PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE

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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Ven 8 Juil - 18:11

les contradictions entre les classes portent des masques partout :

Quelques reflexions réalités contradictoires sur le vote de "classe" anglais, ou de l'impossibilité actuelle de sortir (y compris physiquement) du logiciel national, sauf peut être à Londres "ville monde "?

Seule solution face aux masques ? : l'imagination/sensibilité… qui manque le plus

Citation :
Pour le camp progressiste, au contraire, le Brexit est une formidable opportunité. Encore faut il comprendre exactement son sens, pour ne pas se perdre dans des débats absurdes. D’abord, et c’est le point essentiel, le référendum britannique a mis en évidence un vote de classe. Ont voté pour le « in » les couches insérées dans l’économie globale, disposant du capital monétaire et intellectuel qui leur permet d’en tirer profit sans en subir les conséquences, autrement dit, les « classes moyennes ». Ont voté massivement pour le « out » les couches sociales qui payent les coûts de la globalisation sans jamais en voir les avantages, qui voient quotidiennement leur avenir se boucher, leur cadre de vie se dégrader, ceux que des « réformes » obligent à participer à une compétition qu’elles ne peuvent pas gagner. On avait déjà pu observer ce phénomène en 2005 en France lors du référendum contre le TCE, et cette géographie électorale se retrouve aujourd’hui dans la carte du vote FN.

Mais peut-être parce que la mixité sociale reste plus forte en France qu’en Grande Bretagne, on n’avait jamais observé une polarisation sur une telle échelle.

L’Angleterre est depuis toujours une société hiérarchique, ou la division entre les classes – division spatiale, sociale, culturelle – est bien plus forte qu’elle ne l’est en France. Il faut relire « Pygmalion » de G.B. Shaw – ou voir le film « My fair lady », qui s’en inspire largement – pour le comprendre (2).

D’ailleurs, les classes ne se mélangent pas. Lorsque j’ai travaillé en Angleterre, j’ai pu constater que les ouvriers, les techniciens et les ingénieurs avaient chacun son « pub » pour aller après le travail. Et on ne se mélangeait pas : les ouvriers auraient été gênés par la présence d’un ingénieur, les ingénieurs par celle d’un ouvrier (3). Entre eux, pas de sujets de conversation communs, pas d’intérêts communs, même pas de langage commun.

Cette division fait que les groupes sociaux en Grande Bretagne sont beaucoup plus homogènes, et que la ségrégation géographique est bien plus marquée. Ils ont donc une vision beaucoup plus tranchée de leurs intérêts respectifs. Le vote britannique, bien plus que le vote français en 2005, est un vote pragmatique.

Ce n’est pas l’idée européenne qui a été sanctionnée, c’est l’incapacité et/ou l’indifférence des institutions européennes aux préoccupations d’une couche sociale, qui se tourne alors vers ses institutions nationales. Les britanniques n’ont pas voté contre le libéralisme.

Mais ils préfèrent les libéraux de Westminster – qui sont tenus à leur égard à un minimum de solidarité et qu’ils peuvent éventuellement sanctionner par leur vote – aux libéraux de Bruxelles qui sont hors de leur portée. En ce sens, les couches populaires ont toujours en tête un logiciel national : il vaut mieux des bourgeois « nationaux », dont on peut espérer un certain degré de « solidarité inconditionnelle » que les bourgeois « supranationaux », qui n’ont eux aucune empathie pour personne.

3) Il ne faut pas étonner que les britanniques se soient parfaitement accommodés du système des castes en Inde. Il est d’ailleurs drôle de constater qu’en tant qu’étrangers, nous étions dispensés de ces contraintes. Etant « hors caste », nous pouvions aller boire avec qui nous voulions !


en réponse à un commentaire (les grandes banlieues ont voté pour le Brexit) :

Citation :
En fait, je me fonde sur les cartes consultables sur le site de la BBC, et qui donnent la distribution géographique du vote. La ségrégation sociale en Grande Bretagne étant très forte géographiquement, on voit très nettement la corrélation. J'en ai discuté avec des amis anglais - j'en ai pas mal, ayant vécu dans ce pays plusieurs années - et ils partagent l'analyse.

Brexit: quelques réflexions Descartes 1 Juillet 2016

Un point de vue argentin sur l'après "Brexit", qui n'a pas encore eu lieu…

Brexit : un air de Lehman Brothers ? 7 juillet 2016 Traduction d’un article de Paula Bach du 29/06/2016

http://www.revolutionpermanente.fr/Brexit-un-air-de-Lehman-Brothers
http://www.rebelion.org/noticia.php?id=213973

.
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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Sam 9 Juil - 7:07


le Brexit "traîne en longueur" mais la guerre n'attend pas

L'Otan renforce sa présence militaire dans l'est de l'Europe

L'Obs AFP 8 juillet 2016


Le président américain Barack Obama (d) et le Premier ministre britannique David Cameron,
le 8 juillet 2016 à Varsovie
(c) Afp

Citation :
Varsovie (AFP) - L'Otan conclut samedi à Varsovie un sommet de deux jours au cours duquel elle a parachevé le renforcement de sa présence militaire dans l'est de l'Europe.

Les discussions, qui réunissent entre autres le président américain Barack Obama, la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre démissionnaire britannique David Cameron et le président français François Hollande, doivent notamment porter samedi sur l'aide à l'Afghanistan et la coopération avec l'Ukraine.

M. Obama, qui assiste à son dernier sommet de l'Otan, a mis en garde vendredi contre un Brexit qui traînerait en longueur et nuirait à la stabilité financière et à la sécurité en Europe.

"Personne n'a intérêt à des négociations conflictuelles et prolongées" sur la sortie du Royaume-Uni de l'UE, a lancé le président américain, notant que la relation transatlantique vivait "peut-être son moment le plus important depuis la fin de la Guerre froide".



Otan: Hollande demande des efforts sur le budget

Lefigaro.fr avec Reuters 08/07/2016

François Hollande a demandé aujourd'hui aux 27 autres membres de l'Alliance atlantique de prendre leur part au budget de l'Otan, dont la France est l'un des principaux contributeurs.


Citation :
A son arrivée au sommet de l'Alliance de Varsovie, le chef de l'Etat a rappelé que la France avait augmenté sa dépense militaire pour faire face aux menaces terroristes. "La France fait un effort de défense très important et encore récemment, pour le budget pour l'année prochaine, j'ai annoncé, compte tenu des menaces que nous connaissons, d'augmenter le budget de la défense", a-t-il rappelé à son arrivée à Varsovie pour le sommet de l'Alliance atlantique.

"Mais la France, elle, ne peut pas participer à l'effort de défense sans que d'autres pays prennent leur part de ce que doit être cet investissement. Donc l'Otan doit montrer à tous les pays qui sont protégés par l'Alliance qu'ils doivent faire davantage pour l'effort de défense", a-t-il poursuivi. "La France fera ce qu'elle doit mais pas davantage. C'est aux autres d'assurer cette sécurité", a ajouté le président français.

Les principaux pays contributeurs au budget de l'Otan sont les Etats-Unis, l'Allemagne, le Royaume-Uni, la France et l'Italie.


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Dim 10 Juil - 9:52


déplacé de "Nuit debout... (hors sujet)


vlad2 a écrit:
Le clientélisme dans la société occidentale et ses masques

Michael Nevradakis met le doigt sur le poids du pouvoir invisible du clientélisme séculaire qui domine la société grecque depuis au moins l'empire Ottoman et qui rend utopique tout soulèvement qui en ferait l'économie :


Citation :
La vie dans une colonie contemporaine de la dette : la vérité sur la Grèce

En mai, probablement pour la première fois dans l’histoire du monde occidental d’après-guerre, un Parlement national a volontairement cédé ce qui restait de la souveraineté de son pays, en se votant lui-même obsolète. Ce développement, cependant, n’a pas fait les grands titres dans le cycle des nouvelles mondiales et a également été ignoré par la plupart des médias soi-disant de gauche.

Le pays en question est la Grèce, où un projet de loi omnibus [c’est-à-dire portant sur divers sujets pas forcément reliés entre eux, NdT] de 7 500 pages vient d’être adopté, sans aucun débat parlementaire, transférant le contrôle sur tous les biens publics du pays à un fonds contrôlé par le Mécanisme de stabilité européenne (MSE) pour les 99 prochaines années. Cela inclut toute l’infrastructure publique, ports, aéroports et ressources naturelles, tous passés sous le contrôle du MSE, un organe non démocratique supranational, qui ne rend de comptes à aucune instance parlementaire ou élue.

Dans ce même projet de loi, le Parlement grec s’est également privé de droit de vote : la législation annule le rôle du Parlement dans l’établissement d’un budget national ou l’adoption d’une loi fiscale. Ces décisions seront dorénavant prises automatiquement, à la demande de l’Union européenne : si les objectifs fiscaux définis par l’UE, le FMI et le MSE ne sont pas atteints, des coupes automatiques seront activées sans débat parlementaire, ce qui pourrait tailler dans les dépenses sociales, les salaires et les retraites…..

Par Michael Nevradakis – Le 27 juin 2016 – Source Off Guardian
http://lesakerfrancophone.fr/la-vie-dans-une-colonie-contemporaine-de-la-dette-la-verite-sur-la-grece



Le clientélisme anglais qui s'est manifesté d'une autre maniére lors du vote du Brexit est encore à éxplorer, mais les outils et la volonté sont peut etre là ?

Les contestations en France sont encore passés a coté de cet iceberg ,qui ne peut exister au pays des droits de l'homme…

Faute d'être nommé et identifié, et donc combattu à l'échelle qu'il mérite, ce déni nous écrase tous un peu,beaucoup ? pour le moment
.

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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Lun 11 Juil - 13:21


un texte intéressant venu de Russie



Citation :
Keti Chukhrov est Docteure ès Sciences en philosophie, professeure agrégée au Département de théorie de l’art et des études culturelles à l’Université d’État des sciences humaines de Russie, professeure invitée à l’Université européenne à Saint-Pétersbourg, directrice du département de la théorie au Centre national pour l’art contemporain. Depuis 2003, elle siège au comité de rédaction du Moscou Art Magazine. Chukhrov est l’auteur de nombreux textes sur la théorie de l’art, la culture, la politique et la philosophie qui ont paru dans des périodiques tels, entre autres : Afterall, Moscow Art Magazine, Artforum, Brumaria, les magazines de la Documenta, le journal e-flux, New Literary Review, et Springerin. L’ensemble de ses livres comprend : To Be – To Perform. ‘Theatre’ in Philosophical Criticism of Art (2011) ; Pound &£ (1999), et deux volumes volumes de lyrisme dramatique : Just Humans (2010) et War of Quantities (2004).

Chukhrov vit et travaille à Moscou.

Keti Chukrhoc est également critique de l'eurocentrisme de Zizek et du post-operaïsme, pour son usage des concepts de General Intellect et de Travail immatériel par Negri, Hardt, Virno... Towards the Space of the General: On Labor beyond Materiality and Immateriality 2010


The Brexit vote diagnosed a set of failures that undermined the globally established distribution of power and resistance, and caused mutations in the image of emancipation. It goes without saying that the choice between cosmopolitan politics and the traditionalist localism can only be for the former, even if it abides with the libertarian global capital. Meanwhile, the debate around this choice revealed a number of aberrations, which need to be questioned. Here are just a few:

Citation :
1. Aren’t fundamentalism and neoliberal policies the flipsides of the same coin, rather than the ‘either/or’ options? Didn’t most harsh neo-nationalisms emerge precisely parallel to the technocratic acceleration and along with the consistent erasure of the socialist legacies?

2. As Artemy Magun emphasizes in his recent book “Democracy” (European Un-ty, 2016), despite being a federation, the EU had been developing as a union of nation states to be a model of balance between global integration and stable state sovereignties. The tools of EU democracy have not been cosmopolitan and global enough to become sustainable transnationally. Isn’t it then clear that the confederation, which is, in fact, democratic locally—i.e. within the protocols of the EU regulations—can fail to exert democratic procedures globally?

3. The European thought and culture are valuable for conceptualizing the necessity of the worldly, the emancipated. (This is the argument often promoted by Zizek in his counter post-colonial debates). However, the impact of the political achievement that historically unfolded on the territory of Europe was not so much in the spread of certain “Europe-based” values across the world (the main rebuke of post-colonial theory), but rather in the construction of such universal concepts that would enable sublating one’s own European-ness for the sake of further universalization. (Marx epitomizes this condition). The substitution of the humanitarian universalism with the geopolitical one and the overlapping of these two brought to imperialism and its post-colonial consequences, including present immigration crisis. It is the more so surprising that the progressive EU intellectuals confuse the inevitable support of geopolitical interests of EU with the emancipatory impact of European thought, which can confirm its cosmopolitanism only when its imaginaries dispense with Europe; unlike socialism or communism, Europe never stopped to be a territorial notion. So the truly European standpoint would be not in praising the peripheral candidates for EU membership (e.g. Ukraine) for embodying “utter” European-ness (the standpoint of Kritika Politicna, Zizek), but in shifting to non-territorial notions of emancipation.

4. Today’s class constellation is quite reminiscent of the one described by Louis Althusser in his programmatic text “Marxism and Humanism” (1963). In it he mentions how in the conditions of the French Revolution the bourgeoisie, in its struggle with the aristocracy, formed the humanist ideology of equality, and due to this universal claim managed to unite the lower classes around itself. The bourgeoisie then represented the premises of equality merely in rhetoric and in beliefs, not being able to exert it socially (practically). This split between the classes leads further to a new stage when the lower social layers need time to become “the class for itself” and appropriate the languages of emancipation. But if this does not happen and it is the enlightened intelligentsia that represents the subjectivity of the oppressed, or engages in emancipation programs on their behalf, the oppressed do not recognize their interests in this “theatre” of democracy, and choose to identify with the institutes from which one can acquire immediate recognition and self-esteem: the State, nationalist, religious or other communities. In this case the oppression fails to get transformed into class consciousness, turning into identitarian mythologies.

5. Can we then say that the principal class confrontation of the present is not between the cognitive left and the financial elite of global capitalism, between the governing forces and the governed, or between the rich and the poor, but is located between the enlightened (progressive) and the unenlightened (obscurant)—the gap between the activist Left (“folk politics” agents according to N. Srnicek) and the cognitively advanced Left included. In this case, knowledge counts as the principal means of production and hence the privileged property and wealth, including the access to it, but even more so, the fields of its application. In a nutshell, today’s ruling class is not only the big proprietors, or technocratic bureaucracy, but as well the owners of knowledge and operators of its mediation; i.e. to a considerable extent it is the progressive and cultured cognitariat. Benjamin Noys has many times emphasized this rift between the accelerated agents of the progressive politics and the regressive ignorant, the anti trans-national stance of which is often due to their being outsiders of the cognitive capitalism’s networking. In fact, we witness here a mutation: the successful participants of the capitalist production claim precarity and anticapitalism, whereas the outcasts of capitalist production search for authority and dignity icons. Such paradox is due to the aberration that took place in the cultural left-wing agencies after 1989. As Boris Groys claims in his “Communist Post-script” (2007), much of the rhetoric of the EU left-wing intelligentsia after 1989 emerged from the implicitly anti-communist, liberal, civil rights arguments, that were merely wrapped in the left-wing packaging.

6. Bearing in mind the present impossibility of any rapid constructive changes in class reconstitution, can we imagine being stuck between two deplorable anti-utopian options? In case of the conservative reaction on the capitalist acceleration, “the masses,” brainwashed by the conservative leaders, collapse into various chauvinisms and fundamentalisms (the case of many post-socialist countries); or, with capitalism’s civilizational acceleration the “folks” (actually that very “demos”) get subject to “internal colonization” by cognitive elites (A. Etkind).

7. Let’s not forget how ardent post-colonial theory was in defending peripheral cultures and their uniqueness against cosmopolitan modernization, often rejecting the languages of emancipation as a coercive intrusion of a colonizer.

8. The only positive outcome of the present humanitarian impasse might be that cultural and contemporary art institutions—those adept at true progress, equality and emancipation—might at least temporarily abstain from their charitable solidarity with “the unprivileged,” now stigmatized as “reactionary folks.”

To clarify the last point: the enlightened immaterial workers and the unprivileged laborers could have formed a contemporary working class, but at present they are socially segregated. The gap between these social groups is increasing and could not be eliminated theoretically, but only as the result of overall socialization, which is not at stake for the present. Meanwhile, the positive outcome of this humanitarian impasse, revealed with the Brexit vote, may be that the contemporary art institutions could at last acquire some awareness of their hegemonic social position and lessen their patronizing solidarity with various groups of ‘the unprivileged’, in which art has so far engaged such poetics and institutional tools that had often made the segregation between ‘the enlightened’ and ‘the unenlightened’ even deeper.



Image of protest via commondreams.org

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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Mar 12 Juil - 9:16


un texte intéressant, qui rejoint, pour ce que j'en ai compris, les analyses récentes de Michael Roberts


Le capitalisme mondial à la dérive

Alertes rouges : des signes d’implosion dans l’économie mondiale

Jorge Beinstein

Jorge Beinstein est un économiste argentin, professeur à la Université de Buenos Aires

Citation :
A la fin du mois de mai, durant la réunion du G7, Shinzo Abe, premier ministre japonais, a annoncé l’imminence d’une grande crise mondiale [1],, et le commentaire le plus partagé par les médias fut qu’il s’agissait d’une position alarmiste exagérée, reflet de la situation difficile de l’économie japonaise. De toutes manières, ceux qui admettent l’existence de dangers mais qui en général les attribuent aux déséquilibres financiers de la Chine, à la récession au Brésil et aux turbulences européennes, ne manquent pas. La situation aux Etats-Unis mérite à peine des commentaires prudents distants de tout alarmisme. Néanmoins, le cœur de la dernière grande crise mondiale (en 2008) fut l’explosion de la bulle immobilière étatsunienne, maintenant les experts ne perçoivent pas là bas de bulles en pleine expansion au point d’exploser mais tout le contraire : activité financières, industrielles et commerciales, croissances anémiques et autres signaux d’apparence tranquillisants qui éloignent l’image d’une quelconque euphorie sans contrôle.

Mais il est impossible d’ignorer la réalité. Les produits dérivés financiers forment la composante décisive de la trame spéculative mondiale, seules cinq banques des Etats-Unis d’Amérique plus la Deutsche Bank ont accumulé ces actifs fragiles pour quelque 320 milliards de dollars, [2] équivalent à peu près à 4,2 fois le PIB mondial de 2015, ce qui représente 65 % de la totalité des produits dérivés de la planète enregistrés en décembre 2015 par la banque de Bâle. Cette hyper-concentration financière devrait être un signal d’alarme et le panorama s’aggrave quand nous constatons que la masse financière en question se dégonfle de manière irrésistible : en décembre 2013, les dérivés mondiaux atteignaient environ 710 milliards de dollars, à peine deux ans plus tard, en décembre 2015, la Banque de Bâle enregistrait 490 milliards de dollars …En seulement 24 mois, 220 milliards de dollars se sont évaporés, un chiffre équivalent environ à 2,8 fois le Produit Brut Mondial pour 2015.

Il ne s’agit pas d’un accident, mais du résultat de l’interaction perverse, au niveau mondial, entre la spéculation financière et la dite économie réelle. Pendant une longue période cette dernière a pu soutenir une décélération graduelle en évitant l’écroulement, grâce à la financiarisation du système qui a permis aux grandes entreprises, aux Etats et aux consommateurs des pays riches de s’endetter et ainsi de consommer et d’investir. Le déclin de la dynamique économique des capitalismes centraux a pu être ralenti (mais pas inversé ) pas seulement par le monde de la finance, l’entrée de plus de 200 millions d’ouvriers chinois mal payés sur le marché mondial a permis d’approvisionner les pays riches avec des produits à bas coûts et la chute du bloc soviétique a offert à l’Occident un nouvel espace colonial : l’Union Européenne a été élargie vers l’Est, les capitaux venant de l’Europe et des États-Unis ont étendu leurs marchés.

C’était ainsi que les États-Unis et leurs associés - vassaux de l’OTAN ont continué avec les dépenses militaires et les guerres, les masses de capitaux accumulés bloqués par une demande progressant de moins en moins , ont pu être rentabilisés en achetant des titres de dette ou en jouant à la bourse ; les grandes banques et les méga-spéculateurs ont gonflé leurs actifs avec des opérations financières complexes légales et illégales. Les néolibéraux soulignant qu’il s’agissait d’un « cercle vertueux » où les économies réelles et financières progressaient en se soutenant mutuellement, mais la fête a été finie lorsque se sont réduites les capacités de paiement des débiteurs accablés par le poids de leurs obligations.



La crise de 2008 fut le point d’inflexion. En décembre 1998, les produits dérivés mondiaux atteignaient environ 80 milliards de dollars, soit 2,5 fois le Produit Mondial Brut de l’époque, en décembre 2003, ils atteignaient 200 milliards de dollars (5,3 fois le PMB) et vers le milieu de 2008, en pleine euphorie financière, ils sont passés à 680 milliards (11 fois le PMB), la récession de 2009 les a fait tomber : vers le milieu de l’année en question, ils avaient baissé à 590 milliards (9,5 fois le PBM). L’euphorie spéculative était terminée et à partir de là les chiffres nominaux ont stagné ou ont monté très faiblement, réduisant leur part relative en Produit Mondial Brut : en décembre 2013, ils tournaient autour de 710 milliards (9,3 fois le PBM) et ensuite s’est produit le grand dégonflement : 610 milliards en décembre 2014 (7,9 fois le PMB) pour chuter en décembre 2015 à 490 milliards (6,2 fois le PMB).

L’apparent « cercle vertueux » avait montré son vrai visage : en réalité, il s’agissait d’un cercle vicieux où le système parasitaire financier avait progressé grâce aux difficultés de l’économie réelle avec laquelle il se droguait tandis qu’il la chargeait de dettes dont l’accumulation a fini par refroidir son dynamisme, ce qui a bloqué, à son tour, la croissance de la bulle financière.

La première étape d’interaction expansive annonçait la deuxième phase d’interaction négative de refroidissement mutuel actuellement en cours, qui à son tour annonce la troisième étape de refroidissement financier marchant vers la faillite et les croissances anémiques, la stagnation et la récession molle de l’économie réelle, s’approchant vers la dépression prolongée, comme part du probable dégonflement entropique de l’ensemble du système.



La financiarisation totale de l’économie fait que sa contraction comprime, réduit l’espace de développement de l’économie réelle. Le poids des dettes publiques et privées, la volatilité croissante des marchés soumis au cannibalisme spéculatif, de grandes banques sur la corde raide et d’autres facteurs négatifs étouffent la structure productive.

D’autre part, le système mondial n’est pas réduit à un ensemble de processus économiques, nous nous trouvons devant une réalité complexe qui inclut une vaste variété de composantes mises en relation (géopolitiques, culturelles, militaires, institutionnelles, etc.), cela signifie que la crise peut se déchaîner depuis différentes géographies et différents foyers d’activité sociale. Par exemple, un fait politique comme la décision de l’électorat britannique de sortir de l’Union Européenne aurait pu être le détonateur, comme l’anticipait George Soros qui attendait un « Vendredi noir » suivi par une réaction en chaîne de turbulences hors contrôle, si le jeudi 23 juin triomphait le Brexit [3], la catastrophe ne s’est pas produite mais aurait pu survenir... bien que la secousse fût assez forte [4].

Cela pourrait être une vague de protestations sociales en Europe plus étendue et radicalisée que celle survenue récemment en France ou la chute de la Deutsche Bank qui accumule des titres volatiles pour environ 70 milliards de dollars, presque équivalent au Produit Mondial brut [5]. De même pour l’économie italienne, qui offre sa part de risques affectée par la dégradation accélérée des banques cernées par les impayés de leurs débiteurs qui atteignaient en mars 2016 environ 200 milliards d’euros (équivalent à 12 % du Produit Brut italien) [6]. Et bien sûr le Japon apparaît comme un candidat important à l’écroulement avec une dette publique de 9 milliards de dollars qui représente 220 % de son PIB, parce qu’ il n’a pas réussi à sortir de la déflation et que ses exportations perdent en compétitivité [7]

Les États-Unis au centre de l’économie mondiale (surtout de leur hypertrophie financière) sont naturellement le moteur potentiel des futurs orages mondiaux. Là, les signes récessifs se sont accumulés ces derniers mois : depuis la tendance persistante à la baisse de la production industrielle dès fin 2014 [8], jusqu’à la croissance continue des dettes industrielles et commerciales impayées (qui ont déjà atteint le niveau de fin 2008 – augmentant presque de 140 % entre le dernier trimestre de 2014 et le premier trimestre de 2016) [9], en passant par la chute de l’ensemble des ventes (grossistes, détaillants et industriels) sur le marché interne depuis le dernier quadrimestre de 2014 [10] et des exportations depuis novembre de la même année [11].

Nous devons ajouter à cela une dette publique nationale qui continue d’augmenter, dépassant la barrière des 19 milliards de dollars (presque 106 % du produit national brut) qui ajoutée aux dettes privées arrive à 64 milliards de dollars (3,5 fois le produit national brut de 2015) [12], et aussi de clairs signes de détérioration sociale comme le fait qu’environ 45 millions de personnes reçoivent actuellement des aides alimentaires de la part de l’État [13], l’agence chargée du suivi des programmes alimentaires gouvernementaux, Food Research & Action Center (FRAC), soulignait dans son dernier rapport que « plus de 48,1 millions d’Us-américains vivent dans les foyers qui luttent contre la faim » [14].



Pour un nombre croissant d’experts -surtout les spécialistes en sujets financiers- la question décisive n’est pas si la crise va se produire ou non, mais quand va-t-elle arriver ? Pour certains, cela pourrait prendre la forme d’une explosion financière à la manière de celle survenue en 2008 ou lors d’événements précédents de ce type, pour d’autres ce qui va arriver est une grande implosion du système.

Surviennent deux hypothèses extrêmes, la première d’entre elles c’est que l’accumulation des détériorations devrait générer tôt ou tard un saut qualitatif dévastateur, l’histoire du capitalisme est marquée par une succession de crise de grandeur distinctes, en regardant vers le passé il serait raisonnable de supposer un dénouement sous la forme d’une hyper crise.

La deuxième hypothèse est que la perte de dynamisme du système n’est pas un phénomène passager mais une tendance lourde qui oblige à dépasser l’idée de grande turbulence subie, du tsunami meurtrier et à introduire le concept de « décadence », de vieillissement prolongé, de dégradation civilisationnelle, ce qui n’exclut pas les crises mais les intègre à un parcours en déclin où le système s’éteint, en se disloquant, en devenant chaotique, en perdant vitalité, rationalité.

[personnellement, je vois plus de probabilité à la seconde hypothèse. Tout en prenant mes distance avec le termes de "décadence", trop connoté en théorie communiste, la "dégradation civilisationnelle" et la "perte de vitalité" sont des évidences]


Larry Summers, ex-Secrétaire du Trésor des États-Unis, a récemment relancé avec une grande répercussion médiatique la théorie de « la stagnation séculière » selon laquelle les grandes puissances traditionnelles entrent dans une ère de stagnation productive prolongée entraînant l’ensemble du système mondial [15], reprenant de cette façon les idées d’Alvin Hansen exposées en pleine crise des années 1930. Pour leur part des universitaires importants comme Robert Gordon [16], Tyler Cowen [17] ou Jan Vijg [18] étayaient ce point de vue depuis la vision de l’inefficacité croissante du changement technologique en termes de croissance économique, ce dernier établissant un parallèle entre la décadence US et celles de l’empire romain et de la Chine dans l’ère de la dynastie Qing (au milieu du XVIIe siècle et debut du XXe siècle). En 1970, quand a débuté la longue crise mondiale qui arrive jusqu’à nos jours, Orio Giarini et Henri Loubergé, alors à l’Université de Genève, avaient élaboré l’hypothèse des « rendements décroissants de la technologie » à partir du traitement d’une grande masse d’information empirique [19], pour sa part l’historien Fernand Braudel remarquait que la grande crise de cette décennie était le commencement d’une phase cyclique descendante de longue durée [20]. Depuis un point de vue marxiste Roger Dangeville, aussi à cette époque, affirmait que le capitalisme ainsi que le système global était entré dans son étape sénile [21], j’ai repris cette hypothèse depuis la fin des années 1990 [22] qui plus tard a été reprise par Samir Amin* [23] et d’autres auteurs.

* dans un texte publié le 6 juillet, Samir Amin analyse LE BREXIT ET L’IMPLOSION DE L’UNION EUROPEENNE La souveraineté nationale : à quelles fins ?. S'il part de constats que tout le monde peut faire, ses présupposés théorico-politiques le portent à une conclusion impossible à) suivre : La souveraineté nationale au service des peuples, et qui rejoint étonnamment le mélange de marxisme tiers-mondiste et de populisme étatiste qui prêterait à celui-ci, comme en Amérique latine, des vertus anticapitalistes et décoloniales

Maintenant les signaux d’alarme se multiplient, depuis les dérèglements financiers graves jusqu’aux perturbations géopolitiques chargées de guerres et de déstabilisation, et depuis les crises institutionnelles jusqu’ aux déclins économiques. Les analystes occidentaux s’émerveillaient en 1990 devant le spectacle de l’implosion de l’URSS, il est probable que dans pas longtemps ils commenceront à être épouvantés devant des catastrophes beaucoup plus grandes centrées sur l’Occident.

Jorge Beinstein* pour El Correo de la diáspora

Traduit de l’espagnol pour El Correo de la diáspora par : Estelle et Carlos Debiasi

El Correo de la diáspora. Paris, le 9 juillet 2016.

Contrat Creative Commons


Notes [liens dans l'original]


[1] Philippe Mesmer, « L’alarmisme de Shinzo Abe surprend le G7 », Le Monde, 26.05.2016.

[2] Tyler Durden, « Is Deutsche Bank The Next Lehman ? », Zero Hedge y Michael Snyder, « Financial Armageddon Approaches », INFOWARS.

[3] Antoine Gara, « George Soros Says Brace For ’Black Friday’ If Brexit Vote Succeeds », Forbes, Jun 21, 2016.

[4] Wolf Richter, « European Banks Get Crushed, Worst 2-Day Plunge Ever, Italian Banks to Get Taxpayer Bailout, Contagion Hits US Banks », Wolf Street, June 27, 2016.

[5] Michael T. Snyder, « Will Deutsche Bank Survive This Wave Of Trouble Or Will It Be The Next Lehman Brothers ? », Smarter Analyst, May 23, 2016.

[6] Jeffrey Moore, « Will Italian banks spark another financial crisis ? », Global Risk Insights, March 7, 2016.

[7] Takashi Naakamichi, « Japan emerges as key victim in fallout from Brexit », Market Watch,June 27, 2016.

[8] « Industrial Production and Capacity Utilization ». U.S. Board of Governors of the Federal Reserve System, June 15, 2016.

[9] Worlf Richter, « Business Loan Delinquencies Spike to Lehman Moment Level », May 19, 2016.

[10] FRED - Federal Reserve Bank of St. Louis, Total Business Sales.

[11] U.S. Census Bureau, « U.S. International Trade in Goods and Services ».

[12] FRED - Federal Reserve Bank of St. Louis, All Sectors ; Debt Securities and Loans

[13] United States Department of Agriculture, Food and Nutricion Service.

[14] FRAC, Food Research & Action Center, « U.S. Makes Progress Addressing Food Hardship, but One in Six American Households Still Struggle to Put Food on the Table », June 30, 2016.

[15] Laurence. H. Summers, « Reflections on the New Secular Stagnation Hypothesis », Secular Stagnation : Facts, Causes, and Cures, CEPR Press, 2014.

[16] Robert J. Gordon, « Is US Economic Growth over ? Faltering Innovation confronts the six Headwinds », NBER Working paper series, 18315, August.2012. « The turtle’s progress : Secular stagnation meets the headwinds, Secular Stagnation : Facts, Causes, and Cures », CEPR Press, 2014.

[17] Tyler Cowen, « The Great Stagnation », Dutton, 2011.

[18] Jan Vijg, « The American Technological Challenge : Stagnation and Decline in the 21st Century », Algora Publishing, 2011.

[19] Orio Giarini y Henri Loubergé, « La Civilisation technicienne à la dérive.Les rendements décroissants de la technologie », Dunod, Paris, 1979

[20] Fernand Braudel, « Civilisation matérielle, économie et capitalisme, XVe XVIIIe Siècle », tome I, Armand Colin, Paris, 1979.

[21] Roger Dangeville, « Marx-Engels. La crise », Editions 10/18, Paris 1978

[22] Jorge Beinstein, « La larga crisis de la economía global », Corregidor, Buenos Aires, 1999 y « Capitalismo senil. A grande crise da economia global », Record, Rio de Janeiro, 2001.

[23] Samir Amin, « Au-delà du capitalisme sénile », PUF, Paris, 2002.



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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Mar 12 Juil - 10:01

Qui a gagné la coupe d'Europe ?

Émeutes à Berlin: 120 policiers blessés et 86 manifestants détenus

PC  |  Par La Presse canadienne
Publication: 10/07/2016 11:39 EDT Mis à jour: 10/07/2016 11:39 EDT

http://quebec.huffingtonpost.ca/2016/07/10/emeutes-a-berlin-120-policiers-blesses-et-86-manifestants-detenus_n_10915096.html

Civil Unrest Explodes In Berlin - Over 3500 People Riot Against Police


by Tyler Durden
Jul 11, 2016 8:45 AM

http://www.zerohedge.com/news/2016-07-11/civil-unrest-explodes-berlin-over-3500-people-riot-against-police
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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Mar 12 Juil - 10:57

@ vlad2

à propos des "émeutes" qui ont émaillé l'Euro de foot-ball et particulièrement les dernières rencontres, le blog du groupe allemand kosmoprolet propose une analyse assez déconcertante de la violence des supporters Zwischen Eigentor und Aufstand: Ultras in den gegenwärtigen Revolten : Entre le but contre son camp et la rébellion : les ultras dans la révolte actuelle 11. Jul 2016

j'ai découvert ce texte sur la page Tweeter de Kommunisierung.net, qui a fait grand cas des affrontements à Paris pendant et après le match France-Portugal, beaucoup moins des réactions identitaires françaises contre les supporters portugais dans plusieurs villes de France

PS : je rappelle que le groupe Kosmoprolet est à l'origine, en 2013, du texte SUR LA COMMUNISATION ET SES THEORICIENS

.
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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Mar 12 Juil - 11:05


D'après une enquête publiée ce lundi, dans huit pays à l'étude, au moins la moitié de l'opinion juge que l'arrivée des demandeurs d'asile "accroît le risque terroriste"


Réfugiés arrivant en Europe.  © AFP/ ANGELOS TZORTZINIS

Citation :
Une majorité d'Européens estime que l'arrivée de nombreux réfugiés sur le continent augmente le risque d'attentats et une forte proportion s'inquiète des conséquences pour leur emploi, d'après les chiffres d'une enquête publiée ce lundi par l'institut américain Pew Research. Dans huit des dix pays à l'étude, représentant 80 % de la population européenne, au moins la moitié de l'opinion juge que l'arrivée des demandeurs d'asile « accroît le risque terroriste ».

Plus d'un million ont été enregistrés en Europe l'an passé, fuyant notamment la guerre en Syrie. La proportion atteint un record (76 %) en Hongrie et en Pologne (71 %), pays qui ont proportionnellement accueilli peu de migrants et dont les gouvernements ont adopté des politiques très fermes à l'égard des réfugiés. Les Allemands, qui ont accueilli le plus important nombre de migrants, sont 61 % à partager cette inquiétude, les Italiens 60 % et les Britanniques 52 %.

L'inquiétude s'étend en Europe

Paradoxalement en France, pays durement frappé par des attentats en 2015, une majorité (51 %) ne partage pas cette opinion, 46 % jugeant que le risque est accru. De manière générale, « la crise des réfugiés et la menace terroriste sont très clairement liées dans l'esprit de nombreux Européens », juge l'institut Pew Research, en soulignant que « l'envolée récente du nombre de réfugiés en Europe a pris une place prépondérante dans la rhétorique anti-immigrés des partis d'extrême droite sur tout le continent et dans le débat très controversé autour de la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne ».

L'inquiétude des Européens s'étend aussi à leur situation économique

Une proportion importante voit dans l'arrivée des réfugiés « un fardeau », car ils sont « susceptibles » de « prendre nos emplois et nos allocations sociales », selon Pew. Elle atteint 82 % en Hongrie, 75 % en Pologne, 72 % en Grèce, 65 % en Italie et 53 % en France. Au total, cette opinion domine dans sept des dix pays étudiés. C'est paradoxalement en Allemagne, pays le plus concerné par les réfugiés, qu'une majorité de la population (59 %) ne partage pas cette crainte.

Au-delà, le sondage montre une augmentation des sentiments négatifs des Européens à l'égard des musulmans, y compris en France où cependant seule une minorité (29 %) partage ce sentiment, selon l'enquête. Les Européens sont globalement plus nombreux à penser que la diversité culturelle et ethnique est une mauvaise chose pour leur pays que l'inverse. Et une majorité juge qu'il est important de partager des habitudes et traditions communes pour appartenir réellement à une communauté nationale. Ce sondage, qui concerne aussi l'opinion aux États-Unis, a été effectué par Pew auprès de 11 494 personnes au total entre le 4 avril et le 12 mai.


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Mar 12 Juil - 17:12


ce texte me semble influencé par les considérations d'Endnotes#4 sur le "surplus de population" notamment dans l'article de Chris Wright, Brown v. Ferguson, et il apparaît que les deux revues poursuivent leur collaboration au-delà de la scission dans Sic, revue internationale pour la communisation, en 2013 (voir remarque en PS en bas)


une dérive nationalo-centrée de "camarades" allemands... filant à l'anglaise ?

From Welcome to Farewell: Germany, the refugee crisis and the global surplus proletariat

Felix Baum Communists in situ 10 janvier



les deux derniers paragraphes, ma traduction
Citation :
Traditionally, many on the left have regarded nationalism and racism as instruments of the ruling class to divide the proletariat, as if the latter was not always already divided by objective conditions. Today in Germany, many of those who reject such an instrumentalist understanding fall into the opposite extreme. Celebrating migrants as some kind of Ersatzproletariat, they scorn the “racist German proles” and consider any attempt to explain proletarian nationalism as inevitably excusing and justifying it. Of course, defending open borders and rejecting the dominant distinction between legitimate asylum-seekers and illegitimate “economic refugees” is a fundamental principle of internationalism. When locals, be they “ethnic” Germans or second-generation immigrants, turn against refugees, there is no question which side to choose. But not taking into account the real consequences of a mass immigration of the poor will hardly provide a basis for challenging the hostility it meets.

Beaucoup à gauche ont traditionnellement considéré le nationalisme et le racisme comme instruments de la classe dirigeante pour à diviser le prolétariat, comme si ce dernier ne était pas toujours déjà divisé par des conditions objectives. Aujourd'hui, en Allemagne, beaucoup de ceux qui rejettent cette compréhension instrumentaliste tombent dans l’extrême opposé. Célébrant les migrants comme une sorte d'Ersatzproletariat [prolétariat de remplacement], ils méprisent les « prolos allemands racistes » et considèrent toute tentative visant à expliquer le nationalisme prolétarien comme inévitablement l'excuser et le justifier. Bien sûr, défendre les frontières ouvertes et rejeter la distinction dominante entre légitimité des demandeurs d’asile et illégitimité des « réfugiés économiques » est un principe fondamental de l’internationalisme. Quand les gens du pays, qu’ils soient allemands « ethniques » ou immigrants de deuxième génération, se tournent contre les réfugiés, aucun doute pour choisir. Mais ne pas prendre en compte les véritables conséquences d’une immigration massive des pauvres ne fournira guère une base pour contester l’hostilité à laquelle elle répond.

Those who do take them into account broadly fall into two categories. While the likes of the above-mentioned Sahra Wagenknecht wholeheartedly affirm the nationalist exclusion that constitutes the instinctive reaction of many workers, others with more humanist inclinations take recourse to the agenda of left Keynesianism: economic stimulus programs, job creation in the public sector, and shorter working-hours allowing the integration of more people are supposed to lower tensions between local and new immigrant workers.10 Even though the German state currently still has the fiscal leeway for such an agenda, the proposed measures would directly or indirectly be a burden on capital’s profitability and therefore, at least in the long run, come up against objective limits. Instead of reproducing the illusions the statist left harbored in the twentieth century, an adequate response to the current situation requires a sober assessment of the limits of the ruling mode of production, limits which the refugee crisis itself throws into sharp relief. In such a perspective, this crisis is one more indicator pointing to the obsoleteness of the system of wage labor.

Ceux qui les prennent en compte largement entrent dans deux catégories. Alors que les goûts de la susmentionnée Sahra Wagenknecht affirment sans réserve l’exclusion nationaliste, qui constitue la réaction instinctive de nombreux travailleurs, d’autres, avec des inclinaisons plus humanistes, ont recours à l’ordre du jour du keynésianisme de gauche : programmes de relance économique, création d’emplois dans le secteur public, temps de travail plus court permettant l’intégration de plus de gens, sont censés réduire les tensions entre les locaux et les nouveaux immigrants workers. Même si l’Etat allemand a encore actuellement une marge de manœuvre fiscale pour un tel agenda, les mesures proposées seraient directement ou indirectement un fardeau pour la rentabilité du capital et par conséquent, au moins à long terme, se heurtent à des limites objectives. Au lieu de reproduire les illusions des étatistes gauche nourries au XXe siècle, une réponse adéquate à la situation actuelle exige une évaluation sobre des limites du mode de production, des limites que la crise des réfugiés met en relief. Dans cette perspective, cette crise est plus un indicateur pointant vers l’obsolescence du système de travail salarial.



s'il est vrai que « ne pas prendre en compte les véritables conséquences d’une immigration massive des pauvres ne fournira guère une base pour contester l’hostilité à laquelle elle répond », et puisque les auteurs se disent "communistes in situ", la question d'activités communistes dans ce moment de la crise suppose d'abord d'avoir une bonne perception de cette crise, et pas seulement à l'échelon européen et comme conséquence pour les prolétaires près de chez soi. Or il me paraît de plus en plus évident que ces théoriciens, comme la plupart de ceux du milieu radical, ne l'ont pas, et par conséquent, la suite en découle

affirmer en conclusion que « la situation actuelle exige une évaluation sobre des limites du mode de production, des limites que la crise des réfugiés met en relief », est un bel aveu que le texte n'a pas produit cette analyse, et comme de bien entendu, la chute ne mange pas de pain : «  cette crise est plus un indicateur pointant vers l’obsolescence du système de travail salarial », genre on vous l'avait bien dit, le système capitaliste est à bout, on se croirait revenu à l'époque du programme, « Une seule solution, la révolution ! » mais ce texte ne dit pas un mot pour répondre à la question : comment on passe du moment actuel à la révolution de ses vœux, tout simplement parce qu'il ne saisit pas où sont les contradictions qui font la dynamique réciproque actuelle du capital et du prolétariat mondial

dans ces conditions, la citation de Gorter en note 9, ci-dessous, portant sur la situation en Allemagne avant la Première guerre mondiale, est complètement à côté de la plaque tectonique du phénomène migratoire actuel, et ces considérations sur le nationalisme prolétarien à l'époque en dehors de la situation présente, comme les précédents commentaires, ou d'autres articles, l'ont établi


Citation :
Trying to explain the catastrophe of 1914 unfolding before his eyes, the Dutch council communist Herman Gorter noted : “The national capital is indeed their [the workers’] enemy, but it is an enemy which feeds them. Thus, although the worker is only passively nationalistic, he is nationalistic and cannot help being nationalistic so long as he is not a real socialist. Because the nation, the nation’s capital, is the foundation of his existence.” Herman Gorter, “The Origins of Nationalism in the Proletariat

« Le capital national est en effet leur ennemi [aux travailleurs], mais il est un ennemi qui les nourrit. Ainsi, même si le travailleur est seulement passivement nationaliste, il est nationaliste et ne peut s’empêcher d'être nationaliste, tant qu’il n’est pas un vrai socialiste. Parce que la nation, la capitale, est le fondement de son existence. » Herman Gorter, « les origines du nationalisme dans le prolétariat»

citer ses vieilles références d'ultragauche (parce qu'elles seraient meilleures aujourd'hui que Lénine ou Trostky ?) ne suffit pas à montrer que certains "partisans de la communisation" pourtant, auraient compris que cette théorie s'appuie sur le constat de la restructuration mondiale du capitalisme engagée depuis 50 ans, avec pour première conséquence la fin de la reproduction du capital sur une aire nationale, serait-elle allemande !

il est un peu dommage que l'auteur allemand appartenant à un groupe informel, qui se définit par sa composition internationale avec des participants de plusieurs continents (voir ci-dessous), n'ait pas pris leur attache ou tenté d'avoir de la situation y compris allemande une vue un peu plus distanciée (le monde avec des yeux du monde...)

il est regrettable que jusque dans le milieu théorique radical, on en vienne à des analyses aussi ethnocentrées, pour ne pas dire ici, concernant le phénomène migratoire mondial (le titre dit "surplus-prolétariat global"), à une approche nationale-centrée, qui est la même constatée chez la plupart des marxistes européens et populistes de gauche ayant positivement apprécié le Brexit !

à l'auberge espagnole de la communisation, chacun mange aujourd'hui ce qu'il apporte, la bouffe de chez lui, on partagera les restes après la révolution...


Citation :
CIS (communistes in situs) est un réseau informel de personnes de différentes villes (Berlin, Athènes, Le Caire, Lisbonne, Zurich, Paris, New-York, Rio de Janeiro, etc.) qui a appris à connaître l’autre dans le cadre de mouvements sociaux qui ont explosé au cours des années. CIS n’est pas un groupe politique, ni une organisation, et il n’y a absolument rien d’officiel à ce sujet. En fait, nous ne prenons pas nous-mêmes trop au sérieux. Mais nous sommes sérieux au sujet de l’époque que nous vivons. Lorsque cela est possible, nous nous efforçons de se rencontrer et de relier les points de nos vies séparées. Le reste du temps, nous faisons de notre mieux pour découvrir un potentiel spécifique : grossièrement et environ, presque et plus ou moins, ce potentiel coïncide avec l’actualité éternellement suspendue de celui qui, depuis deux cents ans, s’exprime avec pour nom le communisme.

PS, sur le même site il y a quelques jours, un texte de Chris Wright, qui écrit aussi pour la revue anglaise Endnotes, que j'ai renoncé à importer, compte tenu de sa confusion et de son étroitesse, malgré sa longueur argumentée, Marxism and White Skin Privilege. Quand on veut avoir du "privilège blanc" un point de vue marxiste, c'est-à-dire matérialiste, et actuel, on ne se contente pas de le discuter à partir de livres sur "la blanchité" même écrits par des marxistes qui font référence, la question étant largement renseignée aujourd'hui par des textes décoloniaux, et l'expérience même de luttes contemporaines, qui vont bien au-delà de ces références certes incontournables mais tout de même datées... (voir ICI)

bref, en matière de théoricisme, on atteint ici des sommets européens, comme de retard théorique dans les débats, et quand on veut chroniquer l'Euro de foot 2016, on ne visionne pas la Coupe du monde 1998...

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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Jeu 14 Juil - 11:22


le monde à l'envers : les Grecs vont se faire voir ailleurs

Europe : les jeunes Grecs quittent le navire

Ismaël Mereghetti Le Parisien 14 juillet 2016

« La Grèce est devenue un cimetière pour les jeunes. »

Place Syntagma, Athènes (Grèce), le 11 juillet 2015. Par référendum, plus de 61 % des électeurs ont voté « oxi » (« non ») aux mesures d’austérité réclamées par les créanciers européens quelques jours auparavant, et un nouveau rassemblement est organisé. (NurPhoto/Sandro Maddalena)

Un an après la signature d'un plan d'aide européen à Athènes en échange de mesures de rigueur budgétaire, de nombreux jeunes diplômés s'expatrient à l'étranger, faute de débouchés dans leur pays.

Citation :
Il y a quasiment un an jour pour jour (c'était le 13 juillet 2015), la Grèce obtenait de ses voisins de la zone euro un plan d'aide de 80 Mds€. Alors que le peuple grec s'était prononcé contre le plan d'austérité défendu par Bruxelles, le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) lors d'un référendum organisé le 5 juillet, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, cédait finalement face aux créanciers de son pays, acceptant de mettre en place des réformes drastiques et des mesures d'austérité sans précédent (lire ci-dessous). Une décision qui a poussé de nombreux jeunes Grecs à faire leurs valises pour tenter l'aventure ailleurs en Europe. C'est le cas de George, 27 ans, installé à Bruxelles.

« J'ai fait des boulettes de viande, celles que tu aimes ! » Chaque dimanche après-midi, la conversation commence toujours de la même manière : devant leur écran d'ordinateur, grâce à Skype, Eleni et son mari racontent le menu du déjeuner à leur fils, installé depuis cinq mois dans la capitale belge.

« C'est pour lui rappeler le pays, peut-être que ça le fera revenir... » espèrent-ils. Malheureusement pour eux, il faudra plus que la nostalgie des bons petits plats. Car George a vu sa vie se métamorphoser depuis son départ.

Développeur informatique, il travaillait à Athènes pour deux éditeurs, plus de douze heures par jour, du lundi au samedi. Le tout pour 900 € par mois. Une chance, diront certains, quand on sait que la moitié des jeunes Grecs du pays sont au chômage et que le salaire minimum dépasse à peine les 600 €.

Pour autant, la crise ne l'a pas épargné. Ses employeurs n'ont pas réussi à le payer durant tout le dernier trimestre de l'année 2015. La faute notamment au contrôle des capitaux imposé par les créanciers européens à la Grèce l'été dernier, et qui complique considérablement les transferts d'argent avec les fournisseurs étrangers. « C'est absurde, le secteur est dynamique et il se retrouve paralysé par des décisions politiques insensées ! »

Le jeune homme ne décolère pas contre le dernier plan d'austérité. « J'ai voté Tsipras pour sortir de cette logique de rigueur qui maintient le pays sous l'eau. Il se bat, il tente des choses, pourtant le résultat est le même qu'avant : nous n'avons aucun avenir devant nous, tout le monde veut partir. » Depuis le début de la crise en 2008, ils sont plus de 400 000 jeunes à avoir émigré en Australie, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas... Et la tendance se serait encore renforcée cette année. Si le phénomène n'est pas nouveau — les Grecs ont toujours été un peuple de diaspora —, il ne touche plus les personnes les moins qualifiées. 88 % de ces nouveaux émigrés sont ainsi titulaires d'un diplôme universitaire.

Cette « fuite des cerveaux », semblable à ce qui s'est produit en Espagne et au Portugal, est une saignée pour le pays. Après avoir formé à ses frais les étudiants, il se voit privé de futures élites compétentes et de contribuables susceptibles de payer des impôts élevés. D'autant que ces jeunes n'envisagent pas de revenir de sitôt. En Belgique, George a obtenu un CDI et gagne désormais 2 500 € mensuels. « Dans notre culture, c'est un peu contre nature d'abandonner la famille, mais je n'avais pas le choix. A mon âge, mes parents avaient déjà une situation, il fallait que je devienne indépendant et c'était impossible à Athènes. Et à mon avis, l'état du pays n'est pas près de s'améliorer. »

Une réflexion partagée par Ariane, qui vient de terminer ses études de médecine et s'apprête à s'envoler pour Berlin. Face à un système de santé en panne, l'Allemagne (où vivent 4,1 millions de citoyens de l'Union européenne, selon l'Office fédéral pour les migrations et les réfugiés) fait figure de véritable eldorado pour les médecins grecs, qui sont déjà 25 000 dans le pays.

« Je pars à contrecœur, mais je n'ai pas le choix : il n'y a pas d'argent pour nous embaucher et si, par miracle, j'obtenais un poste, je travaillerais dans des conditions indignes pour un salaire de misère... La Grèce est devenue un cimetière pour les jeunes. »


Citation :
Ils fuient l'austérité
 
Pendant des semaines l'an dernier, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, a refusé en bloc les mesures proposées fin juin par ses voisins européens pour bénéficier une nouvelle fois de leur aide financière. Malgré le non exprimé par son peuple lors du référendum organisé le 5 juillet 2015, Tsipras a dû capituler et se résoudre à appliquer l'intégralité des mesures contenues dans les 13 pages du document intitulé « Actions prioritaires et engagements ». L'accord conclu in extremis le 13 juillet 2015 entre la Grèce et ses créanciers prévoit une TVA unifiée à 23 % incluant la restauration, une réforme fiscale prévoyant notamment la suppression des avantages accordés aux îles, un relèvement de l'âge de la retraite à 67 ans, une réforme du marché du travail (déréglementation de professions comme les notaires), la privatisation du réseau de transport électrique, etc.

L'application des réformes reste un défi

Une liste de réformes impressionnante mais, comme le souligne la direction du Trésor sur son site Internet, « le véritable défi réside dans la mise en œuvre effective de ces réformes ». Et de conclure : « L'activité économique, qui avait enregistré une légère reprise de 0,7 % en 2014, s'est de nouveau contractée de 0,3 % en 2015, mais beaucoup moins qu'on aurait pu le craindre. Elle devrait se contracter encore en 2016, de 0,3 %, la reprise n'étant escomptée qu'en 2017, soit + 2,7 %. » Bref, les Grecs n'ont pas fini de souffrir...



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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Sam 16 Juil - 17:24

déplacé car hors sujet (dans extractivisme)

vlad2 a écrit:
juillet 2016 , Ukraine en révolte :

le 6 juillet 2016, une population en colère bloquait le centre de Kiev afin de protester contre le doublement, conformément aux exigences du FMI, des prix du gaz, de l’électricité, des services publics, tous ces tarifs devant être mis « au niveau de ceux du marché« .

Et depuis : Le peuple ukrainien s’est mis en marche pour la paix

L'information vient du site allemand QUER-DENKEN.TV
Nous reproduisons une traduction-résumé de l’article telle que nous l’avons reçue avec la vidéo et les photos qui l’accompagnaient.

Les germanophones trouveront le texte complet en cliquant sur le lien-source.

En Ukraine, la troisième croisade pour la paix a commencé.

Parties de l’Ouest du pays, 200.000 personnes se sont mises en marche et, à chaque ville, à chaque village qu’elles traversent, de nouveaux participants se joignent à elles. Les « croisés » pourraient être un million à l’arrivée.

Les putschistes de Kiev et les fascistes du Maidan exigent qu’on tire sur les manifestants et qu’on les empêche d’arriver jusqu’à la capitale. Les mass media les traitent de séparatistes et de terroristes excités par la Russie dans le but de déstabiliser l’Ukraine.

Odessa. Une foule de croyants se rassemble et se met en marche

Il n’est pourtant pas étonnant que l’Ouest de l’Ukraine se soulève comme l’a fait l’Est. Il suffit, pour le comprendre, de savoir que les dernières augmentations du prix de l’énergie sont telles que le gaz, pour maintenir un appartement hors-gel, coûte trois à quatre fois le salaire mensuel d’un ouvrier. On ne saurait démontrer plus clairement que le gouvernement mis en place par l’Occident ne peut plus faire autre chose qu’exploiter le peuple Ukrainien sans aucune mesure.

Et espérer qu'il se laissera faire ?

La situation au Donbass passe ainsi à l’arrière-plan.

Si le gouvernement de Kiev fait effectivement tirer sur cette foule [la police ? l’armée ? NdGO] et si une partie seulement de cette foule arrive à Kiev sans que les dirigeants politiques y aient fait assez rapidement leurs valises, il est difficile d’imaginer ce qui se passera.

On peut néanmoins essayer : QUER-DENKEN.TV pense que l’armée ukrainienne ne voudra pas tirer sur le peuple et se rangera de son côté. Mais si ce sont les bandes nazies ?

C’est la panique au sein du gouvernement.

Car, par ailleurs, une foule de 20.000 Ukrainiens, de l’Est ceux-là, orthodoxes et russophones, avec femmes, enfants, bref en familles, et eux aussi croisés pour la paix, sont partis de Kharkov et se dirigent également vers Kiev, distante de 150 km, en passant par Poltava. Combien de jours faut-il pour faire 150 kms à pied avec des enfants ? On dit que lundi soir, ils étaient déjà 50.000.

L’arrivée du gros des marcheurs à Kiev est prévue pour le 27 juillet.

Est-ce qu'on les laissera arriver jusque là ?
Les milices nazies promettent un bain de sang, mais cela ne semble pas impressionner les marcheurs. Pourtant, elles en sont capables…
Des troupes ont été rappelées du Donbass.


Source : http://quer-denken.tv/ukrainer-stehen-auf-zigtausende-auf...

Via : Orwell - Mis en ligne le 13 juillet 2016 par Théroigne.

http://lesgrossesorchadeslesamplesthalameges.skynetblogs.be/


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Dim 17 Juil - 15:12


nous voilà rassurés, le Brexit n'empêche pas la coopération franco-britannique

La France et le Royaume-Uni vont renforcer leur coopération dans la lutte contre le terrorisme

Vivienne French.china.org.cn 17-07-2016

Citation :
Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault et son nouvel homologue britannique Boris Johnson, qui ont eu samedi une conversation téléphonique, ont convenu de renforcer la coopération dans la lutte contre le terrorisme, a fait savoir le Quai d'Orsay.

Boris Johnson s'est dit bouleversé par l'attentat de Nice et a exprimé la solidarité de son pays avec la France.

La conversation entre les deux chefs de la diplomatie intervient deux jours après l'attentat terroriste de Nice, qui a causé au moins 84 morts et 202 blessés.

Les deux ministres ont également souligné leur attachement au partenariat étroit entre la France et le Royaume-Uni.

A propos de la sortie de la Grande-Bretagne de l'Unoin européenne (UE), M. Ayrault a déclaré que les négociations devraient avoir lieu dans les meilleures conditions et dans la clarté.

"Les deux ministres se retrouveront, le 18 juillet à Bruxelles, où ils participeront au Conseil des Affaires étrangères", a ajouté le porte-parole du Quai d'Orsay. Fin

Source: Agence de presse Xinhua


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Dim 17 Juil - 22:33


police partout, radicalité nulle part


(désolé pour ce titre désespérant l'absence de Clignancourt)

Arménie: un groupe armé s’empare d’un bâtiment de la police à Erevan, retient des otages

L'Avenir.net AFP 17 juillet

Un groupe armé lié à un leader d’opposition emprisonné s’est emparé dimanche d’un bâtiment de la police à Erevan et retenait des personnes en otages, ont annoncé les services nationaux de sécurité.


Citation :
«Un groupe d’hommes armés est entré dans le bâtiment d’un régiment de la police à Erevan et retient des otages», a annoncé le Service national de Sécurité (SNS) arménien. L’un des attaquants a affirmé que parmi les otages figurait le chef adjoint de la police nationale.

«Un policier a été tué et deux autres blessés, et deux otages ont été libérés», a ajouté le SNS.

Un parlementaire qui a pu rencontrer les preneurs d’otage, Nikol Pachinian, a dit à la presse que le groupe avait d’abord pris huit otages mais en avait ensuite libéré un qui souffrait de problèmes de santé.

«L’Etat arménien continue à opérer normalement, et la police continue à protéger l’ordre public et assurer la sécurité», a déclaré le SNS, niant les rumeurs de coup d’Etat courant sur les réseaux sociaux.

Selon les médias arméniens, les attaquants demandent la libération de Jiraïr Sefilian, homme politique d’opposition arrêté le mois dernier et accusé de détention d’armes.

«Nous exigeons la libération de Jiraïr Sefilian, nous n’obéirons qu’à lui. Et (le président Serge) Sarkissian doit démissionner», a écrit sur Facebook l’un des assaillants, Varoujan Avetissian.

Il a également indiqué que l’un des attaquants avait été «grièvement blessé».

M. Sefilian, dirigeant d’un petit groupe d’opposition, et six de ses partisans ont été arrêtés en juin, accusés par les autorités de se préparer à s’emparer des plusieurs bâtiments publics et de télécommunications à Erevan.

Critique féroce du gouvernement, M. Sefilian avait déjà été arrêté en 2006 et emprisonné pour 18 mois après avoir appelé à «renverser le gouvernement par la violence». L’an dernier, il avait de nouveau été arrêté, avec plusieurs de ses partisans, de nouveau sur des soupçons de préparation de coup d’Etat, mais avait été relâché peu après.

Ancien militaire, le président Sarkissian a été élu en 2008 et son élection, contestée par l’opposition, avait provoqué des émeutes ayant fait 10 morts.


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Mar 19 Juil - 18:39


Turquie : où l'on reparle de "populisme"



Des soldats de la garde d’honneur militaire, hier à Ankara, lors des funérailles
de victimes tuées lors de la tentative de putsch vendredi soir.
Baz Ratner/Reuters

Mathieu AIT LACHKAR | OLJ Entretien express 18/07/2016

Citation :
Après le coup d'État avorté en Turquie jeudi dernier, Michel Naufal, spécialiste des questions turques et auteur du livre Le Retour de la Turquie en Orient, se penche sur le profil des putschistes, alors que le nom du colonel alaouite Mouharram Kose est cité comme étant l'un des instigateurs du coup d'État raté. Il revient également pour L'Orient-Le Jour sur les motivations des putschistes et la question kurde.

Le nom du colonel Mouharram Kose, ancien haut cadre de l'armée turque, et supposément alaouite, est présenté comme l'un des cerveaux du putsch manqué. Ce nom vous dit-il quelque chose ?

En fait, les alaouites n'ont rien à voir avec le putsch manqué, et jusqu'à maintenant, il n'y a absolument rien qui l'indique. D'ailleurs, il faut prendre en considération que la structure de l'armée est surtout sunnite. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a beaucoup parlé de Mouharram Kose, mais au niveau du discours du pouvoir et du discours médiatique, personne n'a évoqué de rapport entre lui, les alaouites et le putsch manqué. En revanche, Erdogan et son parti (AKP) sont en train d'insister sur le rôle de Fethullah Gülen (ndlr: imam de 75 ans et principal opposant d'Erdogan, exilé aux États-Unis depuis 1999). Gülen est un homme qui a toujours eu des positions anti-islam politique, avec un réseau d'écoles et un groupe très fort, très présent dans les médias et autres œuvres caritatives. Il avait même une certaine influence dans les organes de sécurité.

Il ne faut pas du tout parler des alaouites qui ne sont pas forts dans la structure de l'armée. Le sunnisme turc les a éloignés de cette institution pour éviter toute influence. Quand Kenan Evren a fait son coup d'État dans les années 1980, il l'a fait avec Haydar Saltık, un grand responsable militaire d'origine alaouite. Un putsch resté dans les mémoires, car c'était la seule fois où un haut cadre de la sécurité était alaouite.

(Reportage : A Istanbul, la foule conspue les putschistes sur la place Taksim)

Est-ce que la politique turque par rapport à la Syrie a été une des motivations de ce coup d'État ?

Il faut voir d'abord quel a été le discours des putschistes qui ressemble beaucoup au discours de l'opposition en Turquie. Surtout celui des sociaux-démocrates, qui évoquent le rétablissement de l'État de droit et la démocratie. La Syrie a certainement été une source de motivation, mais de façon indirecte. Les gens qui ont pris cette initiative insistent beaucoup sur la politique intérieure, et pas tant sur la politique étrangère. Mais sur le plan local, et notamment sécuritaire, le conflit syrien y est pour beaucoup. L'attentat de l'aéroport Atatürk (le 29 juin) a provoqué un grand choc et il y a un mécontentement face à autant d'instabilité. Le problème des réfugiés syriens (2,5 millions en Turquie) est un exemple qui traduit assez bien les retombées de la crise syrienne sur le plan local.

(Repère : Cinquante-six ans de coups d'État et de complots en Turquie)

Ce coup d'État raté ne risque-t-il pas d'étouffer encore un peu plus la question kurde et augmenter la pression sur les formations d'opposition, comme le HDP prokurde ?

Si Erdogan refuse comme il l'a fait jusqu'à maintenant de revenir à son choix initial, à savoir l'ouverture démocratique avec les Kurdes, et insiste pour une solution militaire, la situation va s'envenimer. On est déjà dans une guerre ouverte dans le Sud-Est anatolien à cause de ce parti-pris. À long terme, c'est tout le pays qui risque d'être déstabilisé, car les Kurdes ne sont pas uniquement présents dans le Sud-Est, mais aussi dans toutes les grandes villes turques. Ça sera la guerre civile si ça continue. Et après ce qu'Erdogan vient de réussir (faire échec au coup d'État), on ne voit pas comment il n'y aura pas de dérive sécuritaire. On voit déjà une vague de populisme sunnite fascisant. Les mosquées se sont transformées en centre de formation populaire d'où les manifestations pro-Erdogan prennent le départ. Tout cela fait que l'on craint une dérive du pouvoir en Turquie, qui va aussi se répercuter sur l'opposition.



on rêve quand on lit des commentaires de gauche, en France, se réjouir de la résistance populaire au coup d'État. Il faudrait peut-être perdre l'habitude, dès qu'il y a une foule de civils dans la rue, de considérer qu'elle est là spontanément avec les meilleures intentions du monde. Souvenons-nous de l'Ukraine...

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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Mar 19 Juil - 18:46


La montée des populismes : l'Italie

France-Inter 19 juillet 2016


Beppe Grillo, le leader du mouvement 5 étoiles
© Reuters / REUTERS/Massimo Barbanera

Suite de notre série sur le Populisme en Europe. Direction l’Italie avec un focus sur le Mouvement 5 Etoiles. Ce Mouvement anti-système qui il y a un mois tout juste, le 18 juin, remportait les mairies de Rome et de Turin avec deux candidates, femmes et jeunes.

Citation :
Aujourd’hui, le Mouvement 5 Etoiles menace directement le pouvoir de Matteo Renzi du Parti Démocrate. Et il est même premier dans les sondages et a fait une percée extraordinaire, en particulier dans les banlieues des grandes villes qui ont massivement voté pour Virginia Raggi à Rome et Chiara Appendino à Turin, deux femmes de moins de 40 ans.

Turin la quatrième ville du pays était aux mains du centre gauche depuis plus de vingt ans. Dans le quartier des Vallette, où vivent de nombreux ouvriers ou retraités de l’usine FIAT, on a voté à plus de 70% pour les 5 Etoiles.

« Autrefois nos banlieues étaient toute rouge. Moi je votais pour le Parti Démocrate quand il était encore le Parti des ouvriers et des banlieues. La gauche, j’y ai toujours cru, mais depuis qu’elle est au gouvernement j’ai déchanté. Ils n’ont rien fait pour nous. Alors moi comme des milliers d’autre Je me suis tourné vers le Mouvement 5 Etoiles »

Les petits revenus italiens ne perçoivent pas l’embellie du pays décrite par Matteo Renzi. A Turin ils reprochent au Maire de Gauche – détrôné – d’avoir augmenté le prix des transports ou d’avoir laissé les commerces se fermer en banlieue. Piero Fassino qui est une figure du Parti Démocrate, ancien ministre, et ne s’attendait pas à être battu par un Mouvement qu’il qualifie de populiste

« C’est un mouvement populiste qui profite d’une crise sociale qui emphatise la volonté de changement dans l’opinion publique. Un mouvement populiste qui n’a pas un programme clair pour gouverner le pays ou les villes, mais qui a en ce moment un bon vent dans ses voiles. Il faut que notre gouvernement soit plus attentif à la dimension sociale et à la souffrance sociale que la crise a provoquée ».



Logo du mouvement 5 étoiles © DR


Qu’est ce qui fait que les Italiens accordent davantage de crédit au Mouvement 5 étoiles ?

D’abord les 5 Etoiles rejettent l’appellation de Parti politique. Ils se présentent comme un Mouvement. Dans une idée d’horizontalité, tout partirait de la base. Exemple : Deborah Montalbano serveuse dans un bar, elle vient d’être élue conseillère municipale à Turin, sans aucun bagage politique et pour elle c’est important

« C’est ce que j’ai toujours dit pendant la campagne électorale… Nous sommes comme vous. Le Mouvement ce sont avant tout des citoyens qui disent : maintenant ça suffit ! Nous nous engageons. Nous reprenons en main nos administrations. »

En interne les règles sont strictes : pas de carrière politique. Après deux mandats l’élu reprend son métier d’origine. Interdiction aussi de quitter le Mouvement une fois élu. Celui qui trahit c’est le terme utilisé doit verser une amende de 150.000 euros. Le député Luigi Di Maio l’un des hommes forts du Mouvement

« Nous avons mis en place des règles chez nous. On ne fait que deux mandats, après on retourne à la maison. On a mis en place avec nos parlementaires européens et aussi avec nos candidats à Rome ce principe d’un mandat contraignant. Avec des éventuelles sanctions pécuniaires. C’est fondamental dans ce pays. Les Italiens n’en peuvent plus.»

Le Mouvement 5 Etoiles est assez inclassable. Ni de droite ni de gauche

« Une bonne idée n’est ni de droite ni de gauche » c’est leur credo. Pour preuve le Mouvement 5 Etoiles débarque sur la scène politique italienne en 2013 avec deux propositions : instaurer un revenu minimum pour tous les citoyens. Mais aussi relâcher la pression fiscale sur les entreprises. Il n’y a pas d’électeur type du Mouvement 5 Etoiles. Cela va des déçus de la gauche, on les a entendus, à l’extrême droite de la Ligue du Nord qui appelait à voter 5 Etoiles au deuxième tour des municipales. Il s’agit d’une créature transversale confirme Jacopo Iacoponi, journaliste au quotidien La Stampa et spécialiste du Mouvement.


Citation :
Ils sont très différents des autres forces populistes en Europe. Ils sont transversaux. Avec des réalités locales très variées. A Turin, ils se sont appuyés sur les réseaux de gauche. A Rome, ils ont plus de lien avec les groupes de pouvoir de la droite romaine. Leur comportement se rapproche du populisme en ce sens qu’ils n’ont aucun scrupule à modeler leur point de vue. Sur les unions gay par exemple ils ont fait faux bond au dernier moment. Sur l’utilisation de l’argent publique, sur la télévision, ils disaient jamais de télé, maintenant on les voit partout. En tout état de cause ils ont cette grande capacité à recruter d’excellents candidats au moment des élections, comme Raggi et Appendino.


Après Rome après Turin le Mouvement 5 Etoiles pourrait bien décrocher l’Italie. D’après plusieurs sondages, si les élections se tenaient aujourd’hui, les Italiens voteraient pour eux. Mais le prochain scrutin national n’est prévu qu’en 2018, ce qui laisse à Matteo Renzi et au Parti Démocrate plusieurs mois pour reconquérir l’opinion.


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Jeu 18 Aoû - 20:00


assez rare de voir mis dans le même panier populiste « Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, le Front national en France, la Ligue du nord en Italie...», preuve que vu d'Orient, on voit sans doute mieux les points communs que d'Europe, et de France particulièrement où, à Podemos et Syrisa, on associe plus fréquemment qu'à celles du FN les idées de J-L. Mélenchon. Celui-ci, concernant "l'identité française", n'est pas en reste, avec ses accents gaulliens...

populismes de droite et de gauche, en avançant les références au peuple plutôt qu'au prolétariat, se retrouvent du point de vue de l'identité nationale aussi, embarqués dans la même idéologie



premier quotidien francophone au Liban


« En ces temps aussi troubles qu'empreints d'incertitude, il est impensable d'occulter les aspects essentiels d'une recrudescence du populisme aussi bien en Europe que dans le reste du monde occidental.»

Citation :
Historiquement, au-delà des débats sémantiques, le populisme attribuait aux « élites » la responsabilité de tous les maux de la société, opposant les intérêts du peuple et ceux de la caste gouvernante. C'est aujourd'hui le fil directeur des discours politiques de l'ensemble de ces jeunes mouvements populistes européens – créés pour certains au milieu des ruines de la crise économique – qui se renforcent dans l'état actuel de marasme, menaçant par ricochet les valeurs de méritocratie et de justice sociale : Podemos en Espagne, Syriza en Grèce, le Front national en France, la Ligue du nord en Italie – pour n'en citer que quelques-uns – sont autant de courants politiques qui jouent sans relâche sur les peurs et remettent en doute la capacité du système politique à se renouveler. La popularité de ces partis est incontestablement le meilleur baromètre de l'état de déliquescence du contexte économico-politique de l'Europe aujourd'hui.

Biberonnée aux mesures d'assouplissement quantitatif (Quantitative Easing), l'économie européenne peine à se relever faute de compromis et de politique commune sur les plans monétaire et fiscale. Bien qu'empruntant à des taux négatifs (pour la plupart), les États-membres se sont engagés dans des politiques d'austérité qui prennent le pas sur les mesures de relance keynésienne, censés relancer la croissance à travers davantage de dépenses publiques et d'investissements. Par conséquent, les arguments extrémistes qui jadis séduisaient l'électorat réactionnaire gagnent à présent une grande partie de la jeunesse, laissée pour compte et massivement séduite par une alternative aux partis traditionnels. Ces derniers sont vastement contestés pour leur manque de courage et d'audace, car cadenassés à leur vision binaire et dogmatique des politiques économiques. À titre d'exemple, 30 % des jeunes sans expérience professionnelle ont du mal à trouver un premier emploi en France. Le taux de chômage pour cette catégorie de la population atteint la barre de 50 % environ en Grèce et en Espagne.

Force est de constater que l'enracinement des partis populistes est lié à une multitude de facteurs, notamment – comme cité précédemment – à l'accroissement des inégalités persistantes dans bien des pays développés et qui renvoient aux conceptions fondamentales de la justice sociale. Ces dernières pouvant se traduire à plusieurs niveaux : inégalités des chances, inégalités de consommations, inégalités de richesses... De manière générale, les inégalités s'accroissent, car la part du revenu allant au travail s'est réduite alors que celle allant au capital s'est accrue.

Deuxième facteur, la crise identitaire que traverse l'Occident et plus précisément l'Europe est une caisse de résonance pour les partis qui prétendent incarner un discours de vérité et décomplexé. Désigner l'autre comme unique source de malheurs – sans reconnaître sa contribution tant au niveau économique que culturel – fut l'un des artifices utilisés dans les années 30. C'est ainsi que justifient le FPO autrichien, le Front national français ou encore l'UDC suisse l'ensemble des mesures protectionnistes et isolationnistes qu'ils défendent ardemment.

Pour finir, la défiance envers la classe politique – critiquée pour sa proximité avec le milieu des affaires et les réseaux d'influence – est un argument supplémentaire repris dans les diatribes populistes. À ce titre, le candidat Trump use et abuse de cette carte durant sa campagne à l'élection présidentielle américaine, se désignant comme un « outsider » du système politique, prêt à en découdre avec les nantis et les ploutocrates. Quand bien même investi par le Parti républicain, il jouit de son statut de candidat hors système capable de transgresser le « politiquement correct ».

Comment ne pas être tenté par une voie alternative, plus isolationniste et sectaire, quand les partis traditionnels échouent à réduire l'écart des inégalités aussi bien qu'à endiguer l'afflux incontrôlé de migrants et redynamiser le marché du travail ? Quelle crédibilité les partis traditionnels tirent-ils en puisant certains slogans nauséabonds des partis extrémistes en périodes électorales, courant derrière un électorat obsédé à l'idée de renverser la table et défaire l'alternance des courants droite et gauche ? À moins de combattre les inégalités sur un plan national en priorité, le vote massif en faveur des courants populistes ne cessera de croître, mettant en péril l'harmonie des peuples et les grandes réalisations de la mondialisation des dernières décennies.


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Sam 20 Aoû - 19:11


à lire chez DDT 21 (Gilles Dauvé) mais il va falloir attendre, car le lien LIRE LA SUITE ne fonctionne pas encore


LPR / Populisme de boue

20 août 2016 by ddt21

Citation :
LPR Les Petites Recensions

C’est en avril 2016, pour la promotion de ce livre, que Chantal Mouffe a fait irruption dans les médias français. Jusqu’ici peu traduite, la philosophe poursuit l’œuvre de son compagnon Ernest Laclau, un universitaire argentin, ancien militant péroniste de gauche, considéré comme le théoricien du « populisme de gauche » et dont le titre de gloire est d’être l’inspirateur théorique des dirigeants de Podemos. LIRE LA SUITE

Chantal Mouffe, j'en ai beaucoup parlé dans ce fil, notamment au début. Il était temps à mon avis que des théoriciens de la communisation se penchent sur le populisme notamment "de gauche" puisque jusque-là on n'avait guère que le texte de RS/TC sur Monsieur Le Pen, qui remonte à 2002 (à retrouver, récemment republié par dndf, dans la rubrique "du côté de la théorie")

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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Sam 20 Aoû - 22:58


d'Orwell à Mouffe et Mélenchon

le populisme de gauche radical(e)

pas vraiment un texte théorique, et dont la "résonance" est plutôt négative, je veux dire qu'il explique, concernant Orwell, pourquoi il n'est pas "récupéré" par la mouvance de droite nationale identitaire, comme on l'a vu dans le sujet UN DISCOURS "DE CLASSE" (?) EUROPÉISTE et RACISTE ? L'idéologie française en versions anti-système ultra-gauche-droite



COMITÉ ORWELL
Think tank souverainiste promouvant le pluralisme des idées


Pour une résurrection du populisme de gauche

Bruno Bertez 15 décembre 2015 sur son blog


Citation :
Je parle beaucoup du populisme et sur le populisme.

Le populisme peut désigner un courant politique de droite comme de gauche. Ou si on veut, aussi bien d’ultra droite que d’ultra gauche, on a rencontré les deux possibilités dans l’histoire.

La connotation est négative pour beaucoup de raisons. Dans populisme on peut entendre populace, populaire, peuple, toutes associations qui, chez les élites ou chez ceux qui se croient tels, produisent un effet de repoussoir. Avec le populisme on est dans le vulgaire, l’archaïque, le primaire n’est ce pas. Le terme n’est employé que dans un sens péjoratif.

Pourtant, faire référence aux intérêts et aux souhaits des peuples ne parait pas, en soi indigne. Il ne le devient que si le contenu qui est donné aux discours et aux programmes est démagogique ou condamnable au nom des valeurs de base de la société. Or le populisme ne préjuge rien de tout cela, n’implique rien de tout cela. Sauf si on s’en sert comme d’un fourre tout commode pour y loger tout ce que l’on ne supporte pas comme: la critique , la contradiction ou le simple débat. On y enferme le tout, bien scellé avec une étiquette, attention pourriture, malfaisant, malsain , pas digne de voir le jour.

j’ai tendance à prendre le populisme non comme un contenu, mais comme une forme, comme une manière de faire de la politique, simplement, clairement, d’une manière accessible à tous. En fait j’y mets deux choses, la première c’est l’intérêt du peuple et la seconde c’est la simplicité, la clarté. Le populisme est aussi une forme qui rejette la sophistication , le flou, les brouillards et autres enfumages. Le populisme est une défense saine contre les mystifications quotidiennes du discours politique de l’establishement. Il démasque la confusion. La forme populiste dit avec des mots simples, elle appelle un chat un chat, elle est ennemi du grand écart qui permet d’affirmer au même moment une chose et son contraire.

De la justesse de mon choix témoigne la diversité des contenus qui au cours de l’histoire ont rempli la forme « populisme ». Pour moi, c’est une façon , une autre façon de faire de la politique en réintégrant dans son champ, celui qui en a été évincé, par la technocratie, par les Enanistes Français, par les bureaucrates Européens , et maintenant toute la classe politique, en réintégrant le citoyen lambda, moyen ou simplement normal. Je vais jusqu’à y inclure la société civile. Bref, les gens. Tout le monde parle à leur place: les mal-élus, les fonctionnaires, les médias, les artistes de variété, footballeurs compris, les sondeurs , tous sujets supposés savoir . Finalement je crois que tous ces gens, je les appelle les « dominants ». Et j’avoue qu’ils me déplaisent.

J’en ai assez de leurs erreurs qui nous conduisent à l’affaissement depuis les années 70, au chômage et à la désocialisation, au rejet et maintenant aux guerres dont on ne voit ni la stratégie ni la finalité. J’en ai assez de leur arrogance, de leur inculture réelle, de leurs prétentions à tout régir, tout surveiller et à tout contrôler. J’en ai assez de ces donneurs de bons points , de ces gardiens du temple de la bien pensance qui n’est que le masque de leur non-pensance. Car c’est incroyable ce qu’il sont stupides dans leur conformisme, dans leurs modes et leurs bêlements de moutons. On dit qu’ils sont individualistes, quelle erreur, ils se croient, on les croit individualistes, mais ils n’existent qu’en troupeau, tous semblables avec leurs fausses différenciations, pointées par les marques commerciales ou les cartes de visite qu’ils arborent sur leur laine de moutons. Ces moutons qui pensent tous pareils , qui bêlent en choeur, qui aimeraient faire de la société civile, faire du peuple, des veaux. C’est pour cela qu’ils collent l’étiquette populiste, pour ravaler au rang de « presque bêtes » non civilisés, non touchés par la grâce de la modernité ou de l’universalité. Pourquoi les moutons seraient-ils supérieurs aux veaux, franchement, je vous le demande.

Le populisme est une façon de faire de la politique en réintégrant dans son champ le peuple et en parlant comme et pour le peuple. Et le peuple n’est pas si stupide puisqu’il comprend quand on lui parle de chômage, de régression de pouvoir d’achat, de précarité, d’insécurité, de gaspillage et de perte de perspectives pour lui et ses enfants. Il comprend, même quand on lui parle de politique étrangère, de guerre et de combats dits terroristes. Tout cela, non seulement il le comprend mais il le vit, ce n’est pas abstrait, ce ne sont pas des chiffres, des statistiques, non, c’est du mal vivre, de la souffrance. Du sang et des larmes.

Avec mon énumération de tout ce que le peuple connait, comprend et subi, on pourrait croire que le populisme est de gauche! Eh bien non, il est de droite si on en croit les catégories habituelles. Tous ces gens , toutes ces victimes , peu à peu rejoignent le camp de la droite populiste ou extrême parce que la gauche n’a que faire du peuple. Elle l’a abandonné , sacrifié. Sacrifié à quoi? Sacrifié aux prébendes, aux privilèges, aux voitures avec chauffeur, à la gloriole, aux mondanités, pour les uns et aux joutes de l’intellect des cheveux coupés en quatre, aux querelles masturbatoires, aux jeux de ce qui reste d ‘appareils, aux délices du mandarinat pour les autres. Le populisme n’est de droite que parce que la gauche manque à sa raison d’être, défendre le peuple. Le faire monter.

Le rêve de la gauche, son projet , c’ est de prendre la place de la droite , de faire aussi bien qu’elle, soit par les mêmes moyens , soit par d’autres. Que dire de la honte qui devrait saisir Mélenchon le soir de ses échecs ? Lui qui a tout raté depuis l’erreur indigne qui l’ a conduit à favoriser l’installation du social démocrate solférinien Hollande, juqu’à son combat honteux lorsqu’il insulte par Front National interposé le peuple que lui même manque à représenter.

La seule possibilité de changement ce n’est pas le « ni droite ni gauche » des Juppé, Valls et autre partisans de la troisième voie de sinistre mémoire; partisans d’une société à la botte du très grand capital globalisé, non, la seule possibilité réside dans la montée que l’on attend pour la santé de la démocratie d’un populisme de gauche. D’une résurrection qui porterait le combat là ou il doit être porté , sur la souveraineté, sur la résistance aux pressions de l’étranger, sur la neutralisation/remise à leur place des bureaucrates nationaux et européens, sur le redressement du front social face à la ploutocratie qui ne cesse de s’enhardir.

Ceux qui stigmatisent le populisme se trompent de combat et d'ennemis.


il existe une revendication explicite de ce "populisme de gauche", comme en atteste ce commentaire sur le même blog

groumpf a écrit:
17 décembre 2015 à 18:22

Ce que vous voulez existe déjà c’est l’UPR, l’Union Populaire Républicaine. Ni de droite ni de gauche mais rassemblant toutes les tendances politiques dans un combat de libération nationale pour que la France retrouve sa démocratie et ses valeurs.
http://www.upr.fr


mais on pensera, en termes de présence politique et médiatique, davantage à Jean-Luc Mélenchon, copain de Podemos inspiré par les thèses de Chantal Mouffe, qui fit sa percée en France à l'occasion de Nuit Debout

Chantal Mouffe : « Pour un populisme de gauche »

Le Monde 20.04.2016 Propos recueillis par Marc-Olivier Bherer


"Un « nous » de gauche doit être capable d’agréger plusieurs luttes différentes, mais des luttes démocratiques, face à différentes formes d’oppression et au nom de valeurs de gauche, comme la justice sociale, l’inclusion, l’égalité".

Citation :
Pour la philosophe belge Chantal Mouffe, professeur à l’université de Westminster, c’est le refus du conflit en politique qui explique le recul de la gauche. A force de chercher des voies de consensus, le Parti socialiste, comme plusieurs formations social-démocrates en Europe, en est venu à proposer des politiques de droite et y a perdu son identité. Proche du parti de la gauche radicale Podemos, Chantal Mouffe souhaite un retour à des identités politiques fortes afin de revitaliser le débat démocratique.

Quel regard portez-vous sur la gauche française ?

Elle est dans un état catastrophique. Peut-on encore dire du Parti socialiste qu’il est de gauche, alors que Hollande prône le social-libéralisme ? La situation du PS n’a malgré tout rien d’exceptionnel, il suffit d’examiner l’évolution de la vie politique en Europe pour s’en rendre compte. Partout, on a vu se développer la postpolitique, ce qui ne signifie pas que l’on a dépassé le politique, mais plutôt que l’on est incapable de penser politiquement. Il n’y a plus de conflit entre des projets de société divergents.

La démocratie requiert pourtant que de véritables alternatives soient offertes aux citoyens lorsqu’ils vont voter, qu’ils n’aient pas à trancher entre Pepsi-Cola et Coca-Cola. Différentes orientations politiques doivent s’opposer et proposer des programmes différents. Tous les partis sociaux-démocrates ont accepté qu’il n’y avait pas d’alternative à la mondialisation néolibérale, que lorsqu’ils accédaient au pouvoir la seule chose qu’ils pouvaient faire, c’était...

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Le journal d'un laïc
Contributions au débat politique et d'actualité



Chantal Mouffe analyse le mouvement Nuit debout dans le contexte des nouvelles mobilisations en Europe et au-delà.

Professeur de théorie politique à l’université de Westminster, à Londres, la philosophe belge Chantal Mouffe travaille sur les mouvements de la nouvelle gauche radicale, son éditeur français -n’hésitant pas à la qualifier d’« inspiratrice » de celle-ci. Compagne d’Ernesto Laclau, intellectuel anglo-argentin disparu en 2014, elle a écrit avec lui d’importants ouvrages sur le renouvellement de la gauche critique à partir des années 1980, comme le célèbre Hégémonie et stratégie socialiste (1985). Ses ouvrages, la plupart rédigés en anglais, commencent à être traduits en France, avec souvent des années de retard.

Citation :
Proche de Podemos en Espagne, Chantal Mouffe, de passage à Paris pour la parution en français de L’Illusion du consensus (2005), aborde ici la mobilisation Nuit debout et ses possibles évolutions.

Ce qui se passe actuellement place de la République et ailleurs avec Nuit debout traduit-il, selon vous, la nécessité du conflit dans les sociétés démocratiques ?

Chantal Mouffe Il faut faire attention à ne pas tirer de conclusions trop hâtives ni à cataloguer trop vite ce genre de mouvement et ses participants. Cependant, je crois que cette mobilisation montre le caractère erroné du prétendu consensus politique tendant vers le centre, vanté depuis plusieurs décennies par les libéraux comme le signe d’une démocratie apaisée et plus mûre. C’est-à-dire cette illusion d’une société « post-politique », comme je l’appelle dans mon livre. Concernant votre question, il s’agit de savoir si ce mouvement Nuit debout (comme d’autres) représente bien une critique de l’approche libérale d’une démocratie consensuelle.

Toutefois, si l’on regarde par exemple le mouvement des Indignés espagnols, ceux-ci défendaient l’idée que la démocratie représentative n’était pas une véritable démocratie, et qu’il fallait au contraire rechercher un consensus au sein du peuple, synonyme d’une vraie démocratie qui l’unirait. Je crois qu’il s’agissait d’une illusion : non pas une illusion post-politique et néolibérale, cette fois, mais l’illusion d’une démocratie directe avec le mythe d’une société réconciliée. Car la politique naît par définition du conflit entre des points de vue divergents et elle doit permettre l’expression de différentes alternatives, portées par des adversaires politiques.

On ne peut évidemment pas savoir comment évoluera Nuit debout, mais l’un des enjeux est de savoir s’il fera sienne la vision (illusoire selon moi) d’une société à réconcilier, au nom d’une démocratie de la base, comme le rêvaient les Indignés, ou plutôt celle de Podemos, qui insiste sur la différence entre le peuple et la caste, donc d’une alternative entre une société libérale et une société redistributrice des richesses. Podemos est né quand le mouvement des Indignés, au bout de deux ans, commençait à s’essouffler et que le Parti populaire venait de remporter la majorité absolue des sièges aux Cortes.

Au-delà de ce type d’expériences, qu’est-ce qu’une démocratie citoyenne ? Et quel type de mobilisation exige-t-elle ?

J’emploie à dessein une expression qui peut paraître choquante, mais je crois que nous avons besoin d’un populisme de gauche. Aujourd’hui, pour toute une série de -raisons qui ont à voir avec l’évolution des partis sociaux-démocrates mais aussi avec le capitalisme financier post-fordiste, il est difficile d’établir la frontière, qui reste pourtant pour moi fondamentale, entre la gauche et la droite. Notamment parce que la gauche se réfère trop à une conception d’elle-même de type sociologique, c’est-à-dire grosso modo représentant organiquement les intérêts d’une classe ouvrière organisée. Or, même si on ne travaille pas en usine, on est tous affectés par le capitalisme financier. Avec, d’un côté, une paupérisation et surtout une précarisation de la classe moyenne et, de l’autre, l’accroissement d’une classe de super-riches. Nos pays sont donc en train de « s’oligarchiser ». Aussi, la frontière doit être établie de manière à fédérer toutes ces demandes potentielles contre le système néolibéral, ce qu’exprime bien cette idée de convergence des luttes. C’est ce que j’appelle construire un peuple de gauche.

Selon moi, construire la frontière entre ceux d’en bas et ceux d’en haut, c’est construire cette frontière d’une manière populiste. C’est pourquoi je n’hésite pas à en appeler à un populisme de gauche. Et je crois que cette dynamique ne peut s’établir que sur une synergie entre un parti politique rénové et le mouvement social. Un parti rénové qui s’appuie sur les mobilisations citoyennes.

Ceux qui veulent se limiter au mouvement social en restant à la base, dans une démarche de démocratie directe un peu naïve, ne vont pas aller très loin. On l’a vu avec les mouvements Occupy, qui étaient très intéressants mais qui se sont épuisés sans se transformer en demandes politiques explicites. Il est donc indispensable d’avoir une traduction politique et institutionnelle.

Les gens de Podemos ont présenté leur parti comme « une machine de guerre électorale », et il faut leur reconnaître qu’en à peine deux ans ils sont arrivés à recueillir près de 21 % des voix, et surtout seulement 300 000 voix de moins que le PSOE !

Justement, vous expliquez dans votre livre que la cible principale doit être non pas tant la droite que la social-démocratie, qui a abandonné la culture du conflit pour les logiques néolibérales, ou post-politiques, et cette « illusion du consensus »…

Je suis convaincue que ce sont les représentants de cette social-démocratie qui sont responsables de la montée du Front national en France et, au-delà, des populismes de droite. La principale raison est qu’ils ont accepté le dogme prétendant qu’il n’y a pas d’alternative à la globalisation néolibérale, faisant mine de croire qu’il s’agirait d’un destin irréversible. En fait, ils ne reconnaissent pas que la situation actuelle est le résultat d’une hégémonie, établie par une série de mesures et de pratiques à différents niveaux – qu’il est tout à fait possible de déconstruire et de transformer. C’est une question de volonté politique, et la leur est non de subir mais bien de maintenir en place ce dogme ! Par conséquent, le peuple s’est retrouvé sans personne pour le représenter.

Surtout, la social-démocratie a littéralement offert ce terrain aux populismes de droite, qui, eux, disent qu’ils ont une alternative à proposer ! Elle a donc une énorme responsabilité en ayant fait sien ce dogme néolibéral.

En quels mouvements en Europe placez-vous un espoir de changement ?

En Belgique, il y a un mouvement citoyen, à la fois du côté wallon et du côté flamand – ce qui est très intéressant car ils travaillent ensemble –, qui s’appelle en français « Tout autre chose » et dont on pourrait traduire le nom flamand par « Le cœur au-dessus de l’austérité ».

Au Royaume-Uni, j’ai beaucoup d’espoir en Jeremy Corbyn, alors que je n’en ai pratiquement plus aucun quant à une possible transformation de la social--démocratie. Il a bien sûr une grande partie de l’appareil du parti contre lui, mais il a toujours été présent dans tous les mouvements sociaux, par exemple contre la guerre en Irak ou avec les étudiants contre l’augmentation des droits d’inscription à l’université. Mais, surtout, il a été porté à la tête du parti par une sorte de mouvement citoyen atypique, puisque les gens ont pu, moyennant une faible somme d’argent, s’inscrire pour voter au scrutin désignant le dirigeant du Labour. Et cela a été massif.

Enfin, en Pologne, se développe actuellement, face au gouvernement ultraconservateur, un mouvement qui s’appelle Razem, ce qui signifie « Ensemble », très proche du modèle de Podemos. Tout cela est à suivre de près.


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Lun 22 Aoû - 10:57


20 août : à lire chez DDT 21 (Gilles Dauvé) mais il va falloir attendre, car le lien LIRE LA SUITE ne fonctionne pas encore. Le lien est établi. Le texte est de Tristan Leoni, pseudonyme d'on ne sait qui, dans ce milieu si parano et si réduit qu'il a besoin de les multiplier : très intelligent !


LPR / Populisme de boue

20 août 2016 by ddt21

Citation :
LPR Les Petites Recensions

C’est en avril 2016, pour la promotion de ce livre, que Chantal Mouffe a fait irruption dans les médias français. Jusqu’ici peu traduite, la philosophe poursuit l’œuvre de son compagnon Ernest Laclau, un universitaire argentin, ancien militant péroniste de gauche, considéré comme le théoricien du « populisme de gauche » et dont le titre de gloire est d’être l’inspirateur théorique des dirigeants de Podemos. [u]LIRE LA SUITE[/u]

Chantal Mouffe, j'en ai beaucoup parlé dans le fil Nuit Debout, notamment au début. Il était temps à mon avis que des théoriciens de la communisation se penchent sur le populisme notamment "de gauche" puisque jusque-là on n'avait guère que le texte de RS/TC sur Monsieur Le Pen, qui remonte à 2002 (à retrouver, récemment republié par dndf, dans la rubrique "du côté de la théorie")

quant à ce texte de Leoni, il dit l'essentiel en peu de mots, que la lectorate du forum connaît bien pour l'avoir lu dans plusieurs sujets à propos de Mouffe/Laclau, Toni Negri, Nuit Debout, Podemos et Mélenchon

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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Mar 30 Aoû - 12:01


exit : à qui le tour ?

ces "pronostics" ne sont optimistes que pour qui peut se le permettre, au vu de sa situation, y compris parmi les plus aisés. Mais ils ont quelque chose d'amusant, rétrospectivement, quant aux alertes des dirigeants continentaux de l'Europe, dont le caractère de propagande ressort plus clairement aujourd'hui : à qui le tour

comme dit la chute : « Pas de big bang économique en vue non plus ni au niveau européen ni au niveau mondial. Le «risque» est donc plutôt politique avec une fragmentation politique de l'UE et des pays qui pourraient réclamer, soit une sortie de l'UE, soit un statut spécifique. »


Brexit : l'économie britannique déjoue les pronostics

Marie ThéobaldLe Figaro AFP 22/08/2016  

Matteo Renzi, Angela Merkel et François Hollande se sont retrouvés lundi en Italie pour chercher les moyens de relancer une Europe en pleine crise existentielle, avant un sommet européen «post-Brexit» à 27 à Bratislava le 16 septembre.


Citation :
La décision britannique de quitter l'Union européenne (UE), le «Brexit», et ses conséquences sur l'avenir de l'UE ont très vite alerté les dirigeants français, italien et allemand. Lors d'un précédent mini-sommet à Berlin le 27 juin, ils avaient ainsi appelé à une «nouvelle impulsion» pour l'Europe. Ce lundi ils se réunissent à nouveau pour chercher les moyens de relancer une Europe en pleine crise.

Mais de son côté, malgré le vote en faveur du Brexit, le 23 juin dernier, l'économie britannique affiche une bonne santé. «Jusqu'à présent, le vote pour le Brexit ne parvient pas à affecter les indicateurs économiques officiels. Il est encore tôt, mais il est évident qu'une baisse de la confiance n'est pas avérée, tant pour les consommateurs que pour les entreprises», lance Laith Khalaf, analyste chez Hargreaves Lansdown.

Les dernières statistiques officielles sont quasi-unanimes à l'image des ventes au détail, publiées jeudi 18 août, qui ont nettement rebondi de 1,4% en juillet, bien plus que prévu par les analystes, laissant penser que les consommateurs n'ont pas changé leurs habitudes.

Les magasins ont même pu compter sur les dépenses des touristes dont le pouvoir d'achat se trouve gonflé par la faiblesse de la livre. Howard Archer, économiste chez IHS, prévoit même que cette tendance pourrait se poursuivre en août grâce à une météo clémente et l'effet d'entraînement des excellentes performances de l'équipe de Grande-Bretagne lors des Jeux olympiques.

Activité hôtelière au beau fixe

Selon le comparateur d'hôtels trivago.fr, le «Brexit» ne semble pas avoir affecté l'activité hôtelière outre-Manche. Le prix de la nuitée en livre sterling est resté stable après le Brexit. C'est le jeu des taux de change qui a augmenté le pouvoir d'achat des Européens, rendant les prix en euro plus attractifs. C'est donc la chute de la monnaie britannique qui a fait baisser les tarifs hôteliers dans les grandes villes du Royaume-Uni dès le lendemain de la victoire du «Leave».

Mais cette «baisse» tarifaire est néanmoins restée ponctuelle: après quelques jours de baisse, les tarifs hôteliers se sont rapidement stabilisés et étaient même en hausse à Édimbourg. Et si les tarifs ont diminué entre août 2015 et août 2016, c'est parce que les hôteliers britanniques baissent leurs tarifs depuis quelques mois pour attirer les voyageurs notamment à Londres où le prix d'une nuit d'hôtel en chambre double standard a baissé de 20%. «Elle était facturée 213 euros en moyenne en août 2015, contre 168 euros en moyenne au mois d'août 2016», rapporte Trivago.

Chômage historiquement bas

D'autres publications portant sur juillet, le premier mois complet depuis le vote, ont rassuré, avec notamment la baisse des demandes d'allocation chômage, la légère accélération de l'inflation, ou encore la stabilisation des ventes de voitures neuves. «Le chômage est historiquement bas et la confiance des consommateurs reste élevée», remarque Daniel Vernazza, économiste chez Unicredit, expliquant que «la plupart des personnes qui ont voté pour quitter l'Union européenne ne pensaient pas que le résultat allait plomber l'économie du Royaume-Uni, ils ne devraient donc pas réduire trop leurs dépenses à court terme».

L'optimisme gagne également les investisseurs, puisque l'indice vedette de la Bourse de Londres a fortement accéléré depuis le début du mois d'août, il est vrai, principalement porté par le nouveau dispositif dévoilé par la Banque d'Angleterre (BoE). La BoE, qui a baissé ses taux et injecte davantage de liquidités dans le système financier, pourrait d'ailleurs être bientôt épaulée par le gouvernement britannique qui envisage des mesures de relance pour l'automne.

Pas de big bang économique

Alors que certains analystes craignent que le référendum paralyse les entreprises qui réduiraient leurs investissements, d'autres imaginent le contraire: «Nos échanges avec les équipes dirigeantes d'entreprises nous indiquent qu'à court terme, elles estiment l'impact du Brexit assez faible sur le comportement des sociétés», peut-on lire sur la note d'UBP. Néanmoins, «nous n'écartons pas la possibilité de chocs sur la confiance des consommateurs, le marché du travail et les décisions en termes de dépenses d'investissement et d'investissements directs en provenance de l'étranger», détaille Patrice Gautry, chef économiste d'UBP, au sujet du Royaume-Uni.

Pas de big bang économique en vue non plus ni au niveau européen ni au niveau mondial. Le «risque» est donc plutôt politique avec une fragmentation politique de l'UE et des pays qui pourraient réclamer, soit une sortie de l'UE, soit un statut spécifique.

Il faudrait d'abord que le Royaume-Uni sorte effectivement de l'UE... Le Sunday Times a prévenu que le gouvernement conservateur de Theresa May ne visait pas une sortie avant la fin 2019.


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Mar 30 Aoû - 19:46


une tentative de recul géopolitique qui n'est pas de notre bord, mais dont je pense raisonnable la conclusion : « le « Brexit » viendrait accentuer la réduction du poids relatif de l’UE dans le monde, aussi bien sous l’angle démographique qu’économique. Les mêmes tendances se constatent sous l’angle stratégique. », car cela va plutôt dans le sens de mes considérations sur les évolutions démographiques (voir le sujet POPULATIONS : DÉMOGRAPHIE et MOUVEMENTS MIGRATOIRES, à l'appui de mes 'thèses' sur la crise de l'Occident et son poids dans la crise du capitalisme mondial




L’UE sans le Royaume-Uni, ça change quoi ?

Cyril Verluise, Pierre Verluise,  Diploweb.com 25 août 2016

Pierre Verluise, Directeur du Diploweb.com, co-auteur avec Gérard-François Dumont de « Géopolitique de l’Europe. De l’Atlantique à l’Oural », PUF, 2016 ; et Cyril Verluise (HEC), assistant de recherche au Collège de France
   
Devenu effectif, le « Brexit » viendrait accentuer la réduction du poids relatif de l’UE dans le monde, aussi bien sous l’angle démographique qu’économique. La même tendance se constate sous l’angle stratégique. Il serait donc plus temps de se donner les moyens de penser et mettre en œuvre une géopolitique de l’Union européenne.

Citation :
QUEL pourrait être l’impact du processus de « déconstruction européenne » engagé au Royaume-Uni par le référendum du 23 juin 2016 en faveur de la sortie de l’Union européenne ? Certes, l’article 50 du traité de Lisbonne permettant d’engager les négociations de retrait n’a pas encore été activé. Le « Brexit » pourrait ne devenir effectif qu’en 2019-2020. Pour autant, il est possible d’envisager sous divers angles une Union européenne sans le Royaume-Uni.

Pour commencer, le territoire de l’UE serait réduit, passant de 4,5 à 4,2 millions de kilomètres carrés. La perte semble réduite, mais il s’agit d’un territoire développé, équipé d’infrastructures modernes, connecté au système-Monde. Son niveau de vie est supérieur à la moyenne de l’UE de 10 points de pourcentage. Reste à savoir ce que deviendrait l’Ecosse.

La sortie du Royaume-Uni se solderait également par une diminution de sa population. Celle-ci passerait de 510 millions d’habitants à environ 443 millions, soit d’environ 7% de la population mondiale à environ 6%. Autrement dit, l’UE sans le Royaume-Uni serait moins peuplée que l’UE à 25 au 1er mai 2004 (450 millions d’habitants). Probablement avec un excédent accru des décès sur les naissances et un taux d’accroissement migratoire amoindri, l’UE s’engagerait encore davantage dans l’ « hiver démographique » [1]. En 2050, l’UE dans sa configuration présente mais sans le Royaume-Uni pèserait significativement moins de 5% de la population mondiale. Cette dynamique démographique marquée par le vieillissement et le dépeuplement ne saurait rester sans effets sur la population active et la charge des inactifs, sans parler de l’innovation et la compétitivité.[je souligne]


Citation :
Au vu des prévisions pour 2016, l’UE-28 représenterait à cette date 17,6% du PIB mondial en PPA. A cette même date, l’UE sans le Royaume-Uni ne représenterait plus que 15,2% du PIB mondial en PPA.


Rappelons qu’avant même le référendum en faveur du Brexit, le poids économique relatif de l’Union européenne était déjà orienté à la baisse. En 1980, les pays de l’espace UE-28 représentaient 31,2% de la production mondiale en parité de pouvoir d’achat (PPA), pour n’en peser que 18,3% en 2014. [2] Il s’agit d’un des effets de l’émergence de nouvelles puissances économiques, à commencer par la Chine.

Le Royaume-Uni est un acteur économique majeur de l’UE, bien qu’il ne fasse pas partie de sa zone euro et échange avec l’UE moins que la moyenne des pays membres de l’UE, ce qu’on oublie généralement de pointer. Le Royaume-Uni représente 14% du PIB de l’UE. Après la sortie du Royaume-Uni de l’UE, le PIB de l’UE sans le Royaume-Uni serait de 86% de son niveau antérieur. La richesse par habitant de l’UE sans le Royaume-Uni serait de 2% inférieure par rapport à la configuration à 28.

Au vu des prévisions pour 2016, l’UE-28 représenterait à cette date 17,6% du PIB mondial en PPA. A cette même date, l’UE sans le Royaume-Uni ne représenterait plus que 15,2% du PIB mondial en PPA.

*

Ainsi, le « Brexit » viendrait accentuer la réduction du poids relatif de l’UE dans le monde, aussi bien sous l’angle démographique qu’économique. Les mêmes tendances se constatent sous l’angle stratégique [je souligne]. Il serait donc pertinent de se donner les moyens de penser [3] et mettre en œuvre une géopolitique de l’Union européenne.

Copyright Août 2016-C. et P. Verluise/Diploweb.com

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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Lun 5 Sep - 17:44

Brexit -Japon : les affaires sont les affaires...

pourquoi le Brexit fait-il des vagues au Japon ? On se demandait déjà - et eux-mêmes depuis l'ouverture forcée par les Américains en 1854 - si les Japonais étaient des Occidentaux. Faut-il croire aujourd'hui qu'ils seraient plus Européens que les Britanniques ?




Dans un document officiel publié ce week-end, le gouvernement nippon prévient son homologue britannique : si les négociations avec l'UE tournent mal, les groupes industriels mais aussi les banques japonaises transféreront leurs sièges sur le continent.


Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, à Londres, le 19 juin 2013
Miho Takahashi/AP/SIPA

Citation :
C’est un document de 15 pages que devraient méditer tous les Brexitophiles qui, outre-Manche ou non, assurent que la sortie du Royaume-Uni n’aura aucune conséquence dommageable pour l’économie du pays. Ce week-end, à la veille de la réunion du G20 à Hangzhou en Chine, ce texte en anglais a été mis en ligne par le ministère des Affaires étrangères, avec un titre solennel : "Message du Japon au Royaume-Uni et à l’Union européenne". En le découvrant, la Première ministre britannique et sa délégation ont dû faire "gloups".

Il s'agit d'une sèche mise en garde. Le gouvernement japonais y envisage explicitement une série de retraits de groupes industriels, dans l’hypothèse où les négociations entre l’UE et Londres tourneraient mal. Son souhait est que "l’environnement des affaires actuel soit maintenu autant que faire se peut" : autrement dit, que presque rien ne change. Le risque, si ses souhaits n’étaient pas exhaussés, est explicitement formulé : "Les groupes japonais basés au Royaume-Uni pourraient décider de transférer leur siège en Europe continentale si les règles européennes cessaient de s’appliquer au Royaume-Uni après son retrait."

Le pays est depuis longtemps le point de chute préféré des firmes japonaises qui ont mis le cap sur l’Union européenne. L'insularité commune des deux pays n'y est pas pour grand chose. Les coûts du travail y étaient moindres que sur le continent, le syndicalisme moins menaçant, le gouvernement plus accueillant et le marché des capitaux plus accessible, avec la présence de la City.

Double tarif douanier ?

Environ la moitié des investissements japonais dans l’Europe communautaire y est logée, que ce soit dans l'automobile (Nissan, Honda, Mitsubishi…), la finance (Nomura, Daiwa…), la pharmacie (Takeda, Eisai) ou les technologies de l’information (Hitachi, Fujitsu). Au total, le Japon emploie 140.000 personnes outre-manche, contre 40.000 il y a vingt-cinq ans.

Le rapport publié lundi a été rédigé après une enquête menée par une "task force" auprès des différentes firmes. Le ton est assez direct, voire rude vis-à-vis de Londres : "Un certain nombre d' entreprises japonaises, parfois sur la suggestion du gouvernement, ont investi activement au Royaume-Uni, alors considéré comme une porte d'entrée vers l'Europe, et ont mis en place des chaînes de valeur à travers l'Europe. De ce fait, nous demandons fermement que le Royaume-Uni prenne cela au sérieux et réponde de manière responsable afin de minimiser les effets néfastes sur ces entreprises."

Le document dresse une liste précise des "demandes" des entreprises, une sorte de cahier de doléances qui donne un aperçu concret des casse-tête que le Brexit pose aux grands groupes industriels et financiers, qu'ils soient japonais ou pas. Ainsi, les firmes du secteur automobile redoutent de se retrouver dans une situation où des tarifs douaniers seraient appliqués deux fois : "Une première fois pour les pièces importées de l’UE (vers la Grande-Bretagne) et une autre fois pour les produits finaux assemblés au Royaume-Uni et exportés vers l’UE."

"Un grand chaos"

De même, le gouvernement japonais laisse entendre que les QG des banques nippones pourraient déménager de Londres si les négociations du Brexit ne parvenaient pas à donner à celles-ci la liberté de travailler dans l’Union européenne (le fameux "passeport européen") ou si elles mettaient fin à la capacité de la City d’abriter des chambres de compensation en euro.

Dans la pharmacie, le gouvernement japonais redoute les conséquences du Brexit, dans l’hypothèse où l’Agence européenne des médicaments, actuellement installée dans le nouveau quartier des docks de Londres, déménageait : "Si l'AEM devait déménager vers d'autres pays membres de l'UE, l’attraction de Londres pour le développement de produits pharmaceutiques serait perdu, ce qui pourrait éventuellement conduire à une réorientation des flux financiers et de personnels de R&D [Recherche et développement, NDLR] vers l’Europe continentale."

Autre crainte, une baisse des exportations des produits japonais fabriqués en Europe vers des marchés tiers : les produits "made in UK"  risquent en effet de perde leur certificat d’origine de l’UE, "ce qui signifie que ces compagnies japonaises travaillant en Europe ne pourraient plus bénéficier des avantages des zones de libre-échange auxquelles participe l’UE". Inacceptable. Le rapport appelle enfin le Royaume-Uni à rester ouvert à la main d’œuvre de l’UE, pour ne pas créer "un grand chaos" sur le marché du travail.

Ce sont les entreprises qui in fine décideront de leur départ ou non en fonction des négociations sur le Brexit, a rappelé lundi l’ambassadeur japonais à Londres Koji Tsuruoka, sur BBC Radio. Mais au Japon, le système industriel et politique est imbriqué de tel façon que ce genre d’avertissement officiel ne peut être pris à la légère.


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Sam 24 Sep - 14:02


populisme démocratiste radical : Corbyn, Sanders, Mélenchon... rien que des jeunes

Royaume-Uni : Jeremy Corbyn réélu à la tête du parti travailliste

Le Monde 24.09.2016



« M. Corbyn, avec l’aide discrète de l’organisation parallèle créée par ses amis, Momentum (« élan »),
veut modifier la structure et le fonctionnement du Labour pour le transformer en un mouvement social à la Podemos. »

M. Corbyn a été reconduit à son poste grâce au vote des militants, avec 61,8 % des voix, face à son concurrent Owen Smith

Citation :
Le chef du parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, a été reconduit à son poste le 24 septembre.  
Jeremy Corbyn a été réélu, samedi 24 septembre, à la tête du Parti travailliste britannique, grâce à l’appui des militants et malgré la très vive contestation qu’il suscite chez les élus et cadres de sa formation. Il a recueilli 61,8 % des voix.

Le vote a été clos mercredi, mais les résultats n’ont été annoncés que ce samedi, à l’occasion du congrès du Labour, qui se tient à Liverpool, dans le nord-ouest de la Grande-Bretagne.

Un an après son arrivée sensationnelle aux manettes du principal parti d’opposition britannique, M. Corbyn, 67 ans, était largement favori face à son seul concurrent, Owen Smith, un député gallois de 46 ans quasiment inconnu. Si Jeremy Corbyn a dû se soumettre si tôt à un nouveau vote, c’est parce que 172 des 230 députés travaillistes ont approuvé à la fin de juin une motion de défiance, lui reprochant son manque d’empressement à militer contre un Brexit. De manière plus générale, la plupart des cadres du Labour estiment que son profil, très marqué à gauche, risque d’engendrer, lors des prochaines législatives de 2020, un désastre électoral.

L’espoir du retour d’une « vraie gauche »

Par ailleurs, M. Corbyn, avec l’aide discrète de l’organisation parallèle créée par ses amis, Momentum (« élan »), veut modifier la structure et le fonctionnement du Labour pour le transformer en un mouvement social à la Podemos. Un changement qui marginaliserait les parlementaires.

Mais pour une majorité des 550 000 membres du Labour, M. Corbyn porte un espoir : celui du retour d’une « vraie gauche » qui solderait définitivement l’héritage centriste de Tony Blair.

Alors que les médias britanniques présentent couramment l’irrésistible ascension de Jeremy Corbyn comme le fruit d’une conspiration d’extrême gauche, une étude menée par l’institut YouGov sur plus de 2 000 nouveaux adhérents tempère cette analyse : âgés en moyenne de 51 ans, et appartenant à 78 % aux classes moyennes, ce sont souvent des travaillistes déçus qui retournent à leurs anciennes amours politiques.

Ils estiment que les coupes budgétaires sont allées trop loin et sont très ouverts en matière sociétale. Massivement fans de M. Corbyn et même prêts à déboulonner les députés qui le défient, les nouveaux adhérents estiment massivement – 90 % – que le nouveau leader les « respecte », contre 74 % pour l’ancienne direction.


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Lun 26 Sep - 0:02


reçu de Harry Stopes @HarryStopes Londres



Citation :
Call for Papers: Populism in Historical Perspective

The last decade has seen the rise of politicians, parties and governments to whom the label ‘populist’ can usefully be applied. This is true not only in Europe, but also in North and South America, Turkey, India and elsewhere. British media responses to this global shift have focused on the ‘Brexit’ referendum result and the short term consequences of the 2008 financial crash. There has been less interest in historicising these phenomena or locating them in an analysis of twentieth and twenty first century democracy. Yet this would be a useful endeavour, involving study not only of twentieth century populists like Pierre Poujade or Juan Perón, but also a wider project investigating the development of modern mass society since the late nineteenth century.

The UCL European Institute, in cooperation with the UCL Centre for Transnational History, therefore invites abstracts for papers covering topics in twentieth and twenty-first century populism across a broad geographical range, with the aim of exploring the factors which shape its form, as well as the reasons for its apparent recent upsurge. While operating with an historical focus, we aim to bring together sociologists and political scientists, as well as modern and contemporary historians. We aim to discuss populism in a global perspective, and therefore especially welcome papers that deal with the subject outside of the European context, or which examine transnational connections between populists.

The symposium is co-organised with Passionate Politics, a research group at University College London, which explores the relationship between politics and the world of the emotions. As such, we are particularly interested in the affective content of populist politics, and the means by which emotions are mobilised to political ends.

In order to facilitate dialogue between our speakers and encourage lively and engaged discussions between conference attendees, the conference will be organised in three thematic panels, preceded by an opening plenary which will help to orientate the discussion. The panels are as follows.

The People

Populists tend to portray themselves as standing for the marginalised. Yet they seek to be majoritarians, and their coalitions often encompass a large range of publics, characteristically cutting across divides (socio-economic, cultural, regional, occupational) which other political formations treat as normative. What is the class composition of populist movements and to what extent is the formulation ‘the people’ used to shape a politics that lies outside class (or other) conflict? Who in turn lies outside the people?

Populist values

Populists characterise themselves as defenders of a particular set of values, often under attack by a distant elite. What social structures, cultural practices and economic interests shape these values? How do these values translate into political decisions? How do they inform notions of legitimacy, democracy, and authoritarianism.

Languages of populism

Populism often deploys the language of ‘common sense’, both as a persuasive rhetorical tool and an articulation of the subjectivity of a group which feels it has been neglected or ignored. How are these knowledges formed, communicated and mobilised? What is the role of the media, both as a mouthpiece for populist politics, a force in shaping the context in which it emerges, or as a focus for anger on the part of publics. What role have new forms of media played in allowing contemporary populists to communicate with their publics?


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MessageSujet: Re: EUROPE (et au-delà) : DÉMOCRATISME POPULISTE ? Brexit, Trump... CATALOGNE   Mer 28 Sep - 17:01


d'une série intéressante. Je donne le lien sans importer le texte, seulement le chapeau et les cartes. Je précise que Diplo-Web n'a rien à voir avec Le Monde diplo...


3 - L’Ukraine : émergence d’un nouvel État-nation

Laurent Chamontin Diplo-Web le 28 septembre 2016

Citation :
L’Ukraine est un jeune État-nation, auquel l’Empire russe et l’URSS ont légué une forme étatique surplombant la société et peinant à se reconnaître une responsabilité vis-à-vis d’elle. Elle est par ailleurs marquée de plusieurs contrastes qui différencient nettement l’est de l’ouest du pays. Ce contexte a sans doute été pour une bonne part dans le caractère hésitant de la politique étrangère ukrainienne – du moins jusqu’à ce que la dénonciation de l’accord d’association avec l’UE par Viktor Yanoukovitch déclenche la réaction que l’on sait en novembre 2013.

Le Diploweb.com publie un nouveau livre géopolitique signé Laurent Chamontin, Ukraine et Russie : pour comprendre. Retour de Marioupol, éd. Diploweb 2016, ISBN : 979-10-92676-08-2.

L’Ukraine, partie du monde russe ?


Scores de démocratie selon l’ONG américaine Freedom House (2015, extrait)


Le clivage Est–Ouest : une réalité


Malgré les oscillations, la progression vers l’Europe

Position des Ukrainiens vis-à-vis de l’Union Européenne et de l’Union Douanière
extrait d’un sondage réalisé par l’Institut International de Sociologie de Kiev en septembre 2013



Position des Ukrainiens vis-à-vis de la Russie
extrait d’un sondage réalisé par l’Institut International de Sociologie de Kiev en février 2014



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