PATLOTCH / CIVILISATION CHANGE / COMMUNISME, SEXE, et POÉSIE

dans la DOUBLE CRISE du CAPITAL et de l'OCCIDENT, LUTTES COMMUNISTES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGIQUES
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» COMMUNISME : pensées de traverse
Hier à 23:38 par Patlotch

» BIDONVILLES : SLUMS : BARRIOS DE TUGURIOS
Ven 18 Aoû - 11:27 par Patlotch

» DIALECTIQUE COMPLEXE et MÉTHODOLOGIE : DÉPASSEMENTS À PRODUIRE
Jeu 17 Aoû - 18:27 par Patlotch

» LA RÉVOLUTION vers LA COMMUNAUTÉ HUMAINE
Jeu 17 Aoû - 17:02 par Admin

» COMMUNISME(S), RELIGION(S), FOI, et RÉVOLUTION (étude)
Jeu 17 Aoû - 16:59 par Admin

» AUTO-ORGANISATION RÉVOLUTIONNAIRE, une vision renouvelée
Jeu 17 Aoû - 16:37 par Tristan Vacances

» ÉTATS-UNIS, CANADA, QUÉBEC LIBRE
Jeu 17 Aoû - 8:56 par Admin

» POPULISME de GAUCHE : CHANTAL MOUFFE et ERNESTO LACLAU théoriciens trans-classistes / TONI NEGRI, ses ambiguïtés et les limites de l'OPÉRAÏSME, PÉRONISME...
Jeu 17 Aoû - 8:43 par Patlotch

» ÉMEUTES/RIOTS... IDÉOLOGIE de l'ÉMEUTE ? un débat important
Jeu 17 Aoû - 8:10 par Patlotch

» VA-SAVOIR : chronique à la com, la dialectique du quotidien en propotion magique
Jeu 17 Aoû - 7:47 par Patlotch

» PROLÉTARIAT : je t'aime, un peu, beaucoup... à la folie... pas du tout ?
Mer 16 Aoû - 16:41 par Tristan Vacances

» SEXE, GENRE, CLASSES, et CAPITALISME / FÉMINISME, INTERSECTIONNALITÉ et MARXISME, avec Cinzia Arruzza... Silvia Federici, Selma James, etc.
Mer 16 Aoû - 13:33 par Admin

» FEMMES & hommes, REPRODUCTION du CAPITAL, LUTTES et DÉCOLONIALITÉS... Quid du concept de GENRE ? AUTO-ORGANISATION !
Mar 15 Aoû - 7:55 par Patlotch

» actualités de la CRITIQUE DÉCOLONIALE
Mar 15 Aoû - 7:32 par Patlotch

» 'RACES' et rapports de CLASSES, racisme structurel ou systémique, racisme d'État... (Black Lives Matter...)
Mar 15 Aoû - 7:07 par Patlotch

» des MOTS que j'aime et d'autres pas
Jeu 10 Aoû - 17:40 par Patlotch

» EXTIMITÉ, les confessions de Patlotch : un rapport aux autres et au monde
Mar 8 Aoû - 13:38 par Patlotch

» ROBOTS contre PROLÉTARIAT ? mais... quelle plus-value ? UBÉRISATION et EXPLOITATION
Mar 1 Aoû - 10:23 par Patlotch

» THÉORISATIONS COMMUNISTES, FÉMINISTES, et DÉCOLONIALES : remises en perspectives révolutionnaires. Cheminement et bouclages de synthèse
Lun 31 Juil - 15:18 par Tristan Vacances

» les visites du forum : provenance, sujets les plus actifs et les plus lus
Dim 30 Juil - 12:17 par Patlotch


Partagez | 
 

 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
AuteurMessage
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Dim 29 Nov - 13:00

en attendant la possible récupération des pages détruites par l'auto-attentat du dimanche 29 novembre (je hais les dimanches), se reporter à cette page de mon site :

chronique la France Charlie est beau



détournement Patlotch d'un dessin de Charb

Exhibit Charlie, un roman d'après, feuilleton sans fin
15-20 janvier 2015



Valls hésitation



François le premier menaçant François le second d'un coup de bulle du Pape,
s'il traitait sa mère de vierge




Dernière édition par Admin le Jeu 18 Aoû - 23:36, édité 6 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Dim 29 Nov - 14:53

importé de
L'IDÉOLOGIE FRANÇAISE chronique d'un désastre annoncé 26 novembre

Jean-Claude Charrié a écrit:
J'aurais plutôt dit "chronique du désastre"...C'est peut être trop déprimant...

c'est-à-dire que le désastre, cette chronique, engagée de fait dès le 8 janvier si ce n'est avant (ici : chronique la France Charlie est beau, en fait en quelque l'annonce, du désastre qui vient, et pour s'en tenir à l'événement du vendredi 13, qui est venu, qui prépare d'autres désastres, effectivement pires, que je n'hésite pas à annoncer, comme, bien que non souhaités, soutenus par une immense majorité de la population française, à l'insu de son plein gré : c'est l'idéologie française...

Charrier a écrit:
Cette idée de la répétition sans fin du "désastre"


vous savez bien, Jean-Claude charrier, que l'histoire ne se répète jamais à l'identique, et ici pas même comme la farce de la tragédie selon Hegel/Marx dans Le 18 Brumaire

Marx a écrit:
Hegel fait quelque part cette remarque que tous les grands événements et personnages historiques se répètent pour ainsi dire deux fois. Il a oublié d'ajouter : la première fois comme tragédie, la seconde fois comme farce. Caussidière pour Danton, Louis Blanc pour Robespierre, la Montagne de 1848 à 1851 pour la Montagne de 1793 à 1795, le neveu pour l'oncle. Et nous constatons la même caricature dans les circonstances où parut la deuxième édition du 18 Brumaire.


* Le 18 Brumaire (9 novembre) 1799, Napoléon exécuta un coup d'État qui renversa le Directoire et instaura sa dictature. En parlant de la « deuxième édition du 18 Brumaire », Marx fait allusion au coup d'État de décembre 1851.

nous sommes selon moi entrés dans un cycle de répétition en spirale dialectique, quantitative et qualitative, une logique de guerre du et pour le capital, et c'est je pense le choix qu'ont fait les dirigeants français dès le soir de l'attentat du 13

Charrier a écrit:
Il est vrai qu'on peut toujours faire pire. Du moins n'est-il pas impossible de l'imaginer

théoriser des événements, leur succession dans une logique historique, ce n'est pas "imaginer", le possible ou l'impossible, et encore moins se prendre pour Madame Soleil. La théorie sert d'abord à comprendre le présent à la lumière du passé, pour ensuite tenter de voir où ça va de façon "nécessaire"

le travail théorique consiste à observer, faire des hypothèses, et les valider empiriquement, puisqu'en matière de "sciences" sociales ou historiques, on ne peut faire des expériences en éprouvettes comme en sciences dures : on fait avec les épreuves du temps, l'expérience des luttes

voilà pourquoi j'ai ouvert maintenant ce billet L'idéologie française, de sorte qu'il puisse servir à d'autres pour voir si le concept est pertinent, le préciser et s'en servir le cas échéant dans les luttes

v


Dernière édition par Admin le Lun 30 Nov - 19:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Lun 30 Nov - 19:40

concernant les attentats et la suite, j'ai oublié de préciser que le billet sur mon blog Médiapart est aussi complet que le sujet ici disparu

ATTENTATS À PARIS, ÉTAT D'URGENCE... MATÉRIAUX et ANALYSES pour une THÉORISATION et des LUTTES COMMUNISTES

il convient d'aller aux commentaires, qui sont une alimentation comme ici, avec des échanges importés d'autres discussions du club Médiapart


exemples

surtout en cas d'urgence, prendre le temps d'apprendre à quoi s'attendre



Attentats à Paris: Qu'est-ce que «l'état d'urgence» déclenché par François Hollande ? 3 C. C. M. 14.11.2015

SECURITE Le président de la République vient de déclarer l’état d’urgence et la fermeture des frontières suite aux attentats à Paris…


Rue du Faubourg du Temple, Paris 10e - C.B.

Citation :
L'état d'urgence a été déclenché par le Président de la République ce vendredi soir, suite aux attentants multiples qui ont touché Paris. Qu'est-ce que ce dispositif exceptionnel ?

Citation :Qu'est-ce que l'état d'urgence ?

L'état d'urgence est un dispositif qui peut être déclaré « soit en cas de péril imminent résultant d'atteintes graves à l'ordre public, soit en cas d'événements présentant, par leur nature et leur gravité, le caractère de calamité publique ».

Quand a-t-il été crée ?

Il a été voté durant la guerre d'Algérie. La loi est aujourd'hui toujours en vigueur.

Que déclenche-t-il ?

L'état d'urgence confère aux autorités civiles « des pouvoirs de police exceptionnels portant sur la réglementation de la circulation et du séjour des personnes, sur la fermeture des lieux ouverts au public et sur la réquisition des armes ». Ses effets possibles sont entre autres que :

• les préfets peuvent interdire sous forme de couvre-feu la circulation des personnes ou des véhicules dans les lieux précis et à des heures fixées par arrêté

• les préfets peuvent instituer « des zones de protection ou de sécurité où le séjour des personnes est réglementé », interdire de séjour « toute personne cherchant à entraver, de quelque manière que ce soit, l'action des pouvoirs publics »

• le ministre de l'Intérieur peut assigner à résidence toute personne « dont l'activité s'avère dangereuse pour la sécurité et l'ordre publics »

• Le ministre de l'Intérieur ou les préfets peuvent « ordonner la fermeture provisoire des salles de spectacle, débits de boissons et lieux de réunion » et « les réunions de nature à provoquer ou à entretenir le désordre » ainsi qu' « ordonner la remise des armes de première, quatrième et cinquième catégories »

• Les autorités peuvent aussi ordonner des perquisitions à domicile sans le contrôle d'un juge.

Quand a-t-il été appliqué ?

1955 : L'état d'urgence a été appliqué en Algérie juste après sa création. Il a été prolongé pour six mois le 7 août 1955 et a été ainsi actif pendant 12 mois.

1958 : il a été appliqué en Algérie après que des manifestations organisées pour saluer la mémoire de trois soldats français exécutés par le FLN, puis du 23 avril au 30 septembre 1961 par après le putsch des généraux à Alger.

1984 : le Premier ministre français Laurent Fabius décrète l'état d'urgence en Nouvelle-Calédonie en décembre, suite à des violences urbaines.

2005 : le 8 novembre 2005, le Président de la République française Jacques Chirac le décrète dans l’objectif de mettre fin aux émeutes de 2005 dans les banlieues françaises. Il permet alors aux préfets des zones concernées de déclarer des couvre-feux.

2015 : le 13 Novembre 2015, suite aux multiples attaques dans la capitale, François Hollande annonce la fermeture des frontières et déclare l'état d'urgence.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Lun 30 Nov - 19:58

« L’écrasement de Daech ne changera rien » à la révolte des jeunes radicalisés

Le djihadisme est une révolte générationnelle et nihiliste Olivier Roy LE MONDE | 24.11.2015


Un dessin affiché à Bordeaux montre un djihadiste demandant :
"Tu connais le Coran ?". L'autre lui répondant : "Le quoi ?"

Citation :
La France en guerre ! Peut-être. Mais contre qui ou contre quoi ? Daech n’envoie pas des Syriens commettre des attentats en France pour dissuader le gouvernement français de le bombarder. Daech puise dans un réservoir de jeunes Français radicalisés qui, quoi qu’il arrive au Moyen-Orient, sont déjà entrés en dissidence et cherchent une cause, un label, un grand récit pour y apposer la signature sanglante de leur révolte personnelle. L’écrasement de Daech ne changera rien à cette révolte.

Le ralliement de ces jeunes à Daech est opportuniste : hier, ils étaient avec Al-Qaida, avant-hier (1995), ils se faisaient sous-traitants du GIA algérien ou pratiquaient, de la Bosnie à l’Afghanistan en passant par la Tchétchénie, leur petit nomadisme du djihad individuel (comme le « gang de Roubaix »). Et demain, ils se battront sous une autre bannière, à moins que la mort en action, l’âge ou la désillusion ne vident leurs rangs comme ce fut le cas de l’ultragauche des années 1970.

Il n’y a pas de troisième, quatrième ou énième génération de djihadistes. Depuis 1996, nous sommes confrontés à un phénomène très stable : la radicalisation de deux catégories de jeunes Français, à savoir des « deuxième génération » musulmans et des convertis « de souche ».

Le problème essentiel pour la France n’est donc pas le califat du désert syrien, qui s’évaporera tôt ou tard comme un vieux mirage devenu cauchemar, le problème, c’est la révolte de ces jeunes. Et la vraie question est...

ce texte est discuté par R.S dans « Note de lectures à propos du 13 novembre » dndf 28 novembre

R.S a écrit:
* Un texte d’Olivier Roy (« plus inspiré que d’habitude », nous dit Lobo) : Le djihadisme est une révolte nihiliste» Le Monde 25/11/15

A propos du texte de Roy, on peut faire des remarques identiques à celles relatives au texte du psychanalyste Fethi Benslama, ça apporte une brique, mais il faut construire la problématique susceptible d’utiliser cette brique.

Roy montre qu’il y a une demande de « radicalité » jusqu’à la « dissidence » et que celle-ci a été historiquement protéiforme selon les offres. Là aussi la forme religieuse n’est pas spécifiquement produite, c’est ce que l’on trouve sur le marché des idéologies (Roy s’en rend si bien compte qu’il nous le fait à l’esbroufe en écrivant à la fin de son article : « Pourquoi l’islam ? c’est évident (souligné par moi), ils reprennent une identité, etc. ».

Roy rejette les explications structurelles : explication culturaliste (« guerre des civilisations », « islam inintégrable ») ; explication tiers-mondiste (la « souffrance postcoloniale », « identification à la cause palestinienne »), simplifiant à la caricature la thèse « postcoloniale ».

Roy écrit : « Si les causes étaient structurelles, alors pourquoi ne toucheraient-elles qu’une frange minime et très circonscrites de ceux qui peuvent se dire musulmans en France ? Quelques milliers sur plusieurs millions. ». Il avance ensuite son explication : les caractéristiques spécifiques de la « deuxième génération ». Même si l’échantillon est plus étroit, on pourrait retourner à cette explication la critique faite aux « explications structurelles ». Contrairement à son intention, ce que fait Roy, c’est de préciser les explications structurelles et grâce à cette précision, il peut approcher les spécifications de l’activité djihadiste.

Il faut pour le fun citer le dernier paragraphe : « Quant aux convertis, ils choisissent l’islam parce qu’il n’y a que ça sur le marché de la révolte radicale (pour adhérer à l’ultragauche, il faut avoir lu, ce que ne font pas ces jeunes) – souligné par moi ».

Olivier Roy

et pour l'indigestion idéologique française, comme d'hab', car comme avec le bouquin d'Edwy Plenel (« Pour les Musulmans », si ce n'est pas de l'assignation à n'être que "ça", de l'essentialisation...), tout est dans le titre :



voir la hic' cité, LA LAÏCITÉ EST L'OPIUM DU PEUPLE FRANÇAIS  Blog : Patlotch



"La laïcité n’est pas tournée vers le passé mais vers le futur des hommes."

"La critique d’un dogme religieux n’est pas du racisme
"


Zineb El Rhazoui, journaliste à Charlie Hebdo, 26 mars 2015



Dernière édition par Admin le Ven 15 Juil - 13:45, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Lun 30 Nov - 23:13




Francisco Goya, El 2 de mayo 1808 en Madrid, 1814



UN AMOUR ÉTERNEL



Marche nocturne, pour Jimmy et Aïcha, 22 mars 2003  


La guerre ici soumet les mots
Ivres à l'écran des mensonges
Pour que là-bas sous mille maux
Sombrent la nuit mille et un songes  

Là-bas la guerre fait la mort
Maudite à l'Irak en déluge
Quand ici préside au remord
Une pub au prix d'un grabuge  

Je marche tu marches nous marche
Le monde marche Aïcha meurt
La paix ici prend sa couleur
Là-bas l'or noir paie la bomb'cash  

Tu pleures nous pleure à douleur
L'humain est en deuil mais les fous
De dieux n'ont pas mis à genoux
Notre amitié black blanche beure  

J'ai bien vu leur Hiroshima
Lourd son silence sourd de poche
A chaque pas brisé pour ma
Mémoire au son doux d'une cloche  

Tu te souviens Jimmy des flammes
D'un village indien du Vietnam
De l'Afrique en chaînes des chiens
Pour la liberté pour le bien  

Sous nos yeux le passé revient
Et pour un Empire dément
Ton désir d'amour irakien
Agonise éternellement  


Patlotch, Vincennes, 22 mars 2003  


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Mar 1 Déc - 10:48


VIDÉO. Face aux protestations contre les "abus" de l'état d'urgence, le Premier ministre a tenté de déminer le terrain sur Europe 1 à l'approche des régionales

Citation :
Alors que les critiques contre l'état d'urgence se multiplient deux semaines après les attentats qui ont endeuillé la capitale, Manuel Valls a justifié sur Europe 1 à plusieurs reprises sa politique sécuritaire. « L'état d'urgence est là précisément pour protéger nos libertés », a martelé le Premier ministre, invité lors de la matinale de la radio du groupe Lagardère. « Pour faire face à cette menace, à ces actes [...] qui visent notre démocratie… il faut se protéger… » s'est-il défendu, acceptant que cela ne fasse pas l'unanimité dans le pays.

Le dispositif policier exceptionnel, déployé pour sécuriser la venue des chefs d'État participant à la convention internationale pour le climat qui se poursuit jusqu'au 11 décembre au Bourget, est ciblé. Tout comme la prolongation de l'état d'urgence pour trois mois qui suspend un certain nombre de libertés fondamentales comme le droit de manifester. Mais à gauche comme à droite, ces mesures sont de plus en plus perçues comme des entorses intolérables aux principes libéraux de notre démocratie. Malgré les heurts violents qui ont marqué la journée de dimanche, en marge de la COP21, et le saccage du petit autel improvisé par des anonymes en hommage aux victimes des attaques du 13 novembre, place de la République, ces « aménagements » temporaires de l'état de droit sont d'autant plus décriés que nous sommes en période électorale.

Interrogé par Raphaël Enthoven sur la compatibilité de ces mesures d'exception avec les principes démocratiques, Manuel Valls a reconnu une « restriction des libertés ».


Manuel Valls est là pour nous faire rigoler




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Mar 1 Déc - 21:52

pour qui s'interesse encore aux considération (théoriques ?) de Temps Critiques, une échange de lettres entre les habituels : Jacques Guigou, Jacqes Wajnsztejn, Bernard Pasabrola et Yves Coleman


Lettres autour du 13 novembre 2015 Blog de Temps Critiques 1er décembre 2015

Citation :
Suite aux attentats du 13 novembre 2015, vous trouverez dans ce billet spécial des échanges auxquels participent des individus de la revue Temps Critiques, ou des proches. Les messages se suivent de manière logique et le billet sera actualisé au fur et à mesure. La dernière actualisation date du : 01/12/2015 à 12h.


pour situer la discussion, première "lettre", de Jacques Guigou
Jacques Guigou a écrit:
Le 17/11/2015

Il s’agit d’un propos d’Erri de Luca que le journal Libération a publié le 15 novembre. « Il faut lancer l’alerte au niveau zéro de la société »

Je viens de le lire : « il est évident qu’il ne s’agit pas d’un hoax et que l’intervention d’Erri des Luca est cohérente avec son actuelle position citoyenne, démocrate et antifa. Il propose l’organisation d’une défense citoyenne dans les quartiers pour neutraliser les terroristes et ainsi éviter ce qu’il nomme un risque de « militarisation » excessive de l’État et donc sa droitisation extrême. Les dispositifs stratégiques imaginés par l’ancien dirigeant du service d’ordre de Lotta continua refont surface mais converties pour un usage citoyen dans l’État de Droit »

Sans partager le propos d’Erri de Luca, le réduire un appel à la délation auprès de la police est un réflexe anarcho-gauchiste inepte ; il présuppose une guerre (de classe ?) entre deux ennemis, d’une part un Etat-policier et d’autre part des « révolutionnaires » qui le combattent. Où trouverait-on un collégien, même intoxiqué par le NPA, pour croire à cette fiction ?


la suite à l'adresse indiquée : http://blog.tempscritiques.net/archives/1365

je n'insiste pas sur ce qui manque à ces analyses : le capital à défaut même de lutte de classes claies, le capital, ses intérêts économiques, et les contradictions qu'entraîne la concurrence pour le profit, ou le maintien de son taux pour chacun. Une antidote :

dis-moi qui te finance, je te dirai qui tuer



L’Etat islamique, cancer du capitalisme moderne Nafeez Ahmed 27 mars 2015

original Islamic State is the cancer of modern capitalism


un groupe de combattants de l’Etat islamique

Citation :
L’« Etat islamique » est un symptôme brutal de l’aggravation d’une crise de civilisation fondée sur la dépendance aux combustibles fossiles, qui porte atteinte à l’hégémonie occidentale et met à mal le pouvoir des Etats dans le monde musulman

Le débat sur les origines de l’Etat islamique a largement oscillé entre deux points de vue extrêmes.

> Certains accusent l’Occident : l’Etat islamique n’est rien de plus qu’une réaction prévisible à l’occupation de l’Irak, un autre contrecoup de la politique étrangère occidentale.

> D’autres attribuent purement et simplement l’émergence de l’Etat islamique à la barbarie historique ou culturelle du monde musulman, dont les croyances et les valeurs médiévales arriérées sont un incubateur naturel de ce type d’extrémisme violent.

Alors que ce débat banal se poursuit d’un ton monotone [salut les Jacques ! ], la plus grosse évidence que personne ne veut voir concerne les infrastructures matérielles. Tout le monde peut nourrir des pensées mauvaises, horribles ou dégoûtantes. Mais elles restent de simples fantasmes à moins que l’on ne trouve un moyen de les manifester concrètement dans le monde qui nous entoure.

Ainsi, pour comprendre comment l’idéologie qui anime l’Etat islamique a réussi à rassembler les ressources matérielles nécessaires pour conquérir un espace plus grand que le Royaume-Uni, nous devons inspecter de plus près son contexte matériel.


[...]


source Patlotch :  ISLAM, un ennemi idéal : « EUX » et « NOUS »... l'«ISLAMOPHOBIE» en question
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Jeu 3 Déc - 10:24



France: après les attentats, poussée des néo-fascistes dans les sondages pour les élections régionales
Kumaran Ira WSWS 3 décembre 2015

Depuis les attentats terroristes du 13 novembre à Paris, le Front national néo-fasciste (FN) apparaît comme le principal bénéficiaire de l'hystérie sécuritaire et des mesures draconiennes d'Etat policier du gouvernement PS (Parti socialiste). Le FN est en tête des sondages pour les élections régionales des 6 et 13 décembre.

Selon un sondage Ipsos, il obtiendrait 30 pour cent des voix au premier tour, le 6 décembre, battant le PS et les conservateurs, 'Les républicains' (LR)


Kumaran Ira a écrit:
Un sondage BVA du 29 novembre donnait le FN gagnant confortable de la région Provence-Alpes Côte d'Azur (PACA) et de celle de Nord Pas-de-Calais Picardie. Il pourrait également remporter la région Bourgogne Franche-Comté. Ce sondage attribuait au FN des gains substantiels dans toutes les 13 régions de la France métropolitaine.

La montée du FN est le produit de la faillite du PS et de l'escalade de la crise du capitalisme français. Des millions de personnes sont au chômage et le PS continue à réduire les dépenses publiques par des mesures d'austérité draconiennes qui minent l'économie. Les élections régionales se déroulent surtout dans une atmosphère d'hystérie sécuritaire massive créée par le gouvernement suite à l'attaque terroriste du 13 novembre qui a tué 130 personnes.

Sous couvert de «guerre contre le terrorisme» le PS impose des mesures d'Etat policier sans précédent et l’abolition de droits démocratiques fondamentaux. Après les attaques du 13 novembre, il a imposé un état d'urgence de trois mois permettant à l'État d'interdire et de réprimer les manifestations et d'assigner à résidence sans procès des individus qui selon la police sont une menace potentielle pour l'ordre public. Le PS a promis de modifier la Constitution pour accorder au président l'autorité d'exercer les pouvoirs d'urgence indéfiniment, convertissant de fait la France en état policier.

Mardi, le premier ministre Manuel Valls a justifié ces mesures draconiennes et suggéré qu'elles pourraient être étendues au delà du 26 février 2016, date où l'état d'urgence actuel se termine de par la loi adoptée après les attentats de Paris. Il a dit sur la radio Europe1, « Il ne faut pas écarter cette possibilité, bien évidemment, en fonction de la menace, et il faudra agir avec beaucoup de responsabilité ».

Valls s'est vanté de la répression policière massive et des nombreuses décisions extrajudiciaires d'assigner des gens à résidence après l'attaque du 13 novembre. Selon lui, « Depuis les attentats, plus de 2 000 perquisitions administratives (sans contrôle d'un juge) ont été menées et plus de 210 personnes placées en garde à vue, dans le cadre de l'état d'urgence ».  

La veille de la conférence climatique COP21 commencée lundi, le gouvernement a interdit les manifestations écologistes et ordonné aux forces de police de réprimer les manifestations à Paris. Celles-ci ont interpellé et détenu plus de 300 manifestants.

L'effort concerté du gouvernement PS et de tout l'establishment politique de détruire les droits démocratiques fondamentaux renforce le FN qui fait campagne sur la base d'appels à des mesures dures de maintien de l'ordre et dirigées contre les immigrés.

Après les attaques du 13 novembre, le président François Hollande a invité la présidente du FN Marine Le Pen à l'Elysée au nom de «l'unité nationale». Soutenant la prolongation de trois mois de l'état d'urgence, dirigé jusqu'ici surtout contre les banlieues ouvrières des grandes villes françaises, Le Pen a demandé que l'état d'urgence « soit utilisé pour aller désarmer les banlieues ».

Le Pen a également appelé à « la cessation immédiate» de l'immigration en France. Elle a approuvé la proposition du vice-président du FN Florian Philippot de déporter tous les demandeurs d'asile actuellement en France.

Les médias commencent aussi à discuter la possibilité que le FN sorte renforcé de manière significative au niveau national de prochaines élections et la possibilité qu’il gagne dans un an et demi la prochaine grande élection, la présidentielle de mai 2017.

« Les attentats vont-ils profiter au FN lors des régionales?" demande Libération, citant des responsables du FN disant: «La gauche [c'est à dire le PS] et nous, pouvons être bénéficiaires. Ils ont fait des annonces et nous, nos solutions sont validées. La droite, elle, est en étau.»

Ce qui se dessine de plus en plus nettement c’est la faillite de l'ensemble de l'élite dirigeante. Depuis qu'il est arrivé au pouvoir en 2012 avec le soutien des satellites pseudo de gauche du PS, tels le Parti communiste français (PCF) stalinien et le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), Hollande a intensifié l'austérité, remettant des dizaines de milliards d'euros à la grande entreprise et il a lancé plusieurs guerres en Afrique et au Moyen-Orient.

Dans des conditions où les syndicats et la pseudo-gauche bloquent l'expression de la vaste opposition qui existe dans la classe ouvrière à la politique de Hollande, le PS appelle à plus d'austérité et de guerres et à des politiques d'Etat policier plus sévères, ce qui ne fait que renforcer le FN. La vaste majorité de la population étant profondément désillusionnée tant envers le PS que LR, celui-ci a remporté des succès électoraux importants lors d’élections européennes et locales.

La région Nord Pas-de-Calais Picardie où le FN est donné gagnant mais que le PS et le PCF ont dominé pendant des décennies illustre bien l'effondrement socio-économique du capitalisme français. Frappée par la désindustrialisation et la fermeture des mines de charbon, elle a un taux de chômage de 12,5 pour cent et l'un des taux de pauvreté les plus élevés en France. Selon l'organisme public de statistiques INSEE, « 1 million de personnes vivent sous le seuil de pauvreté en Nord Pas-de-Calais Picardie, sur un total de 6 millions d’habitants ».

La classe dirigeante n'a pas de solution à ces problèmes sinon la répression et l’imposition d’un régime autoritaire. L’affirmation par le FN que le PS adopte sa politique contient cette part de vérité: la promotion ouverte du chauvinisme anti-immigrés, des mesures autoritaires, de l'austérité et de la guerre impérialiste, qui autrefois aurait été l’apanage du FN, est maintenant la politique bourgeoise conventionnelle.

Depuis son arrivée au pouvoir, le PS a présidé à la construction d'un vaste appareil d'Etat policier, à la légalisation de l'espionnage domestique de masse par les agences de renseignement et au déploiement de l'armée à l'intérieur du pays en tant que force de police.

La perspective existe réellement que, dans moins de deux ans, cet appareil se trouve aux mains du FN, un parti d'extrême droite dont les membres ont publiquement défendu le régime de Vichy, de collaboration avec les nazis, nié l'Holocauste et justifié le colonialisme français en Algérie. Cela souligne le fait que, même si elles sont expliquées par une lutte ostensible contre le terrorisme, les mesures d'Etat policier adoptées après le 13 novembre mettent en danger l'ensemble de la classe ouvrière.

(Article paru en anglais le 2 décembre 2015)


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Jeu 3 Déc - 10:38



350 interpellations arbitraires place de la République : salariés, étudiants, designers, clowns... / Barnabé Binctin Reporterre 1er décembre 2015  

Le bilan de l’opération policière de dimanche contre les manifestants écolos s’est alourdi, atteignant 341 interpellations et près de 320 gardes à vue. Aucun casseur ne figurerait parmi les personnes arrêtées


Citation :
C’est confirmé : la liste des interpellations et des garde à vue, après les manifestations de la place de la République dimanche 28 novembre, s’est allongée. De 289 interpellations annoncées hier soir (lire le récit des événements de dimanche sur Reporterre), le bilan est passé à 341, selon la préfecture, contactée par Reporterre.

Le nombre des garde à vue pourrait, lui, avoir presque doublé. Selon des sources policières relayées par différents médias, 317 personnes auraient été placées en garde à vue. Un chiffre que ni la préfecture – qui renvoie au Parquet, la justice ayant « pris la main sur la communication dans ce dossier » – ni ce dernier ministère, qui n’a pas répondu à nos sollicitations, n’ont pour l’instant confirmé. Lundi, en fin d’après-midi, la plupart des personnes retenues avaient été libérées – sauf neuf, dont la garde à vue a été prolongée, selon Le Monde.


À quelle suite judiciaire s’attendre ?


Pour l’instant, mis à part ces neuf personnes toujours détenues pour « violences », difficile de savoir s’il y aura des poursuites judiciaires. « À ma connaissance, il n’y en a pas pour l’heure, rapporte Raphaël Kempf, avocat au barreau de Paris qui a assisté sept personnes depuis dimanche soir. Elles ont été mises en garde-à-vue pour “participation à un attroupement non-armé suite à sommation de se disperser”. »


Les informations restent difficiles à vérifier, car les interpellés ont été disséminés un peu partout dans la région parisienne – Bobigny, Saint-Denis, Livry-Gargan dans le 93, mais aussi Rueil-Malmaison dans le 92, etc. « Ils ont été amenés dans le 18e arrondissement avant d’être ensuite redistribués dans différents commissariats », poursuit Me Kempf, qui pointe de grosses difficultés pour être mis en relation avec ses clients : « On n’a pu les voir que très tard dans la soirée ou seulement le lendemain matin. » Selon une information non encore vérifiée, un Belge aurait été emmené au centre de rétention de Vincennes avec une procédure d’expulsion en cours.


Qui sont les personnes interpellées ?

Comme nous le racontions dès hier, il y avait visiblement peu d’« hommes en noir » (ceux qui se sont confrontés à la police dimanche vers 14 h) parmi les interpellés. Un constat confirmé par Alice Becker, avocate parisienne qui a de son côté assisté quatre personnes depuis dimanche : « Parmi les gardés à vue, il y a des quidams de province et des Parisiens, de 25 à 65 ans. Des salariés, des étudiants, des designers, un clown. Ils ont des profils très disparates mais pas du tout de casseurs. Les enquêteurs que j’ai croisés reconnaissaient d’ailleurs qu’ils n’en ont pas interpellés. »


Selon plusieurs avocats, beaucoup se sont fait piéger en tentant de quitter la place de la République. « Ce sont juste des gens qui ne sont pas sortis assez vite de la nasse. Les enquêteurs leur “reprochent” d’être restés en spectateurs sur la place au lieu d’obéir aux sommations. L’aberration étant que les gens n’ont pas pu sortir ! » poursuit l’avocate. « Ils nous ont laissés entrer sans difficulté sur la place et quelques minutes plus tard, on ne pouvait plus en ressortir », raconte à Reporterre un manifestant qui s’est fait parquer pendant près de quatre heures au niveau de la rue du Faubourg du Temple. Ce dernier conteste par ailleurs qu’il y ait eu « la moindre sommation ».

L’arbitraire de l’opération pose par ailleurs question – pourquoi avoir scindé la foule des manifestants à cet endroit précis ? Pour Olivier Besancenot, qui est resté captif pendant 3 h 30 dans cette poche de la rue du Faubourg du Temple, il s’agit d’une « décision politique ». Joint par Reporterre, il raconte que le cortège – qui rassemblait des militants du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA) mais aussi d’Alternatives libertaires et d’Ensemble ! – était identifié par les forces de l’ordre. « Nous avions fait le tour de la place plusieurs fois, et quand nous avons voulu sortir par le nord, nous en avons été empêchés. On s’est rendu compte alors qu’on était complètement encerclés. » Sur la centaine de militants concernés, près des trois-quart ont fini embarqués par la police. « Une journée noire pour le droit à manifester en France », conclut l’ancien porte-parole du NPA.


Peut-on y voir une manœuvre politique ?

Dans le contexte actuel, difficile d’imaginer, comme le dit Olivier Besancenot, que l’opération policière de dimanche n’ait pas eu quelques intérêts à très court-terme. Alors que s’ouvre la COP 21 et son lot d’actions depuis longtemps annoncées par la société civile, la mise en œuvre d’une telle répression pourrait d’abord en décourager plus d’un : « Ce sont des moyens de pression pour dissuader les gens de participer à ce genre d’événements », estime Me Kempf. Selon Me Becker, « le but est de rassurer l’opinion publique en disant “regardez, on a interpellé du monde” et d’annoncer du chiffre. Et entre le nombre d’interpellés, de gardes à vue ou de comparutions immédiates, il y a un effet d’entonnoir qui permet aux autorités de dire qu’elles font le tri. »

Si manœuvre politique il y a, elle ne rend pas gagnante la démocratie, rappelle ainsi Raphaël Kempf : « Être privé de liberté pendant 24 heures, parqués dans des bus sans pouvoir voir de médecin ni d’avocat quand on en a besoin, tout ça alors qu’on est non-violent, ce n’était pas nécessaire. »



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Ven 4 Déc - 22:46



El islam contra el Daesh Helios F. Garcés 19/11/15 · 8:26

El laicismo eurocéntrico tiñe de racionalidad políticamente correcta el sesgo racista de carácter diferencialista del que nunca ha osado librarse: el problema esencial reside en la identidad del otro


Multitud frente a uno de los restaurantes atacados. / Jean-François Gornet

Citation :
Tras los terribles atentados perpetrados en París, determinados sectores pertenecientes a la denominada consciencia europea, en su clara voluntad de reactivar la cohesión occidental, vuelven a sacudir el viejo y persistente fantasma de la hostilidad patológica hacia el islam. A nivel político, la estrategia –puramente emotivista– pasa por hacernos olvidar qué función cumple la reactivación de ese “nosotros” en un momento de crisis civilizatoria como la que atraviesa el Occidente capitalista.

Paralelamente, el chantaje moral que legitima el fortalecimiento en bloque de nuestra supuesta identidad cultural/política es posible gracias a la utilización mediática de la tristeza y de la barbarie. No se trata de cualquier barbarie, hablamos de la producida en aquello que Frantz Fanon llamó “la zona del ser”. Se trata entonces del valor de los muertos que nos duelen, del valor de la vida que merece ser vivida.

Por otra parte, la reactivación del “nosotros” implica la esencialización del “ellos”. De esta manera el laicismo eurocéntrico tiñe de racionalidad políticamente correcta el sesgo racista de carácter diferencialista del que nunca ha osado librarse: el problema esencial reside en la identidad del otro. Es así como se monitoriza el debate internacional a través de la desconfianza occidental ante el islam. Dejarse llevar por los automatismos derivados de tal estrategia no sólo significa obviar la dimensión fundamental del trasfondo político que explica el auténtico conflicto, sino que contribuye a ningunear la acumulación de muerte en la “zona del no ser”. Nos referimos a los muertos que no nos duelen, a la vida que no merece ser vivida.

La discusión inicial entre la derecha xenófoba y la izquierda antimilitarista desemboca frecuentemente en un envolvente recelo popular ante el moro –signo cultural que abarca todo el espectro político– y la contrarréplica de algunas voces críticas. Pero ¿dónde están las voces islámicas de Occidente? ¿Existen? Parece que los propios musulmanes occidentales no son interlocutores válidos para los medios. Emerge en este contexto la célebre pregunta de Spivak “¿puede hablar el sujeto subalterno?”. No se trata de una pregunta retórica. La respuesta, en este caso, es evidente: claro que puede, pero la cuestión primordial es ¿acaso se le escucha?

Deconstruyendo el alarmismo y las viles justificaciones del rechazo a los refugiados incrementado a partir de la interpretación islamofóbica de los atentados, Santiago Alba Rico, en su artículo “París, más allá del dolor”, afirma lo siguiente: “Ramzy Baroud, el académico inglés de origen palestino, insiste siempre en que el EI [Estado Islámico] es un fenómeno de la periferia del islam, concretamente occidental, un fenómeno que se nutre, además, de conversos atraídos menos por la religión que por la radicalidad”. Admitiendo el valor de dicha afirmación, por su carácter desmitificador, será, no obstante, necesario y urgente atender a la riqueza y diversidad del islam occidental.


Pasado, presente y futuro de Occidente

Por mucho que le pese aceptarlo a gran parte de la sociedad mayoritaria, el islam forma parte del pasado, presente y futuro de Occidente. En nuestra mano está no permitir a nuestros sucesivos gobiernos seguir cometiendo los enormes errores que el Estado francés ha cometido con su ciudadanía musulmana. Ésta es una de las labores por la que hace más de una década luchan desde el Partido de los Indígenas de la República. Bien es cierto que no es en absoluto justo privar de responsabilidad propia a los asesinos, ya sea en París como en los sospechosamente olvidados Beirut, Nigeria o Kenia, allí donde se amontonan los muertos de “la zona del no ser”. Hacerlo no es sino privar de agencia humana a aquellos que cometen los atentados y es olvidar que la gran mayoría de los musulmanes y musulmanas, encontrándose igualmente en una situación de asedio colonial constante, deciden pelear de manera justa.

Por otra parte, es irresponsable y simplista asegurar que el yihadismo es “una ideología que deforma el islam pero que también sale netamente de él”. Resulta contradictorio afirmar que algo que deforma el islam proviene completamente de él. Obviar la influencia ampliamente demostrada de los gobiernos más poderosos del mundo en el fortalecimiento progresivo de numerosos grupos fundamentalistas que hoy se han transformado en el Enemigo Público nº 1 a través de la venta de armas, del silencio interesado y de la guerra sistemática no sólo es políticamente ingenuo, sino que es moralmente reprobable.

Recordar las responsabilidades de la violencia y visibilizar sus efectos sociales, económicos y psicológicos en las sociedades colonizadas no es, como intentan demostrar determinadas voces, síntoma de buenismo cultural, es pura pedagogía decolonial. Con cierta prudencia y saludables reservas, hay que reconocer la inteligencia de los análisis pacifistas que sobre la violencia llevaron a cabo Thoreau, Martin Luther King Jr. o Mahatma Gandhi. La violencia colonial a menudo termina por destruir a oprimidos y opresores. Es recomendable recordar esto antes de caer en la trampa de justificar las ansias de venganza. Lamentablemente, la palabra “guerra” ocupaba los titulares de los principales periódicos del Estado este pasado domingo, aunque sabemos que Francia lleva bombardeando Siria desde septiembre.

En suma, ni se puede subestimar la capacidad de maldad del otro subalternizado ni se debe atribuir dicha maldad a la supuesta naturaleza de su identidad cultural, étnica o religiosa. Tanto una tendencia como otra revelan una latente caricatura colonial de la humanidad otra que no favorece una mirada limpia y horizontal, tal y como advirtiera el inmenso poeta José Heredia Maya. Recordemos, en sus sucesivos comunicados durante estos últimos días, la Junta Islámica Española, la Yama'a Islámica de Al Ándalus, la Federación Española de Entidades Religiosas Islámicas, la Plataforma contra la Islamofobia o la plataforma virtual Todos Contra la Islamofobia han condenado abiertamente y de forma reiterada los atentados de París.

De la misma manera, numerosas personas musulmanas han manifestado su temor ante las posibles represalias. Días después de lo sucedido en la capital gala, un campo de refugiados sirios ardía de repente. Los medios locales insinuaron que el incendio podía haber sido perpetrado por grupos xenófobos. En San Benito, Badajoz, unos desconocidos intentaron quemar una mezquita durante la madrugada del 14 de noviembre. A la mañana siguiente aparecieron numerosos carteles racistas contra los refugiados por diferentes lugares de la ciudad.

Mientras, la guerra sigue cobrándose las vidas de inocentes aquí y allí. ¿Nosotros? ¿Ellos? Contra el terrorismo. Contra la islamofobia.
 

Todo el islam es cortesía

Quien de vosotros vea un hecho repudiable, que lo cambie (intente) con su mano, si no pudiera entonces (que lo intente aconsejando) con palabras, y si no pudiera, entonces (lo repruebe) en su corazón, y esto es lo mas débil de la fe.

¡Oh ‘Alî! Hay tres cosas que se cuentan entre las más elevadas virtudes: dar a quien te ha privado, relacionarte con quien ha cortado los vínculos contigo y perdonar a quien ha sido injusto contigo

Un árabe no es mejor que un no árabe, y un no árabe no es mejor que un árabe, y una persona roja no es mejor que una persona negra y una persona negra no es mejor que una roja
Muhammad, profeta del islam

Quien matara a una persona que no hubiera matado a nadie ni corrompido en la tierra, sería como si hubiera matado a toda la Humanidad. Y quien salvara una vida, sería como si hubiera salvado las vidas de toda la Humanidad.
Corán, sura "La mesa servida", verso 32


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Sam 5 Déc - 14:29



« La France en voulait plus »



L'Union européenne s'accorde sur la mise en place d'un outil antiterrorisme 05-12-2015

TERRORISME - Après des années de négociations, les 28 Etats-membres de l'UE ont enfin trouvé un accord sur la mise en place du PNR, un outil antiterrorisme permettant de tracer les itinéraires des passagers aériens circulant en Europe



Le "PNR" permettra de tracer les déplacements des passagers aériens circulant en Europe
TREVOR COLLENS / AFP

Citation :
Trois semaines après les attentats du 13 novembre qui ont fait 130 morts, les ministres de l'Intérieur des 28 Etats-membres de l'Union européenne se sont réunis vendredi 4 décembre à Bruxelles pour s'accorder sur la mise en place du PNR (Passenger Name Record). Cet outil antiterrorisme devrait permettre de suivre à la trace les passagers aériens circulant en Europe et repousserait le débat sur l'avenir de la libre circulation dans l'espace Schengen.

Cet outil de traçage pourrait également (et surtout) permettre d’améliorer le suivi des terroristes et faciliter l'accès à leurs itinéraires depuis les informations fournies par les compagnies aériennes. Abdelhamid Abaaoud par exemple, le commanditaire présumé des attaques de Paris (mort dans l’assaut de Saint-Denis) était en France, alors que les services de renseignement le pensaient encore en Syrie. Pourtant fiché S et soupçonné d'être l'une des têtes pensantes du groupe Etat islamique, le terroriste était passé inaperçu.

La France en voulait plus

Cet accord conclu entre les 28 pays européens lève enfin les dernières réserves du Parlement européen, qui trouvait trop longue, la période pendant laquelle étaient conservées les données des passagers. Celle-ci sera donc de six mois. "Dans un esprit constructif, les Etats-membres ont déclaré leur accord sur un délai de rétention de six mois", comme le demandaient les eurodéputés, a déclaré Etienne Schneider, le ministre luxembourgeois de l'Intérieur. "Après tant d'années de discussions, nous avons enfin pu trouver un accord sur un PNR européen".

"Nous avons obtenu l'engagement de tous les Etats-membres pour que tous les vols intra-européens et les vols charters soient inclus" dans le fonctionnement du PNR, a de son côté déclaré Bernard Cazeneuve, sans évoquer la durée votée, la France ayant réclamé un délai d'un an.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Sam 5 Déc - 22:26






Sondage : le rebond sans précédent de la popularité de François Hollande Les Echos Le 01/12
   

La côte de popularité de François Hollande n'a jamais été aussi forte depuis juillet 2012. - Shutterstock

Citation :
Difficile de ne pas lier les récents attentats du vendredi 13 novembre qui ont frappé Paris et Saint-Denis et ce sondage. La cote de confiance de François Hollande fait un bond sans précédent de 22 points en novembre pour s'établir à 50% d'opinions favorables dans un sondage Ifop-Fiducial diffusé mardi, tandis que le baromètre TNS-Sofres OnePoint le crédite d'une hausse de 20 points à 35%.


François Hollande fait mieux que Nicolas Sarkozy

Des sondages réalisés après les attentats du 13 novembre et publiés ce mardi. Cette très forte progression de l'approbation de l'action du chef de l'État - qui avait enregistré une nette hausse déjà en janvier, après les attentats contre Charlie Hebdo et l'Hyper Cacher (+21 points) - lui permet de repasser au-dessus de la barre des 50%, une première depuis près de trois ans et demi.


L'institut Ifop-Fiducial relève que François Hollande, plombé jusqu'à présent par une impopularité tenace, "réussit là où Nicolas Sarkozy avait échoué". "Son prédécesseur n'était jamais parvenu à revenir à 50% de satisfaction, ni pendant l'été 2008 malgré son intense et efficace action diplomatique à la tête de l'Union européenne, ni après son implication dans la résolution de la crise financière en octobre de la même année", ajoute l'Ifop


Des points mais à surtout à droite

Ifop-Fiducial relativise toutefois cette embellie en notant que le président de la République progresse fortement à gauche (+16) mais surtout à droite (+24). "Preuve que cet incroyable regain de popularité ne durera pas. La précédente hausse avait d'ailleurs fondu comme neige au soleil", assure l'institut de sondage. La montée en flèche de François Hollande ne profite en revanche pas à son Premier ministre, Manuel Valls, qui ne gagne que trois points à lui aussi 50% d'opinions favorables.

Le mois de novembre a été dominé en France par les attentats revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) à Paris et Saint-Denis et par le virage sécuritaire opéré par la suite -- instauration de l'état d'urgence, projet de révision constitutionnelle, redoublement des frappes en Syrie. Interrogés sur leurs préoccupations du moment, les Français placent d'ailleurs en tête à une écrasante majorité ces attentats (94%) ou l'opération policière contre les jihadistes (81%), loin devant la hausse du chômage (49%), qui constitue habituellement l'un de leurs premiers sujets d'inquiétude.


Pas d'impact sur les Régionales

Plusieurs enquêtes ont également mesuré une progression de la cote de l'exécutif mais qui n'aurait pour l'heure aucune incidence sur les intentions de vote dont est crédité le Parti socialiste (PS) en vue des élections régionales des 6 et 13 décembre. Pour Jérôme Sainte-Marie, président de PollingVox, la remontée de l'exécutif dans les sondages, "strictement liée au désir d'union nationale", devrait avoir peu d'impact sur le scrutin. "Selon toute vraisemblance, souligne-t-il, les logiques à l'oeuvre depuis des années ne seront pas annulées, mais accélérées." Avec une forte poussée du Front national, une gauche en recul et une droite qui peine à maintenir son avance


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Sam 5 Déc - 23:10



Il est temps que la Nation fasse corps avec elle-même Jacques Julliard 05 Décembre 2015

Et si, face à la barbarie, la France s'était reprise ? Si, de nouveau, comme l'a dit François Hollande aux Invalides, « la nation [faisait] corps avec elle-même » ?


François Hollande à l'Hotel des Invalides rendant hommage
aux victimes des attentats du 13 novembre

Citation :
Les attentats du 13 novembre auront-ils de l'influence sur les élections régionales de dimanche ? Le tragique déteindra-t-il sur l'anecdotique ? Nous allons être vite fixés, mais d'ores et déjà quelques mutations sont apparues :

- C'est au PS que le changement est le plus visible. C'est bien simple : jusqu'au 12 novembre, François Hollande apparaissait comme un boulet pour le Parti socialiste. Depuis, c'est le Parti socialiste qui semble un boulet pour François Hollande. Dans les débuts de la campagne, les candidats socialistes se gardaient bien de se référer au président. Ils faisaient dans le régional. Depuis le 13, ils brandissent l'image du chef de l'Etat comme un totem. Malgré les ratés du système de sécurité. Malgré le chômage. Les électeurs voudront-ils saluer l'exceptionnelle performance de François Hollande depuis trois semaines ou continuer de punir la gauche. Réponse dimanche.

- Grand changement aussi au Front national. En janvier, après Charlie et l'Hyper Cacher de la porte de Vincennes, le FN avait été mis à l'écart de la grande manif nationale du 11 janvier, et Marine Le Pen avait cru pouvoir transformer cet ostracisme subi en sécession volontaire. Tactique perdante : pour la première fois depuis longtemps, le FN avait été à contre-courant du sentiment populaire et avait reculé.

Cette fois-ci, Marine Le Pen n'a pas réédité la même erreur. Elle a collé au mouvement d'indignation populaire, se contentant de souligner que, puisque l'heure est à la sécurité, le FN est le mieux placé, à cause de la politique sécuritaire qu'il préconise depuis longtemps. Les sondages indiquent un FN en hausse. Assez pour faire élire Marine et Marion à la tête de deux exécutifs régionaux ? Là serait le tournant psychologique, succédant au tournant politique.

- Grand flottement en revanche dans la droite classique, symbolisé par les hésitations de Nicolas Sarkozy. Son premier mouvement a été de stigmatiser les retards et les insuffisances de l'exécutif, sur le thème : nous l'avions bien dit ! Mais l'union sacrée, plus populaire chez les citoyens que dans la classe politique, a ses exigences, et d'abord la mise entre parenthèses de la chikaya politicienne. Sarkozy a dû rectifier le tir et s'habiller en toute hâte en héraut des valeurs républicaines. Quitte à revenir dans la dernière ligne droite à une attitude plus agressive envers le goubernement. [sic]

Au demeurant, la séquence n'est pas si mauvaise que cela pour l'ancien président, qui a vu sa cote de popularité bondir de 17 points dans ses propres troupes. Pour la première fois depuis un an, il a repris le dessus sur Alain Juppé et ses autres rivaux. La primaire LR de l'an prochain est plus ouverte que jamais.

En attendant, les régionales ne se présentent plus comme la marche triomphale annoncée. Entre une gauche quelque peu relégitimée par son chef et un FN à l'offensive, la droite classique est prise en sandwich. Le second tour sera peut-être pour elle moins facile que prévu.

Au-delà des résultats de chaque grande formation, les attentats du 13 novembre ont eu pour effet d'accroître la défiance à l'égard des partis et de confirmer la préférence de la population pour un système de type présidentiel.

Pourquoi cela ? Parce que les partis politiques se révèlent incapables d'incarner et de promouvoir l'intérêt général. Or, depuis les attentats, on assiste dans l'opinion à une remontée en flèche de l'exigence du bien commun, et même, plus précisément, de l'idée unitaire et révolutionnaire de salut public. Certes, les Français aiment la controverse, le cliquetis des idées, la confrontation des programmes. A condition que la lutte des partis n'ait pas pour but l'engraissement des uns au détriment des autres et vice versa, mais une saine émulation au service des intérêts supérieurs de la nation.

C'est la nation qui a été frappée, c'est elle qui doit se défendre, et le regain de faveur des symboles nationaux (Marseillaise, drapeau tricolore) n'a pas d'autre sens que la réaffirmation de la volonté générale de la nation au détriment des intérêts particuliers. François Hollande l'a bien compris, et son discours au Congrès de Versailles, où il emprunte largement au programme de l'opposition, a pour but de réaliser autour de sa personne, ou plutôt de sa fonction, une sorte d'union sacrée.

C'est ce que démontrait le sondage Elabe publié la semaine dernière par Marianne, où le principe d'un gouvernement d'union nationale était plébiscité par 74 % des personnes interrogées. Et cela, chose remarquable, non seulement pour lutter contre le terrorisme, mais aussi pour relancer l'économie, sauvegarder notre système social et refonder notre système éducatif.

Or rappelons-nous que, jusqu'aux attentats, il s'élevait des médias un long gémissement sur l'individualisme forcené des Français, qui interdisait tout ressaisissement collectif. Et si, face à la barbarie, la France s'était reprise ? Si, de nouveau, comme l'a dit François Hollande aux Invalides, «la nation fait corps avec elle-même» ?

Ce sera bien nécessaire. Nous entrons dans une période très dure, la plus dure peut-être que nous ayons connue depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Notre économie, déjà chancelante, va pâtir de la baisse du tourisme, et peut-être de la baisse de l'investissement étranger. Le chômage va continuer de croître. Et que ferons-nous, face à un nouveau massacre ? Défiler, comme en janvier ? Nous recueillir, comme aux Invalides ? Au moins, le peuple de France, plus que ses politiques, ses patrons, ses intellectuels, a compris qu'il était temps de se rassembler.




Dernière édition par Admin le Sam 5 Déc - 23:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Sam 5 Déc - 23:16



Attentats de Paris : 89% des Français demandent l'unité nationale (sondage) Julie Marie-Leconte 26 novembre


Un rassemblement à Toulouse après les attentats du 13 novembre © MAXPPP

Deux semaines après les attentats de Paris, un sondage Odoxa-MCI pour France Info et Le Parisien-Aujourd'hui en France dévoile le ressenti des Français face à cet événement. Une écrasante majorité demande l'unité nationale

Citation :
Quinze jours après les attentats du 13 novembre, François Hollande rend un hommage national aux 130 morts et 350 blessés ce vendredi à l'hôtel des Invalides à Paris. Les Français, qui sont invités à déployer le drapeau tricolore à leurs fenêtres, ont été profondément marqués par les attaques, selon un sondage Odoxa-MCI pour France Info et Le Parisien-Aujourd'hui en France.

Comme pour le 11 septembre 2001 les trois-quarts des Français sont convaincus qu'ils se souviendront toute leur vie de ce vendredi noir, de l'endroit où ils étaient et de ce qu'ils étaient en train de faire. Une écrasante majorité, quasiment 90%, estime que le pays doit faire front : tous, quelles-que soient leurs différences d'origine et leurs opinions politiques doivent être unis. Mais ils sont tout aussi nombreux à ne pas vouloir que les attaques changent leur façon de vivre et ils approuvent la décision de ne pas reporter les élections régionales.

Un français sur quatre déclare même que les événements ont renforcé leur envie d'aller voter. De là à y voir un acte de résistance, il y a un pas que la moitié des sondés ne franchit pas. Un message que la gauche doit entendre puisque depuis le 13 novembre, elle mise sur un sursaut citoyen, notamment dans ses rangs, jusqu'à présent sérieusement démobilisé. Un sursaut qui – en tous cas selon cette enquête – ne devrait pas avoir lieu.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Sam 5 Déc - 23:24

(Marne)

SONDAGE. Vous ne vouliez pas sortir le drapeau français en hommages aux victimes

D’après notre sondage, une majorité d’entre vous ne souhaitait pas afficher le drapeau français en hommage aux victimes des attentats


Citation :
Près de 61,9 % des votants ont répondu « non » à la question : « Et vous, affichez-vous le drapeau français en hommage aux victimes des attentats de Paris ? ».

Au contraire, 29,1 % ont répondu « oui » et 9 % n’ont pas souhaité se prononcer.

Près de 1282 personnes ont répondu à ce sondage. Merci de votre participation.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Mar 8 Déc - 9:10



État d’urgence : vers le contrôle orwellien du net ? Nicolas Bruel 8 décembre 2015

Si vous n’avez jamais lu 1984, c’est le moment : ce que le gouvernement nous prépare pour internet y ressemble fortement !


Vidéosurveillance (Crédits Paweł Zdziarski, licence CC-BY 2.5)

Citation :
L’état d’urgence a été prononcé au soir du 13 Novembre avant même l’assaut du Bataclan par les membres de la BRI. Celui-ci est une « forme d’état d’exception qui restreint les libertés ». Nous en avons déjà constaté certaines conséquences :

◾interdiction de manifester
◾interdiction de certaines réunions sur la place publique
◾couvre-feu à Sens
◾perquisitions
◾assignation à résidence

L’état d’urgence a été voté pour 3 mois par une écrasante majorité et nos libertés ont donc été mises entre parenthèses sous les applaudissements de nos députés et sénateurs.

Au-delà du bilan mitigé de ces mesures – écologistes assignés à résidence, armes saisies alors qu’elles auraient dû l’être avant car certainement détenues par des individus fichés comme ceux qui ont perpétré les attentats, manifestants  du 29 novembre constituant le « gros » des gardés à vue – c’est bien la méthode qui inquiète :

Citation :
« Séquence incroyable au Sénat. Et inacceptable pour le juriste démocrate, voire pour le démocrate tout court. Très calmement, alors que les sénateurs discutaient ce vendredi après-midi du projet de loi prorogeant l’état d’urgence, le Premier ministre a demandé aux parlementaires de ne pas saisir le Conseil constitutionnel. Il craint que la loi ne soit pas conforme au texte fondamental de la Cinquième République.

« Je suis dubitatif sur l’idée de saisir le Conseil constitutionnel, a expliqué Manuel Valls lors de sa dernière intervention en séance. Car il y a toujours un risque. Si le Conseil répondait que la loi révisée est inconstitutionnelle sur un certain nombre de points, cela peut faire tomber 786 perquisitions et 150 assignations à résidence déjà faites ». » Source Numerama

Vous avez bien lu : sur les 2000 perquisitions menées, 786 sont, du propre aveu de notre Premier ministre, anticonstitutionnelles. Ajoutez à cela la tendance actuelle des CRS à sortir les matraques plus rapidement qu’à l’accoutumée et vous commencez à peine à entrapercevoir l’avenir. Ce n’est qu’un début.

Après ce constat, quelles sont les perspectives ?

Comme je vous le disais, l’état d’urgence a été voté pour 3 mois. Celui-ci doit donc se terminer le 26 février 2016. Sachez que sa prorogation est déjà à l’étude. Celui-ci ayant été prononcé pour lutter contre le terrorisme, et la menace ne faiblissant pas, nos politiques vont pouvoir maintenir cet état d’exception aussi longtemps qu’ils le jugeront utile, en profitant pour étendre leurs pouvoirs. Ajoutez à cela la volonté de modifier notre Constitution, projet qui, vous me le concéderez, doit faire frémir tous les terroristes du globe, et de préparer de nouvelles lois liberticides. Les premiers retours sur le projet de révision de la Constitution ne sont d’ailleurs pas très bons puisque celui-ci ne prévoit pas de durée maximale pour l’état d’urgence…

La loi renseignement ayant déjà largement montré ses limites avec les attentats du mois de novembre, il est plus que nécessaire que nos dirigeants, avec, ou sans, votre consentement, en remettent une couche puisque vous les avez élus. Parfois, il vaut mieux s’abstenir, que voulez-vous ? C’est ainsi que j’apprends encore dans l’excellent Numerama qu’une nouvelle loi sécuritaire et liberticide commence à filtrer. Je vous partage les propositions :

« Le journal Le Monde a livré les pistes imaginées par le gouvernement dans ce texte, qui « élargira les pouvoirs du parquet et de la police en temps ordinaire dans la lutte antiterroriste », c’est-à-dire hors de toute période d’état d’urgence. Parmi les mesures envisagées figureraient :

Citation :
◾La possibilité de saisie par la police de tout objet ou document lors d’une perquisition administrative, sans contrôle du procureur : ce n’est pas précisé mais l’on imagine bien qu’il s’agit donc de généraliser aussi la possibilité pour la police de copier sur place toute donnée stockée dans le Cloud accessible depuis les ordinateurs ou smartphones présents au domicile ou au bureau de la personne faisant l’objet de la perquisition.

◾L’interconnexion globale de tous les fichiers, notamment ceux de la Sécurité sociale : toute donnée obtenue sur vous pourra être croisée contre vous. Plus ça va, plus le principe du respect du consentement lié à la finalité de la collecte des données personnelles est oublié, pour permettre qu’elles soient exploitées et croisées entre elles.

◾L’élargissement des possibilités de vidéosurveillance dans les lieux publics : ces possibilités étaient déjà très étendues, on se demande comment les étendre plus encore. Il pourrait s’agir de ne plus signaler la présence de caméras, ou d’alléger les formalités déclaratives qui permettent à la CNIL d’exercer son contrôle. Nous verrons.

◾L’installation systématique de GPS sur les voitures de location : celle-ci est particulièrement inquiétante. Les terroristes des attentats de Paris ont utilisé des voitures louées pour venir à Paris, donc l’idée est d’obliger les loueurs à géolocaliser tous les véhicules qu’ils louent, et à rendre ces données accessibles aux autorités. Toute personne qui loue une voiture pourrait donc être traquée à distance au mépris de sa vie privée, ce qui n’est actuellement le cas que si l’entreprise de location décide de le faire, et prévient explicitement le client. Or l’on imagine bien que des terroristes demain pourront utiliser leur propre voiture ou employer des véhicules volés, comme cela avait été le cas après l’attentat contre Charlie Hebdo. Faudra-t-il alors généraliser les émetteurs GPS dans toutes les voitures de France et de Navarre, comme le permettra techniquement le système eCall imposé dans tous les véhicules européens construits depuis octobre 2015 ? On s’y dirige tout droit.

◾Injonction faite aux opérateurs téléphoniques de conserver les fadettes pendant deux ans : Cette réforme serait adoptée dans un mépris total de l’arrêt Digital Rights Ireland de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) qui a imposé aux États membres de l’UE de réduire la durée de conservation des données personnelles des internautes et clients d’opérateurs mobiles. La décision a provoqué des réformes partout en Europe mais la France continue non seulement de l’ignorer, mais semble aujourd’hui prête à aller plus loin encore qu’avant cet arrêt de 2014.

◾Utilisation des IMSI-Catchers : déjà prévus par la loi renseignement pour les services spécialisation, les IMSI-catchers permettent de simuler des antennes-relais d’opérateurs télécoms pour obtenir que tous les téléphones aux environs s’y connectent, et intercepter toutes leurs communications, d’où des outils de détection des IMSI-catchers. Actuellement leur utilisation est permise après avis de la Commission nationale de contrôle des techniques de renseignement (CNCTR). Il paraîtrait étonnant de s’en dispenser dans le cadre de simples opérations de police, mais l’on ne voit pas bien ce qui pourrait être proposé d’autre.

Rien n’est dit pour l’instant, en revanche, sur une éventuelle réglementation du chiffrement. »


Autre article de Numerama, traitant des hypothèses de travail cette fois :

Citation :
◾« Interdire les connexions Wi-Fi libres et partagées » et fermer toutes les connexions Wi-Fi publiques pendant l’état d’urgence, « sous peine de sanctions pénales ». Jusqu’à présent la loi impose par principe aux abonnés à internet de sécuriser leur connexion pour éviter qu’elle soit utilisée à des fins illicites, mais le seul risque que prennent les abonnés généreux et récalcitrants qui laissent leur Wi-Fi ouvert est de recevoir un avertissement Hadopi si quelqu’un l’utilise pour pirater des films ou de la musique. En obligeant à fermer toute connexion, la police s’assurerait d’avoir un identifiant précis pour chaque adresse IP, ou au moins de réduire la liste des suspects possibles dans un même foyer. C’est en tout cas l’idée.

◾« Interdire et bloquer les communications des réseaux TOR en France » : même à supposer que cela soit techniquement possible, ce serait une mesure totalement disproportionnée qui enverrait un très mauvais signe à l’international, alors que le réseau d’anonymisation TOR est utilisé par de très nombreux activistes et dissidents de pays autoritaires. L’un des premiers pays à avoir bloqué Tor était l’Iran.

◾« Identifier les applications de VoIP et obliger les éditeurs à communiquer aux forces de sécurité les clefs de chiffrement » : c’est la fameuse grande guerre du chiffrement à laquelle se prépare La Quadrature du Net, la France ayant sans aucun doute la volonté de se joindre à la Grande-Bretagne pour obtenir que les éditeurs de messagerie chiffrée fournissent des backdoors pour que les autorités puissent écouter les conversations interceptées.

Trois points retiennent particulièrement mon attention : la saisie de tout document ou objet par la police sans contrôle du procureur, l’utilisation des IMSI-Catchers et la volonté d’obtenir des « backdoors » sur les logiciels et appareils, permettant ainsi tous les abus d’accès que vous pouvez imaginer. Ce n’est que le début. Vont venir s’ajouter, je n’en doute pas, d’autres propositions. Après tout, le peuple le réclame puisque les élections et les sondages sur les questions sécuritaires l’indiquent !

La préparation du « trousseau » n’est pas terminée

Si vous n’avez rien à cacher tant mieux. Moi non plus, sinon je n’écrirais pas ici. Il est toutefois à noter que je n’ai pas envie que des services auxquels je n’ai donné aucun mandat viennent fouiller dans ma vie privée. Je ne vois d’ailleurs pas pourquoi vous les autoriseriez à le faire en mon nom.

« Notre liberté se bâtit sur ce qu’autrui ignore de nos existences.» Alexandre Soljenitsyne

Mais ce n’est pas tout. Se prépare bien pire pendant que des glaçons fondent à Paris au frais du contribuable ou que le gouvernement publie des documents pour savoir comment fuir une attaque terroriste et appeler plus de 80 fois le 17. Au passage, heureusement que des passagers américains du Thalys n’ont pas appliqué ces directives à la lettre car leur absence d’intervention aurait condamné des dizaines de passagers à une mort certaine.

Le pire qui se prépare est ici : Pheme

« Retenez bien ce nom. D’ici un an et demi, ce projet mené par des universités européennes pourrait vous aider à faire le tri dans les informations qui circulent sur les réseaux sociaux. Une sorte de « détecteur de mensonges sur Facebook et Twitter », comme le titrent Les Inrocks. Ce système européen sera testé pour la première fois par le site http://www.swissinfo.ch/ d’ici un an et demi.

Financé par des fonds de la Commission européenne, ce projet est mené par la faculté de Sheffield, en Angleterre, avec l’aide d’universités en Allemagne et en Autriche. Son but : tordre le coup aux rumeurs, dont Pheme était la déesse dans le panthéon grec…  » Source L’Expansion

La commission européenne ? Qu’est-ce que c’est déjà ? Ah oui ! Cet organe où les commissaires ne sont pas élus !

Voyons donc en quoi consiste Pheme donc, qui je le rappelle est financé par le contribuable européen :

Citation :
« L’algorithme promis doit plus précisément classer les contenus qui tomberaient dans la catégorie de la désinformation, de la pure spéculation, de la controverse ou de la fausse information. Et passer ainsi de la viralité à la véracité, en s’appuyant sur certains critères comme la nature de la source, la réputation de l’auteur, le texte lui-même (statut Facebook, légende photo ou tweet… ), ou les réactions qu’il provoque de la part d’autres internautes.

Mais alors Pheme sonne-t-il le glas de la profession de journalistes, sur Internet ? À moins que ce décryptage automatique ne soit un outil supplémentaire pour les aider… et gagner du temps, surtout en période de crise et d’afflux massif d’informations sur les réseaux sociaux, note Mashable. »
Source L’Expansion


Le début de la dictature sur internet ?

Je présume que le mensonge ne sera jamais du côté de ceux qui ont financé la recherche sur l’algorithme en question (pas le contribuable, plutôt le politicien ou ceux à qui il est redevable). Ce logiciel a le potentiel pour devenir un outil de contrôle total de l’information sur internet. Dans un premier temps, il proposera juste un message indiquant si l’information est « correcte » ou si celle-ci ne correspond pas à la version officielle. Cependant, il sera facile de procéder au blocage des sites en fonction des résultats de Pheme par la suite, cet outil étant prévu pour fonctionner en temps réel. Nous assistons peut être aux prémices de la fin de l’Internet libre en Europe …

Dormez tranquilles, tout va bien se passer. L’état d’urgence, qui devait être exceptionnel, deviendra doucement mais sûrement la norme. Le « peuple de gauche » commence à avoir peur et réclame l’annulation des prochaines élections régionales qui, qu’elles aient lieu ou non, nous ferons faire un bon en avant sur la route de la servitude : tous les partis sont dans une surenchère sécuritaire plus ou moins nationaliste et leurs programmes vont dans un renforcement du rôle de l’État. Les attentats du 2 décembre à San Bernardino ou du marathon de Boston le 15 avril 2013 sont là pour nous rappeler que les mesures du Patriot Act, dont le gouvernement français est largement en train de s’inspirer, sont inefficaces et ont fini par créer le programme Prism dénoncé par E.Snowden.

Car pendant ce temps, à l’assemblée nationale, une proposition de résolution « tendant à la création d’une commission d’enquête relative à la participation de fonds français au financement de DAECH »  a été rejetée.

Comme certaines de nos libertés, cet article s’achève ici. Merci de votre soutien et d’être toujours de plus en plus nombreux à me lire. Last but not least, n’oubliez pas cette célèbre citation de 1984 de G.Orwell :

« Si vous désirez une image de l’avenir, imaginez une botte, piétinant un visage humain… Éternellement… »

Si vous n’avez jamais lu 1984, je vous y invite fortement. À la semaine prochaine !


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Mar 8 Déc - 9:19

à boire et à manger, mais un certain feeling...



L’arithmétique pré-révolutionnaire du Front National Éric Verhaeghe 8 décembre 2015

Le raz-de-marée Front national n’est que la partie visible d’une société française profondément malade


Meeting Front National 1 mai 2012 credits Blandine Le Cain (CC BY 2.0)

Citation :
Les élections régionales constituent un séisme majeur dans le paysage politique français, même si les partis de gouvernement s’efforcent, PS en tête, d’en minimiser l’impact. Les sondages avaient annoncé une victoire du Front National : c’est un raz-de-marée qui se produit, et qui aggrave brutalement le constat déjà préoccupant qui pouvait être dressé sur l’état de la société française. Dans la pratique, la France confirme l’entrée, qu’on pressentait après la manifestation du 11 janvier, dans une situation pré-révolutionnaire, que quelques chiffres permettent d’illustrer.
56% des électeurs du FN se sont abstenus.

Contrairement à l’idée répandue selon laquelle l’abstention, soit 50%, aurait profité au Front National, en sanctionnant surtout les partis de gouvernement, l’enquête IPSOS sortie des urnes suggère que l’abstention a touché le Front National dans les mêmes proportions que les autres partis : 56% pour le Front National, 55% pour le PS, 57% pour la droite classique. La victoire du Front National ne tient donc pas à une différence ponctuelle de mobilisation. Elle est beaucoup plus profonde et beaucoup plus systémique que les états-majors de partis institutionnels ne voudraient le faire croire.

De ce point de vue, pour les institutions de la Vè République, le défi est désormais de taille : les années électorales à venir pourraient très bien amplifier le phénomène électoral auquel nous avons assisté. La mobilisation des abstentionnistes ne changera pas forcément la donne.

6 millions de voix pour le Parti Socialiste

Avec une abstention à 49% et 24% des suffrages exprimés, le Parti Socialiste représente désormais moins d’un huitième des électeurs français, soit environ 6 millions de voix. Pourtant, le Parti Socialiste détient une majorité de sièges à l’Assemblée Nationale. Comment continuer à gouverner avec une si faible légitimité politique ? La question est ouverte et se posera forcément à l’occasion des prochaines réformes qui ont un impact fort sur les libertés publiques. Le gouvernement est-il encore légitime pour violer les Droits de l’Homme en instaurant ou en prorogeant l’état d’urgence ? Le gouvernement peut-il modifier la Constitution avec une si faible crédibilité collective ?

Toutes ces questions se poseront avec d’autant plus d’acuité que le Front National s’est opposé à la loi sur le renseignement et ne se montre pas très enclin aux mesures d’urgence.

12 millions de voix pour les partis de gouvernement

À eux deux, les Partis de gouvernement, socialiste et républicain, totalisent bon an mal an 12 millions de voix, soit un quart de l’électorat français. Là aussi, pour les institutions de la Vè République, cette situation constitue à la fois un défi et une menace. Comment trouver une quelconque légitimité aux débats de l’Assemblée Nationale quand ceux-ci se déroulent entre des élus avec une si faible légitimité électorale.

Il suffit de voir l’indifférence pour les débats budgétaires en cours : le poids de la représentation nationale, que ce soit à l’Assemblée ou au Sénat, n’est plus suffisant pour structurer le débat public.

La République est-elle une affaire d’initiés ou de profanes ? La réponse à cette question dans les mois à venir sera cruciale.

Le FN, première force politique chez les jeunes

Selon l’enquête Ipsos à la sortie des urnes, le Front National est désormais la première force politique chez les moins de 24 ans. Avec un tiers des intentions de vote dans cette catégorie, le parti de Marine Le Pen s’installe, en réalité, comme un parti d’avenir qui devrait ringardiser pour longtemps les partis de gouvernement.

C’est probablement le chiffre le plus gênant pour les « partis en place ». Il pose la question de la résilience : comment imaginer de rebattre les cartes, quand les générations qui accèdent au droit de vote sont d’ores et déjà convaincues par le parti traditionnellement considéré comme le plus extrémiste de la vie politique ?

2 régions pour un Front Républicain

Face à ces évidences arithmétiques fortes, les partis de gouvernement semblent tétanisés et bien décidés à reprendre les affaires comme avant et comme si de rien n’était. Est-ce la marque d’une incapacité à évoluer ? Ou le fait d’une cécité tenace dont la finalité est difficile à cerner ? Toujours est-il que Jean-Christophe Cambadélis, grand expert en combinazioni électorales, a annoncé hier le retrait des listes socialistes dans deux régions, le Nord-Picardie et Provence-Alpes-Côte-d’Azur. Pourquoi dans ces deux régions seulement, et pas partout en France, dans les situations où la gauche est en troisième position ?

Incontestablement, ce genre de calculs nourrira le sentiment que le Parti Socialiste est décidément incapable d’adopter une ligne politique claire et préfère systématiquement les stratégies compliquées et opportunistes.

Une suite difficile à gérer

On mesure ici l’écart qui sépare les attentes de plus en plus radicales et « carrées » de l’électorat d’un côté, et les pratiques pour ainsi dire congénitales des partis de gouvernement. Ceux-ci vont désormais affronter une longue période de pouvoir, un an et demi, où leur légalité est incontestable, mais leur légitimité très écornée.

Nul ne sait où cette pente glissante peut mener le pays.


Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Mer 9 Déc - 16:23


encore un effort, Alain Badiou

pour sortir du nombril de la philosophie européiste


ça vaut ce que ça veau... Vrai que le racisme n'est pas le privilèges des prolos, nous l'avons vu dans et les PROLOS dans tout ça ? Quelle idéologie ? Quel "écart" ? , avec le fait que nombre d'électeurs du Front National appartiennent maintenant aux couches d'un "haut niveau socio-culturel" (cf enquête de France Culture dans le Nord Pas-de-Calais et la création d'associations, patronales, culturelles, en milieu enseignant...), mais il n'en demeure pas moins le pont aveugle de l'intellectuel Alain Badiou est l'eurocentrisme de sa philosophie

autrement dit comme dit ailleurs, le point central de la critique n'est pas la "race", ni le couple racisme-antiracisme, mais avec Achille Mbembe "l'avenir-nègre du monde" , autrement dit la dynamique contradictoire des rapports de classes et de "races" dans le moment décolonial d'affrontement mondial au sein de la double crise de l'Occident et du capital





Le racisme des intellectuels Alain Badiou, philosophe, dramaturge et écrivain Le Monde 05.05.2012

L'importance du vote pour Marine Le Pen accable et surprend. On cherche des explications. Le personnel politique y va de sa sociologie portative : la France des gens d'en bas, des provinciaux égarés, des ouvriers, des sous-éduqués, effrayée par la mondialisation, le recul du pouvoir d'achat, la déstructuration des territoires, la présence à leurs portes d'étranges étrangers, veut se replier sur le nationalisme et la xénophobie.

Citation :
C'est déjà du reste cette France "retardataire" qu'on accusait d'avoir voté non au référendum sur le projet de Constitution européenne. On l'opposait aux classes moyennes urbaines éduquées et modernes, qui font tout le sel social de notre démocratie bien tempérée.

Disons que cette France d'en bas est quand même, en la circonstance, le baudet de la fable, le pelé et le galeux "populiste" d'où nous vient tout le mal lepéniste. Etrange, au demeurant, cette hargne politico-médiatique contre le "populisme". Le pouvoir démocratique, dont nous sommes si fiers, serait-il allergique à ce qu'on se soucie du peuple ? C'est l'avis dudit peuple, en tout cas, et de plus en plus. A la question "les responsables politiques se préoccupent-ils de ce que pensent les gens comme vous ?", la réponse entièrement négative "pas du tout" est passée de 15 % de l'ensemble en 1978 à 42 % en 2010 ! Quant au total des réponses positives ("beaucoup" ou "assez"), il est passé de 35 % à 17 % (on se reportera, pour cette indication statistique et d'autres d'un très grand intérêt, au numéro hors série de la revue La Pensée titré "Le peuple, la crise et la politique" et réalisé par Guy Michelat et Michel Simon). La relation entre le peuple et l'Etat n'est pas faite de confiance, c'est le moins qu'on puisse dire.

Faut-il conclure que notre Etat n'a pas le peuple qu'il mérite, et que le sombre vote lepéniste atteste cette insuffisance populaire ? Il faudrait alors, pour renforcer la démocratie, changer le peuple, comme le proposait ironiquement Brecht...

Ma thèse est plutôt que deux autres grands coupables doivent être mis en avant : les responsables successifs du pouvoir d'Etat, de gauche comme de droite, et un ensemble non négligeable d'intellectuels.

En définitive, ce ne sont pas les pauvres de nos provinces qui ont décidé de limiter autant que faire se peut le droit élémentaire d'un ouvrier de ce pays, quelle que soit sa nationalité d'origine, de vivre ici avec sa femme et ses enfants. C'est une ministre socialiste, et tous ceux de droite ensuite qui se sont engouffrés dans la brèche. Ce n'est pas une campagnarde sous-éduquée qui a proclamé en 1983, que les grévistes de Renault - en effet majoritairement algériens ou marocains - étaient des "travailleurs immigrés (...)agités par des groupes religieux et politiques qui se déterminent en fonction de critères ayant peu à voir avec les réalités sociales françaises".

C'est un premier ministre socialiste, bien entendu à la grande joie de ses "ennemis" de la droite. Qui a eu la bonne idée de déclarer que Le Pen posait les vrais problèmes ? Un militant alsacien du Front national ? Non, c'est un premier ministre de François Mitterrand. Ce ne sont pas des sous-développés de l'intérieur qui ont créé les centres de rétention pour y emprisonner, hors de tout droit réel, ceux qu'on privait par ailleurs de la possibilité d'acquérir les papiers légaux de leur présence.

Ce ne sont pas non plus des banlieusards excédés qui ont ordonné, partout dans le monde, qu'on ne délivre aux gens des visas pour la France qu'au compte-gouttes, pendant qu'on fixait ici même des quotas d'expulsions que devait à tout prix réaliser la police. La succession des lois restrictives, attaquant, sous prétexte d'étrangeté, la liberté et l'égalité de millions de gens qui vivent et travaillent ici, n'est pas l'oeuvre de "populistes" déchaînés.

A la manoeuvre de ces forfaits légaux, on trouve l'Etat, tout simplement. On trouve tous les gouvernements successifs, dès François Mitterrand, et sans répit par la suite. En la matière, et ce ne sont que deux exemples, le socialiste Lionel Jospin a fait savoir dès son arrivée au pouvoir qu'il n'était pas question d'abolir les lois xénophobes de Charles Pasqua ; le socialiste François Hollande fait savoir qu'on ne décidera pas les régularisations de sans-papiers autrement sous sa présidence que sous celle de Nicolas Sarkozy. La continuité dans cette direction ne fait aucun doute. C'est cet encouragement obstiné de l'Etat dans la vilenie qui façonne l'opinion réactive et racialiste, et non l'inverse.

Je ne crois pas être suspect d'ignorer que Nicolas Sarkozy et sa clique ont été constamment sur la brèche du racisme culturel, levant haut le drapeau de la "supériorité" de notre chère civilisation occidentale et faisant voter une interminable succession de lois discriminatoires dont la scélératesse nous consterne.

Mais enfin, nous ne voyons pas que la gauche se soit levée pour s'y opposer avec la force que demandait un pareil acharnement réactionnaire. Elle a même bien souvent fait savoir qu'elle "comprenait" cette demande de "sécurité", et a voté sans état d'âme des décisions persécutoires flagrantes, comme celles qui visent à expulser de l'espace public telle ou telle femme sous le prétexte qu'elle se couvre les cheveux ou enveloppe son corps.

Ses candidats annoncent partout qu'ils mèneront une lutte sans merci, non tant contre les prévarications capitalistes et la dictature des budgets ascétiques que contre les ouvriers sans papiers et les mineurs récidivistes, surtout s'ils sont noirs ou arabes. Dans ce domaine, droite et gauche confondues ont piétiné tout principe. Ce fut et c'est, pour ceux qu'on prive de papiers, non l'Etat de droit, mais l'Etat d'exception, l'Etat de non-droit. Ce sont eux qui sont en état d'insécurité, et non les nationaux nantis. S'il fallait, ce qu'à Dieu ne plaise, se résigner à expulser des gens, il serait préférable qu'on choisisse nos gouvernants plutôt que les très respectables ouvriers marocains ou maliens.

Et derrière tout cela, de longue date, depuis plus de vingt ans, qui trouve-t-on ? Qui sont les glorieux inventeurs du "péril islamique", en passe selon eux de désintégrer notre belle société occidentale et française ? Sinon des intellectuels, qui consacrent à cette tâche infâme des éditoriaux enflammés, des livres retors, des "enquêtes sociologiques" truquées ? Est-ce un groupe de retraités provinciaux et d'ouvriers des petites villes désindustrialisées qui a monté patiemment toute cette affaire du "conflit des civilisations", de la défense du "pacte républicain", des menaces sur notre magnifique "laïcité", du "féminisme" outragé par la vie quotidienne des dames arabes ?

N'est-il pas fâcheux qu'on cherche des responsables uniquement du côté de la droite extrême - qui en effet tire les marrons du feu - sans jamais mettre à nu la responsabilité écrasante de ceux, bien souvent - disaient-ils - "de gauche", et plus souvent professeurs de "philosophie" que caissières de supermarché, qui ont passionnément soutenu que les Arabes et les Noirs, notamment les jeunes, corrompaient notre système éducatif, pervertissaient nos banlieues, offensaient nos libertés et outrageaient nos femmes ? Ou qu'ils étaient "trop nombreux" dans nos équipes de foot ? Exactement comme on disait naguère des juifs et des "métèques" que par eux la France éternelle était menacée de mort.

Il y a eu, certes, l'apparition de groupuscules fascistes se réclamant de l'islam. Mais il y a tout aussi bien eu des mouvements fascistes se réclamant de l'Occident et du Christ-roi. Cela n'empêche aucun intellectuel islamophobe de vanter à tout bout de champ notre supérieure identité "occidentale" et de parvenir à loger nos admirables "racines chrétiennes" dans le culte d'une laïcité dont Marine Le Pen, devenue une des plus acharnées pratiquantes de ce culte, révèle enfin de quel bois politique il se chauffe.

En vérité, ce sont des intellectuels qui ont inventé la violence antipopulaire, singulièrement dirigée contre les jeunes des grandes villes, qui est le vrai secret de l'islamophobie. Et ce sont les gouvernements, incapables de bâtir une société de paix civile et de justice, qui ont livré les étrangers, et d'abord les ouvriers arabes et leurs familles, en pâture à des clientèles électorales désorientées et craintives. Comme toujours, l'idée, fût-elle criminelle, précède le pouvoir, qui à son tour façonne l'opinion dont il a besoin. L'intellectuel, fût-il déplorable, précède le ministre, qui construit ses suiveurs.

Le livre, fût-il à jeter, vient avant l'image propagandiste, laquelle égare au lieu d'instruire. Et trente ans de patients efforts dans l'écriture, l'invective et la compétition électorale sans idée trouvent leur sinistre récompense dans les consciences fatiguées comme dans le vote moutonnier.

Honte aux gouvernements successifs, qui ont tous rivalisé sur les thèmes conjoints de la sécurité et du "problème immigré", pour que ne soit pas trop visible qu'ils servaient avant tout les intérêts de l'oligarchie économique ! Honte aux intellectuels du néo-racialisme et du nationalisme bouché, qui ont patiemment recouvert le vide laissé dans le peuple par la provisoire éclipse de l'hypothèse communiste d'un manteau d'inepties sur le péril islamique et la ruine de nos "valeurs" !

Ce sont eux qui doivent aujourd'hui rendre des comptes sur l'ascension d'un fascisme rampant dont ils ont encouragé sans relâche le développement mental.


Né en 1937, professeur de philosophie à l'Ecole normale supérieure, Alain Badiou articule pensée formelle et récit littéraire, argumentation conceptuelle et intervention politique. Il est notamment l'auteur d'Entretiens I (Nous, 2011), de La République de Platon (Fayard, 596 p., 24,50 €) et, dans la série "Circonstances", aux Nouvelles Editions Lignes, de Sarkozy : pire que prévu, les autres : prévoir le pire (94 p., 9,50 €).


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Jeu 10 Déc - 9:45

à titre d'information... (pas de source claire, relayé par Médiapart, NPA Tendance Claire...)


Appel au Front commun contre l’union nationale et l’État d’urgence  INFOBREF 19 novembre 2015

Citation :
Les attentats de Charlie Hebdo l’ont bien montré : la récupération politique d’attentats meurtriers s’accompagnent de moyens répressifs accrus et de pression morale pour une union sacrée avec les dirigeants politiques du pays. Plusieurs organisations anti-capitalistes et anti-racistes refusent de soutenir la politique d’union nationale, il est d’une importance cruciale qu’elles s’unissent contre la vague de bourrages de crâne et de mesures liberticides et racistes qui s’annonce.

Les attentats de Paris démontrent l’échec de l’État policier à protéger la population

Depuis des années les pouvoirs successifs ont renforcé l’appareil policier au nom de la lutte contre l’insécurité. Depuis les attentats de Charlie Hebdo, de nombreuses mesures sont venues renforcer les pouvoirs d’une police incompétente à protéger la population des quartiers, plus encline à la réprimer qu’à l’aider ; les services de renseignement se sont vus doter d’outils juridiques et matériels de plus en plus performants. Pour quels résultats ? Les attentats que nous avons connus ont montré toute l’incompétence de cette police incapable de les prévenir. Autant dire que cette mascarade du renforcement de l’appareil policier ne sert en rien la majorité de la population mais se concentre surtout sur la protection de l’élite politique et financière. Aujourd’hui nous avons de moins en moins de liberté et de sécurité.

Les attentats de Paris démontrent l’échec des interventions françaises à l’étranger et du soutien aux régimes autoritaires

Libye, Mali, Centrafrique, Irak, Syrie… Les dirigeants de droite comme de gauche ont entraîné l’armée française dans près d’une guerre par an depuis 2011. Pour quels résultats ? Un renforcement sans précédent des mouvements djihadistes. Une instabilité régionale horrible dans plusieurs pays d’Afrique et du Moyen-Orient. Elles ont bien montré que ces interventions servent les intérêts de l’industrie de l’armement et de l’élite politico-financière. La Libye est un exemple criant : les autorité françaises de l’époque ont évincé un dictateur gênant et raflé une grosse partie du marché pétrolier libyen dans un pays aujourd’hui plus que jamais ravagé par la guerre. La lutte contre le terrorisme et pour la démocratie qu’on nous a promise n’a fait que renforcer la guerre, le chaos et les « terroristes ».

Mais ce n’est pas tout. Que penser de la politique de soutiens à des régimes comme l’Arabie Saoudite qui est un pourvoyeur de fonds des djihadistes qui viennent d’attaquer Paris ? Visiblement les intérêts commerciaux avec ce genre de pays sont plus importants que la vie de nos concitoyens. Mais là n’est pas le pire, que penser du soutien qu’a apporté Hollande au régime d’Erdogan et de sa zone tampon en Syrie ?

C’est aujourd’hui un secret de polichinelle que le régime d’Erdogan à financé, armé, soigné et entraîné les hommes de Daech. Les preuves sont multiples, il n’y a qu’a voir les photos des commandants de Daech dans des hôpitaux turcs ou encore les documents exfiltrés par les forces spéciales américaines lors d’une de leurs opérations en Syrie. Que penser du soutien de la France à la politique néo-ottomane de la Turquie qui est aujourd’hui la principale responsable de la monté en puissance de Daech qui vient juste de revendiquer les attentats de Paris ?

De plus, ce soutien à un régime turc qui lutte de toutes ses forces contre le processus révolutionnaire du Rojava, dont la population kurde en est l’un des principaux moteurs, est une fois de plus la démonstration de l’hypocrisie des pouvoirs en place car les seules véritables forces militaires efficaces sur le terrain contre Daech sont les forces militaires du Rojava. Le Rojava est bien seule aujourd’hui face à Daech, toutes les puissances mondiales rejetant son projet politique de démocratie radicale et de libération des femmes.

Toutes ces interventions étrangères doivent cesser : aussi bien les interventions militaires que le soutien à des régimes qui ont largement contribué par leur soutien à ces organisations djihadistes qui aujourd’hui perpétuent leurs massacres en plein Paris.

Unité contre contre l’union Nationale !

A bas l’État d’urgence ! Pour la paix et la fraternité des peuples !

Les pompiers pyromanes au pouvoir se posent en chefs de guerre et sauveurs de la nation alors qu’ils sont les premiers responsables de la situation par leur politique impérialiste et de répression accrue en particulier contre les populations immigrées et les mouvements sociaux. Contre cela, toutes les organisations qui refusent l’union nationale doivent s’unir contre les politiques impérialistes, sécuritaires et de casse sociale, véritable terreau du « terrorisme ». Des organisation comme le NPA, Lutte Ouvrière, Alternative Libertaire et le Parti des Indigène de la République ont refusé de marcher au pas derrière la politique d’union nationale. Nous devons rassembler tous ceux et celles prêts à lutter contre le bourrage de crâne de l’union nationale et de l’État d’urgence qui équivaut à donner cartes blanches aux institutions répressives.

Pour cela, il est impératif que les individus et organisations qui refusent la soumissions à cette ordre établis se rassemblent pour:

- créer une instance de discussion commune pour lutter contre la politique d’union nationale et l’État d’urgence ! Pour la paix et la fraternité des peuples

- Organisation de meetings unitaires avec des représentants des différents courants contre l’union nationale et l’État d’urgence ! Pour la paix et la fraternité des peuples

- Organisation de manifestations contre l’union nationale et l’État d’urgence ! Pour la paix et la fraternité des peuples.

A bas la guerre ! A bas les interventions étrangère ! A bas le racisme !

Vive la Paix ! Vive la fraternité !



Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Sam 12 Déc - 23:22



Sarkozy: « Pas d’identité française heureuse dans une société devenue multiculturelle »

Nicolas Sarkozy a estimé jeudi qu’il n’y avait «pas d’identité française heureuse dans une société devenue multiculturelle» lors d’un meeting pour la campagne des régionales à Avignon aux côtés de Christian Estrosi, tête de liste des Républicains en Paca.


Le président des Républicains Nicolas Sarkozy, le 26 novembre 2015
à Avignon Photo PASCAL GUYOT. AFP

Citation :
«Ici, c’est la culture de la France, ce n’est pas la culture multiculturelle. Il n’y a pas d’identité française heureuse si nous ne partageons pas des valeurs morales, un mode de vie, le sentiment d’appartenir à une Nation, d’avoir une histoire, une langue, qui est le français, un imaginaire commun, une politesse et une courtoisie. Une solidarité dans les plus grands succès comme dans les pires épreuves, c’est cela être Français», a affirmé Nicolas Sarkozy dans un discours reprenant les grandes lignes de celui prononcé mercredi à Schiltigheim (Alsace), qui était son premier depuis les attentats du 13 novembre.

«Je le dis avec gravité; nul ne peut plus désormais vouloir partager le destin français sans prendre en compte les valeurs de la France. La France n’est pas un supermarché où l’on choisit ce qui nous convient. La France est un tout qu’on adopte comme tel et à qui on apporte sa contribution. Si ça ne plaît pas, on n’est pas Français», a-t-il poursuivi.

Le président des Républicains était venu soutenir le député-maire de Nice, Christian Estrosi, tête de liste LR pour les élections régionales en Paca, qu’une dernière étude d’opinion donne perdant face à la tête de liste du FN, Marion Maréchal Le Pen.

«Céder la région à la famille Le Pen, c’est la désarmer face aux menaces, c’est l’isoler face aux enjeux, c’est l’abandonner aux pires excès, c’est renoncer tout simplement à ce que nous sommes», a lancé M. Estrosi.

«J’entends dire ici et là et surtout dans les médias que les dramatiques événements que nous venons de vivre feraient l’affaire du FN. Ce serait une imposture», a-t-il ajouté, assurant que le FN avait «refusé de voter la loi sur le renseignement ou la loi sur le contrôle des passagers aériens».

«Eux qui prétendent avoir tout vu, tout dit et tout prévu alors même que dans les actes, ils se sont comportés de manière irresponsable», a dénoncé M. Estrosi.


Revenir en haut Aller en bas
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Mar 15 Déc - 14:51


exclusif !

l'idéologie française en sondage


70 % des Français sont favorables à une coalition gauche-droite

AFP Le Point.fr 15/12/2015

Après le "choc FN" des régionales, un sondage du "Parisien" montre qu'une majorité de Français souhaitent un rapprochement entre partis


Manuel Valls, qui serre ici la main d'Alain Juppé, avait évoqué l'idée d'une vaste coalition
Image d'illustration

Citation :
Avant les régionales, le Premier ministre Manuel Valls appelait de ses voeux la création d'une vaste coalition pour faire barrage au FN. Les dernières élections, avec le succès du "front républicain" dans le Nord et en Paca à la suite du désistement de la gauche pour laisser gagner la droite seule face au FN, ont remis l'idée au goût du jour. Jean-Pierre Raffarin a été l'un des premiers à désigner le FN comme "un adversaire commun" et proposer de travailler avec le gouvernement. Or, les Français semblent soutenir cette idée. Dans un sondage Odoxa paru ce mardi dans Le Parisien/Aujourd'hui  en France* , près de sept Français sur dix appellent de leurs voeux un rapprochement entre la gauche, la droite et le centre pour formuler des propositions communes.


Piège tendu à la droite par Hollande ?


De telles "propositions communes pour notre pays" seraient "une bonne chose", "une démarche constructive" pour 68 % des personnes interrogées. Au contraire, 31 % y verraient "une mauvaise chose", car "les partis perdraient leur identité".

Cet appel à l'unité politique est plébiscité par 75 % des sympathisants de gauche et de droite (25 % y sont opposés) et rejeté par 64 % des sympathisants du Front national (36 % sont pour).


Si cette convergence "des républicains" des deux rives recueille une large adhésion des Français, elle a plus de mal à en convaincre certains. Le directeur des rédactions du Figaro, Alexis Brezet, y voit un piège et un formidable cadeau offert à François Hollande. Dans son éditorial du mardi 15 décembre 2015, il écrit : "Le président de la République l'a bien compris, qui, en habile tacticien, pose un à un les éléments du décor qui permettront de l'imposer. Le sacrifice de ses amis socialistes du Nord et de Paca ? Un spectaculaire gage de sa bonne foi, dont il se prévaudra en temps voulu quand il s'agira de persuader l'opinion de sa sincérité antifasciste." Selon lui, "le piège est parfait" et le FN apparaîtrait désormais comme la seule force d'opposition. Alexis Brezet prend l'exemple de Laurent Wauquiez, Bruno Retailleau et de Valérie Pécresse pour prouver qu'une droite "assumée, libérale en économie, ferme en matière régalienne, conservatrice sur les sujets de société" peut contenir le FN, voire le faire reculer.


Remaniement ou pas ?

Invitées à dire qui, de Marine Le Pen, Nicolas Sarkozy et François Hollande, "se trouve aujourd'hui (le) plus avantagé par le résultat des élections régionales, 46 % des personnes interrogées n'en désignent aucun des trois, 24 % citent la présidente du Front national, 18 % le dirigeant des Républicains et 12 % l'actuel chef de l'État. Enfin, 60% souhaitent que François Hollande conserve Manuel Valls : 29 % veulent le maintien du gouvernement dans son ensemble et 31 % ne veulent conserver que le chef du gouvernement à la tête d'une équipe remaniée "en profondeur". Ils sont 39 % à réclamer un nouveau Premier ministre.

* Sondage réalisé le 14 décembre auprès d'un échantillon de 1 007 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus.


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Mar 15 Déc - 15:40


échec populaire...

ballon d'essai

"L'Alliance populaire", souhaitée par Jean-Christophe Cambadélis, sera lancée à la mi-février Atlantico le 15 Décembre 2015

Ce nouveau mouvement ne sera "pas un nouveau parti", mais une "fédération de partis, de mouvements associatifs" a indiqué le parti socialiste

Nouvelle teinte de rose


Citation :
Pas un nouveau nom... mais un nouvel élan? "L'Alliance populaire", voulue par le Premier secrétaire du PS Jean-Christophe Cambadélis, devrait être lancée à la mi-février au travers de la publication d'un texte fondateur, a indiqué Corinne Narassiguin, la porte-parole du PS.

Le patron de Solférino a annoncé cette date devant les membres du Bureau national réunis lundi soir, au lendemain des élections régionales.

Ce "nouveau mouvement" ne sera "pas un nouveau parti", mais une "fédération de partis, de mouvements associatifs" associant largement les citoyens. Des débats seront organisés de fin décembre à fin janvier pour nourrir le texte fondateur.

L'objectif de cette initiative est de créer un rassemblement de la gauche en vue de l'élection présidentielle de 2017. Une union qui s'annonce compliquée étant donné les velléités du Front de gauche et du parti communiste  d'envoyer leurs propres candidats. Les écologistes n'ont, quant à eux, pas encore annoncé ce qu'ils comptaient faire.

C'est Julien Dray, justement "chargé de l'alliance populaire" depuis le mois de juin au PS, qui pilotera le dossier. L'ancien député de l'Essonne avait même évoqué un changement de nom du PS, une initiative qui  n'avait pas été du goût de Jean-Christophe Cambadélis. "Le changement de nom du PS n'est pas à l'ordre du jour" avait réagi le patron socialiste sur les réseaux sociaux.


moins ils sont populaires, plus ils s'en habillent... Précédents :

Alliance populaire en France 1992 : dissidence du FN...

Citation :
L'Alliance populaire était un parti politique français créé en 1992 par les Comités Espace Nouveau afin de participer aux élections législatives de 1993. Elle rassemblait autour de Jean-François Touzé, qui en devint Président lors du congrès de Reims (11 et 12 novembre 1992), les Indépendants nationaux de Philippe Malaud (ancien ministre), Alternative nationale ainsi que quelques groupes locaux du FN en dissidence.



Alliance populaire en Espagne post-franquiste

Citation :
(en espagnol : Alianza Popular) (AP) est une fédération de partis politiques d'idéologie conservatrice, fondée en 1976 au début de la Transition démocratique espagnole par une majorité d'anciennes personnalités politiques du franquisme rejointes par diverses formations de centre droit, et plus tard constituée en parti politique.


Nouvelle alliance populaire : un projet évoqué par... Jean-Luc Mélenchon

la boucle est re-rebouclée :

taisez-vous !


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Admin
Admin


Messages : 6316
Date d'inscription : 29/04/2015
Localisation : trop loin

MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Jeu 17 Déc - 13:14


« Coquine », « bien gaulée », « soumise »




les flics se lâchent pendant la perquis' d’un foyer pour femmes
Heïdi Truong  11 Décembre 2015

Mardi soir, les policiers débarquent dans un foyer pour femmes d’Argenteuil. Pendant la perquisition, la police se serait lâchée : « C'est du gâchis [de porter le voile]. Vous êtes jeune, belle et bien gaulée ». A StreetPress, Célia raconte sa soirée.

Citation :
Argenteuil, mardi 8 décembre, 20 heures. – « Police ! Police ! » Célia, 20 piges est tranquillement posée dans sa chambre, en train d’envoyer des SMS quand elle entend des cris et des coups portés dans la porte du foyer. Les forces de l’ordre déboulent en trombe dans ce foyer pour femmes en grande précarité, géré par l’asso muslim Baytouna(link is external).

Quelques secondes plus tard, une quinzaine de policiers cagoulés, casqués pour certains, grimpent 4 à 4 les marches qui mènent à la chambre de Célia, seule ce soir-là dans le foyer. Arrivé à l’étage, un homme en bleu braque son arme dans sa direction. Les agents lui auraient intimé l’ordre de se mettre face au mur et lui arrachent son téléphone. Célia s’exécute :

« Je n’ai pas eu le temps d’enfiler mon Jilbab [un grand-voile islamique qui couvre la tête et le corps, ndlr], heureusement que j’étais habillée d’une robe dotée d’un voile intégré. J’ai pu me couvrir rapidement. »

Pendant près de 2h30, les forces de l’ordre retournent la maison. Célia nous raconte sa sale soirée et, elle l’assure, émaillée de commentaires sexistes et islamophobes. Car comme l’explique lui-même un agent, ils disent « ce qui leur passe par la tête ». Et c’est gratiné : « coquine », « bien gaulée », « tu as l’air con »…


Perquisition et fouille au corps

Dans sa chambre, Célia est fouillée minutieusement par une policière. « Ils m’ont palpée à plusieurs reprises et m’ont arraché mon voile. » La situation est tendue :

« Ils se demandaient entre eux en criant “ y’a d’autres personnes? “ Je me suis retournée pour leur répondre que non, mais un policier m’a crié : “ face au mur “, en me poussant afin que je plaque bien ma tête contre la paroi. Sa collègue appuyait fortement sur mon dos afin que je reste immobile. »

Dans le pavillon, c’est le grand ménage de printemps : les affaires des 7 occupantes sont jetées au sol et 4 portes, fermées à clef, enfoncées à coup de bélier. Le contenu des ordinateurs et des téléphones portables est copié.



Ambiance café du commerce

Pendant que les policiers jouent les fées du logis, Célia est conduite au rez-de-chaussée. 3e fouille au corps. D’un ton plus léger, la policière tient à préciser : « Je fais ça car c’est mon métier, je préfère vous le dire pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté. » Célia esquisse un sourire. Quelques flics entament la conversation. Sur un ton badin, ils auraient enchainé les punchlines :

« C’est du gâchis. Vous êtes jeune, belle et bien gaulée, vous pouvez vous en sortir ! »

Une autre policière, plus virulente, se serait lancée dans des commentaires sur la femme musulmane, forcément « soumise » : « Combien de femmes se sont battues pour leurs droits ! Pourquoi vous portez le voile ? » Célia commence à perdre patience et lance « qu’est-ce que ça peut vous faire ? » en guise de réponse :

« Non, je demande juste comme ça et soyez moins arrogante. »

Un autre agent lui demande si elle porte le niquab dans la rue : « Oui mais avec un masque médical. » Et une policière aux cheveux très courts de lâcher selon Célia :

« Vous devez avoir l’air con comme ça. Vous devez ressembler à une handicapée! »

Dans la pièce, c’est ambiance café du commerce. Le commissaire fait son entrée et aurait lancé en guise de vanne, à sa collègue : « Tu n’es pas encore convertie? » Et d’enchaîner : « Le commissaire m’a dit de toute façon, tu ne peux pas être à la fois policier et musulman, ce n’est pas possible. » Puis une autre :


« - Je suis sûr que t’es une petite coquine. – Pourquoi vous dites ça ? - Je dis ce qui me passe par la tête… »


« Menace pour l’ordre et la sécurité publique »

22h30, la police plie bagage. « Au revoir, bonne soirée ! », lance sans rire un agent. Pour Virginie, co-fondatrice de l’asso, cette perquis’ va laisser des traces :

« C’est vraiment dur pour les filles, ce sont des femmes qui n’ont presque rien et le peu qu’elles ont, elles l’ont chez Baytouna. Et là ils ont tout saccagé ! Mais on reste combatifs, d’autant qu’on a reçu de nombreux soutiens de gens de toutes les confessions. Nous, on ne veut pas opposer les religions. »

Difficile de connaître la motivation de cette perquisition. Seul indice, un récépissé fournit par les policiers. Sur le bout de papier, il est simplement indiqué que « l’association Baytouna (…) est fréquentée par des personnes dont le comportement constitue une menace pour l’ordre et la sécurité publique ».

La chambre de Célia après le passage de la police :




Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://patlotch.com/text/index.html
Invité
Invité



MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Ven 18 Déc - 6:06


place à la Concorde...

moins la guillotine



Hollande-Bertrand. Ils ont « fraternisé » dans le Nord 18 décembre 2015 


François Hollande a lancé un appel « à la concorde » nationale, hier, dans le Nord-Pas-de Calais. Au côté de Xavier Bertrand (Les Républicains), élu, dimanche, grâce au retrait de la gauche face au FN, le chef de l'État était venu inaugurer le monument des « fraternisations », qui célèbre le Noël partagé qu'ont vécu des soldats français et allemands, en 1914, sur le front. Tout un symbole...


Citation :
Le président de la République a profité de l'inauguration, à Neuville-Saint-Vaast (Pas-de-Calais), du monument des « fraternisations » entre soldats ennemis pour rendre un double hommage au président socialiste sortant de la région, Daniel Percheron, et à son successeur, Xavier Bertrand, ex-ministre de Nicolas Sarkozy. « La France est partagée entre des sensibilités différentes. Elles sont nécessaires, indispensables même à la démocratie. Mais face aux épreuves et aux défis, notre pays a besoin de concorde pour résister face à la menace terroriste, pour écarter la peur qui mine la cohésion », a lancé le chef de l'État, alors que les initiatives de rapprochement, à droite comme à gauche, se multiplient pour tenter, en vue de 2017, d'endiguer la poussée du Front national. « Ne transformons pas nos différences en défiances, nos divergences en discordes », a-t-il insisté. Auparavant, Xavier Bertrand avait, lui aussi, appelé à « sortir du climat de guerre civile entre politiques » au nom de « l'intérêt général ».


Grincements de dents

« Nos fils de fer barbelés, Monsieur le Président, ont pour noms pauvreté, chômage, exclusion (...). Nos victoires de demain s'appelleront croissance, emploi, dignité, République retrouvée dans la diversité de nos sensibilités »,
a renchéri, tout aussi consensuel, Gérard Larcher, président (LR) du Sénat, se félicitant que les politiques aient su « sortir de (leurs) tranchées sans pour autant renoncer à (leurs) valeurs ».


Certes tentant, le parallèle n'a pas plu à tout le monde. « Faire des grandes photos de fraternité » Hollande-Bertrand n'est « pas la bonne réponse » aux problèmes des Français, a cinglé le candidat à la primaire de la droite et du centre, Bruno Le Maire. Éric Ciotti, secrétaire général-adjoint de LR, a, lui, critiqué ceux qui, dans son parti, tombent dans « le piège tendu » par François Hollande. Alors qu'à gauche, le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, en a remis une couche, sur son blog, en invitant le centre à se « détacher de la droite » pour participer à un « bloc républicain » dont le PS sera le « centre de gravité »...


fraternisation

un meeting permanent ? Sans blague !






l'idéologie française ?

un bloc de foi grave



Twisted Evil


Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: 3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...   Ven 18 Déc - 6:38

un appel dans lequel je relève l'absence de tout parti politique, mais peut-être était-ce un choix délibéré, puisque les organisations politiques (Alternative libertaire, CGA, Ensemble, NPA, PCOF, PG...) qui demandent la levée de l'état d'urgence ne sont pas signataires, ou bien n'était-ce pas dans sa nature ?

Rolling Eyes

Appel unitaire : « Sortir de l’état d’urgence » Humanite.fr 17 Décembre, 2015

Après l’appel « Nous ne céderons pas ! », une centaine d’organisations ont rendu public le texte « Sortir de l’état d’urgence » au cours d’une conférence de presse, le 17 décembre 2015


Citation :
En réaction à l’horreur des attentats, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis aggravé et prolongé pour une durée de trois mois. Nos organisations ont immédiatement exprimé leurs craintes vis-à-vis de ce régime d’exception ; ces craintes sont aujourd’hui confirmées par l’ampleur des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible également des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat. Ces abus doivent cesser.

La volonté de se rassembler et de manifester ensemble a prévalu après les attentats commis à Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, en janvier 2015. Elle prévaut encore. Or, depuis le 13 novembre 2015, les interdictions visant les mobilisations sur la voie publique se multiplient. Manifester n’est plus un droit, et les rares concessions accordées par les préfectures, qui attendent souvent le dernier moment pour informer de leurs intentions, entravent dans les faits son exercice.

Le ministère de l’Intérieur justifie tout cela par son incapacité à sécuriser les parcours alors même qu’il autorise, dans le même temps, les rencontres sportives et des événements tels que les marchés de Noël, qui se tiennent sur la voie publique. L’interdiction des rassemblements et manifestations entraîne la multiplication des arrestations, des gardes à vue, des assignations à résidence, un fichage policier des militants, et, pour quelques-uns,  des condamnations. Qui peut croire que cela soulage les autorités ?

La censure, ici, s’avère doublement contreproductive…

L’état d’urgence autorise par ailleurs des perquisitions sur ordre des préfectures, de jour comme de nuit, en dehors de tout cadre judiciaire, sur le fondement de fiches possiblement erronées, de dénonciations, d’informations et de soupçons sujets à caution. Plus de deux mille six cents intrusions discrétionnaires sont intervenues à domicile, dans des mosquées, des commerces, interventions souvent violentes, sans qu’aucune mise en examen pour terrorisme n’ait eu lieu. Rien n’indique qu’une telle frénésie va s’arrêter, chacun peut en être victime.

Les assignations à résidence se multiplient sur la base de motifs aussi vagues que la présence sur le lieu d’une manifestation ou le fait de « connaître » tel ou tel individu. Ces graves restrictions sont appliquées, sans distinction, et de manière massive, d’autant que les juridictions administratives ont montré qu’elles s’en accommodent, quitte à ce que les libertés en souffrent. Elles reprennent à leur compte toutes les allégations du ministère de l’Intérieur et, comble de la démission, sont nombreuses à considérer qu’il n’y aurait pas d’urgence à statuer sur l’état d’urgence.

L’état d’urgence et le climat de guerre intérieure alimenté par le gouvernement contribuent au renforcement des amalgames et aux pratiques discriminantes, notamment de la part des forces de police. Ce ne sont pas «  les terroristes qui sont terrorisés », ce sont des jeunes et des populations victimes de l’arbitraire en raison de leur origine et/ou de leur religion qui voient leur situation encore davantage fragilisée.

Reprenant à son compte les exigences de l’extrême droite, FN en tête, le gouvernement s’engage honteusement dans une modification de la Constitution visant à étendre la déchéance de la nationalité aux binationaux nés en France.

Ces multiples atteintes portées au contrat démocratique sont une mauvaise réponse aux actes terroristes. Notre pays a été blessé, mais loin d’en apaiser les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté.

Dans ces circonstances, nous appelons les pouvoirs publics à :

• jouer leur rôle de garants de la défense des droits et des libertés publiques ;
• rétablir, sans délai, le droit plein et entier de manifester ;
• cesser les perquisitions et les assignations à résidence arbitraires et à agir dans le cadre de procédures judiciaires ;
• mettre en place des garanties effectives de contrôle ;
• lever l’état d’urgence ;
• renoncer à une réforme constitutionnelle préparée dans l’urgence et au contenu inacceptable.


Signataires :
Citation :
AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Altertour, L’Appel des appels, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association des Marocains en France (AMF), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip),  Attac, Cadac, Cedetim, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), CGT-Police Paris, Collectif 3C, Collectif des 39, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP), Collectif Stop le contrôle au faciès, Confédération générale du travail (CGT), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE),  Collectif Memorial 98, Collectif des musulmans de France (CMF), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination des collectifs AC !, Droits devant !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emmaüs France, Emmaüs International, Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes Solidaires, Filles et fils de la République (FFR), Fondation Copernic, Fondation Danielle Mitterrand France Libertés,  Genepi, Ipam, La Cimade, La Ligue de l’enseignement, La Quadrature du Net, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Observatoire international des prisons (OIP) – section française, Organisation de femmes égalité, Osez le féminisme !, Planning familial, Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), Réseau Immigration Développement Démocratie (IDD), SNPES-PJJ/FSU, Solidaires étudiant-e-s, Solidarité laïque, Sud Intérieur, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat français des artistes interprètes (SFA), Syndicat de la magistrature, Syndicat de la médecine générale, Syndicat national des arts vivants (Synavi), Syndicat national des journalistes (SNJ), Syndicat national unitaire interministériel des territoires, de l’agriculture et de la mer (SNUITAM – FSU), SNJ-CGT, Unef, Union générale des fédérations de fonctionnaires CGT (UGFF-CGT), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires, Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit).

Associations locales et autres :
Asti 93, Collectif 07 stop au gaz et huile de schiste, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif Justice & Libertés (Strasbourg), Collectif Maquis de Corrèze, Collectif Romeurope 94, la revue Ecole émancipée, Espace franco-algérien, Faucheurs volontaires de la Loire, la revue Inprecor, le journal Regards, Réseaux citoyens Saint-Etienne, Vigilance OGM 18.


quoi qu'il en soit, pour revendiquer auprès des « pouvoirs publics », autrement dit l'État, de « jouer leur rôle de garants de la défense des droits et des libertés publiques », il faut n'avoir rien compris au rôle de l'État

un appel communiste :

sortir de l'État, d'urgence !




Revenir en haut Aller en bas
 
3 - l'idéologie française et les ATTENTATS depuis 2015, l'ÉTAT D'URGENCE... la "racialisation", la "radicalisation"...
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 5Aller à la page : 1, 2, 3, 4, 5  Suivant
 Sujets similaires
-
» La Marine Française
» Et la Normandie devint française!
» La marine française en 1720
» Origine des noms de famille d'origine Française installées au Canada
» "République Fédérale Française", prototype ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
PATLOTCH / CIVILISATION CHANGE / COMMUNISME, SEXE, et POÉSIE :: MONDE ACTUEL, LUTTES, ANALYSES et THÉORISATIONS :: L'IDÉOLOGIE FRANÇAISE, une passion capitaliste occidentale : POPULISME RADICAL ?-
Sauter vers: