PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...

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MessageSujet: Migrants de la Chapelle...   Mer 22 Juil - 14:09



"MigrantEs : la lutte est à un tournant", par Denis Godard 21 juillet 2015 | Par La Chapelle en Lutte

Denis Godard a écrit:
Depuis l'évacuation du campement de La Chapelle, début juin, près de 700 migrantEs ont été disperséEs dans des centres d'hébergement. Ils seront bientôt mille. Car le campement d'Austerlitz va être évacué avec le soutien des associations.

Pardon ! Le terme utilisé est "mise à l'abri". L'argument est de mieux en mieux rodé du côté des différents acteurs de ces opérations : c'est faire preuve d'humanité de répartir les migrantEs dans des centres d'hébergement plutôt que les laisser à la rue.

Présenté comme cela l'argument semble imparable. Mais fondamentalement les migrantE exigent bien plus qu'un abri temporaire : ils et elles demandent des droits, à circuler et/ou à s'installer.

Alors la question réelle est la suivante : est-ce que ces centres d'hébergements sont des solutions temporaires facilitant une solution pérenne... ou des obstacles à leur régularisation ? Et l'autre question est : y a-t-il une alternative ?

La réponse à la première question est en train d'être fournie par le gouvernement qui a fait voter le 15 juillet une réforme du droit d'asile et fait discuter à l'Assemblée depuis le début de la semaine une nouvelle loi sur les droits des étrangers. La logique de la première loi est d'accélérer les procédures et, selon les termes même de Cazeneuve, de rendre plus efficace l'expulsion des déboutés du droit d'asile. Bref, on trie plus vite pour expulser plus vite. La seconde loi, dans la même logique, va bien plus loin. Donnant des pouvoirs accrus de surveillance et de contrôle aux préfectures (via l'école, la sécurité sociale, EDF, le contrôle des hébergements...) elle précarise tous les étrangers susceptibles d'être "expulsables" à tout moment. Tout en ouvrant de nouvelles brêches pour le développement d'une société de contrôle et de répression.

La "solution" des centres d'hébergement, soutenue par des associations et des organisations politiques et menée en concertation avec les autorités, prend alors toute sa signification. Fragmentant les migrantEs elle brise leur capacité collective d'imposer un rapport de forces vis-à-vis des autorités. Elle les soumet individuellement à une orientation politique qui limite l'accès à la régularisation.

Y a-t-il une alternative ? Car en l'absence de celle-ci, on comprend facilement que les migrantEs acceptent la solution des centres d'hébergement, d'une part parce que c'est quand même préferable à la rue, d'autre part parce qu'ils et elles pensent entamer ainsi le processus vers leur régularisation.

Depuis deux mois l'alternative est sans doute plutôt incarnée par la lutte menée dans le 18è. Les quinze derniers jours l'illustrent en partie. Le soir même de la dernière évacuation en date, le 9 juillet, une manifestation de plusieurs centaines de personnes, partie de République et censée s'arrêter à Barbès, revenait à la Halle Pajol. Le campement s'est réinstallé rapidement et compte maintenant plus de 200 migrantEs. Pour beaucoup des nouveaux et des nouvelles. Une nouvelle manifestation a eu lieu une semaine plus tard. Une fête a rassemblé des centaines de migrantEs et soutiens le 14 juillet. En lien avec Vintimille des mobilisations devraient avoir lieu le week-end du 25 et 26 juillet. Même si elles sont parfois chaotiques les assemblées réunissent actuellement de nombreux migrantEs.

Mais cela ne suffira pas. Il y a actuellement plus de migrantEs dans les centres d'hébergement que sur le campement. Le campement se renouvelle lui à chaque évacuation menaçant en permanence, par la pression des problèmes quotidiens, de tomber dans une gestion uniquement humanitaire.

La capacité des migrantEs à construire un rapport de forces et à poser de manière collective leurs revendications rend désormais urgente et incontournable leur organisation sur chaque centre et la coordination entre les centres et le campement. Nous en sommes encore loin. Des points d'appui existent parce que des migrants hébergés reviennent régulièrement sur le campement et que des contacts existent avec des migrantEs dans de nombreux centres..

A défaut, le campement deviendra une simple zone d'attente - hypothétique - vers des centres d'hébergement et les migrantEs dans les centres seront totalement soumis à la gestion individuelle et administrative de leur situation.

C'est aussi une nécessité pour les soutiens. En l'absence d'une organisation collective des migrantEs, quelle que soient nos intentions, nous serons conduitEs à reproduire, vis-à-vis des migrantEs, les rapports de domination qui sont dans la logique même d'une politique qui justifie le contrôle de l'immigration par le gouvernement.

Soutenir et encourager une lutte collective des migrantEs en lien avec le mouvement des sans-papiers, relier cette lutte à Calais ou Vintimille mais aussi aux luttes syndicales, en premier lieu dans les secteurs où la nouvelle loi exige la collaboration des personnels avec la préfecture pour dénoncer les migrantEs ; voilà ce que devraient défendre activement les organisations de gauche. Contre toute complicité avec l'Etat.

Denis Godard, 21 juillet
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MessageSujet: Politique d'immigration: l'Allemagne s'enflamme   Mer 22 Juil - 23:11

Politique d'immigration: l'Allemagne s'enflamme Sputnik 22 juillet



Dans un contexte de niveau record des flux migratoires, les autorités allemandes font face à un problème croissant d'intolérance de la part de nombreux Allemands.


Citation :
Les cas d'incendies de camps de réfugiés ayant fui les conflits armés partout dans le monde deviennent de plus en plus fréquents en Allemagne. Ainsi, 150 cas d'incendies criminels et d'autres actes violents visant des nouveaux camps censés abriter près de 450.000 réfugiés ont été enregistrés au cours du premier semestre de 2015. Il est à noter qu'en 2014 on avait dénombré au total 170 incidents de ce genre.

Ces incidents, qui sont souvent la conséquence des protestations des habitants contre l'admission de milliers d'immigrés provenant de pays tiers, viennent considérablement ternir l'image du pays qui avait entrepris tant d'efforts pour se faire pardonner de son passé nazi.

Ces actes violents ont également contribué à la montée des tensions sociales puisqu'un certain nombre d'Allemands soutiennent aussi la politique d'accueil des réfugiés.

"J'ai honte du sentiment de haine envers les étrangers qu'on constate dans les rues de l'Allemagne", a déclaré Heiko Maas, ministre allemand de la Justice, suite au message sur l'intensification des attaques visant des camps des réfugiés diffusé par le ministère de l'Intérieur.

"Ces attaques ignobles de camps des réfugiés sont (…) inacceptables",
a annoncé le président du pays Joachim Gauck.

Néanmoins, dans le contexte de croissance des "craintes irrationnelles et de la violence" envers les immigrés en Allemagne, une tendance à la compassion se fait également ressentir, a fait remarquer M.Maas dans une interview accordée au quotidien Bild.

Effectivement, les sondages effectués au mois d'avril ont démontré que la moitié des Allemands considèrent que l'Etat devrait accueillir plus de réfugiés.

"Le gouvernement n'a pas de stratégie pertinente, et de plus, certains hommes politiques, notamment de droite, aggravent la situation en faisant des commentaires et des actes séditieux", a expliqué Hajo Funke, professeur de l'Université libre de Berlin, dans une interview accordée à Reuters.

Ainsi, cette semaine, Horst Seehofer, membre de l'Union chrétienne-sociale (CSU) et ministre-président de Bavière, a appelé à exclure les immigrés des Balkans, en expliquant que la situation n'y était pas horrible au point de leur accorder le droit de réfugié en Allemagne.

"Les idées des populistes de la CSU se propagent à la vitesse de feux de forêt et sont extrêmement dangereux", a fait remarquer M.Funke.

Il est envisagé que cette année, le nombre de réfugiés en Allemagne soit deux fois plus grand qu'en 2014 (200.000 personnes). La plupart de ceux qui sont déjà sur le territoire allemand sont originaires du Kosovo, de Syrie, de Serbie, d'Albanie, d'Irak et d'Afghanistan.


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MessageSujet: Capitalisme agraire et migrations organisées   Jeu 23 Juil - 16:27

.
Capitalisme agraire et migrations organisées : Le cas des plantations de palmier à huile en Indonésie


Stéphanie Barral a écrit:
Résumé

En Indonésie, les migrations suivent l’avancée des fronts de colonisation agricole sur la forêt. Les premières régions de grandes plantations de palmiers, situées dans la province de Sumatra Nord, constituent aujourd'hui des zones de départ vers des secteurs nouvellement défrichés. Les migrants qui viennent travailler dans les grandes plantations parviennent à accéder à la propriété foncière. Avec l’émergence d'un marché du travail et des terres, le front pionnier se développe jusqu'à sa propre saturation qui peut nourrir l'ouverture d'un autre front.

Plan de l'article

- Les migrations historiques des plantations de Sumatra Nord
- Du travail forcé au travail libre
- Colonisations récentes et fixation spontanée des populations migrantes
- Processus de déprolétarisation des migrants ouvriers
- Avancée d’un front pionnier et différentiels d’accumulation
- Marché du foncier démarchandisé et migrations circulaires
- Conclusion


Citation :
LE NOUVEL ESPRIT DU CAPITALISME AGRAIRE

Les formes de l’autonomie ouvrière dans les plantations de palmiers à l’huile en Indonésie par Stéphanie Barral

La thèse de Stéphanie Barral interroge les conditions sociales du développement
du capitalisme agraire à partir de l’analyse des organisations productives que sont les plantations
agroindustrielles de palmiers à l’huile indonésienne
s.

L’originalité de ce travail réside dans la compréhension des mécanismes et des déterminants de
l’engagement des ouvriers agricoles dans le capitalisme
. Adepte de l’observation participante, Stéphanie
Barral s’est immergée dans la population ouvrière de Sumatra nord, a résidé en son sein tout en réalisant un
ensemble d’entretiens remarquables. Inspirée par les travaux de Luc Boltanski et Ève Chiapello sur
« L’esprit du Capitalisme », Stéphanie Barral avance l’hypothèse d’un changement d’état du capitalisme en
raison d’un développement des plantations et de l’évolution des modalités de la critique sociale. Deux
dimensions définissent ? selon elle, l’idéal- type de plantation comme cadre de référence théorique de la
thèse : le caractère totalitaire du contrôle qui s’impose aux ouvriers et à leur famille, et le conflit comme
mode de régulation de ce type de capitalisme
.

Stéphanie Barral met en évidence le renforcement du capitalisme de plantation et l’expansion des
surfaces cultivés en raison de la capacité des firmes à neutraliser la critique sociale. L’accession à la petite
propriété foncière, aux marges des plantations, bien que conduisant à un processus d’ascension sociale,
n’entraîne pas pour autant une « déprolétarisation ».
En acceptant des espaces d’autonomie conquise pour
les ouvriers, les firmes se préservent de toute critique sociale. Ainsi peuvent se renforcer les positions du
capitalisme des plantations, n’effaçant pas les situations de dépendance mais les reconfigurant, les faisant
passer d’un ordre traditionnel à un ordre nouveau du contrôle des salariés au service de l’entreprise.
Cette thèse illustre avec force les processus de restructuration des modes de production en agriculture
dans la mondialisation et renouvelle l’approche des travaux – trop rares – sur le salariat agricole.

PRINCIPAUX TRAVAUX SIGNIFICATIFS

- Capitalisme agraire en Indonésie : la marchandisation de la terre et du travail comme moteurs des
rapports dans les plantations de palmiers à l’huile
. Revue de la régulation, numéro spécial
Capitalisme asiatique.

- Organisations agricoles capitalismes et migrations organisés. Le cas des plantations de palmiers en
Indonésie
. Hommes et Migrations, numéros 1301 « Migrations et milieux ruraux » jan-mars 2013.

- Plantations de palmiers à l’huile en Indonésie et déprolétarisation. Études Rurales,

- n° 190 « Les agricultures de firme », juil-déc 2012, pp.63-76
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MessageSujet: Migrations, transnationalisme et diaspora   Jeu 23 Juil - 16:58

Migrations, transnationalisme et diaspora : théorie et études de cas


Citation :
Depuis plusieurs années, le lien entre migrations, espace transnational et diaspora est exploré aussi bien dans le domaine des recherches empiriques que dans celui de la réflexion théorique, sans pour autant que se dégage un consensus sur la pertinence de ce lien ni sur le caractère véritablement novateur de sa prise en compte dans le champ des travaux sur les migrations internationales. Il apparaît aussi que les pratiques transnationales nouvelles ne constituent pas tout le réel des migrations contemporaines. Les pratiques « classiques » restent prépondérantes comme en témoigne l’ampleur soutenue des transferts de fonds. Si les diasporas prolifèrent dans le monde virtuel, souvent sous la forme de projets politiques, elles s’inscrivent plus rarement dans la réalité sociétale.

C’est pour faire le point sur ces débats que nous avons souhaité publier dans ce numéro des articles théoriques apportant un regard critique sur les concepts et méthodes utilisés dans ce champ de recherche encore récent et des études de cas qui permettent de constater qu’il existe un lien entre pratiques transnationales et intégration réussie dans les sociétés d’accueil.

C’est de cette complexité parfois porteuse de contradictions que ce numéro espère rendre compte.

Revue européenne des migrations internationales  les numéros

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MessageSujet: Des retards dus aux migrants dans les trains du tunnel sous la Manche   Dim 26 Juil - 16:27


salauds de migrants !...

... on ne voit plus le bout du tunnel

Des retards dus aux migrants dans les trains du tunnel sous la Manche

Citation :
LONDRES (Reuters) - Eurotunnel a annoncé samedi travailler à réduire les retards causés par les migrants qui tentent de se cacher dans les camions qui empruntent les navettes ferroviaires à Calais à destination de l'Angleterre.

Vendredi soir, des migrants ont réussi à franchir les barrières au terminal de Calais, ce qui a obligé Eurotunnel à brièvement suspendre le trafic des trains alors que les migrants approchaient des voies, a déclaré un porte-parole d'Eurotunnel, la société d'exploitation du tunnel sous la Manche.

Les perturbations dans le tunnel sont désormais habituelles compte tenu des quelque 5.000 migrants, originaires pour la plupart d'Afrique et du Proche-Orient, qui campent dans le port français, en attendant de pouvoir monter dans un train ou dans les ferries qui vont la traversée via le Royaume-Uni, explique un porte-parole d'Eurotunnel.

"Nous avons eu des attaques massives de migrants tentant de franchir la barrière pour se rendre sur les voies et monter à bord des trains", a déclaré le porte-parole.

"Nous avons eu des retards importants, mais nous sommes revenus maintenant à 30 minutes avant l'enregistrement et à une heure d'attente sur le site."

Il précise que les "attaques" de migrants ont lieu chaque nuit. "Les forces de police à Calais sont submergées", dit-il. [sous la manche, submergé, c'est normal, non ?]

Selon les estimations de la Freight Transport Association britannique citées par la BBC, les retards coûtent 750.000 livres (un million d'euros par jour) à l'industrie du fret britannique en termes de perte de productivité.

Les trains de passagers Eurostar entre Londres et le continent, qui ne circulent pas de nuit, fonctionnaient normalement samedi selon le site internet du groupe.

Mercredi, Eurotunnel a réclamé une indemnisation pour ses dépenses de sécurité et sa perte d'exploitation liées à la pression migratoire à Calais.

(Paul Sandle; Danielle Rouquié pour le service français)
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MessageSujet: Hongrie : la barrière anti-migrants achevée avant le 31 août   Dim 26 Juil - 23:49




Hongrie : la barrière anti-migrants achevée avant le 31 août 26 Juillet 2015

Le Premier ministre hongrois a assuré samedi que le pays achèvera d'ici au 31 août l'installation d'une barrière sur sa frontière avec la Serbie.


Citation :
La construction d'une barrière sur la frontière entre la Hongrie et la Serbie sera achevée d’ici au 31 août, soit bien plus tôt prévu précédemment, a annoncé samedi 25 juillet le premier ministre hongrois, Viktor Orban. La semaine dernière les ministres de la Défense et de l'Intérieur hongrois avaient annoncé un achèvement des travaux en novembre. Le pays avait annoncé en juin la construction de ce mur de quatre mètres de haut le long de sa frontière pour lutter contre l’arrivée de migrants illégaux. "L'immigration est l’un des principaux problèmes de l'Union européenne."


Ce samedi, Viktor Orban a assuré que "la barrière sera construite d’ici au 31 août, tous les autres délais ne sont pas valables". Il s'est exprimé au cours d’une université d’été à Baile Tusnad en Roumanie, selon l’agence de presse officielle hongroise MTI. La barrière fera au total 175 kilomètres de long. Elle doit empêcher que les migrants et demandeurs d’asile puissent entrer en Hongrie, Etat membre de l’UE, d’où ils tentent ensuite de rejoindre d’autres pays de l’Union via l’Autriche et l’Allemagne. Cette année la Hongrie a déjà enregistré plus de 80 000 demandes d’asile, contre 43 000 sur l’ensemble de l’année 2014. La barrière a suscité les réticences de la Commission européenne et choqué la Serbie.


Mais selon Viktor Orban, "l’immigration illégale est liée au terrorisme et entraîne un accroissement de la criminalité, dont les viols, et du chômage. L’Europe doit rester aux Européens".  "L'immigration est l’un des principaux problèmes de l'Union européenne. Les Etats membres de l'UE sont en train de chercher des solutions mais la Hongrie ne peut plus attendre", avait déclaré en juin é le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto


Des migrants à Szeged, en Hongrie, près de la frontière avec la Serbie, le 23 juin 2015

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MessageSujet: Migrants : la presse britannique s’en prend à la France «égoïste» et «irresponsable»[/   Jeu 30 Juil - 16:08

Migrants : la presse britannique s’en prend à la France « égoïste » et « irresponsable » Le Monde.fr | 30.07.2015


Des migrants tentent de s'introduire sur les voies ferrées du tunnel sous la Manche, à Calais, le 29 juillet


Le drame humain qui se joue tous les jours à Calais, avec ses vagues de migrants essayant de rejoindre à tout prix – y compris celui de leur vie – le Royaume-Uni, réveille des réactions passionnées de l’autre côté de la Manche.

Citation :
En plein débat sur le départ ou non du Royaume-Uni de l’Union européenne, qui sera décidé après un référendum qui pourrait avoir lieu dans moins d’un an, la question déclenche des charges sévères dans la presse britannique.

Le Daily Mail, tabloïd conservateur et deuxième journal le plus lu du pays, décrit à Calais des scènes cauchemardesques pour les touristes britanniques et les routiers, tous assis « pétrifiés » dans leurs véhicules verrouillés, aux vitres levées, dans lesquels des migrants tentent « effrontément » de pénétrer. Dans le Kent, de l’autre côté de la Manche, le tabloïd, coutumier des formules excessives, décrit des habitants pris au piège dans leur propre maison, dans l’impossibilité de faire des trajets même courts sur des routes engorgées de camions qui n’ont pas pu emprunter le tunnel sous la Manche « assiégé ».

Appels à l’armée britannique

Pire, dénonce le Daily Mail : les vacances sur le continent européen, « planifiées depuis longtemps, et pour lesquelles les familles ont économisé », sont « fichues ». La raison de ce désastre incombe, en vrac, à l’Italie, « qui s’est moquée de l’UE en ignorant les règles selon lesquelles les migrants doivent demander l’asile dans le premier pays où ils entrent », à la Commisison européenne, « qui a été particulièrement lamentable dans l’application de ses lois et protocoles », et aussi – surtout – à la France, « qui envoie sans vergogne des migrants vers le Royaume-Uni, sans relever leurs empreintes digitales, et qui libère après quelques minutes les clandestins » qu’elle arrête.

Les autorités britanniques, « qui refusent de critiquer la France », ne sont pas épargnées. Le tabloïd ose même, dans le titre d’un point de vue publié dans ses pages et sur son site, cette question : « Nous avons empêché Hitler d’entrer. Pourquoi nos piètres dirigeants ne sont-ils pas capables de stopper quelques milliers de migrants exténués ? »

« C’en est assez », tonne le Daily Mail, enjoignant les autorités « d’arrêter de se tourner les pouces », et de considérer l’idée d’envoyer l’armée britannique renforcer la sécurité autour des frontières.

Le thème est repris par le tabloïd The Sun, journal le plus lu du Royaume-Uni, qui se félicite de la suggestion d’un commissaire de police du Surrey, un comté frontalier du Kent, de déplacer des soldats qui pourraient « s’assurer que notre frontière n’est pas violée ». Un autre tabloïd, l’europhobe Daily Express, résume en un titre : il faut « envoyer l’armée pour arrêter l’invasion des migrants ».

Paris « se soustrait à ses responsabilités »

Le quotidien conservateur Daily Telegraph se fait (un peu) plus mesuré et reconnaît que les afflux de migrants, qui ont fui « des nations brisées, comme la Syrie », sont « des problèmes internationaux » et que « tous les pays concernés ont un rôle à jouer ». Mais « certains pays sont davantage responsables de ces problèmes que d’autres » et « la plupart des torts reviennent à la France ».

Le journal note par exemple qu’envoyer des renforts policiers à Calais, comme l’a annoncé mercredi le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve, est une réponse tardive. « Tout aussi extraordinaire », poursuit le Daily Telegraph, M. Cazeneuve « a écrit à Eurotunnel, une société privée, visiblement pour lui reprocher de ne pas en faire assez pour sécuriser l’entrée du tunnel sous la Manche ». Or « s’assurer de la sécurité des frontières françaises est le travail de l’Etat français », martèle le journal. Lequel accuse Paris de « se soustraire à ses responsabilités » et de « transférer ses problèmes à la Grande-Bretagne ». « Un tel égoïsme national face à une crise de nature internationale est tout simplement inacceptable », conclut le quotidien.

« Un problème commun, qui doit être résolu conjointement »

Le Guardian, quotidien de centre gauche, tempère grandement tous ces points de vue et envisage le sujet comme le résultat d’une crise mondiale et non de la faute d’un Etat ou de l’Union européenne : « Le problème des migrants (...) serait probablement devenu critique, que le Royaume-Uni soit dans l’UE ou non, et que le tunnel sous la Manche existe ou non. Les pressions migratoires venant de Syrie ou d’Afrique subsaharienne sont une réalité humaine, elles n’ont pas surgi à cause de traités européens. »

Le Guardian salue ainsi le « pragmatisme » des deux ministres de l’intérieur français et britannique Bernard Cazeneuve et Theresa May, qui se sont rencontrés mercredi pour évoquer le sujet. « Ce n’est pas un problème purement britannique, pas plus qu’un problème purement français. C’est un problème commun, qui doit être résolu conjointement, aussi humainement que fermement », commente le quotidien. Et de conclure : « Nous avons besoin de davantage de partenariat avec l’Europe, et de moins de gesticulations. »
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MessageSujet: la solution "juive"   Jeu 30 Juil - 20:48


la solution "juive"...

Auschwitz-Israël même combat post-universel ?


pour se débarrasser des migrants ?

Migrants: un millionnaire veut créer un nouveau pays pour accueillir tous les réfugiés

Le « problème » migratoire devient de plus en plus incontrôlable. Mais Jason Buzi, un entrepreneur millionnaire israélien qui vit à San Francisco dit avoir trouvé la solution.


Citation :
Selon lui, la réponse à tous ces problèmes serait la création d’un nouveau pays où les populations fuyant leur nation d’origine pourraient trouver refuge. Cela deviendrait leur « maison ».

Cette idée pourrait permettre d’accueillir des millions d’immigrés. Sa « nation de réfugiés » comme il l’appelle, permettrait à la population de trouver « un endroit pour vivre en sécurité et [où ils] pourront travailler comme tout le monde » a-t-il expliqué au Washington Post.

Mais selon nos confrères du Huffington Post UK, le projet n’a pas reçu que des avis positifs. Harry Minas, un conseiller du gouvernement australien a complètement rejeté l’idée, expliquant que cela reviendrait à traiter les réfugiés comme des « lépreux ».
 
Cependant, cela n’a pas découragé Jason Buzi qui considère son plan comme réalisable. Pour ça, il compte sur ses amis millionnaires et les gouvernements qui pourraient financer cet Etat capable d’accueillir 60 millions de personnes. En effet, en juin dernier, Le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a dévoilé un nouveau chiffre accablant dans son rapport annuel: ce sont plus de 59,5 millions de personnes qui ont été déplacées à la fin 2014, en comparaison de 51,2 millions de l’année précédente.

Pour rendre son projet plus réel, le chef d’entreprise israélien a déjà dépensé 15 000 dollars pour créer un site internet. Il y propose des solutions assez simples réparties en quatre catégories :

Demander à des Etats développés de léguer des parties de leurs terres non-utilisées, pour y implanter les populations déplacées.

Acheter une île inhabitée comme il en existe des centaines en Indonésie.

Prendre en charge un pays existant déjà mais peu peuplé comme la Dominique faisant partie de l’archipel des Caraïbes, pour y emmener les exilés.

Construire une île au milieu de l’océan.


Dans son rapport, Buzi souligne donc qu’une grande partie des terres de la planète sont sous-utilisées, comme la Californie aux États-Unis, où 90% des 40 millions de personnes vivent avec moins de 10% des terres de l’État. […]
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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Ven 31 Juil - 18:01



2001

Servants of Globalization Women, Migration, and Domestic Work

Citation :
Servants of Globalization is a poignant and often troubling study of migrant Filipina domestic workers who leave their own families behind to do the mothering and caretaking work of the global economy in countries throughout the world. It specifically focuses on the emergence of parallel lives among such workers in the cities of Rome and Los Angeles, two main destinations for Filipina migration.


The book is largely based on interviews with domestic workers, but the book also powerfully portrays the larger economic picture as domestic workers from developing countries increasingly come to perform the menial labor of the global economy. This is often done at great cost to the relations with their own split-apart families. The experiences of migrant Filipina domestic workers are also shown to entail a feeling of exclusion from their host society, a downward mobility from their professional jobs in the Philippines, and an encounter with both solidarity and competition from other migrant workers in their communities.


The author applies a new theoretical lens to the study of migration—the level of the subject, moving away from the two dominant theoretical models in migration literature, the macro and the intermediate. At the same time, she analyzes the three spatial terrains of the various institutions that migrant Filipina domestic workers inhabit—the local, the transnational, and the global. She draws upon the literature of international migration, sociology of the family, women's work, and cultural studies to illustrate the reconfiguration of the family community and social identity in migration and globalization. The book shows how globalization not only propels the migration of Filipina domestic workers but also results in the formation of parallel realities among them in cities with greatly different contexts of reception.


Rhacel Salazar Parreñas is Professor of Women's and Asian American Studies at the University of Wisconsin, Madison.

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MessageSujet: Une centaine de migrants investissent un collège de l'est de Paris   Ven 31 Juil - 20:01

Une centaine de migrants investissent un collège de l'est de Paris Le Parisien[/i] 31 Juil. 2015


Rue des Rigoles (XXe), jeudi. Une centaine de migrants ont occupé les locaux de l'association Ni putes ni soumises. Ce vendredi, ils ont investi un collège de l'est de Paris

La centaine de migrants qui occupait depuis jeudi le local de l'association féministe Ni putes ni soumises (NPNS) a quitté les lieux vendredi en fin d'après-midi après-midi pour investir l'annexe d'un collège voisin dans l'est de Paris.


Citation :
Paris : une centaine de migrants occupent le local de Ni putes ni soumises

En compagnie de quelques-uns de leurs soutiens, ils ont gagné peu avant 17h30 une annexe du collège Guillaume-Budé, située rue Jean-Quarré dans le XIXe arrondissement.

Environ deux tiers d'entre eux ont pénétré dans l'enceinte en escaladant les grilles de l'établissement, sous les yeux d'une dizaine de policiers, tandis que le tiers restant demeurait à l'extérieur. Les occupants restaient dans la cour, sans pénétrer à l'intérieur du bâtiment.

Selon une riveraine, une partie de ces locaux, un ancien lycée hôtelier sert désormais ponctuellement pour certaines activités extra-scolaires des collégiens de Guillaume-Budé. Une autre est utilisée par une association théâtrale.

Les évacuations de campements de migrants se multiplient à Paris

Jeudi en fin de matinée, cette centaine de personnes, en majorité des Afghans, avaient investi les locaux de NPNS. Un ancien membre de l'association, qui les avait guidés sur place, avait expliqué vouloir que «la mairie de Paris fournisse un lieu permettant d'accueillir tous les migrants de manière pérenne, au lieu de les disperser à travers l'Ile-de-France.»

La veille, un campement de 240 autres migrants, essentiellement érythréens et soudanais, avait été évacué dans le calme rue Pajol, dans le nord de Paris. Tous ont été «hébergés et accompagnés», a assuré la mairie de Paris.

Depuis début juin, les évacuations de campements de migrants se multiplient dans le nord de Paris, avec des propositions de relogement pour les clandestins, le temps d'examiner leur demande d'asile. Mais de nouveaux arrivants se réinstallent souvent dans la foulée dans les sites évacués.

Beaucoup de migrants, arrivés par bateau en Italie depuis la Libye, souhaitent rejoindre le Royaume-uni, et Paris constitue une étape vers la région de Calais, où plus de 3000 migrants, essentiellement érythréens, éthiopiens, soudanais et afghans, vivent dans des bidonvilles.
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MessageSujet: Les migrations dans le monde   Sam 1 Aoû - 4:44




des cartes interactives intéressantes

Les migrations dans le monde

Dans chaque pays, la proportion d’immigrés et la part des flux migratoires dans l’accroissement de la population.
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MessageSujet: Le gouvernement britannique sème l’hystérie anti-immigrants sur la sécurité de l’Eurotunnel à Calais   Sam 1 Aoû - 12:17



Le gouvernement britannique sème l’hystérie anti-immigrants sur la sécurité de l’Eurotunnel à Calais Chris Marsden WSWS 31 juillet 2015

Le gouvernement conservateur et les médias de la Grande-Bretagne ont affiché une xénophobie ouverte en réaction à des tentatives de migrants au port français de Calais d’entrer au Royaume-Uni par le tunnel sous la Manche.

Chris Marsden a écrit:
Les efforts désespérés des migrants pour entrer en Grande-Bretagne ont conduit à la mort mardi soir d’un Soudanais qui a été frappé par un camion qui quittait un ferry transmanche. Un porte-parole d’Eurotunnel, qui gère la traversée de la Manche, a déclaré mercredi: «Notre équipe a trouvé un cadavre ce matin et les pompiers ont confirmé la mort de cette personne.»

Deux autres migrants soudanais, tous les deux d’une trentaine d’années, se remettaient de leurs blessures à l’hôpital après avoir été frappés par des trains à grande vitesse lundi.

Cette tragédie a été traitée comme un simple détail dans les reportages sensationnels d’un terminal «pris d’assaut» par 1.500 à 2.000 migrants, comme s’ils assiégeaient le tunnel – une perception renforcée par la décision d’Eurotunnel de fermer la porte «utilisée dans le cas d'un attaque terroriste», selon Sky News.


Il a été révélé par la suite que le chiffre cité dans les grands titres faisait référence au nombre total de tentatives individuelles, effectuées assez souvent par les mêmes personnes.

Le chef du Parti pour l’indépendance du Royaume-Uni, Nigel Farage, a réclamé l’intervention de l’armée pour aider à fouiller les véhicules arrivant en Grande-Bretagne afin de débusquer les immigrants illégaux. Kevin Hurley, le commissaire de police du comté du Surrey, a indiqué une préférence pour le déploiement de Gurkhas (soldats indiens). «Les Gurkhas constituent une force respectée et compétente, et ils ne sont pas loin. Ils pourraient nous aider à empêcher la traversée illégale de notre frontière», a-t-il déclaré.

Les conservateurs ont répondu en annonçant la convocation d’une réunion d’urgence du comité Cobra sur la sécurité nationale, présidé par la ministre de l’Intérieur, Theresa May.

Le Premier ministre David Cameron a été cité à plusieurs reprises depuis Singapour, où il a exprimé sa «sympathie» aux vacanciers britanniques, avant d’ajouter: «Nous travaillons en étroite collaboration avec les Français» et «nous avons investi de l’argent dans la clôture autour de Calais, y compris la clôture autour de l’entrée du tunnel».

Il faisait allusion à une annonce faite plus tôt ce mois-ci par la ministre de l’Intérieur, May, d’un supplément de 7 millions de livres sterling, au-delà d’un montant de 12 millions de livres déjà convenu, pour renforcer la sécurité au terminal ferroviaire du tunnel sous la Manche à Coquelles, après une réunion avec le ministre de l’Intérieur de la France, Bernard Cazeneuve. Cela implique la mise en place de deux kilomètres de clôtures de chaque côté de la plate-forme à Coquelles, le matériel devant provenir de la barrière de sécurité utilisée lors du sommet de l’OTAN au Pays de Galles l’an dernier.


Sautant de nouveau sur une occasion de pontifier, Cameron a mis en cause «le cancer de la corruption» et «la faible croissance économique» dans les pays plus pauvres qui poussent les migrants à quitter leur pays d’origine pour se rendre au Royaume-Uni.

Suite à la réunion du comité Cobra, May a adopté une attitude churchillienne: «Nous cherchons à présent à améliorer la sécurité en tête de ligne, à Coquelles, de façon à nous assurer que les gens n'essaient pas de s'introduire dans le tunnel», a-t-elle dit. Ce sera fait en collaboration avec la France – «en ce qui concerne l’ordre public et la sécurité à la frontière... Eurotunnel a un rôle à jouer dans les mesures qu’il a lui-même mises en place pour protéger ses trains».

Priée de dire si elle comptait faire appel à l'armée, May a déclaré: «L'essentiel est de mettre en place la bonne solution de sécurité à Coquelles et en fin de compte, la réponse à ce problème est de réduire le nombre de migrants qui tentent d’entrer en Europe depuis l'Afrique.» Cela impliquait en particulier «le travail que nous allons faire avec les Français sur le renvoi de personnes vers l’Afrique de l'Ouest», a-t-elle dit.

Le Parti travailliste ne voulait absolument pas être devancé par les conservateurs. Harriet Harman, chef par intérim du parti, a réclamé des expulsions. «Depuis déjà neuf mois, nous exigeons du gouvernement qu’il s’en occupe et qu’il règle ce problème», a-t-elle affirmé. «Ce que le gouvernement doit faire est d’obliger les Français à traiter les 3.500 à 4.000 personnes qui sont massées à Calais en montant des dossiers sur eux. Soit ils sont des authentiques demandeurs d’asile qui devraient recevoir l’asile, ou bien ils devraient être expulsés. Le gouvernement aurait dû le faire il y a des mois.»

Elle a été soutenue par le député travailliste Keith Vaz, président de la commission aux affaires intérieures de la Chambre des communes, qui a dit que les migrants doivent être renvoyés dans leur pays d’origine une fois qu’ils montrent leur désintérêt à obtenir le droit de rester en France.

En réponse aux efforts désespérés de migrants pour atteindre le Royaume-Uni, un porte-parole d’Eurotunnel a publié une déclaration dont l’insensibilité est à couper le souffle, expliquant qu’«il y avait des dommages à nos clôtures, que nous devrons réparer, alors qu’ils tentaient de monter à bord des navettes. Heureusement, il n’y avait pas de dommage aux navettes. Malheureusement, un certain nombre de personnes ont été blessées.»

La société, dont le bénéfice net s’élevait à 101 millions d’euros en 2013, a répondu aux critiques des gouvernements britannique et français qu’elle ne faisait pas assez pour arrêter les migrants par un communiqué expliquant que son personnel de sécurité avait arrêté 37.000 tentatives de se rendre au Royaume-Uni par le tunnel sous la Manche depuis janvier. Le directeur des Affaires publiques d’Eurotunnel, John Keefe, a dit que la compagnie a dû faire appel à la police française 28.000 fois entre janvier et juin pour déloger les migrants qui avaient franchi les clôtures de sécurité.

Eurotunnel a dépensé 13 millions d’euros pour le renforcement de la sécurité au terminal de Calais, montant pour lequel il cherche compensation auprès des gouvernements britannique et français.

L’idée que la Grande-Bretagne est assiégée par des hordes de migrants sert non seulement à cacher, mais aussi à justifier, une tragédie humaine d’une ampleur monumentale, dont les gouvernements britannique et français et leurs homologues en Europe et aux États-Unis sont pleinement responsables.

Les migrants à Calais et à Coquelles ne représentent que 3000 à 5000 des centaines de milliers de gens qui ont été transformés en sans-abri dans des endroits tels que la Syrie, la Somalie, le Soudan, l’Érythrée, l’Éthiopie, l’Égypte, l’Afghanistan, l’Irak et l’Iran par les guerres civiles et l’intense pauvreté – toutes deux causées par les actions prédatrices des grandes puissances, des grandes sociétés internationales et des banques.

Plus de 185.000 personnes ont traversé la Méditerranée pour atteindre l’Europe du Sud depuis janvier. La plupart cherchent l’asile ailleurs en Europe, mais certains aboutissent à Calais en cherchant à accéder au Royaume-Uni.

Le traitement de ceux qui arrivent en France est une honte. Le gouvernement français a fermé le camp de réfugiés de Sangatte en 2002, qui avait officiellement 600 places, mais a fini par loger deux fois plus de personnes dans des conditions qui ont déclenché des émeutes par les personnes détenues.

Le camp remplaçant officiel, Jules Ferry, a assez d’espace pour seulement 600 femmes et enfants, laissant tous les hommes et la plupart des femmes et des enfants croupir dans un ghetto de fortune non officiel appelé «la jungle», sans eau courante ni installations sanitaires.


Selon des reportages parus dans la presse, neuf migrants auraient trouvé la mort à proximité du terminal du tunnel sous la Manche depuis juin – les autorités françaises ne prennent pas la peine de tenir un registre des personnes tuées ou gravement blessées. Mais selon le groupe Solidarité avec les migrants de Calais, plus de 30 migrants ont été signalés comme étant morts en cherchant à atteindre la Grande-Bretagne par le tunnel sous la Manche depuis le début de 2014. Les migrants ont souffert des morts horribles après des chutes, ou après avoir été brûlés, noyés, écrasés ou heurtés par des véhicules.

Ceux qui sont morts à Calais ne représentent qu’un faible pourcentage de tous les décès résultant des efforts visant à transformer l’Europe en une forteresse afin de garder au dehors les pauvres et les désespérés. Plus de 22.000 migrants sont morts entre 2000 et 2014. Seulement dans les cinq premiers mois de 2015, le nombre de morts s’élève à 1.800, soit plus de cinq fois qu’à la même période en 2014.

(Article paru d'abord en anglais le 30 juillet 2015)




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MessageSujet: Migrant-E-s : La lutte est à un tournant   Sam 1 Aoû - 12:42

Migrant-E-s : La lutte est à un tournant Denis Godard NPA 22 Juillet 2015



À Pajol le campement continue


Depuis l’évacuation du campement de La Chapelle, début juin, près de 700 migrantEs ont été dispersés dans des centres d’hébergement. Ils seront bientôt mille, car le campement d’Austerlitz va être évacué avec le soutien des associations...


Denis Godard a écrit:
Pardon ! Le terme utilisé est « mise à l’abri ». L’argument est de mieux en mieux rodé du côté des différents acteurs de ces opérations : c’est faire preuve d’humanité que de répartir les migrantEs dans des centres d’hébergement plutôt que les laisser à la rue. Présenté comme cela, l’argument semble imparable. Mais fondamentalement les migrantE exigent bien plus qu’un abri temporaire : ils et elles demandent des droits, à circuler et/ou à s’installer.

Alors la question réelle est la suivante : est-ce que ces centres d’hébergements sont des solutions temporaires facilitant une solution pérenne... ou des obstacles à leur régularisation ? Et l’autre question est : y a-t-il une alternative ?

Trier et expulser plus vite...

La réponse à la première question est en train d’être fournie par le gouvernement qui a fait voter le mercredi 15 juillet une réforme du droit d’asile et fait discuter à l’Assemblée depuis le début de la semaine une nouvelle loi sur les droits des étrangers. La logique de la première loi est d’accélérer les procédures et, selon les termes même de Cazeneuve, de rendre plus efficace l’expulsion des déboutés du droit d’asile. Bref, on trie plus vite pour expulser plus vite.

La seconde loi, dans la même logique, va bien plus loin. Donnant des pouvoirs accrus de surveillance et de contrôle aux préfectures (via l’école, la sécurité sociale, EDF, le contrôle des hébergements...), elle précarise tous les étrangers susceptibles d’être « expulsables » à tout moment. Tout en ouvrant de nouvelles brèches pour le développement d’une société de contrôle et de répression.

La « solution » des centres d’hébergement, soutenue par des associations et des organisations politiques et menée en concertation avec les autorités, prend alors toute sa signification. Fragmentant les migrantEs, elle brise leur capacité collective d’imposer un rapport de forces vis-à-vis des autorités. Elle les soumet individuellement à une orientation politique qui limite l’accès à la régularisation.

Retour à la Halle Pajol

Y a-t-il une alternative ? Car en l’absence de celle-ci, on comprend facilement que les migrantEs acceptent la solution des centres d’hébergement, d’une part parce que c’est quand même préférable à la rue, d’autre part parce qu’ils et elles pensent entamer ainsi le processus vers leur régularisation.

Depuis deux mois, l’alternative est sans doute plutôt incarnée par la lutte menée dans le 18ème arrondissement de Paris. Les quinze derniers jours l’illustrent en partie. Le soir même de la dernière évacuation en date, le 9 juillet, une manifestation de plusieurs centaines de personnes, partie de République et censée s’arrêter à Barbès, revenait à la Halle Pajol.

Le campement s’est réinstallé rapidement et compte maintenant plus de 200 migrantEs, pour beaucoup des nouveaux et des nouvelles. Une nouvelle manifestation a eu lieu une semaine plus tard. Une fête a rassemblé des centaines de migrantEs et soutiens le 14 juillet. En lien avec Vintimille à la frontière italienne, des mobilisations devraient avoir lieu le week-end du 25 et 26 juillet. Même si elles sont parfois chaotiques, les assemblées réunissent actuellement de nombreux migrantEs.

Mais cela ne suffira pas. Il y a actuellement plus de migrantEs dans les centres d’hébergement que sur le campement. Le campement se renouvelle, lui, à chaque évacuation, menaçant en permanence, par la pression des problèmes quotidiens, de tomber dans une gestion uniquement humanitaire.

Soutenir et encourager la lutte collective

La capacité des migrantEs à construire un rapport de forces et à poser de manière collective leurs revendications rend désormais urgente et incontournable leur organisation sur chaque centre et la coordination entre les centres et le campement. Nous en sommes encore loin. Des points d’appui existent parce que des migrantEs hébergés reviennent régulièrement sur le campement et que des contacts existent avec des migrantEs dans de nombreux centres.

À défaut, le campement deviendra une simple zone d’attente – hypothétique – vers des centres d’hébergement, et les migrantEs dans les centres seront totalement soumis à la gestion individuelle et administrative de leur situation.

C’est aussi une nécessité pour les soutiens. En l’absence d’une organisation collective des migrantEs, quelle que soient nos intentions, nous serons conduits à reproduire vis-à-vis des migrantEs les rapports de domination qui sont dans la logique même d’une politique qui justifie le contrôle de l’immigration par le gouvernement.

Soutenir et encourager une lutte collective des migrantEs en lien avec le mouvement des sans-­papiers, relier cette lutte à Calais ou Vintimille, mais aussi aux luttes syndicales, en premier lieu dans les secteurs où la nouvelle loi exige la collaboration des personnels avec la préfecture pour dénoncer les migrantEs, voilà ce que devraient défendre activement les organisations de gauche. Contre toute complicité avec l’État.

Denis Godard
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MessageSujet: L'immigration, principale préoccupation des Européens   Sam 1 Aoû - 21:58

L’OPINION PUBLIQUE DANS L’UNION EUROPÉENNE

L'immigration, principale préoccupation des Européens Eugénie Bastié, Le Figaro 01/08/2015


Des migrants tentant de s'introduire dans l'Eurotunnel à Calais

Pour la première fois dans cette enquête bisannuelle publiée par la Commission, l'immigration passe devant les thèmes économiques, pour devenir le principal défi de l'Union européenne aux yeux des citoyens.

Eugénie Bastié a écrit:
Pour les citoyens européens, l'immigration est désormais le principal défi auquel doit s'atteler l'Union européenne, devant les questions économiques et le chômage, selon un baromètre réalisé fin mai dans les Etats membres de l'Union européenne et les pays candidats, et rendu public fin juillet par la Commission européenne. C'est la première fois, depuis que cette enquête bisannuelle est posée dans ces termes à l'automne 2010, que les thèmes économiques ne sont plus en tête. L'immigration est désormais le sujet le plus cité dans 20 des Etats membres.

Records d'inquiétude à Malte et en Allemagne

En novembre dernier, la situation économique, l'emploi et les déficits publics faisaient partie des inquiétudes numéro un des citoyens européens, selon le précédent baromètre. L'immigration était alors en quatrième position (à 24%). Elle est aujourd'hui à 38%. Une hausse de 14 points en l'espace de six mois. En mai 2015, l'immigration devance de loin la situation économique (27%, -6 points), le chômage (24%, -5 points) et les finances publiques (23%, -2 points) comme sujets de préoccupation. Elle est l'inquiétude la plus fréquemment citée dans 20 États membres, avec des records à Malte (65%), confronté à l'arrivée massive de migrants, ainsi qu'en Allemagne (55%).

Principales préoccupations auxquelles l'UE est confrontée  (graphique dans l'original)

En Italie, où des dizaines de milliers de migrants affluent après de périlleuses traversées de la Méditerannée, l'immigration est la principale préoccupation des personnes interrogées (43%). En France, ce sujet est une préoccupation pour 34% de la population interrogée, avant l'économie (30%).

Calais, comme Lampedusa, sont devenus les symboles de cette impuissance de l'Union européenne à bâtir une politique commune pour gérer des flux migratoires de plus en plus pressants à cause d'un contexte géopolitique très déstabilisé. Depuis janvier 2015, 150.000 migrants sont arrivés en Europe via la Méditerranée, et 1900 personnes ont trouvé la mort lors de leur traversée.

Autre préoccupation qui gagne du terrain: le terrorisme, dont les craintes ont également augmenté de manière significative depuis novembre 2014 dans l'ensemble de l'Union européenne (17%, +6 points).

Au niveau national, le chômage reste la principale préoccupation

Néanmoins, au niveau national, le chômage reste la principale préoccupation pour 42% des sondés, loin devant l'immigration, à la deuxième place avec 23% des sondés. Au niveau national, l'immigration est considéré comme un problème plus important que le chômage en Allemagne, au Danemark, au Royaume-Uni et à Malte.

Ce sondage interroge également sur les aspects les plus positifs qu'aurait apporté l'Union européenne. Pour la majorité des sondés (57%) la libre circulation des personnes, des biens et des services constitue l'avancée la plus positive de l'UE, devant la paix entre les nations (55%) l'euro (23%) et Erasmus (21%). Paradoxe: les Européens restent attachés à la liberté de circuler à l'intérieur de l'Union, tout en s'inquiétant des flux migratoires. A noter que l'enquête a été menée avant les rebondissements de la crise grecque en juillet 2015, qui ont remis les questions économiques au centre de la politique européenne.

L'enquête Eurobaromètre est le second sondage d'opinion réalisé à l'échelle de l'UE depuis l'entrée en service de la Commission Juncker en novembre 2014. Elle est fondée sur des entretiens individuels menés courant mai, au cours desquels plus de 31.000 personnes ont été interrogées.
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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Lun 3 Aoû - 13:54



Espagne : un migrant clandestin meurt asphyxié dans une valise 03 Août 2015

Un Marocain de 27 ans a été retrouvé mort ce lundi dans une valise, à bord d'un ferry qui devait lui permettre de rejoindre illégalement l'Espagne. Son frère, qui l'avait caché dans sa voiture, a été inculpé d'homicide involontaire.

Citation :
Un homme de 27 ans s'était caché dans la valise de son frère, embarqué légalement sur un navire au départ de Melilla, au Maroc. Il est mort asphyxié.

Le drame des migrants revête d'innombrables formes tragiques. Ce lundi, la Garde civile espagnole a annoncé avoir trouvé un clandestin marocain mort asphyxié dans une valise, cachée dans un ferry qui devait rejoindre la péninsule ibérique.

L'homme de 27 ans, recroquevillé dans son bagage, avait pris place dans le coffre de la voiture de son frère, embarquée légalement sur le navire au départ de Melilla, au Maroc. Pendant le voyage, ce dernier a découvert que son frère ne respirait plus et a averti l'équipage. Tous les efforts de réanimation de l'équipage puis des secouristes dans le port d'Almeria sont restés vains.

Le grand frère du migrant a été arrêté et inculpé d'homicide involontaire.

L'histoire n'est pas sans rappeler celle d'un petit garçon ivoirien de huit ans, qui avait été découvert vivant en mai, également caché dans une valise, au poste-frontière entre le Maroc et Ceuta. Son père, résident en Espagne, avait tenté de le faire venir clandestinement, parce que son salaire était insuffisant pour demander un permis de séjour pour l'enfant. L'image aux rayons X du garçon, dissimulé en position fœtale, avait suscité l'indignation en Espagne, où il a finalement obtenu un permis de séjour provisoire et retrouvé ses parents.

Interactif. Estimation du nombre de décès liés aux migrations en Europe de 2000 à 2014
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MessageSujet: Les centres de rétention administrative (CRA)   Lun 3 Aoû - 14:19





Les centres de rétention administrative (CRA)



51.385 sans-papiers enfermés en centre de rétention en 2011


Rennes

Enfants en rétention, droits bafoués ou augmentation des retours forcés, le rapport 2013 des associations sur les centres et locaux de rétention administrative est accablant...



Centres de rétention administrative: Les 5 chiffres chocs du rapport 2013 sur les étrangers 18 novembre 2014

Anissa Boumediene a écrit:
«La France a enfermé et enferme toujours autant de personnes étrangères, y compris les plus vulnérables», pointent dans leur rapport annuel les cinq associations habilitées à intervenir en centre de rétention administrative (CRA). Au fil du document, publié ce mardi, chiffres accablants à l'appui, les acteurs associatifs dressent un état des lieux des atteintes aux droits des étrangers. 20 Minutes détaille les chiffres les plus accablants du document.

3.607

C’est le nombre d’enfants qui ont été privés de liberté en 2013. Un nombre en forte progression comparé à l’année précédente, où 2.674 enfants avaient été placés en rétention. Un constat plutôt amer, alors que la jurisprudence européenne laissait présager d’une amélioration du sort des jeunes étrangers pour 2013, et que le candidat Hollande s’était engagé en février 2012, «s['il était] élu à la présidence de la République, à mettre fin dès mai 2012 à la rétention des enfants et donc des familles avec enfants». Après une condamnation de la France par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), Manuel Valls, alors locataire de la place Beauvau, avait rédigé en juillet de la même année une circulaire visant à limiter au maximum le placement de mineurs accompagnant leurs parents en rétention. Problème: 3.512 des 3.607 enfants placés en rétention en 2013 l’ont été à Mayotte, département d’outre-mer, où le texte n’est pas applicable.

45

La loi Besson de 2011, décriée chaque année dans le rapport, prévoit une durée maximale de rétention de 45 jours. Le rapport pointe une longueur inutile et inefficace de ce délai, rappelant que les personnes placées en rétention avant éloignement sont à 65% expulsées dans les dix jours depuis la métropole et en quasi-totalité dans les cinq premiers jours depuis l'outre-mer. Les associations plaident pour une révision «profonde» du projet de loi sur le droit des étrangers qui est dans les tiroirs, déplorant les effets dévastateurs de la rétention de longue durée, dont «le caractère anxiogène peut être déclencheur d'actes désespérés».

160

Les associations ont recensé 160 nationalités différentes dans les différents (CRA) du territoire. En métropole, il s'agit en majorité de Maghrébins, de Roumains, dont la proportion a beaucoup augmenté depuis 2007, ou encore d'Albanais. Outre-mer, les Brésiliens sont surreprésentés. Le texte relève aussi que les personnes enfermées sont principalement des hommes (94%), âgés pour la plupart (83,4%) de 25 à 59 ans .

54%

Le constat des associations est sans appel, les droits des personnes placées en rétention sont bafoués. D'après leur rapport, 54% des personnes éloignées du territoire le sont «sans que le juge judiciaire ait pu contrôler le respect de leurs droits par la police et l’administration». Une situation encore pire dans les Dom-Tom, territoires où un régime juridique dérogatoire est appliqué. Ainsi, à Mayotte, «seulement 93 des 16.000 personnes enfermées ont pu former un référé devant le tribunal administratif».

44.458

En un an, les éloignements forcés ont progressé de 15%, passant de 38.652 à 44.458, dont 20.823 rien que depuis la métropole. Pour ces éloignements-là, les personnes étrangères ont majoritairement été reconduites vers des pays voisins: «60% des expulsions ont été réalisées vers un pays membre de l’Union européenne», et concernent des citoyens européens (des Roumains pour la plupart), bénéficiant en principe de la liberté de circulation et d'installation en France, soulève le document. Au total, ce sont près de 52.000 personnes qui ont dû quitter le territoire français l'année dernière, dont plus de 45.000 avaient préalablement été placées en rétention.



Nice

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MessageSujet: White Genocide ?   Lun 3 Aoû - 16:14

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Lun 3 Aoû - 17:42

A Paris, des migrants invitent leurs nouveaux voisins Jérémie Lamothe 2 août 2015


Dans le lycée hôtelier désaffecté du XIXe arrondissement de Paris, vendredi

REPORTAGE Depuis vendredi soir, 200 réfugiés squattent un lycée désaffecté dans le XIXe arrondissement. Le collectif de soutien organise dimanche soir une fête pour informer les habitants.

Jérémie Lamothe a écrit:
Au premier étage du bâtiment D de la rue Jean-Quarré, Nadjat est la première à ouvrir la porte. Elle prend volontiers le tract donné par les militants du collectif de soutien. «C’est très bien de se rencontrer et de discuter, les migrants ne me gênent absolument pas, ils ont le droit d’avoir un lieu pour pouvoir se poser». Après quelques minutes de discussion, elle avoue tout de même «avoir peur pour [s]a petite fille. Elle rentre toute seule le soir, et je ne peux pas m’empêcher d’y penser».

Dans le XIXe, les migrants s'organisent

Depuis vendredi après-midi, près de 200 migrants occupent, non loin de son immeuble, un lycée hôtelier désaffecté, près de la place des Fêtes, dans le 19e arrondissement parisien. Après la tentative infructueuse de s’installer dans les locaux de l’association Ni putes ni soumises, les réfugiés, majoritairement des Soudanais et des Afghans, commencent à s’organiser. Et pour apaiser les tensions avec les riverains, les membres du collectif «La Chapelle en lutte», font du porte-à-porte. Et organisent ce dimanche soir une fête dans l’enceinte du lycée.

Malgré ses craintes, Nadjat compte bien se rendre au barbecue, équipée de couvertures et de vêtements pour les migrants. Mais dans ce quartier paisible, leur présence n’est pas du goût de tous. «Jusqu’ici nous avons été super bien reçus par les riverains et il y a beaucoup de solidarité, se félicite Lyes Louffok, affiche à la main et membre du collectif. Mais on a aussi appris qu’une pétition était lancée contre les migrants, notamment à cause du bruit.» Pour lui, c’est important que les citoyens se mobilisent en leur faveur, «comme ça, nous pèserons davantage dans le rapport de forces avec la mairie.»

Les cinq bénévoles enchaînent les étages, et parfois les échecs. En ce dimanche après-midi ensoleillé, les habitants semblent avoir déserté leur appartement. D’autres n’hésitent pas à leur claquer la porte au nez quand ils voient à qui ils ont à faire.

Un habitant : «Il y a des gens racistes ici, ils n’aiment pas les étrangers…»

Au septième étage, l’accueil est plus accueillant. Djamel, 44 ans, compte également venir à la petite fête :

«Je suis d’origine algérienne, je peux donc comprendre leur situation. S’ils ne font pas de mal, et le temps qu’ils trouvent une solution, ça ne me dérange pas du tout qu’ils soient là. Mais ce n’est pas à nous de gérer ça, c’est au gouvernement de trouver des solutions.»


Il reconnaît tout de même une gêne dans le voisinage :

«J’en ai parlé avec quelques voisins, et certains ne sont pas du tout d’accord. C’est vrai qu’il y a des gens racistes ici, ils n’aiment pas les étrangers…»


Au quatorzième et dernier étage, les cinq bénévoles du collectif de soutien sonnent, sans le savoir, à la porte du président de l’Amicale des locataires du 23 de la rue du docteur Potain, Miguel et sa femme Nadia. La discussion est animée. Le couple est très remonté contre l’occupation, à quelques mètres de chez eux :

«On a été mis devant le fait accompli, on ne supporte pas ça. Il y a du bruit jusqu’à une heure du matin, ce n’est pas acceptable. Il y a beaucoup de familles ici. Nous, on paye un loyer, et eux squattent ce lycée, c’est illégal. C’est un lieu qui ne leur appartient pas.»

«Qu’est-ce que la mairie a prévu pour eux ?»

Au fil de la discussion, la tension baisse d’un cran. Les cinq bénévoles du comité de soutien expliquent leur démarche et la situation :

«Ce sont les migrants qui ont été évacués du métro La Chapelle il y a deux mois. La mairie a proposé une solution pour certains d’entre eux, mais souvent loin de Paris, sans aide financière, sans nourriture et sans accès aux soins. Ils sont donc repartis dans la rue. Il y a plus de 11 millions de mètres carrés vacants à Paris mais la mairie ne veut rien faire.»


Malgré plus d’une demi-heure de conversation, le couple ne change pas d’avis :

«C’est un squat qui s’est mis en place. On vit dans un quartier paisible. Les gens se demandent combien de temps ça va durer, et au-delà d’une semaine, ça peut commencer à dégénérer.»

Face à ce problème, le couple tient également la municipalité pour responsable de la situation: «Qu’est-ce que la mairie a prévu pour eux ? Quelle est sa ligne de conduite ? Il faut qu’elle clarifie sa position sinon ça peut leur coûter des voix…»

Les discussions sont en effet compliquées entre les migrants et les pouvoirs publics. Après l’échec des négociations samedi, une nouvelle réunion est prévue lundi soir entre les représentants des migrants, la mairie et la préfecture, pour enfin trouver une solution pérenne. D’ici là, les migrants devraient profiter de la soirée de dimanche pour souffler un peu. Et rencontrer une partie des habitants. Lors de la tournée, plus de la moitié ont promis qu’ils passeraient.


Angela Davis a écrit:

Aucun être humain n’est illégal. Si l’esclavage a été un crime contre l’humanité, la façon dont on traite les immigrants aujourd’hui est un crime contre l’humanité

L'esclavage n’est pas seulement une institution du passé, nous vivons encore dans cette période de l’après esclavage et de ses conséquences

Le fait que 2,5 millions de personnes sont derrière les barreaux aux États-Unis, dont une proportion écrasante d’afro-américains, montre que nous sommes encore hantés par ce passé de l’esclavage. La violence

Angela Davis à Berlin

« Le mouvement des réfugiés est le mouvement du XXIe siècle. C'est le mouvement qui lance un défi au capitalisme global. C'est le mouvement qui appelle aux droits humains pour tous les êtres humains »

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Lun 3 Aoû - 18:12




Un migrant près de touristes sur la plage de Tuineje, sur l'ile de Fuerteventura dans les Iles Canaries


Des nudistes devant des migrants sur la plage de Maspalomas, sur l'île de Grande Canarie, le 5 novembre 2014








Des migrants et des touristes sur l'île italienne de Lampedusa, proche des côtes tunisiennes, le 13 mai 2015




Un homme profite du soleil sur son bateau alors que des migrants,
essentiellement erythréens et éthiopiens, sont bloqués à la frontière franco-italienne,
entre Vintimille et Menton, le 14 juin 2015


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MessageSujet: 8 idées reçues sur les migrants de Calais   Mer 5 Aoû - 11:58



8 idées reçues sur les migrants de Calais L'Obs 05-08-2015

Comme tous les grands sujets d'actualité, la situation des migrants à Calais charrie son lot d'idées préconçues et d'affirmations plus ou moins fondées. Décryptage.


Environ 3000 migrants attendraient autour de Calais de pouvoir passer en Angleterre

Lucas Burel a écrit:
Elle est sur toutes les lèvres. Des cabinets gouvernementaux aux simples discussions citoyennes, la situation des migrants autour de Calais agite autant la classe politique qu'elle suscite le débat dans la société. Quitte à faire resurgir bon nombre d'idées reçues sur la question. Tour d'horizon de ces affirmations souvent entendues... et bien souvent fausses.

"On assiste à une arrivée massive de migrants à Calais"


Ça n'est pas tout à fait vrai. La situation de Calais est à prendre avec du recul. La préfecture du Pas-de-Calais estimait à environ 3.000 le nombre de migrants présents à Calais et dans sa région au mois de juin dernier. Certes, ce nombre correspond à une augmentation de 500% par rapport au début de l’été 2014.

Mais les données fournies par Frontex, l’agence européenne pour la surveillance des frontières, permettent de relativiser ses chiffres, compte tenu de la situation européenne. Le nombre d’immigrés entrés illégalement en Union européenne a presque triplé entre 2013 et 2014, passant de 100.000 à 270.000, soit une augmentation de 180%.

Le phénomène continue de s'amplifier en 2015, puisque le nombre de franchissements illégaux des frontières extérieures de l’UE a augmenté de 250 % entre le mois de janvier et de mai par rapport à l’année précédente sur la même période.

Depuis le début de l’année 2015, 175.000 entrées illégales se sont faites en UE, dont les 3.000 migrants présents en permanence à Calais ne sont qu'une infime fraction. Rapporté à la population française, ce nombre ne représente qu'une goutte d'eau.

"Tous les migrants veulent aller en Angleterre"

C’est faux. Selon le fournisseur de statistiques Eurostat, qui compare le nombre de demandes d’asile dans les pays de l’UE, le Royaume-Uni est loin d’être la destination que les migrants privilégient. Avec "seulement" 31.745 demandes d’asile, il est loin derrière des pays comme la Suède (81.180) ou l’Allemagne (202.645), dont les demandes d’asile ont augmenté respectivement de 50% et 60% entre 2013 et 2014.

Avec une augmentation de 143% en un an, l’Italie est le pays de l’UE qui est le plus fortement impacté par l’augmentation du nombre de migrants clandestins en provenance d’Afrique et du Moyen-Orient observée depuis 2011. En 2014, les demandes d’asile au Royaume-Uni ne représentaient qu’à peine 5% des demandes dans l’UE.

"Il est plus facile d’obtenir des papiers au Royaume-Uni"

C’est également faux. Toujours selon Eurostat, rien n’indique qu’il est plus aisé pour les migrants d’obtenir l’asile au Royaume-Uni. En moyenne, les pays de l’UE ont répondu positivement à 45% des demandes d’asile sur lesquelles ils ont eu à statuer. Un taux supérieur à celui du Royaume-Uni, qui n’a accepté que 39% des demandes.

En comparaison par rapport à la France - où seuls 22% des demandes d’asile traitées sont acceptées -, le Royaume-Uni fait donc figure de pays plutôt "hospitalier" pour les migrants mais reste très largement en dessous des politiques migratoires pratiquées par les pays nordiques comme la Suède où plus de 75% des demandes d’asile étudiées sont acceptées malgré un nombre de demandes presque triple.

"Les migrants de Calais sont tous syriens"

C’est faux. "En raison du conflit terrible qui frappe ce pays, on a tendance à exagérer la proportion de Syriens", résume Pierre Henry, directeur de l’association France Terre d’asile : "A Calais et dans sa région, les Syriens ne représentent pas un groupe particulièrement important. Beaucoup de migrants qui tentent leur chance vers le Royaume-Uni sont en réalité Érythréens ou Soudanais."

Néanmoins, en 2014, la Syrie continue d’être pour la troisième année consécutive le principal pays d’origine des demandeurs d’asile en UE. 122.800 demandeurs d’asile dans un pays de l’UE étaient Syriens en 2014, soit environ 20% du nombre total de demandeurs.

Cette explosion de migrants syriens ne se répercute pourtant que très faiblement aux frontières britanniques. Dans le cas du Royaume-Uni, les trois nationalités les plus représentées chez les demandeurs d’asile sont les Pakistanais, les Erythréens et les Iraniens, selon Eurostat.

Au contraire, l’Italie est en première ligne face à l’afflux des migrants syriens. Selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR ou HCR), le nombre de réfugiés syriens arrivés sur les côtes italiennes a explosé, passant de 320 à la fin 2011 à 36.351 en 2014.

"Les migrants sont pauvres et peu éduqués"

C’est faux. Et pour cause, le voyage en direction de l’Europe coûte cher, très cher. Parfois plus de 5.000 dollars simplement pour la traversée de la Méditerranée. Un montant qui ne comprend donc même pas les frais engendrés par le périple jusqu’aux côtes libyennes – distantes de plus de 3.000 kilomètres pour les migrants érythréens par exemple.

"Il y a une règle. Ce ne sont jamais les plus pauvres qui migrent", résume Pierre Henry.

Pour la plupart, ce sont des gens qui ont eu accès à l’éducation et la culture dans leurs pays d’origine. C’est même souvent l’éducation qui les poussent à tenter leur chance pour un meilleur avenir".

Entre octobre 2014 et janvier 2015, le Secours catholique a mené une série d’entretiens avec des migrants à Calais. Il est sorti de ces 54 entretiens que 48% d'entre eux appartenaient à des classes sociales supérieures dans leur pays d’origine et 20% aux classes moyennes. Une réalité également défendue par le commissaire européen Calors Moedas qui estime de son côté que "30% des migrants de Calais disposeraient de diplômes supérieurs."

Aussi, pour la première fois depuis la Seconde Guerre mondiale, le nombre de déplacés dans le monde en raison de conflits armés a dépassé le seuil des 50 millions. Selon le HCR, le conflit syrien à lui seul, a entraîné le déplacement d’au moins 4 millions de réfugiés depuis 2011, dont de très nombreux cadres supérieurs, médecins ou commerçants quittant leur pays pour échapper à l’enrôlement de force.

"Des terroristes se cachent parmi les migrants"

Faux. Régulièrement agité par l’extrême droite, le chiffon rouge de prétendus terroristes cachés parmi les migrants ne dispose d’aucun véritable précédent. Néanmoins, l’arrestation près de Milan, au mois de mai dernier, d’un Marocain de 22 ans soupçonné d’avoir participé à l’élaboration de l’attentat du musée du Bardo a ravivé ces craintes. En effet, l’homme avait réussi à atteindre la Sicile au mois de février sur une embarcation clandestine partie de Libye. Pour autant, nul ne sait si l’individu avait rejoint l’Europe pour échapper à la justice tunisienne ou pour commettre un attentat.

Même si le risque reste minime - en comparaison à celui représenté par les citoyens européens de retour des camps d’entrainement en Syrie ou au Yemen -, la menace n’est pas prise à la légère par les instances européennes : "L'un des problèmes consiste dans le fait que des combattants étrangers, des terroristes, pourraient tenter de se cacher parmi les migrants que les passeurs transportent clandestinement de l'Afrique vers l'Europe. Ce facteur montre combien il est important de recourir à différents moyens pour contrer cette menace", avait notamment déclaré Jens Stoltenberg, secrétaire générale de l’Otan au mois de mai dernier


"Les migrants veulent aller en Angleterre pour les prestations sociales"

C’est faux. Comparé au système de prestations sociales français, le système britannique n’est pas particulièrement avantageux pour les migrants. Au contraire.

En France, un demandeur d’asile touche une aide de 11,45 euros par jour, ce qui n’est pas le cas Royaume-Uni où les prestations sociales ne accessibles que si la demande d’asile est acceptée par le pays. Alors seulement, une aide de 53 euros par semaine peut être accordée à ces migrants, qui se voient également (en principe) fournir un logement, l’accès au système de santé gratuit (NHS) et à l’éducation.

Selon la logique qui voudrait que les migrants aillent là où les prestations sociales sont les plus intéressantes, la France aurait dû être largement impactée par l’explosion du nombre de migrants arrivées en Europe depuis 2011. C’est faux là encore, les statistiques montrent que les demandes d’asile en France ont baissé entre 2013 et 2014.

"Notre politique d'asile est un gouffre financier pour la France"

C'est vrai. La note du coût de la politique d'asile de la France est plutôt salée. Adoptée le 15 juillet dernier, la nouvelle réforme du droit d'asile est censée accélérer les procédures de traitement des demandes d'asile et améliorer les droits des demandeurs sur le sol français. Dans un registre plus terre à terre, le but de cette réforme est également... de diminuer les coûts.

Pointée du doigt au mois d'avril par un document de la Cour des comptes, la facture de la politique d'asile en France serait en effet très élevée : 900 millions d'euros en 2013, contre 626 millions en 2009 pour les demandeurs d'asile, soit 13.724 euros pour chacun des demandeurs.

Autre faille relevée par la Cour des comptes en avril : les demandeurs déboutés de leur demande d'asile. Bien "qu'obligés" par la loi française à quitter le territoire français en cas de refus, ils ne seraient que 1% à le faire, pour un coût d'environ 1 milliard d'euros.

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Dim 9 Aoû - 15:03


l'ouverture des frontières



'l'ouverture des frontières, blues', 18 novembre 1989
pigments sur papier journal 59 x 59 cm
série 'des papiers pour tous' peintures 1989-1992


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MessageSujet: Thousands of Polish workers to take part in the first ever migrant workers strike in Britain   Dim 9 Aoû - 22:19



Thousands of Polish workers to take part in the first ever migrant workers strike in Britain Jonathan Owen The Independant 08 August 2015


Plans to protest come after a Government crackdown against illegal immigrants


Thousands of Polish people working in Britain are expected to take part in the first ever migrant workers strike in this country later this month. The protest, planned for Thursday 20th August, is the result of discussions on Polish internet forums by people angry at immigrants being blamed for Britain's economic problems.


Jonathan Owen a écrit:
And the unofficial strike, which does not involve any trade unions, is being backed by the Polish Express newspaper which has created a Facebook group to promote the event. A red t-shirt produced for the protest states: “Enough! Stop blaming us.”

The suggestion of a strike came from one of their readers, claimed Tomasz Kowalski, editor, Polish Express. “It’s just a way to show people in the UK that immigrants are an important part of Britain. We want to make the point that we are here and that we want to feel appreciated,” he
At more than 680,000 people, the Polish community is one of the biggest in Britain. Around half a million Polish workers are relied upon in areas such as construction, healthcare and catering.

Threats to strike come amid a Government crackdown against illegal immigrants, prompted by repeated attempts by migrants seeking to cross the English Channel from Calais in recent weeks.

But opinion is divided over the planned protest. “This is not the sort of thing we would be inclined to support for the simple reason it might be more detrimental to individuals with repercussions from employers, than any advantage that could be gained,” said Tadeusz Stenzel, chairman, Federation of Poles in Great Britain.


George Byczynski promotes the action #polishblood for Poles in the UK
to donate blood in British hospitals instead of striking

“I don’t think the majority of Polish migrant workers would support it, but there are undoubtedly grounds for grievances about exploitation in parts of the economy,” he added.

And Jason Heyes, Professor of Employment Relations at University of Sheffield, warned: “The idea of a one-day strike is fraught with difficulties. The minimum necessary conditions for lawful strike action, including the existence of a trade dispute, would not be present so any workers deemed to be striking would not have the protection that is extended to workers taking lawful strike action.”

Yesterday saw the launch of a protest of a more positive kind. Using the Twitter hashtag #Polishblood, organisers want Polish migrants to donate blood on the 20th August, rather than not turning up for work. Hundreds of people have already pledged to donate blood since the campaign was launched on Facebook and Twitter yesterday.

Lawyer George Byczynski, coordinator of the British Poles Initiative, a campaigning group behind the move, told The Independent: “Everybody will find something for themselves in this protest, if somebody feels they are discriminated against they will be able to show the most positive thing that somebody can do, a very noble thing of just giving blood. It’s a purely positive thing to foster the British/Polish relations.”

Far from being a drain on the nation, migrants actually make Britain a more prosperous place, according to a major report by researchers at University College London last year. It found that immigrants from the European Union who came to Britain between 2000 and 2011 paid out £20 billion more in taxes than they received in benefits.


A T-shirt design that will be worn by protestors  

Britain’s economy could come to a standstill if hundreds of thousands of Polish workers went on strike, and “many Poles are concerned that our nationality has been considered as a scapegoat in the immigration debate,” according to Mr Byczynski.

But now is not the time for such action, he added: “Recently the relations have enormously improved and we have not witnessed any major attacks on Poles from mainstream media or politicians.”

The call for Polish workers to donate blood, rather than strike, has cross-party support. Joanna Dabrowska, chair of the Conservative Friends of Poland, said: “Whilst striking is of the last resort, we fully support alternative community initiatives such blood donations.”

And Ella Vine, chair, Labour Friends of Poland, commented: “I think that the blood-giving initiative is great... and we should be doing more to integrate migrants better with our communities, encourage positive relationships and working together for common goals.”

Donating blood is one example of how people can “highlight their positive contribution to the UK in a constructive and positive way,” commented Jakub Krupa, head of the Poles in UK campaign, which promotes the positive contribution of the Polish community.

Migrants in numbers

There are more than six million foreign-born workers in Britain, accounting for one in seven of all in employment, according to Oxford University’s Migration Observatory.

They make up more than a third of workers in food and clothing manufacturing, and more than a quarter of warehouse workers.

And 31 per cent of cleaners and people working in food preparation and hospitality – ranging from butchers to cooks and bar managers - are migrant workers.

Around 30 per cent of NHS doctors, and 40 per cent of nurses, are from overseas.

One in five of carers are foreign workers, and tens of thousands of migrants work as fruit and vegetable pickers.

More than one in three of all foreign-born workers live in London.



An unofficial protest for Polish people will take place in London this month


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MessageSujet: The tide begins to turn: Migrant workers embrace new opportunities closer to home   Dim 9 Aoû - 22:30



The tide begins to turn: Migrant workers embrace new opportunities closer to home 14 July, 2015

After more than a decade working as a delivery man in the southern city of Guangzhou, 55-year-old Zou Xiangfu is heading home. It is becoming increasingly hard for him to make a living: On good day he can earn between 100 yuan and 200 yuan but some days nothing at all. The physical strain of hauling goods up and down stairs is also taking its toll, but Zou’s main concern is for his five-year-old grandson Ziyi.

Citation :
Ziyi was abandoned by his mother soon after he was born and his father refuses to care for him. Zou, himself a widower, is now the boy’s only carer. Ziyi attends a kindergarten in the industrial suburbs of Guangzhou but because of the household registration (hukou) system that limits access to education and healthcare for rural migrants in the city, getting him into a primary school will be both difficult and expensive.

Zou feels that with more economic opportunities opening up and schooling readily available, it is now time to head back to his home town in the central province of Hubei. He doubts that he will ever return to Guangzhou. Prior to his return, a group of film makers from Hong Kong University’s journalism school, recorded a day in the life of Grandpa Zou and his family.


The Grandpa. Director: Jane Li Linjin,
Camera and Sound: Lukas Messmer and Siqi Guan,Editor: Pei-hua Yu

Just across the border from Hubei, in the mountainous rural community of White Horse Village, 40-year-old Xiao Zhang has spent most of her adult life trying to leave. She briefly managed to escape in her twenties, working as maid for rich people in the big city but since she returned to the village to get married in the early 2000s, she has been trapped, raising her two children while her husband worked in a factory 1,500 kilometres away in Beijing.

But while Xiao Zhang stayed in place, the world around her was being transformed. White Horse Village no longer exists; it has been absorbed into the brand new town of Wuxi, which will eventually house a population of 200,000. The rapid development of White Horse Village, intimately documented over the last ten years by the BBC’s China Editor Carrie Gracie, has meant that Xiao Zhang and her husband can now finally earn a decent living at home. They have the cleaning contract for the new courthouse in Wuxi and rent rooms out to newcomers trying to cash in on the booming local economy.


Xiao Zhang in the Wuxi Court House
Photograph from The village and the girl. BBC News

The experience of both families, and millions of others like them, is that while life in major cities like Beijing, Shanghai and Guangzhou has got tougher and more expensive over the last ten years, formerly rural communities in inland China are becoming more and more attractive.

This of course does not mean the end of traditional rural-urban migration. There will always be those who want to make a life for themselves in the big city; not least among them Xiao Zhang’s 11-year-old daughter Yangyang, who says:  “I'd rather go to a bigger city than stay here. In a big city, there's more room to make something of myself. I can enrich my knowledge and experience. It's better to get out of here.”

However, there are clear signs that the growth of rural migrant labour is slowing down and that its distribution patterns are becoming more complex.  Although the total number of migrant workers has increased steadily over the last decade to stand at an estimated 274 million in 2014, the rate of growth has declined noticeably from 5.5 percent in 2010 to just 1.9 percent in 2014. In addition, more migrants are finding work closer to home: The number of short-distance (本地) migrants increased by 2.8 percent in 2014 to reach 106 million, while the number of long-distance (外出) migrants rose by a slower rate, 1.3 percent, to stand at 168 million.

Moreover, the majority of long-distance migrants, about 69 percent, have moved to smaller or medium-sized cities, those at prefecture-level or below. In 2014, around 23 percent of long-distance worked in provincial capitals such as Guangzhou and Chengdu, while just 8.1 percent worked in major municipalities such as Beijing and Shanghai. See chart below.


Data from 2014 annual survey of migrant workers conducted by the National Bureau of Statistics

China’s increasingly diverse and fluid patterns of urbanization may hold the key to the gradual or at least partial eradication of the country’s antiquated and discriminatory hukou system. Smaller and, to some extent, medium-sized cities have already started to relax their administrative barriers to rural migration. And as these cities become a more viable option for migrant workers, there are likely to be fewer migrants seeking a place in larger cities. This in turn will make it easier for big city governments to integrate their existing migrant population into their social welfare, healthcare and education systems.

It could well be that the hukou system is still in place a decade or two decades from now. But at least there are now some signs that the system of rural-urban apartheid that the Chinese government has singularly failed to eradicate could eventually just fade into the background so that by the time Ziyi and Yangyang enter the workforce and start their own families, their rural status will no longer be the burden that weighed so heavily on their parents and grandparents.



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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mer 12 Aoû - 22:09

Sur l’île grecque de Kos, débordée par l’afflux de migrants, « le sang risque de couler » Le Monde.fr avec AFP | 12.08.2015

autres actus


La police anti-émeute grecque face à des milliers de migrants dans le stade de Kos, le 11 août 2015


Toutes les nuits, depuis des mois, des canots pneumatiques chargés de familles qui ont payé plusieurs milliers d’euros la courte traversée à partir des côtes turques accostent sur les plages de Kos, une petite île grecque. Porte d’entrée de l’Europe en mer Egée, ce confetti de terre de 287 kilomètres carrés est désormais moins connu pour ses paysages de carte postale que pour ses difficultés à gérer l’afflux de migrants, venant pour la plupart de l’Afghanistan et de la Syrie en guerre, par la Turquie voisine.


Citation :
Sur l’île de quelque 33 000 habitants, la situation, très tendue depuis plusieurs mois, est au bord de l’explosion. Faute de structure d’accueil, les réfugiés dorment dans des tentes ou des hébergements de fortune dans les parcs, les rues, sur les quais et les plages de ce port très prisé des touristes. Plusieurs jours, voire parfois plusieurs semaines, sont nécessaires pour qu’ils puissent s’enregistrer auprès de la police grecque afin d’obtenir le laissez-passer leur permettant de poursuivre leur voyage vers Athènes et d’autres pays européens.

Parqués dans un stade

Lundi 10 août, un premier débordement a embrasé l’île. Un policier local a été suspendu pour avoir été filmé giflant un migrant qui s’approchait plus près que toléré du poste de police local.


Autour du stade où ont été rassemblés des réfugiés pour les procédures d'enregistrement à la police, sur l'île de Kos, en Grèce, le 12 août.  

Le lendemain, la municipalité a tenté d’organiser le transfert d’une partie des 7 000 migrants en attente d’un enregistrement vers un stade et un gymnase, afin de faciliter les démarches administratives. Or, selon l’Agence France-Presse (AFP), plusieurs centaines de migrants ont tenté au cours de cette opération d’entrer en même temps dans le bureau prévu pour les enregistrements. Les policiers , débordés, ont alors frappé les migrants avec des matraques et vidé des extincteurs sur la foule. Le maire de Kos en a appelé à l’Etat, affirmant que « le sang risquait de couler et la situation de dégénérer » face au nombre croissant d’arrivées de migrants sur l’île – plus de 500 personnes chaque jour, selon l’édile.

Après cet appel à l’aide, quarante policiers des forces antiémeute grecques sont arrivés sur l’île. « Des renforts vont également être envoyés sur les autres îles de l’est de la mer Egée », a fait savoir à l’AFP un porte-parole de police. La presse grecque évoque un total de 250 hommes supplémentaires pour assister les forces locales sur les îles en première ligne des flux croissants de migrants arrivant de la Turquie voisine, comme Lesbos, Chios, Leros, Kalymnos ou Samos.

« Escalader des grillages pour acheter de l’eau »


« Nous espérons que d’ici à vendredi la plupart des migrants en attente auront pu être enregistrés et pourront quitter l’île »,
a expliqué mercredi le maire de Kos. Mais la situation reste encore très précaire dans le stade de Kos, où environ 2 000 personnes demeurent dans des conditions extrêmement précaires, selon l’ONG Médecins sans frontières (MSF), la seule présente sur l’île. Parmi elles, « de nombreuses familles avec des bébés et de jeunes enfants, faisant la queue sous un soleil de plomb, par 32 degrés (…) sans aucune installation sanitaire, sans ombre et sans abri », contraintes « d’escalader des grillages pour acheter de l’eau ».

Le quotidien britannique The Guardian fait part de « malaises » et d’un migrant qui a fait une « crise d’épilepsie ». Julia Kourafa, porte-parole de MSF citée par le quotidien britannique, témoigne :

« C’est la première fois qu’on voit, en Grèce, des gens enfermés dans un stade et contrôlés par les forces de police antiémeute. Il y a des mères avec de jeunes enfants et des personnes âgées. Ils ont été enfermés là pendant des heures sous le soleil. »

Plus généralement, les équipes de MSF ont été témoins du harcèlement des réfugiés dans les espaces publics. Selon Brice de La Vigne, le directeur des opérations de l’ONG, « auparavant, on assistait à l’inaction de l’Etat. Désormais, ce sont les abus de l’Etat, avec la police usant de plus en plus de la force contre ces personnes vulnérables ».

« C’est l’Union européenne et c’est absolument honteux »


Amoun, 70 ans, une réfugiée palestinienne aveugle, sur une plage de Kos après être arrivée dans une embarcation de fortune, le 12 août.  

Selon le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), sur 224 000 réfugiés arrivés par la Méditerranée depuis janvier, près de 124 000 sont entrés par la Grèce, un chiffre multiplié par sept par rapport à 2014. « En trente ans d’expérience humanitaire, je n’ai jamais vu une situation pareille (…). C’est l’Union européenne et c’est absolument honteux », a déclaré Vincent Cochetel le directeur pour l’Europe du HCR, de retour d’un déplacement dans plusieurs îles grecques, dont Kos, la semaine dernière.

En juillet déjà, le HCR avait déploré le manque d’organisation et de coordination des pouvoirs publics grecs pour gérer l’arrivée des migrants. Il a notamment demandé au gouvernement de « désigner d’urgence une seule autorité pour coordonner » ses actions. Au début d’août, Alexis Tsipras, le premier ministre de la Grèce, a promis des mesures pour améliorer les structures et les procédures d’accueil. « Ce problème nous dépasse. La Grèce est un pays qui subit une crise économique et fait face à une crise humanitaire dans la crise », a-t-il aussi affirmé, demandant la « solidarité européenne ».

La Commission européenne a approuvé lundi le déblocage d’une aide de 2,4 milliards d’euros sur six ans pour aider les pays européens à faire face à l’arrivée croissante de migrants, dont 473 millions d’euros pour la Grèce.




terrifiantes images

Citation :
Sur l'île de Kos, en Grèce, des dizaines de migrants affluent chaque jour. Face à cette situation tendue, les autorités locales ont décidé de prendre des mesures, comme leur donner l'accès à un stade. Lire aussi le reportage que "l'Obs" a consacré à Kos.(Angelos Tzortzinis / AFP)


Sur cette image, un policier frappe un migrant avec une matraque lors d'une procédure d'enregistrement au stade de l'île grecque de Kos, le 11 août 2015. L'incident est survenu alors que des centaines de migrants ont été transférés à un stade de football local, après avoir campé le long des routes et des plages à travers l'île pendant des semaines.










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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Jeu 13 Aoû - 1:16

ça dérange quelqu'un, si l'on dit que l'Australie, c'est l'Occident ?


Immigration en Australie: le gouvernement rompt le silence RFI


Un bateau de migrants rohingyas en mer près des côtes indonésiennes

Citation :
Plus de 600 demandeurs d'asile ont été renvoyés par l'Australie en l'espace d'un an et demi. Un bilan annoncé jeudi 6 août par le ministre chargé de l'Immigration. Pourtant, depuis décembre 2013, date du début l'opération « Frontières souveraines », le silence était de mise. Mais ce jeudi, changement de ton.

Alors qu'il s'y refusait depuis un mois, le ministre australien de l'Immigration Peter Dutton a d'abord reconnu le renvoi de 46 migrants vers le Vietnam, pays à partir duquel ils avaient tenté de rejoindre l'Australie. Ensuite, il a chiffré pour la première fois le bilan des renvois : plus de 600 en un an et demi. Le gouvernement de droite affirme qu'aucun bateau clandestin n'a pu atteindre les côtes australiennes. Pour Canberra, cela illustre le succès de sa stricte politique d'immigration. L'opposition de gauche, elle, dénonce l'insensibilité du pouvoir, qui renvoie des personnes en danger.

L'Australie a d'ailleurs été pointée du doigt par l'Indonésie. Ce pays voisin accueille de nombreux réfugiés. En juin, les autorités indonésiennes ont accusé l'Australie d'avoir payé des passeurs 5 000 dollars chacun pour qu'ils fassent demi-tour avec leur bateau chargé de migrants. L'embarcation avait été interceptée alors qu'elle appelait à l'aide. La mer, ce jour-là, était déchaînée. Ce qu'a fait l'Australie, « c'était les envoyer au suicide », considère le gouvernement indonésien. La police australienne, elle, reste très discrète, officiellement pour ne pas révéler d'informations qui aideraient de futurs candidats à l'exil.


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