PATLOTCH / CHANGER DE CIVILISATION / LUTTES, THÉORIE, SEXE et POÉTIQUE

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 THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse

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Patlotch



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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Lun 22 Mai - 15:29


importé de ÉLECTIONS 2015-2017 Un tournant historique du capitalisme français : faits et propos, analyses et théorie (antiroman)


à quoi ça sert, tout ça ?

à rien. À rien d'autre que comprendre ce qui se passe. Nombre de points sont repris ou semblables à des analyses que font les citoyennistes de gauche, dont l'objectif est de dénoncer pour proposer une alternative, alors que mon point de vue est radicalement critique, et sinon froid non "engagé politiquement"

ma conviction est qu'une telle alternative n'est pas crédible parce qu'irréaliste. Elle ne comprend le moment présent qu'à la surface

difficile de discerner, au-delà de cette recomposition bouleversant le paysage politique comme jamais depuis le "coup d'État" du Général de Gaulle en 1958, ce qui serait le plus essentiel, c'est-à-dire le plus profondément nouveau


un moment de la nouvelle restructuration du capitalisme mondial

à mon sens, c'est du côté de la restructuration dans la restructuration qu'il faut chercher, parce que c'est là que réside le caractère mondial de ce changement en France, cette restructuration portant ensemble sur l'économie et la politique, les liens entre capitaux transnationaux et rôle nouveau des États-nations, donc l'adaptation de leur gouvernance à cette nécessité historique, telle qu'on la constate avec Macron comme chef d'orchestre pour une partition écrite par la grande bourgeoisie internationale

c'est la première fois, à l'occasion des commentaires sur les raisons de la nomination de Nicolas Hulot comme Ministre d'État chargé de la Transition écologique et solidaire, que j'émets une critique sévère d'un point central chez les marxistes et les théoriciens de la communisation, le lien de réciprocité entre la contradiction entre prolétariat et capital, et la baisse tendancielle du taux de profit -, pour considérer que le moteur de l'histoire présente n'est pas la lutte des classes, mais la concurrence entre capitalistes pour le maintien de ce taux de profit, en raison même de l'absence de lutte de classe révolutionnaire du prolétariat, par expulsion (Saskia Sassen) d'une partie de celui-ci, déprolétarisée (AC/Carbure), en Nègres du monde (Achille Mbembe). Alimente encore cette affirmation le choix populiste du prolétariat, c'est-à-dire un choix anti-révolutionnaire

il y a donc, du point de vue théorique, quelque chose qui entre en cohérence, qui se reboucle par divers points de vue explicités dans d'autres sujets du forum

restructuration dans la restructuration, celle engagée au début des années 1970 avec la décomposition du programmatisme ouvrier (visant le communisme par étapes pour le pouvoir prolétarien étatiste ou autogestionnaire), puisqu'à cette époque il y avait encore de fortes luttes de classes visant le pouvoir par ou vers une révolution, dont on peut considérer qu'elles faisaient encore l'histoire, mais de moins en moins. C'est fini, jusqu'à la prochaine fois ?

avec ce moment historique de l'idéologie française, l'économie politique déterminant cette sortie (provisoire) de la crise de la démocratie politique, le point de vue que j'ai adopté est celui de l'hologramme, en considérant que le particulier contient la généralité. Voir DIALECTIQUE COMPLEXE et MÉTHODOLOGIE : DÉPASSEMENTS À PRODUIRE

j'ai donc concentré mes interventions récentes dans ce sujet, tout en essayant de mettre en évidence en quoi il permettait de comprendre le tout

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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Mer 31 Mai - 10:12


nécessité historique, conjoncture, et dépassement

précisions théoriques et terminologiques

j'ai écrit que l'affirmation d'Alain de Benoist « Macron n’apparaît pas comme la marionnette fabriquée que l’on imaginait » manquait de dialectique des contradictions dans la crise économique et politique. Il n'y avait que Macron pour tenir le rôle qu'appelait sa crise, répondre à une demande et combler un vide dans le trop-plein politique, adapter l'État français à la gouvernance de la mondialisation dans la restructuration du capital

"il n'y avait que Macron..."
était un peu rapide, et je reviens donc sur ce que j'ai appelé "nécessité historique". Il n'y avait évidemment aucune nécessité que ce fut Macron plutôt qu'un autre, mais il était là, il présentait les qualités requises, et c'est à partir de là qu'il a été choisi et littéralement "fabriqué"* parce qu'il correspondait au besoin du capitalisme français d'adapter sa gouvernance d'État. *voir 2017, Le Coup d'État 2017

cette révolution macronienne est une conjoncture au même titre que la révolution d'Octobre est léninienne, dans le sens où, toutes proportions gardées, Macron a compris la situation de 2017 comme Lénine celle de 1917. C'est la rencontre d'une nécessité, d'une opportunité, et d'une possibilité

la notion de "nécessité historique" existe chez Marx bien qu'à ma connaissance l'expression ne figure pas dans son œuvre, ni même celle de « nécessité sociale » qui est le fond de son matérialisme historique. Elle existe dès sa thèse de doctorat La différence de la philosophie de la nature chez Démocrite et Épicure en 1841. Voir Denis Collin, Marx et Epicure

c'est cela même que reprendra Althusser sur le thème du clinamen et du matérialisme de la rencontre qu'on pourrait tout aussi bien appeler matérialisme de la conjoncture. Voir les textes matérialisme de la rencontre conjoncture

il y a donc une gradation et des sauts de logique à éviter. Voir Denis Collin Nécessité, déterminisme et possibilité chez Marx


Denis Collin a écrit:
Quand Marx s’essaie aux prévisions économiques, c’est le plus souvent par une analyse de conjoncture qui ne s’appuie pas sur les éléments spécifiques de sa théorie mais plutôt sur le fonds d’idées communes à tous les économistes, comme si la théorie, n’avait plus rien à dire de spécifique dès qu’on s’intéresse à la réalité quotidienne

nécessité historique signifie nécessité causale et non déterminisme, et c'est ici que passe la frontière entre le constat que 'ceci' ne pouvait pas se passer et l'affirmation que 'cela' ne peut que se produire

on peut constater ce glissement chez Boukharine dans le texte La théorie du matérialisme historique, Déterminisme et Indéterminisme (Nécessité et libre arbitre), La nécessité historique 1921


Boukharine a écrit:
La condition nécessaire de l'évolution est connue sous le nom de nécessité historique. C'est dans ce sens que la Révolution française, sans laquelle le capitalisme n'aurait pu se développer, était une nécessité historique, ou bien le soi-disant « affranchissement des serfs » de 1861, sans lequel le capitalisme russe n'aurait pu continuer à se développer.

C'est en ce sens que le socialisme est une nécessité historique, l'évolution sociale ultérieure étant impossible sans lui. Si la société se développe, nous aurons inévitablement le socialisme. C'est dans ce sens que Marx et Engels parlent de « nécessité sociale ».

la Révolution française peut être vue rétrospectivement comme une nécessité historique, mais dire que le socialisme est inévitable relève du déterminisme, et c'est au fond celui qui est derrière le slogan « Une seule solution, la révolution ». On peut dire que la justice sociale est nécessaire, mais elle n'a rien d'une nécessité historique au sens vu plus haut

concernant la prévision de la communisation par ses théoriciens, c'est un peu plus compliqué, mais de fait, ils n'ont étudié que cette seule hypothèse, et c'est là que se loge leur déterminisme, même tempéré par la notion de "dépassement produit" chère à Théorie Communiste

le problème actuel du communisme comme mouvement est qu'il n'apparaît plus comme une nécessité historique, c'est-à-dire qu'on ne trouve rien dans les contradictions présentes pour poser la lutte des classes comme moteur de l'histoire vers une révolution d'abolition du capital. On ne trouve que les contradictions du capital, et le prolétariat embarqué avec elles, dans le populisme ou l'expulsion/déprolétarisation

en attendant, on a Macron...

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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Ven 2 Juin - 22:45


mis à jour 4 juin


un feuilleton communisateur : sans blague ?

Le ménage à trois de la lutte des classes

Hic Salta Communisation
mai 2017

« une vue d’ensemble de la question de la Classe moyenne salariée
dans le contexte d’une révolution communisatrice.»

Citation :
Nous commençons ici une nouvelle série « feuilleton », consacrée à la classe moyenne dans la lutte des classes. La classe moyenne est l’objet d’une production surabondante dans la littérature politique et sociologique bourgeoise, mais est largement négligée par la théorie communiste actuelle.Nous essaierons d’y remédier. La question étant protéiforme, nous limiterons le champ à la classe moyenne salariée (CMS) dans le capitalisme d’aujourd’hui. Ses luttes sont nombreuses, parfois spectaculaires et violentes et elles éclatent partout dans le monde. Mais ce n’est pas la raison principale pour laquelle nous pensons qu’il faut se pencher sur cette question. Ce n’est en effet pas la quantité, mais la nature de ces luttes et leurs rapports avec celles du prolétariat qui sont notre préoccupation centrale. Au final, nous espérons tirer des nombreuses analyses partielles qu’il nous faudra faire une vue d’ensemble de la question de la CMS dans le contexte d’une révolution communisatrice. Les résultats auxquels nous parviendrons en chemin doivent être considérés comme provisoires et ouverts à discussion.

Dans un premier temps, nous chercherons à définir le champ et l’objet de nos investigations (Episode 1), à poser les bases d’une théorie de la classe moyenne (épisode 2), et à se servir de ces résultats pour analyser le cas du mouvement français de 2016 contre la loi El Khomri (Episode 3). Il faudra ensuite élargir nos recherches à la question de l’interclassisme et aux autres pays.

B.A. – R.F.
mai 2017

Episode 1 : Vessies et lanternes

Citation :
Ce qui suit est une présentation générale des questions que nous aborderons dans le feuilleton.

1 – La classe moyenne salariée existe-t-elle?
2 – Définitions floues de la classe moyenne salariée
3 – Pour une définition marxienne de la CMS
4 – L’interclassisme
5 – Quel est l’enjeu ?

un feuilleton à suivre, donc. Plutôt que faire des remarques au fil des livraisons, il me semble nécessaire d'attendre la publication complète. Dans ce type d'approche, les "résultats" même "provisoires" éclairent généralement le raisonnement entier

sans préjuger de réflexions intéressantes car rigoureuses, auxquelles nous a habitué Bruno Astarian, je ferai quelques observations à ce stade :

- l'étude part d'un présupposé quasi déterministe, « le contexte d’une révolution communisatrice », dont je pense que rien dans les contradictions actuelles du capitalisme ne permet de le poser, sinon comme hypothèse parmi d'autres, raisonnement par l'absurde : puisque le capitalisme aura bien une fin, ce doit être par une révolution du prolétariat... Avec la théorie de la communisation, on n'est jamais loin de la tautologie, ni de la religion. C'est au fond la question que posait déjà en 2003 Christian Charrier, ex compagnon de route de Théorie Communiste et Bruno Astarian (BA/Hic Salta), avec ce qu'il appelait le syllogisme marxien du prolétariat

- c'est légitimement dans le cadre de cette théorie que BA et RF sont fondés à saisir « la nature de ces luttes [de la classe moyenne] et leurs rapports avec celles du prolétariat qui sont notre préoccupation centrale ». C'est au demeurant la même démarche qu'a adopté R.S, de Théorie communiste, dans La classe moyenne en elle-même

et c'est bien le problème :

dans les circonstances présentes, la question essentielle à laquelle est confrontée la théorie de la communisation est sa définition du prolétariat universel comme sujet révolutionnaire par son activité dans une future crise de reproduction du capital mondial : rien ne l'annonce aujourd'hui, et la communisation n'a plus de base concrète vérifiant ses "résultats", qu'elle se refuse pourtant d'interroger

que devient en effet l'universalisme prolétarien révolutionnaire dont parle Marx dans l'Idéologie allemande : « La suppression de la propriété privée... suppose, enfin, un processus universel d’appropriation qui repose nécessairement sur l’union universelle du prolétariat : elle suppose « une union obligatoirement universelle à son tour, de par le caractère du prolétariat lui-même » et une « révolution qui (...) développera le caractère universel du prolétariat » ?

la théorie de la communisation répond par une pirouette logique conceptuelle en prenant le contrepied du programmatisme universaliste marxien : quoi qu'ils en disent, pour eux la révolution est "inéluctable" et devra donc être l'auto-abolition universelle du prolétariat. Badiou, certes pur idéaliste, se contente lui de parler de «l'hypothèse communiste»

- quand les auteurs affirment « Les résultats auxquels nous parviendrons en chemin doivent être considérés comme provisoires et ouverts à discussion », ils enferment donc le débat entre communisateurs, comme toujours, puisque leurs présupposés communs ne sont pas discutables


faire bouillir les marmites de l'avenir dans les casseroles du présent ?

qu'en est-il selon moi ?

le prolétariat est embarqué dans les contradictions inter-capitalistes pour maintenir le taux de profit par zones en concurrence (géopolitiques ou par branches capitalistes transnationales). Le moteur actuel de l'histoire est principalement cette concurrence, pas la lutte de classes comme antagonisme mortel pour le capitalisme, puisque le prolétariat fait des choix populistes anti-révolutionnaires, ce à quoi ne le contraint pas la méchante classe moyenne... Dans le même temps, une partie des prolétaires, selon la définition marxienne, est expulsée (Saskia Sassen), déprolétarisée (AC Carbure)...

loin des supposés "résultats" de la théorie de la communisation, aujourd'hui sclérosés et dogmatisés, cela pose des questions autrement redoutables à la vision d'un mouvement communiste défini en termes marxiens : « Nous appelons communisme le mouvement réel qui abolit l'état actuel des choses. Les conditions de ce mouvement résultent des données préalables telles qu’elles existent actuellement.» Karl Marx et Friedrich Engels, L'Idéologie allemande, 1845

autrement dit, pour faire mentir encore B.A. (Solitude de la théorie communiste), c'est la théorie de la communisation qui est seule, à preuve il ne considère que celle-là : LA théorie communiste, c'est eux. Il n'y a plus de théorie communiste, il ne reste qu'une foi communiste, qui nous ramène à la philosophie et à une utopie communiste d'avant Marx, que les communisateurs ont "renversé" dans un retour à l'idéalisme

si l'on veut à tout prix rester fidèle à l'esprit de Marx, c'est de la méthode qu'il faut hériter, et là, je veux bien confronter mes thèses et ma pratique théorique à toutes autres sur le marché des idées matérialistes et révolutionnaires

mais comment et pourquoi discuter avec des gens qui considèrent la rupture théorique que j'ai initiée en 2012 comme nulle et non avenue ? Hic Salta va-t-il me renvoyer l'ascenseur et coller cette intervention au cul de son feuilleton ?

quel destin ! Commencer par avoir raison contre tout le monde et finir par avoir tort contre personne : en un demi-siècle de controverses entre eux dans leur ménage à trois sans luttes de classes révolutionnaires, Gilles Dauvé, Roland Simon et Bruno Astarian n'ont gagné à leurs thèses que Léon de Mattis, bâtard de leur théorie et de l'activisme : on a vu comment, et pour potlatch quel cadeau moyen de la classe moyenne !


PS : mon titre fait allusion au texte de François Danel, Un "Meeting Permanent" ! Sans Blague ?, juillet 2004, paru dans le numéro 2 de Meeting, revue internationale pour la communisation

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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Dim 4 Juin - 17:49


communisme : une question ?

Tristan Vacances : - Mon cher Patlotch, quand vous affirmez « Il n'y a plus de théorie communiste, il ne reste qu'une foi communiste, qui nous ramène à la philosophie et à une utopie communiste, un retour à l'idéalisme d'avant Marx...», vous n'imaginez quand même pas que ceux qui s'en réclament encore vont vous faire de la publicité...

Patlotch : - non, je ne fais qu'interroger la possibilité d'une perspective communiste aujourd'hui, et donc en l'absence de bases sociales concrètes pour la fonder, de sa théorisation. C'est au fond si j'ai bien compris la raison du retrait, en 2006, de Christian Charrier, La Matérielle, trop lié à ce milieu pour le renier

Tristan Vacances : - vous êtes, en quelque sorte, plus désillusionniste qu'ils se disent, face à l'activisme communisateur de Léon de Mattis...

Patlotch : - disons que c'est ce que je partage avec eux, mais sans entrer dans un bras de fer théoricisme vs activisme, interne à ce qu'ils ont en commun, le déterminisme communisateur

Tristan Vacances : - Dans ces conditions, il n'y aurait plus selon vous de perspective communiste, donc de théorie communiste possible ?

Patlotch : - je ne serais pas aussi catégorique, la question reste posée, un peu comme la pose Badiou, d'une hypothèse donc d'un engagement, et de ce point de vue quand je critique la foi communiste, je pense qu'elle est partie prenante de la lutte à mort contre le capital. Si j'ai bien compris, Roland Simon/TC l'exprime en terme d'impossibilité que la communisation se réalise autrement que par son idéologie même, en tant qu'elle est, ou sera encore, la vie quotidienne, le cours quotidien de la lutte des classes

Tristan Vacances : - Autrement dit, pas de communisme, pas de révolution communiste, sans foi, sans pari pascalien ?

Patlotch : - tant qu'une telle révolution ne sera pas engagée, oui. Après, avec tous les risques de "dérives" des précédents, en quoi les textes communisateurs sont soit muets (Astarian, Dauvé, RS), soit inquiétants (BL/TC)

Tristan Vacances : - Alors comment reposeriez-vous la question communiste ?

Patlotch : - pour répondre à la Marx, ce n'est pas à moi, ou à une quelconque théorie communiste de la poser tant que l'humanité ne se la pose pas comme question à résoudre

alors que la théorie de la communisation rapporte sans preuve, de façon surréaliste, l'examen des rapports de classes actuels à son modèle terminal de révolution, je ne sais pas moi ce que deviendront les rapports entre classes ("prolétariat", "moyenne"...) après une restructuration globale du capitalisme mondial lui permettant de sortir de la crise actuelle, et je ne vois donc pas la nécessité de les théoriser dans un invraisemblable « contexte de révolution communisatrice », comme TC à l'heure des révolutions arabes ou là, Hic Salta après la lutte anti-loi travail, ou encore Troploin en 2011, qui introduisait son texte Communisation par cette question : « À quoi bon débattre d’une communisation si éloignée de l’imaginaire régnant, pourrait-on demander...», à croire que ne pas se la poser serait manquer d'imagination, et eux des voyants incompris donc solitaires... Non, désolé, ils sont foncièrement de ce point de vue des idéalistes antimarxiens !

Tristan Vacances : - Mais encore ?

Patlotch : - mon travail tourne autour d'une recherche pour définir la période actuelle, comme restructuration du capitalisme, qui renvoie à ses études l'idée d'un ultime cycle de luttes aboutissant à la communisation. Cette restructuration, dans et hors la restructuration engagée il y a un demi-siècle, décrite par Théorie communiste, est à lire sur plusieurs lignes que j'ai tenté de définir comme double crise du capital et de l'Occident, perte de suprématie occidentale et mouvement contradictoire de décolonialisme dans le capital, expulsion et déprolétarisation d'une partie de l'humanité, transformation du lien État-capital, question sexuelle autant que de genre... Comment voulez-vous que je résume ou condense tout ça alors que nous sommes en plein dedans ?

Tristan Vacances : - Mais il y a des luttes...

Patlotch : - oui, mais des luttes qui ne s'inscrivent pas dans une lutte de classe à mort contre le capital*. Quant à celles qui se réclament du communisme ou de l'anarchisme, elles sont marginalité impuissante, gesticulation folklorique revivaliste et volontariste, comme en témoigne leur incapacité à se fonder sur autre chose que des vieilleries théoriques (les maîtres anciens cités à preuve d'on ne sait plus quoi, La Commune, l'Espagne anarchiste, 1968...), les émeutes comme annonçant l'insurrection, ou, justement, sur la théorie de la communisation prise à son propre piège sectaro-communautariste entre théoricisme et activisme. Elles n'ont rien à dire du présent macroniste qu'il ne serait qu'une répétition policière ultra-libérale, ce qui montre leur décalage hors sol

* même dndf/TC diffuse et traduit un tel questionnement. Il y a eu AC/Carbure, il y a ce texte sur les grèves au Vietnam, dont voici la chute


Éric Bell a écrit:
Bien qu’il soit erroné de supposer que l’absence de conditions pour un mouvement ouvrier de l’industrie annule toute tentative de renversement du système actuel, il est tout aussi erroné de supposer que la présence de grèves localisées, en écho et rotation comme ils l’ont fait pendant deux décennies, représente un défi pour ce système – du moins dans un avenir proche.

Nous pouvons bien vouloir ou avoir besoin de prêter foi aux prolétaires vietnamiens, qui sont plus proches du noyau de la production mondiale que ceux de nombreux autres pays, mais nous devons être honnêtes quant à la situation actuelle. Ne soyons trompés en pensant que le conflit industriel vietnamien est le point de départ à surveiller, ou que les travailleurs de l’industrie au Vietnam sont le sujet révolutionnaire essentiel du présent ou du futur proche.

Les tendances récentes des emplois manufacturiers vietnamiens devenant plus informels, temporaires et dispersés ne font que diminuer la probabilité que quelque chose qui ressemble au mouvement ouvrier historique apparaisse ici.

A propos des grèves sauvages au Vietnam

Tristan Vacances : - Et ?

Patlotch : - et je ne vois plus de compatibilité entre de telles questions et un récit communisateur, tel que celui d'Astarian/Hic Salta, partant qui plus est des luttes de la classe moyenne dans le mouvement Nuit debout - anti loi travail... Ce saut d'époques entre présent réel et futur fantasmé devient complètement surréaliste

[...]

Tristan Vacances : - Mais alors, vous êtes communiste, ou pas ?

Patlotch : - la question ne se pose pas en terme individuel, puisqu'elle est d'emblée une question de classe, et je ne me la pose plus, car à quoi bon s'enfermer dans cette identité, si elle nous empêche de penser, et pire, de lutter sans dogme ?

Tristan Vacances : - scratch




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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Ven 9 Juin - 10:58


du 7 juin, nouvelle version


quelle restructuration du capitalisme ?

Tristan Vacances : - Qu'entendez-vous par "restructuration du capitalisme", et en quoi diffère-t-elle des précédentes, dans la première moitié du 20è siècle le fordisme et l'État-providence keynésien de la période de croissance en Occident, et à partir des années 1970 la restructuration mondiale (globale) avec l'effondrement concomitant du programmatisme ouvrier et de ses organisations communistes pour un communisme d'État ou autogestionnaire par étapes ?

Patlotch : - on pourrait dire que toute l'histoire du mode de production capitaliste n'est que celle de ses restructurations, et réciproquement de la lutte entre classes antagonistes en son sein. Le point commun est qu'à chaque fois, cela se résout en un compromis historique dans lequel le capitalisme établit les nouvelles modalités de sa domination mondiale

pour ne considérer que les deux grandes restructurations du 20è siècle que vous citez, et qui peuvent se lire théoriquement comme deux phases de la subsomption réelle, donc des modalités d'extorsion de la plus-value (respectivement absolue ou relative), ces compromis attachent la classe ouvrière, le prolétariat, à ne se battre qu'au sein de la règle de l'exploitation, pour de meilleures conditions de travail et de salaire

le compromis keynésien est clair concernant le fordisme/État providence, avec les "acquis des luttes" précisément mis en cause avec la seconde restructuration depuis 40 ans, qui casse la reproduction du capital sur des aires nationales, ce à quoi rêve de revenir de façon keynésienne le populisme de gauche

ce compromis entre classes est moins clair concernant la période de 1970 à ~2008, mais on peut le rapporter à l'altermondialisme (ATTAC, sommets mondiaux..), sa montée à partir de 1995, son apogée au début du siècle, et sa chute avec la crise de 2008, altermondialisme qui, au nom de la démocratie, n'a fait qu'éterniser un anticapitalisme dans le système, et repousser l'horizon d'une sortie révolutionnaire du mode de production étatique et capitaliste. La différence avec le compromis keynésien est qu'il n'est pas parvenu au pouvoir, en raison même de son irréalisme économique. L'altermondialisme anticapitaliste était et reste un oxymore, un compromis impossible

Tristan Vacances : - j'ai l'impression de lire "Théorie Communiste" et son phasage historique du capitalisme...

Patlotch : - jusque-là, à quelque chose près...

Tristan Vacances : - Alors quelle est la différence ?

Patlotch : - d'une façon générale et méthodologique, ma conception "renverse" cette théorie de la communisation, déterministe et idéaliste, comme on a dit que Marx renverse Hegel

la différence réside en plusieurs points, dont précisément l'apparition d'une nouvelle restructuration globale, qui évacue l'idée d'un ultime "cycle de lutte" au bout duquel surgirait la révolution communiste

c'est pourquoi je me refuse à la nommer "restructuration dans la restructuration", sans quoi autant dire le capitalisme n'est que cela depuis le début

Tristan Vacances : - Que serait le "compromis historique" dans cette phase et ce macronisme ?

Patlotch : - à ce stade, point besoin de faire un dessin concernant ce qui se passe en France, puisque le macronisme est porté par une majorité des citoyens électeurs, la 'société civile', etc. Et quant aux autres, prolétaires ou expulsés en masse du système, ils n'agissent pas contre, à moins de le voir dans la gesticulation prétendue révolutionnaire de quelques centaines d'individus cagoulés obsédés par l'État policier...

le nouveau compromis s'établit sur le travail, comme toujours, à commencer par celui qui produit de la plus-value, ou le permet puisque il est devenu impossible de discerner les frontières d'une classe ouvrière productrice en ce sens, et c'est ce à quoi l'on assistera dans les mois qui viennent avec la réforme Macron et le positionnement des syndicats comme de ceux qui les suivront ou les pousseront par leurs luttes pour un compromis le moins mauvais possible

Tristan Vacances : - Quelles sont les spécificités de cette restructuration et en quoi n'est-elle pas restructuration dans la précédente engagée depuis près d'un demi-siècle ?

Patlotch : - je la caractérise par la nécessité historique, pour le capital global, de résoudre sa crise économique et politique en même temps que l'Occident doit résoudre la sienne, l'ensemble au croisement de cinq siècles concernant le colonialisme et ses avatars, de deux siècles concernant le mode de production capitaliste proprement dit, décrit par Marx au mitant du 19è siècle

la montée du capitalisme vert, que traduit l'entrée de Hulot au gouvernement et symbolise la poignée de main Macron-Trump, en est une dimension essentielle en ce que, via une sorte de plan Marshall au niveau mondial, elle peut permettre une sortie de crise transitoire du capitalisme. Cela fait aussi partie du compromis historique liée à cette nouvelle restructuration, puisque l'idéologie écologiste est devenue hégémonique

les luttes décoloniales, par leur ambivalence, peuvent alimenter le renversement de la suprématie occidentale, par exemple en Amérique du Sud ou le concept est né dans les luttes, et en Afrique où peut se développer un capitalisme moins dépendant de l'Occident

nous sommes au cœur de ce processus, qui voit la fin de la suprématie occidentale dans le capitalisme mondial et les conditions d'une nouvelle répartition des intérêts de classes qui invite à redéfinir leur conception marxienne, et à abandonner la certitude d'un sujet révolutionnaire prolétarien universel, serait-ce pour sa propre abolition en tant qu'être du capital. Maintenant, si on appelle prolétariat ce sujet en le définissant sur mesure, évidemment que le problème ne se pose plus, je préférerais classe révolutionnaire, mais quoi qu'il en soit c'est pour l'heure une tautologie, un jeu de mots où le langage conceptuel l'emporte sur la réalité des choses

je soutiens qu'il est impossible à ce stade de prédire ce qui sortira, sous une à quelques décennies, de cette restructuration, et qu'il est donc irréaliste de faire comme si ce qui se passe d'ici-là pouvait être saisi, analysé et théorisé sous les catégories et concepts anciens du marxisme même le meilleur : l'universalisme prolétarien eurocentré est trop lourd pour appréhender tous les aspects actuels de ces bouleversements

Tristan Vacances : - Et donc pour vous, le "macronisme" serait le moment français de l'engagement dans cette restructuration mondiale ?

Patlotch : - exactement, sous réserve que ce label ne soit pas entendu comme la politique déterminant l'économie ce qu'à mon avis interdit justement sa forte caractéristique de renouveler la "gouvernance" État-Capital et sa dimension d'emblée européenne et mondiale. En ce sens, le macronisme, c'est aussi les luttes qu'il déclenchera dans cette période, comme on peut dire que le bonapartisme engendra la Commune...

au demeurant, Louis-Napoléon Bonaparte était saint-simonien, il met l'État en adéquation à la première restructuration du mode de production capitaliste en France dans le contexte de l'Empire colonial français... Il était un révolutionnaire capitaliste, comme Emmanuel Macron rêve de l'être : Révolution est le titre de son livre de 2016, à prendre au pied de la lettre...





quelle théorisation communiste ?

Tristan Vacances : - Quelle serait alors selon vous les conditions d'une théorisation communiste aujourd'hui ?

Patlotch : - difficile question, parce qu'à la limite de mes considérations, celle-ci est actuellement impossible, et elle l'est du point de vue même de ce qui, en sus de sa critique de l'économie politique dans Le Capital, reste de plus valide chez Marx : sa méthode, dont je prétends hériter la mienne, cf DIALECTIQUE COMPLEXE et MÉTHODOLOGIE : DÉPASSEMENTS À PRODUIRE

il nous est impossible d'affirmer aujourd'hui que "la lutte de classe est le moteur de l'histoire", dans la mesure où seul le capital est à l'initiative, et qu'il se transforme essentiellement par la concurrence pour le maintien du taux de profit par zones géo-économiques et dans le transnationalisme des capitaux, dont la crise de l'Occident (capitaliste) est évidemment un aspect majeur. Bien sûr, la résistance du prolétariat en est une composante, mais seulement en tant qu'elle participe au niveau du compromis au sein du "système", et bien sûr elle est "lutte de classe", mais pas au sens révolutionnaire du terme

comment envisager une théorisation communiste sur la base de l'absence d'une lutte révolutionnaire d'un quelconque sujet ou d'une activité de classe révolutionnaire inexistante, voire son contraire avec les populismes ?

tout bien considéré, le prolétariat, depuis le début du capitalisme comme mode de production, n'a jamais été révolutionnaire, ou alors seulement pour des "révolutions" au sein du capital, ce qui devrait en soi interroger l'universalisme prolétarien, et plus encore quand son activité tourne à l'empêchement d'une telle révolution communiste

Tristan Vacances : - vos considérations ne relèvent donc plus d'une théorie communiste ?

Patlotch : - non puisque je ne sais pas comment définir une théorie révolutionnaire sur la base de l'absence de mouvement révolutionnaire. Mais oui, ma théorisation est communiste dans le même sens que la critique radicale du capitalisme initiée par Marx pour l'économie politique et par les anarchistes pour l'État, les deux mêlées dans l'ultragauche ouvrière antiléniniste, antistalinienne et antitrotskiste

en sus de sa critique du Capital, Marx lui-même n'aura véritablement théorisé que le programmatisme ouvrier, le pouvoir du prolétariat, une théorie communiste pas moins incomplète puisque ces principes ont révélé leur incapacité à sortir du capitalisme, et nous savons aujourd'hui pourquoi

Tristan Vacances : - Cela pose tout de même la question de l'action, de la pratique correspondant à cette théorie...

Patlotch : - on a longuement disserté à ce propos... toute théorisation conséquente part du réel et y retourne car en fait, elle ne devrait pas en sortir. Celle que je produis ne sort pas de mon chapeau et n'est pas en avance sur ce qui se passe; elle s'élabore au rythme des luttes telles qu'elles sont, dans leur diversité, grèves et émeutes comprises, la question étant celle de la qualité, le contenu, et de la quantité, la puissance, dans les contradictions nouvelles de cette restructuration

Tristan Vacances : - Mais alors, que devient "la crise" de reproduction comme fenêtre pour une révolution communiste ?

Patlotch : - elle est suspendue à ce qui sortira de la restructuration que nous avons sous les yeux, que nous ne pouvons anticiper, et a fortiori moins encore une conjoncture communisatrice

toute conjoncture de luttes est actuellement déterminée par la restructuration actuelle, et rien d'autre


CNRTL a écrit:
conjoncture : Liaison d'événements concomitants dans une situation donnée.
« la conjoncture ou le nœud de circonstances formant grumeau au centre d'une situation imprévue » Jankélévitch, Le Je-ne-sais-quoi et le presque-rien, 1957

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THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse
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