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dans la DOUBLE CRISE du CAPITAL et de l'OCCIDENT, LUTTES COMMUNISTES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGIQUES
 
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 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Ven 10 Fév - 5:28

un pas de plus a été franchi dans l'idéologie française, sur fond de crise de la politique dans l'économie. Cette campagne présidentielle porte désormais les stigmates, au sens quasi psychosomatique, d'une fracture politique entre l'État et la société civile, que traduisent les difficultés des leaders politiques traditionnels à convaincre leur électorat habituel

il y a ce qu'on appelle le populisme, je le concède aussi par facilité, le concept étant "caoutchouc" comme dit Alain de Benoist. Les vieux leaders y viennent, ce n'est pas vraiment nouveau (Sarkozy, Mélenchon...), et les nouveaux l'enfourchent (Macron). Évidemment aucun n'a de solution parce qu'il n'y en a pas

s'il se passe quelque chose, c'est que ça ne passe pas comme une lettre à la poste. Fillon ne rame pas seulement en raison de ses casseroles mais parce que la grande bourgeoisie française semble décalée. Depuis janvier 2015, elle pilote à vue en croisant les doigts. Son candidat de prédilection semble grillé avant même d'arriver au pouvoir. On imagine un peu ce que produirait la mise en place de son programme, qui n'est ni plus ni moins que la ligne générale du capital en France. Je conçois que lui et Raffarin disent craindre une "crise de régime"

sans anticiper le résultat de cette élection, suivront des législatives qui pourraient produire une Assemblée nationale problématique quel que soit le vainqueur, ce qui ne manquerait pas d'accroître la crise institutionnelle, sans parler de la cure d'austérité aggravée qui s'annonce : entre l'État et le capital, le "trafic d'influence" est permanent

il faut y ajouter le complément indispensable, la police, désormais le recours face à toute velléité de "résistance" ou pour tenir les "quartiers populaires" (l'affaire Théo en témoigne qui compte tenu de son caractère limite a nécessité le déplacement de Hollande à son chevet)

dans ce contexte, que seront les luttes, de quelle nature, de quelle ampleur ? Pour l'heure les syndicats se tiennent à carreau, certains que des mobilisations ne déboucheraient pas sur une issue politique favorable (cela semble clair du côté de la CGT et FO). Les têtes n'ayant plus de cortèges, on mesure leur impuissance à organiser les luttes "autonomes" qui sont leur credo "théorique"

et puis le contexte international...

je perçois la situation actuelle comme un entre-deux dans la restructuration "sans fin" du capital, une période de mutation dont il serait hasardeux de pronostiquer l'issue, compte tenu des multiples facteurs dont celui de la "crise de l'Occident". A titre d'exemple, dans cette campagne électorale, les positionnements des principaux candidats relativement au travail


Le tabou électoral sur le travail de demain

Olivier Passet, Xerfi La Tribune  09/02/2017

Citation :
Jamais, une élection n'aura véhiculé des représentations aussi hétérogènes de la relation au travail et du modèle de société qui en découle. Jusqu'ici, ce qui démarquait les candidats, c'étaient les solutions qu'ils préconisaient pour créer plus d'emplois et réduire de la sorte le chômage : via l'offre, pour la droite, via la demande et le partage du temps de travail pour la gauche. Ce vieux clivage est en train de voler en éclats. Pas seulement parce qu'une partie de la gauche se serait ralliée aux thérapies de l'offre. Mais aussi, plus profondément, parce que le bouleversement numérique, et la lecture qu'on fait de son impact est là, en arrière-plan des programmes, comme jamais jusqu'ici. Il constitue l'un des éléments différenciants parmi les plus forts aujourd'hui.

Du côté de Fillon, le paradigme du travail mal mobilisé

Il  n'y a pas d'autre crise que celle du déclin de la valeur travail et de sa perte de compétitivité... un procès à la préférence pour le loisir, qui a les 35 heures et l'hypertrophie de l'État improductif en ligne de mire. Ce point de vue relaie le soupçon d'une partie de la société vieillissante, inquiète pour le socle de ses retraites. Soit le chômage est volontaire. Soit, pour le moins, il est lié aux multiples désincitations fiscales ou réglementaires de notre État providence. Redresser la France, c'est d'abord faire sauter des verrous, remettre la France récalcitrante au travail.

Du côté de Macron, la lecture optimiste de la destruction-créatrice


Un monde meurt, mais le vivier des start-ups et des nouveaux usages fournit de multiples opportunités pour qu'émergent en nombre de nouveaux emplois. L'économie n'a pas besoin d'une baisse de la durée du travail, mais d'une flexibilité des temps, adaptée à chaque âge et à chaque activité. La projection de l'emploi de demain, s'inscrit dans l'idée de la fin du salariat, mais non pas du travail. Ce qu'il faut, d'abord, c'est déverrouiller le droit, laisser place au sur-mesure au sein de l'entreprise. C'est adapter notre droit pour qu'il laisse se déployer les nouvelles formes de travail que réinvente l'économie numérique. Au salariat, à la carrière linéaire se substitue un nouveau monde : celui du « tous entrepreneurs », offrant des prestations, multiples. Avec un fort risque d'intermittence. Avec la possibilité d'activités multiples. Notre protection sociale doit elle-même s'adapter pour couvrir ces nouveaux aléas, au risque d'être plus coûteuse. Son financement doit être assis sur une base large, déconnectée du salaire.

Côté Hamon, la thématique de la fin du travail et de son partage nécessaire

C'est une posture forte. Premièrement, les robots, les algorithmes vident le travail de sa substance. Il va se raréfier. Deuxièmement, il est de plus en plus difficile d'objectiver sa valeur monétaire dans un monde où tout est connecté, et où tout dépend de tout. Troisièmement, la rente technologique est captée aujourd'hui par quelques-uns, qui concentrent les fruits de la croissance numérique. Il nous faut donc repenser notre fiscalité. Taxer le capital, notamment les robots, les hyper-riches, et distribuer un revenu de subsistance à tous ceux qui sont exclus du travail, ou qui travaillent sur des durées de plus en plus courtes, ou qui collaborent bénévolement sur des plateformes.

Chez Mélenchon, une crise de la valeur travail

Il ne s'agit pas de lutter contre la paresse insidieuse de notre société du loisir, mais de renouer avec une éthique du travail. 1/ Mettre le cap sur des enjeux qualitatifs et environnementaux. 2/ Limiter les possibilités de rémunération exorbitante. Il y a ensuite un problème de mobilisation du travail, mais dont les causes doivent être recherchées du côté de la demande et non de l'offre. Avec notamment la préconisation d'une hausse forte du SMIC.

Pour résumer
...

Je reste volontairement sommaire, mais disons que Fillon est le candidat du travailler plus avec des recettes traditionnelles tournées vers l'offre. Que Mélenchon est le candidat de la relance du travail par la demande et le partage. Ni pour l'un, ni pour l'autre, il n'y a de mutation substantielle, qui amènerait à revoir en profondeur nos logiciels d'action.  Macron, lui, s'inscrit dans le paradigme de la fin du salariat. Tandis que Hamon valide celui de la fin du travail, de sa raréfaction. Mais à travers ces postures péremptoires, et hasardeuses à ce stade, il faut bien l'avouer, la véritable réflexion sur ce que sera le travail de demain, son contenu, sa formalisation juridique, son mode de rémunération est aux abonnés absent. Le mot travail s'est invité dans le débat. Mais pas sa substance. Et c'est dommage.

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Sam 18 Fév - 20:29

toujours à propos de la campagne électorale et du contexte qui la détermine, je trouve Macron d'une redoutable intelligence historique de la situation, bien évidemment du point de vue du capital, pour faire simple

sa sortie sur la colonisation est un pavé dans la mare idéologique française, un signe d'étang qui fait sa crue

à suivre donc : Macron colonisation

et cet article avec mes commentaires ci-dessous la diagonale du flou


Macron à la basilique Notre-Dame d'Afrique.
Anis Belghoul/AP/SIPA

Patlotch a écrit:
ce que ne dit pas Macron, ni les pour ou contre sa sortie, "colonisation a été un crime contre l’humanité", c'est d'abord qu'elle fut le premier pas de la mondialisation capitaliste, occidentale de fait

à partir de là, toutes les polémiques sont possibles sur le terrain politique, 'spectaculaire' pour le coup

ce que ne dit pas Macron, ensuite, c'est que son vrai programme, qu'il non-présente avec un talent indéniable, poursuivra la nouvelle "colonisation", qui n'est plus (seulement) géographique et pas seulement à base raciale. Il est donc vrai qu'il sent le vent du monde tourner, mieux qu'un Fillon, mieux qu'un Hamon, et mieux qu'un Mélenchon

cet article est aussi une prouesse idéologique : vive le capitalisme décolonial !

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Mar 7 Mar - 0:05


le spectacle pris à son piège




la philosophe Marie José Mondzain, « spécialisée dans l'étude du rapport aux images, fait paraître "Confiscation : des mots, des images et du temps" (Les Liens qui Libèrent, février 2017)

elle explique qu'en gros, sur fond de présidentielle et de mascarade Fillon et autres, les politiciens ne sont plus à même d'assurer comme avant le théâtre de la politique



Citation :
Ne faut-il pas rendre au terme « radicalité » sa beauté virulente et son énergie politique? Tout est fait aujourd’hui pour identifier la radicalité aux gestes les plus meurtriers et aux opinions les plus asservies. La voici réduite à ne désigner que les convictions doctrinales et les stratégies d’endoctrinement.

je ne partage pas le même sens de la radicalité, mais comme critique de la critique de la "radicalisation", terme aujourd'hui diabolisant et rédhibitoire, c'est intéressant

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Ven 14 Avr - 11:32



notes pour une définition de l'idéologie française

depuis les attentats parisiens de janvier 2015, j'ai engagé un travail d'observation de ce qui est spécifique à la France dans les évolutions mondiales, et particulièrement occidentales. J'ai caractérisé cette spécificité par le concept d'idéologie française

ses caractéristiques sont multiples et croisent des dimensions historiques de longue durée, notamment depuis les Lumières et la Révolution française elles-mêmes enracinées dans la domination occidentale des siècles auparavant, d'autres plus récentes tenant à la singularité de la démocratie politique à la française (relativement à l'anglo-saxonne), c'est-à-dire aux formes particulières de son État-nation

entre les deux, depuis la Révolution française et passant par les révolutions ouvrières au 19ème siècle, le proudhonisme français, la Commune... Jaurès... le Front populaire et le croisement de La Marseillaise et de l'Internationale par un PCF annonçant les élans populistes d'un Mélenchon aujourd'hui

l'État-nation, c'est tout à la fois l'État du capital et le citoyennisme de la société civile en miroir l'un de l'autre; c'est l'essence de l'identité nationale, du "nous et les autres" qui donne, sur le fond aggravé des mouvements migratoires actuels, la "question de l'immigration" et la figure de l'immigré puis du migrant, de l'Arabe au Musulman et plus largement au non "français de souche", dans un racisme où la couleur de la peau devient un élément secondaire tendant à être remplacé par l'ethnie et la religion réelle ou supposée, le tout sous l'idéologie républicaine de la laïcité, avec ses variantes de l'extrême-droite catholique à l'extrême-gauche athée

dans cette longue durée ressort la permanence de l'universalisme chrétien, humaniste, ou prolétarien, ses "valeurs universelles" partagées sous un eurocentrisme toujours porté à éclairer le monde, entre les versions explicitement néo-coloniale et anarcho-marxiste, républicaines transclassistes et aujourd'hui populistes de droite ou de gauche

je me suis depuis attaché à saisir la permanence et la mise à jour incessante de cette idéologie, par exemple tout au long du mouvement Nuit Debout et des luttes contre la loi travail ou actuellement dans la campagne présidentielle comme portant, à froid, tous les ingrédients d'une recomposition politique dans la restructuration sans fin du capitalisme français et mondial

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Lun 21 Aoû - 11:11

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