PATLOTCH / NOUVELLE THÉORIE du COMMUNISME et de la RÉVOLUTION

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 CATASTROPHES INDUSTRIELLES et POLLUTIONS

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MessageSujet: Re: CATASTROPHES INDUSTRIELLES et POLLUTIONS    Mar 20 Sep - 15:40



Inégaux face à la pollution : tout commence au travail

Valérie Schneider Observatoire des inégalités 20 septembre 2016

Près d’un salarié sur trois respire des fumées ou des poussières ou est en contact avec des produits dangereux pour sa santé sur son lieu de travail. Un sur dix est exposé à au moins un produit cancérogène. Ce sont d’abord les travailleurs des milieux populaires qui subissent ces nuisances

Citation :
Porter des sacs de ciment à longueur de journée sans protection, cela use le corps, mais cela constitue aussi un risque pour vos poumons à cause de la poussière de silice qui s’y incruste petit à petit. Près d’un tiers des salariés sont exposés à des risques d’infection, trois sur dix respirent des poussières ou sont au contact de produits dangereux, selon le ministère du Travail [1] (données 2013). 16 % travaillent dans le bruit et un sur dix est exposé à un produit cancérogène. S’il existe des inégalités en matière d’environnement, de pollution ou de nuisances, c’est dans le travail qu’elles sont les plus grandes, bien avant le lieu de vie. Et le milieu social détermine une grande part de la pollution ainsi subite.

Les deux tiers des ouvriers déclarent respirer des fumées ou des poussières sur leur lieu de travail contre un cadre supérieur sur dix. Cinq fois plus d’ouvriers que de cadres subissent des nuisances sonores, 52 % sont en contact avec des produits dangereux contre 13 % des cadres. Les employés sont deux fois plus nombreux que les cadres à être exposés à des risques infectieux. L’écart est encore plus important en ce qui concerne l’exposition à au moins un produit cancérogène [2] - comme l’amiante - selon le ministère du Travail [3] (données 2010) : douze fois plus d’ouvriers qualifiés que de cadres sont confrontés à ce risque environnemental.

Et encore, nous avons seulement repris des données très générales par grandes catégories socioprofessionnelles. Si l’on rentre dans le détail, certaines subissent encore davantage les nuisances environnementales : deux tiers des ouvriers qualifiés, plus d’un agent de maîtrise [4] sur deux, respirent des poussières ou des fumées. 60 % des professions intermédiaires exerçant dans le secteur de la santé sont exposés à des risques infectieux.

Les travailleurs les moins qualifiés sont les plus confrontés aux nuisances de l’environnement de travail. Des salariés souvent jeunes, mal rémunérés, à qui l’on fait subir les conditions de travail les plus dégradées. Ce n’est pas le cas pour les produits cancérogènes dont la manipulation demande un minimum de qualification : la part de salariés exposés est plus grande chez les ouvriers qualifiés (28 %) que chez les ouvriers non qualifiés (19 %).







Des inégalités qui s’accroissent

Bien sûr, il ne faudrait pas se méprendre, les conditions de travail d’aujourd’hui n’ont plus grand chose à voir avec celles des années 1950. On utilise de plus en plus de protections, on filtre mieux les poussières. Mais les progrès dans ce domaine ne sont pas linéaires. Hormis pour les poussières, l’environnement de travail s’est plutôt détérioré entre 2005 et 2013, qu’il s’agisse des produits dangereux, des risques d’infection ou du bruit [5]. Surtout, alors que la situation des ouvriers s’est dégradée, celle des cadres supérieurs est quant à elle restée stable (excepté pour les risques infectieux). La part d’ouvriers qui respirent des poussières a progressé de deux points quand elle a baissé quasiment d’autant pour les cadres. La part de ces derniers en contact avec des produits dangereux a augmenté d’un point mais de 3,4 points pour les ouvriers. Les écarts se sont donc nettement creusés en seulement huit années. Pour le reste, les variations sont relativement semblables. En comparaison à d’autres nuisances, la part d’ouvriers exposés au bruit a relativement peu augmenté, de 30 à 31 %. Encore ne faut-il pas oublier le niveau subi : près de deux tiers travaillent toujours avec un fond sonore considérable. Pour l’ensemble des salariés, l’exposition à des risques infectieux est la nuisance qui a le plus augmenté : ils étaient 33 % à y être confrontés en 2013, contre 28 % en 2005.

La question de l’environnement occupe largement le débat public. Mais il s’agit bien plus souvent de bien manger ou de respirer un air pur (préoccupations majeures des élites diplômées de centre-ville) que de protéger les travailleurs des agressions de leur environnement. Pourtant, en la matière, les risques et les inégalités sociales sont énormes. Les conditions de travail des milieux populaires, invisibles des médias, sont très éloignées de l’univers aseptisé des bureaux et des ordinateurs silencieux. A l’usure du corps s’ajoute l’agression de l’environnement. Le travail c’est aussi le bruit, la chaleur, les poussières ou la manipulation de produits qui donnent le cancer. Cette situation est d’autant plus préoccupante qu’au cours des années récentes les écarts se sont accrus.

Avertissement

Faute de disponibilité des données, les comparaisons sur une longue période ne sont pas possibles pour toutes les nuisances liées à l’environnement subies au travail, d’où les périodes 2005 et 2013 présentées ici. Attention, l’évolution entre ces deux dates peut ne pas être linéaire. Une exposition a pu évoluer favorablement pendant ces huit années et ensuite régresser, ce que l’absence de données entre 2005 et 2013 ne permet pas de commenter.


[désolé je n'ai pu importer ce tableau correctement, voir dans l'original]

Evolution des nuisances liées à l'environnement du travail

Entre cadres et ouvriers
Unité : %
Effectif (en milliers)
Respirer des fumées ou des poussières
Être en contact avec des produits dangereux
Être exposé à des risques infectieux
Subir des nuisances sonores* au travail
Subir des nuisances liées à l'humidité

Cadres supérieurs
2005 3 327 12,6 12,4 15,3 5,6 4,9
2013 4 394 10,9 13,4 18,5 6,4 6,5
Ouvriers
2005 5 847 64,2 48,2 27,1 30,5 41,0
2013 5 456 66,3 51,6 31,5 31,5 49,2

Ensemble
2005 22 251 32,4 28,2 27,6 14,7 19,1
2013 22 859 30,7 29,3 32,9 15,8 22,2
Ensemble des salariés - France métropolitaine. * Salarié déclarant ne pas entendre une personne placée à 2 ou 3 mètres si elle n'élève pas la voix.
Source : ministère du Travail - © Observatoire des inégalités

Pollution au travail : les hommes bien plus souvent concernés

En 2013, 2,5 fois plus d’hommes que de femmes déclarent respirer des fumées ou des poussières sur leur lieu de travail, selon le ministère du Travail. De la même manière, deux fois plus d’hommes travaillent au contact de produits dangereux. Cet écart est particulièrement marqué au sein des professions intermédiaires : 36 % des hommes travaillent dans la fumée ou la poussière contre 11 % des femmes ; 38 % des hommes sont au contact de produits dangereux contre 19 % des femmes. En 2010, six fois plus d’hommes étaient en contact avec au moins un produit cancérogène. Les femmes ne sont cependant pas toujours en reste. 37 % sont au contact de risques infectieux en 2013, contre 29 % des hommes. Cette plus grande exposition peut s’expliquer par leur présence massive dans les secteurs de la santé et des services à la personne. Concernant ces risques, seuls les ouvriers y sont davantage confrontés que les ouvrières.

Pour en savoir plus :

« Les expositions aux cancérogènes, mutagènes et reprotoxiques. Un zoom sur huit produits chimiques », Dares Analyses n°74, octobre 2015, ministère du Travail.
« Conditions de travail - Reprise de l’intensification du travail chez les salariés », Dares Analyses n° 049, juillet 2014, , ministère du Travail.

Photo / © Richard Villalon - Fotolia.com

Notes


[1] « Contraintes physiques, prévention des risques et accidents du travail », Synthèse.Stat’ n°10, 17 mars 2015, ministère du Travail.

[2] Tel que les gaz d’échappement des moteurs diesel, les huiles minérales entières, les poussières de bois, la silice cristalline, le plomb ou l’amiante.

[3] « Les expositions aux produits chimiques cancérogènes en 2010 », Dares Analyses n°054, septembre 2013, ministère du Travail.

[4] Sous-catégorie des professions intermédiaires.

[5] Il s’agit d’une appréciation subjective des intéressés eux-mêmes qui peut dépendre de l’évolution de leur sensibilité à ces questions.

Dernière révision le 20 septembre 2016

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MessageSujet: Re: CATASTROPHES INDUSTRIELLES et POLLUTIONS    Mar 27 Sep - 6:54


L'Organisation Mondiale de la Santé tire la sonnette d'alarme dans un rapport publié mardi. Selon elle, pas moins de 92% de la population mondiale respire un air pollué.


Jour de grande pollution à Paris. Image d'illustration. @ AFP

Citation :
Pas moins de 92% des habitants de la planète vivent dans des lieux où les niveaux de qualité de l'air extérieur ne respectent pas les limites fixées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), selon un rapport publié mardi. "Une action rapide pour faire face à la pollution atmosphérique est nécessaire d'urgence", a déclaré le Dr Maria Neira, directrice du département Santé publique à l'OMS.

Des solutions simples. "Il existe des solutions, notamment des systèmes de transports plus viables, la gestion des déchets solides, l'utilisation de poêles et de combustibles propres pour les ménages ainsi que les énergies renouvelables et la réduction des émissions industrielles", a-t-elle précisé.

92% de la population concernée. Le rapport s'appuie sur des données provenant de 3.000 lieux à travers le monde, essentiellement des villes. Il a été élaboré en collaboration avec l'Université de Bath au Royaume-Uni. Il conclut que 92% de la population mondiale vit dans des endroits où les niveaux de qualité de l'air ne correspondent pas aux niveaux fixés par l'OMS sur la qualité de l'air ambiant pour les particules fines dont le diamètre est inférieur à 2,5 microns (PM2.5).

Les limites établies par l'OMS pour ces particules sont une moyenne annuelle de 10 microgramme par mètre cube. Les PM2.5 comprennent des polluants comme le sulfate, les nitrates et le carbone noir, qui pénètrent profondément dans les poumons et dans le système cardiovasculaire, ce qui représente un risque grave pour la santé humaine.

Les Amériques épargnées. Les niveaux de pollution de l'air ambiant sont "particulièrement élevés" en Méditerranée orientale, dans l'Asie du Sud-Est et dans le Pacifique occidental, indique le rapport. A l'exception de la région des Amériques, toutes les autres régions du monde ont moins de 20% de leur population vivant dans des lieux où la qualité de l'air correspond aux normes de l'OMS.

Les causes. L'OMS compte parmi les principales sources de pollution de l'air "les modes de transport inefficaces, les combustibles ménagers, la combustion des déchets, les centrales électriques alimentées au charbon et les activités industrielles".

Trois millions de décès par an. Quelque trois millions de décès par an sont liés à l'exposition à la pollution de l'air extérieur, selon l'OMS. Selon des estimations de 2012, 6,5 millions de décès (soit 11,6 % des décès dans le monde) étaient associés à la pollution de l'air extérieur et à la pollution de l'air intérieur.

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MessageSujet: Re: CATASTROPHES INDUSTRIELLES et POLLUTIONS    Dim 6 Nov - 17:36


comme Perry, Juppé quand ils étaient pas au gouvernement, un peu en marge du pouvoir décisionnel, Fabius peut jouer les purs écolos, et dire un peu la vérité. Voir en dessous, Saskia Sassen



Le président du Conseil constitutionnel tire la sonnette d'alarme, à la veille de l'ouverture de la COP22, au Maroc. Il appelle à accélérer la lutte contre la détérioration climatique, qui "risque d'être plus forte et plus rapide que ce que la plupart imaginent".

Citation :
Laurent Fabius, principal artisan de l'accord de Paris, s'alarme des conséquences du réchauffement climatique, dans un entretien au JDD. Adopté en décembre dernier, le texte est entré en vigueur vendredi, alors que la COP 22 débute lundi au Maroc.

"L'accord de Paris est une réussite exceptionnelle, mais ce n'est pas assez", juge Laurent Fabius. "La détérioration climatique risque d'être plus forte et plus rapide que ce que la plupart imaginent. Il faut donc à la fois appliquer concrètement cet accord et accélérer", prévient l'ancien ministre des Affaires étrangères. Dans une allusion à la célèbre formule de Jacques Chirac, - "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs" - Laurent Fabius lance: "Notre maison continue de brûler. Et il y a même alerte rouge."

Critiques contre Donald Trump

L'ancien Premier ministre ne dresse cependant pas un tableau apocalyptique de la situation. Il se réjouit de "plusieurs signes positifs": l'entrée en vigueur "rapide" de l'accord de Paris et la signature de deux accords mondiaux en octobre, "celui limitant l'émission de gaz à effet de serre dans l'aviation civile, et celui sur les HFC (gaz extrêmement nocifs, plus que le Co2 ndlr) qui réduit pour la première fois l'utilisation de ces gaz très polluants".

Pour amplifier la lutte contre le changement climatique, Laurent Fabius entend promouvoir "l'idée d'un pacte mondial pour l'environnement". "Droit à un environnement sain, droit à l'information sur le climat, obligation de prévention, participation du public"... Ce traité devrait reconnaître un certain nombre de droits aux citoyens, que ces derniers pourraient faire valoir en justice.

Le président du Conseil constitutionnel fustige enfin les "propos climato-populistes" de Donald Trump, le candidat républicain à la Maison Blanche. "Nous avons là un candidat à la présidentielle qui nie l'impact de l'activité humaine sur le climat, glorifie le charbon et déclare que le réchauffement est une invention des Chinois pour pénaliser l'Amérique." Selon lui, si les États-Unis "revenaient sur l'engagement du président Obama, l'ensemble de l'architecture de l'accord de Paris pourrait être mis en cause".

Saskia Sassen, Expulsions, Terre morte, eau morte, au-delà des différences nationales, une situation globale, p. 277-278
Citation :
Les efforts actuels de nombreux gouvernements pour enrayer ce type de changement climatique ne vont pas suffire. Même si nous mettons en œuvre les critères existants admis, nous ne serons pas en mesure d'assurer le développement durable de la planète.
[courbes comparatives]
Cela ferait une différence, mais bien trop infime pour altérer la trajectoire en cours. Les accords existants pour corriger la destruction de l'environnement opèrent à un niveau et dans des cadres qui échouent à prendre la mesure des dynamiques profondes à l'œuvre  dans ce changement climatique. Ces dynamiques traversent les frontières existantes et les divisions du système interétatique.


Saskia Sassen n'est certes pas anarchiste, mais fournit dans ce livre une démonstration de l'impossibilité de résoudre la crise du capitalisme sans casser les États-nations. C'est donc la nécessité de considérer l'écologie comme un enjeu révolutionnaire, mais difficile à relier strictement à l'exploitation capitaliste du prolétariat. Cela renvoie davantage à mes considérations sur la rente, la terre, l'extractivisme, et le lien avec les luttes décoloniales

elle rejoint par ailleurs  mon approche anti-théoriciste et anti-conceptualiste (idéaliste) : « Plutôt que de donner du sens aux faits en les élaborant au sein d'une théorisation, je fais le chemin inverse en les rapportant à leurs composants essentiels dans un effort pour les dégager de toute théorisation. » Introduction, p.18

elle ajoute, p. 21 : « Ces faits prélevés sur le terrain nous aident à nous débarrasser de nos vieilles superstructures conceptuelles, comme le communisme opposé au capitalisme. »  A priori, c'est un peu gênant pour nous, mais à bien y regarder, Sassen prend au pied de la lettre le fait que l'URSS se désignait comme "communiste", et encore aujourd'hui la Chine. Dans ses analyses, elle ne fait pas la différence dans ses critères d'analyse de « l'inégalité, la finance, l'activité minière, les appropriations de terre, etc.»

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MessageSujet: Re: CATASTROPHES INDUSTRIELLES et POLLUTIONS    Mer 1 Fév - 8:01


chères terres rares


vidéo conseillée

« Le Moyen-Orient a le pétrole, la Chine a les terres rares »
Deng Xiaoping 1992


j'ai découvert la question des "terres rares" par un polar du franco-mongolien Ian Manook, Yeruldelgger, mine d'infos passionnantes sur la Mongolie ancestrale et contemporaine, très primé bien qu'assez mal écrit

Citation :
[les terres rares] sont dix-sept éléments chimiques qui sont devenus indispensables à toute nouvelle technologie. Pas d'éoliennes, pas de moteurs hybrides, pas de panneaux solaires, pas de nouveaux alliages sans eux. Le Chine revendique quatre-vingt quinze pour cent des ressources en terres rares et vient de décider de ne plus en exporter. Elle va organiser ce qu'on appelle déjà l'« industrialisme de pénurie » où la demande sera si forte que le prix ne sera même plus le critère de choix. Le critère sera politique. Permettre ou non à tel pays de développer son industrie ou pas.
p. 619

cet article concerne principalement les éoliennes, et le capitalisme vert des ONG, Greenpeace en tête


Le développement de technologies vertes telles que les éoliennes reposent sur les « terres rares », dont l’exploitation en Chine se fait dans des conditions sanitaires et environnementales scandaleuses.

Citation :
L’appellation « terres rares » regroupe un ensemble de 17 éléments chimiques comprenant le scandium, l’yttrium et les 15 lanthanides (en gros tous les éléments chimiques allant du numéro atomique 57 au 71). Évidemment, à moins de maitriser la chimie comme un Walter White, ces éléments ne vous disent probablement rien. Pourtant, ceux-ci sont présents en petites quantités depuis longtemps dans la plupart des produits high-tech qui garnissent notre quotidien.




Si le développement des nouvelles technologies tend à pousser la demande de terres rares à la hausse, une industrie s’est nettement démarquée du lot pour sa demande exponentielle de terres rares ces dernières années : j’ai nommé l’industrie éolienne ! Pourquoi donc ?




Comme vous le voyez ci-dessus, une éolienne cache dans ses entrailles toute une panoplie d’équipements dont un alternateur à aimants permanents. Ces fameux aimants permanents – extrêmement couteux au passage – sont généralement en partie composés d’un alliage de terres rares (néodyme-fer-bore dans la majorité des cas, avec de plus petites quantités de dyprosium et de praséodyme). Ainsi, pour fabriquer une éolienne de 3 MW, la compagnie Frontier Rare Earths, spécialisée dans le domaine des terres rares, cite des quantités de terres rares allant jusqu’à 2 700 kg ! Avec le développement de l’éolien au niveau mondial, l’industrie des terres rares s’attend donc à une demande de plus 8 000 tonnes de la part de l’industrie éolienne en 2014.

Sur la route des terres rares…

Si les terres rares sont assez uniformément réparties au sein de la croûte terrestre (on en a trouvé sur tous les continents), la Chine en est aujourd’hui incontestablement le premier producteur mondial avec 97% de part de marché ! D’autant plus surprenant quand on sait que jusqu’au cours des années 80, les États-Unis étaient les premiers producteurs mondiaux avec le dépôt de Mountain Pass en Californie.

Dans un marché en pleine augmentation comme celui-ci, comment les Chinois ont-ils fait pour conquérir la quasi-totalité du gâteau ? En broyant les prix, pardi ! Et là, arrive la question qui fâche : comment ont-ils broyé les prix ? Tout d’abord, la main d’œuvre chinoise est relativement abordable, même si les mineurs travaillant dans le domaine des terres rares sont relativement mieux payés que leurs compatriotes (£145 par mois en 2010, d’après un envoyé spécial du Daily Mail). En fait, le gros des économies réalisées par les compagnies minières chinoises vient du non-respect systématique de l’environnement et de la sécurité de leurs travailleurs, et comme vous allez le voir, la situation est réellement peu réjouissante.

En Chine communiste, les informations sensibles sont strictement contrôlées. De fait, il est extrêmement dur d’accéder aux fameuses mines de terres rares et encore plus ardu d’en ramener des images. Cependant, le Daily Mail a réussi à réaliser deux reportages exclusifs dans l’une d’elles, en Mongolie Intérieure en 2010, reportage dont j’aimerais reprendre ici les faits saillants et les images.



mine de Baiyun Obo


Autant vous dire que les photos ci-dessus n’ont pas été approuvées par les autorités chinoises ! En ce qui concerne, l’extraction des terres rares, celle-ci a lieu dans des conditions complètement impensables pour un Occidental, je me permets ici de traduire un passage du reportage du Daily Mail :


Citation :
À l’intérieur de l’usine, de l’acide sulfurique à ébullition coule dans des tranchées ouvertes et de la lave jaune en fusion jaillit des fourneaux rotatifs. L’air remplit de sulfure piquait les yeux et brûlait les poumons. Les vêtements des ouvriers étaient parsemés de tâches d’acide.

« On nous donne des uniformes au début mais ils se font rapidement ronger par l’acide » m’a dit un des travailleurs dont le pantalon était couvert de brûlures d’acide. « On nous donne des gants et des masques. Mais les masques ne font pas grand chose. J’ai du mal à respirer après mes shifts de 12 heures. »


À l’intérieur de ces ateliers, les conditions de sécurité sont inadéquates et le matériel rudimentaire, comme le montrent ces mages [non actives]

Évidemment, cette accumulation de négligences et d’irresponsabilité totale se devait de produire son lot d’effets pervers dans les régions minières de la Mongolie Intérieure [c'est le thème du polar évoqué]. En premier lieu on pourrait citer le fait que tous les habitants de la région portent désormais des masques partout où ils vont, ou encore le fait que des villages entiers aient été déplacés, ou encore que les radiations radioactives du bassin de résidus (photo 2) sont 10 fois supérieures à ce que l’on mesure aux alentours (l’exploitation des terres rares met à nu des roches relativement radioactives habituellement enfouies). On pourrait encore parler des cas de cancer surabondants, des cas d’ostéoporoses, des enfants qui naissent avec des malformations osseuses, etc. En fait, dans cette région, c’est l’environnement entier qui est devenu inhabitable, même les eaux de surface ont été jugées impropres à l’irrigation ! Ce désastre environnemental, c’est le prix à payer pour produire du néodyme à des prix ridiculement bas comme les font les Chinois.

Voilà la face cachée de l’industrie éolienne, une industrie dont les produits, déjà hors de prix et peu performants, souvenez-vous, ne pourrait sûrement pas se relever d’une augmentation substantielle du prix des terres rares du fait de la mise en place de règles environnementales sérieuses en Chine. Alors, comme vous l’imaginez, dans l’industrie on se garde bien d’évoquer le sort des régions reculées de la Chine où le précieux néodyme est extrait dans des conditions absolument catastrophiques.

Une vérité qui dérange…

Devant un tel scandale sanitaire et environnemental, j’ai donc été curieux de connaître le point de vue des grosses organisations environnementales de ce monde (Greenpeace, WWF, Environmental Defense, etc.) sur le sujet.

Chez Greenpeace : Apparemment, chez Greenpeace, le néodyme, ça n’évoque rien [...] Visiblement, chez Greenpeace le scandale des terres rares en Chine, on ne connait pas. Étrange, pas la moindre publication, photo, vidéo ou dépêche…




Essayons chez le WWF : Chou blanc encore… J’ai essayé avec les mots clés « rare earths mining China » mais le moteur de recherche se bornait à me sortir une liste d’animaux en danger n’ayant rien à voir avec le sujet. Essayons encore ! Chez Environmental Defence maintenant :

À force de recherche, j’ai bien fini par trouver quelques références au problème des terres rares en Chine sur quelques rares sites d’ONG (ex : le site des Amis de la Terre). Mais, là encore, peu de détails, et surtout aucun lien entre cette industrie et l’industrie éolienne. Pourquoi donc ce silence assourdissant des ONGs, elles qui savent d’ordinaire si bien attirer notre attention et nous sensibiliser à différentes causes ?

Prenons le cas de Greenpeace par exemple, chez Greenpeace, on est pourtant bien conscient des problèmes environnementaux que peuvent soulever les exploitations minières, la preuve, le mot « mining » renvoie 493 résultats :

Pourquoi donc ce silence radio sur une catastrophe environnementale dont les proportions sont largement supérieures à la moyenne des affaires traitées par Greenpeace ? Eh bien, une bonne partie de la réponse réside sûrement dans le fait que Greenpeace s’est ouvertement posé en porte-étendard de l’industrie éolienne partout dans le monde. On peut légitimement être estomaqué par le cynisme de la position de Greenpeace (et des autres ONGs d’ailleurs) pour qui le soutient sans faille à l’industrie éolienne passe par une omerta totale sur les méfaits environnementaux qui bénéficient aux fabricants d’éoliennes. Imaginer un instant un scandale pareil bénéficiant de près ou de loin à l’industrie pétrolière. Quelle serait la réaction de Greenpeace & Co ? Entre l’industrie éolienne et les autres industries, c’est décidément deux poids, deux mesures.

Mais pourquoi donc se faire du souci quand on est pro-éolien ? L’éolien c’est green, c’est hype, c’est solidaire ! Pas comme les vilaines énergies fossiles aux mains de multinationales qui puent l’ultra-libéralisme ! Mais surtout, les pauvres Chinois qui vivent la dure réalité de la transition énergétique au jour le jour sont si loin, pourquoi s’en inquiéter ? Bref, au train où vont les choses, les mâts d’éoliennes n’ont pas finis d’être érigés dans nos campagnes, au grand profit de nouveaux capitalistes façon Al Gore : la main gauche dans le pot de confiture des subventions étatiques, la main droite en train de signer des contrats pour vendre ce qu’ils ont eux-mêmes fait subventionner, le tout les fesses assises dans un jet privé pour aller à l’autre bout du monde informer la populace de l’impérieuse nécessité d’amorcer la transition énergétique à grands frais. Il parait qu’on appelle ça l’économie verte…

un texte se référant à Marx :

métaux rares dans le capitalisme
Métaux rares, matières premières

Marx au 21è siècle août 2016

Citation :
Leur rôle a toujours été stratégique dans le capitalisme. Selon Marx la valeur des matières premières (énergie, métaux) se comptabilise dans C, le capital constant, en tant que partie fixe incontournable. Il importe que ces matières coûtent le moins cher possible. Pour ce faire, leur extraction, puis leur production, doivent s'exécuter au moindre coût: salaires bas, pas de frais environnementaux. C'est tout l'intérêt d'avoir la mainmise sur les cours des matières premières. Sinon C peut croître inconsidérément.

Il est donc intéressant de trouver ces matières dans les colonies, puis dans les pays soumis, avec une main d'oeuvre gratuite ou mal payée, sans prendre garde à l'environnement. Aujourd'hui les pays dirigés par des dictateurs, obligés vis à vis de l'Occident, font l'affaire, car ils garantissent une main d'oeuvre mal payée. C'est pourquoi prétendre considérer un pays producteur de matières premières, avec ses salariés, comme des partenaires à égalité, comme certains disent, relève de l'utopie ou de la parfaite mauvaise foi. Il convient non seulement d'extraire une plus value maximum sur les salariés des mines, donc de les payer peu, mais d'extraire le métal, le liquide ou la roche avec des méthodes soit expéditives, soit hautement techniques, mais polluantes, parce que cette partie de C doit être stable ou diminuer.

Ce qui précède constitue la base, théoriquement et dans les faits. Cette analyse de Marx est parfaitement vérifiée.

Plus le capitalisme utilise des technologies pointues dans la course à la compétitivité, plus il a besoin de métaux rares. Ces technologies ne sont pas là pour satisfaire des besoins humains, mais pour aiguiser la concurrence. L'attention portée à des besoins humains pourrait très bien se passer d'une grande partie des technologies actuelles, surtout si l'on reconsidérait notre façon de vivre.

L'énergie et les métaux stratégiques sont donc un enjeu de taille qui nécessite l'intervention de l'ETAT pour constituer et protéger des stocks pour l'industrie.

Les spécialistes n'excluent pas des guerres directes ou indirectes, des tensions extrêmes, et la construction de guerres civiles dans cette recherche et appropriation de métaux rares. Nous avons déjà vu, à propos du pétrole, qu'on peut parfaitement faire la guerre ou la faire faire, pour son partage. Ce qui se passe aujourd'hui au Moyen Orient ajoute à notre connaissance des éléments importants : les guerres en Irak, surtout celle de 2003 pour l'appropriation totale du pétrole par les USA.

1) Qu'est-ce que les "Terres rares" et autres métaux stratégiques ?

Dans les années 70 les métaux rares étaient le lithium, l'indium, l'or, le chrome, le cobalt, le titan, le cuivre, le coltan, les platinoïdes.. Il faut ajouter aujourd'hui les "terres rares" soit 17 métaux particuliers (dont le néodyme, le lanthane, l'europium, l'holmium..).

Leur demande est supérieure à l'offre, donc les grands Etats se constituent des stoks stratégiques, et lancent des recherches minières. Les USA font des stock de métaux rares depuis 1939. Puis le GB et la France. le complexe militaro industriel en a expressément besoin.

2) Où se trouvent les réserves et qui assure la production ?

Réserves et production sont deux choses différentes. Des sondages peuvent révéler les lieux où des réserves sont sûres. Mais pour passer à la production, il faut investir et parfois beaucoup. Donc l'extraction et la production n'ont pas forcément lieu.

Les réserves et la production de "terres rares" se trouvent principalement aujourd'hui en Chine (province de Jiangxi vers Beitou, la plus grande réserve mondiale): 97% de la production pour l'instant, mais la donne pourrait changer. Voir l'Afghanistan qui en contiendrait. Les fonds marins du Pacifique en regorgeraient, mais ne seraient pas exploitables avant 10 ans (découverte par les japonais). Idem pour le cuivre. Il y en a un peu aux USA, au Brésil, en Inde, en Malaisie, dans les pays du CEI

En 2016, on découvre en Espagne au sud de Madrid des collines où les "terres rares" abonderaient à Torrenueva.

Les platinïdes sont en Afrique australe et en Russie.

Au Congo RDC, on trouve du coltan, du cobalt, des diamants et des "terres rares"....pour lesquels les groupes guerriers en opposition et les pays voisins se battent, en l'absence d'un vrai Etat centralisateur. La guerre civile n'y a pas cessé depuis plus de 20 ans en raison des richesses du sous-sol.

Les réserves se trouvent aujourd'hui dans les déchets industriels. On y fait travailler les enfants dans les pays du Tiers Monde.

Les programmes de recherches ont lieu en Australie, au Brésil, au Canada, en Afrique de l'ouest.

Les "terres rares" font l'objet d'un marché opaque, pas de cotation publique.

3) La Chine est le principal exportateur

La Chine a diminué ses exportations de "terres rares" de 72% ces dernières années. Elle a compris que d'un point de vue capitaliste, elle pourrait assurer ainsi en priorité les technologies du futur. La compétition s'accélère donc. Les pays occidentaux sont tous dépendants de la Chine qui utilise 60% de sa production pour ses industries.

Celle-ci pourrait stopper ses exportations dans un but industriel. Les pays occidentaux pourraient chercher à mettre la Chine dans une situation de "donnant-donnant" sur le terrain industriel, mais certaienment pas sur la question des droits de l'homme....

Ce sont principalement les salariés chinois qui pourraient mettre un terme à ce chantage et ces productions, en décidant que l'humanité n'en a que faire pour ses besoins, et en redéfinissant justement la nature d'une production utile.

4) Pour quel usage ?

Les "terres rares" sont utilisées dans les véhicules électriques, les lasers, les nanotechnologies, les téléphones mobiles, les ordinateurs, le verre industriel, les dispositifs photovoltaïques.....

Seuls les grands pays industrialisés peuvent progresser dans ces productions à condition d'avoir accès au moindre coût aux métaux rares dans les pays du tiers monde et en Chine.

5) L'environnement, la pollution

La pollution est précisément terrible en Chine, dans la province de Jiangxi vers Beitou. Les techniques d'extraction sont très dangereuses et polluantes, pour les hommes qui y travaillent, pour l'eau de la région, pour les cultures. On y utilise du sulfate d'ammonium.

En outre beaucoup de petits patrons privés se sont glissés une production sauvage, et vendent les produits en contrebande dans la région voisine, le Guangdong. La corruption des dirigeants du parti est telle qu'il est presque impossible de maîtriser la situation.

Les patrons qui louent les trres ne payent pas les locations, et les paysans n'ont pas les moyens de les y contraindre, sauf à en venir à des insurrections.

Pour effectuer l'extraction, il a fallu déboiser les collines de Jiangxi.A la saison des pluies, des torrents de boues, qui ne sont plus retenues par des arbres, s'écoulent dans les villages et les terres cultivées. Les villages sont privés d'eau potable. Les patrons payent ou menacent de mort.

Les paysans espagnols de Torrenueva, parfaitement avertis de cela, refusent toute exploitation. Leurs terres sont en principe protégées, mais l'odeur de l'argent peut amener sur les terres, l'armée et la police contre les paysans....

En France des centaines de tentatives de forrage (ou de réouverture de mines fermées) ont lieu depuis quelques années pour trouver des métaux rarres, même en quantité réduites, mais utiles à l'industrie de pointe. Idem, le pouvoir politique est prêt, le cas échéant, à envoyer l'armée et la police, pour "les besoins de la nation", c'est à dire les besoins du Capital confrontés à la compétition internationale. Il en est de même en fait dans tous les pays occidentaux.

6) les populations victimes des guerres civiles

Ce sont évidemment les populations civiles qui sont les victimes de cette recherche effrénée de métaux rares, principalement dans les pays du Tiers monde, et bien sûr en Chine.

L'exemple le plus catastrophique est donc la RDC, où les hordes armées au service aussi bien du gouvernement congolais que de ceux des pays voisins comme le Rwanda de Kagamé, tout en sachant qu'à l'arrière de cette lutte, ce sont des sociétés étrangères cachées qui recueillent l'essentiel de ces exploitations. Et comme dans toute guerre civile, ce sont les femmes les premières visées dans le but de les faire fuir des villages. Elles sont affreusement violées, puisque le viol est l'arme de guerre la plus prisée dans les guerres civiles fomentées par les grands de ce monde. C'est l'épisode maintenant connu des interventions du Dct Denis Mukwege pour opérer et réparer les femmes détruites physiquement, en dit long (le film "L'homme qui répare les femmes". Si ce dernier est maintenant protégé par l'ONU pour faire son travail de médecin, quels sont les Etats qui sont intervenus publiquement pour que cesse ce scandale ? Qu'on nous le dise ! Et tout cela pour du coltan, des diamants.

La guerre civile en Centrafrique n'a pas d'autre objet que l'appropriation des diamants et autres richesses. Mais on nous chante la chanson des "guerres religieuses" qui arrangent bien les puissances cachées exploitantes de ces richesses, lesquelles laissent les populations dans la misère au Congo comme en Centrafrique.

Toute l'Afrique est particulièrement visée par cette recherche effrénée des métaux rares (entre autres les mines de cuivre en Zambie...).

Dans le même temps le cours des matières premières baisse, les pays s'endettent alors que les taux d'intérêts augmentent. Les méthodes de pillage colonial n'ont jamais cessé, elles se sont même améliorées.

Quelle issue ?

Nous l'avons évoquée à propos de la Chine. Les salariés du monde occidental seraient les bienvenus d'avoir le courage de redéfinir ce qui constitue réellement les besoins humains, pour en finir avec toute extraction des métaux, mettre un point final à certaines productions et certains objets futiles dont l'humanité peut et doit se passer. Mais cela signifie rompre avec la société dite de consommation et ses objectifs mortifères. En d'autres termes en finir avec le capitalisme et la course à l'accroissement du capital.



et la France ?

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MessageSujet: Re: CATASTROPHES INDUSTRIELLES et POLLUTIONS    Aujourd'hui à 9:35


Un décès sur six survenu en 2015 dans le monde est lié à la pollution, essentiellement à la contamination de l'air, mais aussi de l'eau et des lieux de travail, estime un rapport (en anglais) publié dans la revue médicale The Lancet, vendredi 20 octobre. Ce bilan représente "trois fois plus de morts que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis", soulignent les auteurs d'une étude publiée vendredi.


L'air pollué de la ville de Shangai (Chine), le 28 décembre 2015.
DANNY HU / MOMENT RF

Citation :
"On estime que les maladies causées par la pollution ont été responsables de 9 millions de morts prématurées en 2015 - soit 16% de l'ensemble des décès dans le monde", évalue ce rapport, issu de deux ans de travail d'une commission associant la revue médicale britannique, plusieurs organismes internationaux, des ONG et une quarantaine de chercheurs spécialisés dans les questions de santé et d'environnement.

6,5 millions de morts liés à la pollution de l'air

Ce bilan représente "trois fois plus de morts que le sida, la tuberculose et le paludisme réunis, et 15 fois plus que ceux causés par les guerres et toutes les autres formes de violence", soulignent ses auteurs. La pollution de l'air (extérieur et intérieur) est responsable à elle seule de 6,5 millions de décès chaque année, principalement à travers des maladies non transmissibles comme les maladies cardiaques, les AVC, le cancer du poumon et la broncho-pneumopathie chronique obstructive.

L'eau polluée serait liée à 1,8 million de morts, via par exemple un mauvais assainissement ou la contamination des sources, causes de maladies gastro-intestinales et d'infections parasitaires.

La pollution sur le lieu de travail en causerait environ 800 000 décès, via l'exposition à des substances toxiques ou cancérigènes. Et cette évaluation est "probablement sous-estimée", ajoute The Lancet, compte tenu "des nombreux polluants chimiques émergents qui restent encore à identifier".

Les populations pauvres les plus touchées

Le phénomène touche en premier lieu "les populations pauvres et vulnérables", note le rapport, 92% de ces décès surviennent en effet dans des pays à revenu faible ou moyen et, dans chaque pays, ils concernent davantage les minorités et les populations marginalisées. Dans les pays en voie d'industrialisation rapide comme l'Inde, le Pakistan, la Chine, Madagascar ou le Kenya, jusqu'à un décès sur quatre pourrait être lié à la pollution.

Le rapport insiste aussi sur le poids économique de ces vies écourtées pour les pays concernés: plus de 4 600 milliards de dollars chaque année, soit l'équivalent de 6,2% de la richesse économique mondiale.

Or ce fardeau reste "négligé tant par les gouvernements que par les organisations pour le développement", déplore The Lancet dans un éditorial accompagnant le rapport. La revue médicale appelle à "s'attaquer d'urgence à la situation" et à battre en brèche "le mythe selon lequel la pollution serait une conséquence inévitable du développement économique".

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CATASTROPHES INDUSTRIELLES et POLLUTIONS
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