PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Jeu 28 Avr - 18:38


une "dynamique" en panne de "convergence" avec Nuit Debout

Loi travail : les manifestations rassemblent moins à Paris Les Echos | Le 28/04


Les forces l’ordre riposté projectiles coups gaz lacrymogènes
DOMINIQUE FAGET / AFP

d'autres images et tweets dans l'original

Entre 14.000 et 60.000 personnes ont manifesté dans la capitale ce jeudi. Elles étaient entre 18.000 et 110.000 le 9 avril dernier

Citation :
Des échauffourées ont éclaté ce jeudi matin entre forces de l’ordre et manifestants près de Paris, à Nantes, Rennes ou encore Lyon, dans le cadre de la journée de mobilisation contre la loi travail. Dans l’après-midi, de violents heurts ont ensuite opposé la police à des manifestants à Paris lors du défilé.

A l’entrée du pont d’Austerlitz, sur la rive gauche de la Seine, plusieurs dizaines de manifestants ont lancé des bouteilles, des pavés et des extincteurs contre les forces de l’ordre, qui ont riposté à coups de gaz lacrymogènes. Ces incidents ont interrompu la progression du cortège, qui n’avait pas encore passé le pont, et provoqué l’arrivée de CRS en renfort.

Deux policiers ont été blessés durant ces affrontements au niveau du pont d'Austerlitz, dont un grièvement qui a été hospitalisé. Cinq personnes ont été interpellées à cette occasion, selon la préfecture, qui n'était pas en mesure dans l'immédiat de préciser le nombre total d'interpellations.

57 personnes interpellées à Marseille


Cinquante-sept personnes ont été interpellées à Marseille, lors de divers incidents qui ont éclaté dans la ville, a indiqué le préfet de police Laurent Nuñez. La plupart ont été arrêtées à la gare Saint-Charles où des voies ont été envahies. Des incidents ont aussi eu lieu près de la place Castellane, point de rassemblement final des différents cortèges marseillais, avec des jets de projectiles de manifestants en direction des forces de l'ordre et des incendies de poubelles.

A Rennes, des affrontements ont éclaté quand des jeunes ont tenté de gagner le centre historique bloqué par les forces de l’ordre, après la dispersion de la manifestation contre la loi travail qui s’était déroulée dans le calme. Un jeune de 20 ans a été blessé à la tête par « un tir de projectile », selon la préfecture d’Ille-et-Vilaine, qui n’a donné aucun détail sur la gravité de ses blessures.

A Nantes, en milieu de journée, un groupe de manifestants a lancé divers projectiles (cailloux, peinture, fumigènes) en direction des forces de l’ordre, qui bloquaient les accès au centre-ville à l’aide d’un camion lanceur d’eau et ont répliqué avec des grenades lacrymogènes. La Brigade anticriminalité (BAC) a ensuite chargé cours Saint-Pierre, interpellant au moins une manifestante, traînée au sol sur plusieurs mètres. Des abribus et une caméra de vidéosurveillance ont été brisés.

A Toulouse, ce sont deux policiers qui ont été légèrement blessés par des « jets de projectiles nourris » venant de manifestants aux visages dissimulés, selon la police. « Pour des raisons de sécurité, on a dû dissoudre la manifestation à mi-parcours », a indiqué la CGT.

A Lyon, quelque 150 jeunes qui progressaient vers le centre-ville dans la matinée ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre, selon la préfecture. Les policiers ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Trois fonctionnaires ont été blessés et deux manifestants interpellés.

Entre 14.000 et 60.000 manifestants à Paris

Cette nouvelle manifestation contre la loi travail a rassemblé 60.000 personnes à Paris, selon la CGT.

La préfecture de Paris, elle, a dénombré entre 14.000 et 15.000 manifestants à Paris. Lors de la mobilisation précédente, le 9 avril, les syndicats avaient recensé 110.000 manifestants et la police, de son côté, entre 18.000 et 20.000 personnes dans la capitale.

Selon un décompte à partir de chiffres de la police pour plus de 20 villes, hors Paris, les défilés ont réuni au moins 50.000 manifestants ce jeudi : 8.500 à Nantes (20.000 selon les organisateurs), 5.500 au Havre comme à Lyon, 4.800 à Marseille, 4.000 à Rennes comme à Rouen, 3.800 à Toulouse.

A Bayonne, environ 2.500 manifestants ont été recensés, 2.200 à Caen, et 2.000 au Mans.

Une quinzaine de lycées bloqués


Par ailleurs, les préfectures faisaient état à la mi-journée de plus d’une quinzaine de lycées bloqués, totalement ou partiellement, à travers le pays : cinq à Nantes, cinq dans l’académie d’Aix-Marseille, cinq à Lyon, et un à Strasbourg, où des blocages d’établissement étaient prévus à la mi-journée pour « inciter » les jeunes à se joindre à la manifestation, selon Colin Jude, porte-parole du syndicat étudiants Unef dans ce département.

A Nancy, une cinquantaine de lycéens se sont regroupés, avant la manifestation. « C’est un tour de chauffe avant le 3 mai », nouvelle journée annoncée de mobilisation, explique Félix Le Roux, de l’UNL (l’Union nationale lycéenne).

Plusieurs zones sont encore en vacances scolaires : Paris, Toulouse et Montpellier. Les lycées y sont fermés et les universités sont en période de vacances (pour les révisions) ou d’examens. Dans la capitale, où la manifestation contre la loi travail est partie à 14 heures, les organisations lycéennes et étudiantes n’avaient pas prévu d’actions particulières en matinée.

Des échauffourées très tôt en région parisienne

Vers 6h30 ce jeudi matin, entre 60 et 100 jeunes, qualifiés d’ « anarchistes » par la police, s’étaient regroupés à Gennevilliers en région parisienne pour tenter de bloquer le plus important port fluvial de la région parisienne. Ils ont incendié des pneus, avant de prendre le métro en direction de Saint-Denis, en Seine-Saint-Denis, pour essayer cette fois de bloquer le dépôt de bus, selon la police.

C’est là qu’ont éclaté les échauffourées qui ont débouché sur deux gardes à vue, une pour violences et l’autre pour port d’un couteau, selon une source policière. Un membre des forces de l’ordre a été légèrement blessé.

Le groupe, qui comptait des étudiants, voulait se rendre vers Paris, mais la police, qui a effectué quelque 150 contrôles d’identité, a amené ses membres en bus dans un centre de traitement judiciaire parisien. L’action a été revendiquée par l’assemblée générale interprofessionnelle de Saint-Denis, composée d’ »étudiants, de chômeurs et de salariés », « déterminés à obtenir le retrait de la loi travail ».

Source AFP

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Sam 30 Avr - 21:26


signalé le 24 avril comme une excellente initiative
  scratch
.
samedis debout chez dndf

chronique du 30 avril 2016


une remarque : dommage que ce fil ne soit pas plus apparent, accessible seulement à partir du bandeau sous le titre

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Dim 1 Mai - 8:32


pas vraiment un site de luttes, plutôt pour usagers emmerdés, mais toujours bon pour les infos



Ce site référence les grèves qui se déroulent en France, en indiquant les perturbations et les solutions quand il y en a !

.
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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Dim 1 Mai - 8:45


des millions de travailleurs chinois impayés

Millions of Chinese workers go unpaid amid economic slowdown James Griffiths, CNN May 1, 2016

Citation :
Hong Kong (CNN) — China's millions of migrant workers are bearing the brunt of the country's ongoing economic slowdown as strikes and worker protests reach record levels, new statistics reveal.

According to the most recent annual report from China's National Bureau of Statistics, more than 2.7 million migrant workers — around 1% of the total — weren't paid on time last year, the highest number in five years.

In the same period, China saw more than 2,700 strikes and protests, more than double the number the year before, according to China Labor Bulletin (CLB), a Hong Kong-based rights monitor.

As the country marks International Workers' Day on May 1, the number of strikes and protests this year has already passed a thousand, and looks set to climb much higher. The government has announced plans to cut more than 1.8 million jobs in state-run coal and steel industries.

Private employers have also been laying off workers as the country's economic growth slows to its lowest rate in years.


"The basic trends have been clear for months now," says Eli Friedman, editor of the English-language edition of "China on Strike: Narratives of Worker Resistance."

"No question that as this restructuring takes place that there's going to be more of this kind of protest."

Despite there being 277 million migrant workers across the country, their stories are often ignored, says Friedman. "Many well-educated urban people in China know very little about migrant workers."

Originally published by an underground press in Chinese in 2012, the book is a compilation of dozens of interviews with migrant factory workers in the manufacturing heartland of the Pearl River Delta, north of Hong Kong.

"One of the great things about these narratives is that it humanizes (migrant workers), "Friedman says, showing them not as a faceless mass producing iPhones or taking American jobs, but as "just normal people."



Labor protests and strikes are on the rise in China


Stories in the book include that of A'ju, a migrant worker in Guangdong province who took part in her first strike when she was just 17-years-old and went on to lead protests and walkouts over unfair dismissals.

"The most important thing was solidarity," she told the interviewer, adding that a significant factor in the protests was the young age of the workers, most of whom had no pressure from their families and were far more willing to stand up for their rights than older generations.

Another migrant worker, Xiaobei, led a successful mass strike at a factory in Shenzhen, after management cut overtime and slashed benefits in the run up to the Lunar New Year.

The impact of the strike was such that it even inspired neighboring factories to take their own action.

Reflecting on the strike, Xiaobei told the interviewer that "if we had gone on strike earlier, the boss would have raised our wages ages ago."

According to Friedman, understanding why Chinese workers, especially migrant workers, strike and protest is "something really important for understanding not just labor relations but political stability more broadly."






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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Sam 7 Mai - 7:52


Sondage : la lutte des classes reste d'actualité

Bérangère Lepetit et Odile Plichon Le Parisien 30/04/2016



Les Français ne croient ni à Nuit debout, ni aux syndicats, ni aux partis politiques pour les représenter. En revanche, ils sont convaincus que la fracture entre riches et pauvres est plus profonde que jamais.

Citation :
Un désenchantement total. Quelques semaines après le tsunami des Panama Papers, et alors qu'une 4e journée de manif contre la loi Travail s'est déroulée jeudi, un sondage réalisé en exclusivité par l'institut Odoxa pour « le Parisien » - « Aujourd'hui en France » montre que le fossé entre les Français et ceux qui sont censés les représenter n'a jamais été aussi grand.

En cette veille de 1er Mai, date symbole des grandes luttes ouvrières, les syndicats y font pâle figure : pour 7 Français sur 10, ils sont en effet jugés inefficaces. Et seuls 16 % des sondés pensent qu'ils sont vraiment en phase avec les salariés. Plus surprenant encore : Nuit debout et son espace de débats ouvert à tous les citoyens n'est plébiscité que par 17 % des personnes interrogées. Quant aux partis politiques, ils affichent le piteux score de 4 %. Plus encore qu'une colère sourde, c'est donc ce sentiment de ne plus être représentés — compris ? — par personne qui domine aujourd'hui et réactive la « fracture sociale » que Jacques Chirac s'était donnée pour mission de combler en 1995.

En 2016, la lutte des classes reste une réalité pour 69 % des Français. « Ce n'est pas surprenant à partir du moment où il y a une telle crise sociale et économique et où les gens ont le sentiment que les élites sont incapables de faire correctement leur travail, analyse Jean Garrigues, professeur d'histoire contemporaine à l'université d'Orléans (Loiret). Quand François Hollande, dans son discours du Bourget, évoque la lutte contre la finance, il entretient d'ailleurs cette culture en donnant le sentiment qu'il y a le monde des riches d'un côté et celui des pauvres de l'autre. »

Le développement de la classe moyenne dans notre pays depuis quarante ans ne doit pas faire oublier les ouvriers et les employés. « Ils représentent encore 50 % de la population, rappelle Louis Maurin, le directeur de l'Observatoire des inégalités. Le vieux clivage marxiste salariés-propriétaires de l'outil de production est désormais remplacé par celui qui oppose les diplômés — à l'abri de la crise — aux autres — exposés. »

Le chercheur souligne par ailleurs que, « de 2008 à 2013, le taux de chômage des cadres supérieurs est resté inférieur à 5 % quand celui des classes populaires a bondi de 15 % à 20 % ». L'accès de ces dernières à ce qui étaient des marqueurs des classes plus aisées — automobile, téléviseur, smartphone ou ordinateur — semble effacer les différences entre milieux sociaux. « L'amélioration des modes de vie est trompeuse, affirme Louis Maurin. Car, dans le même temps, le message que les politiques envoient aux ouvriers et aux employés, c'est : vous n'existez pas. »

Le nombre de Français souscrivant à la lutte des classes est un indicateur que, désormais, « les classes moyennes se situent, elles aussi, du côté des déclassés », constate Jean Garrigues, qui ne croit pas à un débordement collectif de la colère des Français. « Il n'existe aujourd'hui aucune organisation capable de la structurer, ni, comme en Mai 68, de corpus idéologique susceptible de la canaliser. Le mécontentement est généralisé, spontané et émietté. »



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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Sam 7 Mai - 9:34


tiens, tiens...

Loi Travail : la CGT revendique le sabotage de lignes téléphoniques en Haute-Loire


Le Parisien 06 Mai 2016

La CGT Energie a revendiqué, dans un communiqué, avoir sectionné deux câbles dans un coffret électrique de Brives-Charensac (Haute-Loire) provoquant une panne internet et de téléphone.

Citation :
Les milliers de clients SFR et Bouygues de Haute-Loire qui ont eu mardi la désagréable surprise  d'être de téléphone (fixe et mobile) et d'internet pendant neuf heures savent désormais pourquoi.  

Alors que deux câbles avaient été découverts sectionnés dans un coffret électrique de Brives-Charensac, comme le  raconte France Bleu, la CGT locale vient de revendiquer l'action.

«Plus de solution pour nous faire entendre»

Ce n'est que le lendemain que la CGT Energie a, dans un communiqué, revendiqué le sabotage afin, dit-elle, de dénoncer la loi Travail et de protester contre la privatisation des entreprises publiques comme EDF, avec à la clé, le risque de suppression d'emplois.

«Le dialogue social n'a jamais été aussi inexistant. Nous n'avons plus de solution pour nous faire entendre»,
se justifie la commission exécutive du syndicat. Interrogé par la radio, Pierre Marsein, secrétaire général de l'union départementale, «ne condamne ni ne soutient» cet acte de malveillance.

La police technique et scientifique s'est rendue sur place et des poursuites judiciaires ne sont pas à exclure.



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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Mar 7 Juin - 2:07


d'un ami j'ai reçu ça, à faire suivre


Justice for Port Drivers

2 juin, 19:24

Citation :
The ‪#‎PortStrike‬ is having an impact on the Port of Los Angeles & Port of Long Beach. Warehouse workers and port truck drivers stand shoulder to shoulder to demand an end to lawbreaking companies at the ports.
Sign our petition today: https://actionnetwork.org/…/stop-lawbreakers-from-doing-bus… [ci-dessous]



image ajoutée, 2013


Stop lawbreakers from doing business at ports!  Ports of Los Angeles and Long Beach


Citation :
The verdict is in: port trucking and warehouse companies are breaking practically every labor law on the books. At America’s largest port complex in So. California, they've even been caught for insurance fraud and not making payroll tax deposits. But the Ports of Los Angeles and Long Beach – the point of entry for 40% of U.S. imports, from sneakers to iPads to new kitchen appliances bound for giant retailers in every U.S. zip code like Target, Walmart, and Home Depot – are still allowing these lawbreakers to come into the ports to conduct business. From Wall Street to the docks, the economy has been rigged to benefit giant corporations and the wealthiest one-percent while regular workers like port truck drivers and warehouse workers get left behind.

Together, we can do something about this scam and begin to close the wealth gap between the billionaires who run America and the workers who make America run.

Sign this petition today to demand the Ports of LA and Long Beach STOP big business and Wall Street interests from exploiting regular American workers like the truck drivers and warehouse workers.


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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Mar 7 Juin - 11:30


Depuis samedi 4 juin au matin, 10 des 13 salarié-es du Franprix de la rue de la République (Saint Denis) ont décidé de se mettre en grève pour l’application du code du travail (en particulier sur le travail du dimanche) et pour l’amélioration de leurs conditions de travail. Elles et ils ont obtenu dès ce lundi 6 quelques avancées, la lutte continue !


Citation :
Une majorité des caissières du Franprix s’est mis en grève ce samedi 4, soutenu par l’UL SUD Solidaires et SUD Commerces et Services. Un rassemblement pour les soutenir, signer la pétition et récolter des fonds pour la caisse de grève a eu lieu à 11h, heure à laquelle 2.500 tracts avaient déjà été diffusés ! 70 personnes présentes sans parler des enfants pris en charge par les occupant-es du Centre Social Auto-organisé Attiéké !

Evidemment la direction parisienne de Franprix a exigé la reprise du travail avant toute négociation... Chantage rejeté fièrement par les grévistes ultra motivé-es ! Alors qu’en ce début de dimanche après-midi les négociateurs de Franprix refusait de céder quoi que ce soit, la détermination des grévistes leur a permis d’engranger une première victoire. Un protocole d’accord a été signé qui prévoit une hausse des rémunérations le dimanche, un remplacement des personnes et l’ouverture de négociations pour l’augmentation des salaires.

Dans ces conditions les camarades ont accepté de reprendre le travail. Et grâce à la caisse de grève alimentée par les dyonisien-nes solidaires, elles et ils n’ont pas perdu d’argent sur leur maigre salaire. Merci à toutes celles et tous ceux qui ont apporté leur soutien à la lutte : la solidarité paye !

Les raisons de la colère !

Un travail pénible avec des conditions de travail difficiles, des salaires au plus bas, une vie familiale malmenée par des ouvertures le dimanche après 13h, alors que la loi l’interdit… une fâcheuse tendance anti-syndicale de l’enseigne Franprix où il faut par exemple passer par le tribunal pour obtenir les élections du personnel… Et cerise sur « l’exploitation » : la loi « travail » qui va fragiliser encore plus les salarié-e-s du commerce…

Le personnel du Franprix République a décidé de se rebiffer et de ne plus se laisser faire !

Les revendications :

- Fermeture du magasin à 13h le dimanche (c’est illégal d’ouvrir après 13h)
- Augmentation des salaires de 300 euros par mois
- Paiement double des heures travaillées le dimanche matin
- Remplacement des salarié-e-s en maladie ou en congé maternité
- Maintien de l’emploi sur le magasin
- Respect du temps de pause sur le magasin
- Paiement des heures supplémentaires
- Retrait de la loi « travail »
- Respect des instances représentatives du personnel sur le magasin



le compromis s'est trouvé par une augmentation de salaire et le respect des nouvelles dispositions sur le travail du dimanche inscrites le Code du travail...

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Ven 17 Juin - 7:07


le salaire du feu

Incendies au Canada: grève des pompiers sud-africains venus en renfort

RFI 12-06-2016


Les pompiers sud-africains étaient venus en renfort pour lutter contre les flammes gigantesques
ravageant les environs de Fort McMurray (ici le 7 mai 2016)
© REUTERS/Mark Blinch

Citation :
Imbroglio autour du déploiement de 300 pompiers sud-africains au Canada. Ces hommes ont été envoyés outre-Atlantique il y a deux semaines, pour lutter contre l'immense incendie qui ravage la région pétrolière de Fort McMurray, dans la province de l'Alberta. Mais cette opération, largement médiatisée, a tourné au fiasco, lorsque les pompiers sud-africains se sont mis en grève mercredi dernier pour protester contre leurs conditions salariales. Ils gagneraient environ 4$ de l'heure, bien moins que le salaire horaire minimum de 11,20 $ en vigueur dans la province.

La grève des pompiers sud-africains au Canada a pris un nouveau tour ce week-end, avec l'intervention du président Jacob Zuma. Le chef d'Etat sud-africain a demandé à sa ministre de l'Environnement de tout faire pour résoudre la querelle salariale.

Un médiateur va être envoyé sur place, pour trouver un accord « et permettre aux pompiers d'être démobilisés et de revenir en Afrique du Sud » dans de bonnes conditions. Ces hommes se sont mis en grève la semaine dernière, pour demander à être payés autant que leurs camarades canadiens.

Les pompiers sud-africains ont même trouvé l'appui de la Premier ministre de l’Alberta, qui s'est émue publiquement de leurs faibles salaires. C'est elle qui a révélé que ceux-ci sont payés 50$ par jour, en plus de leur salaire sud-africain qui s'élève à environ 200$ par mois. De plus, il semble qu'une partie de leur rémunération journalière ne leur sera versée qu'une fois rentrés en Afrique du Sud.

C'est bien en dessous du salaire minimum canadien et cela pourrait s'apparenter à l'importation d'une main d'œuvre bon marché, ce qui embête les autorités locales.

Cette dispute salariale est en tout cas une bien mauvaise publicité pour l'agence sud-africaine Working on Fire qui emploie ces pompiers. Ses dirigeants se sont excusés pour la tournure prise par les événements. Ils regrettent notamment que le problème n'ait pas pu être réglé en interne, avant de devenir « un incident international ». Working on Fire a également indiqué qu'il « n'a jamais été question de faire de l'argent (avec ce projet) mais de venir en aide aux pays qui font face à d'énormes incendies. »

Pour l'instant, aucune date claire n'a été annoncée pour le retour des pompiers, qui étaient censés rester un mois au Canada.



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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Jeu 21 Juil - 17:45


une longue recension de luttes récentes par dndf, un peu à la manière d'Échanges d'Henri Simon (Dans le monde, une classe en lutte), malheureusemnt peu visible car non annoncée en page d'accueil (en haut à droite du bandeau)


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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Dim 4 Sep - 13:24


Echanges n° 156 - Sommaire

Échanges 3 septembre 2016

textes en accès libre > http://www.echangesetmouvement.fr/
Citation :
Six mois de lutte : pour qui et pourquoi ?

Etats-Unis. L’affaiblissement relatif du « maître du monde »


Brésil. Des jeux plus dramatiques que les Olympiades

Soixante-dix ans de risques radioactifs, au Japon et aux Etats-Unis

Migration, réfugiés et force travail (suite)


Correspondance. A propos du GCI et de la revue «  Communisme »

Lire « Le Capital »

« La Foire aux ânes »

Militants et agitateurs

«  Les forces de destruction »,

Concorde nationale et politique nationale

Les carences de Pôle Emploi


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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Sam 24 Sep - 17:48


l'auto-affirmation du prolétariat dans la crise du capitalisme

« Si l'Alstom ferme, on est tous foutus »


Alstom: des milliers de manifestants à Belfort lors d'une journée "ville morte"



on ne saurait mieux définir les prolétaires comme objets-sujets du capital
qu'en leur donnant le nom de leur patron...


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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Dim 23 Oct - 15:48


retweeté par L'En-Dehors, blog d'informations anarchistes




© 2016 AFP

Citation :
Un matin, ils ont appris que leur usine allait fermer. Huit ans de combat plus tard, la majorité des anciens salariés de Molex à Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne) ont eu gain de cause en justice, mais ce succès a pour eux un goût amer.

"On se dit que c'est un gâchis industriel énorme, et humain tout autant", estime Guy Pavan, ancien délégué CGT, devant l'usine où il a pointé pendant 33 ans.

Il y a 8 ans, le 23 octobre 2008, la direction de l'entreprise de connectique automobile annonçait le licenciement des 283 salariés.

Convaincue que le site est rentable et que la fermeture relève du "pillage industriel", une intersyndicale tente pendant un an, sans succès, de maintenir les emplois, dans une lutte devenue emblématique contre les "patrons voyous".

Le 9 août 2016, la justice leur a finalement donné raison: les licenciements n'avaient pas de "cause réelle et sérieuse", et 191 salariés se voient attribuer quelque 7 millions d'euros d'indemnités. Après l'expiration du délai de pourvoi en cassation, la décision est définitive depuis la mi-octobre.

Pourtant, la colère est palpable dans le local de Villemur-sur-Tarn où se réunit l'association "Solidarité Molex".

Créée en 2009, l'association maintient peu ou prou une permanence tous les jeudis pour "garder le lien", et une poignée d'ex-salariés se sont retrouvé début octobre près des T-shirt siglés Molex et des copies du film qui leur a été consacré.

"La victoire, elle y est. Mais ce pour quoi on se battait, c'est que Molex soit rendu responsable. Là, c'est la collectivité qui va payer", regrette M. Pavan.

En 2015, la justice a en effet mis hors de cause la maison-mère américaine de Molex. L'entité française liquidée, c'est l'Assurance de garantie des salaires (AGS), financée par une cotisation patronale obligatoire, qui va verser les indemnités.

- "Boulanger, chauffeur de bus" -

"Il y a eu d'énormes difficultés. Beaucoup se sont reclassés avec des salaires diminués ou des déplacements relativement importants", souligne Jean-Jacques Pelissier, président de l'association et ancien élu suppléant CFE-CGC.

Environ la moitié des anciens salariés ont retrouvé un emploi, estime Jean Marzorati, trésorier de l'association.

Une partie a été embauchée chez VMI, l'entreprise crée au moment de la fermeture de Molex, qui développe le même type de produits pour l'industrie automobile, et les autres sont devenus mécano, employée de crèche, prof de techno, chauffeur de bus, boulanger, chauffeur de taxi, restaurateur...

Les "Molex" ont été récemment invités à la messe de départ en retraite du père Bachet, le curé de la commune, qui les avait à l'époque soutenus. Mais l'unanimité autour des salariés s'est estompée, reconnaissent-ils, certains habitants ne comprenant plus leur combat.

Jean-Marc Dumoulin, le maire UDI élu en 2014, gérait une entreprise sous-traitante. "Molex m'a planté, comme les autres", lance-t-il aujourd'hui dans son bureau qui surplombe le Tarn, précisant que les effectifs de son entreprise ont été divisés par quatre.

La commune de 5.800 habitants a bénéficié d'aides de l'État et des collectivités, mais son économie peine toujours, selon l'édile.

Murs blancs et toits de tuile, les bâtiments de l'usine se dressent dans le centre de la commune. L'enceinte, un temps recouverte des mots "les licenciements boursiers, y en a assez", est immaculée. Les arbres, près desquels le plan social a été voté après un an de conflit, ont grandi.

Une cinquantaine d'anciens salariés de Molex travaillent toujours dans ces locaux, au sein de l'entreprise VMI.

"On s'est battu pour garder notre travail, et c'est grâce au combat de tous les salariés que VMI existe", estime l'un d'entre eux, Denis Serres, ancien délégué CFDT, rencontré dans la commune voisine de Nohic.

A ses côtés, Francis Liénard, ancien collègue lui aussi représentant CFDT, explique avec une colère froide qu'il souhaite simplement que "le plan social soit respecté".

Car deux procédures sont toujours en cours, pour 3 anciens cadres et 23 salariés protégés. "On ne les appelle plus salariés protégés, mais salariés sacrifiés",
ironise M. Pelissier.


Patlotch a écrit:
@patlotch

certes triste mais pas une gloire de revendiquer le travail et se nommer du nom de son patron, Molex, Alsthommes...

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Sam 11 Fév - 11:30


L'année 2016 a été marquée par l’adoption, par le gouvernement, de la Loi Travail. Une adoption forcée grâce à l’utilisation à plusieurs reprises de l’article 49-3 de la Constitution. La Loi Travail a donc mobilisé les syndicats qui ont fortement manifesté contre le texte et notamment certaines parties de ce dernier. Mais, selon le site cestlagreve.fr qui recense les grèves locales et nationales en France, 2016 a connu moins de grèves que 2015.



Citation :
L'année 2016 a été marquée par l’adoption, par le gouvernement, de la Loi Travail. Une adoption forcée grâce à l’utilisation à plusieurs reprises de l’article 49-3 de la Constitution. La Loi Travail a donc mobilisé les syndicats qui ont fortement manifesté contre le texte et notamment certaines parties de ce dernier. Mais, selon le site cestlagreve.fr.fr qui recense les grèves locales et nationales en France, 2016 a connu moins de grèves que 2015.

Si la mobilisation a été forte en 2016 contre la Loi Travail ou encore contre les VTC (de la part des taxis), l’année a été bien moins marquée par les grèves que la précédente. En 2015 la France avait connu 966 grèves locales ou nationales. En 2016 les mobilisations n’ont été que 801 sur l’année mais elles ont été plus nombreuses à se dérouler sur tout le territoire et à mobiliser plusieurs corps de métier.

En 2015, malgré un nombre plus élevé de grèves au total, seulement 93 grèves se sont déroulées au niveau national dont seulement 3 ont été des grèves générales. La Loi Travail a fait exploser ce dernier chiffre : 2016 a connu 13 grèves générales et 110 grèves au niveau national. La mobilisation s’est donc regroupée et renforcée.

Le service public, avec 353 grèves en 2016, a été le secteur le plus touché suivi du secteur des transports puis du secteur privé. Au niveau des localisations, c’est le département de la Seine-Saint-Denis qui a été le plus frappé par les grèves, 39 au total sur l’année 2016, suivi de la Haute-Garonne et de Paris.

L’année 2017, de son côté, a déjà commencé à connaître ses mouvements sociaux avec des manifestations des chauffeurs Uber et une première mobilisation à la SNCF prévue pour le 2 février 2017.

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Sam 25 Mar - 11:16


En Guyane, le mouvement contre les «retards structurels» se propage

Marion Briswalter, (à Cayenne) — 24 mars 2017



Un des barrages sauvages en Guyane. Photo capture Youtube Guyane 1ère  

Depuis jeudi matin, les routes sont bloquées par un mouvement regroupant salariés grévistes, citoyens et chefs d’entreprise. Matignon a annoncé l'envoi d'une mission interministérielle. Décryptage.

Citation :
 En Guyane, le mouvement contre les «retards structurels» se propage
Depuis jeudi matin, les routes sont bloquées par un mouvement regroupant salariés grévistes, citoyens et chefs d’entreprise.

Que se passe-t-il ?

Depuis jeudi matin, les routes de l’ensemble du littoral guyanais sont bloquées aux automobilistes et deux-roues motorisés. Des barrages de poids lourds, de pneus ou de bois ont été installés aux entrées des villes et villages par des citoyens, des salariés grévistes, des chefs d’entreprise et des organisations syndicales et professionnelles, qui protestent contre les «retards structurels en Guyane». Ils réclament du gouvernement un plan massif de «rattrapage» «sanitaire, économique, éducatif, sécuritaire, foncier et énergétique». Ce vendredi, le mouvement s’est étendu à certaines communes dans les terres.

Les blocages routiers ont entraîné la fermeture en cascade des établissements scolaires et de l’université, des services municipaux. Les stations-service, les grandes surfaces et supérettes ont dû faire face à un afflux de clients. Depuis, leurs rideaux sont partiellement ou totalement baissés selon les communes. Les vols Air France en provenance de Paris sont arrêtés «jusqu’à nouvel ordre», a annoncé la compagnie. Le tir d’une Ariane 5 depuis le centre spatial de Kourou, initialement prévu mardi, a été «ajourné» par la société Arianespace après trois reports consécutifs.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, des personnes ont «mis le feu à des pneus et ont explosé des containers de bouteilles» dans l’un des quartiers chauds de Cayenne, surnommé «Chicago». Toujours selon la préfecture, les forces de l’ordre ont levé «tous les barrages sauvages installés par des jeunes» dans Cayenne, où les automobilistes étaient «rackettés» et recevaient «des projectiles». La maire de Cayenne, Marie-Laure Phinéra-Horth, a décrété «le couvre-feu en direction des mineurs» et «souhaite des peines exemplaires pour tous les contrevenants».

Qui manifeste ?

Les blocages routiers ont été initialement décidés lundi et mardi par des collectifs citoyens, des collectifs d’usagers et de personnels hospitaliers, des salariés grévistes d’EDF et de la société de maintenance du centre spatial guyanais, Endel. Tous ont convergé devant le centre spatial la veille du tir d’Ariane 5 afin de manifester symboliquement leur mécontentement et pour clouer le lanceur européen au sol.

Le mouvement s’est propagé aux citoyens, salariés, employés d’administration exaspérés par les chiffres de la délinquance en hausse et l’incapacité des institutions à proposer des soins hospitaliers décents. Ce vendredi, dockers et pompiers sont appelés par leur syndicat à soutenir le mouvement en entrant en grève pour une journée. Un appel à la mobilisation a également été lancé par deux syndicats d’enseignants. Depuis une semaine, des organisations patronales bloquent sporadiquement des bâtiments administratifs et le port de commerce afin de réclamer un plan massif d’investissement et le paiement sans délai des subventions européennes agricoles attendues depuis deux ans.

Depuis un mois, un collectif d’hommes cagoulés, Les 500 frères contre la délinquance, organise plusieurs marches dans Cayenne pour réclamer plus de mesures répressives. Leur mouvement avait entraîné le départ précoce de la ministre de l’Environnement, en déplacement en Guyane du 16 au 18 mars.

Que répondent les autorités ?

Jeudi, Ericka Bareigts, la ministre de l’Outre-mer, a dévoilé «l’attribution de 3,5 millions d’euros au titre du fonds exceptionnel d’investissement (FEI) en 2017». De son côté, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, a «suspendu» jeudi la reprise controversée du centre médico-chirurgical de Kourou (CMCK) par le groupe Rainbow Santé.

Vendredi en fin d'après midi, le Premier ministre Bernard Cazeneuve a annoncé l'envoi d'«une mission interministérielle de haut niveau, afin de nouer un dialogue constructif et apaisé», indique Matignon dans un communiqué.

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Dim 26 Mar - 21:35


pas d'insurrection en vue, les collectifs veulent parler avec des ministres

Crise en Guyane: "Ici, le calendrier électoral n'intéresse personne"

Isabelle Hidair, Propos recueillis par Clément Daniez, L'Express, 26/03/2017

La Guyane va connaître une grève générale ce lundi après plusieurs jours de paralysie à la suite d'action coup de poing et de la mise en place de barrages. Isabelle Hidair, anthropologue Guyannaise, explique à L'Express comme est né ce vaste conflit social.


Des gens sont rassemblés près de Cayenne en Guyane, le 25 mars 2017,
à l'appel des syndicats et la veille d'une journée de grève générale.
afp.com/jody amiet

Citation :
Depuis jeudi, la Guyane vit au ralenti. Ecoles fermées, tir de la fusée Ariane reporté, barrages bloquants : des collectifs se mobilisent pour dénoncer la montée de l'insécurité et les difficultés sociales grandissantes que connait le département français.

Isabelle Hidair, maître de conférence en anthropologie à l'université de Cayenne, et dont les recherches portent sur la construction des identités, l'immigration et les relations interculturelles, revient sur l'émergence du mouvement.

Les problèmes sociaux ne sont pas nouveaux en Guyane, le département le plus pauvre de France. Qu'est-ce qui a mené à cette grève générale et ces barrages ?

C'est un mouvement qui a monté ces six derniers mois. En juillet dernier, la Guyane a connu une vague de violences sans précédent avec de nombreux meurtres de sang-froid, souvent des cambriolages qui tournent mal. Ce ressenti de la population a été confirmé par une étude de l'Insee publié en janvier, dont on a beaucoup parlé ici.

Qu'est-ce qui a changé ?

Il ne s'agit plus seulement de règlements de comptes entre gangs. La délinquance juvénile se développe. C'est un fait nouveau en Guyane, qui n'arrive plus à lutter contre celle-ci. Il n'existe pas de structure pour accueillir les jeunes déscolarisés, en échec. Ces jeunes sans avenir sont une bombe à retardement.  

Nous sommes dans une situation extrêmement violente et dangereuse, un cercle vicieux. La santé est aussi un problème qui a poussé à la mobilisation, avec la fermeture d'une clinique à Kourou faute de médecins spécialisés et de perspectives. Résultat, il faut aller se faire soigner à Cayenne, dans un centre hospitalier qui connaît lui aussi des difficultés.

S'agit-il d'une situation pré-insurrectionnelle?

Non, je ne l'ai pas observé aux barrages. La population fait encore appel à l'Etat et ne rejette pas en bloc. Les collectifs ne refusent pas le dialogue, mais demandent à discuter avec des ministres et pas avec des hauts fonctionnaires. Le calendrier électoral n'intéresse personne ici, les gens ne veulent pas attendre que la présidentielle soit passée. Les collectifs apportent aussi des solutions.




Le 25 mars 2017, à Kourou, en Guyane, des maires manifestent
afp.com/Jody AMIET

Quelles sont-elles?

En matière d'éducation, il faut de meilleures infrastructures et de la formation, notamment locale, pour mettre en place des enseignants. Il y a 40% de non-francophones en Guyane. Ce sont des élèves qui se retrouvent en souffrance, comme leurs professeurs. Les jeunes agriculteurs réclament eux des aides. Il y a des revendications concernant l'accès à l'eau potable ou à Internet. Ceux qui ne vivent pas sur le littoral, ne peuvent par exemple pas récupérer les cours sur la plateforme de l'université. On est pourtant un département français.

La Guyane doit également faire face à une immigration importante...

Il n'y a que 37% de la population à être née en Guyane, la plupart des autres viennent dans, l'ordre, du Suriname, d'Haïti et du Brésil. La Guyane n'a pas les moyens d'accueillir convenablement ces populations. Il n'y a pas assez d'enseignants, d'écoles. Il y a un gros problème de logement. L'habitat spontané, les squats et les bidonvilles, se développent dans toutes les villes. Les discours discriminatoires montent beaucoup actuellement. Pour la première fois, le Front national a pu poser le pied en Guyane, ce qui est révélateur.




Les "500 frères contre la déliquance", lors d'un meeting, le 25 mars 2017
AFP PHOTO / Jody Amiet

Quels rôles ont pris les collectifs, comme celui des "500 frères", dont les éléments apparaissent cagoulés ?

C'est la réponse de la société au cercle vicieux dans lequel se trouve la Guyane. Ils veulent attirer l'attention sur les problèmes de la Guyane. Concernant les cagoules, ils se sont dit "les Corses l'ont fait et on a parlé d'eux". Ce sont des jeunes qui sont appréciés de la population, qui les connaît. Leur discours et leurs actes portent un message de non-violence. J'ai pu voir qu'ils calmaient les choses.  

On retrouve sur ces barrages la population dans toute sa diversité, avec une volonté de se réunir et de rassembler. Un autre discours, qui change des revendications à caractère ethnique, est en train d'émerger alors que la Guyane est traditionnellement une société communautaire.

La Guyane avait déjà connu des barrages en 2008 et plus d'une semaine de paralysie...

Cette fois-ci encore, avec l'exaspération grandissante, les conditions étaient réunies pour une grève générale. Mais c'est plus intense qu'en 2008 : pour la première fois, le centre spatial de Kourou a été bloqué. A Kourou, il y a une population très pauvre aussi. Il y a deux Guyane : celle du lanceur et l'autre, qui ne voit pas les retombées économiques.

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Sam 1 Avr - 5:34


des luttes invisibles ? Voire...

Il n’y a jamais eu autant de grèves et de luttes au travail depuis 5 ans

Paris Luttes infos 31 mars 2017

Où va le vaste mouvement actuel de grèves invisibles ?

Semaine du lundi 6 mars au vendredi 10 mars : 632 conflits du travail par jour en moyenne contre 161, 135, 195, 176, 245, 150 et 115 les semaines précédentes. C’est un record cette semaine dans une série historiquement très élevée de luttes qui se maintient depuis maintenant 8 semaines. C’est un record par l’amplitude et la durée depuis que nous essayons de mesurer la conflictualité sociale sur les 5 années précédentes



Note de conjoncture

Citation :
Ce record est bien sûr dû aux journées des 6, 7, 8 et 9 mars avec la lutte reconductible à Pole Emploi le 6, celles des fonctions publiques hospitalières, territoriales et d’État le 7 auxquelles se rajoutent également les salariés d’Edf, d’Air France et les contrôleurs aériens, puis la journée de lutte des femmes le 8 mars alimentée par la mobilisation américaine contre Trump et sa remise en cause de l’égalité hommes-femmes et enfin une nouvelle journée de mobilisation de certains territoriaux le 9 mars. La journée du 7 mars a dépassé les autres avec 2381 sites impactés par la grève que nous avons pu relever dans la presse, en fait beaucoup, beaucoup plus dans la réalité. Car ce qui a marqué cette journée c’est qu’elle a été très suivie mais aussi très dispersée. Ainsi si les confédérations syndicales ont pu recenser une cinquantaine de manifestations départementales, il y en a eu de fait beaucoup plus, non recensées. Ainsi, on avait parfois 3, 4, 5, 6 voire 7 manifestations le même jour au même endroit, du fait d’une part de l’absence de regroupement départemental dans une cinquantaine de départements et en même temps d’une forte participation. Le résultat de cette forte participation – outre les réquisitions à l’hôpital – était qu’elle était dispersée dans des rassemblements éclatés devant l’hôpital, la CAF, le centre EDF, Pôle Emploi, la mairie, les écoles de la même ville.

Ainsi si la participation aux grèves a été importante, leur visibilité l’a été beaucoup moins. Le mouvement n’a pas été invisible, son ampleur n’a pas été niée, mais cette ampleur pourtant importante n’a donc pas donné lieu à la prise de conscience d’une réelle force du fait de sa dispersion ; elle n’a pas été suffisante en tous cas pour se dire de manière évidente qu’il est possible de changer les choses par la rue.

Et cette situation va continuer.

Dès le 14 mars, deux nouvelles journées de mobilisation nationales vont être organisées à EDF et chez les pompiers, puis des hôtesses et stewards du 18 au 20 mars ; le 19 mars sera organisée une manifestation nationale contre le racisme et pour la dignité, contre les violences policières. Le 21 mars, il y aura une journée nationale de grève à la poste. Enfin, toujours le 21 mars, la CGT organise une nouvelle journée de grève nationale interprofessionnelle pour le développement industriel. Il ne faut pas oublier dans ce tableau la mobilisation des retraités le 30 mars, et, plus loin, la CGT SNCF qui appelle à la grève du 14 au 18 avril.

C’est à dire que les luttes vont continuer à un haut niveau mais toujours dispersées, saucissonnées, émiettées, par profession, par sujet, par région...

En pleine campagne présidentielle, cette stabilisation du nombre de conflits à un niveau très élevé fait que l’écart entre la représentation politique de candidats presque tous discrédités et les préoccupations populaires n’a jamais été aussi grand....
Les élections ne fonctionnent donc plus vraiment comme un éteignoir et un détournement des mobilisations sociales vers les urnes mais au contraire comme un miroir de plus en plus révélateur de deux mondes, deux classes que tout oppose. La tentative de mobilisation contre la corruption en est une illustration.

Ces élections présidentielles et législatives pourraient ainsi fonctionner à l’inverse des années précédentes, comme un accélérateur de la contestation sociale, ou plus exactement du glissement de celle-ci vers des objectifs de représentation politique qui lui soient propres.

Le fait qu’un certain nombre de militants syndicalistes autour des Goodyear appelle à manifester le 22 avril, tout à la fois comme une suite aux 7, 14 19 et 21 mars et en même temps comme une réponse de la rue aux voleurs-candidats aux élections dans le cadre d’un « premier tour social », illustre cette évolution. La multiplication des journées d’action syndicales dispersées en mars est en quelque sorte une réponse à cette pression de l’initiative du 22 avril, pour ne pas laisser la colère sociale exprimer sa force par ce biais, mais au contraire faire que celle-ci se disperse dans le sable.

Cependant, cette multiplication de journées d’action inefficaces peut avoir l’effet inverse, celui de permettre à la mobilisation de continuer et par ce biais de faire prendre conscience qu’il lui faudrait converger.

Jusqu’à présent, la perte de capacité des partis à offrir une représentation sociale, se traduisait par l’abstention ouvrière.
C’est peut-être en train de changer ; l’action autour des Goodyear pourrait bien bousculer tout cela et faire qu’une partie des classes populaires et de ces militants passe de l’abstention électorale et du dégoût à la participation active dans la rue et à l’espoir.

Ce qui serait un changement considérable.

Les luttes


C’est dans le secteur de la santé, de l’énergie et des territoriaux que l’on compte le plus de conflits pour cette toute dernière semaine, les luttes dans l’éducation nationale ayant plus marqué le début de l’année mais s’estompent un peu ces deux dernières semaines. Mais chose, nouvelle, on assiste depuis une petite dizaine de jours à une multiplication de conflits pour les salaires dans le privé. C’est bien sûr l’effet des NAO mais pas seulement car ces conflits ont une durée certaine et pas que symbolique.

Il est encore trop tôt pour dire si les luttes longues et victorieuses sur les salaires de ces derniers temps comme dans le secteur des Grands Hôtels, des cliniques privées ou du nettoyage sont en train de s’étendre à des secteurs plus larges dans l’énergie (ce qui est le cas pour EDF), le transport, la métallurgie, la chimie... On verra ; mais si c’était le cas, ce serait aussi un changement important, car on passerait de luttes dans des secteurs aux salaires très bas, ce qui au fond n’était que du rattrapage et des secteurs aux salaires plus élevés, ce qui traduirait que les salariés lassés de l’étalage des bénéfices et dividendes énormes et en même temps du blocage des salaires, veulent un autre partage des richesses. Ce serait un changement d’état d’esprit qui pourrait rejoindre alors celui que nous notions plus haut de ras-le-bol devient général mais aussi de reprise d’un espoir de transformation sociale.

Signification et utilisation des chiffres

Pour revenir aux chiffres et si l’on prend le chiffre de 632 conflits par jour de cette dernière semaine pour en faire une moyenne annuelle sur environ 260 jours ouvrables (pour des semaines de 5 jours) on arrive à un total d’environ 164 320 luttes.
Ce qui est déjà important.

Mais dans une étude, le CNRS estimait qu’entre seulement 20 et 50% des grèves étaient publiées par la presse. Si l’on prend cette estimation, on arrive donc à un total projeté sur l’année avec le même mode de calcul de 1 264 à 3 160 conflits par jour et de 328 640 à 821 600 conflits par an.
Ce qui est considérable.

Bien évidemment, ce calcul est très approximatif et n’a rien de scientifique.

Il permet cependant de donner un ordre d’idée de l’importance actuelle de la conflictualité sociale en France et de ses évolutions. Et cela nous met très loin de ce qu’a publié en ce début d’année le Figaro – et derrière lui, toute la presse – qui recense seulement 800 grèves au total pour l’année 2016. Ce chiffre du Figaro comme les statistiques du ministère du travail qui vont dans le même sens n’ont qu’une valeur de propagande pour tenter de démontrer que les gens ne se battent pas et qu’il ne sert à rien de le faire ; il alimente donc tout ce que disent en général les grands médias comme les hommes politiques.

Les chiffres que nous donnons ont la signification exactement inverse : les gens se battent, résistent en nombre, sont très nombreux à ne pas se laisser faire, ne baissent pas les bras et, bien souvent, gagnent.

Ces chiffres ne sont encore une fois que des approximations très imprécises. Cependant, ils sont certainement bien plus proches de la réalité que ceux donnés non seulement par les grands médias mais aussi de ceux donnés par le ministère du travail. Celui-ci, rappelons-le, fonde ses statistiques sur les déclarations de grèves des patrons eux-mêmes (en oubliant au passage la fonction publique). Ce qui est aussi peu fiable que de demander à un dictateur de quantifier la torture dans son pays.

On peut très légitimement penser qu’il y a en fait beaucoup plus de luttes que ce que nous mesurons ici. En effet, d’une part notre recensement ne se fait pas sur la totalité de la presse quotidienne mais seulement sur les grands quotidiens régionaux en ligne et d’autre part nous ne recensons pas les multiples actions invisibles de résistance à l’exploitation quotidienne des salariés, personnelles et collectives ; débrayages, grèves du zèle, boycotts, délégations, réunions voire même une partie des maladies qui sont aussi un moyen de se défendre pour certains.

faute de grive on mange des merles

l'article évoque les limites intrinsèques de ces grèves par leur forme (journées, interpro à l'appel des syndicats, manifs...) mais pas celles de leur contenu revendicatif voire strictement défensif. Résultat, une tonalité bien optimiste : « les gens se battent, résistent en nombre, sont très nombreux à ne pas se laisser faire, ne baissent pas les bras et, bien souvent, gagnent. » Ah bon ? Quoi ?

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Sam 8 Avr - 19:04


dans la série 'Faut rigoler en attendant que le ciel...'

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Sam 6 Mai - 11:24


signalée plus haut pour l'intérêt de ses infos, la rubrique discrète de dndf, Les oiseaux de la tempête, fait l'objet d'un nouveau site


« Les oiseaux de la tempête » ont leur site



Ça y est dndf s’est mis à la page ! nous sommes enfin présent sur  facebook.

on souhaiterait une présentation plus ramassée des articles, voire des rubriques thématiques...

avec cette page Théorie Communiste a-t-il réalisé son rêve d'une sorte d'Echanges& Mouvement communisateur ?

à mon sens, la diffusion d'informations brutes sans commentaires n'a de sens théorique que par le choix, pour ne pas dire le tri opéré, qui indique un centre de gravité idéologique, la ligne générale de l'analyse. Ici, on appréciera le brassage d'infos sur les luttes et la situation économique et sociale, mais ce qui se passe est bien plus qu'une série d'événements mis bout à bout

la forme d'intervention, car c'en est une, porte un contenu

il me paraît étrange, quand on a théorisé comme TC les "luttes théoriciennes", de ne pas dire quelles théories elles font, ou feraient, et de laisser le soin de le faire, bien après, au théoricien en chef qui en tire parfois ce qu'il croyait avant plus que ce qu'elles disent au présent. C'est toute la différence avec ma compréhension de luttes théorisantes, à analyser en temps réel. C'est au demeurant contradictoire avec l'idée que théorie et pratique ne sont pas séparées

ma conception d'un site/journal, telle que sur ce forum, est de prendre chaque info comme un matériau dans le cadre de l'approche générale, de l'accompagner d'un commentaire sur sa signification dans ce cadre, ce qui m'apparaît saillant voire nouveau, d'ouvrir des hypothèses à vérifier ultérieurement, poser des questions... Bref, une analyse théorique permanente

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Jeu 11 Mai - 14:49

en mémoire des "luttes suicidaires" qui faisaient les "écarts" de Théorie Communiste à la belle époque de SIC, revue internationale pour la communisation


Citation :
Ils vont tout faire péter ! Des salariés du sous-traitant automobile GM & S, dans la Creuse à La Souterraine, ont affirmé avoir installé des bonbonnes de gaz sur le site, jeudi 11 mai dans la matinée, selon une information de Franceinfo.

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Mar 23 Mai - 13:45


blocages annoncés ?

si l'on en croit les syndicats reçus ce matin par Macron, le calendrier de la réforme du travail a l'air d'avoir bougé. Quoi qu'il en soit, ceux-ci n'ont pas attendu Martinez...


La grève, en plein week-end de l’Ascension, touchera notamment les dépôts pétroliers et donc, in fine, les stations-service, qui ont une autonomie de trois jours, selon la CGT.

Citation :
Les salariés du transport routier de matières dangereuses (carburant, gaz, produits chimiques…) sont appelés à cesser le travail vendredi 25 mai, a-t-on appris mardi auprès de la Confédération générale du travail (CGT) qui lance un mouvement « reconductible » pour une meilleure reconnaissance de la profession.

La grève, en plein week-end de l’Ascension, touchera notamment les dépôts pétroliers et donc, in fine, les stations-service, qui ont une autonomie de trois jours, selon la CGT. Le syndicat s’attend à un mouvement particulièrement suivi en Ile-de-France et dans l’Ouest.

Meilleure prise en compte des spécificités

La CGT exige une meilleure prise en compte, au sein de la convention collective du transport routier, des « spécificités » propres aux matières dangereuses. Parmi ses revendications : une durée journalière de travail maximale de dix heures, un suivi médical semestriel spécifique, un taux horaire minimal de quatorze euros de l’heure et un treizième mois.
« Certains conducteurs font cinquante-six heures par semaine », ce qui pose la question de « la sécurité des biens et des personnes », développe Fabrice Michaud, secrétaire fédéral à la CGT-Transports. Un conducteur « transportant 38 000 litres de carburant ou 24 tonnes d’acide est payé 9,73 euros de l’heure », alors qu’il doit obligatoirement « être titulaire de certificats spécifiques obtenus après des examens » devant être renouvelés « tous les cinq ans »

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Jeu 31 Aoû - 22:27


ça commence bien, ça finit mal

Contre Macron et son Monde, mobilisons-nous !

Paris-Luttes Infos 30 août 2017

Citation :
Ce texte se veut une brève synthèse des attaques sociales passées, en cours et futures de Macron ainsi qu’un appel à la mobilisation.
[...]
Contre Macron et son Monde, contre la casse de nos droits, rendez-vous dans la rue les 12 et 20 Septembre !

le Monde de Macron, c'est le capitalisme, « s'opposer à la casse de nos droits » c'est vouloir les préserver dans le capitalisme... Ça ne peut pas empêcher de descendre dans la rue, mais en sachant ce qu'on peut en tirer, et pas la fin du monde de Macron

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Lun 11 Sep - 20:11


quoi qu'on en pense, ce sont des luttes, une forme de luttes avec ses formes, et ses contenus


la folklorisation en tête

Rentrée des casses 2017-2018 : pour que le cortège de tête reprenne des couleurs

Pais-Luttes.info, Analyses et réflexions 10 septembre 2017 | Maj le 11 septembre
répression | manifestation | violence révolutionnaire - émeute

Observations et propositions stratégiques pour les manifestations de la rentrée, pour combattre les dispositifs policiers, pour entretenir l’hospitalité et la variété des pratiques.

Citation :
En réaction à la diversité nouvelle des tactiques (offensives et défensives), la police a à ce point perfectionné ses techniques de nasses, que chaque nouvelle manifestation risque un peu plus de n’être pour la Préfecture qu’un terrain d’entraînement ou un carrousel (cf 23 juin 2016). Sans remettre en question la légitimité a priori de la pratique du black block, il faut bien constater que sa généralisation au sein du cortège de tête n’a pas bénéficié au potentiel débordant de ce dernier.

Les raisons de cette généralisation sont multiples : volonté d’anonymat par principe ou nécessité pratique, de solidarité avec celleux prenant le plus de risques, ou de participer à une esthétique offensive, etc. Mais nous sommes quelques un.e.s à penser que le port de l’habit noir n’a pas vocation à monopoliser l’espace du cortège de tête. Sans quoi on risque de devenir aussi mortifère que le cortège syndical nous précédant, en nous perdant dans la reproduction d’un romantisme émeutier tactiquement dépassé, laissant nos pratiques se figer dans des formes que la police prend soin de dévitaliser (au sens figuré comme au sens propre).

D’autre initiatives ont pourtant émergé : du carnaval ingouvernable contre la mascarade électorale, à la kermesse du deuxième tour à la Villette, en passant par le mouvement d’occupation de salles dans les universités. Sans parler des batukadas et chants, des pancartes et des tags, que l’on s’efforcera et qu’on vous invite à réactiver, en se réappropriant des couleurs bariolées, des allures clownesques, les concerts de casseroles et autres joyeusetés ; nous pourrions ainsi nous rendre à nouveau rejoignables - notamment par tout.e.s les fatigué.e.s des sonos façon CGT (coucou le front social), dans le but de brouiller les lignes dans les cortèges trop clairement définies entre cortège de tête et tête du cortège (jusque parfois fournir des manifs prêtes-à-nasser, comme au 1er mai 2017). Cela permettrait également de couper l’herbe sous le pied à la mythologie médiatique des éléments extérieurs et marginaux de la manifestation, fétichisation de la violence qui ne légitime que mieux l’usage de la répression qui se ressent dans nos chairs.

Ceci n’est pas plus un appel à cesser de cibler les vitrines et leurs familles (quoique cela engraisse toujours leurs assureurs) qu’à espérer s’éviter la répression par une posture non-violente : rien n’empêche (et il nous semble même plutôt recommandé), de se protéger, se masquer, de porter un cuir derrière ses habits fushia et deux jeans sous un pantalon violet, et de cacher du maalox et autres masques anti-pollution dans son chapeau, que l’on pourra distribuer à l’envi à tout.e.s les personnes fuyant le cortège syndical mais ne se retrouvant pas forcément dans les pratiques associées au port du kway noir. Il ne s’agit pas de "remplacer" le black block par un autre ensemble de pratiques. Il nous faut retrouver l’art de la composition entre une variété de formes d’action qui s’était esquissé au printemps 2016.

C’est bien une ambiance qu’il nous semble nécessaire de changer, pour retrouver en manif celleux que le sentiment d’aller systématiquement au casse-pipe a fait.e fuir. N’oublions pas que le mouvement contre la loi travail, malgré tout ce qu’il nous a apporté, s’est soldé par un échec, la mise en place de cette réforme de l’esclavage, et le déploiement de sa violence sur tout.e.s les damné.e.s de la terre. Cette rentrée des casses se présente, à notre sens, en ces termes : saurons-nous, jeunes et moins jeunes autonomes du cortège de tête, dynamiser le mouvement social, faire proliférer les lignes de partage au point de les rendre indiscernables au regard policier, retrouver des tonalités festives et imprévisibles, de sorte à faire reculer le pouvoir de l’état zombie et sa peste néolibérale ?

Si oui, elle démontrera qu’elle est une force capable de faire de lutter contre leur vieux monde pourri. Sinon, jusqu’à la prochaine fois, elle sera réduite à avoir le beau rôle dans le spectacle.

En bref, on propose à celleux qui se retrouvent dans ce texte :

- De venir avec de quoi se protéger mais à veiller à ce que 5 minutes après le début de manif on ne soit pas tout.e.s de noir vêtu.e.s.
- D’apporter de quoi se soigner et aider celleux autour de nous
- De jouer avec des attitudes "bon enfant" et festives
- Le tout dans l’optique d’éviter que les portions les plus radicales de la manifestation ne soient séparées du cortège principal par les flics
- Et de maintenir une certaine hospitalité envers tout.e.s celleux qui seraient tenté.e.s de nous rejoindre sans maîtriser les pratiques du black block
- Des participant.e.s du cortège de tête


"Si je ne peux pas danser, ce n’est pas ma révolution"
Emma Goldman

"En un sens, la question révolutionnaire est désormais une question musicale"
Tiqqun


ce qu'Emma Goldman savait aussi, c'est que danser ne fait pas la révolution

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Lun 11 Sep - 21:37


pas un chat au boulot demain

Tous et toutes en grève le 12 septembre 2017 :

DÉFENDONS NOS ACQUIS SOCIAUX ET NOS INTÉRÊTS DE CLASSE



« Si tu ne participes à la lutte, tu participes à la défaite »

4 pages de la CNT contre la loi travail XXL

Tou·te·s en grève et dans la rue le 12 septembre !




scélérat !

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MessageSujet: Re: des LUTTES dans la CRISE : GRÈVES, OCCUPATIONS, BLOCAGES, MANIFESTATIONS...   Jeu 21 Sep - 4:40


la lutte fait des sondages,
et des suffrages,
qui ne font pas la lutte


Sondage : 53% des Français favorables à la mobilisation contre la réforme du travail

BFMTV 20/09/2017

53% des Français sont favorables au mouvement de protestation contre la réforme du code du travail, selon un sondage "L'Opinion en direct" de l'institut Elabe pour BFMTV. Si plus de 8 sondés sur 10 pensent que cela va "libérer l'entreprise", une majorité estime que les droits des salariés sont menacés.


Manifestation contre la réforme du Code du travail, le 12 septembre 2017 à Nantes
Loïc Venance - AFP

Citation :
La protestation contre la réforme du code du travail continue. Après une première journée de manifestations à l’appel de la CGT le 12 septembre, plusieurs organisations syndicales, étudiantes et politiques ont appelé à se mobiliser au cours du mois de septembre.

Un mouvement de protestation approuvé par une majorité de Français, selon le sondage "L'Opinion en direct" réalisé par l’institut Elabe pour BFMTV. En effet, 53% des sondés ont déclaré leur "soutien" (27%) ou leur "sympathie" (26%) à la mobilisation des organisations syndicales et étudiantes. 22% y sont franchement "opposés" ou "hostiles", et un quart y est indifférent.


ELABE @elabe_fr
Mobilisation sociale : 53% des Fr la soutiennent (27%) ou ont de la sympathie (26%) - sondage @elabe_fr pour @BFMTV https://elabe.fr/mobilisation-contre-reforme-droit-travail/
18:15 - 20 sept. 2017


Une majorité de Français favorables à la mobilisation

Le plus gros soutien vient des ouvriers: un peu plus de 60% sont favorables au mouvement. A noter qu’il apparaît une légère fracture au sein des catégories socio-professionnelles favorisées (CSP+): alors que plus d’un tiers des cadres sont contre, une grosse majorité (56%) des professions intermédiaires sont pour. Les employés expriment eux leur aval à 59%.

D’un point de vue politique, les électeurs  de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon sont les plus fervents soutiens de la mobilisation (respectivement 80% et 79%). Près des deux tiers de l’électorat de premier tour de Marine Le Pen approuvent. Sans grande surprise, c’est parmi les sympathisants LREM que le taux de soutien est le plus bas: 22%.  

Par ailleurs, cette mobilisation contre la réforme du droit du travail semble susciter une plus grande approbation que celle contre la loi El Khomri (50% de soutien en mars 2016, 48% en mai 2016).


ELABE @elabe_fr
En mars 2016, lors de la 1° mobilisation contre la loi El Khomri, 50% la soutenaient (32%) ou avaient de la sympathie (18%) #DroitDuTravail
18:24 - 20 sept. 2017


65% pensent que les droits des salariés sont menacés
D’après le sondage Elabe, plus de 8 Français sur 10 pensent que la réforme du Code du travail va "donner plus de liberté aux entreprises". Ce taux atteint presque 90% chez les commerçants, les artisans et les retraités. En revanche, près des deux tiers des sondés (65%) estiment aussi que c’est une "menace pour les droits des salariés" et plus de six Français sur 10 (63%) ne pensent pas que cela "permettra de créer des emplois".


ELABE @elabe_fr
+ de liberté pour les entreprises (82%), une menace pour les salariés(65%).
Seuls 36% pensent qu'elle permettra la création d'emplois @BFMTV


La peur de conséquences négatives pour les droits des salariés se ressent dans toutes les catégories socio-professionnelles, même si les ouvriers sont les plus nombreux (76%) à craindre la réforme. Les cadres restent une majorité (58%) à partager la même inquiétude.

Sur le spectre politique, les sympathisants LREM sont les moins inquiets (25%), à l’inverse de la gauche non-socialiste (87%). Une minorité (46%) de l’électorat au premier tour de François Fillon considère que cette réforme pourrait menacer les droits des salariés.

Près de deux tiers des sondés contre le plafonnement des indemnités prud’homales

En répondant au sondage "L’Opinion en direct", les sondés ont été invités à se prononcer sur neuf mesures. L’augmentation de 25% des indemnités légales de licenciement récolte le plus d’opinions favorables, avec l’aval de 8 Français sur 10. La possibilité pour un employeur d’organiser un "référendum d’entreprise" dans les entreprises de moins de 20 salariés, ainsi que la fusion des instances représentatives en un "comité social et économique" recueillent une adhésion de 70 et 65% des personnes interrogées.


ELABE @elabe_fr
Augmentat° des indemnités légales de licenciement,référendum d'entreprise et fusion des institutions sont approuvées par une majorité @BFMTV
18:29 - 20 sept. 2017


En revanche, les autres mesures reçoivent un accueil plus mitigé: la réduction du délai de saisine des prud’hommes (52% de favorables), l’assouplissement de la réglementation du recours au CDD et à l’intérim (49%), la primauté des accords d’entreprise sur ceux de la branche dans plusieurs domaines (50%) et la modification du périmètre d’appréciation des difficultés économiques pour engager un plan social (52%).

La généralisation des contrats de projet (des CDI dont le motif de rupture est prévu dans le contrat) et le plafonnement des indemnités prud’homales en cas de licenciement abusif récoltent respectivement 54% et 64% d’avis négatifs.

Les cadres plutôt favorables aux réformes

Les cadres sont là encore plutôt favorable aux réformes, si ce n’est le plafonnement des indemnités prud’homales auquel ils ne sont favorables qu’à 43%. Cette mesure cristallise les rejets à travers toutes les catégories socio-professionnelles.

Un rejet plus important des différentes mesures apparaît auprès des ouvriers, même s’ils restent plutôt favorables à l’augmentation des indemnités légales de licenciement (77%) et au "référendum d’entreprise" (52%).

D’un point de vue politique, les électeurs d’Emmanuel Macron et François Fillon sont les plus grands soutiens des réformes prévues, contrairement à ceux de Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon et Marine Le Pen.

Échantillon de 1051 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée selon la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes: sexe, âge et profession de l’interviewé après stratification par région et catégorie d’agglomération. Interrogation par Internet les 19 et 20 septembre 2017.

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