PATLOTCH / CIVILISATION CHANGE / COMMUNISME, SEXE, et POÉSIE

dans la DOUBLE CRISE du CAPITAL et de l'OCCIDENT, LUTTES COMMUNISTES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGIQUES
 
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 ÉMEUTES/RIOTS... IDÉOLOGIE de l'ÉMEUTE ? un débat important

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MessageSujet: Re: ÉMEUTES/RIOTS... IDÉOLOGIE de l'ÉMEUTE ? un débat important    Lun 9 Jan - 15:10


importé de 'LES' COMMUNISMES, UNE IDÉE NEUVE DANS LA CIVILISATION


Tristan Vacances a écrit:
puisque vous parlez des totos et des émeutes, j'ai retenu ce passage de Clover:

Joshua Clover a écrit:
Les émeutes sont entrées dans ce cadre intellectuel par la bande, en quelque sorte, parce que, comme j’ai une autre vie de militant politique, j’ai vu des émeutes, participé à des émeutes, je trouve qu’il s’agit d’un intéressant phénomène humain et elles me paraissent avoir une place de plus en plus grande dans les endroits du monde que je connais, en particulier aux États-Unis et en Angleterre. Je me suis donc mis à réfléchir à ces deux choses conjointement, pour tenter de comprendre – en prenant bien soin d’éviter tout jugement moral – la place de plus en plus centrale de l’émeute comme forme de lutte politique.

Tu as été très impliqué dans le mouvement Occupy Oakland.

Personne ne dirait avoir été très impliqué. Moi j’y étais le premier jour. Le phénomène Occupy a bénéficié d’une grande visibilité aux États-Unis mais on oublie souvent qu’il s’agissait d’un résultat plutôt que d’un commencement. Dans la baie de San Francisco, où je vis, Occupy a été le produit de deux types de luttes : les luttes dans l’université, qui ont débuté en 2009, en l’honneur ou dans la tradition de ce qui se passait déjà en Grèce, à Vienne, dans d’autres endroits d’Europe et à New York. Mais outre les luttes universitaires, qui ont rassemblé un certain groupe de militants, il y a eu une série d’émeutes après qu’un jeune Noir, Oscar Grant, a été tué par la police, en 2009, et ces émeutes ont aussi réuni tout un ensemble de militants. Ces deux groupes se sont en partie rejoints, et c’est de là qu’est parti Occupy Oakland, qui a ensuite développé une existence propre.


je m'interroge sur la signification de cette "jonction". Les totos m'apparaissent comme des "émeutiers professionnels", bien qu'ils ne soient nulle part capables de déclencher seuls une émeute, ni sur la base de ce qu'ils sont généralement, socialement. Or Clover y voit une « unité sous-jacente » qui ferait époque et prendrait un sens, un peu comme l'a fait Woland pour Blaumachen et Sic (L'ère des émeutes)

Clover a écrit:
L’une des ambitions du livre, c’est d’envisager l’extension des émeutes, dans l’espace et dans le temps. En effet, dès que l’on considère l’émeute comme l’expression concrète d’une situation abstraite – les transformations des classes, du capital, de la production –, on commence à percevoir une unité sous-jacente entre les multiples émeutes. L’émeute est donc pour moi une série d’expressions locales d’un phénomène global, mais inégalement global.

je pense qu'il y a dans toutes les émeutes, même hors des pays développés, des leaders, des activistes, des militants, mais qu'ils sont généralement du même milieu social que les émeutiers. Aux États-Unis je ne sais pas, mais en France, peut-on rapprocher les actions des totos, même élargies aux têtes et sorties de cortèges syndicaux, des émeutes de banlieue en 2005, dont ils étaient absents ?

En somme, on n'aurait pas chez nous ce que Clover décrit aux USA:

Clover a écrit:
participer à une émeute, c’est par transitivité devenir noir. Cela ne veut pas dire que si je suis blanc, j’ai plus de chances de me faire tirer dessus par la police. Je veux juste souligner comment fonctionne la racialisation aux États-Unis et sans doute ailleurs. Enfin, si l’émeute est un phénomène racial, c’est aussi un phénomène de classe, produit des transformations du capital. Le livre tente de mobiliser les deux éléments, la production d’une surpopulation et la racialisation, pour comprendre la co-articulation de la race et de la classe. C’est toujours un défi pour les marxistes, ça ne marche jamais parfaitement, mais ça me semble absolument nécessaire.


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MessageSujet: Re: ÉMEUTES/RIOTS... IDÉOLOGIE de l'ÉMEUTE ? un débat important    Lun 9 Jan - 15:25


Clover reste prudent quant à l'exportation du modèle d'articulation classes-races tel qu'il peut se concevoir aux USA, ce qui n'est pas sans rappeler les réticences de TC, dès sa lecture de Black Feminism

voir mes copies de Théorie Communiste n°24 sur le Black Feminism, à partir du livre éponyme d'Elsa Dorlin, Anthologie du féminisme africain-américain, 1975-2000, le 11 avril 2015 dans Black Feminism et d'autres non "blanches"





mais TC semble avoir tranché depuis, et pris un tout autre chemin que Clover, en stygmatisant "les entrepreneurs en racialisation" comme si, via le PIR, cette seule frange militante recouvrait tout le phénomène en France. Autrement dit, TC poursuit sur sa conviction déjà dans Sic après les émeutes de novembre : elle n'auraient aucun caractère racial !

sur l'articulation totos-émeutes, je ne connais pas assez ce milieu, notamment sa composition sociale actuelle, pour être aussi affirmatif que vous en les caractérisant d'émeutiers professionnels, vu ce qui s'est passé depuis, soit dans les "cortèges de tête", soit surtout dans les émeutes de migrants à Calais

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Florage



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MessageSujet: Re: ÉMEUTES/RIOTS... IDÉOLOGIE de l'ÉMEUTE ? un débat important    Ven 13 Jan - 18:45

c'est pas du moment actuel, mais ça revient

Emeute de femmes en 1771
à Rambervillers contre le prix excessif du blé


(D’après « Bulletin de la Société philomatique vosgienne » paru en 1879)
Publié / Mis à jour le MARDI 9 AOÛT 2011, france-pittoresque.com

La question des grains fut la grande préoccupation du XVIIIe siècle. Bien avant que le roi Louis XV ne fût suspecté d’être un « monopoleur », on chercha à remédier ou du moins à atténuer les désastres causés par de trop fréquentes famines.

Citation :
Dès 1754, on décrète la liberté entière du commerce de grain dans l’intérieur du royaume ; plus tard (1758) on encourage les défrichements, on autorise la formation (1763) de magasins de blé ; enfin, le célèbre édit de 1764 accorde la pleine liberté d’exportation des grains par navires français et l’importation par tous navires ; à la sortie le blé payait un demi pour cent de droit, et un pour cent à l’entrée.

La liberté d’exportation était suspendue sur tout point du territoire où le blé atteignait 12 livres le resal (un resal correspondait à 117,2 l).


La Halle aux blés à Paris, à la fin du XIXe siècle

Ces excellentes mesures donnèrent dès le début de bons résultats, mais les mauvaises récoltes des années 1767, 1768, provoquèrent une hausse considérable ; le peuple s’en prit à l’exportation. Des désordres eurent lieu dans toute la France ; les parlements appuyèrent les réclamations populaires, et le 14 juillet 1770, l’exportation fut interdite. Il ne s’agissait bien entendu que de l’exportation à l’étranger, l’exportation de province à province étant permise, cependant que le gouvernement ne se gênait pas pour l’entraver.

Le prix du blé ne diminua pas. La population affamée s’en prit alors aux « monopoleurs ». Cette fois elle n’avait pas tous les torts. Tout le monde tonnait le triste rôle du roi Louis XV dans ce qu’on a appelé le « pacte de famine », expression postérieure aux événements et destinée à accréditer la thèse d’une conspiration liant le monarque aux spéculateurs ; principal intéressé dans la trop célèbre Société Malisset, le roi permettait tout aux représentants de cette Société : le blé était-il abondant dans une province (Languedoc) ? Vite on en interdisait l’exportation dans les provinces voisines, et le grain acheté à vil prix par les agents de la Société Malisset attendait dans des magasins la hausse qui ne tardait pas à se produire ; ou bien, l’interdiction d’exportation était levée, et le blé, transporté dans une province affamée, était vendu à gros bénéfice !

Le roi suivait avec le plus grand intérêt les variations du prix des grains ; et plus d’une fois, les courtisans eux-mêmes baissèrent les yeux en voyant sur le secrétaire du roi des carnets où étaient inscrits jour par jour les prix du blé dans les divers marchés du royaume. Bien plus, enchanté des énormes bénéfices réalisés, Louis XV ne craignit pas de créer « l’office de Trésorier des grains au compte de Sa Majesté ».


Les femmes se concertent

On comprend l’émotion populaire à la divulgation de tels faits ; on s’expliquera la fréquence, la violence des émeutes : à Rambervillers, comme en mille autres endroits, la faim fit insurger la population. Le 15 juin 1771 était jour de marché en cette ville. Comme d’habitude, nombre de cultivateurs, de marchands des localités voisines étaient venus installer leurs voitures chargées de grains dans les rues réservées au marché.
La quantité de blé qui, toutes les semaines, arrivait, était suffisante à la consommation de la ville, mais ce blé était acheté par des spéculateurs étrangers, si bien que le prix s’en maintenait toujours très élevé. Ce jour-là, le vendeur élevait le prix du resal à 40 livres. Depuis longtemps, de sourdes rumeurs couraient dans la population, on criait au monopole, à l’accaparement ; les acheteurs étrangers qui venaient sur le marché pour lever des grains et les conduire dans les lieux de leur demeure, étaient surtout l’objet de la haine de la population.

Ce qui, cette fois, mit le comble à la fureur populaire, c’est que le bruit se répandit qu’à Paris, Nancy, Lunéville, etc., le blé se vendait à un prix fort au-dessous de celui qu’on proposait... Au moment où les acheteurs allaient prendre livraison du blé, trois cents femmes, arrivant de divers côtés, suivies et secondées par leurs hommes envahirent le marché au grain, en chassèrent les acheteurs ; ceux-ci voulurent résister. Mal leur en prit, les maris accoururent au secours de leurs femmes, et « les leveurs étrangers », fort maltraités, durent au plus vite prendre la fuite...


Après la saisie du blé par les femmes, le marché reprend son cours

Maîtresses de la place, les femmes entourent les vendeurs, s’emparent de leurs blés, et le vendent à raison de 25 livres le resal, sans s’embarrasser du prix de 35 à 40 livres qu’en voulaient avoir les vendeurs, qui touchèrent le prix réduit. Plus de 300 reseaux furent vendus ainsi. Ce cours forcé établi, on voulut obliger les boulangers à proportionner le prix du pain au nouveau cours de 25 livres. On tenta même de faire main basse chez tous les marchands de blés bourgeois de cette ville et d’en enlever les grains au prix qu’ils jugeront à propos d’y mettre.

La municipalité, aidée de quelques hommes de la maréchaussée, essaya de résister ; mais en vain. Elle n’avait d’autre arme à opposer que la voie de remontrance ; pourtant elle parvint à empêcher la saisie du blé des négociants de la ville, et à sauver les boulangers d’une perte assurée en faisant sentir aux mutinés que dans ce désordre les boulangers n’avaient pu s’approvisionner au prix de 25 livres.

Elle rédigea sur le champ un procès-verbal des désordres qui venaient d’éclater : « Ces voies de fait, concluaient les édiles d’alors, contraires au bien public, capables d’éloigner tous marchands de grains des marchés de cette ville et d’en empêcher l’approvisionnement, d’autoriser le peuple en toute autre circonstance à se mutiner et à mépriser toutes les règles, ne paraissent pas aux soussignés de nature à être oubliées, et les laissent dans l’embarras de trouver le moyen d’y remédier et d’en prévenir les suites, pourquoi ils en ont dressé le présent procès-verbal pour servir ce que doit... »

La Cour souveraine de Lorraine et de Barrois s’empressa de prévenir le retour de tels désordres ; le 18 juin, un détachement de cavalerie commandé par Nicolas Valdajol, vint occuper la ville et sans doute aider à la répression ; pourtant les archives sont muettes à cet égard et nous ne savons si celle-ci fut sévère, comme dans bien d’autres endroits
.
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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: ÉMEUTES/RIOTS... IDÉOLOGIE de l'ÉMEUTE ? un débat important    Sam 21 Jan - 17:44

série d'articles dans lundi matin

À PROPOS DES ÉMEUTES QUI FRAPPENT LE MEXIQUE

Depuis le Nouvel An, le Mexique connaît une vague d’émeutes, de blocages et de pillages sans précédent. Quand l’étincelle qui embrase la plaine est l’augmentation du prix de l’essence, les choses avancent plus vite que d’habitude. Un envoyé spécial de lundimatin nous livre les dernières nouvelles.

PREMIÈRE PARTIE : CHRONIQUE GÉNÉRALE 11 janvier 2017

DEUXIÈME PARTIE : MEXIQUE : ÉMEUTES, BLOCAGES ET PILLAGES CONTRE L’AUGMENTATION DU PRIX DE L’ESSENCE 16 janvier

- LES JOURS DE L’AN PÉTARADANTS
- L’ACCALMIE OU LE CALME AVANT LA TEMPÊTE

- CONCLUSION INTEMPESTIVE

Citation :
La scène de clôture du premier Terminator (1984) est prise, précisément, dans une station essence de la Pemex.


Sarah Connor est enceinte jusqu’aux yeux et s’est enfin débarrassée du cyborg-Schwarzenegger ; elle poursuit sa cavale maintenant solitaire sur les routes sableuses et ventées du Mexique. L’Américaine a encore les sous pour faire le plein et, tandis que dans sa Jeep elle attend harassée la fin de la coulée, un gamin mexicain crie dans son dos : « ¡Mira, mira ! Allá viene una tormenta ». Sarah, qui a besoin de son guide de conversation pour demander un plein d’essence, ne comprend pas l’avertissement. « He said that they’re is a storm coming in » lui explique le vieux tenancier mexicain. « I know. »

La tempête qu’elle peut prévoir et craindre, c’est la guerre déclarée entre intelligence humaine et intelligence artificielle aux alentours de 2029, au cours de laquelle son fils livrera bataille. Nous n’avons pas d’enfants dans le ventre capables, en s’infiltrant de retour dans l’époque contemporaine, de veiller sur nous et de nous prémunir contre les apocalypses. Ce dont nous disposons, ce sont de signes avant-coureurs : un panonceau publicitaire qui commande aux Mexicains « Bois Coca-Cola », entrevu une fraction de seconde ; les piñatas qui se balancent au vent, car c’est la saison ; l’enseigne Pemex qui domine la scène, et le prix de l’essence. 40,3 pesos le litre en 1984. Mexicains, tremblez qu’elle n’atteigne ces prix-là cette année.

Tapage, saccages, manifs pas sages ? Passé le chaud des premiers saqueos, on continue à lire les nouvelles ; ça semble retomber, se sectionner, l’enthousiasme se perd. On s’est peut-être emballés ? Heureusement, en se baladant un soir de la semaine dans un quartier chic de la capitale, on surprend une conversation entre deux portiers d’un immeuble de luxe. L’un conclut : « Ce qu’il faudrait, là, c’est une révolution. »

Alors, parions : que vienne la tempête en 2017
.


Question grammaticale, un pari n'est pas un souhait, et parier n'appelle pas le subjonctif mais le futur proche : il va pleuvoir. Tout le monde n'est pas Rimbaud. Quant à l'optimisme même retenu de lundimatin, il fait ici des émeutes, en les reliant directement à une révolution quasi immédiate, une idéologie.

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: ÉMEUTES/RIOTS... IDÉOLOGIE de l'ÉMEUTE ? un débat important    Mar 31 Jan - 21:48


Baroud d’aéroport

Joshua Clover / 29 janvier 2017

Joshua Clover, universitaire et poète américain, nous livre une réaction à chaud sur les récentes manifestations dans les aéroports américains, à la suite du décret signé par le président Trump qui interdit l’accès au territoire des Etats-Unis à des ressortissants de 7 pays « musulmans » pour une période provisoire de 3 mois (la mesure a été diversement combattue sur le plan juridique aussi, jusque dans les rangs de l’administration fédérale où circulent des appels à ne pas la mettre en œuvre). Il inscrit son analyse de ce moment de lutte spontanée dans la continuité de son ouvrage Riot.Strike.Riot à paraître chez Senonevero au début de l’année prochaine, dans lequel il s’essaye à une relecture de la séquence historique de la crise de 1973 à nos jours, en l’inscrivant sous le double signe de l’émeute [Riot] et de la grève [Strike] en s’interrogeant sur le contenu de ces formes de lutte et la façon dont elle déterminent les affrontements actuels.


Traduction Julien Guazzini

Citation :
Drôle de chose qu’un aéroport, qui vous ouvre l’accès à d’autres lieux sans être lui-même vraiment un lieu. Sa nature profonde a pourtant changé radicalement au cours des dernières décennies. Si l’on perçoit encore ce glamour et cet espoir que suscitent l’évasion ou l’embarquement pour une vie nouvelle, l’aéroport est devenu un point nodal de la circulation quotidienne des marchandises au niveau mondial.

Ceci s’est avéré particulièrement vrai depuis la récession mondiale de l’industrie des années 70. En avril 1973, Federal Express livrait son premier colis ; quarante ans plus tard, FedEx possède la quatrième plus grande flotte existante ; en volume de fret, elle est la première compagnie aérienne du monde. A Oakland International, l’aéroport près de chez moi, le hangar FeDex est un béhémoth doté de la gravité d’une planète, tapi à l’écart des deux modestes terminaux de passagers. C’est leur monde : nous ne faisons qu’y habiter.

Cette transformation est survenue dans le dos de la conscience, et en grande partie au-delà de nos descriptions de la situation politique. Il serait difficile de dire que cela a joué un rôle dans les manifestations de samedi soir [28 janvier]. Les drames des aéroports, depuis le scénario de The Terminal, mettant en scène un Tom Hank apatride coincé dans JFK airport, jusqu’à la fuite d’Edward Snowden, tournent autour de ceux qui ne peuvent pas partir ou pas arriver, et qui finissent donc bloqués dans ce méta-lieu, séparés de la vie. Ce peut être amusant, étrange ou excitant, sauf bien sûr qu’au-delà, se faire attraper par des brutes en uniformes, être jeté dans une pièce à la merci non du destin mais de l’arbitraire légal et du pouvoir d’état doit certainement être terrifiant.

C’est pour des gens détenus dans de telles pièces que de grandes manifestations ont éclaté dans des aéroports à travers tous les Etats-Unis : 10 000 personnes à Seattle et des chiffres comparables à San Francisco et Chicago. L’épicentre se trouvait pourtant à l’aéroport JFK de New York, où la contestation a démarré. Deux réfugiés irakiens, au moins, étaient détenus pour avoir tenté d’entrer sur le sol américain, en vertu de « l’interdiction de voyager » de la veille : un décret présidentiel [executive order — ordre émis par le président à destination de la branche exécutive de l’appareil fédéral] stoppant toute immigration en provenance des sept pays qui sont à l’origine, suivant les délires enflammés du plus puissant débile de la planète, de la menace islamique. Le décret bloquait en outre le retour des détenteurs d’une carte verte [titre de séjour permanent] sur le sol américain, au cas où ceux-ci s’aventureraient à partir. Les frontières furent fermées d’un coup. Les manifestants occupèrent avec une remarquable rapidité le terminal 4, puis la route d’accès, le garage en silo, l’accès vers le AirTrain [la navette automatique]. Les chauffeurs de taxi de l’aéroport appelèrent à un débrayage. La police tenta en vain d’empêcher les manifestants d’entrer dans le terminal, de prendre le AirTrain, de venir depuis Howard Beach en métro. Finalement une juge de Brooklyn et un autre à Chicago statuèrent contre l’application totale du décret, autorisant certaines entrées : les gens déjà en transit ne pouvaient pas être renvoyés. Certaines personnes détenues furent libérées (au moment où j’écris ces lignes on ne sait toujours pas exactement qui est encore détenu). Il y avait de la jubilation pour chaque entrée accordée, pour chaque personne relâchée, de la part de la foule quelque peu surprise de constater sa propre étendue. Un ami me dit par SMS qu’ils étaient au bord des larmes. Ce qui ressort de cette petite victoire d’une importante réaction militante principalement spontanée est d’avoir saisi la vitesse inattendue à laquelle Trump déroule ses ambitions à la préférence nationale. Samedi a vu naître un espoir de réaction politique aussi grand que pouvait l’être la peur fin janvier.

Il faut remarquer que les politiques sur l’immigration et vis-à-vis des musulmans du gouvernement précédent étaient moins que louables. L’époque était à l’expulsion de masse et aux assassinats extra-judiciaires. Il est difficile d’analyser les manifestations dans la mesure où elles se sont réorientées en faveur d’un retour en force du parti démocrate. Contre toute évidence, de nombreuses pancartes dans les aéroports proclamaient que le décret était anti-américain (ou non-américain). Il est impossible de vouloir en même temps refaire l’élection et vouloir que les musulmans, comme bien d’autres, ne soient pas à la merci d’une expulsion, d’arrestations arbitraires et de la mort qui tombe du ciel. De plus, un élan nationaliste revient à faire une distinction entre « bons musulmans », qui sont disposés à assimiler le mode de vie américain et les « mauvais », qui ne le veulent pas. Il s’agit là d’une conception redoutable, qui pose certains en cibles désignées afin que d’autres soient autorisés à passer la frontière. Le patriotisme fait mauvais mariage avec la liberté de mouvement. Cette contradiction parmi les forces anti-Trump va probablement s’accroitre davantage.

Il n’est pas inutile de s’arrêter un moment sur cette évidence : Trump innove peu sur le thème de la fermeture des frontières et sur la mise en œuvre, pourtant exemplaire de son projet politique. Il apparaît de plus en plus comme le problème politique fondamental du xxie siècle, autour duquel s’est articulé le Brexit. Il a aussi été l’objet de tractations complexes en Europe, au nombre desquelles l’accord particulièrement révélateur stipulant que les réfugiés arrivant en Grèce ou en Italie seraient renvoyés en Turquie en échange d’un plus grand contrôle de Bruxelles sur ses frontières. Les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Union européenne : tous restreignent l’immigration. La raison principalement invoquée est le terrorisme, de concert avec une préoccupation vaguement malthusienne. On peut percevoir une certaine lassitude à se devoir se plier à des directives mondiales d’origine apparemment étrangère ; la xénophobie laisse entendre son ronron permanent, que chaque élection et chaque changement politique vise à renforcer. Il est impossible d’échapper aux données économiques. Prise en tenaille entre productivité élevée et faible profitabilité, la capacité d’absorption du travail des économies centrales n’est plus ce qu’elle était. Ce qui nous ramène à FedEx et aux réfugiés, et au rapport qu’ils entretiennent.

L’essor de FedEx coïncide presque exactement avec le déclin de la manufacture et de l’industrie dans les économies les plus importantes : la faiblesse qui s’est développée durant les années 60 connaît une chute brutale en 1973. Le capital déplace de plus en plus sa recherche de profits dans le domaine de la circulation, de la finance, du transport. Les travailleurs s’y déplacent s’ils parviennent à prendre pied au sein de la nouvelle économie. On assiste à une production naissante de non-production — de surcapacité et de surpopulation, qui ne peuvent être associées et utilisées de façon productive. D’un côté, de plus en plus de ce qui est débité par le capital repose sur la portée mondiale et la rapidité de la circulation ; de l’autre, de plus en plus de gens dépendent du marché sans la triste possibilité de dépendre d’un salaire. Eux aussi sont jetés dans la circulation.

Il s’agit là plus ou moins du sujet de l’ouvrage Émeute—Grève—Émeute [Riot. Strike. Riot, à paraître aux éditions Senonevero] : les émeutes, mais, ce qui ressort davantage, la montée des « luttes sur la circulation ». Ce sont les différentes sortes de conflits sociaux qui apparaissent quand les luttes sur la production, prédominantes à l’époque du mouvement ouvrier, disparaissent. La puissance de la grève traditionnelle, privant le patron de ses profits, a été globalement un corollaire du capitalisme expansionniste. Quand l’économie devient à somme nulle ou commence à se contracter, la pression se porte ailleurs et c’est ailleurs que les conflits sociaux se manifestent.

Les travailleurs n’ont pas cessé de lutter pour eux-mêmes ou de prendre part aux luttes des autres. Les reconfigurations du marché du travail ont modifié la façon dont cela apparaît. Les luttes prennent toujours davantage la forme de luttes sur la circulation, se déroulant dans le secteur des transports, se mettant en scène dans les rues plutôt que dans l’usine, souvent en collaboration avec des non-travailleurs. La participation la nuit dernière de l’Alliance des travailleurs des taxis newyorkais [New York Taxi Workers Alliance] en est une parfaite illustration. C’est un syndicat important et qui a du poids, mais il s’agit du secteur de la circulation, conceptuellement et littéralement. Les taxis et les véhicules sont opérés par des chauffeurs indépendants qui payent les coûts et les charges, conservant une partie de leurs gains comme revenu, plutôt que de percevoir un salaire versé par un propriétaire dont la productivité dépend de leurs courses. S’ils se sont mis en grève la nuit dernière, c’était contre eux-mêmes. Ou plutôt, la grève visait les consommateurs, pas les producteurs. Du côté du marché, en termes techniques. Si c’était contre une grande machine, c’était contre la machine de la ville, contre l’opération sans heurts qui déplace les choses d’un point à un autre. Plutôt une émeute, en fait. Dans cette mesure, cela s’inscrivait non seulement dans l’esprit mais dans la logique des blocages d’aéroport.

Il ne s’agit pas ici de dire qu’on se réveille un beau matin pour se dire « quelle bonne journée pour une lutte sur la circulation ! ». Cela signifie que les réorganisations des institutions, des économies et des cadres politiques déplacent plus fortement les confrontations vers certains lieux et certaines situations que vers d’autres. On peut penser à ceux qui bloquèrent des autoroutes à travers les Etats-Unis en 2014, en opposition à une politique d’État qui tuait de jeunes noirs quand elle ne les jetait pas en prison — une façon de gérer une population déjà racialisée, rendue excédentaire principalement sous l’action de la désindustrialisation. Une reconnaissance mutuelle avec le Mexique a certainement eu lieu le mois dernier, lorsque la privatisation des ressources pétrolières nationales et les hausses des tarifs correspondantes ont déclenché el Gasolinazo, reposant sur une généralisation des blocages de routes. Aucun des deux mouvements n’a inventée cette tactique, très populaire au Moyen-Âge et au début de l’époque moderne quand le marché mondial était en train de s’ouvrir. Elle hante le monde, à n’en pas douter. La semaine dernière une proposition de loi en Indiana stipulait que les pouvoirs publics devraient être contraints « d’ordonner à toutes les forces de l’ordre […] d’employer tous les moyens nécessaires pour dégager les routes des personnes bloquant illégalement le trafic. » Ceci est indissociable de la situation des réfugiés, des immigrants, des voyageurs ; pour toute sa puissance éthique, c’est aussi une histoire de surplus. Des luttes qu’on rangerait sous le vague intitulé de « droits de l’homme » et celles relevant du combat économique apparaissent de plus en plus comme identiques. Les réfugiés qui fuient la Syrie, par exemple, sont poussés par la guerre civile, la destruction des maisons, la pénurie, l’effondrement social ; une économie européenne incapable d’intégrer plus de travailleurs implique des réfugiés laissés en transit et en public, cantonnés sur les places et à l’extérieur des villes, cherchant à se rendre ailleurs. La circulation mondiale des marchandises est liée à ce flux de corps. La question des frontières se pose de plus en plus comme contradiction entre libre circulation du capital et limitations brutales imposées aux hommes. Les points chauds sont des lieux de transit. Le camp de Calais, la côte méditerranéenne. Les frontières, les gares routières ou ferroviaires, les ports, les aéroports. Le décret de Trump prend son sens autant par la montée de la préférence nationale et la haine raciale qui l’accompagne que de cette évolution politico-économique. Ils forment un seul et même poing, dégoulinant de sang.

Il est certain que tout ceci continuera à constituer le nœud de confrontations à venir. L’événement le plus marquant du mouvement Occupy aux Etats-Unis a été le blocage du port d’Oakland, avec près de 25 000 participants. Deux mois plus tard, en prévision d’une autre manifestation, l’aéroport d’Oakland était menacé de blocage. Le centre FedEx était de toutes les discussions. On s’accordait à penser, à l’intérieur comme à l’extérieur du mouvement, que c’était un suicide, au sens figuré si ce n’est littéralement, que personne n’approuverait, que les flics de la Sécurité intérieure tireraient pour tuer si une infrastructure essentielle à la circulation était menacée. On célébrait hier le cinquième anniversaire de cette manifestation, comme me le rappelait un ami. Les aéroports sont à présent le lieu de confrontations ouvertes, une évolution que laissait entrevoir les manifestations du mouvement Black Lives Matter [les vies des Noirs comptent] à l’aéroport de Londres et d’autres l’année passée. Les perspectives de lutte évoluent. Des idées de réplique se développent en parallèle aux transformations du monde.

On ne peut cependant pas réduire la question politique à la tactique. D’un certain côté, il s’agit de trouver une unité. Il est indéniable que les voyageurs détenus hier soir, trainés dans quelque terrifiante et sordide arrière-salle à la suite d’un ordre grotesque émis par le Matraqueur en Chef, étaient des prisonniers politiques. Il faut y voir la confirmation que l’incarcération à outrance sur des bases raciales aux Etats-Unis a produit des prisonniers politiques par millions. Les prisons sont l’autre des aéroports, le non-lieu qui interdit l’accès à tous les lieux. Les manifestations de la nuit dernière devraient aussi se consacrer à ce combat, plutôt qu’à la restauration patriotique du régime progressiste qui a contribué à concevoir ces mêmes prisons.

De fait, s’il est un trait marquant du champ politique que les événements d’hier soir sont venus souligner, c’est que la possibilité d’explicitation selon le schéma droite-gauche disparait. Le vote en faveur du Brexit ou l’alignement contraint de SYRIZA sur les banques européennes ont mis en évidence la faiblesse de cette carte politique. Dorénavant, droite et gauche représentent en grande partie des approches différentes de gestion de la crise ; aucune ne marche, d’où le désarroi. Au lieu de quoi la dynamique visible est entre les inclus et les exclus : ceux qui peuvent être intégrés tout à la logique du capital que de l’État et ceux qui ne le peuvent pas. La frontière, le mur, constituent à la fois la réalité et la représentation de ce réarrangement, même si elles ne sont pas moins perceptibles dans les banlieues lyonnaises ou les bidonvilles de Sao Paulo. Ce n’est pas une question de choix mais de nécessité. Ces zones d’exclusions seront la base d’une lutte d’émancipation, si lutte il doit y avoir.


en relation sur le même thème, des réactions de Shuja Heider, de Viewpoint, particulièrement concerné en tant que citoyen américain d'origine pakistanaise : https://twitter.com/shujaxhaider



qui plus est fin guitariste jazz-funk-blues, comme le camarade Paul Gliroy...

on apprend à cette occasion que Senonevero, alias Théorie Communiste & Cie, va traduire Riot-Strike-Riot de Clover, ce qui n'a rien pour surprendre (voir plus haut)...

Julien Guazzini avait déjà auto-organisé la traduction de Caliban et la sorcière, de Silvia Federici

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Florage



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MessageSujet: Re: ÉMEUTES/RIOTS... IDÉOLOGIE de l'ÉMEUTE ? un débat important    Ven 3 Fév - 2:30


Des quotas pour les femmes provoquent des émeutes en Inde

VOV 3 février


Un combattant du Conseil national socialiste à Viswema,
dans l'Etat de Nagaland, en Inde, le 5 mai 2010.

Citation :
Des émeutes ont éclaté pour le troisième jour consécutif dans le Nord-Est de l'Inde, où les protestataires refusent l'instauration de quotas de sièges réservés aux femmes dans les instances locales.

Entre 10.000 et 15.000 manifestants se sont rassemblés dans les rues de Kohima, la capitale du Nagaland, et se sont livrés à des saccages, a déclaré la police de cet Etat frontalier de la Birmanie, ajoutant qu’ils ont mis le feu à un bâtiment municipal.

Ces émeutes font suite à deux journées de violences au cours desquelles des affrontements avec la police ont fait deux morts.

Les protestataires exigent l'abrogation de quotas de sièges réservés aux femmes qu'a instaurés le gouvernement régional. Lors des prochaines élections aux instances locales du Nagaland, 33% des sièges leur seront réservés.

Les manifestants sont majoritairement issus de groupes tribaux qui estiment que cette nouvelle règle viole les droits que leur garantit la Constitution indienne, selon l'agence Press Trust of India.

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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: ÉMEUTES/RIOTS... IDÉOLOGIE de l'ÉMEUTE ? un débat important    Sam 11 Fév - 12:19

de Sihame Assbague, via tweeter

Citation :
Sihame Assbague ‏@s_assbague il y a 4 minutes

Discussion avec un jeune aulnaysien :

- tu vas à la manif aujourd'hui ?
- non...
- pourquoi ?
- parce que, nous nos manifs c'est le soir

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Patlotch



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MessageSujet: Re: ÉMEUTES/RIOTS... IDÉOLOGIE de l'ÉMEUTE ? un débat important    Jeu 17 Aoû - 8:10


Cinquante ans après les terribles émeutes de la ville de Détroit, il est impossible d’oublier la tragédie qu’ont pu connaître la population afro-américaine, ainsi que l’infrastructure de la capitale de l’industrie automobile. Le nouveau film « Detroit » de Kathryn Bigelow retrace cet effroyable été 1967, mettant en scène une lutte acharnée des Noirs contre les autorités policières. Sorti au cinéma le 11 octobre 2017 !


Citation :
Dans la ville de Détroit, connue comme étant la capitale de l’industrie automobile, le racisme est un problème fondamental dans les années 1960. Mauvaise rémunération de l’emploi, chômage, logements insalubres, violence… Beaucoup d’éléments mettent en œuvre la discrimination à laquelle la population noire doit être confrontée. Les inégalités sociales entre Noirs et Blancs sont en effet majeures, ce qui provoquera le soulèvement de la population afro-américaine lors de l’été 1967.

Du 23 au 28 juillet 1967

Dans la matinée du 23 juillet 1967, la grande ville du Michigan est plongée dans une triste désillusion, prête à vivre l’une des émeutes les plus ravageuses de l’histoire des Etats-Unis. Le drame débute au sein de la 12th Street, lorsqu’une rébellion d’un groupe d’afro-américains éclate après une intervention policière dans un bar clandestin. Les émeutes durent jusqu’au 28 juillet, laissant derrière elles un sombre bilan : 43 morts, dont une dizaine d’individus blancs ; 2000 personnes blessées ; 7000 personnes arrêtées ; 2000 bâtiments détruits ; ainsi que des dégâts évalués à 7 milliards de dollars.

Frissons garantis

Emmené par les acteurs John Boyega (Star Wars – Le réveil de la force), Anthony Mackie (8 Mile), Will Poulter (The Revenant) et Jack Reynor (Transformers : L’Âge de l’extinction), le film « Detroit » nous propulse au cœur d’un événement historique. Une histoire à couper le souffle.

vu comme ça, que reste-t-il de "l'événement historique" ?

pendant ce temps-là, à La Réunion...


"Une fois de plus, le Chaudron est le théâtre de scènes de violences intolérables. Pas une semaine ne se passe, à La Réunion, sans que les policiers ne se fassent agresser" écrit le syndicat Unité-SGP-Police FO dans un communiqué dont nous publions l'intégralité ci-après.


Citation :
Hier (dimanche 13 août 2017 - ndlr) en fin d'après midi, une fois encore, nos collègues ont été pris à partie
par une centaine d'individus regroupés au Chaudron. Lors de ces violences urbaines les collègues ont été la cible de jets de galets, les obligeant à riposter par l'emploi des moyens lacrymogènes.

Lors de cette intervention, plusieurs collègues ont été blessés et des véhicules de police dégradés. Unité SGP Police déplore et dénonce ces violences et souligne le professionnalisme et le sang froid des policiers.

Unité SGP Police apporte tout son soutien à l'ensemble des collègues et souhaite un prompt rétablissement aux policiers blessés. Unité SGP Police ne tolérera pas l'installation de "zone de non droit" sur le département !

Unité SGP Police exige des moyens humains et matériels adaptés ainsi que la protection des fonctionnaires de police.

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