PATLOTCH / COMMUNISME / un ART de la RÉVOLUTION

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 à propos du NUCLÉAIRE...

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MessageSujet: à propos du NUCLÉAIRE...   Mar 25 Aoû - 6:34

un sujet dont je suis tout sauf expert...
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MessageSujet: Re: à propos du NUCLÉAIRE...   Mar 25 Aoû - 6:37



Chine et Russie trustent les chantiers Les Echos  11/08

67 réacteurs nucléaires sont actuellement en construction dans le monde, dont 24 en Chine, 9 en Russie et 6 en Inde.


Citation :
La carte du nucléaire civil mondial se redessine, avec un poids croissant des pays émergents, soucieux à la fois d'accroître leur production d'énergie et de « décarboner » leur énergie.

En construisant actuellement 24 réacteurs, selon l'Agence internationale de l'énergie atomique, la Chine, avec ses deux grands groupes nucléaires CGN et CNNC, veut s'affranchir de la volatilité du prix des combustibles fossiles comme des externalités négatives qu'ils provoquent.

La Russie, de son côté, construit 9 réacteurs sur son sol et truste une bonne partie des commandes internationales. L'agence fédérale Rosatom, qui revendique 100 milliards de dollars de contrats pour 23 projets de réacteurs à l'étranger (« Les Echos » du 23 décembre), semble mener la course en tête, en s'appuyant sur les nouveaux entrants du nucléaire civil : le Vietnam comme le Bangladesh n'ont aucune expérience dans le domaine et apprécient son offre « clefs en main », assortie de financements fournis par l'Etat russe.

Dans les pays occidentaux, à l'inverse, le Japon a progressivement mis à l'arrêt ses réacteurs, tandis que l'Allemagne s'est engagée dans un programme de sortie du nucléaire à l'horizon 2022. Ces mouvements constituent un changement notable car, depuis 1990 et la fin des grands programmes de construction de réacteurs dans les pays occidentaux, le nombre d'ouvertures et de fermetures de réacteurs s'équilibrait, que ce soit géographiquement, en termes de puissance électrique installée (environ 300 gigawatts [GW] en 1990, 379 GW en 2015) ou en nombre de réacteurs (434 en 1995, 438 aujourd'hui en comptant les réacteurs japonais).

Retards


Plus des trois quarts des chantiers des réacteurs nucléaires en construction sont en retard, d'après le rapport annuel sur l'énergie nucléaire de l'expert Mycle Schneider (« Les Echos » du 15 juillet). La complexité croissante des infrastructures, des systèmes de sécurité, des modèles de financement et les incertitudes politiques ont en effet souvent raison des calendriers initiaux. Parmi les projets de centrales nucléaires de troisième génération, à l'image des réacteurs EPR de Flamanville (Manche) et d'Olkiluoto, en Finlande, mais aussi des AP1000 de Westinghouse en Chine ou aux Etats-Unis, aucun n'est pour l'instant sorti de terre.

Ces dernières années, la santé des grands opérateurs occidentaux du nucléaire s'est largement fragilisée, comme l'illustrent les lourdes difficultés financières d'Areva. Celle de ses concurrents est souvent plus difficile à évaluer, les activités nucléaires n'étant souvent que des parties de conglomérats plus vastes.

A. M. C., Les Echos


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MessageSujet: Re: à propos du NUCLÉAIRE...   Mar 25 Aoû - 6:54



Cigéo, la poubelle nucléaire

Le projet d'enfouissement de déchets radioactifs à Bure Charlotte Anfray 23 août 2015



Charlotte Anfray a écrit:
Depuis 25 ans, le débat fait rage. Que faire des déchets nucléaires hautement nocifs? Le projet Cigéo (Centre industriel de stockage géologique) piloté par l’Andra (l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs) prévoit de les enfouir en dessous du petit village de Bure, entre la Meuse et la Haute-Marne. Cette « poubelle » pourrait contenir presque 100% de toute la radioactivité produite en France.


Les déchets nucléaires à vie longue seront stockés dans les galeries du site de Bure

90% des déchets nucléaires provenant de l’électrique, de la défense et de la recherche sont déjà stockés en surface. Mais leur dangerosité n’est que temporaire. En revanche, pour les déchets radioactifs durant des millions d’années, cette solution n’est pas possible. Il faut trouver un moyen de les conserver de façon pérenne étant donné qu’ils survivront à notre civilisation…

En 2006, le Parlement a autorisé le principe d’un enfouissement profond en attendant de trouver une meilleure alternative. Cigéo pourrait accueillir, par exemple, des combustibles usés utilisés pour la production d’électricité et dans la Défense nationale pouvant être actifs pendant 16 millions d’années !

3% des déchets nucléaires contiennent 99% de la radioactivité produite en France

Personne ne sait précisément combien couterait à la construction ce sarcophage enfouit à 500 mètres sous terre. D’après la Cour des comptes le cout global du projet serait de 13 à 35 milliards d’euros.

Mais pour le moment, le site d’enfouissement n’est pas encore validé. Les associations contre le nucléaire, se sont opposées au projet. D’après elles, les sols de Bure sont très riches et ne peuvent être détruits. Et dans le cadre de la loi Macron, le Conseil constitutionnel ne l’a pas retenu non plus. Pour relancer le débat, Jean-Yves Le Déaut, député PS de Meurthe et Moselle compte déposer une proposition de loi en septembre. Un décret d’autorisation pourrait alors être posé en 2018 et la construction des installations de stockage débuterait en 2020.






Citation :
Qu'est-ce que Bure ?

BURE est un village de quelques dizaines d'âmes situé à la limite de deux départements : la Meuse et la Haute-Marne ; mais aussi de deux régions : la Lorraine et la Champagne-Ardenne. Ce site a été choisi par le gouvernement et les pouvoirs publics comme lieu "expérimental" pour l'implantation d'un "laboratoire de recherche" sur l'enfouissement des déchets nucléaires en couche géologique profonde.


Pour les autorités, il s'agit d'un site de recherche pour vérifier les capacités de l'argile à confiner les déchets nucléaires pendant plusieurs milliers d'années. Pour nous, la seule expérimentation qui est faite à BURE est de savoir si une population et ses élus peuvent accepter une décharge nucléaire sur leur sol. Plus que la nature du sous-sol meusien c'est la capacité de résistance des populations locales qui est mesurée à BURE. Le choix du lieu par les pouvoirs publics a été essentiel. BURE, on ne sait pas si c'est la Meuse ou la Haute-Marne, la Lorraine ou la Champagne-Ardenne. Ce dont on est sur c'est qu'il s'agit d'un désert rural, habité par une population vieillissante et peu ou pas du tout habituée à la lutte sociale. Ce qui se joue à BURE c'est la capacité pour les pouvoirs publics à faire accepter localement à une population que son territoire devienne une solution a un problème national voire européen.


Pour arriver à leurs fins, les pouvoirs publics ont occulté volontairement les citoyens pour s'adresser à   leurs élus, en l'occurrence les conseillers généraux. Il faut rappeler que ce sont les conseils généraux de Meuse et de Haute-Marne qui ont porté la candidature de nos départements pour ce projet. Il faut dire que l'état leur a promis de l'argent et de la recherche uniquement. On leur a proposé une solution à court terme pour aider au développement de nos départements en prenant bien soin de leur mentir. Quid de la problématique de la gestion des déchets nucléaires, de l'impact économique et de l'image de nos départements ?


Suffira t-il que l'on mente aux Meusiens et aux Haut Marnais, que l'on achète le silence de leurs élus et qu'on leur promette de la recherche pour leur faire accepter l'inacceptable ? Combien de temps les populations de nos départements resteront-elles spectatrices au lieu d'être actrices des choix faits pour leur avenir ?




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MessageSujet: Re: à propos du NUCLÉAIRE...   Mar 25 Aoû - 7:09



Japon : un volcan menace un réacteur nucléaire tout juste redémarré 15 Août 2015


L'agence de météorologie nationale japonaise a relevé ce samedi le niveau d'alerte du volcan Sakurajima, quelques jours après le redémarrage d'un réacteur nucléaire tout proche et très discuté, quatre ans après le traumatisme Fukushima.

Citation :
L'activité sismique autour du volcan Sakurajima inquiète les autorités japonaises qui se préparent à des évacuations massives sur ce site qui avoisine d'une cinquantaine de kilomètres un réacteur nucléaire tout juste remis en marche.

Certains le prendront peut-être comme un avertissement divin, un signe du destin. Ce samedi, l'agence de météorologie nationale japonaise a relevé le niveau d'alerte du volcan Sakurajima, situé dans le sud de l'Archipel, quelques jours après le redémarrage controversé d'un réacteur nucléaire à 50 kilomètres de là.

Depuis deux ans en effet, toutes les centrales de l'île étaient fermées suite au durcissement des mesures de sureté consécutif à la catastrophe de Fukushima. Or mardi, plus de quatre ans après l'accident qui a traumatisé la population, un premier réacteur de la centrale Sendai - à ne pas confondre avec Sendai dans le nord-est du Japon - a été relancé. Une seconde unité, Sendai 2, devrait suivre assez rapidement.

Sur place, les habitants sont très perplexes et les organisations antinucléaires ont enchainé les manifestations contre une telle relance qui, selon elles, fait justement fi des risques sismiques et volcaniques.

Prêts à une éventuelle évacuation

A 50 kilomètres de cette centrale, le niveau d'alerte est désormais au niveau 4 - sur une échelle de 1 à 5 - autour du mont Sakurajima, littéralement «l'île aux cerisiers», populaire lieu d'excursion. L'agence a pris cette décision après avoir enregistré ces dernières heures une activité sismique croissante près du volcan, qui culmine à 1 117 mètres, au large de Kagoshima et à près d'un millier de kilomètres au sud-ouest de Tokyo.


Ce niveau d'alerte signifie que les habitants doivent se tenir prêts à une éventuelle évacuation. «La probabilité d'une éruption à grande échelle du mont Sakurajima est désormais très forte», a précisé l'agence, appelant les riverains à faire preuve de la «plus grande prudence».

Citation :
Activité sismique fréquente

Depuis 2009, la zone de Sakurajima connaît de 500 à 1 000 petites éruptions chaque année. En août 2013, une spectaculaire éruption avait dispersé des cendres dans toute la région. Le Japon est situé dans la «ceinture de feu du Pacifique», une zone de séismes et de volcans. En septembre dernier, un volcan du centre du pays, le mont Ontake, était entré violemment en éruption et avait pris par surprise des promeneurs, faisant 57 morts et 6 disparus. L'activité volcanique au Japon a augmenté ces derniers temps, une conséquence du très violent tremblement de terre qui a dévasté la région du Tohoku (nord) en mars 2011, selon des experts.






2013 March 11

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MessageSujet: Re: à propos du NUCLÉAIRE...   Ven 23 Oct - 1:58



L'Université de Bordeaux prend "la pleine mesure" de l'irradiation de plusieurs salariés 22/10/2015 à 21h43


Citation :
L'Université de Bordeaux a pris "la pleine mesure" de l'irradiation de plusieurs personnes employées dans l'un de ses laboratoires de recherche et a mis en place "un plan d'actions", a-t-elle indiqué, jeudi, dans un communiqué.

Les personnes ont été irradiées par au moins un produit radioactif, stocké depuis plusieurs dizaines d'années dans les locaux et redécouvert fortuitement lors d'une "opération de rangement", avait indiqué mercredi l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN), en rapportant cet "événement" de "niveau 2" sur l'échelle INES (International Nuclear Event Scale) qui en comporte huit.

L'Université de Bordeaux souligne qu'elle entend "poursuivre son programme d'actions de mise en conformité et sécurité dans l'utilisation de sources radioactives".

Selon l'ASN, "deux sources radioactives" ont été découvertes, en juin, dans le laboratoire contaminé qui "ne disposait plus d'autorisation de détention de sources radioactives depuis de nombreuses années du fait de l'arrêt de ses activités impliquant des sources radioactives".


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MessageSujet: Re: à propos du NUCLÉAIRE...   Mar 1 Déc - 11:25



Areva emporte un contrat de démantèlement sur le réacteur Superphénix AFP Le Point.fr 01/12/2015

Le contrat, prévu pour durer jusqu'en 2024, porte entre autres sur les études préalables et les travaux de démantèlement des équipements


Areva se chargera du démantèlement sur le réacteur Superphénix
Image d'illustration. © AFP/ JEAN-PIERRE CLATOT
Citation :
Le groupe français Areva vient de décrocher auprès d'EDF un contrat de « plusieurs dizaines de millions d'euros » portant sur le démantèlement des équipements internes de la cuve de l'ancien réacteur nucléaire Superphénix, à Creys-Malville (Isère).

Le contrat, prévu pour durer jusqu'en 2024, « porte sur les études préalables, la qualification des procédés, la fabrication des outils et les travaux de démantèlement des équipements » ainsi que sur « le conditionnement des déchets, notamment ceux fortement radioactifs », précise un communiqué.

Une centrale à l'arrêt depuis 1998

Le chantier représente le « premier démantèlement de tels équipements sur un réacteur de plus de 1 000 mégawatts en France » et fera à ce titre « appel à des technologies de premier plan développées sur mesure », selon Areva. « L'ambiance radiologique » au sein de l'installation impose par exemple l'« utilisation exclusive d'outils téléopérés, tels que des robots d'intervention ou des bras de manipulation ». Les équipes d'Areva ont aussi mis au point des instruments « épousant les formes de la structure et facilitant le travail des téléopérateurs » afin d'opérer une découpe précise des différents éléments.

Implantée en bordure du Rhône, sur la commune de Creys-Mépieu (Isère), la centrale de Creys-Malville est définitivement à l'arrêt depuis février 1998. Elle abritait Superphénix, un réacteur à neutrons rapides (RNR) refroidi au sodium.


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MessageSujet: Re: à propos du NUCLÉAIRE...   Lun 2 Mai - 17:18


signalé par Ségesta, merci  Wink


Tchernobyl : un étrange documentaire diffusé par Arte

1 mai 2016 Yves Lenoir blog Médiapart

Le 26 avril 2016, trente ans après l'accident de Tchernobyl, Arte a diffusé Tchernobyl, Fukushima : vivre avec. Avec l’apparence d’un travail d’investigation rigoureux, le message est clair : certes, une terrible catastrophe, mais 30 ans après des experts ont montré aux populations des régions contaminées comment s'adapter à leur environnement. Quels intérêts servent-ils ? Nous le dévoilons ici
.

Yves Lenoir, auteur de La Comédie atomique (La Découverte, 2016), président de l’association Enfants de Tchernobyl Belarus 3, 1er mai 2016

Citation :
Le 26 avril 2016, à l’occasion du trentième anniversaire de la catastrophe de Tchernobyl, Arte a diffusé un étrange documentaire, Tchernobyl, Fukushima : vivre avec 3, réalisé par le journaliste Olivier Julien. Avec toute l’apparence d’un vrai travail d’investigation, se voulant rigoureux, portant un message très clair : bien sûr, il s’agit d’une terrible catastrophe, mais trente ans après, les meilleurs experts ont montré aux populations des régions contaminées comment s'adapter à leur environnement. D'où viennent ces experts, quels intérêts servent-ils ? Nous le dévoilons ici.

Un précédent qui a fait florès

Le 25 mai 2010, Arte avait diffusé Tchernobyl, une histoire naturelle ?, réalisé par Antoine Barnas et Luc Riolon. Un message sans ambiguïté : la zone interdite de Tchernobyl, que sa radioactivité ambiante élevée avait conduit à évacuer, se révèlerait en fait comme une sorte de paradis terrestre retrouvé où prolifèrent une grande faune sauvage quasi disparue ailleurs, des rongeurs bien vivaces et une nature luxuriante. Certes, la végétation peut montrer des réactions curieuses à l’agression radioactive, mais cela n’enlève rien à sa vitalité et la seule séquelle à déplorer pourrait bien n’être que l’incidence surprenante de cancers chez certaines espèces d’oiseaux migrateurs. Depuis sa diffusion, ce « documentaire » prétendument « scientifique » alimente la rumeur que finalement Dame Nature sait merveilleusement s’adapter aux retombées d’un accident atomique. Ringardisé le ginkgo biloba d’Hiroshima (le seul arbre à avoir survécu aux rayonnements de la bombe) ! Car les retombées de Tchernobyl ont été, dans la zone, plus d’un millier de fois plus denses qu’en leur temps celles d’Hiroshima et Nagasaki. Une bonne raison de craindre pour l’humanité la continuation de l’Âge de l’énergie atomique venait fort opportunément d’être « scientifiquement » réfutée.

Depuis vingt-cinq ans, avec son collègue Tim Mousseau de l’Université de la Caroline du Sud à Columbia, Anders Pape Møller, biologiste à l’Université Paris-Sud Orsay, suit l’évolution de la chaîne de la vie dans la zone interdite de Tchernobyl et aux alentours. Le vendredi 22 avril 2016, il participait à une émission de Science publique sur France Culture, « Catastrophe nucléaire : la nature peut-elle survivre aux radiations ? 3 ». Que nous a-t-il dit à propos de ce film ? Qu’il ne correspond pas à la réalité. Il a expliqué, entre autres, que certaines des scènes animalières avaient été tournées dans une forêt allemande ; que suite à la diffusion du film, les tours operators de Tchernobyl avaient mis au menu de leurs offres une virée dans la nature pour voir les grands animaux ; mais que, las, les clients revenaient si férocement déçus qu’il a fallu aménager un enclos près de l’un des villages évacués, où l’on cantonne quelques pièces de gibier à disposition du regard des visiteurs ! De la « science », oui, celle du cinéma de fiction et de la propagande… Pour bien comprendre en quoi il s’agit d’une « désinformation », on pourra également se reporter au commentaire détaillé 3 de ce film publié par le professeur de médecine Michel Fernex.

Après l’adaptation spontanée de la Nature, celle par persuasion des hommes

Débarrassée de la présence de l’homme, la Nature se serait donc adaptée. Qu’en est-il des populations confrontées à l’existence dans un milieu fortement contaminé ? C’est l’objet du film Tchernobyl, Fukushima : vivre avec. N’y allons pas par quatre chemins : c’est un « embedded documentaire » qui ne s’en cache pas 3, ce que les téléspectateurs attentifs auront perçu. En effet, son réalisateur, qui le reconnaît par ailleurs, s’en est remis au point de vue, aux indications et aux sources d’un responsable impliqué tant à Tchernobyl qu’à Fukushima, juge et partie s’il en est en l’occurrence. Le côté « potemkine » du document aura cependant certainement échappé à la plupart. C’est pourquoi, sans prétendre à une exhaustivité que seule une contre-enquête sur place permettra d’atteindre, voici quelques éclaircissements sur la carrière de Jacques Lochard – le responsable en question –, sur les options fortes du scénario, sur l’engagement social de quelques « seconds rôles » et sur l’origine de certains documents d’archive retenus pour parsemer l’œuvre. Force m’est d’entrer dans quelques détails. J’essaierai de le faire de telle sorte que celles et ceux qui n’ont pas vu le film soient à même de se rendre compte des procédés auxquels le réalisateur et son principal pourvoyeur de données et de conseils, le dit Jacques Lochard, ont eu recours.

Sans lumières particulières sur les mésaventures des Sami du Sud, cette société d’éleveurs de rennes établie depuis des temps immémoriaux en Norvège et confrontée aux difficultés engendrées par les retombées de Tchernobyl sur son territoire, ce qui suit ne concerne que les deux autres volets du film, à savoir l’adaptation de deux échantillons de populations contraintes de rester dans des lieux contaminés, l’un dans un raïon (canton) du Belarus, et l’autre dans un district de la préfecture de Fukushima.

On remarquera le « cadrage » très serré du document : toutes les personnes filmées, tant au Belarus qu’au Japon, sont des participants en nombre limité des programmes pilotés par Lochard dans ces deux pays. Une minuscule parcelle de la réalité nous est ainsi implicitement présentée comme la situation prévalant dans les vastes espaces contaminés.

Le maître de cérémonie : Jacques Lochard

Jacques Lochard est tacitement présenté comme le chef de file d’une équipe de « Français », venus au secours des populations abandonnées de tous à leur triste sort, dans l’ignorance des choses et la terreur des radiations. Rien n’est dit de l’intrication d’organismes que sa seule présence révèle. On le voit comme un grand-père moustachu bienveillant, évoquant son émotion lorsqu’il aurait perçu la détresse des gens auxquels il aurait alors décidé de consacrer sa science et son dévouement, désintéressé cela va sans dire. Il est intervenu tant à Tchernobyl, en fait une dizaine d’années entre 1996 et 2005, qu’à Fukushima, à partir de 2011, ce qui attesterait d’un engagement dans la continuité au seul service de l’humanité. Et le montage impose de se persuader que sans lui et ses collaborateurs, le malheur dans l’ignorance serait resté le lot de tous ces pauvres gens.

Jacques Lochard, économiste de formation, a été recruté en 1977 par le docteur Henri Jammet, chef du Département de radioprotection du Commissariat à l’énergie atomique (CEA), pour mettre en musique le « principe d’optimisation » que venait d’adopter la Commission internationale de protection radiologique (CIPR, affiliée à l’OMS depuis 1956), une association de droit privé où Jammet exerçait une responsabilité d’autorité depuis 1962. Selon le « principe d’optimisation », la valeur optimale – c’est-à-dire tolérable– de l’exposition aux radiations d’un groupe humain correspond à celle où le coût immédiat d’un surcroît de protection est ultérieurement compensé, des années – voire des dizaines d’années – plus tard, par celui, évité, des soins médicaux nécessités par les maladies radio-induites. On conçoit que des compétences en économie et en mathématique soient nécessaires pour appliquer au cas par cas ce principe (au demeurant très discutable, tant il fait bon marché de la santé des populations, comme je l’explique dans mon livre La Comédie atomique). La résolution des problèmes ainsi posés est hors de l’entendement des biologistes et médecins qui constituaient alors les effectifs de la CIPR et de ses comités spécialisés.

Pour donner une apparence d’indépendance à la prestation de ce service d’évaluation des niveaux « tolérables » de radiations, dont chacun comprend l’utilité stratégique en cas de crise radiologique majeure, le CEA et EDF avaient créé l’année précédente, en 1976, une association paravent loi de 1901, dont ils étaient les seuls membres, baptisée Centre d’étude sur l’évaluation de la protection dans le domaine nucléaire (CEPN) et installée dans l’établissement du CEA de Fontenay-aux-Roses, à deux pas du bureau d’Henri Jammet. D’où l’on déduit que le CEPN est un agent au service des objectifs du CEA et d’EDF… qui sont aussi, du fait de l’imbrication des institutions, ceux de la CIPR et de l’OMS. C’est là que Jacques Lochard va commencer à donner sa mesure, sous le contrôle de son conseil d’administration CEA-EDF.

La carrière de l’homme est exemplaire. À la fin des années 1970, il devient directeur du centre. En 1983, un an après la constitution du « Comité amiante » favorable à la poursuite des usages de cette roche mortifère, le CEPN publie très opportunément une étude maison qui apporte la solution scientifique du problème de l’optimisation de l’exposition des travailleurs aux fibres de ce poison… Après février 1989, suite à la publication des cartes de la contamination de l’URSS par les retombées de Tchernobyl, les personnes qui se découvrent avoir vécu trois ans exposées très au-delà de la limite de dose recommandée par la CIPR demandent à être évacuées. L’OMS envoie alors une mission où l’on distingue le président de la CIPR, l’Argentin Dan Beninson, et le Français Pierre Pellerin, de son Comité 3. Ils sont chargés de persuader tous ces gens d’accepter une dose annuelle tout-à-fait « tolérable » de cinq fois la dite limite. On imagine sans peine que cette population s’est rebiffée, puis résignée par manque de moyens pour évacuer et, enfin, qu’elle a commencé à craindre pour sa santé et, surtout, celle des enfants, qui ne cessait de se dégrader.

En 1996, à l’approche du dixième anniversaire de l’accident, on a pu noter une conjonction de faits certainement pas fortuite. La cause de tous les maux autres que les cancers de la thyroïde survenant dans les zones contaminées est officiellement attribuée à la « radiophobie », concept brumeux désignant le stress psychologique lié à la peur irraisonnée des radiations et ses effets somatiques. En 1993, Lochard a été introduit au Comité 3 alors présidé par Henri Jammet. Il acquiert ainsi une reconnaissance internationale pour son savoir-faire d’optimiseur d’exposition aux toxiques radioactifs et autres. Mais, sans doute parce que la CIPR désirait alors œuvrer en coulisse, c’est avec la casquette CEPN qu’il va concevoir et mener une expérience bon marché visant le maintien des habitants dans les zones contaminées de Tchernobyl : ce sera le programme ETHOS à Olmany de 1996 à 2001. En 1997, juste récompense pour son implication « optimisante », il passe du Comité 3 au bien plus prestigieux Comité 4, celui chargé de l’application des recommandations. En 2009, son zèle au service de l’acceptabilité sociale d’un accident atomique – le programme ETHOS a officiellement prouvé que l’on peut vivre dans un territoire contaminé par la pire catastrophe atomique imaginable – est récompensé : il est coopté dans la Commission principale et prend la présidence du Comité 4. Quatre ans plus tard, dans le contexte de Fukushima il est élevé à la position de vice-président de la CIPR. Le CEA, en la personne de Jacques Lochard, se trouve ainsi avoir un homme à lui à une marche du sommet de la radioprotection mondiale… Pourquoi n’en a-t-on pas informé les téléspectateurs du film Tchernobyl, Fukushima : vivre avec ?

Du passé faisons table rase… mais aussi un usage détourné de ses traces


Vassily Nesterenko avait été écarté de ses responsabilités au sein du comité central du PC biélorusse le 7 mai 1986 : quelques jours après l’explosion du réacteur n° 4, on lui reprochait de créer la panique avec sa demande d’évacuer les territoires contaminés jusqu’à 100 km de Tchernobyl, alors même que venait d’arriver de l’OMS le rapport de la première réunion d’experts de la CIPR et du Comité scientifique des Nations unies sur les effets des radiations atomiques (UNSCEAR), qui recommandait expressément de ne prendre aucune mesure de protection particulière suite à cette catastrophe.

Lorsque le scandale révélant les mensonges et la mise en danger de centaines de milliers d’habitants exposés fut révélé, en février 1989, tous les responsables administratifs et politiques perdirent la confiance de l’opinion. Nesterenko était le recours et il reçut du gouvernement biélorusse les moyens et la liberté d’action qu’il réclamait depuis trois ans. Il fit fabriquer 300 000 compteurs de radiation précis à distribuer dans toutes les zones contaminées du Belarus. Simultanément, il créa l’Institut de radioprotection indépendant Belrad et 370 centres de contrôle de la radioactivité des aliments, dont un à Olmany avec d’autres dans des cantons alentour. J’évoque ici Olmany, car c’est là qu’au cours de l’année 1996, comme il est dit dans le film d’Arte, Lochard et son équipe débarquèrent. Auparavant, en 1995, Nesterenko avait acquis des fauteuils spectrométriques dits anthropogammamétriques, dotés d’un détecteur ultra-sensible placé dans le dossier avec lequel on peut mesurer la concentration de différents radioéléments présents dans le corps, notamment le césium radioactif, à terme la part dominante des retombées de Tchernobyl. Il put ainsi mesurer plusieurs mois avant l’arrivée « des Français » toute la population d’Olmany. La moyenne enregistrée dans les archives de Belrad était alors de 243 bq/kg, une charge dangereuse, surtout pour les enfants.

Le film évoque-t-il cette intervention précoce de Belrad, avec tous les moyens et les compétences requis pour informer, mesurer et instruire les gens sur les précautions à prendre ? Que nenni. Lochard déclare qu’il a découvert une population délaissée en proie à l’inquiétude et soumise au diktat de l’ignorance. Pour faire plus vrai, le film contient une séquence d’une interview d’Anastasia Fedosenko, la radiométriste du village chargée du contrôle des produits alimentaires, notamment les champignons, les baies sauvages, le gibier et les légumes des potagers familiaux. Ses propos tels que conservés au montage donnent à croire qu’elle confirme ceux de Lochard.

Juste après la diffusion du film, nous avons fait téléphoner à Mme Fedosenko pour lui demander ce qu’elle pensait de cette relation des faits. Très en colère après avoir appris les déclarations de Lochard – elle a même proposé d’en témoigner par écrit –, elle a affirmé que Belrad était arrivé à Olmany en 1994 et l’avait alors formée et embauchée comme radiométriste. Après le départ de Lochard, elle avait repris le travail pour Belrad et le cahier qu’on la voit feuilleter dans le film est celui où elle note les mesures selon le protocole de Belrad. Elle a rappelé la tristesse qu’elle avait éprouvée à la mort de Vassily Nesterenko fin août 2008 et l’admiration pour le courage qu’il avait montré en survolant pendant une demi-heure le réacteur en feu de Tchernobyl afin de mesurer la radioactivité des endroits où allaient devoir intervenir les liquidateurs.

Nous avons aussi demandé au directeur de Belrad, Alexey Nesterenko, docteur en écologie, le fils de Vassily, l’origine des photos montrant des séances de mesure de la charge corporelle avec les fauteuils ou bien des opérations de contrôle de la nourriture. Il est formel, un bon nombre proviennent de Belrad, ce que le film d'Arte ne mentionne pas. Car Vassily Nesterenko, ignorant le but réel d’ETHOS, à savoir évincer Belrad d’un maximum de territoires, avait fourni toute la collaboration possible à Lochard, ses mesures, des photos, etc. Il avait aussi décrit la méthode mise au point pour combiner information, éducation, contrôle des aliments et des personnes. Et il avait ajouté que Belrad commençait alors à appliquer la prophylaxie de la pectine, un complément alimentaire extrait de fruits qui accélère l’élimination naturelle des métaux lourds et des radioéléments de l’organisme. La pectine est chère et représente aujourd’hui 15 % environ des dépenses de Belrad. ETHOS, optimisation mais aussi satisfaction de ses commanditaires obligent, a récusé ce moyen propre à limiter les effets sanitaires des accidents de contamination. La cabale contre son usage par Belrad a alors commencé.

Ironie de l’histoire : le réalisateur et Lochard n’ont su éviter de semer quelques petits cailloux sur les plates bandes bien tondues du scénario : exemples, ils ont placé une photo où l’on voit un enfant tenir un flacon de pectine (mais ce n’est pas signalé, évidemment) et une séquence où l’indication Belrad-SOSNA (le nom des compteurs fabriqués par Nesterenko au début des années 1990) est parfaitement lisible sur l’instrument qu’Anastasia Fedosenko a dans la main !…

Notons enfin que la vérité sur le rôle d’ETHOS et ses commanditaires n’a rien d’un secret d’État et que le réalisateur du film aurait très facilement pu accéder à cette information, qu’il n’a apparemment pas jugé utile de consulter. On peut notamment renvoyer à un article très explicite publié en 2002 par la CRIIRAD, « Des structures écrans au service du nucléaire 3 ».

Restons-en là. D’autres remarques sont possibles sur cette partie du documentaire d’Arte, mais il faudra auparavant prendre l’avis des intervenants biélorusses. Vu la nature du régime politique du Belarus, tout ne peut pas être écrit : la sécurité de personnes est en jeu.

Rebelote au Japon

On ne change pas une équipe que l’on a déclarée gagnante. Mais au Japon, il ne fallait pas attendre dix ans avant de réagir : il y a une cinquantaine de réacteurs atomiques à redémarrer. Les questions subalternes doivent donc être rapidement réglées, notamment celle de l’accoutumance aux radiations des populations exposées. Aussi, dans le courant de l’été 2011, la CIPR, suivant la politique de communication intensive décidée au début des années 2000, se lance sous son label cette fois dans la réédition de l’opération d’ETHOS, avec une version pensée pour le contexte culturel et social japonais. C’est la même équipe du CEPN (pratique, Lochard a les deux casquettes) qui dirige la manœuvre. ETHOS doit être comprise comme une opération de communication, une histoire à raconter pour redonner espoir et restaurer l’idée que l’énergie atomique est bonne et les dangers de la radioactivité bien moindres que beaucoup le craignent. Pour cela, il faut simuler une demande sociale. On s’arrange donc pour susciter, ou créer ex nihilo, une association qui apparaîtra comme demanderesse et partenaire dans l’organisation qui va restaurer la sérénité pour le présent et la confiance dans un avenir radieux. Dans la précipitation, le lancement de l’ICRP Dialogue Initiative in Fukushima a lieu fin novembre 2011 avant qu’une telle association n’ait vu le jour…

Ce n’est en effet qu’en février 2012 que Mme Ryoko Ando, que l’on voit réciter sa leçon de la bonne élève élevée en exemple aux yeux du monde dans toutes les séquences du film où elle est utile, apparaît dans l’histoire post-Fukushima en créant l’association ETHOS in Fukushima. Or, bien évidemment aucun Japonais, et surtout pas une citoyenne lambda vivant dans une petite ville de la préfecture de Fukushima, n’avait jamais entendu parler d’ETHOS. Encore aujourd’hui, rares là-bas sont ceux qui savent que ce nom a un lien avec le Belarus et l’accident de Tchernobyl. Cette association est un leurre, l’alibi « demande sociale » pour l’entrée en scène de la CIPR. Manipulation du réel, mise en scène d’une mascarade, comment qualifier autrement la douzaine de séminaires avec les habitants qu’elle a localement animée pendant quatre ans ? Habileté suprême, la CIPR s’efface presque : la communication de l’ICRP Dialogue Initiative in Fukushima a été confiée à ETHOS in Fukushima, comme une appropriation du savoir en accoutumance par la société japonaise elle-même.

La Fondation japonaise Chiro avait établi un lien avec Belrad en 1996. Immédiatement après le 11 mars 2011, Alexey Nesterenko et Mme Tatsumi Masako, directrice de l'antenne de Minsk de la fondation, ont décidé de traduire en japonais le manuel de radioprotection rédigé en 2003 par le Directeur adjoint de Belrad, Vladimir Babenko. Le 12 octobre 2011, six semaines avant le premier séminaire de l'ICRP Dialogue Initiative in Fukushima, Vladimir Babenko était l'invité du Japan National Press Club de Tokyo. Au cours d'une conférence 3 de 1h 47' il présenta la version japonaise de son manuel, publiée par Sekai Bunkasha Publisher. Le succès fut immense car le livre s'adresse aux maîtres et maîtresses d'école et aux parents, afin qu'ils prennent connaissancedes précautions requises pour protéger les enfants contre l'exposition et la contamination radioactives. Lochard et la CIPR-CEA sont venus après pour tenter de neutraliser toute réaction autonome de la société japonaise. Enfants de Tchernobyl Belarus participe étroitement aux liens entre Belrad et le Japon depuis mars 2011 (1 3, 2 3, 3 3).

La grande absente : l’information sur l’évolution de l’état de santé des enfants

Un séminaire récapitulatif des deux premiers programmes ETHOS à Olmany et dans sa région s’est tenu à Stolyn en 2001. Vassily Nesterenko et le professeur de médecine Michel Fernex, le seul participant indépendant survivant, y assistaient. La présentation du dernier exposé par la pédiatre biélorusse chargé du suivi des enfants avait été sabotée : pas de transparents, ni de rétroprojecteur, ni d'interprète mis à sa disposition. Personne ne pouvait lire les tableaux de chiffres et les graphiques sur les feuilles au format A4 qu’elle brandissait au dessus de sa tête. En fait, comme l’agronome français de l’INRA participant à ETHOS, Henri Ollagnon, le confiait à Michel Fernex : « On a fait un boulot formidable… mais les enfants vont de plus en plus mal. » Michel Fernex est donc allé trouver la pédiatre, qui lui a montré ses observations. Très inquiétantes. Une seule donnée suffit pour illustrer cette évolution : le nombre de maladies infectieuses, avait augmenté de plus de 50 % durant le déroulement du programme. Le rapport de la pédiatre ne figurant pas dans les actes du colloque, Fernex a écrit à Lochard pour en connaître la raison ; réponse : « Mal présenté, incompréhensible. » Quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage ; quand on veut occulter une information gênante, on la prétend incompréhensible…

À l’instar des actes du séminaire de Stolyn, dans les territoires biélorusses et japonais « réhabilités » sous la férule de Lochard, on ne parlerait pas de santé. Rien n’est dit à ce propos dans le film d'Arte, à l’exception d’une intervenante qui évoque deux cancers survenus ces dernières années dans la famille d’une personne… mais qui ne pourrait dire de même dans la sienne !

Le mépris pour la vérité historique, le mépris pour les populations que l’on apprivoise aux conditions d’un environnement contaminé par les radioéléments, le mépris pour les personnes dont on manipule le témoignage, et le mépris pour les esprits faibles que l’on exploite sans vergogne. Que ressentir d’autre après avoir visionné ce film ? On aimerait connaître les objectifs que la chaîne de télévision de service public Arte se donnait en sélectionnant ce documentaire pour le diffuser un jour très symbolique, celui du trentième anniversaire du début du désastre de Tchernobyl.


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MessageSujet: Re: à propos du NUCLÉAIRE...   Ven 27 Mai - 9:39


Citation :
Loi travail : 16 centrales nucléaires ont voté la grève

Le mouvement de contestation contre le projet de loi travail a franchi une nouvelle étape mardi 24 mai avec l’annonce par la CGT-Energie d’un mouvement d’action « le plus fort possible » pour la journée de jeudi 26 mai. Mercredi en début de soirée, la CGT a indiqué qu’au moins 16 des 19 centrales nucléaires ont voté la grève.

La fédération, majoritaire dans le secteur, a également annoncé le recours à des baisses de charge dans les centrales produisant de l’électricité. « Jeudi, nous appelons le personnel à participer au mouvement et à faire monter la pression, que ce soit par des baisses de charge ou des coupures sur le réseau », a annoncé une porte-parole de la fédération.

La CGT-Energie a été suivie par la fédération FO-Energies et Mines qui a enjoint aux salariés de l’énergie de « mettre en débat » lors d’assemblées générales « les modalités d’actions avec notamment la reprise en main de l’outil de travail et la possibilité de reconduire le mouvement ».

François Hollande est arrivé jeudi au Japon pour un sommet du G7 à Ise-Shima centré sur les moyens de dynamiser la croissance économique mondiale et la lutte antiterroriste. Les priorités du chef de l'Etat français sont de "poursuivre l'élan engagé par la COP21 sur le réchauffement climatique, d'avancer sur la transparence fiscale ainsi que sur la lutte contre le financement des activités terroristes", a indiqué à l'AFP son entourage.

même source

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MessageSujet: Re: à propos du NUCLÉAIRE...   Ven 27 Mai - 20:24


je n'insisterai pas lourdement, comme on dit de l'atome, sur la visite d'Obama au Japon, parce que ça remue aussi chez moi des souvenirs aussi familiaux par alliance, une parie de ma belle-famille vivant à Hiroshima, et une amie (catholique) originaire de Nagasaki... mais quand je l'entends dire que la mort est tombée du ciel, il faut croire qu'il est américain, comme le Dieu qui sauve l'Amérique sur les billets dollar




UN AMOUR ÉTERNEL

Marche nocturne, pour Jimmy et Aïcha

La guerre ici soumet les mots
Ivres à l'écran des mensonges
Pour que là-bas sous mille maux
Sombrent la nuit mille et un songes

Là-bas la guerre fait la mort
Maudite à l'Irak en déluge
Quand ici préside au remord
Une pub au prix d'un grabuge

Je marche tu marches nous marche
Le monde marche Aïcha meurt
La paix ici prend sa couleur
Là-bas l'or noir paie la bomb'cash

Tu pleures nous pleure à douleur
L'humain est en deuil mais les fous
De dieux n'ont pas mis à genoux
Notre amitié black blanche beure

J'ai bien vu leur Hiroshima
Lourd son silence sourd de poche
A chaque pas brisé pour ma
Mémoire au son doux d'une cloche

Tu te souviens Jimmy des flammes
D'un village indien du Vietnam
De l'Afrique en chaînes des chiens
Pour la liberté pour le bien

Sous nos yeux le passé revient
Et pour un Empire dément
Ton désir d'amour irakien
Agonise éternellement

FoSoBo, 22 mars 2003




Francisco Goya, El 2 de mayo 1808 en Madrid, 1814

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MessageSujet: Re: à propos du NUCLÉAIRE...   Mar 13 Fév - 11:41


ya de la ZAD dans l'air
ou dans l'eau, selon

EDF veut construire une piscine géante de déchets nucléaires à Belleville-sur-Loire
Émilie Massemin Reporterre 13 février 2018

EDF et l’ASN réfléchissent dans la plus grande opacité à un nouveau bassin de stockage (une « piscine ») de combustibles usés, brûlants et hautement radioactifs. Reporterre révèle que la centrale de Belleville-sur-Loire, dans le Cher, a été choisie pour les accueillir. Et expose le dossier.


Cet article est le premier d’une série de quatre que Reporterre consacre à ce projet de stockage des déchets radioactifs en piscine.

Citation :
Les piscines de La Hague (Manche), où sont entreposés les combustibles usés des réacteurs nucléaires, débordent ? Pas de problème, EDF prépare actuellement, dans la plus grande discrétion, une nouvelle piscine « d’entreposage centralisé » où déverser le surplus. Selon les informations de Reporterre, EDF veut construire ce très grand équipement sur le site de la centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire, dans le Cher. Il pourrait accueillir entre 6.000 et 8.000 tonnes de métal lourd irradié (tMLi, l’unité de masse pour les combustibles irradiés) — en clair, l’équivalent de 69 à 93 cœurs de réacteur nucléaire de combustibles brûlants et hautement radioactifs [1].

Pourquoi Belleville ? Selon nos informations, la centrale remplit plusieurs critères exigés par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) : un emplacement central dans l’Hexagone et un raccordement direct au réseau ferroviaire. En outre, il reste de la place dans l’enceinte de la centrale, qui couvre 170 hectares, puisque seulement deux des quatre réacteurs prévus y ont été construits. Les amateurs de vins fins apprécieront : la future piscine d’« entreposage » se trouvera pile entre les deux grandes AOC du Sancerre et du Pouilly fumé. Le terme officiel est « entreposage », mais on peut le qualifier de stockage de déchets nucléaires, dans la mesure où les combustibles Mox usés qui y seront placés n’auront aucune utilisation ultérieure.

L’accident de piscine, encore pire qu’un accident de réacteur


L’entreposage en piscine de matières radioactives est risqué. En effet, les assemblages doivent être refroidis en permanence sous plusieurs mètres d’eau, sous peine de s’échauffer et de rejeter d’énormes quantités de matières radioactives dans l’atmosphère. En 2011, après l’accident de Fukushima, les observateurs avaient retenu leur souffle quand la piscine d’entreposage du réacteur numéro 4 menaça de perdre son eau : « Si la catastrophe s’était produite, il aurait fallu évacuer toute la population dans un rayon de 250 kilomètres, soit quasiment jusqu’à Tokyo ! » rappelle Yves Marignac, consultant international et directeur de WISE-Paris.

L’hypothèse d’un accident grave sur une piscine n’a rien de saugrenu. Le 10 octobre dernier, l’ONG Greenpeace a remis un rapport aux autorités, dans lequel elle pointe toutes les failles dans la sûreté et la sécurité de ces bassins : absence de barrière de confinement, vulnérabilité aux attaques extérieures et aux chutes d’avion…

L’ASN a donc demandé à EDF de « bunkériser » la piscine, c’est-à-dire de la recouvrir d’une double coque en béton, à l’instar du bâtiment combustible de l’EPR de Flamanville. Le but en est surtout de protéger le bâtiment d’une chute d’avion. Une protection dont l’actuelle piscine de stockage de La Hague est totalement démunie. Le documentaire d’Éric Guéret et Laure Noualhat « Sécurité nucléaire, le grand mensonge » a démontré, en interrogeant plusieurs experts de La Hague, que c’est un point de fragilité extrêmement inquiétant.

Un autre élément plaide en faveur du choix de la centrale de Belleville-sur-Loire par rapport à d’autres sites : son raccordement au réseau ferroviaire, qui permet de limiter les transports de déchets radioactifs par camions, un mode de transport jugé très vulnérable.


Sur cette carte de la centrale de Belleville-sur-Loire, on distingue la proximité de la voie de chemin de fer.

Ces questions de sûreté (que nous approfondirons dans une prochain volet de notre enquête) se posent de manière d’autant plus aiguë que le stockage sous écran d’eau des déchets à Belleville devrait accueillir en priorité du Mox (« mélange d’oxydes », mélange d’uranium et de plutonium) — on en recense 1.200 tonnes actuellement entreposées à La Hague. La spécificité du combustible Mox est d’être fabriqué avec du plutonium, un ingrédient de la bombe atomique — celle larguée sur Nagasaki en 1945 en contenait plusieurs kilos. Même usé et stocké - ou « entreposé », selon le terme officiel - dans une piscine, le combustible Mox reste particulièrement dangereux à cause de sa radioactivité et de la chaleur très vive qu’il dégage pendant de nombreuses années.

L’entreposage durera très longtemps : le Mox n’est pas retraité. Le coût de son retraitement serait en effet très élevé, et ni EDF ni Orano (ex Areva) n’ont une situation financière permettant de se lancer dans cette opération industrielle, d’un intérêt au demeurant très discutable. Le Mox usé est donc un déchet radioactif pour des milliers d’années.

Si le projet de « piscine d’entreposage centralisé » est dans toutes les conversations de couloir à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), les experts de la filière préfèrent garder sa localisation secrète. Officiellement, l’IRSN a indiqué à Reporterre qu’il ne communiquait pas sur un dossier en cours d’instruction. De son côté, EDF a affirmé à Reporterre dans un courriel que « plusieurs sites sont actuellement à l’étude pour l’implantation de ce projet, aucune décision n’est prise pour le moment ». Précision dans un courriel ultérieur : le groupe n’a pas « confirmé ni infirmé à ce stade » l’installation de la future piscine à Belleville, « aucune décision n’ayant été prise pour le moment ».

La localisation du nouveau centre de déchets nucléaires n’a pas été inscrite dans le dossier d’options de sûreté remis à l’ASN et EDF ne compte pas la dévoiler avant la fin de l’année, selon une source proche du dossier. Nous avons contacté tous les élus des collectivités locales où se trouve la centrale — mairie de Belleville-sur-Loire, conseil départemental du Cher, conseil régional du Centre-Val de Loire, députés et sénateurs, ainsi que la Commission locale d’information (Cli) de Belleville. Personne n’a répondu, à l’exception de François Cormier-Bouligeon, député (La République en marche) de la première circonscription du Cher, qui dit ne pas être au courant du projet.

« C’est l’omerta »

Ce silence indigne Guillaume Blavette, du collectif Stop-EPR : « Le processus décisionnel pose problème. Ce projet est un défi majeur, il va occasionner des travaux, des transports de matières radioactives, des impacts hyper importants parce qu’il va falloir garantir la source froide, l’aération, la ventilation… et c’est l’omerta. Le nucléaire dit qu’il change, qu’il veut être plus ouvert. Mais sur ce dossier, la situation n’a pas changé depuis 1973. »

Yves Marignac, lui, n’est pas surpris. « Même s’il ne s’agit pas officiellement d’une poubelle, il risque d’être compliqué de dire aux collectivités locales et aux habitants du territoire concerné, même globalement acquis à la cause nucléaire, qu’on va leur apporter le combustible de toutes les autres centrales, et l’entreposer dans une piscine, qui est un équipement intrinsèquement dangereux. »


Extrait du PNGMDR (Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs) demandant à EDF de présenter sa nouvelle stratégie de « gestion » des combustibles usés.

Ce projet se prépare discrètement depuis des années. Dans un courrier daté de juin 2013 (en page 7), l’ASN demande à EDF de « réviser sa stratégie en matière de gestion et d’entreposage du combustible usé, en proposant de nouvelles modalités d’entreposage permettant d’une part de couvrir les besoins et d’autre part de renforcer la sûreté de l’entreposage du combustible ». Quelques années plus tard, le Plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR) 2016-2018 (p. 72), rendu public en février 2017, et l’arrêté du 23 février 2017 (article 10), demandent à EDF de présenter une nouvelle stratégie de gestion des combustibles usés ainsi qu’un calendrier pour la création de nouvelles capacités d’entreposage avant le 31 mars 2017. Puis de transmettre à l’ASN, au plus tard le 30 juin 2017, les options techniques et de sûreté retenues pour une nouvelle piscine. Ce qui a bien été fait, ont confirmé EDF et l’ASN à Reporterre. Le dossier d’options de sûreté est en cours d’instruction à l’Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), le bras droit technique de l’ASN.

Et ensuite ? Le Conseil national du débat public devrait être saisi pendant ce premier trimestre 2018. EDF devra déposer une demande d’autorisation de création avant le 31 décembre 2020 auprès du ministre chargé de la sûreté nucléaire. La conception et la construction de cette nouvelle piscine devraient prendre quinze ans, selon le PNGMDR 2016-2018.

A suivre demain


[1] 6.000 à 8.000 tonnes de métal lourd irradié représentent de 69 à 93 coeurs de réacteur, d’après les calculs de l’ancien ingénieur en radioprotection au Commissariat à l’énergie atomique (CEA), Jean-Claude Zerbib, de l’ancien technicien en radioprotection d’Areva, Ghislain Quetel, et de l’ancien ingénieur de la Direction des constructions navales (DCN) de Cherbourg, André Guillemette, qui estiment à environ 98 cœurs un volume de 8.400 tonnes d’uranium dans leur cahier « Les piscines de La Hague », Global Chance, 8 décembre 2011.

centrale de Belleville-sur-Loire
photos Patlotch retours au bled 23 novembre 2015







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Tristan Vacances



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MessageSujet: Re: à propos du NUCLÉAIRE...   Ven 16 Mar - 7:34


Naoto Kan était le Premier ministre du Japon le 11 mars 2011, le jour où une explosion a eu lieu dans la centrale nucléaire de Fukushima. Depuis, il est devenu anti-nucléaire.

Citation :
Le 11 mars 2011, une explosion survient dans un bâtiment de la centrale nucléaire de Fukushima. Naoto Kan est alors Premier ministre du Japon. Jusqu'à ce jour, il avait confiance en la technologie nucléaire, mais la catastrophe va faire de lui un fervent anti-nucléaire. "Nous n'avions aucune information de la part de la centrale ni de l'opérateur. Même à la commission de sécurité nucléaire du gouvernement, personne n'était compétent pour me répondre", relate l'intéressé.

Un scénario apocalyptique plausible
Naoto Kan se rend dans la zone dévastée trois semaines après la catastrophe. "Dix jours après l'accident, j'ai demandé à un spécialiste de fournir une étude sur le pire scénario qui aurait pu se produire. Si la radioactivité avait continué, si on n'avait pas pu contrôler certains éléments, nous aurions dû évacuer une zone de 250 km autour de Fukushima. Ce qui signifie toute l'agglomération de Tokyo. Ces gens n'auraient pas pu revenir sur place avant 30 ou 50 ans", explique l'ancien Premier ministre du Japon. Il réalise que son pays a frôlé l'apocalypse et démissionne après avoir fait adopter une loi sur les énergies renouvelables. Aujourd'hui il combat la remise en service des centrales.



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