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 (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mer 4 Mai - 10:31


sur tous les fronts, le gouvernement passe en force, avec la police

Paris : évacuation musclée du lycée Jean-Jaurès occupé par des migrants

Benoît Hasse Leparisien.fr 04 Mai 2016


Des manifestants s'opposent à l'expulsion de migrants du lycée Jean-Jaurès
LP/Benoît Hasse

L'évacuation du lycée Jean-Jaurès a commencé tôt ce mercredi dans le 19e arrondissement de Paris. De très nombreux gendarmes mobiles sont sur place. La situation est particulièrement tendue entre les forces de l'ordre et les quelques 200 manifestants qui soutiennent les migrants.

Citation :
Les forces de l'ordre ont forcé au bélier une entrée du lycée, vers 6h20. Les gendarmes mobiles ont fait usage de gaz lacrymogènes et de leurs matraques à l'encontre des manifestants, dont certains étaient masqués et cagoulés.



A 7 heures, l'accès au lycée Jean-Jaurès est bloqué, tant avenue Simon-Bolivar que rue Clavel. Les autorités sont présentes à l'intérieur pour recenser les migrants et faire le point sur leur situation administrative. Eric Coquerel, conseiller régional d'Ile-de-France du Parti de gauche, assure qu'il n'y a pas eu de visite préalable des services sociaux, comme c'est généralement le cas en pareille situation.



Face-à-face entre les policiers et les migrants qui occupaient le lycée Jean-Jaurès
MIGUEL MEDINA / AFP



Des bus encadrés par un important dispositif de sécurité

Un premier minibus est arrivé vers 7h30 pour emmener les migrants évacués. Des manifestants ont alors entamé un sitting et appelé les forces de l'ordre à la désobéissance en soutien aux migrants. A 8 heures, cinq bus au total se trouvent sur place. Deux autres sont ensuite arrivés peu de temps après et se sont positionnés à environ 200m du lycée. Cinq bus ont été remplis vers 9 heures rue Clavel, mais les manifestants essayent de retarder leur départ au maximum. Un peu avant 9h30, les bus partent, encadrés par un important dispositif de sécurité. Les manifestants sont repoussés fermement, mais sans gaz lacrymogène.

Aucune information n'est disponible pour l'instant sur le lieu où les migrants ont été transférés. Même les élus présents aux abords du lycée n'ont pas réussi à en savoir plus auprès des autorités

Tard mardi soir, le mouvement citoyen Nuit debout, installé place de la République a appelé sur les réseaux sociaux ses sympathisants à rejoindre le lycée ce mercredi matin.

Environ 150 migrants, notamment afghans, yéménites, soudanais, érythréens et somaliens, occupent depuis la nuit du 21 au 22 avril cet établissement fermé pour cause de gros chantier de rénovation. La justice a ordonné vendredi dernier son évacuation, alors que le total de migrants s'y trouvant est monté à plusieurs centaines de personnes. Des témoins habitant a proximité ont fait état de l'arrivée mardi de personnes supplémentaires, ce qui pourrait signifier qu'il y a plus de migrants à l'intérieur du lycée que les 400 officiellement annoncés.

Les migrants sont qui occupent Jean-Jaurès sont venus du campement sauvage situé sous le métro aérien de la station de métro Stalingrad (Nord-Est de Paris), qui a été de nouveau démantelé lundi matin. Plus de 1 600 migrants ont été pris en charge lors de l'évacuation, ce qui constitue un record à Paris.



Un premier minibus arrive pour emmener les migrants évacués du lycée Jean-Jaurès
LP/Benoît Hasse


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 21 Mai - 11:02


Mercredi soir la police grecque a fait usage de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes contre des réfugiés qui protestaient contre les conditions intolérables règnant dans le camp de fortune situé près d’Idomeni. Beaucoup de femmes et d'enfants ont été victimes de cette attaque brutale.

Citation :
La police a attaqué les réfugiés après qu'une centaine d'entre eux ont tenté de franchir la frontière avec la Macédoine en utilisant un wagon de marchandises abandonné. Selon des témoins, la police a utilisé tant de gaz lacrymogènes et de grenades que les gens qui ne faisaient qu’observer ont aussi été gravement touchés. Plusieurs tentes auraient pris feu.

L'ONG « Médecins sans frontières » (MSF) qui opère dans le camp a déclaré sur Twitter, que l'hôpital provisoire pour femmes avait été touché par l’assaut et dû être évacué. L'organisation a été forcée d'évacuer le personnel du camp pour des raisons de sécurité.

Cette répression contre des réfugiés désespérés est la dernière et la plus brutale expression de la politique méprisable de Syriza (Coalition de la gauche radicale) qui gouverne le pays en coalition avec le parti xénophobe des Grecs indépendants (Anel).

Avant l'opération, le gouvernement avait systématiquement exacerbé la situation à Idomeni. Depuis des mois, plus de 9.000 réfugiés désespérés sont obligés, dans l'espoir de passer en Macédoine et de continuer vers le nord de l’Europe, d’y supporter des conditions intolérables. Tous ceux à qui il restait de l'argent ont cherché à se mettre en route vers le nord, laissant les plus démunis bloqués à Idomeni, pour qui tout est mieux qu’un rapatriement vers les zones de guerre et de misère.

Le gouvernement grec a délibérément refusé aux réfugiés de la frontière macédonienne de la nourriture ou des soins médicaux adéquats. Tout ce qui a été laborieusement construit au cours des derniers mois vient de l'activité de groupes de bénévoles et d’organisations caritatives.

Le personnel de ces groupes rendent fréquemment compte de la situation catastrophique de l’approvisionnement. Il manque de la nourriture, des médicaments et des médecins. Après des mois passés dans la boue, les réfugiés subissent désormais une chaleur intense intensifiant encore la crise hygiénique qui s'aggrave.

Les médias grecs ont fait état d’organisations mafieuses qui se sont formées à l'intérieur du camp pour exploiter le sort des réfugiés. Des bordels ont été installés où des femmes réfugiées sont victimes d'abus sexuels en échange de bouchées de pain.

Cette situation est encouragée par le gouvernement qui exerce des pressions sur les réfugiés pour qu'ils quittent le camp. Conformément aux termes de l’infâme accord convenu entre l'Union européenne et le gouvernement turc, la Grèce doit détenir les réfugiés dans des camps officiels, la plupart devant être immédiatement expulsés vers la Turquie.

Les résidents du camp d’Idomeni refusent d'être réinstallés dans les camps officiels d'expulsion et, en réponse, Syriza se prépare à évacuer le site. Prenant la parole jeudi, Giorgos Kyritsis, porte-parole du personnel sur le site, a déclaré que le camp devait être fermé début juin. La dernière agression de la police doit être considérée comme un prélude à l'expulsion des réfugiés. Le camp est déjà entouré en permanence par la police.

Les conditions des réfugiés dans les camps officiels ne sont pas meilleures. Des personnes innocentes y sont emprisonnées comme des criminels et coupées de l'extérieur. Les organisations actives dans les camps de fortune refusent de travailler dans ces prisons. Travailler là-bas « ferait de nous les complices d'un système que nous considérons comme injuste et inhumain », a déclaré un représentant de MSF.

L’hygiène lamentable, la chaleur et un approvisionnement insuffisant provoquent des protestations et des émeutes chez les détenus. Au début de la semaine, les réfugiés de l'île grecque de Chios et du camp de réfugiés de Schisto à Athènes ont commencé une grève de la faim. « Ceux qui ont de l'argent peuvent traverser les frontières et se rendre à leurs destinations souhaitées. Mais l'UE ferme ses frontières aux demandeurs d'asile » proclame une banderole des grévistes de la faim.

Selon l'organisation pour les droits des enfants Save the Children et l'Agence des Nations-unies pour les réfugiés (HCR), de nombreux enfants non accompagnés sont enfermés dans les cellules des camps officiels. Leur situation était « déprimante et dangereuse » et beaucoup étaient malades. Parfois, les enfants innocents sont détenus dans les cellules de postes de police où ils se voient refuser tout exercice et sont abandonnés pendant des semaines sans accès adéquat à une salle de bain ou des toilettes.

Les méthodes d'état policier utilisées contre les réfugiés sont en fait dirigées contre tous les travailleurs. Dix jours avant que le gouvernement grec n’attaque des réfugiés sans défense, sa police a dispersé une manifestation de travailleurs sur la place Syntagma à Athènes, également à l'aide de gaz lacrymogènes et de grenades assourdissantes.

Les travailleurs avaient manifesté pacifiquement contre les coupes sociales drastiques adoptées par le parlement grec à la demande de l'UE. Maintenant, les députés discutent de nouvelles attaques sociales, en particulier la privatisation des entreprises publiques, ce qui conduira à des licenciements et des réductions de salaire massifs.

Pour supprimer l'opposition à sa politique, le gouvernement Syriza s'appuie de plus en plus sur des mesures d'état policier et sur la répression. Toute personne qui élève la voix contre les attaques sociales ou l'internement et la déportation, doit être réduite au silence.

C'est avant tout la violence déployée contre des réfugiés sans défense et désespérés fuyant les guerres qui montre le plus clairement le caractère de classe de l’actuel gouvernement grec.

(Article paru en anglais le 20 mai 2016)


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 25 Juin - 18:03

     

Des membres du mouvement nationalist e bulgare BNO Shipka
“attendent les réfugiés” à la frontière avec la Turquie”

Photo : page Facebook du BNO Shipka https://www.facebook.com/voenensauz/

[Article d'origine publié le 15 juin 2016] Au moins 800 personnes participent avec des milices organisées à la traque des réfugiés le long des frontières de la Bulgarie. A en croire leur chef, la Russie leur assure un entraînement gratuit.

Citation :
Une enquête de la télévision publique allemande ZDF diffusée le 8 juin a établi que la moitié au moins de ces hommes a servi dans l'armée bulgare. Ils sont masqués et en tenue de camouflage, et la plupart portent des couteaux. Et parfois, aussi, des fusils.

L'idée de patrouilles de ​​civils en Bulgarie n'a rien de nouveau, mais la pratique a resurgi à la faveur de l'accroissement du nombre de réfugiés de Syrie entrés dans le pays en 2013 et 2014.

A la fin de 2013, on estimait à 15.000 le nombre de réfugiés syriens entrés illégalement en Bulgarie, en quête de sécurité. Mais ce petit pays de l'UE, empêtré dans sa propre instabilité politique et économique, était dans l'incapacité de faire face à l'afflux des demandeurs d'asile. Pour tenter d'empêcher l'arrivée de nouveaux réfugiés, le gouvernement bulgare a autorisé la construction d'une clôture de barbelés de 30 kilomètres le long de sa frontière avec la Turquie. Les tensions entre réfugiés démunis et sans travail et communautés locales se sont exacerbées.

Ces patrouilles civiles sont le résultat de la réponse inadéquate au problème des autorités puis du gouvernement de Plamen Oresharski. D'abord apparues à Sofia, la capitale, depuis 2015 un grand nombre de ces patrouilles sur la frontière bulgaro-turque ont évolué en organisations paramilitaires de fait.

Au départ, ces “patrouilles” ne portaient pas ouvertement des armes. Elles se sont popularisées et militarisées avec l'installation de plusieurs centres de réfugiés dans et autour de Sofia. A côté des centres principaux à Ovcha Kupel, Voenna Rampa et Vrazhdebna, administrés par l’Agence d'Etat pour les réfugiés de la Bulgarie, un nombre inconnu de migrants occupent aussi des appartements dans les quartiers centraux de la capitale.

Les migrants ont reçu nombreux une carte de résident et un hébergement pour eux et leurs familles, mais les sphères nationalistes en Bulgarie se sont mis à exploiter le nombre croissant de réfugiés à des fins de politique locale pour accroître leur visibilité auprès des Bulgares. Ainsi, Boyan Rasate, le chef de l’Union nationale bulgare – Nouvelle Démocratie, un parti néo-nazi dont le siège est à Sofia, est à la tête d'une de ces patrouilles civiles, justifiant son action par “le patriotisme et la protection des valeurs bulgares”.

Depuis trois ans, les réfugiés syriens et autres ne cessent de subir des agressions en nombre croissant dans la capitale bulgare. Le 2 décembre 2013 deux réfugiés syriens ont été attaqués par une meute de 20 hommes armés de couteaux et de chaînes. Les deux victimes, âgées de 27 et 35 ans, ont eu le nez cassé et des blessures par couteaux à la tête.

Le 9 novembre 2013, c'est un Bulgare d'ascendance turque de 28 ans qui était passé à tabac après avoir été pris par erreur pour un immigrant. Autres agressions xénophobes, un jeune Malien de 18 ans et un ressortissant syrien de 17 ans poignardés entre novembre et décembre 2013.

Fin 2013, Amnesty International s'est inquiété de la montée des crimes xénophobes contre les migrants en Bulgarie et des manifestations anti-immigrants organisés par les mouvements d'extrême-droite. Citée dans une déclaration d'Amnesty du 12 novembre 2013, la porte-parole Barbora Cernusakova indiquait : “Il y a une montée alarmante et dangereuse du sentiment xénophobe en Bulgarie et il est de la responsabilité des autorités de l'empêcher, au lieu de quoi de nombreuses déclarations gouvernementales risquent de jeter de l'huile sur le feu”.

Refoulement et gardes-frontières auto-proclamés

Selon les données de la police bulgare, 1.500 personnes sont empêchées chaque mois de traverser les frontières avec la Turquie et la Grèce. Entre fin mai et début juin 2016 plusieurs informations ont fait état de groupes d'individus ayant réussi à passer de Grèce en Bulgarie. L'agence de presse Novinite a rapporté que 53 migrants ont été promptement renvoyés en Grèce par les autorités bulgares. Un autre groupe de 34 migrants a été intercepté dans un train de marchandises sur le tronçon entre Grèce et Bulgarie. Un article de Novinite a aussi rapporté qu'un autre jour, en l'espace de 24 heures, ce sont 215 autres migrants qui ont été empêchés de pénétrer en Bulgarie : 62 avaient tenté de franchir la frontière entre la Grèce et la Bulgarie à Novo Selo, 155 avaient essayé d'entrer par la frontière turque. Conséquence de ces incidents, la Bulgarie a déployé des unités de l'armées ur la frontière grecque.

A mesure que les réfugiés faisaient plus parler d'eux, sont apparues des “patrouilles civiles” sur la frontière avec la Turquie. Juridiquement, elles n'ont pas le droit de procéder à des arrestations, ce qui ne les freine nullement. Les patrouilleurs auraient ainsi “capturé” plusieurs ressortissants afghans, et en février 2016 Dinko Valev, un habitant de 29 ans de la bourgade de Yambol, a été célébré dans les médias bulgares comme un “super-héros” pour avoir attrapé un groupe de réfugiés syriens “à mains nues”. Valev s'est vanté à la télévision nationale de patrouiller la frontière turque “à la chasse” aux migrants, avant de créer sa propre milice.




Si les activités des “patrouilles” ont fait polémique en Bulgarie, les autorités et le gouvernment du parti de centre-droit du parti Citoyens pour le Développement européen de la Bulgarie (GERB) et le Premier Ministre Boïko Borissov sont restés silencieux. Les médias bulgares dans l'ensemble aussi. Les informations font état des “patrouilles civiles” à Sofia, mais ignorent celles le long de la frontière avec la Turquie. Un des rares à avoir réagi au reportage de ZDF a été le site web d'information Mediapool, qui a résumé le contenu du reportage et commenté la multiplication de ces escouades sous le titre “En Bulgarie, des chasseurs de réfugiés entraînés par les Russes”. Autre réaction, celle du site web d'information Actualno.com, qui s'est également focalisé sur l'entraînement dispensé par la Russie. Les médias pro-russes tel Budna era ont parlé non de réfugiés mais d’ “envahisseurs”.

Comme l'a rapporté ZDF, les patrouilles civiles augmentent en taille et continuent à s'armer en matériel plus lourd. Certains de leur membres et chefs seraient, dit-on aussi, d'ex-militaires russes.

La faction nationaliste qui a déployé des patrouilles sur la frontière turque est Voenen sayuz – BNO Shipka (“Union militaire – BNO Shipka”). Ils tiennent une page Facebook et un groupe Facebook, qui comptent tous deux plus de  4.000 membres, des forums sur lesquels se discutent des actions contre les réfugiés et les migrants. Le 6 juin, la chaîne russe a produit une vidéo sur ces activités.

Dans la vidéo de ZDF, un des membres de la patrouille dit que “si l'accord avec la Turquie échoue, nous sommes prêts pour la guerre aux réfugiés”.

L'incertitude demeure sur le sens exact de la remarque, tout comme sur une riposte appropriée des autorités, puisque jusqu'à présent le gouvernement bulgare s'est abstenu de traiter publiquement la question des patrouilles civiles.


Creative Commons License

Photo de Ruslan Trad
Ecrit par Ruslan Trad

Traduit par Suzanne Lehn


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mar 12 Juil - 11:06


D'après une enquête publiée ce lundi, dans huit pays à l'étude, au moins la moitié de l'opinion juge que l'arrivée des demandeurs d'asile "accroît le risque terroriste"


Réfugiés arrivant en Europe. © AFP/ ANGELOS TZORTZINIS

Citation :
Une majorité d'Européens estime que l'arrivée de nombreux réfugiés sur le continent augmente le risque d'attentats et une forte proportion s'inquiète des conséquences pour leur emploi, d'après les chiffres d'une enquête publiée ce lundi par l'institut américain Pew Research. Dans huit des dix pays à l'étude, représentant 80 % de la population européenne, au moins la moitié de l'opinion juge que l'arrivée des demandeurs d'asile « accroît le risque terroriste ».

Plus d'un million ont été enregistrés en Europe l'an passé, fuyant notamment la guerre en Syrie. La proportion atteint un record (76 %) en Hongrie et en Pologne (71 %), pays qui ont proportionnellement accueilli peu de migrants et dont les gouvernements ont adopté des politiques très fermes à l'égard des réfugiés. Les Allemands, qui ont accueilli le plus important nombre de migrants, sont 61 % à partager cette inquiétude, les Italiens 60 % et les Britanniques 52 %.

L'inquiétude s'étend en Europe

Paradoxalement en France, pays durement frappé par des attentats en 2015, une majorité (51 %) ne partage pas cette opinion, 46 % jugeant que le risque est accru. De manière générale, « la crise des réfugiés et la menace terroriste sont très clairement liées dans l'esprit de nombreux Européens », juge l'institut Pew Research, en soulignant que « l'envolée récente du nombre de réfugiés en Europe a pris une place prépondérante dans la rhétorique anti-immigrés des partis d'extrême droite sur tout le continent et dans le débat très controversé autour de la décision du Royaume-Uni de quitter l'Union européenne ».

L'inquiétude des Européens s'étend aussi à leur situation économique

Une proportion importante voit dans l'arrivée des réfugiés « un fardeau », car ils sont « susceptibles » de « prendre nos emplois et nos allocations sociales », selon Pew. Elle atteint 82 % en Hongrie, 75 % en Pologne, 72 % en Grèce, 65 % en Italie et 53 % en France. Au total, cette opinion domine dans sept des dix pays étudiés. C'est paradoxalement en Allemagne, pays le plus concerné par les réfugiés, qu'une majorité de la population (59 %) ne partage pas cette crainte.

Au-delà, le sondage montre une augmentation des sentiments négatifs des Européens à l'égard des musulmans, y compris en France où cependant seule une minorité (29 %) partage ce sentiment, selon l'enquête. Les Européens sont globalement plus nombreux à penser que la diversité culturelle et ethnique est une mauvaise chose pour leur pays que l'inverse. Et une majorité juge qu'il est important de partager des habitudes et traditions communes pour appartenir réellement à une communauté nationale. Ce sondage, qui concerne aussi l'opinion aux États-Unis, a été effectué par Pew auprès de 11 494 personnes au total entre le 4 avril et le 12 mai.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mar 16 Aoû - 12:41


Un an après la promesse du gouvernement de relocaliser 30.000 demandeurs d'asile en provenance de Grèce et d'Italie d'ici 2017, la France en a accueilli 1.330, selon les chiffres communiqués mercredi par le ministère de l'Intérieur au JDD.


Des réfugiés syriens sur les côtés grecques, le 16 novembre 2015. (Reuters)

Citation :
C'était une promesse prise au plus haut de la crise des migrants, à la fin de l'été 2015. D'abord hostile à la mise en place des quotas de demandeurs d'asile préconisés par l'Europe, le gouvernement s'était finalement ravisé l'été dernier en s'engageant à accueillir des contingents de réfugiés dans le cadre d'un plan européen de relocalisation.

"L'honneur de la France, c'est d'accueillir des réfugiés",
se justifiait ainsi le Premier ministre Manuel Valls dans l'émission Des paroles et des actes, il y a un an sur France 2. Avant d'assurer : "La France s'engage à accueillir 30.000 demandeurs d'asile".

231 en provenance de l'Italie

Aujourd'hui, l'annonce ressemble plus à un vœu pieux qu'à un réel engagement. Selon les chiffres communiqués par le ministère de l'Intérieur au JDD mercredi, seules 1.330 relocalisations ont été réalisées sur le sol français. Dans le détail, ces relocalisations concernent 231 demandeurs d'asile en provenance des côtes italiennes et 1.099 depuis la Grèce.

La France n'est pas l'unique mauvaise élève en la matière nuance le directeur général de France terre d'asile Pierre Henry. Sur les 160.000 demandeurs d'asile à relocaliser pour soulager les pays de "première entrée" (Grèce et Italie), les Etats membres de l'UE en auraient accueilli moins de 6.000. "La situation est la même partout, explique Pierre Henry au JDD. Il y a un manque flagrant de solidarité."

Cosse annonce doubler la capacité des centres d'accueil

De son côté, la ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, a annoncé mercredi dans Le Monde le doublement du nombre de places d'accueil pour les migrants. D'une capacité de 2.000 places, ces centres devraient atteindre les 5.000 "avant la fin septembre" assure la ministre. A terme, 50 nouvelles structures doivent s'ajouter aux 147 existantes. Elles doivent être réparties sur l'ensemble du territoire, couvrant 78 départements.

Sur les sept premiers mois de l’année, environ 47.000 migrants ont demandé l’asile en France, soit une hausse de 19% par rapport à 2015, a indiqué mercredi Pascal Brice, le directeur de l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) au journal Dernières Nouvelles d'Alsace.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 20 Aoû - 23:37



AFP 20.08.2016

Le préfet Martin Jaeger a évoqué, au cours d'un point presse à Cayenne, une explosion des demandes d'asile faisant état de "4.500 demandes d'asile enregistrées en Guyane mi-août" contre "2.700 en 2015" et "1.000 en 2014"


image ajoutée

Citation :
Le préfet de Guyane a annoncé vendredi une suspension provisoire des guichets d'accueil des demandeurs d'asile à la préfecture et à la Croix rouge, invoquant un "service saturé", "un stock" de demandes à traiter, "des structures pas calibrées" et un "usage abusif" de ce type de procédure.

Le préfet Martin Jaeger a évoqué, au cours d'un point presse à l'Hôtel préfectoral à Cayenne, une explosion des demandes d'asile faisant état de "4.500 demandes d'asile enregistrées en Guyane mi-août" contre "2.700 en 2015" et "1.000 en 2014".

Le préfet a en particulier fustigé de "faux demandeurs d'asile haïtiens" qui font selon lui "un usage opportuniste et abusif de la demande d'asile" après être passés notamment par le Brésil avec "un visa humanitaire" ou par le Surinam "avec un visa touristique".

Ce "flux" provoque un goulot d'étranglement aux guichets en Guyane préjudiciable "à l'organisation" des services préfectoraux et à ceux qui ont véritablement "besoin de protection" a-t-il poursuivi.

Le préfet a ajouté que ces demandes selon lui "abusives" sont "presque systématiquement rejetées" par l’Ofpra (Office français de protection des réfugiés et des apatrides) "car ces personnes viennent en Guyane pour des raisons économiques (...) ce qui n’est pas un critère de la demande d’asile".

A l'inverse, le préfet fait état d'un "flux faible – 150 personnes- de demandeurs d'asile en provenance du Moyen Orient", transitant par le Brésil, lesquels obtiendraient selon lui "quasiment tous le statut de réfugiés" via "une procédure rapide de 3 mois".

Interrogé sur l'absence -régulièrement déplorée par la Cimade- de centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada) en Guyane, le préfet, a assuré qu'il "milite" auprès du ministère de l’Intérieur "pour l’ouverture d’un Cada de 150 places en Guyane".

En l'état en Guyane, 80 places sont proposées par la Croix Rouge, saturées. Selon Martin Jaeger "70 (autres) demandeurs d’asile" seraient pris en charge par la préfecture, dans des "hôtels" et d'autres "structures" d'hébergement.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Jeu 1 Sep - 22:29



Migrants : nouvel afflux massif en Méditerranée

Luc CHAILLOT Le Dauphiné 1 septembre 2016

L’Italie a dû faire face lundi à un nombre record de réfugiés secourus en Méditerranée. Les traversées depuis la Libye s’accélèrent. Une partie de ces migrants va arriver en France, qui n’est pas préparée à les accueillir.

www.ledauphine.com/images/18A22398-DE64-40E1-B247-18ABD69A2AA0/LDL_V0_12/une-des-operations-de-sauvetage-qui-ont-permis-de-secourir-7-000-migrants-en-une-seule-journee-lundi-en-mediterranee-photo-afp-1472590604.jpg" style="width: 715px;height: 452px" border="0">
Une des opérations de sauvetage qui ont permis de secourir
7 000 migrants en une seule journée lundi en Méditerranée
Photo AFP

Citation :
La crise des réfugiés en Europe est loin d’être terminée. Elle pourrait même s’aggraver dans les jours à venir, alors que les pays de l’Union européenne n’arrivent pas à se mettre d’accord sur une nécessaire révision de leur politique migratoire.

Environ 7 000 migrants ont été secourus lundi au large de la Libye au cours d’opérations de sauvetage à bord d’une cinquantaine d’embarcations de fortune, dont un grand nombre de canots pneumatiques. C’est un record pour une seule journée. [un autre article parle de "14.000 migrants sauvés en 5 jours"]

« Les conditions climatiques favorables ont entraîné un flux migratoire intense en provenance des côtes libyennes », soulignent les garde-côtes italiens. Un des bateaux transportait près de 700 migrants originaires pour la plupart d’Érythrée et de Somalie entassés sur le pont et dans la cale.

Des jumeaux âgés de cinq jours à bord

L’équipe médicale de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) a pris en charge une mère qui voyageait seule avec des jumeaux nés prématurément et âgés de cinq jours à peine. L’un des deux garçons souffrait d’hypothermie sévère. Il a été évacué en urgence par hélicoptère.

La mer est calme actuellement et un vent du sud pousse les embarcations surchargées de migrants vers les eaux internationales.

La marine italienne s’attend donc à un nouvel afflux de réfugiés dans les jours prochains. Une partie ne restera pas en Italie et ira grossir les campements de fortune à Paris ainsi que la « jungle » de Calais où s’entassent déjà près de 10 000 migrants selon les associations et le syndicat de police Alliance, alors que l’État en recense officiellement 6 900.

Plus de 13 700 mineurs sont isolés

La France n’est pas préparée à accueillir autant de réfugiés, même si la ministre du Logement Emmanuelle Cosse vient d’annoncer 3 000 places supplémentaires dans les Centres d’accueil et d’orientation (CAO) ouverts partout en France pour désengorger Calais et Paris.

Plus de 105 600 réfugiés sont arrivés en Italie depuis le début de l’année, dont plus de 13 700 mineurs non accompagnés. La route de la Méditerranée centrale qui part de Libye et d’Égypte est toujours très fréquentée.

Plus de 275 000 migrants se trouvaient mi-août en Libye. Certains tenteront la traversée vers l’Europe avant que les conditions de navigation ne deviennent trop difficiles à l’approche de l’hiver.

La flottille militaire et humanitaire qui patrouille au large de la Libye permet d’éviter des naufrages mais au moins 3 165 migrants sont morts noyés depuis le début de l’année, autant que pour toute l’année 2015.

Hausse des arrivées en Grèce

Après l’accord intervenu entre l’Union européenne (UE) et la Turquie, le nombre de réfugiés arrivant sur les îles grecques a fortement diminué depuis mars.

Le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR) observe toutefois une augmentation depuis le coup d’État du 15 juillet. Lundi, 462 migrants ont débarqué sur les îles de Chios et de Lesbos, contre une moyenne de 100 par jour en août et 60 en juillet.

La Turquie menace toujours de ne plus retenir les réfugiés syriens sur son sol si l’Europe n’assouplit pas le régime des visas pour les Turcs. Dans ce cas, l’Europe devrait se préparer à une crise migratoire de plus grande ampleur encore.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Ven 9 Sep - 6:07



terrible image

via Arteria ‏@Arteria_antifa · 14 avril 2016

L'europa è quella col fucile puntato




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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Lun 26 Sep - 19:57


A Calais, un Hollande au ton très sarkozien

Haydée Sabéran Libération 26 septembre 2016
   
La maire LR de la ville, Natacha Bouchart, s'est félicitée de la fermeté affichée par le chef de l'Etat.


Calais, 26 septembre 2016. Xavier Bertrand, président du Conseil régional des Hauts-de-France,
François Hollande et Natacha Bouchart, maire de Calais
.  
Photo Marc Chaumeil pour Libération

Citation :
A Calais, un Hollande au ton très sarkozien  

« Il m’a rappelé le discours de quelqu’un quand il était ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy pour ne pas le nommer. Les discours varient peu.» C’est Natacha Bouchart, maire LR de Calais, et soutien de l'ex-président à la primaire, qui le dit, et elle parle de François Hollande. Il a tenu un langage ferme, et même un langage policier pour son deuxième discours de la journée, devant les acteurs économiques au port de Calais, après celui tenu en face des gendarmes mobiles, ce lundi, lors d'une visite au cours de laquelle il a évité la «jungle», peuplée de 7 000 migrants selon l’Etat, et 10 000 selon les ONG.

Arrivé à l’aube à Calais, en hélico de l’armée de l’air dans la cour de la gendarmerie mobile, François Hollande a commencé par lancer un message elliptique aux Britanniques en leur réclamant un coup de main dans le démantèlement de la jungle annoncé avant l’hiver. Il leur demande de «prendre leur part dans l’effort humanitaire que la France accomplit ici». Il a clarifié sa pensée à la mi-journée en leur rappelant que «leurs engagements pris sur la question des mineurs doivent être respectés mais aussi réhaussés». Sur les 1022 enfants seuls dans la «jungle» recensés par les ONG Help Refugees et l’Auberge des migrants, on estime à environ 500 ceux qui sont susceptibles de rejoindre des proches au Royaume-Uni. Jusqu’ici, les efforts des associations et des avocats français et britanniques ont réussi à en faire passer légalement 75, selon les ONG.

Venu poser la première pierre de «Calais port 2015», qui doit doubler les capacités du port, le Président voulait surtout honorer sa promesse, faite avant l’été, de venir enfin à Calais. Toute la journée, il a tenu un discours proche de celui de son prédécesseur, à l’époque où il démantelait Sangatte : lutte contre les passeurs – filières démantelées en hausse de 20% –, frontière étanche, démantèlement «complet».

Il a néanmoins cherché à se démarquer de Nicolas Sarkozy en assurant qu’il ne répéterait pas l’erreur de laisser se reconstituer des jungles, comme cela s’est passé en 2003, après Sangatte, et en 2009, après la fin de la «jungle» pachtoune. Le président promet, qu’il n’y aura «plus de campement de migrants», ni «quelque installation de fortune que ce soit». «Aucun maintien sur place ne sera toléré». Commentaire de Natacha Bouchart : «Cela signifie que les forces de l’ordre vont chasser les migrants qui vont continuer à arriver.» C’est ce que ça veut dire, et ça pourrait ressembler à ce qui a suivi l’après Sangatte. A l’époque on a vu une police chasser en hurlant les migrants des squats, réveiller les gens en plein sommeil, les arroser de gaz lacrymogène sous leurs abris. «J’espère qu’il a un plan, confesse-t-elle, on va avoir une période un peu compliquée.»

«La frontière est complètement étanche», a assuré Hollande. Le rythme s’est certes ralenti, mais «non, ça passe», répond François Guennoc, bénévole à l’Auberge des migrants. «Entre 0 et 30 personnes par nuit.» Au Réveil voyageur, même remarque : «Au moins quatre Syriens sont passés mercredi», selon Mehdi Dimpre, bénévole. François Guennoc avertit qu’il faudra «prendre son temps» pour démanteler la jungle, «au moins trois mois, sinon on s’expose à la création de petites jungles dans les environs.» Et quid de tous ceux qui voudront coûte que coûte passer au Royaume-Uni (une petite moitié selon l’Auberge) ? «Il y a fort à parier que les passeurs préparent déjà les emplacements», avertit le bénévole.

«Perplexe»

Le chef de l’Etat n’a cessé de rendre hommage aux «Calaisiens exaspérés» tout en promettant aux «migrants désespérés» qu’ils «ne resteront plus là», parce que «leur place n’est pas ici». Pas ici, mais en Centre d’accueil et d’orientation (CAO), loin de Calais. Plus de 5 500 places ont été recensées à ce jour, selon le ministère de l’Intérieur. Les 2100 policiers et gendarmes présents à Calais, auquel il a aussi rendu hommage, resteront «autant de temps qu’il sera nécessaire», après le démantèlement de la «jungle» qui sera «complet», d’ici la fin de l’année. «Complet», c’est à dire y compris les quelques 2000 places des infrastructures en dur gérées par les associations en marge de la «jungle». C’est ce que comprend la maire de Calais, surprise.

La maire LR garde la tête froide. «On sait qu’il y aura toujours un peu de migrants à Calais». Natacha Bouchart avoue qu’elle est «perplexe» car elle ne voit pas de «vision globale», qui consisterait, selon elle, à arrêter les gens en amont, c’est à dire à Vintimille à la frontière italienne, et même à la source dans les pays d’origine des réfugiés. Hollande promet aussi de la «fermeté», envers ceux -qu’il évalue autour de 20% des migrants de Calais- qui «ne relèvent pas du droit d’asile, mais doivent être expulsés». Hollande a promis qu’il reviendait, «après le démantèlement». Natacha Bouchart : «Je lui donne donc rendez-vous en janvier».


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 29 Oct - 13:02


vases communiquants

"Paris, c'est beaucoup plus dur que la 'jungle'" :
dans la capitale, le désespoir des migrants, toujours plus nombreux


Depuis le démantèlement du camp de fortune de Calais,
de nouveaux arrivants viennent grossir chaque jour les campements de migrants du nord-est parisien.



Des migrants soudanais installés avenue de Flandres, dans le 19e arrondissement de Paris
le 28 otcobre PHILIPPE LOPEZ / AFP


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