PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 POPULATIONS : DÉMOGRAPHIE et MOUVEMENTS MIGRATOIRES

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MessageSujet: Re: POPULATIONS : DÉMOGRAPHIE et MOUVEMENTS MIGRATOIRES    Dim 4 Sep - 19:48




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MessageSujet: Re: POPULATIONS : DÉMOGRAPHIE et MOUVEMENTS MIGRATOIRES    Sam 17 Sep - 2:39


Le Japon a perdu un million de citoyens entre 2008, l’année où le pays a atteint son point haut en terme de population, et 2014, d’après le ministère des Affaires intérieures et des Communications. Des données gouvernementales récentes montre que la population japonaise a diminué pour la 4ème année consécutive. Celle-ci s’établit à 127,083 millions, son point le plus bas en 15 ans, après une diminution de 215.000 personnes (0,17%) entre octobre 2013 et 2014.


Citation :
Avec un taux de natalité autour de 1.4, rivalisant avec l’Allemagne pour la place de cancre, le Japon voit sa population vieillir très rapidement et les projections officielles prédisent un recul supplémentaire de 40 millions vers 2060.

Histoire de noyer le poisson Afin d’avoir une image plus précise de la situation, les statistiques gouvernementales incluent les étrangers présents dans le pays depuis plus de 3 mois, ce qui veux dire que les chiffres sont encore plus mauvais si l’on prend en compte les seuls citoyens japonais. Dans ce cas, la diminution est de 273.000 au lieu de 215.000.

Le Japon est encore le 10ème pays le plus peuplé au monde, mais les mexicains travaillent ardemment (le soir surtout) à changer cet état de fait.

Un représentant du gouvernement a affirmé qu' »avec plus de personnes choisissant de ne pas se marier et de ne pas avoir d’enfant, les modes de vie se diversifient et les immigrants sont peu nombreux au Japon ». (Prenons une seconde pour admirer la manière dont le gouvernement enfonce des portes ouvertes). Il termine en indiquant qu' »il sera difficile de renverser la situation à court terme ».

Les vieux personnes agées représentent désormais 26% de la population, le point le plus haut depuis que cette statistique a été créée en 1950. Environ un huitième de la population a plus de 75 ans et ceux au-dessus de 65 ans sont deux fois plus nombreux que les jeunes en-dessous de 15 ans.

La population a diminué dans 40 régions mais celle de Tokyo a augmenté de 0,68%. Il semble que Tokyo, ainsi que les villes autour, attirent de plus en plus de migrants. La capitale rassemble 28% de la population du pays. Le premier ministre essaye d’encourager une meilleure répartition de la population en revitalisant les zones rurales. Apparemment, il a encore pas mal de boulot.

Enfin, après une longue réflexion, la participation de nombreux ministères et un nombre de comités incalculables, le gouvernement japonais, dans sa grande sagesse, a estimé que si la population continue de diminuer, cela pourrait impacter négativement la croissance économique. Applaudissements pour une réflexion aussi poussée!

Source: Independent – Japan’s population falls for the fourth straight year — to its lowest point since 2000


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MessageSujet: Re: POPULATIONS : DÉMOGRAPHIE et MOUVEMENTS MIGRATOIRES    Lun 14 Nov - 16:34


une base de données cartographiques sur les évolutions du monde

Our world is changing

Explore the ongoing history of human civilization at the broadest level,
through research and data visualization



Max Roser

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MessageSujet: Re: POPULATIONS : DÉMOGRAPHIE et MOUVEMENTS MIGRATOIRES    Mar 15 Nov - 11:43



Pour la dernière moitié du siècle, nous vivons dans un monde où la croissance démographique mondiale est en déclin.

(la population mondiale augmente, mais de moins en moins :dérivée seconde négative)

source Max Roser https://ourworldindata.org/world-population-growth/#global-population-growth-has-peaked-long-ago

Citation :
. Global population growth has peaked long ago

The chart below shows that global population growth has long peaked. The peak was in 1962 and 1963 with an annual growth rate of 2.2%; since then world population growth was halved.

For the last half century we are living in a world in which population growth is declining. The UN projects this decline to continue for the next decades.




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Florage



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MessageSujet: Re: POPULATIONS : DÉMOGRAPHIE et MOUVEMENTS MIGRATOIRES    Ven 13 Jan - 18:35

En Europe du sud, les femmes font moins d'enfants
Par Fanny Cohen Moreau  Publié le 11/01/2017 à 19:15 Le Figaro

Si la France reste championne de la natalité, ses voisins du Sud connaissent une baisse des naissances. Plusieurs facteurs expliquent cette tendance marquée chez les femmes nées dans les années 1970.



Citation :
Une étude menée par l'Institut national d'études démographiques (Ined) compare les taux d'infécondité des femmes européennes nées entre 1900 et 1972. D'après les résultats, les courbes forment des «U»: forte baisse de la natalité au début du siècle avec les guerres et le célibat forcé des jeunes femmes; puis reprise de la natalité avec le «baby-boom» des années 1970, et à nouveau hausse de l'infécondité chez les femmes nées dans les années 1970.

Evolution du taux d'infécondité par grande région et pour l'ensemble de l'Europe ( source: étude INED).

Ces courbes vont à l'encontre des idées reçues sur les pays méditerranéens de l'Europe et leur forte natalité, idées qui datent du «baby-boom» où les femmes avaient en moyenne 2,1 enfants.

Que ce soit en Espagne, en Italie ou en Grèce, les pays de l'Europe du sud connaissent depuis longtemps une crise économique qui persiste. Le chômage est élevé chez les jeunes, les études s'allongent, et beaucoup ne trouvent pas de travail à la sortie de la vie étudiante. Cette incertitude économique provoque un report des naissances, voire l'infécondité.

Natalité bloquée par la politique

En Europe du Sud, 20% des femmes nées dans les années 1970 pourraient ne pas avoir d'enfant. En Italie, l'infécondité s'explique, pour Eva Beaujouan, cosignataire de l'étude, par le manque de politique pour la prise en charge des enfants. Les crèches sont rares, «les parents restent dépendants du système familial, mais celui-ci fonctionne de moins en moins, les grands-parents ont autre chose à faire que de garder les petits-enfants». Les Italiennes, comme les autres Européennes, hésitent à avoir des enfants et craignent de mettre leur carrière en péril.

En comparaison, dans les pays d'Europe de l'Est les injonctions à avoir des enfants restent fortes dans la société, alors qu'elles ont tendance à disparaître dans les pays du Sud. En Italie, une campagne du gouvernement pour inciter les femmes à faire des enfants a été raillée par la population car elle ne reflétait pas la pensée majoritaire.
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MessageSujet: Re: POPULATIONS : DÉMOGRAPHIE et MOUVEMENTS MIGRATOIRES    Ven 14 Avr - 10:53


si « la population est la première force productrice mondiale » (Théorie communiste), alors les évolutions démographiques sont aux cœur de la concurrence inter-capitaliste. C'est une donnée majeure de la double crise du Capital et de l'Occident (Japon compris), mais pas seulement, la Chine est aussi un grand perdant, alors que l'Inde la dépasserait...



Le nouveau rapport Robert Schuman sur l'Etat de l'Europe vient de sortir. Challenges en publie un extrait glaçant sur le suicide démographique de l'Europe. Un livre dénonce le suicide démographique européen


Selon le dernier Rapport Schuman, l'Europe se prépare un suicide démographique en 2050

Citation :
Ouvrage de référence sur l'Europe, la cuvée 2017 du "Rapport Schuman sur l'état de l'Union" vient de sortir à point nommé pour les 60 ans du traité de Rome. Il décortique les défis –graves et nombreux-  auxquels  les Européens sont confrontés. Que ce soit sur le plan politique, avec le terrorisme, le populisme, les élections cruciales à venir, le plan économique ou le plan externe, l'actualité est passée au cible. Co-dirigé par le politologue Thierry Chopin, directeur des études de la Fondation Robert Schuman et enseignant à Paris, Londres, Lille et Bruges, ainsi que Michel Foucher, géographe et diplomate, l'ouvrage rassemble les contributions d'une vingtaine d'experts de renom. Accompagné de cartes très lisibles et de tableaux précis, le rapport est disponible en librairie et sur internet sur www.lignes-de-reperes.com au prix de 19,90 euros. Challenges en publie un extrait, glaçant!- qui se penche sur l'Europe dans 30 ans.

(Extraits p 77-78 rédigés par Jean-Michel Boussemart et Michel Godet)

Le suicide démographique de l'Europe

"Quel silence assourdissant face au suicide démographique de l'Europe à l'horizon 2050 ! Les projections démographiques des grandes régions du monde d'ici là sont connues et réévaluées tous les deux ans par les Nations Unies et régulièrement par Eurostat pour les seuls pays de l'Union européenne, mais il faut être un spécialiste des bases de données pour s'en servir.

De fait, personne n’en parle, surtout à Bruxelles où l’on préfère produire des rapports sur les révolutions technologiques, le développement durable ou la transition énergétique. Nous devons remplir notre fonction d’alerte, même si nous savons que nous ne serons plus là en 2050 pour regretter de ne pas avoir été entendus.

Contrairement à l’Amérique du Nord qui verrait sa population augmenter de 75 millions d’habitants (soit deux fois moins que l’Amérique du Sud), l’Europe pourrait stagner autour de 500 millions d’habitants et perdre 49 millions de personnes en âge de travailler dans la tranche des 20-64 ans, dont 11 millions pour l’Allemagne. L’Espagne et l’Italie devraient aussi perdre de 7 à 8 millions d’actifs potentiels. La France, quant à elle, se réjouit de quasiment rattraper l’Allemagne, ce qu’en réalité le Royaume-Uni devrait réaliser avant elle.

Il est illusoire de se réjouir d’une telle perspective car nos voisins sont aussi nos principaux débouchés: 87 % de ce qui est produit en France est consommé en Europe dont 70 % pour la France, et 17 % pour les exportations à destination de l’Europe (56 % des 30 % exportés dans le monde).

Les autres enseignements de la tectonique démographique d’ici à 2050 n’interpellent pas moins: la Chine, le Japon et la Russie perdraient respectivement 38 millions, 20 millions et 15 millions d’habitants, alors que l’Inde augmenterait de près de 400 millions d’habitants et dépasserait la Chine d’au moins 300 millions d’habitants. La saignée sera particulièrement forte pour la tranche d’âge des 20-64 ans d’ici à 2050 : -22 millions pour la Russie, -20 millions pour le Japon et -195 millions pour la Chine.

en relation : Le Japon pourrait perdre 40 millions d’habitants d’ici 2065
D'ici une cinquantaine d'années, le Japon aura perdu près du tiers de sa population, selon les projections démographiques nationales.

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MessageSujet: Re: POPULATIONS : DÉMOGRAPHIE et MOUVEMENTS MIGRATOIRES    Mer 20 Sep - 18:34


l'évolution par continents de la population mondiale

Afrique : ce choc démographique annoncé

Gilles Pison pour The Conversation Le Point Afrique 20/09/2017

ÉTUDE. Les prévisions des démographes sonnent l'alerte : la population du continent africain devrait doubler d'ici à 2050, quadrupler d'ici à 2100. Explications.

Gilles Pison est professeur au Muséum national d'histoire naturelle et chercheur associé à l'Ined, Muséum national d'histoire naturelle (MNHN)-Sorbonne universités

La population du continent africain s'accroît rapidement. Estimée à 140 millions en 1900, elle atteignait un milliard d'habitants en 2010. Elle en comptera 2,5 en 2050 et plus de 4 en 2100, selon le scénario moyen des projections des Nations unies (voir la figure ci-dessous). Un humain sur six habite aujourd'hui en Afrique. En 2050, ce sera un sur quatre, et plus d'un sur trois en 2100, selon ces mêmes projections.

À quoi cette forte croissance tient-elle ? Se poursuivra-t-elle ? Le quadruplement d'ici la fin du siècle est-il inévitable ?


Citation :


Les raisons de la croissance

Si la population de l'Afrique augmente, c'est en raison de l'excédent des naissances sur les décès (quatre fois plus de naissances que de décès). La mortalité a beau y être la plus élevée du monde, elle y a diminué, comme elle l'avait fait auparavant dans les autres continents.

La fécondité y a également diminué, les femmes y mettant au monde 4,5 enfants en moyenne chacune en 2017, contre plus de 6,5 il y a 40 ans et 5,5 il y a 20 ans. L'Afrique connaît là aussi une évolution ayant déjà eu lieu dans les autres continents, où elle y est plus avancée : 2,1 enfants seulement par femme en Asie en 2017, 2,0 en Amérique latine, 1,9 en Amérique du Nord et 1,6 en Europe.

Cette moindre mortalité qu'autrefois et cette fécondité encore relativement élevée expliquent que la population de l'Afrique s'accroît rapidement. Même si la fécondité continue de diminuer, comme le suppose le scénario moyen des Nations unies, il ne va pas en résulter tout de suite une diminution sensible du taux de croissance et encore moins un arrêt de celle-ci, en raison de l'inertie démographique.

À supposer que la fécondité africaine tombe dès maintenant à 1,6 enfant par femme comme en Europe ou en Chine – scénario hautement improbable –, la population continuerait pourtant d'augmenter pendant encore quelques décennies pour atteindre près de 1,6 milliard en 2050. La population de l'Afrique comprend en effet beaucoup de jeunes adultes en âge d'avoir des enfants ; même si chacun en avait peu, il en résulterait un nombre élevé de naissances.

L'évolution de la fécondité : plusieurs surprises récentes

Les projections de population publiées par les Nations unies en 1981 annonçaient 10,5 milliards d'êtres humains sur la planète en 2100 dans leur scénario moyen. Les dernières projections publiées en juin 2017 en annoncent 11,2, soit 0,7 de plus.

Le total est donc un peu plus élevé, mais le véritable changement se trouve dans la répartition par continent : l'Asie, 5,9 milliards d'habitants en 2100 d'après la projection publiée en 1981, n'en a plus que 4,8 à cet horizon dans celle publiée en 2017. La révision est également à la baisse pour l'Amérique latine : 712 millions en 2100 au lieu de 1 187 (40 % de moins). À l'inverse, l'Afrique, 2,2 milliards d'habitants en 2100 d'après les projections de 1981, en a le double, 4,4 milliards, dans celle publiée en 2017 (voir la figure ci-dessous).

Première surprise : les enquêtes révèlent qu'il y a 30 à 40 ans la fécondité a commencé à baisser très rapidement dans beaucoup de pays d'Asie et d'Amérique latine. Les Nations unies ont donc revu sensiblement à la baisse leurs projections démographiques pour ces continents.

Autre surprise, plus récente, venue de l'Afrique intertropicale : on s'attendait à ce que sa fécondité baisse plus tardivement qu'en Asie et en Amérique latine, du fait de son retard en matière de développement socio-économique, mais on imaginait un simple décalage dans le temps, avec un rythme de baisse similaire aux autres régions du Sud une fois qu'elle serait engagée. C'est bien ce qui s'est passé en Afrique du Nord et en Afrique australe, mais pas en Afrique intertropicale où la baisse de la fécondité, bien qu'entamée aujourd'hui, s'y effectue plus lentement. D'où un relèvement des projections pour l'Afrique qui pourrait donc rassembler plus d'un habitant de la planète sur trois en 2100.



Ce qui se passe en Afrique intertropicale

La fécondité diminue bien en Afrique intertropicale, mais dans les milieux instruits et dans les villes plus que dans les campagnes, où vit encore la majorité de la population. Plusieurs facteurs pourraient expliquer que la baisse de la fécondité y soit pour l'instant plus lente que celle observée il y a quelques décennies en Asie et en Amérique latine (voir la figure ci-dessous).

L'Afrique se développe sur le plan économique, mais lentement, et sans avoir encore atteint le niveau des pays asiatiques ou latino-américains à l'époque où leur fécondité a commencé à diminuer fortement.

Or le développement économique et la baisse de la fécondité vont souvent de pair, la seconde étant souvent considérée comme une conséquence du premier. L'instruction des femmes est un facteur-clé dans ce processus : celles étant allées à l'école mettent moins d'enfants au monde que celles qui n'y sont pas allées. Les pays asiatiques et latino-américains ont beaucoup investi dans l'éducation pour tous il y a quelques décennies. Si l'éducation progresse en Afrique intertropicale, notamment chez les femmes, elle n'atteint toujours pas les niveaux observés en Asie et en Amérique latine lorsque la baisse de la fécondité s'est enclenchée dans ces continents.

Un autre facteur évoqué pour expliquer cette moindre baisse de la fécondité en Afrique est le partage des coûts pour élever les enfants. En Afrique, une partie des enfants est élevée par d'autres adultes que les parents – un des grands-parents, un oncle, une tante –, ceux-ci prenant en charge les frais pour les nourrir, les habiller et les envoyer à l'école. Partout dans le monde, les humains font progressivement le choix d'avoir peu d'enfants, investissant sur chacun d'eux pour leur assurer une vie longue et de qualité, ce qui n'est pas possible quand il y en a beaucoup. Mais, si avoir un enfant de plus n'entraîne pas de dépenses accrues du fait qu'il sera pris en charge par d'autres, l'incitation à avoir peu d'enfants reste moindre.



Des élites peu engagées dans la limitation des naissances

La fécondité baisse plus lentement en Afrique qu'en Asie et en Amérique latine il y a quelques décennies, et cela ne vient pas d'un refus de la contraception chez les Africains.

La plupart des familles rurales ne se sont certes pas encore converties au modèle à deux enfants, mais elles souhaitent avoir moins d'enfants et notamment plus espacés. Elles sont prêtes pour cela à utiliser la contraception, mais ne bénéficient pas de services adaptés pour y arriver.

Les programmes nationaux de limitation des naissances existent, mais sont peu efficaces, manquent de moyens et surtout souffrent d'un manque de motivation de leurs responsables et des personnels chargés de les mettre en œuvre sur le terrain. Parmi les rares exceptions, le Rwanda, l'Éthiopie et le Malawi, pays où les autorités sont très engagées en faveur de la famille de petite taille et ont fait de la diminution de la fécondité une de leurs priorités.

Au Rwanda, celle-ci a connu l'une des plus fortes baisses du continent, y diminuant de plus de 20 % en une décennie (elle est passée de 5,4 enfants par femme au début des années 2000 à 4,2 au début des années 2010). Mais, dans la plupart des autres pays d'Afrique intertropicale, les responsables et les élites ne sont pas persuadés de l'intérêt de limiter les naissances, y compris au plus haut niveau de l'État, même si ce n'est pas le discours officiel tenu aux organisations internationales. C'est là encore l'une des différences avec l'Asie et l'Amérique latine des années 1960 et 1970.

La question du « dividende démographique »

Pour convaincre les gouvernements africains de faire de la limitation des naissances une de leurs priorités, les organisations internationales leur font miroiter un « dividende démographique ».

En effet, quand la fécondité chute rapidement dans un pays, la part des jeunes diminue fortement sans que la part des personnes âgées augmente sensiblement au début. En conséquence, la part de la population d'âge actif augmente beaucoup, offrant une opportunité au pays de se développer économiquement. Cette situation favorable ne dure qu'un moment. Quelques décennies après, les personnes d'âge actif très nombreuses ont vieilli et augmentent alors considérablement le poids de la population âgée.

On estime qu'un certain nombre de pays asiatiques, dont la Chine, ont bénéficié de ce dividende et qu'il a pu représenter jusqu'à 10 à 30 % de leur croissance économique. En revanche, les pays d'Amérique latine n'en auraient pas bénéficié pour la plupart, faute d'emplois créés en quantité suffisante pour occuper le surcroît de personnes d'âge actif.

Mais, si l'Asie et l'Amérique latine se sont engagées dans la famille de petite taille, ce n'est pas en espérant bénéficier d'un dividende démographique – on n'en parlait pas à l'époque. Les gouvernements ont développé des politiques de limitation des naissances pour réduire la croissance de la population jugée trop rapide pour un bon développement du pays.

Dans le cas de l'Afrique, les conditions pour qu'un dividende démographique ait lieu ne sont pas réunies : la fécondité baisse à un rythme trop lent ; et; à supposer qu'elle se mette à baisser rapidement, les perspectives de croissance des emplois sont modestes et ne permettront sans doute pas d'absorber la main-d'œuvre supplémentaire. Au cas peu probable où il y aurait un dividende démographique, celui-ci n'est qu'une perspective lointaine, dans quelques décennies.

L'Afrique n'échappera pas à une multiplication par deux de sa population d'ici à 2050 en raison de l'inertie démographique que nul ne peut empêcher. Selon son développement économique dans les prochaines années, la progression de l'instruction chez les femmes et les politiques en faveur de la famille de petite taille, en 2100, elle sera trois, quatre, cinq, ou six fois plus nombreuse qu'aujourd'hui.

pour R.S. de Théorie communiste qui considère que « la population mondiale est la première force productive », « Ya encore du boulot sur toute cette question.»

et un problème gênant, si le communisme a en charge de faire le tri comme le capital : un privilège réservé aux nouveaux Indiens ?


Marx et la Gemeinwesen, Jacques Camate, Invariance, octobre 1976
Citation :
Pour qu’il y ait communauté humaine, il faut une réduction de la population. Le trop grand nombre dilue la dimension Gemeinwesen; elle ne peut plus s’effectuer en l’être individuel. En outre la communauté sera l’intégrale d’une foule de petites communautés vivant uniquement dans les zones aptes à un épanouissement humain. Notre espèce abandonnera de ce fait toute une série de régions qui ont été conquises, mais où les êtres humains se sont perdus parce qu’ils ont dû dépenser trop d’énergie pour pouvoir subsister, ou parce qu’ils sont devenus trop dépendants de la technique.

scratch

quoi qu'il en soit, si ce n'est pas un facteur énorme de restructuration géo-économique du capitalisme, avec un effondrement du poids de l'Occident, je retourne à mes études primaires

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MessageSujet: Re: POPULATIONS : DÉMOGRAPHIE et MOUVEMENTS MIGRATOIRES    Jeu 21 Sep - 5:44


Au Japon, 2 millions de personnes ont plus de 90 ans
France Inter 3mn 19 septembre 2017

Un record historique pour le Japon !


Personnes âgées au Japon © Getty / Yagi Studio

Citation :
En 2016, il y avait en France, en 2016, 600 000 personnes de plus de 90 ans. La population japonaise étant deux fois importante que celle de la France, une règle de trois et hop : il y en fait au japon 54% de personnes âgées de plus de 90 ans en plus par rapport à notre pays. Mais le plus impressionnant c'est l'accélération du phénomène.

En 1980, les plus de 90 ans étaient 120 000. 20 ans plus tard, en 2004, ils étaient déjà un million. En 13 petites années, leur nombre a encore doublé. Or ce vieillissement est dramatique : le Japon est le pays au monde qui perd le plus d'habitants tous les ans !

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POPULATIONS : DÉMOGRAPHIE et MOUVEMENTS MIGRATOIRES
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