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dans la DOUBLE CRISE du CAPITAL et de l'OCCIDENT, LUTTES COMMUNISTES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGIQUES
 
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 THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse

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MessageSujet: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Mar 19 Mai - 13:01

en relation :

- (plus récent) THÉORIE de la COMMUNISATION et CRITIQUE DÉCOLONIALE : TISSER des LIENS

- L'UNIVERSALITÉ de MARX contre l'eurocentrisme des Lumières et des "marxismes" européens, Loren Goldner 1989, Kolja Lindner 2010, Abdellatif Zerroual 2011...

nous appelons COMMUNISME DÉCOLONIAL le mouvement des luttes au présent qui, dans la DOUBLE CRISE de l'OCCIDENT et du CAPITAL, transforment en permanence la perspective révolutionnaire d'abolition du capitalisme comme totalité économique et sociale, politique et sociétale, l'exploitation et les dominations le constituant comme structure à dominante et idéologie (structure of feeling) : exploitation du prolétariat, expulsion des 'nègres du monde', dominations masculines et racialistes, aliénation des individus, destruction de l'humain et du vivant
(définition du 13 août 2015. Structure à dominante et Structure of Feeling)

scratch désolé pour ce qui semblera au premier abord comme une accumulation de termes barbares (sic)
ils s'éclairciront avec le temps, et plus personne ne pourra s'en passer  Embarassed

nous empruntons ici des concepts qui dépassent le seul couple colonialités/décolonialités
Citation :
à l'aide d'une épistémologie critique, Ramon Grosfoguel déconstruit la colonialité du pouvoir sous la forme contemporaine de « colonialité globale » et propose, à sa place, une « pensée frontalière » qui vise, au-delà-de la postmodernité, à la « transmodernité » comme projet utopique décolonisateur, reflet d'un universel diversel décolonisateur et anti-systémique.
voir le texte Transmodernité, pensée-frontalière et colonialité globale Les Implications des altérités épistémiques dans la redéfinition du capitalisme global

« Ils sont le sel de la Diversité. Ils ont dépassé les limites et les frontières, ils mélangent les langages, ils déménagent les langues, ils transbahutent,
ils tombent dans la folie du monde, on les refoule et les exclut de la puissance du Territoire mais, ils sont la terre elle-même,
ils vont au-devant de nous, ils voient, loin devant, ce point fixe qu'il faudra dépasser une fois encore.
» Édouard Glissant, Tout-monde, 1995

nous retrouvons ainsi la vision philosophique et poétique d'Édouard Glissant avec la créolisation du Tout-monde. Nous renouons avec l'idée que j'avais formulée en 2014 de communismes au pluriel, tranchant avec la vision d'un monde universellement uni sous une forme post-capitaliste unifiée, qui est contradictoire avec l'affirmation que le communisme n'est pas une société ni un mode de production, et celle de « l'immédiateté sociale entre les individus »

enfin nous engageons une reconstruction positive de la théorie de la communisation qui ne se réduise pas à « Tout ce qui existe est appelé à périr », dont Théorie Communiste entendait faire le sous-titre d'un livre, qui n'est heureusement jamais paru. Il faut en finir avec les utopies négatives et autres sornettes radicalement gauchistes sur « l'insurrection qui vient pour détruire les hommes et les femmes... »

dans cette démarche nous retrouverons, de façon démultipliée dans le temps et l'espace, des concepts forgés dans l'héritage de Marx par ses héritier.e.s. Exemples : prolétariat et classes en soi et pour soi de Marx, hégémonie de Gramsci, matérialisme aléatoire, conjoncture et structure à dominante d'Althusser, implication réciproque, dépassement produit et classe communisatrice de Roland Simon, politisation des identités d'Angela Davis, etc. Des concepts ou notions créées en tant que de besoin : luttes auto-théorisantes, identités de luttes, etc.

à cet égard, relevons, dans le texte de Balibar sur Althusser traduit en chinois, ce passage
Étienne Balibar a écrit:
À vrai dire les thèmes du matérialisme aléatoire ne sont pas absolument nouveaux dans la pensée d’Althusser, ils ne font que radicaliser et reformuler dans un nouveau « code » philosophique des positions présentes dès le début, en particulier à travers l’insistance d’Althusser sur le primat de la « conjoncture » dans la conceptualisation de l’histoire, comme l’ont bien montré certains commentateurs récents.

Ils coexistent avec une représentation du communisme non pas comme un « stade » à venir dans l’évolution de l’humanité, mais comme un « mode de vie » ou un ensemble de pratiques qui existe déjà, dans les « interstices » de la société bourgeoise, échappant à la domination des formes marchandes – métaphore venue lointainement d’Epicure à travers certaines formules de Marx sur le développement des échanges marchands dans les « pores » ou les « marges » des communautés traditionnelles. [qu'on pense ici à Marx aux antipodes]

Dans leur inachèvement et leur caractère fragmentaire, ils sont bien accordés à l’esprit d’une époque – la nôtre – qui se caractérise à la fois par une très grande incertitude quant à la pérennité des rapports de pouvoir et de domination de toute sorte, et par une multiplication de changements culturels et sociaux dont la « combinaison » en une seule forme culturelle (et a fortiori politique) est tout à fait imprévisible.

ainsi, nous recherchons une certaine unification de ce que nous apporte la théorie de la décolonialité, et de l'exigence communiste révolutionnaire propre au concept de communisation nettoyé de ses lectures ultra-gauchistes, et de sa phraséologie ultra-radicale-gauchiste le condamnant à la stérilité pratique, de même que prolongeons les thèmes théoriques qui caractérisaient la rupture communiste dans la théorie de la communisation

ce faisant, nous tenons à la dynamique de changement révolutionnaire qui caractérise la critique décoloniale, en liaison avec des luttes présentes réelles et non comme attente de l'émergence d'un sujet prolétarien unitaire introuvable déclenchant un beau jour la révolution dans le monde entier

nous ne nous embarrasserons pas des études universitaires sur la décolonialité dont la caractéristique majeure sera de les neutraliser, comme il a été fait des études post-colonialies, des Gender Studies et de la trilogie intersectionnelle classe-genre-race sans dominante reliée à l'exploitation capitaliste

comme le rappelle Balibar « Althusser chercha à donner à la philosophie et par voie de conséquence à la théorie de l’histoire un caractère beaucoup plus directement politique. », et c'est aussi ce qui nous intéresse chez Ramon Grosnaguel et d'autres théoricien.ne.s ou militants décoloniaux

dans cette optique, nous retrouvons le rôle de combattants que s'assignaient Marx, Lénine, Trotsky, Luxembourg et Rühle, Gramsci et Bordiga, Louverture et Fanon, Malcolm X et Angela Davis... au-delà du fait qu'on doive abandonner leur vision programmatique du communisme et naturellement selon le cas leur eurocentrisme. Cela signifie que nous abandonnons « la théorie pour la théorie », la théorie à plume dans le culte d'une communisation vidée de sens et de sang par ses célibataires mêmes


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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Mer 20 Mai - 16:30

voir Féminisme et marxisme, Genre et Capitalisme, avec Cinzia Arruzza, Silvia Federici... Limites d'un débat réducteur

et mon commentaire de ce jour

nous sommes là au cœur de ce que j'ai posé de façon plus large et plus profonde, le dépassement et l'articulation des approches structuralistes et historicistes du marxisme d'une part, mais d'autre part, car et elle est frappante dans ce texte, l'absence de liens et de références aux luttes réelles, et, par suite, ce qui demeure un point aveugle de ces théories "féministe et marxiste" malgré leurs efforts évidents : la critique décoloniale et les rapports entre genre et colonialités. Il y a là pourtant matière à sortir par le haut, sur le plan théorique parce qu'en lien avec des luttes actuelles dans le monde entier, de catégories qui ne disposent pas encore de tous les concepts pour penser ce même dont parlent ces théoricien.ne.s

concernant par exemple la race, quand je vois la seule référence, concernant la théorie de la communisation, aux textes de P. Valentine dans Mute et de Chris Chen dans Endnotes#3, il me semble avoir formulé des réflexions et propositions théoriques plus approfondies, plus documentées et plus argumentées

je persiste donc à croire que ces réflexions, bien que stimulantes et permettant de relancer en leur donnant de l'air celles un peu oubliées du courant communisateur, sont en deça et en-dessous des nécessités théoriques comme de leur lien organique aux luttes sans lesquelles elles ne sortent pas d'un entre-soi intellectuel, entre critique de la neutralité universitaire (intersectionnalité sans structure à dominante dans le capital), et persistance d'une posture théoricienne au-dessus des luttes théorisantes des "Autres" et de leur formalisation théorique par ceux et celles de même origines raciales ou ethniques

pour le dire tout net, c'es très bien de parler des "Autres" et de donner la parole à quelques-un.e.s, c'est encore mieux de leur donner toute leur place, soit en tant que théoricien.ne.s, soit en tant que luttes théorisantes. On est ici loin du compte, et du niveau théorique qu'appelle notre présent. Il n'est pas difficile à qui fréquente ce forum de comprendre pourquoi : le pas n'est pas franchi de la critique de la vision eurocentriste, ou ethnocentriste, et tant qu'il ne l'est pas, on ne peut que tourner en rond dans un débat réducteur sur le plan théorique, autant qu'impuissant à tisser un lien organique avec des luttes de masse portant et faisant avancer, face au capital, ces problèmes, de façon communiste, féministe, et décoloniale

il faut un changement de perspective, et un sens de l'autocritique dépassant le niveau des controverses présentées dans ces textes, qu'ils proviennent du courant de la communisation, de Cinzia Arruzza ou des réponses qui leurs sont faites, dont il est aisé de voir l'origine et sociale, et raciale, et partant, le point aveugle idéologique
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MessageSujet: pour une THÉORIE DÉCOLONIALE du COMMUNISME : décoloniser les théories de la révolution   Mar 30 Juin - 16:48

je reprends ici, de façon spécifique, cette question abordées ici ou là. Après tout, elle est au cœur de ce qui a justifié d'étendre la théorie de la communisation au champ théorique des colonialités et décolonialités. Il va falloir aux partisans de la communisation, s'y coller ou contribuer à sa liquidation sur le double terrain de l'idéologie française et de la "récupération" théorique par la nébuleuse anti-système du néo-fascisme révolutionnaire français entre extrême-droite et ultragauche

l'urgence d'une théorie décoloniale du communisme


debriefing :

dans les liens du site Rebellion, en « pistes de réflexions », toujours pêle-mêle, expression paradigmatique de notre époque troublée : Alain de Benoist et ses revues, Castoriadis, Égalité&Réconciliation, La Décroissance, Le Grand Soir, René Guénon, Revue Socialisme ou Barbarie, Critique de la Valeur, Sortir de l'Economie, Tant qu'il y aura de l'argent..., TropLoin, Revue SIC... les trois derniers relevant de toutes les tendances de la théorie de la communisation en France, hormis ma propre position, isolée et quasi solitaire : Patlotch zéro division !, comme le soulignait Roland Simon, de Théorie Communiste, avant de faire le choix de SIC, contre mon avis de prolonger l'alliance opportuniste avec les activistes menés par Léon de Mattis, auteur de « Mort à la démocratie »





autrement dit, "récupérée" par la mouvance néo-fasciste révolutionnaire, toute la critique communiste radicale qui présente une faiblesse eurocentriste dans l'analyse du racisme et de l'immigration en rapport au capitalisme

ce fatras rouge-brun progresse très vite, adéquatement à l'époque en théorie et en pratiques diversifiées, dans l'ombre de l'idéologie française


on comprendra donc pourquoi, avant d'avoir regardé ça de plus près, j'ai eu raison d'être intransigeant et impitoyable, concernant le racialisme historiquement structurel au capitalisme, contre l'eurocentrisme théorique de Théorie Communiste, de Gilles Dauvé de troploin et DDT21, de Temps critiques et de la Wertkritik française, d'Yves Coleman et Germinal Pinalie, et plus généralement de tous les "so called marxistes" qui conspuent le PIR, Parti des Indigènes, et son prétendu "communautarisme"...


sans quoi, il n'y aurait, en France du moins, hors la mienne, aucune expression de la théorie de la communisation qui échappe à son emparement par les néo-fascistes révolutionnaires

certes, pour reprendre le mot très juste d'Alain de Benoist, cette « reconstruction idéologique radicale » n'a pas encore ouvert une « perspective révolutionnaire », c'est qu'elle n'a pas encore « rencontré » un mouvement social réel, mais un problème grave, c'est qu'elle est en bien meilleure position de le faire que toute théorie de la communisation
, y compris celle, plus que marginalisée et boudée par les "camarades communisateurs", présentée sur ce forum, qui est la seule antidote à l'eurocentrisme du milieu communiste radical en France





en effet, elle n'a et n'aura aucun mal à recruter et encadrer une jeunesse prolétaire, de couches moyennes, et de ce que Lucien Cerise appelle plus haut, dont il dit venir, « ce néo-prolétariat précaire et surqualifié dont on nous parle parfois dans les médias et qui concerne aujourd’hui des millions de gens dans ce pays »

il faut bien dire que « le courant communisateur », théoriciens âgés appartenant à des couches moyennes supérieures souvent enseignants, n'a rien su faire d'autres que rechercher des alliances d'opportunités avec des "activistes" du même milieu social dont parle Lucien Cerise, sans la moindre percée en milieu prolétarien de petits blancs chez lesquels les identitaires européens rencontrent leur succès, électoral ou anti-système, en miroir d'une population de prolos racialisés chez qui cette théorie ne pouvant rencontrer que de légitimes coups, comparables au rejet du stalinisme et du PCF par Césaire et les siens, en 1956

voir à cet égard :contre l'antiracisme universaliste prolétarien, avec le PIR, parti des Indigènes, en ses limites



la ligne de communication et l'iconographie de Rebellion comme ses références théoriques et son héritage apparent de la tradition socialiste révolutionnaire à tête de Gavroche masculin ou féminin, sont parfaitement adéquates à l'ouverture en grand de cette perspective nauséabondante, en complément de la voie institutionnelle hasardeuse suivie par Marine Le Pen et le Front national

l'entretien d'Alain de Benoist en mars dernier, qui ouvre ce sujet, a pour titre : « Le FN aurait tout intérêt à abandonner ses positions jacobines »

autrement dit, Alain de Benoist est non seulement un théoricien brillant, mais il se révèle là assez bon stratège politique, puisque d'une certaine façon, il prend le contre-pied de l'idéologie française




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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Mar 30 Juin - 16:48

quand l'eurocentrisme 'communisateur' condamne tout antiracisme et tout antifascisme au nom de la critique de la démocratie politique et du capital... ou

d'un négationnisme à l'autres, les frères ennemis du milieu théorique radical

circulez, ya rien à voir ?

adé a écrit:
« Maintenant, le négationnisme et autres vieilles Lunes…, y’a éclipse le 2O mars, mais c’est du Soleil qu’il s’agit (de O8h à IOh). »dndf 13 mars 2015
Flav a écrit:
« La dérive négationniste n’est pas inhérente au concept de communisation, mais produit d’un résidu de programmatisme bordiguiste ayant trompé beaucoup de monde dont des communisateurs. On peut en parler, mais c’est pénible que ça revienne toujours comme un cheveu sur la soupe.[...] Surtout que cette histoire ne doit pas être prise à la légère. Faudrait pas que ce soit juste pour lancer un discrédit. »

le problème n'est ni de « prendre à la légère » ni de « jeter un discrédit », mais de comprendre une logique théorique à l'œuvre, dans son fond théorique inchangé depuis l'avant-guerre ("2ème mondiale") et sa formulation évoluant depuis jusqu'à aujourd'hui, non essentiellement comme « résidu de programmatisme bordiguiste », mais sur la base de ce qui se passe aujourd'hui

Gilles Dauvé, théoricien de la communisation, fut jadis soupçonné de "négationnisme" dans l'Affaire de la vieille taupe. Fils d'un inspecteur des Renseignements généraux qui collabora tant à l'envoie des ifs dans les chambres à gaz qu'à l'envoi des manifestants algériens dans la Seine en 1961, cet éclaireur universel du prolétariat incolore a bien mérité de figurer dans les « pistes de réflexion » du site Rebellion

en miroir de Dauvé, il y a le point aveugle de Temps Critiques, puisque Jacques Wajnsztejn est un représentant typique de ceux qui accordent une importance disproportionnée et vide d'analyse de classe à l'antisémitisme relativement aux autres racismes notamment anti-arabes et anti-noirs (cf l'importance des "dépassements à auto-produire' / 'Temps critiques' et sa vacuité théorique dans l'idéologie française : la malhonnêteté intellectuelle de Jacques Wajnsztejn

et pendant ce temps-là, Yves Coleman poursuit sa chasse aux sorcières des tares antisémites de l'extrême-gauche, tout en nous l'assurant, en 2015 : Edouard Drumont, maître à penser de Mme Houria Bouteldja : les Indigènes de la République réussissent leur examen d’entrée dans l’extrême droite gauloise... et depuis Saïd Bouamama, un sociologue au service du hijab... (blog de Saïd Bouamama)

en relation « Le Métis » et le Pouvoir Blanc dans contre l'antiracisme universaliste prolétarien, avec le PIR, parti des Indigènes, en ses limites
voilà, 10 ans de relai complaisant, par les sites de la "communisation", des saloperies d'Yves Coleman sur Mondialisme.org : qui ne dit mot consent ?

sur tout cela personne, hormis mézigue, personne dans le milieu théorique de la communisation, n'a rien à dire : comme on fait salie on se couche !

les voies du sectarisme d'ultragauche sont impénétrables

dans son billet Ne lisez pas / Lisez il conseille Ne lisez pas Michel Clouscard... Lisez Maximilien Rubel

il est de bon ton, dans le milieu radical, de considérer Clouscard de haut, comme un théoricien mineur, bien inférieur à Debord, et ici, pour Gilles Dauvé en 2015 !, de Maximilien Rubel... qui n'a rien écrit sur la question...

pourtant, en 1973, Michel Clouscard publiait Néo-fascisme et idéologie du désir, Mai 68 : la contre-révolution libérale libertaire


1973

Citation :
Une ligne de front refoulée où pourtant les combats idéologiques font rage, traverse l’histoire de France depuis la Libération, entre CNR et Plan Marshall, entre Mai 68 social et Mai 68 sociétal (préempté dans l’œuf par le libéralisme pour liquider le social), entre marxisme et existentialisme, structuralisme, deleuzophrénisme.

Toute l’œuvre de Michel Clouscard révèle cet inconscient. Dès 1973, dans Néo-fascisme et idéologie du désir, il renvoie dos à dos en les confondant les mécanismes de l’exploitation capitaliste et la contre-révolution libertaire qui s’en prétend toujours l’antidote. L’élément commun aux hystéries identitaires et ontologiques, au naturalisme, à l’humanitaire, etc. c’est qu’ils ont pour fonction d’occulter la réalité des rapports de classes.

À l’heure où le tandem libéral et libertaire (actualisé par le pseudo-affrontement Sarkozy/Cohn-Bendit) a gagné, de manière toute provisoire, la première manche et s’attaque, décomplexé, au plat principal (les acquis de la Libération et de 89), lire ce texte est plus que jamais un acte de résistance.

en relation, Bernard Lyon, Théorie Communiste, Nous ne sommes pas "Anti" 25 mai 2005 (6 mois avant les émeutes...)

à force de tordre dans l'autre sens le bâton de la critique de la démocratie, de considérer qu'il ne faut pas « secondariser le genre par rapport à la race », à force de vouloir donner des « douches froides », c'est l'arroseur arrosé, à poil pour faire la critique radicale du moment présent du capital, et pourvoyant en billes théoriques le néo-fascisme français : ce qui est rationnel est réel
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MessageSujet: théorie [i]décoloniale [/i]de la communisation : késako ?   Mar 30 Juin - 17:07


ne nous y trompons pas, élaborer et promouvoir une théorie décoloniale de la communisation,

- ce n'est pas présenter une variante, ou une tendance d'une théorie de la communisation qui comporterait plusieurs "courants" en concurrence sur le marché des idées révolutionnaires

- c'est faire la critique d'une théorie confrontée à son double échec, en raison de l'eurocentrisme de ses partisans français et de ceux qu'ils influencent en Europe, et de son activisme théoriciste sur les plans séparés-réunis de la théorie et de la pratique (revues internationales pour la communisation Meeting 2003-2007, et SIC 2008-2013)

c'est la théorie de la communisation classique, issue de l'ultragauche de façon étroite et sectaire, qui est devenue une tendance eurocentrée de la théorie révolutionnaire adéquate à l'époque, et en tant que telle une théorie contre-révolutionnaire au nom de la communisation

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MessageSujet: pour une dialectique multidimensionnelle du combat communiste   Dim 5 Juil - 8:31

en marge de ce sujet, une réflexion de février 2014 sur la dialectique complexe


l'approche multidimensionelle du communisme était présente dans ma réflexion avant la rencontre des thèses de Ramon Grosfogel

Patlotch a écrit:
dialectiques du capital et de la révolution

géopolitiques du capital : pour une dialectique multidimensionnelle du combat communiste

texte complet dans le communisme comme combat : réflexions et luttes pour la révolution


Roberto Matta N'abolira 1990

du monde au quartier un même modèle « L’espace du monde capitaliste restructuré est un zonage qui se déploie de façon « fractale » à toutes les échelles : monde, continents, aires, pays, régions, métropoles, quartiers » RS/TC Le moment actuel, novembre 2005, Meeting n°3

sans nier la restructuration du monde capitaliste en zonage qui se déploie de façon « fractale » à toutes les échelles, les évènéments des dernières années, produits depuis 2007 dans la crise du capitalisme global et particulièrement depuis 2010, invitent à interroger sa géopolitique mondiale, ou plutôt ses géopolitiques selon plusieurs catégories. On ne peut considérer le global comme un « modèle abstrait » indifférencié en dehors de sa distribution spatiale dans la géographie et l'histoire au présent. Quelques éléments :


combien ?
La mondialisation capitaliste et les différents cadres de la géopolitique impériale Christian Delarue Amitié entre les peuples 6 juillet 2010 le texte ci-dessous est choisi parmi d'autres comme point de départ. Je passe sur ses pré-supposés idéologiques quant à la nature du capitalisme, pour retenir (à titre d'exemple...) la liste des catégories selon lesquelles se dessine une «géopolitique multidimensionnelle des dominations»

1. La vieille géopolitique des Etats
2. La géopolitique des classes dominantes
3. La géopolitique contre les minorités nationales ou ethno-culturelles
4. Le campisme et la géopolitique issue du Choc des civilisations
5. Les géopolitiques continentales et transcontinentales
6. La géopolitique des oppressions sexistes, xénophobes et racistes

cette géopolitique multidimensonielle offre une description concrète de ce qui est conceptualié de façon générale dans Tel Quel, le moment révolutionnaire comme conjoncture
Roland Simon TC a écrit:
Une "unité" de rupture « Il faut reconnaître actuellement une multiplicité de contradictions, multiplicité que l’on peut également désigner comme multiplicité des formes d’apparition par lesquelles seulement la contradiction dans son unité existe. La contradiction dans son unité n’est rien d’autre que la totalité de ses attributs : son essence est son existence même.

Les contradictions qui opposent les classes moyennes, les chômeurs et précaires, les masses excédentaires des périphéries ou des banlieues, le « cœur stable » de la [?] Dans son mouvement, dans les formes qu’elle prend et abandonne, la lutte révolutionnaire se critique elle-même.

C’est parce que cette lutte, jusqu’à son terme, est scindée entre d’une part, ce qui demeure un mouvement objectif qui n’est pas une illusion, les contradictions du mode de production capitaliste, et, d’autre part, dans cette objectivité, la pratique de son abolition qui le désobjective, qu’elle demeure structurellement idéologique. Elle vit de la séparation de l’objet et du sujet.

C’est parce que la dissolution de l’objectivité constitue un sujet en tant que tel, et qui se considère ainsi, que l’idéologie (invention, liberté, projet et projection) est inhérente à sa définition et son action. * Le sujet et l’objet dont nous parlons ici sont des moments de cette auto-contradiction qui dans son unité passe par ces deux phases opposées (unité de moments promus à l’autonomie).

N’ayant aucune base objective développée précédemment, le communisme est une production prise dans la contradiction d’un rapport contradictoire objectif dont le dépassement doit se produire alors comme la formalisation consciente et volontaire d’un projet car le procès de la révolution récuse toujours son état présent comme étant son aboutissement. Projet idéologique car il récuse son fondement objectif dans son état présent comme étant sa raison d’être, il place le futur, le devoir-être, comme compréhension du présent et comme pratique dans le moment actuel.

Ainsi une conjoncture se présente comme ce qui arrive dans la mesure où “ce qui arrive” forme la condition particulière de ne pas savoir “ce qui peut arriver”, elle est le moment où peut s’exercer la puissance de faire de “ce qui est” plus que ce qu’il contient, de créer en dehors des enchainements mécanistes de la causalité ou de la téléologie du finalisme. » Cette puissance est projet, elle est idéologie. Dans l’objectivité du processus révolutionnaire, le communisme est projet, c’est la forme idéologique du combat dans laquelle il est mené jusqu’au bout.

le croisement de ces deux approches nous indique les pistes suivant lesquelles peut se construire, en articulation sur plusieurs lignes de fronts, le combat communiste global susceptible d'être à la hauteur de l'adversité capitaliste, elle-même démultipliée sur plusieurs fronts catégoriels dans l'espace et la polyrhytmie de leurs dynamiques entrelacées fausses pistes pour autant il n'y a pas plusieurs mondes, mais leur unité capitaliste face à laquelle opposer une unité de combats communistes


combien ?

je refuse ente autres le modèle indifférencié dans lequel me semble se noyer l'existence (à faire émerger) de deux camps antagonistes : la complexité de rhizomes selon les lignes (de fuites) de Deleuze, dont ne se dégage aucune dynamique de changement historique radical [et qui] écarte de fait toute dialectique de la totalité quelle qu'elle soit




comment ?

pour une DIAlectique pluridimensionnelle

comment inscrire ces divers champs d'affrontement dans leur surdétermination par une contradiction dialectique globale, à deux pôles opposés ? pour reprendre la formulation de RS/TC en exergue, « reconnaître actuellement une multiplicité de contradictions, multiplicité que l’on peut également désigner comme multiplicité des formes d’apparition par lesquelles seulement la contradiction dans son unité (le mode de production capitaliste comme contradiction en procès) existe», c'est réconnaître « la contradiction dans son unité [qui] n’est rien d’autre que la totalité de ses attributs : son essence est son existence même »


Matta Comment une conscience se fait univers (peut-être) 1992

un combat communiste pluridimensionnel alors nous pouvons approuver la chute « dans l’objectivité du processus révolutionnaire, le communisme est projet, c’est la forme idéologique du combat dans laquelle il est mené jusqu’au bout », mais seulement après ce détour par lequel nous reconnaissons la multiplicité, la pluridimensionnalité des fronts sur lesquels se mène le combat communiste global, avec la nécessité d'une subjectivation révolutionnaire, dans la convergence d'un affrontement binaire vers une «unité de rupture», comme enjeu immédiat : lutte initiale
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MessageSujet: un marxisme décolonial : un !   Dim 26 Juil - 19:34

de quoi se sentir moins seul... Quant à la référence au néo-zapatisme, on verra...

Marxisme décolonial et Neozapatisme : Pontage des luttes anti-hégémonique luttes dans l'hémisphère Nord et du Sud Social and Policy Ana Cecilia DINERSTEIN Sciences, University of Bath, BATH, United Kingdom July 15, 2014

Ana Cecilia DINERSTEIN a écrit:
(traduction Patlotch)

Comment pouvons-nous comprendre la diversité des formes de résistances hégémoniques radicales au sein de l'actuel processus d'accumulation du capital, d'un point de vue non eurocentrique ?

Dans cet article, j'engage une conversation entre deux approches de la résistance : l'école décoloniale et l' marxisme ouvert. En construisant le dialogue imaginaire entre ces deux points de vue, j'identifie leurs stratégies théoriques, les limitations et les mauvaises raisons [mutuelles erreurs] qui empêchent un fructueux enrichissement réciproque, afin de délimiter une nouvelle orientation dans l'étude de la politique anti-hégémonique et émancipation sociale.

Pour DS [?], il est indispensable non seulement de reconnaître les trajectoires particulières d'expérience du pouvoir, oppression et domination, mais aussi de surmonter l'« eurocentrisme et le troisième monde « fondamentalistes » (Grosfoguel 2008). Marxistes et économistes politiques reproduisent la « colonialité du pouvoir » alors que les mouvements du sud luttent contre.

Toutefois, une DS ne tient pas compte des processus d'émergence de résistance anti-hégémonique pluriverselle dans et contre les nouvelles formes d'accumulation de capital global. Les marxistes (ouverts) et les économistes politiques radicaux offrent une critique suffisante de capital mondial. Ils expliquent comment les formules d' « accumulation de dépossession » (Harvey, 2003) et la « crise » ont changé l'expérience de l'oppression, de l'exploitation et la résistance. Pourtant, sont-ils au courant de la distorsion épistémique impliquée dans le caractère (Nord-centré) de leur critique du capital ?

Je vous propose le terme de « Marxisme décolonial » pour désigner une forme de critique qui fasse le pontage entre diverses formes de résistance contre-hégémoniques au sein de l'actuel processus d'accumulation du capital, dans une perspective non centrée sur le Nord. « Marxisme décolonial » offre une nouvelle compréhension des formes de résistance pluriverselles contre et au-delà du global. Je soutiens également que le Neozapatisme constitue le mode de réalisation pratique et politique du marxisme décolonial car il relie des luttes contre-hégémoniques autochtones, rurales, urbaines, dans le Nord et le sud, ce qui est difficile dans la pratique, pour combler le fossé théorique et permettre l'incorporation des mouvements dans la théorisation critique du capital.


Decolonial Marxism' and Neozapatismo: Bridging Counterhegemonic Struggles in the Global North and South Ana Cecilia DINERSTEIN Sciences, University of Bath, BATH, United Kingdom July 15, 2014

Ana Cecilia DINERSTEIN a écrit:
How can we understand the diversity of forms of radical counter hegemonic resistances within current processes of accumulation of capital, from a non-Eurocentric perspective? In this paper, I anticipate a conversation between two approaches to resistance: Decolonial School and Open Marxisms. By constructing the imaginary dialogue between these two perspectives I identify their theoretical strategies, limitations and mutual misrecognitions that prevent fruitful cross-fertilisation, in order to delineate a new direction in the study of counterhegemonic politics and social emancipation. To DS it is indispensable not only to recognise particular trajectories of experience of power, oppression and domination but also to overcome ‘both Eurocentric and Third World "fundamentalisms"' (Grosfoguel 2008). Marxists and political economists reproduce the ‘coloniality of power’ that movements in the South are struggling against. However, a DS fails to consider the material processes of emergence of counterhegemonic pluriversal resistance within and against new forms of accumulation of global capital. (Open) Marxists and radical political economists offer an adequate critique of global capital. They explain how current forms of ‘accumulation by dispossession’ (Harvey 2003) and ‘crisis’ have changed the experience of oppression, exploitation and resistance. Yet, are they aware of the epistemic distortion implied in the (North-centric) character of their critique of capital? I offer the term ‘Decolonial Marxism’ to designate a form of critique that bridges diverse forms of counter hegemonic resistance within current processes of accumulation of capital from a non-North centric perspective. ‘Decolonial Marxism’ offers a new understanding of pluriversal forms of resistance against and beyond global. I also contend that Neozapatismo constitutes the practical and political embodiment of Decolonial MArxism for it bridges the struggles of indigenous, rural, urban counter hegemonic struggles, in the North and South, challenging in practice, the theoretical divide and allowing the incorporation of movements’ own theorising into the critique of capital.

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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Mar 28 Juil - 16:29

on peut vérifier que COMMUNISME DÉCOLONIAL ne renvoie pour l'heure qu'à ce forum

rien à "DECOLONIAL COMMUNISM"

sans faire de ce concept ma propriété, il sera intéressant d'observer, non seulement s'il est repris d'ici, mais surtout s'il émerge ailleurs, sous ce nom ou d'autres portant ses contenus. Quoi qu'il en soit, le mariage communisme et décolonial sera un marqueur discriminant, et du côté du communisme, et dans le champ de la critique décoloniale

pour l'heure, il faut relever que le débat a fait fureur en Amérique latine : "MARXISMO DECOLONIAL"..., et au besoin traduire quelques textes...

... mais qu'en anglais, on ne trouve qu'une occurrence à "DECOLONIAL MARXISM", qui renvoie comme exemple au néo-zapatisme...


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MessageSujet: Crítica decolonial al marxismo... ¿marxismo decolonial?   Mar 28 Juil - 17:28


Ramón Grosfoguel

Curso: Descolonización del conocimiento y descolonización de los paradigmas de la economía política

Profesor: Dr. Ramón Grosfoguel.Dictado los días 12-14 noviembre 2012 Org. DILAAC y Doctorado en Ciencias Sociales

Respuestas a preguntas del público: Crítica decolonial al marxismo  


José Carlos Mariategui

José Carlos Mariátegui : marxismo crítico, marxismo latinoamericano... ¿marxismo decolonial?


Citation :
José Carlos Mariátegui, figure fondatrice du marxisme latino-américain nous a légué une pensée singulière, à rebours des orthodoxies qui ont dominé les différentes conceptions se réclamant du socialisme.

Le révolutionnaire péruvien enquête, sort des sentiers battus et relit l’histoire de son pays, une histoire complexe et longue, qui commence bien avant la colonisation espagnole. Puisant de l’inspiration dans les travaux d’indigénistes radicaux qui défendent le droit à l’autodétermination des Indiens, il établit une synthèse fascinante du marxisme et du nationalisme radical et indigéniste.

L’analyse de la réalité indienne est au cœur des contributions les plus originales de José Carlos Mariátegui. Il rend compte de la culture, de l’identité et du statut d’exploitées des premières nations des Amériques, éléments qui sont fondamentaux dans un système social et économique destiné à reproduire la domination des Blancs et des Métis.

Les textes de José Carlos Mariátegui sont complétés par un article d'Álvaro García Linera, vice-président de Bolivie, ancien guérillero et théoricien marxiste, qui revient sur les luttes indigènes et leur rôle structurant dans l'histoire des conflits sociaux de l'Amérique latino-indienne.

Enfin, un retour sur le parcours de José Carlos Mariátegui et une étude sur les rapports complexes entre socialisme et libération nationale viennent enrichir la réflexion.


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MessageSujet: Repensar Marx: Una Introducción   Ven 31 Juil - 20:38

Comentarios sobre "El Manifiesto Comunista"

Repensar Marx: Una Introducción Mauricio Sandoval Cordero Rebelión 28 septembre 2013


Mauricio Sandoval Cordero a écrit:
1. Pauper ante festum: Hacia un Marx Decolonial

La crítica a la Modernidad se encuentra presente en el libro El Manifiesto Comunista (2009), de Karl Marx y Friedrich Engels. Cabe aportar que dicho tema ha causado una serie de diálogos relevantes para el pensamiento crítico latinoamericano y las praxis políticas de la nueva izquierda, yendo desde la defensa de un Marx crítico, hasta la denuncia de un Marx eurocéntrico.

En primer lugar, resulta importante explicar en qué se basa la crítica a la Modernidad presente en el texto; ésta básicamente se centra en la comprensión del sistema capitalista como una totalidad, es decir, en el análisis del avance de los procesos del sistema-mundo que se encuentran intra e interrelacionados: “El aislamiento nacional y los antagonismos entre los pueblos desaparecen de día con el desarrollo de la burguesía, la libertad de comercio y el mercado mundial, con la uniformidad de la producción industrial y las condiciones de existencia que le corresponden.” (Marx y Engels, 2009: 118). Además, teniendo siempre en cuenta que dichos procesos han reproducido matrices de poder que han explotado y excluído a millones de personas.

La concepción anterior es fundamental para comprender el fenómeno de la Modernidad, que se puede entender –a grandes rasgos– como: “…el manejo de la centralidad de Europa en el Sistema-Mundo” (Dussel, 2010: 27). Dicha centralidad comienza con el proceso denominado como «Primera Modernidad», que consiste en la expansión europea hacia el Atlántico y los posteriores procesos de conquista y colonización en América, África y Asia; para continuar con la «Segunda Modernidad», que consiste en los procesos de la ilustración y el desarrollo de la filosofía racionalista; y la «Tercera Modernidad» donde se asienta la hegemonía angloamericana como un apéndice europeo (Dussel, 2010). Lo relevante acá es que los procesos anteriores tienen como germen y fundamento al desarrollo de un sistema económico específico: El capitalismo.

Sin embargo, a pesar de su crítica a la Modernidad; también en el libro, Marx y Engels realizan algunas aseveraciones con tintes eurocéntricos, por ejemplo con las clasificaciones entre las sociedades avanzadas y los pueblos bárbaros: “La burguesía lleva la civilización hasta todas las naciones, hasta a las más salvajes.” (Marx y Engels, 2009: 99). Esto resulta importante ya que hay que aceptar que fueron hijos de su tiempo: “A Marx, como pensador, como investigador de las doctrinas sociales y del sistema capitalista que le tocó vivir, puede, evidentemente, objetársele ciertas incorrecciones. Nosotros, los latinoamericanos, podemos, por ejemplo, no estar de acuerdo con su interpretación de Bolívar o con el análisis que hiciera Engels de los mexicanos, dando por sentadas incluso ciertas teorías de las razas o las nacionalidades inadmisibles hoy.” (Guevara, 2007: 6).

Para terminar, se puede resaltar que lo anterior no se queda ahí, ya que Marx conforme continúa su desarrollo teórico-filosófico, va ampliando su visión. Esto se constata en sus estudios sobre las relaciones capitalistas de Inglaterra, en donde al otro lado del proceso se encuentra la periferia o las colonias, en este caso: La India. Y a partir de dicho descubrimiento se adentra en las realidades de la periferia, a pesar de no haber llegado a realizar un estudio sistemático de estas (Kohan, 2003). También, su giro decolonial se constata en sus posteriores estudios sobre la fetichización de los procesos y las relaciones sociales en el capitalismo, resultando como la crítica más acérrima a la Modernidad.

2. Entre la vida y la muerte: Un Fantasma Recorre…

Ante los procesos de cambio que vive hoy nuestra América, y su necesaria teorización; no se debería hacer la típica pregunta paternalista y añeja, de ¿qué sigue vigente del pensamiento de Marx y qué no?, sino mas bien ¿cómo pensar nuestras realidades en el pensamiento marxista? Es decir, la Modernidad continúa su curso, y Marx se encuentra entre la vida y la muerte.

Uno de los fenómenos de nuestras realidades es el de la fetichización de los fenómenos y las relaciones sociales, o sea, presentar como artificial lo dialéctico. Y esto no sólo lo efectúa el pensamiento oficial, sino también sus compañeros de viaje: Los “centros” político-ideológicos, en sus diferentes formas.

La primer manera de enterrar al marxismo es de una forma dura, al asegurar que este nunca ha podido analizar adecuadamente las realidades histórico-sociales de las sociedades y/o que las prácticas políticas ligadas a este sólo han traído violencia y más pobreza; o sea es una forma estúpida de presentarlo pero no así problemática.

La segunda forma es la light, que resulta aún peor, la presentación como figura «no-muerta», es decir como referente que de alguna forma está vivo, como muerto que no sabe que está muerto, como silueta o fantasma del pasado pisado; y su discurso [de]codificado es:

Žižek a écrit:
“[Las y los] muertos que no saben que están muertos representan, por consiguiente, aceptar las limitaciones de nuestra situación: no hay ningún gran Otro, eran mortales y cometían errores lo mismo que todos los demás, de manera que es hora de dejarlos morir, de que pongamos a descansar a este obsceno fantasma que habita nuestro imaginario político, y de que enfoquemos nuestros problemas de un modo no ideológico y pragmático.” (Žižek, 2009: 41).  

En otras palabras, al presentar al marxismo vaciado, lo están al mismo tiempo enterrando, y lo hacen implícitamente, por tanto de una manera mucho más efectiva (Jameson, 2007). A este nivel lo que generalmente se acusa es la supuesta teleología determinista y economicista de todo el pensamiento marxista, que aparentemente se puede apreciar en El Manifiesto Comunista.

Sin embargo, el marxismo crítico latinoamericano tiene mucho que decir: Efectivamente existió y existe un mal llamado marxismo, que tenía como carácter filosófico, el determinismo economicista; este es el marxismo estalinista del «Socialismo Real», un marxismo esencialmente moderno.

Como Latinoamérica, debe ir en busca de la desconexión y la superación de la modernidad, resulta necesario la acotación de algunas cuestiones. Ante la fetichización determinista, anteponer la dialéctica:

Hobsbawm a écrit:
“ (…) si el Manifiesto alega que tal cambio histórico lo consigue el hombre haciendo su propia historia, no es un documento determinista. Las fosas han de ser cavadas por la acción humana o a través de ella. Efectivamente es posible hacer una lectura determinista del argumento. Sin embargo, cuando el Manifiesto sale del campo del análisis histórico y entra en el de la actualidad, se convierte en un documento de opciones y posibilidades políticas –no de probabilidades políticas– y en absoluto de certezas. Entre el “ahora” y el momento impredecible en el que “en el transcurso de la evolución”, se produzca “una asociación en la que el libre desarrollo de cada uno sea la condición del desarrollo libre de todos”, está el campo de la acción política. El cambio histórico a través de la praxis socal y la acción colectiva constituye su núcleo.” (Hobsbawm, 1998: 27-28).

Ante la mecánica teleológica, anteponer la dialéctica: El motor de la historia es la lucha de clases y sus revoluciones. Sí, pero no de la forma en la que se ha interpretado clásicamente: Los seres humanos son los que hacen la historia a través de los grandes momentos en los que se rompe el tiempo continuo y surge el tiempo-ahora. Es decir, la ruptura con el tiempo continuo, con lo vigente. Ese es el tiempo del «peligro», en los que las y los desposeídos se enfrentan al poder dominante y ponen en riesgo su vida (Benjamin, 1940/1982). Ese es el cambio histórico: La revolución. Que niega al llamado progreso histórico, al explicar que la historia ha sido construida por los vencedores, por lo cual un materialismo histórico debe analizar esas etapas oscuras y ocultas, y hacerlo desde un posicionamiento epistémico: Desde las y los pobres.

Ante el ridículo y obsceno Marx «no muerto», anteponer un Marx muerto que sigue vivo: Vivo en el núcleo metodológico de sus análisis, es decir, en la dialéctica de la historia como proceso abierto y contingente (Trotsky: 1938). V ivo en esa lucha radical por la liberación y la emancipación pluriversal. En la lucha radical por la justicia y construcción de otros mundos posibles. Vivo ahí donde existen personas que luchan por sus mismas ideas y que siguen eligiendo entre el Socialismo o la Barbarie.


Bibliografía


Benjamin, W. (1940/1982). Tesis de filosofía de la historia. En: Benjamin, W. (1940/1982). Discursos interrumpidos I. Madrid: Taurus Ediciones

Dussel, E. (2008) Marx y la modernidad: Conferencias de la Paz. Bolivia: Ediciones Rincón.

Guevara, E. (2006). Notas para el estudio de la ideología de la Revolución Cubana. Argentina: Ocean Sur.

Hobsbawm, E. (1998). Introducción. En Marx, K y Engels, F. (1998). El Manifiesto Comunista: Una nueva edición. Londres: Verso.

Jameson, F. (2007). Lenin y el revisionismo. En: Budgen, Kouvelakis y ŽiŽek. (eds.) (2007). Lenin reactivado. Madrid: Ediciones Akal.

Kohan, N. (2003). Marx en su (Tercer) Mundo. La Habana: Centro Juan Marinello.

Marx, K y Engels, F. (2009). El Manifiesto Comunista. Barcelona: Ediciones Brontes.

Trotsky, L. (1938). A 90 años del Manifiesto. México: Ed. Latinoamericana.

ŽiŽek, S. (2009). Trotsky: Terrorismo y comunismo. Madrid: Ediciones Akal.


Mauricio Sandoval Cordero. Estudiante de la Escuela de Ciencias Políticas de la Universidad de Costa Rica

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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Mar 4 Aoû - 10:15



mise en phase cohérente entre "communismes" et "décolonialités"


quelques notes d'étape

1) le capitalisme mondialise les rapports sociaux, les globalisent, les uniformise en essence tout en utilisant leur diversité de surface, les différences entre nations, cultures... jusqu'à l'individualisme égo-géré comme essentiellement le même en essence en tant que rapport capitaliste

2) la perspective communiste n'est pas collectivisme, la "communisation" n'est pas une collectivisation, elle doit défaire les rapports sociaux capitalistes, et de fait se présente globalement (c'est là son unité) comme dé-mondialisation des rapports sociaux capitalistes. Elle diversifie les rapports humains dans des luttes pour "l'immédiateté des rapports inter-individuels" : c'est une quête asymptotique de la destruction des rapports de pouvoir des uns sur les autres

3) les décolonialités ne doivent pas être perçues uniquement comme défaisance du colonialisme, mais invention de relations nouvelles inédites, y compris quand elles utilisent l'expérience et les savoirs du passé, détruits par le capitalisme colonialiste ou pas : cela ne concerne pas que les ex-colonies ou les pays sous domination néo-coloniale : il n'y a pas à redouter des traditions si l'on ne tombe pas dans le traditionnalisme, y compris anti-capitaliste, qui fait le succès des nouvelles droites et autres populismes réactionnaires dans le monde entier (y compris sous le label "décolonial" en Amérique latine...)

4) ces points nous permettent de saisir la nécessaire pluralité des décolonialités - défaisance de rapports coloniaux spécifiques à chaque région du monde - et donc celle des formes post-capitalistes à envisager, ce qui justifie le pluriel de communismes

5) il y ressort l'essence anarchiste du mouvement communiste comme histoire des luttes d'émancipation collectives et individuelles, et la fin d'une opposition stérile entre anarchisme comme idéal de la liberté individuelle contre tous les pouvoirs, et communisme comme forme collectiviste imposée contre cette liberté

6) il en ressort que si le communisme n'est pas un communautarisme, et s'il est quête de la Communauté humaine (Gemeinwesen de Marx à Camatte), ou mieux de la "Communauté du vivant", il présuppose des communautés de vie dans des formes diverses et variées, et pourquoi pas, en ce sens, non pas une, mais des "sociétés"

7) nous commençons à percevoir ce que peut signifier une approche non universelle, mais pluriverselle, du communisme, et en ce sens, les concepts liés à la théorie décoloniales sont en mesure d'enrichir notre vision réaliste et concrète des chemins communistes

des fadaises faisons table rase

d'un point de vue stratégique et politique, il n'y a pas à chercher la voie, la convergence ni la nouvelle "internationale" ou le grand parti censé conduite "au" communisme comme société idéale, ni même la théorie pour y conduire via une "communisation" comme unité retrouvée du prolétariat le temps d'auto-abolir par magie et strictement contre le capital et "du passé faisons table rase"...

le nihilisme est un anti-communisme autant que l'utopie de la négation de tout et du grand tout pour aller on ne sait où, ni que faire ni par quoi commencer, si bien qu'on ne peut qu'attendre et compter les points dans des luttes toujours insatisfaisantes, dans lesquelles il ne faudrait jamais se mouiller...





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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Mer 5 Aoû - 13:04

.
bingo !


je me doutais bien ne pas être le premier à faire le lien explicite et conceptuel entre la théorie marxiste de la culture-société de Raymond Williams et la théorie critique décoloniale, mais avant de découvrir celle-ci, j'ai eu le nez creux en janvier 2015, en relevant l'intérêt des concepts de Williams, après ceux de Stuart Hall et Althusser, pour élargir le champ du rapport 'races' - classes sur lequel j'avais travaillé jusque-là

les choses se complètent harmonieusement en cohérence théorique et en lien avec les luttes actuelles, et nous avançons plus vite que nous ne l'espérions, sans perdre le fil rouge de la contradiction de classe ni de l'héritage de Marx comme penseur plus ouvert qu'on ne l'a souvent dit, et que l'ont jusque-là utilisé les « so called marxistes »...

La inflexión decolonial por Eduardo Restrepo y Axel Rojas Felipe Martínez Pinzón| College of Staten Island, City University of New York


Eduardo Restrepo y Axel Rojas. La inflexión decolonial: fuentes, conceptos y cuestionamientos. Popayán: Instituto Pensar, Editorial Universidad del Cauca, 2010. 234 pp.

extrait
Felipe Martínez Pinzón a écrit:
Con su libro Inflexión decolonial: fuentes, conceptos y cuestionamientos, Eduardo Restrepo y Axel Rojas han construido una minuciosa genealogía de los términos que estructuran el “proyecto decolonial”. Con nombres tan distinguidos como Walter Mignolo, Arturo Escobar o Catherine Walsh, “la colectividad de argumentación de la inflexión decolonial,” como también la llaman Restrepo y Rojas, se ha posicionado en la academia norteamericana y latinoamericana de manera central en los debates teóricos acerca de las relaciones de poder en el espacio que desde mediados del siglo XIX llamamos América Latina.

El gran mérito del libro de Restrepo y Rojas es ser una suerte de Keywords, el famoso libro de Raymond Williams. Con él, ambos autores se han dado a la tarea juiciosa de trazar el surgimiento, la modulación e influencia de conceptos claves con que los teóricos de este grupo han explicado el cúmulo de sujeciones (y posible liberaciones) que ha traído consigo la experiencia de la modernidad en América Latina. El libro empieza por identificar las fuentes teóricas del grupo—Fanon, Freire, Dussel—; sigue con el análisis de los conceptos emanados de los textos fundacionales del grupo—sobre todo la formulación “colonialidad del poder” que en 1992 hiciera Aníbal Quijano—, continúa con las recientes innovaciones teóricas como “la colonialidad del ser” de Nelson Maldonado-Torres, para terminar con las críticas que, desde Latinoamérica y EEUU, se le han hecho al corpus teórico construido por los miembros del grupo decolonial. De esta manera, la Inflexión decolonial pinta un contundente fresco de este campo intelectual desde una óptica histórica y crítica.

Le grand mérite du livre de Restrepo et Rojas doit être une sorte de Keywords, le célèbre livre de Raymond Williams. Avec lui, les deux auteurs se sont donnés la tâche de chercher la trace de l'émergence, de la modulation et de l'influence des concepts clés, que les théoriciens de ce groupe ont expliqué comme un cumul des attaches (et rejets possibles) qu'a apporté avec elle l'expérience de la modernité en Amérique latine.

Le livre commence par l'identification des sources théoriques du groupe - Fanon, Freire, Düssel -, se poursuit avec l'analyse des concepts dérivés des textes fondateurs du groupe - sur toute la formulation « colonialité du pouvoir », comme l'a fait Aníbal Quijano en 1992.

Il continue avec les récentes innovations théoriques comme « la colonialité d'être » de Nelson Maldonado-Torres, pour finir par la critique qui, d'Amérique latine et aux Etats-Unis, a complété le corpus théorique construit par les membres du groupe decolonial.

Ainsi, l'inflexion decolonial dépeint ce champ intellectuel dont frappe la fraîcheur d'un point de vue historique et critique.


Es particularmente afortunada la organización genealógica de estos keywords decoloniales. A partir de una disposición del texto que pasa del análisis de los primeros conceptos claves del grupo de comienzos de los noventa como “colonialidad del poder” o “modernidad-colonialidad” a otros más recientes como “cuerpo-política del conocimiento,” el lector se hace una clara idea de cómo las ideas han ido mutando, se han influido y por ello han generando otras nuevas a partir del debate y la confrontación. Por ejemplo, quien siga la lectura genealógica que proponen Restrepo y Rojas no dejará de notar que un concepto como “la hibris del punto cero” de Santiago Castro-Gómez—que designa una manera de entender el mundo con prescindencia del lugar de enunciación—lo posibilitan otras nociones anteriores como colonialidad del poder y colonialidad del saber. De esta manera, el libro de Restrepo y Rojas es una fotografía de la fluida actualidad del movimiento.


Keywords, Raymond Williams


1976

Citation :
Keywords: A Vocabulary of Culture and Society is a book by the Welsh Marxist academic Raymond Williams published in 1976 by Croom Helm.

Originally intended to be published along with the author's 1958 work Culture and Society, this work examines the history of more than a hundred words that are familiar and yet confusing: Art; Bureaucracy; Culture; Educated; Management; Masses; Nature; Originality; Radical; Society; Welfare; Work; and many others.

The approach is cultural rather than etymological. Sometimes the origins of a word cast light on its meaning, but often one finds that it originally meant something quite different. Or that there has been a fierce political struggle over the 'correct' meaning.

Mots-clés : Un vocabulaire de la Culture et de la société est un livre écrit par le marxiste Welsh universitaire Raymond Williams publié en 1976 par Croom Helm.

Initialement destinées à être publiée avec les travaux de l'auteur de Culture et société en 1958, cet ouvrage examine l'histoire de plus d'une centaine de mots qui sont familiers et encore confus : Art ; Bureaucratie ; Culture ; Ses études ; Gestion ; Masses ; Nature ; Originalité ; Radical ; Société ; Bien-être ; Travail ; et bien d'autres.

L'approche est culturelle et non étymologique. Parfois les origines d'un mot jettent la lumière sur sa signification, mais souvent on trouve qu'il désignait à l'origine tout autre chose. Ou qu'il y a une lutte politique acharnée sur leur sens « correct ».



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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Mer 12 Aoû - 21:47

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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Jeu 13 Aoû - 13:50

je procède au ménage des sujets pour éclaircir positivement la théorisation du Communisme décolonial, et en balayer ce qui relève par trop de sa genèse pour moi depuis dix ans, la critique de la théorie de la communisation puis plus largement de la post-ultragauche dans l'idéologie française eurocentriste

cette critique étant achevée, elle tient dans mon approche la place que tenait l'Idéologie allemande dans l'évolution de Marx et Engels, livre qui fut publié et connu seulement dans les années 1930, après donc la mort de Lénine et sauf erreur inconnu de Gramsci...

ma critique de la mouvance théorique radicale post-ultragauche et 'communisation' peut aujourd'hui être livrée à celle des souris d'ordinateur et des virus spéculatifs que n'intéresse pas un combat communiste au présent

il n'est maintenant plus exclu que j'envisage d'écrire une brochure facilement imprimable, dans le genre un MANIFESTE du COMMUNISME DÉCOLONIAL. C'est un lourd travail de synthèse et de formulation claire et synthétique du point où je suis parvenu aujourd'hui. Il suppose que j'en détermine avec soin la fonction et le public visé et par conséquent le contenu et la forme. Ce public ne saurait être celui qui s'intéresse habituellement aux questions de théorie communiste, aux approches universitaires, en militants de tels partis ou organisation, mais tout un.e chacun.e susceptible de contribuer où il se trouve à ce combat défini au présent et dans une perspective révolutionnaire d'abolition des colonialités et du capitalisme

c'est une lourde responsabilité, dans la mesure où le concept de communisme décolonial n'existe pas ailleurs qu'ici, alors que paradoxalement, il est en phase avec bien plus de mouvements, de sensibilités et d'aspirations dans le monde que la plupart des expressions politiques à prétention révolutionnaire : c'est un peu comme si des millions de personnes dans le monde faisaient du communisme décolonial sans le savoir, comme Monsieur Jourdain de la prose... en quoi ce sont elles qui ont écrit ce livre dont je ne suis que le lourd porte-plume

deux erreurs seraient à éviter :

- vouloir faire la leçon à ceux qui, de par leur situation de "colonisés", soit dans des pays sous le joug impérialiste et néo-colonialiste, soit comme minorités non blanches dans "nos " pays, porte l'essence de ce double combat

- considérer que la seule teneur "décoloniale" des luttes suffirait à en garantir l'inscription dans une perspective révolutionnaire communiste : c'est un terrain de confrontations et de luttes "internes" à ces mouvements, aussi bien en théorie que dans les situations concrètes de luttes

écrire un Manifeste serait donc une sorte de pari sur sa réception, sur son utilité, et sur sa performativité, c'est-à-dire un pari sur la possibilité qu'il change la donne des luttes sociales, féministes, écologistes... en France particulièrement, puisque ce pays est comme à l'avant-garde de l'idéologie qui s'y oppose le plus : l'eurocentrisme et la production permanente d'un racisme par ceux qui prétendent le combattre au nom du prolétariat universel ou de l'universalité des valeurs humaines du communisme et du féminisme de tradition occidentale

il est donc évident que ce livre s'adresserait, comme à fronts renversés, à des publics divers se caractérisant par un manque, soit par aveuglement eurocentriste, soit pas manque d'une perspective révolutionnaire communiste

je ne suis pas encore prêt à l'écrire pour qu'il réponse à ces diverses exigences

scratch

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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Lun 31 Aoû - 16:03

‘The Decolonial Character and Black Marxism: A Genealogy of Black Marxist Thought’- 17 May 2013 Invited Speaker Assistant Professor Minkah Makalani


Citation :
After a brief discussion of the contemporary political climate in America, Makalani opened the main body of his presentation with a passage from Frantz Fanon’s Wretched of the Earth: ‘In the colonies the economic substructure is also a superstructure. The cause is the consequence; you are rich because you are white, you are white because you are rich.’ Fanon’s formulation here redraws the lines of class privilege under traditional Marxism to account for the racialized conditions of power he observed in regions of imperial rule. In his talk, Makalani recounted how many twentieth-century, black radicals, such as C.L.R. James and Claudia Jones, similarly attempted to ‘stretch’ Marxist thought to fit the racial logics of coloniality. Many of these radicals, in Makalani’s explication of their thinking, even came to understand a notion of the racial or colonial ‘other’ as situated at the heart of modernity and its political association of liberal democracy, embedded, for instance, in conceptions of time (‘progressive’ vs. ‘backwards’) and humanity (‘European’ vs. ‘non-European’.)

In what proved to be one of the most piquant discussions of his paper, Makalani further elaborated how radical black Marxists subsequently sought alternatives to liberal democracy and modernity by turning to the very places where they observed the erasure of the non-European subject, for example, on the slave plantation or in the colonial labour regime. Here Makalani read an excerpt from Toni Morrison’s novel, Beloved, in which a former slavewoman, Baby Suggs, delivers a sermon to other freed or escaped slaves in a woodland clearing. Makalani’s reading from Morrison’s novel was a memorable part of his talk for many, as he shared with the network how Beloved explores a new way of ‘thinking the human’ and community through the lived experience of racial oppression.

Sympathetic and candid throughout, as in his reading of Morrison’s novel, Makalani’s presentation modeled deep engagement with the nuances of black radical thinking and a diversity of spatial contexts and their relationship, topics of especial interest to members of the ‘Race and resistance’ network. With appreciation for the scope of Makalani’s discussion, respondent Dr Justine McConnell, Researcher in Classics at Oxford, praised the speaker for his attention to Morrison’s novel and proposed other literary resources for future study. Imaobong Umoren, DPhil Candidate in History, similarly raised avenues of additional development, especially into black women’s involvement in radical Marxist groups, while Professor Elleke Boehmer, Professor of World Literature in English at Oxford, thanked Makalani for revisiting the writings of Frantz Fanon and Fanon’s relationship to Marxism and, among many other things, inquired about diaspora as the space in which many black radicals theorized decoloniality and political association beyond or outside the nation-state.

Following his presentation, members were grateful to continue the conversation with Dr. Makalani over dinner. For more information on Dr Minkah Makalani’s research and writing, visitors to the website are warmly encouraged to consult his book In the Cause of Freedom: Radical Black Internationalism from Harlem to London, 1917-1939 (2011).


Citation :
In the Cause of Freedom
Radical Black Internationalism from Harlem to London, 1917-1939 Minkah Makalani 2014

In this intellectual history, Minkah Makalani reveals how early-twentieth-century black radicals organized an international movement centered on ending racial oppression, colonialism, class exploitation, and global white supremacy. Focused primarily on two organizations, the Harlem-based African Blood Brotherhood, whose members became the first black Communists in the United States, and the International African Service Bureau, the major black anticolonial group in 1930s London, In the Cause of Freedom examines the ideas, initiatives, and networks of interwar black radicals, as well as how they communicated across continents.

Through a detailed analysis of black radical periodicals and extensive research in U.S., English, Dutch, and Soviet archives, Makalani explores how black radicals thought about race; understood the ties between African diasporic, Asian, and international workers' struggles; theorized the connections between colonialism and racial oppression; and confronted the limitations of international leftist organizations. Considering black radicals of Harlem and London together for the first time, In the Cause of Freedom reorients the story of blacks and Communism from questions of autonomy and the Kremlin's reach to show the emergence of radical black internationalism separate from, and independent of, the white Left.


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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Lun 31 Aoû - 23:12

Theorizing Anti-Racism: Linkages in Marxism and Critical Race Theories Book Launch September 9, 2015


Citation :
Please join us to celebrate the launch of the edited volume, Theorizing Anti-Racism: Linkages in Marxism and Critical Race Theories.
Panel discussion with Abigail B. Bakan and Enakshi Dua (editors), and Sedef Arat-Koç, Himani Bannerji and Anthony Bogues (contributors), followed by reception.

The essays in Theorizing Anti-Racism examine topics which range from reconsiderations of anti-racism in the work of Marx and Foucault to examinations of the relationships among race, class, and the state that integrate both Marxist and critical race theory. Drawing on the most constructive elements of Marxism and postcolonial and critical race theory, this collection constitutes an important contribution to the advancement of anti-racist theory.

This event is co-sponsored by the Department of Social Justice Education, OISE, University of Toronto, the Centre for Feminist Research, York University, and University of Toronto Press.


Table of Contents:
Citation :
I. Introduction
◾Introducing the Questions, Reframing the Dialogue (Abigail B. Bakan and Enakshi Dua)

II. Rethinking Foucault


◾Revisiting Genealogies: Theorizing Anti-Racism Beyond the Impasse (Enakshi Dua)
3. Foucault in Tunisia (Robert J. C. Young)
4. Not Quite A Case of the Disappearing Marx: Tracing The Place of Material Relations in Postcolonial Theory (Enakshi Dua)

III. Revisiting Marx


◾Marxism and Anti-Racism: Rethinking the Politics of Difference (Abigail B. Bakan)
◾Marxism and Anti-Racism in Theory and Practice: Reflections and Interpretations (Himani Bannerji)

IV. Legacies And Relationships

◾C. L. R. James and W. E. B. Du Bois: Black Jacobins and Black Reconstruction, Writing Heresy and Revisionist Histories (Anthony Bogues)
◾Colonizing, colonized: Sartre and Fanon (Audrey Kobayashi and Mark Boyle)
◾Intellectuals, Oppression, and Anti-Racist Movements in South Africa (Eunice N. Sahle)

V. Interventions in Race, Class and State

◾Race, Class and Colonialism: Reconsidering the Jewish Question (Abigail B. Bakan)
◾Race, Sovereignty and Empire: Theorizing the Camp, Theorizing Post/Modernity (Sunera Thobani)
◾Rethinking Whiteness, Culturalism, and the Bourgeoisie in the Age of Neoliberalism (Sedef Arat-Koç)
◾Race and the Management of Labour in United States History (Elizabeth Esch and David Roediger)


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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Lun 14 Sep - 18:45

une remarque reprise du fil sur les (im)migrants

vlad2 a écrit:

Un continent europeen encore relativement épargné mais en sursis ?


c'est un peu comme ça que je le vois. Je pense au demeurant que le débat opposant les qualificatifs de "migrants" et "réfugiés", au-delà de l'enjeu immédiat, médié politiquement, masque qu'il y a des deux, non pas tant à trier entre qui est un vrai réfugié digne d'être humainement, humanitairement, accueilli, ou un migrant en trop : la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde, ce qui est vrai, et je constate que les pourcentages d'accueil entre la France et l'Allemagne, par rapport à leur population, ne sont pas si éloignés que ça. Si l'Allemagne referme ses frontières, c'est qu'elle a accueilli sa dose de misère, suffisante à compenser sa démographie


migrants ou réfugiés, c'est globalement une même chose, face et dans le capital, un mouvement historique qui n'a pas commencé ce printemps. Les dirigeants capitalistes européens en sont conscients, et c'est à cela qu'ils répondent, y compris en tenant compte de leurs intérêts politiques à court terme (élections, alliances...)


c'est un mouvement historique qui change les caractéristiques de la lutte de classe, à mon avis malgré le pire pour le meilleur. Du moins est-ce mon analyse, dans le cadre de l'approche conceptuelle de la double crise de l'Occident et du Capital


je risque là, sur le plan théorique, de tordre parfois le bâton dans le sens de ce qui n'est qu'une formule conceptuelle, pas une grille d'analyse systématique. Mais la jeunesse du concept de communisme décolonial, son piège sémantique, sa dissymétrie temporelle et en visée, ce qu'il recouvre comme luttes à fronts renversés - pour les décolonialités mais en communiste, pour le communisme mais à décolonialiser - , font que pour l'heure, je mets le paquet en ce sens, et moi-même je n'y vois pas encore très clair. Il me faudrait des débats en français entrant dans le vif du sujet, qui ne viendront pas je pense avant quelques mois ou quelques années


le colloque au Havre Colloque - Luttes coloniales et décoloniales dans la France d'hier et d'aujourd'hui - le 30 novembre devrait être une étape dans la connaissance du concept, et des clarifications (pour moi) sur l'articulation luttes de classe et combats décoloniaux. Il n'est pas impossible que j'y mette les pieds...
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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Mer 18 Nov - 1:13

un nouveau sujet théorique croisant les approches de ce forum

TEMPS, RYTHMES et IMPROVISATION pour la RÉVOLUTION COMMUNISTE DÉCOLONIALE

il est temps de reprendre les fils de notre théorisation lourde, mais tissés en habits légers pour les temps chauds qui viennent

importé de mon site, notes poétiques 9 juin 2014


rythmes en révolution : philosophies, jazz et poésie, les tambours et le monde

le concept de rythme est central en musique, en poésie... Pour paraphraser Roland Simon, théoricien de la conjoncture pour la communisation, je pourrais dire que

le concept de rythmes est indispensable à la théorie de la révolution

au pluriel, puisqu'il s'agit de poly-rythmie...

la notion de rythme est peut-être celle qui traverse le plus profondément l'ensemble de mes considérations et activités, jazz, poésie, sur la révolution, jusqu'à la conception de ce site entre temps et espaces. Le rythme est tellement partout qu'on ne le voit ni ne l'entend comme élément essentiel du changement dans la vie et donc concept indispensable à la révolution. Quelques-uns, non des moindres, y ont pourtant pensé

Édouard Glissant et les partis pris du rythme Jean-luc Tamby

Jean-luc Tamby a écrit:
« Dans la thèse que j’ai consacrée aux prolongements musicaux de la pensée et de l’œuvre d’Édouard Glissant, la question du rythme a occupé une place centrale. Édouard Glissant propose en effet de rapprocher par le rythme « le style de jazz » de Miles Davis et son propre style. Les praticiens du rythme, poètes, comédiens, musiciens ou danseurs, utilisent les métaphores du rythme comme un vecteur de communication qui réunit les différents arts et surtout comme une source d’inspiration qui les pousse à dépasser les limites inhérentes à leur propre discipline. À l’inverse, certains théoriciens et critiques, musicologues, poéticiens, se méfient des métaphores du rythme qui contredisent l’exigence scientifique de leurs travaux. À la fois producteur et critique, Édouard Glissant nous engage dans une écoute presque métaphysique des rythmes, en même temps qu’il se défie des imprécisions et des idées reçues qui entourent cette notion. C’est donc à la fois l’ampleur du rythme glissantien et son ancrage dans une histoire déterminée et un « lieu incontournable » que cet article propose d’évoquer.»
il y est question de Paul Valéry, de Meschonnic et Démocrite, Deleuze et Aristote... mais aussi de tambours, du rythme comme résistance




tambour bèlè

Max Cilla (flûte des mornes)
et Boris Reine Adelaide (Tambour bèlè Martinique)


Jean-luc Tamby a écrit:
« Édouard Glissant nous invite à penser le rythme dans son « évanescence » et dans sa « précision », dans sa démesure et sa mesure. La totalité et la démesure de la philosophie du rythme d’Édouard Glissant répondent à la négation existentielle et donc rythmique imposée par la traite : alternance cosmique des jours et des nuits remplacée par la nuit sans fin de la cale, balancements de la marche et de la danse entravées par les chaines, danses, chants et paroles dispersés, interdits et condamnés à l’oubli. Face à l’esclavage vécu comme une catalepsie, le rythme devient la possibilité d’une résistance. Le rythme devient la condition de l’existence et la métaphore de l’existence même. Paradoxalement, l’ampleur de cette poétique du rythme s’enracine dans la matérialité première des premiers tambours réinventés, dans des premiers pas de danse qui défièrent les fers et posèrent l’amorce de nouvelles communautés.»


Les rythmes différents du processus révolutionnaire dans les Caraïbes Yves Benot par Jean-Claude Halpern 2005




an Analysis of the Communist Use of Music 1966

en relation Manifeste pour un parti du rythmeHenri Meschonnic août/novembre 1999

1998 1996


avec Henri Lefebvre vient aussi l'idée que le rythme devrait intégrer pleinement l'héritage marxiste de la dialectique du changement, dans la mesure où il peut rendre compte de la dynamique temporelle des contradictions, et de leur complexité polyrhytmique dans une conjoncture

Citation :
« Rythmanalyse fut pour partie un travail de collaboration, le développement de deux textes co-écrits avec sa femme, Catherine Régulier, bien que l’ouvrage ne porte que le nom de Lefebvre sur la page de titre ; il fut édité et introduit par René Lourau.

Tout à la fin de sa vie, Lefebvre revient à plusieurs de ses thèmes plus anciens – la vie quotidienne, le rural et l’urbain – et les repense à travers la notion de rythme. Les rythmes sont « historiques mais aussi quotidiens, “au plus près du vécu” ».

Le point sur lequel il insiste est que le projet rythmanalytique souligne l’importance de concevoir l’espace et le temps ensemble, en dépit de l’habitude de les tenir pour complètement séparés.


Henri Lefebvre a écrit:
Pas de rythme sans répétition dans le temps et dans l’espace, sans reprises, sans retours, en bref, sans mesure



Le travail sur la rythmanalyse, qui examine le changement à travers le temps et l’espace, est à la fois le point culminant du travail sur la vie quotidienne et un retour à l’analyse des paysages urbains. Philosophiquement fondé et politiquement orienté, ce fut une fin appropriée à l’ensemble de son œuvre.
»

Stuart Elden, Certains naissent de façon posthume, la survie d'Henri Lefebvre, Marx au XXIe siècle


sur mon ancien site Tambours / sur le rythme dans le jazz le jazz 'pour les nuls', d'un savoir écouter

LIVRE DE L'AUTRE octobre 1990

C'EST L'EMBARGO SUR LES OREILLES À FOND  
LA CAISSE MAIS NON C'EST UNE ERREUR UN COUP
BAS DE LA SORCIÈRE LE MOUVEMENT CON
TINUE MAIS LE CŒUR NE BAT NE BAT PLUS COMME
AVANT C'était le plus Monk des batteurs TÉ
MOINS LES MAINS AU FOND DU CERCUEIL CONTINUENT
L'ART BAT CHEZ ART C'EST BATH ART BLAKEY BLACK OUT

(ART BLAKEY n'EST pas MORT)


solo 1965 vidéo




en relation :

JAZZ, IMPROVISATION, RYTHMES et COMMUNISME : une matrice de la poétique révolutionnaire, improvisation collective, temps réel et création relationnelle

ARTS et POÈMES : ŒUVRES-SUJETS performatrices (Meschonnic) / POÉTIQUE de la RELATION (Édouard Glissant)

UN RENVERSEMENT POÉTIQUE et RÉVOLUTIONNAIRE de Guy Debord à... Patlotch...

des ŒUVRES-SUJETS PERFORMATRICES en ARTS : des usages révolutionnaires ?
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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Ven 27 Nov - 5:28

je n'aime pas, en général la thématique du "déclin", parce qu'elle masque les contradictions à l'œuvre. C'est le cas particulièrement de celle du « déclin de l'Occident », ritournelle qui a près d'un siècle (Oswald Spengler, Le déclin de l'Occident, 1918 et 1922)

tout le monde sait néanmoins de quoi il s'agit, il suffit d'y regarder de plus près. Et quand des occidentaux le disent dans un journal réputé pour être celui de la bourgeoisie patronale française, pour quoi non ?




Le terrorisme islamiste, miroir du déclin de l’Occident

Robert Skidelsky / professeur d’économie politique à l’université de Warwick. | Le 18/11 à 16:27


« Le terrorisme ne constitue pas en soi une menace existentielle. La gravité réside davantage dans l’effondrement des structures de l’Etat au sein de nombreux pays dont sont issus les terroristes. »

Citation :
La brillante promesse que la chute du communisme avait fait naître pour l’Europe et l’Occident est morte. L’émergence du terrorisme islamiste montre notre incapacité à instaurer un environnement international sûr.

Les attentats terroristes perpétrés à Paris viennent à nouveau souligner la noirceur des nuages qui s’amoncellent peu à peu dans le ciel du XXIe siècle, assombrissant la brillante promesse que la chute du communisme avait fait naître pour l’Europe et l’Occident. Au vu des menaces qui semblent croître jour après jour, il est aujourd’hui légitime de s’interroger sur ce qui nous attend.

Bien que toute prophétie soit illusoire, le point de départ de cette réflexion réside a priori dans un déclin des espérances. Comme le révèle un rapport publié par l’institut de recherche sociale d’Ipsos Mori : « Le postulat d’un avenir systématiquement meilleur pour la génération à venir n’existe plus dans une majeure partie de l’Occident. »

En 1918, Oswald Spengler publiait « Le Déclin de l’Occident ». Aujourd’hui, le terme « déclin » est devenu tabou. Nos dirigeants politiques préfèrent parler de « défis », tandis que nos économistes évoquent une « stagnation séculaire ». Or, si le discours change, la perception selon laquelle la civilisation occidentale se trouve en sursis – sur le plan temporel comme financier – demeure la même.

Pourquoi une telle fatalité ? La croyance populaire considère ce déclin comme une simple réaction à la stagnation du niveau de vie. Une raison toutefois plus convaincante, désormais ancrée dans l’esprit du public, réside dans l’incapacité de l’Occident, après l’effondrement de l’Union soviétique, à instaurer un environnement international sûr et propice à la pérennité de ses valeurs et de son mode de vie.

Des Etats voués à s’effondrer

L’illustration la plus pressante de cet échec réside dans l’émergence du terrorisme islamique. Le terrorisme ne constitue pas en lui-même une menace existentielle. La gravité réside davantage dans l’effondrement des structures de l’Etat au sein de nombreux pays dont sont issus les terroristes.

Le monde de l’islam se compose de 1,6 milliard d’individus, soit 23 % de la population du globe. Il y a quelques siècles, cet univers constituait l’une des régions les plus pacifiques de la planète ; une région qui est aujourd’hui la plus violente. Via l’arrivée massive de réfugiés, les désordres du Moyen-Orient se jouent désormais au cœur de l’Europe.

Ces mouvements de population n’ont rien à voir avec ce « choc des civilisations » que prévoit Samuel Huntington
. Une vérité plus terre à terre veut tout simplement qu’aucune entité stable ne soit venue succéder aux anciens Empires ottoman, britannique et français, qui maintenaient autrefois la paix dans le monde islamique. La faute en incombe ici principalement, bien que pas totalement, aux entités colonialistes européennes, qui, devant l’agonie de leurs propres empires, ont créé des Etats artificiels voués à se dissoudre.

Leurs successeurs américains n’ont pas fait mieux. En témoigne la manière dont les Etats-Unis en sont venus à armer les moudjahidin dans le cadre du combat contre les soviétiques en Afghanistan.

Fragilité croissante

Difficile de considérer la politique américaine comme le reflet d’une vision idéale du monde, dans laquelle le fait de se débarrasser de dictateurs reviendrait au même que celui de créer des démocraties. La croyance en une issue idéale constitue davantage un mythe nécessaire à la dissimulation d’un manque de volonté d’user de la force avec suffisamment de persistance et d’intelligence pour atteindre un résultat souhaité.

Quels que soient les atouts militaires dont dispose une superpuissance, ce déficit de volonté d’agir engendre précisément un déclin de la puissance effective. Après un certain temps, l’effet d’intimidation cesse d’opérer.

La fragilité croissante de l’ordre politique international vient affecter les perspectives de l’économie mondiale. Nous assistons à la reprise la plus lente jamais observée à la suite d’une crise majeure. Bien que les raisons à cela soient complexes, une partie de l’explication réside dans la fébrilité du rebond constaté en matière d’échanges commerciaux internationaux. Au cours du passé, l’expansion commerciale n’a cessé de constituer le principal moteur de croissance de la planète. Or cette expansion est aujourd’hui à la traîne, derrière le redressement de la production (qui est lui-même modeste), dans la mesure où le genre d’ordre politique propice à la mondialisation s’érode peu à peu.

Et pourtant, alors même que les relations commerciales se politisent de plus en plus, nos dirigeants continuent de nous encourager à nous préparer aux « défis de la mondialisation », et peu d’entre eux s’interrogent sur les avantages de réduction des coûts liés à l’automatisation. Dans les deux cas, ces dirigeants s’efforcent de contraindre des populations réticentes à s’adapter, alors même que ces populations ont soif de sécurité. Cette stratégie est non seulement désespérée, mais également évasive, dans la mesure où il semble évident que si nous entendons maintenir une planète habitable, la compétition en matière de croissance économique doit céder la place à une compétition sur le plan de la qualité de vie.

En bref, nous sommes loin d’avoir développé un ensemble fiable de principes et de politiques nous servant de guide vers un avenir plus sûr. Ainsi, rien d’étonnant à ce que les populations occidentales entrevoient cet avenir avec inquiétude.

Robert Skidelsky est professeur émérite d’économie politique à l’université de Warwick.

Cet article est publié en collaboration avec Project Syndicate, 2015 - « Retour sur le déclin de l’occident »


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MessageSujet: CRITIQUE DÉCOLONIALE et THÉORIES COMMUNISTES : remises en perspectives révolutionnaires   Dim 29 Nov - 18:46

note du 16-18 février 2016 : le titre du sujet


THÉORIE de la COMMUNISATION et CRITIQUE DÉCOLONIALE : tresser sans stress ni strass

devient

CRITIQUE DÉCOLONIALE et THÉORIES COMMUNISTES : remises en perspectives


la raison en est l'évolution depuis l'ouverture du sujet conduisant à l'abandon de toute idée de "tressage" entre critique communiste décoloniale et "théorie de la communisation" au sens de ses théoriciens français

ici, la "communisation" ne s'entendait plus qu'au sens de la visée une révolution communiste sans étape étatiste ou autogestionnaire, ce que signifie son « immédiateté ». Les autres considérations communes à cette théorie ne concernent plus la démarche du communisme décolonial, entièrement située dans le moment présent de la double crise de l'Occident et du capital, ce qui implique une stratégie, des choix politiques et d'activités militantes, trois principes rejetés par le théoricisme eurocentriste qui définit la "théorie de la communisation", le tout participant de son unité et permettant de l'identifier, donc de nous en séparer définitivement

la théorie de la communisation est, de toutes les approches théoriques se référant au marxisme, une des plus eurocentristes, et elle l'est structurellement, par ses contenus, sa méthodologie et son déterminisme. Pour le dire dans les termes de la pensée décoloniale, elle est épistémologiquement incompatible avec l'idée d'un mouvement communiste décolonial

la problématique a changé du tout au tout relativement à la période ou, transitoirement entre 2005 et 2012, j'ai participé aux réflexions de ce milieu théorique. Les apports de cette théorie, vu ses larges apories (rapports à la nature, individu, poétique...) n'ayant qu'en faible proportion influencé notre théorisation, cette référence n'a plus lieu d'être, et ma démarche est désormais entièrement définie sur ses propres bases théoriques (cf SYNTHÈSE et LIGNE GÉNÉRALE : RÉSULTATS et REFORMULATIONS, conversations et problèmes)

la référence à la communisation est devenue un boulet théorique pour canons dogmatiques que nous laissons à ses artificiers

par contre, ce n'est pas le cas de tous les "marxismes", ce que nous verrons, plus loin...



ce n'est qu'un combat, continuons le début

en relation : pour une THÉORIE DÉCOLONIALE du COMMUNISME et de la COMMUNISATION : critique de l'Occident et décolonisation des perspectives

en conséquence de ce qui précède* la triple appréciation, de pepe-dndf sur le sur le texte de Saïd Bouamama, de Roland Simon sur celui de Mamadou Djaderley et les positions de lobo recoupant celles d'autres « incertains "partisans de la communisation" » :

* éléments d'une discussion noyée dans les eaux glacées d'une ballade un dimanche en novembre

1) le vent va-t-il tourner chez les partisans de la communisation ?, telle fut ma question à ma question le 17 novembre, après les attentats du vendredi 13 à Paris, quand dndf a publié le texte de Saïd Bouamama

la réponse est Ouf ! Oui !

2) de même concernant mon appel de janvier 2015 Communisation 2015 : ruptures communiste dans la théorie de la révolution :

Patlotch a écrit:
communisation : un concept révolutionnaire pour des luttes révolutionnaires

il faut continuer à se battre avec le concept de communisation comme arme théorique dans les activités révolutionnaires, et non lui faire perdre sa substance par des polémiques subalternes sur des questions superficielles masquant les enjeux de classe, les enjeux humains, les enjeux pour les femmes, les enjeux contre la racialisation des rapports sociaux, les enjeux pour le vivant. Pour cela, il faut donner à la communisation toute sa signification historique, présente, et future, en faire une arme des communistes, féministes, anarchistes, écologistes... dans les luttes d'émancipation pour en finir avec le capital


complété en mars :

Citation :
communisation et décolonialité : un changement essentiel tant théorique que relatif aux luttes actuelles : la rupture 'communiste' se double d'une rupture 'décoloniale' dans la théorie de la communisation


je considère que cet appel a reçu un premier signe de réponse, de là où je l'espérais le plus

3) retisser des liens DÉCOLONIAUX avec la THÉORIE de la COMMUNISATION, et en finir avec d'incertains de ses partisans

un vent nouveau est arrivé, un titre nouveau en est tiré, pour ce sujet, et la troisième fois depuis les attentats

4) Cerise sur le gâteau COMMUNISME, FEMINISME & DECOLONIAL COMMUNISATION

je réintroduis dans le titre général la communisation, que j'avais retirée pour ne plus me traîner les casseroles de l'incertain milieu de ses "partisans"


Méditations on Intégration

Charles Mingus, Eric Dolphy...




Citation :
"Meditations on Integration," which is properly titled "Praying with Eric" (or "Meditations (For a Pair of Wirecutters)", is an extended work by Charles Mingus premiered at a Town Hall concert on April 4, 1964.

It is his musical interpretation of the history of the American Negro, from the terror and despair of traveling on board the cramped, filthy and life threatening slave ships, to the degrading conditions of slavery itself, the joy of emancipation, and the struggle for civil rights through the turbulent early 1960s.

C'est une interprétation musicale de l'histoire des Noirs Américains, de la terreur et du désespoir de voyager à bord de l'étroit, crasseux menaçant la vie des esclaves dans les bateaux négriers, des conditions dégradantes de l'esclavage lui-même, à la joie de la lutte pour l'émancipation et les droits civiques à travers les turbulentes années 1960.

The suite is an emotional roller coaster and demanding composition which prompted the entire sextet into playing at its very best...


Walk Brother, Walk Sister, Walk !...



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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Dim 29 Nov - 19:18


le sujet, plus de 2000 lectures pour une soixantaine de messages, a disparu dans

le dépassement auto-produit de la théorie de la communisation par elle-même




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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Dim 29 Nov - 19:19

N
tout ce qui précède ayant disparu, c'est ce qu'on appelle repartir d'un bon pied

bon pied, bon œil



Etaient présents le rouge pompier, le bleu gendarmerie, le blanc infirmier. Le gris de la fumée, la neige pulvérisée, la voiture brûlait.

Christian Gailly, Les Oubliés, 2007


La voiture du voisin, Roland Simon, Meeting

Roland Simon a écrit:

« Ni le front populaire ni les communistes qui sont dans les premiers rangs ne brisent les vitres, ne pillent les cafés, ni n’arrachent les drapeaux tricolores », L’Humanité, Editorial du 7 août 1935, à propos des émeutes ouvrières de Brest


« Petit, très petit pour son âge, maigre, un visage pâle et des cheveux blonds », portrait de l’incendiaire du collège Pailleron, Le Nouvel Observateur, n°432, 1973


A l’occasion des émeutes de novembre puis de certaines pratiques à l’intérieur de la lutte anti-CPE, est apparu un clivage radical entre les analyses de personnes, revues ou groupes « s’occupant de lutte de classe et de révolution ». C’est une véritable frontière qui dans la situation actuelle délimite et délimitera de plus en plus deux camps.

D’un côté, ceux pour qui la lutte de classe est une défense de la situation de prolétaire jusqu’à ce que les ouvriers suffisamment unis et puissants prennent en main la société et affirment leur puissance et leur rôle social de classe en se libérant de la domination capitaliste.

De l’autre, ceux pour qui la lutte de classe s’achève non dans la victoire du prolétariat, mais dans l’abolition de toutes les classes y compris le prolétariat. Il ne s’agit pas d’un suicide social, mais de l’abolition du capital, de la valeur, de l’échange, de la division du travail, de toutes formes de propriété, de l’Etat (ce que l’on peut également formuler comme abolition du travail et de l’économie). Le prolétariat abolit tout ce qu’il est, toutes ses conditions d’existence. Cela, immédiatement dans le processus révolutionnaire à venir, comme condition expresse de sa victoire.

[...]


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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Dim 29 Nov - 23:14

un texte de la nouvelle revue internationale pour la communisation, SIC, dont j'avais souligné l'intérêt dans quelques notes de lecture...

Incendier et revendiquer. Sur les émeutes en Suède Zaschia Bouzarri, Novembre 2014 zaschia.bouzarri@gmail.com

Introduction et titres des paragraphes (images insérées par mézigue)

Citation :
Il y a 30-40 ans, l’État avait les moyens de CONSTRUIRE un million d’appartements en 10 ans. Maintenant, il n’a même pas de quoi seulement les RÉNOVER.

Cette exclamation est hautement représentative de l’activisme qui a prospéré dans les banlieues de Stockholm ces dernières années. Ici, elle provient de Megafonen (« Le mégaphone »), un groupe activiste de base fondé par des jeunes dans la banlieue de Husby à Stockholm en 2008, sur les principes de démocratie, de solidarité sociale, de communauté, de travail et d’éducation. L’État, nous dit Megafonen, ne remplit plus la fonction qui lui revient, à savoir assurer le bien-être matériel de la population par des politiques de logement. L’ambivalence de cette perspective apparaît déjà clairement dans sa référence nostalgique à l’âge d’or de l’État-providence social-démocrate suédois, représenté par la politique de logement qui conduisit à la construction d’« un million d’appartements » entre 1965 et 1974. D’un côté, Megafonen reconnaît que les coupes budgétaires, les privatisations, les fermetures, et ainsi de suite sont les symptômes d’une restructuration capitaliste déjà à l’œuvre. De l’autre, ses actions émergent comme l’affirmation de ce qui reste des infrastructures et des institutions politiques qui constituaient l’identité ouvrière suédoise, notamment le logement public.

D’un certain point de vue, cette ambivalence n’aurait rien de contradictoire : en luttant contre la poursuite de cette restructuration, on défendrait en même temps ce qu’elle n’a pas encore transformé. Mais on laisse alors de côté un produit essentiel de la destruction de l’identité ouvrière : la fin de l’existence politique du prolétariat en Suède qui, dans les zones les plus paupérisées, s’est accompagnée du développement d’émeutes sporadiques de 2008 à nos jours. En prenant en compte les pratiques de ces émeutes, l’ambivalence de l’activisme spécifique à Megafonen, qui consiste en ce qu’il tente de s’organiser sur la base des restes de l’identité ouvrière dans les conditions produites par la destruction de celle-ci, apparaît comme une contradiction entre les conditions sous lesquelles il existe et ses perspectives. À un moment où le prolétariat, dans la contrainte de vendre sa force de travail qui le définit, est structurellement exclu de la table de négociation collective, cet activisme affirme encore, par ses dénonciations de « l’État » et ses diverses institutions, la possibilité d’un dialogue et d’un avenir dans cette société – en un mot, il défend un État-providence qui n’existe plus.

Il serait tentant d’analyser cette contradiction selon un axe révolte-réforme, où les émeutes incarneraient le langage destructeur de la rupture tandis que les activistes incarneraient le langage constructif de la politique. Les émeutes seraient un simple symptôme de la destruction de l’identité ouvrière alors que les activistes chercheraient à y trouver le remède. Mais si l’on regarde ces évènements de plus près et sur le long terme, on constate que cette construction politico-théorique ne fonctionne pas. Les pratiques consistant à brûler des voitures et à incendier les sièges de diverses institutions, ou encore à se confronter à la police et aux pompiers, sont évidemment qualitativement différentes de pratiques comme celles qui consistent à revendiquer des transformations politiques précises et de dire expressément quelle est la fonction réelle des institutions en place. Mais, compte tenu à la fois des sujets qui mettent en œuvre ces pratiques et de ces pratiques elles-mêmes, le rapport entre émeutes et activisme n’est pas celui de deux camps clairement délimités. L’enjeu est de montrer le rapport entre émeutes et activisme dans la Suède d’aujourd’hui, pour voir ce que ceci peut nous dire de la période actuelle.

Six ans après les émeutes à Malmö, cinq ans après les émeutes à Göteborg, et plus d’un an après la semaine d’émeutes à Stockholm et dans d’autres villes de Suède, la rareté des écrits sur ces évènements nous empêche ne serait-ce que de savoir ce qui a eu lieu. Il faut donc avant tout procéder à la description de l’émergence aussi bien des émeutes que d’un certain activisme dans les banlieues de ces villes entre 2008 et l’année dernière. La focalisation sur les pratiques constituées d’un côté par les émeutes, de l’autre par l’activisme, devra laisser place à l’exposé non seulement de leur production historique, mais encore de ce qui structure ce qu’on appelle les banlieues aujourd’hui. C’est ce qui nous conduira enfin à considérer le rapport interne entre les émeutes et l’activisme dans ces banlieues, pour formuler une question qui dépasse le contexte suédois : celle de l’intégration sociale et politique.

1. Des occupations, des campagnes… et des émeutes

2. Le mouvement ouvrier suédois et sa désintégration

3. La constitution des « banlieues »


a) Le marché

b) La police



c) La ville


4. Le langage des émeutes




5. Mouvement et explosion


(Conclusion)

Eu égard à l’avenir proche, le rapport entre émeutes et activisme que nous avons essayé de dépeindre nous permet de formuler deux questions.

La première question concerne la tendance de l’activisme à constituer un mouvement politique cohérent cherchant à intégrer les émeutiers. En Suède, c’est le cas de Megafonen et de Pantrarna. En essayant de produire un mouvement politique cohérent, ces organisations émergent en réponse aux pratiques de l’émeute. Mais dans cette réponse, le caractère étranger de l’appartenance de classe racialisée est représenté comme un écart vis-à-vis d’une norme politique, norme qui est souvent celle de l’État-providence du mouvement ouvrier. Ces organisations traitent de l’exploitation et de la domination raciale comme quelque chose que l’on pourrait transformer par la redistribution des richesses existantes. Pour elles, l’économie n’est pas constituée dans et par la polarisation de la classe et la racialisation ; dans son essence, elle serait neutre. Ceci les conduit à représenter les émeutes comme la preuve vivante de la nécessité d’intégrer les identités dénigrées, identités qui seraient seulement bloquées par la discrimination opérée par les détenteurs de pouvoir. On a pu voir une tendance similaire à Ferguson ces derniers mois, en particulier dans l’ancienne génération de militants, ceux qui mettent en avant la nécessité pour les noirs d’agir comme de bons citoyens afin d’être traités comme de bons citoyens. Pour eux, la citoyenneté n’est pas constituée comme l’exclusion structurelle des noirs du monde des blancs ; dans son essence, elle serait ouverte à tous. Comme nous l’avons souligné plus haut, ces acteurs émergent de la limite même des émeutes, en présentant la « marginalité » des émeutiers comme un état passif sans pouvoir d’agir. Il faut garder à l’esprit que cette tendance contient un moment hautement répressif, car en affirmant que les identités doivent être intégrées, ou que nous devrions agir comme de bons citoyens, elle affirme la nécessité de pacifier le mouvement afin de produire un sujet politique rassemblé. En Suède, ceci prend constamment la forme d’une différenciation entre, d’une part, les émeutiers, qualifiés de « gangsters criminels », de « lanceurs de pierres », ou pourquoi pas d’« activistes professionnels » (sic)57) venus d’autres quartiers et, d’autre part, les gens du quartier, ceux qui « travaillent dur » ou qui « gèrent des boutiques », les « citoyens », etc. Cette classification est en même temps une exclusion des pratiques des émeutiers. En effet, le sujet politique rassemblé ne tolère pas de luttes internes comme celles qui apparaissent dans les « banlieues » suédoises et à Ferguson, luttes opposant le prolétariat indépendant (les propriétaires de petits commerces, de restaurants, etc.) aux prolétaires plus jeunes. Il n’y a donc pas à s’étonner qu’il soit du côté des « patrouilles civiques » à Stockholm, du nettoyage post-émeute à Londres ou, plus récemment, des Oath Keepers à Ferguson. D’où la question : cet activisme peut-il faire des pratiques de l’émeute une nouvelle force de négociation sociale, qui s’apaiserait dès que ses revendications seraient satisfaites ? Les événements récents en Grèce avec Syriza et en Espagne avec Podemos en sont peut-être déjà le signe.58) Si c’est le cas, sur quelle base cette intégration sociale se produit-elle, autrement dit : quel est son rapport interne au capital et à l’État ?


La seconde question concerne la tendance des émeutes à prendre la forme d’explosions sociales. L’inarticulation des émeutes, c’est-à-dire leur caractère diffus et éphémère, leur refus de tout dialogue civique, leurs revendications agitées quand il y en a, doit être traitée pour elle-même et non pas simplement comme le symptôme d’une incapacité à s’exprimer comme il se doit. En effet, dans la situation actuelle, les émeutes ne peuvent pas s’articuler en tant qu’émeutes, et ce pour deux raisons. D’abord, il n’y a pas d’espace pour une quelconque délibération, surtout dans une période où la seule nécessité du capital est de mener la restructuration à bien. Ensuite, le développement de cette restructuration présuppose que le prolétariat soit structurellement exclu de la table de négociation collective. Les émeutes sont fondamentalement non-relationnelles au sens où, sans qu’il soit extérieur au système, leur rapport à la totalité capitaliste n’est pas directement médiatisé par une quelconque institution socialement reconnue. Par là, les émeutes révèlent clairement que la production de l’appartenance de classe racialisée comme une chose étrangère n’est ni plus, ni moins que sa production comme une chose étrangère. Certes, les émeutes parviennent à transformer la colère accumulée en un événement collectif, ce qui s’exprime ouvertement par le fait que, au cours des émeutes, les habitants d’autres « banlieues » ont rapidement convergé à Husby à Stockholm, ou que des habitants d’autres régions des États-Unis ont rejoint les émeutes de Ferguson. Qui plus est, comme on l’a vu en France en 2005 ou en Suède l’an dernier, les émeutes sont de plus en plus longues et de plus en plus répandues. Mais la communisation, les processus étroitement liés de l’abolition des rapports sociaux capitalistes et de la production de nous-mêmes dans de nouvelles communautés matérielles, ne saurait être une émeute, ni même une émeute généralisée. Comment la limite intrinsèque de l’émeute, son existence en tant qu’émeute, c’est-à-dire comme une explosion sociale, comme l’expression du malaise accumulé contre, mais toujours au sein de, la société capitaliste pourrait-elle être surmontée ? Comme le suggère le rapport entre activisme et émeutes en Suède, ce qui est à surmonter n’est pas la destructivité, pour la création d’un esprit constructif, ni la constructivité, pour libérer la destructivité de ses chaînes. Dans une situation comme celle des banlieues suédoise, il serait d’abord question de surmonter le confinement de l’émeute à la banlieue, ce qui impliquerait bien plus que de brûler les voitures des riches dans le centre-ville. Il s’agirait d’ébranler la géographie de l’accumulation capitaliste, le rapport entre son centre, l’Europe ou le centre-ville, et sa périphérie, l’immigration ou la banlieue. Ceci ne pourrait être produit que dans des luttes internes au prolétariat, parce que s’il y a une chose que les émeutes en Suède peuvent nous apprendre sur la révolution de notre époque, c’est que nous ne pouvons pas espérer que les luttes frappent le capital droit au cœur pour uniquement affecter les capitalistes. En un mot, il n’y a pas de luttes pures.







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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Lun 30 Nov - 11:43



ALLONS HAUT PLUS COURT

poème en sept coups pleins


Comment ne pas désespérer ? De soi ? Des autres ? Du pire ?
de la bêtise en nous gouverne et de l'intelligence à s'en servir ?

Tu te demandes comment une classe, ta classe, exploitée, brimée de parts en parts
de tout côtés la mer des eaux glacées des calculs et gros tics
comment peut-elle encore, épluchée pour plus cher

Se sortir des ornières, arracher ses œillères
s'arracher aux hiers rabâchés de prières
pour lâcher sa colère, s'étancher écolière

Accoucher de lumières, marcher hors des frontières
sans loucher vers l'arrière son foyer d'ouvrière
et s'embaucher sorcière, au bûcher l'épicière




S'harnacher émeutière, cravacher son derrière
et chevaucher guerrière, trancher dans la matière
faucher la banque entière et lyncher la banquière

Ah des fichiers litière à chier sur la rentière !

Bêcher la taupinière et défricher la terre
à faire nourricière et là, enfin pépère,
pécher au nom du père : couchée en jardinière


Patlotch, FoSoBo, 30 novembre, 11:16


Henri Rousseau, La Guerre, vers 1894, huile sur toile, 114 x 195 cm

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MessageSujet: Re: THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse   Lun 30 Nov - 20:28

suite de la discussion sur dndf, mais on va élaguer, parce que la mousse, hein, ça suffat comme si...

« lieux communs » contre en-commun


signalons à ma lectorate que le collectif Lieux Communs figure dans les liens de dndf, et que je m'en étais inquiéter auprès de pepe, dans la mesure où cela n'est accompagné d'aucune prise de distance, ce qui ne vaut pas approbation, mais... Pour manquer de clarté, on se ramasse parfois ce qu'on mérite

Lieux Communs
Collectif indépendant et ordinaire pour une auto-transformation radicale de la société

C. a écrit:
29/11/2015 à 23:27 | #3  lieux communs porte bien son nom. C’est assez effarant de lire un tel ramassis de lieux communs. Malheureusement et bien que ce soit effarant, il n’y a pas à être surpris. Le voilà l’esprit du temps, la voilà l’idéologie dominante.

Lobo a écrit:
30/11/2015 à 11:02  « L’idéologie dominante » ! Et allez donc ! Et le prêt à penser, ne serait-il pas dominant ? Et le dogmatisme ? Et les raccourcis faciles et rassurants ? Et les certitudes bétonnées ? Etc. On peut évidemment être en désaccord avec certains textes du site Lieux Communs, un groupe qui, visiblement, ne fonctionne pas à la ligne juste, aux concepts qui expliquent tout clé en main, mais se risque à des recherches, des explorations, appuyées cependant sur une culture politique et philosophique qu’il est risible de qualifier d’idéologie dominante. Je suis souvent en désaccord avec eux, je goûte moins qu’eux les travaux de Castoriadis, mais j’ai tout de même la décence de ne pas qualifier leurs textes « d’idéologie dominante » !

A ce compte-là, tout ce qui ne se réfère pas explicitement aux travaux « communisateurs », tout ce qui ne jargonne pas « programmatisme » « genre » et « race » est à ranger dans les poubelles de l’idéologie dominante ? Alain Bihr ? Tom Thomas ? Robert Kurz ? Anselm Jappe ? Moishe Postone ? les revues Réfractions, Ballast, Sortir de l’économie, les Giménologues, etc. ?

Comme disait la chanson, « enfin, que tout le monde soye expulsé, y rest’ra pus que les anarchisses…. »


neuneu a écrit:
30/11/2015 à 12:45 | #5 Lieux communs c’est pas ce collectif qui fait dans le méchoui paranoïaque islamophobe ?


BL a écrit:
30/11/2015 à 14:40 | #6  En effet il y a divergence de fond et en effet tout le monde s’en fout puisque personne ne lit TC la seule question c’est : pourquoi tu le lis? ( au moins un peu puisque tu cites des termes qu’en effet TC utilise).

Et surtout pourquoi tu t’exprimes ici si ce n’est pour nous dire que nous n’existons pas chose qui doit suffire à te réjouir puisque, selon toi même, tu ne le dis à personne puisque on existe effectivement pas!

Donc il me semble que pour ton bien et que tu échappes au solipsisme tais-toi!


Lobo a écrit:
30/11/2015 à 15:01 | #7 Oui c’est ça. C’est d’ailleurs parce qu’il y a quelques arabes dans ce collectif qu’ils sont racistes et pas très intelligents. La haine de soi, en quelque sorte.
Quant au terme « islamophobe », quand donc cessera-t-on d’utiliser ce vocable idiot ?


R.S a écrit:
30/11/2015 à 16:48 | #8

je n’ai jamais eu le plaisir de rencontrer Roland Simon (serais-je cet individu, le courier de Lobo s’apparenterait alors à de la dénonciation), c’est vrai qu’il m’arrive de lire Théorie Communiste (comme Lobo semble-t-il), mais il faudrait que Lobo, au lieu d’envoyer toujours la balle ailleurs, dise ce qu’il trouve d’ « excellent » dans CE texte de « Lieux Communs ». Quand on écrit, faut assumer.


dont acte pour ce qui me concerne, puisque que je prenais R.S pour Roland Simon, de Théorie Communiste, ne sachant pas qu'il aurait vu un inconvénient à ce que son nom soit cité, puisqu'il est en couverture de ses livres. Et puis c'est surtout que j'ai été dégoûté par l'adminisatrtion d'utiliser des initiales, des sigles et autres abréviations que je ne comprenais pas...



je est un autre

scratch



Dernière édition par Admin le Lun 7 Déc - 18:53, édité 3 fois
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