PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?

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MessageSujet: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Lun 30 Nov - 0:23

à construire, mais gratuitement sans trop se dépenser
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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Ven 11 Déc - 4:47





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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Ven 11 Déc - 5:10



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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Ven 11 Déc - 5:19






Etats acheteurs de terres ; Pays cibles des acquisitions de terres ; pressions sur les terres
The new « scramble for land »

La globalisation foncière, nouvel enjeu de la mondialisation Alain Nonjon  Espace prépas n°134 nov.-2010

Depuis 2006, ce sont près de 30 M ha de terres, l’équivalent de la SAU (Surface Agricole Utile) française, qui ont fait l’objet de transactions dans le monde. L’hectare devient un actif à la mode. Des financiers comme George Soros, des fonds spéculatifs comme Altima ou Quantum font de la terre leur placement spéculatif favori face à la volatilité des marchés céréaliers. La variété et l’imprécision des chiffres fournis donnent la mesure du phénomène : peut-on parler de 20 M ha, comme l’évaluent la Banque mondiale et la FAO (Food and Agriculture Organisation) ? De 10 M ha cédés dans le seul sud du Sahara en 2008, de 30 M ha ou de 45 M ha en 2009 dans cette même zone ? Ces seules imprécisions valent aveu de confusion, de précipitation sur cette nouvelle richesse. Après le pétrole, les minerais, les terres rares, les minerais stratégiques : les terres agricoles à cultiver, voilà le nouveau mot d’ordre ! Cet article est illustré d’une carte.

Dans le cadre de ses synergies géopolitiques, le Diploweb.com vous présente un article d’Alain Nonjon publié sous le titre "La globalisation foncière, nouvel enjeu de la mondialisation" dans le n°134 d’Espace prépas (nov.-2010).

Citation :
La nouvelle équation alimentaire

. Le monde vit encore sous la menace de la crise alimentaire de 2008, malgré les bonnes récoltes enregistrées en 2008 et en 2009. Fin 2009, trente-et-un États étaient encore inventoriés comme des États en crise agroalimentaire par la FAO. La martingale de l’échec alimentaire est en place : stocks de niveau très moyen (517 Mt de céréales, du riz et du maïs surtout) ; achats purement spéculatifs face à l’hésitation des marchés financiers (sur la seule décennie 1997-2006 : hausse de 15 à 40 % pour le blé, le maïs, les céréales secondaires et les huiles végétales) ; petits agriculteurs en mal de soutiens et prix artificiellement élevés.

. Il n’y a aucune raison pour que cette tendance ralentisse avec l’accroissement démographique mondial, la poussée inexorable des classes urbaines dans les pays émergents de plus en plus exigeantes en termes nutritionnels, le déversement urbain dans des zones fertiles des deltas ou encore l’augmentation du coût des transports, appelant à une diversification des ressources. Les catastrophes naturelles, les déficits mauritaniens ou somaliens, les problèmes structurels de transports sont autant de rigidités difficilement levées.

. D’ici à 2050, la production agricole devra croître de 70 % pour répondre à l’augmentation des besoins de la population. La pression est à la mesure de la pénurie de terres cultivables dans le monde, de leur inégale répartition, de la faible augmentation des terres plantées et cultivées (1,5 Md ha, soit 10 % des terres émergées, avec un jeu à somme nulle entre les terres défrichées et conquises sur la forêt — comme au Brésil, en Indonésie ou en Afrique — et celles perdues par l’érosion), la salinisation de terres mal irriguées, les besoins urbains, le réchauffement climatique et les besoins croissants tant agricoles (biocarburants) qu’énergétiques ou industriels. En rang désordonné, des pays anticipent donc ces pénuries et se lancent dans la quête de terres…

. Le phénomène est ancien : dès le XIXe siècle, l’achat ou la location de terres ont été à la base de l’essor des cultures spéculatives de plantation, avec une domination directe ou indirecte (United fruit). L’expression « république bananière » n’avait d’autre objet que la désignation de ces territoires vassalisés par des multinationales alimentaires. Mais le mouvement observé aujourd’hui a trois spécificités : la diversité des pays impliqués (Libye, Chine, Corée du Sud), celle des organismes mobilisés (fonds souverains, sociétés privées) et des contrats signés, sa rapidité et son caractère planétaire. Il ne s’agit pas à proprement parler de stratégie nationale mais de stratégies privées cautionnées, ou carrément encadrées, par des États.

. La Chine en est un acteur essentiel. Avec 7 % des terres arables, elle doit nourrir 22 % de la population mondiale. Résultat ? Une quarantaine de sociétés agricoles chinoises sont implantées dans trente nations sur les cinq continents. Près de 400 km2 de terres kazakhes ont ainsi récemment été cédées à Pékin. Ces fermes produisent surtout les denrées qui manquent en Chine : riz, soja et maïs notamment.

. L’Arabie saoudite troque pétrodollars contre terres : elle veut réviser des programmes pharaoniques intérieurs d’autosuffisance alimentaire. Seule alternative ? Cet impérialisme foncier. Malgré un excédent céréalier, l’épuisement des nappes phréatiques et la pression sur des nappes fossiles ont fortement incité le royaume saoudien à réduire la portée de ces programmes et à aller chercher le complément… au Soudan.

. La Corée du Sud mobilise ses chaebols pour racheter des terres à Madagascar ou en Argentine. Le Japon, par des accords de swaps, troque une partie de la dette de certains pays latino-américains contre des terres. Les fonds souverains, nouveaux acteurs de la finance mondiale, deviennent des acteurs de ces marchés fonciers, conseillés par des sociétés spécialisées comme la Bidwells Property, société britannique d’expertise foncière.

. L’Afrique subsaharienne, et particulièrement le Soudan, Madagascar, le Mozambique, le Mali et l’Ouganda, deviennent des proies faciles. L’Éthiopie, terre de famine, regarde du côté des acheteurs du Golfe. Selon les données de l’ONG espagnole GRAIN, c’est sur ce continent que sont acquises les 2/3 des terres. En Ukraine, des investisseurs peuvent même louer des terres (Morgan Stanley : 40 000 ha ; Renaissance Capital, un hedge fund russe : 300 000 ha). L’Argentine offre des opportunités, mais dans cette « globalisation foncière » (M. Foucher), des États comme la Malaisie, l’Indonésie ou les Philippines ouvrent aussi de bons placements.

Les risques d’une nouvelle colonisation

Cette course à la terre peut être assimilée à un néocolonialisme économique. Jacques Diouf, directeur général de la FAO, dénonce « l’émergence d’un pacte néocolonial pour la fourniture de matières premières, sans valeur ajoutée pour les pays détenteurs des sols ». Les nombreux contrats, les baux emphytéotiques (de très longue durée) sont flous. Les contreparties des compagnies et des États étrangers venant acquérir des terres sont distribuées en pointillé. L’agrobusiness peut, une fois de plus, expulser l’agriculture vivrière paysanne et accélérer l’exode rural alors que les villes africaines explosent déjà… Un tel impérialisme foncier fait débat :

. Comment évaluer les terres disponibles alors que le problème du droit à la terre n’est pas déjà pleinement réglé et comment faire cohabiter, comme c’est souvent le cas, des titres de propriété formels et des droits coutumiers d’usage, ou encore concilier la capture de terres et la préservation de la biodiversité ?

. Comment ne pas exclure les communautés paysannes en facilitant les rachats de terres par des groupes étrangers ? Comment éviter l’accélération de l’exode rural et donc la perte de repères familiaux et tribaux et écarter les risques de résistance plus ou moins organisée, comme à Madagascar où, malgré les promesses de Daewoo Logistics, les 1,3 M ha cédés seront exploitées sur un mode intensif (4 hommes et une hypermécanisation remplaceront 2 000 familles pour gérer 1 000 ha !) ?

. Comment les États gardes-barrières, souvent corrompus, vont-ils pouvoir gérer ces intrusions ? Le classement de certains pays concernés par Transparency International fait craindre que rachat rime avec prébendes et corruption. La loi peut être détournée : la législation malgache interdit à un opérateur étranger d’acheter plus de 2,5 ha, mais Daewoo Logistics y a conclu un contrat de location de 99 ans sur 1,3 M ha ! Au Pérou, au Mexique et au Brésil, les règles du jeu sont mieux définies.

. Comment ne pas voir que cette appropriation de terres s’intègre à des logiques impériales, comme lorsque la Libye et la société Malibya Agriculture investissent au Mali, dans le Delta intérieur du Niger, avec, en arrière-plan, le rêve d’une grande Libye de Mouammar Kadhafi, le roi des rois d’Afrique ?

. Comment choisir entre une extraversion des productions ou un partage, surtout dans des pays où la situation alimentaire est particulièrement délicate (au Pakistan, 45 M de personnes vivent dans l’insécurité alimentaire à l’heure où des terres vont être louées à l’Arabie saoudite…) ?

Quelles règles pour ce Monopoly des terres agricoles ?

. En 2011, sous la présidence française, le G20 devrait aborder ces problèmes. Un « code de bonne conduite » (acteurs responsables, assurance de sécurité alimentaire pour la population, transparence, etc.), comme celui édité en septembre 2010 par la Banque mondiale, paraît utile, même s’il ne sera pas suffisant. Une autre voie est explorée, celle du contract farming, qui établit un contrat de longue durée et évite l’achat de terres et la disparition des droits d’usage. Encore faut-il savoir comment garantir les principes énoncés.

. Pour autant, l’avenir de l’agriculture mondiale et les projets d’indépendance alimentaire ne dépendent pas de cette nouvelle course aux terres. L’avenir est plutôt dans un soutien à l’agriculture. Au Malawi, l’État, en prenant ses droits, a amélioré la situation en phase avec l’objectif fixé à Maputo en 2003 d’accorder, a minima, 10 % du budget national à l’agriculture. Les aides au développement devraient reprendre le chemin de l’agriculture (18 % de l’APD — Aide Publique au Développement — en 1980, contre 5 % en 2010). La recherche d’une deuxième révolution verte plus diversifiée en Afrique apportera aussi des solutions.

L’amélioration des techniques devrait également porter ses fruits, surtout lorsque l’on sait que l’Afrique consomme 8 kg d’engrais à l’hectare. Mais le combat concernera aussi sur les structures agricoles : transactions, formation, commercialisation et mobilisation des banques locales. Enfin, il faudrait regarder du côté du commerce international où subventions des uns et protection démantelée des autres mènent à la lente régression de l’agriculture, parallèlement aux gaspillages. Ce sont là les véritables pistes du futur pour adapter production et consommation mondiale et les seules voies pour nourrir 9,1 milliards d’humains en 2050 – contre 6,8 aujourd’hui – en lieu et place de ce Monopoly foncier (Virginie Raisson, 2033, Atlas des futurs du monde).

Mais il y a urgence : « Tout peut attendre, excepté l’agriculture… » Jawaharlal Nehru, 1948.

Copyright Novembre 2010-Nonjon/Espace prépas n°134




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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Ven 18 Déc - 13:14


multinationales et PIB des États





Ces entreprises plus fortes que les États Franck Dedieu et Béatrice Mathieu L'Express-L'Expansion  30/04/2013

Face aux multinationales, les nations [sic], lestées de dettes et minées par le chômage, semblent de plus en plus désarmées. Enquête sur une lame de fond qui met à mal leur crédibilité, et celle des politiques


Des groupes à la puissance financière démesurée défient les gouvernenents.
Dans l'affaire Florange, Lakshmi Mittal, le patron du n°1 mondial de l'acier,
a fait peu de cas des sommations de François Hollande

REUTERS/Thierry Roge

Citation :
Il faudrait peut-être penser à tourner la saison 2 du Léviathan, de Thomas Hobbes. Dans son oeuvre majeure, publiée au milieu du xviie siècle, le grand philosophe anglais représente l'Etat sous les traits du monstre marin, toujours prompt à déployer ses omnipotents tentacules pour asservir le commerce, la finance et l'industrie. Autres temps, autres rapports de force. Aujourd'hui, l'ignoble "serpent tortueux" du livre d'Isaïe s'est métamorphosé en une indolente couleuvre et le Léviathan-Etat en... Léviathan-SA. Car ce sont désormais des sociétés anonymes, mais présentes aux quatre coins du monde, des multinationales aux puissances financières démesurées qui défient les Etats, même les plus grands.  

Quelques chiffres éclairent sur cette inversion des "valeurs" :

début 2013, Apple pesait en Bourse l'équivalent du budget de la France ou la somme des PIB roumain, hongrois, slovaque, croate et lituanien.

Le seul chiffre d'affaires de la compagnie pétrolière anglo-néerlandaise Royal Dutch représente l'activité de tout le Royaume-Uni pendant deux mois et demi.

Sur le front de l'emploi - le nerf de la guerre, en ces temps de chômage -, les multinationales alignent d'impressionnantes armées

Fort de ses 2,1 millions de salariés, le plus gros employeur privé du monde, le distributeur américain Wal-Mart, fait jeu égal avec l'armée populaire chinoise (2,3 millions).

Nul besoin en fait de former de telles troupes pour faire plier le souverain. Les 20 000 métallos français employés par ArcelorMittal autorisent le patron à quelques bravades et promesses non tenues à l'endroit des gouvernements Fillon et Ayrault.

Une toile opaque de filiales et d'échanges de capitaux

Mais l'influence de ces groupes ne se mesure pas seulement avec une calculette. Ils tissent une toile extrêmement serrée et opaque de filiales et de relations capitalistiques. En 2011, trois chercheurs de l'Ecole polytechnique fédérale de Zurich publient une étude "explosive" sur les participations de 43 000 sociétés transnationales : ils révèlent ainsi que 737 firmes contrôlent à elles seules 80 % du total. Or ces entreprises tentaculaires dépensent des sommes folles en lobbying pour tenter d'imposer leurs normes et d'infléchir la réglementation. Quitte à prendre elles-mêmes le stylo pour écrire leurs propres lois. Et quand un Etat un brin récalcitrant bombe le torse pour imposer de nouvelles règles, elles n'hésitent pas à porter leurs différends devant la justice.  

Leurs chiffres d'affaires rivalisent avec des PIB




hors article

Une étude de l'ONG belge Corporate Europe Observatory dénombre quelque 450 cas d'arbitrage entre un Etat et une entreprise dans le monde en 2011, contre seulement 38 en 1996. Des "attaques" permises par les clauses dites "investisseurs-Etat" inscrites dans la plupart des accords de libre-échange entre pays, et qui autorisent une entreprise à poursuivre en justice un Etat dès lors qu'elle juge que son investissement est floué par une modification de la loi. Ainsi, le géant suédois de l'énergie Vattenfall, un des principaux gestionnaires du parc nucléaire outre-Rhin, exige aujourd'hui 3,5 milliards d'euros à l'Etat allemand après sa décision de sortir, à terme, de l'atome...  

Quel affront ! Mais, au fond, à qui la faute ? Aux patrons des multinationales, tentés de mettre au diapason leur pouvoir avec leur puissance ? Aux Etats, surtout. Ils ont organisé leur propre abdication. "Présenté comme hyperpuissant, Google ne pèse rien en Chine parce que Pékin a dit non !" s'emballe Jean-Louis Beffa, ancien président de Saint-Gobain. Endettés et affaiblis, les Etats tentent malgré tout aujourd'hui de reprendre le contrôle. Par quels moyens ? Les coups de gueule d'un Montebourg relèvent davantage de la rodomontade que d'un véritable renversement de pouvoir. Il faut dire que, pour certains grands groupes, notamment bancaires, le joker du "Too big to fail" est extrêmement efficace.  

"L'hypertrophie bancaire a piégé les Etats. D'une part, les banques sont trop grosses pour qu'on les laisse tomber en cas de problème et, d'autre part, en encadrant trop strictement leur activité, on risque de freiner le financement de l'économie", déplore Sylvie Matelly, directrice de recherche à l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris). Reprendre le contrôle de la politique industrielle se révèle aussi plus compliqué que prévu.  

Des patrons infiniment mieux payés que de dirigeants politiques

Citation :
Tim Cook (Apple): 378 millions de dollars

Lawrence Ellison (Oracle): 77,5 millions de dollars

Maurice Lévy (Publicis): 25,4 millions de dollars

Lee Hsien Loong (Singapour): 1,7 million de dollars

Barack Obama (États-Unis): 400.000 dollars

Angela Merkel (Allemagne): 280.000 dollars

François Hollande (France): 200.000 dollars

Rémunération 2011 (Sources: Fortune, Proxinvest)


"Chaque pays doit avancer avec ses champions nationaux"

Que peut faire la puissance publique quand les ingrédients qui entrent dans la fabrication d'un pot de yaourt parcourent des milliers de kilomètres avant d'arriver chez le consommateur ? "Dans l'automobile, la chaîne de valeur est tellement éclatée et fragmentée que les Etats ne peuvent plus mettre en place une politique de filière. Cette notion est vide de sens", analyse froidement Dominique Guellec, le responsable du service des politiques d'innovation à l'OCDE. La solution passe, évidemment, par plus de coopération entre Etats.  

Le vote récent des parlementaires européens en faveur d'une résolution sur la reprise des sites rentables en Europe va dans le bon sens, mais la mesure tient surtout de la symbolique. "Organiser une association d'Etats contre les multi-nationales ne servirait pas à grand-chose. Il faut accepter la compétition entre Etats, mais chaque pays doit avancer avec ses champions nationaux en guise de fantassins", suggère l'ancien patron de Saint-Gobain. Après tout, les nations qui s'en sortent le mieux dans la mondialisation ont agi de la sorte avec leur fleuron industriel : la Chine, la Corée du Sud ou l'Allemagne. Paradoxalement, le meilleur moyen pour les Etats de dompter les multinationales serait de s'en rapprocher.







une remarque faite ici : LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?


critique radicale du capitalisme :

tout est à reconstruire




sans être très avancé dans la critique de l'économie politique, le caractère entrelacé, d'une part de la géopolitique des États-nations ou États-alliances, leur fonction d'Etat capitaliste nationale et globale, d'autre part la dimension transnationale des firmes dites "multinationales", interdit à mon sens de pouvoir penser l'économie politique actuelle du capitalisme pays par pays, seraient-ils les plus puissants

je ne comprends littéralement pas comment des héritiers de Marx tels que Bruno Astarian ou Mylène Gaulard ont pu se lancer dans des spéculations sur l'avenir de la Chine capitaliste, ou pire la possibilité d'un capitalisme chinois endogène, comme si la question pouvait se poser dans le capitalisme globalisé comme en 14, si j'ose dire...

pour construire une théorie en corpus, je ne prétends pas être le plus avancé, d'autant que ce n'est pas mon objectif, mais pour voir ce qui manque aux unes ou aux autres, leurs apories, ou ce qui cloche définitivement, on peut me faire confiance : je suis, contrairement à tous ces "théoriciens", de formation scientifique, pas littéraire ou philosophique, et j'ai assez de bases en mathématiques et en logique formelle ou dialectique pour savoir ce qu'est une démonstration par l'absurde et l'absurdité de certaines thèses sur la "communisation", dont elles ont fait leur preuve avec un aplomb confondant, et la fuite courageuse de toute discussion, après avoir affirmé :

Citation :
La diversité et les oppositions internes, pour ne pas dire les conflits, au sein de ce courant communisateur sont définitoires de son existence et elles doivent être reconnues.

Adresse de Meeting, revue internationale sur la communisation


qu'on s'en inquiète ou s'en rassure





à partir de là, j'estime que le bilan des "marxistes" de tous bords, "économistes" ou "théoriciens", est globalement atterrant. On peut ramasser des morceaux ici ou là, comme je ne manque pas de le faire, mais cela ne se construit pas tout seul en cohérence, et quoi qu'il en soi, je prétends que ma démarche méthodologique est bien plus globale, précise et cohérente, et de plus, cerise sur le gâteau proche de celle de Marx

car en réalité, sans faire table rase des acquis, il faut tout reprendre pour vérifier ce que nous avons dans les mains et sous les yeux : tout est à reconstruire !

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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Jeu 7 Jan - 9:56


« le blé est beaucoup plus important que le pétrole...»


2010 source



Géopolitique du blé, quelles spécificités et quels acteurs ? Pierre VERLUISE, Sébastien ABIS, Selma MIHOUBI, le 7 janvier 2016

Sébastien Abis est administrateur au Secrétariat général du Centre international de hautes études agronomiques méditerranéennes (CIHEAM), chercheur associé à l’IRIS. Pierre Verluise, Docteur en Géopolitique est Directeur du Diploweb.com. Selma Mihoubi, Doctorante en Géopolitique (IFG) a filmé et monté l’entretien, réalisé dans le cadre d’une conférence géopolitique Diploweb.com / GEM

Citation :
Vidéo. La géopolitique du blé est un élément méconnu de la stabilité des Etats et la paix dans le monde. Avec passion, S. Abis en apporte une lecture vivante et dynamique. Cette vidéo peut illustrer aisément une formation ou un cours. (15 minutes)

Sébastien Abis répond aux questions suivantes :

. En quoi le blé est-il un enjeu central dans le monde actuel ?

. Quelles sont les idées fausses sur la géopolitique du blé ?

. Quelles sont les spécificités de la géopolitique du blé ?

. Quels sont les acteurs de la géopolitique du blé ?

. Quels sont les événements récents et notables autour de la géopolitique du blé ?


vidéo conseillée


Sébastien Abis a notamment publié Géopolitique du blé, un produit vital pour la sécurité mondiale (IRIS Editions /Armand Colin, 2015)

Citation :
L’agriculture est une composante essentielle de l’agenda stratégique international. Activité ancestrale, elle continue de déterminer l’avenir du développement humain. La sécurité alimentaire conditionne, en effet, la stabilité des États et la paix dans le monde. Nourrir une population en croissance, dans un contexte de raréfaction des ressources et de transformation des rapports de forces économiques entre les puissances, constitue l’un des enjeux les plus complexes de ce siècle.

Les céréales sont l’illustration parfaite de cette dimension stratégique des questions agricoles. Le blé, plus particulièrement, incarne à quel point une matière première alimentaire détermine la sécurité mondiale et l’évolution des relations de pouvoir entre les rares pays qui en produisent et ceux, bien plus nombreux, qui ont recours aux marchés internationaux pour satisfaire leurs besoins. Car c’est avec le blé que l’alimentation de base des populations s’est construite dans le temps. Quand il vient à manquer, c’est l’agitation et la peur. Il retrouve, le cas échéant, toute sa centralité politique.

Le blé entre chaque jour dans la vie de milliards d’individus. Alors que sa consommation se mondialise, il reste très inégalement réparti sur la planète. Face à ces dynamiques sociodémographiques et à ces disparités territoriales, le rôle du commerce s’amplifie et les stratégies des acteurs s’affirment. Aux défis de sa production s’ajoutent ceux du transport et des investissements nécessaires pour que les récoltes en blé puissent suivre la progression de la demande et anticiper les prochaines ruptures climatiques ou géopolitiques.

Explorer cette face cachée de la mondialisation dans des temps longs et sur plusieurs continents pour révéler la permanence du pouvoir du blé, telle est la méthode proposée par ce livre, qui rappelle avec force le caractère stratégique de l’agriculture.





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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Mar 19 Jan - 8:18

LE KRACH MONDIAL RAMPANT DE 2016 VICTIME DU TERRORISME MÉDIATIQUE ? [...]

la catégorie "Chiffres d'un monde en crise" étant davantage réservée à des statistiques... commentaire déplacé dans  ÉCONOMIE POLITIQUE, quand tu nous tiens : et la CRISE ? NOUVELLE RESTRUCTURATION du CAPITALISME ?
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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Mar 19 Jan - 10:48

ART DE LA GUERRE MONETAIRE ET ECONOMIQUE ou dépossessions sans limites – essai d’une vision à long terme (hors lutte des classes !!) [...]

la catégorie "Chiffres d'un monde en crise" étant davantage réservée à des statistiques... commentaire déplacé dans  ÉCONOMIE POLITIQUE, quand tu nous tiens : et la CRISE ? NOUVELLE RESTRUCTURATION du CAPITALISME ?

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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Ven 5 Fév - 15:00

Les pires économies de la planète Cédric Boitte Moneytalk 04/02/16

Le classement de l'agence Bloomberg souligne l'inflation galopante dans de nombreux pays d'Amérique latine en proie à la chute de leur devise et les taux de chômage toujours élevés en Europe du Sud


Les pires économies de la planète © AFP

Citation :
À nouveau le Venezuela

Comme l'année précédente, le Venezuela trône en tête du classement en raison d'une inflation galopante. Les prix y ont quasiment doublé l'année dernière sur fond de dépréciation du bolivar alors que le pays dépend de l'étranger pour des approvisionnements de première nécessité comme l'alimentation ou les médicaments. Jusqu'à présent, le taux de chômage demeure contenu (6,8%) mais les économistes s'attendent à ce que la situation empire, le pays épuisant ses réserves de change et connaissant une forte récession à la suite de la chute du prix du pétrole. Ce dernier représente 95% des exportations du pays. En 2016, l'inflation devrait ainsi atteindre 152% et le taux de chômage augmenter à 7,7% alors que le Président Nicolas Maduro a déclaré l'état d'urgence économique.

Chute des matières premières

Globalement, la chute des prix de l'énergie et des matières premières a stimulé l'inflation (via la dépréciation de la monnaie) et le chômage dans de nombreux pays : Afrique du Sud, Ukraine, Brésil, Russie.

Crise des dettes souveraines

Les pays d'Europe du Sud sont également toujours très présents dans ce classement des pires économies uniquement à cause d'importants taux de chômage, l'inflation étant inexistante. Malgré la baisse constatée en 2015, le taux de chômage pointait ainsi toujours à plus de 20% en Espagne et près de 25% en Grèce selon les dernières données disponibles.

Les meilleures économies ou pas

Destiné à classer les économies traversant d'importantes difficultés, ce classement est peu représentatif pour les mieux classés. La Thaïlande doit ainsi son très faible score (et son statut de meilleure économie) à un taux de chômage structurellement faible (inférieur à 1%) en raison de la structure du marché du travail qui fait que très peu de personnes se déclarent à la recherche d'un emploi. En Suisse, l'excellent score masque une déflation et un chômage qui affecte tout d'abord les travailleurs transfrontaliers.


Classement de spires économies selon Bloomberg
© Bloomberg

Méthodologie
Pour déterminer les pires économies du monde, l'agence Bloomberg additionne simplement les taux d'inflation et de chômage des 63 nations examinées. Ces deux données reflètent notamment l'évolution du coût de la vie et de la conjoncture.


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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Ven 19 Fév - 19:23


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cheers

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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Jeu 30 Juin - 18:07


critique de l'économie politique : des chiffres à suivre

c'est bien connu, le capitalisme vit à crédit, mais sur le dos de qui ?

200 000 milliards d’euros de dettes publiques et privées à travers le monde

Record historique depuis 1945 ! Une bulle qui fait froid dans le dos !


07 juin 2016

Jamais dans l’histoire économique nous nous sommes retrouvés si endettés. Pays riches et en voie de développement confondus le poids de cette dette s’élève à près de 200 000 milliards d’euros. Pour les zones économiques avancées, la situation est devenue alarmante puisque le taux d’endettement atteint en moyenne 95% du PIB national.

Citation :

Parmi, les mauvais élèves des économies les plus fortes, figure la France, elle se classe 19e des pays les plus endettés au monde, avec un fardeau supérieur à 97% de son PIB brut fin 2015.




Le problème vient également de la croissance. Aujourd’hui, nous le savons tous, l’économie mondiale tourne quasiment à l’arrêt. Le pourcentage de création de richesse ne suffira pas à juguler la marche inexorable de l’augmentation des dettes.

Selon une estimation du McKinsey Global Institute, il faudrait que la France puisse générer 4% de croissance pour espérer voir la dette se résorber.



L’action de la BCE ne sera pas suffisante

Mario Draghi n’est pas éternel, ni immortel. Même si le programme de rachat des titres des dettes publiques a eu pour effet de faire chuter les taux d’emprunt de l’ensemble des pays européens, les dettes des états explosent.



D’ailleurs sur un plan mondial, on constate que les taux d’intérêts s’effondrent, mais que les dettes des ménages et des entreprises s’envolent littéralement depuis 2008. La hausse serait évaluée à près de 70 000 milliards de dollars sur les 9 dernières années écoulées. Du jamais vu en 70 ans !

Une dette des ménages qui enfle



Dans la plupart des pays développés, la dette des ménages grossit. Cela s’explique notamment par la baisse des salaires et l’allongement des durées de taux d’emprunts pour des crédits immobiliers. Ceux-ci représenteraient plus également dans la part du budget allouée par les ménages. Le ratio atteint 87% pour la France, et jusqu’à 260% en ce qui concerne les pays nordiques.

Une dette des entreprises colossale

Le contexte économique est globalement défavorable. Récemment, j’ai écris un article sur la multiplication des faillites d’entreprises qui se propagent à une vitesse folle, affectant d’autres secteurs que celui des matières premières, de l’énergie ou du pétrole.



A ce propos, la Chine est particulièrement pointée du doigt en ce moment même. De nombreux spécialistes ont rué dans les brancards, et il y a de quoi ! L’endettement des entreprises chinoises s’élèverait à environ 13 000 milliards de dollars ! Un record au niveau mondial ! Tous les plus grands experts ont donc manifesté leur crainte, car l’empire du milieu maintient une économie qui est en phase de ralentissement nette. Cela constitue un véritable danger d’un point de vue macro économique.

Une tendance déflationniste généralisée

Tout le système est bidonné. Il repose sur le fait qu'en s'endettant encore et d’avantage, cela permettra de relancer la croissance, et qu’à terme l’inflation sifflera la fin de la récréation. Que nenni ! Les Trente Glorieuses sont révolues. En réalité, nous sommes passés à un contexte déflationniste durable.

Notre destin est entre les mains des banquiers centraux. Bien malin, celui qui pourra dire comment la situation va évoluer. Il est donc important de prendre des décisions afin de sécuriser ses actifs ou préserver son pouvoir d’achat. Dans la rubrique patrimoine, nous vous mettons à disposition des outils supplémentaires qui permettent de répondre à cet enjeu crucial. L’avenir est dangereux et incertain mais il existe encore des solutions fiables pour sauver les meubles en cas de nouvelle crise.

William Finck



Citation :
Ce seuil vient d’être franchi pour la première fois. Le taux d’endettement, qui représente plus de 86% des revenus, atteint lui aussi des records

Les foyers français sont de plus en plus endettés. Le phénomène n’est pas nouveau mais les ménages viennent de franchir un cap en la matière. Pour la première fois, leur dette cumulée dépasse la barre des 1.200 milliards d’euros.

Fin septembre, elle s’élevait à 1.209,7 milliards d’euros selon les derniers chiffres de la Banque de France. Sachant qu’il y a environ 28 millions de ménages en France, cela représente une moyenne de plus de 43.000 euros par foyer.

Quand la dette augmente trois fois plus vite que les revenus

En 5 ans, cet encours de dettes a augmenté de 17%. Et sur 10 ans, il a véritablement explosé avec une hausse de 72,5%. Or en face, les revenus n’ont pas suivi la même pente. Le revenu disponible n’a progressé que de 6,7% en 5 ans et de 24% en 10 ans. Autrement dit, depuis 10 ans, l’endettement des ménages a augmenté trois fois plus vite que leurs revenus.

Le taux d’endettement montre très clairement cet alourdissement relatif de la dette. De 62% en 2005, le taux d’endettement des Français (par rapport à leurs revenus) est passé à 78,5% en 2010 et atteignait 86,1% en septembre dernier. Là encore, il s’agit d’un record.

Le poids de l’immobilier

Les Français sont mêmes devenus plus endettés que leurs voisins d’outre-Rhin dès la fin de l’année 2013. Les ménages allemands ont en effet enclenché la marche arrière en matière de dette depuis 15 ans et affichent aujourd’hui un taux d’endettement voisin de 82%.

Il est bien évident difficile de ne pas rapprocher l’endettement croissant des Français des prix de l’immobilier. La hausse des années 2000 a contraint de nombreux ménages à accroître leur taux d’effort. D’ailleurs, cela se ressent aussi dans les statistiques du surendettement, qui comportent de plus en plus de dettes immobilières.



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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Mer 6 Juil - 12:08


Le secteur technologique domine pour la première fois le classement des plus grandes capitalisations de la planète. Apple, Alphabet et Microsoft occupent les trois premières places.



Apple demeure la première capitalisation boursière du monde, devant Alphabet et Microsoft.
afp.com/KENA BETANCUR

Citation :
L'hégémonie américaine ne se tarit pas. Les Etats-Unis ont encore placé 54 entreprises dans le classement Pwc des 100 plus grandes capitalisations de la planète. Le trio de tête, sans grande surprise, n'a pas varié depuis l'année dernière. Apple reste en tête, avec 604 milliards de dollars, devant Alphabet, l'ex Google (518 milliards) et Microsoft (437 milliards de dollars).

Les 10 plus grandes capitalisations mondiales

Apple 604
Alphabet 518
Microsoft 437
Berkshire Hathaway 350
Exxon Mobil 347
Facebook 325
Johnson & Johnson 298
General Electric 295
Amazon 280
Wells Fargo & Co

Derrière cette stabilité de façade, pourtant, les choses évoluent. Pour la première fois, le secteur technologique domine la finance. La valorisation d'Apple, numéro un depuis cinq ans, a fondu de 121 milliards de dollars. Jamais l'écart avec Alphabet, de 86 milliards de dollars, n'avait été aussi faible. Au point qu'en février dernier, ce dernier s'est brièvement arrogé la première place.

Les grands groupes pèsent moins lourds

Sur la tendance globale, Pwc note un repli de 4% par rapport à 2015. Une première en cinq ans. Les 100 plus grandes sociétés mondiales totalisent une capitalisation de 15 577 milliards de dollars au 31 mars 2016, contre 16 245 milliards à la même date en 2015, selon l'étude. La faute, notamment, à la conjoncture instable du marché chinois et aux difficultés européennes. Le Vieux continent compte désormais 24 entreprises dans le top 100, deux de moins que l'année passée.

2009 2015 2016

1 Etats-Unis 42 53 54
2 Chine/Hong Kong 11 11 11
3 Royaume-Uni 9 8 7
4 Allemagne 5 6 5
5 France 7 4 4

La France en cinquième position

Après les Etat-Unis et la Chine, des pays européens complètent les cinq premières places des capitalisations par pays. Le Royaume-Uni occupe la troisième place avec 7 entreprises dans le top, suivi de l'Allemagne (5 entreprises) et de la France (4). Il sera important de voir si l'ordre peut-être modifié l'année prochaine sous l'effet du Brexit.

Où se situent les entreprises françaises? Le géant du pétrole Total est 57e, devant Sanofi (61e), L'Oréal (67e) et LVMH (86e).Ce sont ces deux dernières qui apparaissent comme étant les plus dynamiques avec des gains respectifs de 14 et 37 places.


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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Jeu 14 Juil - 11:50


Selon que vous serez...

Découvrez le "graphique éléphant" qui résume TOUT


Le graphique qui résume la mondialisation (DR)

Pascal Riché·Publié L'Obs 11 juillet 2016

Très commenté par les économistes, il raconte l'explosion de la Chine, l'enrichissement des plus fortunés et la stagnation des classes moyennes inférieures des pays industrialisés.

Citation :
Que s'est-il passé sur la planète terre depuis un quart de siècle ? Un graphique, établi par les deux économistes de la Banque mondiale, Branko Milanovic et Christopher Lakner, raconte une grande partie de la mutation économique vécue par l'humanité depuis 1988 : la mondialisation, l'essor de la Chine, le recul de la pauvreté dans le Sud, l'explosion d'une classe de "super riches" dans le Nord, la stagnation dans les pays industrialisés...

Surnommé, à cause de sa forme, "The elephant graph" (la courbe de l'éléphant), il circule énormément entre économistes depuis la sortie en avril d'un livre signé par Milanovic : "Global Inequality".



avril 2016 ça voir plus


Voici d'abord son mode d'emploi :

• En abscisses (échelle horizontale), la distribution des terriens en fonction de leur revenus. A gauche, les plus pauvres, à droite, les plus riches. Ainsi, entre 95 et 100, ce sont les 5% les plus riches.

• En ordonnées (échelle verticale), la progression du revenu entre 1988 et 2008. Par exemple, hors inflation, les revenus médians (au centre) ont progressé de 80%.

Que nous dit ce graphique ? Quatre choses :

La pauvreté a reculé dans le monde : les revenus des 2% les plus pauvres ont augmenté de 20%, les revenus des 30% les plus pauvres ont augmenté entre 20 et 50%.

Les classes moyennes chinoise et indiennes se sont enrichies. Sur le graphique, on voit que les revenus des humains se situant à la médiane ont progressé de 80% (point A). Or, 90% des personnes autour du revenu médian mondial sont originaires de ces deux pays. Cette poussée de la classe moyenne de ces derniers n'est pas étonnante : pendant cette période 1988-2008, le PIB par tête d'habitant a été multiplié par 5,6 en Chine et par 2,3 en Inde. Branko Milanovic constate qu'en 1988, une personne ayant un revenu proche de la médiane à l'échelle de la Chine était également proche de la médiane à l'échelle du monde (50e centile), mais qu'il s'est vite enrichi : elle se situait en 2008 au 63e centile et en 2011 au 70e centile ! Cette personne "a sauté, en termes de revenu, par dessus 1,5 milliard d'individus. Un changement aussi spectaculaire, sur une période aussi courte, n'a jamais eu lieu depuis la révolution industrielle il y a deux siècles".

Certes, ce "saut" n'en fait pas une personne très riche si on compare ses revenus à ceux des pays industrialisés : elle se place encore sous le seuil de pauvreté des pays riches.

La classe populaire des vieux pays riches a stagné. Observez maintenant les revenus situés entre le 80e centile et le 85e centile : ils n'ont pas bougé (point B). Ce sont des gens qui vivent dans les pays riches pour la plupart : 70% d'entre eux sont situés dans les pays de l'OCDE. La plupart sont en dessous du salaire médian de leur pays. Ce que nous dit ce point B, c'est que les moins riches, dans les pays industrialisés, n'ont pas profité du tout de la mondialisation.

Question : la progression des revenus des Chinois du point A explique-t-elle la stagnation des ouvriers et employés des pays riches du point B ? Milanovic refuse de répondre, mais souligne que la coïncidence temporelle de ces deux phénomènes autorise une telle hypothèse.

Les 1% les plus riches sont encore beaucoup plus riches. C'est la trompe de l'éléphant . Leurs revenus ont progressé de 70% (point C). Ce sont des personnes vivant pour la plupart dans les pays aux économies avancées : la moitié sont des Américains. Autre façon de voir les choses : 12% des Américains appartiennent à ces 1% les plus hauts revenus.



Milanovic et Lakner ont travaillé à partir d'études sur les revenus de 120 pays différents pays, couvrant 90% de la population. Puis Lakner a mis à jour leur travail, intégrant des données allant jusqu'à 2011, et les tendances constatées se renforcent, comme on le voit ici :


Cette période doit-elle être considérée comme un échec ou un succès économique global ? D'un côté, une petite minorité, les 1%, s'est accaparée une grosse part de la richesse produite, aggravant les inégalités et les tensions à l'intérieur de chaque pays.

De l'autre, constate Milanovic, 20% de la population terrestre a vu ses revenus augmenter de plus de moitié (ceux qui sont entre le 45e et le 65e centile) et l'inégalité globale des revenus a décru "pour la première fois depuis la révolution industrielle".



La Fontaine

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MessageSujet: Re: LE CAPITAL en chiffres : Qui possède ? Quoi ? Où ?   Mer 7 Sep - 12:52


Médias français : qui possède quoi ?

Jérémie Fabre, Marie Beyer, Acrimed 6 juillet 2016

Nous publions une carte du paysage médiatique français, qui permet de démêler l’écheveau des concentrations dans la propriété des grands médias. Cette carte est le fruit d’un partenariat entre Acrimed et Le Monde diplomatique.



la carte peut être agrandie dans l'original

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