PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

LA CONSTITUTION EN CLASSE CONTRE LE CAPITAL DES LUTTES PROLÉTARIENNES, FÉMINISTES, DÉCOLONIALES et ÉCOLOGISTES
 
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 (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mer 18 Nov - 8:38

Algérie

Attentats terroristes de Paris

Les migrants, victimes collatérales ?


Les délits de faciès et la haine de l’étranger vont certainement s’intensifier. © D. R.

M.T. a écrit:
Les attentats terroristes de Paris, revendiqués par Daech, pourraient compliquer la situation des migrants en France et ailleurs en Occident.

L’annonce par les enquêteurs français de la découverte d’un passeport syrien près du cadavre du kamikaze qui s’est fait exploser près du Stade de France risque de stigmatiser les réfugiés syriens fuyant les affres de la guerre dans leur pays. Une stigmatisation dont la communauté musulmane en France — et en Europe en général — est victime à chaque fois qu’un attentat terroriste y est commis.

En effet, il aura suffi de l’annonce de la découverte d’un document de voyage, enregistré lors de l’arrivée de son détenteur en Grèce en octobre, pour que les langues des xénophobes se délient, embrayant sur un sentiment de rejet des migrants déjà ambiant dans bon nombre de capitales européennes, au motif que des djihadistes de Daech pourraient se faufiler parmi les vagues qui déferlent sur l’Occident.

Suite aux attentats terroristes particulièrement meurtriers de Paris, ce risque de stigmatisation est réellement appréhendé par les responsables occidentaux qui, d’ailleurs, ont vite appelé au discernement. Le premier à anticiper les propos, voire les actes haineux contre les migrants, aura été le ministre allemand de l’Intérieur, Thomas de Maizière, qui a appelé, dès samedi, à s’abstenir d’établir tout “lien hâtif” entre ces événements et la crise migratoire en Europe. “Je souhaiterais urgemment demander que personne n’établisse de lien hâtif avec le débat sur les réfugiés”, a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse.

Pour rappel, l’Allemagne est le principal pays d'accueil du flux de migrants en Europe. Il réagissait aux déclarations du gouvernement conservateur en Pologne qui a affirmé que le pays ne pourra pas respecter les accords européens de relocalisation d'immigrés, à cause des attentats de Paris.

Ce fut ensuite au tour du président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui a estimé, hier, que les attentats de Paris et la découverte d’un passeport syrien près du corps d’un des kamikazes ne doivent pas entraîner de changement radical de la politique européenne en matière d'accueil des réfugiés. “Ceux qui ont perpétré les attentats sont exactement ceux que les réfugiés fuient, et non pas l'inverse, et par conséquent il n'y a pas lieu de revoir dans leur ensemble les politiques européennes en matière de réfugiés”, a-t-il déclaré devant la presse peu avant le sommet du G20 d'Antalya. “Celui qui est responsable de ces attaques à Paris ne peut être mis sur un pied d'égalité avec les vrais réfugiés qui cherchent asile”, a-t-il souligné tout en critiquant les “réactions basiques” de ceux qui, comme la Pologne, font un lien entre l'afflux de réfugiés et le terrorisme et remettent en cause la politique européenne sur le sujet.

Pour se défendre, le futur responsable aux Affaires européennes dans le gouvernement conservateur en cours de formation à Varsovie, Konrad Szymanski, a rétorqué : “Les décisions, que nous avons critiquées, du Conseil européen sur la relocalisation des réfugiés et immigrés vers tous les pays de l'UE ont toujours la force de droit européen. (Mais) après les événements tragiques à Paris nous ne voyons pas la possibilité politique de les respecter.”

Avec les positions radicales des partis d’extrême-droite, de droite, ou même conservateurs en Europe, il était inévitable que l’amalgame entre terrorisme et migration soit au centre des polémiques à chaque fois que des actes terroristes sont perpétrés.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Ven 20 Nov - 22:26

l'appel à cette manifestation dimanche 22 à Paris date du début de la semaine

un décret a été signé au nom duquel elle est interdite : plusieurs des organisations signataires* auraient retiré leur participation...




Citation :
Soyons nombreuses et nombreux dimanche !

Après les terribles attentats qui ont endeuillé Paris, les organisateurs de la manifestation du 22 novembre appellent plus que jamais à manifester en solidarité avec les migrants.

Qu’ils soient nommés réfugiés, migrants ou sans-papiers ils sont, eux aussi, des victimes des guerres, des violences et de la misère qui les ont contraints à quitter leurs pays.

Cette manifestation réaffirme notre solidarité et participe aussi de la réponse aux attentats qui ont ensanglanté Paris.

MIGRANTeS : BIENVENUE

Un drame se déroule aux portes de l’Europe. Fuyant les guerres et les crises des millions de personnes quittent leur pays. Des milliers d’entre eux viennent trouver refuge vers l’Europe. La seule réponse qui leur est faite est la fermeture des frontières.

Des drames se déroulent aussi au cœur de l’Europe. Aujourd’hui à Calais près de 7 000 personnes vivent dans des conditions effroyables, tandis qu’à Paris nombre de migrantEs se retrouvent à la rue. Nous ne pouvons accepter que des gens soient condamnés à vivre dans de telles conditions.

Nous dénonçons les politiques française et européenne qui créent ces situations à Calais comme aux portes de l’Europe.

Nous demandons immédiatement des conditions d’accueil dignes pour tous et toutes. Qu’ils/elles soient nomméEs réfugiéEs, migrantEs ou sans-papiers, nous exigeons des droits égaux pour tou-te-s, des titres de séjour, l’accès aux soins et au logement.

Aujourd’hui l’Europe a fait la preuve de son incurie. Il faut supprimer le règlement de Dublin et démanteler Frontex qui sont les premières causes des drames que vivent aujourd’hui les migrants.


NOUS APPELONS À MANIFESTER
LE DIMANCHE 22 NOVEMBRE 2015 À 15H
AU DÉPART DE LA PLACE DE LA BASTILLE (ARRIVÉE PLACE DE LA RÉPUBLIQUE)

Premiers signataires : ATMF, Attac, BAAM (Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants), CGA, CGT Educ’action 93, CISPM, CNDF, CSP 75, Collectif Avenir Educs, Collectif Austerlitz, Collectif 3 C, Collectif Sans-Voix Paris 18, Collectif 20e solidaire avec les migrants, Collectif de solidarité aux réfugiés de Genne- villiers, DAL, Droits devant!!, Écologie sociale, EÉLV Paris, Ensemble!, EuroPalestine, Fasti, Fédération anarchiste, Femmes migrantes debout, Femmes égalité, Gisti, IJAN, LDH, 8 Mars Pour TouTEs, Mouvement Utopia, MRAP (fédération de Paris), NPA, PCF, PCOF, PG, RESF, SNPES-PJJ-FSU IDF, STRASS, SUD éducation, UD CGT Paris, UJFP, Union des syndicats CNT de la région parisienne, Union syndicale Solidaires


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 21 Nov - 3:01



Marseille : mineurs, migrants et à la rue 20/11/2015


Sans place en foyer, ces ados clandestins sont livrés à eux-mêmes. Connue, la situation s'est encore tendue depuis l'été


Rue Horace-Bertin, les membres du collectif citoyen Soutien migrants 13 accueillent
aussi des mineurs étrangers isolés. Leur prise en charge s'avère cependant très délicate. Photo d.ta.

Citation :
Tôt le matin, les voyageurs qui embarquent à la gare Saint-Charles les croisent, couchés sur le parvis, ou dans les grands escaliers. Certains auront trouvé un abri de fortune dans les parkings souterrains, mais Saint-Charles, toujours, demeure un point d'ancrage, de rencontre.

Afghans, Ghanéens, mais surtout, ces derniers mois Guinéens, Maliens, Erythréens, Syriens et Soudanais, certains de ces jeunes clandestins n'ont pas 15 ans. L'année dernière, on estimait à 150 par an le nombre de ces mineurs étrangers isolés en transit à Marseille. Un flux jusqu'ici "plutôt régulier, 4 à 5 jeunes par semaine", estime Thierry Couderc, éducateur spécialisé au Service d'accueil et d'accompagnement des mineurs non-accompagnés (Saamena).

Depuis la fin de l'été, ces arrivées se sont faites sporadiques - "une semaine, on ne voit personne, la suivante, 15 jeunes d'un coup"- et, de fait, "très compliquées" à gérer par une équipe "qui travaille à moyens contraints". Or, l'intervention du Saamena est déterminante pour obtenir, après évaluation, une mesure de protection du procureur de la République. Point de départ d'un travail sur l'acquisition de la langue, la reprise d'une scolarité. Et d'un hébergement.

"Tous les jours on me dit qu'il n'y a rien"

Ces jours-ci, le service fonctionne à flux tendu, comme, plus largement, tous les services d'assistance aux migrants, la Plateforme Asile en tête. Pour le Conseil départemental, à qui incombe la protection de l'enfance en danger -de laquelle relèvent les mineurs étrangers isolés- la situation est aussi "devenue très compliquée", y admet la directrice du service Enfance famille, Valérie Foulon. La loi impose de leur fournir assistance mais la pénurie de places dans les foyers (240 dans les BdR, alors que le le nombre de mineurs clandestins dans le département est estimé à plus de 500) est criante. "Parfois, la police, qui nous amène ces jeunes avec une réelle bienveillance, tombe à la renverse quand nous sommes obligés de dire que nous n'avons pas de solution, qu'ils vont retourner à la rue", soupire un travailleur social. Osmane, Soudanais de 17 ans, a déjà passé trois mois dehors, dans l'attente d'un hébergement. "Tous les jours on me dit qu'il n'y a rien", murmure-t-il.

Cette situation tendue, le collectif de citoyens Soutien migrants 13 -environ 150 personnes- l'a reçue "en pleine figure". Depuis septembre, le groupe, qui apportait déjà assistance juridique, repas, hébergement, cours de français aux réfugiés, a constaté la détresse particulière de ces enfants en errance. "On ne peut pas fermer les yeux, soutient Momo (1). On essaie de leur trouver un lieu d'accueil stable, au domicile de particuliers, de les sortir au moins de la rue."

"Ils prennent des risques, héberger un mineur, c'est vraiment très, très sensible. Mais en même temps ça arrange tout le monde car personne n'a d'autre solution",
estime, désabusé, un travailleur social. Cela fait vivement réagir Momo : "On ne peut pas dire qu'il n'y a pas de places dans une ville comme Marseille. Le problème, c'est leur distribution", tape-t-il. "Il faut une structure dédiée à la mise à l'abri des mineurs, qui soit réellement en capacité d'activer une protection, sous mesure administrative ou judiciaire", insiste Thierry Couderc.

À l'orée d'un week-end d'actions militantes de solidarité avec les migrants (et notamment une manifestation demain à 17 h 30 sur la Canebière), les bénévoles sont aussi rincés par leur propre mobilisation. "Il faut tous les jours trouver à manger pour 100 personnes, tous les jours démêler des situations complexes", souffle Momo. Au collectif, tous sont aussi conscients que les attentats, l'état d'urgence ont encore crispé les positions. Mais ce mardi soir au Manba, si les mines étaient graves, les rangs restaient soudés : "Les migrants fuient la même violence qui a frappé à Paris", tente de faire entendre le collectif.

Delphine Tanguy


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 21 Nov - 23:29

limites du "citoyennisme" ? Certes, mais quand on ne fait rien, au nom du communisme, que de belles théories, on ferme sa gueule, comme on le voit : la pudeur a aussi ses limites, et la frontière passe désormais entre qui franchit le pas, ou pas

Archipel des Comores : le « visa Balladur » tue ! Abolissons-le !
De nombreuses organisations en appellent à la mobilisation citoyenne



Le silence médiatique et politique persiste au large de Mayotte où plus de 10 000 personnes sont mort·e·s depuis 1995, année de l’entrée en vigueur du « visa Balladur »

Citation :
En effet, le 18 janvier 1995, le gouvernement Balladur décidait d’entraver la circulation des personnes dans l’archipel des Comores en imposant un visa d’entrée à Mayotte aux habitant·e·s des trois autres îles comoriennes (Mohéli, Anjouan, Grande Comore). Ainsi se concrétisait l’isolement de l’île de Mayotte détachée vingt ans plus tôt de l’État indépendant de l’Union des Comores à la suite d’une décision unilatérale française contestée par les Nations unies.

Depuis, par une véritable militarisation du contrôle des frontières - navires armés, radars, hélicoptères, etc. -, Mayotte est érigée en forteresse hostile à la plupart des personnes cherchant à la rejoindre : comorien·ne·s mais aussi malgaches ou exilé·e·s originaires des pays de l’Afrique des grands lacs. Un énième naufrage est survenu vendredi 30 octobre dernier dans les eaux comoriennes, faisant au moins huit victimes supplémentaires.

Que ce soit dans l’archipel des Comores ou dans l’espace méditerranéen, la politique menée par la France et l’Union européenne poursuit le même objectif : rendre les frontières toujours plus infranchissables en livrant une véritable guerre aux personnes déclarées indésirables au mépris des droits fondamentaux.

Vingt ans après l’instauration du visa « Balladur », nous avons décidé de réagir. Une première étape de notre mobilisation collective a été la publication du communiqué du 13 janvier 2015 :

« 1995 – 2015 : des milliers de mort·e·s au large de Mayotte. Le « visa Balladur » tue ! »

Aujourd’hui, nous appelons à un sursaut citoyen et vous invitons à signer la pétition en ligne « Le « visa Balladur » tue. Abolissons-le ! » : http://petitionvisaballadur.wesign.it/fr

Citoyen·ne·s et organisations réuni·e·s, nous interpellons les autorités françaises qui, sans en référer à d’autres pays, peuvent arrêter les drames dans l’océan Indien en supprimant « le visa Balladur ».


Signataires :

Association comorienne des droits de l’Homme (ACDH)
Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF)
Attac-France
Collectif de défense de l’intégrité et de la souveraineté des Comores (CDISCOM) :
Collectif des associations et amis des Comores (CAAC)
Collectif Migrants outre-mer (MOM)
Comité Maoré
Centre de recherche et d’information pour le développement (CRID)
Emmaüs International
Ensemble !
Fédération des associations de solidarité avec tou-te-s les immigré-e-s (Fasti)
Femmes plurielles
Groupe d’information et de soutien des immigré-e-s (Gisti)
Groupe de réflexion pour l’intégrité du territoire des Comores (GRITAC) :
Guilde des artistes comoriens (GAC)
Immigration développement démocratie (IDD)
Ligue des droits de l’Homme (LDH)
Mouvement pour l’unité et la souveraineté des Comores (MUSC)
Nouveau parti anticapitaliste (NPA)
Parti communiste français (PCF)
Réseau Euro-med France (REF)
Réseau pour une gauche décoloniale
Respaix conscience musulmane
Sortir du colonialisme
SOS démocratie Comores
Union juive française pour la paix (UJFP)
Village d’Éva


Collectif Migrants outre-mer (MOM)
mom@migrantsoutremer.org

http://www.migrantsoutremer.org/Le-visa-Balladur-tue-Abolissons-le


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Dim 22 Nov - 1:02





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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Lun 23 Nov - 9:51



L'UE ferme les yeux face à la violence envers les migrantes EurActiv.fr | Aline Robert 10 nov 2015


Des réfugiés syriens en Hongrie. September 2015.
[Freedom House/Flickr]

Avec la crise en Syrie, la proportion de femmes a nettement augmenté parmi les migrants. Le Haut comité aux réfugiés, des ONG et des chercheurs alertent sur les violences auxquelles elles se trouvent exposées

Citation :
Plus vulnérables, les femmes migrantes paient un lourd tribut face à la crise des réfugiés, dans laquelle l’Europe ne reconnait pas ses responsabilité selon le Haut comité aux Réfugiés et des chercheurs européens.

Sur les 644.000 réfugiés arrivés en Europe depuis le début de l’année, 34 % sont des femmes et des enfants. Or ces derniers se montrent particulièrement vulnérables. Le HCR précise avoir eu des témoignages d’enfants livrés à la prostitution pour payer les passeurs. Les femmes sont souvent victimes de violence, que ce soit dans les camps de réfugiés ou sur le trajet qui les amène en Europe, au travers de l’Afrique ou via la Turquie.

Les femmes chassées de Syrie par la violence

Si une part croissante de ces réfugiés sont des femmes, dont certaines ont perdu leur mari dans le conflit syrien, c'est aussi que leurs conditions de vie se sont sérieusement dégradées que ce soit en Syrie, ou dans le camps turcs où résident actuellement 2 millions de réfugiés. « Ce qui fait partir les femmes, c'est justement la violence. Or sur la route qu'elles entreprennent, la violence est encore pire» souligne Jane Freedman, professeur de sociologie à l'université Paris 8, qui effectue des recherches sur le sujet depuis plusieurs mois.

Une fois la dangereuse traversée de la Méditerranée effectuée, les migrants syriens arrivés en Grèce reçoivent par exemple un permis de séjour de 6 mois, mais doivent replonger dans l'illégalité pour parvenir à leur destination : l'Allemagne, la Suède, ou le Royaume-Uni et la France.

Les passeurs, symptômes des frontières fermées de l'UE

L'UE, tout commes les chefs d'Etat européens, dénoncent souvent le phénomène des passeurs, accusés de profiter de la misère des migrants et parfois impliqués dans les cas de viols envers les migrantes.

Mais selon Jane Freedman, chercheur à Paris 8, «les passeurs ont proliféré à mesure que les voies d'accès à l'UE se fermaient, et que le chemin vers l'Europe devenait de plus en plus périlleux».

Car c'est bien la fermeture des frontières européennes qui impose aux migrants de recourir à des passeurs. En Grèce, c'est la fermeture de la frontière avec la Turquie, vers Evros, qui a conduit les migrants syriens à prendre la mer.

Selon le Haut Comité au réfugiés, 258.365 migrants sont arrivés en Grèce par la mer cette année, et plusieurs centaines ont déjà péri noyés en mer, dont le petit Aylan en septembre dernier. Au total, le nombre de morts ou disparus dans la Méditerranée depuis le début de l'année 2015 s'élève à 3440 migrants.

«Il faut arrêter de déplacer le problème : les passeurs ne sont qu’un symptôme, pas la cause du problème des réfugiés » souligne Jane Freedman.

Si des filières organisées font effectivement entrer des migrants sur le territoire européen, beaucoup de situations ne relèvent pas du crime organisé : d’anciens migrants trouvent là une soure de revenus. En Turquie, beaucoup de pêcheurs louent leur barque.

Ainsi au large de Kos, en Grèce, de nombreux migrants ont trouvé la mort parce que les embarcations partent la nuit, les garde-côtes turcs les empêchant de partir durant la journée, à la demande de l’Union européenne.

L'UE demande en effet à la Turquie de mieux controler l'immigration illégale, même si ses capacités sont limitées. L'Europe à 28 a accueilli moins d'un million de migrants, alors qu'il y a actuellement 2 millions de migrants en Turquie, un pays de 74 millions d'habitants.


Des centres de réfugiés dangereux pour les femmes ?

La chercheuse, qui a interrogé des migrants syriens et afghans en France et en Grèce, s’inquiète aussi des futurs centres de réfugiés.

« Il y a un vrai flou autour de la question des « hotspots » ; sur la nature et sur l’organisation de ces lieux. Le premier ouvert en octobre à Lesbos ne propose pas d’héberger séparément hommes et femmes » regrette la spécialiste.

La porte-parole du HCR, Mellissa Fleming, constate aussi que les migrants sont souvent « placés dans des centres de rétention sans espaces séparés pour les femmes seules ou les familles avec enfant ».

Interrogé sur le sujet, la Commission européenne a indiqué à EurActiv que les hotspots devaient répondre aux critères d'accueil définis dans la directive de juin 2013 sur l'asile. Le texte dispose en son article 21 que les personnes vulnérables doivent faire l'objet d'un accueil spécifique, après une évaluation médicale et non administrative. Les femmes ne sont pas identifiées comme personnes vulnérables dans le texte, mais les mineurs isolés et victimes de violence le sont. Problème : les conditions sont loin d'être réunies pour autoriser une application du texte en question.

Plusieurs "hotspots doivent être mis en place dans les mois qui viennent, soit 5 en Grèce et 6 en Italie, comme le précise ce document de la Commission. Mais concrètement, les Etats-membres n'ont pas les moyens d'assurer un accueil permettant la protection des personnes les plus fragiles. Et tous les pays d'Europe ne l'organisent pas. Selon un rapport de Human Rights Watch, les violences en Macédoine, un pays candidat à devenir membre de l'UE, les femmes sont particulièrement victimes de violence à l'intérieur même des centres de détentions.

Détresse psychologique

Les médecins sur place, dont Médecins sans frontières, déplorent l’absence de réponse européenne au désastre sanitaire, comme en témoigne ce message de l’équipe de MSF en Méditerranée, en date du 2 novembre.

Citation :
UPDATE: The bodies of 4 #people have been brought to #Leros. Our psychologist is with the survivors. Seriously, where are you #Europe?

— MSF Sea (@MSF_Sea) 2 Novembre 2015


La détresse psychologique des victimes de violence est rarement prise en compte, alors qu’elle commence à être documentée, de façon fragmentée. « J’ai parlé à des femmes à Lesbos qui ont été victimes de violence dans des prisons turques ; mais pour elles il n'est pas question de déposer plainte, elles sont bien trop vulnérables. Ce qu’elles veulent surtout c’est quitter le pays, avancer, pour rejoindre l’Europe » constate Jane Freedman.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mar 24 Nov - 15:58



Europe : les conditions d’accès des migrants se durcissent Catherine Chatignoux 24/11  


La progression des migrants est de plus en plus souvent contrariée
par des contrôles accrus aux frontières. - Photo Dimitar Dilkoff/AFP

La crainte de l’infiltration terroriste et le tri des migrants opéré par la Macédoine, la Serbie et la Slovénie compliquent la donne sur le terrain

Catherine Chatignoux a écrit:
Les attentats du 13 novembre à Paris, revendiqués par l’Etat islamique, ont encore aggravé la crise migratoire. A l’extrême réticence de nombreux Etats d’Europe de l’Est à accueillir les migrants est venue s’ajouter, ici ou là, la peur que des terroristes de l’Etat islamique ne s’infiltrent dans les rangs des demandeurs d’asile pour commettre ensuite les pires atrocités, une fois installés en Europe. Le fait qu’au moins deux des auteurs des attaques à Paris soient passés par la Grèce nourrit la crainte de nombreux gouvernements.


Forte détérioration

Sur le terrain, la situation des migrants s’est beaucoup détériorée, leur progression en Europe étant de plus en plus souvent contrariée par des contrôles accrus aux frontières, quand ce ne sont pas des interdictions pures et simples. Tandis qu’à Berlin, le débat politique est focalisé sur la mise en place de «  plafonds » pour limiter l’afflux de réfugiés, la Macédoine, la Serbie et la Croatie ont décidé jeudi dernier de restreindre le passage aux seules personnes qui fuient les zones de guerre, en Syrie, Irak et Afghanistan, empêchant du même coup les migrants des autres nationalités de traverser au poste frontière d’Idomeni, entre la Grèce et la Macédoine. «  Nous craignons que les migrants qui ne sont pas admis en Europe de l’Ouest restent coincés chez nous : nous ne pourrons pas faire face », a déclaré le Premier ministre macédonien, Nikola Gruevski, en appelant à l’aide l’Union européenne. C’est la Slovénie, au nord-ouest, qui a commencé à interdire l’entrée à certains migrants, a dénoncé le secrétaire d’Etat à la Politique d’immigration, Ioannis Mouzalas.


Crainte d’incidents

Le gros millier de migrants coincés à la frontière greco-macédonienne, essentiellement des Iraniens, des Pakistanais et des Bangladais, considérés comme des migrants économiques, manifestent chaque jour. Le président macédonien a mis en garde contre «  le très grand risque de voir des incidents entre les réfugiés et les autres migrants, mais aussi entre les migrants et les forces de l’ordre et entre des migrants et la population locale ». Certains ont entamé dimanche une grève de la faim tandis que d’autres bloquaient la voie ferrée qui relie les deux pays. Lundi, au moins cinq d’entre eux, selon l’AFP, se sont cousu les lèvres pour protester. «  Nous sommes des êtres humains, pas des terroristes, juste des gens normaux à la recherche d’une vie meilleure », a déclaré un de ces déboutés qui se dit iranien. Figure la plus représentative de ce courant du refus des migrants, le Premier ministre hongrois, Viktor Orban, réclame une réforme de Schengen . Pour lui, la crise des migrants et la montée du risque terroriste justifient un durcissement des contrôles aux frontières intérieures de la zone de libre circulation.

Ralentissement avec l’hiver

L’arrivée de l’hiver, qui rend plus difficiles les conditions de vie des migrants, va peut-être ralentir le flux des candidats à l’asile. Les arrivées dans les îles grecques ont enregistré lundi un record à la baisse : quelques dizaines d’arrivées contre plusieurs milliers par jour depuis des mois, selon une source grecque. Mais les raisons de ce tarissement restent incertaines.

C’est dans ce contexte extrêmement fébrile que le sommet entre l’Union européenne et la Turquie sur les migrants a été donné un temps reporté pour finalement être ­confirmé à la date du 29 novembre en présence du ­Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mar 24 Nov - 16:01

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mer 2 Déc - 7:57



A Calais, détournement de procédure et atteinte aux droits fondamentaux Sylvain Mouillard Libération 2 décembre 2015  


Des policiers patrouillent près de la «Jungle», le camp de migrants,
le 5 novembre à Calais Photo Philippe Huguen. AFP
 
Le contrôleur général des lieux de privation de liberté, Adeline Hazan, fustige la politique de placements massifs en centres de rétention de migrants de la «jungle» de Calais

[photos ajoutées]
Sylvain Mouillard a écrit:
Après Jacques Toubon contre Bernard Cazeneuve, voici Adeline Hazan contre le même Cazeneuve. Comme le Défenseur des droits, le contrôleur général des lieux de privation de liberté (CGLPL) remet fermement en cause la politique du ministre de l’Intérieur pour «désengorger» la «Jungle» de Calais dans un document de huit pages publié ce mercredi. L’ancienne maire (PS) de Reims estime que la stratégie de placements massifs en centre de rétention enclenchée fin octobre représente une «utilisation détournée de la procédure», qui «entraîne des atteintes graves aux droits fondamentaux des personnes». Elle recommande au ministre d’y «mettre fin».

Entre le 21 octobre et le 10 novembre, 779 personnes ont été «déplacées» de la Jungle vers des centres de rétention (des prisons pour sans-papiers) sur tout le territoire français. Adeline Hazan pointe une série de violations de principes élémentaires. Plusieurs migrants ont ainsi été séparés de leur famille, «principalement de leurs frères ou cousins mineurs laissés libres». Elle évoque une notification des droits réalisée de manière «grandement insuffisante», des procédures «non-individualisées» voire «stéréotypées».

A l’hôtel de police de Coquelles (à côté de Calais), où des vérifications ont été menées fin octobre, le CGLPL a pu constater que jusqu’à treize personnes s’entassaient dans une cellule de 11 m². L’accès aux toilettes «en présence de co-cellulaires» représente une «situation attentatoire au respect de la dignité humaine». La suite des opérations – en l’occurrence l’envoi vers les centres de rétention –, n’est pas plus reluisante.


«Usage détourné de la procédure»

Selon Adeline Hazan, le «nombre de placements est fixé à l’avance», selon un «roulement prédéfini» ayant pour objectif de «désengorger» Calais. C’est un «usage détourné de la procédure de placement en rétention administrative», affirme le contrôleur. Qui établit un bilan chiffré de la politique du ministère de l’Intérieur : entre le 21 octobre et le 10 novembre, sur les 779 personnes déplacées, 578 ont été libérées, soit 74 % du total. Seules 15 d’entre elles ont été réadmises dans un pays de l’Union européenne (2 %). Plus de la moitié des personnes libérées l’ont été sur décision de la préfecture, celle-là même qui avait décidé de leur placement en rétention…

Par ailleurs, Adeline Hazan signale que «les pays d’origine de la majorité des personnes déplacées sont particulièrement sensibles : Syrie, Afghanistan, Irak, Erythrée et Soudan. Or, compte tenu des risques encourus pour leur intégrité physique en cas de retour, nombre de ces personnes ne peuvent, en pratique, y être reconduites.» Autrement dit, la politique du ministère de l’Intérieur traduit bien un strict objectif comptable, en l’occurrence de faire baisser la population dans la Jungle, où vivaient quelque 6 000 personnes en octobre. Quitte à enfreindre le droit.


Ce rapport entre en contradiction frontale avec les propos tenus par Bernard Cazeneuve à Libération, dans une interview publiée le 11 novembre. Le ministre de l’Intérieur affirmait alors qu’il n’y avait «pas de singularité calaisienne dans la politique de lutte contre l’immigration irrégulière conduite par l’Etat».
 



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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Dim 6 Déc - 15:11



Détournement d’état d’urgence : un arrêté anti-migrants passeursdhospitalites 5 Dec 2015

On avait déjà le détournement de l’état d’urgence pour interdire les manifestations pour le climat à l’occasion de la COP 21 et arrêter des militant-e-s écologistes supposé-e-s y participer. On a aujourd’hui le détournement de l’état d’urgence pour aggraver la répression à l’encontre des exilé-e-s de Calais

Citation :
La route nationale 2016 est la rocade à quatre voies qui contourne Calais et mène au port. Les exilé-e-s la suivent à pied dans un sens ou dans l’autre pour aller vers différents lieux de passage ou en revenir, ou pour aller à l’hôpital en évitant le centre-ville où les contrôles au faciès sont fréquents. Ils essayent également de monter dans les camions lorsqu’il y a des embouteillages. Le bidonville où les autorités ont concentré la quasi-totalité des exilé-e-s est en contrebas de la rocade.

L’arrêté du 1er décembre 2015, pris en application de l’état d’urgence, réprime de 7500 € d’amende et de 6 mois d’emprisonnement le fait d’être à pied sur l’emprise de la RN 216, et de refuser de s’y soumettre à un contrôle d’identité, qui pourra être fait à tout moment sans réquisition du procureur. Cette subtilité concernant les contrôles d’identité à tout moment légalise l’arrestation des personnes sans document d’identité, pouvant déboucher sur leur placement en centre de rétention, en complément de la possibilité d’emprisonnement.

On note au passage que sous l’état d’urgence, une simple décision administrative du préfet peut transformer le fait de marcher à un endroit donné en un délit passible de prison.

Et les proches des victimes des attentats apprécieront l’opportunisme d’un gouvernement pour qui l’état d’urgence est un moyen de régler ses comptes, un jour avec les citoyen-ne-s en désaccord avec sa politique, un autre jour avec une population qu’il juge indésirable.






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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mar 8 Déc - 11:30



Souleymane Bachir Diagne, philosophe sénégalais sur la tragédie des migrants: “derrière ces chiffres, il y a des vies, des familles” Publié le 19 Mai 2015

Professeur Souleymane Bachir Diagne- photo de l'auteur avec sa permission

[i]L’entretien ci-dessous a été réalisé par Amon Rémy Mallet, blogueur à Dakar publié initialement sur son site “Bienvenue dans le Ndakarou” et publié sur Global Voices avec sa permission

L’an dernier, le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne a été désigné par le magazine Jeune Afrique parmi les 50 personnalités les plus influentes de l’Afrique. Nous sommes allés à sa rencontre après une conférence qu’il a animée, samedi 16 Mai à Bonn en Allemagne, portant sur la notion de ‘’grammaire philosophique’’ et les défis de la traduction. Au cours de cet entretien, le professeur à l’Université Columbia de New York est revenu notamment sur l’immigration illégale et sur le futur de l’enseignement supérieur au Sénégal.[/b]

Citation :
Amon Rémy Mallet ARM: Depuis quelques temps, il y a une recrudescence d’embarcations chargées de migrants africains qui échouent sur les côtes européennes. Que vous inspire cela ?

Souleymane Bachir Diagne SBD: Cela fait très mal. On s’intéresse très souvent aux chiffres dans cette situation, c’est-à-dire au nombre de personnes qui périssent. Mais derrière ces chiffres, il y a des vies individuelles. Ce sont des personnes qui au moment de partir ont demandé la bénédiction de leurs mères. Et quand je l’aborde ainsi, je me dis que ceux sont des familles qui ont perdu des personnes en qui elles avaient placé leurs espoirs. Après avoir dit cela, il revient de regarder la situation dans toute sa complexité pour trouver des solutions. Il faudrait que nos jeunes se sentent dans un continent en chantier. Un continent dans lequel il y a tout à faire. Si la jeunesse de l’Afrique en vient à penser que son avenir est ailleurs, le problème devient insoluble. Aujourd’hui, on est en train de dire que l’Afrique décolle avec de forts taux de croissance. Mais ces taux de croissance malheureusement ne viennent pas chercher les pauvres. Donc, il y a de la pauvreté et du désespoir.


Un migrant près de touristes sur la plage de Tuineje,
sur l'ile de Fuerteventura dans les Iles Canaries
via No border on Flickr CC-BY-20



ARM: Beaucoup de ceux qui prennent la mer au péril de leurs vies fuient les conflits et instabilités politiques dans leurs pays. Comment expliquez-vous, malgré la stabilité politique du Sénégal, que les jeunes continuent de prendre ce risque ?

SBD: C’est l’idée selon laquelle l’avenir serait ailleurs. Il faut donc, pour y remédier, que la question de l’emploi sur laquelle repose l’espoir de la jeunesse soit réglée. Il faut que le monde comprenne qu’il y a un investissement à faire sur un continent qui ne demande plus seulement la charité mais qui veut un véritable partenariat. Et cela a commencé. C’est dommage qu’au moment où les choses tournent dans une meilleure direction que les jeunes connaissent ces tragédies. Il y a donc des actions à mener. Il faut aussi régler la question des trafiquants. Ils doivent être mis hors d’état de nuire. Ce sont de véritables négriers modernes.


ARM: Le président du Sénégal Macky Sall a pris la décision d’envoyer des soldats en Arabie Saoudite. Quel est votre avis sur la question ?

SBD: Je n’ai pas suivi de manière significative le débat sur la question. Mais d’après ce que j’ai compris, c’est l’Arabie Saoudite qui a sollicité le Sénégal pour assurer ses arrières. C’est-à-dire, pendant que l’armée saoudienne est au combat avec les rebelles yéménites, les soldats sénégalais font la police autour des lieux saints. Je ne suis pas sûr de bien comprendre tous les tenants et les aboutissants. Mais il y a un point qui est réel, c’est la réputation de l’armée sénégalaise en la matière. Donc, que l’armée sénégalaise soit sollicitée dans une coalition internationale de ce type est tout à fait normal. Etant donné le rôle qui est le nôtre dans l’Organisation de la Conférence Islamique, j’imagine qu’il était très difficile pour un pays comme le Sénégal de se tenir totalement à l’écart.


ARM: On rappelle que vous aviez été choisi pour diriger le comité de concertation sur l’enseignement supérieur au Sénégal qui a débouché sur certaines recommandations. Quel regard portez-vous aujourd’hui sur cela ?

SBD: Pour ce qui est de la commission que j’avais dirigée, je suis content qu’aujourd’hui il y ait un consensus total sur la nécessité de réformer et aussi sur le fait que les propositions qui sont sortis de la concertation nationale sur l’avenir de l’enseignement supérieur aient été appropriées par tout le monde.[..] Je fonde beaucoup d’espoir sur les universités qui vont être créées, notamment la deuxième université de Dakar et l’université agricole qui s’installera à Kaolack. Je fonde aussi beaucoup d’espoir sur le développement des enseignements professionnels et sur l’université virtuelle. Les enseignements à distance sont l’avenir de l’enseignement. Je crois que l’université sénégalaise mais aussi celles africaines en général ont besoin de s’approprier ces technologies d’enseignement à distance de la même manière que les africains se sont appropriés la téléphonie pour résoudre leurs problèmes. Ils ont été très inventif sur les technologies de téléphonie donc il n’y a aucune raison que nous ne le soyons pas dans le domaine de l’enseignement à distance. Maintenant je suis plus inquiet pour les autres systèmes d’enseignement. Le Sénégal vient de sortir d’une très longue grève des enseignants du secondaire. Heureusement que la grève s’est terminée in extremis.


ARM: Comment imaginez-vous l’enseignement supérieur sénégalais dans 20 ans ?

SBD: D’abord commençons par dire ce que nous risquons. Si le système d’enseignement supérieur continue d’aller à vau-l’eau avec les grèves à répétition, on va certainement voir des élites qui vont se retrouver ailleurs que dans le système d’enseignement public. Et le système d’enseignement public va être abandonné aux enfants des classes défavorisées. Ce qui aura pour conséquence d’augmenter les inégalités. Et pour rattacher cela à la question antérieure sur la migration, il faut bien se rendre compte que le décollage de l’Afrique risque de se faire au prix d’inégalités énormes. Mais c’est par un bon système d’éducation public qu’on fera en sorte que le fils d’ouvrier ne finisse pas fatalement ouvrier ou chômeur. C’est la raison pour laquelle il faut redresser le système d’enseignement supérieur. Je crois que le Sénégal a une tradition intellectuelle très importante et des ressources humaines de qualité quand il s’agit des enseignants. Donc si tout va bien et tout est mis en œuvre, ces ressources-là feront du Sénégal un pays plus prospère et émergent, il faut l’espérer. J’ai donc de l’espoir pour la génération qui vient et je crois que le pire est derrière nous.


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Ecrit par Rakotomalala


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mar 8 Déc - 19:10



São Paulo accueillera en 2016 le forum social mondial des migrations Traduction publiée le 4 Novembre 2015 16:36 GMT


En 2014, le forum avait lieu à Johannesburg. En 2016, ce sera au tour du Brésil de recevoir cet événement

Citation :
São Paulo, une ville d'Amérique du Sud dont l'histoire est intimement liée aux migrations, va recevoir en 2016 la septième édition du Forum social mondial des migrations (FSMM, ou WSFM selon son sigle en anglais).Cette information a été donnée par le Comité international du forum, qui organise cette manifestation.

Ce sera la deuxième fois que ce forum aura lieu au Brésil. Ce pays avait déjà été le théâtre de la première édition en 2005 à Porto Alegre. Les autres éditions se sont déroulées à Madrid (2006 et 2008 ), Quito (2010), Manille (2012) et Johanesburg (2014).


Logo du FSMM, mentionnant São Paulo comme siège de l'édition 2016
Crédito: Divulgação

“ Le Forum offre une reconnaissance à la lutte menée pendant bien des années par des forces sociales dans la cité, en particulier les migrants qui en assument de plus en plus le leadership. Je crois que ces derniers seront les acteurs principaux de ce processus”, déclare Paulo Illes, coordonnateur des politiques d'immigration pour la municipalité de São Paulo et membre du comité organisateur du Forum.

Les jours et les lieux sont encore à définir plus précisément mais cet événement devrait avoir lieu vers le milieu de l'année 2016.

Le thème de cette nouvelle édition sera Migrants, édifions des alternatives face au désordre de la crise mondiale du capitalisme”.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mer 9 Déc - 19:47

ce qu'il faut bien appeler un état de guerre présente un avantage certain pour les États européens : évacuer la question des migrants sans risquer une grande opposition de la part de ceux qui, cet été, avaient le cœur sur la main, et les accueillaient à bras ouverts... sur Internet

En Grèce, la police évacue le camp d’Idomeni à la frontière macédonienne Adéa Guillot (Athènes, correspondance) Le Monde.fr 09.12.2015


Des migrants dans un bus affrété par la police pour les emmener à Athènes depuis Idomeni,
à la frontière avec la Macédoine, mercredi 9 décembre 2015

L’opération était attendue depuis plusieurs jours. Près de 400 policiers des forces spéciales grecques ont investi mercredi 9 décembre au petit matin le camp de migrants d’Idomeni situé au nord de la Grèce, à la frontière avec la Macédoine. Leur mission : déloger et escorter jusqu’à Athènes environ 1 200 migrants, Marocains, Somaliens, Iraniens, Algériens, Pakistanais bloqués à Idomeni depuis que la Macédoine a décidé le 19 novembre de ne laisser passer que les réfugiés syriens, afghans et irakiens.

Citation :
Depuis deux jours déjà, certainement en préparation de cette opération, les réfugiés en provenance des îles de la mer Egée étaient acheminés en plus petit nombre que les semaines précédentes. Et, mercredi matin, les bus ont été maintenus à distance afin qu’aucun réfugié autorisé à passer ne se retrouve pris en étau entre la police et les refoulés.

Les journalistes, mais aussi le personnel des ONG, ont été maintenus éloignés du camp tout au long de l’intervention, qui continuait encore en fin de matinée. Des témoins sur place rapportent cependant qu’une grande majorité de migrants ont accepté plutôt dans le calme de monter dans les dizaines de bus réquisitionnés pour leur transfert à Athènes. « La police s’est vraiment déployée en force et a ainsi dissuadé d’agir ceux qui voulaient en découdre », précise ainsi une source à l’intérieur du camp.

« Il fallait que l’Etat intervienne »

« La situation devenait difficile entre d’un côté ceux autorisés à passer et les refoulés, reconnaît un membre d’une ONG. De nombreux migrants rentraient d’eux-mêmes à Athènes, mais ceux qui faisaient le choix de rester étaient très durs, déterminés à forcer le passage et doucement en train de prendre le contrôle du camp. Il fallait que l’Etat intervienne ».

Depuis plusieurs jours, des trafics avaient commencé à se mettre en place. « Nous observons ce type de dérive dans tous les camps informels où se fixent des populations. Gérer, encadrer un flux de passage, et sécuriser un camp permanent, ce n’est pas la même chose », expliquait alors une source policière. La situation devrait s’apaiser un temps au poste frontière d’Idomeni, qui va continuer de voir passer les Syriens, Afghans ou Irakiens.

Mais les difficultés vont maintenant se concentrer à Athènes, où sont rapatriés les autres migrants dits « économiques ». Dans un premier temps, ils vont être logés dans un stade de la banlieue sud de la capitale, où vivent déjà dans des conditions très précaires plusieurs centaines de migrants.


Des migrants attendent une distribution de nourriture près d'Idomeni,
en Grèce, le 8 décembre 2015


« L’Europe doit nous aider »

« Ceux qui voudront faire une demande d’asile en Grèce pourront le faire depuis Athènes, explique-t-on au gouvernement. Les autres seront expulsés une fois arrivés au bout de leur autorisation à rester un mois sur le territoire. » La plupart pourraient en réalité se disperser dans les rues d’Athènes, à la recherche d’appartements collectifs. Le temps de trouver un passeur leur proposant des routes alternatives pour continuer leur chemin vers les pays du nord de l’Europe. Même si le volume d’arrivées est en nette diminution ces dernières semaines, plusieurs centaines de réfugiés continuent de débarquer chaque jour sur les îles de la mer Egée.

« L’Europe doit nous aider. Plus, mieux et maintenant, s’indigne une source gouvernementale. Pas seulement en nous imposant du personnel Frontex à la frontière avec la Macédoine, mais avec de quoi loger, nourrir, habiller, chauffer ceux qu’elle nous renvoie. On nous laisse tout seuls en première ligne. » Depuis des mois déjà, le gouvernement grec milite pour la mise en place de camps d’accueil et de tri (les « hot spots ») directement en amont sur le sol turc. Afin que la Grèce ne se transforme pas en vaste camp à ciel ouvert, mais aussi pour que les réfugiés ne risquent pas leur vie à chaque traversée. Douze personnes encore, dont cinq enfants, sont mortes pendant la nuit de mardi à mercredi dans le naufrage de leur embarcation entre les côtes grecques et turques.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mer 9 Déc - 19:51

un peu avant...

La route des Balkans se ferme progressivement Adéa Guillot (Athènes, correspondance), Christophe Châtelot (Skopje, envoyé spécial) et Jean-Baptiste Chastand   LE MONDE 20.11.2015


A la frontière entre la Grèce et la Macédoine, le 20 novembre

Citation :
La traversée des Balkans est soudainement devenue plus difficile, jeudi 19 novembre, pour les migrants, surtout pour ceux qui ne viennent pas d’Irak, de Syrie ou d’Afghanistan. Les différents pays situés sur le parcours de ceux qui souhaitent rejoindre l’ouest de Europe depuis la Grèce ont subitement décidé de refouler les migrants d’autres nationalités, censés être plus difficilement éligibles au statut de réfugié. « Ce sont les Autrichiens qui ont commencé mercredi, croit savoir Milena Zajovic, coordinatrice du mouvement de volontaires Are you Syrious, actif dans toute la région. Et puis cela s’est répandu sur toute la route. »

Slovénie, Serbie, Croatie, Macédoine ont confirmé jeudi qu’elles allaient désormais refuser les migrants issus des pays censés être « sûrs », comme les pays africains, le Pakistan ou le Bangladesh. « Ces derniers jours, on a enregistré un nombre croissant de personnes qui, d’après leur citoyenneté, sont simplement des migrants économiques », a expliqué un porte-parole de la police de la Slovénie.

Ce petit pays alpin a tenté de renvoyer 162 migrants, notamment marocains, vers la Croatie. Zagreb les a refusés et a immédiatement annoncé que les migrants issus de pays « qui ne peuvent pas bénéficier d’une protection internationale » seraient renvoyés en Serbie. Ces migrants sont séparés des autres et, pour l’instant, retenus dans le pays. « Nous n’allons pas permettre l’entrée en Serbie à ceux qui ne pourront pas continuer leur route », a expliqué dans la foulée le ministre serbe chargé...


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Mar 15 Déc - 15:25



Migrants: l’UE planche sur un corps de gardes-frontières pour sauver Schengen
AFP 15/12

L’UE abat mardi une nouvelle carte pour reprendre le contrôle de ses frontières extérieures, avec le projet d’un corps européen de gardes-frontières et de gardes-côtes, que la Commission souhaite pouvoir déployer y compris dans un Etat récalcitrant.


Citation :
Cette prérogative détonante, qui toucherait à la souveraineté des Etats membres, promet de susciter de fortes résistances. Mais l’exécutif bruxellois, qui doit détailler sa proposition devant le Parlement européen réuni à Strasbourg à 14H00 GMT, est décidé à faire preuve d’audace face à la crise migratoire la plus grave depuis 1945 qui ébranle l’UE.

L’enjeu est d‘éviter que le chaos aux frontières extérieures ne provoque la fin de la libre circulation dans l’espace Schengen, un des piliers de l’UE. Selon la Commission, il y a eu près de 1,5 million de franchissements illégaux de frontières depuis janvier par des migrants poursuivant leur route sans être dûment enregistrés.

Cette situation a conduit plusieurs pays, comme l’Allemagne, l’Autriche ou encore la Suède, à rétablir provisoirement des contrôles aux frontières intérieures, illustrant la confiance perdue dans le rôle de filtre des pays en première ligne.

– Un ‘projet audacieux’ –

Les Etats membres “ne sont pas préparés” pour faire face à l’afflux des demandeurs d’asile et “ils ne peuvent pas agir tout seuls”, a fait valoir le Commissaire européen aux migrations, Dimitris Avramopoulos, vendredi à Rome.

“Nous avons besoin de quelque chose de plus complet et de mieux structuré” que les outils actuels, a plaidé M. Avramopoulos, qualifiant le nouveau corps européen de “projet audacieux”.

Bâti sur les bases de l’agence européenne Frontex, il pourrait être doté d’un effectif de quelque 1.000 personnes à l’horizon 2020, a précisé à l’AFP une source proche du dossier.

Et “les Etats membres devront rendre disponibles au moins 1.500 gardes-frontières” mobilisables en quelques jours, est-il indiqué dans un document de la Commission, consulté par l’AFP, alors que les Etats membres tardent actuellement à fournir à Frontex des moyens humains.

Surtout, “dans des situations urgentes”, le nouveau corps “doit être en mesure d’intervenir pour veiller à ce que des mesures soient prises sur le terrain, même là où il n’y a pas de demande d’aide de l’Etat membre concerné ou lorsque cet Etat membre estime qu’il n’y a pas besoin d’une intervention”.

Aucun pays n’est nommé, mais le cas de la Grèce illustre le propos. Car si Athènes vient de solliciter une intervention de Frontex à ses frontières, c’est après avoir résisté à la pression de Bruxelles qui veut disposer à l’avenir d’outils plus contraignants.

Le droit d’intervenir n’interviendrait toutefois qu’au terme d’un processus graduel, en cas de “défaillances” persistantes. Mais la Commission aurait, in fine, le pouvoir de “prendre les mesures opérationnelles appropriées” de sa propre initiative, selon la proposition qu’elle formule.

“Il ne sera jamais possible pour un garde-frontière européen d’intervenir dans une opération à une frontière sans l’accord du pays concerné”, a cependant assuré à l’AFP une source proche du dossier, laissant entendre qu’il s’agissait d’augmenter la pression pour qu’un Etat visé fasse le nécessaire de lui-même, et avec l’aide européenne.

– ‘Choquant’ –

Quoi qu’il en soit, le projet présenté mardi devra ensuite être examiné par le Parlement et le Conseil de l’UE, l’instance regroupant les Etats membres. Et malgré le soutien de Berlin et de Paris, il devrait se heurter à de vives réticences de nations peu enclines à abandonner une part de leur souveraineté.

Remplacer Frontex “par une structure indépendante des Etats membres est choquant”, a déjà réagi lundi le ministre polonais des Affaires étrangères, Witold Waszczykowski.

La création d’un nouveau corps européen de gardes-frontières fait partie d’une salve de nouvelles mesures présentées mardi, qui incluent aussi une révision ciblée du Code Schengen, demandée avec insistance par la France.

La retouche n’est pas anodine: elle doit permettre d‘étendre aux ressortissants européens les contrôles systématiques et poussés qui sont pratiqués à l’entrée de l’espace Schengen.

Depuis les attentats de Paris (130 morts), dont certains auteurs ont emprunté la route des migrants, la question migratoire s’est en effet doublée d’une inquiétude sécuritaire de plus en plus forte.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Jeu 17 Déc - 8:16



centre de retention du mesnil amelot

Black out au Mesnil Amélot eugenie barbezat Humanite.fr AFP 16 Décembre, 2015


source : Location vacances Le Mesnil-Amelot

Privées d'eau et d'électricité, les personnes enfermées au centre de rétention du Mesnil Amelot (77) voient leurs conditions de vie très dégradées depuis dimanche soir. Mais, même dans le noir, la machine à expulser continue son travail !


Citation :
"Nous sommes dans le noir et sans eau depuis dimanche, 21h", témoigne un Mauricien retenu au Mesnil Amelot. Dans ce grand centre flambant neuf, très excentré, auquel sont accolés un tribunal et l'aéroport de Roissy, les personnes retenues n'ont pu jusqu'à mardi matin,  ni se laver ni manger chaud.

"Leurs téléphones sont déchargés, ils donnent de leurs nouvelles en se prêtant les téléphones qui fonctionnent encore... Les étrangers en situation administrative irrégulière retenus dans ce centre ont passé toute la nuit dans le froid. Ils ont les doigts blancs, c'est insoutenable !", racontait lundi un proche d'une personne enfermée.

Dans les bâtiments où dorment les personnes retenues, le chauffage n'a été rétabli que mardi matin, les personnes ont passé une deuxième nuit dans le froid. Durant toute la journée de lundi, des odeurs nauséabondes flottaient dans le centre, du fait de la panne qui entraînait une panne de chasse d'eau (de plus, le ménage n'avait a priori pas pu être fait en l'absence d'eau et d'électricité).

Le groupe électrogène censé pallier l'absence de courant n'était pas suffisant pour fournir l'ensemble des bâtiments du centre, en conséquence, la CIMADE a pu constater de graves atteintes aux droits et à la dignité des personnes : les personnes convoquées à la cour d'appel hier n'y ont pas été escortées, un document aurait été adressé à la Cour, expliquant que la panne généralisée empêchait que les personnes le soient. Plusieurs personnes convoquées au tribunal administratif se sont plaintes de n'avoir pu recevoir les documents attestant de leur situation, aucun fax ou email ne pouvant être réceptionné au centre tant par la Cimade que par le greffe hier. La panne dans les bureaux de La Cimade, ayant plus longtemps (idem pour l'OFII), aucune démarche juridique ne pouvait être effectuée avec son appui jusqu'à mercredi. Les chefs de centre auraient prévenu les juridictions, reste à savoir si les appels et recours introduits hors délai seront jugés recevable ou non. La Cour a tout de même statué, et confirmé la prolongation dans la majorité des cas. De même un juge des libertés a tenu ses audiences dans le noir,  à la bougie, et dans des conditions très discutables...

Par contre des mesures d'urgence ont été prises aussitôt : les visites sont interdites et les amis et familles des personnes retenues ne peuvent plus leur apporter ni vivres, ni médicaments, ni vêtements. Les téléphones portables restent autorisés à condition qu'ils ne soient pas dotés d'appareil photo...

Des demandes de libération fondée sur l'atteinte à la dignité et la violation de certains droits ont été examinée mardi après midi.

Dans l'une d'entre elle le juge ose l'écrire:
Citation :
"le maintien du retenu dans un local sans électricité, et notamment sans chauffage, durant l'hiver à des températures proches de zéro degré, ne constitue pas encore à ce jour des conditions de rétention contraires au principe de respect de la dignité de la personne humaine"


Pour rappel, la coupure de courant (et d'eau) date du 13/12 à 21h30, cela a été rétabli partiellement mardi vers 15h, l'ordonnance a été rendue hier a 19h11, certains bâtiment sont encore sans chauffage aujourd'hui .
Les conditions de rétention dénoncées ont donc perduré presque 48h, ce qui ne suffit visiblement pas au JUge des liberté  qui ajoute, dans sa grande mansuétude, " qu'il convient toutefois d'observer que cette situation ne saurait perdurer sans finir par porter atteinte aux droits du retenu".

Impossible de joindre l'administration du centre de rétention, à croire que le téléphone est également coupé...

Le black out est donc total, surtout en termes d'information donc !




Camp d'internement du Mesnil-Amelot - non à l'industrialisation de la rétention

Citation :
Le MAN national est signataire de la pétition contre l'ouverture du Centre de rétention du Mesnil-Amelot 2, dont vous trouverez l'appel ci-dessous :


le CRA de Mesnil-Amelot

Citation :
"Non à l'ouverture d'un camp d'internement des étrangers !

Alors que les audiences du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent, l'administration s'apprête à créer à nouveau les conditions d'un drame. La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est achevée.

L'ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s'ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot qui compte déjà 140 places.

L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention.

D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire. Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s'ajoutent à cet univers carcéral.

Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile. Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008).

Comme l'a montré la situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide. Les associations signataires s'opposent à l'ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Elles dénoncent la criminalisation des migrants et appellent les citoyens et les élus à se mobiliser contre l'internement administratif des étrangers".

Signer la pétition


A Rodez, le prochain cercle de silence, pour dénoncer la politique du chiffre en matière d'expulsion des étrangers, aura lieu la mardi 23 février 2010 à 18h devant la préfecture.


le coût des expulsions : un demi-milliards d'euros par an !

Sur le même site, vous trouverez de nombreux éléments d'information sur ce qu'on peut désormais appeler la politique d'industrialisation de la rétention :

Dans son rapport à la commission des finances du Sénat, le sénateur Bernard-Reymond, s'appuyant notamment sur des travaux de la cour des comptes, a estimé la somme consacrée chaque année aux expulsions s'établit à 533 millions d'euros ! [certains coûts administratifs n'ont pas été pris en compte]

Citation :
"Ainsi c'est plus d'un demi-milliard d'euros qui est affecté à cette politique chaque année. En les comparant au nombre de reconduites forcées réalisées chaque année (20 000 en 2008), on constate que chaque expulsion coûte près de 27 000 euros.

Les sommes considérables engagées aujourd'hui par les pouvoirs publics sont un indice des moyens démesurés et disproportionnés employés pour atteindre les quotas d'expulsion fixés chaque année. Coûteuse et à bien des égards inefficace, l’application de la politique du chiffre entraîne nécessairement une réduction des droits des étrangers et des atteintes graves aux droits fondamentaux de la personne humaine.

L’allongement de la durée de rétention, l’augmentation du nombre comme de la taille des centres de rétention, la systématisation de l’enfermement, l’importance des moyens consacrés à la politique du chiffre, révèlent la construction d’une machine administrative à expulser.

En France comme ailleurs en Europe, c’est une logique de mise à l’écart qui est à l’œuvre, une logique qui fait de l’enfermement un mode de gestion des populations migrantes.Très loin des valeurs fondatrices de l’Union européenne, à l’heure de la mondialisation, nous assistons au retour de l’internement administratif de ceux que l’on appelait, à une autre époque, les indésirables." source



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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 19 Déc - 8:52



Le Danemark veut confisquer les bijoux et l'argent des réfugiés Clémentine Maligorne AFP 18/12/2015


Septembre 2015, à la frontière entre l'Allemagne et le Danemark

Le projet de loi fait polémique. Ses opposants dénoncent une dérive «autoritaire» rappelant la spoliation des juifs

Citation :
Depuis plusieurs mois, le Danemark tente de décourager les réfugiés. Après avoir durci ses contrôles aux frontières, le royaume scandinave entend maintenant confisquer bijoux et autres effets de valeur aux migrants pour financer leur accueil. Un projet de loi en ce sens doit être débattu en janvier au Parlement.

Il prévoit d'autoriser la fouille des bagages des migrants et de confisquer tout objet de valeur ou argent liquide au-delà de 3.000 couronnes danoises, soit environ 400 euros. Les montres, les bijoux auxquels leurs propriétaires manifestent un attachement particulier comme les alliances, mais aussi les téléphones portables, ne sont toutefois pas concernés.

«Connotation douloureuse»


La mesure fait polémique. Ce projet du gouvernement danois «ressemble à ce qui se passait pendant la persécution des minorités par les nazis» a dénoncé l'ancien grand rabbin du Danemark, Bent Melchio, cité par l'agence Ritzau. Une pétition en ligne «Non à la confiscation des biens des migrants» a été lancée. Vendredi, elle avait déjà recueilli plus de 6.000 signatures. «Fuir des régimes brutaux et totalitaires témoigne de l'aspiration des hommes à vivre dans une société plus accueillante. Refusons que les demandeurs d'asile soient accueillis dans ce même esprit totalitaire», s'indignent ses auteurs.

La presse étrangère aussi s'est indignée de cette mesure. Ce projet de loi a une «connotation particulièrement douloureuse en Europe» où les nazis ont spolié les juifs pendant la Seconde Guerre mondiale, a dénoncé The Washington Post dans un long article publié jeudi.

«Il normal que les gens qui viennent ici payent»

Mais pour le gouvernement danois, qui prône une immigration a minima, «ces critiques ne sont pas justifiées». C'est ainsi qu'a réagi, sur son compte Facebook, la ministre de l'Intégration, Inger Stojberg. A en croire le responsable des questions d'intégration pour le parti Konservative, Naser Khader, ce sont les mieux lotis qui prennent le chemin de l'exil, les plus pauvres n'ayant, eux, guère les moyens de payer les passeurs. «Il est inacceptable que les contribuables danois payent pour des demandeurs d'asile dotés d'un patrimoine», plaide-t-il. Le président du Parti populaire danois, la formation populiste qui assure une majorité parlementaire à la droite, juge, lui aussi, «normal que les gens qui viennent ici payent eux-mêmes leurs dépenses s'ils en ont les moyens».

Le Danemark, qui a une politique d'immigration ultrarestrictive, a vu arriver plus de 13.000 demandeurs d'asile entre le 1er janvier et le 30 octobre, dont plus du quart au cours du seul mois d'octobre. Mais c'est très peu comparé à la Suède voisine qui en attend plus de dix fois plus cette année: jusqu'à 190.000 réfugiés. En 2014, ce pays scandinave avait accueilli plus de 80.000 réfugiés, un record en Europe avec l'Allemagne, contre 15.000 au Danemark.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Dim 20 Déc - 18:12


ceux-ci ne votent pas



Espagne : des migrants réduits à l'état d'esclaves dans des serres agricoles

Les immigrés clandestins étaient employés "dans des conditions proches de l'esclavage" dans des serres agricoles de la région de Murcie (sud-est). Neuf personnes ont été arrêtées



Citation :
La police espagnole a annoncé l'interpellation de neuf personnes accusées d'avoir employé des immigrés clandestins "dans des conditions proches de l'esclavage" dans des serres agricoles de la région de Murcie (sud-est).

"Absence de scrupules" des responsable interpellés

La direction générale de la police nationale a souligné, dans un communiqué, "l'absence de scrupules" des responsables interpellés, en évoquant notamment "des traitements insecticides pratiqués en pleine journée de travail". "Les produits phytosanitaires retombaient sur les travailleurs, dont plusieurs femmes enceintes".


Cinq responsables d'une société d'intérim et quatre dirigeants d'une société agricole, âgés de 24 à 50 ans, ont été arrêtés sur le territoire des municipalités de Lorca (90.000 habitants) et Mazarrón (35.000 habitants), selon la police. Ces zones sont réputées notamment pour la production d'artichauts, de brocolis, de poivrons de de laitues.


Ces employeurs sont soupçonnés d'avoir soumis des travailleurs étrangers clandestins à "des conditions de travail abusives et proches de l'esclavage", a souligné la police, sans préciser la nationalité des ouvriers.

Une unité de la police de la région de Murcie, spécialisée dans la lutte contre les réseaux d'immigration clandestine, avait eu connaissance dès le mois de mai d'irrégularités commises par une société d'intérim, qui employait des clandestins en usurpant les identités d'autres étrangers disposant d'un permis de travail.

A peine 15 minutes de repos

L'enquête a permis de découvrir l'ampleur de leur exploitation: dépourvus de contrat de travail, les travailleurs agricoles étaient payés en dessous du salaire minimum (à 756 euros en Espagne), a rapporté la police.

"Leur temps de repos arrivait à peine à 15 minutes qu'ils devaient récupérer en prolongeant leur journée de travail, "leurs frais de déplacement étaient décomptés" de leur rétribution et "tout type de communication leur était interdit", a ajouté la police nationale.


Les personnes interpellées seront poursuivies pour atteinte aux droits des travailleurs, incitation à l'immigration illégale, atteinte à la santé publique et appartenance à un groupe criminel, selon la même source.

L'exploitation criminelle de main d'oeuvre étrangère - notamment dans l'agriculture - est "endémique" dans l'Union européenne, avait dénoncé en juin l'Agence des droits fondamentaux de l'UE.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Dim 20 Déc - 18:47


Cuba : la longue route vers le Nord

Depuis le rétablissement des relations entre Washington et La Havane, une nouvelle vague de migrants cubains essaye de rejoindre les Etats-Unis par le continent, un voyage long et difficile


Une vague de migrants cubains provoque une crise en Amérique centrale Frédéric Saliba LE MONDE | 24.11.2015


Citation :
L’attente semble interminable pour deux mille migrants cubains bloqués à la frontière entre le Costa Rica et le Nicaragua. Leur sort est au cœur des discussions du Système d’intégration centraméricain (SICA) qui se réunit, mardi 24 novembre, au Salvador. Le dégel entre Cuba et les Etats-Unis provoque une vague migratoire de Cubains qui craignent de perdre leur droit d’asile sur le sol américain.


Des migrants cubains hébergés dans un gymnase à La Cruz au Costa Rica

Depuis le 15 novembre, l’armée nicaraguayenne bloque le passage de ces migrants à la hauteur de la ville frontalière de Peñas Blancas, au nord-ouest du Costa Rica. « C’est une violation de notre souveraineté », a justifié le président nicaraguayen, Daniel Ortega, qui accuse son voisin d’envoyer massivement des clandestins sur son territoire. Le flux de Cubains, qui traversent le Costa Rica pour se rendre aux Etats-Unis, ne cesse de croître : 12 166 entre janvier et septembre, contre 5 114 en 2014 et 2 549 en 2013.

Selon Celia Gonzalez, spécialiste des migrations à l’Institut technologique de Monterrey (Mexique), « l’ouverture cet été de l’ambassade de Cuba à Washington et celle des Etats-Unis à La Havane a accentué les craintes des Cubains d’une prochaine abrogation du Cuban Adjustment Act ». Baptisée « pieds secs, pieds mouillés », cette loi américaine offre l’asile politique aux Cubains qui foulent le sol des Etats-Unis. En revanche, ceux interceptés en mer sont renvoyés à Cuba. De quoi créer une route migratoire terrestre de 8 000 km, soit 25 fois plus longue que la traversée maritime de Cuba à la Floride.



L'Amérique centrale ne sait pas quoi faire de ses migrants cubains Patrick John Buffe RFI 20-12-2015


Cuban children draw at a shelter in La Cruz. Photo: Reuters

Citation :
Le Costa Rica a décidé de fermer ses frontières face à l’afflux incessants de migrants cubains qui tentent de se rendre aux Etats-Unis. Plusieurs milliers d’entre eux sont bloqués à la frontière avec le Nicaragua qui refuse de les laisser passer, provoquant ainsi une crise migratoire régionale que les autres pays d'Amérique centrale ne veulent pas assumer.

La crise migratoire qui touche l'Amérique centrale est loin d’être résolue : le Nicaragua campe sur ses positions. Quant au Belize et au Guatemala, ils ne veulent rien savoir de la proposition du Costa Rica, qui demande l’établissement d’un couloir humanitaire pour permette aux migrants cubains de continuer leur route vers les Etats-Unis.

Face au manque de volonté politique de ces trois pays, 7 000 Cubains sont toujours bloqués au Costa Rica. Devant cette impasse, le gouvernement de San José vient de décider la fermeture de ses frontières, car il estime que sa capacité d’accueil est saturée. Il ne délivrera donc plus de sauf-conduit aux nouveaux arrivants. Et ceux qui entreront illégalement sur son territoire seront renvoyés dans leur pays d’origine.

Cette fermeture des frontières costariciennes aura en plus des conséquences directes sur son voisin, le Panama, où chaque jour arrivent de nouveaux migrants cubains. Devant l’impossibilité de passer au Costa Rica, ils resteront bloqués dans ce pays. C'est pourquoi le gouvernement panaméen veut lui aussi trouver une solution rapide à cette crise et freiner ce flux migratoire incessant.


Costa Rica, Guatemala and Mexico Discuss Cuban Migrants

The delegates will discuss how to help Cubans reach the U.S. safely, and get around the 1966 law that drives “illegal, risky and chaotic migration.”


A group of Cuban immigrants resting in a makeshift shelter in La Cruz, Guanacaste, Costa Rica,
near the border with Nicaragua on Nov. 26, 2015. | Photo: AFP

Citation :
Ministers from Costa Rica, Guatemala and Mexico meet in Mexico City Tuesday to discuss possible solutions for the over 4,000 Cuban migrants who are currently stranded in Costa Rica.

Deputy Foreign Minister of Costa Rica, Alejandro Solano, the Secretary of Foreign Affairs of Mexico, Socorro Flores, and Deputy Foreign Minister of Guatemala, Carlos Ramiro Martinez will meet at the presidential palace after previous meetings with regional leaders failed to find a diplomatic solution.  

“We will continue the coordination of what would be the transfer of Cubans to the United States following the route to be agreed upon between countries that are interested in securing human dignity,” said Solano.

The majority of the Cubans have been stranded at the Costa Rica-Nicaraguan border since Nov. 15 when Nicaraguan officials closed the border to stem the migration after a recent surge of Cubans arrived looking to enter the United States.

Cubans have long been traveling through Central America in order to reach the United States, and often beginning their journey in Ecuador, which allows them to enter without a visa. Once in the South American nation, they make the journey north by land, usually with the help of human traffickers, in order to reach the U.S.  

Central American officials and their counterparts from Ecuador, Colombia and Cuba met last week to try to find a solution to the problem of the influx of Cuban migrants, however an agreement was not reach.  

Officials have called on the United States to be more involved in finding a solution, saying U.S. migration policy towards Cubans are to blame for the current impasse. This includes what's known as the “wet-foot, dry-foot” policy of 1966, which grants Cubans residency when they touch down on U.S. soil, encouraging migration, yet does not provide Cubans with legal or safe channels to reach the country.  

Cuban and U.S. delegations met for bilateral talks Monday in Washington D.C. to discuss the Cold War era law, which Cubans say drives “illegal, risky and chaotic migration.” The meetings were expected to continue Tuesday.  



la route du Nord...



Thousands of Cuban migrants stuck at Nicaraguan border in limbo amid political impasse Jim Wyss  - Miami Herald staff

Some 2,000 Cuban migrants on their way to the United States are stranded in Central America after Nicaragua barred them from entering from Costa Rica. The crisis is shining a light on the growing number of Cubans heading overland to try to reach the United States.  

LA CRUZ, Costa Rica  —

Citation :
The slow-moving river of Cuban migrants heading to the United States had already braved corrupt cops, thieving coyotes, a perilous boat trip and a trek through Central American jungles.

But the obstacle that ended their journey in this small agricultural town, just a few miles from the border with Nicaragua, is more vexing: politics.

For nearly a week, almost 2,000 Cubans have been stranded along the Costa Rica-Nicaragua frontier after the government in Managua balked at their sheer numbers and denied them passage. On Sunday, as an estimated 1,600 frustrated Cubans broke through the border gate on their way north, they were repelled by riot police, tear gas and the national army.

That has left entire families stranded in this rural swath of Costa Rica, wondering how and when they’ll be able to continue their journey.

Roberto Carlos Pizarro, a 24-year-old computer scientist on his way to Houston, was among the group that tried to push its way into Nicaragua over the weekend. As he and his cousin prepared to spend another night sleeping on a concrete slab outside Costa Rica’s immigration checkpoint, he feared the crowds might have gone too far.

“We invaded Nicaragua by force, yes, but we were desperate,” he explained. “If Nicaragua is like Cuba, I don’t think they will forgive us for that. I don’t think they will ever let us across.”

THE LONG WAY NORTH

The overland journey from Cuba to the United States is seen as safer than braving the Florida Straits in a raft. But it’s still long and perilous, covering eight nations and 4,800 miles. Most people said they had sold homes or gone deep into debt to scrounge up the $3,000-$7,000 dollars for the trip.


For many, it begins with a flight from Havana to Ecuador, one of the few countries that doesn’t require Cubans to have visas. From there, they travel overland through Colombia to the Atlantic port of Turbo, where they’re whisked across the Gulf of Urabá to Panama to continue the long slog up through Central America.

In the year ending Sept. 20, more than 45,000 Cubans arrived at U.S. checkpoints along the Mexican border.

Almost all the migrants complained about being shaken down and menaced by the police in Colombia or being robbed by their guides, or coyotes, in Panama. But Nicaragua had the reputation for being the easy leg of the journey. Until recently, Cubans said they could present themselves to Nicaraguan immigration officials, pay a fine of about $80, and be bussed by authorities to the northern border with Honduras.

Like a glitch in a factory line, however, migrants and officials said the route began breaking down days earlier at the Panama-Costa Rica border. In Paso Canoas, in southern Costa Rica, Cuban migrants would usually spend two or three days as they were processed by immigration. But this month there were delays, and as days turned into weeks for some, Cubans continued streaming into the town.

“There were more and more of us coming in and we decided to go on strike,”
recalls Darien Pavía, a 32-year-old bartender from Havana. When they were finally let go, on Saturday, they arrived en masse at Nicaragua’s southern border.

“Everybody was so anxious that we just pushed through and that’s where we had the clash with tear gas and all the violence,” he said.

Nicaragua has accused Costa Rica of provoking a humanitarian crisis by “launching” the Cubans at them without warning and said it was only trying to safeguard its frontier.

Part of the crowd’s desperation comes from growing rumors that the Cuban Adjustment Act, which grants legal status and other benefits to Cuban political asylum seekers in the United States, might be ending.

The rumor mill in Cuba is in high gear with reports that the pact will be suspended in December amid the Washington-Havana rapprochement and growing anti-immigrant sentiment in the United States, said Jorge Luis Vento, who had tried to escape the island as a rafter in the 1990s. U.S. officials have said they have no plans to change U.S. policy for Cuban migrants.

While some in the U.S. have questioned the preferential treatment for Cubans, Vento denied suggestions that many islanders are escaping for economic, rather than political, reasons.

“Somebody who sells their entire life to go country by country by country to get to the United States — the only reason you would do that is because you can’t take it any more,” he said.

Cuba’s Foreign Ministry has blamed the U.S. policy for fueling the crisis, saying it “stimulates irregular emigration from Cuba to the United States.”

Carlos Matías Gonzaga is the mayor of La Cruz, a usually sleepy agricultural town of about 20,000. With some 160-200 Cubans arriving each day, Gonzaga jokes about the changing demographics.

“I like to tell people that we already have a Little Havana and that pretty soon we’ll also have a Little Camaguey,”
he said.

The national government and aid organizations have helped keep the migratory wave from becoming a burden, he said. And at least eight shelters have been established and a local church has been coordinating efforts to feed the Cubans three times a day.

But Gonzaga said it’s far from a local problem.

“I am asking the international community — not to help Costa Rica, but to help our Cuban brothers whose aspirations are liberty and a better life,”
he said. “Everybody needs to look into their heart and do what they can to help them reach their destination — whether they make it there or not.”

For many, the current crisis is rich in historical ironies. Some of those stranded pointed out that after Nicaragua’s Cuba-inspired 1979 revolution, Havana sent thousands of health workers and teachers to the Central American nation.

“We taught them how to read and write,” groused one migrant, “and now this is how they’re repaying us?”

Carlos Herrera, the national chief of disaster planning for Costa Rica’s Red Cross, said the only similar humanitarian crisis in the region was in the 1970s, when Nicaraguans flowed into Costa Rica during the civil war.

“But this time there is no conflict,” he said. “They’re creating the problem by not letting them pass.”

Cuba and Nicaragua remain staunch allies and some wondered if President Daniel Ortega was doing Raúl Castro a backhanded favor.

“For Cuba, [migrants] are against the system — we’re traitors to the country,” said Luís Aldama, a 60-year-old hospital administrator trying to make it to Tucson, Arizona.

Ortega “closed the border to not look bad for the Castros,” he speculated. “This is pure politics.”

POLITICAL SOLUTION?

It’s far from clear how the crisis will end. Foreign ministers from Ecuador to Mexico are expected to meet in El Salvador on Tuesday to try to resolve the humanitarian issue.

Neighboring countries have reacted in a “positive and supportive way” and understand that it’s an issue “that needs to be dealt with by the entire region,” Costa Rica Foreign Minister Manuel González said in a statement Thursday.

Also Thursday, U.S. Rep. Carlos Curbelo, R-Miami, wrote to President Barack Obama asking about White House plans — if any — to manage the Cuban influx and coordinate with Mexican and Central American authorities.

“It is now clear that many Cubans are responding to the idea of a normal relationship between their oppressors and the United States with fear and desperation, leading many of them to risk their safety and their lives to escape the prison that is Castro’s Cuba,”
he wrote. “ I am concerned about what that means for my community in South Florida.”

Even so, some worry that there are now so many Cubans congregated at the border that it will cause a domino effect: If they get through Nicaragua, will Honduras, Guatemala or Mexico be prepared to take on thousands of them arriving in unison?

Yolanda Romero Marquez, a 65-year-old with diabetes and high blood pressure, was on her way to Indiana to join her sons and grandchildren and had spent four days camped out at the border crossing — refusing to go a few miles back to the relative comfort of the shelters.

As she sprawled amid cardboard and foam mattresses, she said her presence here — at the border — was important.

“If we leave here and this becomes calm, they’ll forget about us,”
she said. “People have to know that we’re here and that we have to get through.”


Miami Herald Political Correspondent Patricia Mazzei contributed to this report.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Ven 25 Déc - 12:17

The New York Times

Bulgarian Border Police Accused of Abusing Refugees


Workers expanding a border fence on the outskirts of the small Bulgarian village of Lesovo this month. Refugees have reported being beaten and robbed by Bulgarian border guards while crossing from Turkey. Credit Mauricio Lima for The New York Times

Citation :

SUKRUPASA, Turkey — The small squat structure, a cross between a kiosk and a duck blind, was starkly pale against the brown, soggy hillside a few hundred yards away.

“Bulgarian border police,” said Hasan Bulgur, 73, pointing as he leaned on a crooked walking stick at the edge of this village in northern Turkey. “They are watching us now. When the refugees try to cross, they are stopping them and pushing them back, sometimes beating them, robbing them, even unleashing dogs on them.”

Groups of migrants, having failed to make it past the Bulgarians, frequently straggle out of the fields here, sopping wet after fording a nearby river. They arrive sometimes in groups of as many as 50, some of them with bruised skulls and bashed noses, Mr. Bulgur and other residents said.

“They hit me and took my money,” said Alan Murad, a 17-year-old Iraqi asylum-seeker living at a refugee center in Sofia, Bulgaria’s capital, recounting his treatment by the Bulgarian border authorities. “I ran away from hell at home, trying to find paradise in Europe. Instead, I found another hell.”

One of the puzzles of Europe’s stubborn migrant crisis is why refugees choose to make the perilous and sometimes fatal sea crossing from Turkey to Greece rather than walking across a seemingly accessible land border from Turkey into southern Bulgaria.

Officials and the migrants themselves point to several reasons. The sea route is cheaper and more favored by human smugglers. The border, so inviting on the map, is a tougher obstacle than it may appear, especially in winter, made up of fast rivers, thick woods and jagged hills. And new razor fences and high-tech monitoring gear have made it significantly more difficult to sneak across.

But the leading reason, many refugees interviewed in Turkey and across the Balkans said, is the ruthlessness of the Bulgarian border agencies.

Interviews with aid workers and dozens of refugees making their way across a half-dozen countries revealed a widespread fear of the Bulgarian authorities. They talked of rough or violent behavior by border guards, who will REGISTER and fingerprint the migrants — meaning they have to stay in Bulgaria while their cases are adjudicated — or push them back into Turkey.

The Bulgarian government, which like its counterparts in many other Central and Eastern European capitals has been far less welcoming of refugees than those in most of Western Europe, dismissed suggestions of systemic efforts to intimidate refugees.

“I think these charges are widely exaggerated,” said Philip Gounev, a deputy interior minister in Bulgaria. “Our policy has always been to investigate such cases, if there is a complaint. Yet out of 30,000 people who have passed through the border, we’ve had only two complaints that resulted in prosecutions. We can’t do an investigation if they don’t give us a signal.”

But to the 80 residents of Sukrupasa, one of a string of Turkish villages overlooking the Bulgarian border, the sight of returning migrants has become a common one, especially here where there is not yet a razor-wire border fence being built by Bulgaria.

“The migrants usually cross over at night, directed by the smugglers,” said Osman Aran, 81, who has lived in Sukrupasa his entire life. “And then we see them straggling back in the morning.”

Based on the stories he has heard from migrants and villagers, Krassimir Kanev, chairman of the Bulgarian Helsinki Committee, said he believed the abuse of migrants was quite widespread, but it is impossible to tell for certain.

A report released last month by Oxfam and the Belgrade Center for Human Rights drew on interviews with 110 refugees who had passed through Bulgaria and into Serbia. Each one who had contact with the Bulgarian police reported some form of abuse, the report said, an outcome so unanimous that even other aid groups found it a little suspect.

Complicating matters, Mr. Kanev said, is that some of the smugglers tell the migrants to complain about such abuse, whether real or not.

Under European immigration rules, asylum seekers who are registered and fingerprinted in one country are expected to remain in that country until their case is decided. If they continue to another country, they could be arrested and returned.
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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 2 Jan - 16:14



Migrants : Frontex monte en puissance en Grèce Les Echos 29/12


Contrôle des migrants aux frontières de l'Union européenne :
Frontex a lancé, lundi, l'opération « Poseidon Rapid ». - Santi Palacios/AP/SIPA

L’agence européenne de surveillance des frontières de l’Union européenne a annoncé, mardi, le déploiement de gardes-frontières dans les îles grecques

Citation :
La Grèce a senti le vent du boulet européen sur l’ultra-sensible question du contrôle déficient de ses frontières. Et finalement accepté l’aide de l’Union européenne afin de mieux encadrer le transit des migrants par son territoire.

Frontex, l’agence européenne de surveillance des frontières de l’UE, a ainsi annoncé, mardi, le déploiement de 293 garde-frontières et de 15 bateaux dans les îles grecques. Sur la demande d’Athènes et à l’issue d’un mois de décembre riche en réunions des ministres de l’Intérieur et en conseils européens consacrés à l’afflux des réfugiés et à la sécurité des frontières de l’Europe à la suite des attentats de Daech à Paris . Signe d’une pression maximale , on avait alors évoqué très ouvertement à Bruxelles la menace d’une procédure d’exclusion de la zone Schengen visant la Grèce, pour cause de mauvaise gestion des frontières extérieures de l’Union européenne ...

Forces techniques supplémentaires

Frontex a donc lancé, lundi, une nouvelle opération, Poseidon Rapid -qui remplace Poseidon lancée en mer Egée en 2014 et essentiellement chargée de secourir les migrants en mer-, avec des forces techniques supplémentaires chargées d’aider la Grèce à identifier les migrants arrivant sur son territoire et à relever leurs empreintes digitales, assistés d’interprètes et de spécialistes en expertise de documents. L’objectif est d’augmenter le nombre de patrouilles aussi bien en mer que sur terre. Cette opération est en ligne avec le souhait de la Commission européenne de renforcer les prérogatives de Frontex en matière de gestion des migrants, en augmentant notamment ses budgets (qui pourraient être triplés d’ici 2020, à 322 millions d’euros) et en créant un corps de gardes-frontières européens capable d’intervenir dans n’importe quel pays de l’Union en cas de crise aigüe, même lorsqu’il n’est pas consentant.

« Le nombre de garde-frontières déployés sera progressivement augmenté à plus de 400, ainsi que le nombre de bateaux, de véhicules et d’autres équipement techniques, pour aider les autorités nationales à gérer la pression migratoire sans précédent aux frontière extérieures de la Grèce »,
a indiqué l’agence européenne, qui a son siège à Varsovie.

La Grèce en première ligne

La Grèce est en première ligne sur la la frontière sud-est de l’espace Schengen, où elle peine à gérer les arrivées massives de migrants et de réfugiés vers l’Europe : la très grande majorité d’entre eux en 2015 est passée par son territoire en 2015 -plus de 821.000 sur un million d’entrées-, dont 816.000 arrivés par la mer.

Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), près de 3.700 migrants, pour la plupart fuyant les conflits en Syrie et ailleurs, sont morts ou portés disparus cette année en mer : environ 700 en tentant de traverser la mer Egée pour rejoindre la Grèce, et près de 3.000 en Méditerranée en direction de l’Italie.

D. B.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Lun 4 Jan - 20:58


Migrants : la Suède et le Danemark introduisent des contrôles d’identité aux frontières Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 04.01.2016


La Suède avait déjà rétabli le 12 novembre les contrôles à ses frontières, concentrés s
ur le pont de l’Öresund et les ferrys en provenance des ports danois et allemands de la mer Baltique



Citation :
Le Danemark a instauré des contrôles à ses frontières avec l’Allemagne pour empêcher l’entrée de réfugiés sans papiers, a annoncé, lundi 4 janvier, le premier ministre, Lars Lokke Rasmussen, quelques heures après que la Suède a annoncé l’instauration de contrôles systématiques à la frontière danoise. « Les contrôles d’identité suédois peuvent accroître le risque qu’un grand nombre d’immigrants clandestins se rassemblent à Copenhague et dans sa région », a justifié le chef du gouvernement danois. Ces contrôles aléatoires sont instaurés pour une période de dix jours, qui pourra être prolongée.

Dépassée par l’afflux de migrants, la Suède exige, à partir de ce lundi 4 janvier, une pièce d’identité pour franchir en train ou en autocar le pont de l’Oresund, principale porte d’entrée du royaume pour les réfugiés depuis le Danemark.

Schengen « est en danger »

Face à la mise en place de ces nouveaux obstacles sur la route des migrants, l’Allemagne, qui a accueilli plus d’un million de migrants en 2015, a rappelé par la voix du ministère des affaires étrangères que « la libre circulation est un bien précieux » au sein de l’Union européenne. L’accord de « Schengen est très important mais est en danger », selon le porte-parole du ministre Frank-Walter Steinmeier, alors qu’une dizaine d’Etats membres ont rétabli à divers degrés les contrôles à leurs frontières, érigeant même pour certains – dont la Hongrie et la Slovénie – des clôtures antimigrants.

La décision du Danemark, tout comme les nouvelles dispositions suédoises, est néanmoins conforme aux accords de Schengen, qui permettent de rétablir des contrôles aux frontières en cas exceptionnel. L’Allemagne elle-même a rétabli des contrôles à sa frontière avec l’Autriche en septembre face aux flux de réfugiés transitant vers le nord de l’Europe.

Les contrôles imposés par la Suède s’effectuent en gare de Kastrup, située à l’intérieur de l’aéroport de Copenhague, d’où partent la grande majorité des réfugiés désireux de se rendre en Suède. Une trentaine de points de passage y ont été installés et des contrôles systématiques sont en vigueur depuis minuit. Une clôture de 2 mètres de haut et plusieurs centaines de mètres de long a par ailleurs été érigée en gare de Kastrup pour empêcher les migrants refoulés de se précipiter vers les trains en partance pour la Suède. Ces contrôles, annoncés le 17 décembre par le gouvernement, concernent également les ferrys empruntant le détroit de l’Oresund.


160 000 migrants en 2015

Stockholm avait déjà rétabli le 12 novembre les contrôles à ses frontières, concentrés sur le pont-tunnel de l’Oresund, reliant le Danemark à la Suède, et les ferrys en provenance des ports danois et allemands de la mer Baltique.

Ces dispositions, conjuguées à un prochain durcissement des conditions de séjour, avaient eu un effet dès leur annonce : le nombre de nouvelles arrivées a depuis fortement diminué. Ces opérations de contrôle n’étaient jusqu’à présent réalisées qu’en certains points du trajet et de façon aléatoire ; ils sont désormais systématiques.

Les migrants tentant d’embarquer sans papiers d’identité sont désormais automatiquement refoulés, de même que ceux en transit vers la Norvège ou la Finlande et qui refusent de déposer une demande d’asile sur place.

La Suède, dont la population comprend plus de 20 % de résidents d’origine étrangère, avait jusqu’ici ouvert grand sa porte aux réfugiés. Le royaume scandinave, qui compte 9,8 millions d’habitants, en a reçu près de 163 000 cette année et en attend 170 000 l’an prochain. Rapporté à la population, c’est le nombre le plus élevé de l’Union européenne. Mais l’Office des migrations, qui loge désormais un habitant sur 100 dans le pays, s’est retrouvé dépassé et a demandé au gouvernement d’intervenir. Le Danemark, qui n’a reçu en 2015 que 18 000 demandes d’asile, craint que les migrants refoulés par la Suède ne restent sur son sol.

Les contrôles d’identité systématiques devraient avoir une forte incidence sur les communications entre la Suède et le Danemark, en particulier sur les 8 600 personnes qui font la navette quotidiennement entre Copenhague et la troisième ville suédoise, Malmö. Les trains seront moins nombreux et des retards de dix à cinquante minutes sont prévus.


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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Lun 1 Fév - 13:27



10 000 enfants réfugiés portés disparus en Europe 01/02/2016 à 11:50 |

Alerte ! Plus de 10 000 enfants réfugiés ont probablement disparu depuis leur arrivée en Europe. Un chiffre effrayant fourni par Europol qui pointe du doigt le fait qu'une partie d'entre eux seraient très vraisemblablement entre les mains des trafiquants et criminels d'enfants…



Désirée de Lamarzelle a écrit:
« Il n'est pas déraisonnable d'affirmer que nous recherchons plus de 10 000 enfants réfugiés. Même s'ils ne sont pas tous exploités à des fins criminelles, car certains peuvent être chez d'autres membres de leur famille, ils n'ont pas été encore retrouvés. »a déclaré Brian Donald le responsable d’Europol à l'hebdomadaire britannique The Observer.  

Un constat très alarmant de la part de la police criminelle intergouvernementale chargée de faciliter l'échange de renseignements entre polices nationales.

"Nous ne savons pas où ils sont, ce qu'ils font et avec qui ils sont" a ajouté Brian Donald.

Des disparitions comptabilisées à partir du recensement effectué par les pays européens sur les 18 à 24 derniers mois et disponibles publiquement sur le site Internet d'Europol. Avec une première répartition géographique des "volatilisations" de ces enfants puisque la moitié -soit 5000 enfants- auraient disparu en Italie et 1000 autres d’entre eux en Suède.

Exploités à des fins criminelles

Rappelons que sur le million de migrants arrivés en Europe en 2015, 27 % sont des enfants. La situation extrêmement précaire de ces migrants illégaux va de pair avec une recrudescence de l'exploitation par le travail mais aussi d'activités liées au commerce du sexe. Un montée de la criminalité pour exploitation des migrants a été en effet grandement observée ces 18 derniers mois en Europe.

Très récemment des organisations travaillant sur la "Route des Balkans" auraient indiqué à Europol une forte exploitation d'enfants migrants par des groupes criminels connus pour leurs activités de traite d’êtres humains…

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Sam 16 Avr - 17:48


sous les ponts de Paris, nuits couchés

Sous le pont de Stalingrad, des migrants déchantent 15 avril 2016 | Par Donatien Huet


Non loin de « Nuit Debout », les réfugiés sont à bout. Dans la nuit de jeudi à vendredi, des heurts ont éclaté entre Soudanais, Érythréens et Afghans dans le campement réinstallé sous la ligne de métro aérien près de la place Stalingrad. Les pouvoirs publics n’ont que trop laissé la situation s’envenimer.

Citation :
« Vous attendiez qu’après la guerre, il y aurait la misère ? », interroge la réalisatrice belge Yolande Moreau, en ouverture de son poignant documentaire 3 sur les jungles de Calais et Grande-Synthe, diffusé le 9 avril sur ARTE. Non, ils ne s’y attendaient sans doute pas. Jeudi, 23 heures, dans le XIXe arrondissement de Paris : alors que la manifestation sauvage 3 d'un groupe de trois cents militants issus de Nuit debout, partie deux heures plus tôt de la place de la République, est dispersée par les forces de l’ordre au niveau de l’avenue Secrétan, une autre bataille rangée éclate à 500 mètres de là, boulevard de La Villette.

Face à face, des réfugiés afghans d'un côté, soudanais et érythréens de l'autre, s’opposent à coups de palettes en bois, de mobilier urbain et de détritus. Le campement de fortune se retrouve sens dessus dessous. À l’origine de ces violences, une distribution de nourriture qui aurait mal tourné. « Plusieurs dizaines d’Afghans sont arrivés de Calais ces derniers jours, explique une habitante du quartier qui leur vient régulièrement en aide. Du coup, il n’y a pas assez de bouffe pour tout le monde. » Déployés rapidement sur place, une quarantaine de policiers ont séparé non sans difficultés les deux groupes. Quelques blessés légers, pris en charge par des secouristes bénévoles, étaient à déplorer. Deux hommes ont été conduits à l'hôpital.


Un Afghan prodigue les premiers soins à un compatriote blessé à l'arrière du crâne,
le 14 avril, à Stalingrad. © DH/Mediapart

Des gens qui en viennent aux mains pour manger. En France. En 2016. Cette pénible scène s’est déroulée jeudi soir en plein Paris. Et l’État français ne peut décliner sa part de responsabilité. D’une part, le démantèlement 3 de la partie sud de la jungle de Calais, début mars, a contraint au déplacement plusieurs milliers de migrants – et certains ont afflué vers la capitale. D'autre part, les évacuations successives, au cours des derniers mois, des campements de La Chapelle, du lycée Jean-Quarré ou de la gare d'Austerlitz, ont fait s’installer nombre de réfugiés sur ce carré de bitume situé sous une ligne de métro aérien 3. Aujourd’hui, ils sont environ 150, peut-être plus, à s’entasser au milieu des matelas, couvertures, sacs et cartons qui jonchent le sol. 150 à s'attendre à une évacuation prochaine.

Car depuis le 2 juin 2015 et la première évacuation sous la station La Chapelle, dix-huit opérations ont été menées à Paris. Le scénario est à chaque fois identique : les services de l'État, de la ville et de la préfecture de police, épaulés par des travailleurs sociaux, débarquent à l'aube pour inciter les réfugiés à monter dans des bus et rejoindre des centres d'hébergement. Selon la préfecture, qui parle plus volontiers de « mise à l'abri », 6 500 solutions d'hébergement ont été proposées et plus de 3 000 migrants sont à l'heure actuelle logés avec un « accompagnement individualisé », près de 700 ayant préféré quitter leur lieu d'accueil.

Les associations relativisent néanmoins ces chiffres. « Le bilan est complexe dans la mesure où les exilés ont été éparpillés dans des lieux différents, certains corrects et d'autres infâmes », affirme le comité de soutien « La Chapelle en lutte ». Par ailleurs, les hébergements sont parfois désertés à cause de leur position géographique. « Certains ont été mis à l'abri sur des sites qui leur semblent trop éloignés de Paris, et tentent une deuxième chance », explique à l'Agence France-Presse François Dagnaud 3, maire PS du XIXe arrondissement. D’autres disent avoir raté les bus et sont revenus dormir sur les lieux. Le campement de Stalingrad, déjà objet de deux évacuations les 7 et 30 mars, s'est ainsi reconstitué en à peine deux semaines.

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MessageSujet: Re: (IM)MIGRANT.E.S, RÉFUGIÉS, TRANSNATIONALISME, PRÉCARIAT GLOBALISÉ, "NÈGRES du MONDE"...   Jeu 21 Avr - 12:22

Des migrants racontent un naufrage qui aurait fait 500 morts en Méditerranée L'Obs 21 avril 2016



Des réfugiés arrivent à Lesbos, en Grèce, le 17 février 2016
(ARIS MESSINIS / AFP)

Jusqu'à 500 personnes seraient mortes dans un naufrage dans le sud de la Méditerranée de leur bateau parti de Libye.

Citation :
Ils disent être les seuls survivants d'un naufrage qui a fait plusieurs centaines de morts en fin de semaine dernière. 41 migrants arrivés dimanche à Kalamata, en Grèce, ont expliqué au Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et à plusieurs médias avoir assisté à un naufrage meurtrier en Méditerranée.

Le HCR craint que le drame ait fait jusqu'à 500 victimes : il s'agirait du naufrage le plus meurtrier depuis le début de l'année.

Les 41 survivants Kalamata, dont plus de la moitié sont Somaliens, ont pris la mer à une date encore indéterminée près de Tobrouk, dans l'est de la Libye, à bord d'un bateau de 30 mètres de long et qui transportait entre 100 et 200 personnes. Ils voyageait vers l'Italie.

Un enfant de trois ans rescapé

Après plusieurs heures en mer, les passeurs ont essayé de les transférer sur un bateau plus grand qui transportait déjà "des centaines de personnes dans des conditions terribles de surcharge", selon un communiqué du HCR :
 
"A un moment pendant le transfert, le plus grand bateau a chaviré et coulé."

Les 41 survivants, dont un petit garçon de trois ans qui voyageait avec sa famille, sont ceux qui n'étaient pas encore montés à bord du plus grand bateau, ou qui ont réussi à rejoindre le petit à la nage.

Ils ont alors dérivé en mer avant d'être secourus par un navire marchand au large de Pylos, dans le Péloponnèse, et d'être débarqués, dimanche à Kalamata. Selon une responsable de l'Organisation internationale pour les migrations à Athènes, ils ont reçu un permis de séjour de 1 à 6 mois en fonction de leur nationalité.

Beaucoup des survivants, interrogés notamment par la BBC, affirment avoir perdu des membres de leur famille. Muaz, éthiopien, est l'un d'eux. "Ma femme et mon bébé se sont noyés sous mes yeux", raconte-t-il au média britannique. Lui a été un des seuls à pouvoir rejoindre le petit bateau à la nage.

Une femme somalienne vivant en Egypte a expliqué à la BBC Somalie , n'avoir pas de nouvelles de trois membres de sa famille partis pour l'Europe jeudi dernier.

Des circonstances imprécises

Le service en arabe de la BBC avait publié dès lundi l'information sur le naufrage, et elle avait été reprise par plusieurs médias italiens. Le président Sergio Mattarella avait ainsi déclaré ce jour-là que "plusieurs centaines de personnes" avaient probablement perdu la vie dans le naufrage. Le gouvernement somalien avait aussi communiqué. Mardi, l'Organisation internationale pour les migrations évoquait auprès de "l'Obs" un "probable naufrage".

Le HCR avait d'abord émis des doutes sur cette information, la jugeant "imprécise" dans un tweet (désormais supprimé). "Les témoignages concordent", assure à l'AFP une porte-parole du HCR en Grèce. Les garde-côtes grecs et italiens n'ont cependant pas confirmé le naufrage, et l’agence de surveillance des frontières Frontex et la mission militaire de surveillance en mer Sophia ont aussi expliqué au "Monde" n'avoir "aucun élément" sur le drame.

D'après les correspondants sur place, le fait que le naufrage ait eu lieu en pleine mer et de nuit a pu contribuer au flou.

Ce nouveau drame vient s'ajouter à une liste déjà longue, au premier anniversaire du pire naufrage, qui avait fait jusqu'à 800 morts le 18 avril au large de la Libye. Plusieurs opérations avaient été lancées à la suite de ce naufrage : l'opération Triton de l'agence Frontex, l'opération anti-passeurs Sophia, l'opération Mare Sicuro de la marine italienne. Des navires d'ONG surveillent aussi la mer.

Cela ne permet pas d'éviter les drames. En août, un bateau de pêche surchargé a chaviré sous l'effet d'un mouvement de foule à l'arrivée de secouristes irlandais, qui avaient sauvé 360 personnes. 225 autres s'étaient noyées.

A.R. (avec AFP)


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