à la possible résistance occidentale à cet essaimage, il commence à préparer le terrain en Afghanistan.

Tout ceci annonce donc un balayage en beauté et explique largement que, face à la débâcle de l’EI, manifestement appauvri, l’alliance contre-nature arabo-occidentale cherche à négocier rapidement une sortie par le haut face à un Poutine qui avance sur le terrain et menace de ruiner tous les efforts anti-Assad menés depuis cinq ans.

Poutine face à l’Europe

Dans ce contexte d’évidente victoire russe, l’Europe joue les vassaux des États-Unis. L’Union a annoncé l’absurde prorogation des sanctions économiques contre la Russie dans l’affaire ukrainienne. Rappelons que ces sanctions frappent durement la filière viande française au profit des filières allemande, irlandaise et hollandaise. Mais le poids de l’agriculture française ne semble pas préoccuper le gouvernement français. Seuls les Italiens cherchent à tempérer la lutte anti-russe en Europe.

L’Allemagne a d’ailleurs décidé de pousser son avantage dans les relations avec la Russie, en proposant la réalisation du gazoduc North Stream, qui lui profite, après avoir bloqué le projet South Stream, qui profitait à l’Italie.

Le naufrage français grâce à Hollande

Pour François Hollande, cette trame d’événements constitue un naufrage complet. Non seulement il n’est pas parvenu à monter sa coalition anti-Daesh, mais la France n’existe plus en Europe sur le dossier russe.

Nous sommes décidément tombés bien bas.


article repris par AgoraVox, qui adore tout ce qui parle au nom du Peuple...

LA CAUSE DU PEUPLE

SYRAK. Poutine triomphe. Obama jette l'éponge.

Un nouveau rapport préparé par le Bureau du Président (OP) Poutine circulant dans le Kremlin d'aujourd'hui (17/12/2015) indique que des événements d’une importance historique viennent d’avoir lieu ces dernières 72 heures  entre la Russie et les États-Unis. Ils consacrent la victoire totale du Président Poutine et la défaite de  Barack Obama. Ce dernier vient d'ordonner un "repli stratégique pour réévaluation" des forces américaines opérant contre l’État islamique (Daech) et contre d’autres terroristes au  Levant.

Citation :
Ceci signifie aussi une "débâcle complète" des médias américains, et plus particulièrement des deux supers menteurs de l’"Axe de la propagande" que sont le New York Times et le Washington Post, dont les mensonges éhontés sont maintenant patents pour le monde entier.

Selon ce rapport, dans une série de réunions tenues à Moscou entre le secrétaire d’État américain John Kerry, le M.A.E. Lavrov, et le président Poutine, les Russes ont soumis aux Américains un "avis immédiat" disant que « le jeu de gamins » des États-Unis en Syrie et en Irak était terminé et que l’option d'une guerre nucléaire entre l'Amérique et la Russie était "sur la table".

Après avoir présenté au secrétaire Kerry l'ensemble des preuves que la Russie possède, concernant les nations et les services de renseignement qui soutiennent DAECH, ainsi que  des courriels secrets compromettants de l’ex-secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, et de l’actuel secrétaire à la Défense, Ash Carter, obtenus par le Service fédéral de sécurité (FSB) , Obama a immédiatement "jeté l’éponge" et a décidé des évènements historiques suivants en vue d'obtenir la paix dans cette région.

- Les USA ne demandent plus de changement de régime en Syrie, ce que demandait Obama il y a à peine 4 semaines.

- Le vice-président américain Joseph Biden a ordonné à la Turquie de retirer immédiatement ses troupes d'Irak, alors qu’il y a seulement 6 jours, le Département d’État américain a refusé de reconnaître l'existence de troupes turques en Irak.

- Le Pentagone a ordonné le retrait immédiat des avions de combat F-15  américains  stationnés en Turquie et qui constituaient une menace pour les forces aérospatiales russes.

- Obama a accepté de se joindre à la Russie pour présenter une résolution à l'ONU visant à couper tout financement à Daech, et de sanctionner les États récalcitrants.

Afin d’aider Obama à changer d’attitude vis-à-vis de Daech, un  autre document essentiel lui a été soumis. Il détaille les tentatives de DAECH, ces dernières semaines, de détruire ou de bloquer INTERNET au niveau mondial. En effet, une attaque massive a été menée par DAECH, qui, si elle avait abouti, aurait plongé les États-Unis dans un chaos total. L’expert en cyber sécurité bien connu, John McAfee,  a averti que l’effet d’une telle attaque aurait été "plus dévastateur que toute guerre nucléaire».

Cette attaque a été lancée à partir de serveurs et d’adresses IP appartenant au gouvernement britannique , mais ce dernier  prétend les avoir vendus à l'Arabie Saoudite.

Sachant qu’Obama a décidé de suivre Poutine, l'Arabie saoudite a immédiatement annoncé qu'elle formait sa propre coalition de 34 pays, essentiellement musulmans sunnites [1] , pour lutter contre l'État islamique sans le soutien américain, et que la Turquie considère comme une association idéologique plutôt qu'une alliance militaire.

Pour montrer que cette évaluation turque de la coalition saoudite contre l’État islamique est vraie, la première «attaque» de cette coalition a été  lancée contre le candidat présidentiel américain Donald Trump et non pas contre des terroristes, alors que le président Poutine a salué Donald Trump en disant que c’est une personnalité brillante et talentueuse et qu’il est certainement le leader absolu de la course présidentielle .


Heureusement pour Obama, qui, évidemment, ne veut pas participer à la Troisième Guerre mondiale, le rapport conclut, que les Forces aérospatiales russes pourront désormais se concentrer entièrement sur le «coup de poignard dans le dos» du gouvernement turc (qui a abattu un bombardier russe au-dessus de la Syrie) sans trop se soucier des avions américains.


Le président Poutine a averti sans ambages les amis de l’État islamique :

Poutine a écrit:
«Ils [les autorités turques] pensaient que nous allions fuir, la queue entre les pattes ! Non, la Russie n’est pas ce genre de  pays. Nous avons augmenté notre présence en Syrie, nous avons augmenté le nombre d'avions de combat. Il n'y avait pas de système de défense antiaérienne russe en Syrie. Maintenant il y a des S-400. Si, auparavant, la Turquie avait l’habitude de violer impunément l'espace aérien syrien, qu’ils essayent maintenant [2]. »



Les S-300 et S-400 russes clouent les avions américains au sol

Le déploiement par la Russie des systèmes sophistiqués de défense aérienne en Syrie, dans le cadre de la campagne aérienne de Moscou contre Daesh (ISIL) et d’autres terroristes, a forcé les Etats-Unis à mettre fin aux « vols habités » dans certaines parties du pays, dit un responsable du Pentagone.

Selon BloombergView de jeudi, le porte-parole du Pentagone actuel,  Jeff Davis, a admis que ces systèmes de défense aérienne russes ont compliqué la situation pour la coalition menée par les USA dans le ciel syrien. Le gouvernement américain pourrait décider de reprendre les vols destinés à aider de ce qu'il appelle les « djihadistes «modérés», mais cela pourrait risquer d’entraîner un accident mortel avec l'armée russe, a ajouté le responsable.

La Russie a déployé son système de missiles de défense aérienne S-400 près de la ville syrienne de Lattaquié, suite à la destruction par la Turquie du bombardier  SU-24 russe, le mois dernier.

Le S-400 a une portée d'environ 400 km et peut détruire des aéronefs tactiques et stratégiques ainsi que des missiles balistiques et de croisière.

Un débat a cours actuellement à Washington sur la façon de répondre.

Le responsable de l'administration a noté que les Russes visent à autoriser les vols américains habités sur certaines parties du ciel de la Syrie et de Washington semble avoir accepté "leur règle de jeu."

[1] Pompiers Pyromanes. Les Saoudiens vont lutter contre DAECH !!

[2]  Les alliés des USA impuissants face à la guerre électronique russe
Citation :
Les tout nouveaux systèmes russes de guerre électronique permettant d'intercepter les signaux de l'ennemi et de les brouiller représentent un sérieux défi pour les armées des alliés américains qui organisent des manœuvres en Europe de l'Est, écrit le Wall Street Journal se référant à des militaires américains.

Les technologies à disposition des forces russes permettent non seulement d'identifier la source des émissions de signal de l'ennemi, mais également de mieux masquer leurs propres transmissions, ce qui permet de ne pas dévoiler les déplacements de troupes russes, écrit le quotidien.

D'après les représentants de l'armée américaine suivant le déroulement des exercices en Lituanie, la protection des communications représente la principale difficulté. En l'absence d'une telle protection, les alliés ne peuvent pas dire sur les ondes leur localisation où celle du commandement. Au final, les Américains ont dû envoyer dans les unités russes leurs sergents et envoyer des cryptages par leur biais.

Comme le rapporte le WSJ, les technologies de transmissions américaines permettent d'effectuer des communications d'un très haut niveau de confidentialité, mais en raison des restrictions portant sur l'exportation, ces transmetteurs ne peuvent pas être fournis aux alliés, c'est pourquoi ils reçoivent des modèles plus basiques.

source: http://fr.sputniknews.com/

Hannibal GENSERIC


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Dim 20 Déc - 10:19



Kurde à en mourir


Turquie : plus de 100 morts dans une opération militaire anti-PKK
Le Point.fr  AFP  20/12/2015

10 000 hommes ont été mobilisés pour cette offensive qui a tué en cinq jours 102 rebelles présumés du Parti des travailleurs du Kurdistan


Les offensives militaires se sont intensifiées ces derniers jours. Image d'illustration
© Anadolu Agency/ STRINGER

Citation :
Depuis cinq jours, une vaste offensive de la Turquie a fait une centaine de morts qui appartiendraient au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), selon un nouveau bilan annoncé dimanche par une source de sécurité locale. Au moins deux soldats et cinq civils ont perdu la vie dans les heurts, a-t-on précisé en outre de même source. L'armée a lancé mercredi dernier conjointement avec les forces spéciales de la police une opération d'envergure avec pour objectif de déloger les militants du mouvement rebelle des centres urbains.

10 000 hommes mobilisés

Au total, 10 000 hommes appuyés par des chars ont été mobilisés pour cette offensive d'une ampleur inédite qui se concentre sur deux villes près de la frontière syrienne et irakienne, Cizre et Silopi (province de Sirnak). Les deux localités sont sous couvre-feu. Un précédent bilan fourni par l'armée samedi était de 70 militants tués. Le chef des forces armées, le général Hulusi Akar, a rendu une visite à ses troupes samedi dans la région et a été informé de l'avancée de l'opération.

Après plus de deux ans de cessez-le-feu, des combats meurtriers ont repris l'été dernier entre les forces de l'ordre turques et le PKK, faisant voler en éclats les pourparlers de paix engagés en 2012 pour mettre un terme à un conflit qui perdure depuis 1984. Les militants du PKK, surtout les jeunes, ont profité de deux ans d'accalmie pour s'implanter dans les villes, creusant des tranchées et érigeant des barricades pour empêcher l'entrée des forces de sécurité. Une stratégie qui a paralysé ces villes, forçant des dizaines de milliers d'habitants à fuir les combats.

Fort de la victoire de son parti aux élections législatives du 1er novembre, le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan a réaffirmé sa volonté d'« éradiquer » le PKK. Ces opérations ont suscité l'indignation de nombreux opposants politiques et d'une partie de la société civile.


pendant ce temps, las, chez DDT21, où l'on doute de tout sauf de ses considérations comme étant essentielles, les théoriciens de la communisation à la retraite (un euphémisme), expliquent à qui ne l'aurait pas compris (des gauchistes, naturellement), que la résistance kurde ne fait pas la révolution, et qu'elle est peu ou prou de même nature étatique que Daesh : really !

dans Kurdistan ?, Gilles Dauvé fait ses gammes routines et rustines d'hier à aujourd'hui, spécialisé qu'il est depuis décennies (on ne peut être et avoir tété) comme modeste donneur de leçons de vraie révolution aux non-militants (pouah!) du monde entier - modeste, car il excelle dans le style sobre et la retenue : « Nous ne sommes pas là pour les « juger ». Ni pour perdre la tête. »


Citation :
Si certaines personnes en Europe et aux Etats-Unis voient dans de tels objectifs une annonce de révolution sociale, faute en est sans doute au « relativisme culturel ». A Paris, ce programme ne provoquerait que moqueries dans le milieu radical, mais « là-bas, c’est déjà pas mal… ».

Ceux qui font un parallèle entre Rojava et révolution espagnole devraient comparer ce Contrat social au programme adopté par la CNT en mai 1936 (et à la manière dont il s’est concrètement traduit deux mois plus tard).


bon alors, vous avez compris, oui ou non ? Pour faire la révolution, c'est pas l'heure, il va falloir attendre


bien qu'en pleine vigueur adulte, Tristan Leoni, l'homme aux pistolets pseudos d'or, qui désespère d'inventer quoi que ce soit de neuf en théorie communiste, ne fait ni dans l'art de la prudence ni dans le détail, mais plutôt dans l'amalgame, à cheval sur sa moto, dont les trépidations mettent à mort la démocratie et font trembler les États du monde entier :

Tristan Leoni a écrit:
La naissance d’un État n’est ni fréquente, ni attendrissante. Et le prématuré, le proto-État, bien que très fragile, est déjà nuisible. Avec l’actuelle restructuration du Proche-Orient, nous assistons à la constitution de nouvelles entités, les plus connues étant l’État islamique (EI) et le Rojava (Kurdistan occidental). Celui-ci, parangon de démocratie et de féminisme, serait un rempart contre la barbarie du premier. Car l’État islamique est un monstre, les images le prouvent.

Califat et barbarie


avec une pensée pour des amis et camarades kurdes de jeunesse, qui sont morts là-bas, dans la fleur de l'âge mais sans fleur au fusil, je souhaite à Gilles Dauvé et Tristan Leoni de mourir dans leur lit : ils l'ont bien mérité

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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Mar 22 Déc - 11:58


Kurdistan turc


nombreuses photos dans cet article. je ne les importe pas toutes...

Que se passe-t-il en Turquie ? Selma Benkhelifa 22 décembre 2015

Ces images ne sont pas prises en Syrie, mais dans l’est de la Turquie où l’armée assiège des quartiers et les villes kurdes de Cizre, Silvan, Nusaybin et Mardin. De telles exactions n’avaient plus eu lieu depuis les années 90, époque où la Turquie était unanimement décrite comme une dictature militaire




Citation :
Depuis quelques mois, l’armée turque assiège des villes, tire à balles réelles sur des manifestants et procède à des arrestations massives. La véritable cible de cette opération est le PKK et plus largement les Kurdes, militants pour l’autonomie ou pas. Les arrestations se font sans distinction et vont du syndicaliste, à l’instituteur en passant par les adolescents.


A l’université de Sirnak, la police turque a investi des logements étudiants et a arrêté 15 étudiantes pour avoir protesté contre le siège des villes kurdes par l’armée turque en faisant du bruit depuis leur logement.



Le bâtonnier de l’ordre des avocats de Diyarbakir, Tahir Elçi a été tué d’une balle dans la tête alors qu’il s’adressait aux médias à l’occasion d’une conférence de presse. Il appelait à l’apaisement et à la fin du siège de Sur, quartier de la grande ville kurde de Diyarbakir.


La violence de l’armée a atteint des sommets difficilement compréhensibles. Des centaines de civils ont déjà été tués.

Du processus de paix à la guerre ouverte

Erdogan a décidé de tourner la page des négociations de paix avec le PKK entamées lors de son précédent mandat et de mener une guerre ouverte aux Kurdes, qu’ils soient modérés ou rebelles.

Erdogan a vu sa majorité mise à mal par les élections du 7 juin 2015. Avec 13% des voix et 80 députés, le parti pro-kurde et de gauche HDP lui ôtait sa majorité absolue. Il s’agit aussi de l’opposition la plus critique à son égard. Les co-représentants du groupe HDP au Parlement turc, Pervin BULDAN et Idris BALUKEN, avaient déposé une proposition d’enquête parlementaire concernant les relations existantes entre l’AKP, parti d’Erdogan, et Daesh.

Pour reprendre une majorité absolue au parlement et faire taire les critiques lui reprochant ses liens avec les islamistes les plus radicaux, Erdogan veut éjecter le HDP en les assimilant au PKK. Assimiler l’opposition kurde au PKK, c’est aussi aller dans le sens du parti d’extrême droite MHP, dont l’AKP avait besoin pour constituer une majorité.

Et puis la lutte contre le terrorisme est un argument électoral porteur, Erdogan en était bien conscient.

Erdogan a lancé des élections anticipées sans aucun fondement légal. On a rarement vu en démocratie qu’un chef d’Etat mécontent du résultat d’élections législatives en juin appelle à de nouvelles élections en novembre de la même année, soit cinq mois plus tard.

Ce détournement du processus démocratique aurait certainement fait hurler les médias et les chancelleries occidentales s’il avait eu lieu au Venezuela ou en Bolivie. Comme il s’agit d’un allié précieux et d’un membre de l’OTAN, Erdogan a pu relancer des élections et récupérer une majorité absolue sans soulever de tollé. Il a – à présent- les mains libres pour faire ce qu’il veut, même du très sale boulot.


L’alliance à Daesh

Dans ses discours, Erdogan assimile le PKK à Daesh. Il prétend lutter contre le terrorisme en général. Alors que les forces kurdes – PKK et YPG - résistent à Daesh en Syrie et en Irak et qu’Erdogan est lui-même plus que complaisant à l’égard des groupes djihadistes.

Deux attentats ont ensanglanté la Turquie, l’attentat de Suruç et celui d’Ankara qui a, le 10 octobre 2015, tué 108 militants de gauche pro-kurdes lors d’une manifestation.

Ces attentats sont revendiqués par les Islamistes de Daesh. Il faut cependant rappeler les liens entre l’Etat turc et des organisations comme Daech ou Al Nostra (Al Quaïda).

On relèvera que les djihadistes ne se sont jamais attaqués aux intérêts de l’Etat turc, mais ont concentré leurs attaques sur les ennemis traditionnels d’Erdogan, la gauche et les Kurdes.

La complaisance de l’Etat turc qui laisse les djihadistes rejoindre la Syrie alors qu’il arrête les militants qui veulent rejoindre les combattants kurdes est critiquée de très longue date déjà. Même les Etats Unis ont demandé à leur allié de fermer sa frontière avec la Syrie.

Le fait que l’Etat turc ait prétendu vouloir bombarder Daesh alors qu’il s’est quasi-exclusivement consacré à bombarder les forces kurdes qui luttent contre ce groupe est aussi très symptomatique d’un vrai malaise (1).

Mais c’est la découverte récente d’armements que l’Etat turc livrait par camions (camions appartenant au MIT, les services secrets turcs) aux djihadistes de Daesh et d’Al Nostra (Al Quaïda) qui a révélé une véritable complicité entre la Turquie et ces organisations fanatiques et barbares.

Cette opération, sous couvert de l’ONG IHH, permettait à la Turquie de venir en aide aux groupes qui ont perpétrés des attentats extrêmement meurtriers à l’encontre de l’opposition de gauche ou pro-kurde. Des journalistes turcs ont publié les images d’armes livrées par la Turquie aux djihadistes en Syrie (2).


Face aux accusations de complicité entre IHH et les groupes djihadistes suite à la découverte de ces camions, Erdogan a réagi en imposant un black-out médiatique à ce sujet et en arrêtant les deux journalistes responsables de la fuite, pour « appartenance à une organisation terroriste ».

Les trois officiers de gendarmerie qui avaient ordonné le contrôle des camions remplis d’armes à destination des djihadistes ont été incarcérés.


Ces événements démontrent une étroite collaboration entre des organisations comme Daech ou Al Nostra (Al Quaïda) et l’Etat turc et donne une toute autre portée aux attentats commis en Turquie et aux violences régulières subies par les militants kurdes. Il ne s’agit plus de groupes fanatiques et barbares qui attaquent des civils turcs sans que l’Etat ne parvienne à réagir mais de groupes qui agissent avec le soutien de l’Etat turc pour mener une stratégie de la tension qu’Erdogan a mise en place à l’encontre d’opposants kurdes et de gauche.


Un autre projet de société

Si les Kurdes irakiens collaborent étroitement avec les Américains, il faut souligner que les Kurdes du PKK (Turquie) et du PYD (Syrie) ont une position différente.

Ils – et surtout elles - résistent aux combattants islamistes avec un courage et une ténacité exemplaire mais surtout avec un projet de société diamétralement opposé à celui des fanatiques religieux (démocratie participative, émancipation des femmes, ouverture aux minorités, écologie…).

Un projet de société surtout caractérisé par sa remise en question radicale des états nationaux et donc du monde tel qu’il existe aujourd’hui.








Les Occidentaux – Américains et Européens – acceptent difficilement des visions du monde opposées aux leurs et considèrent le PKK et son parti frère le PYD comme des organisations terroristes. Pourtant, en Syrie, les Kurdes sont les seuls alliés possibles contre Daesh.

D’abord parce que même seuls et peu armés, ils ont gagné des batailles. Après la victoire à Kobané, ils ont avancé sur le front de Hassaké, chef-lieu régional, et en ont chassé les djihadistes. Pourtant, les combattants des YPG n’ont pas reçu de missiles sophistiqués, tels que ceux qui ont été livrés à d’autres groupes (comme l’Armée syrienne libre (ASL) et les autres groupes rebelles soutenus par les Américains qui retournent leur veste, rejoignent l’EI ou leur vendent des armes fournies par Washington). Personne ne peut donc plus faire semblant de croire à la fable du soutien aux modérés d’Al Nosra (Al Qaida) contre les radicaux de Daesh.

Ensuite, parce que les Kurdes de Syrie, cherchant des alliés, pourraient se tourner vers la Russie. Il est question de l’ouverture d’une représentation officielle à Moscou. Des armes russes ont également été livrées aux combattants des YPG.

Si les Kurdes sont des alliés stratégiques dans le jeu des grandes puissances au Moyen-Orient, Saleh Muslim, coprésident du Parti de l’union démocratique (PYD), dont dépendent les YPG, est catégorique : « Nous ne sommes pas des mercenaires. Nous nous battons pour l’autonomie démocratique de la Rojava ». Et Rojava n’est pas que le nom de la région kurde de Syrie, il est devenu le nom de la société utopique qu’ils et elles défendent envers et contre tous.












Notes :

(1) http://www.opinion-internationale.c... https://francais.rt.com/opinions/59..., http://www.huffingtonpost.fr/olivie..., http://www.lefigaro.fr/vox/monde/20...).

(2) http://www.lemonde.fr/proche-orient...


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Jeu 24 Déc - 4:21

rfi
Chronique des Matières Premières  

Israël: un accord sur l'exploitation du gaz Murielle Paradon 24 décembre 2015


Une vue aérienne de la plate-forme de forage de gaz Tamar dans la mer Méditerranée
au large des côtes d'Israël, le 30 juillet 2015.  | AFP PHOTO / AHIKAM SERI Podcast

En Israël, le Premier ministre Benyamin Netanyahu a signé un accord controversé sur l'exploitation du gaz. Un consortium israélo-américain continuera de détenir et exploitera un gisement très prometteur au large des côtes israéliennes. Mais une partie des Israéliens s'oppose à cet accord

Citation :
Depuis la découverte en 2009 de deux importants gisements de gaz au large de ses côtes, Israël se sent pousser des ailes. Le pays rêve de devenir une nouvelle puissance énergétique. Tamar, le premier des deux gisements, est déjà exploité par un consortium composé de l'Israélien Delek Group et de l'Américain Noble Energy. Leviathan, le 2e gisement, deux fois plus important que le premier, n'est pas encore exploité. Mais le Premier ministre israélien vient de donner son feu vert pour que le même consortium israélo-américain soit à la manœuvre. Tollé en Israël où une partie des citoyens protestent contre cette situation monopolistique et contre les choix du gouvernement.


image ajoutée

Pour Jonathan Aikenbaum, directeur de campagne à Greenpeace Israël : « C'est le sujet de très gros conflits sociaux en Israël. Il y a une très grande protestation puisque ces ressources en gaz vont essentiellement être distribuées à des entreprises géantes qui vont pour l'essentiel le vendre à l'étranger. Et la société israélienne se plaint qu'elle ne va pas recevoir sa part dans le gaz. Logiquement les ressources en gaz devraient pour l'essentiel rester en tant que réserves dans le sous-sol. Elles devraient être utilisées un petit peu bien sûr pour l'exportation et un petit peu pour la société israélienne, mais pas être dilapidées en quelques années comme ce que le gouvernement se propose de faire ».

En Israël, l'opposition de gauche, qui dénonce les choix du gouvernement a décidé de faire appel auprès de la Cour suprême.

Benyamin Netanyahou, le Premier ministre israélien défend son projet. Pour lui, l'exportation de gaz va non seulement permettre de faire rentrer de l'argent dans les caisses de l'Etat mais aussi d'entretenir des relations avec les pays de la région intéressés par la fourniture de gaz : la Jordanie, l'Egypte ou la Turquie.




Le gaz, agent de la réconciliation en cours entre Israël et la Turquie Nathalie Hamou / Correspondante à Tel-Aviv 23/12

Cinq ans après la rupture de leurs relations diplomatiques, le processus de normalisation entre Israël et la Turquie semble en bonne voie, d’autant plus que le gouvernement israélien est en mesure d’offrir une coopération gazière. - RINA CASTELNUOVO/NYT-REDUX-REA

Nathalie Hamou a écrit:
Ankara, en conflit avec la Russie, cherche à diversifier ses approvisionnements gaziers. Or Israël vient justement d’adopter un plan d’exploitation de ses gisements offshore.

Jérusalem et Ankara vont-ils enterrer la hache de guerre ? Cinq ans après la rupture des relations diplomatiques après l’assaut israélien en 2010 de la flottille de Gaza « Mavi Marmara » ayant coûté la vie à dix citoyens turcs, le processus de normalisation semble en bonne voie. Lors d’une rencontre secrète en Suisse, organisée voilà une semaine, des émissaires des deux pays sont parvenus à un projet d’accord. Projet que le Premier ministre israélien, Benyamin Netanyahu, et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, doivent encore entériner, avant de le rendre officiel.

Compensation financière

L’accord prévoit notamment une compensation financière des familles des victimes du raid à hauteur de 20 millions de dollars, l’annulation des procédures judiciaires engagées par la Turquie ­contre Israël, ainsi que le retour des ambassadeurs des deux pays dans leurs bureaux respectifs. Mais ce rapprochement diplomatique est aussi sous-tendu par une forte logique économique.

Logique économique


A la suite de l’attaque, fin novembre, d’un bombardier russe par des avions de chasse turcs à la frontière turco-syrienne, Ankara est en effet menacé par Moscou de représailles économiques . A l’heure où la Russie pourvoit à 55 % ses besoins en gaz, la Turquie – un énorme marché qui absorbe chaque année entre 40 et 50 milliards de mètres cubes – cherche à tout prix à diversifier ses approvisionnements.

Or Israël, qui vient justement d’adopter un plan d’exploitation de ses gisements offshore , est en mesure d’offrir une coopération gazière. Selon Matthew Bryza, ancien ambassadeur des Etats-Unis à Bakou, l’Etat hébreu pourrait ainsi livrer 20 % du gaz nécessaire à la Turquie, soit 8 à 10 milliards de mètres cubes. Sous réserve de la construction d’un pipeline sous-marin de 600 km, reliant le gisement Leviathan situé au large de Haïfa et le littoral méridional turc. Estimé à 2 milliards de dollars, ce projet serait d’un coût inférieur aux investissements requis par les unités flottantes de gaz naturel liquéfié.

Reste à savoir si les derniers obstacles pesant sur la réconciliation israélo-turque pourront être levés. En début de semaine, Bibi Netanyahu estimait qu’il restait encore des points à régler. Sachant qu’Israël a déjà fait savoir qu’il n’accéderait pas à l’exigence turque de lever le blocus israélien à Gaza. Mais compte tenu de sa dépendance énergétique, la Turquie, qui est aussi en froid avec l’Egypte, un autre exportateur de gaz potentiel, pourrait devoir transiger.


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Jeu 24 Déc - 4:34




"La Turquie aura-t-elle prochainement un prix Nobel des génocides ?"
Boualem Afir 23/12/2015 - 16:47

Les kurdes sont régulièrement agressés par les forces turques mais l'opinion internationale demeure muette et aveugle pour ne pas "froisser Ankara". Les premiers morts sont enregistrés au Kurdistan, tandis que d'autres attaques sanglantes ont lieu partout où les forces spéciales turques "soupçonnent" la présence de membres actifs du Parti Des Travailleurs du Kurdistan (PKK). La Turquie, sous ce prétexte fallacieux tente en réalité de briser le peuple kurde, avec l'approbation des nations dites civilisées



Manifestation de kurdes à Paris (PH/DR)

Citation :
La Turquie aura-t-elle prochainement un prix Nobel des génocides? Le silence que manifeste les membres de l'OTAN, face aux agressions et violences que le peuple kurde subit depuis la semaine dernière et depuis toujours par l'armée et la police d'Erdogan, ne cache pas le soutien indélébile de ces membres de l'Alliance au régime turc.

L'implication direct de la Turquie dans l'embrasement et la perpétuité de la guerre civile en Syrie et au moyen orient est sans équivoque. De l'armement des forces anti Bachard el-Assad, les soi-disant "islamistes modérés", au financement de l'État Islamique (Deach) par l'achat de son pétrole, la Turquie ne cesse de profiter de son statut privilégié en tant que membre de l'organisation du traité de l'Atlantique nord (Otan ) pour s'imposer dans la région en renforçant sa présence militaire.

Citation :
L'OTAN est née le 4 avril 1949 à la suite de négociations lancées par les cinq pays européens signataires du traité de Bruxelles (Belgique, France, Luxembourg, Pays-Bas et Royaume-Uni) avec le Canada et les États-Unis, et cinq autres pays d'Europe invités à participer (Danemark, Italie, Islande, Norvège et Portugal). D'autres pays occidentaux l'ont rejoint par la suite, mais cinq nations européennes (l'Autriche, la Finlande, l'Irlande, la Suède et la Suisse) n'en font pas partie parce qu'elles sont militairement neutres. Toutefois, leurs armées sont aux normes établies par les membres de l'OTAN.


L'Alliance avait pour vocation initiale d'assurer la sécurité du continent européen après la Seconde Guerre mondiale, en prévenant d'éventuels soubresauts d'impérialisme allemand et en s'opposant à toute tentative expansionniste de l'Union soviétique. Entre 1955 et 1991, l'adversaire désigné de l'OTAN prend la forme du pacte de Varsovie, une organisation de sécurité collective sous obédience soviétique créée à la suite de l'intégration militaire de la RFA au bloc de l'Ouest et se présentant comme politiquement et militairement symétrique à l'Alliance atlantique. Selon les ambitions affichées par son secrétaire général britannique Hastings Lionel Ismay, le rôle de l'OTAN consistait au cours des années de guerre froide à « garder les Russes à l'extérieur, les Américains à l'intérieur et les Allemands sous tutelle »

Erdogan et son premier Ahmet Davutoglu ont lancé une guerre contre le PKK qui, à leurs yeux, représente « le » terrorisme. Entre le mois de juin et le 1er novembre, entre les deux élections législatives – manipulation visant à renforcer leur pouvoir –, ils n’ont eu de cesse de relancer une guerre contre les représentants du peuple kurde.

L’Humanité
, au mois d’août, avait rendu compte des premiers massacres perpétrés par l’aviation turque qui, en bombardant des villages du Mont Kandil (Irak), sous prétexte de bases PKK, tuait en réalité des dizaines de civils. Depuis la fin de l’été, dans nombre de villes du Sud-Est, la résistance s’est organisée. A Diyarbakir, par exemple, la grande ville kurde, le quartier de Sur s’est organisé pour empêcher la police, la gendarmerie et les forces armées d’entrer. Ailleurs, comme à Cizre, l’autonomie a été décrétée, provoquant la fureur répressive du pouvoir. Déjà ce qui, au départ, s’apparentait à des heurts s’était traduit par des morts, des blessés, des arrestations, des destructions de maisons.

Depuis quelques jours, les opérations militaires se sont aggravées. Diyarbakir est en état de siège. « Nous ferons tout pour faire de Cizre, de Silopi et de chaque portion de notre patrie une zone de paix, de stabilité et de liberté », a mis en garde mardi le premier ministre Ahmet Davutoglu. « Les terroristes seront éliminés de ces districts. Quartier par quartier, maison par maison, rue par rue », a-t-il ajouté. En 2011, lorsque le président libyen Mouammar Kadhafi avait lancé des menaces similaires, mot pour mot, les pays occidentaux avaient décidé de lancer une offensive militaire contre Tripoli.

Aujourd’hui, de Paris à Berlin, de Londres à Washington, c’est le silence radio. Lui et l’ensemble de ses ministres parlent de « nettoyage », ce qui n’est pas sans rappeler les sommets de la répression coloniale aux quatre coins du monde. Ils ont ainsi fait voler en éclats les pourparlers de paix engagés à la fin de 2012 par le gouvernement islamiste d’Ankara avec le PKK, pour tenter de mettre un terme à un conflit qui a fait plus de 40 000 morts depuis 1984.

"Huit membres du PKK ont été tués. Ces rebelles kurdes ont été « neutralisés » mardi à Cizre, dans la province de Sirnak (Sud-Est)", a affirmé l’état-major dans un communiqué publié sur son site Internet. D’importants effectifs de l’armée et des forces spéciales de la police ont investi plusieurs villes soumises au couvre-feu, notamment Cizre, Silopi, Diyarbakir, Nusaybin et Dargeçit. De violents combats les opposent à de jeunes partisans du PKK et ont transformé des quartiers entiers en zones de guerre.

Joints au téléphone, des habitants de Silopi et Cizre ont fait état de la présence de chars de l’armée et signalé des explosions et des colonnes de fumée. Député du Parti démocratique des peuples (HDP, prokurde), Ferhat Encu a posté sur son compte Twitter des photos de soldats enfonçant la porte de l’immeuble dans lequel il se trouvait à Silopi. « Nous ne sommes pas en sécurité », a-t-il écrit. Selon l’agence de presse Firat News, un enfant de 11 ans a été tué lors d’une opération de l’armée à Cizre.

Après plus de deux ans de cessez-le-feu, d’intenses combats ont repris l’été dernier entre policiers et soldats turcs et le PKK, faisant de nombreuses victimes. Trois policiers ont été tués et trois autres blessés mardi à Silvan dans une attaque à l’explosif attribuée au PKK, qui a visé un véhicule blindé. La veille, deux jeunes manifestants sont morts par balle lors d’affrontements avec la police alors qu’ils dénonçaient le couvre-feu en place depuis le 2 décembre dans le district de Sur, à Diyarbakir. Hier, dans ces villes, les images étaient terribles. Des centaines de personnes tentaient de fuir les combats et les centres-villes. Ceux qui ont décidé de rester, par impossibilité de départ mais souvent par volonté politique de ne pas céder à la pression militaire du pouvoir central, commençaient à stocker des provisions en prévision d’un siège qui s’annonce long et rude.

Selon des données recueillies par la Fondation des droits de l’homme de Turquie, 52 couvre-feux ont été mis en place depuis la mi-août, dans sept provinces du sud-est de la Turquie. Ces mesures concernent au total 1,3 million d’habitants.

"La destruction d’un avion russe il y a quelques semaines montre également combien Ankara préfère s’en tenir à une ligne de confrontation. D’autant que certains observateurs se demandent si le positionnement des troupes turques près de Mossoul ne masque pas, en réalité, la tentative de créer un corridor de sortie pour les combattants islamistes."

Boualem Afir


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Jeu 24 Déc - 5:00



Encerclés depuis 4 ans" entre la Turquie et Daech Lamfalussy Christophe mardi 22 décembre 2015


Au nord-est de la Syrie subsiste une poche où vivent 3,5 millions de Kurdes, Arabes et chrétiens. Ils ne veulent ni des islamistes, ni de Bachar, mais prônent l’autogestion


Reportage : Christophe Lamfalussy (textes) et Olivier Papegnies (photos), envoyés spéciaux à Qamishli (Syrie).

Citation :
Officiellement, il n’y a que deux portes d’entrée dans le Rojava (en bleu sur la carte ci-dessous), cette mystérieuse région autonome à majorité kurde dans le nord-est de la Syrie, où vivent environ 3,5 millions de personnes.

La première consiste, en venant d’Irak, à franchir le Tigre, dans la région dite des trois frontières, que ce soit en bateau à moteur pour les passagers ou sur un pont flottant pour les camions. La seconde consiste à atterrir à l’aéroport de Qamishli, la "capitale" du Rojava, en provenance de Damas. L’armée syrienne contrôle l’aéroport, mais ne s’aventure guère au-delà. Toutes les autres voies sont fermées ou dangereuses. La Turquie a bouclé tous ses postes frontières sur ses 600 km. Les routes vers Alep mènent directement à Daech.


Même si le marché noir continue avec le grand voisin turc, "tous les passages vers la Turquie sont fermés sauf celui de Jerablous", une enclave de Daech dans le Rojava. "Nous sommes encerclés depuis quatre ans", assure Amina Aosi, en charge des relations extérieures de l’un des trois cantons du Rojava, celui de Djezireh (avec Kobane et Afrin).

Et les relations avec les Kurdes d’Irak, alliés de la Turquie, ne sont pas au beau fixe. Erbil a des vues sur les richesses pétrolières du Rojava tandis que les Kurdes de Syrie s’opposent au déploiement de 7 000 peshmergas dans leur zone. En conséquence, les allées et venues par le Tigre sont filtrées.

L’ancienne Assyrie


Mais quel est donc ce Rojava qui effraie tant la Turquie et irrite le Kurdistan irakien ?

Historiquement, il correspond en partie à l’ancienne Assyrie, ce nord de la Mésopotamie considérée comme le berceau de la première civilisation de l’humanité. Economiquement, il dispose de terres fertiles, de réserves de gaz et d’exactement 1 323 puits de pétrole. Politiquement, il a entamé il y a deux ans une expérience politique largement inspirée de l’"autogestion démocratique" d’Abdullah Ocalan, le leader du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) de Turquie.

Voilà ce qui inquiète Ankara : le parti kurde de Syrie, le Parti de l’Union démocratique (PYD), est sous l’influence du PKK. La Turquie ne veut pas voir naître en Syrie un Etat kurde, de surcroît estampillé PKK, qui menacerait l’intégrité territoriale de la république.

En octobre, ses avions sont allés jusqu’à bombarder des positions de la branche armée du PYD, les Unités de Protection du Peuple (YPG), pour l’empêcher de pousser à l’Ouest. L’Euphrate est une "ligne rouge", selon Ankara.

Le vent en poupe


Hassakeh comptait 420 000 habitants dont 50 000 chrétiens avant que Daech s'empare d'elle
Libérée en juillet 2015, la ville ne compte plus que 150 000 habitants dont 5000 chrétiens

Car les Kurdes enchaînent les victoires contre Daech. Après Kobane, ils ont repris les villages assyriens au nord d’Hassakeh en juillet dernier, libéré al-Hol et ses puits de pétrole à la fin octobre, puis récupéré Shaddadeh à la fin novembre.

A Qamishli, la photo d’Ocalan surmonte d’énormes affiches présentant les martyrs de la guerre et son diminutif "Apo" ("oncle" en kurde) est taggé sur les murs. Mais les parlementaires s’offusquent des critiques qui leur sont adressées. "Nous ne cherchons pas l’indépendance, nous cherchons la justice", assure Hekem Xelo, coprésident du canton de Djezireh. "Nous sommes pour une Syrie forte. Mais Damas est un régime totalitaire et nous ne pouvons vivre avec cela. Nous sommes obligés de composer avec l’Etat syrien puisqu’il contrôle l’aéroport."

La population du canton est composée à 60 % de Kurdes, 30 % d’Arabes et environ 10 % de chrétiens. Un parlement cantonal de 101 députés a été formé, non élu en raison de la gravité de la situation et de l’absence de recensement. Septante pour cent des postes étaient ouverts à tous, tandis que les 30 % de sièges restants étaient alloués selon l’appartenance aux communautés. Des élections communales ont eu lieu, un scrutin parlementaire est prévu "prochainement" pour remplacer les multiples commissions créées sous l’impulsion du PYD.

Le canton a même adopté une charte en 2014 prônant une Syrie "libre, souveraine et démocratique" fondée sur "la décentralisation et le pluralisme". Les trois cantons du Rojava disposent d’un parlement qui en réfère à une obscure commission de coordination. "C’est vrai que le PYD est le plus grand parti. Mais les décisions ne sont pas imposées par une seule personne, ni un seul parti", assure M. Xelo.


Dans le quartier chrétien de Hassakeh, des enfants jouent devant l’église Sainte-Marie.
“Nous avons perdu et la liberté et la prospérité”, affirme Mgr Hindo, l’évêque de la ville.
“Mais nous avons survécu et nous survivrons, en tant que Syriens et en tant que chrétiens
.”

D’abord "battre Daech et al-Nosra"


Certains, comme Gérard Chaliand, voient dans la mainmise du PYD en Rojava les germes d’un mouvement autoritaire qui pourrait devenir tyrannique à l’image de plusieurs mouvements de libération. Mais les Rojaviens travaillent dans l’urgence. "Notre premier objectif est de battre Daech et al-Nosra. Le second est de vivre avec le régime syrien. Le troisième est de créer une région qui respecte toutes les cultures", dit-il.

Dans le canton de Djezireh, ils sont fiers d’avoir mis sur pied d’égalité les trois langues d’usage (kurde, arabe et syriaque). Ils avouent n’avoir pas de budget régional. Damas est loin, sous le coup de sanctions internationales, et paie encore les salaires des fonctionnaires. Pour ce qui est des nouvelles institutions régionales, il faut se débrouiller. Des taxes locales, surtout sur l’import-export, permettent de payer les parlementaires. "Je ne touche que 120 dollars par mois", sourit la députée syriaque Nazira Gourie.

Reclus, prisonniers de la guerre, les Rojaviens vivent dans une économie autarcique, puisant le pétrole surtout à des fins de consommation intérieure, cultivant leur terre bénie des dieux entre le Tigre et l’Euphrate, qui est l’une des plus fertiles de la Syrie.

Une armée multiethnique

Les Kurdes ne cachent pas leur allégeance au chef du PKK. "Ocalan est notre leader", explique Sihanouk Dibo, conseiller politique du PYD. Mais contrairement aux craintes d’Ankara, ils affirment vouloir créer une "confédération démocratique" ancrée en Syrie et réclament une meilleure place dans les pourparlers de paix en Syrie. L’appui mesuré des Etats-Unis et les victoires militaires plaident en leur faveur. Selon M.Dibo, plus de 25 % d’Arabes et plus de 5 % d’Assyriens combattent au sein des YPG avec les Kurdes.

"La Syrie vit un cauchemar et, pour moi, l’Europe est un rêve"

Fadi travaille comme comptable dans un restaurant de Qamishli, dans le nord-est de la Syrie, et s’est donné pour mission ce soir de servir d’interprète aux journalistes. Mais c’est surtout lui qui parle. "La Syrie vit un cauchemar et, pour moi, l’Europe est un rêve", lance-t-il d’emblée.

La guerre a mis fin à ses études de géologie à Alep. Il n’entend pas revenir à Shaddadeh, la ville pétrolière où il a vécu quinze ans avec ses parents et qui vient d’être reconquise par les Unités de protection du peuple (YPG), les forces à majorité kurde du Rojava. La raison en est que ses anciens voisins arabes ont collaboré avec Daech et qu’y retourner, même sous la protection des Kurdes, mènerait selon lui à une vie d’enfer. Enfin, il souhaite échapper à la conscription obligatoire dans cette région autonome de la Syrie.

Voilà pourquoi, avec sa compagne, il rêve d’aller en Europe. Mais les choses ne sont pas simples.

"Il faut au moins deux ou trois boulots pour survivre ici", dit-il. "La livre syrienne s’est effondrée, les prix ont augmenté. Si je veux aller en Allemagne, cela me coûtera cher."

"Il y a deux façons", poursuit-il. "La première est illégale. J’ai besoin d’environ 600 dollars pour passer en Turquie, environ 2 000 euros pour ensuite me rendre en Grèce, 1 000 euros enfin pour rejoindre l’Allemagne, si on marche beaucoup. Mais je suis prêt à tout. C’est une aventure, mais j’ai peur d’emmener ma compagne dans ce périple. L’autre façon est légale. Il me faut rejoindre la Turquie ou le Liban, remplir les papiers à l’ambassade d’Allemagne, montrer aux agents consulaires une lettre d’invitation et leur prouver des moyens de subsistance."

"Vous savez que mon cousin habite en Belgique ?",
ajoute-t-il.

Même si les autorités et les églises tentent de garder au pays les jeunes, il est difficile de les empêcher de partir. Certaines localités du Rojava ont été presque vidées de leurs habitants. C’est le cas de Hassakeh, libérée de Daech le 28 juillet dernier, mais aussi de Dirik, qui n’a jamais été occupée par l’Etat islamique.


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Mer 30 Déc - 10:08

France-Irak Actualité
Analyses, informations et revue de presse. La situation en Irak, au Proche-Orient et du Golfe à l'Atlantique


L’ « Alliance islamique » saoudienne : défi lancé à l’Etat islamique ou menace pour l’Iran ? Gilles Munier 23 Décembre 2015

Suite aux pressions de Barak Obama qui veut que les Etats sunnites prennent une part plus importante dans la guerre livrée à l’Etat islamique, le prince Mohamed Ben Salman d’Arabie - 35 ans, vice-prince héritier, ministre de la Défense, vice-Premier ministre… etc - a annoncé le 15 décembre, à la va-vite, la création de l’Alliance islamique, une coalition militaire de 34 pays musulmans – 40 à terme – pour « combattre le terrorisme ».


Le prince Mohamed Ben Salman annonçant la naissance de l’Alliance islamique
Gilles Munier a écrit:
Empêtré dans la guerre d’agression anti-chiite qu’il a déclenchée au Yémen, et accusé d’être à l’origine de la bousculade tragique de La Mecque, Mohamed Ben Salman a choisi la fuite en avant pour s’assurer du soutien des Etats-Unis et pour éliminer son concurrent à la succession de son père, le roi Salman, dont une partie de la famille Saoud souhaite l’abdication. Il a apparemment marqué un point, car Ashton Carter, secrétaire d’Etat US à la Défense, s’est aussitôt félicité de son initiative.

Une coalition anti-iranienne

L’Alliance islamique comprend, outre la Saoudie : la Jordanie, les Émirats arabes unis, le Pakistan, Bahreïn, le Bangladesh, le Bénin, la Turquie, le Tchad, le Togo, la Tunisie, Djibouti, le Sénégal, le Soudan, la Sierra Leone, la Somalie, le Gabon, la Guinée, la Palestine, la République fédérale islamique des Comores, le Qatar, la Côte d’Ivoire, le Koweït, le Liban, la Libye (gouvernement de Tobrouk), les Maldives, le Mali, la Malaisie, l’Égypte, le Maroc, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria et le régime yéménite pro-saoudien.

Aux dernières nouvelles, la JRTN (Armée des hommes de la Naqshbandiyya), organisation soufie néo baasiste d’Izzat Ibrahim al-Douri, a annoncé son adhésion à l’Alliance, ce qui dénote la tendance très anti-iranienne de la nouvelle coalition militaire.

Les pays chiites ou assimilés – Iran, Syrie, Irak – ne font évidemment pas partie de la liste des membres, mais on remarque l’absence de l’Algérie peu disposée à recevoir des ordres de l’étranger, d’Oman dont le sultan s’est toujours tenu prudemment à l’écart des conflits inter-arabes ou religieux, et de l’Afghanistan.

Le centre de commandement opérationnel de l’Alliance islamique, sorte d’OTAN sunnite, sera implanté à Ryad. Le communiqué de l’agence saoudienne officielle SPA s’appuie sur le Coran pour enjoindre les pays musulmans à « coopérer dans la justice et la piété » et « les enseignements de la Charia qui rejettent le terrorisme sous toutes ses formes ». Derrière ces objectifs partagés par tout un chacun dans le monde musulman, les Saoudiens espèrent accroitre leur influence religieuse dans les milieux des forces armées des pays membres, et - pétrodollars aidants - de disposer d’une force capable d’affronter l’Iran.

Tigre en papier ?

Manque de sérieux dans le lancement de l’opération - et fausse note de taille en matière de communication -, le prince Mohamed Ben Salman, pressé, n’avait pas pris la peine d’informer le Pakistan ni la Malaisie qu’ils les associaient à son initiative ! Que décideront-ils ?

L’avenir dira si l’Alliance islamique deviendra autre chose qu’un « Tigre en papier ». Pour l’heure, l’Etat islamique l’attend de pied ferme sur le terrain. Il a réagi en traitant la Saoudie de « collusion avec les croisées » et les membres de la coalition de « crétins et d’imbéciles ». L’EI a déclaré qu’« Avec la permission d’Allah, l’Alliance marque le début de l’écroulement des gouvernements oppresseurs en terre d’islam ». Qui vivra verra…


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Mer 30 Déc - 21:22




Déficit record pour la richissime Arabie saoudite France Info [/i]29 décembre 2015

La richissime Arabie saoudite prévoit un nouveau déficit budgétaire record pour l'année prochaine. Les finances en déroute au royaume du pétrole. Mais que se passe-t-il donc ?

Citation :
Si l'Arabie saoudite était dans la zone euro, elle se ferait littéralement tancer par Bruxelles : avec un déficit de 11 % de son PIB, Riyad ne pourrait même pas remplir les critères de Maastricht, c'est un comble pour la première économie arabe. 80 milliards d'euros de déficit en 2016, après déjà un trou de 90 milliards en 2015.


L'or noir ne fait plus recette

C'est simple, ce n'est pas nouveau et cela va durer encore quelques années selon les experts : l'or noir ne fait plus recette. La baisse des prix du pétrole, seule explications ? De toute évidence, oui. Pour preuve, depuis la mi-2014, les prix du pétrole ont perdu plus de 60 % de leur valeur ce qui représente pour l'ensemble des pays du Golfe un manque à gagner d'environ 300 milliards d'euros.

Pour l'Arabie saoudite, c'est très lourd. Certes, Riyad dispose encore de confortables réserves de changes, les coffres de ses banques recèlent encore quelque 400 milliards de dollars. Mais cette manne fond comme neige au soleil. L'Arabie saoudite est un Etat-Providence, qui subventionne beaucoup son économie et ses sujets : 95% des salariés y sont fonctionnaires. Et puis il y a le contexte international, qui impose sécurité et défense. Les dépenses militaires sont le premier poste budgétaire avec 52 milliards d'euros, c'est environ un quart du budget du royaume.


Quelles conséquences pour les 30 millions de Saoudiens ?

La pétromonarchie est obligée de faire des économies. Comble du paradoxe au pays de l'or noir, alors que nous Occidentaux achetons notre litre d'essence au plus bas, l'Arabie saoudite, pour rééquilibrer son budget annonce qu'elle va remonter de 50% des taxes sur l'essence. C'est vrai qu'avec un litre à 15 centimes, l'essence est bradée là-bas, mais quand même ! Et ce n'est pas tout, l'Etat saoudien va reconsidérer les prix de l'électricité et de l'eau, va augmenter les taxes sur les services, en imposer de nouvelles et instaurer une TVA, en considération avec les autres monarchies du Golfe. Il s'agit ni plus ni moins de mesures d'austérité.

Cette situation peut-elle avoir un impact en matière géopolitique ? Certainement, car les Etats-Unis sont désormais le premier producteur de pétrole du monde, grâce aux hydrocarbures de schiste. Donc les pays producteurs de l'OPEP y voient pour eux une perte de vitesse. Certains Etats du golfe Persique y répondent par une diversification de leurs économies et des investissements ailleurs dans le monde. Par extension, le déficit budgétaire de l'Arabie saoudite est donc également symptomatique du mélange des cartes qui est en train de s'effectuer de part et d'autre de la planète.


écouter l’émission disponible jusqu'au 23/09/2018

PS : faire tintin : être frustré de quelque chose.
Cette expression date de 1930 mais le terme « tintin » existe depuis le XIIIe siècle. Tintin était un bruit sonnant tel une pièce qui tinte en tombant. Ce son pourrait faire allusion de nos jours à la frustration d'un perdant par le gong de fin.

source

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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Ven 1 Jan - 18:22


de la France à la Turquie :

"modifier la constitution pour des pouvoirs présidentiels étendus"


nouvelle forme de démocratie politique ?



de l'eau dans le gaz de la réconciliation Turquie-Israël ?
(voir plus haut 24 décembre)

source Shoebat.com, 20 mars 2015


Turquie : Erdogan prend l'Allemagne nazie comme exemple
Le Parisien  01 Janv. 2016

Pour mettre en place un système présidentiel fort en Turquie, Recep Tayyip Erdogan vante le modèle présidentiel mis en place par Adolf Hitler


Le président turc Recep Tayyip Erdogan veut modifier la constitution
afin que le rôle du président passe d'une fonction symbolique à celle d'un dirigeant aux pouvoirs étendus
(AFP/ADEM ALTAN)

« Dans un système unitaire (comme la Turquie) un système présidentiel peut parfaitement exister. Il y a actuellement des exemples dans le monde et aussi des exemples dans l'histoire. Ainsi l'Allemagne d'Hitler », a-t-il déclaré le président islamo-conservateur turc, Recep Tayyip Erdogan, à des journalistes jeudi soir de retour d'une visite de travail en Arabie Saoudite.

Citation :
Le fondateur du Parti de la justice et du développement (AKP) qui dirige la Turquie depuis 2002, d'abord comme Premier ministre puis président depuis 2014, veut modifier la constitution afin que le rôle du président passe d'une fonction symbolique à celle d'un dirigeant aux pouvoirs étendus, comme aux Etats-Unis, en Russie ou en France. Il entend mobiliser dans le courant de la nouvelle année la société turque pour un débat afin de parvenir à un «consensus social» sur ses ambitions présidentielles.

Le projet d'un passage à un système présidentiel défendu par l'homme fort de Turquie est revenu au premier plan après la nette victoire (49,5% des voix, 317 députés) de l'AKP aux élections du 1er novembre. Néanmoins ce parti n'a pas obtenu la majorité qualifiée (367 députés) pour pouvoir modifier la Constitution seul et doit rechercher le soutien de l'opposition, opposée en bloc à une présidentialisation du régime sous Erdogan qu'elle accuse de dérive autoritaire.

Le Premier ministre Ahmet Davutoglu a, à cette fin, lancé mercredi un premier dialogue avec le chef du principal parti d'opposition CHP (Parti républicain du peuple, CHP), Kemal Kiliçdaroglu, pour relancer les efforts en vue d'une nouvelle constitution plus libérale qui remplacerait l'actuelle héritée du coup d'Etat des militaires, en 1980.


Quand le dirigeant turc comparait Israël à Hitler
Citation :
Ce n'est pas la première fois que Recep Tayyip Erdogan fait référence au dictateur allemand. En août 2014, il avait accusé Israël de tuer délibérément des mères palestiniennes et a averti que l'État hébreu «se (noierait) dans le bain de sang qu'il répand». «Tout comme Hitler, qui cherchait à établir une race sans défaut, Israël poursuit le même but», avait déclaré le dirigeant turc devant ses partisans à Istanbul à quelques jours de la présidentielle.


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Sam 2 Jan - 15:33



Être jeune et kurde dans l’est de la Turquie en 2015 2 janvier 2016 Quentin Tenaud

Confrontés à la violence quotidienne et se raccrochant à leur identité, les jeunes kurdes de l’est de la Turquie espèrent à défaut de prospérer. Pour le deuxième épisode de notre série « Cap à l'Est », rencontre et portrait de cette jeunesse

Dans une petite ville de l’est de la Turquie qui échappe encore aux tirs des militaires et aux ripostes des milices, ils sont six jeunes à vivre en colocation. Certains sont à l’université, étudient l’économie, l’anthropologie ou l’histoire de l’art. D’autres ont déjà quitté ce cocon scolaire protecteur depuis quelques temps. Ils viennent pour la plupart de la région, de différentes petites villes ou villages. Certains sont nés à l’autre bout du pays. Il y a la rêveur-blagueur, le geek-hypersensible, l’ours-bien léché, le doux-caïd et son fidèle acolyte, l’éternel souriant. Puis il y a leurs amis qui passent à longueur de journées et de soirées, s’asseoir sur le tapis de la cuisine, pour se rencontrer, discuter en buvant un thé et fumant le narguilé, rajoutant d’autant plus à la mosaïque des personnalités. Un point commun pourtant : ils revendiquent tous leur kurdicité. C’est à dire qu’ils sont Turcs sur le papier, mais Kurdes dans le cœur. On les appellera S, I, X, M ou B pour préserver leur sécurité dans un pays en proie à l’extrême violence entre les forces du pouvoir et les populations kurdes de Turquie.


Citation :
« NOS CERVEAUX SONT ENDOMMAGÉS PAR LA VIOLENCE »

Depuis quelques mois, la situation est redevenue de l’ordre de l’horreur dans la région. S nous accueille, un peu tourmenté : « Mon oncle est mort la semaine dernière. Il y avait un couvre-feu dans sa ville, mais il a voulu sortir pour apporter de l’eau aux voisins. Il s’est fait tiré dessus ». Suite à la reprise du combat entre le PKK et les forces militaires turques, de nombreuses villes s’arrêtent de vivre, les habitants sont confinés chez eux et risquent leur vie.

La peur et la violence sont constructives de l’esprit des jeunes kurdes et ce depuis de nombreuses années. Tous connaissent de près ou de loin des personnes qui ont laissé leur vie dans ce conflit et des personnes qui ont pris les armes, dans les montagnes avec le PKK ou dans les villes avec le YDG-H (milice fondée par des jeunes sympathisants du PKK). Le frère de l’un d’entre eux est parti combattre dans les montagnes depuis quinze ans. Les nouvelles sont rares, il ne parle pas de l’endroit précis où il combat pour des raisons de sécurité et il n’est jamais redescendu voir ses proches.

D’autres seront amenés à faire leur service militaire, obligatoire en Turquie, et peut-être à tirer sur leurs frères. Pourraient-il le faire ? Un jeune garçon, casquette vissée sur la tête, passionné de photographie et qui sera réquisitionné dans quelques semaines répond qu’en tous cas « il ne voit pas de problème à mourir en martyr sous les balles kurdes », que « tout est question d’honneur ».

UNE IDENTITE KURDE CONSTRUCTIVE ET CONSTRUITE

Un tel dévouement trouve sa source dans leur identité kurde, revendiquée et exhibée. Ce sont eux qui nous demandent à plusieurs reprises si nous connaissons l’histoire kurde, la musique kurde, Abdullah Öcalan (NDLR leader emprisonné du PKK) et de leur poser toutes nos questions. Le dernier soir des quatre jours que nous passons en leur compagnie, l’un d’entre eux lance : « Do you know PKK ? ». On commence à connaître, en effet.

La bande-son de leur vie est partiellement française. A coups de Mireille Matthieu, de Zaz, d’Edith Piaf ou d’Indila, nous comprenons qu’il y a peut-être quelque chose de politique derrière cet engouement. I nous évoque l’existence d’un institut kurde à Paris, le fait aussi que plusieurs réfugiés politiques aient été accueillis en France. Sur un modèle un peu manichéen, ils déterminent leurs amis et leurs ennemis. Notre nationalité n’est peut-être pas étrangère à l’accueil si chaleureux qui nous est réservé. S nous confie d’ailleurs qu’il n’accepte jamais chez lui de Turcs (non-kurdes) qu’il ne connaît pas.

Comment intégrer cette identité kurde au point qu’elle devienne le moteur principal d’une vie ? En réaction évidente à la violence qui les atteint, qui atteint leurs proches, de la part d’un Etat intransigeant et meurtrier. Mais au moins un autre facteur peut être déterminant dans la construction de cette identité : la propagande. Hyperconnectés, ces jeunes gars passent une grande partie de leur temps libre sur leurs ordinateurs et smartphones, sur Facebook ou Youtube à lire des articles ou regarder des vidéos. Certains ont le regard hypnotisé par la propagande du PKK : des combattants suivant un entraînement de fer, enterrant un de leur camarade, se battant en Syrie ou tirant sur la police à Diyarbakır. A noter d’ailleurs que ces vidéos trouvent un public large, cumulant des dizaines voire des centaines de milliers de vues. L’hymne kurde résonne à longueur de journée entre les murs de l’appartement, pendant qu’X exhibe sa tenue traditionnelle kurde et qu’M ne peut se résoudre à ôter de ses épaules le drapeau du PKK.


hyperconnectés...

Comme ailleurs, difficile de faire la part des choses dans cette information de masse, les actualités relayées, transformées, utilisées, les théories foireuses et la manipulation. B assure : « Dans le Coran, il est dit qu’une troisième guerre mondiale se déclenchera en Syrie ! », personne ne vérifie, un autre sujet s’enchaîne, on vente la politique de Poutine, on condamne les Etats-Unis et Obama.


DE LA DROGUE, DES FEMMES ET DEUX LANGUES

Une identité et des idées fortes qui ne sont pas à l’abris de paradoxes : entre l’idéal politique du PKK, les aspirations personnelles et la religion, il est parfois difficile de ne pas se perdre. L’exemple de la drogue est le plus interpellant. Alors que le YDG-H combat fermement l’usage de la drogue et appelle au meurtre des dealers (difficile de savoir si c’est pour des raisons religieuses ou sanitaires), au moins la moitié des jeunes hommes kurdes que nous avons rencontrés ne se sont pas gênés pour fumer de la weed dans des bangs artisanaux devant nous, notamment deux des combattants de cette milice. « Oui nous pensons que la drogue est une mauvaise chose mais quand nous revenons du combat, que notre esprit a enduré des choses très difficiles, c’est comme une nécessité pour ne pas devenir fou » se justifie X. Prennent-ils alors aussi de la drogue pour combattre ? Apparemment non, leur seule drogue serait « l’honneur ».

Le rapport au rôle des femmes est tout aussi ambigu. Nous n’avons rencontré qu’une jeune femme le temps de ces quelques jours, future épouse de l’un de leurs amis. Ils admirent et félicitent l’engagement des femmes dans les groupes armés kurdes, au sein du PKK en Turquie comme au sein des Peshmergas en Irak. Pourtant, les femmes gardent une place très restreinte dans la société kurde. A propos du mariage, I confie : « A la fin de mes études, je demanderai à ma mère de me trouver une femme au village. Je ne veux pas trouver une fille de l’université, elle risquerait d’aller voir d’autres garçons. (…) Une fois qu’elle est mariée, une femme doit pouvoir voir d’autres femmes, mais devrait rester à la maison sans rencontrer d’autres hommes qui ne sont pas de sa famille, sinon elle risquerait de partir. »


S’ENGAGER OU S’ÉCHAPPER

Ils ont à peine plus de 20 ans, sont en phase de transition et devront bientôt choisir de quoi sera faite leur vie. Ces choix sont évidemment déterminés par la situation conflictuelle et la violence de leur quotidien. Il y a ceux qui sont déjà engagés dans le combat comme X et son cousin, membre à part entière du YDG-H. Ils prennent les armes à Diyarbakır ou Batman et ne pensent pas à autre chose que défendre les populations kurdes contre l’Etat turc. Il y a aussi ce jeune kurde de Mardin qui pense rejoindre son frère dans les montagnes à la fin de ses études et qui, en attendant, se drogue aux vidéos de propagande du PKK.


X en tenue traditionnelle kurde

Cependant, ce n’est surement pas représentatif de la majorité d’entre eux. Même si beaucoup y ont pensé, attendre semble plus raisonnable, à l’exemple d’I : « J’ai parlé à ma mère de partir combattre auprès du PKK. Elle m’a dit que je devais continuer mes études pour servir le futur Kurdistan avec mes compétences en histoire de l’art ou en informatique ».

Enfin, une troisième option : s’échapper. Temporairement déjà, à travers les programmes Erasmus qui permettront à I et B de partir en Allemagne ou en Pologne le semestre prochain. Quand cela est possible : S avait réussi un examen et devait partir l’année dernière en stage avec Erasmus, il n’a finalement pas pu partir car son université ne lui a pas versé les fonds à temps. Parfois, il aimerait partir définitivement : « Quand je lis dans les nouvelles que des personnes meurent, dont des enfants, l’école ne fait plus sens pour moi et je m’y sens mal. Je veux partir d’ici, dans un endroit où il n’y a pas de violence, où je ne pourrais pas être manipulé, ni par l’Etat, ni par le PKK. Mais c’est très difficile, ma famille vit ici, je ne peux pas les laisser seuls. » Il tentera de nouveau l’examen cette année, pour suivre le chemin de ses colocataires, le temps d’une trêve et de peut-être « réparer » ce « cerveau endommagé par la violence », cette « mémoire qui ne fonctionne plus ».

(Cet article connaît ses biais et ne vise évidemment pas à essentialiser une jeunesse kurde aussi diverse qu’ailleurs, seulement à en dresser un portrait aussi incomplet soit-il, à partir de discussions avec une quinzaine de kurdes, très majoritairement de sexe masculin par ailleurs...)


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Lun 4 Jan - 20:37

La crise entre l'Iran et l'Arabie saoudite et ses alliés s'aggrave  lefigaro.fr  04/01/2016


Manifestation à Téhéran, ce lundi où une femme montre le portrait de Nimr al-Nimr


Après la rupture des relations diplomatiques entre l'Iran chiite et ses voisins arabes sunnites, Ryad a suspendu ses liaisons aériennes et ses liens commerciaux avec Téhéran. Des manifestations de colère partout dans le monde ont, notamment, fait un mort en Irak .

Après la crise déclenchée par l'exécution d'un dignitaire chiite, avec 46 autres personnes condamnées pour «terrorisme», les liens entre l'Arabie saoudite et ses alliés d'un côté, et l'Iran de l'autre, ne cessent de se dégrader


Citation :
Ruptures des liaisons aériennes et liens commerciaux

L'Arabie saoudite interrompt toutes ses liaisons aériennes avec Téhéran, a indiqué l'autorité de l'aviation. Le ministre des Affaires étrangères, Adel al Djoubeir, a par ailleurs déclaré dans une interview à Reuters que les ressortissants saoudiens avaient désormais interdiction de se rendre en Iran. Les pèlerins iraniens, a-t-il ajouté, restent les bienvenus à La Mecque et à Médine. Par ailleurs, le pays a annoncé la suspension de tous ses liens commerciaux avec la République islamique. L'Iran devra se comporter comme «un pays normal» et respecter les règles internationales si les autorités de Téhéran veulent que les relations entre les deux pays soient rétablies, a indiqué le chef de la diplomatie saoudienne.

Guerre de mots entre Téhéran et Ryad

Le ministre Adel al Djoubeir a estimé que l'Iran était responsable de l'actuel accroissement des tensions et a précisé que son pays réagirait à «l'agression iranienne» qui consiste à envoyer des combattants dans certains pays arabes et de préparer des attaques à l'intérieur du royaume saoudien et chez ses voisins du Golfe. «Il n'y a pas d'escalade de la part de l'Arabie saoudite. Nos mesures s'inscrivent en réaction. Ce sont les Iraniens qui sont allés au Liban. Ce sont les Iraniens qui ont envoyé les brigades Al-Qods et les gardiens de la Révolution en Syrie», a-t-il dit.

Dénonçant des années de «politique iranienne agressive» envers son pays, il a affirmé que le cheikh chiite Nimr Baqr al-Nimr, exécuté samedi, était un «terroriste» impliqué dans des attentats. Le dignitaire chiite était accusé «d'agitation et d'organisation de cellules auxquelles il fournissait des armes et de l'argent», a dit Adel al Djoubeir. Le ministre a également rappelé que 43 membres d'al-Qaïda avaient été exécutés le même jour que le cheikh al-Nimr. L'Arabie saoudite, a-t-il estimé, devrait être applaudie pour ces exécutions, au lieu d'être critiquée.

De son côté, Téhéran accuse Ryad de chercher à aggraver les «tensions» au Moyen-Orient en affirmant que la rupture des relations n'effacerait pas «l'erreur stratégique» qu'a été l'exécution de cheikh Nimr. Parallèlement, le vice-ministre iranien des Affaires étrangères, Hossein Amir Abdollahian, a fustigé l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, pour «(...) avoir comploté en vue de faire baisser les prix». L'Iran accuse Ryad d'avoir joué un rôle primordial dans la baisse des prix du brut en maintenant un niveau de production très élevé.

Montée des violences

Dans plusieurs pays, en Iran, Irak, Liban, Bahreïn, Pakistan et dans le Cachemire indien, la communauté chiite a attaqué des représentations saoudiennes. A commencer par l'Iran, où environ 3.000 personnes ont manifesté ce lundi à Téhéran, huant la famille sunnite régnante en Arabie saoudite. A l'annonce de l'exécution du dignitaire chiite, l'ambassade saoudienne à Téhéran avait été partiellement détruite ainsi que le consulat dans la ville iranienne de Machhad. Par ailleurs, le guide suprême d'Iran, Ali Khamenei, avait déclaré, dimanche, «que la main divine vengerait» le cheikh exécuté par les Saoudiens.

Et en Irak, pays voisin à majorité chiite, des milliers de partisans du chef chiite Moqtada Sadr ont manifesté à Bagdad, appelant leur gouvernement à rompre les relations avec l'Arabie saoudite. Deux mosquées sunnites en Irak ont, en outre, été visées par des attentats, faisant un mort, et le muezzin d'une troisième a été abattu. Les autorités irakiennes ont accusé des «éléments infiltrés» de les avoir perpétrés «pour raviver les violences entre chiites et sunnites».

La crise diplomatique a même touché le sport, les clubs saoudiens participant à la Ligue des champions d'Asie ayant demandé à jouer contre les clubs iraniens en terrain neutre et non en Iran.


Réunion de la ligue arabe

La Ligue arabe va tenir dimanche au Caire une réunion à la demande de Ryad pour dénoncer les ingérences de l'Iran dans les affaires arabes, a indiqué un responsable de cette organisation.

Selon Ahmed Ben Helli, secrétaire adjoint de la Ligue, la réunion «extraordinaire» doit examiner la crise entre Ryad et Téhéran après l'exécution d'un dignitaire chiite critique du pouvoir saoudien et les «ingérences iraniennes dans les affaires intérieures arabes».

L'Algérie a quant à elle appelé «à la retenue afin d'éviter une détérioration aux conséquences dommageables graves».

Implications des autres pays

Après la rupture des relations diplomatiques et économiques entre Ryad et Téhéran, le Bahreïn et le Soudan ont emboité le pas de leur allié sunnite.

Craignant une escalade aux conséquences imprévisibles, la Russie, se disant «profondément préoccupée», a dit être «prête à soutenir» un dialogue entre Ryad et Téhéran, deux pôles d'influence dans la région tourmentée du Proche-Orient.

Les Etats-Unis, alliés des Saoudiens mais qui se sont aussi rapprochés des Iraniens à la faveur de l'accord sur le nucléaire conclu en juillet, ont eux souhaité «des mesures positives pour calmer les tensions».

La France et l'Allemagne ont également plaidé pour une désescalade après que Bahreïn et le Soudan ont, comme Ryad, annoncé la rupture de leurs relations avec l'Iran.

En Italie, le ministère italien des Affaires étrangères a demandé à Ryad et Téhéran de «réduire les tensions et de ne pas prendre la voie d'une escalade dangereuse pour tous». «L'Italie encourage l'Arabie Saoudite et l'Iran à faire tout leur possible pour réduire les tensions et à ne pas prendre la voie d'une escalade dangereuse pour tous», indique un communiqué déplorant «les croissantes tensions politiques et diplomatiques (...) qui risquent d'exacerber de manière insoutenable les divisions au sein de monde islamique».


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Jeu 7 Jan - 17:16

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Syrie : Madaya, ville assiégée où les habitants meurent de faim EuroNews 07-01-2016

SYRIE – Plusieurs localités de l'ouest de la Syrie sont dans une situation critique, assiégées par les forces de Damas et privées de nourriture et de médicaments. Selon les témoignages, la population souffre de malnutrition. Une partie d'entre elle en est réduite à se nourrir d'herbe


Sur cette photographie, prise en septembre 2013 devant une école de Madaya, on peut apercevoir une jeune fille à la fenêtre de l'établissement où les cours se déroulent encore. Aujourd'hui, la situation dans cette ville de l'ouest de la Syrie est particulièrement critique. Selon l'OSDH, au moins 300 enfants souffriraient de malnutrition.

Citation :
Ces villes syriennes assiégées où l'on meurt de faim.

Le siège imposé à plusieurs villes du pays, à l'image de Madaya, à la frontière libanaise, dans lesquelles plusieurs dizaines de milliers d'habitants sont pris au piège, manquent de tout. Selon les témoignages d'habitants et d’observateurs, une partie de la population de Madaya est contrainte de manger des feuilles pour survivre.


"Il n'y a plus rien à manger. Je n'ai pris que de l'eau depuis deux jours", explique Momina, une femme de 32 ans jointe par téléphone par l'AFP. "Nous voulons juste qu'on nous dise si l'aide va arriver ou pas, car nous n'avons rien ici". Un autre habitant témoigne : "La vie est devenue tragique. Comme très peu de choses arrivent, les aliments sont extrêmement chers", indique Mohammad, cité par l'agence. "Un sac de lait peut coûter 100 dollars, un kilo de riz 150 dollars", poursuit-il. C'est pour cela que "nous avons oublié le goût du pain".


"La France appelle à la levée immédiate du siège"

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), au moins 10 personnes sont mortes à cause du manque de médicaments et de nourriture. "1.200 habitants souffrent de maladies chroniques et plus de 300 enfants de malnutrition ou d'autres problèmes de santé", estime l'ONG. "De nombreux habitants se nourrissent d'herbe pour survivre ou doivent verser des sommes importantes aux points de contrôle gouvernementaux pour obtenir de la nourriture", relève encore Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Interrogé mercredi par France Info, le porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), Frédéric Joli, souligne également le manque criant de matériaux permettant de se protéger du froid alors que l'hiver s'est installé dans le pays en guerre depuis cinq ans.


La France condamne le siège de la ville

Ce mercredi, la France, à travers le ministère des Affaires étrangères, a condamné le siège imposé par le régime syrien à la ville située près de la frontière libanaise, dénonçant une situation "insoutenable et inacceptable". "La France appelle à la levée immédiate de ce siège et à l'accès d'urgence de l'aide humanitaire à Madaya et à toutes les zones assiégées en Syrie, conformément aux résolutions 2254 et 2258 du conseil de sécurité des Nations unies."

En septembre dernier, une trêve concernant Madaya, située seulement à une cinquantaine de kilomètres de Damas, ainsi que la localité de Zabadini et deux villages du nord-ouest de la Syrie, avait pourtant été conclue pour permettre la livraison d'aide humanitaire à la population et l'évacuation de civils et de blessés. Mais les difficultés d'acheminement de l'aide sont très importantes. "Un petit espace humanitaire a été décrété par ceux qui se battent", explique Frédéric Joli, qui précise que la Croix-Rouge et le Croissant-Rouge ont pu mener une opération humanitaire avec les Nations-Unis dans plusieurs zones touchées, afin d'évacuer malades et blessés. En dépit de cette "ouverture de porte", ajoute-t-il, les besoins humanitaires restent criants.




La famine comme arme de guerre : le siège de Madaya en Syrie

Madaya est un village syrien de 40.000 habitants assiégé depuis l'été dernier par les forces du régime Assad et du Hezbollah, qui empêchent les approvisionnements. Plusieurs habitants sont morts de faim


Bien plus que la propagande de l'État islamique, c'est le silence devant ce genre de situation qui encourage les jeunes musulmans sunnites en Occident à vouloir se rendre en Syrie pour secourir leurs coreligionnaires  

Citation :
(Vice News) - Tôt dimanche matin, une femme enceinte et sa fille ont tenté de se faufiler hors de Madaya, un village perché dans les montagnes enneigées du sud-ouest de la Syrie.

Au moment où elles arrivaient à la limite sud de la ville,  une personne a trébuché sur une mine, et la forte explosion a signalé  leur fuite au poste de contrôle du Hezbollah situé à proximité. Les combattants ont ouvert le feu, et entre l'explosion et le barrage, la mère et la fille sont mortes.

Les tentatives de fuite désespérées comme celle-ci, rapportée par l'Observatoire syrien des droits de l’Homme au Royaume-Uni et confirmée à VICE News par des résidents locaux, sont devenues de plus en plus fréquentes à Madaya, un village de 40 000 habitants assiégé depuis juillet par une combinaison des forces syriennes loyales au président Bachar al-Assad et des milices de son allié, le Hezbollah libanais.

Dans le seul mois dernier, 31 résidents sont morts de faim, ou en tentant de contourner les checkpoints du Hezbollah qui encerclent la ville.  Selon un rapport de la Société médicale syro-américaine mis à la disposition de VICE News, un kilogramme de farine se vend aujourd’hui environ 100 $, alors que le revenu moyen des Syriens est inférieur à 200 $ par mois. (…)

Vu l’augmentation du nombre de morts en décembre, les résidents de Madaya ont commencé à publier des appels désespérés sur les médias sociaux, ainsi que des images troublantes rappelant les camps de concentration nazis.




Une photo datée du 3 janvier montre un groupe de jeunes hommes tenant une affiche en anglais demandant à l’ONU et au Pape de faire quelque chose pour que le siège soit levé. (...)

Dans les premières années de la révolution, de nombreux villages de montagne le long de la frontière libanaise ont pris position contre le régime Assad, et jeté leur dévolu sur la constellation de groupes rebelles qui ont pris les armes à travers le pays.  (…)

Avec l’aide de la milice libanaise Hezbollah, Assad a brutalement écrasé les zones agitées le long de la chaîne de montagnes, les assiégeant d’une manière rappelant les guerres médiévales. Outre les checkpoints et les champs de mines, le régime et ses alliés exercent un blocus brutal qui empêche la nourriture ou l'eau d'atteindre les villes isolées. «Ils affament les gens pour les amener à se soumettre. C’est une tactique très ancienne», a déclaré Joshua Landis, directeur du Center for Middle East Studies à l’University of Oklahoma and rédacteur du blog Syria Comment. (...)

Les défenseurs des droits humains syriens observent Madaya avec horreur. «Ils en font une grande prison et étouffent la région», a déclaré à VICE News le Dr Ammar Ghanem, un médecin syrien qui a grandi dans la région. Membre du conseil d'administration de la Société médicale syro-américaine, le Dr Ghanem a de la famille coincée dans la ville, et a suivi la situation humanitaire de loin. «Le régime veut que les gens y meurent», dit-il. (…)

L’ONU a tenté d’acheminer de l’aide à la ville assiégée. En octobre, elle a réussi à faire parvenir un envoi de biscuits à Madaya et Zabadani. Mais il s’est avéré que la nourriture était périmée. (…)

Alors que le siège se prolonge, les civils perdent de plus en plus espoir, et craignent que leur sort ne reste toujours dans l’ombre de la guerre qui se poursuit au nord contre l’État islamique. «Bien sûr, les gens peuvent nous lire si vous écrivez quelque chose», a dit Rajaai, un enseignant, à VICE News. Mais après avoir fini de lire, ils nous oublieront.»

Source : 'Children Are Eating Leaves Off The Trees': The Nightmare of The Siege of Madaya, Syria, par Avi Asher-Schapiro, Vice News, 4 janvier 2016. Traduction Poste de veille


Un couloir humanitaire vers la ville syrienne de Madaya, assiégée depuis 6 mois Le Monde 7 janvier


Manifestation en soutien aux habitants de Madaya,
menacés de famine, à Maaret Al-Numan, en Syrie, le 5 janvier

Firas Faham / Anadolu Agency


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Ven 5 Fév - 18:50


Nasrin Abdallah : Daech est surtout l’ennemie des femmes

Ksénia Lukyanova © Sputnik  04.02.2016

Les kurdes n’étant pas une « force légitime », ils sont encore une fois exclus des négociations officielles sur le conflit Syrien. Et pourtant YPG (Unités de protection du peuple) et YPJ, le bataillon féminin au sein de l’unité, font des véritables avancées contre Daech sur le sol syrien.



Citation :
45% des combattants kurdes sont des femmes qui se battent fermement du côté des hommes depuis 2011, et dont le nombre ne fait qu'augmenter. Pendant sa courte visite à Paris j'ai pu rencontrer Nasrin Abdallah, la commandante en chef des unités de protection des femmes. Une femme passionnante, au regard d'une force et d'une douceur remarquables. Elle raconte à Sputnik comment la lutte contre Daech se déroule quotidiennement, mais surtout la lutte à mener pour la place de la femme dans ce monde. Sa lutte :

La première partie de l'interview exclusive de Nasrin Abdallah, accordée à Sputnik:

Sputnik: Avez-vous poursuivi une carrière militaire avant de former le YPJ ?

Nasrin Abdallah: J'ai été journaliste indépendante, au sein de la population, mais j'avais une formation pour cette profession.

Sputnik: Pourquoi avez-vous décidé de joindre le YPG ?

NA: C'est un peu une tradition chez les kurdes. Il y a eu 28 révoltes par le passé. Et chaque fois les femmes ont pris leurs places, et chaque fois c'était soit pour combattre l'ennemie, soit tout simplement pour se défendre. Et quand il y avait besoin de nous, à la limite il ne fallait pas se préparer puisque on était déjà prêtes à se défendre et à défendre notre peuple. Et c'est comme ça que j'ai rejoint les forces de défense populaire.

Sputnik: Plus de 45% de l'Unité de protection du peuple sont des femmes, et il parait que le chiffre va augmenter. Pourquoi ?

NA: C'est important que la femme prenne sa place dans la lutte, mais pas seulement dans la lutte armée, effectivement il y a 45% des femmes dans les forces et ce nombre va très certainement augmenter. Mais comme j'ai dit ce n'est pas seulement au niveau militaire. Le YPJ, les forces de défenses des femmes, ce n'est pas une force d'attaque c'est une force de défense, c'est un point qui est très important. Et hormis le côté militaire il y a aussi le côté social, le côté populaire, le côté de droit, donc il faut que la femme soit à tous les niveaux si elle veut pouvoir obtenir ses droits, si elle veut obtenir une égalité totale au niveau de la société. Si elle manquait dans une de ces branches, que ce soit niveau militaire, niveau populaire ou niveau diplomatique, ce droit elle ne l'acquerrait pas, donc c'est pour cela que le nombre des femmes va augmenter à tous les niveaux.

Notre problème ce n'est pas seulement la lutte contre Daech, nous avons formé notre bataillon de défense avant les attaques de Daech, car nous vivons dans une société féodale où il y a tous les jours des attaques contre les droits des femmes, des répressions, des viols… donc nous avions besoin d'être organisées, de nous former, justement pour lutter contre cette mentalité féodale. D'abord c'était une formation de défense et après l'arrivée de Daech, nous avons pris notre place dans la lutte. Mais ce n'était pas seulement pour lutter contre Daech, nous vivons dans une société où nos droits ne sont pas acquis et notre lutte passe par ici également.

Jusqu'à maintenant il n'y avait que des armées qui été formées uniquement d'hommes, avec une mentalité patriarcale, et ils avaient deux objectifs seulement: défendre et obtenir le pouvoir. Alors que nous c'est une armée de femmes, et c'est inédit, il y n'y en a pas d'autres, c'est aussi pour se défendre, mais aussi pour changer les mentalités de l'armée, ne pas seulement obtenir le pouvoir, mais changer la société, la faire évoluer.


fleurs pour camarades tombées en martyres YPG-YP
© Sputnik
Sputnik: Pouvez-vous nous raconter comment le bataillon a été formé ?

NA: Quand la révolution a commencé en 2011 dans l'armée de défense il y avait déjà des femmes, pas un nombre aussi important que maintenant, mais ces femmes prenaient déjà leurs places dans cette lutte. Au sein de groupes assez restreins, les femmes avaient leurs forces, et elles ont activement luttaient dans cette armée mixte jusqu'en 2013. Le 4 avril 2013 il y a eu la conférence des forces féminines et à ce moment-là la formation du bataillon a été proclamée. On peut dire que le YPJ, force de défense des femmes, est une force pratiquement autonome au sein du YPG qui est la force de défense populaire. Bien-sûr il y a des liens organisationnels avec le YPG, mais le YPJ a sa propre direction et un système d'autogestion, on prend nos propres décisions, on fait nos plans d'attaques mais il y a également des choses qui sont faites ensemble avec le YPG.

Effectivement au sein des forces de défense populaire il y a 45% des femmes, car les femmes ont besoin aussi de se prouver, et c'est devenu une force d'intérêt, et une force internationale, parce qu'il y a des femmes d'autres origines, qui ne sont pas kurdes. Au sein du bataillon des femmes il y a un aspect idéologique, la construction d'un modèle démocratique, égalitaire, écologique de société, nous nous appuyons surtout là-dessus. Le squelette contient deux niveaux: le squelette militaire et le squelette administratif. Nos forces ont devenues internationales, il y a des femmes de toutes origines qui nous rejoignent, et il y a un statut et un projet qu'il faut accepter. Par exemple il y a des femmes arabes qui font partie du bataillon, et elles sont là à nos côtés à combattre, avec leurs spécificités, mais avec l'objectif de former plus tard un bataillon autonome, donc ce n'est pas seulement l'idée d'être intégrées à nous mais aussi de lutter pour leurs droits.

Sputnik: Comment choisissez-vous vos combattantes? N'importe quelle femme qui veut faire partie du bataillon peut le faire ?

NA: La personne qui veut rejoindre les forces de YPJ trouve toujours les moyens. Il y a beaucoup de personnes qui viennent de l'Occident, mais aussi des femmes d'autres coins du Moyen Orient, d'autres ethnicités que kurdes. Et même les femmes qui sont tombés martyres dans la lutte, sont de toute origine, par exemple Ivana, qui était allemande. Il y a pas mal d'étrangères qui luttent à nos côté.

Sputnik: Est-ce que c'est vrai que les combattants de Daech ont peur d'être tués par une femme ?

NA: Avant tout n'est pas une force musulmane, islamiste. Il y a deux choses au sein de Daech: d'un côté ils utilisent la religion, de l'autre côté ils utilisent la peur pour convaincre ses militants. Quand il a y eu les premiers affrontements avec Daech, beaucoup d'entre eux ont été tués, et sur les corps après nous avons trouvé des cuillères dans la gorge des morts ou des clés, et au début nous ne comprenions pas, et ensuite nous avons capturés plusieurs combattants de Daech et nous avons demandé ce que c'était, ces cuillères et ces clés. Ils ont dit, cette clé est la clé de la porte du paradis et cette cuillère c'est pour aller magner avec le prophète Mahomet. Au début, nous les avons écoutés avec des talkie-walkie. Nous les entendions dire que s'ils étaient tués par une femme ils n'iraient pas au paradis. Et par la suite puisque il y a eu vraiment beaucoup d'affrontements, corps à corps, entre les combattantes de YPJ et Daech, et comme ils ont eu de plus en plus de pertes, là ils ont changé leur version en disant que ceux qui sont tués par des femmes, doivent être brulés, puisqu'on ne peut pas les donner à la terre, car la terre est sacré, donc ils ont fait vite une fatwa pour arranger la chose. Daech est l'ennemie des femmes, car pour eux la femme c'est un objet. La polygamie, les viols collectifs, les meurtres des femmes sont autorisés.

Les harems… ce n'est pas seulement le danger pour les femmes du Moyen Orient, c'est un danger pour toutes les femmes, parce qu'ils n'accordent aucune valeur aux spécificités des femmes, pour eux ce n'est qu'un objet, qu'ils peuvent consommer quand ils en ont besoin, c'est pour cela que le monde entier doit voir ce danger crucial qui comportes en soi ces barbares et terroristes. C'est très dangereux surtout pour les femmes occidentales qui ont décidé de joindre Daech. Elles cherchent à devenir leurs femmes sous un mariage religieux et finalement c'est juste pour assouvir leur instinct. C'est dangereux et humiliant.


Nasrin Abdallah, la commandante en chef des unités de protection des femmes
© Sputnik

Je pense qu'elles cherchent une aventure…mais il faut aussi se dire que dans le système actuel, elles ont des biens, elles se considèrent libres etc mais s'il n'y a pas d'aspect morale et idéologique comme chez Daech, tout cela ne rassasie pas, ils ont toujours faim. Donc je pense qu'elles rejoignent Daech pour l'aventure tout simplement ou se prouver quelque choses. Aussi une fois qu'elles rejoignent Daech, c'est un point de non-retour, car il y a la peur. Imaginez une femme qui est obligée d'assouvir le besoin de dix hommes en une nuit? Même un animal ne pourrait pas faire ça, même juste le corps ne le supporterait pas. Aucune femme ne peut être présentée comme une machine à chaire. Mais ces femmes sont là et même si elles veulent repartir elles ne peuvent pas. Car le prix du départ est la mort.

Sputnik: Comment peut-on prévenir les femmes de ce danger?

NA: C'est important de dire aux femmes qui rejoignent Daech; qu'elles perdent leur identité de femme avant tout. Elles deviennent les meurtriers des femmes elles-mêmes. Il ne faut pas oublier que Daech a tué des milliers de femmes. Daech veut instaurer un système d'esclavage sexuel des femmes. Comment une femme peut tolérer cette idée? Etre avec Daech, avec les meurtriers des femmes, c'est se suicider en tant que femme.

Sputnik: D'après vous, de quoi les combattants de Daech ont-ils peur?

NA: Il faut bien souligner: Daech c'est une armée de morts, de morts-vivants. Parce qu'ils n'ont pas de projets pour la vie, pour donner un peu de sens, un peu de couleur, un peu de gaité. Tout ce qu'ils projettent c'est de mourir et d'aller au paradis. Une armée de morts.

Sputnik: comment éliminer ceux qui ont pour but la mort et en les tuant c'était comme si vous leur aviez donné ce qu'ils voulaient le plus?

NA: Ceux qui se font tuer ce sont des pions, les gens qui se font manipuler. Et il y a ceux qui les poussent sur le terrain. Et ce sont ces personnes-là qu'il faut atteindre et toucher. Il y a des forces derrière Daech. Si on veut éliminer Daech il faut s'orienter vers les dirigeants.

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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Mer 9 Mar - 17:18

commentaire de vlad2 déplacé

en hommage à Sakine Cansiz et à la lutte révolutionnaire militante et militaire des femmes kurdes libres au Kandil

KURDISTAN, LA GUERRE DES FILLES mardi 08 mars à 22h35 (52 min)

De Paris à Kobané, en Syrie, du Kurdistan de Turquie au Sinjar en Irak, une immersion dans le mouvement des femmes kurdes luttant contre Daech, héritières d'une longue tradition de résistance.

Les femmes prennent le pouvoir


Il y a plus d'un an, le monde saluait le courage des femmes kurdes des Unités de défense féminines (YPJ) qui avaient combattu pour libérer la ville symbole de Kobané, en Syrie, du joug djihadiste. Aujourd'hui, kalachnikov en main, elles poursuivent leur résistance massive face à Daech, dans le Rojava, le Kurdistan syrien, comme au Sinjar, en Irak, vaillantes et militantes, des chants partisans aux lèvres. Leur slogan ? "Femmes ! Vie ! Liberté !" Mais cette armée de femmes, formée militairement et politiquement, qui porte haut le projet d'une société affranchie du patriarcat, s'inscrit dans un mouvement de résistance déjà ancien, créé il y a bientôt quarante ans en Turquie autour de Sakine Cansiz. Cofondatrice du PKK, assassinée, avec deux autres militantes kurdes à Paris le 10 janvier 2013, cette icône a inspiré des générations de femmes. Elle est en outre à l'origine des communautés et des camps d'entraînement installés dans les montagnes du Qandil, au nord de l'Irak, qui rassemblent des femmes kurdes de la région mais aussi d'Europe, unies par un même idéal : construire des sociétés démocratiques, multiethniques et multiconfessionnelles pour, peut-être, changer l'histoire du Proche-Orient.

Féminisme vivifiant

Suivant depuis plus d'une décennie ces héroïnes kurdes en treillis, Mylène Sauloy est allée une nouvelle fois à leur rencontre fin 2015, et s'emploie ici à restituer pas à pas leur héritage. Jeunes recrues ou plus anciennes, ces femmes, qui luttent en première ligne contre Daech, défendent dans le même mouvement - et le même sourire -, l'égalité et la parité. Passionnant, ce documentaire en forme d'hommage montre comment une utopie salvatrice s'inscrit sur le terrain. Un féminisme vivifiant, servi par une remarquable maturité politique.

video :

http://www.arte.tv/guide/fr/063685-000-A/kurdistan-la-guerre-des-filles
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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Sam 12 Mar - 16:05


La Turquie, le PKK et Daesh

sous-titres en français

Citation :
"Pour l'Etat turc, le "danger" kurde est toujours plus important que le danger de Daech." Dans ce reportage éclairant, le documentariste Chris den Hond et l'équipe d'InFocus, vont à la rencontre des progressistes kurdes persécutés avec acharnement par le gouvernement d'Erdogan.


La Turquie, son indulgence envers l'Etat islamique et la question kurde. Un reportage de 25 minutes de Johnny Miller. Camera: Chris Den Hond. Traductrice Berivan Akyol. Traduit de l'anglais par Lucas Courtin. Sous-titres : Ronan Dereuder pour Investig'Action.

.
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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Jeu 12 Mai - 17:23


donner, au nom d'un prolétariat idéel auquel on n'appartient même pas,
des leçons françaises au monde entier,
ça suffit !


mise au point

j'ai reçu hier un texte d'ultragauchistes (Lettre à des amis « rojavistes »*), de cette eau qui me devient de plus en plus insupportable. Je les ai envoyé paître, en substance : - vous êtes Kurdes, non ? alors fermez-là. De même ailleurs : vous êtes prolos racialisés, non ? alors taisez-vous, occupez vous de vos fesses et faces de classe-race-genre telles qu'elles sont, depuis ce qu'elles sont, pour ce qu'elles font : donner, au nom d'un prolétariat idéel auquel on n'appartient même pas, des leçons au monde entier, ça suffit !

* une fois n'est pas coutume, je n'éprouve aucun besoin d'importer ce texte, malgré certains points et questions intéressants. Ce groupe est inconnu, ne définit nulle part ce que signifie tkgv, ni d'où il parle ainsi du Rojava comme une situation coupée de toute autre analyse du capitalisme contemporain. Qu'ils aillent au diable avec leurs procédés de commissaires politiques du prolétariat mondial

ce mail circulaire vient de tkgp@riseup.net, dont je ne sais pas même d'où ils parlent, mais je ne souhaite plus qu'ils s'adressent à moi, même en ces termes :

tkgv a écrit:
Cette lettre ne s'adresse pas aux militants qui surfent d'un mouvement à une lutte en fonction du sens des médias pour construire un parti ou une orga. Elle s'adresse à vous, amis et camarades de différentes villes dont nous apprécions les réflexions et le sens critique et partageons souvent les positions, mais avec qui nous pouvons parfois être en désaccord.

je préférerais savoir ce que je partage avec eux et surtout en quoi ils sont en désaccords avec moi, qu'ils n'expriment nulle part, servant ma boîte mail comme d'autres des dépliants publicitaires pour la supérette du coin : des manières de marchands de soupe

Patlotch a écrit:
je ne suis pas votre "ami rojaviste", j'ai des amis kurdes qui meurent là-bas, point barre, sous balles impérialistes, et si je ne soutiens personne comme les gauchistes et libertaires en tous genres, je ne hurle pas avec les loups de l'Occident qui lavent plus blanc, marxistes ultragauche compris : COMPRIS ?

vous êtes kurdes, non ? Alors ailleurs vos leçons de morale française universelle d'ultragauche : nous ne garderons pas ensemble les prolétaires du monde entier

allez vous faire foutre, donneurs de leçons en canapés-lits-couchettes de voyages révolutionnaires virtuels, et cessez de m'envoyer vos réflexions anonymes à deux balles de vieux ados mâles scotchés à la branlitude de leur âme "révolutionnaire", et votre propagande d'un autre âge

en attendant je conchie votre anonymat, votre posture, vos thèses suffisantes de vieux cons qui ignorent ce qu'ils ne savent pas, à commencer d'où ils parlent

faites plus chier, ou prenez les armes et faites votre "révolution" comme vous le sentez, bande de lâches !

je ne vous salue pas


en relation à la nuit tombée « parler de "race" comme ça, comme un cheveu sur la soupe ? »

j'ai rompu avec le milieu (post) ultragauche et de la communisation sur des bases claires : je ne les reconnais pas comme mes "camarades". Je n'ai de camarades et d'amis que participant à des luttes contre le capital, l'impérialisme, les dominations d'État, mâles ou racistes, et en faisant la preuve soit par leurs réflexions théoriques, soit par l'exemplarité de leurs luttes de par le monde, et regardant celles des autres avec les yeux du monde, pas leurs yeux de militants tristes et sectaires, en franchouillards auto-centrés

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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Lun 16 Mai - 9:57


les compagnons à la bouche cousue... de fil blanc

le texte Lettre à des amis « rojavistes » auquel je fais référence ci-dessus circule maintenant "à l'air libre" du net, il est repris par DDT21, non-fides, Marseille Infos Autonomes, Tendance Claire du NPA, Indymédia-Nantes... sans aucun commentaire

joyeux méli-mélo franchouillard : les Kurdes, ça leur fait une belle jambe puisqu'à aucun moment leurs points de vue ne sont pris en compte, tout étant "analysé" de l'extérieur depuis l'indécrottable universalisme français... une raison de plus de me tenir éloigné de ce(s) milieu(x) anarcho extrême- et post-ultragauchistes qui regardent le monde sur leur nombril
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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Ven 24 Juin - 10:19



Des camions brûlés mardi dernier sur un chantier de Saudi Oger à Riyad
Citation :
Les explosions de violence se succèdent depuis plusieurs semaines sur des sites de Saudi Oger en Arabie saoudite, le géant du BTP détenu par l’ex-Premier ministre libanais Saad Hariri. Cause de cette grogne sociale exacerbée : les retards de paiement de salaires qui durent depuis plusieurs mois. Mardi, des salariés ont dégradé des voitures et des camions appartenant à l’entreprise sur un de ses plus grands chantiers, celui des logements de la garde nationale saoudienne à Riyad.

Plusieurs voitures renversées, d’autres ont eu leurs vitres brisées et des camions ont été brûlés… Ces émeutes, qui n’ont pas fait de blessés, témoignent d’une montée croissante de la frustration des employés face à l’enlisement d’une crise sociale dont ils ne voient pas la fin. En début d’année, ils étaient environ 38.000, mais plusieurs milliers ont été ensuite licenciés. Licenciés ou pas, la quasi-totalité continue de subir des retards de paiement qui varient entre quatre et huit mois, selon l’importance du projet géré par Saudi Oger. Ce défaut de paiement s’aggrave d’autres répercussions : depuis que l’entreprise n’est plus en mesure de verser les salaires, les autorités saoudiennes empêchent de renouveler le permis de séjour (iqama) de ses travailleurs étrangers, ce qui entraîne notamment le gel de leurs comptes en banque.


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Lun 18 Juil - 11:49

déplacé hors-sujet (dans Guerre au terrorisme)

vlad2 a écrit:
La grande restructuration mondiale de l'été 2016 à l'oeuvre en Turquie

Erdogan sauvé par Poutine ?

le bras de fer Gulen / Erdogan dans l'Etat turc a éclaté lors du coup d'état failli, l'intervention invisible de la partie russe a permis son échec :


Citation :
July 17, 2016
Turkish Leader Praises Putin For Saving His Live—But Vows “Revenge” On Obama

http://www.whatdoesitmean.com/index2073.htm

"Why They Didn't Fire Is A Mystery" - Coup Pilots Had Erdogan's Plane In Their Sights And Did Nothing

by Tyler Durden Jul 17, 2016 2:18 PM

http://www.zerohedge.com/news/2016-07-17/why-they-didnt-fire-mystery-coup-pilots-had-erdogans-plane-their-sights-and-did-noth

La neutralisation des B61 Us à bombe nucléaire,sur la base d'Incelik,fut le moment le plus chaud et le moins médiatisé.

Purge au sein de l'Etat turc des éléments pro Gulen ou /et pro US

Citation :
Les autorités turques ont "limogé" huit mille policiers

Huit mille policiers ont été mis à pied dans l'ensemble de la Turquie, dont Istanbul et la capitale Ankara, a déclaré lundi un haut responsable turc. Ankara leur reproche leurs liens présumés avec le putsch manqué de vendredi soir.

Près de 3000 militaires et autant de juges et de procureurs ont d'ores et déjà été placés en détention provisoire dans la foulée du putsch avorté.

Ces arrestations rapides depuis vendredi laissent penser que le gouvernement disposait, au préalable, d'une liste à cette fin, a estimé lundi le commissaire européen à l'Elargissement, Johannes Hahn.

"On a au moins l'impression que quelque chose avait été préparé. Les listes sont disponibles, ce qui laisse penser que cela était préparé pour servir à un moment ou un autre", a ajouté Johannes Hahn. "Je suis très préoccupé. C'est exactement ce que nous redoutions", continue le commissaire qui, de par ses attributions, s'occupe de la candidature de la Turquie à l'UE.

Federica Mogherini, la haute Représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère et de sécurité commune, a demandé pour sa part au gouvernement turc de ne pas prendre de mesures qui contreviendraient à l'ordre constitutionnel.

(ats / 18.07.2016 09h53)  

http://www.romandie.com/news/Les-autorites-turques-ont-limoge-huit-mille-policiers/721431.rom




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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Lun 18 Juil - 11:56


dndf a écrit:
Ces pages ont été écrites il y a un peu plus d’un an dans le cadre de la rédaction d’un ouvrage sur les turbulences qui affectent le Proche et le Moyen Orient (inachevé). Il ne s’agit pas d’une analyse directe des événements actuels en Turquie mais elles peuvent fournir un éclairage intéressant sur eux.

le texte de RS à lire chez dndf


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Mar 19 Juil - 17:13


le dessous des cartes de l'intensification mondiale de la lutte des classes, la focale turque  ?


Citation :
Les tensions entre Washington et Ankara se sont accrues concernant la guerre civile de cinq ans en Syrie, où le gouvernement Erdo&;an a jusqu'à présent fonctionné comme un des principaux soutiens des milices islamistes utilisées comme force par procuration par les Etats-Unis dans sa guerre de changement de régime. Ankara a de plus en plus mal vu le fait que les Etats-Unis s’appuient sur les forces kurdes syriennes. Il craint que les succès militaires des Kurdes en Syrie ne renforcent les revendications d'autonomie kurde en Turquie même.

La guerre à ses portes imposant à la Turquie des coûts politiques et économiques de plus en plus forts, Erdo&;an a présenté ses excuses à la Russie le mois dernier pour avoir pris en embuscade et abattu un avion russe en novembre 2015. La tentative de rapprochement avec la Russie comprendrait des discussions sur un règlement politique en Syrie hors du contrôle du gouvernement américain.

Selon certaines informations, Erdo&;an aurait même menacé d’accorder aux avions de combat russes l'accès à la base aérienne stratégique d'Incirlik, au lieu des avions américains; les États-Unis maintiennent sur cette base leur plus grand stock d'armes nucléaires en Europe. Le commandant turc de la base aurait été un des leaders du coup d'Etat et se trouve à présent en détention.

Le journal britannique Daily Telegraph a expliqué à propos des tensions grandissantes entre Washington et Ankara dans les semaines précédant la tentative de coup d'Etat:

« M. Erdo&;an a soudain lancé le mois avant le coup d'Etat une spectaculaire révolution diplomatique. Son gouvernement avait successivement réparé ses relations avec la Russie, l'Egypte et Israël. Du jour au lendemain, la description par M. Erdo&;an de Poutine, Sissi et Netanyahu comme des assassins était oubliée. Puis, à la veille du coup d'Etat, le nouveau premier ministre turc avait même parlé de renouer les relations avec la Syrie. »

« En même temps, les relations avec les Etats-Unis sont en chute libre. Le Pentagone a été surpris d’apprendre que le gouvernement turc avait inclus les avions et les drones américains opérant de la base aérienne d'Incirlik contre l'EI dans la « zone d’exclusion aérienne » imposée au-dessus de la Turquie après le coup. Pire encore, l'électricité a été coupée sur la base aérienne. Ensuite, le commandant de la base a été arrêté, ce qui a déclenché une vague de rumeurs en Turquie selon lesquelles il était « l’intermédiaire » entre les putschistes et le Pentagone. Cela peut être rejeté du revers de main à l'étranger, mais c'est bien un symptôme du degré d’aliénation de la base de soutien de M. Erdo&;an vis-à-vis de son allié américain. »

Quelles que soient les tensions et les conspirations précises ayant conduit à ces événements, la question qui se pose clairement est: la Turquie est-elle le seul pays de l' OTAN où la menace d'un coup d'Etat militaire est à l'horizon politique? Les développements récents suggèrent que la chaîne a peut-être cédé à son maillon le plus faible, mais c’est bien la chaîne qui est brisée et la menace est universelle…

http://www.wsws.org/fr/articles/2016/jul2016/pers-j19.shtml


Poutinus abracadabrus

Citation :
19 Juillet 2016 , Rédigé par Observatus geopoliticus
Publié dans #Moyen-Orient, #Russie, #Etats-Unis

Comment diable fait-il pour toujours retomber sur ses pattes ? Deux nouvelles d'importance hier, qui sont du pain béni pour le maître du Kremlin :
. l'armée syrienne avance dans le nord de la province de Lattaquié, près de la frontière turque, contre les djihadistes théoriquement soutenus par Ankara.
. Kerry a ouvert la porte à une possible exclusion de la Turquie de l'OTAN si le sultan ne respecte pas l'Etat de droit lors de sa purge !

Point commun : la Turquie. Méthode : laisser l'adversaire se lancer et lui faire une planchette japonaise. Ipon……

http://www.chroniquesdugrandjeu.com/2016/07/poutinus-abracadabrus.html


Le coup d'Etat improvisé et failli,s'est declenché dans la panique d'être stoppé avant d'avoir lieu ,le contre compte à rebours avait commencé en décembre 2015… avec l'avertissement russe du coup en préparation.

Certains des généraux et commandants qui ont été arrêtés savaient qu'ils allaient être mis à pied lors du prochain conseil militaire. Ils savaient qu'ils étaient sur la liste, d'une certaine manière ils ont vu (le putsch) comme la dernière possibilité d'empêcher cela.

Citation :
Turquie : absurde d'accuser Erdogan d'avoir orchestré le putsch

Istanbul - Il est totalement absurde d'affirmer que le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en scène le coup d'Etat de vendredi dernier pour renforcer son pouvoir, a déclaré mardi son porte-parole à la presse, en réponse à des rumeurs persistantes.

Si ce n'était pas un coup d'Etat, alors qu'est-ce qu'un coup d'Etat', a demandé Ibrahim Kalin, c'est comme si on affirmait que le 11-Septembre (2001) a été orchestré par les Etats-Unis ou les attentats de Paris (en janvier et novembre 2015) et de Nice (le 14 juillet) par le gouvernement français.

Certains des généraux et commandants qui ont été arrêtés savaient qu'ils allaient être mis à pied lors du prochain conseil militaire. Ils savaient qu'ils étaient sur la liste, a poursuivi le porte-parole, d'une certaine manière ils ont vu (le putsch) comme la dernière possibilité d'empêcher cela.

Interrogé sur la demande d'extradition du prédicateur Fetullah Gülen en cours de préparation par le ministère turc de la Justice, le porte-parole a expliqué que si les Etats-Unis, où il s'est exilé, insistent pour le garder (...) beaucoup vont penser qu'il est protégé par les Etats-Unis.

Nous aimerions que les Etats-Unis agissent sur ce dossier, nous aimerions voir une coopération de la part des Etats-Unis sur cette question, a déclaré M. Kalin qui s'exprimait à Istanbul.

Peu avant, le Premier ministre Binali Yildirim avait indiqué que la Turquie avait envoyé quatre dossiers aux Etats-Unis pour (demander) l'extradition du terroriste-en-chef au sujet de Fetullah Gülen, la bête noire du président Erdogan, accusé d'être derrière la tentative de coup d'Etat.

(©AFP / 19 juillet 2016 16h20)

http://www.romandie.com/news/Turquie--absurde-daccuser-Erdogan-davoir-orchestre-le-putsch/721895.rom


Citation :
19.07.2016 Author: Jim Dean

Turkey Gets Two Coups for the Price of One

“People never lie so much as after a hunt, during a war or before an election.” ~ Otto von Bismarck

The Turkish military coup caught the world by surprise when it was triggered in the middle of some major shifts in Erdogan’s foreign policy. The classic number one question of “why now?”, has yet to be answered. But the number two question of “Who benefits?” already has. Mr. Erdogan does.

Following the ill-prepared and executed keystone cops’ coup attempt that we watched most of Friday night and Saturday morning, we are now seeing Erdogan’s counter coup roll forward with power and precision, almost as if following a prepared plan. He has openly declared he is going to clean out all supporters of the coup, but we know that really means cleaning out all of his democratic opposition.

http://journal-neo.org/2016/07/19/turkey-gets-two-coups-for-the-price-of-one/


Situation menaçante inchangée, à la base aérienne d'Incirlik,

"Les bombes à hydrogènes en Turquie attendent que les malfaiteurs les utilisent"

17:30 18.07.2016(mis à jour 18:52 18.07.2016) URL courte
83002224

Selon un magazine américain, le coup d'État en Turquie témoigne d'une situation sécuritaire instable sur la base aérienne d'Incirlik, disposant d'un important stock d'armes nucléaires.

Le commandant de la base aérienne d'Incirlik arrêté en Turquie

https://fr.sputniknews.com/international/201607181026779649-turquie-armes-nuclaires-base-incerlik/

Les médias du moyen orient commentent dubitatifs :

Citation :
18.07.2016 Author: Yuriy Zinin

Russian-Turkish Reconciliation as Seen from the Middle East

Recent improvements in the bilateral relations between Russia and Turkey have provoked intense discussion among analysts and media experts across the Middle East.

Ankara, in the opinion of local commentators, has paid a high price for the downing of the Russian SU-24 over Syria. President Tayyip Erdogan, according to Arab commentators, “is not used to recognizing his mistakes,” yet he “drinks the bitter cup of apology.”

The UAE newspaper Al Khaleej is convinced that Moscow acted wisely in this situation, while refraining from reckless steps and spontaneous claims, choosing the path of applying economic pressure on Ankara.
Many analysts have noted that bilateral relations between Moscow and Ankara regarding the situation in Syria, have become a point of intersection of different geopolitical interests of external forces.

http://journal-neo.org/2016/07/18/russian-turkish-reconciliationas-seen-from-the-middle-east/


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MessageSujet: Re: TURQUIE, KURDISTANS... SYRIE...    Mar 19 Juil - 17:43

vlad2 a écrit:
le dessous des cartes de l'intensification mondiale de la lutte des classes, la focale turque ?

désolé de te contredire si souvent, vlad2, d'autant que pour une fois je devrais te féliciter de poster dans le bon sujet  Rolling Eyes

où vois-tu une « intensification mondiale de la lutte des classes » ?, et en quoi les articles que tu apportes, ou la situation en Turquie, en montreraient « le dessous de cartes » ? Dans ce cas, autant dire que tout est dans tout, que le tout est "la-lutte-de-classes", et qu'il y a toujours un dessus et un dessous des cartes pour nous le cacher ou le révéler, auquel cas on établit ce lien et on le montre, mais ici je ne vois pas même ce que tu veux dire

c'est déjà assez complexe à démêler, à quoi bon poser des questions qui rajoutent à la confusion ?

s'il y avait des questions à poser, ce pourrait être : À quoi correspond ce moment turc, pour la Turquie, et dans le contexte mondial ? Comment un coup d'État raté peut en produire un réussi de la part d'Erdogan ? (les mesures prises s'apparentent à celles d'un coup d'État par le pouvoir en place lui-même, une sorte de '18 Brumaire' d'Erdogan). Il y a les questions posées indirectement par le texte de RS, Turquie : Erdogan, Gülen et la bourgeoisie pieuse et… l’armée, l'affrontement entre clans de la bourgeoisie en relation avec la modernisation capitaliste de l'Islam, par exemple...
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