PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Jeu 13 Aoû - 15:27

message de Vlad déplace depuis le sujet Prolétariat...

Vlad2 a écrit:
20 Aout : appel à la gréve des travailleurs migrants en Grande Bretagne, Polonais compris

10 August 2015
Thousands of Polish workers to take part in the first ever migrant workers strike in Britain

by Jonathan Owen The Independent
08.08.2015
Citation :
Thousands of Polish people working in Britain are expected to take part in the first ever migrant workers strike in this country later this month. The protest, planned for Thursday 20th August, is the result of discussions on Polish internet forums by people angry at immigrants being blamed for Britain’s economic problems.
And the unofficial strike, which does not involve any trade unions, is being backed by the Polish Express newspaper which has created a Facebook group to promote the event. A red t-shirt produced for the protest states: “Enough! Stop blaming us.”
The suggestion of a strike came from one of their readers, claimed Tomasz Kowalski, editor, Polish Express. “It’s just a way to show people in the UK that immigrants are an important part of Britain. We want to make the point that we are here and that we want to feel appreciated,” he said.
At more than 680,000 people, the Polish community is one of the biggest in Britain. Around half a million Polish workers are relied upon in areas such as construction, healthcare and catering.
Threats to strike come amid a Government crackdown against illegal immigrants, prompted by repeated attempts by migrants seeking to cross the English Channel from Calais in recent week.
To read the whole article, click

http://www.criticatac.ro/lefteast/thousands-of-polish-workers-to-take-part-in-the-first-ever-migrant-workers-strike-in-britain/
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MessageSujet: Flot de réfugiés en Grèce: une situation "proche du chaos"   Jeu 13 Aoû - 16:50



Flot de réfugiés en Grèce: une situation "proche du chaos" Catherine Gouëset 13/08/2015  


Un groupe de réfugiés syriens sur l'île de Kos, en Grèce, le 9 août.
Les Syriens constituent les deux tiers des migrants arrivés dans l'île depuis le début de l'été.

Le nombre de réfugiés arrivés en Grèce a progressé de 750% par rapport à l'année passée. En grande difficulté économique, le pays peine à faire face à cette arrivée massive de population.

Catherine Gouëset a écrit:
Asphyxiée au plan économique, la Grèce doit aussi faire face à une hausse considérable du nombre de réfugiés et de migrants, depuis le début de l'année: 750% par rapport à 2014, pour la première moitié de l'année 2015, selon le HCR, l'Agence de l'ONU pour les réfugiés.  

Alors qu'on a, ces derniers mois, surtout évoqué les migrants débarquant sur les côtes d'Italie, les îles grecques de la mer Égée sont aujourd'hui sous le feu des projecteurs. Sur 224 000 réfugiés arrivés par la Méditerranée depuis janvier plus de la moitié (124 000) sont entrés par la Grèce, d'après le HCR. Rien qu'en juillet, près de 50 000 migrants sont arrivés dans le pays. Comment expliquer qu'on ait porté plus attention aux réfugiés débarquant en Italie qu'en Grèce? "L'Italie a largement médiatisé la crise et réclamé de l'aide pour faire face à l'arrivée de migrants", avance François Gemenne, chercheur à Science Po contacté par L'Express. "En pleine crise économique et financière, la Grèce toute occupée à son bras de fer avec ses créanciers, a sans doute aussi été gênée de demander de l'aide en faveur des réfugiés". La hausse du nombre de réfugiés tient probablement aussi, estime le chercheur, au fait que les passeurs, désormais plus surveillés au départ de la Libye, par l'opération Triton, ont modifié leurs itinéraires. "Quelles que soient leurs velléités d'exil, les migrants sont en effet tributaires des choix des passeurs."


Les réfugiés attendent devant le stade pour s'enregistrer. Kos, 9 août 2015.

Une majorité de réfugiés syriens

La grande majorité des personnes qui arrivent en Grèce sont originaires de pays où sévissent des conflits ou des violations des droits de l'homme. Principalement la Syrie (60 à 70 %, selon le HCR), l'Afghanistan et l'Irak. Le flot n'est pas prêt de se tarir puisque la Turquie ne compte pas moins de 1,8 million de réfugiés syriens, qui n'ont guère d'espoir de pouvoir rentrer chez eux tant que dure la guerre. La très grande majorité des réfugiés qui arrivent en Grèce veulent poursuivre leur route vers le nord de l'Europe.

Parmi les principaux points d'arrivée figurent les îles de Lesbos, Chios, Kos, Samos et Leros. Les conditions sont proches du "chaos" sur certaines îles, déplore Vincent Cochetel, directeur du Bureau pour l'Europe du HCR, qui a effectué une tournée sur les îles de Lesbos, Chios et Kos. "Il n'est pas normal qu'après six ans de financements européens, le pays ne dispose que de 1100 places d'hébergement" pour les demandeurs d'asile. Il a toutefois salué "la générosité de la société civile grecque", reconnu l'impact des difficultés économiques du pays et demandé le "soutien de l'Europe".  


Les îles grecques de la mer Egée confrontées à l'afflux de réfugiés

Kos, condensé des problèmes de la Grèce

La petite île de Kos, concentré des problèmes d'accueil, compte plus de 7000 migrants pour une population de 30 000 habitants. Les réfugiés "ont besoin d'une aide médicale d'urgence, d'eau, de nourriture, d'abris et d'informations. Ils sont tous épuisés. Les structures d'accueil, les services et les procédures d'enregistrement sont très loin de satisfaire les besoins réels", souligne le HCR dans un communiqué.  

Athènes vient de dépêcher des renforts policiers et prépare l'envoi d'un navire-hôtel sur l'île. A plusieurs reprises, depuis le début de la semaine, en effet, des heurts violents ont éclaté aux abords du stade où les migrants doivent s'enregistrer auprès des autorités, raconte l'envoyé spécial de RFI. "J'essaie d'obtenir ce papier pour sortir de l'ile, mais je n'y arrive pas. Ma mère est à l'intérieur, il y a des gens qui l'ont aidée à entrer, alors on attend", raconte un réfugié rencontré par RFI. "C'est la première fois que l'on assiste à une telle situation en Grèce a dénoncé Julia Kourafa, porte-parole de MSF, dans des propos rapportés par le Guardian: des personnes enfermées dans un stade et contrôlées par la police anti-émeutes. On parle de mères de familles, d'enfants et de vieillards, retenus là, en plein soleil".

Les autorités grecques ont dépêché, mercredi, une équipe de 12 personnes pour assister la police dans les opérations d'enregistrement des demandeurs d'asile, et devraient envoyer quelque 260 policiers supplémentaires dans les îles concernées, selon Ekathimerini. Et le commissaire européen en charge des migrations, Dimitris Avramopoulos, est à Athènes, ce jeudi, pour envisager une aide d'urgence. Ce début de mobilisation face à l'ampleur de la crise suffira-t-il ?

François Gemenne a écrit:
"Une chose est sûre. L'effet de loupe actuel ne doit pas faire oublier que l'Europe a déjà connu des crises de réfugiés d'ampleur équivalente. Au début des années 1990, pendant la guerre des Balkans, les pays européens ont fait face à des déplacements aussi importants de population, insiste. La différence est qu'alors, leur accueil avait été beaucoup mieux réparti entre pays du nord et du sud du continent. Aujourd'hui, c'est le sud de l'Europe, et au premier plan la Grèce, qui supporte la plus lourde charge."

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Ven 14 Aoû - 18:33

En Macédoine, des milliers de migrants prennent d’assaut un train 14/08


Citation :
La scène se passe en Macédoine, dans une ville du sud-est du pays. Le pays voit passer tous les jours 4000 migrants, en route vers le nord, vers la Serbie ou la Hongrie.


Et ils sont de plus en plus nombreux, à vouloir prendre l’un des 3 trains quotidiens, provoquant, des scènes d‘émeutes à chaque fois. Les incidents sont quotidiens, aggravés par la chaleur et la fatigue.

Pour le Commissaire européen à l’immigration, le monde affronte “la pire crise de réfugiés depuis la Seconde guerre mondiale” et l’Europe, a le devoir de les accueillir d’une façon “décente” et “civilisée”.




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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 15 Aoû - 2:22


Militaires français contre migrants africains

Appel de Vintimille à solidarités matérielles et financières 14 août 2015 par Collectif via PIR


Citation :
Suite à la décision de la France de restaurer la frontière à Menton-Vintimille, nous, exilé-e-s des pays en guerre, avons décidé de résister.

Depuis deux mois, nous occupons une place à deux cent mètres d’un barrage militaire qui a pour mission de ne laisser passer aucun-e « africain-e » (dixit la gendarmerie française) et toute personne qui n’aurait pas le bon teint « européen ».


Ici, nous nous organisons pour résister aux déportations forcées vers l’Italie, briser cette frontières qui nous empêche de circuler librement, et trouver les moyens de finir notre voyage vers le pays où nous avons choisi de déposer notre demande d’asile.

Bloqué-e-s à la frontière, nous y avons été déporté-e suite à des arrestations pendant lesquelles on nous a pris notre argent et nous manquons de tout : vivres, médicaments, argent…

Nous appelons à ce que partout en France des collectifs, des personnes montent des caisses de solidarité et de nous envoyer de l’argent pour que nous puissions s’acheter de la nourriture, des médicaments, des billets de train, et de tout ce que l’on a besoin pour continuer notre résistance.

Vous pouvez nous envoyer de l’argent sur ce compte bancaire : IT33N07601051382340925340PS.

Vous pouvez aussi passer directement nous voir pour déposer vos dons.

Nous vous remercions d’avance pour votre solidarité.

N’hésitez pas aussi à passer nous voir et nous filer un coup de main pour s’organiser avec nous contre les frontières.

Nos solidarités n’ont pas de frontière.

Nos solidarités briseront leurs frontières.

WE ARE NOT GOING BACK ! WE NEED TO GO !


FB : Presidio Permanente No Border Ventimiglia


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 15 Aoû - 2:26



Entre euphémisation et amalgame : le fanatique, le réfugié et l’immigrant Jean-Marie Le Gall 21 Juillet, 2015 Humanite.fr

Une tribune de Jean-Marie Le Gall, historien et directeur de l'UFR d'Histoire de Paris-1


Jean-Marie Le Gall a écrit:
En France, en 2015, 34 ans après l’abolition de la peine capitale, un homme, Hervé Cornara a été décapité, sa tête photographiée entre deux banderoles reprenant la profession de foi de l’Islam ; photographie susceptible un jour d’être publiée, ce qui, à l’heure de l’univers du multi média nous ramènerait quasiment au temps des décapitations publiques lorsque le bourreau brandissait la tête du condamné. Le projet de faire sauter une usine de chimie devait couronner cette séquence terroriste.

L’analyse de cette mise en scène montre que la loi de Dieu s’est imposée à la loi de la République qui proscrit la peine de mort et qui affirme que nul ne peut être poursuivi pour ses croyances. L’auteur de cette abjection est un intégriste musulman qui la veille de son geste avait reproché à son épouse de n’être pas assez religieuse.

Pourtant dans les jours qui ont suivi ces faits, cette évidence a été remise en cause, notamment sur les ondes radiophoniques : certains y ont vu un conflit du travail entre un salarié et son patron, d’autres ont souligné que c’était l’œuvre d’un faible d’esprit ou d’un psychopathe. Et puis revient cette accusation de « barbare » qui est un jugement de valeur expéditif pour éviter d’avoir à interroger les fondements d’une telle violence. Comme pour nous convaincre qu’il s’agit d’un acte isolé commis par un individu esseulé et que tout cela n’a rien à voir avec une lecture invasive et violente de l’Islam. Le traitement a minima de cette affaire ravalée bientôt au fait divers n’est pas sans évoquer l’assassinat en avril d’Aurélie Châtelain et le projet avorté d’attentats contre des églises catholiques. Passé les évènements, la presse ne fait pas preuve de beaucoup de droit de suite dans l’investigation. Dormez bonne gens. L’incident est clos.

D’où une impression d’euphémisation proprement scandaleuse qui s’apparente à une cécité intellectuelle pour ceux qui ne veulent pas voir, comme hier certains n’ont pas voulu voir les pires atrocités de l’histoire. Or n’y a d’intelligence que critique, qui dépasse nos préjugés. Les assassinés de Charlie Hebo n’ont pas le monopole de la victimisation religieuse et il n’y a aucune raison pour que notre indignation soit moins forte envers les victimes anonymes que pour les célébrités. Tout un chacun peut être la cible de cette logique de violence purificatrice car tous ceux qui ne sont pas des intégristes sont des mécréants. Ensuite nier la dimension religieuse de ce geste serait comme nier l’homophobie qui motive certains crimes. Qui irait contester que le racisme inspire bien des crimes ou massacres aux Etats Unis ? Pourquoi alors, parce qu’il s’agit de crimes perpétrés au nom d’une lecture de l’Islam, se draper dans des circonvolutions et autres périphrases pour masquer sa lâcheté par des poncifs ? Pourquoi tant de complaisance à refuser de penser le potentiel meurtrier des religions ? En six mois, par trois fois, des meurtres ont été commis au nom de l’Islam en France. Allons nous y habituer en cherchant à nier la réalité ou en lui cherchant d’autres causes ?

Or conjointement au refus de nommer les choses se manifeste, la pensée critique s’indigne de voir les médias réveiller un imaginaire des invasions. Les discours politiques truffés de réminiscences à Charles Martel ou d’incantation à Jeanne d’Arc se télescopent sur nos écrans avec les images des flots de réfugiés qui fuient justement la guerre conduite par les forces islamiques, notamment sunnites de Daech. Alors que les médias montrent des forces de police voulant arrêter à Vintimille ces rescapés de l’enfer, un discours peu compatissant et confus se développe simultanément favorisant l’amalgame entre migration, réfugiés et terrorisme. La France serait menacée d’invasion.

Il y aurait beaucoup à dire sur ce paradigme de l’invasion forgé au temps du nationalisme de ce XIXe siècle. Ce siècle de progrès est devenu dans la conscience collective, par une dramatique erreur de perspective historique, l’âge d’or d’une France que nous avons perdue, celle des tableaux impressionnistes et d’un dimanche à la campagne. Or ce thème de l’invasion est entré dans les manuels d’histoire au temps du nationalisme triomphant. Certes la France a connu des occupations militaires, mais pas d’invasion de populations étrangères. Les Francs n’ont pas été des envahisseurs mais des populations implantées sur le limes de l’Empire avec le consentement des autorités romaines. Poitiers ne fut pas une bataille décisive arrêtant une invasion musulmane mais une rencontre par laquelle le France Charles Martel chercha à accroitre son emprise sur l’Aquitaine à la faveur d’une razzia des Omeyades établis en Narbonnaise. Quant aux Anglais, qui possédaient la Normandie d’où venaient leurs souverains et une partie de leur aristocratie, leur armée est largement entrée dans le royaume du Très Chrétien à la faveur d’une guerre civile entre Armagnacs et Bourguignons. Il faut donc se garder de relire l’histoire de France à l’aune d’un imaginaire national du XIXe siècle créant une France éternelle figée dans des frontières naturelles. La France est faite de sangs mêlés. Or c’est ce roman historique, erroné et rance qui s’inscrit en filigrane des consciences et procède à l’amalgame des mythes et des réalités, au détriment d’une lecture critique et raisonnée des faits. La France serait une fois de plus menacée par l’invasion…

Mais quelle est cette société soit disant humaniste, qui se gargarise de ses racines chrétiennes, s’enorgueillit de sa philosophie des Lumières et de sa Révolution, et qui dans le même temps regarde la misère à la télé juste pour se faire peur, alimenter ses fantasmes historiques, et détourne la tête en fermant la main plutôt que la tendre? Ces réfugiés doivent être accueillis au nom des droits de l’homme car ils sont des victimes de la terreur. Et non une menace. Ce ne sont pas ces réfugiés ni plus largement des migrants qui commettent des attentats mais des Français, nés sur notre sol, qui se radicalisent au contact de prédicateurs qui agissent en toute impunité au sein d’une république qui à force de ne pas vouloir retomber dans le combat laïc mené hier contre l’Eglise semble faire preuve de faiblesse voire de complaisance vis-à-vis de certains mouvements religieux qu’il serait facile de confondre par la loi sur les dérives sectaires.

Mais allons plus loin dans l’analyse des faits, et des seuls faits. Il faut aussi cesser de présenter l’immigration comme la cause des problèmes du multiculturalisme, voire de son échec peut être trop vite proclamé. Certes l’intégration républicaine est mise en danger par les communautarismes identitaires. Mais la République doit être forte tout en étant ouverte à la diversité des cultures composant l’histoire de France. Et qu’on n’aille pas dire que l’unité ne passe que par l’uniformité ! La France est diversité ne cessait de rappeler Fernand Braudel. L’unité est possible dans la diversité. Le patriotisme des américains fiers de leur hymne, de leur drapeau et de leur monnaie s’accommode dans le même temps d’une attache profonde à leurs communautés religieuses, sexuelles, ou raciales. Plus que par le communautarisme, ce multiculturalisme européen est surtout sapé par l’édification de murs, et par le repli sur le terroir et un campanilisme étriqué, chauvin et imaginaire. Au nom d’une prétention à l’involution inepte dans un passé inventé, auréolé de pureté, d’autochtonie, faut il se rappeler que l’Europe a surtout engendré depuis cinq siècles des expulsions de juifs, de morisques, des massacres, des pogroms et des génocides. Là sont les réalités dont il faut se souvenir. Si les invasions démographiques relèvent largement du fantasme historiographique, l’histoire de l’Occident est surtout marquée par le rejet, le ghetto et la diaspora alors que la réalité sociale de l’Europe est brassages et mouvements.

Les historiens ont des cousins, les géographes et démographes, qui peuvent nous conduire à réviser cette mobilisation erronée d’une histoire falsifiée qui présenterait le passé comme un horizon d’avenir. Les historiens savent que l’âge d’or n’a jamais existé et les archéologues du Haut Moyen Age pourraient tendre la main aux spécialistes des migrations contemporaines pour montrer que l’histoire a toujours été et demeure mouvement, que le village immobile est une illusion de publicitaire. Tout historien sait que l’on n’arrête pas le temps, que l’on ne revient pas au passé et que la lucidité est le seul courage. Posons donc la question de l’immigration.

Dans la nouvelle mondialisation, l’argent, les marchandises mais aussi les hommes bougent : de plus en plus nombreux et de plus en plus vite. Cette mobilité humaine est une liberté, celle de circuler. Qui s’en plaindrait ? La déclaration universelle des droits de l’homme de 1948 reconnaît à chacun le droit de quitter son pays. Cette mobilité accroît la mondialisation des échanges touristiques, des acteurs économiques, des chercheurs comme des pèlerins. Mais lorsque parmi les touristes des Baléares, de Malte, des iles grecques se mêlent des réfugiés ou des migrants, partout les réactions xénophobes s’accroissent, l’exaltation d’une pseudo autochtonie se répand, alors que nous sommes tous des sangs mêlés ; l’amalgame avec l’insécurité et le terrorisme se fait et des murs se construisent partout dans le monde, y compris en Europe (Hongrie, Grece, Espagne). Qu’est devenue la joie qui en 1989 accompagna la chute du mur de Berlin ? Tandis que l’économie de la connaissance nécessite le développement de la peregrinatio academica, certains pays comme la France sous Nicolas Sarkosy mais aussi l’Angleterre ont limité la durée de séjour pour étudier et restreint l’embauche des diplômés étrangers.

Mais l’analyse critique invite toujours à dépasser les apparences faciles. Rappelons tout d’abord que l’Europe n’est pas le seul foyer d’immigration au monde car les migrations sont régionalisées. Des pôles attractifs se rencontrent sur tous les continents comme l’Afrique du sud, les pays du Golfe, l’Australie, le Japon, la Russie, le Canada et les USA. Voilà qui contredit l’idée que l‘Europe attirerait toute la misère du monde comme l’avait jadis déclaré un premier ministre français et qui nous invite à provincialiser l’Europe. Son sort n’est pas différent de celui contrées de la planète. Voilà qui réfute aussi l’idée démagogique qu’un welfare state européen serait la cause de cet appel d’air vers l’Europe. Or l’Europe n’est pas le seul pôle prospère dans l’univers. L’essor économique des BRICS (Brésil, Russie, Indes, Chine…), même s’il connaît actuellement un ralentissement, a même rendu l’Europe moins attractive, voire en a refait une terre d’émigration qu’elle fût pendant longtemps. Combien d’Européens sont partis depuis le XVIe siècle vers le vaste monde pour fuir la misère ou tenter leur chance ? Or ne voit-on pas aujourd’hui des diplômés grec, irlandais, espagnols rejoindre d’autres continents ou pays plus dynamiques

Les causes des migrations dépendent donc avant tout de la situation des émigrants. La misère, la désertification liée au réchauffement climatique, la guerre enfin encouragent les plus chanceux et les plus audacieux à partir vers des pays accessibles. L’Europe est en paix, à une économie prospère, et une population vieillissante. Comment n’attirerait elle pas ceux qui cherchent un asile au nom d’un incontestable droit naturel ? En même temps, les démographes qui ne se paient pas de mots car ils comptent savent que ces migrations sont en Europe le principal facteur de croissance démographique. Voilà pourquoi le livre vert européen de 2005 a préconisé une ouverture des frontières. L’économie européenne a besoin de cette main d’œuvre à bas coût, notamment dans les secteurs du bâtiment, des services à la personne, dans la restauration, le ramassage des ordures comme des fruits. Cette main d’œuvre est parfois clandestine et anime toute une économie souterraine. Il y a 5 millions de sans papier en Europe et on s’en accommode sans vraiment traquer les employeurs.

Or depuis un an, cette réalité là est reléguée au second plan car les médias montrent des flux de réfugiés politiques cherchant à fuir des zones de combats où les intervention occidentales en Irak et en Libye ont provoqué la chute de l’Etat et favorisé l’avènement de guerre de religion entre sunnites et chiites. Si l’Europe s’accommode des migrations économiques, elle est soudain confrontée à un flot de réfugiés et ne sait que faire. Manquant au devoir d’hospitalité, repliée sur des égoïsmes nationaux, elle laisse les pays méditerranéens en première ligne et n’a aucune politique commune sur le droit d’asile.

Face à ces réalités, que valent les coups de menton des démagogues et autres rossignols enroués du chauvinisme ? Sans compter les petits calculs misérables de politiciens myopes au regard rivés sur les sondages ? Les pays européens doivent travailler à être plus solidaires entre eux et plus coopératifs avec les zones frontalières pour réguler cette mobilité humaine dans une perspective d’hospitalité face à la détresse humaine mais aussi dans l’intérêt de leurs économies. Il faut agir en faveur du développement social et économique de ses partenaires. La politique migratoire ne doit pas seulement être Schengen, Frontex, mais aussi une politique commune d’accueil et de circulation en Europe. Se replier derrière des murs ou derrière des frontières nationales n’est pas la solution. Oeuvrer à régler les crises politiques de Libye ou d’Irak et développer par exemple l’électrification de l’Afrique seraient des opérations plus bénéfiques à tous.

Le plus grave est que cette peur des migrations compromet la construction européenne et même la mobilité en Europe comme l’atteste les volontés de certains de sortir de Schengen. Parce tout d’abord, l’Europe politique donne l’impression qu’elle est impuissante sur ce sujet, comme elle l’est pour régler la crise grecque, ou les guerres récentes sur son sol dans les Balkans ou en Ukraine. Parce que devant cette impuissance collective, certains considèrent le retour le l’Etat national comme la panacée, même si les défis qui se posent le dépasse Parce qu’enfin tous les étrangers sont confondus dans une même figure caricaturale du profiteur ou du terroriste. Dans les pays de l’est européen on redoute les réfugiés, comme en France on redoute les roms, comme il y a peu le plombier polonais et naguère les Italiens ou les Portugais.

Le progrès en Europe ne peut se construire que sur la mobilité, l’échange, la confiance et la solidarité qui permettront aux générations futures de se connaître et de se comprendre. L’Europe, multilingue, multiculturelle, multiraciale et multireligieuse est notre seul avenir pour peser encore dans le monde face à des états quasi continentaux comme l’Inde, la chine, le brésil, les USA.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 15 Aoû - 2:31

Migrants : les Européens veulent la fin de Schengen Jean-Marc Leclerc, Service infographie du Figaro 09/07/2015


Un migrant se rase dans la jungle de Calais

SONDAGE - Quasiment 7 Français sur 10 seraient pour un rétablissement des contrôles aux frontières des États de l'UE, selon un sondage exclusif Ifop-Le Figaro.

Citation :
En Europe, toutes les opinions publiques sont favorables à la suppression des accords de Schengen! C'est ce qui ressort d'un sondage exclusif Ifop-Le Figaro sur «Les Européens et la gestion des flux migratoires» , dont voici le résultat:


Quasiment 7 Français sur 10 veulent rétablir les frontières des Etats de l'U. 53 % de sondés se disant proches du Parti socialiste sont prêts à réclamer cette suppression, contre 77 % à l'UMP (Les Républicains aujourd'hui) et 89 % au Front national.

En revanche, le sujet des quotas de migrants divise. Plus le pays sondé est concerné par la crise migratoire, plus il appelle à la solidarité des autres États membres: l'Italie, sas d'entrée de l'Union pour des centaines de milliers de clandestins, réclame les quotas à 81 % ; l'Allemagne, première destination des demandeurs d'asile en Europe, à 69 %. La Grande-Bretagne, en revanche, sans doute favorisée par sa situation insulaire, est la moins favorable à l'idée d'ouvrir ses portes aux nouveaux migrants: 68 % des Britanniques refusent.

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mar 18 Aoû - 17:37

En une semaine, plus de 20 000 migrants arrivent sur les côtes grecques Le Monde.fr avec AFP | 18.08.2015


Entre le 8 et le 14 août, au moins 20 843 personnes sont arrivées en Grèce,
selon l’Organisation des Nations unies.
L’île de Kos est la principale destination de ces réfugiés.  

Citation :
Entre le 8 et le 14 août, 20 843 migrants sont arrivés en Grèce, a annoncé, mardi 18 août, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Ce nombre représente près de 50 % des arrivées de migrants par la mer en Grèce au cours de toute l’année 2014. Pour le seul mois de juillet, il y en a eu 50 242, soit plus que les 43 500 personnes arrivées sur toute l’année 2014.

Concernant les migrants arrivés la semaine dernière, la grande majorité venait de Syrie (82 %) ; 14 % sont des Afghans, 3 % sont des Irakiens. Le HCR relève que le « rythme des arrivées ne fait qu’augmenter ces dernières semaines » et qu’une « grande majorité de ces arrivants devraient recevoir le statut de réfugiés ».


Profitant de bonnes conditions estivales, les personnes qui tentent de traverser la mer Egée en direction des rives européennes sont de plus en plus nombreuses. Entre Bodrum, ville balnéaire turque, et l’île de Kos, elles payent plus de 1 000 dollars (900 euros) pour emprunter l’un des plus courts passages entre la Turquie et l’Europe sur des petites embarcations ou des canots pneumatiques. La Turquie avait, de son côté, recensé près de 18 300 migrants secourus en mer Egée entre le 17 juillet et le 17 août.

Depuis des mois, le HCR a lancé des avertissements concernant la crise grandissante des réfugiés sur les îles grecques. Il demande ainsi d’urgence le renforcement des structures d’accueil sur les îles et dans le reste du pays. Il « recommande aux autorités grecques de mettre en place une structure unique chargée de coordonner la réponse d’urgence » à cette crise et de « mettre en place un mécanisme d’assistance humanitaire adéquat ».


Les migrants arrivés la semaine dernière viennent pour la plupart de Syrie (82 %) ;
14 % sont des Afghans, 3 % sont des Irakiens.

L’île de Kos au centre des trajets


L’île de Kos, située à environ 20 kilomètres des côtes turques, est la principale destination de ces réfugiés venus du Moyen-Orient ou de l’Extrême-Orient. D’une superficie de 287 kilomètres carrés, elle compte 33 000 habitants et des touristes estivaux, mais manque de structures d’accueil.

Les réfugiés y dorment dans des tentes ou des abris de fortune dans les parcs, les rues, sur les quais et les plages. Plusieurs jours, voire parfois plusieurs semaines, sont nécessaires pour qu’ils puissent s’enregistrer auprès de la police grecque afin d’obtenir le laissez-passer leur permettant de poursuivre leur voyage vers Athènes et d’autres pays européens.

Environ 2 000 personnes demeurent dans des conditions extrêmement précaires, selon l’ONG Médecins sans frontières (MSF), la seule présente sur l’île. Parmi elles, « de nombreuses familles avec des bébés et de jeunes enfants, faisant la queue sous un soleil de plomb, par 32 °C (…) sans aucune installation sanitaire, sans ombre et sans abri », contraintes d’« escalader des grillages pour acheter de l’eau ».

Selon les statistiques de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 250 000 personnes ont traversé la Méditerranée cette année pour gagner l’Europe. Ils sont plus de 2 000 hommes, femmes et enfants à avoir perdu la vie en mer depuis janvier.

L’Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures (Frontex) a pour sa part publié des chiffres impressionnants. Pour le seul mois de juillet, 107 500 migrants ont été recensés aux frontières européennes, soit trois fois plus que lors du même mois l’an passé. C’est la première fois depuis 2008, année où Frontex a commencé à établir ces relevés, que la barre de 100 000 migrants en un mois est dépassée.

La Commission européenne a approuvé, au début d’août, le déblocage d’une aide de 2,4 milliards d’euros sur six ans pour aider les pays européens à faire face à l’arrivée croissante de migrants sur leur territoire. La Grèce a obtenu une aide de 474 millions d’euros.

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mer 19 Aoû - 0:14

Émeutes suite à la mort d'un migrant à Salou 12/08/15 - 06h12 Source: Belga


Citation :
Des affrontements entre les forces de l'ordre et plus de 150 migrants ont eu lieu, mardi, dans la station balnéaire espagnole de Salou, au sud de Barcelone. Les troubles ont éclaté suite au décès d'un migrant.

Une vingtaine de personnes, dont des agents, ont été blessés. Les migrants ont notamment jeté des pierres et des chaises en direction des policiers. Une dizaine de personnes ont été interpellées et un homme a été placé sous mandat d'arrêt.

Les troubles ont débuté après le décès d'un Sénégalais de 50 ans, qui a tenté d'échapper à la police en sautant depuis un balcon. L'homme était suspecté de vendre des produits contrefaits.






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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mer 19 Aoû - 0:23

L'Allemagne pourrait accueillir 750000 demandeurs d'asile en 2015 AFP / Louisa Gouliamaki

L'Allemagne s'apprête à renforcer sa politique généreuse face à l'afflux de migrants. En début d'année, Berlin envisageait de répondre favorablement à 300 000 demandes puis à 450 000 ces derniers jours. Un chiffre qui pourrait grimper jusqu'à 750 000, selon un quotidien économique.



Citation :

L'Allemagne s'apprêterait à réviser à la hausse sa prévision du nombre de demandeurs d'asile pour 2015 qui pourrait grimper «jusqu'à 750.000», un chiffre record, même pour un pays à la population vieillissante. C'est ce qu'avance le quotidien économique «Handelsblatt» de mardi.

 Dimanche, la chancelière Merkel avait estimé que la question des migrants allait occuper les Européens «bien plus que la Grèce et la stabilité de l'euro».

Citant des sources gouvernementales, le journal affirme «qu'au lieu des 450.000 demandeurs d'asile prévus, ce sont jusqu'à 750.000 qui pourraient (se présenter) cette année - bien au-dessus de l'année record de 1992». Cette année-là, en raison de la guerre en ex-Yougoslavie, l'Allemagne avait eu à faire face à 438.191 demandes d'asile, selon les statistiques de l'Office fédéral des réfugiés.

Contacté, l'Office n'a ni infirmé ni confirmé le chiffre évoqué par le journal économique, renvoyant simplement à une conférence de presse, mercredi après-midi, du ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière «qui va s'exprimer sur ces prévisions remaniées». Son homologue français Bernard Cazeneuve le rencontrera jeudi à Berlin.  Début 2015, l'Office prévoyait 300.000 demandes mais ce chiffre était déjà dépassé le 1er août.  A ce moment-là, l'Office avait déjà revu à la hausse ses prévisions annuelles pour les amener à 450.000 demandes.

Accueillir davantage de Syriens ou d'Irakiens

Parmi les migrants arrivant en Allemagne figurent 40% ressortissants des pays des Balkans qui ne peuvent plus obtenir le statut de demandeur d'asile et cherchent surtout un avenir économique meilleur que dans leurs pays d'origine. L'Allemagne étudie actuellement les moyens d'accélérer les procédures pour ces ressortissants afin de se consacrer davantage aux réfugiés ayant besoin d'une aide, comme les Syriens, les Irakiens et les Afghans. Le ministère allemand des Finances a annoncé que cinquante fonctionnaires des douanes allaient «à court terme» prêter main-forte à l'Office fédéral des réfugiés pour l'aider à traiter les demandes d'asile en souffrance.

Citation :
Le HCR plaide pour une meilleure répartition des réfugiés

Dans un entretien au quotidien «Die Welt», le Haut-commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR) Antonio Guterres a lui plaidé pour une meilleure répartition des réfugiés en Europe. «Sur le long terme, ce n'est pas gérable de voir seulement deux Etats de l'Union européenne - l'Allemagne et la Suède - prendre en charge la majorité des réfugiés (...)», juge-t-il.

«La plupart des personnes qui traversent en bateau la Méditerranée fuient conflits et persécutions. L'ensemble des Etats européens ont le devoir moral de les accueillir et l'obligation légale évidente de les protéger», a-t-il ajouté. Selon des statistiques d'Eurostat, en 2014, l'Allemagne a accueilli à elle seule 32,4% de l'ensemble des demandeurs d'asile arrivés dans l'UE
.

Merkel : la questions des migrants «va nous occuper plus que la Grèce»

Lors d'une interview dimanche sur la chaîne publique ZDF, la chancelière Angela Merkel a estimé que la question des migrants dans l'UE, confrontée à une crise humanitaire sans précédent, allait occuper les Européens «bien plus que la Grèce et la stabilité de l'euro». Elle a indiqué vouloir s'entretenir du problème avec le président français François Hollande.

La situation en Europe, notamment en Allemagne, où les migrants sont souvent hébergés sous des tentes ou dans des conteneurs d'habitation, «n'est absolument pas satisfaisante», pour la chancelière. Elle s'est insurgée contre les agressions racistes dont sont victimes certains réfugiés et dont le nombre a fortement augmenté en un an, dépassant déjà les 200 depuis le début de l'année (lire ci-dessous). «Ce n'est pas digne de notre pays», a-t-elle noté.

Une priorité européenne


La chancelière a souhaité que l'établissement d'une liste de pays dits sûrs, c'est-à-dire où les citoyens ne sont pas persécutés, soit effectué si possible au niveau européen. La thématique de l'asile «pourrait être le prochain projet européen où nous verrions si nous sommes vraiment capables d'agir ensemble», a-t-elle plaidé. Le ministre allemand du Développement, Gerd Müller, a pour sa part appelé l'Union européenne à agir face à cet afflux, estimant que Bruxelles n'était pas à la hauteur de la crise. «La Commission européenne doit passer du mode vacances au mode urgence», a-t-il lancé, «nous avons enfin besoin d'un Commissaire européen aux Réfugiés».

Citation :
Montée des violences racistes dans l'ex-RDA

Les violences racistes ont augmenté de 40% dans l'est de l'Allemagne en 2014, selon un document du ministère de l'Intérieur transmis à la presse mardi. Sur les 130 actes de violence raciste commis par des individus d'extrême droite, 61 ont été commis dans les Länder (Etats régionaux) qui constituaient jadis l'Allemagne de l'Est (RDA), Berlin compris. En 2013, seuls 43 cas avaient étaient recensés par la police.

Ces agressions en ex-RDA représentaient 47% des actes de violence racistes dans le pays, alors que les Allemands vivants dans l'Est représentent moins d'un cinquième de la population (17%). En tout, 352 délits racistes ont été enregistrés dans l'est de l'Allemagne en 2014, dont 17% avec violence. Ces données ont été fournies par le ministère de l'Intérieur en réponse à une question d'une députée des Verts.

La montée des sentiments xénophobes dans l'est de l'Allemagne, toujours plus pauvre que la partie occidentale 25 ans après la réunification, a été illustrée par le succès rencontré à Dresde (Saxe) en début d'année par les manifestants du mouvement anti-islam Pegida. Les autorités allemandes se sont aussi alarmées ces dernières semaines de la multiplication des violences visant des foyers ou futurs foyers de migrants, alors que l'Allemagne est confrontée à un afflux record de demandeurs d'asile cette année
.



à la demande des patrons...

Les employeurs allemands veulent ouvrir le marché du travail aux migrants Sipa Press 16 juin Luc Andre

Les demandeurs d'asile toujours plus nombreux pourraient bénéficier de formations linguistiques et professionnelles

Citation :
Les faits - Jeudi, Angela Merkel rencontre les responsables des Länder pour évoquer l’accueil des demandeurs d’asile, toujours plus nombreux. Les représentants patronaux font pression pour ouvrir le marché du travail à ces migrants, alors que, dès aujourd’hui et a fortiori à l’avenir en raison du vieillissement de la population, les entreprises ont du mal à recruter.

D’un côté, plus de 500.000 emplois vacants. De l’autre, des centaines de milliers de demandeurs d’asile espérant un avenir en Allemagne. Pour les responsables patronaux, l’arrivée de ces migrants constitue une aubaine. Non seulement à court terme, pour renforcer un marché du travail en plein boom, mais aussi à long terme, pour atténuer les effets du vieillissement de la population. D’ici 2035, ce sont près de 4 millions d’emplois qui resteront vacants, faute de candidats outre-Rhin. Les métiers scientifiques et techniques, comme les services à la personne, font partie des secteurs les plus menacés.

En amont d’une rencontre jeudi entre Angela Merkel et les responsables des Länder sur l’accueil de demandeurs d’asile toujours plus nombreux, la Fédération des employeurs (BDA) est montée au créneau pour appeler les parties à un peu de bon sens. Elle a formulé, dans un documents de neuf pages, une série de recommandations pour faciliter l’accès des migrants au marché du travail.

Depuis l’automne 2014, les demandeurs d’asile et les bénéficiaires d’une protection subsidiaire peuvent chercher un emploi au bout de trois mois. Mais en tant que ressortissants extra-communautaires, ils ne sont pas prioritaires sur le marché du travail. A compétences égales, un candidat allemand ou issu de l’Union européenne leur passera devant. Cette entrave n’est levée qu’au bout de quinze mois de résidence. Le BDA propose de réduire ce délai légal à six mois, en parallèle d’une accélération sensible du traitement des demandes d’asile. Le marché du travail serait ainsi débarrassé d’un « obstacle bureaucratique, chronophage et coûteux », justifie le BDA. La fédération propose aussi d’autoriser ces migrants à travailler en intérim. L’interdiction remonte aux années 1960-70 quand l’Allemagne a fait venir des centaines de milliers de « travailleurs invités », principalement de Turquie.

En regard des besoins de main d’œuvre, les employeurs exhortent les autorités à plus de flexibilité dans le droit migratoire. Si un demandeur d’asile échoue à obtenir le statut de réfugié, mais dispose de compétences professionnelles recherchées, il faut autoriser un glissement vers l’immigration de travail. Sans passer par l’expulsion et un retour à la case départ pour les procédures administratives. Dans le même ordre d’idées, les migrants mineurs doivent obtenir un accès plus facile à l’apprentissage. Même ceux dont les parents se sont montrés peu coopératifs dans la procédure d’asile.

Pour réussir leur intégration professionnelle, ces travailleurs ont cependant besoin d’un accompagnement, linguistique en premier lieu. Or, cette question relève des Länder et des communes, peu à peu dépassés par l’afflux massif de demandeurs d’asile du Moyen-Orient et de l’est de l’Afrique. L’Allemagne a enregistré plus de 125.000 arrivées depuis janvier, soit plus que sur l’année 2013. Le BDA demande au gouvernement fédéral de débloquer des moyens sur le long terme.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Jeu 20 Aoû - 18:03



Le drame des migrants en cinq graphiques édifiants Marie Simon 19/08/2015 [à consulter dans l'original]


Des migrants débarquent sur l'île de Kos en Grèce, le 14 août 2015
après avoir traversé la mer Egée en partant de la Turquie. Un périple dangereux.


Marie Simon a écrit:
Un nombre record de migrants est arrivé dans l'Union européenne au mois de juillet. Les côtes grecques sont en première ligne ces derniers mois, alors que l'UE cherche une réponse à cette crise migratoire, la plus grave depuis la Seconde Guerre mondiale.

Juillet 2015, un mois record pour une année record

Les migrants ne sont jamais arrivés aussi nombreux aux frontières extérieures de l'Union européenne au mois de juillet 2015. Quelque 107 500 entrées illégales ont été recensées pour le seul mois de juillet 2015, soit trois fois plus que le même mois l'an dernier... et autant qu'en 2013, en année pleine, d'après les chiffres de l'agence Frontex.  

La Méditerranée et ses différentes "routes"

La tendance est confirmée par les chiffres de l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), qui ne concernent toutefois que les tentatives d'entrées illégales par la Méditerranée. "Compte tenu des opérations de secours quotidiennes, l'OIM prévoit que le nombre total d'arrivées [sur sept mois, ndlr] dépassera les 250 000 d'ici la fin du mois. Cette différence tranche avec les 219 000 arrivées en 2014". Même tonalité du côté du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) qui enregistre une "hausse de 83% des traversées de janvier à juin 2015".

En réalité, les traversées de la Méditerranée suivent plusieurs routes distinctes, ponctuées de "hubs" et de villes-étapes. De l'Algérie vers l'Espagne, de la Tunisie vers l'Italie ou de la Turquie vers la Grèce, tous franchissent des milliers de kilomètres depuis leur lieu d'origine, comme le montre cette carte de Reuters, nourrie des données de l'OIM.  

Check out the infographs on 'routes to a better life' by @ReutersGraphics based on ICMPD data http://t.co/tPZi7PtkOV pic.twitter.com/iV2wb8T2j8
— ICMPD (@ICMPD) August 18, 2015

Les Erythréens et les Syriens affluent massivement

Les Erythréens et les Syriens représentent les plus gros contingents de réfugiés qui tentent de pénétrer dans l'Union européenne. L'Erythrée était encore le premier pays d'origine en 2014, d'après les chiffres du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).  

Mais cette place devrait échoir à la Syrie en 2015 si la tendance actuelle se confirme. Le gros des réfugiés se trouve dans les pays voisins de la Syrie mais le cap de 4 millions de Syriens qui ont fui la guerre et les persécutions a été franchi en juillet 2015, à la suite d'une accélération notable ces derniers mois. Et ils se tournent déjà massivement vers l'Union européenne. Le HCR considère déjà que la Syrie a doublé l'Erythrée ces six derniers mois et que les Syriens représentent le tiers de migrants en Méditerranée.  

La Grèce et ses îles au bord du point de "rupture"

La Grèce reçoit désormais plus de migrants que l'Italie... Entre le 1er janvier et le 14 août 2015, près de 160 000 migrants sont arrivés par la mer en Grèce, auxquels il faut ajouter 1716 arrivées par la terre, via la frontière greco-turque, d'après le HCR. Beaucoup tentent par exemple de rejoindre l'île de Kos par la Méditerranée, depuis Bodrum sur la côte turque. L'afflux inédit de migrants mène aussi l'île touristique de Lesbos près de la "rupture", avec plus de 2000 arrivées par jour, selon l'ONG International Rescue Committee (IRC).

La mort si souvent au bout du périple


Quelque 22 400 migrants auraient trouvé la mort en tentant de rejoindre l'Europe via la Méditerranée, depuis 2000, d'après les calculs de l'OIM et les données du projet de datajournalisme Migrant Files. Soit, chaque année, environ 1500 décès. En 2014, il y en eut plus de deux fois plus, avec environ 3500 morts recensés. La Méditerranée est la route migratoire la plus périlleuse du monde, très loin devant le golfe du Bengale ou la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis par exemple.  


La compilation des informations sur les décès de migrants est toujours ardue
Ici, un tableau de l'OIM établi en 2014


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Jeu 20 Aoû - 18:47

à propos d'un propos du maximaliste prolétarien universel Jean-Louis Roche


Roche et bobos : "un monde qui n'est pas angélique"...


Priorités aux bobos migrants !

Jean-Louis Roche a écrit:
Lu sur Le Monde du jour "Comment la ville de Paris organise l'hébergement des migrants"

Autre sujet de polémique, « le centre ne sera pas forcément réservé aux migrants », précise la préfecture de Paris. L’ancien lycée hôtelier devrait aussi accueillir des sans-abri dans le cadre du plan hivernal, qui prévoit des places supplémentaires d’hébergement. Pourtant, l’accueil de migrants dans des centres habituellement dévolus aux SDF a montré ses limites ces derniers mois.

Les travailleurs sociaux qui gèrent ces centres accueillent des sans-abri très marqués par la rue, isolés, désocialisés, certains souffrant de troubles psychiatriques. Les migrants forment un public très différent, souvent issu des classes moyennes de leur pays, où ils étaient ingénieurs, journalistes, universitaires, avocats, étudiants…

Au Centre Gravelle de Vincennes, un ancien lieu de rétention converti en hébergement lors des grands froids et rouvert, le 8 juin, pour faire face à la vague migratoire, les migrants se sont rebellés contre les règles spartiates qui régissent ce lieu habitué à recevoir les sans-abri du bois de Vincennes, demandant, par exemple, du savon et un fil à linge… « Nous avons changé 75 % de l’équipe des surveillants de nuit qui n’étaient pas dans le dialogue », reconnaît le directeur de Gravelle, membre d’Emmaüs Solidarité.

« Nous n’allons pas mettre en concurrence migrants et SDF, tranche Sophie Brocas. Nous devons pouvoir accueillir tout le monde. » Afin de répondre aux besoins de chacun, des « équipes pluridisciplinaires » seront mises en place. Elles aideront notamment les migrants dans leurs démarches administratives. Des associations pourront également offrir des services complémentaires, comme des cours de français".



perso, je n'ai jamais émigré, ni par choix ni par contrainte, ni la misère dans le dos ni l'appât du gain ou d'une vie plus paisible, bref, jamais migré pour un avenir meilleur que mon présent...

ce n'est pas d'aujourd'hui que la France sélectionne les étrangers, de toutes origines, en fonction de leurs compétences professionnelles dûment prouvées par des diplômes, souvent acquis en France, ou de fait, on les retient parfois plus qu'on n'en chasse d'autres moins bien lotis. Le cas des médecins est bien connus... puisque des de «chez nous» yen na plus

tout le monde sait, ou pas, qu'il faut payer pour émigrer, et que selon qu'on en a, ou pas, c'est pas la même galère pour traverser, entre crever submergé, dans la cale étouffé, jeté à l'eau parce que malade, ou somme toute voyageant dans des conditions plus sûres, jusqu'à preuve du contraire, à l'arrivée en "terre d'accueil", où un « so called marxiste » vous considèrera du fond de son puits de science prolétarienne universelle

alors "bobos" ? On s'en passerait, surtout de la part d'un qui n'est pas des plus malheureux. Encore qu'à l'en croire, notre Jean-Louis aurait bobo à l'âme. N'écrivait-il pas plus tard que le 10 août : « Puisque mes vacances sont un désert et un enfer...» ? sous ce titre que j'invite à méditer :




l'enfer des vacances d'un maximaliste d'ultragauche
photo Patlotch hier 19 août à Fontenay-sous-Bois-et-Bonnets-rouges



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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Jeu 20 Aoû - 19:54


les Bourgeois de Calais ont repris les clés



Cazeneuve entend verrouiller Calais Stéphanie Maurice   20 août 2015


Bernard Cazeneuve et Theresa May, ministres de l'intérieur Francais et Britannique à l'entrée du tunnel sous la manche, ce 20 août

Le ministre de l'Intérieur, aux côtés de son homologue britannique, a annoncé un renforcement des mesures pour contrer les migrants.  
 

Stéphanie Maurice a écrit:
Ce jeudi, à Calais, les deux ministres de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve pour la France, Theresa May pour l’Angleterre, ont annoncé un renforcement de la coopération entre les deux pays, pour contrer le passage illégal des migrants. Avec deux mesures phare: une sécurisation encore accrue du tunnel sous la Manche, et un commandement coordonné des forces de police française et britannique dans la lutte contre les passeurs. Deux hauts fonctionnaires, un pour chaque pays, superviseront les actions en commun, en facilitant les échanges d’information. Eurotunnel se verra doté d’un nouveau centre de contrôle, avec surveillance des voies ferrées qui mènent au tunnel sous la Manche, caméras de vidéosurveillance, moyens de détection à l’infrarouge et projecteurs.

Les deux ministres se sont affichés sur le site d’Eurotunnel, serrant la main aux gendarmes et policiers français, ainsi qu’aux fonctionnaires britanniques chargés du contrôle des frontières de ce côté-ci de la Manche. Tout un symbole, quand, en contrebas, les camions embarquaient sur les navettes réservées au fret. Là, où toutes les nuits, les migrants tentent l’aventure du passage, en s’accrochant aux rames. S’ils avaient baissé les yeux, ils auraient aperçu les bassins de rétention où un jeune migrant, Moussa, 17 ans, est mort noyé.

Bernard Cazeneuve s’est félicité d’avoir «réduit considérablement le nombre d’intrusions ces derniers jours».

Depuis le blocage du tunnel par les marins de My Ferry Link, en grève fin juin, et le pic de tentatives en juillet (2 000 en un soir, selon Eurotunnel), la sécurité du périmètre a été renforcée : désormais, 700 vigiles, policiers et gendarmes surveillent les 650 hectares d’Eurotunnel, cernés de 22 kilomètres de barrières. Une partie d’entre elles a été offerte par les Anglais. Aux endroits les plus stratégiques, ce ne sont pas moins de cinq rangées de hautes grilles que les candidats à l’exil doivent franchir. En tout, à Calais, 1 300 policiers français sont déployés, dont 500 en renfort. Bernard Cazeneuve a montré sa fermeté face à ce qu’il appelle un «défi sécuritaire».

«Les passeurs doivent savoir qu’ils seront identifiés, rattrapés et jugés. Il n’y a pas de passage possible à Calais», a-t-il martelé. Ce qui n’est, pour l’instant, qu’une simple déclaration d’intention.

Citation :
En septembre 1346, Édouard met le siège devant la ville de Calais dont la garnison commandée par le chevalier Jean de Vienne résiste héroïquement à l'armée du roi d’Angleterre. Après onze mois de siège, la cité affamée négocie sa reddition. Édouard III, fatigué et énervé par la longue résistance calaisienne, accepte que six bourgeois lui soient livrés afin d'être exécutés. C'est à ce prix qu'il laissera la vie aux habitants toutefois contraints de déserter leur ville une fois les Anglais arrivés. Son épouse Philippa de Hainaut parvient cependant à le persuader d'épargner la vie de ces six malheureux, désespérés, venus devant le souverain en chemise, la corde au cou, les clefs de la ville et du château en mains. Par ce geste d’amour chrétien, Édouard épargne la vie d’Eustache de Saint-Pierre et de ses cinq compagnons d'infortune devant une reine en pleurs. Calais devient anglaise le 3 août 1347 et le demeure jusqu’au 6 janvier 1558 lorsque Henri II de France reprend la ville à Marie Tudor.



Migrants: Que contient l'accord franco-britannique ? Victor Point 20.08.2015

Victor Point a écrit:
Un accord pour calmer les tensions avec nos voisins de l’autre côté de la Manche. Ce jeudi matin, Bernard Cazeneuve, le ministre de l’Intérieur français, et Theresa May, son homologue britannique, se sont rendus à Calais pour signer un texte prévoyant de renforcer la coopération entre les deux pays sur la question épineuse des migrants de la ville côtière. Au début de l’été, le ton était monté, les Anglais reprochant aux Français leur gestion chaotique de la situation.

Il fallait donc repartir sur de meilleures bases… En 2014, Paris et Londres se sont mis d’accord pour créer un fonds commun spécifique à la question calaisienne (à l’époque pour sécuriser le port). Les seconds s’étaient engagés à y verser 15 millions d’euros sur trois ans, mais l’évolution de la situation les oblige à revoir leur participation à la hausse. Ils vont donc débloquer 35 millions d’euros en tout. A quoi va servir cet argent ?


Sécuriser le site d’Eurotunnel

Depuis début juin, pas moins de neuf migrants sont morts en tentant de passer en Angleterre via le tunnel sous la manche, dans des navettes ou des camions. Ils ont été plus de 37.000 à être arrêtés depuis le début de l’année. Français et Anglais ont donc décidé de renforcer les contrôles à l’aide de nouvelles clôtures, de caméras de vidéosurveillance munies de détecteurs infrarouge, de projecteurs lumineux…

Lutter contre les passeurs

Empêcher les migrants de passer ne va pas forcément les faire renoncer, et surtout pas stopper le flux de nouveaux arrivants. Paris et Londres mettent ainsi en place un « centre de commandement et de contrôle commun » dans la ville de Calais. En clair, faire travailler ensemble policiers français et britanniques sur place (sous un commandement partagé lui aussi) pour « trouver et démanteler les organisations criminelles », selon les mots de Cazeneuve. Dans les faits, d’après le Monde, moins d’une dizaine de policemen vont venir prêter main-forte aux quelque 1.300 membres des forces de l’ordre de l’Hexagone.

Renforcer l’aide humanitaire

La vraie nouveauté de cette aide réside dans son volet humanitaire. La Commission nationale consultative des droits de l’homme jugeait, le mois dernier, les conditions de vie des migrants « inhumaines et indignes », tandis que le Haut-commissariat aux réfugiés réclame un plan d’urgence. Français et Anglais veulent avant tout « faciliter les retours volontaires », mais l’argent va surtout servir à augmenter le nombre de places d’hébergement pour les demandeurs d’asile (qui ont donc renoncé, au moins provisoirement, à passer en Angleterre).


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Dim 23 Aoû - 11:17



Violences devant un foyer pour réfugiés en Allemagne

Heidenau — Des militants d'extrême droite ont protesté violemment contre l'ouverture d'un foyer pour migrants.


Des heurts violents ont éclaté entre policiers et des militants d'extrême droite dans l'est de l'Allemagne. Ces derniers ont protesté contre l'ouverture d'un foyer pour réfugiés à Heidenau. Ces violences ont fait de nombreux blessés tant parmi les policiers que les manifestants. (22 août 2015)

Citation :
De nouveaux incidents ont eu lieu samedi soir entre des policiers et des militants d'extrême droite dans l'est de l'Allemagne.

Ces derniers ont protesté contre l'ouverture d'un foyer pour réfugiés à Heidenau. Des heurts avaient déjà eu lieu la veille.

A l'appel du parti néo-nazi NPD, environ un millier de personnes, selon le décompte de la police, avaient manifesté vendredi en fin d'après-midi. Les participants s'opposent à l'arrivée prévue dans cette ville, non loin de Dresde, de centaines de demandeurs d'asile.

Après la fin de la manifestation, une trentaine d'entre eux ont bloqué la route et quelque 600 personnes se sont rassemblées devant le bâtiment destiné à accueillir les réfugiés. «Des pierres, des bouteilles et des pétards ont été jetés avec véhémence sur les policiers», qui ont fait usage de gaz lacrymogènes, détaille la police de Dresde dans un communiqué.

Nouvelles violences

Des 136 policiers présents, «31 policiers ont été blessés, dont un gravement», a ajouté la police, sans préciser le nombre de blessés du côté des manifestants.

Après un retour au calme samedi matin, des heurts ont de nouveau eu lieu dans la soirée. Un groupe d'environ 150 militants d'extrême-droite, faisant face à un nombre similaire de contre-manifestants, a jeté des pétards et des bouteilles. Des policiers protégés par des boucliers ont commencé à les disperser, détaille l'agence de presse allemande dpa.

Ancien grand magasin

Plus de 300 demandeurs d'asile, acheminés en bus, ont déjà pu s'installer dans ce foyer situé dans un ancien grand magasin de bricolage, vide depuis deux ans. Il a été réaménagé pour accueillir des réfugiés.

Les autorités allemandes se sont alarmées ces dernières semaines de la multiplication des violences visant des foyers ou futurs foyers de migrants. Le pays est confronté à un afflux record de demandeurs d'asile, qui devrait attendre le nombre de 800'000 cette année.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Dim 23 Aoû - 16:44




2009

Citation :
Les migrations internationales constituent un véritable défi pour le monde contemporain. Bien que le constat ne soit pas nouveau, la croissance des flux dans le contexte actuel géopolitique, économique et environnemental appelle de nouveaux regards. Face à la diversification des destinations, des foyers de départ ou encore des profils des migrants, l’ouvrage privilégie la parole de « l’acteur migrant » et accorde une large place à ses stratégies et ses trajectoires. Sans sous-estimer les déterminants macro-économiques ou géopolitiques, les auteurs éclairent les initiatives des populations en migration et révèlent l’épaisseur sociale de leurs expériences. Ils mettent l’accent sur les logiques des organisations collectives et des réseaux sociaux, sur le rôle des migrants dans le développement ou encore sur les dynamiques culturelles associées au fait migratoire. Selon une perspective pluridisciplinaire, et à partir d’exemples africains, sud-américains ou asiatiques, l’ouvrage met en valeur la construction de nouveaux territoires de mobilité et montre la diversité des trajectoires migratoires depuis les pays du Sud vers ceux du Nord mais aussi, et de plus en plus, entre pays du Sud.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Dim 23 Aoû - 18:22



Migrants : l'Allemagne face à son plus grand défi De notre correspondante à Berlin, Pascale Hugues 23/08/2015

VIDÉO. Des groupuscules néonazis s'en sont pris à des foyers d'accueil en Saxe, tandis que quelque 800 000 réfugiés sont attendus cette année en Allemagne.


Des affrontements entre policiers et groupuscules d'extrême droite ont fait au moins 30 blessés,
dont un grave, parmi les forces de l'ordre, samedi


Pascale Hugues a écrit:
Heidenau. C'est une petite bourgade tranquille de 16 000 habitants, près de Dresde, en Saxe, la région berceau des grandes manifestations du mouvement anti-islam Pegida du début de l'année. Depuis plusieurs jours, ce lieu jusqu'à présent insignifiant focalise toute l'attention de l'Allemagne.

C'est le NPD, l'un des groupuscules allemands d'extrême droite, qui a pris l'initiative et a appelé à manifester. Près d'un millier de personnes, des membres du NPD, mais aussi des familles avec des enfants, ont défilé dans les rues de Heidenau pour se rassembler devant un nouveau foyer de réfugiés. Ils sont des dizaines à être logés là provisoirement dans un hall désaffecté. Quatre-vingt-quinze au départ. Une autre centaine est arrivée samedi par bus. Ce hall de 6 000 m2, un ancien grand magasin de bricolage, est prévu pour accueillir quelque 600 réfugiés. Qui espèrent que leur demande d'asile politique aboutira.

Contre-manifestations

Mais depuis plusieurs jours, des hordes de skinheads et de militants néonazis plus ou moins ivres scandent des slogans racistes : « L'Allemagne aux Allemands ! », « Étrangers, dehors ! » La population de la petite ville est solidaire. Des centaines de manifestants ont bloqué la route nationale menant au foyer. La situation ne cesse de se détériorer. La nuit dernière, plusieurs extrémistes, encouragés par les applaudissements de la foule, s'en sont pris physiquement aux forces de l'ordre chargées de protéger le foyer. Ils ont lancé des bouteilles, des pierres et autres projectiles sur les agents, qui ont répliqué à coups de gaz lacrymogène. La police déplore trente et un blessés dans ses rangs, dont l'un grièvement.

Des scènes qui rappellent celles qui choquèrent tant l'Allemagne au début des années 90. Une fois encore, la grande majorité des Allemands est médusée. Des concerts de soutien à la tolérance, des contre-manifestations ont eu lieu tout au long du week-end.

« Le plus grand défi de l'Allemagne depuis la réunification »

Si Angela Merkel, en visite au Brésil, ne s'est pas encore exprimée, le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel a estimé dimanche que la gestion de l'afflux record de réfugiés en Allemagne est « le plus grand défi de l'Allemagne depuis la réunification » du pays. « C'est un devoir collectif » qui oblige le pays « à faire beaucoup plus » et à « devoir changer fortement sa politique » en la matière, pour le responsable social-démocrate, s'exprimant dans une interview qui sera diffusée en fin d'après-midi sur la chaîne publique ARD.

Le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière est quant à lui monté au créneau et a fermement condamné ces attaques racistes, et promis que l'État allemand ne saurait tolérer de tels débordements xénophobes. « Chacun des manifestants, a déclaré le ministre, devrait se mettre à la place des réfugiés. L'État de droit protégera les réfugiés. Même ceux dont la demande d'asile n'aboutira pas et qui seront expulsés demain ont un droit à être traités correctement et à vivre en paix. »

Beaucoup d'Allemands – ils furent des millions à être expulsés en 1945 des territoires de l'Est perdus par l'Allemagne – se souviennent de l'impuissance et du dénuement des réfugiés quand ils débarquent dans une nouvelle commune où ils sont indésirables.

Eldorado


L'Allemagne, aujourd'hui bastion riche de l'Europe, est un pays de Cocagne pour les réfugiés qui débarquent sur les côtes de l'Europe. Ils sont nombreux à n'avoir qu'un but en tête : pouvoir y déposer une demande d'asile. Pour faire face à cet afflux, le gouvernement propose de rappeler des fonctionnaires à la retraite pour qu'ils viennent apporter un soutien aux communes débordées, auxquelles le ministre de l'Intérieur a promis en outre une aide financière.

Selon les estimations officielles, quelque 800 000 réfugiés sont attendus cette année en Allemagne. Le gouvernement allemand plaide avant tout pour davantage de concertation et de solidarité européennes pour faire face à cet afflux. Le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel insiste : « Je crois que c'est le plus grand défi européen, encore plus que la Grèce et la crise financière », considérant comme une « énorme honte » le fait que « la majorité des États membres disent : cela ne nous concerne en rien ».


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Dim 23 Aoû - 18:31

Après la Macédoine, des milliers de réfugiés parviennent en Serbie Le Monde.fr | 23.08.2015


Des réfugiés attendent d'être transportés en Serbie
dans un centre d'accueil temporaire à Miratovac

Retenus quelques jours à la frontière macédonienne, des milliers de migrants arrivés depuis la Grèce ont franchi sans entraves le petit pays, dimanche 23 août, pour parvenir rapidement en Serbie. Plus de 6 000 personnes, selon les chiffres de la Croix-Rouge locale, sont parvenues depuis samedi dans le sud de la Serbie, où les centres d’accueil improvisés ont été à leur tour débordés.


Citation :
Dans le village de Miratovac, à la frontière serbo-macédonienne, des migrants sont pris en charge par les autorités locales et des équipes du Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR). Dans un campement composé de huit grandes tentes, on leur distribue des vivres. Ils sont épuisés et beaucoup d’entre eux demandent des soins médicaux. Il y a de nombreux enfants et femmes enceintes, a rapporté un photographe de l’AFP.


Près du village serbe de Miratovac

Ils sont ensuite transférés par autobus dans la ville voisine de Presevo où ils se voient délivrer les documents leur permettant de poursuivre leur périple vers Belgrade et le nord de la Serbie, frontalier de la Hongrie, pays membre de l’UE. La Hongrie est en train de construire une clôture de quatre mètres de haut et 175 km de long, à sa frontière avec la Serbie, pour empêcher les migrants de passer sur son sol.

Lire aussi : A la frontière serbo-hongroise, en attendant la construction du mur

Crise humanitaire


La police macédonienne a renoncé à bloquer le passage des migrants
à sa frontière avec la Grèce près de la gare d'Idomeni

La Macédoine a finalement renoncé, dimanche, à bloquer le passage des migrants venus de Grèce. Skopje avait décidé de fermer sa frontière et de décréter l’état d’urgence jeudi, à la suite de débordements dans la petite ville de Gevgelija, où les trains pour la Serbie étaient pris d’assaut par les réfugiés. Trente-neuf mille personnes auraient tenté de traverser la frontière à cet endroit en juillet, selon un décompte de l’agence Associated Press.

Après avoir tenté dès vendredi de faire passer les plus vulnérables par petits groupes, la police n’a pu contenir la foule et des milliers de personnes se sont ruées samedi en territoire macédonien, malgré les tirs de grenades assourdissantes. Dimanche, la police antiémeute, toujours sur place, ne faisait plus grand-chose pour endiguer le flot ininterrompu des arrivées. Venus essentiellement de Syrie, d’Afghanistan ou du Pakistan, les migrants arrivent au rythme de 2 000 par jour avec l’intention de passer en Serbie puis en Hongrie pour atteindre l’espace Schengen et l’Europe occidentale.


Des réfugiés passent la frontière Macédonienne près de Gevgelija

Après avoir dû faire face à plus de 200 000 demandes d’asile en 2014 – un record depuis 1993 –, l’Allemagne a évalué la semlaine dernière à 800 000 le nombre de migrants qui pourraient cette année tenter leur chance en Allemagne. « Le plus grand défi de l’Allemagne depuis la Réunification » du pays, a déclaré dimanche le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Dim 23 Aoû - 21:51



Suède: l’extrême droite en tête d’un sondage pour la première fois AFP  20 août 2015

La Suède, avec sa réputation de nation tolérante, sa protection sociale et son marché de l’emploi en bonne santé, est une destination prisée pour le nombre record d’émigrés fuyant aujourd’hui les conflits, les régimes autoritaires et la pauvreté. Elle accorde systématiquement l’asile aux Syriens ainsi qu’à bon nombre d’Érythréens, de Somaliens ou d’Afghans.


Citation :
Mais un Suédois sur quatre se sent en désaccord avec cette politique d’immigration, d’après l’institut Yougov. Selon un sondage publié par Metro, 25,2% des électeurs ont l’intention de voter pour cette formation qui la critique vertement.

Les Démocrates de Suède (SD) sont ainsi passés devant les sociaux-démocrates du Premier ministre Stefan Löfven (23,4%), force traditionnellement dominante. Les Modérés, parti conservateur d’opposition, sont troisièmes avec 21%.

La percée est spectaculaire depuis les élections législatives de septembre 2014, où les SD s’étaient félicités d’un score «historique» de 12,9%, qui en faisait le troisième parti du pays.

Même avec les précautions d’usage dans l’interprétation d’une enquête d’opinion, et même si un sondage concurrent de Sverige Tycker, publié le même jour par le quotidien Aftonbladet, les situe en troisième position avec 20,8%, «la progression des Démocrates de Suède est indéniable. C’est un parti qui monte», souligne un politologue de l’université de Växjö, Karl Loxbo, interrogé par l’AFP.

Pourquoi si rapidement? «Je dirais que c’est parce que tous les autres partis se sont positionnés comme libéraux sur les questions d’immigration. Ça ne convient pas à une multitude d’électeurs», selon lui.

Les Suédois inquiets de l’arrivée en masse de réfugiés qui fuient les conflits, les régimes autoritaires et la pauvreté, ressentent en effet qu’ils n’ont «pour l’instant qu’un seul choix», conclut M. Loxbo.

L’idée tient aux Démocrates de Suède, qui se présentent comme «le seul vrai parti d’opposition» au gouvernement de gauche.

«Il y a une assez grande insatisfaction chez les gens vis-à-vis du gouvernement, surtout dirigée contre sa politique d’immigration et d’intégration, et sur la question de la mendicité. Beaucoup ne considèrent pas les Modérés ou les autres partis comme une alternative sur ces questions et se tournent plutôt vers nous»,
a déclaré à l’agence de presse TT le secrétaire des SD, Richard Jomshof.

« Menace pour notre identité »

À court terme, ils pourraient aussi avoir bénéficié d’un fait divers dramatique.

Le sondage a été réalisé en ligne auprès de 1.527 personnes entre les 14 et 17 août. Juste avant, un demandeur d’asile érythréen avouait le meurtre à l’arme blanche de deux Suédois dans un magasin Ikea.

L’été a aussi été marqué par une campagne d’affichage remarquée des Démocrates de Suède contre la mendicité rom, avec le slogan: «La Suède doit faire mieux que ça».

Le sondage devrait donner des arguments à la fraction minoritaire des élus de droite qui appellent l’opposition à changer de discours, pour se rapprocher d’un électorat désabusé par les partis traditionnels.

La présidente des Modérés, Anna Kinberg Batra, prétendante au poste de Premier ministre, semblait cependant exclure l’idée d’un tournant radical, elle qui insiste sur la nécessité de mesures d’intégration. «Il faut qu’il y ait plus [d’immigrés] qui obtiennent un premier emploi, parce que c’est de cette façon que nous aurons une Suède solidaire et plus forte», a-t-elle dit à TT.

Ce modèle d’intégration a pourtant des ratés spectaculaires. La Suède est le membre de l’Union européenne où l’écart entre le chômage des natifs du pays et celui des personnes nées à l’étranger est le plus large. Les différences sont aussi très sensibles dans le logement ou la réussite scolaire.

La Suède, dont 7,5% des habitants sont étrangers, a reçu 81.000 demandes d’asile en 2014, le nombre le plus élevé de l’Union européenne par rapport à sa population (9,7 millions).

Pour les sept partis qui refusent de discuter avec l’extrême droite, ces arrivées sont une chance pour un pays vieillissant. Pour les Démocrates de Suède, elles sont assez nombreuses pour constituer «une menace pour notre identité nationale ou la prospérité et la sécurité de notre pays».


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Dim 23 Aoû - 22:05



IMMIGRATION Le ministère de l'Intérieur explique qu'ils n'arriveraient pas à s'intégrer dans un pays sans mosquées...

La Slovaquie veut bien accueillir des migrants, mais pas les musulmans


Citation :
La Slovaquie accordera sur deux ans l’asile à 200 chrétiens de Syrie, alors que l’Union européenne est confrontée à un afflux massif de migrants, a annoncé jeudi le ministère de l’Intérieur slovaque. Deux cents chrétiens, et pas un seul musulman, a souligné le pays.

Le ministère a en effet décidé de n’accepter que des chrétiens car « ils ont de grandes capacités potentielles de s’intégrer de façon transparente à notre société », selon Michaela Paulenova, la porte-parole du ministère. Il y a très peu de musulmans et pas de mosquées en Slovaquie, a-t-elle noté.

« Fausse solidarité et mauvaise foi »

« Nous n’avons rien contre la religion et ce n’est pas de la discrimination. C’est juste un effort de la part de la Slovaquie pour réussir leur intégration », a-t-elle assuré. « Si ces gens-là venaient en Slovaquie pour ensuite quitter notre pays, ce serait de la fausse solidarité et de la mauvaise foi », a-t-elle expliqué.

Mais un responsable du Haut-Commissariat de l’ONU aux Réfugiés (UNHCR) souligne la nécessité d’une « approche inclusive ». « Nous exhortons les pays à n’exercer aucune discrimination », a déclaré Barbar Baloch, porte-parole de UNHCR pour l’Europe centrale.

Selon Michaela Paulenova, la possibilité pour la Slovaquie de sélectionner les migrants en fonction de leur religion ou d’autres critères était « l’objet de négociations avec la Commission européenne ».

Le peuple slovaque opposé à l’accueil d’immigrés

Les statistiques alarmantes ont montré cette semaine que des centaines de milliers de migrants - dont beaucoup fuyant la guerre et la persécution dans des pays comme la Syrie - ne cessent d’affluer dans l’UE. Selon l’agence européenne Frontex chargée des frontières extérieures, cet afflux a atteint en juillet le chiffre record de 107.500, portant à 340.000 leur nombre depuis le début de l’année.

La Slovaquie, pays de 5,4 millions d’habitants, a accordé l’asile à 650 personnes au total depuis sa séparation d’avec la République tchèque en 1993, selon le ministère de l’Intérieur. Un sondage publié en juin a fait apparaître que 70 % des Slovaques étaient opposés à l’accueil d’immigrés dans leur pays, sentiment largement partagé dans la plupart des 28 pays membres de l’UE.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mar 25 Aoû - 4:08


florilège


Le Monde a écrit:
Un millier de migrants qui avaient réussi à gagner la Serbie ce week-end après avoir traversé la Macédoine, ont franchi lundi dans la soirée la frontière de la Hongrie... Cette arrivée intervient quelques quelques jours avant l'achèvement de l'installation de la barrière destinée à empêcher l'entrée des migrants, annoncé pour le 31 août par le gouvernement hongrois du populiste Viktor Orban. Haute de quatre mètres, elle va longer les 175 km de la frontière avec la Serbie.

Le groupe de migrants, pour la plupart des Syriens fuyant les combats dans leur pays, est arrivé à un passage de la frontière qui n'était pas encore clôturé. Ils ont été accueillis par la police hongroise, qui les a escortés vers un centre d'enregistrement proche...

Budapest prévoit de voter une loi en septembre destinée à criminaliser les passages illégaux de la frontière et toute tentative de franchir la clôture, le ministre de l'Intérieur hongrois a donné son feu vert lundi au déploiement d'unités spéciales de police ayant pour mission d'intercepter les migrants.


franceTVinfo a écrit:
Désastre humanitaire

Débordée par un afflux massif, la Macédoine a dû rouvrir sa frontière. Des femmes, des enfants, des blessés prêts à tout pour passer en Serbie, puis en Hongrie pour atteindre l'Europe occidentale. En l'espace d'une nuit, plus de 7 000 migrants sont arrivés en Serbie. C'est un désastre humanitaire qui s'annonce sous les yeux d'une Europe impuissante. Pour François Hollande et Angela Merkel, le plus urgent est désormais de mettre en place des centres d'enregistrement en Italie et en Grèce (« hot spots »), les pays les plus sous pression.



DW a écrit:
Un plan d'action en trois étapes est proposé par les dirigeants français et allemands. Premier point, accélérer la création des centres d'accueil européens en Italie et en Grèce. Ces pays sont dépassés par l'afflux migratoire.

La création de ces centres est prévue depuis juin. Mais aucun n'a vu le jour depuis, et François Hollande le regrette : " C'est indispensable pour enregistrer les personnes qui viennent pour entrer en Europe, et faire à ce moment-là la distinction entre les personnes qui relèvent du droit d'asile et celles qui viennent là simplement pour une migration que l'on peut comprendre, mais qui ne peut pas être acceptée comme telle... un raccompagnement dans la dignité des personnes entrées de manières illégale. "

Angela Merkel : " Il y aura à l'automne un sommet Afrique-Europe et l'Allemagne et la France s'engagent à préparer ce sommet avec sérieux. Il s'agit ici entre autres des questions des accords de rapatriement avec les pays africains mais il s'agit surtout de garantir aux personnes vivant dans des camps de réfugiés au Liban, en Jordanie ou en Turquie des conditions de vie digne. "






Dernière édition par Admin le Mar 25 Aoû - 4:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mar 25 Aoû - 4:18


impulsion : expulsion

Le Figaro a écrit:
Pour rendre la mesure efficace, la France et l'Allemagne attendent aussi de l'Europe qu'elle harmonise ses normes d'accueil en établissant une liste de «pays sûrs», vers lesquels les expulsions seraient plus faciles. Pour l'instant, l'impulsion franco-allemande ne s'est pas montrée suffisante.

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mar 25 Aoû - 8:22

message déplacé depuis Macédoine (sic)

vlad2 a écrit:
Pas de luttes sans auto - transformation et pas d’auto - transformation sans luttes :

La periode estivale en temps de crise,a ceci de bon qu’elle relativise les tendances repressives du Capital,surtout dans les médias ?.

La couverture du controle mediatique se relache un peu,les journalistes precarisés free lance,qui ont suivi,à pied les familles de migrants syriens ont pu realisér de remarquables reportages directs et sincéres et qui pour une fois,sont passés en format long et comprehensible sur certaines chaines.

Remarquable compte rendu de 10 minutes hier soir du periple de Gréce en Hongrie,sur Arte,d’un groupe de familles.

Une generation de journalistes precaires qui a connu en direct les guerres et les luttes,du Moyen Orient et de ses suites,s’est transformée et parvient à s’en faire l’echo sans patos ni tremolos,en l’abscence des chefs en congé... et modifiant en consequence le regard des populations.

Amorce de depassement auto - produit ?

Les breches du mur hongrois inachevé, en sont les consequences ?

A la frontière serbo-hongroise, en attendant la construction du mur LE MONDE | 08.08.2015 Jean-Baptiste Chastand (Budapest, Asotthalom Hongrie, envoyé spécial)

Citation :
Vince Szalma s’arrête tout d’un coup de parler pour se saisir de ses jumelles. A 57 ans, le garde-champêtre du petit village d’Asotthalom, situé à la frontière entre la Hongrie et la Serbie, conserve une vue perçante, fruit de sa longue expérience de chasseur. A plusieurs centaines de mètres de son vieux 4 x 4 Lada, il vient de détecter un mouvement. Pas d’un lapin, comme il aimerait, mais d’un migrant.
Au bout de la route, il y a en effet deux Pakistanais, qui viennent d’entrer à pied en Hongrie avec simplement leur sac à dos. Ils s’arrêtent : « Dans quelle direction est la ville ? », demandent-ils dans un anglais hésitant. « Bus, taxi ? », leur répond M. Szalma dans un anglais tout aussi hésitant. « Par ici, à deux kilomètres », leur indique-t-il, avant de repartir aussi sec. « En fait, je leur ai montré la direction du point de contrôle de la police, explique-t-il. C’est mieux comme ça. Si j’appelle la police, il va falloir les attendre. »...

http://www.lemonde.fr/europe/article/2015/08/08/a-la-frontiere-serbo-hongroise-en-attendant-la-construction-du-mur_4716929_3214.html

La dure realité du 8 aout  a t elle encore cours et dans quelle proportion ?

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Lun 31 Aoû - 1:13

via le Bougnoulosophe



Drame de l'immigration :
une famille de migrants hongrois repérée aux abords de la côte Corse...



[Travail d'équipe...]  "Symbiose fonctionnelle"

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Lun 31 Aoû - 15:22



Migrants: ces campements dont on ne parle pas  Vanina Delmas 31/08/2015


Ces abris précaires pour les igrants de la "Jungle" ressemblent à certains campements des autres communes autour de Calais

Hommes politiques ou médias français et britannique n'ont d'yeux que pour Calais et sa jungle. A quelques kilomètres, des petites communes accueillent aussi des dizaines de migrants mais restent dans l'ombre.


Citation :
Après la visite du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve le 20 août dernier, en compagnie de son homologue britannique Theresa May, c'est au tour du Premier ministre Manuel Valls de se déplacer à Calais lundi. Si la visite du centre d'accueil de jour Jules-Ferry, au coeur de la Jungle, semble incontournable, les autres campements de migrants installés, spontanément ou non, aux alentours ne figurent pas au programme. Pourtant, au moins six communes sont concernées. Grande-Synthe et Téteghem sur la côte dunkerquoise, Angres, Steenvoorde, Tatinghem et Norrent-Fontes à l'intérieur des terres. Situées le long des autoroutes A25 et A26, elles possèdent souvent une aire de repos avec une station service. Les camions s'y arrêtent et les migrants en profitent pour monter dans le véhicule pour rejoindre Calais ou le port de Zeebruge, en Belgique.  

"Quand des rencontres officielles ont lieu, il n'y en a que pour Calais et nous ne sommes jamais invités", s'indigne Franck Dhersin, le maire (Les Républicains) de Téteghem, ville de 7000 habitants près de Dunkerque. Ces derniers jours, il a enchaîné les coups de gueule dans la presse locale. Et conseillé au sous-préfet de Dunkerque lors d'une réunion locale de faire remonter son message au ministre de l'Intérieur. "Il a tenté de nous rassurer sur la situation mais ça n'a pas vraiment fonctionné car nous sommes conscient qu'en cadenassant Calais comme l'Etat s'apprête à le faire, les migrants arriveront de plus en plus nombreux dans nos communes."  

Le campement de Téteghem ne ressemble en rien à la jungle calaisienne. Ici, le maire a fait installer des bungalows avec chauffage et l'eau courante, et les migrants sont conduits régulièrement aux douches du stade municipal par des bénévoles. "J'ai passé un deal avec ma population : je m'engage à ce qu'il n'y ait pas plus de 100 personnes sur le camp", précise-t-il. La semaine dernière, ils étaient 88, quasiment tous d'origine syrienne, irakienne, kurde, iranienne ou vietnamienne. Si la cohabitation se passe plutôt bien pour le moment, le maire est confronté quotidiennement aux passeurs qui font payer une sorte de "loyer" aux réfugiés les plus riches.

Des maires dépassés par les événements

Ente Béthune et St Omer, la petite commune de Norrent-Fontes compte 1500 habitants et pas moins de 150 migrants, regroupés sur un terrain agricole, à moins d'un kilomètre d'une aire de repos. Depuis 2008, l'association Terre d'errance intervient sur ce campement et a construit des abris en palette : deux pour les hommes, un pour les femmes et un pour la cuisine. En avril, deux abris ont brûlé accidentellement sans faire de blessé. La mairie a offert un hébergement pendant dix jours, Emmaüs a distribué des tentes mais les bénévoles de Terre d'errance ont décidé de reconstruire les habitations.

"C'est insupportable que des personnes soient obligées d'être à genoux pour s'abriter", déclare Nan Suel, présidente de l'association. Dès le mois de juillet, un procès-verbal d'infraction est dressé puis le maire de Norrent-Fontes, Bertrand Cocq, prend un arrêté interruptif de travaux. "Ce camp n'a aucune existence légale et a été démantelé à deux reprises : en décembre 2007 et en janvier 2012, affirme la préfecture du Nord-Pas-de-Calais. Toute nouvelle construction sur ce campement contrevient aux lois et règlements, notamment sur les aspects sanitaires et urbanistiques." Terre d'errance compte déposer un recours en référé assez rapidement tandis que la préfecture affirme que des discussions sont en cours.  

S'il continue à fournir aux migrants 1000 litres d'eau tous les deux jours et à mettre une salle à leur disposition l'hiver, Bertand Cocq ne peut plus assumer cette situation. "Le personnel des services techniques passent environ 10% de leur temps de travail à s'occuper du camp en remplissant la tonne d'eau ou en nettoyant les alentours, explique-t-il. Nous n'avons pas d'aide financière et les dotations de l'Etat sont en baisse." Des difficultés économiques qui détériorent les relations entre les migrants et les habitants de ces communes. A Steenvoorde, le maire Jean-Pierre Bataille est démuni. "Les citoyens ont beaucoup de problèmes d'argent alors ils pensent forcément que les migrants et tous ceux qui sont sur leur sol les privent de quelque chose, confie-t-il. Et tout ça, ça fait le jeu du FN !"  


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Lun 31 Aoû - 15:24



Le mur anti-migrants achevé entre la Hongrie et la Serbie
Le Monde.fr avec AFP | 29.08.2015

La Hongrie a achevé samedi 29 août la pose de la clôture de fils de fer barbelés destinée à empêcher les milliers l’entrée des milliers de migrants qui se pressent à sa frontière avec la Serbie.




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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Lun 31 Aoû - 21:34

Heureux comme un ancien migrant maiboroda jean 30 août 2015 maiboroda jean

maiboroda jean a écrit:
Je suis un honnête travailleur immigré séjournant (présentement dirait un Africain) dans l'île de Corsica.

Lors de mon débarquement sur les rivages bénis de cette île, dans les premiers temps de mon séjour, j'ai habité une résidence faite de tôles et de planches, meublée de bric et de brac, et ouverte à tous les vents mauvais de la contrée.

Depuis peu, une association locale de défense des immigrés - Dieu la bénisse - m'a relogé dans une demeure supposée vacante. Il s'agit d'une bâtisse ancienne, une sorte de maison de campagne jamais ou mal restaurée. J'ai fait en sorte qu'elle ne soit plus truffée d'alarmes susceptibles de pousser des hurlements stridents à chacun de mes mouvements, et d'annoncer urbi et orbi le moindre de mes déplacements.

Je préciserai, à l'intention des Corsophobes malveillants, que je n'ai guère eu besoin, comme à Paris, d'occuper avec quelques déshérités l'église la plus proche ou de m'installer pour une grève de la faim symbolique dans la grande nef de la cathédrale d'Ajaccio. Le peuple de Corsica, quoiqu'en disent les mauvaises langues, est un peuple généreux, hospitalier, et peu dénonciateur par nature.

Pour l'heure, donc, j'ai tout loisir d'effectuer des promenades peuplées de rêves d'avenir dans le jardin de ce qui est pour moi une sorte d'Alhambra de Grenade.

D'aucuns s'étonneront sans doute de ma relative maîtrise de la langue française, qu'en toute modestie je trouve supérieure à celle dont se prévalent nombre d'identitaires dits franchouillards.

J'ai appris cette belle langue en Algérie même, où, en dépit de l'indépendance, le français est enseigné de manière mieux structurée (et assurément plus généralisée) que l'arabe en France. Les cours du soir d'une association humanitaire insulaire, genre "partageux de la fraternité" (ou "fraternité des partageux"), ajoutés à mon désir d'intégration, ont fait le reste.

Du coup, je m'exprime en Français presque aussi bien que Tarik Ramadan, et je manie mieux le verbe gaulois que le jacassin oriental. L'autre jour, j'ai même aidé mon chef d'équipe à déchiffrer une note de service qu'il pensait écrite en javanais, tant est limitée sa connaissance de la langue française. Il est excusable, certes, car il est comme moi d'origine étrangère. Mais il est moins immigré que moi, puisqu'il est chrétien avéré et Portugais déclaré.

De mon côté, bien qu'étant un peu plus instruit que lui, mais ne pouvant cacher ma qualité d'Algérien, doublée de celle de supposé mahométan, je ne puis être, aux yeux de certains, que rien ou pas grand chose.

Je vous préciserai que j'occupe les fonctions d'ouvrier non qualifié, comme ils disent. En certains moments de grande camaraderie, mon contremaître, originaire pour sa part, du village de Morano, en Calabre, me tutoie d'abondance et s'imagine que cela me donne fierté. Pour ne pas être en reste, je le tutoie aussi, ce qu'il a l'air de prendre pour une plaisanterie d'assez mauvais goût ou pour une familiarité tout juste supportable. Il n'a jamais daigné partager avec moi son opulent panier (par respect sans doute pour la religion qu'il m'attribue, car le vin et le porc honni emplissent le dit panier), mais il accepte régulièrement les quelques dattes séchées que je lui offre, et ceci m'est grand honneur. En ces instants conviviaux, il consent même à échanger avec moi quelques propos sur la condition ouvrière et l'exploitation du prolétariat, car il se targue de pratiquer la solidarité de classe.

Il faut dire que ce pâle clone de Peppone est demeuré stalinien malgré la perestroïka et tous les avatars qui ont suivi. Les méchantes langues prétendent même qu'il s'agit d'un stalinien demeuré. Pour lui faire plaisir, j'ai consenti à prendre carte syndicale. Vous n'aurez je pense aucune peine à découvrir laquelle.

Le bénéfice de mon adhésion ne m'est pas encore apparu clairement, mais j'espère que ce viatique m'évitera de cotiser au comité des chômeurs, sorte de soviet qui se réactive chaque année à l'approche des fêtes de Noël et réclame de justes et substantiels secours au bénéfice de tous les traîne-savate désœuvrés, parmi lesquels je m'honore de ne pas compter.

Entre nous, je vous confierai qu'il manifeste aussi pour les différences de race un intérêt certain, car il ne cesse de répéter que Marine Le Pen est la seule qui puisse sauver la France des invasions barbares. Il vrai que l'on trouve toujours plus immigré que soi dès lors que l'on est tant soit peu "établi" dans une nouvelle nationalité. Je n'en veux pour preuve que l'illustre Sarkozy, les Roumains Luca et Copé, les Italiens Estrosi et Ciotti, mais aussi le camarade Moscovici, le camarade Bartolone, et Manu le catalan, soi-disant fils de républicain espagnol.

Je m'efforce d'être pour ma part un immigré modèle. J'obéis aveuglément aux lois de ma nouvelle patrie la France, et j'en respecte les us et les coutumes, alors que nombreux sont les indigènes de Corsica qui les récusent fortement, allant même jusqu'à soutenir que leur situation est comparable à celle des colonisés que nous fûmes.

Vous savez bien sûr, que l'île vit naître un illustre empereur. Vous savez moins qu'à l'âge de 20 ans, ce dernier écrivait au héros de l'indépendance Corse, Pascal Paoli en exil à Londres: "Général, je naquis quand la patrie périssait. Trente mille Français, vomis sur nos côtes, noyant le trône de la liberté dans des flots de sang, tel fut le spectacle odieux qui vint le premier frapper mes regards".

La suite de son parcours et de sa carrière fit de lui ce que vous savez: le plus grand personnage historique dont puissent s'enorgueillir les Français après ce pauvre Vercingétorix.

Il en va souvent ainsi des peuples colonisés : certains de leurs enfants deviennent des serviteurs éminents de leur nouvelle patrie. Nous connûmes nous mêmes cela, sous la domination romaine, avec le Berbère Saint Augustin.

En fait de berbérité, et non de barbarisme, je rappellerai en passant que l'ami Zemmour, autre Français notoire (et même fanatique), se vante d'appartenir à la descendance de la Kahena, célèbre reine d'une tribu berbère judaïsée ayant combattu les envahisseurs arabes, plutôt qu'à celle des Cohen. Mais ceci n'est point mon affaire.

Vous me permettrez de vous apprendre que les Maures du temps jadis firent grand apport à l'île de Corsica en venant, par des razzias multiples et soutenues, par des viols bénéfiques et répétés, répandre leur gènes jusque dans les villages les plus reculés. Ils y ont laissé de nobles traces, et il me plaît d'imaginer parfois certains natifs de l'île de Corsica, en visite chez nous, revêtus d'un burnous défraîchi et d'une chéchia, ou bien d'un burnous brodé et d'un turban immaculé, selon qu'ils soient gens du peuple ou notables infatués. Ils n'auraient certes aucune peine à passer pour d'authentiques fils du Maghreb. Il me vient même parfois l'idée saugrenue d'embrasser certains enfants de la terre de Corse, tant leur physionomie ressemble à celle de nos frères. Il m'arrive aussi de penser que s'ils s'étaient promenés sur les ponts de Paris du temps du préfet Papon, ils eussent pu terminer dans la Seine leur carrière de résidents français.

Je vous dirai, pour augmenter votre capital culturel et vous permettre de briller dans les cafés maures, que le drapeau local s'orne d'une tête résultant d'une décollation "à la manière antique", tête sans doute oubliée dans la précipitation de notre réembarquement sur la dernière felouque servant à notre retraite.

Me voici, humble descendant des fiers barbaresques qui abordaient en pillards ravageurs l'ile de Corsica, condamné à y laisser la sueur de mon front. C'est sans doute la volonté de Dieu, et je l'accepte, bien que cela ne soit pas tout à fait la mienne.

L'actualité de cet été finissant me contraint à vous dire par ailleurs que l'île de Corsica est épisodiquement peuplée de migrants que l'on appelle ici des touristes. Il y a ceux du plein été dominateurs et conquérants, mais aussi les vieilles personnes baptisées troisième ou quatrième âge. C'est ce que les marchands du bazar et les tenanciers de gargotes appellent l'apport d'avant ou d'après saison. Ces sages troupeaux vacanciers sont renvoyés dans l'hexagone après avoir été dépouillés des maigres deniers patiemment amassés pour leur séjour de rêve dans "la plus proche des îles lointaines".

Les belles (et moins belles) volailles estivales s'abattent, quant à elles, sur les plages de sable fin qui abondent dans l'île de Corsica. Dans leur grand désir de bronzer rapidement, elles rougissent intensément leurs croupions. Cette grande exposition de fesses ne laisse pas d'être, je le confesse, du plus bel effet.

Dieu me pardonne, cela ne manque pas de bouleverser parfois mes sens, car la gent féminine estivale est loin d'être couverte de hijab, de tchador, de niqab et de burqa. J'avoue, sans le crier sur tous les toits, et surtout sans aller le clamer sur les parvis de la mosquée locale, que ceci ne me contrarie point outre mesure.

En ce domaine, ma lecture des écritures saintes n'est pas la même que celle des frères wahhabites : je n'y trouve point que tout cela soit rendu obligatoire par un quelconque verset, et je plains même les pauvres femmes ou jeunes filles qui sont enfermées par leur famille dans ces noires camisoles ou qui s'y calfeutrent par conviction.

Toutes ces vêtures qui visent à combattre l'impudeur se répandent, paraît-il, à travers l'Europe. J'en aperçois ici de plus en plus. Cela semble contrarier certains indigènes de Corsica, mais je fais mine de ne point entendre leurs récriminations, et pour certains, leurs invectives. Parfois même je donne à croire, par souci de ma propre sécurité, que je les approuve.

Mais revenons à notre volaille.

- Je ne saurais vous décrire avec talent la beauté des blondes oies nordiques. Selon les statistiques de l'I.N.S.E.E, elles seraient toutes aussi peu virginales à leur arrivée qu'au départ.

- Je ne vous chanterai pas l'ardeur des sémillantes pintades parisiennes, encore que leur frénésie de vénériens plaisirs relève, dit-on, de la pure médisance des jeunes coqs de Corsica.

- Je ne pourrai vous dire l'insatiable gourmandise des rubicondes dindes teutonnes, puisque je n'ai jamais pu, vu ma triste condition d'immigré, apprécier leurs bénéfiques ardeurs.

Actuellement, la saison des crudités et des nudités est presque passée. D'ailleurs j'évite d'utiliser ces termes trop voisins depuis que dans un restaurant local, après quelques libations interdites, demandant des nudités au lieu de crudités, j'ai failli subir la loi de Lynch. Le Corse en effet, je vous le confie mezzo voce, est un être ombrageux et susceptible, assez prompt à s'énerver lorsqu'il se croit offensé.

Du moins, ma terre d'exil est-elle moins agitée que notre pauvre Algérie. Ici, point de Groupes Intégristes armés, comme il en exista jadis chez nous, et point non plus d'émules de Daesh, comme il en apparait dans nos campagnes et nos sillons.

Simplement, de temps à autre, quelques explosions nocturnes ou diurnes, quelques résidences secondaires qui s'écroulent ou se fissurent. Des exécutions ponctuelles parfois, mais point de massacres organisés.

La vie locale, qui s'était agrémentée de violence clandestine durant quelques décennies, sans pour autant revêtir la complexité de l'imbroglio irakien, ou la dure condition de la terre palestinienne, est devenue plus sereine depuis quelques mois.

Par contre, une brise marine ayant poussé jusqu'à nous les mœurs siciliennes ou calabraises, voilà que sévissent de petites bandes qui guerroient entre elles et importunent les honnêtes citoyens.

Voici quelques années, la puissance coloniale (je traduis ici la pensée des autochtones les plus virulents) avait envoyé dans l'île un vizir à la poigne d'acier qui s'était mis en tête de rétablir un ordre devenu défaillant. C'est dire l'émoi suscité chez les indigènes, qui fort peu respectueux des interdits, ont pris depuis des lustres quelques libertés avec les lois écrites de la nation française, préférant les leurs, encore à demi coutumières.

Les outrances de ce proconsul, jointes à une étourderie de l'un de ses pétroleurs, l'ont contraint au départ. Depuis, la gouvernance française bénéficie localement d'une moindre considération, sauf parmi ses serviteurs traditionnels et ses irréversibles affidés.

Côté représentation populaire, les listes d'électeurs, non encore expurgées de leurs parasites à votes pluriels, ni des innombrables défunts qui s'obstinent à remplir leur devoir électoral, accouchent d'assemblées territoriales ubuesques selon les uns, mais magnifiques selon les autres.

Ma mère actuelle la France est ici jugée par les uns comme génératrice de persistantes turpitudes et par les autres comme une généreuse dispensatrice de séculaires bienfaits. Aussi ne sais-je plus trop à quelle opinion me ranger. Par saine prudence me rangerai-je sans doute à la dominante. Le juste milieu, en de telles situations, n'est jamais la position la plus confortable, car chaque faction vous houspille, vous tourmente et vous contraint à sa manière.

Pour ma part, très reconnaissant envers mes compatriotes corses – si j'ose me compter parmi eux – du bonheur relatif qu'ils m'accordent, je m'évertue à faire en sorte qu'ils n'aient pas à me considérer comme un islamiste réel ou potentiel, ce que tout musulman est condamné à être ou devenir, si l'on en croit les médias, les experts, les spécialistes en tout genre, et même les romanciers à la mode qui développent cette pernicieuse théorie.

Pour éviter un amalgame aussi grossier, il m'est arrivé de me promener en portant ostensiblement sous le bras quelque exemplaire du Figaro, ou de Valeurs Actuelles, voire même de "Minute". J'ai pu observer, du coin de l'œil, cela va de soi, que cela suscitait chez certains passants un regard où l'étonnement le disputait à l'admiration. Sans doute ai-je alors été pris pour un Kurde, ou bien un Syrien chrétien.

Trêve de digressions. J'espère que la France, - bénie soit-elle - continuera d'accueillir en son sein généreux ses enfants perdus des terres maghrébines et africaines, sans souhaiter pour autant qu'elle accueille en Corsica tous les sans papiers qui peuplent l'univers, car il n'y aurait plus de place pour les bons immigrés de ma catégorie.

Les apatrides sans loi et les métèques sans foi, je préfère qu'ils s'installent à Paris, dans l'Ile Saint Louis, le Marais, le XVI°, et à Neuilly, quartiers où abondent leurs protecteurs, lesquels, à ce qui se dit dit, consomment à grandes louchées le meilleur caviar qui soit, tout en fustigeant avec véhémence les égoïstes qui refusent d'accueillir les migrants du tiers et du quart monde. Ces temps derniers ils versent, paraît-il, d'abondantes larmes de crocodile, en apprenant, grâce aux médias bien pensants, que les migrants sombrent par milliers dans les eaux de l'Euro-Méditerranée.

Dans ce contexte, il m'est, je vous l'assure, fort pénible d'apprendre que nos petits frères beurs ou blacks des banlieues s'adonnent au commerce des stupéfiants, alimentent la chronique des faits divers, ou cassent à la moindre occasion les vitrines des bazars. Ce sont là des incivilités qui m'insupportent, car elles jettent un discrédit immérité sur les centaines de milliers de bons et loyaux immigrés. De plus, elles fournissent quantité de "grain à moudre" à ceux qui se prévalent d'être Français de souche, (même lorsqu'ils ne le sont que de fraîche date), ou apportent en abondance une eau trouble au moulin d'une ligue sectaire que l'on appelle Front National.

Il s'agit là d'un rassemblement gouverné en parfait accord jusqu'à ces temps derniers par un père et sa fille sous les auspices du Saint Esprit. Mais ils se sont disputés vivement pour un détail, et depuis, ils inondent les gazettes de leurs chicanes.

Je résumerai d'une manière lapidaire le fondement de leur controverse : le vieux avait pour ennemis déclarés ou boucs émissaires privilégiés, le Juif et l'Arabe. La fille, ayant décidé d'absoudre le Juif de tous ses péchés traditionnels, n'a plus que l'Arabe, ou l'arabo-musulman (et accessoirement le Rom), à se mettre sous la dent ou à transformer en épouvantail.

C'est je crois toute leur différence. Ajoutons-y, peut-être, une vague histoire de mignons du sérail dont je ne saurais vous dire les tenants non plus que les aboutissants, car je ne suis pas introduit dans ces mystères.

Je vous quitte car je crois entendre un muezzin, du haut du minaret restauré de la défunte usine Alban, me rappeler à mes saintes dévotions. Vous me pardonnerez la courte explication suivante : l'usine Alban est une ancienne manufacture de tabac d'Ajaccio qui, au temps soi-disant béni des colonies, importait du tabac algérien pour fabriquer des cigarettes gauloises. Son fondateur avait cru bon de l'orner d'une sorte de minaret. Cette usine ayant laissé place à un immeuble prétendument dit "de standing", le promoteur a été sommé de préserver et même de restaurer le minaret au titre de la conservation des monuments historiques. Le résultat le plus évident de cette contrainte est que nombre de touristes hexagonaux qui passent fulminent et enragent à la vision de ce qu'ils croient être une insolente mosquée.

J'irai de ce pas, car il se fait tard, déguster un plantureux couscous dans une sorte d'auberge orientale où se pressent ordinairement non point les immigrés de ma condition, mais ceux que l'on pourrait appeler les résidents locaux. Un Pied Noir repenti (si, si, il en existe quelques exemplaires) m'y invite parfois en souvenir de notre passé commun. Du moins c'est ce qu'il me donne à croire. En réalité il s'imagine, je pense, que le fait de partager publiquement un couscous avec un Algérien de bonne mine, lui confèrera la réputation d'un citoyen tolérant, respectueux des différences, et idéologiquement acquis à la nouvelle diversité française.


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