PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Ven 10 Fév - 5:28

un pas de plus a été franchi dans l'idéologie française, sur fond de crise de la politique dans l'économie. Cette campagne présidentielle porte désormais les stigmates, au sens quasi psychosomatique, d'une fracture politique entre l'État et la société civile, que traduisent les difficultés des leaders politiques traditionnels à convaincre leur électorat habituel

il y a ce qu'on appelle le populisme, je le concède aussi par facilité, le concept étant "caoutchouc" comme dit Alain de Benoist. Les vieux leaders y viennent, ce n'est pas vraiment nouveau (Sarkozy, Mélenchon...), et les nouveaux l'enfourchent (Macron). Évidemment aucun n'a de solution parce qu'il n'y en a pas

s'il se passe quelque chose, c'est que ça ne passe pas comme une lettre à la poste. Fillon ne rame pas seulement en raison de ses casseroles mais parce que la grande bourgeoisie française semble décalée. Depuis janvier 2015, elle pilote à vue en croisant les doigts. Son candidat de prédilection semble grillé avant même d'arriver au pouvoir. On imagine un peu ce que produirait la mise en place de son programme, qui n'est ni plus ni moins que la ligne générale du capital en France. Je conçois que lui et Raffarin disent craindre une "crise de régime"

sans anticiper le résultat de cette élection, suivront des législatives qui pourraient produire une Assemblée nationale problématique quel que soit le vainqueur, ce qui ne manquerait pas d'accroître la crise institutionnelle, sans parler de la cure d'austérité aggravée qui s'annonce : entre l'État et le capital, le "trafic d'influence" est permanent

il faut y ajouter le complément indispensable, la police, désormais le recours face à toute velléité de "résistance" ou pour tenir les "quartiers populaires" (l'affaire Théo en témoigne qui compte tenu de son caractère limite a nécessité le déplacement de Hollande à son chevet)

dans ce contexte, que seront les luttes, de quelle nature, de quelle ampleur ? Pour l'heure les syndicats se tiennent à carreau, certains que des mobilisations ne déboucheraient pas sur une issue politique favorable (cela semble clair du côté de la CGT et FO). Les têtes n'ayant plus de cortèges, on mesure leur impuissance à organiser les luttes "autonomes" qui sont leur credo "théorique"

et puis le contexte international...

je perçois la situation actuelle comme un entre-deux dans la restructuration "sans fin" du capital, une période de mutation dont il serait hasardeux de pronostiquer l'issue, compte tenu des multiples facteurs dont celui de la "crise de l'Occident". A titre d'exemple, dans cette campagne électorale, les positionnements des principaux candidats relativement au travail


Le tabou électoral sur le travail de demain

Olivier Passet, Xerfi La Tribune  09/02/2017

Citation :
Jamais, une élection n'aura véhiculé des représentations aussi hétérogènes de la relation au travail et du modèle de société qui en découle. Jusqu'ici, ce qui démarquait les candidats, c'étaient les solutions qu'ils préconisaient pour créer plus d'emplois et réduire de la sorte le chômage : via l'offre, pour la droite, via la demande et le partage du temps de travail pour la gauche. Ce vieux clivage est en train de voler en éclats. Pas seulement parce qu'une partie de la gauche se serait ralliée aux thérapies de l'offre. Mais aussi, plus profondément, parce que le bouleversement numérique, et la lecture qu'on fait de son impact est là, en arrière-plan des programmes, comme jamais jusqu'ici. Il constitue l'un des éléments différenciants parmi les plus forts aujourd'hui.

Du côté de Fillon, le paradigme du travail mal mobilisé

Il  n'y a pas d'autre crise que celle du déclin de la valeur travail et de sa perte de compétitivité... un procès à la préférence pour le loisir, qui a les 35 heures et l'hypertrophie de l'État improductif en ligne de mire. Ce point de vue relaie le soupçon d'une partie de la société vieillissante, inquiète pour le socle de ses retraites. Soit le chômage est volontaire. Soit, pour le moins, il est lié aux multiples désincitations fiscales ou réglementaires de notre État providence. Redresser la France, c'est d'abord faire sauter des verrous, remettre la France récalcitrante au travail.

Du côté de Macron, la lecture optimiste de la destruction-créatrice


Un monde meurt, mais le vivier des start-ups et des nouveaux usages fournit de multiples opportunités pour qu'émergent en nombre de nouveaux emplois. L'économie n'a pas besoin d'une baisse de la durée du travail, mais d'une flexibilité des temps, adaptée à chaque âge et à chaque activité. La projection de l'emploi de demain, s'inscrit dans l'idée de la fin du salariat, mais non pas du travail. Ce qu'il faut, d'abord, c'est déverrouiller le droit, laisser place au sur-mesure au sein de l'entreprise. C'est adapter notre droit pour qu'il laisse se déployer les nouvelles formes de travail que réinvente l'économie numérique. Au salariat, à la carrière linéaire se substitue un nouveau monde : celui du « tous entrepreneurs », offrant des prestations, multiples. Avec un fort risque d'intermittence. Avec la possibilité d'activités multiples. Notre protection sociale doit elle-même s'adapter pour couvrir ces nouveaux aléas, au risque d'être plus coûteuse. Son financement doit être assis sur une base large, déconnectée du salaire.

Côté Hamon, la thématique de la fin du travail et de son partage nécessaire

C'est une posture forte. Premièrement, les robots, les algorithmes vident le travail de sa substance. Il va se raréfier. Deuxièmement, il est de plus en plus difficile d'objectiver sa valeur monétaire dans un monde où tout est connecté, et où tout dépend de tout. Troisièmement, la rente technologique est captée aujourd'hui par quelques-uns, qui concentrent les fruits de la croissance numérique. Il nous faut donc repenser notre fiscalité. Taxer le capital, notamment les robots, les hyper-riches, et distribuer un revenu de subsistance à tous ceux qui sont exclus du travail, ou qui travaillent sur des durées de plus en plus courtes, ou qui collaborent bénévolement sur des plateformes.

Chez Mélenchon, une crise de la valeur travail

Il ne s'agit pas de lutter contre la paresse insidieuse de notre société du loisir, mais de renouer avec une éthique du travail. 1/ Mettre le cap sur des enjeux qualitatifs et environnementaux. 2/ Limiter les possibilités de rémunération exorbitante. Il y a ensuite un problème de mobilisation du travail, mais dont les causes doivent être recherchées du côté de la demande et non de l'offre. Avec notamment la préconisation d'une hausse forte du SMIC.

Pour résumer
...

Je reste volontairement sommaire, mais disons que Fillon est le candidat du travailler plus avec des recettes traditionnelles tournées vers l'offre. Que Mélenchon est le candidat de la relance du travail par la demande et le partage. Ni pour l'un, ni pour l'autre, il n'y a de mutation substantielle, qui amènerait à revoir en profondeur nos logiciels d'action.  Macron, lui, s'inscrit dans le paradigme de la fin du salariat. Tandis que Hamon valide celui de la fin du travail, de sa raréfaction. Mais à travers ces postures péremptoires, et hasardeuses à ce stade, il faut bien l'avouer, la véritable réflexion sur ce que sera le travail de demain, son contenu, sa formalisation juridique, son mode de rémunération est aux abonnés absent. Le mot travail s'est invité dans le débat. Mais pas sa substance. Et c'est dommage.

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Sam 18 Fév - 20:29

toujours à propos de la campagne électorale et du contexte qui la détermine, je trouve Macron d'une redoutable intelligence historique de la situation, bien évidemment du point de vue du capital, pour faire simple

sa sortie sur la colonisation est un pavé dans la mare idéologique française, un signe d'étang qui fait sa crue

à suivre donc : Macron colonisation

et cet article avec mes commentaires ci-dessous la diagonale du flou


Macron à la basilique Notre-Dame d'Afrique.
Anis Belghoul/AP/SIPA

Patlotch a écrit:
ce que ne dit pas Macron, ni les pour ou contre sa sortie, "colonisation a été un crime contre l’humanité", c'est d'abord qu'elle fut le premier pas de la mondialisation capitaliste, occidentale de fait

à partir de là, toutes les polémiques sont possibles sur le terrain politique, 'spectaculaire' pour le coup

ce que ne dit pas Macron, ensuite, c'est que son vrai programme, qu'il non-présente avec un talent indéniable, poursuivra la nouvelle "colonisation", qui n'est plus (seulement) géographique et pas seulement à base raciale. Il est donc vrai qu'il sent le vent du monde tourner, mieux qu'un Fillon, mieux qu'un Hamon, et mieux qu'un Mélenchon

cet article est aussi une prouesse idéologique : vive le capitalisme décolonial !

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Mar 7 Mar - 0:05


le spectacle pris à son piège




la philosophe Marie José Mondzain, « spécialisée dans l'étude du rapport aux images, fait paraître "Confiscation : des mots, des images et du temps" (Les Liens qui Libèrent, février 2017)

elle explique qu'en gros, sur fond de présidentielle et de mascarade Fillon et autres, les politiciens ne sont plus à même d'assurer comme avant le théâtre de la politique



Citation :
Ne faut-il pas rendre au terme « radicalité » sa beauté virulente et son énergie politique? Tout est fait aujourd’hui pour identifier la radicalité aux gestes les plus meurtriers et aux opinions les plus asservies. La voici réduite à ne désigner que les convictions doctrinales et les stratégies d’endoctrinement.

je ne partage pas le même sens de la radicalité, mais comme critique de la critique de la "radicalisation", terme aujourd'hui diabolisant et rédhibitoire, c'est intéressant

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Ven 14 Avr - 11:32



notes pour une définition de l'idéologie française

depuis les attentats parisiens de janvier 2015, j'ai engagé un travail d'observation de ce qui est spécifique à la France dans les évolutions mondiales, et particulièrement occidentales. J'ai caractérisé cette spécificité par le concept d'idéologie française

ses caractéristiques sont multiples et croisent des dimensions historiques de longue durée, notamment depuis les Lumières et la Révolution française elles-mêmes enracinées dans la domination occidentale des siècles auparavant, d'autres plus récentes tenant à la singularité de la démocratie politique à la française (relativement à l'anglo-saxonne), c'est-à-dire aux formes particulières de son État-nation

entre les deux, depuis la Révolution française et passant par les révolutions ouvrières au 19ème siècle, le proudhonisme français, la Commune... Jaurès... le Front populaire et le croisement de La Marseillaise et de l'Internationale par un PCF annonçant les élans populistes d'un Mélenchon aujourd'hui

l'État-nation, c'est tout à la fois l'État du capital et le citoyennisme de la société civile en miroir l'un de l'autre; c'est l'essence de l'identité nationale, du "nous et les autres" qui donne, sur le fond aggravé des mouvements migratoires actuels, la "question de l'immigration" et la figure de l'immigré puis du migrant, de l'Arabe au Musulman et plus largement au non "français de souche", dans un racisme où la couleur de la peau devient un élément secondaire tendant à être remplacé par l'ethnie et la religion réelle ou supposée, le tout sous l'idéologie républicaine de la laïcité, avec ses variantes de l'extrême-droite catholique à l'extrême-gauche athée

dans cette longue durée ressort la permanence de l'universalisme chrétien, humaniste, ou prolétarien, ses "valeurs universelles" partagées sous un eurocentrisme toujours porté à éclairer le monde, entre les versions explicitement néo-coloniale et anarcho-marxiste, républicaines transclassistes et aujourd'hui populistes de droite ou de gauche

je me suis depuis attaché à saisir la permanence et la mise à jour incessante de cette idéologie, par exemple tout au long du mouvement Nuit Debout et des luttes contre la loi travail ou actuellement dans la campagne présidentielle comme portant, à froid, tous les ingrédients d'une recomposition politique dans la restructuration sans fin du capitalisme français et mondial

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Lun 21 Aoû - 11:11

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Mar 24 Oct - 21:09


sexe : le "côté obscur" de la France

à l'origine de ma construction du concept d'idéologie française, il y a eu les attentats de janvier 2015, ce qui les a précédé avec "le voile islamique", les émeutes de 2005, la montée des mouvements identitaires "décoloniaux"... tout ce qui au sein de l'idéologie dominante, capitaliste et occidentale, faisait de la singularité française une exception culturelle, politique, et idéologique en matière de "services publics" comme d'antiracisme universel incolore (voir notes pour une définition de l'idéologie française 21 mai 2017

avec le hashtag #balancetonporc et ce qu'il a déclenché de révélations sur le harcèlement sexuel à la française comme le dit bien Isabelle Adjani sur l'affaire Weinstein : "En France, c'est autrement sournois" :

Citation :
Donc quand le silence se brise, quand la parole se libère et qu'elle est enfin relayée parce qu'il n'est plus possible de remettre en cause le témoignage de dizaines d'actrices devenues célèbres, le scandale éclate et révèle de manière spectaculaire le système de prédation dans toute sa monstruosité. Ce qui était acceptable pour l'opinion sans être dit, devient inadmissible, insupportable, surtout dans un pays très puritain, en apparence, comme les États-Unis…

En France, c'est autrement sournois. En France, il y a les trois G : galanterie, grivoiserie, goujaterie. Glisser de l'une à l'autre jusqu'à la violence en prétextant le jeu de la séduction est une des armes de l'arsenal de défense des prédateurs et des harceleurs. De ceux qui prétendent que ces femmes ne sont pas si innocentes, car elles-mêmes se prêtent à ce jeu qui fait partie de notre culture. Dans les maisons de production ou chez les décideurs, j'ai souvent entendu : 'Toutes des salopes, toutes des putes de toute façon, ces actrices!'

Mais ce n'est pas un jeu et il est grand temps de rappeler que dans libertinage il y a liberté et que quand une femme dit non, elle dit non, que son corps lui appartient et qu'elle seule est libre d'en disposer. Quand une actrice se fait séduisante pour décrocher un rôle, ce n'est pas pour se faire violer !

Je pense que cette histoire, l'impunité et le silence qui entourent encore le harcèlement sexuel, malgré l'évolution de la loi qui le réprime de plus en plus sévèrement, expriment profondément une inégalité radicale qui perdure entre les femmes et les hommes : celle du choix et de la maîtrise de sa sexualité. Laissons savoir à ces messieurs les harceleurs que les actrices, tout comme les ouvrières, les agricultrices ou les ingénieures, les commerciales ou les institutrices, les mamans ou les putains, sont toutes libres de baiser, libres d'avorter. Et libres de parler !

j'ai rendu compte depuis son début ce mouvement et de ce qu'il déclenche dans la DOMINATION MASCULINE en FRANCE : machisme, travail, domesticité, violences...

et ce n'est pas sournois dans le seul milieu du cinéma ou de la "culture", c'est sournois partout, et plus les harceleurs sont distingués, plus c'est sournois. Un article (payant) du Courrier International du 24 octobre, Vu des États-Unis. Harcèlement : les Françaises ont révélé le côté obscur d’une nation, en témoigne :


Citation :
L’affaire Weinstein a libéré la parole de nombreuses victimes de harcèlement et de violences sexuelles en France. Ce déferlement de témoignages montre la nécessité d’une évolution rapide de la société, assure cette journaliste américaine.

Mon pays d’adoption est celui du haussement d’épaules, du “bof” nonchalant, du “ces choses-là, ça arrive” cynique – un pays où les livres sur l’art de séduire se vendent bien et où il est considéré comme plus gênant de parler d’argent que de sexe. Les formidables répercussions du scandale Weinstein en France ont donc quelque chose d’étonnant.

La France a bel et bien un côté obscur – réflexions et gestes déplacés au quotidien, harcèlement sur le lieu de travail, sans parler du nombre inquiétant de femmes victimes de violence, voire tuées chaque année par leur partenaire –, et apparemment, il a fallu la chute de Harvey Weinstein pour qu’il remonte à la surface. [...]

la France sexuellement sournoise, c'est fini

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Dim 12 Nov - 9:22


13:33 mis à jour en bas, quand ce que tu montres contredist ce que tu dis

je ne savais trop où le placer ni à vrai dire comment intervenir sur les récentes controverses entre Obono/France Insoumise/Mélenchon à l'Assemblée avec le retour en force de Manuel Valls, et leur cible privilégiée, le PIR et Houria Bouteldja dans le rôle de "sorcière idéale", qui s'y complaît (voir en bas). Cet article fera l'affaire qui montre que l'idéologie française est bien active dans toutes les déterminations dont je l'ai définie

un seul point semble s'éclaircir, la perte de substance de l'opposition entre supposés "racialistes" et "anti-racialisateurs" d'ultragauche ou anarcho-libertaires-antifas, voire marxistes-communisateurs (Léon de Mattis) bien qu'on trouve encore des Temps Critiques (Guigou Quand des communisateurs colmatent leur barque avec du racialisme), ou des Claude Guillon pour venter les mérites de La fabrique du Musulman (qui est tout sauf un point de vue anarchiste)



Bruno Guigue Mondialisation.ca, 11 novembre 2017

Citation :
Quel pays européen expédie ses troupes dans dix pays africains (Mali, Niger, Sénégal, Tchad, Mauritanie, Côte d’Ivoire, Gabon, République centrafricaine, Somalie, Djibouti) ? Quel pays européen participe au pillage des ressources naturelles de ce continent en y soutenant des pouvoirs corrompus ? Quel pays européen a occupé l’Afghanistan, détruit la Libye et semé le chaos en Syrie sous des prétextes humanitaires auxquels personne ne croit ? Quel est le pays européen où il est impossible de dénoncer le colonialisme sioniste sans être taxé d’antisémitisme ? Ne cherchez pas : c’est la “patrie des droits de l’homme”.

Cette glorieuse république que le monde entier nous envie, il serait temps qu’elle balaye devant sa porte, non ? Il faudrait, pour commencer, que sa classe politique daigne regarder en face les contradictions dont elle détourne les yeux pour ne pas les voir. De la droite, évidemment, on n’attendra rien. Non qu’elle soit plus cynique que la gauche, mais elle n’a jamais eu pour habitude de s’émouvoir du sort de ces populations auxquelles deux siècles de prédation coloniale et néo-coloniale ont légué des territoires dévastés, des cultures déracinées et des Etats de pacotille.

A gauche, on s’auto-congratule à propos de la laïcité, on se gargarise avec les valeurs de la république et on se félicite de l’énième campagne contre le communautarisme. Mais on oublie généralement que les valeurs dont on se réclame gagneraient à être défendues au-delà des frontières du petit monde auquel on appartient. Où est la condamnation sans appel de la politique néo-coloniale de la France en Afrique ? Où est la dénonciation claire et nette des compromissions de Paris avec l’Etat-colon ? Où est la protestation sans équivoque contre la participation française à l’ingérence impérialiste en Syrie ?

Manifestement, le sort des peuples meurtris par le colonialisme et le néo-colonialisme n’est pas la priorité. En revanche, on trouve le temps d’écrire à l’une des ambassades officieuses d’Israël en France pour lui exprimer un soutien chaleureux. C’est ce que vient de faire Jean-Luc Mélenchon en écrivant à la Licra une lettre dans laquelle il formule de graves accusations contre Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des Indigènes de la République. Le corps du délit ? Une déclaration qui date de mars 2015 : “Les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe”.

Pour Mélenchon, cette phrase “est une déclaration antisémite avérée”, explique-t-il dans sa réponse à la Licra. “Je condamne une telle déclaration comme je condamnerai tout ce qui attribue à un groupe humain un choix politique du seul fait de son appartenance religieuse ou ethnique supposée. Cette sorte d’assignation est à mes yeux caractéristique du racisme." Et il ajoute même : “Dans le cas particulier du racisme antisémite, elle renvoie à une longue tradition meurtrière dont il faut toujours craindre les résurgences et tout faire contre ce qui y concourt”.

Si la phrase incriminée, isolée de son contexte, peut être mal interprétée, on ne voit pas pourquoi elle devrait l’être en un sens antisémite, d’autant que l’intéressée a récusé cette interprétation et n’a jamais été poursuivie à ce sujet. C’est un point essentiel, particulièrement dans un pays où certaines officines font un procès en sorcellerie pour un pet de lapin. Dans sa diatribe, Mélenchon donne donc l’impression de poursuivre des fantômes, et l’allusion à “la longue tradition meurtrière” frise le grotesque. Mais bon, puisqu’il a décidé de traiter d’antisémite une adversaire politique en dépit de ses dénégations, il le fait.

Ainsi s’est-il payé le luxe de faire coup double. Tout en écrivant une lettre d’amour au bureau local de l’Etat-colon, il conspue un groupe qui n’a pas 1% de l’influence dont jouit le lobby-qui n’existe-pas-et-dont-on-n’a-pas-le-droit-de-parler. Mais ce n’est pas tout. Voilà qu’il mène cette opération en plein centenaire de la Déclaration Balfour ! Au moment où le peuple palestinien dénonce cette forfaiture, on ne peut pas dire que le chef de la gauche française lui témoigne sa sympathie. En déclarant sa flamme à une officine sioniste au pire moment et sous un prétexte douteux, Mélenchon a commis une faute politique.

Mais il est assez avisé pour savoir que rien ne se dit impunément, et la thèse de l’erreur de communication ne tient pas une seconde. On ne pourra donc interpréter cette démarche autrement que comme un signe explicite d’allégeance. Avec ce geste, il marque lui-même la limite qu’il s’interdit de franchir sur la question coloniale. On avait déjà relevé l’ambiguïté de ses propos à propos de la guerre de libération algérienne, curieusement qualifiée de “guerre civile”. Et d’ailleurs, n’est-il pas un admirateur de ce Mitterrand qui fut le bourreau des militants algériens durant les années sombres ?

Cette participation au concert de casseroles sur l’antisémitisme peut paraître d’autant plus paradoxale qu’il en fut lui-même victime. On peut alors émettre l’hypothèse qu’en s’acharnant contre le PIR il entend faire la démonstration aux yeux de ses censeurs qu’il ne mange pas de ce pain-là. Au fond, il se blanchit en jetant l’anathème sur les autres, transformés en bouc-émissaire de sa propre peur d’être à nouveau calomnié. Antisémite, lui ? Oh non jamais ! La preuve, c’est qu’il n’hésite pas à sacrifier plus petit que lui, immolant le PIR pour mieux embrasser la Licra.

Parmi les amis de la Palestine, je doute qu’ils soient nombreux à apprécier le geste. Le plus cocasse, c’est qu’en se ralliant au discours dominant sur l’antisémitisme, il justifie les analyses d’un courant de pensée pour qui la république ne se remet pas de son héritage colonial. En voulant extirper le PIR, cette gauche qui ne cesse de faire allégeance à l’entité sioniste nourrit l’argumentaire décolonial qu’elle croit combattre. Oui, la question coloniale reste pendante, et il est probable qu’elle le restera aussi longtemps que la gauche n’aura pas secoué le joug du dernier Etat-colon.

quant à Houria Bouteldja, je suis de près ses interventions personnelles sur Facebook et je ne peux que déplorer qu'elle ait tendance, comme lui reproche un commentateur, à "tout ramener à elle" et à se faire plaisir avec des formules dont elle sait très bien, que sans la lecture "dialectique" qu'elle en exige, peuvent être prises exactement comme le disent ses adversaires. Personnellement, la phrase mise en cause, même tirée de son contexte, ne m'a pas posé de problème, l'allusion aux « tirailleurs » (sénégalais) étant parfaitement claire pour indiquer que les Juifs sont instrumentalisés par l'État français dans son soutien à l'État d'Israël. Il est même étonnant qu'Obono s'y sois empêtrée dans son « soutien à [sa] camarade Bouteldja »] quand, « interrogée sur le fait de savoir si les propos de cette dernière - qui affirmait en mars 2015 que "les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe" - étaient des propos "racistes" ou "antiracistes", l'élu insoumise avait répondu: "je ne sais pas". » (France Soir, 9 novembre)

cela dit, Bouteldja rappelait le 10 novembre « cette belle critique du torchon de Serge Halimi. Honnête parce que factuelle. Intelligente parce que comprenant les enjeux et la dialectique. » : Pour Houria Bouteldja, lettre ouverte à Serge Halimi

la sortie de Mélenchon, ou celle de son bras droit Alexis Corbière sur son compte tweeter le 8 novembre : « Le mouvement des Indigènes de la République est un mouvement raciste, sexiste et misogyne. Ce mouvement développe un discours anti-Lumières et anti-Républicain.» en plus d'être d'une violence digne des charges de Valls et de l'extrême-droite identitaire, sont d'une rare bêtise à moins qu'il ne s'agisse de malhonnêteté intellectuelle. Poser la question, c'est y répondre

quant à critiquer Bouteldja, et dieu sait que les raisons ne manquent pas, cela suppose d'abord de partir de ce qu'elle dit ou veut dire : on verra alors que le problème est autant politique que décolonial, pour le premier dans le démocratisme sous-jacent qui s'arrange d'alliance avec "la champ blanc" de l'extrême-gauche (notamment le NPA dont nombre de théoriciens du PIR sont proches), pour le second en restant scotché à une identité, un "nous" comme dit son livre, qui ne pose pas la question de son dépassement, étant en ceci plus proche de Césaire (la Négritude) que de Fanon qui le critiquait, et dont pourtant se réclame le PIR

mais plus Bouteldja demeure et s'enferre sur ce terrain, plus elle a de succès médiatique, instrumentalisant ses propres errements. Le PIR se targue d'échos internationaux meilleurs qu'en France, mais je ne suis pas certain que son discours y soit le même, ou qu'il soit bien perçu pour ce qu'il est (à Berkeley il y a quelques années). Elle se disait (facebook hier matin) très fière d'intervenir hier à Madrid « pour le lancement officiel de [son] livre en espagnol, invitée par Akal, [sa] maison d'édition », ajoutant (facebook 6 novembre) :


Bouteldja a écrit:
À Madrid, à un débat sur le racisme avec des représentants des communautés Afro-descendantes, péruviennes, asiatiques, juives, bengalies, marocaines et gitanes.
Tout le monde parle "existence politique"
Tout le monde parle "racisme d'Etat"
Tout le monde parle "antiracisme politique"
Tout le monde parle "BDS et antisionisme".
El hamdoulillah, l'internationale decoloniale est en marche!
Vous avez remarqué comment on est beaux ?

mais quand on regarde les photos qu'elle envoie de cette cérémonie, on compte dans la salle une petite cinquantaine de personnes


je les trouve beaux et belles, mais, même dans l'auto-dérision, est-ce bien la question ?


de même dans ce qui peut être considéré comme un "fief" du PIR, lors du débat sur le centenaire de la déclaration Balfour :
Bouteldja a écrit:
Salle comble aujourd'hui à St Denis pour les 100 ans de la déclaration Balfour.  Smile Smile Smile
Une déclaration coloniale européenne qui a scellé le destin de la Palestine et du monde arabe.





le comble d'une salle comble qui ne l'est pas et moins encore avec des "racisé.e.s des quartiers populaires", c'est de combler les vides d'un discours, et d'en masquer les contradictions

PS : j'ai envoyé l'adresse de ce commentaire à Houria en personne, pour sa déconstruction/dé-promotion

ajout 15:36 :

au concept de "salle comble" Houria rajoute à l'instant un document précieux :


Citation :
Au lancement de mon livre à Madrid. Aux côtés de Fanon, Césaire, Dussel...Salle comble! C'est qui déjà les inspirateurs de Mélenchon ? Ah oui : Mitterrand, Guenolé et Bouvet. Ah ouais, quand même...Il a raison Meluche. On est "en totale opposition politique".



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Patlotch



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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Dim 19 Nov - 22:50


quand la France ne s'ennuie pas...
durcissement et crise de l'idéologie française
dans le chaos social du monde


« Quand la France s'ennuie…»
Pierre Viansson-Ponté, Le Monde, 15 mars 1968

il se passe peut-être quelque chose d'important avec la série d'événements politiques et médiatiques, et les luttes de ces derniers temps. Avec les questions nouvelles qui se posent dans les cortèges de tête et leurs prolongements hors des manifestations syndicales qui étaient leur base d'existence, les manifestations "noires" en France autour du Franc CFA et du retour de l'esclavage en Lybie, les Ateliers de la pensée à Dakar, etc. sur fond d'une misère qui s'accroît partout

et dans tout ça, le durcissement du "débat" français sur "l'islamisme" et "l'islamophobie", emblématique des rapports entre "nous" et "les autres", autour de la querelle de clocher Médiapart-Charlie Hebdo, ses prolongements dans le bras de fer politicien Mélenchon-(Valls)-Macron, le tout mêlé à la prise de parole ouverte des femmes de toutes catégories sociales contre la domination masculine déclenchée par les affaires Weinstein et Ramadan

sur le plan théorique, une chose apparaît clairement, c'est que les rapports de genre et de races croisent chaque jour qui passe les rapports de classes, et que l'époque est révolue où Théorie Communiste (TC), par la voix tonitruante de Bernard Lyon, pouvait affirmer : « Genre et classe sont essentiellement liés, les races non, et cela nous devons l’affirmer de façon très nette voire, polémique parce que l’intégration de l’abolition des genres comme élément inséparable de l’abolition des classes dans la communisation est dévalué, secondarisé par la mise de question des races au niveau de celle du genre. » (Utérus vs mélanine, 2012). Eux-mêmes n'y croient plus, puisque leur prochain numéro est consacré à la segmentation raciale d'un prolétariat « kaléidoscopique »



dans ce contexte, comme on le voit (à quoi TC réchappe comme les vieux pneus et les vœux pieux prolétariens), les ex-porteurs de théories révolutionnaires peuvent se retrouver en réacs bon teint sur le terrain de l'idéologie française. #balancedesnoms ? bof, ma lectorate trouvera bien toute seule la liste des ultragauchistes devenus des vieux cons

néanmoins, se passe quelque chose de grave dont on ne voit pas trop l'aboutissement dans le peu de popularité populaire, si j'ose dire, d'un pouvoir d'État qui n'en avance pas moins ses pions et ses réformes sans provoquer (encore ?) de réactions significatives, malgré les luttes plutôt marginales signalées plus haut : marginales mais au cœur du monde tel qu'il va. Dans le chaos social qui vient, la France ne s'ennuie pas

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Mar 21 Nov - 19:36


importé de les "BLANCS" forment-il une 'race' à part ? Whiteness ? BLANCHITÉ ? "Fascisme" n'est pas un mot que j'aime utiliser à la légère, mais...


attention, ça glisse...

l'idéologie française un pas de loi vers le fascisme ?

intéressant car sauf erreur il s'agit d'une première de non-mixité au sein d'un syndicat fondé lui-même sur la non-discrimination raciale. Si la plainte du ministre contre Sud aboutit à une condamnation, cela fera jurisprudence - du moins là où ils ont la main juridique -, et donc un pas vers l'interdiction des réunions publiques non-mixtes (tel que Camp décolonial etc.), et des procès contre les organisations ou individus utilisant publiquement l'expression "racisme d'État"

la parole à la défonce

BLANQUEZ-VOUS !


Communiqué de Jean-Michel Blanquer

Laisserez-vous 70 profs participer au stage interdit aux Blancs organisé par Sud Education ?

Christine Tasin Résistance Républicaine 19 Nov 2017
Citoyens et défenseurs de la patrie, Ecole et laïcité, Racisme, République et laïcité

Jean-Michel Blanquer a écrit:
@jmblanquer

Inconstitutionnel & inacceptable
Je condamne avec fermeté le projet d’une réunion syndicale triant les membres sur la base de leur origine.

LICRA a écrit:
@_LICRA_
Ligue contre le racisme et l’antisémitisme

Il n’existe pas d’“élèves racisés” en France qu’il faudrait apprendre à définir et à reconnaître ! Encore moins d’“enseignants racisés” qui constitueraient un sous-groupe au sein de l’éducation nationale. Nous refusons d’étiqueter les enfants des écoles de la République et leurs enseignants en fonction de critères dignes d’une exposition coloniale.


Alors là, amis résistants, vous ne pouvez pas laisser passer, laisser faire.

Citation :
Le stage en question est complet. 70 professeurs inscrits…
Après les camps décoloniaux interdits aux Blancs…
Après la formation des futurs profs par Marwan Muhammad et les Indigènes de la République dans l’Académie de Créteil…

Ce sont carrément 70 enseignants qui se sont inscrits au stage proposé par le syndicat d’extrême-gauche Sud Education 93. Stage au cours duquel 2 ateliers seront interdits aux Blancs. Et peut-être même aux hommes puisque il y est question de « race, de genre et de classe » ? On croyait qu’il n’y avait plus de race, que c’était raciste même d’utiliser ce mot, mais il semble que l’interdiction ne touche que les Blancs.


Citation :
Programmes d’Histoire servant le roman national, sur-orientation dans les filières professionnelles des élèves desdendant-e-s des immigrations en particulier postcoloniales, islamophobie et instrumentalisation de la laïcité, politiques migratoires durcies qui concernent de nombreux élèves et leurs familles, violences policières qui touchent les élèves à l’extérieur et dans l’école…

L’analyse du racisme d’État dans la société et en particulier dans l’Éducation nationale s’impose.

Comment déconstruire chez et avec les enseignant-e-s les discriminations raciales ?

Comment travailler avec les élèves pour leur donner des outils de lutte en vue d’une transformation sociale ?

Programme

Lundi 18 décembre

9h : Accueil des stagiaires
9h30 : Plénière – Qu’est-ce qu’un-e élève racisé-e ? Où en est-on de l’antiracisme à l’école ?
Ancrage sociologique et contextualisation
Avec Nacira Guenif et Marwan Mohammed,sociologues
11h : Pause
11h15 : Ateliers – Première session
12h45 : Déjeuner partagé
14h : Plénière – La question de l’islamophobie dans l’Éducation nationale, enjeux et débats
Avec Marwan Muhammad, ancien porte-parole du CCIF et un-e membre du cercle des
enseignant-e-s laïques
15h30 : Pause
15h45 : Ateliers – Deuxième session

Mardi 19 décembre

9h : Accueil des stagiaires
9h15 : Plénière – Les inégalités ethno-raciales à l’école Avec Lila Belkacem, sociologue et  formatrice à l’ESPE de Bonneuil  
11h : Pause
11h15 : Ateliers – Troisième session
12h45 : Déjeuner partagé
14h : Ateliers – Quatrième session
15h30 : Pause
15h45 : Table ronde – Récits de lutte Avec Malika Chemmah de RESF  (Réseau Éducation Sans Frontières) et  Fatima Ouassak du Front des Mères  (NDLR de RR : voir http://resistancerepublicaine.eu/2017/04/13/dissolution-de-luoif-qui-invite-fatima-ouassak-celle-qui-denonce-le-role-des-blancs-a-lecole/

Les ateliers du lundi

Matin
- Pratiques de classes : outils pour  déconstruire les préjugés de race, de genre et de classe  Atelier en non-mixité
- Le racisme et les privilèges dans la  société et dans l’Éducation nationale

Après-midi
- S’interroger sur le croisement des  oppressions avec le théâtre-forum
- « Désorientation » des élèves racisé-e-s
- Comment enseigner une histoire décoloniale ?

Les ateliers du Mardi

Matin
- Pédagogies critiques anti-racistes et décoloniales
- Atelier pratique de conscientisation – bell hooks

Après-midi

- Atelier récit d’expérience : quelle vie professionnelle pour les enseignant-e-s racisé-e-s ?
Atelier en non-mixité
- Enseignant-e-s blanc-he-s : interroger nos représentations et nos postures dominantes

http://www.sudeducation93.org/Stage-syndical-Au-croisement-des.html

Il s’agit d’un stage syndical soumis à autorisation d’absence du chef d’établissement puisqu’il se déroulera les 18 et 19 décembre, les stagiaires inscrits ont donc rédigé leur demande et doivent l’avoir transmise à leurs chefs d’établissement :

Comment s’inscrire ?

En adressant une demande écrite à votre hiérarchie avant le 18 novembre 2017.
Cette demande est à adresser au DASEN dans le primaire, à la rectrice dans le secondaire , au-à la président.e d’université dans le supérieur, au-à la président.e de la collectivité pour les agent.e.s territoriaux.

Modèle de demande

A………, le……..
M./Mme. le /la DASEN
s/c de l’IEN
Mme. la Rectrice ou M. le Président du Conseil Général Régional
s/c du chef d’établissement

Mme/M…………………. (Prénom, NOM, fonction, affectation) demande à bénéficier d’un congé pour formation syndicale de deux jours, en application de la loi n° 82-997 du 23 novembre 1982 et du décret n°84-474 du 15 juin 1984,, en vue de participer à la session de formation qui se déroulera les 18 et 19 décembre 2017 à Saint-Denis, sous l’égide du CEFI Solidaires, 144, bd de la Villette, 75019 Paris.

ATTENTION : la salle ne pouvant accueillir plus de 70 personnes, il est impératif de prévenir le syndicat de votre participation en vous inscrivant sur ce lien : http://www.sudeducation93.org/Stages-formulaire-d-inscription.html

Se former, un droit !

- Chaque fonctionnaire ou agent-e
non-titulaire syndiqué-e ou non peut bénéficier de 12 jours de formation par an sans aucun retrait de salaire.
- La demande écrite doit être envoyée au moins un mois avant le stage.
- L’administration peut demander une attestation à l’issue du stage, mais elle ne peut exiger ni convocation, ni information sur l’objet du stage.
En cas de refus, contactez le syndicat !

On appréciera entre autres la manière cavalière de traiter les programmes d’histoire : refus du roman national, avec intervention de militants politiques du CCIF, du PIR et de RSF…

On appréciera que soit affirmé d’emblée un « racisme d’Etat » au sein de l’Education nationale notamment. Il est évident que la propagande vise à convaincre les professeurs qui seront présents que la France hait les Racisés et que ces derniers, professeurs ou élèves, doivent contre-attaquer. C’est ainsi sans doute que les agressions des enseignants blancs, la bordélisation des enseignants, le refus du programme en cours dans les Territoires perdus de la République vont s’améliorer.

Mais passons… à la contre-attaque :


Il nous appartient de mener une campagne active contre ce stage, sur les réseaux sociaux bien sûr, mais à destination de tous les medias, officiels et ceux de la patriosphère. Il nous appartient de harceler le standard du Ministère de l’Education nationale et celui des établissements scolaires ( collèges et lycées ) du 93.

Ecrire au Ministre http://www.education.gouv.fr/pid33441/nous-contacter.html#ministre
Adresse postale : 110 rue de Grenelle, 75007 Paris Tél : 01 55 55 10 10

Ecrire au Rectorat de la région IDF :
Rectorat Paris 75000 12 boulevard d’indochine
75020 Paris 01 44 62 40 40 Email ce.contact@ac-paris.fr

Ecrire et/ou téléphoner à tous les chefs d’établissements de Seine Saint-Denis
Voici la liste des ville des Seine-Saint-Denis
https://demarchesadministratives.fr/rectorat/seine-saint-denis-93

Il faut chercher pages jaunes, Internet ) tous les établissements, leur téléphone, leur courriel…


Merci  tous ceux de nos lecteurs qui ont un peu de temps de nous envoyer (contact@resistancerépublicaine.eu ) toutes les références d’établissements qu’ils auront pu trouver ; nous complèterons  ici la liste au fur et à mesure que nous la recevrons.

Il faut également alerter tous les politiques susceptibles de réagir et de porter le débat sur la place publique (utilisez leurs comptes twitter, leurs courriels, ceux des fédérations…). C’est le travail prioritaire de chaque Résistant pour les prochains jours. N’oubliez pas Marine Le Pen, Florian Philippot, Nicolas Dupont-Aignan, Nadine Morano… et nos députés, afin qu’ils posent une question écrite au Ministre :

Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, Louis Aliot, Bruno Bilde, Gilbert Collard, Sébastien Chenu, Ludovic Pajot, Emmanuelle Ménard, José Evrard, Marie-France Lorho ( la remplaçante de Jacques Bompard)... et même, pourquoi pas, Jean Lassalle !
http://www2.assemblee-nationale.fr/deputes/liste/alphabetique

Surtout ne négligez pas les comptes twitters !

Je publierai dans les heures à venir ma lettre au Ministre de l’Education nationale, lettre dont pourront s’inspirer ceux qui le souhaitent.

même son de cloches à Valeurs Actuelles, Comité Laïcité République, Causeur (Jean-Paul Brighelli Les hussards noirs de la République)

je me demande si je ne devrais pas écrire aux anti-racialisateurs anarcho-marxistes-ultragauches universels et autres schizosophistes, pour qu'ils tiennent leur créneau credo sur le 'ridicule concept décolonial de Whiteness' ? Qu'en pensez-vous, chère lectorale ?

ajout : alors que le 'communisateur' AC/Carbure relaie sur facebook l'article du Monde avec le communiqué de la LICRA, Les ateliers « en non-mixité raciale » du syndicat SUD-éducation 93 créent la polémique, en citant Mauroy dans les années 1980, "Il n'y a pas de racisme en France", et ajoute « Circulez, y a rien à voir, et d'abord vous n'existez pas », il obtient ce commentaire anarchiste :

Guy Makhno a écrit:
Ccif et pir infiltrés à sud.... Chaud.........

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Patlotch



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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Mer 22 Nov - 16:50


quand tout fait sens jusqu'à l'universelle indécence

la fabrique de l'antisémitisme
de l'État français à l'ultragauche

le moment actuel, en France, est hautement révélateur des connections idéologiques que j'ai montrées depuis les attentats de janvier 2015 à Paris, dans l'idéologie française. Si j'intitulais hier un commentaire attention ça glisse, à propos du Ministre Blanquer attaquant le syndicat Sud-éducation 93 pour organiser, contre le "racisme d'État", une réunion en "non mixité décoloniale", c'est par allusion au texte Tiens, ça glisse… qu'ont fait circulé à partir de fin 2015 les "anti-racialisateurs" anarcho-ultragauche ou autres "communistes libertaires" tels que Yves Coleman (mondialisme.org), non-fides, et ici Vosstanie, avec en exergue ce "diction populaire traduit du yiddish" : « Dis-moi de quelle longueur de cuillère tu prétends être doté, je te dirai avec quel diable tu entends manger et quel sera celui par lequel tu te feras dévorer ». Voici le début de ce texte :

Citation :
Remarque préalable de vocabulaire : on appellera dans ce texte « racialisation » toute analyse contribuant à développer et à diffuser une théorie de la race. C’est le seul terme qu’on a choisi de conserver pour nommer ceux-là même qui, de « racisé » à « indigénisation » en passant par « blanchité », veulent en imposer toute une palanquée. Si un nouveau mot a paru nécessaire, c’est parce que l’existence publique d’une théorie de la race est elle-même, et sous cette forme, relativement nouvelle. Le racialisateur partage le monde en différentes races et nous assigne à tous une place dans ce partage. Parfois le partage est grossier : on est « blancs » ou « non blancs », parfois il est plus détaillé mais perd alors en cohérence. Si on ne trouve pas le moyen de refuser d’obéir à ces assignations qui se font passer pour des constats, on risque fort de se condamner à devenir ce dont ils nous prédiquent. Aujourd’hui, et sous nos latitudes, contrairement à ce qu’a pu être l’Amérique ségrégationniste par exemple, dont on importe les théories, le modèle et le vocabulaire, ce n’est pas l’État qui racialise. La diffusion actuelle de la théorie de la race est l’œuvre d’un courant situé à gauche, voire à l’extrême gauche, qui, tout en cultivant ses polémiques et contradictions internes, travaille à constituer ce qu’on peut appeler une « aire racialisatrice ». C’est pour contribuer à contrer ce mouvement que ce texte a été écrit. [...]

il se trouve, "indépendamment" de tout ça, que Vosstanie diffuse via Tweeter, hier, le texte de Slate.fr expliquant Pour celles et ceux qui douteraient que cette image relayée par Gérard Filoche est antisémite à quoi j'ai réagi en ces termes :
Patlotch a écrit:
tiens, vous militez pour que Filoche soit viré du PS ? Mais qu'est-ce qu'on en a à foutre d'autant que dans cette cabale, ne sont pas pointés les errements de ce trotsko-politicard[...]

cela m'a valu d'être bloqué par Vosstanie. Quelques heures après tombait la sanction : Filoche exclu du PS pour tweet antisémite, ce qu'il est manifestement, Filoche sûrement pas

UJFP a écrit:
La parabole du pasteur Niemöller
mardi 21 novembre 2017 par le Bureau national de l’UJFP (Union juive française pour la paix)
Gérard Filoche a fait un faux pas, il est le premier à le reconnaître en retirant immédiatement une caricature antisémite et complotiste trop vite retweetée. Il s’est immédiatement excusé de cette erreur. Mais c’est sans compter avec l’offensive du moment. Dézinguer tout ce qui peut l’être avec tous les arguments (fielleux) possibles et toutes les campagnes de diabolisation de ce qu’il faut abattre : les représentants de l’antiracisme politique, tout particulièrement ceux d’entre eux qui revendiquent l’auto-organisation, les antisionistes, les antilibéraux, tout ce qui caractérise notre camp contre l’offensive néo conservatrice...Et qui caractérise aussi les néocons qui nous attaquent : ultralibéraux, sionistes et racistes.

La particularité de l’affaire Filoche est qu’elle se joue à l’intérieur du parti socialiste notamment où certains réclament son exclusion, et qu’en ce sens elle ne peut manquer d’en évoquer une autre, celle de Moshe Machover, né à Tel Aviv cofondateur du Matzpen, parti antisioniste israélien exclu du Labour party anglais pour antisémitisme. Bien sûr la taille et la santé du parti anglais défie ce qui reste du groupe PS français aujourd’hui. D’ailleurs après une rude bataille, il a été réintégré. Mais le fond de l’affaire et le « mouvement » sont très semblables ; dans les deux cas il s’agit d’éradiquer ce qui porte dans le PS la voix de l’antilibéralisme et de la critique d’Israël. L’arme est la même : une accusation d’antisémitisme qui ne vise par ailleurs en aucune manière à combattre réellement le racisme. Or les deux hommes sont au-dessus de tout soupçon, même si le Français a trébuché, rien ne permet dans le parcours du fondateur de SOS racisme, de rattacher Filoche à l’antisémitisme. De même on a fait dire aux textes de l’Anglais Machover ce qu’ils ne disaient pas pour mieux l’attaquer, en assimilant sa critique de l’idéologie et des crimes de l’État israélien à de l’antisémitisme. Tous les moyens sont bons, fausses lectures, cabales, erreurs guettées à la loupe, déformation de propos, et s’exercent quotidiennement dans la presse et chez les commentateurs français aussi. Il faut en tous cas se souvenir que le sionisme n’est pas le fait de l’extrême droite au pouvoir en Israël aujourd’hui, et qu’il a d’abord été soutenu par l’internationale socialiste et le PS.

Il s’agit bien, comme le dit un autre socialiste, de faire rendre gorge, et d’exclure du débat public Plenel et Médiapart, Bouteldja et le PIR, Filoche dans un Parti socialiste dont Boniface a déjà dû subir les foudres, Obono mise au pas dans une France Insoumise qui prête allégeance à la LICRA ; on assiste à un véritable nettoyage politique !

C’est une bataille qui vise notre camp politique tout entier. Celui de la résistance d’aujourd’hui et de demain, au racisme, au libéralisme, au sionisme. Un camp dont les membres doivent tous être protégés, sans considération de ce qui ne peut que relever d’un débat interne et bienveillant, et qui ne survivrait pas aux solidarités sélectives. Évidemment nous sommes solidaires de Plenel, de Boniface, de Filoche, de Morin, et de tous ceux qui sont attaqués aujourd’hui parce que porteurs d’une critique du monde libéral et d’un autre projet, de la défense des Musulmans attaqués, de la défense des Palestiniens. Mais nous ne pouvons exclure de cette solidarité nos camarades des groupes antiracistes, Musulmans ou du PIR, et des personnalités racisées (quel meilleur exemple pour illustrer ce terme que le parcours médiatique de Danièle Obono, élue de la République qui n’a cessé d’être interpellée sur et renvoyée à sa condition de noire et d’immigrée !) ou diabolisées comme Houria Bouteldja. Car, cela voudrait dire que de fait nous adoptons l’agenda raciste et racisant de nos adversaires, signant l’arrêt de mort de la constitution si nécessaire du camp de la résistance.

Nous espérons que toutes celles et ceux qui comprennent l’enjeu de ne pas marcher dans la combine clivante de l’adversaire et de faire front, solidaires de tous, vont très rapidement exprimer clairement cette solidarité. Ce qui nous semble être le seul moyen d’éviter que la parabole du pasteur Martin Niemöller ne s’applique à nous-même :

« Quand les nazis sont venus chercher les communistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas communiste.
Quand ils ont enfermé les sociaux-démocrates, je n’ai rien dit, je n’étais pas social-démocrate.
Quand ils sont venus chercher les syndicalistes, je n’ai rien dit, je n’étais pas syndicaliste.
Quand ils sont venus me chercher, il ne restait plus personne pour protester.
»

je lis ce matin qu'un grand défenseur des Juifs, ou plutôt de la politique de l'État d'Israël, et accessoirement instigateur des campagnes de l'État français contre le Camp décolonial "interdit aux Blancs", Manuel Valls, a déclaré qu'il y a "un problème des musulmans en France"

donc « ce n'est pas l'État qui racialise », mais cette anarcho-ultragauche rejette l'emploi des termes "racisé" et "blanchité" avec la même argumentation que l'État français, l'universalisme issu des Lumières, en variante prétendue prolétarienne ou humaniste révolutionnaire comme Jacques Guigou (Temps Critiques) estimant que des communisateurs colmatent leur barque avec du racialisme et visant Théorie Communiste, qui parle ici des « vio­lentes inep­ties des auteurs de « Tiens ça glisse » qui « nomment racia­li­sa­tion (et donc raciste, voir d’autres textes des mêmes, nda) toute ana­lyse contri­buant à déve­lop­per ou à dif­fu­ser une théo­rie de la race » [texte cité repris par Vosstanie]

pourquoi pas, en effet, soutenir les efforts de l'État français pour enrayer la "segmentation raciale du prolétariat" ?  scratch

la boucle est bouclée quand tout fait sens jusqu'à l'indécence et qu'au nom du prolétariat, de l'anarchisme, du communisme et de la révolution, on roule pour l'État français qui glisse... vers le fascisme en instrumentalisant la lutte contre l'antisémitisme réel, supposé... ou fabriqué

alors ils peuvent me bloquer, comme dit Pepe@dndf, "ça fait partie de mon identité théorique"

si autant s'étaient préoccupés de l'antisémitisme sous Pétain, moins de Juifs auraient fini dans les camps de la mort

le Juif errant figure de l'universel est mort : il appartient au temps d'avant la création de l'État d'Israël comme avant-poste du capitalisme occidental en Orient, instrumentalisant l'identité juive


« Vous me rappelez soudain les Juifs qui croient à l'existence des Juifs,
ce qui m'a toujours mis en colère »


Aragon, Traité du style, 1928

rappel :

Israël. Un nouveau statut pour les non-juifs d’ascendance juive ?

Citation :
Modifier les règles de séjour en Israël Ha'aretz 17/11/2017

Actuellement, il faut avoir un grand-parent juif, épouser une personne juive ou se convertir au judaïsme pour pouvoir faire son alya et bénéficier de la citoyenneté israélienne. Les étrangers non juifs, eux, peuvent entrer en Israël avec un visa touristique pour une durée maximale de trois mois.

Mais les individus dont l’un des arrière-grands-parents était de confession juive et les membres des communautés “judaïsantes” – qui adoptent les pratiques du judaïsme sans y être convertis – à travers le monde pourraient bénéficier de visas plus longs et de facilités pour visiter Israël. Le comité propose par ailleurs de les autoriser à étudier dans les écoles religieuses israéliennes, alors que l’étude de la religion en dehors des universités est réservée pour le moment aux citoyens israéliens. L’objectif est de permettre aux non-juifs ayant des liens familiaux avec le judaïsme de mieux connaître Israël et la religion juive, précise Ha’Aretz.

je n'ai jamais l'évoquer ceux qui sont choqués que je mettent en cause un « communautarisme juif », ni au demeurant ceci :

Qui est juif ?
Wikipédia a écrit:
Qui est juif selon le nazisme ?
La reconstruction de l'Allemagne passant par la création aryenne « pure », un décret fut promulgué en 1933 peu après l'accession d'Adolf Hitler au pouvoir.

L’Arierparagraph du 11 avril 1933 divisait la population en aryenne et non-aryenne, ces derniers étant définis comme possédant au moins un parent ou grand-parent reconnu « juif », c'est-à-dire « appartenant à la religion judaïque ». En novembre 1935, une loi « pour la protection du sang et de l'honneur allemand » définit précisément les personnes considérées comme « juives » par le régime.

rappel 2 : Palim  Psao Critique de la valeur rubrique racisme-homophobie-antisémitisme : sur une vingtaine de textes, 18 traitent de l'antisémitisme. Chez Temps Critiques, problème similaire : ils ne font même pas semblant de garder une équilibre comme l'État français

résumé quant aux épisodes précédents où je critique (les Juifs de) l'ultragauche sur cette question :

1) je reconnais leur universalisme sans frontières comme un héritage du BUND, qui s’oppose tant au sionisme qu’au bolchevisme

2) je constate qu'ils ont les mêmes positions universalistes en tant que (théoriciens) communistes ou assimilés, au nom du prolétariat universel dont les luttes ne concerneraient pas les conflits entre Nations (exemple Israël-Palestine en tant que telles)

3) avec la création d'Israël comme avant-poste du capitalisme occidental en Orient, une telle posture n'est plus tenable : les Juifs ont une patrie, un État-Nation confessionnel avec les règles rappelées plus haut. Inutile d'en rappeler la politique qui s'assimile à un apartheid raciste comparable à celui-ci qui sévissait en Afrique du Sud, et qu'il soutenait. Tout se passe dans la pureté révolutionnaire comme déjà là, bien qu'à attendre

4) ceux qui, au-delà des lointaines positions du BUND, disent aujourd'hui qu'ils ne sont ni antisionistes, ni antifascistes, ni antiracistes, ni antiimpérialistes*, et combattent ces positions chez ceux qui en sont les cibles ou leurs soutiens, ils militent de fait dans le même sens, chez nous, que l'État français du Capital : c'est l'idéologie française. Ce n'est plus du simple attentisme, mais une complicité idéologique

* ces termes et ce qu'ils portent sont discutables, mais pas comme ça

5) voir dans ma position un soutien au Hamas, ou même à Houria Bouteldja dans ses positions théorico-politiques, relève de la plus évidente mauvaise foi : c'est la rhétorique de Valls et de l'extrême-droite française (sauf celle qui flirte avec les "musulmans", comme Soral et Cie)

6) quant à ceux qui, après tout ça, combattent l'antisémitisme dix fois plus que les autres racismes, comment ne pas faire le lien ? C'est leur problème, et je comprends qu'ils me censurent. Le mien est d'affirmer haut et fort qu'au nom du communisme, c'est une imposture : communautaire identitaire et racialiste

7) Ah là est grand


document
un nouvel auteur a écrit:
SeenThis 24/02/2015
[...]
Germinal Pinalie [dont se réclamait Yves Coleman] et Yann Kindo participent sous un langage marxien d’un banal backlash : ce qui les distingue, c’est l’habillage marxien de leur haine et leur mépris envers les luttes autonomes des racisés, ou envers les critiques du scientisme.
L’habillage d’érudition et la prétention à la rigueur intellectuelle sont chez de tels auteurs un leurre, qui sert à établir une démarcation entre celleux qui pensent bien en se référent aux bons textes (ou aux bonnes traductions), et les autres.

De ce point de vue, leur « critique marxienne » se ramène bien trop souvent une plate explication des désaccords et des disputes par l’ignorance ou la bêtise des autres : les indigènes, ou celleux qui prennent au sérieux leurs arguments (à les lire, si Germinal ou Yann ne veulent pas comprendre ce que les indigènes et celleux qui les soutiennent disent , c’est bien parce que ces derniers sont bêtes) et non par l’identification des intérêts matériels en jeu - tu parles d’une « pensée matérialiste » ! De fait, les seuls intérêts matériels qu’identifient nos Pinalie-Kindoo chez celleux qu’ils dézinguent s’avèrent au mieux révoltants de mesquinerie.

Je tiens pour ma part que de tels auteurs sont sur des positions identitaires blanches, et que seule une telle position de dominant peut mener quelqu’un à se prétendre se prétendre, avant même toute réflexion critique, affranchi des « questions d’identités ». Qu’au contraire, partir de la réalité implique de reconnaître que l’universalisme et le scientisme désincarné dont de tels auteurs se drapent sont une posture et une imposture visant à dissimuler et conforter des rapports sociaux de domination dont ils sont les privilégiés.

J’ajouterai que de telles postures se retrouvent aussi bien plus à gauche - chez un , par exemple, ou au sein de la revue Temps Critiques - postures dont la superficialité théorique opportune lorsqu’il s’agit de taire dLawrence Jarach’où parlent ses auteurs, et de nier leurs privilèges, se trouve dissimulée soit sous une façade de vocabulaire radical affranchi (Jarach), soit sous un monceau d’indigent verbiage « critique » (Temps Critiques), sert aussi à l’occasion de cache-sexe idéologique au naturalisme affligeant des PMO [Pièces et main-d'œuvre] et Cie.

On retrouve le même propos radicalement intéressé et la même confortable hostilité aux « identités » chez les post-situs (tout de même quelque peu fossilisés) de « lieux communs ».

Ces lignes sont bien trop lapidaires et succinctes, mais je n’ai pas envie de perdre plus de temps que je n’ai déjà dû en consacrer à pareils philistins.

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Patlotch



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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    Sam 9 Déc - 17:00


l'idole du populisme

7 décembre, mis à jour en bas


Citation :
"Ça peut être un rassemblement d'un très grand nombre de personnes et il faut mobiliser beaucoup de forces de police qui ne sont pas automatiquement disponibles samedi prochain. Cela fait partie des éléments que nous devons prendre en compte. Mais il y a une émotion nationale"



ils sont venus, ils sont tous là

Johnny Halliday est mort. Hommages de :

Bernard ACCOYER, Martine AUBRY, Roseline BACHELOT, François BAYROU, Aurore BERGÉ, Xavier BERTRAND, Christophe CASTANER, Alexis CORBIÈRE, Cécile DUFLOT, Christian ESTROSI, Benoît HAMON, Anne HIDALGO Anne, François HOLLANDE, Robert HUE, Alain JUPPÉ, Pierre LAURENT, Marine LE PEN, Emmanuel MACRON, Pierre MOSCOVICI, Édouard PHILIPPE, Florian PHILIPPOT, Jean-Pierre RAFFARIN, Nicolas SARKOZY Nicolas, Manuel VALLS, Laurent WAUQUIEZ... et Standing ovation à l'Assemblée nationale ! Pourquoi pas le Panthéon ?

Toute la classe politique a en elle quelque chose de Johnny Hallyday Le Point

MÉLENCHON s'est abstenu, les gauchistes et les Indigènes de la République aussi...





conjoncture populiste, tout y est :
Johnny, le soldat du peuple inconnu des élites
Régis de Castelnau Causeur 8 décembre 2017
Citation :
Le terme de « héros » fait hurler les petits-bourgeois
... la disparition du chanteur agissait comme un formidable révélateur du fonctionnement de la société française en 2017. [...] Le terme de héros a fait hurler les petits-bourgeois qui, oubliant l’adjectif « populaire », se sont lancés dans des comparaisons méprisantes.

Le peuple sait reconnaître les siens
Johnny Hallyday, le peuple français l’aimait et lui était reconnaissant d’être fidèle à ce qu’il était et de faire ce qu’il devait.

Unité nationale… ou presque
Et puis il y a les moralistes, toujours les mêmes, ces petits-bourgeois qui se prennent pour l’élite, et crachent sur le peuple parce qu’ils en ont peur. Il a fallu supporter leurs aigreurs, leurs insultes, leurs leçons de morale, porteuses de mépris, persuadés qu’ils sont, que le monde est comme ils le voient quand ils ouvrent leurs fenêtres. Ils se veulent arbitres de la culture et du bon goût, alors que leurs choix n’expriment en général que la volonté de signifier une appartenance qui les distinguerait du peuple français qu’ils détestent.

Ils en font pourtant partie, mais en incarnent la figure la plus déplaisante. Je les ai toujours connus confits de suffisance, toisant le populo, et tournant ses goûts et ses élans en dérision. Prudemment d’ailleurs, quand la France avait la chance d’avoir un Parti communiste puissant. Ils détestaient le cinéma français et encensaient «  la nouvelle vague », le cinéma des petits-bourgeois pour les petits-bourgeois dont il ne reste rien [...]

Alors pour cette boussole qui indique le sud avec constance, imaginez la détestation de Johnny Hallyday. Lui qui cochait toutes les cases, à commencer par celle d’être aimé par le peuple, avec son immense talent, sa simplicité, sans oublier ses faiblesses : femmes, alcool, tabac, exil fiscal pour lesquelles les Français sont toujours assez indulgents. [...]

Luc Ferry a écrit:
une de ces « personnes de chair et de sang qui avaient réussi le tour de force de parvenir à incarner une identité culturelle singulière (...) à donner corps à cette abstraction qui se veut universelle, la culture française »

paradoxalement, alors qu'il aura grandement contribué à l'américanisation de la société française, Hallyday était pratiquement inconnu aux États-Unis


Citation :
Johnny Hallyday est un parfait inconnu aux Etats-Unis. Je le connais parce que j'ai vécu en France, mais aucun fan de rock américain n'écoute Johnny. Il suffit de voir les images de sa récente arrivée à l'aéroport de Los Angeles, personne ne lui a demandé d'autographe ni de photo. Je trouve un peu ridicule son côté américain alors qu'il n'a jamais chanté en anglais. [si si, à ses débuts...]. C'est même regrettable que le chanteur français le plus célèbre de son pays soit aussi peu français dans son attitude.

Tony K., producteur de musique à New York.

Citation :
Je dois être l'un des rares Anglais à avoir entendu parler de lui, mais je n'ai jamais entendu sa musique. La musique populaire française est vraiment trop démodée, sauf quelques groupes de musique électronique que j'aime bien...

Alex, fan de rock qui vit à Londres.

Citation :
« Alors que c’est pendant cette période [les années 60] que l’on commence à conceptualiser la ‘’mondialisation’’, Johnny Hallyday fait office de ‘’facilitateur’’ pour introduire la culture américaine en France. Il a joué un rôle en aidant à acclimater les USA et la culture américaine dans le Panthéon français avec ce côté passeur du rêve hollywoodien. Je le compare volontiers à Hugues Auffray qui a introduit Bob Dylan.»

Ce que Johnny Hallyday a fait à la société française Yves Santamaria, docteur en histoire et sociologie et auteur de Johnny, sociologie d’un rockeur : « De fait, s’il n’est pas un article d’exportation, et s’il est même souvent considéré comme un importateur de biens culturels anglo-saxons, Johnny est bel et bien ce qu’il est convenu d’appeler une "passion française". »

une passion populiste française

Florian Philippot a écrit:
@f_philippot 9 décembre 12:20

Très belles images d’une France rassemblée pour cet #HommageAJohnny

L'Humanité a écrit:
Aujourd’hui, c’est un peuple qui pleure la perte de son idole.

Fin de la route pour le dernier géant du rock’n’roll Victor Hache 7 décembre




en relation 6 décembre : populisme et rock à la française

il y a des jours comme ça
où mieux vaut Smet aux abris

PS : après 55 ans qu'allumant un poste de radio ou de télé, est impossible d'échapper à cette enflure franco-sous-américaine, sous musicale et sous rock n' roll, on ne m'a jamais demandé mon avis. Je reconnais avec Macron qu'il était 'une part de moi-même, une part de la France' : la part imposée, maudite et conchiée

un bonheur : il n'y a pas un pays au monde où l'on dise ou alors pour s'en moquer « La France ? ah oui, le pays de Johnny Hallyday... » : autant que populiste, "la France" est narcissique, sourde musicalement et malheureusement pas muette : la France est beauf de bas en haut, "les Français" sont des veaux très


non-mixité choisie

"Françaises, Français", rien ne vous sera épargné, ni pardonné



"naturellement", la franchouille d'en haut, «l'élite» beaufement réunie, tape des mains lourdement sur le temps, à l'envers de l'afterbeat black-américain, que ce soit dans le blues, le jazz, ou le rock !

Emmanuel Macron a écrit:
C’est comme ça que Johnny est entré dans nos vies, par ce blues qui dit nos misères et nos bonheurs, par ce rock qui dit nos combats et nos désirs et pour beaucoup, il est devenu presque indispensable, un ami, un frère.

le blues se bat musicalement et socialement dans l'autre sens, essayez-vous même et vous sentirez la différence, si j'ose dire et pour la rendre à Johnny : lui sentait et exploitait, eux sentent le filon à exploiter, mais par la forme, ils en dévoient et dévoilent le contenu

Halliday, c'est l'anti-Heidegger, comprenne qui pourra

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MessageSujet: Re: 9 - QUE SE PASSE-T-IL ? hypothèses et validations empiriques... Quelles contradictions, quelle dynamique historique ?    

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